Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 18:11

DÉPASSER L’ÉTAT ACTUEL

 

Marx a analysé les contradictions  du système capitaliste, ses immenses capacités et ses limites.

Le capitalisme c’est les humains qui vivent dans ce système et leurs activités.

 

La crise traverse le capitalisme depuis ses origines. Elle s’approfondit en France, en Europe et dans le monde. Elle demande à dépasser l’état actuel de l’organisation sociale, de créer par la volonté  et l’intelligence humaine un système nouveau répondant à l’état de développement de la société.

 

Il ne s’agit pas de « demander au peuple ce qu’il veut ». Les populations du monde aspirent à voir grandir en qualité, en quantité, en justice et en égalité, non en uniformité, les moyens de vivre et se développer de l’individu dans la société, de l’être social au long de son parcours de vie, sa satisfaction d’être et sa conscience qui cohabitent dans son destin.

 

En hésitant gravement de mettre au cœur de son action la crise et les solutions à son dépassement dans des transformations sociales radicales et progressives initiant un mode d’échange échappant à l’accumulation du capital pour l’accumulation du capital et ayant comme moteur les besoins humains, leur croissance quantitative et qualitative, la direction du PCF désarme le mouvement populaire, crée des limites dangereuses au développement de protestation des victimes de la crise dans le système qui la provoque.

 

Plutôt que de demander à tout un chacun ce qu’il veut et sait déjà, il s’agit de proposer des solutions pour que se réalise ce que tout un chacun sait et veut déjà.

 

Depuis Marx, la connaissance et l’expérience du capital et de son processus se sont approfondies. 

Les travaux de Paul Boccara sont au cœur du mouvement de cet approfondissement.

Les travaux d’Yves Schwartz de même en ce qui concerne les conditions du développement de l’activité de la personne humaine dans la société, le corps soi et son usage par soi et par les autres et sa dépendance du système social, du travail producteur des biens nécessaires à la vie humaine.

 

Le PCF peut jouer un rôle essentiel dans le développement des savoirs populaires et savants unis nécessaires aux transformations politiques pouvant porter les solutions à la transformation en santé de l’organisation sociale. Lui donner, lui rendre les moyens de ce rôle est la tâche des tâches du présent.

 

Pour ce qui est de la France dans l’Europe et  dans le Monde, la « phase » Macron ne peut en rien enrayer la marche à la régression que contient la crise générale du capital et ses conséquences sur l’immensité et la diversité des activités humaines

auxquelles un système

partant des besoins humains et du développement des forces productives,

les hommes, leurs techniques

et leur conscience,

rendra la santé.

 

Pierre Assante, 17 août 2017.

Site de la Revue Economie et Politique :

 

Essai sur LA PENSEE MARX : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

 

Commentaires reçus :

De René Merle : "Oui, le rôle d'un Parti n'est pas d'attendre que la vérité vienne "des gens". Il est de proposer une analyse de la crise, et des solutions. Mais il faut aussi envisager par quels vecteurs politiques et sociaux ces solutions doivent être mises en œuvre. Sans cela, les solutions, aussi excellemment analysées qu'elles soient, demeureront lettre morte."

De Daniel Besse : J'ai remarqué que des économistes qui se disent de gauche, ne font jamais référence aux travaux de la section économique du PCF. Il y a même des camarades qui se laissent influencer par ces économistes réformistes qui aménagent le système et ne le dépassent pas. Dans l'Huma de mercredi, Denis Durand nous dit que :" Le baril de poudre, qui n'a pas encore explosé , est 3 a 4 fois plus grand qu'en 2007 "(1) Il faut que le PCF se fasse absolument entendre et fasse connaitre ses propositions et appelle les citoyens a la lutte. Il faut montrer notre différence car les médias mettront plus en avant Mélenchon et les autres que nous.

(1) https://www.humanite.fr/crise-dix-ans-apres-la-planete-finance-toujours-en-surchauffe-640451

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 17:01

 

Neuf leçons sur l'anthroponomie systémique de Paul Boccara

Voir présentation sur ce lien :

http://www.economie-politique.org/101540

 

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 07:41

 

………...…et j’écrivais cette romance

en octobre 1967 sans savoir que…….

   P1010224.JPG

Geste Premier

 

.Quand les nuages se sont fait plus lourds, les oiseaux ont crié de solitude.

 

.Les platanes n’avaient plus d’ombre, les escaliers étaient déserts.

 

.La pluie s’est mise à tomber.

 

.Le vent pousse sur la place le ronflement des voitures.

.Le vent rassemble les éclats et l’encerclement des collines.

.Il divise sur la mer le crépitement des gouttes d’eau.

 

.Je cours vers le port, je traverse à la hâte les flaques fraîches et hérissées.

.Je m’assois devant un café.

 

.La ville s’abrite de la foudre.

.Elle s’est installé sous les rocs que les bateaux de haute mer distinguent assis et tranquilles.

 

.Je frissonne. Les claquements et les échos étouffent le bruit des pas.

.Une femme jeune vient s’installer tout près.

Elle ébroue sa chevelure. L’homme qui l’accompagne colle ses mains à sa veste mouillée.

 

 

.Ce sont les gestes coléreux de l’orage, les gestes d’un orchestre.

Mais le désaccord semble d’une grande douceur.

 

- Ce n’est pas possible.

 

.La conversation s’écoule.

 

- Je te le promets.

 

.Il allume les deux cigarettes en tremblant.

 

- Tu en es bien sûre ?

- Lorsque mes parents se sont mariés, eux ne l’ont pas compris. C’était la guerre. Ils n’avaient peut-être pas grand chose à perdre.

- Et tu penses pouvoir le gagner ?

 

.J’écoute sans tout distinguer.

 

.C’est joli cette pluie sur les mots, cette peau et ces joues qu’ils caressent.

.C’est joli cette eau qui ressemble peu à peu à des larmes.

 

- Tu ne veux donc pas que je sois une femme libre ? Toi tu peux le comprendre.

 

.Il le comprend. Son sourire est légèrement crispé. Il continue à serrer les deux petites mains. Elles ont de la volonté ces deux petites mains-là. Tout est si vague. La rue brille et chancelle. Tchoc tchoc tchoc. Un bateau revient. Un petit bateau libre et deux hommes courbés par le froid.

 

.C’est si étrange de choisir sa vie. Les deux pêcheurs ont l’air si habituel qu’on les croirait toujours ensemble. Ils ont dû partir dans la nuit. Les étoiles rayaient l’air. La mer apportait un bon souffle.

 

.L’homme se détend. Il contemple la petite d’un air vaincu et allume à nouveau sa cigarette.

.Il a l’impression de parler comme son père.

.En même temps il se sent tout petit.
.Une odeur de salle à manger lui revient, une odeur de vacances.

 

- Ma mère aussi va être triste de ne plus te voir. Quand tu reviendras ce sera le printemps. Tout jeune je prenais garde au retour du printemps. Je surveillais la vie des flaques et des mares, les petits tas de terre des insectes. C’était tellement simple de vivre. Maintenant je ne regarde plus rien. Tu vois, je suis resté bien enfant. En ce moment je pense à ma mère et j’ai envie de pleurer.

 

Il est amer, il est amoureux, il la serre.

.Il embrasse l’eau sur ses cheveux.

 

LE SECOND

 

.La porte racle le sol ; il faut la soulever ; à peine poussée cela suffit à la lumière.

 

.Les chaises sont froides ; je m’assois sur mes mains ; leur sang garrotté, elles ne peuvent s’éveiller.

.L’odeur du gaz, la pulsion de la flamme, le sommeil hypnotisent mon courage.

 

.Une journée de plus.

 

.Cette pièce le matin est vide, vide. La chaleur s’y installe. Dans la maison tout le monde se rendort ; personne à qui parler.

 

.En partant je suis surpris par un calme inhabituel. Il fait jour comme jamais. Il fait de nouveau jour.

 

.On dit que la vie est faite de portes à franchir.

.Celles de ma maison ; celles de son travail.

 

.Elles s’ouvrent sur un long couloir dallé vert et blanc. Sitôt franchies, je retrouve ceux qui m’entourent ; ils arrivent un à un serrent ma main, me croisent silencieusement.

.Au bout d’une heure, le bâtiment entier vibre et résonne de leur présence.

.La mienne est semblable. Au-delà des baies vitrées s'étendent la route entre les H.L.M., le réservoir d'eau à sept kilomètres, la mer qui est derrière, que l’on voit si peu souvent.

 

.Ce que je préfère dans ce travail, c’est la matière à façonner, à construire, à prolonger de soi selon la forme et la vie que l’on a conçues ; c’est imaginer les mouvements que l’on provoque : la circulation électrique ; un rayon de lumière dont il n’y a pas de quoi être blasé.

 

.A force d’étroitesse, de petites amours, j’ai acquis une grande ambition ; celle de parler aux hommes ; celle d’être écouté.

.Des projets manqués, une sensibilité solitaire, cela donne du courage ; et l’on utilise toujours le courage ; il n’y a qu’à voir autour de soi.

 

.Daniel rit de tout cela. Il plisse ses yeux étroits et me regarde longuement.

.Certains jours de congé nous partons sac au dos pour marcher à travers les collines

.Marina nous accompagne, elle ne le quitte jamais.
.Lorsqu’ils sont fatigués, ils s’assoient l’un appuyé à l’autre, leurs cheveux mêlés aux broussailles et au soleil ; je pense à d’autres voix, d’autres visages.

.Cet espace autour d’eux est comme une maison qu’ils ont partagée sans moi.

.Tel un passant, je chante avec eux une chanson d’amour que le silence répand dans le vallon d’un escarpement à l’autre.

  • Lili viendra bientôt, disentils et je rêve comme un gros chien sans maître à Lili qui n’est pas là..

 

Connaissez-vous les marmites de géant ? Elles sont taillées dans le calcaire par les eaux tourbillonnantes et pourtant elles sont telles que je les ai vues pour la première fois dans mon enfance. Parler de ce temps-là, c’est se rappeler les Jeudi où dans mon demi-sommeil des pas terrifiants claquaient derrière les murs de ma chambre : mon père affûtait tout simplement son rasoir. Qu’il est doux à présent le souvenir de ce bruit-là.

 

Dans le corridor vert et blanc, poussant chariots et appareils, nous reparlons de cela, Daniel et moi.

Nous parlons aussi de feuilles vertes ou roses, des circulaires nous annonçant 2%. Cette vie nous semble une dégringolade de paperasses et d’ennui. Nous finissons par en faire une navigation aveugle entre des murs sans fin.

.Chaque détail nous est familier. Chaque détail existe, mais nous n’en savons pas la raison, ou si peu.

.Je feuillette les portes de la nuit. Elles aussi, grincent d’une façon effrayante. Pour vaincre cette peur, il faut être deux, la main dans la main.

 

Mais cette solution unique est une sorte d’inconscience. Il faut être nombreux, organiser l’ombre et les éclairs.

 

GESTE TROISIEME

 

.L’air devient une matière rude et compacte qu’il faut tailler de son corps. Tel est l’effet du mistral. Cette mer vive me contourne, me bouscule, juge mes réactions et m’attaque soudain lorsque je suis en équilibre sur un pied.

.J’aime assez décrire avec un peu d’imagination cette vie extérieure qui me ballotte.

.A présent il me semble être seul dans la ville à percevoir ce vent. Il me fait hâter le pas d’une longue bourrade et m’abandonne soudain au milieu d’une ruelle où je me traîne à sa rencontre jusqu’au carrefour.

 

.Là tu m’attends. Tes cheveux battent ta nuque et ton front, ajoutent à la gravité de ton visage.

.Je suis heureux de cette sorte de colère commune, mais ce sentiment dure peu car tu ne souris presque pas.

.Au fil des jours, tes yeux s’assombrissent ; je les regarde aujourd’hui avec inquiétude.

 

.Tu parles de choses banales et j’en oublie le vent. Je me retiens de t’embrasser pour épier ton allure, pour essayer de savoir s’il existe quelque chose que tes paroles ne disent pas.

 

Il s’est passé des semaines où le monde s’étiolait autour de nous. Les horizons fuyaient jusqu’à nos lèvres. Tout allait de tes yeux à mes yeux.

.Souviens-toi. Nous étions un jour sur une cime verdoyante. La forêt entre les vals se faisait plus belle et nous avions pour elle des regards de doux seigneurs.
.Il en était ainsi chaque fois que nous daignions sourire à cet univers ; ensuite nous rentrions à nouveau dans notre abri jusqu’à la prochaine halte.

.Parmi les puériles notes de mon carnet, à cette époque, je retrouve celle-ci : la vie est une cage, je ne peux qu’y chanter.

 

.Ce souvenir t’arrache enfin un sourire. La chaleur est accablante. Tout en marchant, je caresse ton bras, je m’assure de ta présence.

