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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 08:34

Article mis en ligne une première fois le 07/03/2017

 

LE TRAVAIL EST-IL UNE MARCHANDISE ?

 

Des amis, pas tous, me reprochent gentiment la longueur et quelquefois l’obscurité (1) de mes exposés.

Ils ont sans doute raison.

Je vais en faire ici un court, donc limité à un petit angle d’attaque, mais  essentiel.

 

Lorsqu’on se révolte en disant « le travail n’est pas une marchandise », on formule un vœu tout à fait légitime et juste.

Mais pour être exact il faudrait dire : « La force de travail est une marchandise, et nous voulons sortir de cette société capitaliste qui en a fait une marchandise, et qui menace de rendre le travail invivable, au-delà de tout ce que nous avons connu dans le passé, et par la même occasion menace aussi la production des biens nécessaires à la vie humaine ».

 

La société hyperlibérale et présidentialisée hyper-représentative convertit l’ensemble des activités en marchandise.

C’est l’hyper-marchandisation, la crise de la production et la crise de la démocratie.

 

La force de travail, dans toute sa dépense du corps donc aussi de la pensée, est une marchandise dans notre système social.

Sa vente sous ses formes anciennes et ses formes numérisées, à ceux qui possèdent le capital monopoliste mondialisé, de la petite entreprise jusqu’aux consortiums et konzerns industrialo-financiers, et en passant par les services publics en voie de privatisation généralisée, aggrave exponentiellement l’antagonisme entre vendeur (le salarié) et acheteur (Le possesseur du capital) de cette force de travail.

Le rapport de force est, jusqu’à nouvel ordre, tant que la conscience claire de cette domination ne se développe pas dans la population, du côté du capital qui possède l’offre d’emploi et domine les conditions d’échanges.

 

Certes, si le rapport est de même type pour une PME et pour un groupe financier monopoliste mondial vis-à-vis du salarié, il est clair que la PME est dominée par les groupes financiers monopolistes mondiaux qui leur imposent leurs conditions.

On se trouve aussi devant la contradiction entre les secteurs de main d’œuvre qui recoupent souvent les PME et les secteurs de numérisation globalisée, d’automatisation en grand de la production et de la gestion, qui recoupent souvent les groupes monopolistes mondialisés, les uns devant faire face à un coût du travail de mains d’œuvre plus élevé et la difficulté de modernisation, double handicap, et les autres un coût du capital constant (Machines, équipement sophistiqué, chaines automatisées etc.) plus élevé.

Actuellement le grand capital monopoliste mondialisé, numériquement informationnalisé, résout provisoirement ses contradictions en drainant les capitaux destinés aux services publics, en réduisant les résultats des sous-traitants, PME en particulier, en imposant des prix de monopole et en profitant de sa situation de domination dans tous les échanges, locaux et mondiaux, et dans les activités parasitaires spéculatives en énorme expansion. Cela se résume par le terme politique "Austérité"

 

Une réforme démocratique et radicale du crédit, de la création monétaire, et des organismes financiers d’investissement gérés démocratiquement (pôle public du local au mondial en passant par l’U.E. pour la France, gérés par les salariés, les élus, en coopération avec des organismes démocratiques de recherche et de gestion),  permettra de tenir compte des besoins de productions nécessaires dont le taux de profit jugé  aujourd’hui « insuffisant » dans la concurrence inter-monopoliste, induit l’abandon d’activité et détruit les emplois utiles pour la société et les salariés qui y exercent.

Il ne s’agit pas de casser les machines ni de suivre les « modernisations » des candidats Macron et consorts, ni ceux qui jouent aux vases communicants entre les divers secteurs de financement sans en accroître les moyens, mais de mettre les sciences et techniques et la gestion des échanges et du développement entre les mains des peuples et des institutions politiques et financières démocratiques pour un usage en fonction des besoins qu’ils expriment.

 

Pierrot, 7 mars 2017

 

(1) Il est toutefois plus facile d’apprendre ce qu’on sait que ce qu’on ne sait pas. Et qui écrit ou parle,  pense tout haut et s’éclaircit lui-même les idées.

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Ce schéma est inspiré librement des travaux du Professeur Yves Schwartz, adapté par moi-même au sujet traité dans "La Pensée Marx I, II, III, IV" (écrit de 2016-2017) en ligne sur ce blog.

Et "La métamorphose du travail 5"  écrit de 2007-2009, contribution Espaces Marx, est aussi en ligne sur ce blog.

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