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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 08:26

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EPILOGUE (suite)

……..La compensation à la baisse tendancielle du taux de profit par l’augmentation de la production a trouvé un relais moderne dans les techniques de reproductibilité. Mais le parasitisme du profit n’a pas de frontière, et en s’emparant de ces techniques dans son optique, sa philosophie, il ajoute un élément sans borne à ses contradictions économiques, scientifiques, morales, qui minent son essence, les rapports sociaux de classe basés sur lui-même, ce profit. Le profit pas au sens moral, le profit au sens économique du capitalisme. Mais le sens moral en découle et alimente cette politique sans issue autre que la transformation du mode de production.

Est-il utile de rappeler ici encore la question de l’organisation du travail qui est au cœur de ces rapports de classe, dans la question du « que produire, comment produire ». La reproductibilité en grand, est la conséquence de la révolution scientifique et technique, informationnelle, inaugurée par le capitalisme moderne. Cette reproductibilité en grand a été accélérée par la concurrence pendant des décennies avec le « camp socialiste », quel qu’il ait pu être, dans ses acquis sociaux, dans ses horreurs, dans ce choc énorme qu’a été le siècle passé. Elle a été accélérée conjointement par les moteurs et freins internes du capitalisme.

L’organisation du travail doit à la fois bénéficier des techniques de reproductibilité les plus développées et développées indéfiniment dans le cadre d’une révolution dans la qualité d’une production utilisant sans les épuiser toutes les ressources humaines et naturelles (des biens dit matériels et des biens dits symboliques) et de l’aptitude artisanale de l’humain au travail, pour libérer ce travail, le rendre à l’activité créatrice de la personne. Cela semble totalement utopique, mais répétons le, l’imagination de nos « élites » est si pauvre qu’elle n’est capable que de projeter sa vision figée, glacée du présent, dans un monde futur. Se libérer de l’emprise de ces élites c’est un processus qui dépend des modifications quotidiennes induites par les activités humaines, par les choix quotidiens qu’elles impliquent, et par leur résultante en aller retour : les transformations économiques.

Pierre Assante, 26 Août 2007

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