.La poussière qui tourbillonne sent la vieille ville. Elle sent aussi les marchés et les années de piétinement. De ce temps, les paysans descendaient des jas et des mas pour apporter les fromages et les récoltes.

.Combien cet amas de pierre et de grisaille, cette cohue anonyme devaient leur paraître plus secs et plus lancinants que leur misérable colline.
.Pour comprendre cela il faut avoir vu ces puits de fond qui ruissellent ou s’épanouissent dans l’ombre des graviers. Ce ne sont pas des puits de désert, mais ils sont aussi chers. Ils ont la même rareté et ils expliquent aussi la végétation grouillante des torrents desséchés.

 

.Raconter cela n’est rien. C’est fuir devant une réalité imperceptible et lancinante et je m’en aperçois soudain.

.A force  de goûter une liberté sitôt donnée sitôt reprise, il devient difficile de chanter.

 

.Le vent s’apaise soudain. Peu à peu monte en moi le besoin de ton corps…

…Cette chambre est triste. Il me reste pourtant une confiance sourde. Ce qui la révèle, c’est ta chaleur, ce sont tes lèvres. Tout n’est pas si simple. Il y a ce que je crois avec toi pour lequel il faut vivre avant que les jours y mettent un point.

 

L’ULTIME OU

INDEFINIMENT RENOUVELÉ

 

.C’est la nuit qui est autour de toi. C’est le calme de ton corps que tu détends, les yeux fermés.
.C’est le chaud apaisement de sa chair.

C’est le souffle de la vie que vous reprenez après l’enlacement.

.C’est le temps qui reprend sa place.

.C’est le temps comme une sourde machine et ce monde extérieur à vous.

 

.Ce matin la neige barrait la porte. Elle est sortie en écrasant la neige sous ses pas. Tu l’as regardée comme pour la première fois. Toi-même tu ne t’es plus reconnu.

.C’est drôle ce même cœur et ce corps différent. Une branche te frôle et une poussière blanche s’envole. Dans ce froid, dans ce paysage, rien n’est plus pareil.

 

.Le soleil se couche dans la neige, le soleil et toi. L’été on se couche dans la mer et l’on vit avec l’eau, vague après vague, on est seul ou deux, on se serre dans cette mer.
.C’est là que vous êtes nés, entre la mer, entre les roches profondes qui s’enfoncent dans la mer, entre les galets et le sable d’où l’onde tiède plonge et prolonge ses tapis sous-marins de vie ; entre la mer et la ville et puis entre deux sommets de colline. La résine y est plus forte que le vent et l’on grimpe tout essoufflé, au milieu d’un monde vert et timide qui déchire la peau et fonce vers l’espace.

.Vous êtes nés là et de là une main suffit à recouvrir le monde.

 

.Aujourd’hui c’est une main blanche et froide qui est arrivée. Tu y caresse ton visage. Tout ce que l’espace amène à ton corps a la même odeur de fumée et de chaleur.

.La ville que tu ne vois pas, tu la connais ainsi à cet instant.

.Cela te déchire au plus profond de tes désirs, dans tout ce que la vie a gravé en toi d’envies et de blessures.

 

.Ensuite il y a la naissance renouvelée de ce que tu aimes parce que tu tiens tes enfants dans tes bras ; parce que tard dans la nuit c’est cette maison qui vous recouvre, elle et toi, tandis que la terre s’étend jusqu’à la mer recouverte de neige, jusque dans les rues tortueuses et les vieilles maisons où les vieux chantaient autrefois « veni d’ausir sus la colina un cant polit » ¹, je viens d’entendre sur la colline un chant joli

 

¹ Prononcer : véni d’aousì sœ la coulìnœ ün can poulì.

 

Assante Pierre.

 

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 16:39

 

TRANSFORMATION CLIMATIQUE, EVOLUTION, TRAVAIL.

 

 

Il apparait de plus en plus difficile au système économique et social actuel de répondre aux urgences qui se posent pour l’humanité.

Entre autre la réponse à une rapidité de transformation climatique ne donnant pas à la nature dont nous faisons partie, les possibilités de s’adapter d’une façon non catastrophique (1).

L’urgence des urgences (re)devient donc, comme le pensaient nos anciens de La Commune ou de la Révolution l’Octobre, une transformation du mode de production et d’échange, réussie celle-là.

 

La réussite dépend de la capacité des acteurs de la transformation de partir du réel pour que la transformation ne soit pas une greffe rejetée, mais un saut de qualité dans la continuité du processus humain, un saut à la fois progressif et radical.

L’humanité en a connu en santé dans son passé lointain et récent sans quoi nous ne serions pas là pour en parler et envisager une nouvelle étape de notre développent  commun, des individus et de l’espèce et de l’espèce et de la nature, l’une progressant en tant que conscience partielle de l’autre.

 

A chaque moment se pose la question d’atteindre un niveau de conscience capable de permettre l’évolution, les évolutions.

 

Sachant qu’il n’y a de vie humaine sans production nécessaire à la vie, et pas de production sans le travail humain, l’évolution des formes du travail et de ses objectifs.

 

Sans développer, je renvoie, en termes d’objectifs aux propositions immédiates de la Commission Economique du Parti Communiste Français et de Paul Boccara.

 

 

Pierrot, vendredi 11 août 2017

 

(1) Bouleversement et pénurie de la production et de la consommation agricole, rétrécissement de l'occupation des terres par la montée de mers etc. Des adaptations qui bouleverseront nos habitudes de vie bien plus qu'un effort aux transformations sociales nécessaires. C'est ce qui nous attend si nous ne procédons pas à ces transformations en tirant les enseignements de la crise du capitalisme mondialisé et ses solutions possibles réparatrices, politiques, techniques, scientifiques. Faut-il des catastrophes pour réagir ou est-il possible de prévoir et d'agir ?

 

Site de la Revue Economie et Politique :

 

Essai sur LA PENSEE MARX : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 12:17

 

MISERE ET REVENU UNIVERSEL. IMMIGRATION ET DEVELOPPEMENT.

 

Je crois que la confusion dans laquelle baigne l’opinion publique, nous oblige à revenir à des choses simples.

 

Le surproduit est la partie de ce qu’un travailleur produit qui dépasse ses besoins de consommation, dans quelque système social qu’il produise.

 

De l’agriculteur ou pasteur antique au capitalisme mondialisé, le progrès des ethniques, des forces productives, les hommes, leurs machines et leurs savoirs, ont permis un niveau de surproduit  tel qu’il est aujourd’hui tout à fait possible d’instituer un « revenu universel » (1), de permettre, à une masse de non actifs d’avoir des revenus pour survivre, c'est-à-dire consommer un surproduit qu’elle ne produit pas elle-même (2).

 

Mais la question n’est pas là (3). Un mode de distribution qui ne permet pas d’augmenter en qualité et en quantité les biens matériels et moraux nécessaires au développement humain, aux besoins de développement humain, condamne une  société humaine à la régression généralisée, dans tous les domaines de l’activité, protection de son environnement comprise. On ne peut séparer mode de distribution et mode de production, le second créant les conditions du premier.

 

La question de l’immigration qui met en difficulté les principes moraux humains, à partir des conditions de la distribution, jusqu’à contester les efforts du Pape dans ce domaine, nous ouvre les yeux sur les limites théoriques et pratiques de la question morale quand elle n’est pas liée à la question économique.

 

Pierrot. vendredi 11 août 2017

 

 

Note (ça se complique !)

1 Cette appellation quelques peu trompeuse et insidieuse,  et la chose elle-même, sont quelque peu oubliées, heureusement, par rapport au moment de la campagne de Hamon qui les avait mises en avant.

2 Bien que les choses ne soient pas aussi schématiques, la production d’un produit n’étant pas circonscrite à l’activité et le lieu d’activité d’une personne. Dans la production moderne entrent un grand nombre d’éléments et de conditions qui se sont développés depuis la production humaine « primitive ». Il est nécessaire de connaitre ces éléments et conditions pour poursuivre le débat.

3 On ne peut raisonner en matière d’économie qu’à partir de la réalité de la production et de l’échange d’une période historique donnée. La notre, jusqu’à nouvel ordre est caractérisée par la vente et l’achat de la force de travail, l’échange étant conditionné par l’accumulation du capital, accumulation qui entre en contradiction avec un échange ayant pour but les besoins humains de vie humaine et de développement humain, contradiction au cœur de la crise sociale, quantitative et qualitative.

 

 

Site de la Revue Economie et Politique :

 

Essai sur LA PENSEE MARX : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

 

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 07:37

Article publié une première fois sur ce blog le 8 janvier 2017

 

QUELLE ISSUE DANS LE TRAVESTISSEMENT EFFRAYANT DES RESPONSABILITÉS ?

Sur le rôle essentiel des monopoles capitalistes mondiaux dans l’effondrement du monde.

 

Le vieux monde est en train de s’effondrer parce que la croissance de ses moyens de production est en contradiction totale avec l’organisation du mode d’échange Argent-Marchandise-Argent plus, en rapports dialectiques.

 

La tare originelle qui habite nôtre système économique mondial arrive au blocage de ce système. Ce blocage obère les capacités de croissance quantitative et surtout qualitative absolument nécessaire à la poursuite du processus humain, en tout cas pour un temps d’histoire essentiel qui est le nôtre.

 

Toutes les critiques, justes ou fausses que l’on puisse faire à des personnels politiques du haut en bas de l’échelle des responsabilités locales, nationales, de zone de développement mondial, et mondiale sont l’arbre malade qui cache la forêt malade : la critique d’un président, par exemple, ici ou dans le monde, qui ne met pas en cause des monopoles mondiaux capitalistes se cache volontairement ou pas derrière ce président ou ce gouvernement et ses convictions, ses débats de valeur propres, en santé ou pas, pour qu’on ne voie pas le rôle essentiel de ces monopoles dans l’effondrement du monde.

 

La société humaine, du clan et l’organisation de la chasse par le clan, en passant par l’Empire agricole antique, ses structures et superstructures en osmose, en unité, et la mondialisation de son commerce antique, jusqu’à notre mondialisation, le CMMIN (Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé), repose sur une règle du jeu en mouvement que l’état des forces productives et le rapport de force -idéologique et physique en unité- entre ses acteurs dominants ont établi.

 

Ce rapport de force est fluctuant en fonction de la croissance relative des acteurs les uns par rapports aux autres de même que l’état de guerre correspondant. En période de crise qui remet en cause le mode de production et d’échange, tous les acteurs, de la base au somment, de la personne, du quidam à l’Etat et au monde dans leur hiérarchie mortifère, tous rejettent une règle du jeu qui ne correspond plus à rien. C’est la guerre entre individu comme entre monopoles, ces derniers en étant le moteur imbibant toute la société, avec les ententes de circonstance derrière des affrontements massifs réels, physiques et idéologiques, objectifs et subjectifs dans leur unité et leur diversité. Affrontements monétaires par exemple dont les velléités de sortie et la sortie actuelle d’entités des grands ensembles politiques et économiques sont un exemple de résolution à l’envers, mais aussi militaires qui ensanglantent de Moyen Orient et le monde avec le risque d’un embrasement total.

 

On comprend que dans un monde où règne une puissance nucléaire dominante et des forces armées dominantes et une puissance financière dominante possédant un pouvoir de blocage et de destruction physique et institutionnel des mouvements progressistes dans le monde, l’écroulement de la règle du jeu et l’effondrement physique du monde sont totalement imbriqués, comme est imbriqué l’ensemble de l’activité économique et ses conséquences sur l’ensemble des activités humaines dans leurs diversités et leurs multiplicités.

 

On en a marre de ces commentateurs qui critiquent la couleur du séjour sans montrer que la maison s’écroule. Développer une conscience individuelle et collective des moyens de poursuivre le processus humain dans une croissance qui dépend de sa qualité, dépend aussi dramatiquement des capacités d’apprentissage de l’état réel du monde et non de morceaux du monde sans cohérence entre eux.

 

Cet apprentissage fait cruellement et dangereusement défaut, dans une société dont les institutions y compris d’éducation et de formation à la vie et au travail producteur des biens nécessaires ont été dénaturées, ne correspond plus à l’exposé des besoins réels mais est dépendant d’un rapport de force entre monopoles et de l’organisation de cette vie et de ce travail producteur par eux.

 

Il dépend donc des groupement humains opposés au système et agissant pour sa transformation avec des objectifs définis à expérimenter, d’initier un autre contenu, un contenu sain et cohérent de l’apprentissage et d’en faire la diffusion dans toutes les entités multiples et diverses constituant l’ensemble humain, non sous la forme d’une contre société mode FARC -Biens qu'elles aient joué un rôle historique-, mais d’une évolution progressive et radicale de l’ensemble d’un système humain, en commençant par l’évolution du type de moyens d’échange, le système monétaire et financier, ses institutions locales et mondiales.

