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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 09:55

2012 01 15 018Poser cette base anthropologique : du processus fusion de la mère-enfant vers la fusion personne humaine-société...

 

Juger si une décision et une action passée était « bien » ou « mal », à la lumière d’un présent étroit, en manque de perspectives, c’est encore malheureusement le lot des réflexions majoritaires. Du moins en apparence.

 

Il est plus difficile de les considérer en tant que telles dans leurs contextes, dans la continuité et les causalités de notre espèce et la nature, donc dans ce qu’elles contenaient qui a permis de poursuivre le processus humain parmi toutes les voies « inhumaines », saines et malsaines traversées .

 

Chacun tente de le faire, avec sa culture, sa situation de personne dans l’espèce humaine, sa classe, son milieu « géographique et social », et c’est cela le plus intéressant, car cela indique un effort personnel et collectif et un mouvement sans lequel aucun optimisme ne serait possible sur notre avenir.

 

Nous sommes cependant relativement prisonniers du rationalisme ambiant qui est un rationalisme, limité, handicapé, mutilé par une vision des possibles à court terme, celui du capitalisme au jour le jour. Cette vision à court terme habite le présidentialisme et ses « programmes ».

 

Je persiste à poser cette base anthropologique, certes dans une formule simplificatrice mais humaniste et opérationnelle : du processus fusion de la mère-enfant vers la fusion personne humaine-société, qui n’est pas qu’une vision utopique, ni un but à atteindre, mais un processus réel en mouvement, qui dépasse et rend positif (mais cela l’a toujours été dans l’histoire humaine, il s’agit de poursuivre le processus) la « compétition » à l’intérieur de l’espèce. Et qui ne nie pas la personne dans l’espèce, pas plus que l’enfant est nié dans la mère, la naissance c’est la négation de la négation (pardon pour ce rappel hégélien « remis sur pied »). La « fusion dans la société » conduit à la vraie naissance de l’humain, et dès aujourd’hui, toujours.

 

Il ne s’agit pas de coopération limitée, il s’agit de « productivité », et pas au sens de la productivité du capital, ce qui est le cas actuel, et dont la contradiction explose, économiquement, politiquement, philosophiquement, mais de productivité de l’humanité en tant que conscience de la nature sur elle-même qui a besoin de produire les biens sains nécessaires à sa subsistance sans laquelle la conscience meurt avec le corps.

 

Même si le corps ne se limite pas à ce qu’on voit de soi-même, de l’espèce, de la nature.

 

On comprend que ce processus puisse nous laisser « sur notre faim », et que son essence, la conscience humaine en processus (donc en acte), c'est-à-dire l’ensemble des rapports sociaux, ne nous satisfassent d’autant moins que l’on imagine et agisse pour une transformation qualitative de ces rapports, transformations dont la durée d’une existence ne suffit pas à voir ce qu’une construction mentale voit déjà….

 

Les « gentils » et les « méchants », c’est dans les luttes sociales, ce qui poursuit le processus du mouvement solidaire de la conscience humaine ou s’y oppose.

 

Par exemple Bernard Arnaud, ce mouvement de la nature qu’il incarne, ne va pas dans le sens de cette solidarité, même et surtout pour celui ou celle qui partant de considérations élémentaires essentielles considère à juste titre qu’il y a là frein au processus humain, sans obligatoirement pouvoir en imaginer la complexité et les possibilités concrètes dans sa construction collective.

 

Ainsi, lutter pour rendre cet objet symbolique inventé par l’humain pour échanger, l’argent, disponible pour des objectifs de développement humain en agissant, dans un premier temps et moment du processus, sur les banques est hautement philosophique autant que politique.

 

En n’oubliant pas qu’échange par l’argent, ce n’est plus un échange de marchandise à marchandise, mais de capital pour l’accroître au titre d’une entité qui subordonne tous les besoins humains à cet accroissement

 

Pierre Assante, 19 septembre 2012

 

P.S. Lénine, et ce n’est pas un modèle, mais un moment de l’histoire humaine, le « bolchévisme » n’étant pas ce modèle figé qu’on veut attribuer comme un arrêt sur image de l’histoire, même s’il a influencé partiellement, relativement l’histoire y compris dans sa « niche géographique », dans une période politique difficile, a commencé par un travail philosophique : « matérialisme et empiriocriticisme », qui n’est pas non plus un modèle mais a joué un rôle important dans le mouvement de la société... 

 

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