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4 juin 2020 4 04 /06 /juin /2020 18:49

 

Cet article a été publié une première fois sur ce blog le 01/06/2020 à 22:20

 

BESOIN RELATIF

ET

BESOIN ABSOLU

 

DE CONSCIENCE.

 

 

 

Cet article est un brouillon de réflexion, et demande à être repris, remanié.

Son thème central est celui-ci : Le fait que nous n’ayons pas besoin de comprendre le processus social d’ensemble dans lequel nous vivons pour procéder aux gestes quotidiens nécessaires à notre vie dans ce processus,  fixe les limites de ce processus.

 

1) Le fait que nous n’ayons pas besoin de comprendre le processus social d’ensemble dans lequel nous vivons pour procéder aux gestes quotidiens nécessaires à notre vie dans ce processus,  fixe les limites de ce processus.

Limites concernant la compréhension de l’ensemble d’un processus, de la naissance, il y a quelques 2 millions d’années, « date » de la création de l’outil et du travail,  à la mort de la société humaine, en passant diachroniquement par l’artisanat et l’agriculture, l’industrie mécanisée, et aujourd’hui l’industrie numérisée en voie d’automatisation généralisée, si rien ne la détruit ou si elle ne s’autodétruit pas :  processus diachronique de passage d’un mode de production à un autre résolvant les besoins humains dans leur processus de complexification qualitative et quantitative ET du processus synchronique dans le processus diachronique, ici et maintenant (1).

De cette ignorance relative mais réelle du processus global (2), découle notre vision majoritairement structuraliste des éléments dont nous usons pour procéder à ces gestes quotidiens.

2) Evidemment lorsqu’on parle de procéder aux gestes quotidiens nécessaires à notre vie dans ce processus, il ne s’agit pas de gestes indéterminés, mais de gestes déterminés causalement par l’état du moment du processus, et pour nous du capitalisme monopoliste mondialisé, numérisé, financiarisé.

Les objets que nous utilisons dans notre vie quotidienne ont une valeur d’usage mais nous nous les procurons par de l’argent. Ils ont une valeur marchande, une valeur d’échange marchande. La quantité d’argent nécessaire à cet échange, celle d’une part de la valeur marchande de la force de travail échangée contre la marchandise, détermine mentalement la valeur morale que nous accordons à l’objet de l’échange. Quelle que soient nos « valeurs morales » héritées, transformées, nous sommes soumis à l’importance que nous accordons à la valeur d’échange, et quelle que soient nos capacité de solidarité sociale, elle domine.

3) Et le processus d’échange de la production est devenu mondial, les activités d’échange et de production entrecroisées et interactives mondialement. Le processus est à la fois mouvant, divers, et les interactions mouvantes, diverses mais indestructible si ce n’est pas leur destruction globale, c’est-à-dire la nôtre, sinon par un retour à un niveau des forces productives et de la productivité locale et globale non pas passées, ça ce n’est pas possible, mais quantitativement et qualitativement en régression, c’est à dire aussi destructif. Une autre organisation de la mondialisation est évidemment possible et dépend d’un autre mode de production et d’échange. (3)

4) Notre activité cérébrale existe dans l’univers. Dans la part de l’univers qui constitue ici et maintenant notre société humaine terrestre. Que cette activité ait lieu dans les conditions de contact avec l’ensemble de la société et celle de la société avec l’univers, cette interaction ne peut échapper aux limites de la compréhension du processus général naturel et du processus social dans lequel nous vivons, formant un tout.

Lorsque l’activité cérébrale s’arrête, le rapport avec ce tout n’existe que par les traces, la trace totale qu’elle a laissée sur ce tout. L’entité physique qui constitue la personne humaine s’évanouit, disparaît, seule l’activité globale de la société demeure. Transmission et régénération sont vitales.

Du type de rapport social dépend le niveau de conscience du processus global. Et du niveau de conscience du processus global dépend la poursuite globale du processus social. Ce «mouvement du tout » est un processus global.

5) Revenant au fait que nous n’ayons pas besoin de comprendre le processus social dans lequel nous vivons pour procéder aux gestes quotidiens nécessaires à notre vie dans ce processus, pose la question de pouvoir modifier le processus quand celui-ci atteint des limites en matière de développement social, c’est-à-dire en matière de survie de la société et de la personne dans  la société.

Dans la société marchande issue des différentes « étapes » des développements précédents, la conscience globale et relative du processus est nécessaire pour passer à une étape nouvelle de développement, devient nécessaire et pas seulement la conscience des gestes quotidiens assurant la survie quotidienne des étapes passées de développements.

