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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 18:01
Fusion maternelle,  sexualité adulte, processus de l’être social, PROCESSUS ECONOMIQUE ET POLITIQUE.

Fusion maternelle, sexualité adulte, processus de l’être social, PROCESSUS ECONOMIQUE ET POLITIQUE.

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La fureur (1) de la pénétration sexuelle hétérosexuelle (ou pas), la fureur de fusion des corps, issue de l’instinct de reproduction n’est en aucun cas un inceste.

Pourquoi poser une telle question et en ces termes ?

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Certes elle s’explique par le processus qu’elle contient à partir de la fusion maternelle nutricielle dans le moment de satisfaction-soulagement maximum jusqu’à son assouvissement puis le besoin nouveau qui se développe dans le manque nouveau.

Mais cette « fureur » est autre chose, un aboutissement momentané en développement jusqu’à la mort, d’un processus contenant d’autres multiples processus physiques et sociaux, dans une unité.

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Le processus sexuel chez l’adulte hérite du processus phylogénétique et ontogénétique, du processus de l’espèce et du processus social de la personne dans l’espèce, c'est-à-dire du processus animal et de son contrôle et non contrôle par son processus culturel.

Son processus culturel n’est pas de la pensée hors-sol, indépendante du corps-soi dans sa totalité, limité à la seule activité cérébrale de la personne, productrice, esthétique et éthique dans ses limites individuelles d’un moment, mais liée à l’ensemble des rapports sociaux historiques et leur processus, c'est-à-dire aux conditions générales et particulières dans laquelle il trouve ses propres conditions qui lui permettent d’exister, de vivre et de se développer.

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Le processus sexuel ontogénétique et « cultural-génétique » dans leur unité nait dès la naissance biologique, dès la fusion-conception ovulo-spermatozoïdique et explose dans la naissance biologique, son contact mère extérieur, pour se développer et subsister dans l’âge adulte en fonction des besoins sociaux de la personne, du corps-soi.

Il contient tous les accidents, toutes les pulsions et toutes les impulsions à l’activité et de l’activité dans un processus total et donc confirme les moments schématisés par Freud des « étapes » sexuelles du développement de la personne mais non dichotomisées par une observation ne tenant compte ni du milieu social, des milieux sociaux ambiants du développement, ni du lien socio-animal des rapports sociaux, des rapports de domination de classe aussi et leurs conséquences hiérarchiques infinies, multiples, diverses.

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L’impossibilité d’atteindre ni le « niveau » de fusion maternel nutriciel, ni une durée sans limite se retrouve dans l’insatisfaction de l’adulte et sa recherche de la satisfaction, sublimée dans toute activité et dans le besoin même d’une solidarité nécessaire à la survie globale à l’intérieur de la société et impossible sans elle.

Cette sublimation (2) se retrouve dans la jouissance d’une activité libre, de son but, de son accomplissement et la séparation de l’accomplissement au même titre que la séparation nourricielle et sa douleur.

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La douleur et le bonheur provisoires en tant que moment de leur processus, trouvent leur remède, momentané et provisoire aussi, dans une sublimation de l’activité, sublimation dans laquelle s’investit inutilement la recherche de la « sainteté », laquelle en tentant de répondre aux besoins de la personne sans répondre aux besoins de la société dans laquelle vit la personne, ne représente qu’un palliatif illusoire, bien que bienfaisant dans ses limites.

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La religion est donc bien et l’expression de l’espoir complexifié et en processus et l’expression de la détresse humaine des besoins inassouvis dans laquelle entrent les rapports de classe puisque ces derniers soumettent le corps-soi à des contraintes sociales aliénantes du produit de l’activité et des gestes de l’activité, qui accentuent les contraintes naturelles, le placent en conflit plus douloureux encore dans ses rapports avec ses semblables.

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Il y a dans le mouvement social, et la satisfaction au titre de la fusion maternelle nourricière et des besoins de séparation pour répondre au besoin hors de la dépendance qui ne peut exister indéfiniment du fait des conditions naturelles d’une espèce en général et d’une espèce pensante en tant que personnes humaines et leur communauté.

