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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 06:40
Turquie : "La France doit cesser son soutien au régime sanguinaire d'Erdogan"

Turquie : "La France doit cesser son soutien au régime sanguinaire d'Erdogan" (PCF)

La tentative de putsch militaire en Turquie, dans la nuit du 15 au 16 juillet, organisée par quelques divisions de l'armée turque insurgées contre le président Erdogan s'est soldée par près de 300 morts à Istanbul et Ankara, plus d’un millier de blessés, et a entraîné en moins de 24 heures 6 000 arrestations. À l’appel du pouvoir, des lynchages de putschistes ont eu lieu et l’éventualité d’un rétablissement de la peine de mort ressurgit. La politique de polarisation extrême, orchestrée par l’AKP, a attisé des fractures au sein de l’armée.

Le Parti communiste français tient à exprimer sa solidarité avec les peuples de Turquie, les démocrates et progressistes qui sont pris en étau entre la violence d'Etat, la mobilisation de l'extrême droite et des ultra-religieux, et la rébellion militaire. Or, comme le souligne le Parti démocratique des peuples (HDP), il ne peut y avoir d’autres solutions qu’une démocratisation de la Turquie et l’établissement d’une paix durable dans tout le pays, et particulièrement dans les villes kurdes assiégées depuis près d'un an par les forces de l'ordre et armées.

Les événements des 15 et 16 juillet montrent que la politique de R.T. Erdogan conduit au chaos. La France et l’Union européenne doivent la condamner et cesser de la soutenir. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, en affirmant ce matin la volonté de la France de voir "l’Etat de droit fonctionner pleinement en Turquie" et refuser tout "chèque en blanc à Monsieur Erdogan", engage une inflexion du discours de la France qui devra être suivie d'effets. Car, après l’échec de la tentative de coup d’État, le pire est déjà en marche.

R.T. Erdogan amplifie la purge de ses opposants dans l’appareil d’État, notamment dans la magistrature et l’armée, en violation totale de l’Etat de droit. Des milliers de juges ont été destitués et arrêtés dont des membres du Conseil d’État et de la Cour constitutionnelle. Cette purge devrait s’élargir à toute la haute administration.

Tout en se présentant désormais comme le "défenseur de la démocratie", R.T. Erdogan poursuit l’établissement de sa dictature après avoir écrasé les libertés, muselé les médias, réduit les pouvoirs de l’opposition, levé l’immunité parlementaire des députés du HDP afin de les jeter en prison, et déclenché une guerre meurtrière contre les populations kurdes du pays.

Au moment où les forces conservatrices et nationalistes font bloc autour du pouvoir, il faut certainement s’attendre à l’annonce d’un référendum sur la réforme constitutionnelle afin d’établir le régime ultra-présidentiel sans contre-pouvoir auquel aspire Erdogan.

R.T. Erdogan croit pouvoir capitaliser sur les événements de ces derniers jours pour restaurer son image, et celle de la Turquie jusqu’alors isolée sur le plan diplomatique en raison de son soutien apporté aux différentes organisations djihadistes Daesh et Al Nosra. Si J.-M. Ayrault doute de la fiabilité du régime turc en la matière, le PCF tient à lui rappeler que les preuves de cette duplicité sont connues et qu'elles ont valu à des journalistes, comme Can Dündar, des poursuites judiciaires et une tentative de meurtre.

Aujourd'hui, Erdogan se considère autorisé aux brutalités de masse les plus sanglantes. Il est de la responsabilité de la France et des pays membres de l'UE de cesser leurs soutiens à ce régime qui représente pour la Turquie et sa région un obstacle de plus à la paix et à la sécurité collective.

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PCF, 17 juilllet 2016

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 10:49
La crise de la répartition, c'est la crise de la production et de son mode, CRISE DE LA PRODUCTION ! ET RIEN D'AUTRE. Cette contribution a été mise en ligne sur le site du congrès du PCF de 2008.

Cette contribution a été mise en ligne sur le site du congrès du PCF de 2008. Je l'ai reprise plusieurs fois sur ce blog, car elle me parait répondre toujours et encore plus à des questions actuelles, posées dès ce qu'on appelait alors seulement "crise financière" sans la rattacher à une crise systémique générale du capitalisme, devenue aujourd'hui évidente pour beaucoup de ceux qui la niaient alors.

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La crise de la répartition, c'est la crise de la production et de son mode,

CRISE DE LA PRODUCTION ! ET RIEN D'AUTRE.

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L'apparence des choses est trompeuse.

Et nous sommes trompés par nos sens.

Pour deux raisons.

Une raison naturelle : les conséquences, dans le mouvement qui se présente à notre observation, sont plus évidentes que les causes.

Les causes sont « lointaines », ce sont les conséquences qui sont immédiatement apparentes à notre vue, à nos sens, à nos sentiments ;

Une raison sociale : résoudre nos besoins quotidiens passe par l'échange. Cet échange est déterminé par la marchandise. Et la marchandise par l'argent.

La substitution du besoin et du désir par la quantité de valeur inverse les rapports sociaux et l'inversion des rapports sociaux entraîne l'inversion de la représentation que nous nous faisons de la réalité.

Pour le militant, c'est à dire celui qui recherche les solutions à la question sociale, cela fait des partis une pépinière de petits Proudhon et de petits Lassalle, non de synthèse mais « d'erreur composée ».

Un exemple « mécaniste », une métaphore, pour donner une idée de l'inversion des causes et des effets : un moteur est « mort ». Il est usé.

La cause est l'USURE. NON ! La cause est le mouvement de chaque instant qui a entraîné l'usure. L'usure qui est une réalité apparaît comme une cause alors qu'elle est un effet, une conséquence du mouvement. C'est dans le mouvement, son observation, son étude, que l'on peut dominer la question de l'usure et à quel moment on peut encore « réparer » et à quel moment « remplacer ».

Mais une société ne se répare ni se remplace comme un moteur. Elle est une construction continue parce qu'elle est une « construction BIOLOGIQUE » et une « construction pensante ». C'est-à-dire que l'humain s'auto-crée et s'auto-transforme.

La crise n'est pas « financière ». C'est une crise de la PRODUCTION. Nous inversons causes et effets en croyant le contraire. Les « lois d'usure du capital » sont contenues dans « Le Capital » de Marx qui a pu observer dans des conditions meilleures que nous ces lois. Conditions meilleures pour plusieurs raisons : proximité de leur formation, « virginité » de l'observation. « L'état de besoin » des théoriciens dominants les rend soumis au capital. Ils sont de plus au même titre que chaque humain soumis à cette « inversion des sens ».

La représentation de la société à partir du mouvement de consommation coupé de la production est significative. Cette inversion s'étend à tous les domaines. La représentation des institutions prend le pas sur celui de la production. Dans les esprits, ce n'est plus la production qui détermine les institutions mais le contraire. Tout est imaginé comme si toutes les activités humaines étaient indépendantes de la production, comme si elles étaient des fonctions indépendantes de la fonction générale de production. Comme si production de symbole était indépendante de production dite « matérielle », comme si la production de symboles n'était pas une fonction de la fonction générale de production. Et le dogmatisme de la production qui a marqué le mouvement ouvrier n'est que le reflet inversé de cette même dichotomie.

La « métamorphose » du parti, sa « mutation » est du même ordre. Elle tente de répondre au dogmatisme par un retour à l'inversion commune, dominante.

Je ne vais pas ré-écrire ici « l'introduction à la critique de l'économie politique » de 1857 et encore moins « Le Capital ». Je veux simplement décrire l'état de confusion du mouvement du salariat, du mouvement des producteurs stricto sensu et du mouvement populaire en général. Tout peut naître de cet état de confusion. Mais cet état de confusion n'est pas sans danger évidemment, d'autant plus que les moyens d'auto-destruction de l'humanité sont devenus terrifiants tant sur le plan de l'organisation sociale que sur ses capacités de destruction physique.

Evidemment, il y a un rapport dialectique entre toutes les fonctions de la société, toutes les activités. Mais la reproduction élargie de l'humanité ne peut se faire que par la fonction globale de production , la production dite « matérielle » étant à la fois « au centre » et « à la périphérie » , le « témoin » et le « moteur » . La « fonction symbolique » est dans la « fonction de production d'objets ».

La hiérarchie entre « le symbolisme » et le « matériel » est une fonction elle-même. Elle découle de la division sociale du travail elle-même sous-tendue par l'accumulation privée des richesses, par la propriété privée des moyens de production.

Le mode de production et d'échange est un mouvement. Il est l'existence même de la société humaine. Il ne peut subir ni de métamorphose ni de mutation génétique. Pas plus que les éléments qui le composent, partis compris.

Chaque élément est en rapport dialectique avec les autres, chaque « fonction » avec les autres, entre elles, et toutes avec la « fonction » globale. Cette présentation des fonctions elles-mêmes est une abstraction nécessaire à la pédagogie mais en tant qu'abstraction, une simple vue de l'esprit ne représentant pas une réalité autre que cette représentation. Elle est utile et fait partie de la « production symbolique » indispensable à la « production matérielle ».

Il y a quelque chose non d'inhumain (l'inhumain étant dans l'humain) mais d'indécent chez les nantis de la production symbolique.

Résoudre la question de la répartition des richesses, c'est d'abord résoudre la crise de la production. J'ai tenté d'expliquer, avec et après d'autres, en quoi consiste cette crise dans « Métamorphose du travail 3 ». Il y a dans le « cri » lancé sur la répartition des richesses, l'ignorance de la création des richesses, des lois qui de moteur du développement des forces productives ont fait du capitalisme un frein au développement des forces productives , tant en quantité qu'en qualité .

La confusion entretenue soit dans la sous-estimation de la classe ouvrière dans le salariat soit dans sa sur-estimation est du même ordre. Il n'y a pas uniformité dans le salariat, pas plus que dans toute chose, et toute chose de la vie humaine. Il y a une fonction globale et des fonctions sans existence indépendante. Toutes dépendent l'une de l'autre, sont l'une dans l'autre. Mais une chose est tangible si on veut bien la toucher, c'est le rôle de la marchandise en tant qu'objet fabriqué, en tant que valeur d'échange marchande en système capitaliste.

Contourner cette réalité, c'est s'allier objectivement au capital, renoncer au mouvement qui abolit l'état actuel des choses du système capitaliste. C'est reconstituer sans cesse le programme de Gotha qui a paralysé le mouvement du prolétariat, même si le prolétariat a trouvé des chemins indépendamment de ce programme. C'est être des Lassalle et des Proudhon, faire des erreurs composées impuissantes et non des synthèses opérationnelles.

