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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 07:06

 

NE PLUS RECULER L’ECHEANCE DES SOLUTIONS

AUX CATASTROPHES ANNONCEES.

 

Sans une organisation de la société humaine,  l’activité nécessaire à sa survie s’écroule.

La destruction de l’organisation de la société dans le Moyen Orient par l’intervention des intérêts capitalistes n’en est qu’un petit aperçu local.

L’équilibre ça n’existe pas. L’équilibre  n’est qu’un mouvement, qui maintient sur pied la société. C’est ce qu’on constate en bicyclette…Il ne s’agit donc pas de détruire l’organisation sociale mais de la transformer en santé.

L’analyse marxiste est un instrument essentiel de connaissance de la société capitaliste pour la transformer. Pierre Laurent l’a rappelé dans la fête de l’humanité devant les militants et personnalités. Mais il ne suffit pas de faire une référence au marxisme, il faut mettre en pratique jusqu’à l’économie l’analyse marxiste et son mouvement, ce qu’a fait Marx en partant de la philo, en passant par l’anthropologie et en arrivant à la rédaction du Capital à l’usage du mouvement démocratique et ouvrier organisé. Pendant que certains acteurs de la Commune de Paris faisaient des discours romantiques qui occupaient l’espace du débat général, Marx soulignait l’importance de prendre pouvoir sur la banque centralisée à Paris pour se donner les moyens des réformes et transformations nécessaires dans tous les domaines, travail, éducation, paix.

Faute d’aller jusqu’au bout de la réflexion  (liée à l’action et l’expérience de l’action) sur les conditions d’une transformation sociale, d’un processus  de dépassement du capitalisme, beaucoup de camarades, y compris de ceux qui se sont prononcés pour le choix 2, considèrent la Commission Economique du PCF et ses travaux, ses efforts pour les partager dans le parti, les organisations, et la population, comme un supplément d’âme ou une chapelle intérieure au parti voulant plus de place pour soi.

Le rassemblement et l’unité ne se feront que sur un projet transformateur mis en expérimentation, en rectifications, en avancées, loin des envolées protestataires, celle de Mélenchon et les nôtres mêmes. Plus la crise s’avancera, plus cette exigence se manifestera. C’est donc de la volonté et de l’intelligence humaine que dépend la sortie de la crise.

L’état de survie de la planète, les conditions biologiques et économiques en dernière instance n’a pas été la préoccupation du capital en particulier durant les décennies qui ont suivi l’après guerre et malgré les possibilités que la libération du nazisme avaient offertes, dans le développement du programme du Conseil National de la Résistance, où les communistes ont joué un grand rôle, par exemple. Au contraire ce programme a été d’abord freiné et aujourd’hui mis en démolition.

Il s’agit au contraire d’aller au-delà  de ce programme et non de le détruire, par exemple en complétant la Sécurité Sociale actuelle par une Sécurité d’Emploi et de Formation. Il s’agit d’en donner les moyens à la société par l’usage sain et progressiste des valeurs produites en transformant le système bancaire et financier, en usant différemment de la création monétaire, du crédit, dans les institutions du local au mondial, en France et en Europe, avec l’intervention du mouvement populaire, ses capacités et sa diversité pour ce faire. La transformation sociale en santé, c’est le mouvement populaire lui-même, il n’y a pas l’un d’un côté et l’autre de l’autre, c’est la même chose.

Le congrès du PCF, le débat qui le précède ne peut pas faire l’impasse sur ces questions en tournant sur le bilan apparent sans aller au fond des causes de la crise de la société, des partis et du parti, sous peine de reculer l’échéance des solutions aux catastrophes annoncées.

Pierre Assante, 19 septembre 2017

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 22:38

 

INTERVENTION au Conseil national du 14 septembre 2017.

Et la Commission économique du PCF à la Fête de l'HUMA

 

Il y a un risque que beaucoup de communistes considèrent qu’avec la préparation du congrès nous ne soyons en train de rééditer un scénario analogue à ceux que nous avons connus dans un passé récent, et que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Pour éviter cela, il faudrait tenir compte de ce qui s’est fortement dit au conseil national d’Angers. Il faut que le congrès ait la possibilité de répondre à la question : faut-il un parti communiste français révolutionnaire, et quel est le sens d’une telle ambition dans la France, l’Europe et le monde de notre temps ? Le questionnaire dans son état actuel peut donner l’impression qu’il ne s’agirait que d’amender le document La France en commun alors que l’enjeu est bien plus vaste.

Faire comme si cette question ne se posait pas serait ignorer le paysage politique dans lequel nous agissons. Faire comme si nous n’avions pas les moyens d’y répondre serait tout aussi erroné. Personnellement, je pense que le rôle irremplaçable d’un parti communiste est d’aborder toutes les questions que se posent nos concitoyens sous l’angle des tâches à accomplir pour dépasser le capitalisme jusqu’à son abolition et à la construction d’une nouvelle civilisation. Sous cet angle, nous avons des choses à dire sur les enjeux politiques, sociaux, économiques, écologiques, technologiques du monde contemporain, des choses que nous ne disons pas aujourd’hui.

Par exemple, répondre avec détermination à cette question nous permettrait de dialoguer sans complexe, sans ressentiment et sans agressivité avec les forces – comme Mélenchon, par exemple – qui ne proposent ni de mettre en cause le pouvoir patronal dans l’entreprise, ni de dépasser le marché du travail, ni de prendre le pouvoir sur l’argent, bref qui agissent pour aménager le capitalisme et non pour le dépasser. Donc, ni indifférence, ni ralliement. Mais capacité d’initiative, sans attendre que d’autres en prennent.

Sur cette ambition, nous pouvons rassembler une très large majorité des communistes, au-delà des divergences sur telle ou telle question. Et intéresser bien au-delà.

Et sur cette base, nous pouvons nous rassembler, au-delà des vicissitudes du passé, sur des réponses communes aux questions qui en découlent : quel bilan contradictoire des années écoulées, quelle orientation politique ? quelle stratégie électorale, d’action et de bataille d’idées ? Quelle conception du Parti et du rôle de sa direction ?

Une telle conception politique est possible : pour s’en convaincre, il suffit de mettre en regard la grande précision des propositions radicales, figurant dans la proposition de loi de sécurité de l’emploi et de la formation, que nous avons mises en avant dans l’appel « pour un autre agenda pour l’emploi et le code du travail » adopté à la suite de notre réunion de jeudi dernier au CESE, et l’étonnante diversité des signatures en soutien del cet appel que nous avons recueillies. Mais si la fête de L’Humanité se veut à la disposition de toutes les forces engagées dans la riposte à la politique de Macron et pour une alternative, au nom de quoi cet appel est-il exclu des débats de l’Agora de L’Humanité ?

Pour rassembler, il faut exister. Sur ce sujet, nous existons, qu’attendons-nous pour rassembler ?

Denis Durand

Conseil national du 14 septembre 2017

*

Commission économique du PCF à la Fête de l'HUMA

Merci aux camarades de la commission économique qui ont brillamment assuré la tenue des deux stands d'Economie et politique au cours d'une fête de L'Humanité qui a connu une grande affluence, et aux nombreux visiteurs que nous y avons accueillis.

Et merci aux camarades du Lot-et-Garonne pour leur chaleureuse hospitalité !

On peut encore contribuer au financement à l'adresse suivante :
https://www.leetchi.com/c/stand-ecopo-a-la-fete

Les différents débats organisés sous l'égide de la revue, sur les alternatives aux ordonnances XXL, sur les enjeux nationaux et européens de la politique Macron, sur le financement des collectivités territoriales, ont donné lieu à des échanges de grande qualité, très encourageants pour les prochaines batailles sociales et politiques.
Bien sûr, gagner le besoin d'alternative politique portant sur les contenus reste un combat ! Il reste trop souvent refoulé mais la fête de l'Humanité a mis en évidence combien il correspond à une attente du corps militant.

Il répond aussi à une attente dans le débat public, comme en témoigne la réussite de la rencontre du 7 septembre au CESE et l'appel "Contre les ordonnances Macron, Un autre agenda pour l'emploi et le code du travail !" qui en est résulté. De nombreuses personnalités continuent de le signer, on peut en faire autant ici.

 

Fraternellement. Denis Durand, 18 septembre 2017

 

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 10:58

 

Feuilletez

ECONOMIE & POLITIQUE

N° 756-757 JUILLET-AOUT.

DOSSIER REVOLUTION.

En cliquant sur l'image

ou ici

http://riouclaire.fr/ECOPO/756-757/mobile/index.html

 

VOIR AUSSI SUR CE BLOG

Essai sur LA PENSEE MARX : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

 

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 10:00

 

 

Pierre Laurent – 16 septembre 2017 Rencontre avec le mouvement associatif, syndical, politique et le monde de la culture. 16 septembre 2017, Fête de l’Humanité.

2 EXTRAITS par le blogueur (le lien sur l'intervention complète après les extraits):

"...  A partir de ces éléments, je veux vous dire deux de mes convictions :

- La première est que, malgré l'écran de fumée dressé par Macron sur le « ni droite, ni gauche », une majorité potentielle existe dans notre peuple pour un rassemblement de politiques réellement à gauche, rompant avec les politiques d'austérité.

Elle existe dans le peuple, chez ceux qui se sont abstenus, chez les 7 millions d’électrices et d’électeurs qui ont voté Mélenchon, chez celles et ceux qui ont voté Benoît Hamon, dont je salue également la présence, et même, pour une part parmi celles et ceux qui ont voté Macron au premier tour.

Elle existe chez de nombreux élus locaux sidérés par la cure d'austérité imposée aux collectivités 

Elle existe dans la population, qui recherche une issue progressiste à de nombreux défis contemporains, sociaux, écologiques, démocratiques, et à qui nous avons la responsabilité de proposer une perspective crédible et mobilisatrice.

Toutes ces forces, qui sont considérables, ne seront efficaces et ne pourront faire majorité que si elles s’additionnent, si des espaces de dialogue sont crées entre elles partout : la fête de l'Humanité est un de ces espaces.