 

Apprentissage et action pour transformer le monde malade et monde en santé non seulement vont de pair mais vont en unité de temps et d’espace, avec des sauts certes, mais une nécessaire et indispensable continuité de construction.

 

Comme toute évolution historique, la capacité de mobilisation des populations dans un objectif défini à expérimenter est incontournable. C’est bien là le problème dans un monde de forces politiques et syndicales alternatives cantonnées à l’action locale et nationales nécessaires mais insuffisantes au moment où les forces dominantes possèdent une force de frappe militaire, politique et financière mondialisée (le dollar, le FMI, la FED, la BCE et une Commission Européenne soumise au capital par déficience de lutte au niveau idéologique et géographique nécessaire, le G7 etc.) capable d’attaquer les révoltes locales une par une.

 

Le nationalisme, le populisme de droite est ainsi le meilleur atout que possèdent les monopoles mondiaux dans leur domination de l’humanité.

Mais le populisme de gauche est encore plus insidieux car il désarme la lutte pour une transformation progressive et radicale et en santé des règles obsolètes d’un échange qui bloque de plus en plus la société.

 

J’hésite à fournir des exemples en Europe et dans le monde, car à partir d’un exemple on peut comprendre un ensemble, ou au contraire faire de cet exemple un cas unique de la situation générale.

 

Mais je peux quand même citer la Grèce où en une seule décision du ministre allemand des finances représentant de fait si ce n’est d’institution les règles des monopoles capitalistes, les moyens d’échange, la monnaie étaient menacés de tarissement à la source, ou le Venezuela où les progrès sociaux ont été remis en cause par l’usage monopoliste politique du marché général par le marché du pétrole et de la puissance du dollar.

 

Ces deux exemples doivent être mis en relation avec la multiplicité des situations dans le monde où les règles du CMMNI ont emprise totale, y compris où ont lieu des révoltes de gladiateurs et d’esclaves moderne, vendeurs de leur force de travail contre des moyens de vie en diminution quantitative et qualitative relative par rapport au développement incontournable des besoins.

 

Dans la mise en œuvre, par un mouvement politique de masse, une construction hégémonique de l’inconscience à la conscience du processus social, l’imposant aux forces dominantes, d’une transformation progressive et radicale du système financier -de la création monétaire et le crédit- et de son rôle, transition à une transformation du mode de production et d’échange, je partage les propositions de la Commission Economique du PCF -ComEco- exposées dans la revue Economie & Politique, minoritaires mais opérationnelles, remèdes à la crise systémique de suraccumulation du capital dans la crise de civilisation en rapports dialectiques..

 

Pierre Assante, 8 janvier 2017

 

 

Site de la Revue Economie et Politique :

http://www.economie-politique.org/

 

 

Essai sur LA PENSEE MARX ici

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 07:24

 

XXIème siècle : Le siècle de l’économie, de la connaissance et de l’expérience du  travail, de la conscience de la nature sur elle-même, le miroir de l’activité sur l’activité.

 

Le processus de conscience de Marx passe par des « phases » théoriques dans un développement continu lié aux luttes populaires, ouvrières, nationales pour devenir internationales.

 

Le « processus de Marx » peut être le notre, dans les conditions hic et nunc, d’ici et maintenant,  le déroulement de notre temps.

 

La « phase » de la philosophie matérialiste avec sa thèse d’étude sur les atomistes grecs antiques, la philo du devenir (Héraclite, Démocrite, Epicure...) face à la philo éléate (éléatisme, école d’Elée, Zénon, Parmenide...).

 

Ensuite comme points de repères son travail sur le vol de bois et la divergence d’intérêt entre possédants et dominés, le débat sur la religion, la découverte-prémisses de la critique de l’économie capitaliste (Adam Smith, Ricardo...) associée à l’anthropologie et la philosophie-religion dans les manuscrits de 1844, puis  "l'Idéologie Allemande" (1845-46) et le "Manifeste du Parti Communiste" (1848) avec Engels, et enfin l’ « Introduction à la critique de l’Economie politique » qui mène au CAPITAL, et à « Das Capital » (Livre 1 en 1867).

 

On pourrait dire que les thèses de Marx sur  Feuerbach (1845) qui s’achèvent par un « comprendre le monde pour le changer » mènent à l’économie.

 

"S’indigner ne suffit pas" (Ingrao), s’indigner est une impasse. L’ « horreur économique » selon Julia Kristeva, quelle que soit notre respect pour elle et le mouvement d’idées qu’elle représente, est une négation sans débouché et non un dépassement critique et opérationnel.

 

Nous, jeunes et vieux, femmes et hommes du XXIème siècle, du capitalisme monopoliste mondialisé, financiarisé, numériquement informationnalisé,  avons fait un chemin important depuis cette « horreur économique », mais pas jusqu’à celui qui mène Marx au CAPITAL CONCRET, ses structures et superstructures et fonctions unies dialectiquement, et ses suites actuelles, sa connaissance, son processus évolutif, ses limites, sa crise générale systémique de suraccumulation du capital (1).

 

Cette crise réclame une issue dans un autre mode de production et d’échange échappant progressivement et radicalement à l’échange A-M-A’ basé sur "l’accumulation de capital qui aboutit à une suraccumulation-dévalorisation systémique généralisée".

 

Cette progression radicale passe par des réformes (3) :

 

Du système financier, du crédit, des banques et de la BCE, de la création monétaire européenne et mondiale avec au cœur une réforme du travail basée sur la sécurité de l’emploi et de la formation, c'est-à-dire d’une cohérence entre la personne et ses besoins de vie et de développement et une organisation du travail et la production correspondant à ces besoins, individuels et collectifs ; C’est cela le communisme et en aucun cas un système autoritaire d’organisation de la société. Il constitue justement à sortir des systèmes autoritaires d’organisation de la société.

 

Des "groupes de rencontre du travail" (GRT- ergologie) (2) ayant pour objectif la recherche d’une cohérence relative partant de la personne vers l’activité dans sa globalité et son infinie diversité en passant par les "entités locales" (ECRP, "Entités collectives relativement pertinentes") (2),  sont en soi indispensable à l’objectif économique de satisfaction des besoins « matériels et moraux » qui dépend de la production de l’humanité.

 

Une humanité dont l’objectif, à travers de multiples chemins perdrait celui de la production serait vouée à la mort. Lente ou rapide. La sienne et celle de la conscience partielle et progressive de la nature sur elle-même qu’elle constitue.

 

Pierre Assante. Lundi 8 août 2017

 

(1) Lire "Théories sur les crises, la suraccumulation et la dévalorisation du capital 1 et 2", Paul Boccara.

(2) Lire "Expérience et connaissance du travail" Yves Schwartz et "l'activité en dialogue 1 et 2", collectif, Yves Schwartz.

 

 (3) Site de la Revue Economie et Politique :

http://www.economie-politique.org/

 

 

Essai sur LA PENSEE MARX ici

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

 

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 08:25

Cher.e.s ami.e.s, cher.e.s camarades, voici les initiatives de la commission économique du PCF programmées pour la rentrée.
 
1 Participation à l'université d'été du PCF (Angers, 26-27 août)
Le programme comporte plusieurs ateliers animés par des membres de la commission économique :
  • Repenser les finalités des entreprises avec Stéphane Vernac maître de conférences en droit privé (univ. Picardie) - anim. : Denis Durand, Economie et politique ;
  • Le Capital, 150 ans après : approche économique avec Frédéric Boccara CEN PCF - Economie - anim. : Constantin Lopez, Cause commune ;
  • Comment définir nous-mêmes la valeur de notre production ? Atelier type Nuit Debout avec Kevin Poperl économiste - anim. : Denis Durand, Economie et politique
  • Prendre le pouvoir sur l'argent avec Valérie Lefebvre Haussman syndicaliste - anim. : Denis Durand Economie et politique ;
  • Rencontre avec Frédéric Boccara, auteur de l'avis du CESE Les PME/TPE et le financement de leur développement pour l'emploi et l'efficacité.
Et, bien sûr, nous serons présents aux débats sur la riposte aux ordonnances Macron avec François Ruffin, et sur l'évasion fiscale avec les frères Bocquet.
 
2 Rencontre publique
« Ordonnances Macron et alternatives :
quel agenda pour l'emploi et le code du travail ? »
Cette rencontre se déroulera le jeudi matin 7 septembre au CESE à l'invitation de Frédéric Boccara, avec Dominique Méda, Claude Didry, Christophe Baumgarten, Willy Pelletier (fondation Copernic) et de nombreux autres contributeurs. Les correspondants de la commission économique sont chaleureusement invités à participer à cet événement.
 
3 Fête de L'Humanité 2017
Cette année, Economie et politique aura son propre stand à la fête de l'Humanité en partenariat avec la fédération du Lot-et-Garonne (espace Midi), en plus de la présence au village du Livre avec les autres revues du CN.
 
Le programme est le suivant :
  • Vendredi 15, 18h : rencontre de militants des Finances, de la banque et de l'assurance. Lieu : stand d'Économie et politique, Lot-et-Garonne ;
  • Samedi 16, 14h30 au stand d'Économie et politique, Lot-et-Garonne : « Un code du travail du XXIe siècle ? Construire une alternative aux ordonnances Macron : quels moyens, quels pouvoirs, quelles mobilisations sociales pour sécuriser l'emploi et la formation ? » Avec Pierre Garzon (secrétaire de la section de Villejuif du PCF), un(e) dirigeant(e) de la CGT, Hervé Defalvard (université de Marne-la-Vallée), Willy Pelletier (fondation Copernic), Denis Durand ;
  • Samedi 16, 16h30, au stand d'Économie et politique,: « La politique économique de Macron : enjeux nationaux et européens, défis d'alternative ». Avec Guillaume Duval (directeur d'Alternatives économiques), Thomas Porcher (Les Economistes Atterrés), un(e) dirigeant(e) de la CGT, Stan Jourdan (campagne européenne « Quantitative Easing for People), Frédéric Boccara ;
  • Dimanche 11 heures au stand de la Drôme : « Quel financement des collectivités territoriales contre l'austérité et pour le développement des services publics ? » avec André Chassaigne, président du groupe communiste à l'Assemblée nationale, Céline Malaisé (présidente du groupe Front de gauche au conseil régional d'Île-de-France), Jean-Marc Durand.
  • Animation du stand d'Économie et politique : librairie, projections vidéo, ateliers pédagogiques (à confirmer), intermèdes musicaux (les frères Boccara, le Szgab).
  • Autres débats et initiatives auxquels il est déjà prévu que participent des membres de la commission économique : débat « prendre le pouvoir sur l'argent » (Denis Durand, stand des sections du centre de Paris, samedi 16 à 17 heures), rencontre des militants d'entreprises (samedi 16 septembre à 11 heures, il est proposé de la tenir au stand du Conseil national). Plus, au village du Livre, signature par Denis Durand de Sept leviers pour prendre le pouvoir sur l'argent (vient de paraître aux éditions du Croquant, 10 euros).

La tenue d'un stand à part entière représente un effort financier et militant. C'est pourquoi
  1. Une opération de financement participatif est lancée pour couvrir les frais de location de l'emplacement du stand. Pour contribuer : https://www.leetchi.com/c/stand-ecopo-a-la-fete
  2. Les correspondants de la commission économique disponibles pour participer à l'animation du stand sont les bienvenus ! N'hésitez pas à vous inscrire : https://framaforms.org/fh2017comeco-150179657
 
Fraternellement, Denis Durand
 

Essai sur LA PENSEE MARX ici

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

 

Site de la Revue Economie et Politique :

http://www.economie-politique.org/

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 07:53

Copie de JAN10 013Article publié une première fois sur ce blog

le 26 décembre 2014

 

Est-ce un effet de l’acquisition d’une maturité humaine, à quelque âge qu’on l’atteigne, que de penser ceci ou une nouvelle illusion sans effet :

 

Tenter de résoudre les besoins quotidiens humains (et les désirs en santé qu’ils induisent en aller-retour) n’est-il pas ce qui fait l’essence humaine  (1)?

 

Pour tenter de résoudre ces besoins quotidiens ne faut-il pas sans cesse améliorer notre connaissance de la nature sur laquelle nous agissons pour les résoudre ?

 

Prendre connaissance des limites de la capacité de l’espèce humaine du moment à comprendre cette nature ne fait-il pas partie de la connaissance ?

 

N’y a-t-il pas un lien essentiel entre l’instinct de conservation et de développement et cette façon de réagir aux besoins et à ses propres besoins au sein des besoins de l’espèce dont la solidarité concrète est nécessaire à la survie ?

 

N’y a-t-il pas un lien entre le développement de la conscience de solidarité avec cette solidarité concrète inconsciente?

