Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 08:12

berliguerLe début des années 1970 est marqué

 

Par l’échec de l’impérialisme au Vietnam

 

Sa grande peur

De l’expérience chilienne

De la révolution des œillets au Portugal

De la menace d’entrée des communistes au gouvernement en Italie et en France (compromis historique, Programme commun en cours d’élaboration)

Des progrès, après la décolonisation d’un mouvement tiers mondialiste.

 

On peut ajouter à la liste mais surtout imaginer et essayer de mieux comprendre un mouvement complexe de la société, ses avancées démocratiques au sens large, c'est-à-dire, au-delà d’une démocratie crée par une classe dominante dont des alliances intelligentes de la part du mouvement populaire ont aussi crée des avancées populaires.

 

On peut encore plus imaginer que tout mouvement de la société dans lesquels on peut déceler une révolution technologique naissante dans les moyens de production a besoin de se réorganiser dans tous les domaines, partant du travail jusqu’aux aux institutions en passant par toutes les activités, tout ce qui fait la culture humaine, du geste du travail et du contenu des besoins et des objets produits en découlant qui contiennent , comme une excroissance du corps humain, le passé, le présent et les futurs en construction.

 

BraudelUn état de révolution technologique contient tout un processus dans tous les domaines de la vie. Le mouvement ouvrier organisé de façons plus ou moins avancées dans les Etats nationaux, n’a pas eu les moyens de réorganisation mondiale qui ont été ceux des possesseurs et gestionnaires du capital. La révolution technologique elle-même a donné au capital les personnels et les techniques centralisés pour agir au niveau mondial.

 

Menaces d’avancées démocratiques et révolutions technologiques réclamant des transformations globales ont été au cœur de la naissance d’embryons d’Etat mondial (ONU, FMI, G7,8,20…) du capital dont les bases positives et négatives (rapport de force) avaient été posées après la deuxième guerre mondiale et l’autre menace qu’avaient constitué les Libérations ont déterminé la réorganisation du capital. La trilatérale, le « choc pétrolier » qui n’est qu’une des crises de suraccumulation du capital dans sa crise générale,  et l’élection de Giscard d’Estaing pour la France ont marqué cette reprise en main des événements par le capital. Les difficultés qui s’en sont suivies pour les mouvements ouvriers ne sont donc pas de leur seul fait, y compris l’échec de ce contre-pouvoir commercial, d'échange, et technologique que constituaient « les pays de l’Est ».

 

Il serait donc temps, pour les donneurs de leçon, dont les leçons sont quelquefois salutaires et légitimes, mais souvent prétentieuses et légères, de prendre en patience l’effort, le travail à faire pour apprendre et construire

 

BROCHURE ECO ET PO persoNos événements d'aujourd'hui sont dans ce processus, sa poursuite (et peut-être son stade extrême, mais sur la question de "stade", il faut raisonner à l'échelle humaine, c'est à dire des générations, de la science et de l'organisation) et les possibilités de transformations progressistes qu'il ouvre à condition de les saisir avec intelligence et cohérence globales.

 

Plus que d’un jugement du « bien » et du « mal », il nous faut une vision des processus. L’indignation, ce courant chaud qui traque l’injustice est inséparable du courant froid de l’analyse et de la distance pour « voir de haut », dans le temps espace.

Courant chaud et courant froid, comme toute idée qui est exploitée en s’élargissant, deviennent à la mode. Pour ma part je recommande plutôt l’analyse de Ernst Bloch sur courant chaud et courant froid du marxisme, Chez Bloch on est loin d’une mode, et il vaut toujours mieux éviter de la suivre, et se faire une idée sérieuse par soi-même, et en même temps passionnante d’une question plutôt que de la survoler avec des ouï-dire et des pub.

 

Dans l’idée d’une démocratie avancée, qui était loin d’être imbécile, quoi qu’en disent les donneurs de leçon, même si elle a échoué au moment de ses tentatives, voici un texte de Berlinguer qui est une leçon d’histoire à méditer, à partir de laquelle il y a bien à apprendre d’une façon critique, au sens scientifique, comme toute histoire humaine. Arrêtons de mépriser la science. Le mépris de la science : c’est les dominants qui utilisent la science contre nous, qui nous ont communiqué le mépris de la science…

 

Je rappelle aussi les travaux du CN du PCF sur la culture et les intellectuels de 1980, qui faisait un bon bilan et une bonne prospective des évènements de 1970, dont 1968 avait été une protestation aux prémices de ces transformations marquée d’avancées économiques et sociétales (avec les contradiction internes au processus d’opposition au capitalisme).

 

En cliquant ici ou sur la couverture du livre sur Berlinguer 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Compromis_historique.pdf,

vous trouverez un de ses textes sur le "compromis historique".

En cliquant ici ou sur la couverture de la brochure "petit rappel...", vous ouvrez sa présentation.

 

Pierre Assante, 29 décembre 2010

Partager cet article

Repost0

commentaires