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9 août 2020 7 09 /08 /août /2020 07:23

LE DOUBLE EFFET DE LA CRISE SANITAIRE ET LE PARTI.

La crise du cavid19 a pour effet

- de voiler les causes profondes de la crise systémique et de « relancer » la machine économique sur les rails usés du libéralisme, rails qui portent à une impasse à plus ou moins long terme.

- En même temps elle pose l’insuffisance de réponse aux  besoins du processus humain dans le monde. Cette réponse passe par la recherche et son apport aux problèmes posés à l’humanité dans son processus, jusqu’à la mise en pratique dans la production, l’échange, le cycle élargi de consommation reproductrice. Mais aussi et surtout jusqu’à la conviction de l’humain de la quantité-qualité nécessaire de sa participation à sa propre existence individuelle-sociale.

Dans la « profusion » apparente de distribution monétaire des Banques Centrales et des Etats, vivre à crédit permet de développer le cycle de production. A deux conditions :

- que la production attendue corresponde à l’avance faite, c’est à dire dans d’autres conditions que celle du libéralisme. Dans le mesures gouvernementales prises, Il est d’ailleurs manifeste qu’il existe une contradiction entre distribution telle qu’elle et libéralisme : le besoin d’un autre système s’y exprime, et les critères institutionnels y explosent, mais non les critères capitalistes systémiques. De plus les replis souverainistes tranchent avec les financements européens, non sur le fond mais dans la forme, et contredisent un processus incontournable de coopération des grandes zones mondiales de développement

- et que l’avance, cela va de pair, corresponde aux besoins sociaux, y compris la qualité de la production et le rapport en entre la production et le milieu dans lequel elle se réalise, la société et sa base, notre Terre. Economie, écologie, ergologie, développement généralisé démocratisé des savoirs et savoir-faire et de leur transmission, ont partie liée.

Il ne peut y avoir de révolution systémique sans révolution des mentalités, dans un même mouvement alliant progrès des conditions objectives et progrès des conditions subjectives du processus humain. La participation de la personne au processus global de l’humanité et par conséquent à son propre processus dépend d’une double autonomie de gestion, celle de la personne dans l’entité d’activité-production-échange et  celle de l’entité de production dans le mouvement général du cycle élargi de régénération matérielle et morale de l’humanité.

En ce sens, l’existence d’une organisation humaine pouvant se faire l’interprète conscient du processus inconscient qu’est le mouvement général de l’humanité et les mouvements particuliers dans ce mouvement général, prend, dans la crise inouïe que nous traversons, une dimension exceptionnelle : nous avons besoin comme jamais d’un parti jouant de ce rôle d’interprète conscient du processus inconscient. Oui, cet interprète s’appelle un parti, au sens large et non pas au sens strictement institutionnel que sont devenus les partis y compris ceux se réclamant de la transformation sociale en santé.

Un parti communiste à l’origine, c’est le rassemblement de forces humaines, sous les formes mouvantes correspondant au moment historique, remettant en cause le système basé sur l’accumulation capitaliste, et la vente-achat de la force de travail qui la permet et contredit à double sens, dans l’aller-retour entre accumulation de capital et achat-vente de la force de travail, physiquement et mentalement, le processus humain. Le manifeste de 1848, s’il contient des éléments propres à sa période historique, entre autre sur la forme d’appropriation de l’outil de production, qui ne peuvent être reproduits dans toutes les périodes historiques du capitalisme, reste essentiel sur cette question.

Lorsque je précise « non au sens institutionnel », il ne s’agit pas de rejeter les forme d’action agissant dans et sur les institutions, mais au contraire d’y intervenir comme dans l’ensemble des activités humaines. Il s’agit de ne pas être prisonnier des institutions et de l’institution que le parti constitue lui-même.

Il ne s’agit pas non plus de sauter à pieds joints en criant "non à l’achat de la force de travail", mais il s’agit d’initier un processus, un voie, un chemin à inventer à chaque pas, pour abolir-dépasser l’achat de la force de travail dans des reformes permanentes du système productif local européen et mondial alliant droits du travail et droits de la personne.

Notre période historique est celle de la financiarisation globale de l’outil de production et d’échange et le blocage « progressif » par la financiarisation mondialisée de l’outil de production et d’échange, et de l’activité de l’homme producteur, du salarié et de l’ensemble social qui permet son activité productrice.

- La sécurité d’emploi et-ou de formation alternatifs, et de revenu,

- un autre usage de la production monétaire pour les choix de développement en santé économique, culturelle, "médicale",

- un critère "d’investissement" basé sur un plus grand cycle de la Valeur ajouté vers la production et les services,

sont au cœur d’une possible sortie des rails du libéralisme du XXIème siècle, et de financiarisation aux mains des groupes multinationaux et s pouvoir locaux et mondiaux qu’ils maitrisent.

Une numérisation-digitalisation-automation-mondialisation mise au service des besoins sociaux, des besoins humains ouvre la voie à une productivité libérant l’homme des activités contraintes, de l’achat de la force de travail. Encore fut-il qu’il en soit convaincu, par et dans un marche en avant vers la santé sociale, ce à quoi un parti peut contribuer, matériellement et moralement.

De la contradiction entre capital et travail résumée à la question de la répartition e la plus value, est apparue, dans le développement du processus capitaliste,  celle de la composition du capital, de la croissance exponentielle du capital constant, celui de machines et de la recherche qui les permettent, de la baisse tendancielle du taux de profit qui en découle et de la suraccumulation-dévalorisation du capital qui bloque l’échange et par conséquent la production.

Aucune tentative de répartition de la plus-value ne peut résoudre la crise systémique. C’est dans cette contradiction que se situent d’une part les réformistes de droite et de gauche, ET les révolutionnaires conséquents, créatifs et constructifs, pacifiques mais non soumis, de l’autre.

Pierre Assante. 09/08/2020 06:38:27.

et voir :

RECUEIL. LE DÉSIR C’EST L’APPÉTIT DE L’ESPRIT

CRITÈRES ÉCONOMIQUES. ÉNERGIE. EUROPE. AUTOGESTION-APST

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/06/le-desir-c-est-l-appetit-de-l-esprit-criteres-economiques.energie.europe.autogestion-apst.html

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