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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 06:37

 

RAPPEL

 

La bataille pour la plus-value se fait au détriment des besoins sociaux. Le rapport de force Capital-Travail se dégrade sans cesse, relativement ou in fine absolument au détriment du Travail.

La conjonction du système d’accumulation du capital en tant que sang de la circulation des biens ET de la révolution scientifique et technique, numérisation et automation limitées par le système au centre, conduit à une augmentation exponentielle du capital constant dans le capital total, donc de la baisse tendancielle du taux de profit, de la suraccumulation-dévalorisation du capital, et de ses palliatifs au détriment des besoins sociaux. L’injection artificielle de capital sans que soient créées les richesses correspondantes à cette injection-transfusion fait partie des palliatifs, d’une réponse provisoire qui aggrave les termes de la contradiction entre exploitation de l’homme par l’homme et développement. La transfusion ne peut durer qu’un temps. Produire, ce sont des hommes, des techniques, des machines et des cultures y correspondant le tout en mouvement, en évolution-complexification mettant en concordance permanente production et satisfaction des besoins sociaux en évolution-complexification conjointe.

Accumulation capitaliste, achat de la force de travail, niveau de développement des forces productives poussent la croissance des contradictions du système à son extrémité, son obsolescence. Hommes, techniques, machines, cultures, besoins sociaux ont besoin d’un autre type de développement, dépassant le système de la vente-achat de la force de travail en tant que mode d’accumulation-développement-complexification quantitative et qualitative d’accumulation : la sécurité d’emploi-formation ouvre la voie au dépassement-abolition du système de vente-achat de la force de travail, ultime mode d’exploitation de soi, d'échange inégal et destructeur relatif puis absolu des produits du travail, de l’activité humaine, ouvrant la voie à l’échange-coopération solidaire des besoins sociaux et d’un développement humain en rapport progressif en santé, conjoint, avec le développement-complexification de l’univers. Le communisme libère la croissance des rapports actifs, choisis, en santé, de l’homme avec l’univers.

Pierre Assante. 24/09/2020 06:04:34.

 

Voir :

RECUEIL 2034 : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 18:46

La résolution des contradictions d’un moment

de l' évolution-complexification

fait partie de la croissance de l'évolution-complexification.

La croissance de la société humaine et de ses rapports avec l’univers c’est la croissance des forces contradictoires internes à elle-même en rapports avec la globalité des forces contradictoires de la nature. La résolution des contradictions d’un moment de cette évolution-complexification fait partie de la croissance de cette évolution-complexification.

Le monde extérieur à nous-même existe indépendamment de notre conscience.

L’essence de l’homme (générique), de l’individu de l’espèce humaine, c’est l’ensemble des rapports sociaux.

Le mouvement de la personne et le mouvement de la société forment un mouvement global, une unité, dans lequel celui de la personne est un mouvement particulier dans le mouvement global.

Si je meurs, ma conscience disparait, mais le monde extérieur ne disparait pas, ni les effets du mouvement particulier passé de ma personne dans le mouvement global ne disparaissent.

Dans l’hypothèse de Marx que je fais mienne selon laquelle l’essence humaine c’est l’ensemble de rapports sociaux, le mouvement de ma conscience dans le mouvement général de la conscience collective, l’ensemble des interactions qui la constituent, est formé par les rapports sociaux et les rapports sociaux, interagit dans cette formation, dans la formation, le mouvement et l’évolution de la conscience individuelle et collective dans leur unité.

S’il y a bien un monde extérieur à ma conscience, ma conscience se meut en unité avec la conscience collective, et la forme de production matérielle et morale, sociale, (en unité) et les rapports sociaux constituent aussi une unité en mouvement, en évolution.

C’est en quoi scinder monde extérieur et monde extérieur à la conscience n’a qu’un sens : celui de considérer deux mouvements particuliers de la matière formant avec tous les mouvements particuliers de la matière, un mouvement global de la conscience dans le mouvement des rapports sociaux, matériels et idéels, lesquels sont eux-mêmes matériels puisque formés des mouvements de la matière comme tout existant.

Que des mouvements de la matière nous soient énigmatiques ne leur ôte en rien leur qualité matérielle.

Que ma conscience disparaisse à ma mort n’implique en rien la nécessite de la considérer comme un mouvement extérieur à elle-même, au contraire, à même titre que le mouvement extérieur effectif, un mouvement commun observable par elle-même, même si cette observation n’en est qu’à ses balbutiements et relève sans doute d’un développement ultérieur quantitativement plus important et qualitativement plus développé, en unité. Ce qui fait considérer la chose par des philosophes matérialistes comme une intrusion de l’idéalisme dans le matérialisme, alors qu’il s’agit de considérer un développement qui relève plus d’une possible évolution future que d’un développement massif dans le présent. Considérer les prémices du futur dans le présent n’a rien d’idéaliste. Le contraire est même une négation-abstraction abstraite de la réalité présente, une mutilation de la réalité et de sa perception.

L’observation cosmologique, des particules, de la génétique et l’épigénétique,  -physique, chimique, électrique, biologique, mental, disaient nos anciens- du mouvement de la matière,  montre une évolution-complexification des éléments connus de l’univers. Celle du cerveau par exemple.

Et si nous en revenons à l’auto-formation de l’homme dans la nature à travers les rapports sociaux, la croissance quantitative et qualitative en unité de la société passe par un développement-complexification qui suppose aussi une concentration-condensation des éléments constitutifs de société , de sa production matérielle et morale, de son organisation, de sa conscience et de la conscience de l’individu de l’espèce dans la conscience collective, et d’une croissance de fusion-séparation contradictoire et fertile de l’individu avec son espèce pensante.

La permanence de la conscience de l’individu, en tant que mouvement matériel du passé agissant sur le mouvement présent fait partie de cette croissance de la fusion-séparation contradictoire et du développement complexification-condensation  que cette fusion-séparation contient en rapports réciproques, en unité, dialectiques.

La croissance de la société humaine et de ses rapports avec l’univers c’est la croissance des forces contradictoires internes à elle-même en rapports avec la globalité des forces contradictoires de la nature. La résolution des contradictions d’un moment de cette évolution-complexification fait partie de la croissance de cette évolution-complexification.

Pour être trivial on pourrait dire qu’une résolution de contradiction crée une autre contradiction « plus grande et plus complexe ». Si bien qu’il est une vision de cette croissance qui fait tourner la tête de l’homme et de son espèce dans le rapport de ses capacités d'espèce du moment avec la complexité future à laquelle il est en train de contribuer.

Marx nous dit « qu’Hegel n’est pas à blâmer parce qu’il décrit l’essence de l’Etat moderne comme elle est mais parce qu’il allègue ce qui est comme l’essence de l’Etat ». En ce sens, il exprime l’inversion idéaliste de la dialectique hégélienne et en même temps il donne à l’essence un sens différent dans lequel est inclus le mouvement de transformation et d’évolution, avec ses croissances, ses maladies et ses morts, et celle des rapports sociaux.

Pierre Assante. 23 septembre 2020.

Post scriptum-Réponse : Condensation ne veut pas dire réduction de la diversité et du nombre mais organisation économique, (économe, ce qui permet la croissance) du temps et de l'espace, de l'espace-temps, du mouvement de la matière et du mouvement de la société dans ses rapports avec l'univers et avec elle-même et de la personne humaine avec elle-même.

 

VOIR AUSSI :

ECRITS Novembre 2019-Août 2020

Cliquer :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/ecrits-novembre-2019-aout-2020.html

138 pages. 115 articles. 550.000 caractères

 

 et Tous les articles du blog (3000 publiés, par séries de 25) :

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22 septembre 2020 2 22 /09 /septembre /2020 18:35

 

 

Pierre Assante

2034

recueil

CLIQUER SUR CE LIEN :

https://pierreassante.fr/dossier/2034_RECUEIL_PRIVE-PUBLIC.pdf

 

 

Pages

2. I.Développement Economique et développement Anthroponomique

3. II. RECUL DU MATÉRIALISME

4. III. MEA CULPA, Article écrit le 27 mars 2010

5. IV. DE LA NATION A L’HUMANITE TOUT ENTIERE

6. V. Comment le « progrès » « progresse-t-il » ? Ecrit le 26 octobre 2008.

7. VI. EUROPE OU NATIONS ?

8. VII. MESSAGES

8. VIII. AFFICHAGE A LA MADRAGUE DE MONT REDON.

9. IX. C’EST SIMPLE et c’est DUR À COMPRENDRE.

9. X. Jinsistelhurluberluglacé (X -10- poemes)

11. XI.DEBATS DU TRAVAIL EN RESEAUX internet ou autres LOCAUX.

12. XII. MISE AU POINT SUR MOINS MAIS MIEUX

13. XIII. VOLONTA' DI SPIEGARE (volonté d’expliquer)

13. XIV. «  LA SENTIMENTALITé est UNE superstructure de la brutalité »

15.  XV. PRESENTATION DU RECUEIL « L’INDIFFERENCE » (textes publiés en 2009-2010)

16.  XVI. La résolution des contradictions d’un moment de cette évolution-complexification fait partie de la croissance de cette évolution-complexification

18.  XVII. RAPPEL

....Il y a comme un « renoncement de cycle » centenaire de civilisation, la  guerre mondiale économique du XXIème siècle reproduisant les destructions matérielles et morales de 1914-18, à un niveau supérieur des forces productives parvenues aux possibilités de numérisation-automatisation généralisée libératrice de la vente de la force de travail sans pouvoir l’atteindre.

La Maturation des conditions objectives et subjectives de transformation qualitative rencontre un double mouvement, ses moteurs et ses freins. Les conditions subjectives rencontrent le cycle biologique de l’espèce, le cycle objectif et le cycle subjectif, avec des inégalités de développement en balancier et en accordéon se nourrissent ou se freinent l’un l’autre, constituant le mouvement général, le cycle général, dont les contradictions qui sont issues, la non « concordance suffisante » entre développement des forces productives objectives et les des forces productives subjectives étant le danger d’arrêt du processus.

La concurrence pour la pensée est bien plus violente que celle pour la paye. C’est ce qui fait la force des dominants qui ainsi ont un levier pour neutraliser la pensée. Jusqu’à un certain point. Lequel ? Dépasser la suraccumulation-dévalorisation du capital. Dénormaliser-renormaliser : rassembler les résidus…….