 

Même si le routard ou le SDF, peut penser ne pas dépendre des autres, qui se nourrissent du pain ramassé dans la poubelle, n’y a-t-il pas toujours dépendance aux autres, avec le paysan qui a cultivé la terre, le boulanger qui a cuit le pain, les ouvriers et les ingénieurs dont le travail est entré dans cette chaîne, et l’enseignant et l’artiste présents dans cette chaine, etc. ?

 

N’y a-t-il pas menace contre cette solidarité vitale en instituant des hiérarchies et des traitements inégalitaires entre tous les présents de la chaine et ceux qui ont difficulté ou hostilité à s’y sentir présents ?

 

L’athéisme n’est-il pas à la fois la mesure des limites de l’espèce en matière de connaissance, la mesure des illusions sur nos capacités et la négation d’une dépendance abstraite et la négation de croyances hors de la portée de la connaissance ?

 

L’athéisme n’est-il pas aussi à la fois la négation d’une croyance à cette dépendance et un non dépassement de cette croyance puisqu’elle s’institue en nouvelle croyance ?

 

La négation de la négation, c'est-à-dire le dépassement, la positivation de cette idée de dépendance, n’est-elle pas simplement la conscience de la nécessite et de la volonté dans le moment de l’existence humaine, individuelle et générique (de l’espèce), du processus de l’être social, de la société dans la nature ?

 

Cette conscience de dépendance n’est-elle pas finalement et le fondement des religions et le fondement de leur dépassement, le fondement positivé des espoirs individuels et collectifs et de la volonté d’agir sur le processus dont nous dépendons et qui forment notre existence en tant qu’humains.

 

Cette dépendance n’attire-t-elle pas la prière « laïque » sur laquelle repose les limites de nos possibles individuels et collectifs et que nous voulons dépasser, même et surtout quand nous sentons notre impuissance entre la réalité et nos volontés « sans rivage » et légitimes ?

 

Le renoncement à résoudre les besoins quotidiens humains, les nôtres n’est-il pas la source des violences et des destructions contre nous-mêmes, c'est-à-dire la perte de la capacité à agir sur notre propre processus dans celui de l’humanité ?

 

Ce renoncement ne trouve-t-il pas dans le paroxysme religieux sa raison d’être, que se soit sous forme « passive » ou sous forme « active ».

 

La confrontation pacifique de toutes les formes de réactions humaines à la résolution des besoins vitaux et leur processus de complexification, croissance sans laquelle il y a mort, n’est-elle pas le complément et l’élément indissociable dans l’unité des contraires et la résolution des contradictions dans le nouveau, du processus en santé de l’humain ?

 

La forme violente de la transformation peut-elle se transformer elle-même en une forme qualitativement nouvelle de la violence, coexistente d’une forme nouvelle de rapports sociaux qui ne sera plus violence, en strates et spirale de sauts qualitatifs-continuité du processus humain dans le processus de la nature ?

 

Pierre Assante, 26 décembre 2014

 

(1) N’est-ce pas cela plutôt que « l’être-soi » compétitif-libéral d’Attali ?

 

Citations et interrogations sur les citations.

 

« Ma conscience universelle n’est que la forme théorique de ce dont la communauté réelle, l’organisation sociale, est la forme vivante, tandis que, de nos jours, la conscience universelle est une abstraction de la vie réelle, et à ce titre, s’oppose à elle en ennemie…

…L’homme ­à quelque degré qu’il soit un individu particulier et un être social individuel réel- est donc tout autant la totalité, la totalité idéale, l’existence subjective pour soi de la société pensée et sentie…

…Penser et être sont certes distincts, mais, ils sont unis l’un à l’autre…

…La mort apparaît comme une dure victoire de l’espèce sur l’individu déterminé et semble contredire leur unité ; mais l’individu n’est qu’un être générique déterminé : c’est en tant que tel qu’il est mortel…(1)

…Ainsi, par exemple, l’activité directement en société avec d’autres, etc., est devenue un organe de la manifestation de ma vie et un mode d’appropriation de la vie humaine…

 

Marx, 1844

 

Mais attention :

 

…Certes, toute classe, pour légitimer son existence et ses actes historiques doit « donner à ses pensées la forme de l’universalité »… »(2)

 

Marx, 1844

 

"......Feuerbach résout l'essence religieuse en l'essence humaine. Mais l'essence de l'homme n'est pas une abstraction inhérente à l'individu isolé. Dans sa réalité, elle est l'ensemble des rapports sociaux."

Marx 1845

 

(1) Idem au niveau de la société et « au niveau » de la nature ?

 

(2) « ...Certes, toute classe...donner à ses pensées la forme de l’universalité... » : Jusqu’à l’abolition des classes sociales, c'est-à-dire un système social où les conditions de production, d’échange et de savoir, leur abondance, leur automatisation rendue dépendante des besoins humains -et non des formes tayloristes-, multiplicatrice des forces productives et du temps non contraint, rendront nécessaire et vitale leur disparition  -des classes sociales-, le remplacement en santé de la propriété par le libre usage dépassé et non par un communisme primaire. Démocratie généralisée, du citoyen et du producteur : que, quoi, comment produire… ? 

 

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

 

******

Repost 0
Published by Pierre Assante - dans Travail et philosophie
commenter cet article
30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 11:39

 

DÉTOURNER LE CAPITAL DE LA MALADIE DE L’ACCUMULATION VERS LES BESOINS HUMAINS. LIBÉRER LA FORCE DE TRAVAIL DE L'ACHAT-VENTE.

L’immensité de la croissance de la puissance humaine se confronte à l’immensité des choix humains et à la cohérence d’un choix global, non unique ni uniforme mais en santé.

 

La société moderne s’est développée à partir de l’accumulation de capital. L'échange "Argent-Marchandise-Argent plus" (A-M-A').

Ce mode de développement s’est mondialisé, globalisé et arrive à ses limites : une suraccumulation de capital non plus seulement cyclique mais permanente.

C’est vers les années 2022-24 qu’il devrait logiquement, dialectiquement, en tout cas apparemment, atteindre des limites de blocage. Passé une période, une fenêtre de résolution possible, il devient beaucoup plus difficile de remédier aux dangers, montée des mers, saturation de l’espace et diminution des ressources etc.

 

Ce n’est pas parce que les dangers sont immenses qu’il faille avoir peur. Les grands dangers se résolvent collectivement, à la différence des petits dangers personnels qui eux peuvent plus souvent être irrémédiables.

 

L’immensité de la croissance de la puissance humaine se confronte à l’immensité des choix humains et à la cohérence d’un choix global, non unique ni uniforme mais en santé.

User de 100 tonnes de kérosène pour faire un voyage intercontinental pour 100 personnes ou approfondir les échanges humains ? Mettre en opposition consommation et qualité de vie et de conscience ? Immobiliser nos visions et visées ou réguler notre croissance personnelle et collective ?

 

Mettre en opposition quantité et qualité ou créer une cohérence de développement ? "Condenser" la croissance, restructurer la croissance à l'image de l'accumulation cérébrale, avec des paliers de restructuration, dénormalisations-renormalisations partielles et générale, en spirale, sans cesse et en sauts, pour poursuivre la croissance et le développement. Marx use du terme de "condensation".

 

Les derniers écrits de Lénine et les échecs ponctuels et particuliers, les contextes historiques dans le processus humain reconnus confirment de sa part une capacité relative mais exceptionnelle de prévision du développement et les conditions nécessaires mais non suffisantes du développement. Ils sont à méditer. Après la NEP de 1922 et son abandon dans les années suivantes, les conditions d’un développement à partir du capitalisme à son paroxysme et son obsolescence redeviennent à l’ordre du jour en ce XXIème siècle.

 

Le détournement progressif, radical et massif de la représentation symbolique de la valeur concrète de la production (l’argent, le capital) vers un investissement concret correspondant au besoin quantitatif et qualitatif de développement humain, cela passe par la révolution du système financier et sa transformation-dépassement : un mode d’échange à partir des besoins et pour ce faire l’usage d’une révolution scientifique et technique qui explose mais rencontre ses limites dans le mode de développement par accumulation de capital. Voir les propositions de la commission économique du PCF et sa revue « Economie et Politique » et leur évolution à travers les besoins en développement et les luttes du salariat pour sa vie quotidienne et la vie de la société dont il dépend.

 

Dans notre système mondialisé, globalisé, la force de travail (musculaire, nerveuse, mentale…) est achetée et vendue, c’est la base de l’accumulation capitaliste.

Le force de travail, il s’agit de la partager, la mettre en commun en dépassant les limites du mode de développement par accumulation-suraccumulation-dévalorisation de capital. Les outils que nous avons crées, et la puissance qu’ils transmettent créeront et donneront la possibilité d’un tel partage.

 

Une puissance globale de l’humanité ne peut être constituée d’une uniformité, mais d’une diversité d’activité exponentielle de la personne et du collectif. Cette puissance est indissoluble du service de la nature, de sa conscience que représente en partie l’humanité.

Nature et humanité ont partie liée, elles sont une même chose.

Savoirs, savoirs-faire, concepts et systèmes de concepts en mouvement et conscience de soi-même et de l’humanité sur elle-même, cette transmission générationnelle est en péril dans l’achat-vente de la force de travail-capital, c'est-à-dire inévitablement au plus bas coût financier possible, formation comprise. Le premier danger est là, il détermine les autres car il tend à diminuer les capacités humaines de résoudre leur processus de développement.

 

Pierre Assante, Dimanche 30 juillet 2017

 

Essai sur LA PENSEE MARXici

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

 

Site de la Revue Economie et Politique :

http://www.economie-politique.org/

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

 

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 11:15

Pierre IVORRA,

journaliste, chroniqueur

économique

du journal l’Humanité,

au colloque de la revue

 

"Economie et Politique"

en cliquant sur ce lien: https://youtu.be/tShCyie4yBs

ou sur l'image.

__________________________

 

Essai sur LA PENSEE MARXici

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

 

Site de la Revue Economie et Politique :

http://www.economie-politique.org/

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

 

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 07:43

 

De la coopération des individus à l'échelle de l'histoire mondiale

 

 

« …A vrai dire, dans l'histoire passée, c'est aussi un fait parfaitement empirique qu'avec l'extension de l'activité, au plan de l'histoire universelle, les individus ont été de plus en plus asservis à une puissance qui leur est étrangère, — oppression qu'ils prenaient pour une tracasserie de ce qu'on appelle l'Esprit du monde, — une puissance qui est devenue de plus en plus massive et se révèle en dernière instance être le marché mondial. Mais il est tout aussi fondé empiriquement que cette puissance, si mystérieuse pour les théoriciens allemands, sera abolie par le renversement de l'état social actuel, par la révolution communiste (nous en parlerons plus tard) et par l'abolition de la propriété privée * qui ne fait qu'un avec elle; alors la libération de chaque individu en particulier se réalisera exactement dans la mesure où l'histoire se transformera complètement en histoire mondiale.

D'après ce qui précède, il est clair que la véritable richesse intellectuelle de l'individu dépend entièrement de la richesse de ses rapports réels. C'est de cette seule manière que chaque individu en particulier sera délivré de ses diverses limites nationales et locales, mis en rapports pratiques avec la production du monde entier, (y compris la production intellectuelle) et mis en état d'acquérir la capacité de jouir de la production du monde entier dans tous ses domaines (création des hommes).

 

 

La dépendance universelle, cette forme naturelle de la coopération des individus à l'échelle de l'histoire mondiale, sera transformée par cette révolution communiste en contrôle et domination consciente de ces puissances qui, engendrées par l'action réciproque des hommes les uns sur les autres, leur en ont imposé jusqu'ici, comme si elles étaient des puissances foncièrement étrangères, et les ont dominés. Cette conception peut être à son tour conçue d'une manière spéculative et idéaliste, c'est-à-dire fantastique, comme "génération du genre par lui-même" (la "société en tant que sujet") et, par là, même la série successive des individus en rapport les uns avec les autres peut être représentée comme un individu unique qui réaliserait ce mystère de s'engendrer lui-même. On voit ici que les individus se créent bien les uns les autres, au physique et au moral, mais qu'ils ne se créent pas, ni dans le non-sens de saint Bruno [Bruno Bauer], ni dans le sens de l'"unique", de l'homme "fait lui-même"… »

 

Engels et Marx, ensemble, « L’idéologie allemande » 1845-1846

 

* Approfondir le concept et la réalité concrète de propriété, de propriété des moyens de production et d’échange, propriété et usage, valeur d’usage et valeur marchande.

 

 

 

« …

-Mais, reprit la duchesse, que serait-il arrivé, le jour malheureux*, si vous vous étiez tenu à l’écart comme j’espère que vous le ferez à l’avenir ?

