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3 mars 2020 2 03 /03 /mars /2020 15:42

Article publié une première fois sur ce blog le 01/03/2020 à 07:07

Pour une dÉmocratie avancÉe.

 

L’état global du marché, même si une production a toujours une origine locale, demande une révolution européenne et mondiale.

Une révolution européenne, ne peut partir que du local, se rassembler au niveau des cultures politiques et syndicales, progressistes, nationales, et se coordonner au niveau de l’Europe, zone de développement mondial.

La crise du covid19 est un épisode dramatique dont on redoute les suites, mais les conséquences du critère de gestion profit/capital mêlées à cet épisode le sont encore plus.

Une clef de voûte de l’ensemble des dispositions à prendre pour une transformation sociale de sortie de crise en santé économique et sociale est la prise de pouvoir populaire, et des vendeurs de leur force de travail que nous sommes quasiment tous, sur le fonctionnement de la Banque Centrale Européenne.

Ceci dit, comprendre l’état du « fonctionnement » du capitalisme mondialisé, financiarisé, numérisé est une tâche de toute urgence.

A répéter, Apprendre, s’instruire pour agir est une tâche de toute urgence.

Le thème ancien d’une démocratie avancée ouvrant la voie au socialisme est à l’ordre du jour pour toute l’Europe en passant par l’Union Européenne à réformer fondamentalement.

Le pourrissement de la démocratie qui donne le choix entre l’extrême droite à la Bolsanaro européen et le macronisme et ses réformes drastiques déstructurant de toute la société, n’est pas une démocratie. Revivifier la démocratie ne peut passer que par des mesures agissantes sur la crise économique et par des ressorts relançant une production saine et de qualité répondant aux besoins sains et de qualité de la consommation populaire. Sain et de qualité c’est évidemment une santé qui inclut le milieu dans lequel l’humanité évolue, Nôtre Terre, et les relations que nous entretenons avec notre univers, à double sens.

Pierre Assante. Dimanche 1er mars 2020.

 

LIEN SUR LE RECUEIL « 20 THÈSES »

Et l’alliance économie-ergologie

lien : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/02/lien-sur-le-recueil-20-theses.html

 

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http://pierre.assante.over-blog.com/page/119

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3 mars 2020 2 03 /03 /mars /2020 08:34

 

dans l’analyse du système économique, les deux pôles sont production et consommation.

Cette scission entre production et consommation est particulière à l’espèce humaine.

 

« …Le système anthroponomique de régulation humaine et sociale est un système de transformation (T) entre le système de reproduction matériel et social et le système des primates anthropoïde. Et cette double entrée est très différente d’une vulgate soi-disant matérialiste économiciste du système de regénération. Il y a toutes les systémiques des primates et bien sûr, c’est entre ces deux systèmes (le rôle de la reproduction matérielle est tout à fait décisif, mais non dans une vision unilatérale) que se trouve la regénération humaine.

Ensuite, j’ai insisté sur les quatre moments des deux systèmes en appuyant aussi sur le fait que dans l’analyse du système économique, les deux pôles sont production et consommation. Cette scission entre production et consommation est particulière à l’espèce humaine. Le fait qu’il y ait des moyens matériels de production, fait qu’il y a un pôle de production séparé de la consommation, alors que les animaux sont en prise directe sur la nature extérieure. C’est cette scission production/consommation qui est constitutive en quelque sorte de la production matérielle des êtres humains et entre les deux se situent les intermédiaires circulation, répartition de produits. La question est alors posée : y a-t-il pour l’anthroponomie différents moments ? Je dis oui, je suis plus hypothétique sur la polarité.

Il y aurait quatre moments qui sont : le moment parental, le moment du travail, le moment politique et le moment de l’information (qui correspond au cycle de vie, de la naissance à la mort ; parce que, l’information, c’est essentiellement les morts. Et c’est parce qu’il y a mort qu’il faut réinformer, c’est cela la regénération humaine. Elle est sociale et informationnelle. Il y a aussi changement des systèmes, en effet un système n’est pas éternel. D’ailleurs on voit mieux l’aspect non conservateur quand on parle d’une vision systémique plutôt qu’une vision structuraliste, parce que l’opération de transformation est au cœur du changement. Par définition, puisque c’est une transformation, déjà cela définit un changement. Il n’y a pas seulement invariance parce que les sorties sont différentes des entrées. La transformation  introduit un principe de changement fondamental duquel découlent tous les changements. Y compris il faut considérer une nouvelle entrée, malgré les invariances, de nouvelles sorties et finalement une mise en cause de l’opération elle-même, du type d’opération  et donc tout le système de sa structure, de sa régulation. Même s’il y a toute une crise systémique qui peut être à l’intérieur du système pour le transformer jusqu’à être dépassé par un autre système.

Il n’y a pas une linéarité dans ces changements. Il y a un double aspect : d’une part un aspect de récurrence, c’est-à-dire en quelque sorte que l’on peut revenir en arrière. On passe d’une économie archaïque essentiellement non marchande à une société marchande : l’antiquité esclavagiste dans sa forme classique ; et ensuite de nouveau une économie essentiellement non marchande, donc i y a un aspect de récurrence, on revient en arrière avec l’économie seigneuriale, féodale, puis de nouveau une économie capitaliste qui est à nouveau marchande, mais beaucoup plus marchande que l’économie de l’antiquité esclavagiste. Ainsi il y a à la fois récurrence et irréversibilité, c’est-à-dire que l’on ne revient pas complètement en arrière… »

Paul Boccara. « Neuf leçons sur l’anthroponomie systémique » Delga, 2017.

 

Unir en philosophie les dÉcouvertes

anthroponomiques et ergologiques ?

 

Unir en philosophie les découvertes anthroponomiques et ergologiques est peut-être de l’ordre d’unir la théorie ondulatoire et la théorie corpusculaire en physique…

Ce serait en fait une alliance économie-ergologie ?

Remarque absurde ou insensée ? Peut-être ou peut-être pas…???

J’en prends pour témoin, à tort ou à raison cette citation de Paul Boccara, Boccara parmi les nombreuses de ce blog, suivant aussi celles d’Yves Schwartz dans d’autres articles, dans laquelle s’exprime il me semble le continu et le saut qualitatif, la « ligne », le logique et le discret, l’instant et la durée de la vie humaine, de la personne et de l’entité humaine collective, de la génération, et la continuité, les normes, les dénormalisations-renormalisations, les déadhérences conceptuelles, le miroir des actes humains sur eux-mêmes, la double anticipation, l’auto-création de la conscience de la nature sur elle-même qu’est la fonction créatrice matérielle du NOUVEAU, le novum idéel et matériel réciproques par conséquence, par la pensée humaine.