 

VOIR AUSSI :

ECRITS Novembre 2019-Août 2020

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22 septembre 2020 2 22 /09 /septembre /2020 10:57

 

«  LA SENTIMENTALITé est UNE superstructure de la brutalité »

 

Kundera cite cette formule ou cette sentence : « La sentimentalité est une superstructure de la brutalité ».  Je ne la partage pas tel quel mais je la trouve utile.

Dans son testament Lénine dénonce la brutalité de Staline.

La réponse violente du salariat à la violence des dominants, dont les dix mille et plus massacrés de La Commune de Paris de 1871 est un exemple parmi tant d’autres, n’est pas une brutalité de principe qui fut celle du stalinisme russe et autre.

La brutalité de principe s’accorde tout à fait avec le dogmatisme appliqué au marxisme, dogmatisme dont les effets a été comparable à une inquisition, dans les conditions générales, mondiales du monde capitaliste qui pour sa part ne l’a jamais abandonnée, sous quelque forme que ce soit.

Une gouvernance policière héritée des périodes historiques de violence et de brutalité a été rapidement et à la longue contre productive. Il y a eu certains moments de l’histoire récente pour en sortir, mais ces moments ont été perdus, manqués. Manquer un moment de l’histoire qui ne repasse pas les plats, c’est repousser à long terme le processus humain dans sa totalité qui est à la fois et en unité, économique, politique, culturel, et j’ajoute ergologique, car il est question du rapport aliéné de la personne et du travail, contenu dans cet ensemble de qualificatifs, d’épithètes décrivant une réalité.

Kundera, sans être un grand politique ni  particulièrement un homme de gauche sait de quoi il parle, lui qui a connu un bref moment où état social avancé et ouverture aux libertés individuelles se confondaient. (Lire « Une Rencontre », 2009, Page 95).

La sortie programmée de cette possible fin de communisme de guerre, progressive et radicale, souhaitable moralement et nécessaire économiquement et politiquement, a été manquée et le capital en a été bien conforté, ce en quoi il ne peut tirer aucun fruit, puisque la chute du « blog communiste » relativement libre par rapport à la dictature systémique de l’argent, a accéléré la crise générale du capital.

Le modelage général de la planète, c'est-à-dire des humain-e-s, par le capital a éteint une partie remarquable du génie humain. L’humanité et la planète stricto sensu est comme un animal dont on supprime peu à peu l’oxygène.

L’oxygène ne peut venir que d’une progression de la conscience de la crise du capital, et de ses remèdes économiques et politiques dont « En avant le Manifeste » propose l’initiative. Le Travail au sens strict, dès la naissance de l’humanité et l’Activité générale dans sa multiplicité et la diversité est indissoluble des progrès permanents nécessaires de la conscience. Qui a connu les grandes luttes politiques du XXème et les pensées qu’elles ont engendrées, en unité avec les mesure sociales concrètes qui ont permis un développement mutuel, réciproque entre économie, politique et pensée, se demande où est passé le génie des peuples (1)? La gestion individualiste, du chacun pour soi dans les multiples crises intriquées, et l’absence de débouché organisée par les tenants du monde économique et politique actuel, conscient de ses intérêts immédiats mais inconscient des intérêts généraux dont ils dépendent eux-mêmes,  c’est le manque de génie et le manque d’oxygène.

Je ne voudrais pas tomber dans ce manque de conscience, tout en sachant qu’on ne peut éviter l’être présent d’un monde qui en manque. Il y a de multiples façons de résister et je suis dans l’admiration de nombreuses façons effectives autour de moi et dans le monde. Mais elles ne peuvent se substituer à une conscience synthétique globale.

Le « Talon de fer », métaphore de Jack London, que j’adore, a imagé une telle situation. En même temps elle a laissée spectatrice une classe sans organisation de classe suffisante, matériellement et intellectuellement.

Nous sommes encore prisonniers du capital par l’intermédiaire de son organisation du travail mais aussi par l’intermédiaire des intellectuels médiatiques, organiques du capital, et leur thèse « anti forme-Parti », c’est à dire anti interprète conscient collectif du processus inconscient de la société humaine, l’organisation politique du salariat mondial et ses alliés potentiels, l’immense masse des populations touchées par la déliquescence d’un système qui se défend avec une brutalité acharnée.

Pierre Assante. 22/09/2020 10:26:01.

(1) Je me disais ça, entre autre du génie du peuple italien, en relisant le recueil d’interventions de Berlinguer « La crisi italiana. Scritti su Rinascita », qui est un humain comme tout un chacun et non un « prophète immatériel », que d’aucun attend comme « Le Messie » qui ne viendra jamais, évidemment, mais qui a eu une intuition et une analyse relativement avancées des transformations du monde en cours. Rinascita était la publication théorique du PCI. Cette aptitude est liée à celle de ne pas être prisonnier des idées précédemment acquises, des normes établies, du politiquement correct, du moralement exigé, ce en quoi, il n’a pas été le seul, mais dont beaucoup l’ont été, prisonniers, ce qui porte plus à la critique moraliste et à l’exclusion qu’à la lucidité.

 

Voir :

RECUEIL 2034 : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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22 septembre 2020 2 22 /09 /septembre /2020 01:56

 

Le philosophe et l’enquête de terrain : 
le cas du travail contemporain

Ergologie

Muriel Prévot-Carpentier, Massimiliano Nicoli
et Luca Paltrinieri

(sous la coordination de)

RÉSUMÉ

Dans le contexte que nous vivons, de forte conflictualité autour du travail et de son avenir, les contributrices et contributeurs de cet ouvrage font partie de celles et ceux qui pensent que la philosophie doit se rapprocher de cette thématique longtemps délaissée ou considérée comme résiduelle en philosophie politique et sociale. Cependant, la reconnaissance de centralité du travail dans l’agenda philosophique nécessite une remise en question du rapport de la philosophie aux sciences humaines et sociales, et en particulier à la sociologie, l’économie ou la psychologie et l’ergonomie, qui ont fait du travail humain un terrain d’enquête empirique. Si le rapport de la philosophie aux sciences humaines et sociales a déjà fait l’objet de discussions, nous nous y attachons sous un angle caractéristique : celui de l’interrogation philosophique de la notion et de la pratique du « terrain », à travers les questions du travail.

Alors que la philosophie elle-même devient une pratique au sens d’un travail conduit de plus en plus sur des « matières » qui lui sont « étrangères » (Canguilhem), l’ambition n’est pas de fournir de réponse définitive mais bien plus d’ouvrir un chantier sur la pratique philosophique elle-même et ses multiples hybridations. En refusant toute position de surplomb du philosophe et en s’intéressant aux cas où la philosophie elle-même est productrice d’une connaissance spécifique et située du travail, l’ouvrage conteste ainsi la division du travail entre « sciences du social » et spéculation philosophique.

Rassemblant des chercheur.e.s jusqu’alors relativement isolés dans leur pratique et dans leur posture épistémologique, cet ouvrage intéressera des universitaires ou intervenant.e.s dans le champ du travail ainsi que les épistémologues préoccupé.e.s par les questions de l’enquête en philosophie et plus largement dans les sciences humaines et sociales. Pour leur propre réflexivité ou leur professionnalité, les étudiant.e.s en philosophie, sociologie, psychologie ou ergonomie pourront également être interpellé.e.s par les différentes manières d’aborder ces questions, que ce soit en faisant émerger la pensée des pratiques, en opérant des croisements disciplinaires entre sciences du travail et philosophie ou allant vers un usage

Les contributrices et contributeurs : 
Alexandra Bidet, sociologue ; Gaspard Brun, philosophe ; Pierre-Louis Choquet, géographe ; Mariagrazia Cairo Crocco, philosophe ; Liliana Cunha, psychologue du travail ; Flore Garcin-Marrou, philosophe du théâtre ; Eric Hamraoui, philosophe ; Marianne Lacomblez, psychologue du travail ; Yves Schwartz, philosophe ; Nial Tekin, sociologue ; Christiane Vollaire, philosophe.

COMMANDER :

https://www.octares.com/travail-et-activite-humaine/270-le-philosophe-et-lenquete-de-terrain-le-cas-du-travail-contemporain.html

 

 

et Voir :

RECUEIL 2034 : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 06:01

 

VOLONTA' DI SPIEGARE

La « spinta » del mio blog sul lavoro, la gestione economica e sociale, il processo umano, sembra cominciare a esaurarsi, effetto de l’estate ? E anche la mia energia di spiegare cosa posso spiegare e che sono capace di spiegare, diminuisce, effetto de l’eta’ ?

 

Certes la crise est mûre. Lorsque l’organisation de la société et le développement des forces productives entrent en contradiction, lorsque le type de rapports sociaux bloque relativement puis absolument leur développement, il y a décalage entre les besoins sociaux et les moyens de les satisfaire, et naît alors le besoin d’un autre mode de production  et d’échange assurant la survie et le développement de l’homme et de son milieu.

Oui la crise est mûre, mais l’effort séculaire et les moyens gigantesques, techniques, militaires, idéologiques des tenants et profiteurs du système capitaliste et ses résultats sur les mentalités des masses populaires, mettent en difficulté la Résolution de la Contradiction. Ces mentalités, Cette mentalité contient le refus inconscient et tenace de Penser la Transformation, malgré la vision de la crise et de ses effets, au profit d’une protestation majoritaire Sans Contenu Suffisant, qui est un handicap majeur mettant en danger le processus humain.

Marx, Engels et le mouvement ouvrier et salarié en général dans sa diversité, qu’ils ont représenté, eux et tant d’autres, ont lancé l’appel à une transformation à venir. La Manifeste du Parti communiste de 1848 c’était cela, bien avant que la crise ne mûrisse au point actuel. Le capital ne s’y est pas trompé : il a rapidement réagi au succès du Manifeste et usé de tous les moyens pour l’étouffer soit directement soit en créant sans cesse des voies de garage dans lesquelles se sont précipitées les ambitions personnelles et les escrocs intellectuels de toutes sortes. Il a ainsi retardé l’analyse que peut faire le salariat de l’évolution du capitalisme, globalement mondialisé, numérisé dans LES limites DU système, et parasitairement et massivement financiarisé, analyse nécessaire au choix d’un Processus de Transformation à expérimenter pas à pas.