-Les troupes fraternisaient avec le peuple, il y avait trois jours de massacre et d’incendie (car il faut cent ans à ce pays pour que la république n’y soit pas une absurdité), puis quinze jours de pillage, jusqu’à ce que deux ou trois régiments fournis par l’étranger fussent venus mettre le holà. Ferrante Palla était au milieu du peuple, plein de courage et furibond comme à l’ordinaire ; il avait sans doute une douzaine d’amis qui agissaient de concert avec lui, ce dont Rassi fera une superbe conspiration. Ce qu’il y a de sûr, c’est que, porteur d’un habit d’un délabrement incroyable, il distribuait l’or à pleines mains**.

La duchesse, émerveillée de toutes ces nouvelles, se hâta d’aller remercier la Princesse… »

 

Stendhal, « La Chartreuse de Parme » 1839

 

*Révolte populaire des parmesans, contre laquelle le Conte, ministre et amant de la Duchesse, avec qui elle dialogue, a utilisé l’armée princière de Parme.

** Qui lui a été donné par la Duchesse pour se révolter....et la venger...

 

René ANDRIEUX, résistant, rédacteur en chef de l'HUMANITE parlait de Stendhal dans "Du bonheur et rien d'autre", Ed. Stock, 1976. Citations : ici

http://pierreassante.fr/dossier/RENE_ANDRIEUX._STENDHAL._CITATIONS_DE_Du_Bonheur_et_rien_d_autre._STOCK.1976.pdf

(Ouvrir le lien et faire une rotation horaire)

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 09:35

 

Un forum européen en novembre à Marseille

(voir article de Léo Purguette en bas de page)

____________

 

 

Essai sur LA PENSEE MARXici

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

 

 

Site de la Revue Economie et Politique :

http://www.economie-politique.org/

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 

20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés,

en cliquant ici

 

 

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 10:42

 

La classe dominante arrivera tôt ou tard à perdre son propre contrôle.

Les salariés qui sont au cœur de la production, ouvriers, cadres et techniciens, ingénieurs et chercheurs…avec leurs alliés dans la population et les services et les personnes humaines qui la permettent prendront le relais.

 

Dans l'accélération d'une crise, physique, personnelle comme sociale, et pour la conscience de même, il y a un double mouvement où cohabitent régression et développement. 

 

Il faut avoir l'œil sur le second, le développement,  pour le favoriser.

 

La classe dominante est détentrice des mouvements des capitaux, à travers les institutions financières.

 

La production des biens nécessaires à la vie humaine est dépendante de ces institutions financières qui aujourd’hui répondent avant tout aux lois de l'échange en capital et ses contradictions d’avec les besoins humains, matériels et moraux, en quantité et en qualité.

 

La classe dominante arrivera tôt ou tard à perdre son propre contrôle avec ce que cela induit comme dangers pour la marche de la société humaine, et d'espérance si les salariés qui sont au cœur de la production, ouvriers, cadres et techniciens, ingénieurs et chercheurs …avec leurs alliés dans la population et les services et les personnes humaines qui la permettent, trouvent le savoir, la force et l'unité de substituer leur gestion à la faillite d'une gestion obsolète.

 

Du savoir des salariés qui sont au cœur de la production, avec leurs alliés dans la population, et de leur pouvoir politique dans les institutions, dépend une réforme radicale et progressive, salutaire et indispensable sur les Banques régionales, nationales, la BCE, le crédit, la création monétaire et la monnaie mondiale, le FMI…

 

Ce sont là les outils, les leviers comme le dit Denis Durand dans son dernier ouvrage *, pour une sécurisation de l’emploi et la formation nécessaire à la vie des salariés, de leurs familles et de la population, pour répondre à la bataille pour l’emploi et contre les fermetures qui s’intensifie.

 

Sécurisation de l’emploi et la formation et transformations radicales et progressives du système financier, du local au mondial en passant pas la BCE et l’Europe vont de pair, s’épaulent mutuellement.

 

La bataille pour une loi de Sécurisation de l’Emploi et de la Formation, dont le projet et les propositions élaborées par la Commission Economique du PCF sont déjà déposées par le groupe GDR et les députés et sénateurs communistes auprès des assemblées, sera, il faut l’espérer, au cœur des batailles syndicales et politiques des vacances et de la rentrée : c’est cela la vrai indépendance syndicale et de la personne, celle qui accorde la priorité aux solutions des problèmes des salariés et des populations et s’oppose aux régressions imposées.

 

Qu’il en soit ainsi dépend de l’action et des convictions des militants, des salariés, de la population dans l’organisation et le déroulement des luttes pour la démocratie, la paix et la production. C’est ce qu’avaient fait à juste titre et avec succès les mouvements de résistance après la libération nationale de 1945, et qu’il faut poursuivre à un niveau supérieur dans le mouvement généralisé de la mondialisation capitaliste numérisée, financiarisé.

 

De nouveaux « Conseils de la résistance » et leur rassemblement sont plus que jamais nécessaires, il en va de l’avenir politique, économique, écologique de la planète et de ses habitants.

 

Il n'y a pas de "petite" ou de "grande" activité humaine. Il y a l'activité humaine, sa cohérence avec la production des biens nécessaire à la vie humaine et son milieu. 

 

 

Pierre Assante, 26 juillet 2017.

 

* http://pierre.assante.over-blog.com/2017/07/une-bonne-page-de-sept-leviers-pour-prendre-le-pouvoir-sur-l-argent-editions-du-croquant.denis-durand.html

 

Site de la Revue Economie et Politique :

http://www.economie-politique.org/

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

 

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 07:34

 

ECOUTER (Version audio):  ici

http://pierreassante.fr/dossier/APRES_L_EPISODE_ELECTORAL_

DE_MAI_JUIN_2017_10MB.WAV

 

LIRE : L'APRES ÉPISODE ÉLECTORAL de mai-juin 2017 ET L’EXPÉRIENCE QUI COMMENCE, SE POURSUIT…

 

L’épisode électoral qui s’achève a été à la fois calamiteux et à la fois très instructif.

 

Sans doute s’ouvre un moment qui va conserver une volonté de tourner des pages et une volonté de répondre aux questions auxquelles cette période de grand débat enfumé par les grands media n’a pas répondu.

 

Les problèmes restant les mêmes, crise de la production et de la répartition, complexification des modes de vie, le tout subsumé par une révolution scientifique et technique et son informalisation numérisée, révolution scientifique et technique dominée par une classe minoritaire mais détentrice de l’usage du capital mondialisé, financiarisé, commence aujourd'hui le vrai débat local, national, européen et mondial.

 

Les intérêts particuliers au sens strict, c'est-à-dire ignorant les besoins humains, leur développement, au lieu de s’en inspirer, se heurteront à ces besoins, devront composer et céder tôt ou tard la place aux besoins de coopération des grandes zone de production et d’échange mondiales existantes ou en création, en développement.

 

L’esprit d’ouverture, les rejets du sectarisme rencontreront à nouveau cette réalité de base sans laquelle l’humanité n’aurait pu exister ni ne pourra exister : l’homme producteur concret, ses savoirs et savoirs faire en processus, dans son lieu de production et au-delà, son initiative, sa coopération et sa cohérence.

 

...tourner des pages et retourner aux sources pour les développer, pour répondre à la réalité nouvelle, celle du XXIème siècle, la construction d’une mondialisation en santé, aujourd’hui malade d’une suraccumulation-dévalorisation au paroxysme du capital, inhérente au système capitaliste en fin de course.

 

Il n’y a pas de coopération saine sans respect de la personne, c'est-à-dire sans dépasser le taylorisme organisé localement ou à distance, qui a été un élément essentiel dans l’accumulation du capital, et diffusé dans tous les lieux et champs d’activité et en a sucé jusqu’à l’os la substantifique moelle.

 

L'hyper-présidentialisme est la forme politique du taylorisme.

 

Nos progrès, après cet épisode reposeront à la fois sur la critique des erreurs conscientes et inconscientes économiques, politiques, philosophiques qui vont se poursuivre un temps et sur un autre type de construction sociale et son projet, issu de ces critiques.

 

L’hyper-libéralisme et la tendance à la marchandisation-privatisation de toutes les activités ne peut aboutir qu’à accélérer le besoin, l’aspiration et la construction d’une société échappant à cet hyper-libéralisme, pour construire une nouvelle civilisation du développement et du partage matériel et moral.

 

 

La vie du PCF reste un élément essentiel dans cette construction. Sa Commission économique est au cœur de la recherche sur les causes de la crise et sur les solutions à apporter  à la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital par des transformations  progressives et radicales du système financier local et mondial, des banques, de la BCE (Banque Centrale Européenne), du crédit, du FMI (Fond Monétaire International), de la création monétaire et d'une monnaie mondiale, du marché du travail par une sécurisation de l'emploi et de la formation, vers un dépassement du marché du travail, du capitalisme qui aliène le travail, l'activité humaine.

 

Pierre Assante, 18 juin 2017

 

Post Scriptum : Dans l'accélération d'une crise, physique, personnelle comme sociale, et pour la conscience de même, il y a un double mouvement où cohabitent régression et développement. Il faut avoir l'œil sur le second pour le favoriser.

 

 

Site de la Revue Economie et Politique :

http://www.economie-politique.org/

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 07:28
Le Président et le MEDEF, fable de La Fontaine ?

 

Loi Travail : dérèglementation,

flexibilité et précarité à tous les étages.

La CGT propose de faire du 12 septembre une grande journée de grève  interprofessionnelle pour imposer un code du travail de progrès social.

 

Le cycle des 6 rencontres bilatérales d’une heure entre la Cgt et le ministère du travail est terminé.

Le gouvernement siffle la fin du premier acte  en ayant dévoilé  son projet à  dose homéopathique et sans préciser si les organisations syndicales seront associer à la suite.

A nous de nous imposer dans le débat !

Les mesures envisagées  sont  toutes  régressives  et taillées sur mesure pour satisfaire aux exigences patronales : plus de flexibilité, plus de précarité, moins de salaire...

Il s’agit aussi de brouiller les repères collectifs, jusque-là communs à tous et consignés dans le code du travail et les conventions collectives, et   instituer un contrat de travail, avec des règles différentes dans chaque profession.

Ainsi, tous les CDD, les contrats d’intérim, seraient règlementés au niveau de la branche voire dans certains secteurs par accord d’entreprise. Si on y ajoute le contrat de chantier, élargi à toutes les professions sous le nom de « contrat d’opération », c’est la précarité additionnée à la précarité, la précarité à vie.

Un accord de branche pourrait, par exemple, décider de  maintenir les 10% de prime de précarité  en vigueur aujourd’hui dans la Loi, pour un salarié en CDD  à condition d’accepter plus de 2 renouvellements de ce type de contrat.

Plus de précarité et pour plus longtemps en échange du maintien de droits déjà acquis, quelle belle contrepartie !

En cas de licenciement, le salarié (comme son employeur) pourrait être exonéré fiscalement sur ses indemnités de départ s’il accepte une rupture conventionnelle mais pénalisé fortement s’il va aux Prud’hommes.

Quand on sait que 92% des contentieux aux prud’hommes concernent des licenciements abusifs, on comprend aisément que le patronat vient d’obtenir le droit de licencier sans  contrainte

Le gouvernement envisage également de déréglementer le travail de nuit, de remettre en cause les primes d’habillage/déshabillage, le passage de consignes prévus dans le temps  de travail effectif pour certaines conventions collectives …

Payer moins cher le quart d’heure supplémentaire effectué par une hôtesse de caisse dans une enseigne d’alimentation, chacun comprendra que c’est une mesure cruciale pour lutter contre le chômage de masse !

Ce projet de loi est nuisible pour le monde du travail, il doit être combattu ! La CGT propose de faire du 12 septembre une grande journée de grève  interprofessionnelle pour imposer un code du travail de progrès social.

 

Communiqué de la CGT

MARDI, 18 JUILLET, 2017

HUMANITE.FR

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

 

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 08:09

 

*

*

*

*

Choix d'articles du blog sur

LA PENSEE MARX

I. II. III. IV.V.

 

 

Pour LIRE ou imprimer les 46 pages ou une page choisie :

 

OUVRIR

ici

 

*

Sommaire en pages 1 et 2.

après ouverture

 

 

*

SOMMAIRE, Pages►

 

I. LE CAPITAL. LA CRITIQUE DU PROGRAMME DE GOTHA. LE CMMNI. L’HISTOIRE DANS L’OBJET. MATER-IA

4►Le C.M.M.N.I., Qu’es aquò ? Le Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé. 7► L’HISTOIRE DANS L’OBJET 9► L’œuvre de Marx et d’Engels est une œuvre colossale. 11► La subsomption réelle du travail sous le capital ET LE « C.M.M.N.I .». Pour une vision et des actes réparateurs, pour l’affirmation et la libération des gestes du travail 13► Il est stupide et dangereux de prétendre défaire les liens matériels et moraux qui se sont constitués par régions mondiales. 14► La philosophie marxiste n’a pas comme but en soi la querelle théologique, mais la recherche de sens du mouvement des forces contradictoires qui habitent LE mouvement GLOBAL DE NOTRE SOCIÉTÉ dans son unité, pour les résoudre en un nouvel existant vivable. 16► Non, l’effondrement du « socialisme réel » n’est pas qu’un phénomène interne propre, c’est la conséquence aussi et avant tout d’une crise mondiale globale qu’il nous faut traiter incessamment. 17► Crise sociale : nous ne pourrons trouver d’issue à cette maladie tant que règnera la confusion sur sa nature 18► Cependant la condition pour qu’un bon cuisinier puisse cuisiner dépend, en dernière instance, de ce qu’il peut avoir dans le frigo. Crise, économie, paix et développement humain. Production et développement de l’être social 21► Une œuvre colossale peut-elle échapper à son temps ? 22►LA MATER-IA. Et le paroxysme de la dichotomie corps-esprit mis à la sauce politique Que ce soit du côté des dominants ou des dominés 24► Sur La Commune.

