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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 08:20

 

Pour qu’une transformation sociale en santé ait lieu : interventions au C.N. des 13 et 14 octobre...

Pour qu’une transformation sociale ait lieu, dépassant un état de crise et créant des conditions nouvelles de développement du processus humain en santé, il faut que le réel et l’observation du réel révèlent à la conscience les possibilités de cette transformation.

Dans le cas contraire, c’est un affaissement ou un effondrement de la société qui devient hélas possible, en attendant ou non un lent mûrissement de nouvelles conditions d’une transformation en santé.

Dans la période de mûrissement, les idées rétrogrades dominantes, y compris à l’intérieur des éventuelles forces sociales de transformation, restent dominantes et les concepts de transformation en santé « attendent leur heure », agissent en préparant les conditions sociales et partisanes de cette transformation en santé, radicale et progressive en gésine et en développement dans la société présente.

Ces quasi notes de Frédéric Boccara composant une des trois interventions de chercheurs-militants (Denis Durand, Jean Marc Durand et Frédéric Boccara) de la Commission Economique lors du Conseil National du PCF des 13 et 14 octobre 2017 (Denis Durand, Jean Marc Durand et Frédéric Boccara), donnent une idée de ce qu’est une lutte idéologique interne et externe préparant cette transformation possible :

SUR CE LIEN :

http://pierreassante.fr/dossier/FBoccara_Interventions_au_CN_des_13_et_14_octobre.pdf

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*Essai sur LA PENSEE MARX : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

*Site de la Revue Economie et Politique : http://www.economie-politique.org/

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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 21:51

Macron anticipe

la prochaine crise

Il est une motivation cachée des ordonnances que personne n’évoque : c’est la perspective d’une prochaine crise financière plus redoutable que celle de 2007-2009 frappant notamment la France et les pays les plus développés. On se souvient que lors de la violente récession qui avait suivi l’effondrement financier, le Medef et les grands groupes s’étaient alors plaint de ne pas avoir pu ajuster les effectifs avec la rapidité qui s’imposait selon eux. Or, les matières inflammables susceptibles d’embraser la planète financière s’accumulent. En France, à fin mars 2017, la dette des agents non financiers privés rapportée au PIB s'établit à 129,6 %. Par rapport à fin décembre 2016, le ratio de dette progresse de 1,7 point. Le taux d'endettement des sociétés non financières atteint 72,1 % du PIB et celui des ménages 57,5 % du PIB. Le ratio de dette des administrations publiques au sens de Maastricht augmente de 2,6 points pour atteindre 98,9 % du PIB. A l’exception de l’Allemagne, le mouvement est à peu près similaire dans la plupart des autres pays développés, particulièrement aux Etats-Unis. Parallèlement, la croissance de l’économie reste en retrait par rapport à l’énormité des capitaux mobilisés. Le soufflé financier risque de s’effondrer.

C’est notamment à ce risque que prétendent répondre la loi travail et les ordonnances Macron. Leurs dispositions plutôt que de permettre de mieux licencier pour mieux embaucher visent notamment à plus mal embaucher pour mieux licencier. De ce point de vue la précarisation est une arme essentielle. Et elle avance à grand pas, avant même la mise en œuvre des ordonnances. Ainsi, alors que la croissance se redresse légèrement, le nombre total de demandeurs d’emploi (catégories A, B, C) augmente de 2,5 % sur un an. Sur trois mois, le nombre de personnes exerçant une activité réduite courte (78 heures ou moins dans le mois, catégorie B) augmente fortement, de 5,8 %. Entre 2000 et 2016, les embauches en CDD d’un mois ou moins sont passées d’un peu plus de 1,5 million par trimestre à plus de 4 millions. Sur le 1er trimestre 2017, le volume de travail intérimaire continue de progresser. Plus de 200 000 ruptures conventionnelles ont eu lieu au premier semestre 2017, en hausse de 7 % sur un an.

Mais en multipliant les possibilités de réduire le coût du travail et l’action des services publics afin d’accroître la rentabilité des capitaux, nos gouvernants affaiblissent la demande, précarisent l’offre et renforcent le risque d’éclatement de la crise financière. Ils jouent les apprentis sorciers, à nous de conjurer le mauvais sort.

Chronique économique, l'Humanité, 18 octobre 2017.

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 11:38

 

Comment CONSTRUIRE UNE ALTERNATIVE à Macron ? L'Humanité, Lundi 16 octobre 2017

Sans une organisation de la société humaine,  l’activité nécessaire à sa survie s’écroule.La destruction de l’organisation de la société dans le Moyen Orient par l’intervention des intérêts capitalistes n’en est qu’un petit aperçu local.L’équilibre ça n’existe pas. L’équilibre  n’est qu’un mouvement, qui maintient sur pied la société. C’est ce qu’on constate en bicyclette…Il ne s’agit donc pas de détruire l’organisation sociale mais de la transformer en santé.L’analyse marxiste est un instrument essentiel de connaissance de la société capitaliste pour la transformer. Pierre Laurent l’a rappelé dans la fête de l’humanité devant les militants et personnalités. Mais il ne suffit pas de faire une référence au marxisme, il faut mettre en pratique jusqu’à l’économie l’analyse marxiste et son mouvement, ce qu’a fait Marx en partant de la philo, en passant par l’anthropologie et en arrivant à la rédaction du Capital à l’usage du mouvement démocratique et ouvrier organisé. Pendant que certains acteurs de la Commune de Paris faisaient des discours romantiques qui occupaient l’espace du débat général, Marx soulignait l’importance de prendre pouvoir sur la banque centralisée à Paris pour se donner les moyens des réformes et transformations nécessaires dans tous les domaines, travail, éducation, paix. Faute d’aller jusqu’au bout de la réflexion  (liée à l’action et l’expérience de l’action) sur les conditions d’une transformation sociale, d’un processus  de dépassement du capitalisme, beaucoup de camarades, y compris de ceux qui se sont prononcés pour le choix 2, considèrent la Commission Economique du PCF et ses travaux, ses efforts pour les partager dans le parti, les organisations, et la population, comme un supplément d’âme ou une chapelle intérieure au parti voulant plus de place pour soi. Le rassemblement et l’unité ne se feront que sur un projet transformateur mis en expérimentation, en rectifications, en avancées, loin des envolées protestataires, celle de Mélenchon et les nôtres mêmes. Plus la crise s’avancera, plus cette exigence se manifestera. C’est donc de la volonté et de l’intelligence humaine que dépend la sortie de la crise. L’état de survie de la planète, les conditions biologiques et économiques en dernière instance n’a pas été la préoccupation du capital en particulier durant les décennies qui ont suivi l’après guerre et malgré les possibilités que la libération du nazisme avaient offertes, dans le développement du programme du Conseil National de la Résistance, où les communistes ont joué un grand rôle, par exemple. Au contraire ce programme a été d’abord freiné et aujourd’hui mis en démolition.Il s’agit au contraire d’aller au-delà  de ce programme et non de le détruire, par exemple en complétant la Sécurité Sociale actuelle par une Sécurité d’Emploi et de Formation. Il s’agit d’en donner les moyens à la société par l’usage sain et progressiste des valeurs produites en transformant le système bancaire et financier, en usant différemment de la création monétaire, du crédit, dans les institutions du local au mondial, en France et en Europe, avec l’intervention du mouvement populaire, ses capacités et sa diversité pour ce faire. La transformation sociale en santé, c’est le mouvement populaire lui-même, il n’y a pas l’un d’un côté et l’autre de l’autre, c’est la même chose.Le congrès du PCF, le débat qui le précède ne peut pas faire l’impasse sur ces questions en tournant sur le bilan apparent sans aller au fond des causes de la crise de la société, des partis et du parti, sous peine de reculer l’échéance des solutions aux catastrophes annoncées.

Ce texte est extrait d'un dossier  de 3 articles "Comment CONSTRUIRE UNE ALTERNATIVE à Macron ?" exposant des points de vue différents, par des contibutions d'Olivier Gebuhrer, professeur d’université honoraire et militant PCF, Pierre Assante, retraité, syndicaliste et un texte collectif. L'Humanité, Lundi 16 octobre 2017

*Essai sur LA PENSEE MARX : icittp://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 19:18

 

1. Intellectuel collectif et producteur collectif

VENDREDI, 24 MARS, 2017

L'HUMANITÉ

De la Renaissance à notre futur par Pierre Assante Retraité, syndicaliste.

Le XVIe siècle et le XXIe siècle ont en commun deux révolutions scientifiques et techniques accélérées et explosives en rapport avec les moyens de production. Ils sont chacun l’initiation d’un nouveau mode de production et d’échange à naître. Une régulation démocratique, du local au mondial, de ces transformations de l’humanité dont la croissance réclame des changements en qualité et pas seulement en quantité, peut être initiée à partir du réel du moment : dans l’organisation du travail, de la production des biens « matériels et moraux » nécessaires à notre vie, des moyens et institutions d’échange, monétaires et financiers, gravement malades.

La Renaissance ! Érasme, Galilée, Kepler, Rabelais, More, Paré… extraordinaire éclosion de pensées, opposées, diverses et convergentes à la fois. Notre siècle commence à nous donner une telle et nouvelle éclosion. Le « monde de la pensée » s’est enrichi de la masse de ceux qui ont accédé à la parole, aux connaissances, à l’expression moins isolée, plus collective, s’appuyant sur l’affirmation d’individualités en masse. Le réseau mondialisé, instrument du capital, permet contradictoirement la contestation et la transformation du système social obsolète. En même temps, la distance, l’avancée et l’approfondissement des savoirs sur la nature et sur nous-mêmes, entre le commun des mortels et ceux qui se sont spécialisés dans leur poursuite et leur mise en pratique, s’accroissent exponentiellement. Ceci pose le problème de mettre en adéquation les capacités et la conscience de l’humanité avec sa partie la plus avancée, sous peine de constituer un rapport élitiste inviable.

Sur le rapport que peut avoir un humain avec la connaissance et l’expérience élargie, du quotidien au mondial, à court et long terme, leurs interactions et leur unité, voici une citation sur une démarche initiant la libération de la pensée des pesanteurs idéologiques dominantes : « Depuis Galilée, l’homme a sans cesse enrichi sa connaissance de la nature, il a suivi la trace des relations naturelles et a fini par les utiliser pour des combinaisons techniques… Chez Galilée, nous avons deux démarches méthodiques : la décomposition en éléments rendant possible l’expérience, le dissecare naturam permettant de découvrir les éléments les plus simples du mouvement grâce auxquels on pourra déterminer les processus du mouvement. Galilée appelle cette première méthode, qui consiste à diviser, à disséquer, à démonter, à décomposer la réalité, la méthode résolutive : elle “partage et résout”. La deuxième opération, celle qui recourt à l’expérience, a reçu le nom de méthode compositive. Cela veut dire : partant des éléments de mouvement les plus simples, on doit parvenir par la représentation mathématique des phénomènes aux résultats que l’expérience quotidienne nous a montrés ; on obtient en procédant ainsi une expérience à composante scientifique, la seule qui mérite vraiment le nom d’expérience. » Je vous laisse lire la suite dans le bel ouvrage d’Ernst Bloch, la Philosophie de la Renaissance. XVIe siècle et XXIe siècle : l’un est la naissance du capitalisme, l’autre sa fin. Une transformation en santé a besoin de connaissance, d’expérience et de création, comme nous le montre la Renaissance.