Pour parler "plus concret", sans simplifier, peut-on par exemple dissocier analyse pluridisciplinaire des situations de travail et crise systémique de suraccumulation-dévalorisation du capital ?,  des pôles production et consommation de l'économie induisant le pôle ergonomique de la gestion du schéma dynamique à 3 pôles, les uns résultant des autres en unité. Production consommatrice et consommation productrice, selon les termes de Marx dans l'Introduction à la critique de l'économie politique de 1857 qui pour moi, quelles que soient les découvertes ultérieures des économistes marxistes, décrit incroyablement bien les mouvements de l'humanité à travers sa production.

Éclectisme de ma part ou tentative maladroite, inutile et sans sens, de mise en relation ?

Mes excuses aux  chercheurs des deux champs, si cette réflexion leur paraît ou est abusive…

 

Schéma personnel à partir des concepts ergologiques d' Yves Schwartz.

 

LIEN SUR LE RECUEIL « 20 THÈSES »

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2 mars 2020 1 02 /03 /mars /2020 17:38
J.Dietzgen. Ouvrier, militant et philosophe marxiste.

 

Mis en ligne une première fois sur ce blog le 02/03/2020 à 17:38

le rÔle de « gÉnÉral » dans la bataille

 

D… : Lorsque le PCF était au-dessus des 20 pour cent, on entendait beaucoup les gauchistes. Maintenant qu'il est plus faible on ne les entend plus. Bonne soirée (1).

Réponse :

Oui, mais ils sont là. Opportunistes de droite et de gauche, de FI aux "économistes de répartition", et ils ont un poids sur la société et il faut faire aussi avec eux sans se couper. C'est l'intérêt quotidien et à venir des peuples qui le demande.

Leur faiblesse est qu'ils ne répondent pas aux solutions urgentes pour résoudre la crise.

Je suis de ceux qui annonçaient de longue date (15 ans au moins, entre autre dans un congrès syndical près d'Avignon, ce qui a amusé quelques-uns...) ce qui se passe aujourd'hui au niveau financier et économique (non pas aggravé, mais rapproché dans le temps par le covid19), et ce n'est qu'un début.

Outre le niveau de suraccumulation, j'ai noté publiquement les petits cycles boursiers de 2 mois de cette dernière année 2019-2020 et les phénomènes des bonds US à 10 ans de cet été, remarques envoyées d'Italie aux amis, phénomènes qui nous amenaient à ce mois de mars prévu et « ignoré »...

Nous faisons bien nôtre rôle de fantassins dans les municipales et sur la réforme des retraites, le 49.3 etc. par exemple.

Faisons-nous bien nôtre rôle de général dans la bataille ???

A quand un discours rattaché aux événements et luttes actuels et une formation générale accélérée des militants sur la crise économique et ses solutions ????

Il n'est ni trop tôt ni trop tard pour s'y mettre dans le branle-bas de combat annoncé !!!

Et il ne faut pas prétexter que nous sommes trop occupés par ailleurs pour ça... Rajouter l'argument au discours quotidien est possible !!!

J'ai pour ma part un peu de disponibilité malgré mes ennuis. J'écris et je peux... PARLER !

Amitiés, bonne soirée.

Pierre. 02.03.2020.

(1) Message du 01/03/20 17:10
De : "xxxx...." ......@hotmail.fr>
A : "Pierre Assante" <p.assante@wanadoo.fr>
Copie à :
objet : Observation .

Lorsque le PCF était au-dessus des 20 pour cent, on entendait beaucoup les gauchistes . Maintenant qu'il est plus faible on ne les entend plus. Bonne soirée.

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2 mars 2020 1 02 /03 /mars /2020 06:48

 

ALLEZ, COURAGE ! ON PARLE ET ON ÉCHANGE SANS PEUR POUR POUVOIR AGIR.

La confrontation idéologique

n’est pas la guerre,

mais le contraire.

 

La confrontation idéologique n’est pas la guerre, mais le contraire.

C’est bien le non éclaircissement des idées et des intérêts des groupes humains en contradiction et pour ce qui est du rapport Capital-Travail, en antagonisme, qui aggrave les causes des conflits purement destructeurs. Car les conflits peuvent être constructeurs, c’est une évidence non évidente… ! C’est la raison de l’exhortation « allez, courage ! ». Mais mener un conflit ce n’est pas faire n’importe quoi, ce n’est pas n’importe quelle agressivité gratuite, sans motif, et sans intelligence.

La fuite organisée et réussie des peuples par les dominants du système hors du débat idéologique considéré comme fauteur de troubles est le vecteur essentiel de leur victoire provisoire ou pas. Fuite réussie, mais relativement si l’on en croit les luttes que les peuples mènent en réponse à leur exploitation par le système et ses tenants, malgré l’inconscience relative de ces tenants dont l’action découle de normes passées fortement adhérentes à l’humanité  aujourd’hui plus qu’hier. Aujourd’hui plus qu’hier parce qu’un système devenu obsolète se raidit toujours sur ses lois lorsqu’elles deviennent de moins en moins applicables dans leur réponse à la réalité, aux besoins nouveaux de développement humain.

L’état de la non-démocratie témoigne du délabrement des idées dont le 49.3 adopté par une assemblée à l’encontre d’une volonté majoritaire exprimée est un exemple frappant.

La liberté de pensée et la liberté d’opinion ce n’est pas le silence vis-à-vis des superstitions, des anti-sciences que constituent les religions.

Je ne dis pas « les croyants » dont bon nombre d’entre eux peuvent avoir et ont des idées tout à fait scientifiques et non dogmatiques, mais « les religions » et leur usage par le système pour faire avaliser ses principes, et en particulier l’achat de la force  de travail et la collaboration non pas de la production elle-même mais de classe visant et aboutissant à l’acceptation et l’accord avec les  conditions de l’achat de la force de travail et l’achat de la force de travail par lui-même.

Je ne dis pas croyant parce que l’énigmaticité de notre présence sur terre que les limites actuelles de notre espèce causent, ne permet de contester les interrogations existentielles ni de façon institutionnelle, ni dans le manque de respect de la diversité des pensées.

Ce respect est à double sens et est mutuel sinon il n’est pas un respect. Il ne dépend pas que s’une seule partie… !

Faire la grève c’est arrêter un temps l’achat de la force de travail, arrêt signifiant une protestation ou plus, une remise en cause ouvrant la voie à un système abolissant cet achat par et grâce au développement des forces productives, parmi elles en dernière instance : la numérisation et l’automation, le savoir du moment généralisé et son processus de développement transmis à toutes, tous et la production d’énergie dont font partie entre autre les usines de production électrique, comme la production de nourriture qui dépendent mutuellement les unes et l’autre. La régénération sociale élargie, son développement et sa complexification-condensation nécessaire renouvèle la vie pensante par la transformation saine de la nature par le travail humain, l’activité humaine qui peut découler de plus en plus d’un choix libre et créatif, d’une autocréation devenue consciente et en santé « surveillée » de l’homme par lui-même.