Chacune a des champs d'action qui lui sont propres, chacune a son agenda, chacune est amenée à prendre ses propres initiatives et le Parti communiste le fera. Cela est légitime.

Mais nous avons toutes et tous à créer les conditions pour que chaque initiative ressemble le plus largement et s'appuie sur la diversité qui existe dans le camp progressiste.

Créer les conditions pour qu'aucune ne clive ou n'instaure des fossés mais, au contraire, des passerelles, des espaces réellement communs.

C'est ce que veut le Parti communiste.

C'est ainsi que je conçois son rôle et son utilité.

Notre disponibilité est entière......

 

.....Ce système n'est pas neuf, c'est vrai.

On vient de fêter les 150 ans de l’ouvrage qui en a le mieux démonté les mécanismes et prédit son évolution : « le Capital » de Karl Marx.

Ce système capitaliste, dès ses débuts, portait en lui de terribles malédictions : celles de l’injustice et des inégalités, de l’exploitation et de l’aliénation des travailleurs, des saccages de la nature, des violences et des guerres.

Tous ces malheurs, la société capitaliste, les «porte en elle, comme une nuée dormante porte l'orage » disait Jaurès.

Mais si le capitalisme était dès le départ cette société d’injustice, de violence et de guerre, il portait en même temps un progrès de développement de la civilisation « fantastique », comme le disait Karl Marx, pour les pays concernés.

Aujourd’hui mondialisé, ayant poussé à bout toutes ses logiques, il a fait son temps.

Aujourd’hui, je l’affirme, sa mission progressiste s’est épuisée..."

 

POUR LE TOUT, Cliquer ici

http://www.pcf.fr/101876

 

*Essai sur LA PENSEE MARX : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 11:52

UNE NOUVELLE REVOLUTION POUR DEPASSER LE MARCHE

Signataires : Frédéric Boccara, Gisèle Cailloux, Sylvian Chicote, Yves Dimicoli, Denis Durand, Jean-Marc Durand, Sylviane Lejeune, Anne Lafaurie, Nicolas Marchand, Catherine Mills, Alain Morin, Roland Perrier, Frédéric Rauch, Alain Tournebise, membres de la commission économique du PCF et membres du comité de rédaction d’Économie et Politique.

Les ordonnances dessinent un Code du travail encore plus dur pour les salariés : précarisation accrue, dumping social, renforcement du pouvoir patronal. Tout pour baisser le coût du travail, jusqu’aux multinationales exonérées de toute responsabilité, puisqu’on exclut leurs profits à l’étranger de l’évaluation de leur situation économique ! Trois réformes complémentaires sont dans les tuyaux : suppression des cotisations sociales, durcissement de l’indemnisation du chômage, mainmise du patronat sur toutes les dépenses de formation professionnelle. Elles dessinent une cohérence : fragiliser les salariés et les indépendants pour sauvegarder les profits. Le marché avant tout, au service du capital et de sa rentabilité ! Que les salariés ne s’avisent pas d’intervenir sur leur travail, sur les décisions de production, d’investissement, le financement. Vous avez dit liberté ? Pourtant s’exprime comme jamais, dans le monde du travail et au-delà, l’exigence d’intervenir sur les gestions et sur le bilan des aides aux entreprises : les positions syndicales, de la CGC à la CGT, voire FO et même à la CFDT, en témoignent.

La mobilisation est possible. Nos concitoyens sentent que les ordonnances ne vont pas améliorer l’emploi – tout au plus verra-t-on de plus en plus d’emplois « mités » par la précarité et le chômage partiel.

L’énormité des profits du CAC 40, des dividendes versés et des liquidités fournies à très bon marché par les banques aux grandes entreprises – mais pas aux PME-TPE –, confirme l’urgence d’utiliser autrement cet argent : pour développer l’emploi, les salaires, la formation, pour les services publics et pour de nouvelles productions écologiques et sociales… Ceci alors que le grand capital continue à détruire les capacités, à délocaliser, à spéculer, et qu’une nouvelle crise financière menace.

Aveuglés par leurs théories antimarxistes, nos néolibéraux ne voient le travail que comme une marchandise, un coût. Pas comme une puissance créatrice à développer. Ils confondent la personne du travailleur et la « force de travail », qui est sa réduction à une marchandise. L’efficacité, pour eux, c’est de payer moins cher cette marchandise. Mais, avec la révolution informationnelle, il faut des travailleurs créatifs, inventifs, plus libres. Des sujets majeurs, et non des objets sur un marché. Ce nouveau monde pousse à une nouvelle révolution : dépasser le marché du travail pour aller vers une sécurité d’emploi et de formation.

C’est toute l’actualité de la proposition de loi corédigée avec le mouvement social et déposée par André Chassaigne. Elle dessine un nouveau droit à la formation et à des mobilités maîtrisées dans la sécurité entre emploi et formation, avec un revenu sécurisé au lieu d’une allocation chômage rabougrie, et une vraie réduction du temps de travail. D’autres parlent de sécurité sociale professionnelle. Cela demande de s’attaquer au coût du capital et à ses pouvoirs. Cela demande aussi de sortir de l’austérité avec une impulsion de la demande, notamment pour les services publics, en France et en Europe.

Faire connaître cette alternative renforce la lutte : on est d’autant mieux contre un projet qu’on voit ce qu’on pourrait faire à la place.

Le pouvoir est inquiet de la réussite de la manifestation du 12 septembre. Chaque mesure, ou presque, correspond à ce dont le mouvement contre la loi El Khomri avait obtenu le retrait. C’est la preuve que les manifestations ont des effets ! Elles en auront d’autant plus qu’elles iront de pair avec une lutte politique du PCF, rassembleuse, pluraliste, et des idées communistes audacieuses sortant des sentiers battus.

L’Humanité, 14 septembre 2017

Liste des débats de la fête de l'Huma où la revue Economie & politique est impliquée:http://pierre.assante.over-blog.com/2017/09/debats-de-la-fete-de-l-huma-ou-la-revue-economie-politique-est-impliquee.html

 

L'article est extrait d'un dossier de 8 pages au total publié du Lundi 11 au Jeudi 14.9.2017 "De quel travail avons-nous besoin ?" : https://www.humanite.fr/de-quel-travail-avons-nous-besoin-4-641992

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 06:40

 

 

Ci-dessous la liste des débats

de la fête de l'Huma

où la revue Economie & Politique 

est impliquée

 

 

 

Stand d’Économie et politique, en partenariat avec le stand du Lot-et-Garonne (espace Midi)

Date

heure

thème

participants. animé par

Lieu

Vendredi 15

19h30 

rencontre de militants des Finances, de la banque et de l’assurance

Denis Durand (commission économique du PCF)

av. Muhamat Ali

Samedi 16

14h30

« Un code du travail du XXIe siècle ? Construire une alternative aux ordonnances Macron : quels moyens, quels pouvoirs, quelles mobilisations sociales pour sécuriser l’emploi et la formation ? »

Pierre Garzon (secrétaire de la section de Villejuif du PCF), Marie-Claire Cailletaud(commission exécutive confédérale de la CGT), Hervé Defalvard (université de Marne-la-Vallée), Willy Pelletier (fondation Copernic), Denis Durand (commission économique du PCF)

av. Muhamat Ali

Samedi 16

16h30

« La politique économique de Macron : enjeux nationaux et européens, défis d’alternative »

Guillaume Duval (directeur d’Alternatives économiques), Frédéric Farah (Les Économistes Atterrés), Stan Jourdan (campagne européenne « Quantitative Easing for People »), Éric Bocquet (sénateur du Nord), Frédéric Boccara (membre du comité exécutif national du PCF)

av. Muhamat Ali

Autres débats animés par des membres de la commission économique du PCF :

date

heure

thème

participants. animé par

Espace

Samedi 16

10 heures 30

Le combat   politique à   l'Entreprise : quel enjeu ? quel objectif ? Que faut-il réinventer ? Que faut-il abandonner ? Que faut-il conserver ? que  faut-il améliorer ?

A. Janvier (PCF, commission Entreprises), Denis Durand (commission économique du PCF), V. Ghiasi (???), E. Martin (???)

Seine-et-Marne

Samedi 16

11 heures

Financement des collectivités territoriales

Stéphane Bauer (section de Saint-Gratien), Jean-Marc Durand (section économique du PCF)

Val-d’Oise

Samedi 16

14 heures

Le nouvel ouvrage de Paul Boccara, Neuf leçons sur l’anthropologie systémique, éditions Delga, Paris, 2017

Catherine Mills (codirectrice d’Économie et politique), Bruno Odent(L’Humanité)

Village du Livre

Samedi 16

17 heures

« Quels leviers pour prendre le pouvoir sur l’argent ? »

Denis Durand (commission économique du PCF)

Paris (stand des sections du centre de Paris)

Dimanche 17

11 heures

« Quel financement des collectivités territoriales contre l’austérité et pour le développement des services publics ? »

André Chassaigne, président du groupe communiste à l’Assemblée nationale, Céline Malaisé (présidente du groupe Front de gauche au conseil régional d’Île-de-France), Jean-Marc Durand (membre du conseil national du PCF)

Rhône - Alpes (stand de la Drôme)

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 07:02

 

COMMUN ET COLLECTIF

1789-2017...

La victoire de la bourgeoisie a développé l’individuel contre le collectif.

L’acte de résolution d’un besoin part obligatoirement de la personne qui l’accomplit dans  le commun de la société, et le type de rapports sociaux dominants. C’est une évidence oubliée.

La révolution française, est un acte majeur de la victoire de la bourgeoisie qui s’est concrétisée après la révolution française.

La révolution  elle-même, de ces années de 1789 à la réaction du 9 thermidor, a contenu cette contradiction majeure, a été un affrontement entre la solution individuelle de la bourgeoisie et la solution collective du peuple qui la soutenait.

La solution collective, face à la solution individuelle a revêtu un caractère autoritaire si ce n’est purement dictatorial, au sens pratique d’une hégémonie d’un groupe et de ses moyens de coercition. La solution individuelle a reposé sur la liberté du plus fort, autre forme de dictature d’un autre groupe social, et ses degrés de despotisme.