Libérer le travail. Rendre une cohérence à l'activité de la personne en la libérant non des nécessités mais des contraintes sociales de classe par une cohérence globale de l'activité humaine, dans sa multiplicité et sa diversité -diversité multiple-. Abolir le salariat et la domination sexiste, les divisions sociales du travail. Abolir la mesure quantitative de l'échange au profit du besoin. Repérer les « finalités en mouvement ». Humaniser la nature, naturaliser l'humain. Libérer le mouvement de prise de conscience de la nature sur elle-même qu'est l'humanité.

Les droits de l'homme, ce n'est pas seulement le type de rapports qu’on a avec les autres ou que l’on aimerait que les autres aient avec soi. Les droits de l'homme c'est la capacité d'agir librement ensemble, de contribuer librement à l'activité humaine. Avoir ce droit c'est avoir tous les autres, droit un et indivisible. Idéal démocratique d'une révolution bourgeoise qui s'est brisé sur la propriété en niant l'usage. L'usage élargi à la richesse pour tous. Le mouvement ouvrier a élargi relativement cette possibilité en rétablissant partiellement des droits indépendamment des inégalités naturelles comme la maladie, avec la sécurité sociale, par exemple.

Dans d'autres domaines aussi. Mais aucune de ces avancées n'est allée jusqu'à la démocratie du travail, celle qui rejette la domination du « que produire et comment produire », domination liée à la propriété privée et au salariat.

La démocratie est liée non seulement aux institutions, mais au travail et à la production, et le mode de production détermine le type d'institution. Si le domaine d'activité est privé, aux mains d'intérêts privés, la démocratie ne peut être que tronquée, limitée, sujette à reculs à tout instant. Dans chaque recul il y a aggravation de la crise de la production.

La démocratie est née de la Cité, la mondialisation méditerranéenne, l'artisanat. L'artisanat est une forme supérieure d'alliance du cerveau et de la main. Le mode de production athénien antique a porté une classe marchande dominante avec des alliés historiques. La révolution française de même. Dans les deux, les travailleurs des techniques artisanales jouent un rôle-clef. Dans les deux le lien entre le travail, la démocratie, les techniques de production est évident. Dans la révolution française, la fédération nationale des cités va donner à la prise de pouvoir révolutionnaire un marché national.

Le rôle des techniques informationnelles, qui n'élimine pas les autres mais les domine, la dissolution relative des marchés nationaux au profit d'une féodalité industrialo-financière mondialisée, la transformation du salariat qui en découle, doivent donner des formes nouvelles aux droits de l'homme, les rapprochant de droits véritablement universels, celui de la démocratie de la production, le communisme qui ne sera toutefois qu'une finitude en mouvement illimité.

Une réflexion pour une nouvelle organisation du travail, une cohérence entre la personne et l'activité globale de production, et l'activité globale de production doit passer par une réflexion sur l'artisanat. Il ne s'agit pas de nier l'industrialisation et sa forme informatisée mais de lui donner une qualité nouvelle dans ce rapport entre l'homme et la nature, l'artisanat étant un « modèle » instructif.

Pierre Assante. Le 10 décembre 2008.

http://www.bdr13.pcf.fr/CRISE-DE-LA-PRODUCTION-ET-RIEN-D.html

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Citation : « …..Pour illustrer ce mouvement dialectique : acte créateur---œuvre créée, nous avons pris précédemment un fragment de la longue histoire d’une des plus belles œuvres humaines : la cité. Nous avons constaté la différence fondamentale (datant de la fondation et du fondement) entre polis [cité grecque] et urbs [cité latine]. Dans cette période, le dire et le faire, ne se séparaient pas encore. Nommer et désigner le naissant pour qu’il crût [grandisse] était un acte. La solennisation religieuse et les rites de fondation n’étaient pas des mises en scène, mais des manières d’accepter les risques de la situation crée, de s’engager à maintenir l’œuvre nouvelle, à éterniser et à s’éterniser en elle. Le sacré avant de s’institutionnaliser, bien avant de devenir attitude et comédie, et de justifier l’appropriation privative par les maîtres de l’œuvre commune au peuple entier, accompagnait la fondation. Le fondateur, le fondement, le fondé, se discernaient mal. Remontons encore vers les sources ; essayons de mieux saisir à la fois l’unité originelle et les scissions qui s’opérèrent au sein de cette unité. Scissions à la fois génératrices d’histoire, produites par une histoire, épisodes de la production de l’homme par lui-même à partir de la nature, à la fois aliénantes et fécondes….. »

Henri Lefebvre (extrait de métaphilosophie)

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 07:00
EXCUSEZ-MOI. POEMES. C’est un long cheminement autodidacte, pacifique, en général souriant, le plus souvent d’espoir, quelquefois désespéré mais c’est passager.

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EXCUSEZ-MOI, J’écris par impulsions, il semble que je me précipite sur une idée.

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Mais ce n’est pas le cas.

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C’est un long cheminement autodidacte, pacifique, en général souriant, le plus souvent d’espoir, quelquefois désespéré mais c’est passager.

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17/05/2016 15:12:24

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Arrêtez vos tambours et vos méga amplis

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Ils vous empêchent d’entendre

le rythme de votre cœur

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Celui de la musique de l’humanité et de la votre.

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11/07/2016 11:15:27

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Elle a dit : merci pour ta passion

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Cette parole je l’ai reçue

et j’ajoute à passion : nécessité.

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Comment ne pas tenter de com-prendre

et de mettre du sien

à l’organisation de la production

qui parvient chaque jour

sur notre table

dans notre maison

notre village ou notre ville

dans le pays et dans le monde

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Cette passion s’appelle : ergologie

Cette passion s’appelle : expérience et connaissance du travail

Cette passion s’appelle : économie politique marxiste

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C’est la conscience en mouvement

collective

de l’activité humaine

qui renouvelle et développe

le processus de l’humanité.

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13/07/2016 04:27:27

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 05:16
Sur le TERRORISME "religieux". Métaphore biologique de la guérison sociale. « Le normal et le pathologique »

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Sur le TERRORISME "religieux", usage d'une métaphore biologique de la guérison sociale partant d'une citation de Canguilhem. « Le normal et le pathologique »

Rechercher la guérison dans la douleur du moment et les soins à long terme.

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« ….L’état physiologique est l’état sain, plus encore que l’état normal. C’est l’état qui peut admettre le passage à de nouvelles normes. L’homme est sain pour autant qu’il est normatif relativement aux fluctuations de son milieu. Les constantes physiologiques ont, selon nous, parmi toutes les constantes vitales possibles, une valeur propulsive. Au contraire, l’état pathologique traduit la réduction des normes de vie tolérées par le vivant, la précarité du normal établi par la maladie. Les constantes pathologiques ont valeur répulsive et strictement conservatrice.

La guérison est la reconquête d’un état de stabilité des normes physiologiques. Elle est d’autant plus voisine de la maladie ou de la santé que cette stabilité est moins ou plus ouverte à des remaniements éventuels. En tout cas, aucune guérison n’est retour à l’innocence biologique. Guérir c’est donner de nouvelles normes à la vie, parfois supérieures aux anciennes. Il y a une irréversibilité de la normativité biologique… »

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Extrait de, « Le normal et le pathologique », Georges Canguilhem, 1943.

Georges Canguilhem, 1904-1995, a été philosophe, médecin et résistant durant l’occupation nazi.

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Il n'y a pas de soin efficace aux maladies de la personne et des groupes sans des remèdes à la maladie de la société qui les engendre.

Rendre santé à la société c'est rendre santé au travail, à l'activité humaine qui produit les biens matériels et moraux nécessaires à la vie humaine.

Ainsi, les remèdes politiques aux activités parasitaires de la finance et de ses institutions actuelles nationales, européennes et mondiales qui les permettent sont de première importance et inséparables de tout autre effort de guérison.

Il n’y a pas d’obsession économique et politique à dire cela, mais simple bon sens faisant lien entre des réalités évidentes et pourtant voilées par la maladie elle-même.

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Pierre Assante, 15/07/2016 05:44:40

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 15:18
Sanctions Espagne et Portugal : un intégrisme austéritaire qui laisse pantois.

Sanctions Espagne et Portugal : un intégrisme austéritaire qui laisse pantois

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L'Eurogroup se réunit aujourd'hui, pour décider de sanctions financières contre le Portugal et l'Espagne, après que la Commission ait engagé la semaine dernière une procédure de « déficit excessif ». Logique absurde de la règle d'or : pour réduire le déficit de ces pays, il faut pomper dans leurs budgets !

Quelques semaines après le vote pour le Brexit, un an jour pour jour après l'humiliation infligée au peuple grec, et au moment même où l'ancien Président de la Commission, Jose-Manuel Barroso, annonce son pantouflage chez Goldman Sachs, cet intégrisme austéritaire laisse pantois.

Aucune leçon n'est tirée de la crise sociale, de l’inefficacité économique et du profond rejet populaire causés par l'austérité. S'obstiner dans cette voie c'est menacer le projet européen.

Puisque le gouvernement français annonce vouloir un « sursaut » de l'Europe, c'est le moment.

Voici deux point forts que Michel Sapin devrait mettre sur la table de l'Eurogroupe :

- Le gouvernement français doit s'opposer aux sanctions qui engendreraient une situation financière encore plus dégradée pour l'Espagne et le Portugal, et mettre en cause le traité budgétaire et l'ensemble des règles qui tuent le développement en Europe.

- Les 80 milliards d'Euros déversés chaque mois par la BCE sur les marchés financiers, sans aucun impact sur l'emploi, doivent être versés dans un fonds de développement social et solidaire pour financer un plan d'investissement européen dans les services publics.

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PCF, le 12 juillet 2016

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 07:17
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Revue "PROGRESSISTES N° 12 : Le travail à l'heure du numérique.

(Tous les articles seront prochainement accessibles individuellement)

Télécharger la revue en cliquant sur l'image.

