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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 08:22

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Les premiers pas de François Hollande et du nouveau gouvernement ont ouvert l’espace pour une réorientation des politiques publiques. Seul un groupe parlemetaire solide du FRONT DE GAUCHE, parmi lequel de nombreux-ses député-es du PCF,  peut garantir les changements attendus.

 

5 points sur lesquels avancer : Europe et France, fiscalité, démocratie, retraites, éducation, développés sur ce lien : 

 

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 07:44

 

BROCHURE ECO ET PO persoPetit rappel d’économie politique élémentaire

 

1 L’illusion comptable du profit

Contrairement aux apparences lorsqu’on regarde « la course du soleil », la terre tourne sur elle-même, et non le soleil autour de la terre.

Une autre apparence nous donne l’illusion que le profit est tiré d’une transaction où la vente est effectuée à un prix supérieur à celui de l’achat. Cela c’est de la comptabilité. Seul le travail incorporé dans une marchandise lui confère une valeur supérieure. Et si les prix sont effectivement et extraordinairement  variés lorsqu’on contrôle les étiquettes, cela nous conduit à l’illusion précédente sur la loi de réalisation du profit. Bien sûr, pour un produit ou sur une production particulière et le groupe financier qui le produit, le profit dépend en partie de sa capacité de jouer sur les prix en fonction de situations particulières diverses…

  

2 Vérification des lois du profit sur un temps long et un espace géographique important

…Mais si l’on fait le bilan de l’ensemble des échanges dans le monde sur un temps long, et que l’on en tire des moyennes,  la valeur moyenne correspond au prix moyen, les profits moyens correspondent à la moyenne de la masse des profits, ce qui est une tautologie.  La masse des valeurs des transactions de toutes sortes  correspond à la masse des valeurs produites, et ce qui est ponctionné d’un côté, d’une façon ou d’une autre, prend à une marchandise ce que l’autre cède. Le travail est incorporé à une marchandise, travail présent et travail passé, cristallisé, en fonction du temps de travail social moyen sur la durée et dans le marché mondial, nécessaire à sa production. Quand aux services, on peut considérer soit qu’il sont incorporés, soit que la marchandise lui cède de sa valeur dans l’échange social, ce qui est les deux faces d’un même mouvement….......

8 novembre 2009 

 

 .................Suite sur ce lien le texte complet :

http://www.pierreassante.fr/dossier/petit_rappel_economie_politique_elementaire.pdf





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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 07:00
CAC-40.jpgA la lumière de ces graphiques, qui ne donnent qu'une faible partie de la réalité financière du monde, et qui n'ont pas pour but d'être une image d'une réalité économique globale, mais qui en sont peut-être un reflet partiel, ...
 
....1) peut-on considérer que l'on retourne à peu près à la période 91-95 ? Ce qui pourrait faire penser que des solutions passées peuvent être renouvelées.
 
2) ou au contraire, qu'il y a grippage des échanges en capital donc des échanges tout court de l'humanité pour sa survie et son développement,  compte tenu :
 
- de la nouvelle répartition mondiale de la production, des conséquences économiques, politiques et culturelles qui en découlent, dans leur unité,
 
-de l'explosion des techniques et forces productives mondialisées, dans les pays développés en difficulté et dans les émergents, en développement, mais en difficulté dans la crise générale.
 
L'usage de ces graphiques est loin d'être le seul élément à notre disposition, il y a des données bien plus précises.
Mais quelquefois ce type d'information donne à prêter plus l'oreille que les analyses économiques sérieuses qui malheureusement ne retiennent que peu notre attention, et surtout pas celle des médias au service d'un endormissement général qu'ils peuvent de moins en moins maintenir, actualité oblige....
 
Mon avis est que nous ne pouvons trouver d'explication sérieuses que dans un retour à l'étude de la suraccumulation-dévalorisation du capital, sa manifestation dans les conditions d'aujourd'hui et les solutions à y apporter, qui nous ramènent politiquement à La Commune de 1871, et économiquement à ce qu'elle n'a pas fait concernant les banques, le tout en étant schématique, certes, car on ne reproduit pas l'histoire, surtout après quasiment 150 ans de développement capitaliste, mais en mettant les points sur les i de ce qu'un réformisme d'accompagnement croit pouvoir renouveler.....
 
L'idée de cette comparaison "métaphysique" m'est venu en lisant les commentaires farfelus qui se veulent et sont considérés comme sérieux, sur les évènements boursiers et financiers en général. Pour plus de sérieux voir l'article "Une crise de production et rien d'autre !" 

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 05:51

« Ce qui est réel dans la perception et la distingue du rêve, c’est la nécessité enveloppée des sensations….L’attention extrême est ce qui constitue dans l’homme la faculté créatrice »

Simone Weil

 

***   

Pierre Assante

 

DE LA DOUCEUR ET DE LA PRECARITE

  

1

Avec le galet aménagé

l’humain s’est approprié l’objet

 

Ce n’est pas une proie qu’on  dévore

et que l’on abandonne

 

2

Avec le feu

l’humain s’est approprié une énergie

 

3

En s’appropriant son espèce

l’humain s’approprie la pensée

 

Il ne l’a pas faite, il s’en sert

 

Il faut encore du temps pour cela

 

4

On a cru les neurones limités

Puis on a su qu’il s’en formait encore

Puis on a vu les liaisons qui se formaient

Puis on a vu les synapses disparaître

 

On verra que les liens

se transforment

mais qu’ils ne naissent ni ne meurent

sans laisser de trace indestructible

 

5

Quelle trace laissera

la mort glacée de l’humanité

 

6

Je ne dis pas cela pour décourager

Il est beau de savoir pour vivre

 

Borner les frontières du savoir

c’est sombrer dans un sommeil

peuplé de cauchemars

 

7

Notre mythologie à nous

est plus vaste

 

8

à René Char

 

Ce que tu as fait par prétention

t’a fait comprendre la modestie

 

9

La futilité

est plus difficile à saisir

que la profondeur

car elle fuit entre les doigts

 

10

Si tu es avec quelqu’un

qui ne comprend pas ce que tu dis

dis le moins possible

et fais

 

Ainsi vous vous comprendrez mieux

 

11

Ce qui prolonge notre corps

est une illusion de puissance

 

PARTAGER LA PRECARITE

C’EST ALLEGER LA PRECARITE

LE CONTRAIRE

C’EST L’ASSERVIR

 

12

Il n’est de puissance

que dans la conscience

de ce que nous avons accumulé ensemble

 

Faiblesse et précarité

 

13

Il n’y a pas de plus grande sagesse

que la connaissance

de la douceur et de la précarité

 

14

Mère, descend de ton piédestal

 

Impose toi dans la maison

Sur l’horizon

 

15

Oubli, mort de soi et des autres

 

Oubli, bateau sans gouvernail

Sur une mer de fureur

 

 

 

Pierre Assante, octobre 2006

 

Marseille

La Madrague de Mont Redon

 

 20100916 010

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 14:24

JAURESQuelques explications de plus sur les évènements politiques, et quelque explications de plus sur les analyses, l'essence, à l'intérieur des apparences.

 

Explications ou du moins commentaires sur ce que j’ai cru comprendre  des impératifs politiques actuels.

 

1) Ce n'est pas Mélenchon tout seul qui éventuellement refuse ou pas la participation au gouvernement, c'est le Front de Gauche et le PCF, lequel a déclaré lors de son conseil national du 25 avril 2012 :

 

« Quant au fond de la discussion, permettez-moi de citer et de compléter ce que j'écrivais dans l'adresse aux communistes que j'ai publiée au lendemain de la Bastille. A ceux qui s'interrogent, où s'arrête notre combat ? Je m'interrogeais : « Jusqu'où porter nos objectifs ? » Et je répondais : « Jusqu'à leur mise en œuvre effective ». La création continue de rapports de forces nécessaires est et restera notre feuille de route fondamentale. Je poursuivais le raisonnement : « Jusqu'au gouvernement ? » « Notre objectif est clair. Modifier suffisamment la situation (et j'ajoute aujourd'hui : le plus vite possible) pour rendre un vrai changement possible. Pas question d'aller gouverner si la rupture avec les politiques d'austérité n'est pas au rendez-vous. » Autrement dit, pas question si François Hollande continue de dire « mon projet présidentiel ou rien ». Je concluais : « Aurons-nous la force et le temps d'imposer de tels changements à gauche d'ici fin juin ? Nous aurons à apprécier ensemble ce que nous avons pu, ou pas, faire bouger et comment continuer. Nous aurons à en décider collectivement et souverainement ».

Je crois que nous devrions rester fidèles à cette ligne de conduite. La situation bouge. Elle est instable et contradictoire. Les possibilités sont là. Les dangers aussi. Notre ligne de conduite est claire, transparente, sans compromission. Nous avons aussi de grandes responsabilités. Personne ne sait où en sera le pays fin juin. Et les attendus de notre décision, le sens qu'ils donneront à notre décision, compteront dans le pays. C'est en responsabilité qu'il nous faudra agir.

 Je vous propose donc que notre décision définitive, prise de manière éclairée et appuyée sur la réalité de la situation politique à l'issue de la séquence électorale soit prise lors d'un Conseil national élargi ou d'une Conférence nationale extraordinaire, qui se tiendrait dans la semaine suivant le second tour des législatives. Si nous retenons aujourd'hui ce principe, nous pourrions décider le 11 mai prochain du format et de la date précise de cette conférence, ainsi que des modalités de la consultation des communistes qui la précèdera »

Pierre Laurent, Secrétaire Général du PCF, Conseil national, 25 avril 2012

  

Depuis décision a été prise de consulter l’ensemble des adhérents du PCF la semaine après les élections législatives des 10 et 17 juin.

