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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 13:54
Pétrarque, la pré-renaissance
Pétrarque, la pré-renaissance

N’est-ce pas lorsque toutes les contradictions d’un système sont réunies et au paroxysme, que les possibilités des changements heureux s’ouvrent ?

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Pour répondre à ses BESOINS, des plus « simples » aux plus « complexes » l’homme a ….besoin de PRODUIRE.

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L’histoire de l’homme c’est l’histoire de ses MOYENS de production et de ses différents MODES de production et leurs évolutions.

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Du jour où il a pu produire PLUS que ce qu’il lui était indispensable pour satisfaire ses besoins vitaux élémentaires, l’homme a pu ACCUMULER.

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La DIFFERENCE entre la quantité de production et la quantité de produits nécessaires à une survie grossière, élémentaire, HISTORIQUEMENT parlant, c’est le SURPRODUIT.

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Chez le paysan des origines de l’agriculture jusqu’à il y a quelques siècles, il est facile de distinguer le surproduit, ce qu’il produit par son travail et qui va au-delà de sa consommation ET QU'IL POURRA DONC ECHANGER contre des produits qu’il ne produit pas.

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Il est moins facile d’imaginer le surproduit lorsqu’il est le PRODUIT COLLECTIF D'UNE SOCIETE, son accumulation et sa REPRODUCTION qu’elle tire de cette accumulation (Dans cette accumulation, il y a les outils, les machines, puis les services publics, les écoles, les routes…et tout ce dans quoi l’homme puise du travail accumulé pour produire de nouveau, de façon élargie).

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Lorsque cette accumulation a été ACCAPAREE par une partie de la société au détriment de l’enrichissement général, l’histoire de l’homme est devenue l’histoire de la LUTTE DES CLASSES.

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Cependant l’accaparement de l’accumulation n’a jamais été total et c’est le résultat de cette lutte de classe. IL Y D'UNE PART LA PRESSION PHYSIQUE ET MORALE DES EXPLOITE-E-S pour récupérer une part de l’accumulation, D'AUTRE PART LES BESOINS MINIMUMS GLOBAUX DE LA SOCIETE POUR SE DEVELOPPER, qui contraint à partager au moins une part de cette accumulation pour ne pas tuer la poule aux œufs d’or des dominants et toute la société, ce qui peut se produire lorsque l’exploitation atteint un paroxysme.

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La question de notre époque n’est pas celle de la croissance mais celle de l’usage de la croissance. QUEL USAGE FAIRE DE LA CROISSANCE ?

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Pour que l’usage de la croissance réponde aux besoins de la société, il faut qu’elle ne soit plus soumise aux choix d’une MINORITE DOMINANTE.

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D’autant que cette minorité dominante aujourd’hui n’est pas l’expression de BESOINS SOCIAUX, mais des besoins d’accumulation en capital, de la circulation du capital laquelle exige de s’accumuler au-delà des nécessités de reproduction sociale, dans sa course à la domination.

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Cette marge entre l’accumulation capitaliste et les nécessités de reproduction sociale constituent la SURACCUMULATION DU CAPITAL. Cette suraccumulation se fait au détriment de la satisfaction des besoins sociaux et de leur évolution, évolution que tout le contenu de l’évolution sociale auto-induit en aller-retour dialectique, des techniques à L'ORGANISATION DU TRAVAIL ET AUX REPRESENTATIONS MENTALES nécessaires au mouvement de la pensée humaine et les outils collectifs de cette représentation, dans la transmission des savoirs « pratiques et théoriques » en unité, l’art etc…

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Ce n’est pas une question de méchanceté ou de gentillesse de la part des gestionnaires et des possesseurs de capital, mais des LOIS-TENDANCE DU MODE DE PRODUCTION CAPITALISTE.

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Tout au long de l’histoire humaine toutes les REVOLUTIONS SCIENTIFIQUES ET TECHNIQUES ont contribué à multiplier LA MASSE DU SURPRODUIT.

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C'est-à-dire que le capital lui-même à contribué à l’explosion du surproduit et la REVOLUTION INFORMATIONNELLE MONDIALISEE encore plus fortement. C’est sur cette MASSE DU SURPRODUIT que peut être tiré LE CAPITAL A USAGE FINANCIER STRICTO SENSU, A LA PRODUCTION DE MONNAIE EX-NIHILO, RELATIVEMENT AUTONOME DES RICHESSES PRODUITES, permettant l’explosion d’une spéculation multiforme.