2. Moins mais mieux, brève introduction à l’ergologie

VENDREDI, 5 FÉVRIER, 2016

L'HUMANITÉ

Par Pierre Assante, syndicaliste. « Un des concepts ergologiques : usage de soi par soi et usage de soi par les autres. »

Au fond, l’ergologie consiste à poser la qualité de l’activité humaine. Problème majeur dans un temps où la recherche de rentabilité du capital nous entraîne dans une course effrénée à une quantité de plus en plus ­indifférente à la qualité. L’ergologie, pluridisciplinarité au service de l’expérience et la connaissance du travail, fournit des outils pour la qualité de l’activité. J’aurai tendance à l’appeler « pensée Yves Schwartz » (1) puisque, les concepts essentiels tirés de l’observation du travail, nous les lui devons. Ils constituent le miroir en aller-retour de l’activité développant la conscience de ses contenus. Lénine, usant des concepts de la pensée de Marx les plus avancés sur le processus de la société humaine, sur l’autonomie relative des divers champs d’activité humaine, a contribué à une construction politique. Des organisations rassemblant des individus pour un objectif de transformation sociale à la prise de pouvoir pour cette transformation sociale, les « étapes » ont apporté chaque fois l’expérience des difficultés à surmonter, des retours à effectuer pour mieux avancer. Il n’y a pas de parcours humain échappant au pas à pas, à la continuité et aux sauts dans la continuité. Au-delà de la prise de pouvoir, les dernières analyses de Lénine (« Moins mais mieux ») vont à la question de la qualité de la construction, de la transformation, de l’activité ­humaine. Le bilan qu’il établit est clair, et nous pouvons en tirer des conclusions ­diverses pour tenter de mener à bien d’autres expériences. Il n’y a aucune transformation sociale saine qui ne pose comme base, « quel contenu de l’activité humaine », quelle qualité à donner au « que, quoi, comment produire » les biens « matériels et moraux » nécessaires à la vie humaine. L’ergologie pose la question de la cohérence du geste producteur de la personne, celle du geste producteur collectif, de l’entité locale de production aux entités plus larges constituées et de la société humaine mondialisée, informationnalisée.

Quels sont ces concepts ergologiques ? Énumérons-en quelques-uns, laissant au lecteur le choix de les connaître dans la littérature ergologique et dans les activités de ce champ de recherche. Corps-soi. Forces d’appel et de rappel. Inconfort intellectuel. Normes et débats de normes. Dé-normalisation, re-normalisation. Double anticipation. Activité tripolaire, pôles de la gestion de la politeia, du marché à dépasser. Usage de soi par soi et usage de soi par les autres. Le travail concret « dans » le travail abstrait. Taylorisme à double effet. Productif et improductif. Concepts d’horizon… Je vous recommande la lecture, sur le site de la Fondation Gabriel-Péri, des « réserves d’alternative » que nous pouvons mettre en œuvre pour dépasser la crise de suraccumulation du capital décrite par Paul Boccara et la commission économique du PCF, crise qui paralyse de plus en plus le processus humain. Critique de l’économie politique et critique de l’organisation de l’activité productrice humaine vont de pair, de même que la question des pouvoirs politique, économique et de l’organisation du travail, relativement autonomes entre eux mais liés.

3.Une reconstruction s’impose sur une autre base

L'Humanité des débats

PIERRE ASSANTE

VENDREDI, 4 MARS, 2016

L'HUMANITÉ

Par Pierre Assante, syndicaliste. La survie à crédit mondial du capital, dans ses monopoles, ses entreprises 

L’humanité a constaté, dans tout processus de ce cosmos observable par elle-même, que son propre processus humain procède par continuité et par sauts, par sauts dans la continuité. Elle a constaté qu’un processus est constitué d’innombrables processus relativement autonomes formant le mouvement général.

La puissance centralisée économique, financière et politique du capital monopoliste mondialisé, informationnalisé est telle que la continuité du processus a été forcée et les sauts freinés, ce qui suppose et induit des sauts non graduels mais des convulsions révolutionnaires sévères dont on ne connaît pas l’aboutissement. Cependant, pour qui veut agir en santé pour une société en santé, il nous faut nous saisir des hypothèses les plus opérationnelles pour un changement le plus heureux.

La survie à crédit mondial du capital, dans ses monopoles, ses entreprises industriello-financières, ses États nationaux et ses institutions internationales et les familles elles-mêmes, est arrivée à un tel point qu’on peut supposer qu’une récession mondiale est inévitable et qu’une prise de pouvoir d’une « gauche communiste et communisante » s’effectuera dans cette récession.

Ce n’est pas qu’une dette soit mauvaise en soi. Une dette suppose une possible avance nécessaire sur résultats, et un réinvestissement sain assurant un développement humain général.

Mais ce n’est pas la situation actuelle : le niveau de suraccumulation du capital, de baisse tendancielle du taux de profit, de drainage pour le renflouer sur tous les outils de vie, de production, d’échange, de service public et de moyens locaux et généraux de vie humaine est tel qu’une reconstruction s’impose sur une autre base que celle de notre système.

Ce n’est qu’à partir d’une telle reconstruction qu’on peut imaginer un redressement, et un nouveau départ et un nouveau développement.

Nous en sommes, en comparaison, à la chute du système féodal et aristocratique de l’Ancien Régime par la prise de pouvoir de la bourgeoisie révolutionnaire, à la différence que ce nouveau régime qui est en train de devenir un ancien régime est éminemment plus puissant, plus centralisé, mondialisé, et possède les outils de sa maintenance jusqu’à une extrémité catastrophique mondiale.

Le salariat, et ses alliés, est la force qui peut lui succéder mondialement, à condition de l’organiser localement, nationalement, mondialement, lui aussi comme le capital, pour le transformer non en un vendeur de force de travail qu’il est déjà, mais en un producteur-consommateur sain des biens sains nécessaires à sa reproduction saine élargie, c’est-à-dire à la poursuite de son processus d’humanisation.

La « démocratie du producteur », du « que, quoi, comment produire », de la « maîtrise de la circulation des biens », d’abord par une transformation des institutions financières locales et mondiales allant vers une administration démocratique des moyens d’échange.

 

1. Intellectuel collectif et producteur collectif | L'Humanité

De la Renaissance à notre futur……

24 mars 2017

Le lien : ici

https://www.humanite.fr/intellectuel-collectif-et-producteur-collectif-633813

 

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2. Moins mais mieux, brève introduction à l'ergologie | L'Humanité

Le XVIe siècle et le XXIe siècle ont en commun deux révolutions ...

5 févr. 2016

« Un des concepts ergologiques : usage de soi par soi et usage de soi par les autres. »

Le lien : ici

www.humanite.fr/moins-mais-mieux-breve-introduction-lergologie-598115

 

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3. Une reconstruction s'impose sur une autre base | L'Humanité

La survie à crédit mondial du capital, dans ses monopoles, ses entreprises.

6 mars 2016

Le lien : ici

www.humanite.fr/une-reconstruction-simpose-sur-une-autre-base-601025

 

 

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*Essai sur LA PENSEE MARX : ici

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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 08:14

 

Article publié une première fois sur ce blog

le 18 février 2012

 

CASSANDRE

  CASSANDRE_0001.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour accéder à ces 12 pages,

Cliquer : ici

 

 

 

 

 

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/CASSANDRE_CHRISTA_WOLF_12_PAGES_CHOISIES.pdf

 

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 08:25

 

MARX. Le « retour » ? Vraiment ?

 Sur un "comprendre" lui-même  limité, stérilisé, aliéné.

 

Le marxisme est un mouvement de pensée qui allie dans une profonde unité organique la volonté de comprendre le monde et la volonté de le changer en santé.

Le terme en santé n’est pas dans le vocabulaire de Marx. Mais lorsqu’il décrit les conditions de travail des enfants, des lois juridiques qui le permettent, et des causes dans les lois économiques du système capitaliste qui l’exigent dans une période donnée, comme elle a exigé l’esclavage ou la spoliation des terres dans l’accumulation primitive du capital, il le fait pour créer les conditions d’un changement de cette réalité, un changement en progrès de l’humanité, en santé.

Il n’y a pas de marxisme, au sens du mouvement auquel participait Marx, et dont il était un des initiateurs dans la montée de ces idées et dans la réalité du mouvement de la société, sans unité organique de comprendre pour changer.

C’est à cette aune qu’il faut juger les « retours » individuels d’interprètes conscients du processus inconscient de la société, de Marx et du marxisme. Sans la volonté de constituer une force sociale capable de procéder progressivement et radicalement à ce changement, le dépassement du mode d’échange argent-marchandise-argent plus, la suraccumulation de capital et sa crise qu’il produit, il n’y a pas d’alliance du comprendre et du changer ce qui veut dire que le comprendre lui-même est limité, stérilisé, aliéné.

Ce rassemblement ça s’appelle un parti, un parti destiné non à lui-même mais à contribuer au changement et l’action démocratique de tout un peuple pour le changement, à partir de la force première de ce changement, ceux qui produisent sous le joug de la vente-achat de la force de travail.

Ce parti existe. Encore faut-il qu’il soit imprégné de marxisme, c'est-à-dire de cette volonté organique de comprendre et de changer.

Le retour de Marx est l’effet de la crise généralisée, mondialisé, du capital globalement financiarisé. Mais ce retour est limité sans l’adhésion, au sens propre et premier d’adhérer, pas seulement l’idée d’avoir une carte, à un parti possédant ces caractéristiques de comprendre pour changer.

Il existe un comportement esthétisant se référant subjectivement au marxisme, mais à un marxisme individuel, ce qui est une contradiction aliénante pour l’individu et ses capacités d’agir. Il n’y a pas de progrès social sans progrès de l’esthétique et de l’éthique qui font parti d’un processus en santé de l’homme dans son espèce, de l’humanité et sa relation avec elle-même et la nature.

Une position esthétisante n’est ni esthétique ni éthique. Le marxisme ne constitue pas une référence à des citations. Il possède une base fondamentalement qui a été développée et qui est à développer, indéfiniment, mais sans que ce développement se transforme en attente indéfinie de l’action de comprendre et de changer en santé, avec un parti et dans la société.

Tourner autour de cette base comme tourner autour du pot pour ne pas y tomber, c’est cela l’esthétisation marxiste qui se développe  et est soutenue par les forces du capital pour empêcher ou retarder un marxisme transformateur en santé.

C’est entre autre mais surtout, à l’aune du temps de parole accordé par les médias dominants que l’on peut juger de la santé d’une proposition sociale ou de sa nuisance.

Encourager les tendances au retour du marxisme, ce n’est pas caresser dans sens du poil les efforts honnêtes d’un retour encore timide et aliéné, c’est permettre de le dépasser dans une organisation politique de la transformation sociale, économique en dernière instance.

Non que l’économie doive être séparée de l’ensemble des activités multiples et diverses et nécessaires de la personne humaine et de la société, mais parce que créer les conditions en santé de la production des biens, nécessaires à la vie humaine est incontournable pour ces activités.

Si Marx est passé de la philosophie atomiste à la défense du peuple qui volait du bois pour survivre, à l’anthropologie progressiste des manuscrits de 1844, puis à l’organisation du parti en 1848 (Le Manifeste du Parti Communiste) pour aboutir à la rédaction puis publication de « Das Kapital » en 1867 (« Le Capital » en français) qui consiste à faire progresser la connaissance de la réalité pour la changer en santé, tout cela n’est pas un hasard, ni pour lui, ni pour nous.

C’est ce que doivent se dire, je crois, personnes et partis se réclamant d’une transformation en santé, qui passe, transitoirement par celle du système financier, du crédit, du système bancaire du local au mondial et passant par l’Europe, la création monétaire, le tout ayant pour base la sécurité d’emploi et de formation permettant la reproduction de la vie humaine, en santé.

Pardon pour cette « plaidoirie » de la part d’un militant qui ne peut plus « être » sur le pont comme il le fut. Que cette plaidoirie devienne, en héritage celle de la jeunesse, c’est le but recherché.

Pierre Assante, samedi 7 octobre 2017

 

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 10:32

 

Éloge de la sécurité, emploi et formation

DE PIERRE IVORRA

 

MERCREDI, 27 SEPTEMBRE, 2017

L'HUMANITÉ

La chronique économique de Pierre Ivorra.