Un nouveau Manifeste de notre temps existe à développer sans cesse.

La longue Patience de la Volonté de Transformation en santé c’est celle qui privilégie les Solutions de Fond sur le dépassement du système et non les succès d’audience passagers et stériles qui en détournent.

Pierre Assante. 18/09/2020 07:43:15.

 

RECUEIL 2034 : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 09:15

L’indifférence

Recueil d’articles choisis de 2009 et 2010,

 

 

Sur l’indifférence du capital à l’objet valeur d’usage par rapport à la valeur marchande, au travail concret par rapport au  travail abstrait source de son accumulation, et in fine de sa suraccumulation-dévalorisation et sa crise catastrophique, au sens propre, physique, et non au sens strictement moral dont on use unilatéralement.

 

« A la valeur d’échange sous forme d’argent s’oppose la valeur d’échange sous forme de la valeur d’usage particulière [d’un produit d’une activité particulière]» « Contribution à la critique de l’économie politique, fragments de la version primitive. »

« Contribution à la critique de l’économie politique, fragments de la version primitive. » Marx, Editions Sociales 1968

 

Certes j’écrirai d’une autre façon sur ce sujet aujourd’hui, mais je conserve la trace  du parcours de pensée par lequel je suis passé pour l’écrire il y a dix ans.

 

LIRE le recueil « L’indifférence »

SUR CE LIEN :

https://pierreassante.fr/dossier/L_indifference_472KB.pdf

 

 

PRESENTATION DU RECUEIL « L’INDIFFERENCE » en 2010.

Ce recueil d’article poursuit la réflexion sur l’activité humaine commencée dans notre précédant essai « La métamorphose du travail »

Il ne s’agit pas d’analyser dans le détail les transformations techniques du travail avec l’introduction de la révolution des sciences et des techniques des années 1970 à nos jours, mais d’en constater les effets, d’en tenter la synthèse et de la comparer avec l’analyse de base de Marx et d’Engels du système capitaliste dans sa jeunesse triomphante pour vérifier la permanence de cette analyse : le travail comme marchandise et sa « métamorphose », à l’instar de l’argent en capital.

Henry Lefebvre, Walter Benjamin, Ernst Bloch, ont poursuivi l’approfondissement du marxisme. De ses visées transformatrices. Ces articles en sont imprégnés.

Mais à l’instar des réponses faites par les marxistes à leurs détracteurs dans l’esprit non de polémique stérile, mais du débat qui participe à la lutte au quotidien que mène le salariat et ses alliés pour se libérer de l’exploitation, cette réponse essaie de saisir comment une certaine  « vision » de ce quotidien participe au voile jeté par l’aspect immédiat et superficiel que développe la classe dominante à travers la puissance des moyens techniques à sa disposition, et « tout simplement » à travers le mode de vie que le système impose dans sa phase actuelle.

Tout cela n’est pas essentiellement différent des situations du XIX° siècle, mais s’est au contraire accentué. En « sautant par-dessus » Marx pour éviter de sembler participer à une attitude dogmatique et-ou à un soutien aux crimes qui s’en sont réclamés, mais en fait pour échapper au couvercle de plomb posé par le capital sur toute parole libératrice, de nombreux auteurs ont voulu « reconstruire de zéro » l’analyse sociale.

Dans ces conditions, ces auteurs ont abouti, comme le disait Marx à propos de Proudhon, non à une synthèse mais à une erreur composée.

La recherche ergologique, c'est-à-dire la recherche pluridisciplinaire sur tous les aspects de l’activité humaine de travail utilisant l’éventail, la totalité des champs des sciences, ouvre un nouveau champ « pratique » pour passer de la spéculation et de l’empirisme à la démonstration, ce que Marx et Engels font en passant de leurs premières œuvres sur la critique de l’économie politique à « Le Capital », qui allie concepts des révolutions philosophique, anthropologique et critique quantitative et qualitative du capitalisme, et en propose une synthèse en mouvement, en évolution.

Cette synthèse en mouvement et en évolution n’est que le "reflet" de la réalité en mouvement, du « moment réel qui abolit l’état actuel ».

Yves Schwartz a été l’initiateur de ce travail de recherche sur le travail, l’ergologie, puis le « rassembleur » des efforts de recherche pluridisciplinaire. Son ouvrage « Le paradigme ergologique ou un métier de philosophe », puis les ouvrages collectifs sur « l’activité en dialogue » font passer la réflexion spéculative vers les constats « physiques », leur synthèse.

Nos réflexions s’inspirent beaucoup de ces recherches, non pour les « dogmatiser », mais pour contribuer à les mettre au service des luttes au quotidien et de la construction d’un devenir « sain » comme le dirait Yves Schwartz. Et aussi pour contribuer à ce qu’elles ne soient pas dévoyées et instrumentalisées, comme le système tente toujours de le faire chaque fois qu’il sent dans une pointe avancée de sa critique une menace contre son existence.

LIRE le recueil « L’indifférence »

SUR CE LIEN :

https://pierreassante.fr/dossier/L_indifference_472KB.pdf

 

VOIR AUSSI : 

RECUEIL 2034 : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 23:11

MISE AU POINT SUR "MOINS MAIS MIEUX".

 

Ce moins mais mieux, je l’ai pris chez Lénine, quand, pour faire simple, il s’agit de passer de la Révolution à la Gestion.

Dans « Moins mais Mieux » il ne s’agit pas de décroissance, mais d’un autre type de croissance que celle à laquelle conduit l’accumulation du Capital.

Il ne s’agit pas dans cette mise au point de reprendre les articles de ce blog sur la question.

Je reviens seulement sur un paradigme du « moins mais mieux » à partir de métaphores mais aussi de ce que la métaphore ne contient pas du « Tout » et du « différent » de l’objet dont il est question, mais d’une part diffuse et complexe réelle contenue dans la comparaison.

  1. D’abord la croissance de l’informatique qui contient la condensation du volume et l’expansion de la puissance, de l’effet.
  2. Ensuite la concentration-condensation des éléments dans la construction des systèmes de concepts en mouvement-évolution-complexification par et dans le développement du cerveau, de l’enfance à l’adolescence, de l’adolescence à la maturation adulte, de l’adulte à la disparition par la mort et la transmission du vivant pendant le vivant et après le vivant qui poursuit la croissance humaine par cette transmission.
  3. La génétique et l’épigénétique et l’accumulation dans l’évolution peut faire partie du paradigme.

Voilà. Je ne sais pas si c’est clair, mais je crois que c’est précis, peut-être trop pour ne pas éviter une simplification par l’image et une dogmatisation par la formule.

La croissance de l’Humanité c’est celle de la conscience de Nature sur elle-même, de l’appropriation en santé de l’Univers par cette conscience. La conscience est bien matérielle, c’est un mouvement de la nature, bien qu’en termes philosophiques il ne faille pas confondre et séparer à la fois physique et idéel.

La confusion-séparation  entre physique et idéel conduit à l’idéalisme, c’est à dire à l’illusion handicapante pour l’homme que la pensée transforme à elle seule la matière sans la médiation de la matière.

En ce sens il n’y a pas confusion lorsqu’on affirme que la pensée est matérielle (1), comme tout existant et est constituée du mouvement de la matière et intervient sur le mouvement de la matière en agissant sur la société en unité, sur les effets du travail humain.

C’est pas simple à dire compte tenu du vocabulaire hérité de la philosophie idéaliste, encore dominante, bien que la philosophie stricto sensu, en soi, ne soit plus une préoccupation ni savante ni populaire, mais existant sous forme diffuse dans la pensée et évoluant en fonction de l’évolution des forces productives, les hommes, leurs techniques, leurs machines, et le mouvement de leurs cultures concomitant, avec les développements inégaux de ses multiples composants

Pierre Assante. 16/09/2020 22:44:24.

(1) ce que dit pourtant « Matérialisme et empiriocriticisme » par soucis sans doute  de complication inutile à la compréhension.

RECUEIL 2034 : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 06:17

DEBATS DU TRAVAIL EN RESEAUX internet

LOCAUX.

 

La crise systémique de suraccumulation-dévalorisation du capital et ses conséquences se poursuit à la fois puissante et souterraine, brouillée par la pandémie qui limite l’organisation de la résistance, brouille les cartes.

Dans cette espèce de résistance « cachée » limitant les grèves et les manifs, l’échange-débat local par réseaux pourrait et devrait s’organiser et s’intensifier, préparation à la manière des « banquets » de résistance du XIXème.

Ce débat est la préparation de l’approfondissement du contenu de la protestation vers des solutions concrètes à la crise, la construction d’un autre type de production et d’échange et par conséquent, de rapports sociaux, dans la mondialisation numérisée.

La crise est mûre certes. Mais une crise mûre ce n’est pas « la révolution » et la révolution ce n’est pas une transformation accomplie, mais le début de la transformation, de la négation de la négation de l’état présent.

Par exemple, la Résistance, celle de 1940-45 c’est ce travail de sous-bassement, La Libération l’ouverture des transformations sociales d’après-guerre, et 1947-48 le début d’une déconstruction réactionnaire à l'intérieur de la construction nouvelle.

L’état des forces productives d’aujourd’hui demande pour le capital comme pour le travail une transformation radicale et progressive, fondamentale. Mais la réponse du capital n’est pas celle du travail.

Et le travail n’a pas encore conscience de son propre état dans la transformation quantitative mondialisée. D’où l’importance d’un débat du travail en réseaux locaux internet ou autres vers une coordination plus vaste.

Pierre Assante. 16/09/2020 06:02:47.

 

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15 septembre 2020 2 15 /09 /septembre /2020 08:42

 

Frédéric BOCCARA :

la SEF (Sécurité d'emploi ou de formation)

en 5 points

 

C’est un projet de société qui donne sens aux luttes et aux différentes revendications (emploi, RTT, développement des services publics, autre production écologique, formation, salaires, qualifications, émancipation, retraite, etc.)

1.  Pour les personnes : le droit à un emploi, ou une formation, avec un bon revenu, et à une mobilité librement choisie entre emploi et formation, dans le même emploi ou pour un meilleur ou autre emploi, ou une autre activité, dans un progrès et dans la sécurité

- Trois principes : sécurité, mobilité, liberté. Le principe de sécurité est fondamental, il s’oppose au principe du chômage et à la précarité fondamentale du marché du travail, maintenue même avec le chômage partiel.

