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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 23:17
De nouveau, Porta Venezia, Milan, 15.05.15. Italie, France. Ecole et production.

De nouveau, Porta Venezia, Milan, 15 mai 2015. Italie, France. L'école et la production.

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1) "REFORMES" DE L'ECOLE EN ITALIE COMME EN FRANCE :

Le calcul des libéraux, qu’ils se réclament de la droite « pure » ou du « centre gauche » P.S. français ou P.D. italien, est qu’aussi difficile que ce soit, la solution à la crise (et à leur hégémonie personnelle et collective) est l’adaptation accrue du capitalisme à la révolution informationelle, dans l’organisation locale et mondiale du travailcomme dans les institutions et les stratégies politiques et militaires du marché (lire Paul Boccara).

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2) La production dépend de choix économiques et de choix d’organisation du travail, c'est-à-dire de l’économie et de l’ergologie. Il n’y a pas de « solution économique » sans « mobilisation » à la production de l’individu dans l’entité de production et sans cohérence en santé entre l’individu, l’entité de production, et les rapports mondialisés de production, ce que ne permet plus, en l’état d’avancement des forces productives, l’échange « A-M-A’ » (Argent-Marchandise-Argent+) ni le taylorisme qui en est issu. Et ce n’est pas une question psychologique en soi, même si la psychologie n’y est pas indifférente. (Lire Yves Schwartz)

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« Réforme » de l’école italienne. « La Repubblica », journal italien à grand tirage titre : « Scontro sulla scuola. Pronti a precettare i professori rebelli », « Conflit sur l’école. Prêts à réquisitionner les professeurs rebelles », avec déclarations officielles à l’appui.

Je ne sais (à ce jour, 15 mai) jusqu’où pourra aller la rébellion et la réquisition.

Dans l’année 2008, j’ai tenu, dans le cadre du site internet du PCF de préparation d’un congrès, avec quelques militants, des échanges sur la question de la répartition des richesses.

Dans l’introduction de 1859, Marx décrit le mouvement unique que constituent production, échange, consommation. Certes, les choix en matière de répartitions des richesses créées agissent sur la création des richesses…mais les choix en matière de production sont à la source de la satisfaction des besoins humains.

C’est en cela qu’une de mes contributions de 2008 au congrès en question est intitulée « Une crise de production et rien d’autre ».

Contre vents et marées, des camarades de la ComEco (Commission économique nationale du PCF) ont développé avec ténacité et patience l’idée de la centralité des choix d’orientation et de gestion financiers dans cette centralité de la production. Bien que minoritaires, du moins au départ, au sens de cette préoccupation majeure, leurs propositions ont avancé ici, en Europe et dans le monde.

Le mouvement populaire dans le monde et le mouvement des salariés dans le monde accuse un retard énorme par rapport aux transformations du monde et de la production, transformation induite par la révolution informatique, informationnelle (lire Paul Boccara, « théories sur la révolution technologique informationnelle », Economie et Politique, 2015, N° 726-727).

Ce retard permet aux libéraux (Renzi, Valls, etc.) de caractériser comme retardataire et irréaliste le mouvement de gauche (de gauche en tant qu’épithète historique et social), alors qu’eux-mêmes marchent sur la tête en matière de solutions. Leur plan de carrière personnelle, leur formation idéologique et économique ne leur permettent pas une vision et une action opérationnelle allant dans le sens des besoins de l’humanité.

Le calcul des libéraux, qu’ils se réclament de la droite « pure » ou du « centre gauche » P.S. français ou P.D. italien, est qu’aussi difficile que ce soit, la solution à la crise (et à leur hégémonie personnelle et collective) est l’adaptation accrue du capitalisme à la révolution informationelle, dans l’organisation locale et mondiale du travail comme dans les institutions et les stratégies politiques et militaires du marché.

Aussi, c’est bien le mouvement des salariés qui peut répondre, ici et ailleurs, positivement en dernière instance, aux besoins de transformation sociale. Le cas de la FIOM (syndicat des métallos de la CGIL, principale centrale ouvrière italienne) et de la CGIL en l’absence d’organisation politique italienne de classe suffisamment représentative dans les institutions, en est un exemple.

MAIS pour en sortir, il nous faut dépasser la question de la seule répartition sociale des richesses pour en arriver à LA PRODUCTION.

La production dépend de choix économiques et de choix d’organisation du travail, c'est-à-dire de l’économie et de l’ergologie. Il n’y a pas de « solution économique » sans « mobilisation » à la production de l’individu dans l’entité de production et sans cohérence en santé entre l’individu, l’entité de production, et les rapports mondialisés de production, ce que ne permet plus, en l’état d’avancement des forces productives, l’échange « A-M-A’ » (Argent-Marchandise-Argent+) ni le taylorisme qui en est issu. Et ce n’est pas une question psychologique en soi, même si la psychologie n’y est pas indifférente.

Ainsi, ni « Podemos », ni « Syrisa », dont j’apprécie cependant l’existence dans nos actions communes, ne posent la question de façon à dépasser la question de la seule répartition sociale des richesses et à mettre au centre du « mouvement social » celle de la production et des conditions du développement de la production en santé.

Le mouvement qui s’est fait à l’intérieur et à l’extérieur du PCF depuis 2008 n’est pas atteint dans toute l’Europe et c’est bien là le danger face au rouleau compresseur libéral.

Le taylorisme n’est rien par rapport au niveau atteint aujourd’hui de parcellisation du travail et de non-conscience du but d’ensemble des gestes du travail pour un individu producteur. Les ergologues (« dans leur masse ») eux-mêmes n’en ont qu’une vision et une conscience induite très partielle, et les économistes (« dans leur masse ») avec eux par la même occasion (Lire Yves Schwartz, les conclusions de " Le paradigme ergologique ou un métier de philosophe").

Le malaise de l’individu producteur est encore la plus grande conscience actuelle de la dissolution de la téléologie du geste du travail.

Le chemin fait entre 2008 (et les nouveaux éléments de la crise de suraccumulation du capital) et aujourd’hui en France n’est pas repéré partout, dans les originalités et diversités locales. Je m’en aperçois en lisant « Il manisfesto » en Piazza Venezia à Milan, comme je m’en aperçois en lisant l’Humanité et la proportion qu’y tient la question de la production, même avec les avancées considérables de l’influence de la ComEco.

Ce point de vue semble et est peut-être un point de vue ethnocentriste à la française ? Si je me le permets, c’est qu’il est partagé par des militants italiens actifs dans leur pays et dans le monde.

Pierre Assante, 15 mai 2015

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