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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 09:33

 

 USAGE DE SOI PAR L’AUTRE ET ALIÉNATION.

 

Cet article s'inspire librement du concept du Professeur Yves Schwartz, « Usage de soi par soi, usage de soi par d’autres » mais n'engage que moi-même.

 

L’usage de soi par l’autre est la base de l’échange social, de la coopération, de la solidarité entre humains qui permet de produire du commun, d’échanger en commun, de survenir aux besoins matériels et moraux simples et complexes, en processus, de l’individu dans l’espèce, dans la société ; Ceci de l’activité communiste primitive de chasse, de pèche et de cueillette et  jusqu’au circuit, la circulation élargie de la production-échange-consommation dans le capitalisme financiarisé, numérisé, mondialisé.

Entre l’échange du clan et celui de la société marchande à son paroxysme et à son énorme crise de l’échange qu’est celle de la circulation de la vente-achat-vente' de la force de travail à son paroxysme mondialisé et la puissance-impuissance du capital sur cet échange, au paroxysme de l’inégalité aussi, il y a la naissance de l’aliénation des gestes du travail et des produits du travail et son développement-contradictoire.

L’achat de la force de travail, c’est une appropriation basée sur l’aliénation des gestes du travail et des produits du travail au profit d’une partie contre l’autre.

L’aliénation est pourtant commune aux deux parties puisqu’elle réduit les rapports des deux parties et les possibles de développement des deux parties.

Marx, un des premiers soulignait cela dès les manuscrits de 1844, le Manifeste du Parti Communiste de 1848 et le Capital, le livre, notaient la résolution de la contradiction par la disparition de la force aliénante dans la transformation-dépassement-abolition des deux forces.

Il n’y a pas d’échange sans appropriation. Il n’y a pas d’amour sans appropriation ni d’appropriation sans amour.

Et en  même temps, l’usage de l’autre, l’usage de l’un par l’autre, réciproquement trouve son accomplissement dans le dépassement de l’aliénation, de la domination par la division du travail et ce qu’elle entraîne dans tous les moments du processus de régénération, de celle de la spécialisation sexuée jusqu’à celle de la possession du capital, de son usage, de son mouvement qu’on « adapte » à une appropriation aliénante conservatrice de la domination.

L’amour est usage de soi par l’autre capable de dépasser l’aliénation de l’activité, du mouvement-processus de la personne vis-à-vis de l’autre personne.

Cette capacité n’est pas de l’ordre de la personne isolée de la société, mais de la société entière débarrassée de l’aliénation.

Ce qui ne veut pas dire que l’amour soit un mouvement, un processus uniforme pour tous. Au contraire, l’appropriation non aliénante dépend aussi de la volonté de dépasser l’aliénation y compris dans un contexte social global aliénant. Cette expérience contient les prémisses d’une société sans aliénation.

Cependant faire de la désaliénation une question d’ordre purement psychologique serait une aberration totale, aliénante elle-même puisque réduisant les possibilités à néant de libération humaine et de construction d’une civilisation de tous et pour tous.

Une libération humaine dépend en dernière instance des capacités des forces productrices de répondre au développement et à la complexification des besoins humains. Répondre c’est à chaque pas ne pas « décrocher » entre les capacités de production et d’échange et ce développement des besoins et leur complexification.

Ce décrochage, c’est justement le phénomène produit par la suraccumulation-dévalorisation du capital inhérente au système et ses effets sur la satisfaction-insatisfaction de ce développement et de cette complexification.

Nous en revenons donc à l’incontournable alliance de l’économie et de l’ergologie et du dépassement du système économique et social, son organisation du travail et son concept conservateur-aliénant de l’activité  en général.

La double anticipation, l’activité de la personne et de la société « en miroir » est la condition d’un développement de la conscience conjoint au développement des forces productives et des conditions de ce développement assurant le dépassement de l’aliénation.

Une division du travail globale non aliénante est, sera, celle d’une société dont les techniques, les forces productives, hommes, machines, techniques et cultures en osmose, et les mentalités y correspondant, libère de la plus grande partie du travail contraint au profit de l’activité et l’échange divers et multiples, productifs et créatifs, choisis.

Pierre Assante. 21/04/2020 09:09:44.

 

 IL N’Y AURA PAS ...

RÉVOLUTION ECONOMIQUE

ET

RÉVOLUTION PHILOSOPHIQUE VONT DE PAIR

SUITE SUR CE LIEN : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/04/recueil-21-mars-17-avril-2020.html

 

 

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