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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 09:06
TEXTE de JUIN 2006 : Travailler à s’opposer   aux effets du libéralisme mondialisé  est une tâche relativement claire.  Construire une alternative l’est moins. Hominisation  et  Humanisation.

Travailler à s’opposer

aux effets du libéralisme mondialisé

est une tâche relativement claire.

Construire une alternative l’est moins.

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Hominisation et Humanisation

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Travailler à s’opposer aux effets du libéralisme mondialisé est une tâche relativement claire. Construire une alternative l’est moins. Les militants de la transformation sociale sont sommés de hâter le pas sur un chemin, des chemins dont on ne sait trop où ils mènent. Et ils en sont sommés par des groupes, des réseaux constitués sur la base d’une sorte de communautarisme, et non d’une, de communautés. Ils sont en quelque sorte, auto-sommés…Et ceux qui tentent -dans un esprit d’échapper à ce communautarisme, explorer les terrains, comprendre, déplacer ou développer les interfaces aux frontières établies- de rechercher des sentiers moins fréquentés, se dispersent.

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Il y a peut-être quelques préliminaires à explorer en marchant.

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1 On peut considérer l’hominisation comme un processus achevé par l’établissement des caractéristiques générales de l’espèce. Ou au contraire considérer ce processus comme ininterrompu, contredisant ainsi la vision dichotomique qui affirme qu’une fois le processus biologique accompli, la transformation se déplace au niveau de l’organisation sociale. Ces vérités dogmatisées évitent de se poser d’autres questions. Par exemple celle-ci : comment peut se traduire le processus de coopération entre individus de l’espèce en passant d’une communauté restreinte à une communauté mondiale. Quelles sont les caractéristiques biologiques de l’espèce et en quoi ces caractéristiques mouvantes mais pas sans bases nous posent la résolution de la coopération dans le cadre d’une communauté nation puis d’une communauté mondialisé. Le danger du racisme nous a fait fuir ces questions, et ces questions sont effectivement un terrain glissant où le racisme peut s’infiltrer et se développer rapidement. Mais corps et cerveau font un tout. Les révélations de l’ordre de la science peuvent nous faire représenter plus grands que nous ne sommes, et que le découvreur, l’inventeur n’est. Ainsi se fabriquent les dieux. Ainsi combattre les dieux sombre dans les prés carrés. Pourquoi les avatars de l’ethnie, de la nation, considérées comme un progrès de l’organisation humaine, mais avec les conséquences que l’on sait ne nous interrogent-ils pas plus sur cette question des conditions de la coopération pour l’espèce ? La constitution du patriarcat, par exemple nous pose la même question. Hormis de donner une réponse mécaniste et déterministe, il y a à la fois à comprendre les effets d’une voie empruntée dont les traces ne peuvent être effacées, et en quoi cette voie peut être dépassée. Le bon vouloir, la bonne volonté, la bonne conscience étant un élément nécessaire mais non suffisant.

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2 Le processus. Il est courant de constater l’étonnement des humains devant la complexité d’un objet, particulièrement d’un objet humain. Certainement cet étonnement est légitime. Cependant il est pondéré si l’on considère chaque geste humain, « physique et pensée », comme la suite d’un processus commencé il y a bien longtemps après d’innombrable générations animales et humaines. Ce n’est pas que chaque fois que nous commettons un geste nous ressortons des ventres de nos mères, croissons et mûrissons. Mais il y a cette naissance, cette croissance et ce mûrissement inscrits dans notre geste nouveau. Mais ce geste nouveau n’est pas pré-déterminé, il est aléatoire et pour cette raison EST un choix, un choix étant lui-même un geste aléatoire et une bifurcation où intervient une volonté collective et individuelle liées. C’est bien là à la fois l’illustration des concepts de processus et de déterminisme. Depuis des millénaire l’humain se heurte à cette idée de déterminisme, l’accepte et le refuse en même temps en s’apercevant qu’il ne peut échapper à l’anankè et pourtant que ce qu’il décide peut influencer le cours des choses. Voir Prigogine, l’espace temps, sa flèche, et ses bifurcations aléatoires et Arnaud Spire par la même occasion.