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On peut dire, finalement que la communauté locale et globale sont un fait « naturel » (qui peut engendrer le communautarisme, le populisme et de fascisme), mais que la fusion anormalement développée dans la communauté est une contradiction mortelle pour tout développement sain, et que le besoin et l’acte de fusion et le besoin et l’acte de séparation, ensemble, successivement ou simultanément, sont la condition de tout progrès, de toute survie, de toute recherche, de tout développement de l’humain en tant que conscience la nature sur elle-même et auto-production de la nature pensante par elle-même.

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Lorsqu’on se pose la question de résoudre les contradictions à dépasser pour parvenir à un stade social supérieur et d’abord pour faire éclater les immobilismes handicapant et stérilisant jusqu’à la mort sociale, la connaissance phylogénétique et ontogénétique, la connaissance de l’ici et du maintenant, du passé et du présent qui vivent dans une volonté hypothétique de la connaissance du « déjà futur », et donc dans le futur en tant que possibles, cette connaissance, la plus développée possible est la condition de la poursuite de tout processus « matériel et moral » de l’humanité.

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La condition de la poursuite de tout processus « matériel et moral » de l’huamnité dépend du processus de satisfaction matérielle et morale, et est en soi et pour soi le processus « matériel et moral » de l’humanité.

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Toute « déviation » du besoin de la personne « hors » du besoin général apparent ne pose pas problème (et au contraire constitue une diversité contradictoire motrice de création) et ne pose problème que lorsque le besoin général et sa satisfaction sont mis en danger de mort, et donc mettent en danger de mort toute l’espèce.

Sans doute, la fin du processus d’une espèce et d’une société doit contenir, soit des conditions de son environnement soit des conditions sociales internes ou les deux ensembles, devenues mortelles.

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L’homme générique (au sens de GENRE humain, et non de ce sens usurpé que serait le sexe féminin ou masculin de la personne) n’existe et ne se développe que par son activité quotidienne, son « imitation » (Mimesis) des gestes humains, et la création (Poïesis) des gestes humains que ce quotidien et cette « imitation » contiennent.

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Indépendamment de ses limites de personne et d’espèce, et de l’énigme que constitue pour lui son existence dans le cosmos et le processus du cosmos qui lui sont perceptibles, l’homme s’auto-crée dans et par son activité.

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AUSSI, la main-mise de la finance, des moyens et des institutions d’échange par les institutions financières locales, européennes et mondiales, par une minorité dirigeant un « clan mondial » coupée des intérêts et besoins généraux de l'humanité, stérilise les possibilités de production, de développement de l’activité et son autocréation de l’humain, condition première de survie.

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Pierre Assante, 11 mars 2016

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(1) En civilisation c'est une "fureur-douceur-délicatesse mutuelle".......

A la fureur correspond en s'y opposant à la dignité, au mouvement-pulsion correspond la retenue. La dignité est la civilisation du mouvement humain qui met à la fois une mesure et une valeur sans dimension à la pulsion afin de correspondre à un besoin général de vie en société, aux moments de retenue commune et collective qui permet les actes communs et collectifs.

Autre chose est le mimétisme figé de la dignité qui permet d’imposer aux dominés une image du dominateur qui leur en impose.

Et en aucun cas la retenue ne peut supprimer les pulsions, sinon les « canaliser » dans la vie en commun.

Il y a quelque chose de très significatif dans l’usage du terme « amour fraternel » qui « gomme » l’idée « d’amour charnel » et suppose et induit un comportement de relation solidaire d’humanité dans les besoins collectifs de groupe humain.

« L'amour fraternel », amour doublement socialisé n'est pas sans plaisir (mais sans fureur fusionnelle) ni ne s'oppose à l'amour-pulsion de fusion des corps, pas plus que la continuité des rapports sociaux ne s'oppose à leurs sauts en qualité qui unissent et séparent l'animal et le social dans une spirale progressiste sans nier ni l'un ni l'autre.

Des forces contradictoires sont toujours unies et en œuvre dans un même mouvement et le transforment en de nouveaux mouvements.

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(2) Une sublimation est un espoir insoumis et sa réciproque mise en œuvre, en mouvement concret.

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