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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 15:26

Certes, un candidat aux présidentielles capable de rassembler des électeurs de gauche et de prolonger ce rassemblement pour les législatives ne serait pas de reste.

 

Ce qui ne serait pas de reste non plus est d’avoir conscience des solutions à mettre en œuvre pour sortir de la crise, pour relancer la production en quantité et en qualité des biens nécessaires à la vie humaine, production dont la crise se répercute sur l’emploi, sur les ressources des salariés et de la majorité de la population qui a de plus en plus de mal à s’en sortir.

 

Ceci ne peut que s’aggraver si le candidat et le mouvement populaire qui le portera ne porte pas aussi les solutions à l’issue de la crise. C’est en ce sens que réside le besoin d’un candidat communiste, et des solutions économiques pouvant porter l’ensemble des activités humaines.

 

Les solutions avancées par les économistes communistes de la ComEco (Commission économique du PCF) constituent un corps d’éléments important. Ils reposent sur le contrôle et la maîtrise du système bancaire et financier, de la création monétaire et du crédit, de la sécurité de l’emploi et de la formation vers la construction d’un autre type de système social rompant progressivement et radicalement avec l’échange humain mondial basé sur l’accumulation du capital. Le capitalisme monopoliste mondialisé, informatiquement informationnalisé, ce monde dans lequel nous vivons aujourd'hui, il nous faut le comprendre et le changer.

 

Tout nouvel échec de tout pouvoir à venir quel qu’il soit ne peut qu’aggraver la crise et les conditions de cette aggravation. L’espoir, est dans la conscience des solutions économiques en mettre en œuvre, en premier lieu, ici, en Europe et dans le monde. Il faudra bien, enfin, que les échecs nous enseignent quelle voie prendre.

 

Il ne s’agit pas non plus de comprendre pour comprendre. Il s’agit de comprendre le monde pour le transformer, lui rendre une santé qu’il perd à grande vitesse et qui entraîne dans la maladie et la pénurie les êtres humains, les individus.

 

C’est dans la recherche de cette voie et non dans un soutien à des aventures personnelles qui ont caractérisé et caractérisent encore le climat électoral depuis des décennies, qu’un espoir et une conscience pourront ce lever, petits au «départ » mais grandissant au fur et à mesure d’une action politique allant dans le sens de ces solutions

 

 S’isoler par des jugements tranchants ne nous sert pas. Par contre il y a lieu d’exposer comme nous le faisons nos solutions face à des semblants de solutions.

Dans les angoisses compréhensibles des camarades sur les élections, sur le Parti, il y a l’incompréhension que le capital a très bien compris, lui, que son arme essentielle, alliée au bâton,  est de nous réduire au silence, par un moyen ou par un autre.

 

Devenir un PD (Partito Democratico issu de la dissolution du PCI - Parti Communiste Italien) à l’italienne tout en gardant notre sigle PCF, c'est-à-dire en ayant l’illusion que notre juste effort de le garder, que j’approuve, suffit à nous assurer son contenu,  est un danger que nous courrons. De plus un petit PD à la remorque de trains incertains malins ou stupides, qui iraient vers des voies de garage en nous entraînant avec les électeurs, les salariés, les citoyens et immigrés, femmes et hommes, jeunes et vieux…..Car il est plus facile e casser que de construire, de flatter que d’expliquer.

Faute de rassemblement sur un contenu, donner un sens, une direction peut être un début pour un rassemblement avec contenu.

C’est comme ça, il y a longtemps que le parti a prêté le flanc aux attaques du capital en faisant travailler les militants sans les nourrir. Les idées nourrissent les idées. La disette de formation vient de loin. Pour ma part j’ai « fait » à 21 ans l’école fédérale sur le thème du CME (Capitalisme Monopoliste d'Etat), promotion Maurice Thorez, une boussole qui m’a servi une vie.

 

J’ai été et suis à cheval entre l’Italie et la France, j’ai assisté aux derniers meetings de Berlinguer au moment du « sorpasso » et à la dissolution du PCI. Drôle de contradiction ! La première cause de cette dissolution a été la faiblesse idéologique de ses dirigeants, et une réussite apparente et fragile, plus que leurs ambitions, Berlinguer, étant finalement isolé dans son propre parti, malgré sa popularité et son prestige et celui de son parti. Encore aujourd’hui et plus qu’hier l’économie marxiste est une inconnue pour la plupart des anciens et nouveaux militants de la « gauche alternative italienne ». Il y a encore plus qu’ici un refus du savoir pour construire, et même de la construction répondant aux besoins à satisfaire. La culture artistique et littéraire italiennes, magnifiques, souffrent pourtant d’un traitement hiérarchique au détriment de la culture scientifique, entre autre, ce qui n’empêche que l’Italie aient aussi de grands espaces scientifiques théoriques et pratiques, mais c’est cette hiérarchie entretenue par les dominants qui handicape une synthèse politique collective. Le Parti intellectuel collectif de Gramsci s’est brisé sur le substrat du retard économique, entre autre. Le PCI (Parti Communiste Italien) s’est construit sur un fort capital agaricale sur lequel s’est appuyé le fascisme et un capital industriel concentré mais relativement faible. Ce n’est qu’en 1946 que le référendum a tourné la page de la monarchie.

 

Sur  les questions économique le militants « moyen » du  PCF peut se considérer un aigle sur cette question. Ce qui ne m’empêche pas d’estimer et d’aider en réciprocité les militants italiens, leurs actes, leurs mobilisations, ni d’exprimer mes réserves sur leurs contenus et visées.

 

La vision d’un rassemblement sans contenu reste encore la préoccupation morale majeure à laquelle répondre.

Tout cela dit sans oublier nos propres insuffisances, personnelle et collective. L’échec des fausses solutions peut contenir la recherche et la mise en pratiques de vraies. Mais rien n’est certain, et comme le dit notre texte « POUR UN CHOIX CLAIR », pour résumer, les dangers sont certains, pour le parti et pour la société, mais le désespoir n’est pas permis.

 

Je viens de rentrer de l’hôpital avec une grande amélioration pour mes douleurs et ma santé :

Le paradis !

Pardonne-moi  de te faire témoin encombrant à distance de mes réflexions. BONNE CONFERENCE.

 

Faire siphonner une fois de plus un électorat communiste déjà affaibli par un homme et un mouvement providentiel ne résoudra aucun problème, mais les aggravera. Il n’y a pas de solution électorale idéale, aujourd’hui moins que jamais, mais il y a des choix plus ou moins porteurs de catastrophes....ou de santé !

 

Pierre Assante, 05/11/2016 15:20:15

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