Pierre Assante. Lundi 2 mars 2020.

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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 07:39

 

Cet article a été envoyé de multiples fois aux abonnés par erreur. De plus avec un  contenu vide de d'article.

Les personnels qualifiés de la maintenance ont suppléé à ce problème. Merci à eux et mes excuses aux abonnés.

Pierre Assante.

 

 

La crise du COVID19 va-t-elle calmer ou aggraver la crise de suraccumulation-dévalorisation des capitaux ?

 

La crise du COVID19 (coronavirus) va-t-elle calmer ou aggraver la crise de suraccumulation-dévalorisation des capitaux ?

Nous avons déjà vu précédemment que l'évolution de la crise de suraccumulation-dévalorisation des capitaux pousse vers  une crise financière majeure et une crise de production elle-même.

On pourrait penser que le ralentissement des échanges et de la production induite par le covid19 calme cette crise de suraccumulation-dévalorisation des capitaux. Certains, en particulier chez les libéraux, pourraient le penser et en avoir "l’espoir". C’est oublier que le mode de production et d’échange garde les mêmes critères de produire et d’échanger, basés sur le rapport Profit/Capital.La politique de l’autruche accompagne toujours la politique de l’argent, de la domination et des dominants.

En l’absence de décisions politiques et de mouvement ouvrier et populaire poussant suffisamment dans le sens d’une modification radicale et progressive des critères d’échange et de production, la crise conjointe de suraccumulation-dévalorisation des capitaux et du covid19  poussera au contraire encore plus à la suraccumulation-dévalorisation des capitaux et à la concentration capitaliste, y compris dans l’immédiat. Cette concentration capitaliste, monopoliste, mondialisée, numérisée, s’oppose à une diversification dans la mondialisation qui correspondrait à une réponse aux besoins sociaux, y compris aux besoins nouveaux engendrés par la crise du covid19. Seuls les profits des firmes multinationales trouveront profit à la crise de covid19, ce qui implique une aggravation des conditions de vie, de survie humaine, et de développement en santé physique et morale, et de son environnement vital.

La crise hospitalière et celle du financement des retraites dans le cadre de l’austérité imposée par le système et ses tenants, comme la crise de l’ensemble des activités locales, nationales, européennes et mondiales, ouvrent la possibilité d’orienter les luttes vers d’autres choix de critères économiques et d’organisation du travail, de cohérence de l’homme producteur dans l’entité productrice. Il faut se saisir de cette opportunité de transformation sociale en santé que la crise, contradictoirement, offre.   

Pierre Assante. 28 février 2020.

 

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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 08:26

Publié une première fois le 19 février 2020

 

UN MONDE RICHE ET CATASTROPHIQUE

Il sera bientÔt temps de rÉpondre

 

Malgré des inégalités abyssales, l’humanité n’a jamais été aussi riche et pourtant dans un état aussi catastrophique.

Le mois de Mars 2020, par rapport aux taux à 10 ans des bonds (obligations du trésor, voir graphique) US depuis cet été, et aux fluctuations à la hausse et à la baisse, mini « cycles » boursiers de tous les deux mois (1) , peut réserver des surprises à la finance et au monde. La baisse des intérêts des  bonds à 10 ans par rapport à ceux à 2 ans peut annoncer une récession à quelques mois plus tard..

Au mois de Mars ou plus tard, nous y sommes de toute façon.

Les évènements (2) qui encadrent ces fluctuations, et ont des effets immédiats, ne soulignent que la fragilité globale du système financier et ne sont pas le fond de la crise globale du capitalisme mondialisé, numérisé, financiarisé, mais ses conséquences.

Evolution du taux des obligations US à 10 ans

La déstructuration sociale générale par les libéraux au pouvoir précipite la déstructuration politique et celle de leur propre pouvoir. A quoi s'ajoutent les crises "naturelles", celle sanitaire du Caronavirus19 par exemple, dont on peut penser aussi qu'elles ne sont pas sans relations avec l'état du monde global économique, écologique et social, dont le propre avenir n'est pas la préoccupation immédiate du capital .

Il sera bientôt temps de répondre à la crise du pouvoir par la mise en œuvre des propositions économiques (3), ergologiques (organisation en santé du travail), et anthropologiques (régulation démocratique des renouvellements des "moments" de la société, systémiques, sous-systémiques, globaux et générationnels), de sortie progressive et radicale de la suraccumulation-dévalorisation du capital et du système qui l’induit, et de l'organisation du travail capitaliste qui n'assure pas pour le travailleur ni le droit au travail ni le droit à la sécurité du lendemain, ni la cohérence entre son activité et les besoins de la personne et de la société.

Pour les tentations gauchistes qui accompagnent cette sortie-entrée  nécessaire vers un NOVUM social et culturel en santé, sachons qu’un processus de transformation sociale associe toujours et contradictoirement le nouveau à l’ancien, c’est-à-dire est une combinaison mixte de l’ancien et du nouveau, à la fin de laquelle triomphe ce nouveau ou pas. Le succès est lié aux capacités des peuples de conduire le processus et à ses « représentants » du moment initial d’être au rendez-vous des peuples, dans une démocratie de l’homme (4) citoyen-producteur du « que, quoi, comment et pour qui produire ».

Pierre Assante. Mercredi 19 février 2020.

(1) Les "oscillations" du marché de 2019-2020 vers le haut, vers l'éclatement de la bulle et-ou la chute dans une crise anthroponomique induite ?

(2) Scénario tragique US-Chine, tractations monopolistes guerrières des firmes internationales, etc.

(3) Entre autre le critère VA/CMF,  Valeur Ajoutée sur Capital Matériel et Financier se substituant au rapport actuel stricto sensu P/C, Profit sur Capital, dont il est question dans les recueils "20 Thèses" et "Réflexions italiennes".

(4) l’individu social de l’espèce humaine, la personne dans la société.

 

LIEN SUR LE RECUEIL « 20 THÈSES »

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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 08:17
Une réflexion et un projet à poursuivre

 

Il est toujours bon de jeter un coup d’œil en arrière pour voir le chemin accompli.

