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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 09:01

DEBAT DE VALEURS ET TRANSFORMATION SOCIALE

 

« Débat de valeur », « débat de normes » etc. font partie du vocabulaire de l’ergologie initié par le Professeur Yves Schwartz (1).

 

La marchandise a un double caractère : elle a une valeur d’usage ET une valeur marchande, d’échange dans le système capitaliste, de l’échange Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A’).

 

Il en est de même de la valeur, bien qu’elle ne soit pas un objet tangible d’échange, un objet tangible à échanger. Elle hérite du mode d’échange dans laquelle elle vit. Le mode d’échange agit sur le mode de vivre et sur le mode de penser, et on ne peut y échapper, même lorsqu’on le conteste, et même lorsqu’on agit pour le changer : on ne peut qu’agir dans le cadre du réel, de l’existant pour s’y accommoder comme pour le transformer en santé.

 

Cela ne veut pas dire qu’on ait un comportement identique dans les deux cas. D’ailleurs il n’existe pas de comportements identiques, il ne peut y a voir que des chemins et des directions à choisir volontairement ou pas, consciemment ou pas.

 

Il y a donc une valeur morale et une valeur marchande qui cohabitent en contradiction et en unité dans notre cerveau, son environnement social et naturel, dans son unité.

 

Dans valeur morale, choix assumé ou pas, le mot morale n’est pas synonyme de valeur en santé, mais jugement de valeur quelle qu’elle soit. Mais évidemment, dans ces choix il y a le choix de valeur en santé, santé de l’individu dans le choix de santé du processus social, de la survie et du développement humain

 

On comprend donc, dans la crise, crise économique en dernière instance, systémique et pas seulement cyclique, en voie catastrophique si rien n’est changé radicalement par des luttes ouvrières et populaires de transformation, que le débat médiatique, le CMMNI (2) qui le dicte,  utilise une puissance physique et morale inégalée pour influer sur le débat de valeur, le détourner, le falsifier dans les détails comme globalement vers les intérêts du capital malade de suraccumulation, ce qui est sa nature.

 

On comprend aussi le décalage entre la masse et la puissance les moyens matériels et moraux que possède le capital et la faiblesse de ceux qui le combattent pour le transformer, transformer progressivement et radicalement son système financier, sa création monétaire, son organisation locale et mondiale du travail précaire et d’austérité, son organisation institutionnelle et militaire.

 

On comprend la faiblesse des moyens de ceux qui les combattent pour les transformer les mettre au service de la survie et du développement humain par un usage sain des moyens d’échange, de l’organisation du travail assurant la sécurité de l’emploi et de la formation vers une organisation du travail et d’une production libérée de contraintes obsolètes sociales aliénantes du produit et des gestes du travail, de la personne humaine.

 

Ce n’est donc que la crise en elle-même, ses effets sur la vie quotidienne et ses effets de blocage progressif de l’échange par ses contradictions internes, qui porte la possibilité d’une réaction-transformation au système, d’une réaction-transformation mentale des conditions matérielles, d’une transformation physique et morale du système, en santé.

 

On comprend aussi que dans un mouvement de transformation, compte tenu de la faiblesse originelle de moyens du mouvement de ce ceux qui combattent le système, une faiblesse idéologique de ce mouvement précède la transformation du système qui, elle, demande une force idéologique correspondante aux besoins de ce mouvement ; besoin de transformation et pas seulement de contestation, sans quoi le mouvement ne peut grandir et arriver à terme des objectifs nécessaires à sa victoire.

 

Sans développement de la puissance idéologique du mouvement de transformation,  il ne peut gagner en ampleur pour répondre à la réalité de la mondialisation, en commençant par l’entité, la zone de développement mondial que constitue l’Europe et les entités qui la constituent, dans leurs diversités de toutes sortes.

 

Pierre Assante, 29 décembre 2016

 

(1) « …VALEUR : Au sens subjectif, c’est le poids qu’on accorde plus ou moins aux choses ; une hiérarchie, un découpage propre à chacun à propos de ce qu’on estime, préfère, ou au contraire qu’on néglige, rejette. En quelque sorte, c’est la tentative de chacun d’avoir une emprise sur le milieu dans lequel il se trouve. L’individu n’invente pas de toutes pièces ses valeurs, mais retravaille sans cesse celles que le milieu lui propose. En cela, au moins partiellement, il les singularise ». Propositions de « Vocabulaire ergologique », rédigé par Louis Durrive et Yves Schwartz 2001. On peut consulter ce texte sur le site « Ergologie » de l’Université de Provence, créé à l’initiative d’Yves Schwartz.

 

(2) Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé. Lire à propos du CME (Capitalisme Monopoliste d’Etat), les travaux de Paul Boccara et ses suites dans le développement du capitalisme aujourd’hui et à venir. On peut aussi consulter le site de la revue "Economie et politique", accueil.

 

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