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ÉDITO

Une loi pour revaloriser le travail, Jean-François Bolzinger

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IDÉES

Éloge de la simplicité, Jean-Pierre Kahane

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DOSSIER : Le Travail à l’heure du Numérique

Un peu plus à perdre que nos chaînes, toujours un monde à gagner, Sébastien Elka
Salariat, entreprise, valeur : du nouveau dans les enjeux de la lutte, Sophie Binet
La productivité du violoniste, Pierre Rimbert
Le logiciel libre municipal, la mairie de Fontaine, Nicolas Vivant
Droit du travail et numérique Conjuguer le futur au passé?, Anne Rivière
Uber, pointe émergée du capitalisme de plates-formes, Yann Le Pollotec
Ubérisation et création de valeur, Frédéric Boccara
Les plates-formes bousculent l’équilibre entre travail reconnu et travail implicite, Antonio Casilli
L’enseignement à l’heure du numérique, Marine Roussillon
Fiscalité connectée pour dépasser le capitalisme financier et réguler le capitalisme cognitif, Julien Cantoni
Robots : du réel au possible, limites actuelles, Olivier Masson
Intelligence artificielle, le défi démocratique, Ivan Lavallée

BRÈVES

Les Brèves (N°12)

SCIENCES

Liberté, Égalité, Fraternité : hommage à André Brahic, Aurélie Biancarelli-Lopes

VIDÉOS

Les Vidéos (N°12)

SCIENCE ET TECHNOLOGIE
PHYSIQUE LIGO-Virgo : les ondes gravitationnelles enfin dévoilées, Édouard Brézin
GÉNÉTIQUE Échangeons-nous des gènes avec les vers de terre ?, Clément Gilbert
LU DANS LA PRESSE Il n’y a pas de « révolution » transhumaniste, seulement une idéologie, Franck Damour

TRAVAIL, ENTREPRISE & INDUSTRIE

EUROPE Portugal. La lutte pour maintenir TAP au service du développement du pays, Miguel Viegas
ENTREPRISE Industries, technologies et rapports sociaux, Louis Mazuy

ENVIRONNEMENT & SOCIÉTÉ

BIODIVERSITÉ Le loup, prédateur et bouc émissaire, Jean-Claude Cheinet
SÛRETÉ L’usine ALTEO : un long combat pour produire propre, Aurélie Biancarelli-Lopes et Luc Foulquier

LIVRES

Les Livres (N°12)

GÉOPOLITIQUE

Missile chinois versus porte-avions états-unien : les dessous technologiques, Nicolas Martin

POLITIQUE

Retour sur le congrès du PCF : clarté, exigence et perspectives politiques, Luc Foulquier

Du côté du PCF et des progressistes… (N°12)

ENSEIGEMENT SUPÉRIEUR ET RECHERCHE

Abolir la division sociale du travail : un enjeu féministe, Marie Jay

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 07:35
Revue ECONOMIE & POLITIQUE : La Révolution informationnelle.

Au sommaire du n° 742-743 (mai-juin 2016)

(Cliquer sur les titres d'articles pour les ouvrir).

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 15:21
*******LIRE : cliquer sur l'image*******
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Transformation du travail,

mouvements de la société,

lutte de classe

Inspiré librement du schéma général des dispositifs dynamiques à 3 pôles d'Yves SCHWARTZ.

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(1) « Il me parait évident que pour dynamiser la dialectique micro/macro, il faut des "propositions" économiques alternatives, marquées au sceau de la désadhérence. Le problème commence seulement quand on ne mesure pas au niveau macro que ces propositions n'ont pas chance de s'inscrire dans un processus transformateur si elles ne négocient pas leur articulation avec les réserves d'alternative engendrées dans les dramatiques de l'activité » Extrait d’une correspondance d’Yves Schwartz.

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Schéma de P. Assante, inspiré librement du schéma général des dispositifs dynamiques à 3 pôles d'Yves SCHWARTZ.

Schéma de P. Assante, inspiré librement du schéma général des dispositifs dynamiques à 3 pôles d'Yves SCHWARTZ.

SOMMAIRE

I. MODERNITE DU CAPITALISME, Page 2

II. LA RÉSISTIBLE ASCENSION DU « LOW COST »

ET L’IRRÉSISTIBLE MOUVEMENT

DU PROGRÈS POUR TOUS, Page 3

III. Et L’ECONOMIE CONTRIBUTIVE (1) EST-ELLE UNE COURSE AU PROFIT OU UNE COURSE AU PROGRES DE L’HUMANITE ? Page 5

IV. LES RESERVES D'ALTERNATIVE.

Comprendre les difficultés de la société en général, celle de la politique, celle d’un parti de transformation sociale en santé, Page 6

SHEMA 1 : DEVENU et DEVENIR : Développement, Production Qualitative. Schéma inspiré librement des concepts ergologiques du Professeur Yves SCHWARTZ, Page 7

SHEMA 2 : Tableau « Un sens de l’histoire », extrait de l’essai « Division sexiste du travail, résidu ou mode de gestion ? » P. Assante, 2004. Page 8

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LIRE SUR CE LIEN : ICI ou cliquer sur le double portrait (image) au-dessus du schéma.

http://pierreassante.fr/dossier/Transformation_du_travail_RECUEIL.pdf

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 06:07
LA PENSEE DIALECTIQUE.

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LA PENSEE DIALECTIQUE

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La pensée du capitalisme mondialisé et informationnellement numérisé est une pensée aliénée par l’échange « Argent-Marchandise-Argent’plus » (A-M-A’) à son paroxysme.

C’est aussi et en même temps une pensée morcelée, éclatée, éloignée d’une pensée dialectique.

Type de système d’échange et type de techniques d’échange –et de production liée au type d’échange- vont de pair.

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Pour illustrer notre période historique, on ne peut user de la métaphore de la fin d’Empire Romain et sa crise de prédation du travail par les grands propriétaires, ni la métaphore de la Renaissance du XVIème et son expansion coloniale, guerrière et scientifique et d’affrontement religieux les recouvrant.

Nous sommes à une période de dissolution-rigidification des rapports sociaux et de dissolution-rigidification de la pensée qui va avec.

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La tâche du présent, à travers les luttes qui marquent les difficultés de vivre dans la crise économique et de civilisation, c’est la reconstitution d’une pensée dialectique commune, partant de l’individu et de son acte producteur en lui redonnant cohérence.

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C’est un énorme travail de fourmi et c’est la voie essentielle à prendre, parmi la multitude des sentiers, routes et autoroutes de la pensée qui se présentent à nous.

C’est un travail de fourmi, mais chacun sait l’efficacité d’un travail de fourmi à la longue, lorsque l’un s’ajoute à l’autre, petit à petit, et que la masse de travail finit par exploser en quantité et en qualité.

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Pierre Assante, 08/07/2016 06:04:35

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 08:30
ECONOMIE, POLITIQUE, CRITIQUE, ATTAQUES, SENTIMENTS ET MALENTENDUS.

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ECONOMIE, POLITIQUE, CRITIQUE, ATTAQUES,

SENTIMENTS ET MALENTENDUS..

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Une critique ressemble souvent à une attaque.

Ce peut être simplement l’exposé d’une façon différente de voir et de comprendre.

Confronter, mettre front contre front peut être moralement ou même physiquement violent, mais pas obligatoirement, s’il ne s’agit pas d’intérêts égoïstes, mais de choix différents ou carrément divergents, jugés déterminants pour la vie en société, à débattre, expérimenter.

Les choix peuvent être des choix de conviction profonde, tout en étant comme tout choix, aussi partisans, finalement. On sait que rien n’est moins fiable que la pensée, justement parce que la pensée et les choix passent par des concepts et systèmes de concepts en mouvement rapide ou relativement rigides dont la complexité est évidente : chez l’humain ce n’est pas un instinct de survie de l’individu et de l’espèce qui agit seul, c’est aussi la pensée et ses incertitudes.

Pourtant il n’y a pas de vie humaine et de vie de la société sans choix à mettre en œuvre, individuel et collectif partant des besoins quotidiens et à long terme.

Rien n’est plus difficile à aborder que l’attachement sentimental d’une personne à un choix d’idée ou de personne. Toute proposition contredisant ce choix affectif ressemble pour la personne à une rupture avec l’autre personne et les idées de l’autre personne. C’est souvent la cause de retards supplémentaires pris dans la conscience de la réalité, la confrontation prenant le pas sur l’examen. Les déceptions successives des choix des votes aux présidentielles en est un des multiples exemples. L’affection ni les qualités humaines éventuelles ne peuvent se substituer à la résolution des problèmes partant des nécessités et des possibilités, les deux, indissolublement !

Les « trahisons » partent des nécessités, donc des difficultés sans s’ouvrir aux possibilités. Cela s’appelle ou manque de courage ou opportunisme de carrière, ou ignorance individuelle ou collective, ce qui est plus rare à ce niveau, mais…..

Finalement, ce qui est le plus «convainquant », ce sont les FAITS CONCRETS à la longue, lorsqu’ils démontrent ou semblent démontrer la validité d’une vision et d’un raisonnement faits longtemps avant, si l’on s’en souvient, ou s’il nous sont rappelés par le débat et dans la vie.

Il en sera ainsi concernant la crise économique, son développement, ses « raisons » concrètes, ses effets concrets sur la vie quotidienne d’où pourra sortir ou non la conviction des moyens pour y remédier, aussi difficiles qu’ils puissent être, la survie de la société en dépendant…

Il en sera de même de la politique, les décisions et actions concernant l’économie, concernant le « que, quoi, comment et pour qui produire» pour vivre, en dépendant.

Faites donc un petit tour ici, si le cœur vous en dit….

Pierre Assante, jeudi 7 juillet 2016.

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 11:26
Pierre Laurent. le 06 juillet 2016. Echec de la motion de censure : "Un sentiment de colère".

Echec de la motion de censure : "Un sentiment de colère"..

J'étais ce soir au meeting contre la loi travail à l'appel des organisations syndicales.

Au soir de cette journée qui a vu une nouvelle fois échouer à 2 voix, le dépôt d'une motion de censure de gauche, je veux dire mon sentiment de colère qui est le mien.

Ainsi, grâce à l'arme anti-democratique du 49-3, à l'abstention volontaire de la droite, au manque de courage d'une partie des députés socialistes, la loi travail va être adoptée malgré l'opposition majoritaire du pays et l'absence de majorité au parlement.

Le combat n'est pas terminé. Les parlementaires communistes resteront aux côtés des salariés mobilisés pour mettre en échec ce déni démocratique.

Je salue les 56 députés Front de gauche, socialistes, écologistes qui ont signé la motion de censure.

Nous serons au rendez-vous de nouvelles mobilisations.

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Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, le 06 juillet 2016

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 07:56
Bruno Odent. L’Europe, vers un modèle national-libéral ?

L’Europe, vers un modèle national-libéral ?

11 mai 2016.

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Europe, état d’urgence. La Régression nationaliste, consécration de l’ordo-libéralisme, de Bruno Odent. éditions Le Temps des cerises, 232 pages, 15 euros. Dans son nouvel ouvrage, Bruno Odent dissèque le modèle allemand sous de nouveaux jours.

