Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 07:37

Article publié une première fois sur ce blog le 8 janvier 2017

 

QUELLE ISSUE DANS LE TRAVESTISSEMENT EFFRAYANT DES RESPONSABILITÉS ?

Sur le rôle essentiel des monopoles capitalistes mondiaux dans l’effondrement du monde.

 

Le vieux monde est en train de s’effondrer parce que la croissance de ses moyens de production est en contradiction totale avec l’organisation du mode d’échange Argent-Marchandise-Argent plus, en rapports dialectiques.

 

La tare originelle qui habite nôtre système économique mondial arrive au blocage de ce système. Ce blocage obère les capacités de croissance quantitative et surtout qualitative absolument nécessaire à la poursuite du processus humain, en tout cas pour un temps d’histoire essentiel qui est le nôtre.

 

Toutes les critiques, justes ou fausses que l’on puisse faire à des personnels politiques du haut en bas de l’échelle des responsabilités locales, nationales, de zone de développement mondial, et mondiale sont l’arbre malade qui cache la forêt malade : la critique d’un président, par exemple, ici ou dans le monde, qui ne met pas en cause des monopoles mondiaux capitalistes se cache volontairement ou pas derrière ce président ou ce gouvernement et ses convictions, ses débats de valeur propres, en santé ou pas, pour qu’on ne voie pas le rôle essentiel de ces monopoles dans l’effondrement du monde.

 

La société humaine, du clan et l’organisation de la chasse par le clan, en passant par l’Empire agricole antique, ses structures et superstructures en osmose, en unité, et la mondialisation de son commerce antique, jusqu’à notre mondialisation, le CMMIN (Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé), repose sur une règle du jeu en mouvement que l’état des forces productives et le rapport de force -idéologique et physique en unité- entre ses acteurs dominants ont établi.

 

Ce rapport de force est fluctuant en fonction de la croissance relative des acteurs les uns par rapports aux autres de même que l’état de guerre correspondant. En période de crise qui remet en cause le mode de production et d’échange, tous les acteurs, de la base au somment, de la personne, du quidam à l’Etat et au monde dans leur hiérarchie mortifère, tous rejettent une règle du jeu qui ne correspond plus à rien. C’est la guerre entre individu comme entre monopoles, ces derniers en étant le moteur imbibant toute la société, avec les ententes de circonstance derrière des affrontements massifs réels, physiques et idéologiques, objectifs et subjectifs dans leur unité et leur diversité. Affrontements monétaires par exemple dont les velléités de sortie et la sortie actuelle d’entités des grands ensembles politiques et économiques sont un exemple de résolution à l’envers, mais aussi militaires qui ensanglantent de Moyen Orient et le monde avec le risque d’un embrasement total.

 

On comprend que dans un monde où règne une puissance nucléaire dominante et des forces armées dominantes et une puissance financière dominante possédant un pouvoir de blocage et de destruction physique et institutionnel des mouvements progressistes dans le monde, l’écroulement de la règle du jeu et l’effondrement physique du monde sont totalement imbriqués, comme est imbriqué l’ensemble de l’activité économique et ses conséquences sur l’ensemble des activités humaines dans leurs diversités et leurs multiplicités.

 

On en a marre de ces commentateurs qui critiquent la couleur du séjour sans montrer que la maison s’écroule. Développer une conscience individuelle et collective des moyens de poursuivre le processus humain dans une croissance qui dépend de sa qualité, dépend aussi dramatiquement des capacités d’apprentissage de l’état réel du monde et non de morceaux du monde sans cohérence entre eux.

 

Cet apprentissage fait cruellement et dangereusement défaut, dans une société dont les institutions y compris d’éducation et de formation à la vie et au travail producteur des biens nécessaires ont été dénaturées, ne correspond plus à l’exposé des besoins réels mais est dépendant d’un rapport de force entre monopoles et de l’organisation de cette vie et de ce travail producteur par eux.