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3 Le « processus du père ». L’accumulation primitive du village agricole en première instance puis de la cité-état donne la possibilité de concentrer et de spécialiser le travail artisanal au service de l’accumulation et de la propriété privées. A travers cette spécialisation qui demande ces moyens, la femme perd l’usage des « techniques de pointes » dans leur quotidienneté, techniques dont sont issues les « concepts de pointe » qui nourrissent en retour les techniques et la production symbolique (double anticipation). Elle les perd aux profit des techniques acquises quotidiennes.On peut penser que les femmes, moins mobiles de par leur fonctions maternelles dans la communauté primitive, maîtrisent plus que les hommes et la conceptualisation des techniques de fabrication des objets et la conceptualisation abstraite qui en découle, et la création et l’usage des techniques. Dans la mesure où les techniques réclament plus de moyens, la concentration de ces moyens par l’accumulation primitive privée va donner un essor à leur complexification et le pouvoir à ceux qui vont la « financer ». La propriété privée va trouver à la fois sa justification, son efficacité et sa domination, et l’aliénation qui en découle. Particulièrement en ce qui concerne la femme. L’artisanat « de pointe » va se masculiniser. Les oeuvres qui en découlent aussi. Ainsi la production symbolique va devenir un interdit masculin, que la femme brisera quelquefois (on ne peut interdire la conceptualisation à l’humain, le travail des opératrices -et opérateurs- des chaînes taylorisées le prouve), contournera toujours. Elle subira et subit encore cet interdit, malgré sa récente, réelle mais relative indépendance économique difficilement acquise et pas partout dans le monde et dans tous les milieux. Ainsi se construit et se perpétue « le processus du père » qui va se combiner et fusionner avec le pouvoir central qui devient abstrait parce qu’éloigné et intouchable. A tel point que dans la vision féminine elle-même, le modèle de producteur de symbolique reste majoritairement le père. S’ajoute ou s’imbrique à cela le rôle du complexe d’Œdipe. La domination paternelle sociale (et de violence organisée) y trouve un allié psychologique (qui se retourne ensuite aussi contre l’homme mâle), et vient percuter violemment la fusion originale maternelle (et de douceur) et le rôle séparateur global de la société La division des domaines d’activité atteste la prégnance de cette division en matière de conceptualisation. Il est très intéressant d’observer à quel point l’art culinaire a développé ses propres symbolisations et concepts, les gestes et les résultantes qui y sont attachés, à la fois positivement et négativement.

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4 Ainsi, comprendre l’activité humaine devient le centre du processus. La vision de l’humain sur son activité est centrale. Elle est un retour aux sources de l’activité humaine. De la vision micro à la vision macro de cette activité, il y a toute la construction, le processus historique de l’activité que nous voulons poursuivre. Il ne s’agit pas de l’histoire limitée de l’antiquité à nos jours, mais de toute l’histoire humaine, depuis le début du processus d’humanisation et même des conditions qui l’ont précédé. L’activité comme moyen de subvenir à ses besoins, comme organisation de l’activité permettant de subvenir à ses besoins, comme orientation de l’activité en fonction du développement et de la transformation des besoins. Et là lorsqu’on parle d’orientation, on touche le fond de nos motivations militantes, et des choix autoritaires découlant du capitalisme, du stalinisme ou du nazisme. Ou au contraire de la volonté montante d’un développement de la communauté humaine par le développement de l’individu. Mais se pose et se posera toujours la question de la santé de l’espèce donc de la santé de l’activité, donc de la santé du projet, donc de la santé du concept, avec les dérives autoritaires de la conceptualisation (voir aussi Yves Schwartz et le travail de L’APST). C’est un danger qui est inhérent à l’espèce humaine et donc qui demande une attention infinie.