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Dans Europe, état d’urgence, Bruno Odent, journaliste à l’Humanité, dévoile comment « l’ordo-libéralisme » a été imposé aux autres pays européens, et combien à la fois cette doctrine nourrit et s’accommode du national-libéralisme d’un Viktor Orban ou d’une Marine Le Pen. Pour ce faire, il commence par déterminer quels sont les grands traits de l’ordo-libéralisme, doctrine née dans les années 1930 dans la tête d’économistes conservateurs allemands. L’ordo-libéralisme vise à préserver les mécanismes de marché du champ de la délibération démocratique, de la « révolte des masses ». Cela passe notamment par une politique monétaire indépendante, des mécanismes automatiques de réduction des déficits. L’objectif est de créer une économie ultracompétitive, où l’État n’est pas un acteur économique mais joue un rôle d’arbitre.

Le mérite de l’ouvrage est de montrer comment, à la faveur de la réunification allemande et de l’instauration de la monnaie unique, le modèle ordo-libéral s’est transformé et s’est imposé au vieux continent au point de voir sa logique désormais inscrite au cœur des traités européens. Derrière ce modèle en apparence neutre, se cachent les intérêts des Konzerne, ces entreprises devenues ultracompétitives grâce à la sous-traitance dans les pays de l’Est, l’écrasement des coûts salariaux après les réformes Schröder et la reconnaissance du made in Germany.

Le second apport du livre, et c’est le plus important, est de montrer combien le national-libéralisme, censé se construire en contre-point du modèle ordo-libéral, en est le « prolongement royal ». L’auteur montre combien l’Alternative pour l’Allemagne, parti anti-euro et xénophobe, partage en fait la même vision monétariste que W. Schäuble, ministre des Finances d’Angela Merkel, qui a poussé les autres pays européens à adopter des politiques d’austérité. Il donne à voir d’autres exemples européens, notamment la Hongrie, où la droite ultraconservatrice au pouvoir, sous couvert de lutte contre l’establishment, se montre en réalité bon élève des canons libéraux.

Enfin, le livre se penche sur les résistances en Grèce, en Espagne, au Portugal. Il appelle à s’appuyer sur les forces vives, les syndicats, qui, en Allemagne, luttent au cœur même du modèle ordo-libéral, en revendiquant de meilleurs salaires, en voulant restaurer des conventions collectives et en refusant le traité transatlantique.

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GAËL DE SANTIS

MERCREDI, 11 MAI, 2016

L'HUMANITÉ

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ET Rappel d'un article précédent :

LE CAPITALISME, LA CONCURRENCE, ET LA GUERRE ECONOMIQUE ET MILITAIRE.

Les « dessous » d’un brexit, d’un grexit etc…..Nationalismes et populismes ne sont pas une fatalité. Il existe une réserve d’alternatives qu’une démocratie du « que, quoi, comment produire » fera s’épanouir.

http://pierre.assante.over-blog.com/2016/06/le-capitalisme-la-concurrence-et-la-guerre-economique-et-militaire-les-dessous-d-un-brexit-d-un-grexit-etc-nationalismes-et-populi.h​

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Voir AUSSI sur l'Humanité d'aujourd'hui, 6 juillet 2016, l'article de Bruno Odent " Londres engage une partie de poker fiscal pour sauver la CITY", page 13, montrant comment dans la situation actuelle s'aiguise la guerre des places boursières et des monnaies nationales et ses dangers.

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 09:04
Se RAPPELER. C’était notre copain, c’était notre ami. Pierrot, 1er août 2010.

C’était notre copain, c’était notre ami.

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Et c’était mon copain, mon ami. Georges Pedrono.

Presqu'un an déjà qu'il nous a quittés.

Georges : d’une grande délicatesse, d’un esprit aigu d’analyse, d’un grand engagement.

Tout cela au service de l’utilité à la société, à ses amis, une utilité au-delà du clan, ouverte à tous et pour cela militante. Dans sa ville, sa région, son pays, dans les forums sociaux internationaux.

Souvent quand nous nous rencontrions, il me disait : as-tu suivi tel évènement, es-tu au courant de ce débat sur telle ou telle action, telle ou telle idée ? As-tu lu cet article de "l'Huma", suivi cette réunion de tel ou tel syndicat, parti, association ?

Malgré de graves problèmes de santé, il ne rechignait ni au travail intellectuel, ni aux responsabilités, ni aux « corvées » militantes peu motivantes pour d’autres. Parce qu’il se voulait utile.

C’est peut-être parce que sa santé ne lui permettait pas de faire tout ce qu’il voulait, tout ce qu’il pensait indispensable, qu’il se sentait quelquefois inutile et qu’un pessimisme l’habitait sans pourtant entamer ses idéaux, ses raisons d’être, sans entamer sa lucidité, au contraire en l’aiguisant, ce que les éclairs bleus de ses yeux, de son regard, soulignaient .

Ce pessimisme était aussi de l’espoir : le ressenti profond et affolé de la dureté de la vie et des humains et la volonté de l’adoucir, par la solidarité, l’amitié.

Sans que ce pessimisme se reporte dans son comportement sur les autres, sans altérer son affection généreuse, ni ce petit sourire doux ou ironique qui l’animait et rompait sa mélancolie, sa tristesse, et même son angoisse, quand il se sentait en accord dans l’action avec un autre, avec les autres.

Des peuples pensent qu’on meurt deux fois. Lors de sa mort biologique, et lors de la disparition de tous ceux qui vous ont connu. Ami apparemment effacé, Georges Pedrono a pourtant marqué les collectifs et les personnes qu’il a côtoyés et à travers eux, sa trace sera indélébile, au-delà de leurs disparitions.

Dans le processus humain, l’action sociale, au sens de l’action en profondeur sur la marche de la société, aujourd’hui dévalorisée, quelquefois méprisée, toujours détournée par les grands intérêts privés, mais toutefois essentielle, marque indéfiniment ce processus de la nature qu’est la pensée humaine en mouvement.

Nous ne sommes que cette organisation de la matière qui permet à la nature d’avoir conscience d’elle-même, conscience qui progresse chaque fois que nous assurons la santé de ce processus.

Georges, ne démentirait pas cette vision car il la partageait profondément, et cela est notre consolation.

Pierrot, 1er août 2010

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 20:53
REFONDER L'UNION EUROPEENNE EN COMMENCANT PAR LA BCE.  Frédéric Boccara, économiste, membre du CEN du PCF et du CESE.  Yves Dimicoli, économiste, ancien membre du CAE, PCF.  Denis Durand, économiste, co-directeur d’Economie & Politique

27 juin 2016

REFONDER L'UNION EUROPEENNE EN COMMENCANT PAR LA BCE

Frédéric Boccara, économiste, membre du CEN du PCF et du CESE

Yves Dimicoli, économiste, ancien membre du CAE, PCF

Denis Durand, économiste, co-directeur d’Economie & Politique

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Le vote d’une majorité de Britanniques pour sortir de l’UE souligne le besoin urgent d’une refondation de la construction européenne

Il résulte pour une large part de la souffrance de ce peuple face aux politiques de baisse du coût du travail et de privatisations. Ce nouveau choc révèle l'ampleur du désaveu populaire vis à vis de l'UE néolibérale et des dirigeants nationaux qui, au mépris de plusieurs alertes, ont persisté dans leur soumission aux injonctions des marchés financiers.

Ce sont ces politiques qu’il faut maintenant vraiment rejeter et changer !

Les peuples ont été dépossédés de toute maîtrise de leur devenir. Leur argent – celui des banques et de la BCE – alimente les panzers de l’austérité, avec un seul mot d’ordre : accroître les profits. La perspective immédiate au Royaume-Uni, c’est encore plus d'austérité avec le danger d’une nouvelle récession, plus de soumission aux marchés, plus de tensions et de racisme dans la société. Une nouvelle crise financière couve dans toute l’Europe.

Ces catastrophes économiques nourrissent la catastrophe politique avec le rejet des étrangers, la montée de l’extrême-droite en Autriche, en Hongrie, en Pologne, en Allemagne, et en France, selon les mêmes mécanismes qui ont permis aux forces les plus réactionnaires de gagner une majorité de Britannique au vote pour le Brexit. On sait où peut mener un déchaînement de la xénophobie et des nationalismes.

Lutter sans attendre pour une refondation radicale de la construction européenne est donc indispensable.

Les objectifs tant vantés de paix et de prospérité sur le continent doivent cesser d’être contredits par les moyens avec lesquels les gouvernements prétendent les atteindre : « concurrence libre et non faussée », monnaie unique monopolisée par les marchés financiers via une BCE à leur service, fuite en avant fédéraliste éloignant sans cesse davantage les décisions des citoyens. C’est la BCE qui, sur l’injonction du grand capital allemand et du fait de la lâcheté de dirigeants politiques comme François Hollande, a foulé aux pieds la volonté démocratiquement exprimée du peuple grec et de son gouvernement.

De l’autre côté, les nationalistes de tout poil occultent le cœur du sujet – la dictature de la finance – et proposent une véritable Union sacrée de chaque nation derrière sa bourgeoisie prétendument nationale. Ce serait une folie. Cela lancerait les différents peuples européens dans un nouveau stade de guerre économique intra-européenne.

Nous souffrons du même ennemi : cette finance qui n’a de cesse d’attaquer l’emploi, de délocaliser et de soumettre les services publics.

Nous savons donc où il faut frapper en priorité.

- En France, cela commence par le retrait immédiat de la « loi El Khomri » et le choix d’un budget de soutien à l’activité, à l’investissement efficace ainsi qu’aux services publics.

- En Europe, il faut un programme de soutien des dépenses pour les services publics, la protection sociale et de l’emploi. Cela exige de mettre en cause le « Pacte de stabilité » budgétaire, verrou des politiques d’austérité. Tout de suite, l’action de la BCE doit changer.

Le pouvoir de la BCE est immense car il porte sur l’utilisation de l’argent des Européens ; il est dans les mains des marchés financiers. La BCE a réduit ses taux d’intérêt à zéro mais sans changer les critères de distribution du crédit ; elle déverse 80 milliards d’euros chaque mois sur les marchés financiers en les laissant décider où va cet argent ! De là la faiblesse et la précarité de la reprise de la zone euro, à laquelle le Brexit peut donner le coup de grâce.

Ce ne sont pas les marchés, ce sont les peuples qui doivent décider de l’utilisation de ces euros. Cette exigence s’exprime dans toute l’Europe, par exemple avec la campagne « Money for people ».

Quatre mesures immédiates.

