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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 06:32

Dialectiques.-Espace-Marx.jpgAu sujet de « Dialectiques Aujourd’hui », collection MARX, SYLLEPSE

 

Ouvrage collectif : Christofer Arthur, Daniel Bensaïd, Jacques Bidet, Eftichios Bitsakis, Gilles Cohen-Tannoudji, Roberto Finelli, Isabelle Garo, Janine Guespin-Michel, Wolfgang Fritz Haug, Michael Krätke, Jean-Louis Lippert, Roger Martelli, Bertell Ollman, Yvon Quiniou, Michael-Matsas Savas, Lucien Sève, Arnaud Spire.

 

Ce magnifique recueil a encore, et c’est « normal », peur de l’inconnu, de l’énigmatique. Les différentes interventions ont des versants tout a fait incompatibles, et c’est ce qui fait la richesse du recueil.

 

Pourtant chacun a fait un choix, évolutif sans doute, mais un choix et c’est ainsi qu’on progresse, sans en tordre plus qu'il ne faut ce concept dans le sens contraire de sa déformation précédente, c'est à dire l'identité non comme un processus (donc ouvert), par exemple celui d'une langue et non comme un objet figé (concept nationaliste).

 

La peur de l’inconnu, c’est ce qu’avait très peu Henri Lefebvre, ce qui n’était pas sans revers de médaille, mais qui lui faisait poser en 1960 des questions que nous nous posons 40 ans après, comme le soulignent (très brièvement) Sève et Bensaid. Il y avait chez Lefebvre en philosophie comme chez Pasolini en art, ce côté « méditation », qui n’est pas allégeance au religieux mais qui est ouverture à l’inconscient personnel, part et résultante à double sens de l’inconscient collectif. C’est aussi la façon de procéder de Jaurès, avec ses défauts, mais avant que le dia-mat s’impose avec l’organisation « militaire » du mouvement ouvrier.

 

Revuz-Trémolière et Yves Schwartz (je les cite alors qu’ils ne sont pas présents dans l’ouvrage, pour cet aspect de l’insaisissable de l’activité humaine qu’ils développent en ergologie et en psychologie) abordent de façon différente ce sujet, à mon avis dans leurs travaux. Mais ce qui fait le merveilleux (et cela rejoint ces deux derniers chercheurs) dans « Dialectiques Aujourd’hui », c’est cette pluridisciplinarité, passant par exemple par la forte expérience scientifique de Janine Guespin-Michel, celle d’Isabelle Garo, ou l’expérience littéraire d’un Jean-Louis Lippert et les expériences de tous et arrivant à des tentatives de synthèse mouvante, provisoire, ouverte, mais montrant, indiquant des possibles à court et long terme.

 

Mais la difficulté majeure (et cela ne dépend pas que des auteurs de cet ouvrage, évidemment) reste encore le « contact de champ » entre le militantisme quotidien, cette recherche, et la population humaine dans son ensemble, « l’éducation-action populaire ». Cela ressemble (de loin, mais pas trop pour les contenus !) à l’audience de France Culture de nuit comparé à TF1.

L’inconscient collectif est fait de l’accumulation des réseaux à double sens du corps-soi et de la société et qui va s’exprimer dans le conscient et la décision du moment dans l’activité du moment. L’inconscient collectif a besoin de cet aller-retour permanent, multiple et infini (quantité-qualité), mais cette expérience qui est l’expérience humaine dans sa totalité historique se heurte à une représentation imposée par les outils à la disposition de la classe dominante. Cette sorte de blocage, de prison, dans lequel l’inconscient à du mal à s’extérioriser, et qu’on pourrait peut-être identifier à l’aliénation poussée à son extrémité supportable, vivable, ne peut que se manifester aussi dans le domaine des sciences, dans l’activité de conceptualisation, dans l’orientation donnée par les chercheurs dans leur activité. Il n’y a pas d’esprit critique insensible (à tous les sens !) aux mauvaises conditions existantes, et cela se retrouve exactement dans la bataille politique des présidentielles, que je n’isole pas de toutes les autres activités humaine ni des périodes précédentes et suivantes, « contact de champ » entre le militantisme quotidien, cette recherche, et la population humaine dans son ensemble dans le processus d’ensemble.

Il est probablement inévitable et sans doute dommageable que la démarche scientifique, se revendiquant de la rationalité, ne s’autorise pas à flâner et à méditer, pour se regarder aussi de l’extérieur (comme le recommandaient Bourdieu et bien d’autres – S.Weil, W.Benjamin [bien cité dans l’ouvrage] par exemple), brimant du même mouvement que les outils de répression, cet inconscient dans lequel le savoir ne peut procéder sans y puiser.

 

Sans doute la démarche d’Armand Ajzenberg avec sa « La somme et le Reste » pourrait fournir une collaboration dans ce sens (cette appréciation n’engage que moi et non lui, pas plus que les auteurs cités ne peuvent être engagés par mes points de vue).

 

Pierre Assante, 17 avril 2007

 

 

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 09:14

Copie de 100 1686La démocratie dans le monde et le sport en France garantis par les monarchies pétrolière et leurs commanditaires plus haut placés dans la hiérarchie financière, cela devrait nous faire réfléchir sur les bruits de bottes qui s’amplifient et se répandent.

 

Les héritiers de "la bête immonde" ne sont rien sans ce genre de soutien.

 

La « démocratie du producteur », du « que et comment produire », la sortie de crise qu‘elle constitue, elle et elle seule, l’aspiration à une plus grande conscience des peuples, au « pain et à la paix » tout de suite, cela ne va pas aussi vite que l’on voudrait.

 

Au contraire les choses s’aggravent. Et revient dans l’air la musique du temps long d’Augustin. Mais Salvien nous en dit plus : la légitimité des barbares, le travail asphyxié par le profit, la chute à venir si ceux qui savent sont « pire » que les barbares, 40 ans à peine avant la chute effective de l’Empire (romain).

 

Après les 30 glorieuses, nous fumes les conservateurs d’une conscience ouvrière, à la fois préservateurs et « bloqueurs relatifs » d’avenir. Aujourd’hui se lève une nouvelle conscience, encore confuse, mais sortant des frontières, diffuse et généralisée.

 

Non, cela ne va pas aussi vite que l’on voudrait. Mais l’impatience est mère du désespoir, et le désespoir le père de la sénilité.

 

La jeunesse nous ira bien, et c’est de la société que nait le renouveau, incertain, endolori du passé, mais beau. Il ne faut pas abandonner le rôle de transmetteur historique. Pas historique seulement au sens de la connaissance des évènements, mais aussi celui de l’acte personnel et collectif pour la transformation nécessaire que nous voulons, avec Marx. Ni abandonner l’organisation, l’outil nécessaire à cette transmission générationnelle.

 

C’est de cette nouvelle conscience, encore confuse, mais sortant des frontières, diffuse et généralisée, que peut naître la lumière, les nouvelles lumière, dépassant celles d’une bourgeoisie révolutionnaire confisquant la transformation sociale à son seul profit, et devenue ainsi, à son corps défendant, accoucheuse d’un salariat qui tient en ses mains la clef du processus humain en santé, la « démocratie du producteur », du « que et comment produire », contre l’exploitation et son corollaire, le taylorisme stérilisateur d’activité libre.

 

Pierre Assante, 12 novembre 2012

 

J'ai mis ici la photo d'un ami disparu car je pense très fort à lui dans ce moment. Comme souvent. Les actions nationales et européennes du 14 novembre 2012, voilà ce qui lui aurait plu beaucoup, je crois.

 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 05:46

 

ECOLE ELEMENTAIRE 1973Première table ronde - La crise, son issue

 

Dans le cadre de la préparation du congrès, il a été décidé de réunir cinq tables rondes autour des 5 axes de discussion ou "fenêtres" ouvertes de la base commune proposée par le Conseil national. Première fenêtre.