 

II. TRANSFORMATION DU TRAVAIL, MOUVEMENTS DE LA SOCIETE, LUTTE DE CLASSE Recueil juin 2016

26►MODERNITE DU CAPITALISME 27►LA RÉSISTIBLE ASCENSION DU « LOW COST » ET L’IRRÉSISTIBLE MOUVEMENT DU PROGRÈS POUR TOUS. 29►Et L’ECONOMIE CONTRIBUTIVE (1) EST-ELLE UNE COURSE AU PROFIT OU UNE COURSE AU PROGRES DE L’HUMANITE ? Suite → 2 29►LES RESERVES D'ALTERNATIVE. Comprendre les difficultés de la société en général, celle de la politique, celle d’un parti de transformation sociale en santé. 31►SHEMA 1 DEVENU ET DEVENIR 32►SHEMA 2 : Tableau « Un sens de l’histoire », extrait de l’essai « Division sexiste du travail, résidu ou mode de gestion ? »

 

III. REFLEXION COMMUNE AUX 2 RECUEIL DEBAT DE VALEURS ET TRANSFORMATION SOCIALE

33► « Débat de valeur », « débat de normes » etc. font partie du vocabulaire de l’ergologie initié par le Professeur Yves Schwartz (1).

 

IV. TRIPLE DANGER

35►RESUMÉ d’histoire qui est la nôtre. Le long processus de mondialisation, 38►NOTRE TEMPS comporte 3 caractéristiques par rapport à d’autres périodes historiques 39►CONSOLATION, SURVIE, SOCIETE, CRISE DU CAPITAL. « Notre besoin de consolation est impossible à rassasier » 41►L’ACTIVITÉ C’EST LE CORPS

 

V. AVRIL 2017

42►L’objectif et le subjectif,

44EN RAISON D’ÊTRE DANS L’UNIVERS

 

"LA PENSEE MARX", CLIQUER SUR L'IMAGE

 

LA PENSEE MARX

I. II. III. IV

OUVRIR

ici

 

*

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

*

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

http://pierreassante.fr/dossier/LA_PENSEE_MARX_II_+_TRANSFORMATION_du_TRAVAIL+REFLEXION+DANGER.pdf

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 06:37

 

 

Quelle politique pour prendre le pouvoir sur l'économie, pour une

nouvelle civilisation ?

La rencontre du 1er juillet en vidéo

 
 
La rencontre organisée le 1er juillet 2017 sous l'égide de la revue Economie et politique a été une réussite qui nous encourage à en organiser d'autres dans l'avenir.
L'enregistrement vidéo de la rencontre est accessible sur le site d'Economie et politique:  http://www.economie-politique.org/.
Première partie : de quel néolibéralisme Macron est-il le nom ?  http://www.economie-politique.org/101331
Deuxième partie : quelle politique pour prendre le pouvoir sur l'économie, pour une nouvelle civilisation ? http://www.economie-politique.org/101357
Ces thèmes seront largement évoqués dans le prochain numéro d'Economie et politique (sous presse) et dans le numéro à paraître à la rentrée de septembre.
Denis Durand

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 22:48


Article publié une première fois sur ce blog le 17 février 2012

 

Rien ne changera positivement, en santé, si l’on ne gagne pas les cadres de production...à...

 

Dans notre 21ème siècle, rien ne changera positivement, en santé, si l’on ne gagne pas les cadres de production, de gestion et de distribution (1) à la transformation du mode de production et d’échange sur la base de l’activité humaine et des besoins humains, par une sortie lente ou rapide de l’échange Argent-Marchandise-Plus d’argent propre au système capitaliste.

 

Je ne développerais pas plus sur cette transformation les conditions de cette transformation, que j’ai développée maintes fois dans ce blog.

 

J’insisterai par contre sur la nécessité d’une alliance de tout le salariat dans sa diversité et non d’une domination des couches moyennes sur la classe ouvrière et ses conditions de production qui perpétuent une division du travail hiérarchique, autoritaire, anti démocratique, et non une organisation basée sur la coopération des capacités humaines et un respect de la personne qui respecte (répétitions volontaires) la recherche de la cohérence de la personne dans une recherche de cohérence générale, généralisée.

 

En fait les conditions d’exploitation de l’ensemble du salariat, la prolétarisation généralisée par la crise peut détacher, à travers les luttes, à travers la lutte de classe,  les couches moyennes d’une alliance jusqu’a ce jour favorable au capital. Au capital non en tant qu’abstraction symbolique, expression qui fait malheureusement encore sourire par désinformation ou ignorance, mais en tant que réalité concrète déterminant la vie quotidienne des peuples du monde. Peuples du monde constitués de personneS !

 

Ce qui veut dire quand même qu’il y a, aujourd'hui encore, plus de chemin pour les cadres de production, de gestion et de distribution pour aller vers la classe ouvrière mondialisée, ici et ailleurs, hic et nunc, que l’inverse….

 

Lénine disait (je cite vaguement de mémoire) : « Dans la Russie, dans son état de développement (en 1917) la révolution c’était soulever une plume…dans un pays capitaliste avancé, c’est soulever du plomb ». (Lire Jean Elleinstein, « La révolution des révolutions »). Et l’on sait les conséquences de ce « sous-développement » (malgré des circonstances et des caractéristiques particulières de la Russie et des classes sociales de Russie en 1917), sur la suite des évènements en Russie et dans le monde, malgré une transformation « tyrannique » du mode d’échange qui avait cependant assuré un temps une meilleure stabilité de la planète, paradoxalement…

 

Une société complexe comme la notre ne peut souffrir un arrêt dans le temps de son processus, ce serait suicidaire. Ce sera suicidaire si ça se produit. Et ce ne serait pas le fait d’une « révolution », mais du blocage du capital tel qu’il est, et donc des échanges qui sont la base de l’existence de l’espèce humaine.

 

Rien ne changera positivement, en santé, si l’on ne gagne pas les cadres de production, de gestion et de distribution à la transformation du mode de production et d’échange, justement pour tout cela.

 

Mais une transformation qualitative du processus, partant de l’utilisation des crédits, d’autres choix d’investissements, qui fasse pénétrer progressivement et rapidement un mode d’échange basé sur les besoins et la coopération locale et mondiale, sur une transformation qualitative de la mesure de l’échange, OUI !

  

Pierre Assante, 17 février 2012

 

(1)...et d'éducation, de "culture", de création dans tous les domaines.....

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 07:45

4 articles de février 2012 et leurs liens. Economie, Ergologie, condition humaine, Commission économique.

Pour ouvrir, cliquer sur les liens. Une fois ouvert un  des 4 articles ci-dessous, retourner à l'article principal pour en ouvrir un autre.

 

Conscience du mouvement économique de la société et élections : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/article-la-crise-de-societe-l-economie-le-communisme-dans-les-batailles-electorales-actuelles-99796618.html

Valeurs, recherche et santé des activités, ergologie : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/article-epistemicites-reflexions-sur-les-travaux-du-professeur-yves-schwartz-commentaire-libre-n-engagean-99482524.html

Conditions humaine, fusion et séparation : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/article-un-peu-de-philo-qui-essaye-de-ne-pas-etre-une-copie-repetition-de-l-acquis-dans-la-mort-se-resout-c-97684503.html

Le travail anticipateur de la

Commission économique du PCF : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/article-stage-co-me-co-14-et-15-janvier-2012-colonel-fabien-photos-98216025.html

Site d'économie et Politique :

http://www.economie-politique.org/

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 23:21

.

Article publié une première fois sur ce blog le 25/06/2017

LIBERTÉ

 

 

 

Un concept, une représentation isolée dans le mouvement de la pensée pouvant saisir la logique, la chronologie et le mouvement du réel, est évidemment abstrait du réel.

S’il en reste là il va rapidement s’ossifier, se chosifier (se réifier disent les philosophes), se fossiliser, et au lieu de servir le progrès de la pensée, il va la tirer vers la réaction conservatrice au mouvement de progrès.

 

Un concept ne vaut que dans un système de concepts liés entre eux dans le mouvement de la pensée abstraite du réel et pour développer le mouvement du réel en santé (1), puisque la caractéristique de l’humanité est sa capacité relative mais réelle elle aussi de choix des actes qui influent sur le réel constituant son milieu naturel et social et elle-même.

Il en est ainsi du concept de liberté, de son existence, de son mouvement dans le réel et les choix humains.

Plus la société se complexifie et ses bases se complexifient, celles sur lesquelles l’humain produit ce qui lui est nécessaire pour vivre et se développer, plus le processus de liberté doit suivre le processus de complexification sans quoi il y aura divorce entre les conditions nécessaires à cette production, et donc menace sur la poursuite du processus général de l’humanité.

 

Autrement dit plus la qualité de l’activité humaine, le degré de savoir et compétence nécessaire à la production progresse, plus l’initiative de la personne est sollicitée et en même temps plus cette initiative requière coopération et coordination, choses qui semblent contredire l’idée de liberté si elle consiste à penser que « chacun fait se qu’il veut » sans se préoccuper du mouvement d’ensemble de la société et de la personne dans la société et dans le lieu d’exercice de la production et des services qui la permettent.

C’est dire que La Liberté n’est pas chose simple ni chose banale, ni qu’on pourrait s’en passer.

Autogestion dans la production et maîtrise du mouvement réel de la représentation abstraite de la valeur réelle créée qu’est le capital dans l’état réel du moment (les capacités de choix du « placement », du réinvestisememnt des valeurs créées), ces deux choses vont de pair pour poursuivre le processus de la production.

 

Dans une société d’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Plus d’argent), d’accumulation du capital conduisant à la suraccumulation-dévalorisation du capital et sa tendance au blocage du processus de production nécessaire à l’humanité, la tendance à l’autoritarisme économique et l’autoritarisme politique vont de pair.

En même temps, la tendance à l’autoritarisme et la tendance à la liberté dans le mouvement de la personne et de la société cohabitent sous la forme de mouvements contradictoires dans le mouvement de la personne et le la société.

Le blocage du système A-M-A’ relatif mais suffisant pour empêcher une réponse suffisante au développement des besoins humains se concrétise par une marginalisation et une parcellisation du mouvement global de liberté dans l’activité.

 

C’est une liberté impuissante.

 

Les choix nécessaires à remédier à  la maladie de l’échange A-M-A’ à son paroxysme, la suraccumulation-dévalorisation du capital et au blocage relatif du processus humain et la liberté non en tant que concept abstrait fossilisé, cela va de pair : les conditions du développement de la conscience humaine, de la qualité des activités humaines sont liées à la capacité de transformation progressive et radicale de l’état actuel de la société. La réponse touche à une réforme progressive et radicale des institutions financière, de la BCE et de tout le système bancaire, du crédit, de la création monétaire, du système tayloriste du travail par une promotion de la sécurité de l’emploi et de la formation condition de la reconnaissance de l’individu, de l’homme producteur et des conditions d’exercice saines de l’activité de la personne humaine. Mettre la mondialisation numérisée de la production et de l'échange au service des besoins humains est possible et nécessaire.

 

Pierre Assante, 25 juin 2017

 

(1) Voir les "Thèses de Marx sur Feuerbach".

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

 

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 07:37
Matérialisme et Empiriocriticisme. Lénine 1909.

 

 

Cet article a été publié une première fois sur ce blog le 3 juillet 2017.

Un post scriptum y a été ajouté.

 

 

Cette attaque contre la raison

 

Cette attaque contre la raison au nom de la raison, c’est atroce. Elle a envahi tout, et quelquefois même les communistes sensés défendre une vision scientifique de l'humain et du politique (Voir post sriptum). Le refus de voir les choses le plus possible dans leur ensemble campe dans les cerveaux.

Ainsi cette même chose qui existe dans la nature et dans le cerveau et qui fait que le cerveau est capable d’être et de reproduire le mouvement de la nature et non de le créer de façon mystique, comme s’il n’existait pas de lien concret entre existence et création, cette même chose étonne la raison et les incrédules.