 

Il est toujours bon de jeter un coup d’œil en arrière, pour voir le chemin accompli. Ainsi on distingue mieux comment percevoir le chemin à parcourir en avant. Il ne s'agit pas de gommer le passé et les réflexions du passé, mais de les resituer dans l'action à poursuivre. Ce qui est fait, ce qui reste à faire, ce qui reste bon et ce qu’il faut modifier. Du texte-lettre ci-dessous du 8 novembre 2019 (les choses vont vite et s’accélèrent !) je peux ainsi souligner ce passage : « …qui s’efforcent d’aller de l’avant jusqu’à une ouverture qui se produira sans doute plus par l’irruption d’événements que par une volonté politique d’évolution interne construite et partagée majoritairement… ». L’irruption des événements c’est, ici et maintenant, les mois de lutte contre une marchandisation accrue de la retraite et pour une retraite constituant les prémisses, dans la dernière partie du parcours de vie qui s’allonge avec la civilisation, d’une vie échappant à la vente-achat de la force de travail et ouvrant la voie à un développement de forces productives le permettant toute la vie : une activité libre et créative de la personne se substituant au travail marchand et contraint.

Certes, ceci est une affaire de générations, d’un processus de construction consciente, et peut aller plus vite qu’on ne pense car le besoin est grand, et la crise économique, écologique, ergologique révèle ce besoin urgent.

L’épisode de la contre-réforme macronienne des retraites et de la réponse populaire qui lui est donnée, n’est pas un épisode circonstanciel. Il marque, qu’elle soient les suites et la forme du futur immédiat, une nécessité pour une poursuite d’humanisation de notre espèce, de sa conscience dans cet univers et de son plaisir de vivre qui est la condition concrète de la vie pensante et non un sentiment éthéré au-dessus de la matière, donc inexistant.

Pierre Assante. 26 février 2020. 

L’Épilogue, le vrai :

À Catherine Ixe,

Un peu à la façon de la fin du "Talon de Fer" du roman de London, Je t’écris À toi et peut-être À d’autres ce que je ne peux encore publier :

Les adhérents du Parti dont le nombre reste non négligeable dans le tableau de la situation politique de la démocratie bourgeoise en crise dans la crise économique systémique qui s’aggrave depuis les années 1960 et s’accélère exponentiellement aujourd’hui, se comportent quelquefois, pour caricaturer,  plus comme des « paroissiens » que comme des militants conscients. L’ostracisme médiatique du capital qui les frappe a tendance à les faire fonctionner entre eux. Ils ne créent pas la barrière mais la subissent.

Héritiers d’une révolution industrielle nationale qui a créé de grandes concentrations ouvrière de main-d’œuvre, et les droits sociaux que la lutte ouvrière et eux-mêmes ont permis, ils se retrouvent dans une mondialisation informationnalisée qui est allée plus vite que ne pouvaient aller la conscience collective sur elle. Ce qui les rend en partie hostiles à une évolution subie plus qu’acceptée et insuffisamment conscients de ce qu’est véritablement le libéralisme au paroxysme dans lequel ils vivent. Cette relative inconscience a par conséquent des effets négatifs sur ce que peut être l’action communiste. Et cette hostilité se manifeste sentimentalement contre la personne qui exprime toute volonté trop insistante de dépasser le dogme des normes antécédentes, internes et externes, quelquefois mépris et plus, une certaine indifférence aux propositions de formation de fond sur les théories touchant à l’organisation nouvelle de l’économie et du système financier et à l’organisation nouvelle du travail, étapes vers une transformation qualitative du mode d’échange et de production, qui aboutit à les écarter relativement en les marginalisant relativement. En attendant que naisse les conditions d’une catharsis de la crise et de l’évènement qui éclate en elle. C’est la longue histoire de l’autodéfense des faibles, dans l’écrasement du talon de fer qui ne réussit pas à les anéantir mais les handicape. C’est un sable mouvant dont on sort avec difficulté mais peut-être brutalement, et avec surprise...

Certes dire cela, c’est voir le côté noir unilatéral d’une situation. Je suis toujours adhérent du PCF et surtout communiste. Et ce qu'il dit, ce que je dis de négatif ne gomme pas le positif, les solidarités, l’humanité qui se manifeste à l’intérieur et vers l’extérieur.

Mais comme d’autres, et tout un chacun, je suis épuisé quelquefois d’espérance. Le dernier congrès a suscité l’émergence de camarades rapidement et en partie étouffée par les préoccupations d’un quotidien qui voile l’horizon et qui s’efforcent d’aller de l’avant jusqu’à une ouverture qui se produira sans doute plus par l’irruption d’événements que par une volonté politique d’évolution interne construite et partagée majoritairement. Cela s’est produit dans le passé, mais n’est sans doute pas systématique. L’homme ne résout que les problèmes qui se posent et dont la résolution devient indispensable : quand un système ne répond plus du tout aux besoins. Certes la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, conduit à une énorme crise sociale. Il faudra peut-être une personnalité à la  Lénine et une équipe avec elle pour répondre à cette crise sociale. Si la démocratie du « que, quoi, comment produire » réclame une participation généralisée citoyenne et de salariés en premier ressort, cela passe aussi par l’intervention d’analyses, de propositions de résolution et d’action avancées.

Illustration de l’état du moment : le petit jeu que mène le pouvoir sur « la chute du mur » est tragique. La chute du mur est une défaite de ceux qui voulaient une démocratisation du « socialisme réel » et en même temps une victoire écrasante du libéralisme qui en construit partout, des murs, de toute sortes et tous empêchant le développement d’un processus humain en santé, que les capacités scientifiques et civilisationnelles accumulées pourraient permettre et permettront si nous dépassons, avec le temps et la volonté cette phase dangereuse. Ma lassitude de santé et d’âge, sensible dans ces mots, est sans doute responsable de mon état mental souvent débile, et de l’usure de mes capacités militantes. Dans un état de réception insuffisante de la théorie (pas de pratique révolutionnaire sans théorie révolutionnaire, on le sait depuis l’antiquité et Les Lumières ont précédé la révolution bourgeoise), la littérature, le roman peut jouer un rôle, accessoire mais catalyseur de la « réaction chimique » entre le salarié et la théorie économique marxiste. Lampedusa a exprimé la fin d’un système et de sa civilisation dans « il Gattopardo » dans et sur une autre période historique que la nôtre… Il ne s’agissait du remplacement d’une domination par une autre. Ce n’est plus le besoin actuel qui demande une civilisation de toute l’humanité. Cette petite réflexion pourrait être le début d’une nouvelle littérature… par d'autres que moi évidemment, tout seul, j'en suis bien incapable.

Amitiés

Pierrot. 8 novembre 2019.

LIEN SUR LE RECUEIL « 20 THÈSES »

Et l’alliance économie-ergologie

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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 04:45

LE CORONAVIRUS19, LES SANCTIONS USA DANS LE MONDE ET LA PANIQUE BOURSIÈRE : RÉGULATION ET MOINS MAIS MIEUX.

 

Il y a le discours théorique sur la fragilité de l’humanité, la fragilité humaine. Et puis il y a la réalité de cette fragilité qui apparait dans sa réalité. C’est le cas dans la crise du coronavivus19. Et c’est d’autant plus le cas quand elle apparaît dans des pays occidentaux qui se pensent hors des dangers de toutes sortes et des guerres en particulier.