Comment analyser la crise ? Quelles luttes développer ? Quelles brèches ouvrir ? Echange autour de ces questions de la « fenêtre 1 » entre trois dirigeant-e-s communistes : Eliane Assassi, Yves Dimicoli et Alain Obadia.....

 

Suite sur ce lien : http://congres.pcf.fr/30885

 

L'illustration, une ancienne brochure d'école élémentaire, et son B-A-BA économique qui a constitué un élément de formation de militants.

Certainement la réalité du capitalisme ici et aujourd'hui a poursuivi une évolution, des transformations.

Mais il n'est pas inutile de recourir à ce témoignage qu'on peut considérer comme historique et qui garde des fondements certains.

cliquer sur l'image pour accéder au contenu

 

 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 05:12

Division sexiste du travail

 

Lire cet essai en cliquant sur l'image de la couverture ci-contre

Sommaire page 134 de cet essai

 

I

Notre capacité à aimer

  Nous la devons en première instance aux mères. La fusion mère-enfant en est l’origine et l’aboutissement. Cette aspiration est transférée, dans toute phase amoureuse, sur quelque  l’objet d’amour que ce soit dont nous aspirons à la possession, à la fusion ; possession et fusion, immédiates, tempérées culturellement, différées ou manquées, mais concrètes. 

 

La société toute entière est porteuse de cette fusion, de l’image de la fusion et de la représentation mentale de la fusion ; y compris pour l’individu privé de mère.

L’acte séparateur, attribué et le plus souvent exercé par le père dans la société patriarcale, constitue le second ou premier élément de la formation de l’expérience individuelle et collective de et des objets, dans son  unité et sa simultanéité.

Mais ce rôle séparateur ne semble pas du tout indissoluble de la fonction paternelle et peut être exercé par toute autre personne ou collectif. Ce qui ne contredit pas l’amour, réciproque ou à sens unique, du père, de la fratrie, de la communauté restreinte, large ou universelle d’identification…

Une fonction « nourricielle » post-natale assurée par un père, une communauté, peut-elle se substituer à la fonction « fusionnelle » maternelle ?  

Il y a aujourd’hui confusion entre le pouvoir féminin et le pouvoir maternel. Et le pouvoir matriarcal est indissoluble de la fonction de mère qui est issu d’une réalité biologique incontournable. Il ne faut pas confondre non plus le pouvoir comme institution répressive et le pouvoir comme aptitude à la possibilité........

.....Suite de l'essai en cliquant : ici

 

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 05:00

 

!cid 4F04DF98-72DE-41BB-B047-A2258CC1F91B@Belkin La SOLIDARITE est un sentiment.

 

Mais avant tout, c’est une réalité concrète : c'est le lien effectif de dépendance qu’ont les êtres humains entre eux.

 

Et le lien « moral », ce sentiment de solidarité, nait du fait que tout affaiblissement des uns entraine l’affaiblissement des autres.

 

Ce qu’il y a de plus positif, dans l’élection d’Obama, ce n'est évidemment pas cette illusion qu’un parti financé par une partie les grands groupes capitalistes géants, quels que soient leurs intérêts convergent ou légèrement divergents avec le capital dans son ensemble, puissent changer fondamentalement les causes de la crise (et ses désastres pour les populations et les travailleurs, les salariés). Ils sont incapables de sortir de la crise, car ils en sont, eux et leur système économique, les responsables effectifs.

 

Ce qui est de positif dans cette élection, c'est le sentiment et la volonté de  solidarité grandissante, le rejet du "tout pour soi et rien pour les autres ou si peu", qu’expriment une partie des électeurs américains dans cette élection, comme dans celle de Hollande en France, malgré la personnalisation du système présidentiel, quelle que soit la sympathie que puisse inspirer on non un césar ou un tribun.

 

Ce qui est de positif dans cette élection, c'est le rejet de l'idée qu' "un" puisse avoir moins qu' "un autre" parce que l'autre serait "supérieur", donc "plus méritant", idée à l'origine de tous les fascismes.

 

BILLOUX.jpgEt ce sentiment est susceptible de faire naitre autre chose que ce qu’emprisonne ce présidentialisme, autre chose qui ne demande qu’à éclore dans le mouvement populaire instruit de la crise.

 

C’est en ce sens que Marx dit que "la classe ouvrière en se libérant libèrera toute l’humanité".

 

Il ne s'agit pas de demander à chaque personne humaine (et a nous mêmes), y compris celles que nous aimons le plus, celles en qui nous avons le plus confiance, de ne faire aucune erreur de jugement, de ne succomber à aucune pulsion contradictoire avec ses idéaux, ni de se fondre dans un moule collectif. Notre espèce a des limites biologiques et historiques contradictoires avec son développement.

 

Il s'agit de participer au mouvement en santé de notre espèce dans la nature en tant que processus de conscience de la nature sur elle-même. Pour cela il faut qu'elle assure au mieux les conditions de ses subsistances, ce à quoi le programme d'Obama ne correspond pas, ni a fortiori celui de son rival battu, car il ne se donne pas les moyens, ni personnels, ni d'une intervention populaire pour la transformation du mode de production capitaliste arrivé au paroxysme de ses contradictions.

 

L’alternance, ce mensonge pour que « tout change sans que rien ne change » ne pourra pas toujours se substituer à une véritable alternative. C'est cette réalité qui alimente notre espérance active.

 

Pierre Assante, 7 novembre 2012 (Jour anniversaire de la Révolution d’Octobre)

 

 

 

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 05:02

008

     SOMMAIRE 

 

I Pour une RECHERCHE ECONOMIQUE « globale » à l’instar de…

 

II Transformation sociale « en santé ». problèmes « d’organisation ». économie et philo. UNITE DES CHAMPS D’ACTION entre eux en fonction de l’économie « en dernière instance », sans « économicisme ».

 

III Congrès PCF, février 2012, sur la BASE COMMUNE : 

 

IV BASE COMMUNE, lire CE texte, en faire un élément d’un travail commun sans frontières entre tous les « champs d’activités » et leur unité à laquelle il s’adresse, demande un effort de....

 

V L’optimisme, ce n’est pas nier les moments durs, les bouleversements à venir

Négation de la  négation, encore. C’est notre clef et la seule.

 

VI NEOS et/ou VETEROS COMMUNISTES ?  et TACHES DU PRESENT.

L’économique et/ou le sociologique ?

 

VII taylorisme et revolution

Prise de pouvoir, ergologie et libération de l’activité humaine.

 politique, économie, concepts de démocratie du « que et comment produire »

 

VIII JUGER IMPORTE RELATIVEMENT

Jugement sur le jugement...    .........

 

 ... LIRE ces articles Sur ce lien :

http://pierreassante.fr/dossier/8_articles.pdf

 

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 05:43

 

....Il ne peut y avoir de capital spéculatif  s’il n’y a pas un capital productif (le second crée le premier) et c’est bien le nœud gordien du capitalisme...

 

...D’autre part le concept communiste de « prise de pouvoir » pour rendre les moyens de production, sous quelque forme que ce soit, aux producteurs, ne peut, dans la transition mixte vers un nouveau mode de production, ni dans aucune transition, arriver à bon point si la question du taylorisme n’induit pas des luttes pour la réappropriation par la personne humaine de son activité, dans le travail. C’est peut-être une des faiblesses du communisme français, à mon sens.

 

L’ergologie (lire "expérience et connaissance du travail", réédition augmentée, Yves Schwartz, 2012) tente de souligner la question du travail prescrit et du travail réel, les conditions de l'activité humaine dans le taylorisme, et tente aussi d’introduire dans l’évolution des forces productives les transformations pour sortir du taylorisme, mais ne peut peut-être pas dans son cadre strict, lier suffisamment cette volonté d'action transformatrice à cette réalité qu’est le fait  de la consanguinité du taylorisme avec la recherche du profit et les lois du capital.