- Dans les nouvelles conditions, l’emploi et sa qualité sont la condition de l’efficacité

2. Le système sous-jacent : le salaire est payé par l’employeur, le revenu autre (telle une allocation de formation) est payé sur des cotisations sociales mutualisées, un Fonds spécifique assure le crédit aux investissements matériels et de R&D (avec un coût du capital d’autant plus abaissé que l’on développe l’emploi et la formation)

3. Conséquence majeure : une libération de la sujétion au patron et au capital pour avoir un revenu, puisqu’il est sécurisé. Le rapport des forces est fondamentalement changé. Mais, cela ne libère pas de la nécessité collective de produire un revenu (assiette de financement du salaire et des autres revenus tels l'allocation de formation) et des richesses réelles de bonne qualité (écologie, santé, ..).

4. Il faut changer profondément le comportement des entreprises et des banques, leur gestion, pour qu’elles suivent de tout autres critères que la rentabilité financière maximale et le profit - des critères d’efficacité économique, sociale et écologique – économiser le capital pour développer les femmes, les hommes et notre niche écologique naturelle, la planète.

- Pour cela il faut des pouvoirs nouveaux sur l’utilisation de l’argent par les entreprises et les banques, permettant de les mettre en cohérence avec ce nouveau principe. Des pouvoirs qui soient retirés au capital et à sa logique. Une nouvelle cohérence entre objectifs (SEF + nouvelle production), moyens et pouvoirs.

- Par de nouvelles institutions politiques, territoriales et nationale. Des conférences permanentes pour l’emploi, la formation et la transformation productive écologique, avec tous les acteurs économiques, sociaux et des représentants des habitants, où se prennent (a) par les employeurs, des engagements de production, d’emploi de formation, (b) par les banques, des engagements de financement (c) avec incitation et pénalisation (d) suivis démocratiquement

5. Une régulation nouvelle : face à des baisses d’activité, au lieu de chercher répondre par la séquence capitaliste (quand elle marche…) : chômage/investissement matériel ou rachat financier d’entreprise/plus de production/éventuellement un redémarrage de l’emploi, on répondrait Sécurité d’emploi/Formation + Recherche-développement/Nouvelles productions, écologiques et sociales/Emploi de meilleure qualité et RTT

Alors, il faut maîtriser un peu certains raisonnements économiques ? Mais, nos anciens, résistants comme Rol-Tanguy, qui ont construit, organisé, la résistance armée à l’occupation nazie et contre Vichy, avaient dû assimiler la technique militaire, la stratégie. Aujourd’hui, où l’économie compte tant et où les banques sont les nouveaux tanks congre les peuples, il nous faut de même entrer dans cette nouvelle assimilation…

Frédéric Boccara | 13 septembre 2020 à 17 h 07

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 18:47

TRAVAILLER AU FUTUR (TAF ) N° 3 :

DOSSIER ERGOLOGIE.

Le N° 3  de TAF (Travailler au futur) est paru avec un grand entretien de  6 pages (24 à 29) sur l’ergologie et une grande bibliographie de 2 pages (108-109) en particulier sur les ouvrages de Yves Schwartz, « …dont le rôle essentiel, qui jeune philosophe sorti de l’école normale supérieure de la rue d’Ulm, s’est intéressé à une question  qui était absente des champs de recherche, celle du travail. Sa thèse « Expérience et connaissance du travail, pose explicitement les questions auxquelles il a décidé  de se confronter, en étant déjà plus tout à fait seul  lorsqu’il la soutient en 1986. Le titre condense le défi : on ne peut penser le travail sans celles et ceux qui le font… », dit l’entretien.

Créant le département d’ergologie de l’université d’Aix en Provence il a lancé un vrai mouvement qui s’est élargi à toute la société, y compris sur le plan international avec la SIE (Société internationale d’Ergologie).

Christine Castejon au cœur de cet entretien réalisé par Valère Staraselski a mobilisé autour d’elle d’autres chercheuses-chercheurs qui en ont fait un magnifique discours à cinq voix.

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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 12:57

Jinsistelhurluberluglacé

I.

Jinsistelhurluberluglacéquiassistelhumilitéperdue

J’insiste l’hurluberlu glacé qui assiste l’humilité perdue mais l’écuelle d’or plus revient de la pêche et personne n’insiste comme moi alors il faut bien mal venir si le rut de l’écuelle que faire malgré un beau ni lent ni bleu assis sur le pic des justes oh ! là-bas c’est comme là-bas et même plus enfin je ne vous dis pas le soc mais la récolte est maigre surtout quand venir est désolé il n’y en a pas deux comme trois sans que pourrisse les seins du saint courbure pli car la ligne droite parallèle disparait au moindre son ah ! que faire l’autre jour plus un c’était dur d’égrener la force Pilate il y est arrivé sans pleurer et c’était ouf rendre le vol vaut la plaine du haut en bas

 

II.

L’autre jour dans un parc

 

L’autre jour dans un parc

L’eau volant s’est perdue

Le canal s’est percé

 

L’autre jour dans un parc

L’air écru s’est creusé

L’accent est mal perçu

 

L’autre jour dans un parc

De foule et de silence

Le monde est encensé

 

Sans le parc encensé

L’éclair et son essence

Le jour est en absence

 

La solitude écrue

En revanche revue

S’isole hors du parc

 

III.

COHERENCE

La cohérence est une construction humaine

Subsistance Solidarité et Cohérence vont de pair

Comme l’Union de République Socialiste des Conseils

Chantier commencé et failli

Construction de guerre dont elle n’est pas sortie

Confisquée par une inquisition séculaire

 

IV.

COMPLEXIFICATION

Complexification et croissance vont de pair

Croissance Condensation

Unification de composants

Liens resserrés liens multipliés liens

Composants multipliés

Infinies diversités des différences

Rien de pareil

Tout d’unique

 

V.

ABSENCE

Il n’était pas hôte plus grand

Que celui déjà venu

Il n’était pas baiser plus fort

Que celui déjà donné

Il n’était pas absence plus grande

Que celle d’ici et maintenant

 

VI.

PRESENCE

 

A l’instant où le vent s’éteint

Où n’apparait que la montagne

A l’instant où l’angoisse gagne

A l’instant du mal du dédain

 

A l’instant de la rose nue

De la pâleur du sein brulant

De l’arrêt du souffle et du sang

De  l’inutile convenue

 

Enfin se déroule ce rien

Pas de recherche pas de rue

Pas d’adresse pas d’ingénue

Juste une présence enfin

 

Si s’en va une simple chose

Si se meurt ce qu’on croit fini

Si l’envol se métamorphose

Si le don n’est plus pain béni

 

Prends ce rien il est tout en un

Il est sans fond et sans surface

Il est cet instant où se passe

Une présence

Un détail

Un quelqu’un

 

 

VII.

ATMOSPHERE

Atmosphèreétouffementpasdequartieréviterinquisitionmodernelaîquereligionpascommencépasfinipas encourspasenattenteméchantementattendupeurah!s’ilfaisaitbeaumaisilnefaitpasbeauçaviendrapeut-êtreoupasçanevientpasuneautrefoispasaujourd’huiattendsattendsjet’embrsseàbientôtouàjamaisdonnermoilefuturtoutdesuiteressucitezmoimaisdoucementsansdouleurquandletempsviendrailviendrailviendraquinonpasl’autrenoustoutcortnonpasnouscequinoussuiventnousdanseuxeteuxsansnousjevousfaitespasdebileeviterladouleursipossiblejouirn’estpasdonnéprendres’éprendres’entendresecomprendres’étonnerpassecasserlatêteenfinpasnepasréfléchirmaistranquilementletempsautempsmûrirvitemaispasforcémurirdouxetsucréetsanspépinsmaisisnautrlavecpépinss’étranglertropgrosmorceaucouperenpetitesportionspartagerlagrosseurjusqu’autoutpourl’universeladieujem’envaismaisjereviendraicherchebiendanstatêtej’ysuis

 

VIII.

Il n’aurait fallu qu’un moment de plus

Pour que la vie se comprenne elle-même

Elle se cherche et se trouve

Le temps qu’il faut

Et sans délai

C’est cela

Qu’on transforme

Qu’on sculpte et qui résiste

Se déforme malgré nos doigts et

Malgré nos mains et notre pensée

Pas compliqué il faut apprendre longtemps

 

IX. ....Il y a comme un « renoncement de cycle » centenaire de civilisation, la  guerre mondiale économique du XXIème siècle reproduisant les destructions matérielles et morales de 1914-18, à un niveau supérieur des forces productives parvenues aux possibilités de numérisation-automatisation généralisée libératrice de la vente de la force de travail sans pouvoir l’atteindre.

La Maturation des conditions objectives et subjectives de transformation qualitative rencontre un double mouvement, ses moteurs et ses freins. Les conditions subjectives rencontrent le cycle biologique de l’espèce, le cycle objectif et le cycle subjectif, avec des inégalités de développement en balancier et en accordéon se nourrissent ou se freinent l’un l’autre, constituant le mouvement général, le cycle général, dont les contradictions qui sont issues, la non « concordance suffisante » entre développement des forces productives objectives et les des forces productives subjectives étant le danger d’arrêt du processus.....

X. La concurrence pour la pensée est bien plus violente que celle pour la paye. C’est ce qui fait la force des dominants qui ainsi ont un levier pour neutraliser la pensée. Jusqu’à un certain point. Lequel ? Dépasser la suraccumulation-dévalorisation du capital. Dénormaliser-renormaliser : rassembler les résidus.

 

Ereipr Tesansa. 12 septembre 2020.

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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 10:18

C’EST SIMPLE et c’est DUR À COMPRENDRE.

C’est simple :

La ......, dans l’air du temps, ne comprend pas le fond des propositions économiques et leur portée philosophique, leur dialectique. La société doit avancer, quelles que soient les difficultés, ou sombrer. Ce n’est pas la première fois, c’est un processus humain et ses sauts qualitatifs depuis le galet aménagé.