- Tout de suite, avec une partie des 80 milliards d’euros mensuels, la BCE doit donner un ballon d’oxygène aux services publics (santé, enseignement, logement, recherche…) dans toute l’Union européenne au lieu de soutenir à bouts de bras les cours de Bourse ! C’est possible en créant un Fonds de développement européen qui financerait aussi bien les États que les collectivités territoriales lorsqu’ils développent les services publics.

- Tout de suite, une autre partie des milliards de la BCE doivent servir à refinancer des crédits bancaires mais seulement si ces crédits financent des projets répondant à des critères économiques (création de valeur ajoutée), sociaux (emploi) et écologiques.

- Tout de suite, la BCE doit refuser toute liquidité aux banques si elles nourrissent la financiarisation, les délocalisations, l’évasion fiscale.

- Cela demande de mettre en place dans l’urgence un suivi démocratique de l’action de la BCE et des banques centrales nationales qui, avec elle, forment l’Eurosystème. Ce serait une pièce centrale de la refondation d’une Union de type confédéral entre peuples et nations libres, souverains et associés.

C’est ce que la France devrait réclamer à la table des négociations européennes.

Il s’agit au total d’organiser le combat pour une souveraineté populaire sur l’argent et pour un tout autre modèle social et écologique en Europe.

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Publié dans l'HUMANITE, le 28 juin 2106

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 12:42
....Paradoxalement, c’est d’une vision « chacun à sa façon », qui ne fait pas une conscience commune : EXPLIQUER, C'EST TRADUIRE.

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EXPLIQUER, C'EST TRADUIRE

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Dans le contexte actuel de grande confusion d'un monde en transition rapide et colossale, plus une analyse s’insinue dans la profondeur de la réalité, plus elle s’éloigne de la superficie visible, moins elle rapproche les humains d’une vision commune de cet approfondissement.

Paradoxalement, c’est d’une vision « chacun à sa façon », qui ne fait pas une conscience commune, que l’humanité et l’interlocuteur particulier accouchent.

Les « conditions matérielles » de vie, de travail (1) et de transmission contiennent TOUT ce qui fait l’humain. Aussi, devant un approfondissement d’un savoir, on pourrait dire « ce n'est pas si compliqué ». MAIS C'EST COMME TOUT CE DONT ON A PAS ENCORE APPRIS LE LANGAGE : POUR EXPLIQUER IL FAUT TRADUIRE DANS LA LANGUE DE L'AUTRE QUI EST TOUJOURS DIFFERENTE.

Expliquer, c'est traduire....et retraduire, de personne à personne, de génération à génération. Difficulté de plus aujourd’hui : la transformation accélérée de pensée, de techniques et de production dans une même génération, à la fois atout et difficulté accrue de transmission entre générations.

Un "rassemblement" de pensée, une cohérence meilleure dans leurs différences devrait trouver remède dans une société qui substitue une plus grande solidarité à la guerre de concurrence actuelle entre personnes.

A son paroxysme, le capitalisme mondialisé, numériquement informationnalisé , l'hyperlibéralisme, la marchandisation de toute les activités, provoque des inégalités colossales y compris dans la transmission des savoirs, comme dans la propriété privée, la possession.

L'accès "libre" aux réseaux de l'informationnalisation numérique n'est pas une réponse automatique aux inégalités tant que les réseaux restent dans la logique d'un système où les plus puissants dans la possession et l'usage du capital récupèrent de fait la maitrise de la communication en l'orientant in fine vers le profit capitaliste. L'uberisation en fait la démonstration

Se dire cela contribue à la sérénité de la recherche, de ses échecs et de ses succès d'une vision à long terme de la pensée et de la conscience.(2).

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Pierre Assante, vendredi 24 juin 2016

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(1) C’est sans doute un des effets d’un travail éclaté, d’une organisation de la production hyper-parcellisée, d’une solidarité concrète des activités humaines sans solidarité subjective morale laquelle est tout aussi matérielle, entre humains; manque ayant comme corollaire une sentimentalité « commerciale » plutôt que qu'une culture du don (au sens de donner).

(2) L’écart entre le savoir fondamental enseigné et la pratique sociale saine tient sans doute au mode de production et d'échange. Mais le mode de production et d’échange ne peut avoir cet effet que parce que les outils génériques, psychologiques, culturels et mentaux en général ont des « défauts de fabrication » originels et ontologiques. C'est donc d'un dépassement culturel, civilisationnel qu'il est aussi question, de générations en générations.

Se dire cela contribue à la sérénité de la recherche, de ses échecs et de ses succès, d'une vision à long terme de la pensée et de la conscience.

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 06:36
ATTENTION : « SOLUTIONS » NATIONALISTES FAUSSEMENT DITES « NATIONALES » = PENTE DANGEREUSE ! La position « ou on change ou on sort » fait partie de ce glissement dangereux :

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ATTENTION : « SOLUTIONS » NATIONALISTES FAUSSEMENT DITES « NATIONALES » = PENTE DANGEREUSE !

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La position « ou on change ou on sort » de Mélenchon fait partie de ce glissement dangereux et prouve que les positions des uns et des autres doivent être éclaircies pour ne pas se heurter à des impasses et tomber dans des précipices en pensant fuir les périls ou s’attaquer aux « méchants ».

Plus la crise et les difficultés de vivre pour le peuple avanceront, plus la question des choix politiques et sociaux se poseront de façon radicale.

Et le glissement vers les solutions nationalistes dites "nationales" est un glissement vers le FN, même à notre corps défendant.

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Quelques rappels très brefs, qui ne seront pas développés ici, mais mis en relation. Cette mise en relation peut paraître dogmatique, car les « évidences » sont souvent trompeuses et contiennent de fait des « facilités de pensée » dangereuses qui transportent « innocemment » avec elles l’idéologie dominante, l’idéologie de ceux qui nous exploitent, qui maintiennent un système, une organisation sociale qui donne tout le pouvoir à la finance, à l’enrichissement pour certain, et à l’appauvrissement pour la plupart.

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NON, Le Front National n’est pas une opinion. C’est la condensation des protestations pour drainer les citoyens vers des positions de soutien au grand capital, l’oligarchie, ce capital que le même FN fait mine de critiquer, de condamner. Et le glissement vers les solutions dites nationales est un glissement vers le FN, même à notre corps défendant.

Paradoxe et danger : la réponse « nationale » aux méfaits d’une Europe dirigée par ces oligarchies à travers une Commission Européenne soit complice soit opportuniste envers ces puissances d’argent, est tout le contraire d’une réponse « de classe » des travailleurs et des populations. La réponse « nationale » au lieu de rassembler contre une politique anti-sociale, rassemble sur une position « interclassiste », c'est-à-dire ou la revendication ouvrière, celle des droits sociaux pour tous va s’affaiblir et se dissoudre dans un soi-disant intérêt national où les plus riches et le grand capital tireront les marrons du feu.

Certes, la protestation du peuple britannique souffrant qui s’exprime par le Brexit est compréhensible, mais elle le laisse démuni en matière de lutte contre ce qui l’accable, la diminution des droits sociaux, des droits et des moyens de vivre, comme le même choix nous laisserait démunis, ici ou ailleurs.

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Plus la crise et les difficultés de vivre pour le peuple avanceront, plus la question des choix politiques et sociaux se poseront de façon radicale.

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Et ce sera soit les thèses du Front National et le ralliement de toute la droite et plus à ces thèses qui se poseront, soit les thèses de transformation sociale saine, celle qui avanceront vers une démocratie européenne, avec entre autre les propositions du PCF, du PGE, des forces anciennes et nouvelles de transformation sociale (1) pour une démocratie du « que, quoi, comment produire » qui ne gommera pas les diversités nationales, économiques, politiques et culturelles progressistes et qui luttera contre le capital pour : la sécurité d’emploi et de formation, la maitrise politique des flux des capitaux, des réformes locales et mondiales progressives et radicales des systèmes financiers et monétaires plus une organisation du travail démocratique, en santé, reconnaissance et initiative de la personne dans l’entité productrice locale et globale.

Le brexit et ses positions nationalistes ne sont pas une avancée contre d’Europe des oligarques, c’est un recul de la lutte de classe c'est-à-dire un recul du processus de rassemblement des luttes sociales de tous les pays d’Europe, pour une promotion et une avancée des droits sociaux et culturels dans toute l’Europe. Il n’y a pas de possibilité de lutte victorieuse dans un seul pays, l’expérience grecque l’a illustré. La victoire réside dans un rassemblement populaire progressiste de la majorité des peuples des pays européens, en tout cas d’une forte part des plus grands pays en matière de poids économique et social.

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L’expérience grecque a échoué temporairement et tente de temporiser pour éviter le pire.

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Tout glissement vers des « solutions nationales » interclassistes, qu’il soit de droite ou de gauche, est un glissement dangereux. La position « ou on change ou on sort » de Mélenchon fait partie de ce glissement dangereux et prouve que les positions des uns et des autres doivent être éclaircies pour ne pas se heurter à des impasses et tomber dans des précipices en pensant fuir les périls ou s’attaquer aux « méchants ».

La poursuite du mouvement social à long terme contre la loi travail, vers des solutions politiques, pour une politique sociale dans tous les domaines, quelle que soient l’issue provisoire du moment de ces luttes, est la réponse aux glissements politiques dangereux qui se présentent sous des aspects progressistes mais sont porteurs de régressions insidieuses.

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Pierre Assante, Dimanche 26 juin 2016

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(1) Citées dans d’autre articles, comme les nouvelles forces de transformation naissantes en Europe (et leur rassemblement sous diverses formes, comme le Front de Gauche), Syriza, Rifondazione Comunista, Bloco de Esquerda portugais, Izquierda Unida, Podemos (Unidos, podemos), et tant d’autres, qui proposent des clefs à la sortie de la CRISE ECONOMIQUE ET DE CIVILISATION.

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 11:32
* AMIS, à la santé de l'Europe et de notre planète ! *
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DÉ-GLOBALISATION ?

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Quand un italien militant communiste entend la parole « dé-globalisation », il pense, il me semble, dé-globalisation capitaliste, rupture avec l’hyperlibéralisme, la marchandisatuion globale. C’est sous-entendu.

Et en ce qui concerne l’U.E., il s’agit de s’opposer à une hyper délégation à la Commission Européenne, dont la politique au service du capital monopoliste mondial, est ultra centralisée et ne laisse pas de place à la démocratie des peuples et des Nations.

L’Europe sous la férule de cette Commission Européenne est en fait une Europe Fédérale autoritaire, hyperlibérale.

Pour notre part, c’est d’une EUROPE CONFEDERALE que nous voulons, laissant place aux cultures économiques, politiques particulière héritées de chaque nation, et aux cultures sociales les plus avancées en matière de droits du travail et du citoyen.