Cette dualité qui recoupe une dualité de classe a perduré dans l’histoire de la société bourgeoise dont le Capitalisme Mondialisé, Numérisé, Financiarisé et ses dangers sur l’humain et la planète est l’ultime avatar.

Le communisme « contraint » n’a pas contenu que de la contrainte, mais aussi un développement  de la société humaine qui a eu des effets mondiaux, contradictoires, quoi qu’en disent les tenants du libéralisme. Les contraintes du libéralisme n’ont pas été ni moins pesantes ni moins criminelles, en douleurs et en vies humaines. Elles ont reposé sur la facilité d’inorganisation du collectif, pour le dominé aussi, ce qui n’a pas empêché le capital de développer son organisation et de la rendre « naturelle » pour ce dominé.

Dessin de Jean Effel. Qui se rappelle de l'année ?

Les conditions existent-elles aujourd’hui, dans le développement des forces productives, d’un communisme non contraint, et de d’évolution par l’action humaine, de la société d’échange par accumulation de capital vers une société d’échange en fonction de besoins de la personne dans une organisation sociale le permettant ?

En tout cas la question de l’obsolescence du système social actuel se pose et la question demande réponse théorique et pratique.

Ce 12 septembre 2017 pose, d’une façon sous-jacente à l’évènement, et impérative, la question du collectif, du commun, et de l’individuel, et leur réconciliation dans un mode de production et d’échange qui le permette

Pierre Assante, 12 Septembre 2017.

P.S. Il y a peu de choses qui m’émeuvent autant que la manifestation de la solidarité, dans un besoin commun, par l’acte du travail commun : sa beauté, sa force.

 

* Essai sur LA PENSEE MARX : ici

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 18:21

 

Chers ami.e.s,

A la suite de la rencontre du 7 septembre organisée par la revue Economie & Politique,

un Appel a été élaboré. il s'intitule : "Contre les ordonnances Macron - Pour un autre agenda pour l'emploi et le code du travail" 

Signé par un large éventail de personnalités (cf. en fin de l'appel), il est en ligne sur Médiapart et peut être signé ici :

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/110917/contre-les-ordonnances-macron-un-autre-agenda-pour-l-emploi-et-le-code-du-travail

https://framaforms.org/contre-les-ordonnances-macron-un-autre-agenda-pour-lemploi-et-le-code-du-travail-1505125529

ou là : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScoLZB4VpmoyFheDm8A8BkvcL5ioyyohxcoNuzjjcBeIzu_rw/viewform?c=0&w=1

Bien cordialement, Frédéric Boccara.

A signer

Appel - Contre les ordonnances Macron –

Un autre agenda pour l’emploi et le code du travail

Militants syndicaux, associatifs, politiques, ou intellectuels d’horizons divers nous voulons ouvrir un débat social et citoyen pour un projet alternatif allant vers une véritable sécurisation de l’emploi et de la formation. En l’état, les ordonnances du gouvernement contiennent surtout les éléments d’une flexibilité accrue du marché du travail au détriment des salariés, de l’emploi, du plus grand nombre et des PME. Elles ne portent pas sur les sujets nécessaires.

Le diagnostic qui sous-tend les ordonnances est erroné. Dans un contexte de globalisation, de financiarisation et de mutations technologiques, nous récusons l’idée selon laquelle, face à la persistance d’un chômage de masse, la solution consisterait à « restaurer les mécanismes du marché » et à toujours plus marchandiser le travail : faciliter les licenciements et exacerber la concurrence salariale et sociale, renforcer le pouvoir patronal, réduire le « dialogue social » à un tête-à-tête entre employeurs et salariés au niveau de l’« entreprise », inciter au dumping social. Tout cela pour poursuivre encore la baisse du « coût du travail ».

Il repose sur l’idée paradoxale que la lutte contre le chômage passerait par des licenciements plus faciles. 

Les ordonnances du gouvernement Macron-Philippe considèrent les salariés comme des mineurs, des variables d’ajustement, et ne relèvent pas les défis de notre temps : précarité massive, nouvelles technologies où les capacités humaines créatives sont de plus en plus décisives, financiarisation, mondialisation changement climatique et urgence écologique, exigence de maîtrise du travail et de temps libéré.

Les ordonnances ne contiennent rien : 
- sur les relations mortifères entre la finance et l’investissement, sauf de les renforcer en autorisant les licenciements en France dans les multinationales sans regarder leurs profits à l’étranger 
- sur l’évaluation nécessaire de l’usage des fonds publics et des liquidités bancaires massivement versés aux entreprises 
- sur la responsabilisation des grands groupes envers les PME/TPE
- sur la formation
- sur la responsabilité sociale et environnementale des multinationales à base française dans leurs transferts financiers ou productifs à l’étranger (paradis fiscaux, délocalisations, etc.), 
- sur l’exercice par les salariés de pouvoirs réels sur la gestion des entreprises. 

Nous pensons que ces ordonnances doivent être retirées ou très profondément modifiées. Les députés devraient les rejeter. C’est un tout autre agenda qui est nécessaire pour l’emploi et le travail.

L’ordre du jour que nous proposons : viser une sécurité réelle de l’emploi, organiser une maîtrise par les salariés de leurs mobilités, créer les moyens de consacrer des dépenses nouvelles au développement des capacités humaines, désintoxiquer les entreprises de la finance, créer de nouveaux pouvoirs des salariés et des populations sur l’utilisation des marges des entreprises et de leurs aides publiques, discuter d’une réduction importante du temps de travail. Nous voulons renforcer le pouvoir d’innovation économique et sociale des salariés au lieu de s’en remettre à des logiques financières, à la logique des actionnaires, en laissant le monopole du pouvoir aux dirigeants d’entreprises. Nous refusons de réduire l’entreprise à une société de capitaux cherchant leur rentabilité financière maximale. Bref, il s’agit de gagner de nouvelles libertés.

Cela permettrait aussi de relancer la demande et l’activité par l’investissement matériel mais aussi immatériel dans la formation, la protection sociale et dans une véritable transition écologique en France et avec nos partenaires européens.

Huit domaines devraient être discutés :

1. Renforcer les garanties et protections des salariés et travailleurs, tout particulièrement par l’instauration de contrats de travail vraiment sécurisés pour les salariés, et par des formules spécifiques pour les nouveaux entrants dans le monde du travail (jeunes, femmes inactives), pour les séniors, etc.

2. Une nouvelle articulation entre formation et emploi, visant à mettre fin à l’alternance entre travail (plus ou moins précaire) et chômage, qui touche en priorité les jeunes, les femmes et les séniors.

3. De nouveaux droits individuels et collectifs pour les salariés (formation, organisation du travail, pénibilité, licenciements, etc.) et les chômeurs (indemnisation, licenciement, protection sociale, accompagnement). 

4. Une refonte profonde du service public de l’emploi pour lui faire jouer un nouveau rôle de sécurisation des revenus (salaire, allocation de formation…) et de l’emploi (accompagnement dans l’emploi et au-delà, appui à l’intervention économique des salariés…).

5. Une extension et une modulation des cotisations sociales en fonction de la politique d’emploi des entreprises, avec un bonus-malus significatif anti-licenciements et anti-contrats précaires. 

6. Une réorientation de l’ensemble des « aides » actuelles pour baisser le coût du capital (dividendes, intérêts bancaires, accumulation financière, …) au lieu de celui du travail. 

7. Une réduction offensive du temps de travail assortie à la fois d’une autre politique d’embauche pour lutter contre le chômage et de la mise en place de droits des travailleurs concernés sur la définition de leur charge de travail, sur leur évaluation et sur les effectifs nécessaires.

8. La dévolution de moyens financiers nouveaux aux salariés et aux institutions représentatives du personnel, en lien avec les syndicats, à l’appui de droits nouveaux de propositions alternatives contre les licenciements, fermetures d’entreprises et sur la GPEC (gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences). Il faut tout particulièrement ouvrir un véritable droit de suivi des salariés sur l’utilisation des aides publiques voire de saisine du crédit bancaire, permettant un réel partage des pouvoirs sur les investissements et les décisions de production.

Le renforcement du rôle de suivi et d’interpellation des organisations syndicales et des représentants des salariés dans les entreprises irait de pair avec la création, dans les territoires ou au niveau des branches, de nouvelles institutions sociales faisant le lien entre les entreprises, l’argent à leur disposition, les territoires concernés, la sécurisation et la formation des salariés et des privés d’emploi.

Il devrait s’agir, en définitive, de viser à la fois une autre démocratie et une autre économie, le social pouvant devenir le moteur d’un nouveau type d’efficacité économique et écologique. L’enjeu est démocratique. Il est aussi d’inciter à une autre utilisation des moyens financiers (marges des entreprises, crédits bancaires) pour appuyer les investissements matériels et de R&D favorables à la création d’emplois, à leur sécurisation, à la réduction du temps de travail, à l’accroissement des qualifications, aux économies de matières, à de moindres pollutions et à la création de richesses dans les territoires, visant ainsi une nouvelle efficacité économique, sociale et écologique. 