A plus ou moins cent-dix ans, nous voyons un cycle se « reproduire » dans des conditions fort différentes du point de vue du niveau des forces productives, c’est à dire des moyens matériels qui engendrent les crises ou à l’opposé permettent de lutter non contre les causes, mais contre les effets. C’est le cas des moyens médicaux et de l’organisation médicale, comme des moyens techniques et économiques globaux, qui ont cru d’une façon très importante mais ne garantissent pas des résultats de façon absolue, évidemment. Ce cycle historique d'environ 100 ans ne contredit pas les cycles de crise économique de 10 ans, de 30 ans et la crise systémique de longue durée qui confirme une crise générale systémique exigeant une transformation-sortie du système. Cycle de 100 ans de la guerre économique et ses conséquences militaires, de la crise sanitaire, de la surchauffe en période d’expansion du capital, et de pénurie en période de sous-consommation et/ou de sur-épargne.

Il ne s’agit pas seulement d’une crise financière galopante, il s’agit d’une crise de production mondiale en chaîne.

 

Lorsque le CAC 40 chute de près de 4% et les bourses mondiale chutent de même à l’annonce de la crise sanitaire italienne confirmant un phénomène mondial, ce n’est pas la crise italienne qui est la cause, c’est la fragilité du système financier basé sur le critère d'investissement P/C (Profit/Capital) en tant que moteur systémique et dominant de l’économie mondiale.

La Chine, première victime de l’attaque sanitaire, est pourtant, dans le système mondial, l’entité qui s’est donné les plus importants moyens politiques de régulation du capital. Ces moyens ne sont pas basés seulement sur des capacités d’intervention autoritaire, mais surtout sur un contrôle politique des mouvements du capital, et en cascade, sur le système économique et social en crise systémique. Ceci tant sur le plan du développement que de la réponse aux dangers de régression et aux régressions effectives. Cette régulation, quoique relative dans sa dépendance au système financier mondial et la crise générale du capitalisme financiarisé, mondialisé, numérisé, peut lui donner des moyens de surmonter la crise sanitaire et financière du moment. Plus que d’autre pays, malgré les apparences majeures du moment. Certes, la lutte du moment ne contient pas le fond de sécurité minimum à long terme.

 

Les sanctions USA sur le monde affaiblissent l’état global du monde. Mais elles ne sont pas principalement d’ordre politique. Les décisions politiques de sanction sur le monde et leurs effets tragiques tiennent essentiellement à la guerre économique induite par le système et sa crise de suraccumulation-dévalorisation du capital. C’est la crise globale de l’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus) et de la Vente-Achat de la force de travail à son paroxysme, illustré par la contre-réforme macronienne des retraites, c’est-à-dire de la partie de la vie qui échappe relativement à cette vente-achat.

La réponse relative mais réelle possible aux fragilités sociales, il serait temps d’en faire l’ordre du jour du monde. Il existe des hypothèses de sortie de crise systémique et de construction d’un nouveau système basé sur les besoins sociaux et non plus sur le profit. Evidemment il s’agit d’imaginer et de mettre en œuvre un processus. Pour atteindre un point dans un itinéraire il faut d’abord imaginer un trajet, ses contours, ses retours et ses reprises, au-delà du gauchisme de l’ « il n’y a qu’à… ».

 

La proposition de loi « Sécurité-Emploi-Formation » pour une stabilité relative des conditions humaines de production et de vie, l’usage du crédit, de la création monétaire, des Fonds, des systèmes bancaires et financiers locaux et mondiaux, en fonction des besoins de développement humain et sa complexification-condensation, cela est à la portée de l'humanité si tant est qu’elle soit capable de générer les luttes sociales mettant en cause la détention du pouvoir de l’argent par le critère P/C maintenue par une minorité sur les rails, et en posture de dérailler avec l’ensemble de la société. La transition du critère P/C (Profit sur Capital) vers un critère VA/CMF (valeur ajoutée sur capital matériel et financier) peut faire partie de ce processus de sortie du système moribond qui nous entraîne avec lui, et d’une construction d’un système nouveau en santé, à tous les sens du terme..

Moins mais mieux, c'est cela, et non pas la « décroissance » sans attributs. Ce n'est pas la croissance de l'humanité qui est en cause mais la croissance capitaliste et ses critères de gaspillages des ressources humaines et naturelles.

 

Pierre Assante. 25 février 2020.

 

LIEN SUR LE RECUEIL « 20 THÈSES »

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24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 14:14

 

UNE TENTATIVE PÉDAGOGIQUE D’EXPLICATIONS ÉLÉMENTAIRES SUR LA CRISE

EN MAI 2009

CRISE DU CAPITALISME ET TRAVAIL

quelques idées sur la crise nécessaires pour en chercher l’issue.

 

Il y a quelques mois, les médias « grand public » ne parlaient pas de crise du capital.

Depuis, elle est commentée, reconnue, développée.

Nous allons soutenir ici quelques idées sur la crise, nécessaires pour en chercher l’issue.

La crise de 2009 n’est pas née en 2009. Dès les années 1970, la crise de ce que des économistes  appellent la suraccumulation du capital s’aggravait.

2009 manifeste son accélération et son approfondissement.

Nous affirmons que la crise de 2009 n’est pas du même ordre que celle de 1929. Elle part des mêmes tendances du capital à se suraccumuler, de la même tendance à la baisse du taux de profit qui est son talon d’Achille.

L’expansion du profit tiré par la masse croissante de la production alors qu’il tend à diminuer sur un objet produit du fait de l’accumulation du capital constant (pour aller vite, celui investi dans les machines de plus en plus complexes) est limitée : à cette tendance s’ajoute une révolution des moyens de production qui rendent ces tendances bien plus aigues. Cette révolution tient aux techniques de production et d’échange, de gestion au niveau mondial, reposant sur l’informatisation qui décuplent et plus les capacités productives.

Le niveau de capacité productive se trouve en contradiction insoluble avec le mode de production. Ce niveau qui introduit des possibilités de plus en plus grandes d’automation se trouve en contradiction insoluble avec la baisse relative de la production par la main d’œuvre qui est la base de la production du profit.

La limitation des besoins par le profit qui est la loi du capital devient ainsi contradictoire avec un développement d’une société en équilibre-déséquilibre rompu entre son besoin du consommateur et son besoin de geler ou détruire du capital sur accumulé.

Les techniques du capital en matière de drainage vers les grands groupes financiaro-industriels privés ne sont pas un « plus » de la politique opérationnelle du capital, mais l’essence de la forme actuelle du capital comme il fut par le passé un capital de marché national ouvert sur le monde, puis, un capitalisme monopoliste d’Etat, puis un capitalisme mondial s’appuyant à la fois sur les Etats et les institutions mondialisées du capital. En ce sens on comprend la dé-adhérence relative de la politique du capital vis-à-vis de la direction Etatsunienne du capitalisme. De même le renforcement de ces institutions mondialisées et leur capacités d’intervention incomparables avec celles de 1929 et celles de l’après guerre.