Dans le débat sur le droit du travail, ce qui fait l’originalité de la proposition communiste de sécurité d’emploi et de formation (SEF), par rapport à d’autres démarches progressistes, c’est évidemment la garantie pour chacun de disposer d’un revenu tout au long de sa vie, la possibilité de choisir son parcours en alternant les périodes en emploi et celles en formation, avec une continuité de rémunération sans souffrir du chômage et de la précarité. Le rôle envisagé pour la formation dans la sécurisation des parcours est capital.

Les milieux patronaux et les macroniens de service invoquent souvent la révolution informationnelle en cours pour tenter de justifier un recours accru à la flexibilité. Foin de cette bouillie pour actionnaire ! Ce qui peut permettre aux travailleurs d’être en phase avec les transformations technologiques, accroître leur disponibilité pour passer d’un emploi à un autre et leurs capacités à s’adapter en permanence, c’est notamment qu’ils puissent disposer d’un droit à la formation dans la sécurité. Autre trait original particulièrement important et fécond : la place accordée aux moyens financiers que nécessite une telle révolution sociale. Tout aussi bien chez Hamon que chez la France insoumise et les Verts, c’est particulièrement là qu’est le maillon faible. Avec la SEF, pour pouvoir disposer des ressources nécessaires à une telle transformation, il ne s’agirait pas seulement d’instituer une autre répartition des richesses, de taxer les riches, de lutter efficacement contre la fraude fiscale et sociale ; l’ambition serait de réformer en profondeur la manière de produire, à la fois pour lutter contre le gâchis de ressources naturelles, pour respecter l’environnement, pour améliorer les conditions de travail, et aussi pour réduire le coût du capital. Produire ainsi mieux et plus. Et à cette fin, il s’agirait de financer autrement. D’où le rôle nouveau envisagé pour la Banque centrale européenne et l’ensemble du système bancaire, avec la convocation de conférences régionales et nationales associant tous les intéressés pour décider d’objectifs chiffrés de créations d’emplois, de développement de la formation, de production et de création de valeur ajoutée dans les territoires.

Enfin, dernière gâterie pour la route : le projet de SEF fait à juste titre la part belle aux critères de gestion et de financement.

Réduire le coût du capital pour accroître de manière économe la redistribution sociale, financer plus, mobiliser les services publics, mais pour promouvoir l’emploi efficace et durable et la recherche. C’est le critère des critères !

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 07:46

 

 

 

JOURNAL

juillet-août 2017

 

Cliquer sur l'image ou sur ce lien :

 

http://pierreassante.fr/dossier/

JOURNAL_juillet_aout_2017.pdf

 

 

 

 

 

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 23:30

PHILOSOPHE ERGOLOGUE

Le philosophe ergologue est quelquefois en bute, de droite et de gauche, à une non reconnaissance en tant que philosophe.

De gauche, c’est d’autant plus étrange que s’il y a une suite, une mise en pratique des thèses sur Feuerbach, c’est bien dans l’ascèse ergologique et l’action de transformation sur le travail producteur  des biens nécessaires à la vie humaine, qu’elle induit dans la confrontation entre l’activité concrète et son système de concepts en développement,  et entre action ergologique et action économique agissante « en dernière instance ».

En particulier la XI° thèse, mais on ne peut détacher les thèses les unes des autres, on ne peut que les développer à la lumière des progrès de la connaissance et de l’expérience pratique du processus de l’activité humaine

« La question de savoir  si la pensée  humaine peut aboutir à une vérité objective n’est pas une question théorique, mais une question pratique… » (IIème thèse). C’est l’antithèse de cette thèse que l’on rencontre dans les vestiges de la philosophie spéculative que charrie une certaine philosophie médiatique à la mode qui prétend s’en dégager mais n’y réussit pas ou mal, ce qui est la même chose.

Il arrive, paradoxalement que la philosophie spéculative prenne de l’avance sur  une « philosophie de la transformation sociale du moment », lorsqu’elle pose la question de la transformation sociale avec plus de méthode.

La mise en pratique philosophique ne peut exister que si la philosophie elle-même en a l’objectif et se donne les moyens d’échapper à la dichotomie de l’être social, du corps soi, de son ontogénèse et sa phylogénèse. Freud lui-même reconnaissait la nécessite d’une refondation permanente de la psychanalyse à partir du mouvement et de la transformation phylogénétique, ce qui dans une période de transformation accélérée du mouvement de la société actuel rend à la philosophie marxiste et au matérialisme dialectique non dogmatique, sa puissance  initiale, ce qui explique son « retour ».

Si Politzer n’a fait que reposer des bases d’une « psychologie concrète », sans avoir le temps de la développer ni de la critiquer, c’est bien sur l’unité de la personne humaine et l’unité de l’activité de la personne humaine qu’il a insisté : « La totalité de l’individu ne doit pas être le terme et le couronnement de la recherche, mais son hypothèse initiale ». Il était aussi un philosophe et il a fait de la diffusion de la philosophie une tâche militante.

Son assassinat par les nationaux-socialistes (na-zi), les fascistes, et sa vie dans sa totalité  illustrent non une complémentarité du corps-soi, mais son unité. Ce n’est pas là une formule. Il faut bien faire progresser l’idée que les choses ne sont pas séparées pour que les transformations sociales en santé sortent l’humanité non de la croissance mais de l’énorme et terrible crise de croissance qu’elle connait, dans son rapport avec la nature et dans son rapport avec elle-même ;  que cette idée devienne une force matérielle en « s’emparant des masses ».

En dernière instance, le dépassement de l’échange A-M-A’ et la suraccumulation-dévalorisation du capital à son stade final, au paroxysme, en découlant, aura encore besoin de la philosophie et de ses travaux pratiques qui ne sont que sa continuation non spéculative, opérationnelle.

Pierre Assante, 30 septembre 2017

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 17:25

CONTRIBUTION « OFF »

au colloque d’ergologie

et auX débatS économiqueS atterré et marxiste

 

Schématiser pour simplifier l’exposé n’est pas la meilleure façon pour se faire comprendre. C’est pourtant une entrée dans un débat qui doit ensuite se débarrasser souvent avec difficulté du schéma de départ. Je vais essayer donc un schéma dont il faut ensuite se débarrasser.

Le débat scientifique savant est à la fois une négociation au sens propre entre « savants » et un débat entre influence de la science et influence des conditions matérielles de vie de la société où a lieu le débat, et les conditions « morales » « découlant » des conditions matérielles, en fait en unité organique des conditions matérielles et morales (Hommes, techniques, culture, organisation sociale…).

C’est tout le débat que l’on croit dépassé sur infrastructures sociales et superstructures sociales, leur séparation OU leur unité organique, débat qui, en fait, a été stoppé par un structuralisme sous-jacent voilé et consanguin à la société de classe et son caractère toujours plus écrasant dans le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé. Le débat savant n’est en aucun cas un lieu d’effacement du combat dominant/dominé et la forme qu’il prend, l’évolution qu’il prend en fonction de l’évolution des forces productives, évolution objective et subjective en unité et inégalité de développement des champs de savoir comme des entités humaines du local au mondial.

Ce n’est pas en cachant les problèmes sous le tapis que le débat avance et la question des relations entre champs de savoir, comme entre courants politiques et sociaux (oui c’est lié !) est de la plus grande importance dans la solution d’une crise qui menace les conditions de production des bien nécessaires à la vie humaine comme celle du rapport entre l’homme et la nature dont il extrait ses biens, et qui menace la civilisation in fine.

J’en reviens à mon schéma, et j’en resterai à mon schéma, laissant à plus savants que moi le soin de faire fructifier le débat (et peut-être ce schéma aussi ?) et d’en prendre à témoin l’opinion dont je suis pour qu’elle puisse s’en mêler à égalité.

L’ergologie (mon schéma) se préoccupe de connaitre les conditions d’exercice de l’activité de la personne dans l’entité collective relativement pertinente d’activité et que ceux qui exercent cette activité puissent être en capacité de tendre à la transformer dans le sens des besoins de la personne (dont en unité, de la société), en santé. En santé, c'est-à-dire de façon à ce que le mouvement de la vie préserve la vie et l’accélère en fonction de l’accélération des besoins sans la mettre gravement en danger. C’est tout le schéma du développement économique non unilatéral, c'est-à-dire un schéma économique tenant compte en unité du mouvement et du rapport entre le processus de la consommation et l’excès ou l’insuffisance d’investissement dans le processus de production et d’échange.

L’économie, en tout cas l’économie progressiste, et marxiste se préoccupe des rapports de production et d’échange et leur relation en unité avec l’organisation politique, ce que l’ergologie va schématiser dans l’organisation tripolaire de la société, que je schématise moi-même par la citation de cette formule qui est avant tout un concept bien plus développé (Jaurès avertissait sur le danger des formules en politique et en philosophie). Pour l’économie marxiste, elle propose de s’affranchir de l’échange A-M-A’ et de la suraccumulation du capital qui en découle, son blocage congénital à terme du processus de production et d’échange, par des mesures économiques et politiques radicales et progressives sur le système financier local et mondial, les banques et le crédit, la création monétaire, la BCE, la FED, le FMI, et les institutions politiques locales et mondiales qui les pilotent et en sont pilotées. La sécurisation de l'emploi et de la formation est au cœur de ces mesures.

Fini le schéma, voici ma réflexion :

Parmi tous les dialogue sociaux, les réflexions, l’expérience et la connaissance de l’ontologie de l’être social, plus économie et ergologie tardent à dialoguer, plus les conditions de mise en santé du processus sera difficile, et à terme impossible. Le dialogue suppose engagement non dogmatique, mais engagement dans le processus quotidien des évènements sociaux.

Certes l’ergologie subit une pression des autres savoirs investis pour lesquels elle est une sociologie parmi d’autre alors qu’elle est les travaux pratiques des concepts de transformation du processus social en santé. C’est une situation qui la met en tendance de prudence.

Il y a pourtant dans l’ensemble des points de contact entre ergologie et économie, qui à terme les permettrait de « fonctionner » en unité, un point de contact particulier, les droits nouveaux à développer dans le travail, travail qui est encore et toujours, y compris dans la diminution de sa forme contrainte, à terme, par l’évolution scientifique et l’organisation automatique généralisée et mondialisée de la production, le lieu privilégié de l’activité et du processus de conscience humaine que Marx qualifie de processus de conscience de la nature sur elle-même.

Cette rencontre sur le processus en avancées et en reculs des droits nouveaux dans l’entreprise, reculs que les transformations-régressions du code du travail illustrent  fortement aujourd’hui, ne peut faire l’économie du débat et de l’engagement.

Pour cela économie et ergologie ont besoin de se fortifier dans leur champ propre, champ qui est pour l’une et l’autre un champ multidisciplinaire, malgré des apparences contradictoires. Mais n’est-ce pas aujourd’hui plus que jamais, la problématiques de tous les champs de savoir et leur interpénétration et la résistance à leur interpénétration favorisée par la parcellisation et le division -de classe- à outrance du travail, parcellisation entretenue dans la confrontation dominants/dominés, favorisée aussi par la convergence de l’organisation du travail, de la recherche, et du développement dans le taylorisme de plus en plus voilé mais de plus en plus prégnant, volontairement.

Pierre Assante, 29 septembre 2017

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 17:04

COMBATTRE ET DEPASSER LA DOMINATION DE CLASSE

Par Denis Durand, dans Cause Commune N°1 Septembre-Octobre 2017.

Mettre en œuvre un projet économique et politique, c’est à dire des procédures concrètement disponibles en les inscrivant dans une cohérence globale qui leur donne un sens politique.

La domination de classe trouve aujour­d’hui une de ses incarnations dans la figure du trader cynique et cupide, bien identifiée dans la culture populaire. On a pu aussi la reconnaître dans l’accession à la magistrature suprême, en France, d’un ancien banquier d’affaires dont le programme et l’action traduisent sans fard la doctrine et les intérêts du capital financier.