Il y a un besoin incontournable de transformation sociale et pas seulement d’améliorations ponctuelles, nécessaires mais limitées de la vie quotidienne. Les « améliorations ponctuelles » et le projet global doivent aller de pair : mettre l’état nouveau des forces productives en accord avec un mode de production et d’échange, dépasser un mode de production et d’échange dépassé dans la mondialisation numérisée et les possibilités de nouveau développement de l’homme et de la société qu’elle peut permettre.

Le processus de l’humanité a besoinS de cette transformation, de l’intervention humaine de transformation, pas à pas, expérimentale et pratique.

Les propositions sont tellement inatteignables en apparence qu’il y a refus de les envisager sérieusement, c’est-à-dire militantement. En cela la ..... suit le sentiment populaire qui ressemble à celui des paysans du XVIIIème refusant l’idée que les terres pourraient leur appartenir et qui se contentaient de se révolter contre les conditions imposées par les féodaux, avec  quelquefois l’envie sans plus de prendre leur place ; sans plus comme ici et maintenant prendre la place du patron peut se substituer en unité à la protestation contre le patron.

La ..... ce serait Diderot ou Rousseau s’essayant à reformer la monarchie absolue issue du féodalisme et en conservant, dans sa transformation, les principes.

Pierre Assante. 11/09/2020 10:01:16.

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10 septembre 2020 4 10 /09 /septembre /2020 08:19
??????.....

 

EUROPE OU NATIONS ?

 

L’UE et l’Europe est un niveau pertinent de développement et d’échange, de coopération mondiale correspondant au développement des forces productives mondialisées, numérisées.

Mais l’EU applique une politique de financiarisation correspondant à la recherche du profit maximum des entités capitalistes en contradiction avec les besoins sociaux, avec le développement de la personne dans les multiples activités humaines, et principalement le travail productif au sens strict des biens matériels et moraux en complexification-développement nécessaire à la vie humaine.

Comment militer pour une construction européenne confédérale qui ne concoure pas involontairement  à aider la construction fédérale réactionnaire en cours ?

Une construction fédérale ne peut être qu’autoritaire, passer par-dessus la démocratie du travail, du « que quoi comment produire » nécessaire à la prise en compte des besoins réels de production-consommation quantitative et qualitative.

Elle ne peut que conduire à terme à une fascisation de toute l’Europe, phénomène qui peut concerner aussi toute les zones mondiales de développement ne développant pas une politique de développement-coopération.

Eluder la question européenne au profit de la seule revendication nationale c’est ce qui guette une politique ouvrière qui ne  prend pas en compte les conditions nouvelles économiques, politiques, culturelles, liées au développement des forces productives du XXIème siècle.

Le développement part de la personne, sa cohérence et sa coopération dans la, les entités d'activité locale et des entités locales avec l’entité globale à « tous les niveaux » constitués, en mouvement et en transformation.

Au cœur des nécessités vers une transformation qualitative, en santé du système : Assurer une sécurité d’emploi et-ou de formation, user en fonction de la production nécessaire en santé, des besoins sociaux, de la création monétaire centrale, la BCE pour l’UE, le FMI au niveau mondial, pour dépasser la contradiction entre accumulation du capital et besoins sociaux, entre aliénation, vente de la force de travail et activité libre, créatrice dans un processus humain d’appropriation en santé de l’univers pour répondre à ses besoins de subsistance en complexification.

Pierre Assante. 10/09/2020 08:11:23.

 

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10 septembre 2020 4 10 /09 /septembre /2020 07:26

La chronique économique de Pierre Ivorra : Au-delà du covid, la crise financière

Mercredi 9 Septembre 2020

 

L’étonnant dans la situation en cette rentrée, est cette évolution contradictoire entre une activité réelle des agents économiques à l’échelle internationale qui patine et même pique du nez depuis le début de 2019, soit bien avant la crise sanitaire, et l’activité boursière et financière qui se redresse avec une grande rapidité, enfle comme une tumeur malsaine. 

D’un côté, la Bourse de New-York bat un nouveau record historique, le géant étatsunien des nouvelles technologies Apple, dépasse les 2 000 milliards de dollars de capitalisation, l’équivalent du PIB de l’Italie ; en France même, le CAC 40 continue son redressement. De l’autre côté, on constate qu’un peu partout la relance économique a du mal à repartir après le pic de l’épidémie et que dans nombre d’entreprises les directions en profitent en cette fin de l’été pour ressortir le « sécateur » à emplois et salaires. On est là, en vérité, en présence des deux termes d’une nouvelle crise économique et financière qui s’annonce comme une déflagration elle aussi historique avec une boursouflure spéculative d’autant plus importante que l’activité se traîne. Ce que les grands groupes capitalistes n’arrivent plus à gagner dans la production, ils tentent de l’accaparer sur les marchés financiers ! Les signes d’enflure financière se multiplient. Les gouvernants et les médias mettent l’accent sur l’endettement public et dissimulent l’importance de celui des particuliers et surtout celui des entreprises. Les grands groupes ont gonflé leur trésorerie et les Banques centrales continuent de les inonder de crédits bons marchés qu’ils utilisent pour gagner de l’argent facile en plaçant leur trésorerie, en spéculant, en multipliant les opérations financières. Dans de telles circonstances, on ne peut conjurer la catastrophe imminente, pour reprendre une formule célèbre, si l’on ne s’attaque pas de front à la question majeure de la maîtrise de l’argent et de son utilisation. 

L’ambition n’est pas seulement de détourner par la fiscalité, les prélèvements utiles, vers l’emploi, les salaires, les services publics une part de l’argent capté par les grands groupes. Il s’agit de poser bien en amont la question majeure : vers qui et pourquoi faire faut-il orienter les ressources monétaires, l’argent des banques ? Une telle interrogation se pose à l’échelle du globe mais elle est toute aussi pertinente au niveau de l’établi, du bureau, du chantier ou de la « paillasse » du chercheur. Ici et là. C’est d’ailleurs en la posant que l’on pourra, dans l’action, rapprocher les différentes catégories de salariés et de travailleurs.

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9 septembre 2020 3 09 /09 /septembre /2020 08:39

Frédéric BOCCARA , 7 septembre 2020. Plan de relance :

des mots pour l’emploi et l’« offre », cent milliards pour les profits.

 

Emmanuel Macron, Jean Castex et Bruno Le Maire ont entretenu le suspense sur le plan de relance qu’ils ont fini par annoncer le 3 septembre, à l’instar de ce qui s’est fait dans les autres pays développés. Ils prétendent que leur préoccupation est de préserver l’emploi et les compétences vitales pour l’économie française. Mais il y a essentiellement deux types de mesures : baisses des impôts sur le capital et les profits, aides à l’investissement sans critères ni conditions. L’emploi, on verra. Le premier ministre n’ose d’ailleurs annoncer que 160.000 emploi. L’emploi doit, pour eux, rester soumis à la rentabilité financière, à la dictature du taux de profit imposée par tout le système de pouvoirs du capital et du grand patronat. Par ailleurs, l’indemnisation du chômage partiel a été diminuée dès juin à 72% du salaire (contre 84% auparavant) et les entreprises qui embauchent des jeunes en CDD de 3 mois toucheront une prime de 4.000 euros.

Le ministre de l’économie et des finances nous tient un discours très politique sur l’emploi. Il dit en substance, comme Emmanuel Macron et son premier ministre Castex : « Nous avons fait ce qu’il faut en soutenant la ‘’demande’’ (la consommation), par les mesures sur le chômage partiel et sur le revenu des artisans, TPE et auto-entrepreneurs. Mais l’essentiel, maintenant, c’est de soutenir l’investissement, c’est-à-dire ‘’l’offre’’ (la production) ! ».

Ainsi par un tour de passe-passe habituel : (1) il réduit l’offre à l’investissement, donc exit l’emploi, la formation, donc le travail, alors qu’ils sont décisifs pour développer l’offre, une tout autre offre, une tout autre production ! (2) Et il réduit l’appui à l’offre à un appui au capital – « l’investissement » – à des cadeaux aux profits, au lieu d’appuyer les salaires, les dépenses pour les services publics et les dépenses sociales, (3) il instaure et conforte le patronat comme interlocuteur exclusif sur l’offre, sur l’investissement et la production, face pourtant au besoin de plus en plus pressant de pouvoirs démocratiques pour les travailleurs, les habitants et leurs élus sur ces investissements et sur les décisions de production, et même de recherches !

SUITE  SUR CE LIEN :

https://www.economie-et-politique.org/2020/09/07/plan-de-relance-des-mots-pour-lemploi-et-l-offre-cent-milliards-pour-les-profits/

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9 septembre 2020 3 09 /09 /septembre /2020 07:33

« Plan de relance » européen : un pas vers le fédéralisme… et dans la dépendance envers les marchés financiers

par Denis DURAND le 8 septembre 2020

 

Le 23 avril, les gouvernements de l’Union européenne s’étaient, non sans mal, mis d’accord sur trois « filets de sécurité pour les travailleurs, les entreprises et les États souverains » face à la crise économique et sanitaire [1] : 100 milliards d’euros de garanties pour le financement du chômage partiel dans les Etats membres, un mandat à la Banque européenne d’investissements (BEI) pour 200 milliards de garanties à des prêts bancaires aux entreprises, et une ligne de crédit, pour 240 milliards, du Mécanisme européen de stabilité (MES), cette institution créée au moment de la crise précédente pour discipliner les Etats en difficulté financière en leur imposant une cure d’austérité. En outre, ils s’étaient promis de mettre en place un plan de relance destiné à « donner un coup de fouet à l’économie européenne » et à poursuivre les politiques visant à la rendre « plus compétitive ». La négociation de ce plan de relance, baptisé Next Generation EU (« une Union européenne pour la prochaine génération »), a duré trois mois……

SUITE SUR CE LIEN :

https://www.economie-et-politique.org/2020/09/08/plan-de-relance-europeen-un-pas-vers-le-federalisme-et-dans-la-dependance-envers-les-marches-financiers/

 

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8 septembre 2020 2 08 /09 /septembre /2020 08:09

 

Comment le « progrès »

« progresse-t-il » ?

Ecrit le 26 octobre 2008.

 

Les transformations psychologique, politique, économique, sont des processus qui vont de pair, globalement, dans le processus de l’humanité et des entités qui la composent.

La démocratie, le socialisme, le communisme reposent sur un effort de compréhension scientifique qui ne se résigne pas aux énigmes, même si elles existent pour l’homme et font partie de sa compréhension.