La mesure quantitative de la valeur d’échange marchand, qui est nécessaire aux échanges, sans laquelle il n’y a pas d’échange possibles dans le système capitaliste, s’en trouve à la fois rigidifiée et dissoute. Pas seulement par la variété des conditions de production (géographiques, d’ententes et guerres locales ou internationales, de phénomènes multiples et complexes difficiles à suivre même pour les gestionnaires du capital, bourses et Etats compris), mais par cette construction nouvelle de la production mondialisée et informatisée, des besoins qu’elle crée, des aspirations qu’elle suscite, y compris dans les propres rangs de la grande bourgeoisie, et de la collision entre les besoins et les capacités de les satisfaire.

Il ne s’agit pas de défendre ici un développement de la production dite matérielle continu sans la qualité nécessaire à un développement durable, mais de libérer les forces productives nécessaires à une abondance générale, notant que la production dite matérielle contient indissolublement la production idéelle, symbolique, contient toute l’histoire, l’activité de l’humanité dans sa diversité et sa complexité, de même celle de la nature dont l’humain n’est qu’une partie consciente de l’univers dont les parties et les fonctions sont indissolubles les unes des autres.

En ce sens, dans la société capitaliste, le « travail stricto sensu », salarié, marchand, qui est l’activité initiale et de dernière instance de la production matérielle et morale nécessaire à la vie humaine et sa santé, est au centre de la transformation du mode de production. Et le politique lui est totalement lié. On peut même dire que toute politique qui tend à s’en détacher est vouée à la momification, à la fossilisation, se stérilise, ce qui explique la dégradation actuelle de la démocratie institutionnelle et le recours mondial à toute les sortes de retour à l’autoritarisme et au despotisme qui de toute façon n’apportent aucune solution évidemment.

Il ne peut y avoir de vie et donc de mouvement sain de la vie si l’organisation micro et macro de l’activité humaine ne trouvent pas une cohérence mutuelle. Quelle que soit l’aspiration au changement politique, il n’est que formel s’il ne fait pas appel à cette cohérence du travail stricto sensu, salarié, donc s’il ne tend pas à libérer l’activité humaine du salariat, c'est-à-dire de la mesure quantitative de la valeur d’échange qu’est cette marchandise particulière qu’est le travail en système capitaliste.

Une autre organisation du travail, de la production, une démocratie s’étendant de l’activité individuelle à la cohérence générale de la production, la démocratie locale et globale du « quoi et comment produire », ce n’est pas un élément de la transformation politique, mais sa base et sa condition première. Comment chaque travailleur se détermine dans son travail, ce doit être la base de toute démocratie car elle détermine ce dont les humains ont besoin et comment ils peuvent répondre à ceS besoins.

Le besoin est un fantôme dans les rapports humains capitalistes. Il est voilé et en partie stérilisée par cette abstraction du travail que constitue le salaire, mesure quantitative de cet échange marchand. Le développement des forces productives ouvre une mesure qualitativement nouvelle de l’échange, c’est le besoin. Cette mesure qualitativement nouvelle existe en gésine, en prémisses dans la société capitaliste. La Sécurité Sociale en donne une représentation concrète, mais pas seulement elle. Vous trouverez partout ces embryons dans la vie quotidienne. Lorsque vous vous procurer sans payer un remède, il vous est fourni dans la mesure de votre besoin et non en fonction de sa mesure de valeur marchande. Que la sécurité sociale subisse et de graves blessures et la substitution par des assurances privées et un signe de la résistance du capital aux transformations qualitatives de la société qu’il induit lui-même.

La transformation qualitative de la mesure quantitative des échanges, ce n’est que la mise en commun du travail humain….ouvrant d’autres voies aux capacités humaines individuelles et collectives, aux capacités de la personne. Mise en commun du travail humain développée et démocratique, formule qui est une double tautologie, mais qu’il n’est pas inutile de préciser.

La transition de « à chacun selon son travail » à « à chacun selon ses besoins », ce n’était donc pas une formule, mais une vision particulièrement perçante de l’avenir possible.

De même il n’y a aucune disjonction possible entre la transformation qualitative de la mesure de l’échange et la transformation qualitative du travail en activité libre faisant appel au développement des aptitudes et des capacités individuelles et collectives, au développement de la personne. Cela commence dès à présent par la reconnaissance de l’activité de l’autre, de sa formalisation, de son mouvement. Tout le contraire d’un taylorisme qui n’a d’ailleurs jamais pu tout soumettre à sa loi sous peine de tuer tout.

Comme le dit le Prince Salina dans « Il Gattopardo », le sommeil, l’endormissement, qu’on appellerait aujourd’hui la démotivation, est la conséquence de la domination. L’exigence de la motivation est ridicule si elle s’accompagne d’une division du travail sur des bases de classe et son maintien. Mais chacun sait qu’une libération dépend avant tout des dominés eux-mêmes qui en se libérant libèreront la société entière. La mort de Salina n’est pas seulement la mort de sa caste : c’est les prémisses de celle de la société marchande qui en poursuivant son développement et celui des forces productives, s’oppose à toute caste et transforme les producteurs, le salariat sous ses diverses formes et ses diverses fonctions, celle de la production directe en particulier, en fossoyeur du capital donc du salariat lui-même.

Pierre Assante, 10 mai 2009.

Un MANIFESTE publié en Janvier 2006 qui revient à « l’ordre du jour »  :

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/2/48/95/06/La-Somme-et-le-Reste/S-R-6.pdf

 

LIEN SUR LE RECUEIL « 20 THÈSES »

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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 21:05

 

Publié la première fois le 20/20/2020

malaise de l’idÉologie dominante.

AU  SUJET DE L'AMOUR...

 

Pascal est l’expression du malaise de l’idéologie dominante de l’Ancien Régime comme Foucault etc… celui de ce régime-ci et du mode de production et d’échange-ci.

Hier soir, « Grande librairie », des autrices-auteur d’ouvrages sociologiques et romans sur l’amour. Intéressantes causeries, échanges entre les auteurs. Mais jamais un échange ne m’a fait plus sentir ce qu’est la philosophie idéaliste comme cette-fois ; et la confusion entre l’état de conscience du moment et un besoin nécessaire et vital à une aspiration en un idéal concret et en mouvement.

Le « débat » sur l’amour est le lieu par « excellence » de la dichotomie idéaliste corps-esprit. London et Strunsky expriment bien cette dichotomie dans « Rien d’autre que l’amour », et il n’est pas certain qu’ils n’y succombent pas eux-mêmes ; ils sont tous deux plus littéraires que scientifiques et risquent la dichotomie sciences/littérature elle-même.