--------------------

Initiateurs
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BOCCARA Frédéric (économiste, CEPN-Université de Paris-Nord, membre du CESE et des Economistes atterrés)

 

BAUMGARTEN Christophe (avocat, barreau de Bobigny), DIDRY Claude (sociologue, CNRS-Centre Maurice Halbwachs, IDHES-ENS Cachan), DURAND Denis (économiste, cadre retraité Banque de France, co-directeur Economie & Politique), KIRAT Thierry (économiste, IRISSO-Paris-Dauphine), MEDA Dominique (sociologue, Professeur, Paris-Dauphine IRISSO), MILLS Catherine (maître de conférences honoraire Université Paris-Panthéon-Sorbonne, co-directrice Economie & Politique, économiste,), RAUCH Frédéric (rédacteur en chef d’Economie & Politique), SWEENEY Morgan (juriste, Paris-Dauphine Institut Droit, collectif PACT initié par E. Dockès)

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Premiers signataires
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ALPHON-LAYRE Aurélien (ancien co-animateur de la commission économie des « Nuits debout ») ASSANTE Pierre (retraité) BACHET Daniel (sociologue, Professeur Université Paris-Saclay) BARBIER Jean-Marie (Formation des adultes, Professeur, CNAM) BARRE Corinne (Enseignante en Sciences Economiques et Sociales, conseillère départementale) BARTHÉLÉMY Michel (Sociologue, CNRS) BEITONE Alain (Professeur honoraire de SES) BELLAL Amar (rédacteur en chef, revue Progressistes) BESSE Daniel (Retraité Conseiller municipal) BOLZINGER Jean-François (Ingénieur,  syndicaliste) BORDES Jean-Jacques (Consultant retraité) BORTOLAN Françoise (retraitée de l'enseignement du français à l'étranger) BRANCHEREAU Jean-Claude (syndicaliste, banque) BRETON Sylvie (ingénieur) BRUYERE Mireille (économiste, Maître de conférences Université Toulouse-Jean Jaurès) BUVAT Arlette (réalisatrice) CAHEN-FOUROT Louison (Economiste) CAILLOUX Gisèle (syndicaliste aéronautique, rédactrice en chef Lettre du RAPSE) COHEN-SOLAL Marc (syndicaliste, administrateur de l’APEC) COMBE Gaëlle COTINAUD Michelle (psychologue clinicienne) CRESPI Rinaldo CRETENET Michel (ingénieur INA PG, retraité Cirad) CROISON Yves (Militant CGT) DARRIN Olivier (Secrétaire de section syndicale CGT Finances Publiques) DAVISSE Yves LE MAISTRE Philippe (retraité, militant PCF) DELAFAYOLLE Charles (Master Histoire des sciences, option mathématiques - Militant) DELBOE Christian (cadre sécurité sociale, syndicaliste CGT) DEMOUSTIER Claude (retraité informaticien) DENIS Marcus (Ingénieur économiste) DIMICOLI Yves (économiste, Economie & Politique, ancien membre du CAE, conseil d’analyse économique) DOMIN Jean-Paul (Economiste, Université de Reims) DURAND Jean-Marc (fiscaliste) FEDIÈRE Claude (enseignant) FORNACIARI Bruno (ex directeur commercial retraité, militant PCF) FUCHS Patrice (Syndicaliste CGT) GARCIA Benoît (syndicaliste CGT-Finances, membre du CESE) GASTEBLED Lionel GASTEBLED Monique GIDON Sandra (Directrice association vers l'emploi) GOUMONT Marc (retraité) GRASSULO Christophe (géographe, cadre territorial) GRIMBERT Eve (Intermittente du spectacle) GUENANCIA Daniel (Economiste du développement retraité) GUIDONI Jean-Paul HANSER Romain (agriculteur) IVORRA Pierre (chroniqueur économique, L’Humanité) JORDANOVA Maria (Syndicaliste) JOURDAN Marie (syndicaliste) KAYALI Laura (Fonctionnaire du Ministère de la Justice) LABORDE Sébastien (enseignant spécialisé) LAFAURIE Anne (syndicaliste) LAMIRAND Bernard (animateur Comité National Ambroise Croizat) LANDAIS Loïc (Formateur retraité) LARTIGUET Claire (enseignante retraitée) LASSAUZAY Didier (Gauche démocratique et sociale) LE MAGOAROU Jean (Ingénieur Cnam, Militant PCF) LE RESTE Didier (Conseiller de Paris PCF) LEBON Jean (Militant PCF) LEFEBVRE-HAUSSMANN Valérie (secrétaire générale CGT-Banque et Assurance) LEFEVRE Cécile (sociologue, professeur, Université Paris Descartes) LEJEUNE Sylviane (UGICT-CGT, membre du CESE) LEPEZ Grégory (Syndicaliste CFDT) LEVECQUE Jean-Michel (Syndicaliste CFDT) MARCHAND Nicolas (militant PCF) MARCHIPONT Daniel (Retraité sante public) MARIE Thérance (Simple Quidam) MATTERA Gérard (secrétaire départemental PCF52) MAUDRU Jean-Marie (Retraité) MÉDARIC Suzanne (Professeur des écoles) MELLIER Frédéric (chargé de mission Bordeaux métropole) MICHEL Sandrine (économiste, Professeur, Université de Montpellier) MIRASSOU Helene (retraitée) MONOD Loïc MOREIGNE Marc (écrivain et critique, Carnets Rouges) MORIN Alain (économiste, Economie & Politique) MORVAN Jean-Pierre (cadre de l’éducation) NICOLAS Claude (Militant communiste Charenton Saint Maurice 94)  OISEL Jean-Marc (Cadre de la fonction publique) PAGANO Alain (maitre de conférences, conseiller municipal d'Angers) PERILLAT-BOTTONET Franck (cadre territorial) PERRIER Roland (retraité enseignement  technique) PIERGROSSI Patricia (Militante PCF) PIERRE Gino PIRROTTINA Michel (communiste) PITTION-ROSSILLON Adrien PROKOVAS Nicolas (économiste) QUIDEK () . RADUREAU Hervé (ingénieur SupElec, retraité Alcatel-Lucent) RAYMONT Alain (militant PCF) RIOT-SARCEY Michèle (historienne, militante féministe, Université Paris-Saint-Denis) SABOURIN Anne (Anne Sabourin, responsable Europe PCF) SCHWEITZER Laetitia (Docteure en sciences de l'information et de la communication sans emploi) SIGAL Gérard (Syndicaliste retraité de la FPT) SUSPENE Josette (Cadre retraitée de l'Education Nationale) TEJAS Patricia (syndicaliste) TERNANT Evelyne (économiste, militante PCF) THIRIET Dominique (Militant syndical) TOEN François (Retraité) TOULOUSE Jean-Michel (ancien directeur de grande entreprise publique) TOURNEBISE Alain (syndicaliste, ancien membre du CESE) TOUVRON Guy (Artiste musicien) TURPIN Béatrice (Réalisatrice) VAILLANT Cédric (Chercheur CNRS) VASLET Jean-Claude (IPRP - Expert CHSCT) WALLAERT Catherine (CNRS (retraitée)) WALLAERT Etienne WEBER Louis (éditeur) YHUEL Isabelle (retraitée ancienne réalisatrice radio)

 

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 08:51

 

SUITE DU REVE DE D’ALEMBERT.

Mini-théâtre-poésie FICTION.

 

Pierrot : incroyable ! Un article de l’Huma qui signale la découverte d’un manuscrit inédit de Diderot. Il fait parler D’Alembert d’un nouveau rêve qui ressemblerait au bigbang, près de trois siècles avant la formulation de la théorie.

 

Chiara : Mais Pierre, laisse-moi me lever, me réveiller et déjeuner, avant de me raconter tout ça.

 

Pierrot : Mais plus extraordinaire encore, dans la discussion où d’Alembert raconte son rêve, Diderot lui répond à un moment que le bigbang, que d’Alembert appelle la grande explosion, ne peut naître de rien et qui ne soit physique.

 

Chiara : simple intuition. Ils ne possédaient pas les connaissances scientifiques ni les capacités d’exercice des mathématiques et des formules actuelles. Ce n’est même pas de l’empirisme, c’est de la poésie prémonitoire…Tu penses qu’aujourd’hui il faut aller acheter les fleurs pour la terrasse ?

 

Pierrot : Oui, mais entends ça :

 

D’Alembert : « Et si comme début de l’univers, il y avait eu une grande explosion qui aurait fabriqué les atomes de Démocrite et que ces atomes avaient petit à petit en se regroupant différemment fabriqué le monde que nous connaissons et qui continue à nous inventer, comme ta statue que tu rends pensante en la donnant comme nourriture en poudre aux plantes puis à un animal et enfin à ton cerveau qui pense en ayant mangé l’animal et sa khuméia (Chimie) qui le permet… »

 

Diderot : « Je pense que cette explosion c’est la transformation d’une forme précédente de l’univers, infini dans le temps et l’espace… »

 

Pierrot : C’est le Vatican qui avait conservé ce document et l’avait caché. Un prêtre réfractaire l’avait remis à ses autorités religieuses et on ne sait comment il l’avait eu en possession.

 

Chiara : C’est peut-être un faux. Passe-moi le café. Mais n’oublie pas que Prigogine, avec sa thermodynamique à donné une flèche au temps, et les bifurcations dans la modification de l’entropie, ce qu’Einstein n’avait pas découvert encore. La science comme l’univers n’a pas de limites.

 

Pierrot : L’univers ? « Notre univers », notre cosmos ? Ou l’univers-univers ? Un faux ?! Mais il faudrait que ce soit un faux récent pour faire allusion à une sorte de bigbang.

 

Chiara : Pourquoi pas. Il y a dans l’Eglise des oppositions de droite et de gauche. Et des « constructifs » de gauche dont l’astuce est peut-être de donner par des artifices, à débattre, de façon limitée mais nouvelle sur le monde d’aujourd’hui, sur l’argent, l’accumulation du capital, en passant par les sciences et une vision plus scientifique du monde, sans aller jusqu’à un matérialisme non dogmatique.

Je crois qu’il va pleuvoir, il faut lever les coussins sur la terrasse.

 

Pierrot : Peut-être. Oui, peut-être pour le faux aussi…

 

Chiara : mais ce bigbang, l’antériorité au bigbang, la question de l’infinité est loin de portée théorique et encore moins pratique. Bon, la connaissance sans cesse plus approfondie de la matière nous permet les téléphones portables, les prévisions météorologiques par les satellites et les fusées, un peu plus d’aisance dans nos ressources et notre sécurité quotidiennes et aussi la bombe atomique et les drones militaires…

 

Pierrot : Tout dépend de ce qu’on fait de la science.

 

Chiara : C’est ça. Dépêche-toi de te préparer. J’ai fini mon café et ton thé refroidit pendant que tu parles.

