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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 14:46

La différence, le commun et le rassemblement, les élections et les candidatures.

 

Precarite.jpgIl y a la droite.

Il y a l’extrême droite.

 

Il y a le libéralisme et le social-libéralisme. La crise de suraccumulation du capital obligeant, droite classique et social libéralisme se rapprochent et se déplacent vers une droite sans cesse plus radicale (Grèce, Irlande, crise européenne et mondiale et austérité généralisée).

 

Et le capital qui craint la montée de la contestation, remet en selle, entre autre par grande presse interposée, l’extrême droite et sa tendance fascisante.

 

Il y a les progrès de la prise de conscience liée aux illustrations prodiguées par les forces politiques et syndicales de transformation sociale sur la crise du capitalisme, sur le patronat monopoliste, sur leurs caractéristiques et sur leurs lois.

 

Dans ce progrès il y a l’infléchissement du discours du social libéralisme dominant, la scission d’une part de la social-démocratie vers un discours anticapitalisme, et la nécessité pour le communisme de passer de la lutte contre les causes et les effets de la crise, à la lutte pour la résoudre.

 

Mais il y a aussi le retrait des milieux populaires de la question politique face à une représentation politique qui ne correspond pas à leurs intérêts, et ceci à travers l’abstention par dégoût ou par protestation, ce qui est loin d’une construction de l’autogestion et de la démocratie participative, la démocratie du  « pour qui, quoi et comment produire » et laisse la place à une majorité parlementaire et présidentielle de gouvernement malgré la minorité recueillie par la droite.

 

Cela porte aussi la soumission d’une organisation démocratique du travail à une prise de pouvoir aveugle à cette question vitale et fondamentale pour l’avenir humain.

 

En une métaphore disons que pour les forces de transformation sociale, « il ne s’agit pas de décrire une famine mais de planter le blé pour produire  le pain. »

 

Produire les biens nécessaires à la résolution de la crise, c'est-à-dire produire les richesses correspondant aux besoins des peuples dans leurs phases actuelles de développement, c’est en partie le PCF et le communisme qui le portent ici et dans le monde, et disons en grande partie pour le moment.

 

Une social démocratie honnête, populiste et médiatique repliée sur un mythe républicain national sans contenus et solutions au niveau européen et économique, c'est-à-dire sans les capacités d’assurer production saine et abondante des biens serait une illusion sans lendemain et porteuse d’échecs, de déceptions et de replis fascisants.

 

La question de la solidarité entre les peuples, leur mouvement commun pour maîtriser  la production, l’échange et la distribution, demande beaucoup plus qu’une autre répartition des biens, par l’impôt par exemple. Les solutions à la crise de production, car c’est de cela qu’il s’agit, sont portées en grande partie en France par le PCF et en particuliers par ses analyses économiques, et de là l’importance et d’un rassemblement et d’une candidature politique qui les porte. De là la nécessité d’une candidature du PCF dans la situation où elle pourrait être entendue et dans le cas où elle serait seule à porter ces solutions.

 

La candidature Chassaigne, et toute candidature allant dans ce sens, et non dans le sens d’une pure stratégie électorale, peut porter dans le débat, le commun et la différence qui manquent à un rassemblement pour le favoriser.

 

Mais il n’y a pas que le rassemblement politique, il y a le rassemblement, la convergence, le rapprochement de tout le mouvement populaire et en particulier le mouvement syndical et le mouvement politique dans le respect de leurs réalités et leurs mandants, de ceux qu’ils représentent, entre autre le salariat dans ses diversités, dans le « comment les représenter ».

 

La plateforme syndicale du 29 janvier 2009 qui aborde les questions de la crise du capitalisme et la prochaine réunion intersyndicale de janvier 2010 qui doit remettre à jour cette plateforme montre ce qu’il y a de commun entre le mouvement politique et le mouvement syndical et en quoi ils peuvent converger sur les revendications et sur les solutions à la crise.

 

La poursuite du mouvement syndical au printemps et en Europe nous indiquera le niveau de conscience atteint sur ces questions.

 

Bien sûr, il ne s’agit pas d’adopter des postures rigides sur la question électorale, mais d’observer les processus positifs, favoriser leurs développements et réagir aussi par le rassemblement de progrès, mais dans la clarté et  la franchise à tout danger réactionnaire, car la course de vitesse entre capital et travail est grosse des contradictions entre régressions et progrès, guerre et paix.

 

A tout moment il s’agit d’analyse la situation dans sa complexité, sa diversité et sa généralité, ce qui demande regards particuliers et regards synthétiques, pour prendre, à chaque moment, les décisions justes, ce qui n’est pas simple, mais ce qui faut vouloir.

 

Pierre Assante, 16 décembre 2010

Les propositions par Patrick Le Hyaric (401 Kb) : cliquer ici

http://www.pierreassante.fr/dossier/Pour_une_issue_crise_europeenne_Le_Hyaric.pdf

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