Dans « Le talon de fer », les exposés railleurs et justement agressifs du héros sur les lois du capital aux petits et moyens capitalistes déboussolés, sont justes sur le fond mais limités et conduits à une certaine caricature. On ne peut écrire en un bref discours « Le capital ». C’est peut-être ce travers-là qu’a subi le mouvement ouvrier dans ses difficultés de passer de la contestation à la construction sociale sur d’autres bases, issues à la fois de la continuité, de la transformation et du saut qualitatif.

Je reviens sur le nucléaire à la suite d’une réponse d’un cher ami sur « 20 thèses ». Je m’accorde sur la dangerosité du nucléaire, et en matière de besoins en énergie, comme du nucléaire militaire. Je réaffirme mon opinion sur la moindre dangerosité par rapport au CO2, et la crise écologique dans tous ses multiples effets mortifères. J’insiste sur l’abandon relatif et dramatique d’une politique de sécurité du nucléaire. Et j’insiste encore plus sur le besoin impérieux de recherches coopératives internationales pour une transition énergétique. ITER en est un exemple hélas trop ignoré et trop long à mettre en place, financièrement entre autre, le critère profit, le rapport P/C en étant une cause majeure.

Tirer l’énergie de l’énergie des atomes est certainement la seule voie possible au développement en besoins d’énergie, et sous les formes les moins « coûteuses », les moins dangereuses qui sont certainement les formes scientifiques les « plus élémentaires », les progrès scientifique démontrant que la condensation-concentration des progrès et la complexification vont de pair.

Les ITER de toutes sortes devraient éclore par dizaines dans le monde. Comme la crise écologique, la pénurie énergétique relative au développement-complexification de l’humanité, dans un mode de production et d’échange en contradiction avec ce développement-complexification, et sans transformation en santé de ce mode, ne peut qu’entrainer une destruction d’une partie plus ou moins grande de cette humanité.

Une société, corps-soi multiple peut être en santé relative ou malade, ou en danger de mort ou morte. La santé relative dépend des capacités de production, de sa qualité, et d’un type de mode de production et d’échange en accord relatif avec le moment historique de développement et son mouvement processuel.

La contradiction du mode de production et d’échange contenue dans le rapport P/C (Profit sur Capital) comme critère « d’investissement » demande une transformation du mode de production et d’échange dans une civilisation de toute l’humanité. Le mode de production et d’échange  ici et maintenant dans le monde  est issue de la longue histoire de la société marchande M-A-M’ puis A-M-A’, de l’accumulation privée, de la vente achat de la force de travail. La crise de suraccumulation-dévalorisation du capital dans la révolution industrielle et aujourd’hui dans la révolution industrielle numérisée, et le capitalisme mondialisé et financiarisé qui l’induit en rapports allers-retours dialectique, entrent en conflit avec les besoins écologiques, anthroponomiques, ergologiques, et culturels au sens le plus large historiquement ici et maintenant.

J’en reviens, à propos de l’amour, à la dichotomie entre affectif et biologique, culturel et économique. Il n’y a rien de plus positivement idéal et idéel que la rencontre de l’affectif et du matériellement vital, avec tout ce que cette rencontre peut contenir de diversité et de multiplicité. Mettre en contradiction le biologique et l’affectif, comme mettre en demeure l’individu à l’obligation un mode de vie sont les deux bouts d’une même maladie de la civilisation ou le droit naturel est écrasé par la valeur marchande, la valeur d’échange de la marchandise et de la valeur d’usage qu’elle contient que la valeur marchande contraint,  et ce qu’elle contient de religieux.

L’affectif et le matériellement vital sont tous deux on ne peut plus matériels et unis dans le mouvement humain, partie du mouvement de la nature, de l’univers qui est le nôtre, conscience réelle et historiquement limitée de la nature sur elle-même. Les limites du moment tiennent, entre autre, au niveau du moment des forces productives et ce qu’elles permettent comme produits et savoirs de survie et de développement; savoirs sur le réel et ses transformations et auto-transformations de et par l’homme lui-même : il s’agit du rapport dialectique entre produits, qualité des produits par rapport aux besoins historiques, et forces productives.

La reproduction élargie de la société, dont fait partie l’amour, est une reproduction productive, biologique, culturelle unie, dont la base est le travail, et le travail pas nécessairement esclavagiste, servile, salarié, contraint, mais créatif d'humanité à l'infini jusqu'à un type de transmission plus large qu'elle.

Pierre Assante. Jeudi 20 février 2020.

_______Schéma extrait de "2 questions pour procéder", essai sur l'ergologie à partir des travaux d'Yves SCHWARTZ. ___________P.Assante.__________

LIEN SUR LE RECUEIL « 20 THÈSES »

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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 20:30
___________CLIQUER SUR L'IMAGE CI-DESSUS

 

 

 

Lien sur le Recueil « 20 thèses »

Et l’alliance économie-ergologie

lien :

https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_20_theses_.pdf

 

 

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LE RECUEIL "Le 5 Décembre"

Le premier article de ce recueil  a été écrit et mis en ligne le jeudi 28 novembre 2019.

LIRE LE RECUEIL

Cliquer

ici

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/12/le-5-decembre-2019.recueil.html

 

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LE RECUEIL "L’HUMANITE ENTRE DANS SON ADOLESCENCE,

ECONOMIE ET ERGOLOGIE"

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 08:27

 

Yves DIMICOLI. INTERVENTION SUR LE DOLLAR

 INITIATIVE MONDIALISATION

(Paris – 07 et 08 février 2020)

 

Le dollar est la clef de voûte du système de domination néo-impérialiste mondial des États-Unis.

Monnaie nationale instituée, de fait, monnaie commune mondiale de domination, il est au cœur d’un nouveau choc systémique qui se profile, plus profond que celui de 2007-2008. D’où l’absolue nécessité de commencer à travailler en commun à une émancipation, en s’appuyant sur toutes les forces sociales de « dé-dollarisation » dans le monde pour aller, à partir de la monnaie du FMI (Droits de tirage spéciaux) transformée et une refonte démocratique des institutions monétaires et financières internationales, vers la promotion d’une véritable monnaie commune mondiale de coopération qui soit, en fin, celle de toute l’humanité.

 *

 * *

I – Le dollar monnaie mondiale commune de domination :

Actant l’hégémonie occidentale des États-Unis d’après guerre, la conférence de Bretton Woods consacre, en 1944, leur monnaie nationale comme monnaie internationale : il sert à définir les autres monnaies nationales et lui seul est convertible en or.