 

14mai10 003La lutte doit être menée sur tous les fronts, simultanément. Par exemple, on pourrait imaginer, dans la transition mixte vers la réappropriation des moyens de production, d’utiliser de façon plus importante, croissante, la productivité, la plus value relative pour à la fois abaisser le temps de travail tout en maintenant et augmentant les salaires direct, indirects et différés, pour dégager un temps démocratique de concertation des ouvriers, des salariés entre eux, sur leur temps de travail, pour améliorer le « que et comment produire » dans leur unité locale de travail et dans les lieux de coordination communaux, régionaux, nationaux, européens, mondiaux de ce « que et comment produire ».

 

Ce serait quand même inventer un fil à couper le beurre que le mouvement ouvrier a déjà utilisé partiellement, que les conditions antécédentes n’ont pas permis de développer jusqu’au bout, mais que la maturation actuelle des forces productives (machines et consciences) permet de conduire à la mise en pratique, à déhiscence, ce que prouve la force de la crise systémique.

 

Mais s’il n’y a pas convergence ergologique, économique, politique, les efforts pour la démocratie du « que et comment produire » seront récupérés, ce qui s’est déjà produit, avec les régressions relatives ou absolues que cela implique.

 

Pierre Assante, 2 novembre 2012

 

 

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 06:00

 

C.C.1980NEOS et/ou VETEROS COMMUNISTES ? et les TACHES DU PRESENT.

L’économique et/ou le sociologique ?

 

La révolution scientifique et technique, dans l’organisation mondiale du travail, la maîtrise des capitaux, et les institutions politiques et militaires le permettant a donné au capital et ses hommes de pouvoir une emprise quasiment sans partage.

 

Il faut chercher là d’abord les difficultés du communisme et de ses organisations (regroupements de personnes humaines autour de l’idée communiste), et aussi les moyens de dépasser cette emprise et comprendre pourquoi il y a regain actuel partiel des résistances au capital et de la conscience de la crise.

 

Deux forces internes au capital et contradictoires y contribuent, dans lesquelles la conscience humaine est influencée et qu’elle influence.

 

Ces deux forces ce sont d’une part le renforcement du capital dans son évolution et les moyens « matériels et moraux » que cette évolution lui fournit au fur et à mesure de son développement, d’autre part les lois de l’échange capitaliste A-M-A’ et leurs contradictions que ce développement lui-même font croître. Au même titre que la conscience qui est prise elle aussi dans ces deux forces contradictoires qui déterminent et développement et  l’humanité et sa crise.

 

J’ai adhéré au PCF en 1963, à 20 ans. J’ai été secrétaire de section à la propagande en 64 et « premier secrétaire » comme on disait en 1968. Les « cadre intermédiaires » ont eu une double influence et sur les « militants de base » et les « simples adhérents », sympathisant et électeurs d’une part, et sur les « directions nationales » dont ils étaient les relais dans les deux sens.

 

AUGUSTINMa génération de « cadres intermédiaires » a été nourrie par les écoles du parti. La plus value, la suraccumulation du capital, la baisse tendancielle du taux de profit et les lois qui la contrecarrent, nous les avons tétées, et ce lait a constitué la base de notre « squelette idéologique ». Base qui nous a profondément aidés dans la compréhension des politiques d’Etat que nous avons traversées avec les luttes politiques et syndicales qui les ont « accompagnées ».

 

Sans doute cette conscience anticipatrice nous a contradictoirement handicapés pour saisir ce qui se passait « d’autre », c'est-à-dire la transformation du travail mondialisé et informationnalisé (pour aller vite), tout pris que nous étions et par la défense de l’existant qui prenait des coups monstrueux et en prend toujours d’une part, et la confusion que le manque d’éducation à la critique de l’économie politique induisait et répandait autour de nous d’autre part.

 

Certes les normes antécédentes et le savoir antérieur peut nuire aux savoirs nouveaux et à l’évolution des normes, à la dénormalisation-renormalisation nécessaire à l’évolution humaine. Et par là peut nuire à la nourriture mutuelle entre une entité et son milieu que peut constituer un parti, un syndicat. Un certain nombre d’entre nous (les cadres intermédiaires entre autres) en avaient relativement conscience et ont tenté des expériences limitées alliant identités et ouvertures qui peuvent aujourd’hui se développer dans des conditions nouvelles.

 

D’aucun, y compris dans le mouvement politique communiste, ont fait de cette dernière question de « normes organisationnelles dépassées » le point central des reculs. Certes, mais c’est aussi quelque peu contradictoire et inefficace si n’entre pas en compte la réalité qui se vérifie chaque jour : les conditions matérielles de vie déterminent les mentalités. La relation dialectique à double sens qui en découle n’infirme pas la tendance à cette « loi » sociale déterminante.

 

Cette double constatation est tout à fait complémentaire avec la volonté de dépasser des normes antécédentes obsolètes, mais souvent il était plus question de normes encore plus obsolètes que du mouvement de renormalisations partant de la question centrale du salariat dans le mouvement multiple de la société.

 

Ainsi donc, au-delà de cette dernière caricature s’est installée la caricature des vétérocommunistes et des néocommunistes, dont il faut casser l’image si nous voulons que les générations de militants et de citoyens du monde travaillent complémentairement.

 

Pour cela il est nécessaire que se développent la connaissance, la conscience du mouvement, des mouvements de la société capitaliste, de ce qu’ils engendrent de nouveaux économiquement, politiquement, culturellement, dans l’unité de son « fonctionnement », en développement et en contradictions.

 

Dans les contradictions entre vétéros et néos (et la question de l’âge n’est pas seule en cause, il y a des néo âgés et des vétéro jeunes),  la question de travail transversal entre les champs économiques, politiques, culturels est essentielle.

 

Tableau de l'échangePar exemple, la masse des capitaux spéculatifs, la « révolution » conservatrice de l’organisation du travail n’empêchent en rien que jouent les lois de la plus value, la suraccumulation du capital, la baisse tendancielle du taux de profit et les lois qui la contrecarrent. Le capitalisme garde un cœur de tendances, particulièrement dans son « cœur de production des biens matériels stricto sensu » mais aussi dans toutes les relations dialectiques que ce cœur entretien avec toutes les activités humaines, que le mode d’échange qui lui est propre ne peut transformer qualitativement que par la transformation complète du mode de production lui-même.

 

Ce « cœur » et ses transformations induisent par exemple l’explosion des marges de spéculation, mais aussi les relations contradictoires qu’entretiennent les travailleurs avec la production-consommation de tous les biens « matériels et moraux » nécessaires au processus de  la vie humaine que la crise économique, de la démocratie, de civilisation, est en train d’éclairer.

 

Et le patronat le sait bien, même si son existence même l’empêche de s’attaquer à ses propres contradictions. Et même si la lutte des classes induit contre (et aussi, contradictoirement avec) lui,  les transformations internes au capital qui peuvent induire un autre mode de production et d’échange.

 

 

Il y a trois questions, entre autres, à mon avis, auxquelles s’affronter

 

- La communisation ne peut rien transformer si elle n’a pas de contenu transformateur.

- Il est illusoire de vouloir passer à un autre système sans transition mixte avec des réformes radicales très profondes qui s'accélèreront avec le processus de transformation qualitative du mode de production, bien sûr.

- Notre vision du travail ne doit plus être limitée à notre environnement national immédiat ou nous côtoyons plus celui des services que celui de la production  stricto sensu, même si les deux sont intriqués et même si cet environnement immédiat nous donne quand même et toujours des clefs pour notre vision générale et dans l’action au quotidien et à long terme. En cela une vision d'une démocratie à construire du « que et comment produire » qui est au cœur du procès humain est inséparable de l’héritage de la contribution à la critique de l’économie politique de Marx, son développement aux réalités d’aujourd’hui, sans reniement d’ordre et sentimental et opportuniste face aux difficultés de compréhension du réel et d’action sur le réel.