 

Pierrot : Pour l’infinité de l’espace, on pourrait imaginer que l’espace qui nous apparait est celui des propriétés de la matière qui est celle dans notre univers-espace particulier et que l’univers est constitué d’une infinité d’espaces inclus aux propriétés différentes.

 

Chiara : Par exemple ?

 

Pierrot : Quand j’avais treize ans (j'ai encore le cahier où j'avais écrit ça), j’ai découvert grossièrement la théorie de la relativité sans trop comprendre ce que c’était vraiment, évidemment, sinon j’aurais été le petit frère d’Einstein.

 

Chiara : et alors ?

 

Pierrot : je me disais que si une propriété de l’espace de notre univers particulier était qu’aucun mouvement ne peut avoir une vitesse supérieure à celle de la lumière, 300.000 Km/Seconde, c’est qu’il est constitué de façon à contenir, pour une raison physique ou une autre, inconnues, une propriété qui contient cette limite.

 

Chiara : Evidemment, mais cette rêverie ne t’apporte pas grand chose comme connaissance et comme outil dans la vie quotidienne.  Et puis ta théorie est une tautologie : s’il y existe une propriété physique de l’univers particulier-création du bigbang, elle existe dans et pour cet univers. Si le bonnet est noir c’est que noir est le bonnet… !

 

Pierrot : Tu as raison. Mais imagine un bonnet noir et un noir bonnet partant de la limite de la vitesse de la lumière par une rotation. Le centre qui comme une roue de bicyclette est apparemment immobile alors que les points de la roue de la bicyclette tournent d’autant plus vite qu’ils sont éloignée de l’axe de rotation. Alors aucun point possédant les propriétés propres à notre univers particulier ne pourrait exister au-delà cette distance où la vitesse de la lumière ne pourrait être dépassée théoriquement.

 

Chiara : Oh-là-là ! Quelle imagination inutile ! Et tu oublies  que ton univers ainsi  conçu est plat car la rotation n’entraine la vitesse de la lumière qu’aux bords de la roue. Au-dessus et au dessous, la vitesse n’est pas celle de la lumière puisque puisqu’il n’y a pas de mouvement de rotation éloigné de l’axe de rotation.

 

Pierrot : Alors on pourrait imaginer une double rotation, sur deux axes. Une toupie qui tournerait sur un point qui tourne perpendiculairement à la rotation de la toupie, par exemple. Il faudra que je demande à un vrai physicien ce que ça peut donner comme forme d’univers cette double rotation qui entrainerait des limites de l’espace de cet univers correspondant à la limite de la vitesse de la lumière. Une espèce de ganse peut-être ?

 

Chiara : Tu m’assommes de bon matin. Ecris ça pour ton blog et les copains de ton blog. Ca fera une petite nouvelle fiction qui pour une fois sera plus plaisante que tes élucubrations politiques.

 

Pierrot : Mais non ; élucubration sans doute, mais avec de bonnes références d’économistes sérieux !

 

Chiara : Oh ! Ils n’ont pas besoin de toi les économistes sérieux. (Elle l’embrasse). Pense à la manif de demain, comment on y va et où on gare s’il n’y a pas de bus.

 

Pierrot, lundi 11 septembre 2017

 

 

Essai sur LA PENSEE MARX : ici

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 09:03

 

journal

juillet-août 2017

 

Cliquer sur l'image

ou sur ce lien :

 

http://pierreassante.fr/dossier/

JOURNAL_juillet_aout_2017.pdf

 

 

 

 

 

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 08:33

Neuf leçons sur l’anthroponomie systémique,

Un nouvel ouvrage de Paul Boccara aux éditions Delga

Cet ouvrage répond à la question "qu'est-ce que l'anthroponomie ?", c'est l'ensemble des aspects non économiques de la vie des humains. Une définition positive énumère les quatre moments de l'anthroponomie :  moment parental, moment travail, moment politique, moment informationnel. L'ouvrage pose ainsi la question de la "portée possible du projet anthroponomique" au regard de la crise si profonde de notre société et du système monde. Ce qui est en cause, c'est une contribution à la création d'une civilisation nouvelle qui se cherche. Il s’agit d’une recherche commencée depuis longtemps, mais encore en effervescence.  Cet ouvrage souligne la dimension transdisciplinaire, face à la crise des sciences humaines, stérilisées par une excessive spécialisation, y compris entre économie et anthroponomie. Il s'agit donc de viser une théorisation qui dépasse la simple juxtaposition de résultats fragmentaires et dispersés.

L’ouvrage sera en vente à la fête de L’Humanité

Samedi 16, 14 heures au village du Livre, espace Livre, débat sur le nouvel ouvrage de Paul Boccara, Neuf leçons sur l'anthroponomie systémique, avec Catherine Mills et Bruno Odent .

 

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 13:08

 

Une direction communiste

 

Une direction communiste digne de l’être doit porter la protestation vers l’analyse de la crise économique et les solutions à la crise économique. C’est ce que fait la commission économique du PCF.

C’est la condition, en dernière instance, du dépassement de la crise de civilisation.

C’est ce que pensait Marx, je crois, et la suite de ce mouvement de conscience de la société sur elle-même qu’il initiait dans le cadre de la société capitaliste.

Je partage cette conception.

Pierre Assante, jeudi 7 septembre 2017

 

Un commentaire :

pour ma part, je dirais même « un Parti communiste du XXIe siècle doit se fixer pour tâche d’aborder toutes les questions sociales, économiques, politiques, culturelles sous l’angle du dépassement du capitalisme jusqu’à son abolition et à son remplacement par une nouvelle civilisation »…Denis Durand Site de la Revue Economie et Politique :

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 08:41

 

 

« L’ATHEISME DANS LE CHRISTIANISME »

 

C’est le titre d’un magnifique ouvrage du philosophe allemand ERNST BLOCH. Il fait suite, entre autre, aux écrits de Marx et d’Engels sur la religion, le christianisme, la guerre des paysans etc.

 

Le christianisme, lorsqu’il est l’expression de la détresse humaine il est une merveille de la société. Elle peut aussi être le départ d’une conscience des douleurs à résoudre, c’est à dire de la manifestation physique de manque qu’est la douleur.

Mais dans l’adoration et la soumission il est une abomination, il est l’acceptation du berger du troupeau au détriment de la personne et de la société. Il constitue une négation du travail producteur des biens nécessaires à la vie humaine, de l’activité humaine, dans le handicap que l’adoration et la soumission opposent à la liberté de création du producteur.

En ce sens, la négation de la négation, le dépassement de l’état présent de soumission c’est le communisme, dans ses diverses manifestations du présent, du projet et de l’action consciente du processus humain qui contient présent et futur. En ce sens christianisme et communisme peuvent avoir ce trait commun : la conscience sous deux formes diverses et opposées du lien global de l’activité de l’univers dans la multiplicité et la diversité infinies de ses mouvements.

 

J’ai une forte culture chrétienne qui ne m’empêche pas d’investiguer le monde, la société, la personne dans sa matérialité.

Mon père, surtout lui me l’a transmise, dans sa façon à lui.

Il se voulait catholique et communiste…En cela il était doublement hérétique. Un handicap souvent pour aller jusqu’au bout d’une rationalité non dogmatique et pour l’intégration sociale, mais aussi un avantage quelquefois, celui d’une plus grande capacité dans certaines circonstances de voir d’un œil critique les dogmes et en tirer des conséquences pratiques pour l’action de la personne dans la société, les choix, les jugements de valeur morale à effectuer plus librement.

 

« La religion est l’opium du peuple », citation sortie de son contexte, n’est pas un jugement moral, mais indique simplement qu’une drogue permet de s’évader de la souffrance ressentie, mais ne résout ni la douleur ni ses causes.

Il ne faut jamais oublier que dans la société d’échange A-M-A’, et sa recherche incontournable d’accumulation du capital, ce qui pèse et détermine la valeur morale c’est en dernière instance la valeur marchande.

Un changement réel consiste à dépasser cet état présent, et non pas s’indigner et protester sans se donner les moyens du dépassement qui existent dans tout état présent, et qu’il faut cultiver dans la protestation et dans les solutions, les remèdes aux douleurs de l’état présent.

 

Pierrot, jeudi 7 septembre 2017

 

CITATIONS (les citations n’indiquent pas le contexte des extraits qu’elles constituent)

 

-"Nier la religion, ce bonheur illusoire du peuple, c'est exiger son bonheur réel. Exiger qu'il abandonne toute illusion sur son état, c'est exiger qu'il renonce à un état qui a besoin d'illusions. La critique de la religion contient en germe la critique de la vallée de larmes dont la religion est l'auréole."
Karl Marx - 1818-1883 - avec Engels, Critique de "La philosophie du droit" de Hegel, 1844

-"La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans cœur, comme elle est l'esprit des conditions sociales d'où l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple."
Karl Marx - 1818-1883 - avec Engels, Critique de "La philosophie du droit" de Hegel, 1844

-"Les philosophes n'ont fait qu'interpréter diversement le monde, il s'agit maintenant de le transformer."
Karl Marx - 1818-1883 - Thèse sur Feuerbach

-"Le comportement borné des hommes en face de la nature conditionne leur comportement borné entre eux."
Karl Marx - 1818-1883 - L'idéologie allemande

_"La production des idées, des représentations et de la conscience, est d'abord directement et intimement mêlée à l'activité matérielle et au commerce matériel des hommes : elle est le langage de la vie réelle."
Karl Marx - 1818-1883 - L'idéologie allemande

-"Les ouvriers... doivent inscrire sur leur drapeau le mot d'ordre révolutionnaire: "Abolition du salariat", qui est leur objectif final."
Karl Marx - 1818-1883 - Salaire, prix et profit, rapport de 1865 à l'Internationale

-"Dans la famille, l'homme est le bourgeois ; la femme joue le rôle du prolétariat."
Karl Marx - 1818-1883 - L'origine de la famille, de la propriété privée et de l'État

-"Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience."
Karl Marx - 1818-1883 - Œuvres économiques

