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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 00:58

Une négation idéologique et concrète du vivant pensant,

sa mise à mort.

Politique et philosophie, en santé, s’épaulent mutuellement

 

L’accélération de la crise économique et de civilisation nous fait la démonstration par les faits que les processus historiques ne sont pas linéaires, rencontrent une infinité de possibles mais que les résultantes infinies de ces possibles en laissent aussi une infinité de côté pour constituer le réel du moment.

Les processus historiques, de l’humanité et de ses composantes et de la personne, comme ceux de la nature dont l’humanité fait partie.

Ainsi l’intervention de la personne devient intervention sur l’humanité et la nature.

 

Et lorsque l’intervention de la personne est consciente et coordonnée entre les personnes, elle peut déterminer des choix qui vont influencer le processus social.

Influencer le processus social n’est pas déterminer le processus.

Si les choix partent de la conscience la plus grande possible du réel, des causes passées qui sont intervenues sur la résultante présente, le réel présent, alors ils peuvent constituer un projet.

 

Selon la qualité du projet, son contenu partant du réel et de l’accumulation des potentialités matérielles et morales, le processus humain peut se dérouler en santé ou pas, en victoires ou en défaites sur les maladies sociales, et dans le premier cas en résultante globale sur la conscience globale en processus de l’humanité sur elle-même et de la nature sur elle-même que constitue l’humanité.

 

On conçoit dans cette « formulation tautologique » qui résume deux aspects d’une réalité, l’unité de cette réalité : ce « rassemblement » du concept de conscience et du concept d’humanité constitue une représentation du mouvement de la matière, de la réalité en processus, partant de l’intuition qui traverse aussi d’une façon non scientifique les religions.

 

Cette intuition vient buter sur les limites de la religion, qui fige la réalité dans un « moment éternel », qui met en concurrence mythes et sciences, ce qui crée une tendance à séparer la pensée du corps, du mouvement de la matière et son processus.

Cette séparation tend en définitive à considérer que la conscience existe indépendamment de la matière, que les objets n’existent que si l’on en a conscience, ce qui en fait revient à croire que notre conscience crée les objets sans relations matérielles entre nous et la matière qui les constitue, grave vision qui mine l’action humaine de transformation et d’auto-transformation de l’homme par lui-même, en santé.

 

Il y a confusion entre les réalités matérielles en mouvement que sont la perception, la pensée et la création et difficulté de les mettre en relation concrète et de les considérer en tant qu’outils humains sociaux. En ce sens le travail transformateur de la nature pour répondre aux besoins concrets, leurs bases corporelles, leurs complexifications sociales, leur sublimation dans la formation et le processus de complexification d’une conscience sur soi, la société, la nature, ce travail est dévalorisé parce que nié dans les faits.

 

C’est tout le débat depuis l’antiquité en passant par Augustin, Pascal, Bergson, et leur caricature dans les « nouveaux philosophes », qui, partant de la réalité de la nécessité, de l’anankè, nient l’action humaine de transformation en santé de la réalité, de la société humaine dans son univers.

 

Il y a soit la croyance en l’impossibilité de transformer, soit la croyance en l’acte de pensée sublimé d’une façon réductrice et non amplificatrice, donc en fait le contraire de sublimé malgré la croyance en la sublimation, séparé du corps et de son milieu en tant que force transformatrice.

Même dans la théologie de la libération qui traverse les religions, les « chapelles » des croyances les plus diverses, combattue par la part la plus importante des religions en l’intérieur, les théologies de la libérartion sont habitées par cette dichotomie « corps-esprit » qui mine l’action de transformation.

Le mouvement de progrès lui-même est habité par ce phénomène de dichotomie religieuse, pesanteur d’une erreur composée que constituent les syncrétismes mythiques, à l’opposé des synthèses que constituent les systèmes de concepts en processus, en diversification-rassemblement.

 

Cette diversification-rassemblement est la constitution de l’humanité en tant que conscience en processus de la nature sur elle-même et action de transformation de la nature par elle même, en santé, c'est-à-dire en transformation-perpétuation de la vie, de la pensée.

Cela devrait rejoindre une conception de Dieu échappant aux mythes, aux soumissions de classe et de personne, à la jonction militante entre idéalistes et matérialistes non dogmatiques, non mécanistes, dans leurs diversités à travers le mOnde.

 

La diversification-rassemblement dans la formation humaine d’un système de concept global en processus se heurte à son contraire vivant dans le système capitaliste, progrès limité à dépasser par une transformation qualitative, au phénomène de rigidification-dissolution du stade final du mode d’échange Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A’) et l’accumulation du capital dans son paroxysme du Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé (CMMNI), sa financiarisation généralisée.

 

Il y a à la fois transformation physique et transformation morale dans toute transformation sociale en santé, et en aucune façon on peut séparer l’une de l’autre en créant une dichotomie mentale corps-esprit qui est une négation idéologique et concrète du vivant pensant, sa mise à mort.

 

Pierrot, 29 mars 2017

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