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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 15:39

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LA SUBSOMPTION REELLE DU TRAVAIL SOUS LE CAPITAL et le "C.M.M.N.I."

Pour une vision et des actes réparateurs, pour l’affirmation et la libération

des gestes du travail

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La subsomption réelle du travail sous le capital est absolue, quel que soit le moment du processus du système capitaliste, au sens que la subsomption est toujours présente comme mode d’existence quel qu’en soit le degré relatif, et que la subsomption est toujours de même nature dépendante de la nature du système dont le fond est invariable, la vente et l’achat de la force de travail, sous quelque forme ou sous-forme, mouvement ou sous-mouvement que ce soit, y compris sous les formes qui ont tendance à échapper au système mais n’en échappent pas, dans le capitalisme monopoliste mondialisé, numériquement informationnalisé (CMMNI).

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Que dans ce capitalisme monopoliste mondialisé, numériquement informationnalisé cohabitent des formes de production et d’échange dominantes anciennes dépassées ou futures en gestation n’est pas antinomique de la persistance et la dominance de la subsomption réelle du travail sous le capital, mais au contraire confirme cette subsomption et ses contradictions.

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Certes, cela n’empêche pas de déterminer des « degrés » de subsomption, d’autant que le capitalisme est un processus qui n’est pas arrivé comme un grand soir ni ne disparaitra dans un grand soir, étant issu d’une continuité et de sauts dans la continuité du processus général de la transformation par l’homme de la nature pour subvenir à ses besoins.

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Par exemple, les luttes ouvrières, les luttes du salariat, les luttes populaires dans tous les champs d’activité humaine et les nécessités internes du système touchant de façons à la fois contradictoires et communes à toutes les classes et toutes les couches sociales dans leurs diversités, contribuent à donner mouvement interne à cette subsomption.

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Par exemple, à l’intérieur du capitalisme, le « degré » de subsomption n’est pas le même lorsque les conditions de travail et d’exploitation contribuent à rapprocher les conditions d’activité et de vie du salarié de celle de la bête et quand les luttes en agissant sur ces éléments communs et contradictoires, imposent dans le capitalisme des éléments de socialisme, de communisme tels les diminutions du temps de travail, la sécurité sociale, « les temps d’activité libre » etc.

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Les luttes anticapitalistes, quel qu’en soient le « degré » de conscience consistent justement à agir et réagir sur les variations quantitatives de la subsomption, et sur la modification de ses effets sur les taux de plus-value relative et-ou absolue et les taux de profit relatif et-ou absolu dans les contextes historiques variables du processus du capital dans le processus de l’humanité.

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Ce qui pose un nouveau problème dans la culture des jeunes travailleurs, des nouvelles conditions de l’homme producteur dans le CMMNI, c’est la difficulté pour ne pas dire l’incapacité provisoire de concevoir dans leur unité les limites de l’activité humaine dans le CMMNI et de la baisse tendancielle du taux de profit et la suraccumulation-dévalorisation du capital, conjointe, en unité, avec la baisse tendancielle d’intérêt psychologique et de productivité quantitative et qualitative de l’homme producteur, ses variations, ses diversités et particularités, toutes subsumées par le capital, indissolublement de la subsomption du travail réel sous le capital.

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L’aggravation exponentielle de la crise économique et de civilisation, en dernière instance le mouvement économique qui est de beaucoup la force la plus puissante, la plus initiale, la plus décisive mais qu’il n’y a rien ici d’absolu et que tout est relatif, contient ce double et unique mouvement des limites de la production et des limites de l’acte producteur de la personne dans le système capitaliste, limites propres au système capitaliste, étant admis et réel que tout système a ses propres limites, mais que tout système a son temps de naissance, ses contradictions, et sa mort soit par transformation dans un autre mode d’existence et-ou par la disparition totale ou partielle en tant que mode avec les humains qui l’animent.

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Dans mes contacts avec de jeunes étudiante et-ou travailleurs militants syndicaux et politiques et-ou de jeunes ergologues et philosophes, ouvriers, employés, intellectuels et-ou artistes le tout ensemble, j’ai tendance à penser que ce qui manque aux nouvelles générations, pas toujours mais très souvent, c’est la dialectique que nous a apporté une présence du marxisme, même dans ses côtés plus ou moins dogmatiques, dans notre XXème siècle, ses progrès et ses drames, mais en tout cas son avancée spectaculaire des forces productives, leurs moyens donnés aux besoins humains malgré ses culs de sac tels l’ignorance de l’écologie, ignorance dont le système par lui-même n’est pas innocent.

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Il n’y aura pas de vision et d’actes réparateurs de la libération du geste du travail et de l’activité et de sa créativité par rapport à leur naissance au paléolithique et leur aliénation dans la société de classe sans la conscience de sa subsomption sous le capital, la maladie la plus grave n’étant pas de donner un rôle unique à l’indifférence du capital vis-à-vis du travail concret, ni à la reconnaissance de la pensée dans quelque geste du travail que ce soit, mais de nier une chose ou l’autre et de ne pas lier les deux choses dans un unique mouvement.

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Comme il n’y a pas de grand soir à l’issue du capitalisme, il y a donc processus façon NEP, façon Deng Xiaoping , ou toute autre invention telle la transformation qualitative, révolutionnaire, des institutions financières locales et mondiales et de la création monétaire pour les mettre au service des besoins humains et non plus de l’échange A-M-A’ à son paroxysme, et « au passage » assurer la sécurité d’emploi et de formation pour assurer une continuité ne serait-ce que relative, puis générale du processus de production et de reproduction humaine, ce qui n’empêche hélas les douleurs plus ou moins grandes de tout processus, « grand soir ou pas », et ses bonheurs, heureusement, et petits et grands « arrangements », petites et grandes vertus accompagnant le chemin.

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" …Le caractère antinomique de la production inclut qu'elle ait des limites qu'elle veut sans cesse dépasser. D’où des crises, de la surproduction, etc. Là est son premier côté, qui fait la différence avec les modes de production précédents ; le côté positif, si l’on veut. D’autre part le côté négatif, autrement dit son caractère antinomique : production en opposition aux producteurs, et sans égard pour eux. Le producteur effectif comme pur moyen de production, la richesse matérielle comme fin en soi. Et par suite le développement de cette richesse en opposition à l’individu humain et à ses dépens…" Marx, Le Capital, Chapitre VI.

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Pierre Assante, Samedi 8 octobre 2016.

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