-"Le domaine de la liberté commence là où s'arrête le travail déterminé par la nécessité."
Karl Marx - 1818-1883
- Qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre."
Karl Marx - 1818-1883
-"Abolissez l'exploitation de l'homme par l'homme et vous abolirez l'exploitation d'une nation par une autre nation." 
Karl Marx - 1818-1883

-"L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de luttes de classes."
Karl Marx et Friedrich Engels - Manifeste du parti communiste

-"Les travailleurs n'ont pas de patrie."
Karl Marx et Friedrich Engels - Manifeste du parti communiste

-"Les prolétaires n'ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !"
Karl Marx et Friedrich Engels - Manifeste du parti communiste

-"Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la bourgeoisie envahit le globe entier. Il lui faut s'implanter partout, exploiter partout, établir partout des relations."
Karl Marx et Friedrich Engels - Le manifeste du parti communiste

-"Par son exploitation du marché mondial, la bourgeoisie a rendu cosmopolites la production et la consommation de tous les pays."
Karl Marx et Friedrich Engels - Le manifeste du parti communiste

-"Par l'amélioration rapide de tous les instruments de production, par les communications rendues infiniment plus faciles, la bourgeoisie entraîne toutes les nations, jusqu'aux plus barbares, dans le courant de la civilisation. Le bas prix de ses marchandises, est son artillerie lourde, avec laquelle elle rase toutes les murailles de Chine, avec laquelle elle contraint à capituler les barbares xénophobes les plus entêtés. Elle contraint toutes les nations, sous peine de courir à leur perte, à adopter le mode de production bourgeois ; elle les contraint d'importer chez elles ce qui s'appelle la civilisation, autrement dit : elle en fait des nations de bourgeois. En un mot, elle crée un monde à son image."
Karl Marx et Friedrich Engels - Le manifeste du parti communiste

 

 

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 07:48
 

Rencontre publique

"Ordonnances Macron et alternatives..."

Cette rencontre se déroulera demain jeudi matin 7 septembre au CESE à l'invitation de Frédéric Boccara, avec Dominique Méda, Claude Didry, Christophe Baumgarten, Willy Pelletier (fondation Copernic) et de nombreux autres contributeurs. 

 

 

LIRE L'ARTICLE DE FREDERIC BOCCARA

SUR L'HUMANITE D'AUJOURD'HUI PAGE 5.

et en accès numérique ici

 

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 08:29

SEUIL

 

Dans la croissance d’une personne, comme dans la croissance d’une société, quantitative et qualitative, il y a des seuils à franchir pour continuer à vivre.

 

C’est bien d’un seuil à franchir qu’il s’agit aujourd’hui pour la société et non d’un simple moment d’accumulation continue des capacités.

 

Le marxisme ne constitue ni une religion ni une science mais est à mon avis l'étape la plus avancée à ce jour de la conscience de l'humanité sur elle-même.  Marxisme utilisé comme simple outil d'investigation en histoire, en économie, en sciences, dans l’unité de l’outil et du réel. Non un marxisme dogmatique, mais une dialectique matérialiste à mettre sans cesse à l’épreuve du mouvement de la société, de la vie, de l’humain, de la nature.

 

Ce n'est pas le seul, mais il n’y a pas d’autre outil plus "avancé" pour franchir le seuil historique de la société du XXIème siècle que le marxisme et en tout cas  l'ignorer comme outil est plus que préjudiciable. C'est un dogmatisme "à l'envers" vis à vis de lui.

 

Et le marxisme non seulement pour comprendre le monde mais pour le changer en santé !

 

Pour s’élargir, les communistes d’organisation ont abandonné l’outil et cet abandon a conduit à bien d’autres.

 

François, le Pape, vient de reconnaître un rôle aux communistes tout en donnant le rôle premier aux chrétiens.

 

Les Communistes n'ont pas su reconnaître le rôle des chrétiens, et de tant d’autres, tout en conservant leur rôle propre, en partant du fait non de la « supériorité » des communistes, mais de leur outil, leurs concepts, leur système de concepts propre en évolution, leur parti  propre correspondant à l’outil réciproquement, permettant de passer le seuil au-delà d’une production et d’un échange basé sur l’accumulation du capital et ses conséquences sur l’ensemble des autres problèmes immenses et divers de l’humanité et de la nature, à surmonter.

 

J’en reste à Waldeck Rochet, le dernier des S.G. du P.C.F. qui recherchait avec succès l’alliance et  le maintien et le développement de l’outil  spécifique.

 

Le passage du seuil actuel de l’humanité, condition de la poursuite de son processus universel ou de sa mort, ne se fera sans des femmes et des hommes communistes de parti et d’idées et leur rôle aux cotés d’autres acteurs d’un changement radical progressif, mais changement qui n’attendra pas indéfiniment sans péril que la maladie, des « choses » et des « gens », ne soient plus guérissable.

 

Pierrot, mardi 5 septembre 2017

 

 

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 10:26
François Billoux, ed.Sociales.1972.

 

LA SOCIETE MARCHANDE ET DE DROIT, L’ETAT DE DROIT

 

La société marchande et de droit, L’Etat de droit sont un compromis de classe, un rapport de forces actif et concret, fluctuant en permanence, correspondant à l’état des forces productives, hommes, savoirs, cultures, techniques, moyens de production, donc aussi, et relativement, à leurs choix et leurs actions sur l'organisation sociale.

 

Compromis ne veut pas dire accord mais prise en compte du moment, dans la poursuite de la lutte des classes, des nécessités permettant la poursuite d’un processus de production nécessaire à la vie humaine et l’ensemble des multiples et diverses activités « matérielles et morales » la permettant, l’action syndicale et politique, entre autre.

 

La sociale démocratie consiste en faits à tenter sous diverses variantes du moment, de stabiliser en santé l’état existant du mode de production et d’échange, tentative impossible, car ce serait faire arrêt sur image de l’état présent, c'est-à-dire mort du mouvement de la société et donc de la société.

Le communisme consiste à pousser à la transformation nécessaire pour assurer cette santé de la société (1). Les erreurs humaines dans le processus de transformation n’invalident pas la nécessité du processus de transformation, mais la confirme.

 

 Et c’est d’autant plus valide lorsque le processus de transformation exige la transformation matérielle qualitative du mode de production basé sur l’échange Argent-Marchandise-Argent plus’, c'est-à-dire l’accumulation du capital, arrive à maturité puis à obsolescence : transformation des forces productives arrivées à terme du système présent et pouvant induire une forme supérieure d’organisation sociale, du travail producteur, de l’activité humaine, de la conscience de la nature sur elle-même que constitue l’humanité.

 

Un des indices concrets, physiques, de cette obsolescence est la rigidification-dissolution (2) de la société marchande et de droit, de l’Etat de droit restreint, excluant la démocratie du producteur, du que produire, comment produire, pour qui produire.

L’obsolescence de la société marchande et de droit, de l’Etat de droit, de ses fonctions et de ses lois face aux transformations déjà effectuées et aux changements à venir nécessaires se manifeste par l’incapacité du capitalisme et ses institutions locales et mondiales à atteindre une issue possible à sa crise générale.

 

Le capitalisme monopoliste mondialisé, numériquement informationnalisé, globalement financiarisé et militarisé, manifeste son incapacité en procédant à des réformes réactionnaires hyper-libérales qui ne modifient en rien ses contradictions internes, et ne parviendront pas à surmonter la crise de production et de civilisation et à entrer dans une période humaine  d’usage en santé de pleine mondialisation et de pleine numérisation, de démocratie du producteur, de la personne, du local au mondial,  libérant le travail et l’activité humaine non de la nécessité mais de contraintes sociales elles-mêmes obsolètes.

 

Pierre Assante,  lundi 4 septembre 2017

 

(1) Ces deux courants politiques se  transposent philosophiquement dans l’antagonisme entre la « philosophie  éléatiste » (philosophes de la cité antique d’Elée, entre autres) et la « philosophie du devenir », représentées primitivement dans l’antiquité entre les opposants et les tenants de la philosophie « atomiste » progressiste.

 

(2) Que les ordonnances Macron-Philippe-MEDEF, leur nocivité et leur inefficacité illustrent aujourd’hui et  illustreront demain lors du bilan et de la suite des évènements qui eux pourront déboucher sur de réelle solution (voir propositions de la Commission économique du PCF).

 

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 07:39

 

Cet article renvoie à un article précédent, modifié, complété :

La pensée Marx V. avec 

post-scriptum d'août 2017 Page 46

 

SUR LE CAPITALISME

D'AUJOURD'HUI.

Sur les solutions à ses dangers et à sa crise.

 

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 19:03

 

DÉPASSER L’ÉTAT ACTUEL (2)

La « phase » Macron ne peut en rien enrayer la marche à la régression que contient la crise générale du capital.

 

Marx a analysé les contradictions  du système capitaliste, ses immenses capacités et ses limites.

Le capitalisme c’est les humains qui vivent dans ce système et leurs activités.

 

La crise traverse le capitalisme depuis ses origines. Elle s’approfondit en France, en Europe et dans le monde. Elle demande à dépasser l’état actuel de l’organisation sociale, de créer par la volonté  et l’intelligence humaine un système nouveau répondant à l’état de développement de la société.

 

Il ne s’agit pas de « demander au peuple ce qu’il veut ». Les populations du monde aspirent à voir grandir en qualité, en quantité, en justice et en égalité, non en uniformité, les moyens de vivre et se développer de l’individu dans la société, de l’être social au long de son parcours de vie, sa satisfaction d’être et sa conscience qui cohabitent dans son destin.

 

La direction du PCF hésite gravement à mettre au cœur de son action la crise et les solutions à son dépassement dans des transformations sociales radicales et progressives initiant un mode d’échange échappant à l’accumulation du capital pour l’accumulation du capital et ayant comme moteur les besoins humains, leur croissance quantitative et qualitative. Ce faisant, elle désarme le mouvement populaire, crée des limites dangereuses au développement de protestation et d’action des victimes de la crise dans le système qui la provoque.

Plutôt que de demander à tout un chacun ce qu’il veut et sait déjà, il s’agit de proposer des solutions pour que se réalise ce que tout un chacun sait et veut déjà.

