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26 mai 2019 7 26 /05 /mai /2019 04:30

DU TOURNANT DE 1982 A LA POSSIBLE GOUVERNANCE DE CONSTRUCTION SOCIALE AU XXIème SIÈCLE.

 

La victoire électorale de 1981 instaurant un gouvernement de gauche à participation communiste ouvrait la question d’un choix de société. L’accélération de la crise du capitalisme, la baisse du taux de profit qui se manifestait dès la fin des années 1960, confirmait les théories économiques marxistes. Le  Capitalisme Monopoliste d’Etat Social, sa structuration nationale en France (confortée par la deuxième accession au pouvoir  Gaulliste, nationalisme social, à la faveur des convulsions de l’Empire colonial Français), est la suite et une normalisation nationale dans l’évolution du capitalisme monopoliste mondial.

Suite logique mais non fatale, les rapports de forces locaux ou mondiaux particuliers entrant dans la multitude des bifurcations possibles d’une construction sociale : l’intervention humaine, des personnes, des peuples. Les forces contradictoires, qui agissent en unité dans le mouvement. Et dans un rapport de force capital/travail, comme dans tout processus social, entre une multitude d’éléments divers analysables et aussi non analysables, rationnels et énigmatiques, dans et sur l’état social du moment.

En ce sens le tournant de  1982 n’est ni un tournant prédéterminé, ni séparable des processus économiques, politiques et culturels du passé récent ou lointain. Il marque cependant un moment qui s’est préparé de longue date et qui aura des conséquences de longue durée : le capitalisme entrait dans une crise comportant les éléments des crises analysée par Marx et les économistes marxistes à sa suite, dans le déroulement de son histoire, mais selon  l’analyse du livre 3 du capital sur la baisse tendancielle du taux de profit, l’accumulation  conduisant à la suraccumulation-dévalorisation du capital prenait un tournant systémique de longue durée. Paul Boccara approfondira cette analyse et découvrira ce que la crise contient de nouveau, de systémique de longue durée.

Les dénonciations des drainages de capitaux vers le système financier capitaliste et le renflouement du taux de profit au détriment de besoins sociaux jusqu’à mettre en péril le renouvellement de la société capitaliste et son marché va devoir déboucher sur les solutions à la crise et le dépassement d’un système économique et social obsolète. Les transformations de la social-démocratie éclatée en groupes contestataires telle FI ou le nouvel accompagnement du capital telle la REM, ne constituent pas une force de transformation suffisante, et pas une force de transformation en santé tout court.

Des solutions sont proposées par les économistes communistes à toute la société, à la personne et aux entités humaines en difficulté de vie et de survie dans ce système. Lorsque nous parlons de TOURNANT DE 1982 A LA GOUVERNANCE AU XXIème SIÈCLE, il s’agit de souligner que dès ce moment s’est posé, au-delà du rôle de la social-démocratie agissant sur des marges de la plus-value, se posait la disparition de ces marges et se posait la question d’un autre usage du surproduit et de la valeur du surproduit autre que l’usage qu’en fait le capital, en quantité comme en qualité. Il ne peut y avoir aucune solution concrète des besoins humains et de leur évolution en santé sans production concrète de richesses et usage en santé de la production des richesses et de leur distribution : et un usage durable en  santé est incompatible avec notre système économique et social actuel.

Evidemment, autre usage veut dire autre politique et c’est sur cette question que se sont affrontés dans un même gouvernement socialistes et communistes. Cet affrontement n’a pas commencé en 1981, mais 1981 posait la question de gouverner en fonction des transformations du monde, et du contenu de la crise du capital. Et non d’accompagner la crise, accompagnement dont on mesure les conséquences. Accroissement des douleurs sociale et absence de réponse à ces douleurs est une cause de fond dans la montée des nationaux-populismes, lesquels accroissent l’impuissance à surmonter la crise.

Marx nous dit, et la vie de même, que l’humanité ne résout que les questions qui se posent concrètement. Cela veut-il dire que la transformation qualitative du système social ne se posait pas en 1982 ? Oui elle se posait puisque dès cette période le débat se posait non seulement dans la société d’une façon concrète à travers les difficultés sociales mais encore dans les partis, syndicats et institutions d’Etat ou pas. Mais c’est au niveau des analyses et des réponses à donner que la maturité de la question n’était pas atteinte.