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La réponse à UN USAGE SAIN DE LA CROISSANCE, tient donc AU REMEDE A LA SURACCUMULATION CAPITALISTE inhérente au mode de production capitaliste.

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Et ce remède passe par la transformation de la réalité, pas d’une réalité imaginaire, c'est-à-dire par L'INVENTION D'UN AUTRE MODE DE PRODUCTION ET D'ECHANGE qui ne dépende pas de l’accumulation capitaliste.

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Il faut donc S'ATTAQUER AUX LIEUX ET MOYENS DE CETTE ACCUMULATION-SURACCUMULATION dans les conditions du capitalisme d'aujourd'hui, de sa production et ses échanges mondialement informationnalisés : SON SYSTEME FINANCIER POUR LE TRANSFORMER radicalement et progressivement pour un usage l’orientant vers la création des outils de production et des échanges répondant aux besoins et à leur croissance qualitative.

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L'ACCUMULATION DU CAPITAL EST UNE ACCUMULATION REPONDANT A SES BESOINS QUANTITATIFS PROPRES au détriment de besoins qualitatifs de la société humaine, et de la conscience humaine nécessaire à son processus.

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Il fut un temps où l’on nommait simplement et justement cette évolution : sortir de la LOI DU PROFIT MAXIMUM IMMEDIAT.

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LA GESTION DES 7 MILLIARDS D'HUMAINS EST CONFISQUEE (pas totalement sinon la société serait devenue immobile, donc morte) EN GRANDE PARTIE PAR QUELQUES MILLIERS D'INDIVIDUS QUI AUJOURD'HUI POSSEDENT LE POUVOIR SUR LES MOUVEMENTS DU CAPITAL. C’est dire que le pouvoir de l’humanité sur elle-même a réuni les conditions pour ramasser, transformer et faire fructifier à son profit le pouvoir existant. Dire cela dans l’état de crise économique, politique, civilisationnelle dans laquelle nous vivons semble d’un optimisme fou. Et pourtant N'ESTCE PAS LORSQUE TOUTES LES CONTRADICTIONS D'UN SYSTEME SONT REUNIES ET AU PAROXYSME, QUE LES POSSIBILITES DE CHANGEMENT HEUREUX SOUVRENT ?

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Le terme HEUREUX ne contient pas seulement le qualificatif touchant à la perception d'un sentiment, mais aussi les conditions matérielles, L'ORGANISATION COOPERATIVE LIBRE ET SCIENTIFIQUE de la société qui le permette. Mais le terme heureux contient bien aussi la perception du sentiment de bonheur et ses fluctuations dans le déroulement de l'activité humaine.

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Pour ma part les fluctuations des effets qu'on appelle sentiments dans le corps sont interprétées magnifiquement par les ARTS et particulièrement la musique de la période de la bourgeoisie révolutionnaire, du XIX° en particulier. Puis cette interprétation est gagnée par l'affaissement rapide des idéaux portés par la lutte de la bourgeoisie pour la liberté, l'égalité, la fraternité confisquées par sa société de classe installée, jusqu'à ce que l'art interprète cette douleur du manque et du regret, rejoignant ainsi l'interprétation générale d'une CONDITION HUMAINE énigmatique et aléatoire et des alliances trahies.

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Les RETARDS dans l'interprétation artistique des sentiments qu'induit une réalité perçue c'est le retard de la conscience sur la réalité, le temps d'observation et de perception jouant. Mais dans le même temps, l'interprétation artistique peut ANTICIPER quelquefois sur l'interprétation scientifique et s'y mêler.

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L'art d'aujourd'hui mêle ces incertitudes à une volonté d'atteindre un FUTUR différent, non encore clairement imaginable, ou le désespoir se mêle à un espoir d'une qualité nouvelle, non religieuse. L'art nouveau est à naître de ces prémices parmi lesquelles l’expression des CLASSES SUBALTERNES PRODUCTRICES prémices elles mêmes d’une société sans classe ébauchée par leurs grandes luttes historiques et leurs acquis de tous ordres.

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Pierre Assante, 13 octobre 2015

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