 

2) Sur le fond, on ne peut considérer qu’il y aura issue à la crise par des mesures sociales très partielles, la crise économique de fond rendant ces  mesures sociales très partielles capables de reculer un temps l’effondrement économico social français, européen, mondial, mais pour le rendre encore plus brutal. Je ne reviens pas ici sur la suraccumulation du capital, la baisse tendancielle du taux de profit, l’accumulation-dévalorisation portée au paroxysme par la mondialisation informationnelle et le développement immense des forces productives qu’elle a entrainé dans les pays développés et les pays émergents, et les contradictions économiques et politiques et culturelles qui en résultent.

 

De plus, le refus d’un accord électoral avec le Front de Gauche, opposé par le PS et LVEE, suivi des RdG, pour les législatives n’arrange pas le rapport de force nécessaire pour imposer des mesures efficaces de lutte contre la crise.

 

Il ne s’agit pas de minimiser ou de dénigrer toute mesure de progrès prise par le gouvernement Hollande, ni de s’isoler de ce gouvernement, il s’agit de porter auprès des salariés et de la population les propositions aptes au sortir de la crise et au développement productif et culturel.

 

Les solutions, proposées par le PCF entre autre pour la sortie de crise, les 2 articles économiques de Paul Boccara et Denis Durand mis en ligne sur ce blog, en sont je crois le fond, même s’il s’agit aussi de les adapter aux propositions des autres et vice versa, le tout AVEC LA PARTICIPATION de l’action et l’opinion populaire.

 

Par exemple, voici des éléments de réponse que j’ai donnés à des syndicalistes, donnant ainsi ma position sur plusieurs sujets :

 

…On peut cependant dès à présent souligner l’ambigüité [que le nouveau gouvernement] entretient entre une nécessité de réduire la dette et l’équilibre entre cette nécessité et la satisfaction des revendications. Ce jeu d’équilibriste est plus que dangereux. Seule une croissance de la production des richesses industrielles d’abord par une relance de l’économie, peut résoudre cette équation. Richesses industrielles d’abord, et des services qu’elles peuvent engendrer, services dont nous faisons partie….

 

Des services publics tels que la santé ou l’éducation, ce sont des entreprises gigantesques. Les entreprises industrielle employant autant de personnels, par millions, dans notre pays, combien sont-elles en comparaison. Pourtant sans les richesses produites dans l’industrie, ici et dans le monde, pourrions-nous financer ces services publics ? Cela révèle à quel point le niveau de production s’est élevé et à quel point sa crise et la crise économique et financière qui en découle est une menace des plus graves et des plus imminentes pour nos services, nos emplois, la vie du pays. Cette crise c’est la crise du profit immédiat qui prime sur les besoins humains. …

 

…..Et si Merkel refuse les Eurobonds, c’est que dans son refus de la solidarité elle refuse que les difficultés financières soient réparties sur toute l’Europe, car elle souhaite écarter de cette obligation le capital à base allemande et ses alliés. Elle souhaite écarter de cette obligation le capital à base allemande et ses alliés dont elle sous-estime par ailleurs la propre crise. Elle sous estime la propre crise du capital allemand car le monde de l’argent, qu’il soit allemand ou autre refuse toujours de se sacrifier, même si son refus conduit à la catastrophe générale. Pour notre part, nous ne concevons pas non plus la solidarité par l’adoption des Eurobonds, car nous refusons le partage de la misère par le partage de la dette, ce qui est tout le contraire des motivations de Merkel.

 

….Une dette n’est pas mauvaise en soi si l’argent de la dette est utilisé pour le développement qui va d’autre part la résoudre. Les eurobonds sont une façon de répartir entre tous une mauvaise dette qui n’a pas été utilisée pour le développement mais pour le profit des banques et des grands fortunés qu’elles servent. La dette a servi à leur sauvetage après l’usage par les banques d’un argent investi dans la spéculation qui a appauvri l’appareil productif et nous-mêmes, les salariés, par la même occasion….

 

…. Les objectifs de la Confédération Européenne des Syndicats doivent évoluer pour rejoindre pleinement une politique de développement seule capable de répondre aux revendications des salariés et aux besoins des populations. Une politique de crédit à l’investissement productif et social doit être soutenue dans les régions, les nations et toute l’Europe par la banque centrale européenne, les banques centrales nationales, des fonds régionaux pour l’emploi et la formation et un contrôle démocratique, entre autre par les élus et les syndicats et la population pour un emploi de ces crédits.....

 

.....Depuis le gouvernement de Valéry Giscard d’Estaing, s’est développé l’interdiction aux banques centrales de prêter aux Etats, jusqu’au traité de Maastricht qui l’a interdit totalement. Seules les banques privées peuvent prêter aux Etats de par ces traités, au grand profit de ces dernières. Va-t-on faire cesser cette aberration ?....

 

….. Assurer une fonction dans la société, par notre profession et nos missions, faire reconnaître cette fonction et s’appuyer sur cette reconnaissance pour pousser nos revendications est la base notre existence et de notre action, sans quoi nous ne représenterions rien ou un simple organisme bureaucratique sans pouvoir ni efficacité à long terme….

 

Tout ça est long, mais je ne sais comment expliquer autrement

 

Pierre Assante, 5 juin 2012

 

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 06:49

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 16:16

GREVE BANQUE DE FRANCE 31.5.12DENIS DURAND

 

L'intervention de Denis Durand pour

la Commission Économique du PCF du 29 mai 2012

 

Quels leviers concrets

pour notre proposition de Pôle Financier Public dans le nouveau rapport de forces politiques national et européen ?
Mise en perspective
pour la campagne des législatives

 

Contexte politique. En pleine crise de l’euro, alors que la CGT annonce 45 000 suppressions d’emplois et que les rencontres d’aujourd’hui entre le gouvernement et les syndicats préparent une conférence sociale prévue avant le 14 juillet, la question fondamentale – quelles transformations radicales, mettant en cause graduellement les fondements du capitalisme pour sortir de la crise – prend une forme extrêmement concrète mais angoissante : l’élection de F. Hollande va-t-elle déboucher sur un échec, une nouvelle déception historique et  la perspective d’une arrivée de l’extrême-droite, sous une forme ou une autre, au pouvoir, ou bien réussirons-nous à conquérir de nouveaux pouvoirs des citoyens contre les marchés financiers, pour imposer de nouveaux objectifs sociaux ? Poser la question en ces termes, c’est rechercher les terrains sur lesquels nous pouvons imposer une confrontation entre les conceptions qui inspirent le nouveau gouvernement et celles qui seraient à même d’ouvrir la voie à des solutions à la crise.

La  question des moyens financiers pour faire face à la crise apparaît alors comme stratégique.

·         moyens budgétaires, pris dans la contradiction insurmontable entre engagement de réduire le déficit à 0 en 2017 et politiques d’austérité ;

·         moyens privés : les investissements (et, parfois même, le fonctionnement) des entreprises et des collectivités publiques sont paralysés par le blocage de l’accès au crédit. Après avoir fortement reculé en 2009 et 2010, les crédits aux entreprises ont progressé très modérément en 2011, et ralentissent depuis le début 2012, en France  Surtout, les projets qui ne sont pas considérés comme porteurs de perspectives suffisantes de rentabilité – dans les PME ou dans les collectivités territoriales par exemple – se heurtent de plus en plus souvent à un refus pur et simple de la part du système bancaire.

Dans ce contexte, notre proposition de pôle financier public recueille un écho tel qu’on oublie maintenant le plus souvent d’où elle vient et dans quel contexte elle se place. L’objet de la réunion d’aujourd’hui est d’examiner en quoi elle peut nous aider à peser dans le sens des solutions indispensables à la crise, en prenant en compte l’ensemble des éléments de la situation présente. 

1. Enjeux politiques autour du pôle financier public

1.1. Pourquoi il faut un pôle financier public

Nous ne concevons pas cette proposition comme un moyen magique de résoudre les problèmes de financement. C’est une pièce dans un dispositif plus vaste qui vise à instaurer un pouvoir des salariés et des citoyens « du local au mondial ». C’est pourquoi

·         un aspect central de l’organisation et du fonctionnement du pôle financier public est l’exercice de pouvoirs en son sein par les salariés des institutions qui le composent, et aussi de ses usagers – c’est-à-dire, en particulier, de tous le citoyens dont l’emploi dépend du financement de la création de richesses sur les territoires où ils vivent ;

·         l’objet des fonds publics régionaux pour l’emploi et la formation qui constituent un ensemble avec le pôle financier public est précisément de mettre des instruments institutionnels entre les mains des citoyens pour exercer ce pouvoir ;

·         mais ce pouvoir est conçu pour s’exercer à tous les niveaux de décision qui importent en matière de financement, et donc à celui qui est le plus puissant dans l’ordre institutionnel actuel : celui de la BCE. Nous proposons que les projets « labellisés » par la population via les FREF et le pôle financier public bénéficient d’un refinancement préférentiel par la BCE et les banques centrales qui, avec elle, forment l’Eurosystème. Ce serait là une base pour une politique monétaire sélective au service de l’emploi, de la formation, de la création de richesses et de la préservation de l’environnement dans les territoires. Cela pourrait aussi être l’une des utilisations du Fonds social et écologique européen pour lequel le PGE fait campagne ;

·         l’usage de critères économiques, sociaux et écologiques donne sa cohérence à cette construction institutionnelle.

Cet ensemble de caractéristiques distingue notre conception de deux autres, avec lesquelles nous devons dialoguer :

·         une conception étatique qui vise un retour à des circuits de financement administrés, comme dans les années 60 ;

·         une conception présente dans le mouvement syndical qui distingue une collection d’institutions spécialisées dans différents domaines (financement du logement, des collectivités territoriales, collecte de l’épargne…) exerçant des missions d’« intérêt général » qui ne comportent pas le principe de cohérence apporté par de nouveaux critères de gestion et de financement.