 

Il dépend donc des groupement humains opposés au système et agissant pour sa transformation avec des objectifs définis à expérimenter, d’initier un autre contenu, un contenu sain et cohérent de l’apprentissage et d’en faire la diffusion dans toutes les entités multiples et diverses constituant l’ensemble humain, non sous la forme d’une contre société mode FARC -Biens qu'elles aient joué un rôle historique-, mais d’une évolution progressive et radicale de l’ensemble d’un système humain, en commençant par l’évolution du type de moyens d’échange, le système monétaire et financier, ses institutions locales et mondiales.

 

Apprentissage et action pour transformer le monde malade et monde en santé non seulement vont de pair mais vont en unité de temps et d’espace, avec des sauts certes, mais une nécessaire et indispensable continuité de construction.

 

Comme toute évolution historique, la capacité de mobilisation des populations dans un objectif défini à expérimenter est incontournable. C’est bien là le problème dans un monde de forces politiques et syndicales alternatives cantonnées à l’action locale et nationales nécessaires mais insuffisantes au moment où les forces dominantes possèdent une force de frappe militaire, politique et financière mondialisée (le dollar, le FMI, la FED, la BCE et une Commission Européenne soumise au capital par déficience de lutte au niveau idéologique et géographique nécessaire, le G7 etc.) capable d’attaquer les révoltes locales une par une.

 

Le nationalisme, le populisme de droite est ainsi le meilleur atout que possèdent les monopoles mondiaux dans leur domination de l’humanité.

Mais le populisme de gauche est encore plus insidieux car il désarme la lutte pour une transformation progressive et radicale et en santé des règles obsolètes d’un échange qui bloque de plus en plus la société.

 

J’hésite à fournir des exemples en Europe et dans le monde, car à partir d’un exemple on peut comprendre un ensemble, ou au contraire faire de cet exemple un cas unique de la situation générale.

 

Mais je peux quand même citer la Grèce où en une seule décision du ministre allemand des finances représentant de fait si ce n’est d’institution les règles des monopoles capitalistes, les moyens d’échange, la monnaie étaient menacés de tarissement à la source, ou le Venezuela où les progrès sociaux ont été remis en cause par l’usage monopoliste politique du marché général par le marché du pétrole et de la puissance du dollar.

 

Ces deux exemples doivent être mis en relation avec la multiplicité des situations dans le monde où les règles du CMMNI ont emprise totale, y compris où ont lieu des révoltes de gladiateurs et d’esclaves moderne, vendeurs de leur force de travail contre des moyens de vie en diminution quantitative et qualitative relative par rapport au développement incontournable des besoins.

 

Dans la mise en œuvre, par un mouvement politique de masse, une construction hégémonique de l’inconscience à la conscience du processus social, l’imposant aux forces dominantes, d’une transformation progressive et radicale du système financier -de la création monétaire et le crédit- et de son rôle, transition à une transformation du mode de production et d’échange, je partage les propositions de la Commission Economique du PCF -ComEco- exposées dans la revue Economie & Politique, minoritaires mais opérationnelles, remèdes à la crise systémique de suraccumulation du capital dans la crise de civilisation en rapports dialectiques..

 

Pierre Assante, 8 janvier 2017

 

 

Site de la Revue Economie et Politique :

http://www.economie-politique.org/

 

 

Essai sur LA PENSEE MARX ici

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

 

Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

Partager cet article

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article

commentaires

BESSE Daniel 09/08/2017 13:28

Le rassemblement d'un peuple est difficile a faire au niveau d'un pays et encore plus sur le plan mondial .C'est au moment du Front Populaire et a la Libération que l'on a eu nos plus belles avancées sociales . Mais a ces époques , il n'y avait pas " 50 syndicats" , F O , la CFDT , L'UNSA etc... n'existaient pas. Aujourd'hui ces memes syndicats et certains partis vantent notre modèle social tout en accompagnant sa casse et en " tapant " sur le principal syndicat qui a obtenu ces conquis , c'est a dire la CGT. Je ne suis pas pour un parti ou syndicat unique , mais avec la multiplication de ces organisations il y a le risque de corporatisme et bien sur de division .Il n'y a pas de vue globale .Difficile de créer un rapport de forces sur le plan national et mondial. Daniel

Présentation

  • : Le blog de pierre.assante.over-blog.com
  • Le blog de pierre.assante.over-blog.com
  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
  • Contact

pierre.assante.over-blog.com

Recherche