 

La raison étroite est celle de la bourgeoisie qui a envahi l’humanisé, la raison de l’argent, de l’accumulation du capital, son mode d’échange des biens humains qui déqualifie les biens humains, les réduit, les chosifie et les isole du développement des besoins élémentaires et des besoins complexes. Le bout de cette déraison de la raison, c’est Macron, pour ne citer que cette triste expérience, c’est en marche vers rien, et en marche arrière vers tout ce qui a fait le passé à dépasser pour continuer la marche : c’est le rejet de tout ce que le passé a contenu d’avenir dans le processus d’humanisation, dans la constitution de l’humanité en tant que part de la conscience de la nature sur elle-même, part contenant le tout.

 

Oui les conditions matérielles de la survie humaine et de son développement, la production des biens nécessaires à cette survie, les capacités humaines de production de ces biens, c’est ce que doit contenir essentiellement une vision spirituelle et non mécaniste et utilitariste qui est celle du capital. C’est de cette vision philosophique matérialiste au sens de la raison libre, délivrée d’un mode d’échange handicapant et obsolète, c’est cette vision qui peut débloquer un processus humain figé dans une agitation incohérente, bien que cette agitation contienne les moyens de sa cohérence, le merveilleux et l’utile du savoir, de la recherche, de la production.

 

Et de la raison philosophique, de l’usage de la dialectique non comme recette dogmatique, mais comme outil de recherche, de vérification, d’expérimentation, naît la raison économique.

Ce fut le chemin de Marx, de l’anthropologie vers l’économie et passant par la philosophie non seulement pour comprendre le monde mais pour le transformer en santé, en santé de la vie de la nature, de la société et de la pensée et de son développement.

 

Chemin à retrouver pour ne pas mourir sinon de vieillesse, mais d’accident de jeunesse de l’humanité, d’adolescence incontrôlée.

Cette attaque contre la raison au nom de la raison, c’est atroce. Elle a envahi tout, même les communistes. Baignant dans le même milieu de l’échange, dans le même mode d’échange, leur raison, au cours de l’acte de transformation, en a été limitée par l’osmose entre d’acte et le mode d’échange. Erreurs et crimes en ont découlé. Erreurs et crime partagés de l’humanité et non propres à la raison dialectique détournée de son sens.

 

Retrouver le chemin de la vue d’ensemble de la production et de la pensée qui la permet, et qui sont contenus l’un dans l’autre, pensée travail et production, c’est la condition d’une Renaissance. L’attaque contre la raison au nom de la raison fait le contenu aujourd’hui des media, reflet de l’activité pratique du capital et de la maladie sociale qu’il développe dans son paroxysme et sa fin.

 

La pensée est un mouvement de la matière dont l’individu, la société, l’humanité sont une part d’un ensemble.

 

Pierre Assante, 3 juillet 2017 (1) 

 

 

(1) 3 juillet, jour anniversaire du vote en 1905 de la séparation des Eglises et de l'Etat, et jour anniversaire en 321 du décret de Constantin du repos légal du Dimanche. Et de la triste défaite du Pélagisme (peut-être intrusion relative du matérialisme dans le christianisme ?) au Concile d'Orange, en 529.

 

Post sriptum : Le stalinisme , déformation monstrueuse du communisme, a été rejeté à juste titre. Il n'a pas non plus eu les mêmes effets partout dans le monde. Les conquêtes sociales et les droits humains de l'après guerre de 1945-1947 auxquels ont grandement contribué les communistes français en témoignent. En outre la disparition du "camp socialiste" a été l'occasion d'une attaque du capitalisme, de la finance, contre les droits sociaux acquis qui sont des éléments de liberté et de développement, attaque qui se poursuit et s'aggrave.

P.A. 14 juillet 2017

 

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 12:35

 

 

"Sept leviers pour prendre le pouvoir sur l'argent",

Editions du Croquant. Denis DURAND, 10€

Informations : Revue Economie et Politique,

2 Place du Colonel Fabien,

75019 PARIS. Tel. 01 40 4013 41

 

UNE BONNE PAGE :

 

« …D’un côté, l’allégeance aux marchés financiers et à leur obsession de rentabilité du capital présentée comme la seule rationalité économique concevable. De l’autre, la dénonciation de la finance, d’autant plus véhémente qu’elle dissimule le refus de tout projet concret pour que l’utilisation de l’argent devienne l’affaire des citoyens, au point que l’extrême-droite en vient à en faire un aliment de sa démagogie.

 

Sommes-nous pour toujours condamnés à cette impuissance ? Non, si nous trouvons la force, à gauche, de dépasser l’illusion que l’action de l’État aurait le pouvoir de corriger les méfaits du capitalisme sans qu’il soit besoin de conquérir des pouvoirs démocratiques sur l’argent dans l’entreprise et dans les banques.

 

Nous pouvons trouver cette force car le sujet intéresse nos concitoyens. Depuis la crise de 2007-2008, chacun a pu mesurer l’influence que les banques, les salles de marchés, les banques centrales exercent sur la situation des entreprises, les politiques économiques, et finalement sur l’emploi, les retraites et la situation de chacun. Les révélations sur l’évasion fiscale ont déclenché un vrai phénomène d’opinion.

 

L’exigence d’un autre comportement des banques et d’une autre politique de la Banque centrale européenne en matière de financement des PME rassemble un consensus étonnamment large.

 

Nous partons d’une conviction : la question de l’utilisation de l’argent va demeurer d’actualité dans le monde instable, fragile, traversé de logiques de guerre où le Brexit, l’élection de Trump aux États-Unis, l’approche de nouvelles crises financières, les premiers effets du réchauffement climatique nous ont fait entrer. La résistance aux politiques réactionnaires et néolibérales va nécessairement se heurter au pouvoir des banques et des marchés financiers. Pour faire émerger des alternatives, qu’elles soient globales ou relatives aux enjeux localisés de mobilisations sociales et écologiques concrètes, il faudra que les citoyens et les mouvements sociaux disposent d’une stratégie cohérente pour prendre le pouvoir sur l’argent ou, à tout le moins, pour commencer à prendre du pouvoir sur l’utilisation de l’argent.

 

« Prendre le pouvoir sur l’argent » pour contribuer à sécuriser tous les moments de la vie et jeter les bases d’une nouvelle civilisation, à partir des contradictions du capitalisme financiarisé en crise ? Le but est ambitieux – osons le mot : révolutionnaire.

 

L’objet de ce petit ouvrage est modeste : montrer, par quelques exemples, que le chemin pour y parvenir existe et que nous avons commencé à l’explorer. Ces observations guident la succession des sujets abordés dans les pages qui suivent……. »

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 12:22

 

Nicolas Marchand – le 12 juillet 2017

 

Après le CN des 23 et 24 juin

Quelques réflexions pour les débats des communistes et leur Université d'été (1)

 

Dans la situation, nouvelle et grave, issue des élections présidentielles et législatives il y a, pour les communistes, 2 questions principales, me semble-t-il:

  • l'apport des idées communistes, avec des initiatives, pour des luttes offensives face à la politique du nouveau pouvoir
  • le besoin d'un rassemblement majoritaire des communistes pour un bilan critique sérieux des causes de notre échec, une réorientation stratégique et une nouvelle direction capable de porter avec confiance les idées communistes

 

Le pouvoir veut avancer très vite, avec les ordonnances, pour parachever le bouleversement libéral du code du travail, tout en cherchant à désamorcer les résistances en divisant. Sont déjà sur la table des sujets comme de nouvelles réductions des dépenses publiques, le financement des retraites. Macron est aussi très actif sur le terrain de l'Europe.  Autant de sujets sur lesquels il va y avoir besoin d'une intervention communiste forte de toute l'originalité et la cohérence de nos apports.

Dès maintenant il y a le défi de rassembler non seulement pour protester contre les ordonnances, mais sur des propositions alternatives. C'est le moment de s'emparer de la proposition de loi Chassaigne pour la sécurisation de l'emploi et de la formation. Cette intention est annoncée dans la résolution du CN, avec la relance de la campagne « l'été n'est pas fait pour casser le code du travail », l'invitation à des initiatives et à un travail de popularisation durant tout l'été. Contribuons partout au passage à l'acte, avec esprit de suite.

 

Quelques mots sur les enjeux du débat qui s'engage dans le parti.

Dès le lendemain du 2eme tour des législatives, nous avons, Frédéric Boccara, Yves Dimicoli, Denis Durand et moi-même, formulé, dans une tribune (l'Humanité du 21 juin 2017), l'idée que la gravité de la situation du parti, son échec stratégique, rendait nécessaire un Congrès extraordinaire, pour un bilan, une réorientation et un changement de direction.

La demande d'un Congrès, formulée aussi par d'autres camarades, a été reprise par Pierre Laurent et par le CN, le secrétaire national cherchant à éloigner le plus possible, fin 2018, la date du Congrès.

Cette question n'a pas été tranchée au CN, la résolution situant le Congrès soit au printemps soit à l'automne. La proposition de réunion d'une assemblée des animateurs de sections a également été retenue. Par contre, sans surprise, la proposition de mise en place d'une direction provisoire, portée par notre tribune, et par plusieurs camarades au CEN et au CN n'a pas été retenue. La poser a permis cependant de prendre date.

 

S'il est positif qu'un Congrès extraordinaire ait été décidé – et si Pierre Laurent a du un peu bouger lors du CN – la conception avancée pour le Congrès, avec la multiplication des sujets à traiter,  indique une volonté de tenter de marginaliser ou d'éviter le débat sur la stratégie et sur la direction. Il est fait grand bruit sur la question des transformations, déjà à l'ordre du jour de chacun des précédents congrès, … et plusieurs fois déjà déclarées accomplies … Surtout, il s'agirait de chercher à améliorer des pratiques, en contournant le besoin primordial d'un bilan de la stratégie et de la direction, pour des changements en phase avec l'actualité du combat révolutionnaire, l'actualité de l'action politique visant un rassemblement agissant et majoritaire pour dépasser le capitalisme.

 

C'est l'assemblée des sections qui aura à préciser l'ordre du jour du Congrès. Elle va donc être très importante ; à plusieurs reprises de telles réunions ont pu bousculer la direction. Je pense qu'il faut prendre sa préparation, toute la phase qui va la précéder, très au sérieux. Et dans ce cadre, voir comment prévenir toute tentation de manipulation.

Le groupe dirigeant, qui veut absolument garder la maîtrise des décisions du congrès et le pouvoir, et qui a été alerté par sa défaite lors de la dernière Conférence Nationale, va tout faire pour contrôler ce qui sortira de cette assemblée.

L'assemblée des sections sera préparée par un questionnaire aux adhérents.

Cela serait, répondent certains, plus démocratique que des comptes-rendus de discussion, puisque beaucoup d'adhérents ne participent pas aux réunions ...

Ce questionnaire sera établi lors d'un séminaire du CN pendant l'université d'été, le 25 août.

Mais, lors de la réunion du CN, une demande d'engagement précis de transparence sur cette consultation a été refusée, la formule de la résolution sur ce point étant très vague et non contraignante pour la direction : « les débats, propositions et demandes des communistes [ devront être] consignés par écrit et transmis à la présidence du Conseil national pour une diffusion plus large ».

Ce processus a besoin d'être mis sous la pression de l'exigence de transparence et de démocratie : quelle conception et contenu du questionnaire ? Où iront les questionnaires, qui en aura connaissance, qui les traitera et en fera la synthèse, sous quel contrôle démocratique ?

Il ne faudrait pas laisser se centraliser cette consultation, sous maîtrise du groupe dirigeant, avec des moyens, comme pour les sondages, d'orienter les réponses, et de déterminer centralement ce qui sera annoncé comme prédominant. Cette méthode a déjà été expérimentée, lors de différentes assemblées et Congrès, avec la pratique des « ruches », débouchant sur des « synthèses » déformantes de ce qui s'était exprimé.

Il s'agit de contribuer au débat collectif le plus large, à son contenu, à sa remontée objective et à une transparence réelle ; d'encourager les dirigeants de section, de fédération à agir dans ce sens, à leur échelle, et vis à vis de la direction nationale. Les militants peuvent empêcher tout corsetage du débat, dès le processus de cadrage du Congrès.

 

Il y a l'exigence d'un bilan critique.

Pour l'élection présidentielle, les communistes ont été très partagés. Et leur vote final, qui a eu lieu sous pression de la prise de position de Pierre Laurent et de la majorité du CEN en faveur de la non-présentation d'un candidat communiste, malgré la décision de Congrès d'engager un communiste « dans le processus » , et le vote majoritaire de la Conférence nationale dans ce sens, a été quasiment 50/50. Depuis, nombre de camarades ont évolué, changé d'avis ou se posent des questions. D'autres trouvent une justification dans l’atterrissage à 11 députés et pensent que la situation aurait été pire avec un candidat communiste.

