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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 00:01

BOCCARA 2013Article publié une première fois sur ce blog le 12 mars 2014.


Affinités électives des théories sur la plus-value de Marx et des théories sur les crises, la suraccumulation et la dévalorisation du capital de Boccara. Lectures à la lumière de l'ergologie.

 

N’ayant pas les moyens, à mon grand regret, de suivre les conférences économiques parisiennes, je me plonge à ma façon dans ces grands textes.

 

Je n’ai pas la prétention d’en donner ici un éclairage. Ils se suffisent à eux-mêmes, et on pourrait même dire qu’ils donnent plus que ce que notre temps peut en digérer, et c’est très bien ainsi, mieux vaut richesse que misère de l’économie, paraphrasant l’expression de Marx sur la philosophie.

 

C’est en cela que l’on peut aussi mesurer la dimension du travail sur les épistémicités développé par Yves Schwartz. Je renvoie, parallèlement, entre autre, aux conclusions du premier volume de « théories sur les crises » ; attendant avec impatience le deuxième.

 

Le type de rédaction des conclusions de « théories sur les crises, la suraccumulation… » de Paul Boccara donne une idée de ce qu’est une maîtrise de la dialectique mais aussi de l’insuffisance de notre vocabulaire, et pourquoi pas de notre langage tout simplement,  dans l’état humain historique de notre moment historique, pourtant si avancé en quelques décennies, par rapport à l’ensemble de la durée du processus humain.

 

Qui veut ne pas réduire la communication de sa pensée à une dichotomie des différents mouvements du réel que nous observons, doit concentrer la description de ces différents mouvements dans un même mouvement de la phrase, ce que fait je crois Paul Boccara, et qui à la fois aide à une compréhension dialectique, mais n’est pas « simple » au sens trivial, comme tout exposé dialectique, dans l’état historique, la réalité générale de notre pensée, et dans la situation de domination de classe de notre pensée.

 

J’appelle cela une « écriture cubiste », au même sens que voulaient être représentés tous les angles de la perception dans ces tableaux de même attribut. A cette différence qu’un savoir savant ne peut se contenter d’une impression artistique, fut-elle géniale et « transmetteuse » d’une conscience élevée de cette réalité extérieure qui existe indépendamment de nous et de notre conscience et dont nous faisons partie.

 

Ceci pour en revenir au concept d’épistémicités d’Yves Schwartz, et dans les faits, d’éthique opérationnelle de civilisation qu’il constitue et à cette déadhérence sidérale que contient de même la pensée de Boccara en matière de processus économique passé, présent et à venir par hypothèse ; mais non par hypothèse « logiciste », analytique du moment limité, mais dans une extrême élaboration d’une multitude de processus possibles conceptualisés, dans leurs contradictions imaginées, leur résolution-poursuite, leurs « replis » relatifs, leurs « relances » et leurs développements et la complexification incessante de leur poursuite en un processus global débouchant sur un principe espérance contenu dans les gestes humains ici et maintenant et hérité des gestes passés d’humanisation continue.

 

Y a-t-il affinité élective entre ce travail économique et celui sur  l’expérience et la connaissance du travail d’Yves Schwartz, de la même déadhérence sidérale, du même processus autonome de la pensée au-delà de la perception de la réalité « extérieure à nous-mêmes » et partant pourtant d’une même observation pratique d’une réalité micro et macro, à l’instar des affinités des théories sur la plus-value de Marx et des théories sur les crises, la suraccumulation et la dévalorisation du capital de Boccara ? En tout cas voilà des champs dans l’espace de l’activité tripolaire, au-delà d’une conception archaïque des solutions par le « seul pouvoir politique » réduit à une hiérarchie, oui des champs dont le contact me semble plus qu’espéré pour répondre à la crise présente de croissance de l’humanité à tout point de vue, même si ce contact de champs peut être complexe, et trivialement difficile du fait des fonctions savantes telles qu’elle nous ont été transmises par l’organisation sociale en matière de recherche savante et de ses « retombées » pratiques au quotidien dans toutes les activités humaines et leurs gestes-horizons inconscients et conscients, perçus concrètement et imaginés téléologiquement.

 

La présence de l'analyse marxienne dans l'ergologie devrait nous confirmer cette possibilité et son développement,  déjà expérimentée.

  

 

Pierre Assante, 11 mars 2014

 

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