 Pierre Assante, 31 octobre 2012

 

 

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 05:36

 

CERM, Editions Sociales, 1975DICO-ECO-ET-SOC-jpg

 

Sur le TRAVAIL ABSTRAIT,

citation du dictionnaire

économique et social,

Maurice Bouvier-Ajam, Jésus Ibarrola

et Nicolas Pasquarelli

CLIQUER Sur ce lien :

http://pierreassante.fr/dossier/TRAVAIL_ABSTRAIT.pdf

 

 

ÉPINOSUS. 1 - Coleurs inversées

*******

 

 

 

 

 

  

Ci-contre, Illustration de Roger FROSINI :

EPINOSUS 1 Couleurs inversées

 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 05:47

Copie de 8juin10 001Dialectique de la nature et Poésie, Praxis et Poïésis, Poïésis et Tecknè. Négation de la  négation, encore. C’est notre clef et la seule.

 

L’optimisme, ce n’est pas nier les moments durs, les bouleversements à venir, la vie activité humaine en tant que drame et seulement en tant que drame. C’est penser les possibilités pour l’humanité de les surmonter, de dénouer le drame vers le nouveau. Ce qui n’exclut pas la peur, ni le courage, mais une peur non paralysante si possible. C’est de l’espérance active.

 

La crise c’est la négation. La surmonter, son dépassement dans un nouveau mode de production, c’est la négation de la  négation. La conscience qui s’arrête à la négation est une conscience réduite, limitée, mutilée, vulgaire. C’est pourtant celle que la société de classe, depuis qu’elle existe, nous enseigne partout, dans toutes les activités, à bout de champ.

 

La crise c’est la négation. L’optimisme c’est la négation de la  négation en tant que pré-apparaître du neuf, du « front du  novum » vers un « novum, négation de la  négation réalisée ».

 

La naissance de la plante ne détruit pas le fruit, ni les contradictions qui l’habitent, elle les transforme en continuité. La plante contient le fruit passé et à venir et il n’y a pas égalité entre les deux, au sens que rien n’est semblable. Contradiction des contradictions !

 

Les forces contradictoires qui travaillent le fruit le détruisent et s’auto détruisent au sens où les objets « tangibles et idéels » n’existent plus dans leurs états précédents. C’est aussi le sens de ce qui se passe dans ces objets que sont les normes de travail antécédentes et nouvelles, les jugements de valeur antécédents et nouveaux, les forces productives antécédentes et nouvelles, l’humanité antécédente et nouvelle, sa conscience et les consciences qu’elle contient antécédentes et nouvelles.

 

Et les techniques antécédentes et nouvelles de production des biens « matériels et moraux » nécessaires à la vie humaine. Qu’est-ce qui est détruit et que reste-il dans la transformation des objets tangibles de la production humaine, dans le processus de ses transformations ? Chaque objet tangible produit et producteur, exposé sous vos yeux, contient son histoire au même titre que la personne humaine, dès l’origine de la transformation de la nature par le travail, et avant, dans les ressources naturelles de la nature, son histoire et donc toute la culture humaine qu’elle contient, « concrète et abstraite »,  sous toutes ses formes, dans leur unité en mouvement.

 

Pierre Assante, 30 octobre 2012

 

 

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 06:01

 

000 1495« Ce qui est réel dans la perception et la distingue du rêve, ce n’est pas les sensations, c’est la nécessité enveloppée des sensations».

« L’attention extrême est ce qui constitue dans l’homme la faculté créatrice ».

Simone Weil.

 

 

Simone, mon Amie,

 « On libère en soi de l’énergie. Mais sans cesse elle s’attache de nouveau. Comment la libérer toute ? Il faut désirer que cela soit fait en nous. Le désirer vraiment. Simplement le désirer, non pas tenter de l’accomplir. Car toute tentative en ce sens est vaine et se paie cher. » disais-tu. Et tu choisissais finalement d’accomplir. Et tu l’as payé cher.......

 

Suite sur ce lien :

 http://pierreassante.fr/dossier/La_jeune_fille_et_la_mort%201.pdf

 

 

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 06:01

20101019 024Le oui et le non de Böhme, les contraires d’Héraclite, Hegel et Marx, la négation, la négation de la négation, le dépassement, destruction-conservation, déséquilibre-dissymétrie motrice, transformation qualitative, la vie issue de la mort, la mort sans la disparition, la plante dans le fruit, la pensée neuve dans la pensée ancienne, le mouvement comme existence de la matière, la multiplicité et diversité infinie du mouvement résultante des mouvements, la pensée comme mouvement, l’activité humaine comme pensée, l’organisation sociale comme mouvement, la libération du salariat comme libération de la pensée…

 

Ainsi il existe dans le capitalisme, déjà, les éléments d’une société sans lutte de classe !

Le rapport de force entre salariat et capital contient donc aussi l’élément des prémisses de la société sans classe.

La guerre entre le salariat et le capital ce n’est donc pas la destruction du contraire mais le développement des éléments d’une société sans classe contenue dans la société de classe.

Cela ne veut pas dire que l’évolution possible vers une société sans classe se fasse sans luttes des classes, sans conflits, mais que la forme supérieure de la lutte des classes naît dans le développement de ce que cette lutte contient déjà de prémisses d’une société sans classe. La qualité du conflit dépend de cette capacité de développement déterminée par  les choix humains....

 

......Suite sur ce lien, un recueil petit de "poèmes-philo." :

 http://pierreassante.fr/dossier/La_forme_la_plus_feconde.pdf

 

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 05:04

malbergComme la langue parlée (dirait Esope), la langue écrite est la meilleure et la pire des choses, et plus encore.

 

Aussi, je veux dire en peu de mots ce que ce projet de base commune pour le congrès de février 2012 du parti communiste français a de meilleur.

 

C’est, dans ce que la noirceur de notre monde a, à la fois, de réel et aussi d’apparent, ce qui n’est pas la même chose, ce qu’il apporte de lumière sur ce qui existe de lumineux du progrès de l’humanité et ce qui peut exister de lumière dans un processus en besoin, en santé, en désir et beauté.

 

Il peut ainsi mériter, pourquoi pas, la citation elle aussi lumineuse d’Apollinaire, « il est grand temps de rallumer les étoiles » et celle d’ « humanifeste », si tant est qu’on ne confonde pas l’humanisme avec une vertu figée qui existerait en dehors de l’activité humaine, du travail dans son processus d’auto engendrement permanent de -la femme et l’homme- l’humain concret en mouvement.

 

Certes, lire un tel texte, en faire un élément d’un travail commun de parti mais aussi de société, d’activité sans frontières étanches entre celui-ci et l’humanité, ni frontières étanches entre tous les « champs d’activités » et leur unité à laquelle il s’adresse, demande un effort de tension, de concentration, de temps.

 

C’est une raison de plus pour inciter, si cela se peut, tout un chacun à le faire, cet effort…

 

Pour ce que la langue a de pire sur du projet, mais aussi pour ce que la langue du projet a de meilleur, on peut s’en remettre aux commentateurs qui ont le plus d’intérêts privés à faire le noir sur tout ce qu’elle contient. Ceux qui souhaitent vraiment mieux que ce qu’elle dit n’ayant pas la notion de ce pire d’Esope ni d’un noir sans couleur (dirait Soulages) des premiers.

 

Elle pourra devenir, si son utopie opérationnelle (comme disait E. Bloch) se confirme dans la poursuite de l’élaboration commune de ce manifeste, dans les divers « champs », économie, culture, politique, civilisation….(piètre énumération sans unité de ma part), un texte à portée historique comme celui dont il se veut la continuation.

 

Le voilà donc sur ce lien, comme un cadeau de sens et un encouragement à cet effort en commun en question :

http://congres.pcf.fr/sites/default/files/36e-congres-projet-base-commune_0.pdf

 

Pierre Assante, 28 octobre 2012

 

L'illustration est la couverture du livre d'Henri Malberg sur l'avenir du PCF qui me semble adaptée à la perspective du projet de texte de congrès.

