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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 10:17

congrès 2009

 

 

Message du 29/11/08 à 10h05

De : "Pierre Assante"
A : "UNATOS REGION PACA», "
R.", "P.", "G.", "O"., "Union Nationale ATOS" 

Objet : Réflexion personnelle de pierrot sur la préparation du congrès

 

 

 

 

 

2 choses à la fois :

Refuser l’injuste,

S’appuyer sur la protestation pour construire un projet :

 Etre des « ingénieurs de la transformation sociale »

 

Descendant  de son avion, et mâchant du chewing gum, le Président Ford a raté une marche et dévalé l’escalier devant le public et les officiels qui l’attendaient : il ne pouvait faire 2 choses à la fois.

 

Celui qui a inventé cette plaisanterie à partir d’un fait amusant se connaissait et connaissait cette propension humaine à se polariser sur un aspect des choses, sur un acte, et à se casser la gueule par manque de synthèse sur une situation globale.

 

2 choses à la fois : s’appuyer sur la protestation pour construire un projet. Le politique et la gestion, la rue et le gouvernement, l’identité et l’ouverture, la théorie et la pratique, l’horizon immédiat et la visée.

 

Nous ne partons pas de 0. Le mouvement populaire a des millénaires et le mouvement ouvrier et le socialisme scientifique s’approche des centaines. Encore faut-il que nous ne soyons pas partisans de la science infuse croyant pouvoir faire tout sortir de notre tête, en ignorant l’acquis scientifique de ce mouvement.

 

Confronter cet acquis à notre réalité en s’appuyant sur lui fait des militants syndicaux les « ingénieurs de la transformation  sociale ».

 

Le concept de production en s’éloignant du centre de nos réflexions a marqué gravement la crise syndicale et politique à laquelle nous aboutissons aujourd’hui.

Par exemple, la menace première n’est pas la crise écologique, même si elle est cruciale, la menace essentielle est l’incapacité progressive et brutale d’échanger, de l’échange des produits de l’humanité, par l’inadaptation de plus en plus profonde du mode de production capitaliste aux besoins humains, au besoin d’échange.

 

Il est nécessaire de développer des échanges stables (des accords d’échange et non la bourse) pour assurer une production stable pour assurer des garanties pour les travailleurs dans leur vie quotidienne. Sans la connaissance des lois du capital, le syndicalisme est handicapé dans son action.

 

De là doit découler une organisation nouvelle du travail, de l’activité humaine, une « métamorphose » de la marchandise en nouvelle valeur d’usage, au même sens scientifique de la métaphore complétant l’image « d’ingénieur de la transformation sociale ».

 

La vie humaine repose sur le travail, le notre de TOS compris évidemment. Notre ex-statut d’Etat a été une conquête dans laquelle  les OEA poussaient « par le bas » et les enseignants « par le haut » à la reconnaissance matérielle (salaires etc.) et morales de nos missions dans la société. Il s’agit de remettre sur ses pieds le « bon sens » : les besoins humains sont satisfaits « par le bas » à partir du travail, et avant tout de la production dite « matérielle » qui assure les moyens des services publics dans lesquels nous travaillons, l’école entre autre, où se  constitue « l’équipe éducative » dont l’alliance doit constituer la « force de frappe » de notre organisation syndicale.

 

La crise n’épargnera pas les ressources des régions, départements et communes, et les acquis que nous avons su intelligemment revendiquer dans notre nouveau statut territorial imposé, sont menacés à court terme. La construction sarkosienne consiste à renforcer la domination de l’élite économique et financière sur le travail en divisant encadrement et exécution, et en maintenant de plus en plus fermement les deux sous tutelle.

 

Les travaux économiques syndicaux doivent être au cœur de notre réflexion. Ils développent une vision de la réalité et les solutions à y apporter à partir du fait que l’accélération de la quantité des échanges et de leur rapidité, introduites par la révolution scientifique et technique dans la mondialisation, rendent la baisse tendancielle du taux de profit, la crise de suraccumulation du capital mortelle et le système obsolète.

 

Débattre sur ce qu'est la conscience de classe et en quoi, par exemple, la grève n'est pas seulement une protestation comme celle d'un enfant contre ses parents, mais une action consistant à refuser collectivement une activité contrainte injuste et ses conséquences au quotidien dans notre vie, et une volonté d'accomplir une activité juste, une volonté de choisir les conditions matérielles et morales du travail, du "que produire et comment produire".

 

Dénoncer cette dictature du patronat sur la base de sa propriété du capital, des moyens de production, est violer quelque part ce que la société a construit dans nos têtes.

 

Pierrot, 29 novembre 2008 

 

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