Même si les superstitions religieuses ne sont plus celles du passé, elles existent encore et les superstitions « laïques » y ont souvent succédé. Il n’est qu’à voir la superstition de masse qui accompagne les jeux d’argent de masse.

L’espérance ce n’est pas la foi superstitieuse, ni la foi tout court. Et la régression du christianisme par rapport à d’autres religions est significative d’un certain recul de la rationalité dans la société et en son sein propre, contradictoirement à mon affirmation précédente. Il y a dans le christianisme une contradiction fertile. A la fois il tend à nier les processus « physiques », « matériels » avec les « miracles » (marcher sur l’eau, ressusciter les cadavres, qui sont aussi en un sens une manifestation exaspérée de l’espérance), mais aussi, il reconnaît ces processus en tant qu’éléments « physiques » de la vie : le rite  principal du christianisme original, qui a donné naissance à la communion,  est le partage concret, réel, du repas, le pain et le vin.

Cette croyance au miracle  ET la reconnaissance des processus matériels est une contradiction fertile dans une société clanique et patriarcale qui sort des limbes d’une inconscience ou d’une conscience qui s’exprime par des mythes. Ce n’est pas le cas dans une société qui doit organiser scientifiquement sa croissance, se gérer mondialement. L’empirisme n’est qu’une étape dans la maîtrise d’un devenir, nécessaire mais insuffisante. L’empirisme lui-même, s’il se manifeste par saccades rapides est pourtant le fruit d’une longue accumulation historique qui se manifeste d’ailleurs aussi dans les religions, sinon dans leurs superstitions mais dans leur cause et effet de  structuration sociale.

Cette séparation, cette dichotomie esprit/corps est une contradiction qu’il faut dépasser pour accéder à un progrès social. Ce n’est pas qu’une question théorique. Elle se manifeste dans nos comportements, des plus « élémentaires et quotidiens » à ceux qui construisent les concepts les plus complexes dans tous les domaines (social, techniques, philosophique, scientifique). C’est une dichotomie qui nous conduit aussi à séparer les domaines d’action des domaines de recherche et en conséquence d’opposer à une synthèse réelle une erreur composée.

C’est une dichotomie qui « reflète »  cette réalité massive de la mondialisation informationnelle de la production : le développement massif de l’échange et du monde des marchandises qui détermine les rapports entre les hommes, et les rapports entre les hommes sont les rapports massifs entre les choses. C’est le langage intelligible que nous parlons dont nous ne pouvons nous libérer que par le « processus matériel global de la société humaine », sur lequel nous pouvons agir mais pas avec le langage du miracle qui reste massivement le nôtre. Ne pas voir cette unité entre cette dichotomie dans la pensée et la réalité économique de notre monde c’est justement un aller-retour de cette dichotomie sur elle-même et par la même occasion, c’est rester dans des conditions d’impuissance pour changer et changer le monde en ce qu’il a besoin de changer pour survivre et se développer.

Le balancement des militants du sociétal à l’économique, de l’économique au politique est significatif de cet état de dichotomie qu’Henri Lefebvre caractérisait par le terme « structuralisme », celui de cette « école de pensée ».

On dit souvent que la réalité est plus pédagogique que tous les discours, c’est vrai et pourtant les discours font partie de la réalité et surtout ils avancent le progrès des savoirs parce qu’ils en font partie organiquement.

Les « évènements financiers » ont plus fait pour un certain « retour à Marx » que tout ce qui a pu être dit dans les réunions politiques et syndicales. Et pourtant la relation entre le discours passé et l’évènement fait que la conscience sur l’évènement ne part pas de zéro, cas absurde dans lequel il ne se passerait rien.

La crise boursière ne veut pas dire que l’échange monétaire conçu par le capitalisme est impossible ou stérile, la réalité a démontré le contraire. Elle montre les contradictions entre ce mode de production et d’échange et le stade qu’il a atteint. D’ailleurs, dans une certaine mesure, il tend à se réguler, mais il se régule relativement (et ces régulations sont précaires et aléatoires) lorsqu’il crée les prémisses d’un autre mode d’échange et de production. Si l’on observe bien les évènements économico-politico-financiers, dans leur ensemble et en détail, on ne peut que constater ces prémisses PAR les erreurs et les échecs du forcing des classes dominantes et de leurs équipes dirigeantes.

La richesse ou la pauvreté touchant les personnes et les classes, ce n’est pas une vision morale coupée de la science des réalités du développement « matériel » (donc aussi économique) de la société qui peuvent les résoudre. Et ces sciences sont un acquis social en développement et non une science infuse issue à partir de zéro de notre cerveau, d’un corps-soi isolé et imaginaire.

L’individualisme est lié au rapport marchand généralisé. Il est l’idéologie répressive d’une classe qui imprègne toute la société, d’un moment historique. La transformation des rapports sociaux capitalistes, c’est la création de conditions matérielles de production et d’échange qui permette de substituer les besoins « concrets » à la mesure de la valeur (voir sur cette mesure de la valeur les articles précédents). Cela ne veut pas dire que le temps de production des objets n’existera plus, mais qu’il pourra, de par la quantité et la qualité de la production des subsistances « matérielles et morales », libérer l’homme de la propriété au profit de l’usage, et libérer l’activité du travail contraint. LIBERER L’HOMME TOUT SIMPLEMENT.

Ce en quoi le concept de processus de la démocratie avancée au socialisme et du socialisme au communisme (qui n’est d’ailleurs ni le but ni la finalité de l’humanité, mais un moment du son processus), n’étaient pas et ne sont pas des idées et des mises en politiques si mauvaises que l’on décrie tant aujourd’hui. A condition de ne pas y voir des étapes mécaniques du développement humain.

Pierre Assante, 26 octobre 2008.

 

 

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 07:00

DE LA NATION A L’HUMANITE TOUT ENTIERE

La nation doit devenir une entité de développement, en extinction, pour faire place radicalement et progressivement à une organisation universelle de l’humanité, une civilisation pour tous.

 

La nation est une création de la bourgeoise à partir des marchés constitués géographiquement avant la constitution de la nation.

La nation c’est aussi le cadre géographique et institutionnel dans lequel le salariat a bâti dans les luttes de classe des droits pour elle-même et pour tous, certes limités mais réels.

La déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH, 1948), issue de la victoire contre le fascisme et héritière de la déclaration de la révolution française met en avant le respect des droits de l’individu mais malgré ses avancées progressistes ne remet pas en question la question des dominations qui ont aggravé les développements inégaux dans l’humanité. Les nations capitalistes dominantes se sont appuyées sur ces développements inégaux pour imposer la loi des pays capitalistes les plus avancés économiquement, militairement. Et la culture dominante est celle de l’économie dominante, certes non uniforme mais imposant des traits et des règles communes, matériellement et moralement.

L’imposition au monde de la loi du profit (P/C), développée dans le capitalisme mondialisé, numérisé et financiarisé,  opposée à un développement en fonction des besoins sociaux, est un handicap majeur dans le processus en santé de l’humanité.

La mise en place mondiale progressiste d’une économie, d’institutions, correspondant au développement mondial des forces productives sur la base des capacités actuelles en développement des forces productives mondialisées, numérisées, ne peut précéder le mouvement de mondialisation de l’économie, mais l’accompagner avec un retard et possiblement triompher lorsque les conditions de cette mondialisation numérisée seront suffisamment avancées, ce à quoi s’approche possiblement ce XXIème siècle.

Le mouvement « souverainiste » de droite et d'extrême droite fascisante et même "gauchiste", qui s’est emparé des nations plus ou moins fortement comme réponse à la crise, est une réaction transitoire au double mouvement des contradictions du capital, sa guerre interne pour répondre à la baisse tendancielle du taux de profit, et la protestation populaire qu’il instrumentalise.

La question de l’immigration et des droits universels de l’homme (générique) est une question de fond car elle se confond sans s’assimiler à une domination unique, avec les discriminations et leurs particularités fortes,  à l’égard des femmes, des couches subalternes, de la classe ouvrière, sur tous les groupes humains naturels et constitués, culturels, ethniques etc. sur lesquelles repose une domination historique en mouvement. Elle pose l’inadaptation des droits de l’homme à la mondialisation capitaliste numérisée. Les restrictions de la DUDH à partir de la « différence » entre nationaux et non-nationaux qui est un vestige du passé, mais bien vivant encore, repose la question d’une société humaine universelle et non nationale, ce qui demande un processus économique, politique et culturel non « unifié, uniformisé, uniformationnalisé », mais répondant à la diversité de développement, de coopération, de cohérence de la personne, des entités humaines en mouvement, « du local au mondial », à un développement échappant à la loi du profit et de l’accumulation capitaliste, donc à la vente achat de la force de travail, ce qui était la base du Manifeste du Parti communiste.

La nation doit devenir une entité de développement, en extinction, pour faire place radicalement et progressivement à une organisation universelle de l’humanité, une civilisation pour tous.

Pierre Assante. 07/09/2020 06:37:14.

 

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6 septembre 2020 7 06 /09 /septembre /2020 08:18

 

MEA CULPA, Article écrit le 27 mars 2010

 

A dix ans de distance, on peut mesurer ou pas le chemin accompli et sur l'ouverture, et sur l'analyse du capital du XXIème siècle et l'action y correspondant.

Se retourner pour voir le chemin accompli pour le poursuivre en avant est un principe de progrès de l'humanité. (voir post scriptum)

 

Le PCF est mort en 2010 entend-on dire par certains ces jours-ci.

S’il est « mort » c’est un certain PCF qui est mort dans les années 70 avec l’abandon de références au marxisme mais ce qui en a survécu a joué un rôle essentiel et a évolué dans l’existence d’un mouvement autre que d’opposition sans principe aux pouvoirs en place.

L’ouverture ne consiste pas en l’abandon de ses fondamentaux, mais dans le dialogue avec les opinions différentes et entre marxistes.

Le marxisme n’est pas une chose figée, c’est tout le contraire. J’utilise souvent cette image en comparaison avec un autre champ de savoir : ce n’est pas parce l’humanité a fait d’énormes progrès et découvertes en génétique que cela met en cause le concept d’évolution des espèces, et l’on peut toujours appeler « darwinisme » ce fondamental qu’est le concept d’évolution des espèces. Il en est de même du « marxisme ».

