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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 07:40

COMPLEXIFICATION ET DISSOLUTION

Tout changer pour que rien ne change, NON

Mais que changer et comment changer, OUI.

 COMPLEXIFICATION ET DISSOLUTION. De la pensée unique à la pensée dissoute. Extrait du N° 10 de la revue lefebvrienne "La somme et le reste" d'Armand Ajzenberg publée par "Espaces Marx".

 

La somme et le reste N°10 extraitTout changer pour que rien ne change, c’est le très ancien programme des conservateurs assis sur leurs privilèges lorsque ceux-ci sont remis en cause par un mouvement populaire.

Que changer et comment changer, c’est la question qui préside à la construction d’un changement, sinon il serait question de jacqueries, aux côtés desquelles nous nous situerions, par solidarité, mais sans espoir d’aboutir.

Dans la question « que changer et comment changer », il y a une autre question : quelle est la réalité sur laquelle agir, les conditions pour atteindre les buts que nous nous fixons sont-elles réunies, comment les réunir, comment hâter le mûrissement des conditions nécessaires pour ces buts.

Il faut utiliser la logique pour comprendre, mais il faut aussi s’en méfier. Marx disait que la logique c’est « l’argent de l’esprit » (1). Elle donne des éléments de comparaison, comme l’argent en matière d’échange, mais des éléments abstraits, coupés des mouvements réels qui ont permis les objets d’échange.

 

1 Complexification et dissolution.

Les réalités sont complexes. Elles sont constituées de mouvements. Elles contiennent des mouvements contradictoires, certains simultanés, d’autres décalés dans le temps, certains rapides, d’autres lents, mais toute réalité est un mouvement. C’est dans les mouvements porteurs des changements que nous souhaitons, que nous devons nous insérer, en  les accompagnant, en les développant, en y rassemblant le plus de forces possibles.

Les forces de changement de société sont des forces humaines. Les techniques, leurs transformations, ne peuvent être que l’effet de ces forces humaines lesquelles sont liées aux transformations techniques (2).

Henri Lefebvre nous dit « Les machines ont appris aux hommes combien ils procèdent par disjonction, par dichotomie, par oppositions binaires, par contrariété, par « oui » et par « non », dans le langage dans les décisions.La machine révèle la vérité sur les structures du corps, du cerveau, du discours, de l’action, de la conscience….On voit poindre une « conception du monde » basée sur une jonction entre la linguistique structurale, la théorie de l’information, la théorie de la perception…La restitution dans le devenir cosmique et humain de ces considération -stabilité, équilibre, cohérence- s’accompagnerait-elle d’une dépréciation ou d’une élimination de ce devenir ?...Paradoxe, Le langage, le logos, le discours, deviennent prototype d’intelligibilité et « lieux privilégiés de la réflexion philosophique » au moment où, dans la pratique sociale, autour de nous, le langage se dissout, se détériore, se déplace au profit de l’image… »

  

la somme et le reste N°10La production des objets nécessaires à la vie (3), objets de « consommation courante », objet « d’éducation et de communication », objets de « services » et de « loisirs », objets de toutes sorte, est imbriquée dans une globalité, comme tous ces objet eux-mêmes les uns dans les autres parce qu’ils dépendent les uns des autres et de l’activité générale des humains.

 

La réalité, le mouvement, nos sens n’en perçoivent qu’une infime partie (4), la plus grande partie reste énigmatique (voir travaux d’Yves Schwartz et de l’A.P.S.T.) pour l’individu (5) comme pour le groupe humain. La recherche d’une cohérence dans l’activité humaine repose sur la partie qui nous semble évidente, mais cette évidence a besoin d’être vérifiée sans cesse par l’expérience, revue, modifiée, avec des « retours en arrière », des changements de bifurcation, des « arrêts » (6) et de nouveaux départs.