Une domination financière

Plus scientifiquement, on a pu montrer qu’une douzaine de grandes banques contrôlent les marchés financiers et, à travers eux, l’économie planétaire (François Morin, L’hydre mondiale, l’oligopole bancaire, Lux, Montréal, 2015).

Cette domination s’est faite brutale et visible lorsqu’elle a consisté, pour le Fond monétaire international (FMI), à imposer des « plans d’ajustement structurel » aux pays en développement ou à bafouer, avec la Banque centrale européenne (BCE), la volonté du peuple grec exprimée par voie de référendum. Elle se manifeste tout autant dans les critères d’austérité budgétaire en vigueur dans la zone euro. Et, de façon plus diffuse mais tout aussi politique, dans les normes de rentabilité qui s’imposent aux gestions d’entreprises, petites et grandes, et jusque dans la gestion des services publics. Sa force est précisément d’imprégner profondément la vie sociale en inspirant, à chaque instant, une multitude de décisions en fonction d’un critère fondamental : la rentabilité (profit rapporté au capital initialement avancé pour l’obtenir).

Il y a là une spécificité du capitalisme : les rapports de domination économique et d’exploitation y sont des rapports d’argent. La subordination des travailleurs salariés à leur employeur capitaliste, instaurée par un contrat de travail, a pour contrepartie le versement d’une somme en argent, le salaire. De la même façon, le capital n’existe que s’il peut prendre la forme d’une accumulation d’argent. Jouir de la propriété des moyens de production, c’est avoir la faculté de décider à quoi sera consacré l’argent apporté par les actionnaires, emprunté auprès des banques et des marchés financiers ou mis en réserve à partir de profits précédemment accumulés.

C’est ce qui explique pourquoi le développement du capitalisme a nécessité celui d’un système monétaire et financier, dont l’objet est de faire fonctionner comme capital la monnaie qui circule dans la société. Les marchés financiers le font en offrant à un capital précédemment accumulé la possibilité d’être placé en titres de propriété (actions ou autres parts de sociétés) ou en titres de créances (obligations mais aussi tous les types d’instruments conçus par la créativité sans limite des juristes d’affaires). Les banques font plus. Leurs opérations de crédit créent ex nihilo l’argent qui circule dans l’économie. Cet argent peut constituer l’avance des fonds nécessaires au lancement d’un processus de production. Il peut aussi servir à tout autre chose, par exemple à des placements financiers.

« Le capital n’existe que s’il peut prendre la forme d’une accumulation d’argent. »

C’est pourquoi les banques occupent une position stratégique dans le maintien de la domination du capital. Le « pouvoir de dire oui » à une demande de crédit, et surtout le pouvoir de décider à qui on dit oui et à qui on dit non, est un pouvoir politique.

Frapper les banques

Ce qui précède conduit à un choix tout aussi stratégique : si l’on veut mettre fin aux dominations de classe, s’attaquer au comportement des banques est un terrain de lutte crucial. Priver les marchés financiers de la liquidité apportée par les crédits bancaires, ce serait les asphyxier et les rendre inoffensifs. Bien plus, mobiliser la création monétaire des banques et des banques centrales pour favoriser les projets répondant à des critères précis en matière économique, sociale et environnementale, serait l’impulsion qui manque aujourd’hui au développement et à la sécurisation de l’emploi qualifié et à la création des richesses nécessaires pour répondre aux défis de la crise sociale, écologique, politique et morale......

..........Suite  de l'article : ici

http://www.causecommune-larevue.fr/combattre_et_depasser_la_domination_de_classe

 

CAUSE COMMUNE N°1 septembre-octobre 2017

http://www.causecommune-larevue.fr/?utm_campaign=20170928_cc2&utm_medium=email&utm_source=pcf

 

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 05:27

COLLOQUE INTERNATIONAL ERGOLOGIE 2017

 

Penser et réaliser la transformation du travail L’apport de la démarche ergologique et de l’œuvre d’Yves Schwartz

 

L’approche ergologique, son histoire et ses questions, intéressent a priori toutes celles et ceux qui explorent à leur façon les méandres de la vie humaine, et quiconque veut réfléchir à sa propre activité et à celle des autres,reconsidérer les manières de faire et d'agir, ouvrir de nouvelles perspectives dans les façons de travailler, d'agir et de vivre

 

12.13 octobre 2017 CNAM amphi Paul-Painlevé 292, rue Saint-Martin -75003 Paris

14 octobre 2017 Bourse du travail salle Eugène Hénaff 29, boulevard du Temple-75003 Paris

 

LE PROGRAMME SUR CE LIEN :

ici

Ou en cliquant sur l'image

 

https://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/3710/files/2017/09/Colloque-Egrologie-2017-programme-Web.pdf

 

__________________________________________________________________________

 

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 18:23

 

Au sujet de la CONSULTATION préparatoire au congrès des communistes :


 

On peut trouver bien de choses intéressantes  dans les discours de Pierre Laurent à la fête de l’Huma 2017, mais la référence qu’il fait au Capital de Marx, est une supercherie qui voile les choix politiques et économiques de la direction du Parti. 

 

Je n’ai pas de goût pour les sondages ni pour les QCM, je préfère le débat entre personnes humaines, du local au national, pour ce qui est d’un parti national, en attendant de le faire au niveau européen et mondial. Idem pour le débat dans le lieu premier d’exercice de la production matérielle stricte, comme au sens large, des biens nécessaires à la vie humaine, dans l’entité de production, de travail, d’échange des marchandises et des services en tant que marchandises.

 

Nous n’avons  pas eu droit, comme aujourd’hui au QCM avant la prise de position de Pierre Laurent sur le choix Mélenchon avant le vote interne. Cela a un sens dans ce qui habite les concepts et les décisions de direction. Le vote de l’assemblée des responsables locaux a vite été « corrigé », sans qu’il soit dit un mot aux adhérents-électeurs sur les différences entre les deux programmes des deux choix proposés, si ce n’est par une commission qui ne possède pas les moyens matériels généraux du Parti. Il ne s’agit pas de faire exploser le parti dans un affrontement idéologique, il s’agit de réponses aux besoins humains en en faisant du Parti un outil opérationnel, dans l’alliance du « courant chaud » et du « courant froid » des expressions de ce qu’on appelait le socialisme scientifique et le communisme.

 

Le débat est une chose qui doit se préparer et l’étude du capital et du Capital fait partie de cette préparation.

La société de facilité intellectuelle qui permet à la fin aux dominants de se réserver la réflexion, la décision  et l’intervention sur le réel, se reflète dans l’abandon de longue date par le Parti de l’effort d’étude et d’analyses de ce type et des nouvelles  analyses  sur la mondialisation capitaliste numérisée.

 

Cela ne se rattrape pas par une consultation telle qu’elle est organisée, mais par un débat vivant sur des propositions de transformation sociale, de mesures concrètes en particulier pour résoudre la crise économique qui entraîne, en rapports réciproques, dialectiques, l’ensemble des activités humaines dans sa suite.

Toute crise, y compris la question climatique, exige des moyens et se référer réellement au Capital de Marx, ce serait se référer aux lois de l’échange des marchandises dans notre système, ses limites, ses blocages et les solutions possible au déblocage, celui de la suraccumulation du capital, entre autre.

 

J’ai en tête les débats du Congrès de 1982 sur l’économie, et quelques interventions ouvrières et intellectuelles laissées lettres mortes, et l’échec de 1983-84 du gouvernement et du programme commun, échec qui n’a pas été sans conséquence sur l’ensemble de la marche du Monde.

 

Pierre Assante, Manosque, le 23 septembre 2017

 

 

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 17:56

 

SCHEMA DE RECHERCHE CONCEPTUELLE

AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT QUE NOUS APPELONS JUSTEMENT MATERIEL ET QUI EST LE DEVELOPPEMENT TOUT COURT  DANS  SES MOUVEMENTS PHYSIQUES ET PSYCHIQUES.

Je crois qu’aucun schéma ne peut représenter l’unité d’un système, encore moins un « système de systèmes » que nous imaginons à partir de nos observations partielles, ses différentes « structures » et les mouvements qui constituent le système.

Pourtant les schémas sont nécessaires. Il n’est dans les capacités humaines que d’observer des « fragments » du mouvement.

Un organe d’un système, d’un corps animal ou social ou chimique et les trois à la fois dans la constitution globale de l’infinité universelle, n’est qu’une apparence de fragment, un point choisi du mouvement  qui n’est pas fragmentable.

Le fait même de séparer théoriquement un fragment de mouvement du mouvement global est une vision erronée de l’unité de la matière et de son mouvement.

L’unité des contraires hégélienne est un concept juste et opérationnel reflétant le réel mais reste, dans le développement théorique concret, une vision encore assez éloignée  de l’unité systémique réelle. Contradictoirement, c’est ça l’important encore aujourd’hui pour notre compréhension pratique. Il en sera peut-être différemment demain, ce qui serait un progrès qualitatif de l’humanité. Nous verrons, et les générations futures verront bien. L’espoir existentiel c’est cela aussi.

Le communisme est un communisme esthétisant et non éthique et esthétique,  s’il n’est pas le reflet du rassemblement à venir de l’unité du système global. La dichotomie philosophique et la dichotomie politique vont de pair dans le trivial de la politique qui en fait une politique politicienne. Une politique de programme transformateur et de rassemblement sur un programme transformateur est tributaire d’une philosophie unificatrice ou pas.

Le reflet de la matière qui nous  parvient, nous ne pourrions pas l’utiliser  opérationnellement pour la transformation de cette matière à notre usage, dans son unité, pour sa vie et son développement, non en mouvement particulier, mais constitutif de l’ensemble que nous co-constituons, et sans cette dichotomie que nous effectuons, à notre niveau de développement.

L’usage de soi par soi et l’usage de soi par les autres n’est que le reflet, dans le domaine du travail, de la dichotomie opérationnelle que nous faisons dans le cadre d’une société de classe. La contradiction fructueuse entre l’individu et son espèce, la personne et sa société,  n’est fructueuse que parce qu’elle tend à dépasser la société de classe -comme autrefois la société tribale- qui contient à la fois ses limites et le dépassement possible de ses limites. Un état présent n’est pas un état futur possible mais le contient, en ce sens il n’est pas de transformation en santé sans lutte, sans actions contraires.

Nous n’avons même pas le vocabulaire pour exprimer la matière, son mouvement, son unité, pas plus que le grecs antiques n’avaient un mot abstrait équivalent à « travail » pour exprimer les éléments constitutifs du travail concret, et si nous avons mieux aujourd’hui, nous n’avons guère mieux.

Lorsque Marx qualifie l’homme, l’humanité, de conscience de la nature sur elle-même, il ne fait que donner une formule éloquente, nécessaire et vraie à cette unité.

Pierrot, lundi 25 septembre 2017

 

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 09:11

 

TEMPS PERDU

PRODUCTION, ECHANGE, les militants d'entreprise et la transformation sociale en santé

 

Sans préjuger des positions actuelles de ce militant, que je relis 35 ans après, positions actuelles que je ne connais pas, je constate le retard pris et le temps perdu à rattraper dans les conditions actuelles du Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé Globalement Financiarisé et sa crise.

Je ne préjuge pas non plus des positions que va prendre le prochain congrès du Pcf. Être attentif et agir en conséquence est la préoccupation de toujours de chacun, pour agir sainement.

Les divagations politiques, collectives et individuelles peuvent, avec l'expérience conduire, avec le temps,  paradoxalement, à des solutions opérationnelles. 