1.2. Les projets des socialistes 

·         Une Banque publique d'investissement dotée de fonds régionaux. Alimentée par l'essor des « Livrets A », dont le plafond serait doublé, elle s'appuierait sur les Régions et la prise de contrôle publique d'entreprises pour soutenir les PME et les filières d'avenir;

·         Un livret d'épargne - industrie dédié au financement des PME (proposition de la CGT);

·         Un redéploiement des aides publiques et des allègements fiscaux vers les entreprises investissant e n France et qui sont offensives à l'exportation, remboursement des aides publiques pour les entreprises qui délocalisent;

·         Fiscalité incitative des entreprises avec augmentation de l'impôt sur les sociétés (IS) pour corriger l'inégalité d'imposition dont souffrent les PME, modulation du taux de l'IS pour encourager l'investissement des profits dans l'activité en France;

·         Réforme bancaire pour « mettre les banques au service de l'économie : séparation des activités spéculatives, interdiction d'exercer dans les paradis fiscaux, augmentation de 15% de la taxation des bénéfices des banques./..

Alain Rousset : « On espère doter la BPI de 20 milliards d’euros de capitaux propres. […] Le programme de François Hollande prévoit de doubler le plafond du LDD et d'affecter son produit à l'industrie. [En outre,]  il faut régionaliser la distribution des fonds. Le centralisme français dessert l'industrie. En Allemagne, les Länder sont actionnaires des caisses d'épargne, qui sont elles-mêmes actionnaires des ETI. […] Les dépôts issus du livret d'épargne industrie seraient centralisés à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). […] La banque publique pourrait s'appuyer sur le savoir-faire de la CDC, qui a déjà pour mission le financement en fonds propres des PME via sa filiale CDC Entreprises (5,2 milliards d'euros sous gestion au 30 juin 2011). […] Je ne suis pas sûr qu'il faille tout fusionner. On peut très bien avoir plusieurs structures de financement. Je n'ai pas de reproches à faire à Oséo. Elle a de bonnes actions, mais elle ne peut suppléer au retrait des banques, imposé par Bâle III. »

Le projet le plus significatif, du point de vue de notre conception d’un pôle financier public, est la création d’une banque publique d’investissement. Ce projet a trois faiblesses. La première est leur caractère étatique, qui ne prévoit pas l’intervention directe des citoyens dans le choix des projets à financer ; la seconde est l’accent mis sur le recyclage de l’épargne et non pas sur la mobilisation du crédit et de la création monétaire qui l’accompagne ; la troisième est l’imprécision et l’ambigüité des critères qui guideraient l’action de la nouvelle institution.

2. Pôle financier public et « Banque publique d’investissement »

2.1. Quelle architecture pour le pôle financier public ? Bras armé de l’Etat ou instrument de conquête de nouveaux pouvoirs par les travailleurs et les citoyens ?

À sa première mention, ce projet pouvait faire craindre la résurgence d’un mégaprojet étatique consistant à mettre en place un organisme unique piloté par Bercy.

Il semble que les idées en circulation soient un peu plus complexes. Le scénario le plus vraisemblable prévoit d’intégrer les outils existants (Oséo, Fonds stratégique d’investissement, CDC entreprises) au sein d’un guichet unique sous l’égide de la Caisse des dépôts et consignations.

La nouvelle banque conserverait deux branches distinctes, l’une pour les investissements en fonds propres (FSI, CDC entreprises), l’autre pour les crédits (Oséo).

François Drouin, président d’Oséo, a confirmé la philosophie du dossier qui pourrait être bouclé au cœur de l’été. « François Hollande veut rapprocher deux métiers sous la même gouvernance. Ce n’est pas une fusion. Ce serait dangereux de tout mélanger ». François Hollande a également pris soin de préciser que cette Banque publique d’investissement disposerait de « fonds régionaux » ou plutôt d’antennes régionales qui seraient institutionnellement liées aux conseils régionaux.

Un débat est également ouvert sur la structure financière du dispositif et sur la place de l’État actionnaire, alternativement ou en complément de montages financiers associant la Caisse des dépôts ou d’autres organismes.

Tout cela peut laisser place à un fonctionnement administratif et à la poursuite d’une politique de concurrence entre les territoires au nom de la « compétitivité ».

Mais cela peut aussi ouvrir le champ d’une bataille pour faire de ces nouveaux instruments institutionnels des outils de conquête de pouvoirs pour les salariés et les citoyens. Concrètement, la réponse au déferlement des plans sociaux mobilise l’attention de la population, et a justifié la création du ministère du Redressement productif. La réponse de Jean-Marc Ayrault à la lettre de Pierre Laurent et Nicole Borvo demandant un moratoire sur les plans sociaux et faisant référence à la proposition de loi du Front de gauche sur le sujet doit avoir pour suite une bataille pour un droit de veto suspensif des salariés assorti d’une obligation pour les directions d’entreprises et pour les pouvoirs publics de prendre en considération les contre-propositions des salariés et de leurs représentants, avec un droit de saisine du système bancaire pour la mise en place des financements nécessaires.

D’autre part, le problème du remplacement de Dexia dans le financement des collectivités territoriales n’est toujours pas réglé : on y revient dans la troisième partie du rapport.

2.2. Au-delà du recyclage de l’épargne financière, une nouvelle maîtrise du crédit

Côté financement, le projet socialiste prévoit de pourvoir la nouvelle entité de 20 milliards d’euros via le doublement du plafond du Livret de développement durable (LDD).

C’est sans doute là l’un des aspects les plus insuffisants du projet. Non pas que la question de la gestion et de l’utilisation de l’épargne financière soit sans importance. La transformation du livret pour le développement durable en livret pour l’industrie, avec un doublement de son plafond, répond à une proposition de la CGT. La préférence marquée par le nouveau gouvernement en faveur d’une centralisation des fonds collectés à la Caisse des dépôts peut marquer une tentative de changement d’orientation après dix ans de banalisation de l’épargne défiscalisée et de canalisation de l’épargne populaire vers les marchés financiers.

2.2.1. Les limites d’une simple réorientation de l’épargne

Cependant, il faut avoir présent à l’esprit les ordres de grandeur. À fin mars 2012, les LDD totalisaient 70,9 milliards d’euros. Le total des livrets A et des livrets bleus atteignait 221,9 milliards. En y ajoutant les livrets d’épargne populaire et les livrets jeunes, on arrive à 351,4 milliards. On attend 20 à 30 milliards supplémentaires du doublement du plafond du LDD. Combien pour le livret A ? Mais, en décembre 2010, selon les comptes nationaux, le total des placements des ménages atteignait près de 4 000 milliards d’euros, dont plus de 1 100 milliards de dépôts, 1 026 milliards d’actions et 1 189 milliards d’euros comptabilisés au titre de l’assurance-vie.

Il y a bien un enjeu d’orientation de cette épargne afin de la dégager autant que possible des marchés financiers. Cela pose le problème très vaste de l’équilibre du marché de l’assurance vie.

Ce pourrait être une des fonctions du pôle public financier : ses composantes pourraient tirer une partie de leurs ressources de l’émission de titre d’un type nouveau (par exemple des bons à moyen termes négociables assortis d’un engagement contractuel du souscripteur de les conserver jusqu’à l’échéance) émis à un taux distinct de celui du marché. De tels titres pourraient être souscrits par les ménages (mais quel avantage par rapport au livret A ?), par les organismes de retraites qui ont des liquidités à gérer et qui souhaitent le faire pour des emplois qui maximisent l’assiette de leurs cotisations,  c’est-à-dire les salaires, donc la valeur ajoutée et l’emploi, par la Banque postale au titre du placement des fonds des chèques postaux.

Reste à traiter le problème de l’orientation des placements financiers des entreprises : Le Monde a cité le chiffre de 283 milliards d’euros pour la trésorerie des groupes du CAC 40.

Mais il y a plus important encore. Le système financier ne se contente pas de canaliser une épargne préexistante, il permet d’anticiper la création de valeur ajoutée, et donc la création d’épargne.

2.2.2. Le caractère essentiel d’une réorientation du crédit

L’impulsion majeure que la finance donne à l’activité économique passe par le crédit et la création monétaire qui l’accompagne. Les crédits au secteur non financier représentent 1 928,4 milliards à fin mars 2012, dont 819,9 milliards pour les crédits aux entreprises. Les crédits nouveaux aux entreprises (hors découverts) atteignaient 246,8 milliards entre avril 2011 et mars 2012 – à comparer à la formation brute de capital fixe des entreprises non financières : 213,4 milliards d’euros en 2011. C’est cette masse-là qu’il faut réorienter. Rappel : en 2007, on avait évalué que la création de 3 millions d’emplois supplémentaires nécessitait de doubler à peu près le volume de la FBCF en une législature. Si les ordres de grandeur sont respecter, il s’agirait donc, non pas de doubler les flux de crédits aux entreprises, mais d’augmenter considérablement le flux des crédits permettant la réalisation de projets favorable à l’emploi, à la formation, à l’élévation du potentiel de création de richesses des territoires dans le respect de l’environnement – tout en réduisant le flux des crédits qui viennent contribuer au gonflement des prix des actifs financiers (et immobiliers).

Avec la montée des incertitudes sur la Grèce et l’Espagne, il y a des motifs d’inquiétude pour le prochains mois.

La doctrine du gouvernement semble bien être de s’accommoder du tarissement des crédits bancaires, attribué à Bâle III. En réalité, face au durcissement des réglementations internationales et à la montée des risques, il n’y a pas deux réponses possibles – le recours direct aux marchés financiers pour les projets qui répondent à leurs critères et la reconstitution de circuits de financement administrés, il y a avant tout la réorientation du crédit bancaire : que les banques assument leurs responsabilités sociales !

Cette réorientation ne peut venir que d’une pression populaire. Elle existe jusqu’à un certain point, du moins les critiques contre le comportement des banques sont-elles fortes. LE gouvernement en tient compte lorsqu’il prévoit une surtaxe de 15 % sur le bénéfice des banques. La question est de savoir comment le pôle financier public peut contribuer à permettre à ces mobilisations populaires de se traduire dans les faits.