Cependant le constat de la réalité de notre effacement et de ses conséquences nationales aux législatives semble largement partagé. Il est difficilement contestable.

 

Pierre Laurent, qui avait dans un premier temps qualifié nos résultats de, seulement, « décevants », est obligé de reconnaître un échec, de parler de notre « manque de crédibilité nationale » et de dire : « il est évident que les choix que nous avons faits pour l'élection présidentielle ne nous ont pas permis de dénouer les difficultés et de déjouer les dangers que nous avions identifiés ». Néanmoins il ne va pas jusqu'à admettre que tout cela était prévisible ni à engager sa responsabilité personnelle, ni celle du CEN. La nécessité d'un bilan est actée, mais en marge, et pas incluse dans les chantiers dits de transformation proposés au Congrès. On va jusqu'à parler de « révolutionner le parti », mais de quelle révolution s'agit-il si elle ne doit concerner ni la stratégie, ni la direction !!! Pour des changements à la hauteur de la situation, il va falloir que les communistes s'en mêlent.

 

Il ne s'agit pas d'incriminer les camarades qui ont été influencés par la crainte d'une défaite si nous présentions un candidat, mais de nourrir la critique de fond d'une orientation politique, et de dirigeants qui n'ont pas respecté la démocratie et ont mené le parti à un échec qui met notre existence en danger.

 

Malgré la promesse d'une campagne autonome, malgré les efforts de terrain de nombreux militants communistes, la campagne présidentielle n'a mis en avant que le candidat, et ses propositions, dans des conditions où s'est instaurée une grave confusion entre les programmes et les idées du PCF et de FI. En outre, la dynamique que le parti a lui-même nourri en faveur de Jean-Luc Mélenchon, a été retournée par lui avec, comme il l'avait annoncé, des candidats FI contre nous aux législatives, à l'exception de quelques circonscriptions qu'il a choisies.

 

La confusion n'a pas été seulement le résultat du système de l'élection présidentielle et d'une censure médiatique. Nos dirigeants ont eux-mêmes alimenté cette confusion, répétant que pour l'essentiel nos propositions étaient les mêmes.

Ainsi Marie-Pierre Vieu, répondant le 12 mai à la question « qu'est-ce qui différencie le PCF de FI?»: « en tout cas pas le programme puisqu'à 95 % c'est le même »

 Encore le 12 juin, Pierre Laurent était questionné sur Cnews. Le journaliste lui dit_ « Vous avez les mêmes idées que JLMélenchon, donc c'est pas un problème d'idées, c'est un problème de nom et un problème de personne éventuellement ? » Pierre Laurent répond : « On a une partie des idées en commun » … puis il ajoute « on a des choses qui sont différentes : il y a dans notre parti une culture politique, des pratiques politiques, une expérience dans la proximité locale »

 

En fait, niant ou minorant la différence sur les idées, on prétendait la faire sur notre volonté unitaire. Cela ne pouvait suffire. Cela n'a pas marché.

Mais cela ne prolonge-t-il pas une démarche à l’œuvre depuis plus longtemps ?  Une démarche qui fait primer la recherche d'accords de sommet sur la bataille d'idées au service des luttes, propre à conditionner un rassemblement au niveau nécessaire ; et qui va même jusqu'à opposer l'une et l'autre, avec l'idée qu'avancer nos propositions fait obstacle au rassemblement.

Une démarche qui est en pratique une démarche d'effacement de nos idées, de notre originalité, de l'utilité même de notre existence.

 

Cela renvoie aussi à l'incapacité, ou au refus, de la direction d'impulser des campagnes durables, tenaces permettant la promotion, la pédagogie, l'ancrage de nos idées, la perception de leur cohérence et de leur originalité.

Dernier exemple en date, la « campagne » sur le coût du capital, qui, malgré les efforts de quelques uns, notamment les camarades de la commission économique, malgré l'intérêt suscité dans le parti, s'est enlisée, puis arrêtée faute d'une volonté politique au sommet de l'impulser. Et cela en même temps qu'étaient, en pratique, fermées les portes de ce qu'on appelait «le secteur entreprises ».

 

Il ne suffit pas de prononcer des formules sur la sécurité de l'emploi et de la formation, ou sur la finance, cette dernière, d'ailleurs, souvent réduite à quelques enjeux de lutte contre la fraude fiscale, plutôt que d'affronter le principal, la maîtrise des banques et du crédit : elles sont vouées à rester sans impact, incompréhensibles, sans explications, précisions, pédagogie, dans le parti,  la société, les médias. Les idées novatrices, qu'elles recouvrent ont besoin d'être portées dans la durée, avec conviction, et dans l'action, avec l'engagement en première ligne des dirigeants. De même concernant nos propositions sur l'Europe.

 

Cela supposerait aussi d'en finir avec la culture (comment la qualifier ? réformiste ? sociale-démocrate?) consistant à limiter notre ambition à un autre partage des richesses, en omettant de faire le lien, qui donne à cette idée sa dimension révolutionnaire, et sa crédibilité, à la nécessité d'une transformation de la manière de les produire et de les financer, de conquérir les moyens de changer la gestion des entreprises et de les responsabiliser. (sujet sur lequel Mélenchon fait l'impasse totale au profit d'un impossible et archaïque « tout par l’État »).

 

Cette conception limitée à un partage des richesses, ne serait-elle pas justement, en l'état, le « dénominateur commun » de la prétendue « radicalité » ?

Or le projet de recomposition visant à nous entraîner sous une forme ou une autre au sein d'une « nouvelle force politique » de la gauche dite radicale, ou de transformation, est en train d'être relancé. Des idées qui ressemblent fort à celles que les communistes ont battu en 2007, refusant la dilution du PCF au sein d'une nouvelle force politique, reviennent. Frédéric Genevée, et d'autres proposent « un dépassement du PCF » ; Alain Hayot relance l'idée d'une « métamorphose ». Mais aussi, au sein du groupe dirigeant, Marie-Pierre Vieu qualifie de « question intéressante »,  la question de savoir s'il faut « un parti communiste, un parti communiste refondé », ou « un creuset collectif qu'on construira avec d'autres ».

Quant au discours de Pierre Laurent, il est trop variable, vague, ambigu, et sans relief …

 

Que penser à ce propos de la nouvelle piste avancée dans son rapport au CN, comme mot identificateur du communisme : le commun  ?

C'est articulé à un traitement assez bizarre de la question du changement de nom du PCF, abordée pour dire que ce n'est pas le principal, mais pas tabou non plus … On avait remarqué le questionnement insistant des journalistes pendant la campagne …

Déjà la Revue du projet, va changer de nom, mais pas pour introduire une référence au communisme ; pour devenir « Cause commune ».

Il ne s'agit pas de dire que le mot « commun » doive nous déplaire. Nous parlons de « biens communs de l'humanité » à propos d'enjeux d'appropriation sociale mondiale.

Les « communs » est un concept auquel se réfèrent certains groupes antilibéraux qui ne veulent pas, ou plus, se référer au communisme. Il est substitué parfois à « service public », ce qui n'est pas forcément un progrès.

Mais « commun » est-il substituable à « communisme » ?.

S'agirait-il d'ouvrir la voie à une prise de distance avec le communisme comme visée historique révolutionnaire, de transformation radicale de la société, d'une nouvelle civilisation dépassant le capitalisme ?

Là j'ai envie, sans épuiser le sujet, de citer la conclusion d'un article de Paul Boccara, le 9 octobre 2007, titré « Novation, non dilution du PCF »:

«Face à l’assimilation du communisme au stalinisme ou même à l’Union Soviétique, nous pouvons discuter d’une grande campagne, avec des actes symboliques, sur les valeurs humanistes des communistes de notre époque: pour un dépassement du capitalisme, de ses libertés dans l’inégalité, pour un partage des pouvoirs, des ressources, des informations,des rôles, pour un PCF d’un communisme de liberté pour chacun, de démocratie participative et d’intervention de tous».

 

Une reconstruction-refondation de la gauche est nécessaire.

Tout ne dépend pas de nous, et beaucoup de choses sont en mouvement, et incertaines.

Ne faut-il pas considérer avec conviction, et travailler à étayer l'idée qu'elle a besoin de l'apport autonome d'un parti communiste offensif, novateur, révolutionnaire, au service du développement continu des luttes sociales et de société, et de leur convergence.

Ni la dilution, ni le repli! L'autonomie pour avoir les moyens, avec nos idées et nos initiatives, de contribuer à un rassemblement transformateur.

Au delà, ce serait aussi la question de l'autonomie des autres composantes, et de recherche de modalités d'alliances rompant avec les logiques de sommet.


Parmi les questions mise en avant pour le Congrès par la résolution du CN, j'attire l'attention sur la première, ainsi formulée : « Comment redevenir le parti des classes populaires, au travail, à l'entreprise, dans les quartiers populaires et la ruralité ? »

Cette question peut plaire. Elle peut même chercher à réveiller, avec son « redevenir », la nostalgie du « parti de la classe ouvrière ». Mais, outre le fait qu'elle passe à la trappe la notion de classe ouvrière, elle porte une conception fausse, réductrice, de la base sociale qu'un parti communiste aujourd'hui doit chercher à se donner. Peut-on isoler la question des couches (doit-on dire classes?) populaires, de celle de leur rapprochement, avec les couches  moyennes salariées, voire une partie des couches supérieures. Ça concerne les entreprises, les services publics et aussi, de façon vitale pour la pérennité et la reconquête de notre influence, la plupart des communes, qu'on qualifiait autrefois « ouvrières », où notre parti est influent.

Une relance du parti communiste, dans la société de classes telle qu'elle est et se développe aujourd'hui, est-elle concevable avec une ambition limitée à influencer les couches populaires, en continuant de laisser les couches moyennes salariées à l'influence des autres forces politiques, et de la culture de gestion capitaliste. Un rassemblement populaire majoritaire est-il concevable sans le rassemblement des ouvriers, des employés, des cadres, des intellectuels face au grand patronat et aux marchés financiers ?

Enfin, la question de la direction. Le sujet a été ajouté dans la liste qui figure dans la résolution, mais sous la formule « quelle conception des collectifs de direction ? ». 

Attention : ce n'est pas l'inscription à l'ordre du jour de l'élection d'une nouvelle direction.

Pourtant si un bilan critique met en évidence l'échec du groupe dirigeant actuel, et conduit à des décisions de changement politique, en toute logique il y aura besoin d'une nouvelle direction, vraiment acquise aux décisions du Congrès, composée de camarades plus combatifs, plus convaincus de nos idées, mieux à même d'impulser un renouveau, une renaissance du parti communiste. Cela ne pourra pas attendre le Congrès suivant. Mais cela ne pourra se faire que si l'élection de la direction est inscrite à l'ordre du jour.

 

Je pense qu'il faut pousser cette question, tranquillement, mais avec exigence, comme l'ont fait plusieurs camarades au CN, en tenant compte du souci d'unité des communistes, mais aussi de la nécessité de vaincre les réflexes suivistes qui ont permis aux groupes dirigeants successifs de s'auto-renouveler. C'est inséparable du travail à mener pour préciser les bases politiques précises de la réorientation nécessaire. Un rassemblement majoritaire des communistes pour sortir de l'ornière et révolutionner vraiment le parti est possible.

(1) Ces réflexions personnelles se sont nourries d'échanges et d'apports de nombreux camarades, notamment Frédéric Boccara, Yves Dimicoli, Denis Durand et Jean-Marc Durand.

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 08:08
Commission Economique du PCF 27 juin 2017

 

Publié une première fois le 28/06/2017 

 

Quelques éléments sur la situation économique en

France, en Europe et dans le Monde.

 

CLIQUER ici

http://pierreassante.fr/dossier/

comeco_2017_06_27_video.pdf

 

 


Petit lexique pour lire les graphiques

GDP : PIB (Produit intérieur brut). RATE : Taux (%). Growth : Croissance. Unemployment : chômage. Aes : économies avancées. EMes : économies émergentes. VA/ ; Valeur ajoutée par rapport à (divisée par). Déflaté : corrigé. BIT : bureau international du travail. CVS : correction des variations saisonnières. SNF : Sociétés non financières. Household : consommation des ménages. Assets : actifs des banques. BPI : Banque publique d’investissement. 

Marché primaire :  du neuf) nouvelle introduction en bourse, augmentation de capital. Marché secondaire : (d’occasion) achat-vente d’actifs financiers existants. BCE : Banque centrale européenne.

 

Un nouveau N° de la Revue Economie et Politique est en préparation.

http://www.economie-politique.org/

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici


 

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de pierre.assante.over-blog.com
  • Le blog de pierre.assante.over-blog.com
  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
  • Contact

pierre.assante.over-blog.com

Recherche