 

Depuis Marx, la connaissance et l’expérience du capital et de son processus mondialisé, financiarisé se sont approfondies ; de même en ce qui concerne les conditions du développement de l’activité de la personne humaine dans la société, sa dépendance du système social, du travail producteur des biens nécessaires à la vie humaine ; de même la recherche économique théorique et pratique des solutions au dépassement de cet état et les transitions possibles de ce dépassement par la transformation radicale et progressive du système financier, du système bancaire, du crédit, de la création monétaire, de l’organisation du travail en sécurisant l’emploi et la formation.

 

Le PCF peut jouer un rôle essentiel dans le développement des savoirs populaires et savants unis nécessaire aux transformations politiques pouvant porter les solutions à la transformation en santé de l’organisation sociale. Lui donner, lui rendre les moyens de ce rôle est la tâche des tâches du présent.

Pour ce qui est de la France dans l’Europe et  dans le Monde, la nouvelle « phase » libérale mondiale ne peut en rien enrayer la marche à la régression que contient la crise générale du capital et ses conséquences sur l’immensité et la diversité des activités humaines auxquelles un système, partant des besoins humains et du développement des forces productives, les hommes, leurs techniques et leur conscience, rendra la santé.

 

Des forces sociales existent pour mettre en œuvre la transformation du système. Ce sont en premier lieu les êtres humains, leurs savoirs et leurs outils qui agissent au cœur de la production, la « production moderne » mondialisée et numérisée et les résidus plus ou moins massifs mais résistants de la « production ancienne » contenant l’expérience des gestes producteurs et de la révolution dont le PCF avec sa politique organique de rassemblement a été un interprète historique dans le passé.

 

Il peut assurer le relais entre les deux périodes historiques, ce que ne sont pas en mesure de faire aujourd’hui les nouvelles formations protestataires « anti-capitalistes » en processus de maturation ou non vers l’unité du courant froid et du courant chaud du communisme : le principe espérance et la conscience scientifique de transformation du monde.

 

Pierre Assante, 26 août 2017.

 

Essai sur LA PENSEE MARX : ici

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 18:52

 

Neuf leçons sur l'anthroponomie systémique de Paul Boccara

Voir présentation sur ce lien :

http://www.economie-politique.org/101540

 

 

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 18:51

Le dernier livre de Pierre IVORRA consacré au CAC 40. Il est publié aux Editions du Croquant. S'il vous intéresse vous pouvez  leur passer commande  (Editions du Croquant, 20 Route d'Hericy, 77870 Vulaines-sur-Seine. 06 80 98 76 59). Il sera à la fête de L'Huma pour le présenter au village du livre, aux Editions du Croquant et au stand d'Ecopo.

 

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 08:41
Einstein et Freud...

 

LA SCIENCE.

 

La science nous permet d’approfondir chaque minute notre connaissance sur le comportement de la nature, nous inclus, du temps le plus bref au temps le plus long que nous sommes capable de saisir.

 

Elle nous enseigne le comment, elle ne nous enseigne pas le pourquoi, mais ce qui est sans doute la même chose : le pour-quoi en marche.

 

Elle nous permet surtout de créer sans cesse de nouveaux outils, du galet aménagé de l’homo habilis au tracteur de l’agriculture moderne et au télescope électronique embarqué sur satellite, utiles à un moment historique de notre vie quotidienne, son développement, sa croissance, celle de toute l’humanité en tant que conscience relative et en croissance aussi de la nature sur elle-même.

 

Lénine

Croyants ou incroyants, nous sommes tributaires de la production des biens matériels et moraux nécessaires à notre vie et des outils qui le permettent.

 

L’investissement scientifique, en temps et en moyens ne doit donc pas être tributaire d’effets immédiats attendus et surtout pas du profit capitaliste immédiat attendu, ni de restrictions géopolitiques locales artificielles.

 

La mondialisation coopérative est la condition de la résolution des menaces pesant sur l’homme et du développement humain en santé.

 

Pierrot, 26 août 2017

 

Essai sur LA PENSEE MARX ici

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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 21:36

 

Frédéric BOCCARA,  éditorial du N° de mai-juin 2017, de la revue Economie et politique  :

 

Clarifier, clarifier, clarifier encore

pour unifier, riposter et construire clarifier.

 

Nous voyons chaque jour un peu mieux de quel néolibéralisme E. Macron est le nom. Un néolibéralisme autoritaire et bonapartiste, niant l’aspect délibératif de la démocratie, réduite à la domination d’une majorité institutionnelle. Au service d’un combat de classe en faveur du grand capital, il est porté par une couche sociale (la « tech- no-finance »). Il nous appartient de faire la clarté sur l’opération de brouillage qui prétend que nous aurions là des salariés juste un peu plus cadres que les autres. Les révélations de l’Humanité sur la plus-value de 50 % en stock options Danone touchée par la ministre Pénicaud, alors qu’elle était DRH de Danone, montrent bien ce qu’il en est : une somme dérisoire pour le grand capital, mais qui désigne un-e grand-e commis du capital. Un revenu du capital – pas du travail – qui dépend directement de la capacité de sa titulaire à supprimer des emplois, pour empocher au passage sa plus-value directement corrélée à un plan de suppressions d’emplois.

Clarifier « l’agenda » pour l’emploi et le Code du travail. La vie nous montre qu’il doit reposer sur trois piliers principaux.

Le premier : des pouvoirs sur ces milliards actuellement à disposition du grand patronat – richesses créées parles salariés, milliards avancés par les banques sur la base des dépôts des salariés ou de la création monétaire publique de la BCE, aides publiques innombrables – des pouvoirs à la fois pour les salariés et pour la vraie société civile (citoyens et ONG à travers les élus) en faveur de l’emploi, d’un autre investissement et contre l’évasion fiscale.

Le second : la formation en grand, le développement des capacités de toutes et tous, leur emploi de qua- lité, leurs salaires, les qualifications.

Le troisième : la fin de l’austérité, pour stimuler la demande et pour développer les services publics. Trois chiffres de l’Insee viennent de confirmer cela : le taux de marge des entreprises non financières n’a jamais été aussi élevé depuis 2008 ; les entreprises désignent l’indisponibilité d’une main-d’œuvre compétente et l’incertitude de la situation économique comme premiers« freins à l’embauche »(pour 27 % et 28 % d’entre elles) ; la consommation des ménages et des administrations reste atone.

Riposter. C’est dire le besoin d’alternative hardie et l’actualité du projet de sécurité d’emploi et de formation (SEF), avec le premier pas radical que représenterait l’adoption de la loi déposée par A. Chassaigne durant la campagne présidentielle ! Elle fait ici l’objet d’une table ronde stimulante.

Clarifier l’analyse. Ce n’est pas seulement la vie et les opinions des entreprises qui nous ont amenés à formuler cette fameuse SEF, ce sont les luttes et l’analyse marxiste, avec ses développements par Paul Boccara sur le CME, la crise, les critères de gestion des entreprises, la révolution informationnelle, le crédit jusqu’aux questions d’une civilisation commune à toute l’humanité. La théorie néoclassique s’est aussi développée pour conforter le marché et le capitalisme comme indépassables pour le« bien commun », comme l’énonce le prix Nobel d’économie Jean Tirole. Nous y reviendrons.

Clarifier aussi les périls économiques derrière l’éclaircie conjoncturelle et les paris macroniens, les périls politiques derrière les nationalismes et les souffrances dues à la mondialisation capitaliste.

Clarifier pour ne pas couper de façon mortifère « projet » et « propositions » précises, économie et politique, aspirations à l’épanouissement de soi, à construire sa vie, à une relation écologique avec la nature, d’avec les luttes sociales pour l’emploi, pour un autre travail, une autre production et contre la finance ; à ne pas couper dominations et exploitation.

Clarifier pour unifier. Pour ne pas poursuivre le mouvement de balancier entre ouvriérisme et éclectisme suiviste des couches supérieures. Nous voulons unifier tout le monde du travail et de la création ainsi que tous les dominés, pour une émancipation réussie. L’opposition entre riches et pauvres est une représentation mouvante et trompeuse, comme la notion de« classes » populaires. L’exploitation se définit par le salariat capitaliste, précaire par définition, dont les capitalistes tirent la plus-value à leur profit par le monopole qu’ils possèdent sur l’argent, les moyens de production et leur utilisation conjointe. Attention à la démagogie provocatrice de Macron sur ceux qui « ne sont rien » pour les couper des autres : nous appuyons tous ceux qui aspirent à être quelque chose et ne les renvoyons pas vers les sirènes du capital. « Être élitaire pour tous » disait A. Vitez. Cela exige un PCF qui renoue, sur des bases nouvelles, avec les ouvriers, les employés, mais aussi les cadres, les techniciens, et encore le monde enseignant, celui de la culture, celui de la recherche, celui des services publics à la personne. Quel défi d’organisation, de culture pratique et théorique !

Unifier et riposter contre l’austérité et les dogmes libéraux en France, de l’État aux collectivités locales mais aussi en Europe et dans le monde. La contrerévolution fiscale et des prélèvements sociaux engagée par Macron est un sérieux défi ainsi que ses projets pour l’UE. Raison de plus pour reprendre de façon renouvelée une campagne politique et de luttes sur le coût du capital. La CGT se pose elle aussi cette question, comme le montre sa déclaration sur l’avenir de la filière automobile. Outil efficace pour cette bataille, le nouveau livre de Denis Durand. Construire. Cette bataille dépend de façon décisive d’une ré-orientation politique réussie du PCF qui doit sortir de la domination de ses contenus par la stratégie électorale avec une direction nationale audacieuse, créative et déterminée. Pour cela il faut une parole libre et informée : que les bouches s’ouvrent tranquillement. Cette bataille dépend tout autant de notre capacité à engager des chantiers d’expérimentation pratique. Un défi pour l’équipe d’Économie & Politique aussi !

 

Frédéric Boccara, éditorial du N° de mai-juin 2017, 754-755 de la revue Economie et politique.