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 05:02

BOCCARA PORTRAITContenu de la vidéo : Paul Boccara 

Partie 1 : http://www.dailymotion.com/video/x9tiam_paul-boccara-1-13_news

 

La suite : Recopier le lien sur votre moteur de recherche

Description :

Partie 1 : http://www.dailymotion.com/video/x9tiam_paul-boccara1_news
Partie 2 : http://www.dailymotion.com/video/x9tiie_paul-boccara2_news
Partie 3 : http://www.dailymotion.com/video/x9tio8_paul-boccara3_news
Partie 4 : http://www.dailymotion.com/video/x9tisi_paul-boccara4_news
Partie 5 : http://www.dailymotion.com/video/x9tius_paul-boccara5_news
Partie 6 : http://www.dailymotion.com/video/x9tiwy_paul-boccara6_news
Partie 7 : http://www.dailymotion.com/video/x9tiyl_paul-boccara7_news
Partie 8 : http://www.dailymotion.com/video/x9tjaf_paul-boccara8_news
Partie 9 : http://www.dailymotion.com/video/x9tjed_paul-boccara9_news
Partie 10 : http://www.dailymotion.com/video/x9tjh3_paul-boccara10_news
Partie 11 : http://www.dailymotion.com/video/x9tjk2_paul-boccara11_news
Partie 12 : http://www.dailymotion.com/video/x9tjmk_paul-boccara12_news
Partie 13 : http://www.dailymotion.com/video/x9tjpj_paul-boccara13_news

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 05:01

2012 02 25Congrès PCF, février 2012, sur la BASE COMMUNE : 

 

Partage des biens "matériels et moraux" nécessaires à la vie humaine ou mise en commun des efforts humains pour leur création ? Les deux, certes, dans un même mouvement. Pour  partager il faut  produire.

 

Certes, le partage est une valeur du communisme et de tout ce qui  est ou a été prémices d'un communisme développé. Ce qu’affirme à juste titre la base commune dans son « préambule ».

 

Partage des biens ou effort commun de leur création ? Certes les deux, dans une unité de mouvement.

 

Mais ce qui caractérise avant tout le communisme, je crois, c’est la mise en commun des efforts des êtres humains entre eux. Et donc est au centre le travail et sa libération de contraintes sociales obsolètes. Certes, la base commune du congrès de février 2012 du PCF met en son « centre » les luttes des salariés, le soutien à ces luttes, les solutions à apporter à leurs issues positives, tant dans « l’entreprise » que dans le « fonctionnement global » de la société, de la production nécessaire à la vie humaine, « matérielle et morale ».

 

Certes, l’engagement dans le processus des luttes des salariés induit un « centrage » pratique du parti communiste sur le travail, sur un « être un parti du travail » ouvert à tous les mouvements de la société.

 

Autant que ce cœur soit explicitement souligné dès le préambule de la base commune. Je ne fais pas de propositions de rédaction, mais j’en propose l’esprit.

 

Dans le processus de mise en commun, le « but » inconscient ou-et conscient qui se construit, c’est justement un processus ininterrompu d’élévation de la conscience de la nature sur elle-même que représente l’humanité, dans la nature, dont elle fait partie.

 

Ce processus de conscientisation  ne « débute » pas avec le communisme, et le communisme ne « débute » pas avec sa propre « construction ». C’est un processus qui fait partie intégrante de tout le processus humain depuis son origine, sans doute inhérent à la nature.

 

La « construction du communisme » au sens « strict », comme « moment » d’un processus, c’est la libération de l’activité humaine des contraintes sociales obsolètes, qui freinent et bloquent ce processus de conscientisation et dont l’échange « Argent-Marchandise-Argent plus » parvenu à son développement maximum, ultime, paroxysmique du capitalisme monopoliste de mondialisation généralisée et informationnalisé, est la pointe extrême, finale, d’un « stade » réclamant à la fois continuité du processus, dans et par un « saut » qualitatif qui libère l’échange humain du mode de production marchand.

 

La « construction du communisme » c’est la libération de l’activité humaine des contraintes sociales obsolètes, c'est-à-dire la réalisation, la transformation qualitative du travail  (de l’activité « productrice », non au sens et dans la réalité actuels de productive de capital, mais dans le sens de « productrice » de valeur d’usage, à la fois résolutive et réalisatrice des besoins humains) en tant qu’activité libre, librement choisie. 

 

Librement choisie au sens proche de celui que nous donnons aujourd’hui à l’activité libre, « de loisir », mais je répète, à la fois créative,  et résolutrice de besoins, sans contraintes issues des dominations sociales, hors travail contraint, exploité).

 

Pierre Assante, 27 octobre 2012

 

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 05:53
AJZENBERGL’abandon à la mort… 
 
Sous le régime de Vichy (1940-1945, 76.000 malades mentaux sont morts dans les hôpitaux psychiatriques français. Morts de faim.
 
Dans une tribune du Monde (26.07.2012), un journaliste –Thomas Wieder – énumérait les pièges de l’histoire attendant François Hollande : « … les critiques qui ont accompagné son hommage à Jules Ferry et son discours du Vél d’Hiv apparaîtront sans doute bien fades. D’ici à 2017, trois dossiers historico-mémoriels autrement plus délicats attendent en effet le chef de l’État. 
Le premier, par ordre croissant d’intensité, concerne la Grande Guerre, dont on célébrera le centenaire en 2014. […] Autre dossier sensible : le génocide des Arméniens, dont le centenaire tombera en 2015 et dont  M. Hollande s’est engagé à en pénaliser la négation. […] Dernier dossier, enfin : la guerre d’Algérie. C’est à la fois le plus urgent et le plus explosif ».
Un historien (Henry Rousso, qui publia en 1994 Vichy, un passé qui ne passe pas) déclare, dans le même article : « Désormais, ce passé est passé : non pas qu’il soit oublié, mais parce qu’il a enfin trouvé sa place ». Faut-il rappeler la conclusion de son livre ? « Le devoir de mémoire donne-t-il le droit d’ouvrir un procès perpétuel à la génération de la guerre ? D’autant que, pour la nôtre, l’obsession du passé, de ce passé-là n’est qu’un substitut aux urgences du présent ». Pour Henry Rousso aussi, la mort des 76.000 fous pendant la guerre est un non-événement ne méritant aucune attention mémorielle.
Dans cette analyse du journaliste, pas trace de cet autre dossier sensible : l’abandon à la mort par le régime de Vichy, le seul État français d’alors, des dizaines de milliers de fous (76.000 plus précisément). Oubli ou, censure ? Ceci dans le même temps où le même État français arrêtait des juifs de France (76.000 également) et les chargeait dans des trains allant vers les camps de la mort.
 Pétain, Darlan, Laval connaissaient-ils les dangers auxquels les fous étaient exposés ? OUI, dès le printemps 1941. Étaient-ils en mesure de leur accorder quelques suppléments alimentaires représentant pour chaque Français une ou deux miettes de pain par jour ? OUI, puisque cela a été fait en décembre 1942. Trop tard cependant et en quantité insuffisante pour inverser le cours des événements. La population française aurait-elle été mise en danger par une telle action ? NON, bien sûr. Ces trois questions, et les réponses apportées, définissent précisément la notion de non-assistance à personne en danger, notion inventée par Vichy et maintenue depuis dans le code pénal français.
Non-assistance que certains historiens nient. Ce qui autorise un journal d’extrême-droite à s’écrier : « Le régime de Vichy est enfin innocenté… ». Après la reconnaissance par le président Chirac de la complicité active de l’État français de Vichy dans la déportation des juifs de France, la responsabilité directe de ce même régime dans la famine mortelle sévissant dans les hôpitaux psychiatriques doit, elle aussi, donner lieu à une reconnaissance officielle. L’histoire de l’hôpital de Montdevergues-les-Roses par André Castelli est un exemple, au jour le jour, de l’abandon à la mort des fous sous Vichy.
Avec le livre L’abandon à la mort…, et le document ci-joint, où il s’agit de quelques coups de projecteur sur le contenu de celui-ci, c’est de ça qu’il s’agit : l’abandon à la mort par Vichy des malades mentaux sera-t-il exclu de l’histoire comme le préconise certains historiens ? Effacé ? Ou sera-t-il inscrit dans les manuels destinés aux étudiants et reconnu par les plus hautes autorités de l’État d’aujourd’hui ?
Armand Ajzenberg

 

PRESENTATION ET BON DE COMMANDE sur ce lien :

http://pierreassante.fr/dossier/AJZENBERG_L_ABANDON_A_LA_MORT_76KB.pdf

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 02:56

GELU.jpgHonte, rage ou dégoût...

