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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 13:57
Walter Benjamin
Walter Benjamin

POUVOIR PERSONNEL, JUGEMENT ET ACTION POLITIQUES

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Je ne vais essayer de ne pas faire trop long afin de permettre à qui le souhaite de lire facilement.

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Cette question me parait essentielle :

Un pouvoir, aussi personnel qu’il soit ne peut pas être que celui d’un homme mais d’une équipe importante et des relais humains avec l’ensemble de la société.

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Cette équipe et ces relais ne constituent pas une pensée unique mais en exprime artificiellement une sous l’effet d’équipe, de groupe restreint et de son propre processus par rapport au processus général d’une collectivité, d’une entité humaine * .

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Un pouvoir s’appuie sur des forces sociales, une ou des classes et couches sociales en fonction des intérêts qui s’affrontent et se combinent à la fois, et l’évolution des intérêts face à des besoins communs crée des alliances relatives dans la compétition absolue d’un système d’échange basé sur le profit * .

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Juger une position politique par rapport à un homme est ridicule, et fausse une vision la plus juste nécessaire pour agir en cohérence et en santé, même évidemment si la position d’un homme n’est pas indifférente à celle d’une équipe, d’une force et des forces sociales et leur expression du moment et-ou à long terme.

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Par exemple l’usage de la bombe atomique en 1945 est un tournant parce qu’elle ouvre une longue période de domination d’une nation et d’un système sur le monde. On ne peut faire abstraction de cette réalité dans notre jugement des pouvoirs et des hommes, de leur courage ou de leurs opportunismes, et des choix de société qui en découle.

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Croit-on que le système financier mondial et local aurait pu s’instituer tel quel sans ces conditions de domination qui d’ailleurs perdurent, s’affaiblissent et se dissolvent relativement d’une part et se renforcent en se rigidifiant d’une autre ?

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Les efforts de transformations pour faire de la société de compétition une société de coopération, même lorsqu’ils obtiennent des succès ne peuvent supprimer la force du passé et de la réalité sociale passée et ses comportements, d’un coup de baguette magique et le croire c’est mutiler cette action, la freiner et quelquefois l’annihiler.

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Dans la réalité à la fois transformatrice et terriblement volontariste de la suite tyrannique de la révolution d’octobre russe, correspondant à un état local et un état du monde, je me souviens du juste effort non de Nikita Khrouchtchev, dirigeant de l’URSS et du PCUS, mais de la nouvelle équipe -et ses limites- qu’il représentait dans les années 1960, sur la question de la coexistence pacifique entre Etats et systèmes, et de la réponse évidente de maintien de domination de la part des E.U et de leurs forces industrialo-financières dans la récolte du profit maximum chez eux et dans le monde.

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Agir, dans une élection par exemple, même avec l’intention d’en faire autre chose que de l’électoralisme, mais un moment de lutte pour la santé de la société humaine, ne peut être qu’handicapé -relativement- si ce moment de lutte ne tient pas suffisamment compte ET de la réalité sociale de ce moment ET du processus social local et mondial dont cette réalité est née.

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On ne peut transformer qu’une réalité, mais on ne peut la connaître que par la connaissance du processus humain qui l’a créée.

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Une vision -de part et d’autre, soutiens ou détracteurs- personnalisée d’un processus général ne reposant que pour ou contre l’expression du pouvoir par une personne concrète, ce que renforce la constitution française de 1958 -contre celle de La Libération de 1945- et qui se répand dans le monde, à la suite de la constitution présidentielle des E.U., constitue un immense handicap pour l’humanité.

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Le processus économique, politique, social et culturel de la révolution scientifique et technique informationnelle et sa mondialisation capitaliste a des conséquences sur les mentalités à travers les rapports sociaux, le système social.

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Si les cadres nationaux des organisations progressistes de transformation sociale et leurs «équipes » commencent à en concevoir les contours, il reste encore du chemin pour en convaincre la masse des « cadres intermédiaires » quelquefois en retard sur les avancées populaires en matière de mentalités, parce qu’en retard en matière d’expérience, connaissance et action sur la réalité, pas obligatoirement en matière de réalité sociale de l'environnement local, mais en matière d'analyse générale du processus déterminant cet environnement.

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Ce retard ne peut que freiner une prise de conscience nécessaire de la population sur les besoins de transformation de l’organisation sociale, entre autre celle du système financier*, dont sa vie quotidienne et son avenir dépendent.

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La qualité -et le défaut- d'une vision non orthodoxe est de tenter -tentative relativement illusoire- de combler ou éviter les "retards".

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Je mets en illustration de portrait de Benjamin, car il représente pour moi cet effort qui souvent isole plus ou moins son auteur.

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Pierre Assante, 27 octobre 2015

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* Ceci sur le plan local comme le plan général de l’humanité et sur le temps court comme la longue durée.

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