L’Europe de l’U.E. peut être dans le monde d’aujourd’hui une zone économique et politique et pluri-culturelle pertinente de développement humain, mais la soumission de ses institutions aux oligarchies, dès sa création l’on rendue malade et sa maladie ne cesse de s’aggraver.

La mondialisation, la globalisation sont des phénomènes millénaires en processus basés sur les échanges, de l’antiquité à nous jours, qui a permis les progrès du processus humain, du processus d’humanisation entamé dans la très longue préhistoire, de l’homo habilis à l’homo sapiens d’aujourd’hui.

La mondialisation, la globalisation par elles-mêmes ne sont pas la cause de la crise économique et sociale, la crise de civilisation. « L’impérialisme est le stade suprême du capitalisme ». Pourquoi ? Parce qu’au bout du développement de l’accumulation capitaliste, et particulièrement sous l’effet de la révolution scientifique et technique mondiale, le phénomène de baisse tendancielle du taux de profit, la suraccumulation-dévalorisation du capital poussée à son paroxysme crée les conditions d’un blocage-destruction du processus humain et de son milieu naturel.

La globalisation, la mondialisation, dans son état actuel a besoin d’une épithète pour être comprise par un lecteur français, celle de globalisation CAPITALISTE.

Une globalisation démocratique, faisant place à une démocratie du « que, quoi, comment produire » ne gommera ni les diversités économiques, politiques et culturelles si tant est que nous menions la lutte pour la mettre en œuvre : sécurité d’emploi et de formation, maitrise politique des flux des capitaux, réformes locales et mondiale progressive et radicale des systèmes financiers et monétaires plus une organisation du travail démocratique, en santé, reconnaissance et initiative de la personne dans l’entité productrice locale et globale

Arnaud Montebourg a lancé il y a quelques années le concept de « dé-globalisation » ou de "dé-mondialisation" ? Malgré le respect que je porte à la personne, comme à toute personne, il faut reconnaître, je crois que sa « dé-globalisation » est loin de correspondre à l’idée développée ici, et son passage au gouvernement de l’économie en France en a apporté la preuve.

Pierre Assante, samedi 25 juin 2016.

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 07:20
LE CAPITALISME, LA CONCURRENCE  ET LA GUERRE ECONOMIQUE ET MILITAIRE.  Les « dessous » d’un brexit, d’un grexit etc…..Nationalismes et populismes ne sont pas une fatalité. Il existe une réserve d’alternatives qu’une démocratie du « que, quoi, comment produire » fera s’épanouir.

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LE CAPITALISME, LA CONCURRENCE

ET LA GUERRE ECONOMIQUE ET MILITAIRE.

Les « dessous » d’un brexit, d’un grexit etc…..

Nationalismes et populismes ne sont pas une fatalité.

Il existe une réserve d’alternatives qu’une démocratie du « que, quoi, comment produire » fera s’épanouir.

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En période de crise extrême de baisse tendancielle de taux de profit, de suraccumulation-dévalorisation du capital, les contradictions s’aggravent, même entre capitalistes évidemment, et même dans la mondialisation d’aujourd’hui, numériquement informatisée, sa production et ses échanges, ses institutions politiques, culturelles et militaires.

Lénine a décrit ce phénomène en écrivant « l’impérialisme, stade suprême du capitalisme », stade qui a produit la première guerre mondiale de partage du monde. Les capitalismes dominants d’Europe n’ont pas hésité, sous l’œil de maitre de l’impérialisme dominant à se lancer dans la course guerrière à la concurrence.

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Certes, les « motifs » sont aussi culturels, partant des différences entre peuples, ethnies, groupe humains constitués, et servent d’appui et de prétextes aux aventures mortifères. Il ne s’agit pas de « complots » mais d’affrontements entre puissants groupe monopolistes et leurs relais politiques. Nous somme passés d’un Capitalisme Monopoliste d’Etat Social, suite à un rapport de force favorable d’après guerre, à une mondialisation de ce capitalisme et de son hyperlibéralisme aiguisé par la nouvelle révolution scientifique et technique.

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Cette aventure d’il y a un siècle s’est soldée aussi par un affaiblissement relatif du capital, la Révolution d’Octobre Russe et malheureusement aussi ses dérives. La deuxième guerre mondiale a aussi eu, du moins en partie, le même « fond d’écran » que la bourgeoisie exprimait en disant « Plutôt Hitler que le Front Populaire ».

Les crises cycliques et la crise systémique nous portent aujourd’hui vers les mêmes contradictions et la guerre économique ne menace pas moins notre existence que la guerre armée, et l’une et l’autre ne sont pas incompatibles.

Le Brexit fait partie de cette guerre de la concurrence inter-capitaliste, et s’il est indéniable qu’elle s’appui sur les propres effets de sa crise dans les populations, l’existence de particularités culturelles des peuples, leur regrets de périodes de prospérités liée à des conditions historiques de leurs propre nation, constituent un terreau exploité dans cette guerre économique.

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Il s’agit donc bien de trouver des solution de classes, de l’intérêt commun des travailleurs et des peuples d’Europe pour construire une Europe de développement de la production et de la coopération répondant aux besoins des peuples (des populations) et leur besoin de libre développement de la personne dans le libre développement de tous.

Pour ce qui est des propositions de résolution de la crise économique et de civilisation, je vous renvoie à d’autres article de ce blog, inspirés par les analyse, propositions de solutions et d’actions de la ComEco et de la revue Economie et Politique et du PCF, et les travaux de Paul Boccara : projet de loi SEF, Pôle démocratique de crédit et de financement, réformes financière et monétaire progressives et radicales, etc.

Quand au développement de la personne qui dépend des réserves d’alternatives dans le travail humain et de leurs mises en mouvement par une autre organisation du travail respectant la personne, je vous renvoie aux travaux d’ergologie d’Yves Schwartz et des équipes constituées sur cette base.

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Par son mode d’existence, le capitalisme engendre l’hyperlibéralisme, la marchandisation totale des activités humaines, sous laquelle s’exprime pourtant une réserve d’alternatives qu’une démocratie du « que, quoi, comment produire » fera s’épanouir : grâce au rassemblement des luttes ouvrières et populaires dans toute l'Europe, contre les lois-travail par exemple et pour de véritables lois sociales sur le travail répondant aux besoins des êtres humains dans tous les domaines et à une transformations de la production en santé d'aujourd'hui.

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Nationalismes et populismes ne sont pas une fatalité.

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Pierre Assante, Vendredi 24 juin 2016

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 23:10
*****30 JUIN, GRAND DEBAT SUR L'EUROPE*****
*****30 JUIN, GRAND DEBAT SUR L'EUROPE*****

BREXIT : L'ampleur du désaveu doit conduire à la refondation de l'UE (Pierre Laurent)

Les citoyens britanniques viennent de voter à 51,9 % pour sortir de l'Union européenne. C'est un nouveau choc révélateur de l'ampleur du désaveu populaire vis à vis de l'UE néolibérale. Le temps est venu de refonder l'UE, de construire une Union de peuples et de nations libres, souverains et associés, tournée vers le progrès humain et la justice sociale. Cette nouvelle Union, et les nouveaux traités qu'elle appelle, doivent se construire sous le contrôle des peuples européens.

Le déni répété de cette exigence depuis le référendum de 2005 sur le Traité constitutionnel européen jusqu'au coup d’État financier contre la Grèce, a conduit l'Europe dans le jusqu'au-boutisme libéral et donné des ailes à l'extrême droite. La stratégie de David Cameron et l'accord passé avec la Commission européenne ciblant les populations immigrées ont libéré les forces les plus xénophobes au Royaume Uni. Même dans sa formation politique, Cameron a été pris à son propre jeu. Pour les classes populaires britanniques, le changement de gouvernement qui s'annonce à l'automne, encore plus à droite, veut dire plus d'austérité, plus de soumission aux marchés, plus de tensions et de racisme dans la société.

Nous refusons le faux dilemme imposé par les partisans de l'austérité, entre l'enfoncement dans la crise sociale et l'autoritarisme, ou la dislocation sur fond de rivalités nationalistes. Il y a une autre option, celle de la reprise en main du projet européen par la gauche. Une lutte cruciale pour notre avenir à tous est engagée entre la droite ultralibérale de Boris Johnson alliée à l’extrême droite de Marine Le Pen et l'alliance de toutes les forces de gauche et de progrès qui refusent l'austérité. Nos regards se tournent vers l'Espagne, ou le résultat de dimanche pourrait ouvrir un espoir dans le camp progressiste. Les communistes français seront plus que jamais au côté des peuples, de la gauche du Royaume Uni et d'Irlande, dans la période complexe et instable qui s'ouvre. Avec nos alliés, nous travaillerons sans relâche à la construction de l'Europe du développement social, économique et écologique, respectueuse des souverainetés nationales.

La campagne présidentielle et législative de 2017 doit être l'occasion d'un grand débat populaire sur la politique de la France en Europe. Il n'y a rien à attendre de Hollande et Sarkozy qui ont été les artisans de l'Europe austéritaire. La question du changement politique à gauche, dans un grand pays comme le nôtre se pose plus que jamais. Le PCF entend y contribuer dès maintenant, en construisant un pacte d'engagements commun qui contienne une politique concrète et offensive pour un gouvernement de la France qui soit au combat sur la scène européenne.

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, Président du PGE,

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 08:15
**********SERMENT DU JEU DE PAUME**********
**********SERMENT DU JEU DE PAUME**********

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BREXIT : NOUS SOMMES (POUR LE MOMENT) DEMUNIS COMME DES ENFANTS. MAIS CELA NE DURERA PAS !

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Certes, les détenteurs de l’argent et des médias qui nous dominent ont une responsabilité majeure dans notre « ignorance ».

Mais ne devons-nous pas faire UN PEU PLUS l’effort du savoir ?

La société des loisirs et du spectacle suffit-elle pour être heureux ?

Et sans conscience et sans savoir la société des loisirs et du spectacle n’est-elle pas en train de s’effondrer sous nos pieds et nous avec.

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Nous sommes comme des enfants qui savent dire NON quand, à l’évidence, et à juste titre, la situation qui nous est faite ne nous convient pas.

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Mais comme les enfants nous sommes impuissants à savoir ce que nous voulons et comment nous pouvons atteindre ce que nous voulons.

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NOUS SAVONS DIRE NON, MAIS NOUS NE POUVONS DIRE OUI PARCE QUE NOUS NE SAVONS PAS A QUOI DIRE OUI. Construire s’apprend, personne n’a la science infuse !