 

            La semaine dernière, ici même, dans mon billet, je m’inquiétais de ne pas avoir entendu le nouveau Président de la République  tenir l'une de ses promesses de campagne, la mort de milliers d’algériens qui manifestaient à Paris le 17 octobre 1961. J'ai eu tort et m'excuse : aprés l'envoi de mon papier au journal, un communiqué de l'Elysée indiquait : "Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l'indépendance ont été tués lors d'une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes." Dont acte. Mais, autant vous l'avouer, ce texte m'a déçue. La tournure passive de la première phrase permet d’évacuer le sujet de l'action, c'est à dire, n'en déplaise à M. Jacob, la police de la république, le préfet de police et le gouvernement de l’époque. La périphrase pour le droit à l’indépendance passe sous silence le couvre feu discriminatoire et raciste imposé aux seuls Français musulmans d’Algérie, raison véritable de la manifestation pacifique à laquelle participaient femmes et enfants . On ne saurait se contenter d'un simple hommage à la mémoire des victimes : il faut favoriser les travaux d'historiens pour faire tomber le voile qui a tenté de masquer ce mensonge d'état pendant plus de cinquante ans. Pas question de créer une vérité officielle, mais donner à chacun la possibilité de comprendre ce qui s'est réellement passé et d'en tirer les forces nécessaires pour éviter que la bête immonde ne resurgisse. Alerta! Mefi !

         Oserais-je écrire que les protestations de ceux qui s'opposent à cette reconnaissance me semblent obéir à des motivations électoralistes aussi indécentes que les lois d'amnistie de juillet 68 ou de réhabilitation d'octobre 82 ?  A Nice, nous avions déjà le monument à Degueldre, symbole de l’Algérie Française, le motodidacte vient de nous imposer «le monument qui fait de Nice la capitale de l’Algérie Française» (Nice matin du 1er juillet 2012). J'ai mal à ma petite patrie, et je ne parlerai pas des déclarations tonitruantes sur les prières de rue, les mosquées qui seront interdites, les colloques ou les spectacles qui ne sont pas souhaitables, ni du pain au chocolat, «droit inaliénable de tous les enfants de France». Heureusement que les identitaires niçois inventeurs de la soupe au porc, qui ont occupé la mosquée de Poitiers n'ont pas rappelé que lors de la bataille de Lépante, le Comté de Nice  était allié aux Rois Catholiques contre les Français alliés aux mécréants Turcs. Pris dans la surenchère, Bac moins cinq aurait demandé l'interdiction du croissant sur tout le territoire. Ieu, nissarda, bessai ! Rebela ? Segur!  Identitaria, jamai...

         Cette façon de draguer un électorat d’extrême droite en cautionnant des valeurs qui n'ont rien à voir avec la république mi fa raca. Et en la matière, faut reconnaître que certains commencent à avoir de l’expérience : voyez ces gens qui se proposent de transférer les restes du tortionnaire Bigeard aux Invalides puis à Fréjus. Comme l’écrivent les signataires de la pétition contre tout hommage à ce Général : « Bigeard a été un acteur de premier plan des guerres coloniales, un « baroudeur » sans principes, utilisant des méthodes souvent ignobles. En Indochine et en Algérie, il a laissé aux peuples, aux patriotes qu’il a combattus, aux prisonniers qu’il a « interrogés », de douloureux souvenirs. Aujourd’hui encore [...] le nom de Bigeard sonne comme synonyme des pratiques les plus détestables de l’armée française. ». Ma France, ce n'est pas celle-là, c'est celle des gueux, des sans-culottes de 93, des communards, des mutins de la mer noire, des résistants.... Zo, bolegam! Viva lo cambiament vertadier !

 

L'ILLUSTRATION : Victor GELU, un copain, je crois, de Marie DALENGA. Oeuvres complètes publiées par Laffitte Reprints

 

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 06:11

 

TRANSFORMATION SOCIALE "EN SANTÉ". PROBLÈMES "D'ORGANISATION". ECONOMIE ET PHILO. UNITÉ DES CHAMPS D'ACTION ENTRE EUX EN FONCTION DE L'ÉCONOMIE "EN DERNIÈRE INSTANCE", SANS "ÉCONOMICISME" PAR PIERRE ASSANTE

Transformation sociale  

Cliquer sur ce lien:  http://congres.pcf.fr/30152

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 08:43

JAURESUne forte envie de bousculer, sur ce lien :

http://pierreassante.fr/dossier/CONGRES_PCF_fevrier2012.pdf

      ****


COMMUNISTES, lien d'échanges et de communication sur ce lien :

http://www.pcf.fr/18265

      ****

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 20:11

 

SAM 0472Article déjà publié le 12 octobre 2012 sur ce blog


MASTER ANALYSE DU TRAVAIL ET DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES

CNAM PARIS, année 2012-2013

*

Module assuré par Yves SCHWARTZ :

Activité, Travail : des concepts aux politiques et retour

Dates des 6 interventions

**

 

 

   1) 18/01/2013 – 9h30-12h30

  2) 25/01/2013 - 9h30-12h30

  3) 15/02/2013 – 9h30-12h30

4) 1/03/2013 – 9h30-12h30

  5) 8/03/2013 – 9h30-12h30

  6) 29/03/2013 – 9h30-12h30


 Lieu : sauf exception, 41 rue Gay –Lussac 75005 Paris

Ce module est ouvert à tout public.

*

Pour toute information complémentaire :

Chaire formation des adultes, sur Google.

lucie.georgeon@cnam.fr

 

 

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 06:00

TRENTIN.jpg

 

 

 

"La cité du travail.

Le fordisme et la gauche"

 

Un ouvrage de TRENTIN,


fils de résistant, C.G.I.L.,  P.C.I., député, mort en 2007.

 

 

ENTRETIEN SUR L'H.D.

du 18 oct. Sur ce lien:

http://pierreassante.fr/dossier/TRENTIN_SUPIOT_TRAVAIL_HD18.10.12.pdf

 

 

Je viens de lire "la cité du travail" de Bruno Trentin qui vient d'être traduite de l'italien et dont j'avais vu une présentation-interview dans l'H.D.

Rapide et très sommaire mini-critique :

On voit bien, même si ce livre contient d'excellentes choses sur le taylorisme et l'histoire des idéologies révolutionnaires et réformistes, avec nombre de citations "historiques" de Marx, on voit bien que la dérive italienne et son substrat théorique vient de loin, et que Trentin, grand et estimé S.G. de la CGIL pendant des années n'y a pas été pour rien, quelles qu'aient été ses intentions et ses qualités.

Le "travail subordonné" sur lequel insiste Trentin  est pour moi totalement lié au travail exploité, on ne peut séparer l'un de l'autre, même si on peut y compris dans le mode le production actuel lutter contre le taylorisme et créer de meilleures conditions pour le "travail subordonné", qui restera toujours subordonné et exploité tant qu'il est soumis à sa vente en tant que capital variable...

Sans voir un complot permanent sur tout, et tout en appréciant des éléments d’une réflexion, je crois aussi que la publication de ce livre aujourd'hui, entre autre sa présentation par Jacques Delors, n'est pas "innocente".

Pierre Assante, 31 octobre 2012

 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 15:49

Recherches internationale 46 1965Transformation sociale « en santé ». problèmes « d’organisation ». économie et philo. Unité des champs d’action entre eux en fonction de l’économie « en dernière instance », sans « économicisme ».