VOICI Une belle intervention éclairante d’ouvrier (1) lors du 24ème congrès du PCF, février 1982, sous le gouvernement de gauche à majorité socialiste et participation communiste, avant la rupture due au tournant vers la politique d'austérité et une inexpérience des transformations du monde en cours  dès cette époque :

UN COMPORTEMENT NOUVEAU DES COMMUNISTES EN PREMIER LIEU A L’ENTREPRISE

POUR LIRE CLIQUER SUR L'IMAGE  (2,31 Mo)

OU  ICI

http://pierreassante.fr/dossier/24eme_congres_P.227.pdf

 

(1) J'ai connu d'autres interventions de ce type, en diverses instances ou débats publics, hélas perdues, par exemple de la part d'ouvriers communistes des Moteurs Baudouin,   à Marseille, usine de pointe, à la même période.

 

 

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 07:32

Publié une première fois sur ce blog le 26/08/2017

 

DÉPASSER L’ÉTAT ACTUEL (2)

La « phase » Macron ne peut en rien enrayer la marche à la régression que contient la crise générale du capital.

 

Marx a analysé les contradictions  du système capitaliste, ses immenses capacités et ses limites.

Le capitalisme c’est les humains qui vivent dans ce système et leurs activités.

 

La crise traverse le capitalisme depuis ses origines. Elle s’approfondit en France, en Europe et dans le monde. Elle demande à dépasser l’état actuel de l’organisation sociale, de créer par la volonté  et l’intelligence humaine un système nouveau répondant à l’état de développement de la société.

 

Il ne s’agit pas de « demander au peuple ce qu’il veut ». Les populations du monde aspirent à voir grandir en qualité, en quantité, en justice et en égalité, non en uniformité, les moyens de vivre et se développer de l’individu dans la société, de l’être social au long de son parcours de vie, sa satisfaction d’être et sa conscience qui cohabitent dans son destin.

 

La direction du PCF hésite gravement à mettre au cœur de son action la crise et les solutions à son dépassement dans des transformations sociales radicales et progressives initiant un mode d’échange échappant à l’accumulation du capital pour l’accumulation du capital et ayant comme moteur les besoins humains, leur croissance quantitative et qualitative. Ce faisant, elle désarme le mouvement populaire, crée des limites dangereuses au développement de protestation et d’action des victimes de la crise dans le système qui la provoque.

Plutôt que de demander à tout un chacun ce qu’il veut et sait déjà, il s’agit de proposer des solutions pour que se réalise ce que tout un chacun sait et veut déjà.

 

Depuis Marx, la connaissance et l’expérience du capital et de son processus mondialisé, financiarisé se sont approfondies ; de même en ce qui concerne les conditions du développement de l’activité de la personne humaine dans la société, sa dépendance du système social, du travail producteur des biens nécessaires à la vie humaine ; de même la recherche économique théorique et pratique des solutions au dépassement de cet état et les transitions possibles de ce dépassement par la transformation radicale et progressive du système financier, du système bancaire, du crédit, de la création monétaire, de l’organisation du travail en sécurisant l’emploi et la formation.

 

Le PCF peut jouer un rôle essentiel dans le développement des savoirs populaires et savants unis nécessaire aux transformations politiques pouvant porter les solutions à la transformation en santé de l’organisation sociale. Lui donner, lui rendre les moyens de ce rôle est la tâche des tâches du présent.

Pour ce qui est de la France dans l’Europe et  dans le Monde, la nouvelle « phase » libérale mondiale ne peut en rien enrayer la marche à la régression que contient la crise générale du capital et ses conséquences sur l’immensité et la diversité des activités humaines auxquelles un système, partant des besoins humains et du développement des forces productives, les hommes, leurs techniques et leur conscience, rendra la santé.

 

Des forces sociales existent pour mettre en œuvre la transformation du système. Ce sont en premier lieu les êtres humains, leurs savoirs et leurs outils qui agissent au cœur de la production, la « production moderne » mondialisée et numérisée et les résidus plus ou moins massifs mais résistants de la « production ancienne » contenant l’expérience des gestes producteurs et de la révolution dont le PCF avec sa politique organique de rassemblement a été un interprète historique dans le passé.

 

Il peut assurer le relais entre les deux périodes historiques, ce que ne sont pas en mesure de faire aujourd’hui les nouvelles formations protestataires « anti-capitalistes » en processus de maturation ou non vers l’unité du courant froid et du courant chaud du communisme : le principe espérance et la conscience scientifique de transformation du monde.

 

Pierre Assante, 26 août 2017.

 

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 07:06

 

NE PLUS RECULER L’ECHEANCE DES SOLUTIONS

AUX CATASTROPHES ANNONCEES.

 

Sans une organisation de la société humaine,  l’activité nécessaire à sa survie s’écroule.

La destruction de l’organisation de la société dans le Moyen Orient par l’intervention des intérêts capitalistes n’en est qu’un petit aperçu local.

L’équilibre ça n’existe pas. L’équilibre  n’est qu’un mouvement, qui maintient sur pied la société. C’est ce qu’on constate en bicyclette…Il ne s’agit donc pas de détruire l’organisation sociale mais de la transformer en santé.

L’analyse marxiste est un instrument essentiel de connaissance de la société capitaliste pour la transformer. Pierre Laurent l’a rappelé dans la fête de l’humanité devant les militants et personnalités. Mais il ne suffit pas de faire une référence au marxisme, il faut mettre en pratique jusqu’à l’économie l’analyse marxiste et son mouvement, ce qu’a fait Marx en partant de la philo, en passant par l’anthropologie et en arrivant à la rédaction du Capital à l’usage du mouvement démocratique et ouvrier organisé. Pendant que certains acteurs de la Commune de Paris faisaient des discours romantiques qui occupaient l’espace du débat général, Marx soulignait l’importance de prendre pouvoir sur la banque centralisée à Paris pour se donner les moyens des réformes et transformations nécessaires dans tous les domaines, travail, éducation, paix.

Faute d’aller jusqu’au bout de la réflexion  (liée à l’action et l’expérience de l’action) sur les conditions d’une transformation sociale, d’un processus  de dépassement du capitalisme, beaucoup de camarades, y compris de ceux qui se sont prononcés pour le choix 2, considèrent la Commission Economique du PCF et ses travaux, ses efforts pour les partager dans le parti, les organisations, et la population, comme un supplément d’âme ou une chapelle intérieure au parti voulant plus de place pour soi.

Le rassemblement et l’unité ne se feront que sur un projet transformateur mis en expérimentation, en rectifications, en avancées, loin des envolées protestataires, celle de Mélenchon et les nôtres mêmes. Plus la crise s’avancera, plus cette exigence se manifestera. C’est donc de la volonté et de l’intelligence humaine que dépend la sortie de la crise.

L’état de survie de la planète, les conditions biologiques et économiques en dernière instance n’a pas été la préoccupation du capital en particulier durant les décennies qui ont suivi l’après guerre et malgré les possibilités que la libération du nazisme avaient offertes, dans le développement du programme du Conseil National de la Résistance, où les communistes ont joué un grand rôle, par exemple. Au contraire ce programme a été d’abord freiné et aujourd’hui mis en démolition.

Il s’agit au contraire d’aller au-delà  de ce programme et non de le détruire, par exemple en complétant la Sécurité Sociale actuelle par une Sécurité d’Emploi et de Formation. Il s’agit d’en donner les moyens à la société par l’usage sain et progressiste des valeurs produites en transformant le système bancaire et financier, en usant différemment de la création monétaire, du crédit, dans les institutions du local au mondial, en France et en Europe, avec l’intervention du mouvement populaire, ses capacités et sa diversité pour ce faire. La transformation sociale en santé, c’est le mouvement populaire lui-même, il n’y a pas l’un d’un côté et l’autre de l’autre, c’est la même chose.

Le congrès du PCF, le débat qui le précède ne peut pas faire l’impasse sur ces questions en tournant sur le bilan apparent sans aller au fond des causes de la crise de la société, des partis et du parti, sous peine de reculer l’échéance des solutions aux catastrophes annoncées.

Pierre Assante, 19 septembre 2017

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 22:38

 

INTERVENTION au Conseil national du 14 septembre 2017.

Et la Commission économique du PCF à la Fête de l'HUMA

 

Il y a un risque que beaucoup de communistes considèrent qu’avec la préparation du congrès nous ne soyons en train de rééditer un scénario analogue à ceux que nous avons connus dans un passé récent, et que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Pour éviter cela, il faudrait tenir compte de ce qui s’est fortement dit au conseil national d’Angers. Il faut que le congrès ait la possibilité de répondre à la question : faut-il un parti communiste français révolutionnaire, et quel est le sens d’une telle ambition dans la France, l’Europe et le monde de notre temps ? Le questionnaire dans son état actuel peut donner l’impression qu’il ne s’agirait que d’amender le document La France en commun alors que l’enjeu est bien plus vaste.

Faire comme si cette question ne se posait pas serait ignorer le paysage politique dans lequel nous agissons. Faire comme si nous n’avions pas les moyens d’y répondre serait tout aussi erroné. Personnellement, je pense que le rôle irremplaçable d’un parti communiste est d’aborder toutes les questions que se posent nos concitoyens sous l’angle des tâches à accomplir pour dépasser le capitalisme jusqu’à son abolition et à la construction d’une nouvelle civilisation. Sous cet angle, nous avons des choses à dire sur les enjeux politiques, sociaux, économiques, écologiques, technologiques du monde contemporain, des choses que nous ne disons pas aujourd’hui.

Par exemple, répondre avec détermination à cette question nous permettrait de dialoguer sans complexe, sans ressentiment et sans agressivité avec les forces – comme Mélenchon, par exemple – qui ne proposent ni de mettre en cause le pouvoir patronal dans l’entreprise, ni de dépasser le marché du travail, ni de prendre le pouvoir sur l’argent, bref qui agissent pour aménager le capitalisme et non pour le dépasser. Donc, ni indifférence, ni ralliement. Mais capacité d’initiative, sans attendre que d’autres en prennent.

Sur cette ambition, nous pouvons rassembler une très large majorité des communistes, au-delà des divergences sur telle ou telle question. Et intéresser bien au-delà.

Et sur cette base, nous pouvons nous rassembler, au-delà des vicissitudes du passé, sur des réponses communes aux questions qui en découlent : quel bilan contradictoire des années écoulées, quelle orientation politique ? quelle stratégie électorale, d’action et de bataille d’idées ? Quelle conception du Parti et du rôle de sa direction ?

Une telle conception politique est possible : pour s’en convaincre, il suffit de mettre en regard la grande précision des propositions radicales, figurant dans la proposition de loi de sécurité de l’emploi et de la formation, que nous avons mises en avant dans l’appel « pour un autre agenda pour l’emploi et le code du travail » adopté à la suite de notre réunion de jeudi dernier au CESE, et l’étonnante diversité des signatures en soutien del cet appel que nous avons recueillies. Mais si la fête de L’Humanité se veut à la disposition de toutes les forces engagées dans la riposte à la politique de Macron et pour une alternative, au nom de quoi cet appel est-il exclu des débats de l’Agora de L’Humanité ?

Pour rassembler, il faut exister. Sur ce sujet, nous existons, qu’attendons-nous pour rassembler ?

Denis Durand

Conseil national du 14 septembre 2017

*

Commission économique du PCF à la Fête de l'HUMA

Merci aux camarades de la commission économique qui ont brillamment assuré la tenue des deux stands d'Economie et politique au cours d'une fête de L'Humanité qui a connu une grande affluence, et aux nombreux visiteurs que nous y avons accueillis.

Et merci aux camarades du Lot-et-Garonne pour leur chaleureuse hospitalité !

On peut encore contribuer au financement à l'adresse suivante :
https://www.leetchi.com/c/stand-ecopo-a-la-fete

Les différents débats organisés sous l'égide de la revue, sur les alternatives aux ordonnances XXL, sur les enjeux nationaux et européens de la politique Macron, sur le financement des collectivités territoriales, ont donné lieu à des échanges de grande qualité, très encourageants pour les prochaines batailles sociales et politiques.
Bien sûr, gagner le besoin d'alternative politique portant sur les contenus reste un combat ! Il reste trop souvent refoulé mais la fête de l'Humanité a mis en évidence combien il correspond à une attente du corps militant.