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Oui, le grand mouvement des nations d’Europe et de la France au refus des LOIS-TRAVAIL qui veulent nous pressurer sans cesse plus au profit des détenteurs du CAPITAL et de ses hommes, CE MOUVEMENT EST MAGNIFIQUE. Jeunes, vieux, travailleurs, chômeurs, femmes et hommes sont majoritairement dans cette lutte, son soutien.

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Mais depuis la Grèce Antique à la révolution française et à LA LIBERATION DE L’OCCUPATION NAZIE et les conquêtes historiques du Conseil National de la Résistance de 1945-47 par le peuple, NOUS DEVRIONS SAVOIR que toutes les grandes périodes de progrès social ONT VU UNE PARTICIPATION DES CITOYENS A LA POLITIQUE, ses inventions, ses décisions, ses mises en pratique.

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L’anticommunisme repose certes sur des erreurs des communistes eux-mêmes mais avant tout sur la lutte et les immenses moyens que le monde de la finance a pour combattre les propositions et mesures démocratiques que les communistes mettent en avant et qui ne sont pas connues par manque de moyens de diffusion confisqués par le monde de l’argent.

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AU MOUVEMENT SOCIAL ACTUEL DOIT REPONDRE UN MOUVEMENT POLITIQUE SANS QUOI LE MOUVEMENT SOCIAL PEUT S’EPUISER ET SE TROUVER DEVANT UNE IMPASSE.

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LE PGE (Parti de la gauche européenne), qui réunit dans toute d’Europe les partis communistes de nouvelle génération, le PCF, comme les nouvelles forces de transformation naissantes en Europe (et leur rassemblement sous diverse forme, comme le Front de Gauche), Syriza, Rifondazione comunista, Bloco de Esquerda portugais, Izquierda Unida, Podemos, et tant d’autres, proposent des clefs à la sortie de la CRISE ECONOMIQUE ET DE CIVILISATION.

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Nos propositions reposent sur UNE SECURITE DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION, LA MAÎTRISE DEMOCRATIQUE DE LA FINANCE ET DE LA POLITIQUE MONETAIRE des banques et de la BCE, UN PÔLE DEMOCRATIQUE DU CREDIT ET DE L'INVESTISSEMENT PRODUCTEUR DE RICHESSSES, UNE ORGANISATION DEMOCRATIQUE DU TRAVAIL, le développement des SERVICES PUBLICS, des DROITS DU TRAVAIL et la RECONNAISSANCE DE LA PERSONNE HUMAINE dans le travail comme dans la vie citoyenne, sans oublier les droits des MIGRANTS, la PAIX..., le TOUT par des mesures politiques, des lois et leur mise en pratique.

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A NOUS TOUS DE LES FAIRE NÔTRES, DE LES FAIRE VIVRE, DE LES AMELIORER ET D’EN FAIRE L’OUTIL D’UNE TRANSFORAMTION DEMOCRATIQUE ET DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DE L’EUROPE ET DE SES HABITANTS.

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Pierre Assante, vendredi 24 juin 2016

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 07:09
ALEXIS TSIPRAS : « LA REPUBLIQUE ET LA DEMOCRATIE SONT EN DANGER QUAND LES DROITS SOCIAUX NE SONT PAS GARANTIS.

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ALEXIS TSIPRAS : « LA REPUBLIQUE ET LA DEMOCRATIE SONT EN DANGER QUAND LES DROITS SOCIAUX NE SONT PAS GARANTIS.

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Devant les députés de 47 pays européens réunis au Conseil de l’Europe, le Premier ministre grec Aléxis Tsipras a dressé un réquisitoire sévère contre les dérives d’une Europe gangrénée par le néo-libéralisme et le nationalisme. Il a défendu l’idée d’une Europe sociale et solidaire, seul remède, selon lui, aux crises majeures que traverse le continent.

Strasbourg, mercredi 22 juin 2016.

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L’expérience du peuple grec peut-elle ouvrir la voie à un renouveau de l’Europe ? La question peut ressembler à une provocation quand on sait tout le mal que les institutions européennes infligent à la Grèce depuis des mois, en matière d’austérité d’abord, puis en l’obligeant à porter tout le poids de l’afflux des réfugiés. Et pourtant c’est bien à la lumière de ce que subit son pays que Aléxis Tsipras estime aujourd’hui, se trouver en position privilégiée, à la fois pour dénoncer les ravages d’une Europe réduite à un marché concurrentiel, et pour indiquer comment avancer vers une Europe plus solidaire et plus fraternelle. Car à l’heure des doutes et des atermoiements, voire des oppositions farouches à l’Europe - et ce, dans tous les camps politiques - le premier ministre grec, lui, n’a pas d’état d’âme : le repli sur les pré carrés nationaux est une ineptie, l’Europe est une nécessité. Ce n’est pas un hasard s’il a choisi le Conseil de l’Europe, pour développer ce mercredi 22 juin, sa vision d’une autre Europe : l’institution est en principe garante des grands principes sociaux et démocratiques de l’Union européenne, depuis son origine.

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Pour une Europe sociale

On l’a oublié, vu la politique actuelle des institutions européennes en la matière, mais l’Europe n’a pas été seulement fondée sur le défense des droits de l’Homme et de l’état de droit, elle s’appuie aussi sur une Charte sociale signée à Turin en 1961, dont Aléxis Tsipras a rappelé les exigences : la reconnaissance du droit des travailleurs à un salaire décent, la protection des droits syndicaux et de la négociation collective, le droit des personnes âgées de bénéficier d’une protection sociale, la protection contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Autant de principes allégrement foulés aux pieds aujourd’hui par la plupart des gouvernements nationaux, avec les encouragements de la Commission européenne, comme on le voit en France avec la loi travail. Pourtant, pour Aléxis Tsipras, le respect de ces exigences sociales est « la seule voie durable pour la démocratie sociale, pour garantir la dignité des citoyens européens et la cohésion sociale. » La conclusion politique qu’il en tire est sans appel : « la République et la démocratie sont en danger, dit-il, quand les droits sociaux ne sont pas garantis. » Parole à laquelle feraient bien de réfléchir tous ceux qui, à l’heure actuelle, en toute irresponsabilité, s’amusent justement à remettre en cause les droits sociaux.

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« Le modèle néolibéral est une menace »

Car, au delà les principes affichés – qui n’ont d’ailleurs rien de contraignant pour les états -, c’est une toute autre situation que connaît l’Europe : la déréglementation croissante et la destruction du modèle social européen. « Les droits sociaux ne sont pas protégés », remarque Aléxis Tsipras, « ils sont même sapés par ceux-là même qui devraient en être les garants. » En cause : les politiques d’austérité et de déréglementation imposées à travers les mécanismes de soutien financier. La Grèce est bien placée, en effet, pour tirer les leçons de sa propre expérience dans ce domaine. Le premier ministre grec fait deux constats : d’abord la dette n’a pas diminué mais s’est accrue sous l’effet des politiques d’austérité. Ensuite le chômage n’a cessé d’augmenter : comparable à celui de l’Allemagne ( 7,5% ) avant la mise en place des mesures exigées par l’Europe, il atteint aujourd’hui 20% de la population active. Aujourd’hui l’Europe compte 22 millions de chômeurs, un chiffre qui a doublé entre 2008 et 2015. Ce qui fait dire à Aléxis Tsipras que « l’échec du modèle néolibéral de gestion de la crise, avec l’austérité comme arme principale, est aujourd’hui une réalité et une menace. »

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Un nouveau contrat social pour l’Europe

Menace, car il fait le lit « du nationalisme, du fanatisme et du populisme ». Le député européen de Syriza, Stélios Kouloglou ( GUE/GVN ) le faisait remarquer lors d’un débat de « l’Humanité » au Parlement européen en mai : « avec le chômage, l’austérité et l’arrivée en masse des réfugiés, c’est un miracle qu’Aube Dorée ( parti d’extrême droite grec NDLR ) ne soit pas encore au pouvoir. » Une « exception grecque » qui a aujourd’hui valeur de modèle en Europe. Le ministre grec chargé de la politique migratoire dans le gouvernement d’Aléxis Tsipras, Ioannis Mouzalas, l’a d’ailleurs fait remarquer devant l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe : « je voudrais dire combien mon pays est fier, car nous sommes le seul pays en Europe à n’avoir pas eu de manifestation, ni de protestation, pas même une seule, contre les migrants et les réfugiés, » rappelant au passage qu’il ne suffisait pas que l’Europe donne quelques subventions à la Grèce pour qu’elle se charge seule de l’accueil des réfugiés. « L’idée européenne, ce n’est pas cela, c’est une idée de juste répartition, » a-t-il rappelé.

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« Les politiques xénophobes, les politiques des murs, les refoulements vers la mer sont contraires aux principes et aux valeurs de l’Europe, mettant en péril son unité et sa cohésion, » a renchéri Aléxis Tsipras pour qui « cette Europe qui ferme ses frontières aux réfugiés et les ouvre à l’austérité » est directement responsable, et de la crise profonde de l’Europe, et de la montée « du fanatisme et du populisme. » « L’extrême droite est passée de la liste noire des coupables de l’Histoire, au devant de la scène politique », a-t-il ajouté , fort, là encore, de l’expérience historique d’un pays qui, ayant eu à subir le régime des colonels, sait ce qu’il en est de la lutte contre le fascisme.

« La réponse aux multiples crises que traverse l’Europe ne peut être ni le modèle néolibéral ni un modèle de repli nationaliste », a répété Alexis Tsipras pour qui rétablir la stabilité économique passe par « la protection les droits sociaux et de la cohésion sociale ». « Nous avons besoin de définir un nouveau contrat social pour l’Europe » a-t-il martelé, « c’est pour cela que nous devons nous battre. »

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L’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe compte 324 députés issus des parlements des différents états membres. Il se réunit en session plénière à Strasbourg quatre fois par an pour aborder les sujets qui préoccupent les populations des pays européens, notamment ceux qui touchent aux droits de l’homme, à la démocratie, à la protection des minorités et à l’état de droit. Le Conseil de l’Europe est plus large que l’Union européenne puisqu’il compte 47 états membres, dont la Russie, la Turquie, la Suisse et l’Ukraine.

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JEAN-JACQUES RÉGIBIER

JEUDI, 23 JUIN, 2016

HUMANITE.FR

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 06:01
COMMUNIQUE : Le PCF appelle à la mobilisation massive les 23 et 28 juin. Nous appelons les salarié-es, jeunes, privé-es d’emploi et les retraité-es, les élu-es de la République à participer massivement aux manifestations des 23 et 28 juin et à la votation, organisée par les syndicats.