 

Lorsque Lénine écrit sur les « travaux pratiques » de la transformation sociale, l’on comprend qu’historiquement, l’utopie opérationnelle et l’opération elle-même, ce n’est pas quelque chose de superposable, que l’image de l’une et la constitution concrète de l’autre, c’est toute la distance et la proximité simultanée entre la pensée, l’acte et son résultat.

 

Dans la construction de la N.E.P. (Nouvelle Politique Economique) de l’Etat soviétique en 1921 et de l’administration de cet Etat dans la même période, il y a tout l’apprentissage historique que ces évènements prodiguent au moment de leur réalisation, comme aujourd’hui dans la relation que nous pouvons entretenir entre conceptualisation et réalisation restreinte, partielle et générale et le mouvement « ici et maintenant » de notre conscience anticipatrice (selon l’expression de Ernst Bloch).

 

La dichotomie des champs de recherche et d’activité sont un handicap essentiel de nos difficultés.

 

Evidemment, il ne s’agit pas de considérer qu’on peut agir « généralement » sur un « champ général » sans agir sur des champs particuliers, en niant au premier degré l’autonomie des champs entre eux. Mais il ne s’agit pas non plus de cloisonner des champs, ce que le structuralisme ambiant induit, que ce soit dans le quotidien de chacun d’entre nous dans l’humanité, comme dans le conscient et l’inconscient de l’humanité, résultante de tout ses mouvements d’individus et de groupes.

 

POLITZERLe mouvement de la nature est UN, le mouvement de l’humanité dans la nature est UN avec elle. L’autonomie des mouvements entre eux ne nie en aucune façon cette réalité et transformer la société pour poursuivre son processus en santé c’est procéder à une négation de la négation et de l’état existant des choses et de la réalité en mouvement des concepts que celle-ci produit sur les consciences.

 

Cette question de « négation de la négation », traduite aussi par « dépassement », « aufhebung » dans le vocabulaire de Marx, n’est pas qu’une formule plaisante à un intellectuel parmi les intellectuels, mais un concept à mettre en œuvre dans toute pensée du « quotidien » comme de la « philosophie populaire et savante », « alimentaire » comme « historique » (les deux sans dichotomie non plus), sans pour cela qu’il nous donne la clef miracle de toute solution sans aller retour entre observation et expérimentation, sans  connaissance pratique de la « double anticipation », selon de terme d’Yves Schwartz.

 

Les Partis Communistes, dans ce qu’ils ont exprimé de positif dans le processus humain, ont été parti prenante, sans jeu de mot, du front du Novum, ce qui se construit de neuf et sain (ce qui ne veut pas dire sans maladies) dans le processus humain. Le Front Populaire, dans son « champ élargi » de même.

 

Le Front de gauche, peut-il être partie prenante de ce « front du Novum », de la conscience anticipatrice, du principe espérance qui les meut au même titre que les processus économiques, anthroponomiques selon l’expression de Paul Boccara,  dans leurs champs particuliers, éléments du « champ général » (et du Chant Général selon l’expression de Pablo Neruda).

 

Il ne peut l’être, transitoirement comme toute « front » sans l’héritage communiste. Mais est-ce seulement un héritage ? Le parti communiste hérite de lui-même, quelle que soient les difficultés que le processus du capital sur lui-même a induit dans son paroxysme au point de limiter l’expression de ses contradictions dans la conscience des couches exploitées dites moyennes et la classe ouvrière elle-même, au point aussi de mettre en danger tout le processus humain, de ses origines du « travail primitif » au travail hautement développé d’aujourd’hui.

 

C.C.1980Le Front de Gauche est bien une alliance. Restreinte mais sur la base de laquelle peuvent s’élargir les alliances sociales et pas seulement organisationnelles, les  secondes étant l’outil des alliances sociales. Il contient des éléments divers aux actes complémentaires et aussi opposés. Il reflète à la fois les archaïsmes des mouvements populaires et du salariat comme les aspirations nouvelles de ce même mouvement  dans leur condition nouvelle, moderne d’existence. Il ne possède pas l’héritage propre du mouvement communiste et il en a besoin et seul ce dernier, dans sa nouvelle étape de « d’expression consciente du processus inconscient » en « reformation », en « refondation » répond aux questions posées par cette alliance.

 

Un des champs de l’héritage que le PCF est le mieux à même de porter est celui de la pluridisciplinarité autour de la critique de l’économie politique et des transformations qu’elle appelle sur le plan de l’économie « en dernière instance » et sur la plan d’une visée qui à la fois intègre l’autonomie des champs de recherche et d’activité et leur intrication générale, qui font UN le mouvement de la société.

 

Cette interdisciplinarité de la recherche économique, de la politique au sens non partisan mais en réponse au quotidien, cette vision « unifiée » du mouvement de la société dans la multiplicité-diversité de son existence, reste le champ d’un parti communiste mais non son appropriation sectaire, et le restera tant que cette « étape » de transformation sociale de mise en commun des efforts des humains pour assurer leur existence « matérielle et morale » n’aura pas prévalu sur l’appropriation des efforts de tous au profit de quelques-uns, le capitalisme avancé, de production mondialisée et informationnalisée, généralisé, stade suprême du mode de production marchand et antichambre de cette administration de la société par tous, cohérence de l’activité et des besoins de chacun dans l’activité générale.

 

Qu’on ne nous fasse pas rire. Quelles que soient les maladies de cette tendance à l’effort commun, n’acceptons pas, n’acceptons plus les leçons de ceux qui le confisquent. Ni celles des impatients et des résignés qui les aident objectivement. Moi y compris lorsque j'y succombe...

 

Pierre Assante, section de Marseille 8° du P.C.F., 20 octobre 2012

 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 06:00

L’art et le capital, l'éditorial de Claude Cabanes

17 Octobre 2012

 

«Qui a porté sa propre peau au marché ne peut s’attendre qu’à une chose: être tanné!»

L’impôt sur la fortune appliqué aux œuvres affecterait le mouvement lui-même de l’art.

Pendant que le capital marque des points.

 

WALTER JENJAMINC’est un tableau du peintre américain Edward Hopper: la scène représente un groupe de cinq personnages, installés sur des fauteuils de bois, muets, en pleine lumière, face au ciel au-dessus d’un désert, qui attendent… Nous attendons tous… Cette toile présentée au Grand Palais à Paris m’a bouleversé, mais je sais qu’il n’y aura jamais d’Hopper sur les murs de ma maison. Alors, on pourrait considérer que le débat autour des œuvres d’art et l’ISF (l’impôt sur la fortune) ne me concerne pas, ne nous concerne pas… On se tromperait lourdement. Parce qu’il vit sur le champ de bataille féroce dont le budget de la nation en préparation est l’enjeu…

On pourrait spontanément penser que l’inclusion des œuvres d’art dans le calcul de l’impôt sur la fortune est affaire de justice. En effet. Mais en s’efforçant de voir plus loin que le bout de son nez, on constate aussitôt que ce dispositif pourrait avoir des effets désastreux sur le mouvement de l’art lui-même et son marché dans notre pays. Depuis les premiers temps, les communistes français ont bataillé ferme pour l’alliance des forces du travail et des forces de la création. C’est au cœur de notre histoire: les artistes, les écrivains, les cinéastes, les musiciens et tant d’autres n’ont, presque jamais, figuré dans notre imaginaire, dans le camp des «ennemis de classe», comme on disait, et comme on dit… Le gouvernement a donc jugé, avec pertinence, contre certains de ses amis, que l’ISF ignorerait les œuvres d’art, comme c’est le cas depuis 1981. Par contre il serait bienvenu de distinguer les collectionneurs et les galeristes des spéculateurs, qui enferment dans la nuit des coffres-forts le travail de grands artistes, comme on stocke des lingots. Un dispositif particulier pourrait être rapidement élaboré…

Une bataille féroce autour du nouveau budget; cela s’appelle la lutte des classes. Elle fait rage chaque jour. Et on a le sentiment que l’équipe au pouvoir agite d’autant plus le chiffon rouge des «riches» qu’elle cède en douce le terrain devant le capital. Car il s’agit bien de cela: qui va payer? Le capital ou le peuple? On est par exemple extrêmement étonné d’apprendre que l’imposition des 75% au-delà de 1million d’euros de revenus ne va concerner que 1500 personnes… Les hyperfortunés ne seraient donc qu’une poignée? Allons donc! C’est que les plus malins – avec leurs armées d’experts – ont déjà pris leurs précautions: ils vont se payer en dividendes, qui échappent à ce système fiscal, dont la substance s’évapore au fil des semaines.