J’ai suivi quelque temps le mouvement initié par Guy Hermier à la fin des années 80. Mea culpa! La question de l’ouverture qu’il posait et dans la façon dont il la posait et que d’autres posent encore avait pour corollaire l’abandon de références sans lesquelles il y a moins de raisons d’avoir un parti, un mouvement, un rassemblement séparé d’une opposition sans fondement à la droite quand elle est au pouvoir. Un opportunisme en nourrit un autre, et en particulier dans les comportements personnels.

Les querelles de personnes devraient être redimensionnées. Il faut se rappeler que Guy Hermier dont il me reste un grand respect, a lui-même fait le vide dans l’UEC et la Nouvelle Critique, ce qui a conduit Alain Krivine et ses amis à créer la LCR.

Je n’ai aucune acrimonie contre Guy Hermier qui après une période de « fermeture » tentait de répondre à sa façon à la question de « l’ouverture », pas plus que contre Georges Marchais qui a conduit à l’abandon des référents. Je crois fermement au fait que la société forme les humains et que toute période les marque dans ses crises, ses difficultés, ses abandons et ses conquêtes. Et pour moi toute personne est un morceau d’humanité frêle, fragile tant physiquement que psychologiquement. J’en fais partie.

La séparation des concepts de corps et de pensée en deux objets est une aberration qui reste dominante, découle de la société de classe et de domination des subordonnés exploités. Une révolution anthropologique est intimement liée à une révolution économique. La psychologisation de l’analyse politique qui se répand aujourd’hui dans le mouvement anti capitaliste, du PCF à la gauche du PS, en passant par le NPA et les Verts et la nébuleuse associative est un signe des difficultés rencontrées pour réhabiliter le marxisme. Mais la reconquête avance pourtant. Le PCF y joue son rôle.

De ce qui est « mort » dans les années 70, ce qui en a survécu a joué un rôle essentiel dans l’existence d’un mouvement autre que d’opposition sans principe.

J’en veux pour preuve par exemple l’existence et le rôle de « L’Humanité » ou de l’appel de Francis Wurtz sur le TCE et ce qui en a suivi, et ce ne le sont là que deux exemples parmi tant d’autres.

Identité et dialogue : c’est sur cette base que doit vivre toute organisation de transformation sociale en santé. Jeter le PCF avec l’eau du bain ? Ou partir de l’héritage pour le faire fructifier ?

Oublier les rancœurs, savoir que la vie est une lutte, que la solidarité et la fraternité humaines aident à la lutte et que l’indifférence est la pire des choses, électoralement aussi.

Pierre Assante, 27 mars 2010

Post Scriptum, 6.9.2020 : J'ai ajouté le "chapeau" en bleu au titre de l'article afin de "rectifier" les malentendus constatés à la suite de la lecture par des amis. Ce Mea Culpa n'est pas l'aveu d'une faute mais une réflexion sur les bifurcations sur les chemins de la vie qui font faire des détours faute d'une vision suffisante des futurs possibles. Pour moi et pour les autres si possible.

 

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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 08:46
Giordano BRUNO 1548-1600

 

L’habitude de croire

 

 « …L’habitude de croire, dit Aristote à la fin de son deuxième livre de la sagesse, est la principale cause qui entrave l’entendement humain lors de la perception de bien des choses qui sont en elles-mêmes tout à fait évidentes. Combien est grande la puissance de cette habitude, dit-il, la preuve en est donnée par les lois dont la vitalité est bien plus fondée sur des habitudes et des fables infantiles que sur des données qui tombent sous le sens. Car, remarque à ce propos son commentateur Averroès, de même que certains humains peuvent s’habituer aux poisons au point que ceux-ci les réconfortent comme des aliments conformes à la nature, de même ce qui produit sur tous les autres un effet salutaire et vivifiant peut leur devenir nuisibles… »

Giordano Bruno, victime du bûcher de l’inquisition le 17 février 1600.

Evidemment, les habitudes ne sont pas nées d’un état éternel de la société et de la nature.

Mouvement et évolution ne sont encore dans la pensée d’Aristote. Ni la lutte de classe. Ni la dialectique matérialiste, outil aidant à discerner les forces contraire qui dans l’unité agissent sur le mouvement de transformation. Ni l’unité de la personne et de la société, leur autocréation, leurs autonomies relatives et leur dépendance. Ce qui entraine un jugement moral sur la personne et ses actes coupés du contexte de leur mouvement commun avec la société.

Il est à noter que lorsque Bruno s’exprime il a surtout en tête les habitudes de croire de son temps et le poids des dogmes religieux, l’appelant à imaginer, avec l’outil de la philosophie (celui des sciences dures nécessaires n’étant ni à son goût ni à sa portée), d’autres représentations de la réalité de l’univers « local » et de l’univers « global » (1).

Mais on peut étendre évidemment ses remarques à toutes les croyances religieuses ou laïques dont on ne relie pas la renormalisation au processus de la société humaine et aux avancées scientifiques permettant d’entrer sans cesse plus en profondeur dans l’observation de la réalité, sous la surface des apparences.

Plus l’étendue de l’observation, dans le temps et l’espace est grande, plus s’ouvrent nos capacités à affronter les nécessités de subsistances « matérielles et morales » en mouvement et dans notre propre mouvement en relations réciproques, en unité.

Certaines habitudes (2) sont récentes et sont contestées dans des cycles décennaux inégaux correspondant à des transformations sociales quantitatives dans le mouvement long des transformations quantitatives. Une évidence de « non-conformité » avec  une croyance passagère est facteur de confusion. Lorsque de telles confusions se reproduisent ce sont les croyances de longue durée qui deviennent  « non conformes » et un effondrement de croyance qui se produit, mais pas automatiquement une création mentale correspondant aux besoins nouveaux issus des transformations quantitatives de la société appelant tendanciellement à une transformation qualitative, à un saut de civilisation, de mode de production et d’échange en santé remplaçant celui malade parce et à dépasser.

Pierre Assante. 05/09/2020 08:02:42.

(1) « Il est donc d'innombrables soleils et un nombre infini de terres tournant autour de ces soleils, à l'instar des sept « terres » [la Terre, la Lune, les cinq planètes alors connues : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne] que nous voyons tourner autour du Soleil qui nous est proche. » Giordano Bruno, 1584.

(2) Entre deux élections  observées à distance d’un temps relativement décennal  par exemple, ou entre des luttes sociales, leur durée et leur force plus ou moins importantes et résultats plus ou moins importants, observés à distance « décennale » de temps. Le fait que le septennat raccourci à 5 ans ait vu deux fois de suite une non réélection indique peut-être une accélération de l’observation conduisant ou pas à une longue durée de transformation et un aboutissement de transformation qualitative. Spéculation ou analyse ? Ce que contiennent les cerveaux ne se mesure pas avec des appareils de mesure et sont des énigmes que seules des manifestations concrètes révèlent en partie, confirmant ou pas, relativement, des hypothèses, en partie.…

 

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4 septembre 2020 5 04 /09 /septembre /2020 19:10

 

Article publié une première fois le 07/05/2020 à 07:16

2 PRINCIPES PLUS 1

 

J’ai eu la chance (oui, la chance je crois) de trouver des communistes qui m’ont enseigné des principes qui mettaient un peu d’ordre et de dialectique à mes acquis familiaux, scolaires et d’expériences d’enfance campagnarde, de premiers emplois de bureau et d’usine, puis de laboratoire et de permanent syndical dans mes dix dernières années d’activité professionnelle.

Des principes peuvent contenir aussi bien de la lucidité que du dogmatisme. Il me semble que ces principes m’ont permis de vérifier tout au long de ma vie leur relative lumière, puisque ce qu’ils me faisaient entrevoir de la suite de chaque évènement se vérifiait à peu près.

Ces principes je vais les résumer en 2 phrases, ce qui risque encore plus de les faire apparaître comme des dogmes. Tant pis, les voici :

1) Etat présent, négation de l’état présent, dépassement de l’état présent, c’est-à-dire résolution de la lutte des forces contradictoireS dans le développement d’un mouvement, création du nouveau et de ses contradictions d'un niveau supérieur, en santé du processus social et humain en général, ce qu'on appelle aussi le progrès.

2) La plus-value, part de la valeur de la marchandise produite  non contenue dans le salaire, et la Baisse tendancielle du taux de profit et les limites que cette baisse tendancielle fixe à la satisfaction des besoins sociaux, nécessite de la transformation qualitative que contient cette résolution. Et pour ce qui est de la résolution des contradictions humaines,  sociales, l’autonomie des idées par rapport aux conditions qui les ont fait naître. Donc pas de mécanisme chez l’homme et l’humanité, et la vie pensante qu’il constitue, mais causalité aléatoire.

J’ai eu une grande affection pour deux de mes enseignants en particulier, affection quasiment filiale pour l’enseignante de classe unique du primaire et affection pour un enseignant de lettre de 3° du lycée, qui m’ont grandement aidé.

D’autres amis très chers m’ont aidé à me mettre dans l’expression de ma pensée et dans le mouvement, et ne pas rester en marge et encore plus impuissant. Hormis ma famille évidemment, ma petite capacité d'expression et d'action je la dois à ces enseignants et ces amis. Je dois sans doute oublier beaucoup d'influences qui ont moins marqué ma mémoire et mon conscient dont certaines me reviennent à la conscience que ne peux toutes citer sinon à faire une autobiographie. Mais merci à la vie !

Pour ce qui est des communistes qui m’ont enseigné, j’aimerais que la société ait un plus grand souvenir de René Féniche, dont j’ai profité à mes 20 ans de l’enseignement du 1) et du 2) particulièrement pendant une quinzaine de jours, ou plutôt quasiment de jours et nuit, tant il nous faisait travailler. C'était un pas poursuivi une vie.

3) Et près de ma retraite encore militante, y compris nationalement, j’ai retrouvé l’enseignement grâce aux cours d’Yves Schwartz sur « l’expérience et la connaissance du travail » et les concepts ergologiques, et la correspondance de cet enseignement avec ce qui avait constitué mon engagement politique et syndical, et humain tout court. Je l’en remercier profondément. Son éclairage sur les réalités et conditions de l’activité humaine pour une personne et une société en santé commune, bien que connaissant une reconnaissance et diffusion internationale, n’est pas entré suffisamment dans la conscience collective. L’idéologie dominante qui imbibe même le mouvement de contestation du système est un frein naturel à sa « fusion-autonomie » dans ce mouvement. C’est lorsqu'un problème se trouve dans l’obligation absolue d’être résolu que s’ouvre la possibilité de cette obligation. Il en est de même pour la connaissance et l’expérience en général.