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5 L’inégalité devant la conceptualisation. C’est ce que développe clairement Karine Gantin (site Espaces Marx) partant du nécessaire dépassement du patriarcat. Et c’est le fond du processus permanent d’humanisation. Cela ne se pose pas en matière d’uniformité mais de diversité de groupes humains et d’individu humain, donc aucune égalité d’ordre mathématique encore communautairement utilisée. Le droit à la conceptualisation passe en premier lieu par le droit au travail : ne pas imposer à l’humain ce que doit être son activité centrale, ce qu’il doit produire pour subvenir à ses besoins, comment il doit le produire, considérant la production non seulement comme celles des objets tangibles produits pour et par la vie humaine, mais toute l’activité qui entre dans la production. Activité contrainte et temps dit libre étant une seule et même activité humaine diversifiée où les activités s’entrecroisent, se complètent et s’opposent. Travailler c’est penser disent les ergologues. C’est dans l’objet produit et la conscience de l’objet comme relation entre humains, comme dit le matérialisme dialectique, que le communisme prend forme, et transforme la solidarité objective en solidarité totale, subjective ; en se méfiant de ce mot, subjectif, qui peut faire penser qu’il n’y a pas d’objectif dans le subjectif et le contraire, comme dit un spiritualisme non dichotomique. Nous somme passés d’une vision économiste du travail, conséquence des conditions de lutte face au patronat, à une dispersion incohérente de notre vision de l’activité humaine. La question de LA CITÉ, de la multiplicité, diversité, organisation et imbrication de ses activités est un lieu réel et un lieu conceptuel de cette réflexion. Elle s’oppose pour la dépasser à la vision patriarcale de l’agriculteur-accumulateur privé. Mais LA CITÉ elle-même est dépassable. A conditions de considérer l’humain dans son tout « biologico-culturel ». L’égalité de droit devant le concept, c'est la société qui donne les moyens de compenser les contraintes naturelles et sociales par l’organisation de la solidarité collective, c’est le droit pour tous d’aspirer à choisir et à pouvoir pratiquer les activités de son choix. L’égalité devant la conceptualisation, pour la femme, ce que l’on peut nommer aussi devant la production symbolique, c’est ce pouvoir de choix. Pouvoir en tant que rapport social non dominant, c'est-à-dire en tant que faire ensemble, en commun. L’anthropologie, c’est sans doute le ressort premier du marxisme. Travailler à s’opposer aux effets du libéralisme mondialisé est une tâche relativement claire. Construire une alternative l’est moins. La boucle est bouclée.

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6 Le processus est lien. Seule la bourgeoisie a voulu le rompre, dans son illusion et certitude de créer de rien et de par soi. Le pharaon en aucun cas ne prétendait à la rupture, mais au contraire à l’incarnation de ce lien, de l’origine humaine et à travers les générations passées et à venir. L’imitation de la bourgeoisie par la petite bourgeoisie et sa contamination à la communauté entière est une question fondamentale pour le devenir de l’humain. Les Bagaudes de nos jours, de notre temps-ci en sont elles-mêmes imprégnées. Les voitures qui brûlent sont les nouvelles Bagaudes. « Nous en sommes les responsables » disait Salvien de Marseille. Là où elles brûlent moins c’est qu’il y a auto-contrôle communautaire. Et ne cherchons pas à étiqueter les communautés. Le cas de Marseille est relativement particulier, mais jusqu’à quand ? Marseille est violente, pourtant, à peu près au moment où ailleurs les banlieues flambaient, c’est le mouvement social des marins et des traminots et d’autres, qui exprimait la révolte phocéenne. Il y a déjà dans le passé récent de la ville des illustrations intéressantes. Le, les noyaux millénaires de maintenances des rapports sociaux, de la « loi », au sens biblique comme au sens de la Cité, ont traversé les millénaires d’immigration qui ont sans cesse agi autour, à la périphérie de ce noyau pour le dénormaliser, le renormaliser, sans jamais le détruire. C’est cela le lien. La création d’entreprises autogérées à la Libération, les Mutuelles, les Centres de Médecine de Groupe anticipateurs et tant d’autres exemples en contradiction avec les pouvoirs centraux, qu’ils soient d’État, de Parti, de Syndicat ou Associatif en général, montrent ce rôle de lien-maintenance-création. Loi et « foi », règles de vie, contestation de la règle, dépassement de la règle, contrainte et conviction, fonctionnent de pair. Le lien du père au strict sens individuel de même. Il domine symboliquement et concrètement de lien de la mère, qui s’il ne peut être effacé, est nié, mutilé. C’est toute la conséquence du rapport social dominant. Cette mutilation du lien induit un équilibre forcé, une maladie du mouvement dans sa totalité, et non une maladie périphérique, ordinaire de tout organisme et de toute société. C’est pourquoi le juste concept de « dépassement du patriarcat » de Karine Gantin répond bien au besoin du lien, du processus. Il suppose non la destruction du lien mais son maintien débarrassé de la domination. Le lien humain de société, c’est le principe de « résurrection ». C’est aussi l’idéalisme dépassé. Les seules vraies ruptures sont les ruptures négatives. Elles sont l’effet des catastrophes naturelles et sociales. Les inquisiteurs sont partout et les saints partout. Ne donnons pas l’exclusivité du lien ou de sa destruction à un groupe ou à une pensée. Nous possédons bien un cerveau et un corps qui ne se passent pas l’un de l’autre, c’est le même corps dans son unité, comme c’est la même société. Nos envies, nos passions, nos déceptions et nos exaltations en font partie, et personne n’y renoncera sauf à renoncer à la vie. La mesure et l’expérience sont aussi de ce lien. L’amour d’abord, crée le lien et le perpétue. Evidente, démocratique et merveilleuse banalité.