Il répond aussi à une attente dans le débat public, comme en témoigne la réussite de la rencontre du 7 septembre au CESE et l'appel "Contre les ordonnances Macron, Un autre agenda pour l'emploi et le code du travail !" qui en est résulté. De nombreuses personnalités continuent de le signer, on peut en faire autant ici.

 

Fraternellement. Denis Durand, 18 septembre 2017

 

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 10:58

 

Feuilletez

ECONOMIE & POLITIQUE

N° 756-757 JUILLET-AOUT.

DOSSIER REVOLUTION.

En cliquant sur l'image

ou ici

http://riouclaire.fr/ECOPO/756-757/mobile/index.html

 

VOIR AUSSI SUR CE BLOG

Essai sur LA PENSEE MARX : ici

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 10:00

 

 

Pierre Laurent – 16 septembre 2017 Rencontre avec le mouvement associatif, syndical, politique et le monde de la culture. 16 septembre 2017, Fête de l’Humanité.

2 EXTRAITS par le blogueur (le lien sur l'intervention complète après les extraits):

"...  A partir de ces éléments, je veux vous dire deux de mes convictions :

- La première est que, malgré l'écran de fumée dressé par Macron sur le « ni droite, ni gauche », une majorité potentielle existe dans notre peuple pour un rassemblement de politiques réellement à gauche, rompant avec les politiques d'austérité.

Elle existe dans le peuple, chez ceux qui se sont abstenus, chez les 7 millions d’électrices et d’électeurs qui ont voté Mélenchon, chez celles et ceux qui ont voté Benoît Hamon, dont je salue également la présence, et même, pour une part parmi celles et ceux qui ont voté Macron au premier tour.

Elle existe chez de nombreux élus locaux sidérés par la cure d'austérité imposée aux collectivités 

Elle existe dans la population, qui recherche une issue progressiste à de nombreux défis contemporains, sociaux, écologiques, démocratiques, et à qui nous avons la responsabilité de proposer une perspective crédible et mobilisatrice.

Toutes ces forces, qui sont considérables, ne seront efficaces et ne pourront faire majorité que si elles s’additionnent, si des espaces de dialogue sont crées entre elles partout : la fête de l'Humanité est un de ces espaces.

Chacune a des champs d'action qui lui sont propres, chacune a son agenda, chacune est amenée à prendre ses propres initiatives et le Parti communiste le fera. Cela est légitime.

Mais nous avons toutes et tous à créer les conditions pour que chaque initiative ressemble le plus largement et s'appuie sur la diversité qui existe dans le camp progressiste.

Créer les conditions pour qu'aucune ne clive ou n'instaure des fossés mais, au contraire, des passerelles, des espaces réellement communs.

C'est ce que veut le Parti communiste.

C'est ainsi que je conçois son rôle et son utilité.

Notre disponibilité est entière......

 

.....Ce système n'est pas neuf, c'est vrai.

On vient de fêter les 150 ans de l’ouvrage qui en a le mieux démonté les mécanismes et prédit son évolution : « le Capital » de Karl Marx.

Ce système capitaliste, dès ses débuts, portait en lui de terribles malédictions : celles de l’injustice et des inégalités, de l’exploitation et de l’aliénation des travailleurs, des saccages de la nature, des violences et des guerres.

Tous ces malheurs, la société capitaliste, les «porte en elle, comme une nuée dormante porte l'orage » disait Jaurès.

Mais si le capitalisme était dès le départ cette société d’injustice, de violence et de guerre, il portait en même temps un progrès de développement de la civilisation « fantastique », comme le disait Karl Marx, pour les pays concernés.

Aujourd’hui mondialisé, ayant poussé à bout toutes ses logiques, il a fait son temps.

Aujourd’hui, je l’affirme, sa mission progressiste s’est épuisée..."

 

POUR LE TOUT, Cliquer ici

http://www.pcf.fr/101876

 

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 11:52

UNE NOUVELLE REVOLUTION POUR DEPASSER LE MARCHE

Signataires : Frédéric Boccara, Gisèle Cailloux, Sylvian Chicote, Yves Dimicoli, Denis Durand, Jean-Marc Durand, Sylviane Lejeune, Anne Lafaurie, Nicolas Marchand, Catherine Mills, Alain Morin, Roland Perrier, Frédéric Rauch, Alain Tournebise, membres de la commission économique du PCF et membres du comité de rédaction d’Économie et Politique.

Les ordonnances dessinent un Code du travail encore plus dur pour les salariés : précarisation accrue, dumping social, renforcement du pouvoir patronal. Tout pour baisser le coût du travail, jusqu’aux multinationales exonérées de toute responsabilité, puisqu’on exclut leurs profits à l’étranger de l’évaluation de leur situation économique ! Trois réformes complémentaires sont dans les tuyaux : suppression des cotisations sociales, durcissement de l’indemnisation du chômage, mainmise du patronat sur toutes les dépenses de formation professionnelle. Elles dessinent une cohérence : fragiliser les salariés et les indépendants pour sauvegarder les profits. Le marché avant tout, au service du capital et de sa rentabilité ! Que les salariés ne s’avisent pas d’intervenir sur leur travail, sur les décisions de production, d’investissement, le financement. Vous avez dit liberté ? Pourtant s’exprime comme jamais, dans le monde du travail et au-delà, l’exigence d’intervenir sur les gestions et sur le bilan des aides aux entreprises : les positions syndicales, de la CGC à la CGT, voire FO et même à la CFDT, en témoignent.

La mobilisation est possible. Nos concitoyens sentent que les ordonnances ne vont pas améliorer l’emploi – tout au plus verra-t-on de plus en plus d’emplois « mités » par la précarité et le chômage partiel.

L’énormité des profits du CAC 40, des dividendes versés et des liquidités fournies à très bon marché par les banques aux grandes entreprises – mais pas aux PME-TPE –, confirme l’urgence d’utiliser autrement cet argent : pour développer l’emploi, les salaires, la formation, pour les services publics et pour de nouvelles productions écologiques et sociales… Ceci alors que le grand capital continue à détruire les capacités, à délocaliser, à spéculer, et qu’une nouvelle crise financière menace.

Aveuglés par leurs théories antimarxistes, nos néolibéraux ne voient le travail que comme une marchandise, un coût. Pas comme une puissance créatrice à développer. Ils confondent la personne du travailleur et la « force de travail », qui est sa réduction à une marchandise. L’efficacité, pour eux, c’est de payer moins cher cette marchandise. Mais, avec la révolution informationnelle, il faut des travailleurs créatifs, inventifs, plus libres. Des sujets majeurs, et non des objets sur un marché. Ce nouveau monde pousse à une nouvelle révolution : dépasser le marché du travail pour aller vers une sécurité d’emploi et de formation.

C’est toute l’actualité de la proposition de loi corédigée avec le mouvement social et déposée par André Chassaigne. Elle dessine un nouveau droit à la formation et à des mobilités maîtrisées dans la sécurité entre emploi et formation, avec un revenu sécurisé au lieu d’une allocation chômage rabougrie, et une vraie réduction du temps de travail. D’autres parlent de sécurité sociale professionnelle. Cela demande de s’attaquer au coût du capital et à ses pouvoirs. Cela demande aussi de sortir de l’austérité avec une impulsion de la demande, notamment pour les services publics, en France et en Europe.

Faire connaître cette alternative renforce la lutte : on est d’autant mieux contre un projet qu’on voit ce qu’on pourrait faire à la place.

Le pouvoir est inquiet de la réussite de la manifestation du 12 septembre. Chaque mesure, ou presque, correspond à ce dont le mouvement contre la loi El Khomri avait obtenu le retrait. C’est la preuve que les manifestations ont des effets ! Elles en auront d’autant plus qu’elles iront de pair avec une lutte politique du PCF, rassembleuse, pluraliste, et des idées communistes audacieuses sortant des sentiers battus.

L’Humanité, 14 septembre 2017

Liste des débats de la fête de l'Huma où la revue Economie & politique est impliquée:http://pierre.assante.over-blog.com/2017/09/debats-de-la-fete-de-l-huma-ou-la-revue-economie-politique-est-impliquee.html

 

L'article est extrait d'un dossier de 8 pages au total publié du Lundi 11 au Jeudi 14.9.2017 "De quel travail avons-nous besoin ?" : https://www.humanite.fr/de-quel-travail-avons-nous-besoin-4-641992

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 06:40

 

 

Ci-dessous la liste des débats

de la fête de l'Huma

où la revue Economie & Politique 

est impliquée

 

 

 

Stand d’Économie et politique, en partenariat avec le stand du Lot-et-Garonne (espace Midi)

Date

heure

thème

participants. animé par

Lieu

Vendredi 15

19h30 

rencontre de militants des Finances, de la banque et de l’assurance

Denis Durand (commission économique du PCF)

av. Muhamat Ali

Samedi 16

14h30

« Un code du travail du XXIe siècle ? Construire une alternative aux ordonnances Macron : quels moyens, quels pouvoirs, quelles mobilisations sociales pour sécuriser l’emploi et la formation ? »

Pierre Garzon (secrétaire de la section de Villejuif du PCF), Marie-Claire Cailletaud(commission exécutive confédérale de la CGT), Hervé Defalvard (université de Marne-la-Vallée), Willy Pelletier (fondation Copernic), Denis Durand (commission économique du PCF)

av. Muhamat Ali

Samedi 16

16h30

« La politique économique de Macron : enjeux nationaux et européens, défis d’alternative »

Guillaume Duval (directeur d’Alternatives économiques), Frédéric Farah (Les Économistes Atterrés), Stan Jourdan (campagne européenne « Quantitative Easing for People »), Éric Bocquet (sénateur du Nord), Frédéric Boccara (membre du comité exécutif national du PCF)

av. Muhamat Ali

Autres débats animés par des membres de la commission économique du PCF :

date

heure

thème

participants. animé par

Espace

Samedi 16

10 heures 30

Le combat   politique à   l'Entreprise : quel enjeu ? quel objectif ? Que faut-il réinventer ? Que faut-il abandonner ? Que faut-il conserver ? que  faut-il améliorer ?

A. Janvier (PCF, commission Entreprises), Denis Durand (commission économique du PCF), V. Ghiasi (???), E. Martin (???)

Seine-et-Marne

Samedi 16

11 heures

Financement des collectivités territoriales

Stéphane Bauer (section de Saint-Gratien), Jean-Marc Durand (section économique du PCF)

Val-d’Oise

Samedi 16

14 heures

Le nouvel ouvrage de Paul Boccara, Neuf leçons sur l’anthropologie systémique, éditions Delga, Paris, 2017

Catherine Mills (codirectrice d’Économie et politique), Bruno Odent(L’Humanité)

Village du Livre

Samedi 16

17 heures

« Quels leviers pour prendre le pouvoir sur l’argent ? »

Denis Durand (commission économique du PCF)

Paris (stand des sections du centre de Paris)

Dimanche 17

11 heures

« Quel financement des collectivités territoriales contre l’austérité et pour le développement des services publics ? »

André Chassaigne, président du groupe communiste à l’Assemblée nationale, Céline Malaisé (présidente du groupe Front de gauche au conseil régional d’Île-de-France), Jean-Marc Durand (membre du conseil national du PCF)

Rhône - Alpes (stand de la Drôme)

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 07:02

 

COMMUN ET COLLECTIF

1789-2017...

La victoire de la bourgeoisie a développé l’individuel contre le collectif.

L’acte de résolution d’un besoin part obligatoirement de la personne qui l’accomplit dans  le commun de la société, et le type de rapports sociaux dominants. C’est une évidence oubliée.