Le PCF appelle à la mobilisation massive les 23 et 28 juin

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(et le 23, à Marseille 10h30, Vieux Port)

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Après avoir envisagé d'interdire la manifestation contre le projet de loi Travail « El Khomri », prévue ce jeudi 23 Juin à Paris , le gouvernement vient d'autoriser celle-ci sur un parcours négocié avec les organisations syndicales.

C'est une victoire de la mobilisation et de la détermination des démocrates à faire respecter les libertés publiques fondamentales. L'interdiction aurait été une décision scandaleuse, injustifiée.

Après le passage en force du gouvernement au parlement pour imposer sa loi par l'utilisation de l'article 49-3, cette décision supplémentaire aurait été d'une extrême gravité. Le fait de l'envisager marque la dérive autoritaire du pouvoir. Il ne peut y avoir de débat démocratique si le droit de manifester est entravé.

Le pouvoir est minoritaire dans le pays. Il est incapable de dégager une majorité politique et parlementaire pour valider son projet de loi. Il choisit la politique de terre brûlée. Il prend la responsabilité devant le pays de créer un climat de tension.

Nous ne nous laisserons pas détourner de notre objectif : le retrait de la loi travail et des droits nouveaux pour les travailleurs pour une sécurisation véritable de l'emploi.

Nous demandons au Président de la République de suspendre le débat parlementaire afin de permettre l'ouverture de vraies négociations avec les organisations syndicales qui sont disponibles pour faire des propositions concrètes, porteuses de progrès social et de nouveaux droits.

Comme l'a demandé l'intersyndicale, le Président François Hollande doit « pour sortir de cette impasse, réunir les organisations syndicales et de jeunesse très rapidement ».

Les Parlementaires communistes, Front de gauche, à l'Assemblée nationale comme au Sénat continueront à porter ces exigences.

Nous appelons les salarié-es, jeunes, privé-es d’emploi et les retraité-es, les élu-es de la République à participer massivement aux manifestations des 23 et 28 juin et à la votation, organisée par les syndicats.


Parti Communiste français,

Paris, le 22 juin 2016.

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 12:58
Pierre IVORRA : "Le ton des récentes prévisions de l’Insee concernant la croissance en France en 2016 est très élyséen..."

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Pierre IVORRA : "Le ton des récentes prévisions de l’Insee concernant la croissance en France en 2016 est très élyséen..."

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Les « raffarinades » de l’Insee

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Le ton des récentes prévisions de l’Insee concernant la croissance en France en 2016 est très élyséen. Certes, on constate une certaine reprise de l’activité (+1,6 % contre +1,2 % en 2015) et de l’emploi qui augmenterait de 210 000, ce qui permettrait une légère diminution du taux de chômage. Pour autant, on ne voit pas ce qui autorise les rédacteurs de la note à expliquer cette augmentation par la politique gouvernementale « d’allègement du coût du travail sur les bas salaires ». Le lien de cause à effet est tout sauf évident.

Loin des satisfécits élyséens, et de l’aveu même de l’Institut, le taux de chômage ne devrait baisser que de 0,4 point à 9,8 % en fin d’année contre 10,2 % au début. Le léger regain de l’activité est aussi un regain de la précarité. Fin 2015, 6,6 % des actifs occupés étaient en sous emploi et, début 2016, le nombre de personnes dans une situation proche du chômage (ce que l’on appelle le halo du chômage) a augmenté de 39 000 par rapport à la fin 2015. Enfin, le chômage de longue durée poursuit sa progression.

Côté finance, on constate une envolée des sorties de capitaux sous forme d’investissements directs à l’étranger, qui s’élèvent à 33 milliards d’euros et ont plus que doublé depuis 2013. Les achats d’actions, d’obligations étrangères par des résidents français ont mobilisé 38 milliards d’euros. La dette publique reste contrôlée aux deux tiers par des non résidents.

En vérité, cette légère reprise de la croissance est en bonne partie due à des facteurs externes. Comme le souligne l’Institut, « le baril de pétrole reste mi-2016 moitié moins cher que mi-2014 (…) ce qui stimule le pouvoir d’achat ». Ces prix bas de l’énergie amplifient les effets des aides gouvernementales massives au patronat, contribuant à redresser le niveau des profits des entreprises, qui devraient presque retrouver leur niveau « d’avant crise ». S’ajoute à cela la politique monétaire accommodante de la Banque centrale européenne qui a permis une baisse historique des taux d’intérêt favorisant une relance des investissements des entreprises, principal facteur d’accélération de l’activité cette année.

Les prévisions de l’Insee semblent en outre sous-estimer les risques pesant sur la conjoncture internationale, la menace du Brexit en Europe, la fragilité de la croissance américaine, la stagnation de la croissance des grands pays émergents. Elles les évacuent par une pirouette : « Dans les grands pays émergents, est-il écrit, quelques signes d’amélioration apparaissent, même si le climat des affaires reste globalement déprimé ». C’est beau comme une Raffarinade !

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Pierre IVORRA, L'Humanité, 22 juin 2016

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affaires reste globalement déprimé ». C’est beau comme une Raffarinade !

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 16:16
William Shakespeare  Sonnet  LXVI et traduction.

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William Shakespeare

Sonnet

LXVI

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Tired with all these for restful death I cry,
As to behold desert a beggar born,
And needy nothing trimmed in jollity,
And purest faith
unhappily forsworn,
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And gilded honour shamefully misplaced,
And maiden virtue rudely strumpeted,
And right perfection wrongfully disgraced,
And strength by limping sway di
sabled
.

And art made tongue-tied by authority,
And folly (doctor-like) controlling skill,
And simple truth miscalled simplicit
y,
.

And captive good attending captain ill.
Tired with all these, from these would I be gone,
Save that to die, I leave my love alon
e.
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TRADUCTION. FRANÇOIS-VICTOR HUGO :

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Lassé de tout, j’invoque le repos de la mort : lassé de voir le mérite né mendiant, et la pénurie besoigneuse affublée en drôlerie, et la foi la plus pure douloureusement violée,

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Et l’honneur d’or honteusement déplacé, et la vertu vierge brutalement prostituée, et le juste mérite à tort disgracié, et la force paralysée par un pouvoir boiteux,

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Et l’art bâillonné par l’autorité, et la folie, vêtue en docteur, contrôlant le talent, et la simple loyauté traitée de simplicité, et le Bien captif serviteur du capitaine Mal…

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Lassé de tout cela, je voudrais m’y soustraire, si pour mourir je ne devais laisser seul mon amour.

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Ce sonnet a été mis en musique par Dimitri CHOSTAKOVITH.

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 06:46
LES RESERVES D'ALTERNATIVE. Comprendre les difficultés de la société en général, celle de la politique, celle d’un parti de transformation sociale en santé.

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LES RESERVES D'ALTERNATIVE.

Comprendre les difficultés de la société en général, celle de la politique, celle d’un parti de transformation sociale en santé.

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1) Ce n’est pas seulement la colossale transformation de l’organisation du travail local et mondial que les techniques informationnalisées numériquement ont induites qu’il faut prendre en compte pour comprendre le monde d’aujourd’hui.

2) C’est aussi la masse colossale et toujours grandissante de travailleurs (et de chômeurs) dont l’initiative personnelle est sans cesse réduite et par là est aussi réduite l’ouverture personnelle à une pluridisciplinarité de l’acte de travail et de la pensée du travail qu’il contient.

3) C’est enfin en dernière instance les contradictions des lois du système capitaliste, ce mode d’échange et de production, dont l’hyperlibéralisme, la « marchandisation totale » est l’aboutissement, qui induisent l’accroissement colossal des contradictions sociales, de leurs douleurs et la crise de civilisation. L'absence de sécurité d'emploi et de formation, l'absence de maîtrise des flux du capital par l'absence de maîtrise politique des institutions financière est au cœur de ces contradictions

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Sans ces trois « éléments » on ne peut comprendre ni les difficultés de la société en général, ni celle de la politique, ni celle d’un parti de transformation sociale en santé comme le PCF, le PGE, les nouvelles formations actuelles de transformation sociale qui ont émergé.

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J’ai, toujours, entourée d’une quantité importante d’ouvrages qui détaillent, développent, la présence d’œuvre primordiales, et en ce moment, comme : « Le Capital » de Marx, « Transformation et crise du capitalisme mondialisé » de Paul Boccara, « Expérience et connaissance du travail » d’Yves Schwartz.

Je veux vous faire part d’un tout petit passage de ce dernier ouvrage (et d'autres d'Yves Schwartz) qui va éclairer le pourquoi et le comment de l’importance de ce 1) et de ce 2) et de ce 3) :

« …Ceux qui tiennent que la productivité du travail n’a jamais cessé de courir souterrainement doivent donc concilier l’idée que le travail a toujours eu pour horizon la contrainte et qu’en même temps les hommes n’ont jamais pu travailler sous l’hétéronomie pure.

Ceux qui sous-estiment l’acte productif et croient à une malléabilité naturelle de l’homme se satisferont de l’argument de l’autorité. Nous leur laissons la responsabilité de cette anthropologie du mépris. Pour nous, nous croyons que les hommes n’ont jamais pu évacuer totalement la question de l’usage productif d’eux-mêmes, cette contradiction est la croix d’une vraie recherche sur le travail… » Chap. 16.3.

Je renvoie aussi à cette partie de l’ouvrage où est décrite cette paysannerie de l’après XIème siècle qui combinant l’individualisme de la nouvelle petite maitrise de son champ à l’activité des champs communaux donnera l’explosion d’une nouvelle agriculture, des forces productives au bout desquelles naissent la Renaissance, la bourgeoisie révolutionnaire, la démocratie bourgeoise certes restreinte et limitée mais sur laquelle nous pouvons construite, en France, en Europe et dans le Monde une démocratie générale, celle du producteur assurant du local au mondial une production de survie et de développement en santé.

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Derrière l’apparente torpeur et le gouffre terrifiant de la question du travail contraint à son paroxysme, ses effets de sous-implication du travailleur et d’implication citoyenne ne dépassant pas le constat et ne s’ouvrant pas à des solutions efficaces, individuelles et collectives, il y a tout ce que l’homme possède encore et toujours de besoin d’agir et de capacité d’agir et de travailler, de transformer en santé la nature pour subvenir à ses besoins primaires et complexes, ce qu’Yves Schwartz appelle « les réserves d’alternative ».

C’est sur l’usage et la mise en lumière dans l’action de ces réserves d’alternative que réside in fine la réponse économique, politique, citoyenne.

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Pierre Assante, Mardi 21 juin 2016

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