La générale en chef de l’offensive, madame Laurence Parisot, et ses bataillons du Medef, ne dort plus dans son lit: elle est sur le front jour et nuit. Hier attaque frontale, pour définir le fameux «choc de compétitivité» qu’elle appelle de ses vœux: il s’agit de libérer des dizaines de milliards des colonnes comptables des entreprises vers les budgets de la population française en général, et des salariés en particulier. On ne saurait être plus clair. Monsieur Ayrault, avec sa «trajectoire de compétitivité» (en somme la même chose, mais étalée dans le temps…), peut aller se rhabiller… Comme écrivait Karl Marx: «Qui a porté sa propre peau au marché ne peut s’attendre qu’à une chose: être tanné!»

 

Par Claude Cabanes, "L'HUMANITE", le 17 Octobre 2012


 

 

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 06:08

 

bloch principe espérance« …Les défauts du matérialisme abstrait des sciences de la nature qui ne tient pas compte du processus historique, sont déjà perceptibles dans les représentations abstraites et idéologiques de ses porte-parole, dès qu’ils se risquent en dehors de leur spécialité… » Le Capital, livre I. « …Chez Feuerbach, le matérialisme et l’histoire sont carrément dissociés… », poursuit l’Idéologie allemande, établissant ainsi une distinction fondamentale qui oppose le matérialisme dialectique-historique à l’ancien matérialisme mécaniste : « …Tant qu’il est matérialiste, Feuerbach ne fait pas mention de l’histoire et lorsqu’il prend l’histoire en considération, il n’est pas matérialiste". C’est ce que Feuerbach avait exprimé lui-même en se disant matérialiste « en arrière » (c'est-à-dire en considération de la base matérielle) mais idéaliste « en avant » (c'est-à-dire en considération de l’éthique et même de la philosophie de la religion). C’est précisément l’omission, dans le matérialisme feuerbachien, de la société, de l’histoire et de sa dialectique, c’est cette absence de vie qui en découle et caractérise l’ancien matérialisme mécaniste, le seul qu’ait connu Feuerbach, qui détermine finalement chez ce philosophe, à la fin de sa philosophie, un idéalisme quelque peu embarrassé. Cet idéalisme transparaissait dans son éthique vitale, il se manifeste dans ses prétentions à une certaine sentimentalité fraternelle du dimanche. Ce qui prévaut ici encore, c’est comme le dit la thèse 9, "La façon de voir les individus de la société “bourgeoise” pris isolément", mais la religion dont Feuerbach était apparemment venu à bout, refait une fois encore surface sous forme de religion simplement détournée vers l’anthropologie sans avoir été critiquée sur le plan social. De cette manière Feuerbach ne critique pas les contenus religieux proprement dits, mais essentiellement leur transposition dans l’au-delà et parallèlement, l’affaiblissement de l’humain dans son en-deçà. Le fait qu’il ait voulu rappeler  à la « nature humaine » combien elle avait par là dissipé ses richesses, est une réduction qui soulève certains problèmes. Qui oserait nier l’humanité, l’humanité profonde de l’art religieux, que ce soit chez un Giotto, un Grünewald, un Bach et peut-être enfin chez un Bruckner ? Mais chez Feuerbach, le cœur, la fraternité, et le sentimentalisme sans pareil font de tout cela presque une espèce de théologie du cœur, librement religieuse. Ajoutons à cela que dans le vide inévitable de son “idéalisme en avant”, il laisse subsister presque tous les attributs de Dieu le Père, sous forme pour ainsi dire de vertus en soi dont il n’aurait soustrait que le Bon Dieu. Au lieu de : Dieu est miséricordieux, est amour, est tout-puissant, fait des miracles, exauce les prières…il faut désormais dire : la miséricorde, l’amour, la toute puissance, les miracles, l’exaucement des prières sont divins. De ce fait tout l’appareil idéologique est maintenu, il n’est que transposé de son siège céleste dans une certaine religion abstraite où trônent, réifiées, les vertus de la “base naturelle”… »

 

4 Bonnes pages, de 319 à 322 :

http://pierreassante.fr/dossier/BLOCH_PRINC_ESPER_P.319_A_322.pdf

BLOCH PRINCIPE ESPERANCE GALLIMARD p 319 322 0001BLOCH PRINCIPE ESPERANCE GALLIMARD p 319 322 0002

BLOCH PRINCIPE ESPERANCE GALLIMARD p 319 322 0003BLOCH PRINCIPE ESPERANCE GALLIMARD p 319 322 0004

 

 

 

Ernst Bloch, « Principe Espérance I », Gallimard, 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 06:06

JAN10 010Il faut rêver !” J'écris ces mots, et tout à coup j'ai peur. Je me vois siégeant au “congrès d'unification”, avec en face de moi les rédacteurs et collaborateurs du Rabotchéïé Diélo. Et voilà que le camarade Martynov se lève et, mena­çant, m'adresse la parole : “Permettez ! Une rédaction auto­nome a-t-elle encore le droit de rêver sans en avoir référé aux comités du Parti ?” Puis, c'est le camarade Kritchevski qui se dresse et (approfondissant philosophiquement le camarade Martynov, lequel a depuis longtemps approfondi le camarade Plekhanov) continue plus menaçant encore :

“J'irai plus loin. Je vous demande : un marxiste a-t-il en général le droit de rêver, s'il n'a pas oublié que, d'après Marx, l'humanité s'assigne toujours des tâches réalisables et que la tactique est le processus d'accroissement des tâches du Parti qui croissent en même temps que lui ?”

La seule idée de ces questions menaçantes me donne le frisson, et je ne pense qu'à une chose : où me cacher. Essayons de nous retrancher derrière Pissarev.

“Il y a désaccord et désaccord, écrivait Pissarev au sujet du désaccord entre le rêve et la réalité. Mon rêve peut dé­passer le cours naturel des événements, ou bien il peut don­ner un coup de barre dans une direction où le cours naturel des événements ne peut jamais conduire. Dans le premier cas, le rêve ne fait aucun tort; il peut même soutenir et renforcer l'énergie du travailleur... Rien, dans de tels rêves, ne peut pervertir ou paralyser la force de travail. Bien au contraire. Si l'homme était complètement dépourvu de la faculté de rêver ainsi, s'il ne pouvait de temps à autre de­vancer le présent et contempler en imagination le tableau entièrement achevé de l’œuvre qui s'ébauche entre ses mains, je ne saurais décidément me représenter quel mobile ferait entreprendre à l'homme et mener à bien de vastes et fati­gants travaux dans l'art, la science et la vie pratique... Le désaccord entre le rêve et la réalité n'a rien de nocif, si toutefois l'homme qui rêve croit sérieusement à son rêve, s'il observe attentivement la vie, compare ses observa­tions à ses châteaux en Espagne et, d'une façon générale, travaille consciencieusement à la réalisation de son rêve. Lorsqu'il y a contact entre le rêve et la vie, tout est pour le mieux.”

Des rêves de cette sorte, il y en a malheureusement trop peu dans notre mouvement. Et la faute en est surtout aux représentants de la critique légale et du “suivisme” illégal, qui se targuent de leur pondération, de leur “sens” du “concret”.

 

Lénine, « que faire », 1902

http://www.marxists.org/francais/lenin/works/1902/02/19020200.htm

 

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