La révolution française, est un acte majeur de la victoire de la bourgeoisie qui s’est concrétisée après la révolution française.

La révolution  elle-même, de ces années de 1789 à la réaction du 9 thermidor, a contenu cette contradiction majeure, a été un affrontement entre la solution individuelle de la bourgeoisie et la solution collective du peuple qui la soutenait.

La solution collective, face à la solution individuelle a revêtu un caractère autoritaire si ce n’est purement dictatorial, au sens pratique d’une hégémonie d’un groupe et de ses moyens de coercition. La solution individuelle a reposé sur la liberté du plus fort, autre forme de dictature d’un autre groupe social, et ses degrés de despotisme.

Cette dualité qui recoupe une dualité de classe a perduré dans l’histoire de la société bourgeoise dont le Capitalisme Mondialisé, Numérisé, Financiarisé et ses dangers sur l’humain et la planète est l’ultime avatar.

Le communisme « contraint » n’a pas contenu que de la contrainte, mais aussi un développement  de la société humaine qui a eu des effets mondiaux, contradictoires, quoi qu’en disent les tenants du libéralisme. Les contraintes du libéralisme n’ont pas été ni moins pesantes ni moins criminelles, en douleurs et en vies humaines. Elles ont reposé sur la facilité d’inorganisation du collectif, pour le dominé aussi, ce qui n’a pas empêché le capital de développer son organisation et de la rendre « naturelle » pour ce dominé.

Dessin de Jean Effel. Qui se rappelle de l'année ?

Les conditions existent-elles aujourd’hui, dans le développement des forces productives, d’un communisme non contraint, et de d’évolution par l’action humaine, de la société d’échange par accumulation de capital vers une société d’échange en fonction de besoins de la personne dans une organisation sociale le permettant ?

En tout cas la question de l’obsolescence du système social actuel se pose et la question demande réponse théorique et pratique.

Ce 12 septembre 2017 pose, d’une façon sous-jacente à l’évènement, et impérative, la question du collectif, du commun, et de l’individuel, et leur réconciliation dans un mode de production et d’échange qui le permette

Pierre Assante, 12 Septembre 2017.

P.S. Il y a peu de choses qui m’émeuvent autant que la manifestation de la solidarité, dans un besoin commun, par l’acte du travail commun : sa beauté, sa force.

 

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 18:21

 

Chers ami.e.s,

A la suite de la rencontre du 7 septembre organisée par la revue Economie & Politique,

un Appel a été élaboré. il s'intitule : "Contre les ordonnances Macron - Pour un autre agenda pour l'emploi et le code du travail" 

Signé par un large éventail de personnalités (cf. en fin de l'appel), il est en ligne sur Médiapart et peut être signé ici :

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/110917/contre-les-ordonnances-macron-un-autre-agenda-pour-l-emploi-et-le-code-du-travail

https://framaforms.org/contre-les-ordonnances-macron-un-autre-agenda-pour-lemploi-et-le-code-du-travail-1505125529

ou là : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScoLZB4VpmoyFheDm8A8BkvcL5ioyyohxcoNuzjjcBeIzu_rw/viewform?c=0&w=1

Bien cordialement, Frédéric Boccara.

A signer

Appel - Contre les ordonnances Macron –

Un autre agenda pour l’emploi et le code du travail

Militants syndicaux, associatifs, politiques, ou intellectuels d’horizons divers nous voulons ouvrir un débat social et citoyen pour un projet alternatif allant vers une véritable sécurisation de l’emploi et de la formation. En l’état, les ordonnances du gouvernement contiennent surtout les éléments d’une flexibilité accrue du marché du travail au détriment des salariés, de l’emploi, du plus grand nombre et des PME. Elles ne portent pas sur les sujets nécessaires.

Le diagnostic qui sous-tend les ordonnances est erroné. Dans un contexte de globalisation, de financiarisation et de mutations technologiques, nous récusons l’idée selon laquelle, face à la persistance d’un chômage de masse, la solution consisterait à « restaurer les mécanismes du marché » et à toujours plus marchandiser le travail : faciliter les licenciements et exacerber la concurrence salariale et sociale, renforcer le pouvoir patronal, réduire le « dialogue social » à un tête-à-tête entre employeurs et salariés au niveau de l’« entreprise », inciter au dumping social. Tout cela pour poursuivre encore la baisse du « coût du travail ».

Il repose sur l’idée paradoxale que la lutte contre le chômage passerait par des licenciements plus faciles. 

Les ordonnances du gouvernement Macron-Philippe considèrent les salariés comme des mineurs, des variables d’ajustement, et ne relèvent pas les défis de notre temps : précarité massive, nouvelles technologies où les capacités humaines créatives sont de plus en plus décisives, financiarisation, mondialisation changement climatique et urgence écologique, exigence de maîtrise du travail et de temps libéré.

Les ordonnances ne contiennent rien : 
- sur les relations mortifères entre la finance et l’investissement, sauf de les renforcer en autorisant les licenciements en France dans les multinationales sans regarder leurs profits à l’étranger 
- sur l’évaluation nécessaire de l’usage des fonds publics et des liquidités bancaires massivement versés aux entreprises 
- sur la responsabilisation des grands groupes envers les PME/TPE
- sur la formation
- sur la responsabilité sociale et environnementale des multinationales à base française dans leurs transferts financiers ou productifs à l’étranger (paradis fiscaux, délocalisations, etc.), 
- sur l’exercice par les salariés de pouvoirs réels sur la gestion des entreprises. 

Nous pensons que ces ordonnances doivent être retirées ou très profondément modifiées. Les députés devraient les rejeter. C’est un tout autre agenda qui est nécessaire pour l’emploi et le travail.

L’ordre du jour que nous proposons : viser une sécurité réelle de l’emploi, organiser une maîtrise par les salariés de leurs mobilités, créer les moyens de consacrer des dépenses nouvelles au développement des capacités humaines, désintoxiquer les entreprises de la finance, créer de nouveaux pouvoirs des salariés et des populations sur l’utilisation des marges des entreprises et de leurs aides publiques, discuter d’une réduction importante du temps de travail. Nous voulons renforcer le pouvoir d’innovation économique et sociale des salariés au lieu de s’en remettre à des logiques financières, à la logique des actionnaires, en laissant le monopole du pouvoir aux dirigeants d’entreprises. Nous refusons de réduire l’entreprise à une société de capitaux cherchant leur rentabilité financière maximale. Bref, il s’agit de gagner de nouvelles libertés.

Cela permettrait aussi de relancer la demande et l’activité par l’investissement matériel mais aussi immatériel dans la formation, la protection sociale et dans une véritable transition écologique en France et avec nos partenaires européens.

Huit domaines devraient être discutés :

1. Renforcer les garanties et protections des salariés et travailleurs, tout particulièrement par l’instauration de contrats de travail vraiment sécurisés pour les salariés, et par des formules spécifiques pour les nouveaux entrants dans le monde du travail (jeunes, femmes inactives), pour les séniors, etc.

2. Une nouvelle articulation entre formation et emploi, visant à mettre fin à l’alternance entre travail (plus ou moins précaire) et chômage, qui touche en priorité les jeunes, les femmes et les séniors.

3. De nouveaux droits individuels et collectifs pour les salariés (formation, organisation du travail, pénibilité, licenciements, etc.) et les chômeurs (indemnisation, licenciement, protection sociale, accompagnement). 

4. Une refonte profonde du service public de l’emploi pour lui faire jouer un nouveau rôle de sécurisation des revenus (salaire, allocation de formation…) et de l’emploi (accompagnement dans l’emploi et au-delà, appui à l’intervention économique des salariés…).

5. Une extension et une modulation des cotisations sociales en fonction de la politique d’emploi des entreprises, avec un bonus-malus significatif anti-licenciements et anti-contrats précaires. 

6. Une réorientation de l’ensemble des « aides » actuelles pour baisser le coût du capital (dividendes, intérêts bancaires, accumulation financière, …) au lieu de celui du travail. 

7. Une réduction offensive du temps de travail assortie à la fois d’une autre politique d’embauche pour lutter contre le chômage et de la mise en place de droits des travailleurs concernés sur la définition de leur charge de travail, sur leur évaluation et sur les effectifs nécessaires.

8. La dévolution de moyens financiers nouveaux aux salariés et aux institutions représentatives du personnel, en lien avec les syndicats, à l’appui de droits nouveaux de propositions alternatives contre les licenciements, fermetures d’entreprises et sur la GPEC (gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences). Il faut tout particulièrement ouvrir un véritable droit de suivi des salariés sur l’utilisation des aides publiques voire de saisine du crédit bancaire, permettant un réel partage des pouvoirs sur les investissements et les décisions de production.

Le renforcement du rôle de suivi et d’interpellation des organisations syndicales et des représentants des salariés dans les entreprises irait de pair avec la création, dans les territoires ou au niveau des branches, de nouvelles institutions sociales faisant le lien entre les entreprises, l’argent à leur disposition, les territoires concernés, la sécurisation et la formation des salariés et des privés d’emploi.

Il devrait s’agir, en définitive, de viser à la fois une autre démocratie et une autre économie, le social pouvant devenir le moteur d’un nouveau type d’efficacité économique et écologique. L’enjeu est démocratique. Il est aussi d’inciter à une autre utilisation des moyens financiers (marges des entreprises, crédits bancaires) pour appuyer les investissements matériels et de R&D favorables à la création d’emplois, à leur sécurisation, à la réduction du temps de travail, à l’accroissement des qualifications, aux économies de matières, à de moindres pollutions et à la création de richesses dans les territoires, visant ainsi une nouvelle efficacité économique, sociale et écologique. 

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Initiateurs
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BOCCARA Frédéric (économiste, CEPN-Université de Paris-Nord, membre du CESE et des Economistes atterrés)

 

BAUMGARTEN Christophe (avocat, barreau de Bobigny), DIDRY Claude (sociologue, CNRS-Centre Maurice Halbwachs, IDHES-ENS Cachan), DURAND Denis (économiste, cadre retraité Banque de France, co-directeur Economie & Politique), KIRAT Thierry (économiste, IRISSO-Paris-Dauphine), MEDA Dominique (sociologue, Professeur, Paris-Dauphine IRISSO), MILLS Catherine (maître de conférences honoraire Université Paris-Panthéon-Sorbonne, co-directrice Economie & Politique, économiste,), RAUCH Frédéric (rédacteur en chef d’Economie & Politique), SWEENEY Morgan (juriste, Paris-Dauphine Institut Droit, collectif PACT initié par E. Dockès)