Il peut le faire en rendant opérationnelle l’identification des projets les plus favorables selon les critères de maximisation des dépenses pour les êtres humains sur la base d’une économie des dépenses matérielles et du capital financier. Dès lors

1.        Le pôle financier public participerait au financement de ces projets ;

2.        Cette participation serait en soi une incitation au secteur privé pour y participer aussi ;

3.        La BCE devrait refinancer à des conditions privilégier ces crédits, dans le cadre de la nouvelle sélectivité de la politique monétaire que nous préconisons. Même si elle ne le fait pas pour tous les crédits ainsi « labellisés », l’existence du label serait une incitation encore plus forte pour les banques.

2.3. Critères

La mise en œuvre de nouveaux critères de gestion et donc de financement des entreprises est une condition essentielle à la cohérence de la démarche.

On a pu montrer statistiquement l’inefficacité de la création monétaire en France et dans le monde. Ce qui est nouveau, c’est que le débat sur les critères d’attribution du crédit prend de l’ampleur : économistes atterrés (avec le côté byzantin de la controverse sur la création monétaire), et jusqu’à Michel Barnier à propos des 1 000 milliards prêtés par la BCE en février et mars !

Importance de la critique de la cotation Banque de France pour amorcer une nouvelle sélectivité de la politique monétaire influençant l’ensemble du système bancaire.

Cette approche permet de traiter plusieurs questions relatives au pôle financier public qui sans elle seraient épineuses :

2.3.1. La cohérence géographique

Dans le contexte d’une relance de la décentralisation voulue par le nouveau pouvoir, donnant un pouvoir accru aux régions. Il ne s’agit pas de morceler le financement de l’économie nationale (et européenne) mais d’orienter les crédits là où ils sont les plus efficaces pour développer les dépenses pour les êtres humains (emploi, formation, services publics).

2.3.2. La combinaison interventions en crédits, interventions en fonds propres

Les politiques d’ « aides aux entreprises » sont friandes d’interventions en fonds propres. Celles-ci sont critiquables en ce qu’elles poussent généralement les entreprises à rechercher davantage de rentabilité.

Le souhait gouvernemental de prendre des participations publiques dans des entreprises devrait avoir pour contrepartie des choix de gestion des entreprises qui s’opposent à la recherche de la rentabilité.

3. Terrains concrets d’action et d’expérimentation

3.1. Continuer le débat d’idées

Avec les syndicats de la Banque de France (ils ont un projet « Banque de France 2020 » qui s’inscrit, de fait, dans une optique de réorientation du crédit, et ils appellent à 1 heure de grève le 31 mai.

Avec la CGT (confédération, fédération des Finances)

Avec le collectif « pôle financier public au service des droits » (colloque le 4 juin).

Avec les économistes atterrés…

Et bien sûr avec le gouvernement, ses inspirateurs et ses porte-parole.

3.2. Financement des PME

On y revient : développer systématiquement des expériences concrètes, un peu comme on l’a fait à la fonderie de Fumel. Il y a des dizaines de cas sur le territoire, pas seulement des entreprises en difficultés. 

« Caisse de solidarité productive » de Thomas Maurice.

3.3. Financement des collectivités territoriales

Grande inquiétude chez les élus après la faillite de Dexia et face à Bâle III.  D’après le directeur général actuel de Dexia, il manque 13 milliards pour financer les investissements 2012.

Se développent en parallèle un projet du gouvernement précédent visant à la création d’une nouvelle entité à partir des compétences de la Caisse des dépôts et des dépôts de La Poste, et le projet de l’Association des Régions de France piloté par Alain Rousset, dont on n’est pas sûr qu’il a le soutien du PS et du gouvernement. Ne faut-il pas plutôt un nouvel établissement dont l’État serait actionnaire ?

Réponses ?

·         Responsabilité des banques (les critères de gestion s’appliquent aussi aux collectivités territoriales) : le pôle financier public n’est pas là pour faire le travail des banques à leur place.

·         Nouveaux types de titres (voir plus haut).

·         Intervention de la Banque de France.

3.4. Des chantiers législatifs : réforme bancaire, taxe sur les transactions financières

Bâle III n’excuse pas tout.

·         Il est permis de critiquer Bâle III

·         Il est permis de l’aménager (cf. États-Unis)

·         Il est permis de recapitaliser les banques (avec quelles contreparties)

François Hollande a annoncé une nouvelle loi bancaire. Karine Berger : ni Volcker (on interdirait certaines opérations, même si elles ne sont pas pour compte propre), ni Vickers (spécificité des réseaux mutualistes). Mais quels pouvoirs d’interventions, avec quels objectifs, des citoyens sur le comportement des banques ?

Ce débat est lié à celui de la taxation des transactions financières. François Hollande a annoncé une taxe sur les transactions financières à assiette large. Eichengreen et Wyplosz avaient prouvé dans les années 1990 qu’en ce qui concerne le marché des changes la mesure efficace est de dissuader les banques de prêter aux non-résidents via un système de réserves obligatoires dissuasives.

Proposition : mettre en forme nos conceptions (par exemple sous la forme d’une proposition de loi) pour aider nos parlementaires à intervenir à la rentrée sur le projet que le gouvernement va présenter.

3.5. Bataille européenne

Il y a la BCE au centre des préoccupations. Les eurobonds sont un mauvais remède.

La proposition de Fonds européen social et écologique pour laquelle le PGE a décidé de faire campagne a un caractère de « pôle financier public européen » - coopération avec pôles publics nationaux.

On pourrait aller plus loin qu’une recapitalisation de la BEI : n’oublions pas qu’elle fait partie d’une sorte de pôle financier public européen (avec la BCE). N’oublions pas son « programme d’Amsterdam » de crédits bonifiés entre 1994 et 1997

 *       *

Conclusion : comment concrétiser tout cela dans la campagne pour les législatives ?

 

Denis Durand,

Intervention de Denis Durand pour

la Commission Économique du PCF du 29 mai 2012

 

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 19:15

ACTION-POETIQUE-210.jpgCe numéro 210 de la revue ACTION POETIQUE, fondée par Gérald NEUVEU,  est le dernier à paraître, après 62 ans d'existence et une "aventure poétique" hors du commun, par sa taille, sa qualité littéraire et historique, le rôle qu'elle a joué.

Le poète HENRI DELUY qui en a assumé la direction pendant l'essentiel du temps de sa parution, à travers les réponses données sur cette fin, nous explique en faits cette imposante histoire.

Ce dernier numéro contient dans un DVD l'ensemble des numéros parus ainsi qu'un index des auteurs publiés.

 

Questions pour Henri Deluy 

Sandra Raguenet : Ceci est donc le dernier numéro d’AP. Y a-t-il une raison

particulière pour cette « fin de partie » ?

 

Henri Deluy, Auteur des éditions P.O.LHenri Deluy : Non, pas de raison particulière,

- ni financière, notre trésorerie est saine, avec un excédent. La revue se porte bien,

les abonnements se maintiennent, y compris ceux, nombreux, que nous avons d’universités

et de bibliothèques à l’étranger, notamment aux USA, les ventes en

librairie, faibles, il est vrai, ont tendance à progresser,

- ni idéologique (pas de conflit sur l’orientation de la revue),

- ni personnelle (pas de conflit dans le Comité de Rédaction).

Tout simplement, il me semble, et justement dans ces conditions, que le temps est

venu d’arrêter, après plus de soixante ans de publications et d’activités. Par ailleurs,

une revue trimestrielle, avec parfois une pagination au-delà des 200 pages, c’est

beaucoup de travail matériel, et qui me revient, dans la mesure où j’en assume une

bonne part (dossiers à préparer, commissions à contacter, rapports avec le

maquettiste, l’imprimerie, le transporteur, réception des exemplaires, préparation

des envois, mises sous enveloppes, expédition, réponses aux poèmes reçus ou aux

questions posées par les lecteurs, courrier général..), et c’est un travail que je fais

depuis soixante ans (je sais, je suis sans aucun doute responsable de ne pas avoir été

capable de partager cette masse de travail !).

Autre chose encore, les conditions de fabrication, de diffusion, de collecte des textes,

ont tendance à se compliquer, et, à vrai dire, je les supporte de moins en moins bien.

- Est-ce une décision prise par le Comité de Rédaction ?......

......Suite sur ce lien :

http://www.pierreassante.fr/dossier/DELUY_Action_Poetique_210.pdf

 

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 19:01

SIE LOGOLa Société Internationale d’Ergologie est une société savante dont le but est de renforcer une communauté de partenaires intéressés - selon des modalités variables - par la démarche ergologique et désireux de continuer à explorer collectivement les horizons intellectuels et sociaux qu’elle est susceptible d’ouvrir. Elle permet d’associer ces partenaires en toute indépendance par rapport aux structures, institutions et organisations existantes.

Adhérer


Premier Congrès de la Société internationale d'ergologie

"PENSER AUTREMENT LA VIE, L'ACTIVITE, LE TRAVAIL"

27-28 septembre 2012
 Strasbourg

Programme
Programme détaillé
Séminaire de préparation

Bulletin d'inscription (avec un numéro d’agrément (en bas de page) pour celles et ceux qui souhaitent faire prendre en charge par leur institution cet événement au titre de la formation continue (DIF, plan de formation)   

Site Institut d'ergologie

Contact: sie.congres@gmail.com

  

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 18:57

Concert-Theatre-de-l-Archeveche--Aix-en-Prov.-27-copie-1.jpgConcert Théatre de l'Archevéche, Aix-en-Prov. 27 mai 2012

SAM_0552.JPG

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Copie-de-SAM_0536.JPGCopie de SAM 0544ET,Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 14:48

vase de CortiouPages :

2   Le déplacement mondial, de la production.

3   Concept d’épistémicité, suite, la somme et le reste.

5   Contribution, Le 26 octobre 2008

7   LE COMMUNISME, SES MOMENTS,  LE MOMENT DU COMMUNISME.

7   Concepts de « point-quantum » universel.

8   FRANCE

8   Achat-Vente de la « force de penser

10 L’ « ici et maintenant » constituent notre élément.

 

Ci-dessus, vase de Cortiou, Marseille,

5000-5500 ans avant J.C.