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7 Institution, idéal, domination. Dans le même temps où l’inquisition sévissait, Francesco pratiquait la douceur. Comment imaginer, dans une société de domination instituée et de violence au service de cette domination, un idéal qui ne soit pas corrompu par cette violence et cette domination ? Il faut que notre envie de vivre soit démesurée, mais il faut aussi une grande modestie dans nos choix. Cette modestie ne peut que servir notre conviction, notre sens critique vis-à-vis d’elle. Jaurès écrivait en 1898 : « Pour qu’un grand système religieux surgisse, il faut la rencontre et comme la fusion d’un grand mouvement de pensée et d’un grand mouvement social. Le christianisme avait été préparé, en son fond métaphysique et moral, par tout le développement de la pensée antique ; mais il a fallu la grande crise de l’Empire Romain, la souffrance du monde vaincu, la révolte intérieure des humbles écrasés par toutes les forces extérieures, pour que la pensée des mystiques et des philosophes s’incorporât à l’humanité. La révolution de 1789 a suscité des velléités religieuses, mais puériles et vaines. Car quoiqu’elle fut, elle aussi, à la rencontre d’un grand mouvement de pensée, la pensée du XVIII° siècle, et d’un grand mouvement social, l’avènement de la bourgeoisie, elle était trop discordante, trop chaotique et trop troublée pour donner à l’humanité un sens nouveau de l’unité du monde. Tout était incomplet en elle et incertain, le mouvement social comme le mouvement de pensée. La classe révolutionnaire qui arrivait au pouvoir portait en elle contradiction et discorde : car elle proclamait le droit humain, et confisquait au profit d’une oligarchie la révolution resserrée. Et elle voyait remuer au-dessus d’elle un prolétariat dont la voix confuse bégayait déjà un mot d’ordre nouveau. Comment cette révolution incomplète et agitée, qui dès la première heure sentait tressaillir en elle la menace d’une révolution nouvelle, aurait-elle pu interroger, au nom de l’humanité, le mystère du monde ? La science même, malgré d’admirables découvertes et de prodigieuses inventions, n’avait pas dégagé encore cette loi supérieure d’évolution qui rattache le mouvement humain au mouvement universel et qui sollicite la pensée à de magnifiques espérances. Demain, au contraire, l’humanité affranchie par le socialisme et réconciliée avec elle-même prendra conscience en sa vivante unité de l’unité du monde, et interprétant à la lumière de sa victoire l’obscure évolution des forces, des formes, des êtres, elle pourra entrevoir, comme en un grand rêve commun de toutes ses énergies pensantes, l’organisation progressive de l’univers, l’élargissement indéfini de la conscience et le triomphe de l’esprit….. ». Cette vision de la rencontre d’un grand mouvement de pensée et d’un grand mouvement social ne peut-elle pas inspirer notre action d’aujourd’hui, à une petite distance d’un peu plus d’un siècle de la réflexion de Jaurès ? Son « grand système religieux », il ne le conçoit pas, la suite du texte l’indique, au sens étroit du terme, celui que l’on donne aux chapelles et aux superstitions. Il s’agit pour lui d’un mouvement qui fixe à l’humain un but, un idéal lui-même en mouvement, mais à mettre en œuvre dans la vie, un devenir déjà présent dans l’action quotidienne. « Le courage c’est d’être tout ensemble et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe » (encore Jaurès).