Dés la fin des années 1950, l’expansion impérialiste des groupes américains, en Europe et en Amérique latine notamment, fait s’enfler les déficits extérieurs des États-Unis. Cela alimente le monde en dollars replacés auprès du Trésor américain, relayant les aides Marshall pourvoyeuses jusqu’ici de cette devise aux partenaires des États-Unis.

C’est alors que prend forme le « dilemme de Triffin » du nom de celui qui, le premier, l’a décrit :

- Soit la balance globale du pays de la monnaie internationale est déficitaire, ce qui permet aux autres pays de disposer de moyens de paiements, mais cela sape à terme sa solvabilité et, donc, la confiance dans sa monnaie ;

- Soit sa balance est excédentaire, mais cela provoque un manque de liquidités internationales et une crise.

Or, en 1971, le déficit extérieur américain croissant et la flambée des dépenses pour la guerre au Vietnam font perdre confiance dans le dollar. Les détenteurs non américains demandent aux USA de les convertir en or jusqu’à risquer d’épuiser les réserves de métal jaune détenues, à titre de garantie, dans les coffres de Fort Knox1

. Nixon décide alors unilatéralement l’inconvertibilité du « Billet vert » en or. C’est la fin de Bretton Woods……

 

…..SUITE :  ici

https://www.economie-et-politique.org/wp-content/uploads/2020/02/04_01_Dimicoli.pdf

 

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21 février 2020 5 21 /02 /février /2020 11:32

L'ennemi commun :

les grands groupes

monopolistes financiers

Intervention de

WANG LIQIANG,

Chercheur au CASS Chinese Academy of Social Sciences, Beijing

lors des rencontres internationales « Que faire face à la mondialisation capitaliste ? » organisées les 7 et 8 février derniers par le PCF et Économie et politique.

 

Les groupes monopolistes financiers internationaux (banques, fonds d'investissement, sociétés de gestion d'actifs) contrôlent, de façon inédite, des milliards et de milliards d’argent. le niveau de monopole d’aujourd’hui est exceptionnel. A l’exception des dirigeants de ces groupes, tous les membres de la société sont victimes de leur exploitation.

C’est la raison pour laquelle nos sociétés sont endettées et déchirées. Ces groupes monopolistes financiers détiennent une fortune bien fois plus importants que le total des PIB de tous les pays du monde. Sur n’importe quel marché financier, c’est eux qui dirigent les flux financier, le haut et le bas des bourses.

Ces groupes multiplient les crises sur les marchés financiers et privent de nombreux pays de leur droit au développement, ce qui est à l'origine de plus de 60 pays en faillite et de la poursuite des flux de réfugiés dans le monde.

La dette du Gouvernement des États-Unis augmente rapidement et la crédibilité du dollar est remise en question dans le monde entier. Mais, les États-Unis menacent leurs créanciers de subir d'énormes pertes économiques s’ils osent remettre en cause leur monnaie, le dollar.

D'autre part, une attaque militaire flagrante est prête pour ceux qui abandonnent massivement les dettes des États-Unis. Les groupes de monopoles financiers poussent activement la financiarisation des économies nationales afin de faciliter leur dépossession.

La délocalisation des industries, la perte d'emplois sont des conséquences directes de ce processus.

Par conséquent, au niveau international, nous devons encourager le FMI à entreprendre la réforme du système monétaire afin de débarrasser le monde de la menace de l'effondrement du dollar des États - Unis…..

 

…..SUITE SUR CE LIEN :

https://www.economie-et-politique.org/wp-content/uploads/2020/02/06_01_DurandJM.pdf

 

LIEN SUR LES RENCONTRES :

https://www.economie-et-politique.org/2020/02/20/rencontres-internationales-des-7-et-8-fevrier-2020/

 

Documents à télécharger :

 

LIEN SUR LE RECUEIL « 20 THÈSES »

Et l’alliance économie-ergologie

lien : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/02/lien-sur-le-recueil-20-theses.html

 

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Les débuts du blog :

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21 février 2020 5 21 /02 /février /2020 08:08

 

Pierre IVORRA.

L’Europe, Hegel, le maître et ses esclaves

Chronique dans " L'Humanité " de mercredi 19 février 2020

 

L’Allemagne peut actuellement apprécier la justesse d’une théorie élaborée par l’un de ses plus brillants philosophes, la théorie du maître et de l’esclave. Dans la « Phénoménologie de l’esprit », Georg Wilhem Hegel montre qu’il ne saurait y avoir de maître sans esclave. Dans la mesure où tout être conscient de soi ne devient maître que par la possession d’esclaves, le maître dépend de l’esclave pour exister en tant que maître. Cette dialectique vaut pour bien des relations humaines, des rapports de classe, au-delà même de l’esclavage.
Notre voisin domine l’Europe et, avec le soutien et la servilité des grandes bourgeoisies européennes et de leurs gouvernements, impose aux peuples qui y résident et également au sien, une austérité aux effets désastreux. L’industrie allemande a ainsi accumulé des excédents sur ses partenaires, enfonçant leurs entreprises ou prenant leur contrôle, imposant sa technologie et ses intérêts, contribuant de fait à d’importantes suppressions d’emploi et à la hausse du chômage. Cette stratégie explique à la fois la montée en puissance de l’économie de notre voisin et ses difficultés actuelles, celles aussi du peuple allemand. Le maître qui épuise ses esclaves ruine en même temps les conditions même de sa propre puissance.
En affaiblissant ses partenaires, l’Allemagne a de fait tracé les limites à son ascension. Afin de surmonter celles-ci, le pays a pris le large au-delà de l’Europe, redéployé ses exportations de marchandises et de capitaux vers les Etats-Unis et les marchés en croissance, en Asie surtout. Mais il rencontre de nouvelles limites : Le repli de la croissance outre-Atlantique et en Chine a un effet direct sur son commerce extérieur et sur sa situation. C’est ainsi que son PIB a progressé de seulement 0,5 % en 2019, et risque de ne croître que de 1 % en 2020, après 2,2 % en 2017 et 1,4 % en 2018.
Ce sont là les effets de la « concurrence libre et non faussée », l’un des principaux piliers de la construction européenne telle qu’elle a été conçue.
Le règne de la loi du plus fort se retourne contre ce dernier et il serait illusoire de croire qu’il suffirait de quitter l’Europe pour s’abstraire de telles relations. Il s’agirait plutôt de commencer à changer les règles du jeu et à substituer aux seuls rapports de force des liens de coopération. Cela revient à proposer que les esclaves deviennent les maîtres, pour reprendre la parabole de Hegel, que les peuples dictent leur loi, imposent leurs propres critères fondés sur le développement de l’emploi, des salaires, de la richesse utile, sur la maîtrise des réseaux de l’argent.

LIEN SUR LE RECUEIL « 20 THÈSES »

Et l’alliance économie-ergologie

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