 

Concepts de mouvement de société sur ce lien :

http://www.pierreassante.fr/dossier/Concepts_de_mouvement_de_societe.pdf

  

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 06:23

L'EDITO du : 14 février 2012

 

 

14mai10 003Toutes les crises, financières, morales, civilisationnelles sont dans la crise de production

 

Ce n’est pas l’humanité qui arrive aux limites de son expansion, c’est le capital.

 

Il n’est plus dans une phase de développement, mais dans une phase de vieillissement, de sénilité. Il est victime de son développement, comme toute entité qui nait, grandit, vieillit et meurt.

 

Quelle peut être sa succession ? Quel temps prendra-t-elle ?

 

La domination du capital s’achève dans son développement maximum : l’échange argent-marchandise- plus d’argent généralisé, l’accélération et la croissance de ses capacités dans la révolution scientifique et technique dé-adhérentes des conditions de la première révolution industrielle,  sa mise en application mondialement informationnalisée, économiquement, politiquement, militairement, institutionnellement, et son aboutissement logique : l’explosion de la suraccumulation du capital, sa crise générale, sa fuite dans la spéculation, la crise de production généralisée.

 

Car c’est bien le cœur du problème, toutes les crises, financières, morales, civilisationnelles sont dans la crise de production. Crise de production sur laquelle j’ai insisté dans mon article du 12 décembre 2008, contribution pour la préparation du congrès sur « Une crise de production et rien d’autre » (1), face à une propagande niant la crise financière, puis niant la crise de production, et finalement se rabattant sur la crise financière et sa « fatalité » pour voiler les choix de production du capital , leurs conséquences dans lesquelles peut s’éveiller chez les salariés, les producteurs, la conscience d’une autre construction sociale, d’une autre construction de production et d’échange.

 

Dans cette phase le capital n’aspire plus à se développer, mais à poursuivre sa domination dans l’appauvrissement de ses périphéries, pour garder la gestion des marchés dans son, ses centres, la production et la spéculation dans ses lieux de drainage du capital. Tout affaiblissement de la production et du drainage des capitaux aux périphéries, c’est un renforcement du centre (2), renforcement non absolu mais relatif  puisqu’il s’appuie sur un appauvrissement général, ce qui lui suffit momentanément.

 

Le peu de soucis qu’il se fait de l’écroulement de zones de productions, conséquences des règles du marché mouvante en fonction de ses intérêts « centraux », le montre bien. Peu importe la récession et la dépression en Grèce ou ailleurs et son effondrement….

 

Une des questions de fond pour le capital est que se sont créées d’autres zones de production ailleurs que dans les centres de commandement du capital et de ses détenteurs, gestionnaires  et conseillers. Dans ces « nouveaux centres relatifs » (3) comme dans les « anciens » peut prévaloir une sortie de l’échange capitaliste en y introduisant des éléments d’échange différents, par une autre utilisation du crédit, de l’investissement et tout simplement par la réintroduction d’échanges direct des produits du travail à grande échelle, et dans des accords de coopération et de réciprocité visant l’abolition de la mesure quantitative de l’échange marchand, y compris la marchandise force de travail bien sûr, accords qui ne manqueraient pas d’avoir des conséquence y compris et surtout dans le comportement des humains dans les échanges quotidiens, en relation dialectique entre l’activité humaine « micro » et « macro ».

 

Cette contradiction entre pays émergents et centres de commandement du capital rejoint la lutte de classe des pays « originellement » développés du capital, et les luttes populaires issues des douleurs des crises (4) peuvent se transformer en lutte de classe généralisée des producteurs conscients des conditions de la poursuite du processus humain et des transformations qualitatives qui lui sont nécessaires.

 

Pierre Assante, 14 février 2012

 

(1)    En ligne sur mon blog et dans quelques autres blogs en lien sur mon blog, et dans mon essai “La métamorphose du travail”.

(2)    L’Allemagne de Merkel par exemple.

(3)    Chine, Brésil etc. sans oublier une Russie issue d’une courte « tradition » d’un mode d’échange certes tyrannique au sens grec, mais en évolution contradictoire entre capital et coopération des producteurs et même d’institutions démocratiques nouvelles avortées.

(4) Sur le site du Congrès : 

      http://alternativeforge.net/spip.php?article2083

      ET Le manuscrit :

      http://www.pierreassante.fr/dossier/CRISE_DE_PRODUCTION_Pierre_Assante_10.12.2008.pdf

  

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 06:22

GARO-INVIT.-copie-1.jpg 

Article publié le 25 avril 2012, republié ce jour 

       

Accéder

à

l'invitation

en

cliquant

 

sur ce lien : ici 

GARO I. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  http://www.pierreassante.fr/dossier/INVITATION_GARO_25_MAI_2012.pdf

 

Et lien de l'invitation sur PCF 13, Agenda : http://13.pcf.fr/23107

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 06:21

Copie de P1000280SÉMINAIRE PUBLIC DE L’INSTITUT D’ERGOLOGIE le 25 MAI

 

 9h-12h : Yves Schwartz, suite du retour sur les épistémicités.

  

14h-17h : Renato di Ruzza, Xavier Roth : « Le continuum des savoirs, et l’usage des concepts ».

 

Ce séminaire aura lieu : Université de Provence, salle 072, Avenue Schuman Aix en Provence. 

 

"L’essai de comprendre le travail nous a conduits au concept d’activité. On rappellera brièvement comment, grâce à qui, à quoi. Au moment où nous en sommes de cette élaboration, on peut se demander : quel est le statut de ce concept ?

Au cœur de l’usage de celui-ci s’est logé progressivement le concept de norme (« normes antécédentes », « débats de normes », « renormalisation »). Ce concept de norme, charnière entre le psychique et le social, ne fait-il pas de l’activité le concept anthropologique majeur ?

Si c’était le cas, quelle place resterait-il à la «  subjectivité » ? Si d’aventure, on devait s’en passer, comment penser avec ce concept charnière les dimensions qu’on attribue légitimement à la subjectivité, sédimentation d’un passé personnel et disponibilité toujours maintenue à l’histoire."    

 

Yves Schwartz

 

TRAVAIL, ACTIVITÉ, SUBJECTIVITÉ : LE CONCEPT CHARNIÈRE DE NORME

 

 C'est  le thème de l'intervention d'Yves Schwartz au Séminaire public de vendredi prochain, le 25 mai 2012.

 

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 22:16

Cet article de rené MERLE :

http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-la-fin-de-la-france-vue-de-catalogne-105465666.html

M'a inspiré cette réflexion, un peu condensée et confuse.... :

 

BraudelSi je participais au courrier des lecteurs d’Avui :

 

Si la résultante des mouvements de la société était l’uniformisation (ce qui n’est pas votre hypothèse, mais en fait votre hypothèse ne peut que nous entrainer dans ce sens), cela voudrait dire la fin de la capacité de choix sur la nécessité, la régression de la conscience à l’instinct, un instinct généralisé uniformisé.

 

Impossible de régresser ainsi, le sens de l’évolution c’est justement le « passage de l’instinct à la conscience ». Pour l’expérience historique française comme pour toute expérience historique.

Une telle régression c’est plutôt la mort des entités qui la subissent.

 

Mais comme l’évolution sociale se construit strate sur strate, ce n’est pas la France qui disparaît dans une assimilation mutuelle avec les autres identités constituées et mutuellement dominées entre exploiteurs et exploités, conquérants et conquis, c’est une sublimation des conquêtes en assimilation  des droits et des échanges qu’un dominant croit empêcher à son seul profit, et la poursuite du mouvement vers le haut.

 

Les régressions ne peuvent être que relatives dans le mouvement de cette généralité qu’est l’humanité et dont la généralité n’est qu’une vue de l’esprit, une abstraction inopérationnelle.

 

Il n’y a pas de choix entre la vie et la mort, c’est l’une ou l’autre, avec ou sans résurrection sous une forme supérieure si un mouvement, une vie doit se poursuivre, pour la France comme pour toute entité constituée, en constitution permanente.

 

Pierre Assante, 20 mai 2012

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 10:46

Matérialisme-et-Empiriocriticisme-Lénine-1909Comment se pourrait-il que tous les « points » (point ou quantum d’espace-temps et moments de l’être, y compris notre corps-soi * particulier bien sûr) d’un cercle-spirale (les deux à la fois) d’un processus global universel puissent être présent simultanément dans un point unique « général » ou un point particulier du processus ?

 

Mais quelle utilité ou non utilité d’un tel concept, qu’il soit hypothèse juste ou fausse ?

 

S’il s’emparait « des masses », pourrait-il devenir une idéologie de lutte en opposition au concept actuel de mouvement figé dans les lois (de toutes sortes, physiques, biologiques, sociales) dans la perception d’un moment particulier d’un point particulier de l’espace-temps.

 

Un tel concept rejoint-il ceux d’un Mach par exemple, combattu justement par Lénine dans « Matérialisme et empiriocriticisme », en tant qu’idéologie s’opposant à la lutte de libération des classes dominées, ou au contraire constituerait-il un dépassement du cadre de l’ici et maintenant nécessaire à l’accomplissement de nos actes de transformation progressiste et élargissant notre vision pour traiter « de plus haut » cet ici et maintenant ?

 

Intuition issue d’une accumulation d’observations ontogénétique et phylogénétique et de contacts avec l’avancée des sciences ou élucubration dé-adhérente sans retour de la réalité ?