Il n’est pas question ici de développer tout ce que j’ai développé sur ces principes. Simplement de les rappeler et de réaffirmer à quel point ils m’ont accompagné toute une vie.

Pierrot. 07/05/2020 06:38:01.

 

Cet article s'inspire librement des travaux de la ComEcoPcf et d'Yves Schwartz

et n'engage que moi-même.

 

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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 16:56

2034.

Développement Economique et développement Anthroponomique

 

Orwell a écrit "1984".

En 1984, dans le réel, de gouvernement d’union de la gauche a éclaté.

Les socialistes au nom de « ce n’est pas la première fois qu’on se heurte au mur de l’argent » (F. Mitterrand), renoncent à promouvoir ni même à créer des lois aptes à s’assurer une prise de pouvoir progressive et radicale sur l’usage du capital. Ils cèdent aux hommes du système et au système lui-même. Les lois Auroux ne rencontrent pas les moyens nécessaires à leur mise en œuvre pratique. Travail et droits sont en contradiction sans qu’il soit mise en œuvre des actions pour les surmonter et les transformer. Le capital garde le pouvoir sur les grandes orientations lui assurant la continuité de l’accumulation basée sur les profits et s’écartant des besoins sociaux. Les communistes en restent à la bataille nationale  sur la plus-value, sans atteindre la question de la transformation mondiale du capital, la modification fondamentale de la composition du capital, l'accroissement exponentielle du capital constant dans le capital total, de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, ce qui les affaiblit dans la bataille de classe et la bataille pour gouverner et gérer autrement la société.

La rapidité de production, d’acquisition et de transformation des savoirs s’accélère exponentiellement.

Mais la régénération reste en grande partie de l’ordre du temps biologique humain. La maturation du cerveau, de l’enfance à l’adolescence et à l’âge adulte, puis,  la maturation d’expérience de l’adulte à la mort est dépendante du niveau de développement de l’espèce. L’héritage cérébral de l’espèce et l’héritage social ne vont pas d’un même pas. S’il est possible de les accorder, c’est dans une organisation sociale où anthroponomie et économie le sont par choix de société. Ce qui n’est pas le cas d’une société d’accumulation capitaliste. Je ne reviens pas sur une analyse des bases du développement de la société capitaliste, leurs freins et leurs limites jusqu’à obsolescence.

En quelque sorte, l’évolution sociale reste prisonnière de l’horloge biologique, de son « mécanisme » temporel, géographique et social.

Cela arrange bien le capital. L’acquisition de l’expérience de classe par les salariés, dans les formes ancienne comme les formes nouvelles de la vente de leur force de travail, a peu de temps, dans les limites d’une vie, pour se placer en négation et se mettre en position de négation de la négation du système d’exploitation.

D'autant que les progrès sociaux  nationaux résultant de la lutte de classe dans un rapport de force ancien contrarient les progrès sociaux nécessaires dans une mondialisation numérisée et son organisation capitaliste du travail, semblent pour les salariés des nouvelles générations, être arrivés à une limite indépassable. Le progrès est victime de ses propres avancées et les moyens entre les mains du capital sont suffisamment puissants pour maintenir et développer cette illusion en faveur de ses choix, de la poursuite d’une accumulation, pourtant en crise de suraccumulation-dévalorisation.

Le Capitalisme du XXIème siècle ( CMMnIgF, voir articles précédents) maintient sous sa coupe la conscience de la nécessite d’une transformation qualitative du système économique et social. Il est remarquable que, comme les cycles économiques décennaux d‘antan, aujourd’hui submergés par une continuité de croissance de la crise systémique, il existe des cycles de la conscience humaine, liés bien sûr aux cycles économiques, même s’il existe de multiples cycles liés aux multiples activités de l’homme et de l’humanité, le cycle économique agissant à double sens avec les autres cycles constituant ensemble le mouvement cyclique global de l’humanité, en spirale, mais en spirale « atténuée », ralentie relativement ou absolument dans cette continuité en difficulté.

Il y a comme un « renoncement de cycle » centenaire de civilisation, la  guerre mondiale économique du XXIème siècle reproduisant les destructions matérielles et morales de 1914-18, à un niveau supérieur des forces productives parvenues aux possibilités de numérisation-automatisation généralisée libératrice de la vente de la force de travail sans pouvoir l’atteindre.

La Maturation des conditions objectives et subjectives de transformation qualitative rencontre un double mouvement, ses moteurs et ses freins. Les conditions subjectives rencontrent le cycle biologique de l’espèce, le cycle objectif et le cycle subjectif, avec des inégalités de développement en balancier et en accordéon se nourrissent ou se freinent l’un l’autre, constituant le mouvement général, le cycle général, dont les contradictions qui sont issues, la non « concordance suffisante » entre développement des forces productives objectives et les des forces productives subjectives étant le danger d’arrêt du processus.

En étant optimiste et suffisamment  fantaisiste pour fabriquer des plans sur la comète, tous ces cycles, dans une projection partant des rythmes centenaires, au-delà des cycles du capital, les années 2030, pourquoi pas 2034, anniversaire !, ... nous font entrevoir une maturation de l’ordre des années 1934 puis 1936, dans des conditions des forces productives possiblement  autrement plus avancées que celle de l‘industrie mécanisée, sa classe ouvrière de main d’œuvre et ses concentrations dans les pays capitalistes dominants ayant soumis colonialement le reste du monde.

Mais la montre de l’humanité n’est dans ma main, ni pour ralentir ni pour accélérer le temps social ni pour prévoir les accidents défavorables ou favorables ni à une accélération ni une transformation-quantitative-continuité-qualitative en santé de la société et de l’espèce. Elle est dans celle de la conscience productive, c’est-à-dire celle des  besoins humains, leurs développement-complexification, c’est-à-dire celle du développement-complexification de la conscience elle-même dans ses rapports avec elle-même, la société et ses rapports avec la nature dont elle fait partie.

La conscience des conditions de cohérence de l’activité de la personne avec elle-même et dans l’entité locale et globale d’activité ne se résume pas à la psychologie et à la contrainte, ce que croient les tenants du système et qu’ils font croire à la masse aliénée, s’aliénant eux-mêmes. L’analyse pluridisciplinaire des situations de travail, l’ergologie, connait ET les conditions héritées de l’organisation biologique et son mouvement lent, ET les conditions héritées de l’organisation sociale et son mouvement rapide. C’est ce qui lui permet de développer une observation en miroir de l’activité, qui contribue à la « correction » permanente, la dénormalisation-renormalisation dans la nécessite en transformation, la conscience globale synthétique la plus avancée dans le mouvement historique.

Ces "prévisions" possibles sont-elles un jeu de ma part. Non ! Plutôt un essai de vivre un futur pour moi aujourd’hui inatteignable sinon à travers vous qui continuerez.

Pierre Assante. 02/09/2020 15:05:22.

 

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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 07:17
Fleurs de glace. Massif de Garlaban. 2010.

 

RECUL DU MATÉRIALISME

 

Un recul du matérialisme précède une période économique et sociale réactionnaire et s’accentue pendant cette période jusqu’au moment où la période réactionnaire entre dans des contradictions telles qu’un changement progressiste tend à s’imposer.

Un recul du matérialisme est la conséquence d’une entrée dans une période de crise économique et sociale pendant laquelle le système poursuit son processus malgré l’aggravation de ses contradictions internes.

On peut « dater » (mais dater ce n’est pas un jour précis c’est aussi un moment de période) l’accélération du  recul du matérialisme avec celle de l’accélération de la crise du capital, la fin des années 1960 et le début des années 1970. C’est aussi la période des grandes manœuvres du capital pour s’adapter à la double crise du système, celle issue de ses propres lois de développement et l’expansion de son développement dans une nouvelle mondialisation s’appuyant sur une nouvelle révolution scientifique et technique, la numérisation et l’automation au cœur de celle-ci.

La trilatérale et son avatar le G7 fait partie de ces grandes manœuvres. Dans la guerre que se mène le capital avec lui-même et contre le salariat et la population en général, aujourd’hui, et ses aventures trumpiennes, les tentatives de « régulation de la guerre » en réponse, se traduisent par une timide volonté de relance du G20 sensée résoudre les contradictions dans le développement et les rapports entre les grandes zone mondiale de développement, et pour les dirigeants libéraux de l’Europe, l’UE.

Ernst Bloch décrit, dans " Avicenne et la gauche aristotélicienne" ce double mouvement des reculs du matérialisme dans les crises et cette avancée du matérialisme dans les moments d’expansion des échanges et de production des richesses. Il s’agit là de celle où renaissance du commerce oriental et méditerranéen, renaissance et redéveloppement des cultures et connaissances grecques et antiques en général, trouve support dans l’expansion de l’islâm de l’an 1000 et de sa critique.

Bloch développe de même ce mouvement dans « L'athéisme dans le christianisme ».

Certes notre début de XXIème siècle et la fin du XXème est bien une période réactionnaire. Elle demande un effort de reconquête du rationalisme, et d’un rationalisme non dogmatique qui a contribué à prêter le flanc au recul du matérialisme. Expansion des sciences à tous, contribution à une synthèse non arrêtée, non rigidifiée de ces connaissances pour une vision en mouvement progressiste du mouvement de la nature et de la société fait partie des taches urgentes et incontournable d’un parti de transformation sociale en santé. Elle va de pair avec la bataille de l’emploi et de formation, et pour une organisation du travail remettant en cause la vente de la force de travail. Bâcler un congrès posant cette question est et sera d’un grand handicap pour la suite du processus humain dans notre microcosme comme dans le « cosmos humain global », qu’il est possible de rattraper puisque les évènements de la crise économique et de la crise sanitaire qui y est liée, peuvent faire partie des enseignements sur cette nécessité.

Pierre Assante. 03/09/2020 06:57:12.

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1 septembre 2020 2 01 /09 /septembre /2020 18:55
PASSION. BOLOGNE.

 

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