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8 Petites conclusions. Notre conscience a repéré des points de repère-bifurcations propres au développement de l’espèce humaine, de l’individu dans l’espèce ; de l’espèce en mouvement, et de l’individu dans le mouvement et qui de par ce mouvement ne sont donc jamais les mêmes ; de l’espèce, de l’individu dans leurs continuitéS aussi, relative et générationnelle. Ces repères, nous en avons besoin. Il y a le repère du galet aménagé, le « premier » outil vraiment humain. Le deuxième repère du néolithique, de l’agriculture est fondamental dans la bifurcation accumulation privée, domination, patriarcat. Nous avons la preuve que les premières communautés agricoles constituant villages et embryons de villes ne pratiquaient ni la hiérarchie sociale ni la hiérarchie sexiste. N’introduisons pas de conceptions déterministes en fonction de ces voies, de ces bifurcations, mais usons de la connaissance de ces repères pour influer sur notre devenir. La troisième grande bifurcation-repère est très récente, c’est celle de la manufacture et de la fabrique. La production-accumulation privée s’affranchit a) de la force motrice biologique, b) de l’adresse individuelle, particulière du producteur, c) de l’intelligence participative du producteur. Elles sont « remplacées », ou du moins dominées par la machine motrice, l’automatisation de la machine, la division entre exécutants et concepteurs (ingénieurs de production, secteur « intellectuel » de la fabrique). Toute la société est imprégnée de ce modèle dont la poussée révolutionnaire sur les forces productives est en déclin, extinction, et dont les contradictions demandent dépassement. Ce sont les conditions dites matérielles de vie qui déterminent la conscience. Mais, répétons-le, il y a autonomie (à la fois infinie et relative !), des idées et des sentiments par rapports aux conditions qui les ont crées et sur lesquelles elle agissent (choix humains). La société d’un moment ne peut donc se résumer à ce moment. Nous l’avons déjà dit elle contient les traces, les résidus et les permanences. On a reproché à Marx l’usage du terme « essence », terme jugé « religieux ». Par exemple, « l’essence humaine c’est l’ensemble des rapports sociaux ». Marx n’accorde pas une valeur mythique ni aux mots ni à ses propos, mais une valeur d’usage. L’essence des choses, c’est l’effort de représentation qui contredit l’apparence trompeuse des choses et les mensonges idéologiques appliqués aux choses. On peut dire qu’il y a un quatrième repère-représentation : les manuscrits de Marx de 1844. C’est le témoin d’une conscience de l’humain sur lui-même, débarrassée de la dichotomie corps-pensée en vigueur et codifiée depuis l’antiquité, particulièrement depuis la cité-état. A partir de cette nouvelle vision peut se développer une autre vision sur l’ensemble de l’activité humaine et son devenir ; et un cinquième point, l’étude micro et macro de l’activité humaine. C’est ce que fait Marx dans « le Capital ». Ce qu’il nous faut faire avec la mondialisation informationnelle, quatrième bifurcation « technique » accompagnée des prémisses de la nano-manipulation physique et biologique. De ce fruit, que naîtra-t-il ?

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Pierre Assante, Marseille, juin 2006.

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Bibliographie sommaire mais essentielle de ces repères.

« Au néolithique, les premiers paysans du monde » Catherine Louboutin.

« Le Capital, Livre premier, tome II, chapitres XIV et XV » Karl Marx. « Manuscrits de 1844 » Karl Marx.

« Travail et Ergologie, entretiens sur l’activité humaine » ouvrage pluridisciplinaire sous la direction de Yves Schwartz et Louis Durrive.

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