 

En tout cas ce peut être sujet de roman de science fiction** progressiste ou réactionnaire, selon l’usage fait ?

 

Pierre Assante, 19/05/2012 10:33:13

 

* Corps-soi, concept développé par Yves Schwartz, entre autre dans "Activité en dialogues" 1 et 2, Octarès et des ouvrages précédents, "Expérience et connaissance du travail", Editions Sociales et "Le paradigme ergologique, ou un métier de philosophe", Octarès.

**Et sans doute un pas trop mauvais poème....

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 13:08

Copie de 20100825 003

JAURES

 Après les moments, il nous faut atteindre  LE MOMENT, où la lutte pour la vie de l’individu et de son espèce humaine, entre dans des conditions nécessaires à ce que, individu et espèce dépassent la contradiction mutuelle de leur survie mutuelle, dans l’activité humaine et son infinie diversité en développement complexe, au même titre que la coopération biologique d'une espèce dans sa concurrence-solidarité interne.

 

Le communisme qu’es aquò ? Le communisme c'est ces moments, et,  CE MOMENT. Ce moment et sa recherche ne peuvent être étrangers à nos démarches politiques quand elles posent le problème d'une transformation sociale devenue incontournable de par la crise qui d'économique pose des questions de civilisation.

 

Ce qui est une chose autrement plus complexe dans une construction sociale que dans une évolution biologique car inteviennent nécessités et choix.

 

Ces conditions nécessaires « découlent » du développement de l’individu dans l’espèce Angela Daviset de l’espèce en000 1494 tant que développement de la conscience de la nature sur elle-même.

 

Le développement de l’individu dans l’espèce n’est donc pas le développement de l’individualisme, bien qu’il passe par un développement de l’individualisme qui à un moment entre (devient) en contradiction telle avec celui de l’espèce, qu’il doit être dépassé pour permettre la poursuite du développement de l’espèce.

 

Pour cela « il faut » que le développement des besoins biologiques ne les nie pas mais les dépasse et que le développement des capacités cognitives issues du processus du travail pour satisfaire les besoins biologiques, en tant que transformation de la nature pour produire et satisfaire les besoins humains, développent leur propre besoin de dépassement.

 

Mais le communisme est un processus-continuité comme toute naissance qui plonge ses racines dans les causalités antécédentes et pour l’humain dans la conscience qui est tributaire de ces causalités antécédentes, et ne peut s’en émanciper que relativement et que par des successions-continuité des transformations des causalités présentes.

 

Et le tout dans un temps général et un temps particulier de chaque acte à accomplir, de chaque obstacle à  passer, de chaque sentiment à satisfaire.

 

Dans LE MOMENT, entre (du verbe entrer) ce qui, à origine de l'espèce humaine et de son développement biologique et social en osmose, constitue la fusion maternelle qui conserve (et est contenu) dans la séparation biologique et sociale, la même autonomie d'existence, d'expression et de sentiment de besoin et de satisfaction de besoin, nourriciel-créatif.

 

LE MOMENT n'est pas le but en soi, mais le moyen supérieur du développement, du processus de la conscience de la nature sur elle-même qui contient tous les mouvements (du temps) énigmatiques de notre énigme actuelle, dans notre moment historique, avec sans doute pourtant tout ce que l'on pourrait imaginer, concevoir et percevoir de l'origine et de la fin en tant qu'éléments de "la qualité et du type du cosmos accessible à nos sens et avec notre technique", alors que ni son essence ni son apparence ne nous sont accessible.

 

Pierre Assante, 18 mai 2012

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 07:00

2012 02 25La nomination du gouvernement et l’approche d’élections législatives font prendre conscience à une partie des citoyens du contenu personnel du pouvoir dans cette 5° République.

 

La question (stupéfiante après plus de 50 ans de constitution gaulliste), est « mais alors en cas d’échec de la gauche aux législatives, le gouvernement peut être chamboulé ? »

 

Il est vrai que l’inversion chronologique du moment législatif et présidentiel semble justifier cette interrogation. En fait c’est cette interrogation qui confirme le renversement de la démocratie pied sur tête du fait qu’elle repose sur une seule tête, et tant est qu’on accepte d’appeler démocratie un régime présidentiel, autoritaire ou pas. Et tant est qu’un régime présidentiel puisse ne pas être autoritaire.

 

L’emprise des monopoles sur le pouvoir confirmée dès les début du gaullisme par l’entrée dès les années 1960,  d’un représentant d’une grande banque en tant que premier ministre, même si ce premier ministre pouvait avoir des qualités en tant que personne, l’emprise de la puissance de l’argent sur la seule capacité de pouvoir être candidat, confirment la nécessité qu’une démocratie élargie, donnant au salarié, au producteur, le droit d’intervenir sur le quoi et comment produire, déterminant ainsi la possibilité de modifier un mode de production en fonction des besoins de développement général d’une population.

 

Cela implique une rupture avec le système politique présidentiel qui ne semble pas à l’ordre du jour du président  et du gouvernement récemment mis en place. « Laisse donc les choses se mettre en place, une politique nouvelle rendre cela possible » me dit-on.

 

Admettons…. Je voudrais portant faire remarquer que c’est avec cet argument  que le président et les gouvernements de gauche n’ont jamais remis en cause le pouvoir présidentiel d’un homme et de l’argent qui le soutient ou le contraint, les deux à la fois. En sera-t-il de même aujourd’hui ?

 

Je voudrais aussi apporter un contre-argument à mes arguments : réformer la finance et le crédit pour que l’une et l’autre aille vers l’investissement productif, seul capable de développer l’emploi, la production de richesses d’usage (de valeurs d’usage) en quantité et en qualité, est la priorité car les institutions sont déterminées par la capacité de production des biens nécessaires aux humains, la capacité du mode de production qui le permet, ce dernier créant les conditions juridiques, matérielles et morales de la survie et du développement humain. Argument qui ne justifie pas l’absence de clarté (c’est le moins qu’on puisse dire) et d’actes sur le choix du régime présidentiel ou son abolition.

 

L’extinction de l’Etat au profit de l’administration des humains par eux-mêmes semble l’utopie maximum dans une société répressive mondiale. On a toujours du mal à imaginer autre chose que ce que l’on connaît et l’on subit. Et l’on ne transforme pas au futur sans prévoir et agir au présent.

 

Il est clair aussi qu’avoir chassé Sarkozy est le premier acte pour que ce régime présidentiel ne parvienne pas tout de suite au paroxysme de l’autoritarisme anti –social.

 

Cette élection présidentielle a eu entre autres mérites, de démontrer que si l’humanité à besoin de zones de production et d’échange et donc d’administration de plus en plus large, et l’Europe en est, le contexte historique économique, politique, institutionnel, philosophique, culturel au sens large, garde l’empreinte des constructions nationales instituées ou pas, qui non seulement perdurent, mais se renforcent et donnent corps à la réalité de la diversité de développement humain. C’est dans leur institution que des progrès sociaux, humains ont été conquis par la lutte.

 

Bon, mais tout cela ne doit pas nous faire oublier la tâche immédiate dans laquelle ces objectifs devraient entrer, l’élection aux législatives des 10 et 17 juin d’une majorité de gauche et de nombreux députées et députés du Front de Gauche en général et du Parti Communiste Français en particulier.

 

Pierre Assante, 17 mai 2012

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 06:00

2012, FUGA DALL’ITALIA. La Nuova Emigrazione in ripartenza: urgente avviare un confronto per cogliere la sfida del nuovo esodo europeo 

di Rodolfo Ricci, 15 mai 2012
I  – Nel silenzio complice della maggioranza dei media italiani, sta ripartendo, anzi è già ripartito, un grande flusso di emigrazione dall’Italia. Per la verità esso non si era mai fermato, anche se poteva essere interpretato, fino al 2008, come normale mobilità soprattutto giovanile, che si registrava anche in altri paesi avanzati. Dal 2010 ad oggi, il flusso di espatri è ricominciato con quantità molto significative, di cui è possibile conoscere solo per approssimazione l’entità, visto che la gran parte dei nuovi emigrati, non si iscrive o lo fa con ritardo di diversi anni, all’AIRE, l’Anagrafe dei residenti all’estero. 

Ma alcuni dati ed alcune proiezioni lasciano intravvedere che stiamo entrando a grande velocità in una nuova fase della lunga storia dell’ emigrazione italiana nel mondo, incentivata dalle politiche di “riaggiustamento strutturale” estremamente recessive portate avanti dagli ultimi governi e intensificatesi con il Governo Monti .....

 

....Suite sur ce lien : http://cambiailmondo.org/2012/05/15/2012-fuga-dallitalia-la-nuova-emigrazione-in-ripartenza-urgente-avviare-un-confronto-per-cogliere-la-sfida-del-nuovo-esodo-europeo/

 

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 06:02

La gauche doit renouer avec l’idée de progrès

Par Amar Bellal

Fig.4Les sciences, les techniques et le progrès reviennent en force à gauche par le biais notamment des questions environnementales, de l'écologie, de l'agriculture, de l'énergie... Il nous semble donc urgent de nous réapproprier les termes du débat et de rappeler quelques idées.

La notion de progrès présente deux grands aspects : le premier appartient au champ des idées, de la politique, des valeurs (abolir l'esclavage, le travail des enfants ; éradiquer le racisme ; réduire le temps de travail, penser une sécurité sociale...) et le deuxième a une dimension scientifique et Contraintes etc...technique avec la formidable révolution industrielle survenue au 19e siècle suivie par d'autres révolutions (chimie, informatique, mécanique, physique, biochimie...). La crédibilité du projet de la gauche est conditionnée par l'alliance entre une volonté politique sur la base de ses valeurs et la « faisabilité technique » de son projet.

 

L'ambition politique sans le progrès technique : c'est être condamné à partager la pénurie.

