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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 06:49

2012 02 25

 

Quelques mots d’économie politique

dans une analyse de sociologie

et vice-versa ?

Recul de la pensée dialectique.

 

 

Il ne suffit pas d’ajouter quelques mots d’économie politique dans une analyse de sociologie (même au sens large), pas plus qu’il ne suffit d’ajouter quelques mots de sociologie dans une analyse d’économie politique.

 

Comprendre le processus humain pour intervenir en santé sur sa poursuite demande l’interpénétration de ces champs, dans l’approfondissement d’une vision de la pensée humaine, de la conscience-inconscience humaine en mouvement, dans toutes ses composantes, en rapport avec les actes intriqués de constructions de la production des biens « matériels et moraux » nécessaires à la vie humaine.

 

Il pourrait être étonnant de constater notre incapacité actuelle (momentanée ?) de lier « les deux bouts » dans notre vision des objets, de leurs mouvements, des forces opposées, des contradictions internes de leurs mouvements, malgré de magnifiques avancées scientifiques marquées cependant par un structuralisme dichotomisant et mutilant.

 

Par exemple, comprendre à la fois la nécessité d’un parti et la nécessité d’un mouvement d’ensemble de la société.

 

Mais en fait, il ne peut y avoir d’étonnement si l’on mesure le recul de la pensée dialectique, et l’effort militaire, institutionnel et médiatique du capital, de ses instruments, des hommes qui le représentent pour tenter d’éradiquer jusqu’au bout cette pensée, ce qui n’est pas possible, sauf à détruire totalement l’humanité.

 

Rassembler des forces humaines non sur un avenir préétabli, mais sur un horizon en santé, et les éléments de connaissance et d’action ouvrant une telle perspective, cela s’appelle un parti, un parti ayant défini un minimum de points d’action en face d’un conservatisme de l’état existant des choses.

 

Créer un mouvement de toute l’humanité, dans une cohérence micro et macro dans sa diversité demande de dépasser la situation où l’existence de classes antagonistes et d’idéologies antagoniques y correspondant et correspondant au mouvement antagonique des échanges basés sur la circulation du capital, est évidemment un objectif premier et essentiel.

 

Mais justement, c’est le rôle d’un parti de permettre à ces forces contradictoires de s’affronter au profit du développement d’une force capable de s’affranchir de cette domination, de cette aliénation, d’une organisation du travail dont le taylorisme, sous sa forme ancienne comme sous sa forme actuelle, est l’organisation développée propre au type d’échange capitaliste.

 

Le travail, géniteur de l’humanité, transformation de la nature pour satisfaire et développer les besoins « biologiques et de conscience » de l’humanité, est au centre de tout acte de transformation en santé et de poursuite du processus humain.

 

Le travail est donc au centre de tout concept de parti déclarant vouloir assumer une influence en santé de la perpétuation et développement du processus humain. Tout processus interne à un tel parti qui s’écarterait de cette préoccupation première, dont dépendent l’ensemble des autres préoccupations humaines, en intrication, se condamnera à sortir lentement ou rapidement du processus humain et de plus met en danger, par son action, ce processus.

 

Il n’y a pas de concession possible permettant une fusion de forces sociales et de leur expression organisée sans fusion sur un contenu comportant cet objectif, objectif en mouvement, en transformation certes, mais défini par la production, son état, son procès.

 

La prépondérance de la conscience de la consommation sur la conscience de la production que les sociétés dites développées ont atteinte dans ce moment de leur histoire, l’état du consommateur contre le producteur, est un signe de maladie du développement, maladie liée aux limites du type d’échange en capital, mettant en danger la consommation dont il se prévaut, et la consommation en santé, qui n’est pas seulement qu’une ascèse, même si elle l’est, pas qu’une posture, mais aussi un besoin à incarner dans un rassemblement de transformation sociale.

 

Pierre Assante, Dimanche 1er juin 2014

 

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Published by Pierre Assante - dans EDITO
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