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Premiers signataires
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ALPHON-LAYRE Aurélien (ancien co-animateur de la commission économie des « Nuits debout ») ASSANTE Pierre (retraité) BACHET Daniel (sociologue, Professeur Université Paris-Saclay) BARBIER Jean-Marie (Formation des adultes, Professeur, CNAM) BARRE Corinne (Enseignante en Sciences Economiques et Sociales, conseillère départementale) BARTHÉLÉMY Michel (Sociologue, CNRS) BEITONE Alain (Professeur honoraire de SES) BELLAL Amar (rédacteur en chef, revue Progressistes) BESSE Daniel (Retraité Conseiller municipal) BOLZINGER Jean-François (Ingénieur,  syndicaliste) BORDES Jean-Jacques (Consultant retraité) BORTOLAN Françoise (retraitée de l'enseignement du français à l'étranger) BRANCHEREAU Jean-Claude (syndicaliste, banque) BRETON Sylvie (ingénieur) BRUYERE Mireille (économiste, Maître de conférences Université Toulouse-Jean Jaurès) BUVAT Arlette (réalisatrice) CAHEN-FOUROT Louison (Economiste) CAILLOUX Gisèle (syndicaliste aéronautique, rédactrice en chef Lettre du RAPSE) COHEN-SOLAL Marc (syndicaliste, administrateur de l’APEC) COMBE Gaëlle COTINAUD Michelle (psychologue clinicienne) CRESPI Rinaldo CRETENET Michel (ingénieur INA PG, retraité Cirad) CROISON Yves (Militant CGT) DARRIN Olivier (Secrétaire de section syndicale CGT Finances Publiques) DAVISSE Yves LE MAISTRE Philippe (retraité, militant PCF) DELAFAYOLLE Charles (Master Histoire des sciences, option mathématiques - Militant) DELBOE Christian (cadre sécurité sociale, syndicaliste CGT) DEMOUSTIER Claude (retraité informaticien) DENIS Marcus (Ingénieur économiste) DIMICOLI Yves (économiste, Economie & Politique, ancien membre du CAE, conseil d’analyse économique) DOMIN Jean-Paul (Economiste, Université de Reims) DURAND Jean-Marc (fiscaliste) FEDIÈRE Claude (enseignant) FORNACIARI Bruno (ex directeur commercial retraité, militant PCF) FUCHS Patrice (Syndicaliste CGT) GARCIA Benoît (syndicaliste CGT-Finances, membre du CESE) GASTEBLED Lionel GASTEBLED Monique GIDON Sandra (Directrice association vers l'emploi) GOUMONT Marc (retraité) GRASSULO Christophe (géographe, cadre territorial) GRIMBERT Eve (Intermittente du spectacle) GUENANCIA Daniel (Economiste du développement retraité) GUIDONI Jean-Paul HANSER Romain (agriculteur) IVORRA Pierre (chroniqueur économique, L’Humanité) JORDANOVA Maria (Syndicaliste) JOURDAN Marie (syndicaliste) KAYALI Laura (Fonctionnaire du Ministère de la Justice) LABORDE Sébastien (enseignant spécialisé) LAFAURIE Anne (syndicaliste) LAMIRAND Bernard (animateur Comité National Ambroise Croizat) LANDAIS Loïc (Formateur retraité) LARTIGUET Claire (enseignante retraitée) LASSAUZAY Didier (Gauche démocratique et sociale) LE MAGOAROU Jean (Ingénieur Cnam, Militant PCF) LE RESTE Didier (Conseiller de Paris PCF) LEBON Jean (Militant PCF) LEFEBVRE-HAUSSMANN Valérie (secrétaire générale CGT-Banque et Assurance) LEFEVRE Cécile (sociologue, professeur, Université Paris Descartes) LEJEUNE Sylviane (UGICT-CGT, membre du CESE) LEPEZ Grégory (Syndicaliste CFDT) LEVECQUE Jean-Michel (Syndicaliste CFDT) MARCHAND Nicolas (militant PCF) MARCHIPONT Daniel (Retraité sante public) MARIE Thérance (Simple Quidam) MATTERA Gérard (secrétaire départemental PCF52) MAUDRU Jean-Marie (Retraité) MÉDARIC Suzanne (Professeur des écoles) MELLIER Frédéric (chargé de mission Bordeaux métropole) MICHEL Sandrine (économiste, Professeur, Université de Montpellier) MIRASSOU Helene (retraitée) MONOD Loïc MOREIGNE Marc (écrivain et critique, Carnets Rouges) MORIN Alain (économiste, Economie & Politique) MORVAN Jean-Pierre (cadre de l’éducation) NICOLAS Claude (Militant communiste Charenton Saint Maurice 94)  OISEL Jean-Marc (Cadre de la fonction publique) PAGANO Alain (maitre de conférences, conseiller municipal d'Angers) PERILLAT-BOTTONET Franck (cadre territorial) PERRIER Roland (retraité enseignement  technique) PIERGROSSI Patricia (Militante PCF) PIERRE Gino PIRROTTINA Michel (communiste) PITTION-ROSSILLON Adrien PROKOVAS Nicolas (économiste) QUIDEK () . RADUREAU Hervé (ingénieur SupElec, retraité Alcatel-Lucent) RAYMONT Alain (militant PCF) RIOT-SARCEY Michèle (historienne, militante féministe, Université Paris-Saint-Denis) SABOURIN Anne (Anne Sabourin, responsable Europe PCF) SCHWEITZER Laetitia (Docteure en sciences de l'information et de la communication sans emploi) SIGAL Gérard (Syndicaliste retraité de la FPT) SUSPENE Josette (Cadre retraitée de l'Education Nationale) TEJAS Patricia (syndicaliste) TERNANT Evelyne (économiste, militante PCF) THIRIET Dominique (Militant syndical) TOEN François (Retraité) TOULOUSE Jean-Michel (ancien directeur de grande entreprise publique) TOURNEBISE Alain (syndicaliste, ancien membre du CESE) TOUVRON Guy (Artiste musicien) TURPIN Béatrice (Réalisatrice) VAILLANT Cédric (Chercheur CNRS) VASLET Jean-Claude (IPRP - Expert CHSCT) WALLAERT Catherine (CNRS (retraitée)) WALLAERT Etienne WEBER Louis (éditeur) YHUEL Isabelle (retraitée ancienne réalisatrice radio)

 

Essai sur LA PENSEE MARX : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

Site de la Revue Economie et Politique : http://www.economie-politique.org/

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 08:51

 

SUITE DU REVE DE D’ALEMBERT.

Mini-théâtre-poésie FICTION scientifique.

 

Pierrot : incroyable ! Un article de l’Huma qui signale la découverte d’un manuscrit inédit de Diderot. Il fait parler D’Alembert d’un nouveau rêve qui ressemblerait au bigbang, près de trois siècles avant la formulation de la théorie.

 

Chiara : Mais Pierre, laisse-moi me lever, me réveiller et déjeuner, avant de me raconter tout ça.

 

Pierrot : Mais plus extraordinaire encore, dans la discussion où d’Alembert raconte son rêve, Diderot lui répond à un moment que le bigbang, que d’Alembert appelle la grande explosion, ne peut naître de rien et qui ne soit physique.

 

Chiara : simple intuition. Ils ne possédaient pas les connaissances scientifiques ni les capacités d’exercice des mathématiques et des formules actuelles. Ce n’est même pas de l’empirisme, c’est de la poésie prémonitoire…Tu penses qu’aujourd’hui il faut aller acheter les fleurs pour la terrasse ?

 

Pierrot : Oui, mais entends ça :

 

D’Alembert : « Et si comme début de l’univers, il y avait eu une grande explosion qui aurait fabriqué les atomes de Démocrite et que ces atomes avaient petit à petit en se regroupant différemment fabriqué le monde que nous connaissons et qui continue à nous inventer, comme ta statue que tu rends pensante en la donnant comme nourriture en poudre aux plantes puis à un animal et enfin à ton cerveau qui pense en ayant mangé l’animal et sa khuméia (Chimie) qui le permet… »

 

Diderot : « Je pense que cette explosion c’est la transformation d’une forme précédente de l’univers, infini dans le temps et l’espace… »

 

Pierrot : C’est le Vatican qui avait conservé ce document et l’avait caché. Un prêtre réfractaire l’avait remis à ses autorités religieuses et on ne sait comment il l’avait eu en possession.

 

Chiara : C’est peut-être un faux. Passe-moi le café. Mais n’oublie pas que Prigogine, avec sa thermodynamique à donné une flèche au temps, et les bifurcations dans la modification de l’entropie, ce qu’Einstein n’avait pas découvert encore. La science comme l’univers n’a pas de limites.

 

Pierrot : L’univers ? « Notre univers », notre cosmos ? Ou l’univers-univers ? Un faux ?! Mais il faudrait que ce soit un faux récent pour faire allusion à une sorte de bigbang.

 

Chiara : Pourquoi pas. Il y a dans l’Eglise des oppositions de droite et de gauche. Et des « constructifs » de gauche dont l’astuce est peut-être de donner par des artifices, à débattre, de façon limitée mais nouvelle sur le monde d’aujourd’hui, sur l’argent, l’accumulation du capital, en passant par les sciences et une vision plus scientifique du monde, sans aller jusqu’à un matérialisme non dogmatique.

Je crois qu’il va pleuvoir, il faut lever les coussins sur la terrasse.

 

Pierrot : Peut-être. Oui, peut-être pour le faux aussi…

 

Chiara : mais ce bigbang, l’antériorité au bigbang, la question de l’infinité est loin de portée théorique et encore moins pratique. Bon, la connaissance sans cesse plus approfondie de la matière nous permet les téléphones portables, les prévisions météorologiques par les satellites et les fusées, un peu plus d’aisance dans nos ressources et notre sécurité quotidiennes et aussi la bombe atomique et les drones militaires…

 

Pierrot : Tout dépend de ce qu’on fait de la science.

 

Chiara : C’est ça. Dépêche-toi de te préparer. J’ai fini mon café et ton thé refroidit pendant que tu parles.

 

Pierrot : Pour l’infinité de l’espace, on pourrait imaginer que l’espace qui nous apparait est celui des propriétés de la matière qui est celle dans notre univers-espace particulier et que l’univers est constitué d’une infinité d’espaces inclus aux propriétés différentes.

 

Chiara : Par exemple ?

 

Pierrot : Quand j’avais treize ans (j'ai encore le cahier où j'avais écrit ça), j’ai découvert grossièrement la théorie de la relativité sans trop comprendre ce que c’était vraiment, évidemment, sinon j’aurais été le petit frère d’Einstein.

 

Chiara : et alors ?

 

Pierrot : je me disais que si une propriété de l’espace de notre univers particulier était qu’aucun mouvement ne peut avoir une vitesse supérieure à celle de la lumière, 300.000 Km/Seconde, c’est qu’il est constitué de façon à contenir, pour une raison physique ou une autre, inconnues, une propriété qui contient cette limite.

 

Chiara : Evidemment, mais cette rêverie ne t’apporte pas grand chose comme connaissance et comme outil dans la vie quotidienne.  Et puis ta théorie est une tautologie : s’il y existe une propriété physique de l’univers particulier-création du bigbang, elle existe dans et pour cet univers. Si le bonnet est noir c’est que noir est le bonnet… !

 

Pierrot : Tu as raison. Mais imagine un bonnet noir et un noir bonnet partant de la limite de la vitesse de la lumière par une rotation. Le centre qui comme une roue de bicyclette est apparemment immobile alors que les points de la roue de la bicyclette tournent d’autant plus vite qu’ils sont éloignée de l’axe de rotation. Alors aucun point possédant les propriétés propres à notre univers particulier ne pourrait exister au-delà cette distance où la vitesse de la lumière ne pourrait être dépassée théoriquement.

 

Chiara : Oh-là-là ! Quelle imagination inutile ! Et tu oublies  que ton univers ainsi  conçu est plat car la rotation n’entraine la vitesse de la lumière qu’aux bords de la roue. Au-dessus et au dessous, la vitesse n’est pas celle de la lumière puisque puisqu’il n’y a pas de mouvement de rotation éloigné de l’axe de rotation.

 

Pierrot : Alors on pourrait imaginer une double rotation, sur deux axes. Une toupie qui tournerait sur un point qui tourne perpendiculairement à la rotation de la toupie, par exemple. Il faudra que je demande à un vrai physicien ce que ça peut donner comme forme d’univers cette double rotation qui entrainerait des limites de l’espace de cet univers correspondant à la limite de la vitesse de la lumière. Une espèce de ganse peut-être ?

 

Chiara : Tu m’assommes de bon matin. Ecris ça pour ton blog et les copains de ton blog. Ca fera une petite nouvelle fiction qui pour une fois sera plus plaisante que tes élucubrations politiques.

 

Pierrot : Mais non ; élucubration sans doute, mais avec de bonnes références d’économistes sérieux !

 

Chiara : Oh ! Ils n’ont pas besoin de toi les économistes sérieux. (Elle l’embrasse). Pense à la manif de demain, comment on y va et où on gare s’il n’y a pas de bus.

 

Pierrot, lundi 11 septembre 2017

 

 

Essai sur LA PENSEE MARX : ici

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