Au Moyen Âge, l'espérance de vie ne dépassait guère les 40 ans, la mortalité infantile était très élevée, et les populations étaient à la merci de la moindre  épidémie, et ce du fait d'une médecine rudimentaire. Même une politique progressiste conduite par un monarque « éclairé », si il avait une seule fois existé dans l'histoire, n'aurait pu corriger cette réalité que de façon marginale. Plus proche de nous, l'Inde jusqu'à une période récente connaissait des famines qui décimaient des millions de personnes. La « révolution verte », avec certes des contradictions, a permis d'arrêter ce cycle infernal en introduisant des techniques modernes agricoles . Le levier de la technique au sens large (application de la science) est ici déterminant : la volonté politique seule aurait été vaine.

 

Le progrès technique sans l’ambition politique : c’est la situation que nous vivons.

Le progrès est alors surtout synonyme de nouvelles opportunités pour le capitalisme de faire des profits, sans répondre aux besoins sociaux ou aux nouveaux défis environnementaux. Les gains de productivité dus aux révolutions des biotechnologies et de l'informatique ne servent pas vraiment à diminuer le temps de travail, mais plutôt à augmenter les marges de profits à salaire et temps de travail constant ou bien à des applications militaires :la chimie et la biologie pour faire des armes chimiques et bactériologiques, le nucléaire pour propulser des navires de guerre et fabriquer des ....

 

.....Suite sur ce lien : http://storage.canalblog.com/82/90/157203/75688498.doc

 

Voir aussi :

IL FAUT SORTIR DES MATHEMATIQUES- Amar BELLAL-

Contribution (presque) sérieuse :

http://storage.canalblog.com/03/40/157203/76179145.doc

 

Illustration : schéma extrait d'un l'essai de l'auteur de ce blob "Division sexiste du travail", "Le sens de l'échange".

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 13:23

IMG.jpg

L'Humanité, 15 mai 2012

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 08:14

008.JPG

DISPARESSEZLESOUVRIERS.jpg

J'ai trouvé un nouveau titre au film (1) :

"Disparaissez les ouvriers....et les militants...aussi !"

 

Et :

Que pensez-vous d'un président qui n'ayant pas encore de majorité parlementaire dit à son parti qui l'a fait élire et en principe sur un programme: "bon, voilà, je n'ai plus rien à faire avec vous, c'est moi qui décide !", et part traiter seul comme un grand avec la représentante de l'Etat capitaliste qui fait la loi sur le marché et le système financier européen ?

 

Que pensez-vous de la médiatisation sans laquelle un porte parole n'existe pas, dont il a besoin pour exister et tombe ainsi sous les conditions dans lesquelles les médias l'utilisent, à son corps défendant ou pas ? Et laisse ses mandants sans voix sinon leur expression habituelle, militante, étouffée, mais qui passe par tous les interstices possibles ? 

  

P1010153.JPGPour ma part j'en pense que c'est l'aboutissement "naturel" du capitalisme monopoliste d'Etat "encore un peu social", sa forme institutionnelle, la 5° République, sa forme actuelle portée à son paroxysme, mondialisée et informationnalisée avec ce que cela représente du point de vue de la gestion et de la crise des forces productives.

 

C'est ce capitalisme monopoliste d'Etat, sa forme actuelle portée à son paroxysme, mondialisée et informationnalisée que nous combattons pour construire un autre type de société. Et le moment approche ou comme disait Engels "....la forme capitaliste de la production interdit aux forces productives d'agir, aux produits de circuler, à moins qu'ils ne se soient précédemment transformés en capital : ce que leur surabondance même empêche. La contradiction s'est intensifiée en contre-raison : le mode de production se rebelle contre la forme d'échange. La bourgeoisie est convaincue d'incapacité à diriger davantage ses propres forces productives sociales...." (2).

 

P1010346.JPGAinsi dans toute nos batailles politique, il y a nécessité de faire progresser le salariat (dans sa diversité actuelle et sa division du travail à dépasser) dans ses capacités d'intervention théorique et pratique, dans sa capacité de gestion de la société et de sa transformation.

 

AINSI, DONNER UNE REPRESENTATIVITE AU FRONT DE GAUCHE DANS LEQUEL LES COMMUNISTES, LE P.C.F., SONT D'UN APPORT PRATIQUE, ECONOMIQUE, ET THEORIQUE CONSIDERABLE, AVEC TOUTE LA GAUCHE , UNE GAUCHE MAJORITAIRE, POUR LES LEGISLATIVES, EST ESSENTIEL !

 

Pierre Assante,  15 mai 2012.

 

(1) http://www.film-documentaire.fr/Disparaissez-ouvriers_!.html,film,32937 

(2) http://www.marxists.org/francais/engels/works/1878/06/fe18780611ab.htm

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 11:40

"Apprendre à lire le mythe est une aventure singulière; c'est un art qui suppose qu'on se transforme progressivement soi-même, qu'on soit prêt à accepter totalement l'alliance apparemment facile de faits fantastiques, de traditions adaptées au besoin de chaque groupe qui les véhicule, de souhaits et d'espoirs, d'expériences et de techniques magiques - bref, un autre contenu de la notion de "réalité"."

CASSANDRE_WOLF.jpg

 

 

ET, CASSANDREEPITRE AUX CITOYENS

  

 

 

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Epître aux citoyens :

  http://pierre.assante.over-blog.com/article-epitre-aux-citoyens-8-octobre-2001-52745966.html

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 06:38

Le 13 mai 58, les "princes de paris", les législatives, l’organisation du travail, les mentalités, les mesures economiques.

 

2012 01 15 020L’organisation capitaliste du travail (portée à son paroxysme par la crise de suraccumulation du capital et la baisse tendancielle du taux de profit), et dont la concurrence entre salariés et le chômage de masse sont un élément premier, cette organisation capitaliste du travail traverse le mode de vie et le détermine, avec les mentalités qui y sont attachées, en osmose.

 

Nicolas Sarkozy et les « princes de Paris », son « équipe politique, économique et philosophique » en sont les représentants, ils sont l’aboutissement « naturel » de cette organisation du travail, du type actuel de la production et d’échange dans un capitalisme, sa production, ses institutions mondialement informationnalisées.

 

Dans ces conditions, chasser leur chef de la présidence est un acte fort, symbolique et concret d’un début de reprise en main de notre destin, sous l’effet de la crise que nous subissons, crise induite par les contradictions de la dictature des profits boursiers contre le travail et les besoins qu’il devrait satisfaire et que le profit capitaliste mutile.

 

Chasser leur chef dans les élections qui viennent d’avoir lieu, remportées par François Hollande, la gauche et dans lesquelles les communistes ont recommencé à avoir, à travers le Front de Gauche et son représentant à ces élections présidentielles, Jean Luc Mélenchon, une influence déterminante, peut être le début d’une reprise en main de notre destin. Mais le mode de production  et d’échange, les mentalités qu’il détermine restent bien là et par là même le pouvoir des princes de Paris reste fort et ils le font bien sentir comme le fait sentir la dureté de la bataille des législatives en cours et la prégnance de ce pouvoir sur les esprits dans cette bataille.

 

2011 09 19 037Mais au fur et à mesure que nous avancerons, par des mesures économiques et de l’organisation du travail en faisant régresser l’extraction de la plus value sur ce travail, et en répondant mieux ainsi aux besoins « matériels et moraux » de l’humain,  l’affaiblissement et la transformation du mode de production et d’échange capitaliste verra la recrudescence des solidarités, leurs manifestations matérielles et morale aussi.

 

Les législatives ont une chose de plus que les présidentielles, une chose à la fois plus fondamentale dans cette reprise en main possible de notre destin, et plus difficile : il s’agit de sortir au moins en partie, au moins progressivement de la condition de mainmise du « chef de clan » sur le destin commun, que le coup d’Etat du 13 mai 1958 du Général De Gaulle avait officiellement et pratiquement instituée comme jamais et figée, et de son remplacement par une représentation allant vers une démocratie généralisée, où la démocratie de la production et des producteurs prenne le pas sur une démocratie mutilée, limitée.

 

Les répressions séculaires contre les tentatives ouvrières d’instituer une hégémonie démocratique du travail sur l’organisation de la production et des échanges en disent long sur cette mutilation de la démocratie.

 

Les législatives pourront voir sans doute les effets « lieder » se poursuivre, mais en même temps se réduire dans l’élection multipliée aux niveaux locaux, et sur la base de choix politiques et non seulement de gestion restreinte.

 

Nous n’étouffons pas seulement de la vulgarité et de l’agressivité du pouvoir des princes de Paris alliés à la domination du capital et de ses gestionnaires économiques, politiques, philosophiques, nous étouffons de l’étouffement de la solidarité entre nous par le système et sa crise, particulièrement de la crise du travail qui est le cœur de la crise matérielle et de civilisation, dans leur unité de fonction organique.

 

Gagner ces législatives, c’est pour la gauche, et son élément moteur, la gauche de transformation avec les communistes et leurs propositions économiques sur le crédit, l’investissement productif quantitativement et qualitativement, c’est ouvrir la voie à un monde plus généreux, plus solidaire, plus libre. C’est redonner couleurs et vie au drapeau rouge et au drapeau tricolore dans une concrétisation de l’aspiration à la liberté, l’égalité, la fraternité étendues à toute l'humanité, que le profit privé et massif semblait avoir éloigné définitivement de notre pensée, de notre raison, de nos « cœurs ».

 

Pierre Assante, 13 mai 2012

  

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 14:44

L’ANTICAPITALISME ROMANTIQUE et LES AVANCEES POLITIQUES

 D’AUJOURD’HUI,

si longtemps attendues, leurs limites, leurs possibilités et les dangers à écarter.

 

MARX PORTRAITLa présidentielle a été l’occasion d’une renaissance d’un espoir qui avait viré au noir.

Ce n’était pas de l’indifférence, ni de la résignation. C’était un vieillissement hennissant la mort ou une vie au ralenti dans un monde affolé de rapidité désordonnée, cohérence de la maladie PROFIT.