 

La revue ECONOMIE ET POLITIQUE en ligne :

http://www.economie-politique.org/sites/default/files/eco_po_754_755-a.pdf

 

Essai sur LA PENSEE MARXici

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 04:45
__________Le serment du jeu de paume_________

 

VOLONTÉ DE POUVOIR

 

Je ne reprends ce terme que parce qu’il est fortement usité et débattu dans la période actuelle.

 

La volonté de pouvoir envahit-elle la société, en est-elle sa base ?

 

Non c’est la société qui investit la volonté de pouvoir. La société c'est-à-dire les besoins matériels des humains dans un moment historique du processus humain et ses possibilités, les besoins matériels et les besoins moraux à leur suite.

 

Est-il besoin de faire 500 pages sur la question ? Oui, cela peut être utile, intéressant, approfondissement de la réflexion pour son utilité sociale, beauté littéraire et poétique de la raison. Mais ce n’est pas indispensable pour saisir l’idée de base que la propriété particulière qu’est la volonté de pouvoir s’appuie sur le corps-soi et le corps-soi sur la société et non l’inverse, idée qui constitue alors un fétichisme de cette propriété.

 

C’est donc une réponse aux besoins humains dont il est question et non une réponse à la volonté de pouvoir laquelle sera suffisamment maitrisée si les besoins sont satisfaits, sachant que les besoins ne sont pas fixés une fois pour toute mais sont un processus commun au processus de la société, de la conscience partielle et en mouvement de la nature sur elle-même que constitue l’humanité.

 

Pierrot, 24 août 2017.

 

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 19:00

Article publié une première fois sur ce blog le 5 août 2017
 

Cher.e.s ami.e.s, cher.e.s camarades, voici les initiatives de la commission économique du PCF programmées pour la rentrée.

 
1 Participation à l'université d'été du PCF (Angers, 26-27 août)
Le programme comporte plusieurs ateliers animés par des membres de la commission économique :
  • Repenser les finalités des entreprises avec Stéphane Vernac maître de conférences en droit privé (univ. Picardie) - anim. : Denis Durand, Economie et politique ;
  • Le Capital, 150 ans après : approche économique avec Frédéric Boccara CEN PCF - Economie - anim. : Constantin Lopez, Cause commune ;
  • Comment définir nous-mêmes la valeur de notre production ? Atelier type Nuit Debout avec Kevin Poperl économiste - anim. : Denis Durand, Economie et politique
  • Prendre le pouvoir sur l'argent avec Valérie Lefebvre Haussman syndicaliste - anim. : Denis Durand Economie et politique ;
  • Rencontre avec Frédéric Boccara, auteur de l'avis du CESE Les PME/TPE et le financement de leur développement pour l'emploi et l'efficacité.
Et, bien sûr, nous serons présents aux débats sur la riposte aux ordonnances Macron avec François Ruffin, et sur l'évasion fiscale avec les frères Bocquet.
 
2 Rencontre publique
« Ordonnances Macron et alternatives :
quel agenda pour l'emploi et le code du travail ? »
Cette rencontre se déroulera le jeudi matin 7 septembre au CESE à l'invitation de Frédéric Boccara, avec Dominique Méda, Claude Didry, Christophe Baumgarten, Willy Pelletier (fondation Copernic) et de nombreux autres contributeurs. Les correspondants de la commission économique sont chaleureusement invités à participer à cet événement.
 
3 Fête de L'Humanité 2017
Cette année, Economie et politique aura son propre stand à la fête de l'Humanité en partenariat avec la fédération du Lot-et-Garonne (espace Midi), en plus de la présence au village du Livre avec les autres revues du CN.
 
Le programme est le suivant :
  • Vendredi 15, 18h : rencontre de militants des Finances, de la banque et de l'assurance. Lieu : stand d'Économie et politique, Lot-et-Garonne ;
  • Samedi 16, 14h30 au stand d'Économie et politique, Lot-et-Garonne : « Un code du travail du XXIe siècle ? Construire une alternative aux ordonnances Macron : quels moyens, quels pouvoirs, quelles mobilisations sociales pour sécuriser l'emploi et la formation ? » Avec Pierre Garzon (secrétaire de la section de Villejuif du PCF), un(e) dirigeant(e) de la CGT, Hervé Defalvard (université de Marne-la-Vallée), Willy Pelletier (fondation Copernic), Denis Durand ;
  • Samedi 16, 16h30, au stand d'Économie et politique,: « La politique économique de Macron : enjeux nationaux et européens, défis d'alternative ». Avec Guillaume Duval (directeur d'Alternatives économiques), Thomas Porcher (Les Economistes Atterrés), un(e) dirigeant(e) de la CGT, Stan Jourdan (campagne européenne « Quantitative Easing for People), Frédéric Boccara ;
  • Dimanche 11 heures au stand de la Drôme : « Quel financement des collectivités territoriales contre l'austérité et pour le développement des services publics ? » avec André Chassaigne, président du groupe communiste à l'Assemblée nationale, Céline Malaisé (présidente du groupe Front de gauche au conseil régional d'Île-de-France), Jean-Marc Durand.
  • Animation du stand d'Économie et politique : librairie, projections vidéo, ateliers pédagogiques (à confirmer), intermèdes musicaux (les frères Boccara, le Szgab).
  • Autres débats et initiatives auxquels il est déjà prévu que participent des membres de la commission économique : débat « prendre le pouvoir sur l'argent » (Denis Durand, stand des sections du centre de Paris, samedi 16 à 17 heures), rencontre des militants d'entreprises (samedi 16 septembre à 11 heures, il est proposé de la tenir au stand du Conseil national). Plus, au village du Livre, signature par Denis Durand de Sept leviers pour prendre le pouvoir sur l'argent (vient de paraître aux éditions du Croquant, 10 euros).

La tenue d'un stand à part entière représente un effort financier et militant. C'est pourquoi
  1. Une opération de financement participatif est lancée pour couvrir les frais de location de l'emplacement du stand. Pour contribuer : https://www.leetchi.com/c/stand-ecopo-a-la-fete
  2. Les correspondants de la commission économique disponibles pour participer à l'animation du stand sont les bienvenus ! N'hésitez pas à vous inscrire : https://framaforms.org/fh2017comeco-150179657
 
Fraternellement, Denis Durand
 

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 18:11

DÉPASSER L’ÉTAT ACTUEL

 

Marx a analysé les contradictions  du système capitaliste, ses immenses capacités et ses limites.

Le capitalisme c’est les humains qui vivent dans ce système et leurs activités.

 

La crise traverse le capitalisme depuis ses origines. Elle s’approfondit en France, en Europe et dans le monde. Elle demande à dépasser l’état actuel de l’organisation sociale, de créer par la volonté  et l’intelligence humaine un système nouveau répondant à l’état de développement de la société.

 

Il ne s’agit pas de « demander au peuple ce qu’il veut ». Les populations du monde aspirent à voir grandir en qualité, en quantité, en justice et en égalité, non en uniformité, les moyens de vivre et se développer de l’individu dans la société, de l’être social au long de son parcours de vie, sa satisfaction d’être et sa conscience qui cohabitent dans son destin.

 

En hésitant gravement de mettre au cœur de son action la crise et les solutions à son dépassement dans des transformations sociales radicales et progressives initiant un mode d’échange échappant à l’accumulation du capital pour l’accumulation du capital et ayant comme moteur les besoins humains, leur croissance quantitative et qualitative, la direction du PCF désarme le mouvement populaire, crée des limites dangereuses au développement de protestation des victimes de la crise dans le système qui la provoque.

 

Plutôt que de demander à tout un chacun ce qu’il veut et sait déjà, il s’agit de proposer des solutions pour que se réalise ce que tout un chacun sait et veut déjà.

 

Depuis Marx, la connaissance et l’expérience du capital et de son processus se sont approfondies. 

Les travaux de Paul Boccara sont au cœur du mouvement de cet approfondissement.

Les travaux d’Yves Schwartz de même en ce qui concerne les conditions du développement de l’activité de la personne humaine dans la société, le corps soi et son usage par soi et par les autres et sa dépendance du système social, du travail producteur des biens nécessaires à la vie humaine.

 

Le PCF peut jouer un rôle essentiel dans le développement des savoirs populaires et savants unis nécessaires aux transformations politiques pouvant porter les solutions à la transformation en santé de l’organisation sociale. Lui donner, lui rendre les moyens de ce rôle est la tâche des tâches du présent.

 

Pour ce qui est de la France dans l’Europe et  dans le Monde, la « phase » Macron ne peut en rien enrayer la marche à la régression que contient la crise générale du capital et ses conséquences sur l’immensité et la diversité des activités humaines

auxquelles un système

partant des besoins humains et du développement des forces productives,

les hommes, leurs techniques

et leur conscience,

rendra la santé.

 

Pierre Assante, 17 août 2017.

Site de la Revue Economie et Politique :

 

Essai sur LA PENSEE MARX : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

 

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Commentaires reçus :

De René Merle : "Oui, le rôle d'un Parti n'est pas d'attendre que la vérité vienne "des gens". Il est de proposer une analyse de la crise, et des solutions. Mais il faut aussi envisager par quels vecteurs politiques et sociaux ces solutions doivent être mises en œuvre. Sans cela, les solutions, aussi excellemment analysées qu'elles soient, demeureront lettre morte."

De Daniel Besse : J'ai remarqué que des économistes qui se disent de gauche, ne font jamais référence aux travaux de la section économique du PCF. Il y a même des camarades qui se laissent influencer par ces économistes réformistes qui aménagent le système et ne le dépassent pas. Dans l'Huma de mercredi, Denis Durand nous dit que :" Le baril de poudre, qui n'a pas encore explosé , est 3 a 4 fois plus grand qu'en 2007 "(1) Il faut que le PCF se fasse absolument entendre et fasse connaitre ses propositions et appelle les citoyens a la lutte. Il faut montrer notre différence car les médias mettront plus en avant Mélenchon et les autres que nous.

(1) https://www.humanite.fr/crise-dix-ans-apres-la-planete-finance-toujours-en-surchauffe-640451

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