Elle était en état de maturation dans le PCF, et particulièrement dans la commission économique du PCF. Cet état de maturation n’était pas acquis et des reculs et des avancées macros et micros se sont succédés à plusieurs reprises. Je recommande l’étude des ouvrages du PCF et de ses instances locales et nationales (et internationales avec d’autres partis), Comité Central et commissions et institut de recherche qui en traitaient plus profondément. En voilà 2 exemples :

* Paul Boccara. Les cahiers du communisme avril 82. Page 24. Qui précise les conditions de succès ou d’échec du programme commun de la gauche avec ou sans les mesures politique de pouvoir sur l’argent le capital, au-delà de la démocratisation des entreprises et des droits du travail et-ou leur nationalisations

* 24ème congrès du PCF. Les cahiers du communisme. Février-Mars 1982. Nombreux sont les délégués posant ces question, à partir de leur expérience dans les entreprises, en particulier.

Depuis cette crise de gouvernement de 1982-83 et le départ des communistes de 1984, la crise systémique c’est aggravée d’une façon exponentielle. Elle est décrite, entre autre dans un des nombreux ouvrage de Paul Boccara, entre autre Transformation et crise du capitalisme mondialisé, quelle alternative ? 2008.

Certes il faut du temps au temps. Ces analyses indispensables à la prise de décision de gouvernement de sortie de crise et de construction de société nouvelle et du processus de dépassement de la crise d’accumulation capitaliste décrite dans un ouvrage en 2 volume de Paul Boccara sur les théorie sur les crise suraccumulation-dévalorisation du capital, devront gagner l’opinion à travers l’illustration que la vie fournit quotidiennement aux salariés, aux ouvriers de production et à toutes la population ici et dans le Monde.

Le besoin de coopération humaine se fait impérieux, de la personne à l’entité de production et d’échange, du village à la ville, de la ville à la nation, de la nation à l’Europe, de l’Europe au Monde. Et seule une autre organisation de la société libérée progressivement du système de ventre-achat de la force de travail, la société socialiste autogestionnaire vers la société communiste peut répondre à ce besoin de coopération.

Sans refaire les ouvrages des économistes communistes et leurs propositions à toute la société, loi SEF, Fonds échappant au taux de profit, alimentés par les banques centrale, autre usage du crédit, Droit de tirage Spéciaux du FMI, il est bon de rappeler dans cet article et dans de nombreux débats de parti et de société les conditions d’une transformation sociale en santé, particulièrement les conditions d’un financement d’une politique écologique répondant à la crise écologique monstrueuse pour la survie des humains.

Je citerai ces articles parus dans le dernier N° d’économie et politique.

* Frédéric Boccara. Débattre des différentes approches du coût du capital

* Frédéric Boccara. De l’analyse empirique des coûts à la théorie marxiste Le coût du capital révélé par les données individuelles d’entreprises

* Denis Durand. La politique monétaire, comment ça marche?

Il ne s’agit pas d’avaler façon gavage des oies le retard que la société a prise dans la solution économique de ses graves problèmes.

Il s’agit de relancer ce qui a fait la raison d’être des communistes : l’exposition à eux-mêmes, collectivement à tout travailleur et citoyen, démocratiquement, des principes scientifiques de l’exploitation capitaliste, base de notre crise et de son accélération terrifiante, et pour en être moins terrifiés et agir vers sa sortie et la construction du nouveau en santé. C’est ce qui se faisait du temps de l’industrialisation mécanique nationale triomphante dans "les écoles élémentaires". C’est ce qui devra se poursuivre dans l’industrialisation numérique mondialisée et financiarisée, pour, en quelque sorte, un nouveau siècle des lumières, non de la bourgeoisie, mais du salariat.

Pierre Assante. 25 mai 2019.

 

RECUEIL N°2-2019 : RÉVOLUTION. Tout commence quand la philo….

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/05/recueil-n-2-2019-en-construction.html

 

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