 

Cette renaissance de l’espoir c’est aussi celle de la téléologie, de la visée transformatrice « prédestinée », de la transformation oubliant plus ou moins la causalité, le processus dans laquelle la transformation peut se poursuivre et rejoindre des objectifs correspondant à l’espoir.

 

Donner un contenu à l’espoir ce n’est pas seulement une visée, c’est un contenu s’appropriant toutes les données de cette « réalité concrète » qui n’est pas seulement la matière saisissable par nos perceptions et nos sens et notre raison. C’est toute la matière qui nous fait, en et hors de nous, percevoir et être de cet ensemble cosmique.

 

La renaissance de l’espoir garde encore un contenu religieux, une religiosité étroite, qui fait le succès populaire de l’appel du Front de Gauche et de son candidat à la présidentielle, appel anticapitaliste romantique, auquel il faudra adjoindre un processus approfondi mais toujours populaire du contenu de l’anticapitalisme devenu construction sociale commune. Construction commune dans laquelle l’aspiration à construire le pont s’adjoint le savoir et la technique nécessaires pour le construire.  Complémentarité-unité de ce qu’Ernst Bloch désigne par « courant chaud et courant froid » du marxisme dans son « experimentum mundi » (expérience du monde) et que Georg Lukács rappelle en soulignant la différence-unité entre causalité et téléologie dans son « ontologie de l’être social », et l’économie non séparée ni assimilée à toute activité, mais en dernière instance.

 

Il est clair que le publiciste n’a plus à chasser le consommateur, ce dernier est fait prisonnier depuis longtemps. Mais la crise aidant, l’idée que la consommation est totalement tributaire de la production et du producteur qu’est le travailleur salarié qui produit de la valeur, cette idée qui avance peut aider à échapper au publiciste, publiciste de marché, de pouvoir, idéologue du capital,

 

Il est clair aussi que les progrès du Front de Gauche qui est une constellation belle mais dont les éléments utiles et divers  peuvent entrer en contradictions menaçantes, ces progrès ont été réalisés depuis que ces composantes se sont unies sur la question du travail, de l’activité humaine, de sa division, de sa précarité et son morcellement infini et la déqualification qui va avec pour la masse des travailleurs, alors que l’appareil productif et ce qu’il contient de culture n’ont jamais été aussi avancés en technique et en humanité, ensemble. Antagonisme auquel le FdG doit répondre, en osmose avec le processus social, c'est-à-dire l’humanité. Pour une étude théorique et pratique du travail, se référer à "Expérience et connaissance du travail", d'Yves Schwartz.

 

Les législatives peuvent, doivent être un moment du renforcement du contenu actif de ce mouvement anticapitaliste encore romantique en masse.

 

La question de « l’idéologie » est  chassée au canon et à la bombe comme à l’arme cachée,  par les gentils idéologues du capitalisme, qui renversent et mettent la réalité sur la tête en attribuant l’idéologie en général au méchant mouvement ouvrier pour camoufler la seule, la vraie, la leur.

 

C’est cette question de l’idéologie que pose Isabelle GARO dans son « L’idéologie ou la pensée embarquée ». Ceci n’est pas un compte rendu de cet ouvrage oh ! combien nécessaire comme l’est tout ouvrage et réflexion philosophique de fond dans les périodes de grandes  transformations et de leurs recherches d’ issues.

 

Précisant que si ceci n’est pas un compte rendu, donc pas à considérer comme un reflet de la pensée d’Isabelle, c’est toutefois une réflexion libre inspirée par son travail essentiel.

 

Pierre Assante, Vendredi 11 mai 2012

 

Sur ces questions d'aujourd'hui je posais en 2008 des questions similaires hier.

Je vous en donne copie :

 

MARX GOTHAContribution, Le 26 octobre 2008

Section du 8ème arr. de Marseille
Fédération des Bouches du Rhône

 

Les transformations psychologique, politique, économique, sont des processus qui vont de pair, globalement, dans le processus de l’humanité et des entités qui la composent.

La démocratie, le socialisme, le communisme reposent sur un effort de compréhension scientifique qui ne se résigne pas aux énigmes, même si elles existent pour l’homme et font partie de sa compréhension.

Même si les superstitions religieuses ne sont plus celles du passé, elles existent encore et les superstitions « laïques » y ont souvent succédé. Il n’est qu’à voir la superstition de masse qui accompagne les jeux d’argent de masse.

L’espérance ce n’est pas la foi superstitieuse, ni la foi tout court. Et la régression du christianisme par rapport à d’autres religions est significative d’un certain recul de la rationalité dans la société et en son sein propre, contradictoirement à mon affirmation précédente. Il y a dans le christianisme une contradiction fertile. A la fois il tend à nier les processus « physiques », « matériels » avec les « miracles » (marcher sur l’eau, ressusciter les cadavres, qui sont aussi en un sens une manifestation exaspérée de l’espérance), mais aussi, il reconnaît ces processus en tant qu’éléments « physiques » de la vie : le rite principal du christianisme original, qui a donné naissance à la communion, est le partage concret, réel, du repas, le pain et le vin.

Cette croyance au miracle ET la reconnaissance des processus matériels est une contradiction fertile dans une société clanique et patriarcale qui sort des limbes d’une inconscience ou d’une conscience qui s’exprime par des mythes. Ce n’est pas le cas dans une société qui doit organiser scientifiquement sa croissance, se gérer mondialement. L’empirisme n’est qu’une étape dans la maîtrise d’un devenir, nécessaire mais insuffisante. L’empirisme lui-même, s’il se manifeste par saccades rapides est pourtant le fruit d’une longue accumulation historique qui se manifeste d’ailleurs aussi dans les religions, sinon dans leurs superstitions mais dans leur cause et effet de structuration sociale.

Cette séparation, cette dichotomie esprit/corps est une contradiction qu’il faut dépasser pour accéder à un nouveau progrès social. Ce n’est pas qu’une question théorique. Elle se manifeste dans nos comportements, des plus « élémentaires et quotidiens » à ceux qui construisent les concepts les plus complexes dans tous les domaines (social, techniques, philosophique, scientifique). C’est une dichotomie qui nous conduit aussi à séparer les domaines d’action des domaines de recherche et en conséquence d’opposer à une synthèse réelle une erreur composée.

C’est une dichotomie qui « reflète » cette réalité massive de la mondialisation informationnelle de la production : le développement massif de l’échange et du monde des marchandises qui détermine les rapports entre les hommes, et les rapports entre les hommes sont les rapports massifs entre les choses. C’est le langage intelligible que nous parlons dont nous ne pouvons nous libérer que par le « processus matériel global de la société humaine », sur lequel nous pouvons agir mais pas avec le langage du miracle qui reste massivement le nôtre. Ne pas voir cette unité entre cette dichotomie dans la pensée et la réalité économique de notre monde c’est justement un aller-retour de cette dichotomie sur elle-même et par la même occasion, c’est rester dans des conditions d’impuissance pour changer et changer le monde en ce qu’il a besoin de changer pour survivre et se développer.

Le balancement des militants du sociétal à l’économique, de l’économique au politique est significatif de cet état de dichotomie qu’Henri Lefebvre caractérisait par le terme « structuralisme », celui de cette « école de pensée ».

On dit souvent que la réalité est plus pédagogique que tous les discours, c’est vrai et pourtant les discours font partie de la réalité et surtout ils avancent le progrès des savoirs parce qu’ils en font partie organiquement.

Les « évènements financiers » ont plus fait pour un certain « retour à Marx » que tout ce qui a pu être dit dans les réunions politiques et syndicales. Et pourtant la relation entre le discours passé et l’évènement fait que la conscience sur l’évènement ne part pas de zéro, cas absurde dans lequel il ne se passerait rien.

La crise boursière ne veut pas dire que l’échange monétaire conçu par le capitalisme est impossible ou stérile, la réalité a démontré le contraire. Elle montre les contradictions entre ce mode de production et d’échange et le stade qu’il a atteint. D’ailleurs, dans une certaine mesure, il tend à se réguler, mais il se régule relativement (et ces régulations sont précaires et aléatoires) lorsqu’il crée les prémices d’un autre mode d’échange et de production. Si l’on observe bien les évènements économico-politico-financiers, dans leur ensemble et en détail, on ne peut que constater ces prémices PAR les erreurs et les échecs du forcing des classes dominantes et de leurs équipes dirigeantes.

La richesse ou la pauvreté touchant les personnes et les classes, ce n’est pas une vision morale coupée de la science des réalités du développement « matériel » (donc aussi économique) de la société qui peuvent les résoudre. Et ces sciences sont un acquis social en développement et non une science infuse issue à partir de zéro de notre cerveau, d’un corps-soi isolé et imaginaire.

L’individualisme est lié au rapport marchand généralisé. Il est l’idéologie répressive d’une classe qui imprègne toute la société, d’un moment historique. La transformation des rapports sociaux capitalistes, c’est la création de conditions matérielles de production et d’échange qui permette de substituer les besoins « concrets » à la mesure de la valeur (voir sur cette mesure de la valeur les articles précédents). Cela ne veut pas dire que le temps de production des objets n’existera plus, mais qu’il pourra, de par la quantité et la qualité de la production des subsistances « matérielles et morales », libérer l’homme de la propriété au profit de l’usage, et l’activité être libéré du travail contraint. LIBERER L’HOMME TOUT SIMPLEMENT.

Ce en quoi le concept de processus de la démocratie avancée au socialisme et du socialisme au communisme (qui n’est d’ailleurs ni le but ni la finalité de l’humanité, mais un moment du son processus), n’étaient pas et ne sont pas des idées et des mises en politiques si mauvaises que l’on décrie tant aujourd’hui. A condition e ne pas y voir des étapes mécaniques du développement humain.

Pierre Assante
26 octobre 2008

http://alternativeforge.net/spip.php?article1754

 

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