Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 juillet 2020 5 24 /07 /juillet /2020 08:57

UNE DETTE MONDIALE deferlante vers son paroxysme, SANS LES CRITERES POUR LA RENDRE FECONDE DANS LE CYCLE DE PRODUCTION- ECHANGE ELARGI, CEST UN PALLIATIF DE DUREE DU SYSTEME AGGRAVANT LA MENACE QUI PESE SUR L’HUMANITE, sur l’humain et son developpement.

 

Le capital en crise recherche des palliatifs  pour accroître sa durée, c'est-à-dire le temps historique d’exploitation de la force de travail et du possesseur de la force de travail, l’ouvrier, le salarié et tout acteur des activités qui la permettent.

La crise historique de ce XXIème siècle est celle du paroxysme de la baisse tendancielle du taux de profit et de la suraccumulation-dévalorisation du capital dans son processus de croissance et les contradictions bloquantes qu’elle contient.

La production monétaire des banques centrales, le déferlement monétaire qui se produit en cette période dite de « relance du système productif » atteint par la crise sanitaire est caractéristique de cette crise et des palliatifs qui ne peuvent en aucun cas y remédier. Car ce n’est pas le covid19 qui est au cœur de cette crise, c’est suraccumulation-dévalorisation du capital.

La crise qui est congénitale au capital s’est accélérée dans les années 1970, déchaînée dès  2008, et est entrée à son paroxysme vers 2018. Les grands argentiers des banques centrales s’en sont affolés lors des réunions mondiales de l’été 2019.

La réponse monétaire actuelle créant une dette  mondiale astronomique pourrait être le remède si elle n’était injectée dans un système qui ne restitue pas la valeur ajoutée dans cycle de production et d’échange. La critique du système limitée à la distribution, critique nécessaire certes, est d’un grand « cache ton quoi », car elle ne pose pas la question de comment, que et quoi produire en fonction des besoins sociaux : elle cache les besoins du cycle nécessaire à la production-échange nécessaire au cycle élargi des besoins humains. Elle empêche la promotion des solutions radicales et progressives nécessaires que sont la sécurité d’emploi de formation et de revenu couplée aux reformes révolutionnaires nécessaires du système financier, de la création de Fonds, de leur contrôle politique et populaire, des crédits productifs s ‘y rattachant, d’une souveraineté mondiale des peuples sur la monnaie, les Droits de tirage spéciaux en étant un élément progressif dans le contrôle et l'utilité pratique du FMI.

Pour résumer la question de la production monétaire dans la crise sanitaire dite du covid19, le capital crée une dette planétaire sans créer les conditions d’une production apte à régénérer une consommation productive rendant cette dette fertile et féconde. Ce n’est pas la dette qu’il faut critiquer, c’est son utilisation.  La conjonction d’extrême droite et gauchiste-populiste de cette critique débile, au sens de sans force ni physique ni intellectuelle est un handicap au progrès de la compréhension de la crise et des possibilités d’en sortir par le haut.

Au cœur de l’utilisation possible en santé de la dette, c’est le choix de gestion des entreprises. Il s’agit de progresser du critère du pourcentage, du taux de Profit sur Capital (P/C) à celui de Valeur Ajoutée sur Capital Matériel et Financier (VA/CMF).

PETIT RAPPEL : Depuis que le système capitaliste existe, la base de son existence c’est l’accumulation du capital. Cette accumulation permet de développer  la puissance du capital, la concentration qui permet ce développement, dans la guerre économique des capitalistes entre eux, même si l’individualisation du capitaliste est voilée dans la mondialisation-financiarisation-numérisation, dans le mouvement global du capital virtuel détaché de la valeur marchandise de référence qu’était l’or,  et la distance grandissante avec la valeur déterminée par le temps de travail moyen nécessaire ( TTMN) à la production d’une marchandise, de ce début de XXIème siècle.

Marx a caractérisé le capitalisme par la transformation de l’échange par le cycle élargi Marchandise-Argent-Marchandise plus (M-A-M’) en Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A’).

C’est la naissance du « travailleur libre » auquel le capital achète sa force de travail qui permet l’accumulation. L’accumulation c’est développée par le non paiement d’une part de la valeur des marchandises produites à l’homme producteur, au salarié et à l’ouvrier à l’origine de la production dite matérielle.

Les données recueilles depuis des décennies montrent l’écart grandissant entre la progression des valeurs produites et la part de valeur destinée par le capital à l’homme producteur. De plus le travail « non réglementé » par le code du travail conquis dans les luttes élargit les capacités de préhension de la valeur produite sous toutes les formes d’achat de la force de travail, au delà du salarié reconnu. Cet écart c’est aussi une aliénation croissante de l’homme producteur se répercutant sur l’ensemble de la société et un écart croissant entre le développement et la complexification des besoins humains et leur satisfaction, auquel s’ajoutent les phénomènes parasitaires du marché dans la recherche du profit maximum.

Mais au phénomène de la plus-value s’ajoute, en fonction non complémentaire mais unie, le phénomène de la suraccumulation-dévalorisation du capital et la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, phénomène bloquant du processus capitaliste, donc le la production-échange capitaliste basée sur cette accumulation : c’est un phénomène lié à l’accumulation qui permet la croissance de la composition du capital, celle du capital constant, machines en particulier, qui tend à une baisse du taux de profit qui induit une croissance globale de l’exploitation dans les remèdes à la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital.

Pierre Assante. 24/07/2020 08:48:14.

 

et

RECUEIL. LE DÉSIR C’EST L’APPÉTIT DE L’ESPRIT

CRITÈRES ÉCONOMIQUES. ÉNERGIE. EUROPE. AUTOGESTION-APST

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/06/le-desir-c-est-l-appetit-de-l-esprit-criteres-economiques.energie.europe.autogestion-apst.html

Partager cet article

Repost0

commentaires

BESSE Daniel 26/07/2020 08:15

DEVINETTE . QUI A DIT...? : " La fraction de la bourgeoisie qui dominait et légiférait avait un intérèt direct a voir l'Etat s'endetter . Le déficit était l'objet propre de la spéculation , la source principale d'enrichissement . Au bout de quatre ou cinq ans ,on faisait un nouvel emprunt . Chaque nouvel emprunt fournissait a l'aristocratie financière une nouvelle occasion du duper l'Etat , artificiellement maintenu sous la menace d'une banqueroute . Il devenait necessaire de traiter avec les banquiers dans les conditions les plus défavorables . Chaque nouvel emprunt permettait en outre de piller le public ,qui place ses capitaux en rente sur l'Etat et de le dépouiller par des opérations en Bourse dont le secret était abandonné au gouvernement et a la majorité ." K. Marx février 1848 . Ceci dit il y a la bonne dette qui sert pour les équipements et l'intérèt général , et il y a la mauvaise , celle qui va sur les marchés financiers qui enrichi une minorité au détriment de l'intérèt général et de la planète.

Pierre Assante 26/07/2020 08:27

Relu avec plaisir !

Présentation

  • : Le blog de pierre.assante.over-blog.com
  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
  • Contact

pierre.assante.over-blog.com

Recherche