Certes, comme dans tous les moments de développement du processus global, mouvement de la société et conscience constituant le « tout » ne font pas de bonds instantanés, le mouvement procède par un processus radical et progressif, et cette radicalité et cette progressivité ne peuvent aboutir sans que le processus réponde aux conditions nouvelles découlant des conditions antécédentes, Lapalisse aurait parlé de même. Sauf que le développement d’une société mondialisée, numérisé, et un échange basé sur la seule mesure de la valeur marchande sont en contradiction antagonique.

6) Soit le processus s’oriente vers un autre type d’échange basé sur les besoins humains, les besoins sociaux, soit elle subit mortellement ses propres contradictions.

Le mouvement du monde du travail commence à saisir cette contradiction dans l’incohérence des entités de production et d’échange, celle de l’instabilité des conditions de travail et de l’instabilité des conditions de survie de la personne qui induit une instabilité générale du développement social.  Instabilité générale du développement social, car ce n'est pas d’immobilité dont il est question, mais de cohérence du mouvement, du processus, et de la cohérence entre la visée sociale et les décisions sociales déterminant le mouvement. Il faut rapporter la complexification de la construction sociale à cet extraordinaire chose qu'est le langage, ces sons qui représentent des objets, leur mouvement, construction de la communication et des échanges sociaux complexes. C'est une construction dans la construction du tout social, la construction de la pensée la précédant pas à pas, et pensée et langage s'élaborant en rapports dialectiques par l'activité, la création de nouveaux objet par l'homme dans la nature. Et la création résultant du besoin alimentaire puis "des besoins simples et complexes" prenant le pas sur les besoins.

7) Partant de ce besoin relatif et absolu de conscience, comment peut se former la conscience nécessaire à un moment du développement du processus social ? Quel niveau et quel contenu d’une conscience répondant, à la fois et à un tout, au niveau de développement technique du capitalisme monopoliste mondialisé, numérisé, financiarisé : c'est à dire capable de répondre à son propre processus, c’est-à-dire à son abolition-dépassement, et la construction d’un nouveau système social en santé, c’est-à-dire un système social d’appropriation du développement terrestre, l’homme compris évidemment, à l’univers, coopérative et non destructrice de l’homme et de son milieu.

Une conscience « plus globale » est une conscience abolissant-dépassant le structuralisme.

Pierre Assante. 01/06/2020 15:33:26.

(1) « Les superstructures : idéologies et institutions. Les structures : rapports de société (structurés-structurants), rapports de production, division sociale du travail. Base : techniques de production, division technique du travail, organisation du travail ». Page 177. « La forme générale de la valeur montre par sa structure qu’elle est l’expression sociale du monde des marchandises ». Page 173. « Ayant une réalité matérielle, les marchandises ont quelque chose de commun avec l’écriture. Les rapports sociaux devenant obscurs, parce qu'ils sont contractés aveuglément à travers l’illusoire transparence lumineuse des choses et de la forme prise par les choses, chaque produit du travail devient un hiéroglyphe » Page 178. Le terme hiéroglyphe est repris de Marx. « Toutefois, dernière remarque, mais non la moins importante, toutes les sociétés actuelles tiennent compte, en le sachant ou sans le savoir,  du schéma structurel laissé par Marx dans son testament  théorique » Page 188.

Henri Lefebvre, « l’idéologie structuraliste », Points. 1975.

(2) Les grands mouvements de pensée philosophiques et religieux ont approché la démarche. Leur démarche récupérée par la domination de classe a subi des avancées-reculs et surtout s'est  heurtée à ses propres limites. Le mouvement de pensée « marxien » et « marxiste » a tenté, à travers un dépassement des dogmes, ceux aussi qu'elle a  reconstitués elle-même, de sortir de l’auto-centrage de la personne humaine dichotomisée du mouvement global social.

(3) Ceci sera l’objet d’une autre réflexion, à moins que quelqu’une, quelqu'un, quelques-unes-uns veuillent la poursuivre dans le cadre de ce blog, comme elle se poursuit dans la myriade des diverses activités humaines convergentes, concordantes.

 

VOIR AUSSI :

LETTRE A TOUS MES AMIS. 19 Mai - 30 Mai 2020.

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/05/lettre-a-tous-mes-amis.html

 

et Tous les articles du blog (3099 publiés, par séries de 25) :

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