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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 09:43

Publié une première fois le 17/05/2018

DIALECTIQUE. Crise, sciences, idées et société.

 

Nous sommes dans une période de crise de croissance de l’humanité.

Comme toute crise de croissance elle comporte des limites à dépasser, des potentialités, des réserves d’alternatives  pour le faire.

Un des thèmes à combattre, développé dans toute période de crise de croissance est l’idée qu’il devient impossible de dépasser les limites du moment historique de la crise.

Cette idée repose sur une vision non dialectique de la crise et du processus humain et naturel : dans l’esprit de ceux qui développent l’idée de limites infranchissables il y a les penseurs, les politiques, les économistes qui n’envisagent les transformations sociales uniquement que dans le cadre du système existant, sans penser à une transformation qualitative dans laquelle le processus trouverait d’autres conditions de développement. Dans nos rencontres de formation, nous étudierons quelques thèses de quelques chercheurs et philosophes actuels.

 

L’intégration consensuelle au système, les avantages intellectuels et physiques que l’on trouve à cette intégration est une des raisons majeures à  l’incapacité de penser un autre système.

Des scientifiques de grandes qualités, dont les travaux apportent de grands progrès à la connaissance, sont eux-mêmes pris, non dans un doute naturel pour tout chercheur, mais par une crise existentielle liée au structuralisme de leur démarche, c’est-à-dire au morcellement des connaissances qu’ils font progresser séparément, et l’incapacité de synthèse qui en découle.

La période historique participe à ce structuralisme et à ce découpage sans synthèse des progrès du savoir et du savoir-faire si l’on en vient aux techniques et culture du travail et de la production des biens.

 

Comme dans la Renaissance, au XV-XVIèmes siècles, besoin est d’une révolution non copernicienne mais galiléenne, à la fois économique, scientifique, politique.

Une telle révolution est aujourd’hui encore plus complexe. Les avancées dans le domaine de la physique, par exemple, de l’astrophysique, des particules, de la « composition et des propriétés » de la nature n’ont jamais été autant approfondies mais en même temps cet approfondissement révèle la difficulté de mise en contact et en cohérence de ces avancées profondes, dispersées, et géniales en même temps.

 

Il n’est pas étonnant que la dispersion et l’approfondissement des savoirs, conjointement et paradoxalement, provoquent une grande confusion dans la pensée philosophique, un « retour » à la religiosité concomitant, un rejet des luttes sociales qui apparaissent à des « savants » comme un palliatif aux convulsions de la crise, alors qu’elles en sont la solution. Il est difficile pour un esprit non rationnel mais rationaliste d’imaginer des chemins à emprunter sans avoir une idée précise du but à atteindre. C’est pourtant la base de la science.

 

Le débordement structuraliste dans la littérature scientifique pose le problème d'une lecture à la fois attentive, humble et modeste mais critique, dans les limites de nos propres savoirs personnels... et de préférence coopérative, ce qui n'est pas trop dans l'air du temps. Les ego surdimensionnés et l'organisation du travail capitaliste parcellisée, guerre du profit oblige, vont de pair et n'aident en rien .

 

Une référence, "Matérialisme et empiriocriticisme", ouvrage qui date certes, mais exemple de travail de  synthétisation dans une période de grand débat scientifique du début du XXème siècle.

 

Le but à atteindre, c’est la poursuite du processus humain, du processus de l’humanité. Et pour cela, d’en assurer la santé, d’empêcher un trop grand déséquilibre dans son développement, provoquant la chute.

Sans transition, car la question été développée ici, le « frein » structurel c’est la suraccumulation-dévalorisation du capital, propre au système d’échange et de production capitaliste, qui, tout en ayant été un moteur du développement humain, touche à la fin de sa force propulsive. Le système est devenu un frein et un blocage au développement, à la croissance de l’humanité, à la transformation qualitative de cette croissance, qualité indispensable à la quantité, laquelle devient mortelle sans la qualité. 

 

Comme Marx disait il s’agit d’une croissance qui comporte une condensation des propriétés et de leur mouvement, l'informationnalisation numérique mondialisée en donne une idée mécanique, le développement du cerveau de l’enfant une idée plus dialectique.

 

Il s’agit de passer à une vision  sociale du processus de l’humanité en santé.

 

Le marxisme non dogmatique, l’action politique sur la base d’un marxisme non dogmatique peut concourir, être l’outil, à un développement qualitatif de sortie de crise et de processus à la fois continu et nouveau.

 

Les solutions des économistes marxistes ne sont pas un supplément à la « solution générale » de la crise, mais sont un remède central. 

 

La somme des activités humaines, y compris le processus de conscience de l’humanité, dépendent des moyens  « matériels et moraux », économiques, toujours en dernière instance, qui leur sont donnés. Ce n’est pas un prédicat, mais une conclusion pratique aux observations et aux actions humaines qui en découlent, au quotidien de la survie, et au-delà, à toute interrogation nécessaire à la poursuite de cette survie.

 

Autant se servir de cet outil précieux.

 

Pierre Assante, jeudi 17 mai 2018

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RECUEIL N°3 TROISIEME DE 2018 :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/04/recueil-n-3-mars-avril-2018.materialisme-et-idealisme.html

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QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

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