 

Un mouvement nous le percevons comme une simplification de l’existant, ou une complexification de l’existant, ou les deux selon les divers éléments qu’il contient qui pourraient être les uns simplifiés, les autres complexifiés (7). Les uns pour « changer tout pour que rien ne change », les autres pour changer vraiment, agir sur les injustices qui pèsent sur eux et sur le développement général, pour tous, de la société.

Simplification et complexification ne sont pas évidentes à observer et à déterminer. Il y a les multiples activités qui font la résultante globale des activités, du mouvement global et la connaissance leurs mouvements demande une recherche détaillée et approfondie.

 

2 Pluralisme organique.

Un exemple, essentiel celui-là : le passage de l’artisanat à l’industrialisation et de l’industrialisation mécanique à l’industrialisation informationnalisée et mondialisée, se revendiquent à la fois de la simplification et de la complexification.

L’argument est donné en fonction des décisions qui arrangent les groupes dominants financiers multinationaux ou plutôt mondiaux et nationaux et apatrides. Il y a quand même de fait le double mouvement de simplification et complexification. Mais ce double mouvement selon en quoi il consiste n’a pas le même effet : il aboutit aujourd’hui, après une évolution de quelques siècles du capitalisme à une DISSOLUTION des cohérences de développement des forces productives. Le capitalisme contenait d’ailleurs cela dès ses prémisses. Cette contradiction entre son action de développement des forces productives et dissolution de la cohérence des forces productives c’est développée pour devenir aujourd’hui et dans le futur un obstacle au développement humain, dans la totalité de ses diverses et multiples activités.

N’introduisons pas de conceptions déterministes en fonction des voies empruntées par la société, de ces bifurcations, mais usons de la connaissance de ces repères pour influer sur notre devenir. La troisième grande bifurcation-repère (8) est très récente, c’est celle de la manufacture et de la fabrique. La production-accumulation privée s’affranchit a) de la force motrice biologique, b) de l’adresse individuelle, particulière du producteur, c) de l’intelligence participative du producteur. Elles sont « remplacées », ou du moins dominées par la machine motrice, l’automatisation de la machine, la division entre exécutants et concepteurs (ingénieurs de production, secteur « intellectuel » de la fabrique). Toute la société est imprégnée de ce modèle dont la poussée révolutionnaire sur les forces productives est en déclin, extinction, et dont les contradictions demandent dépassement. Ce sont les conditions dites matérielles de vie qui déterminent la conscience. Mais, répétons-le, il y a autonomie (à la fois infinie et relative !), des idées et des sentiments par rapports aux conditions qui les ont crées et sur lesquelles elles agissent (choix humains). La société d’un moment ne peut donc se résumer à ce moment. Nous l’avons déjà dit elle contient les traces, les résidus et les permanences (9)

S’affranchir de l’adresse individuelle, particulière du producteur, de l’intelligence participative du producteur, est-ce une simplification, une complexification ou une dissolution des aptitudes humaines et de leur résultante sur le développement social ?

Certainement la concentration au somment de l’entreprise, du groupe financier, de l’Etat tant qu’il assure un équilibre « déséquilibré » tout en assurant un minimum aux plus faibles, assure un développement centralisé du savoir, des techniques,  global de la société. Mais ce développement centralisé permet-t-il une explosion généralisée des aptitudes humaines ou au contraire les réduit-il  à une exécution efficace à court terme et stérilisante à long terme ?

Que devient la relation entre la main et le cerveau ? Que devient la relation à l’intérieur du groupe humain ? Que devient la relation entre la main, l’individu, le groupe ? Que devient l’activité de conceptualisation entre la main, le cerveau, le groupe ? Quelle dévalorisation de l’individu, de la valeur d’usage de l’activité en fonction du sexe, de la place dans le système productif cela induit-il ? Je laisse répondre à cette question, l’essentiel étant de la poser ! Ou plutôt, je pose cette autre question : n’y a-t-il pas dissolution plus que complexification ?

 

Cela veut-il dire que le passage à l’industrialisation devait être évité ou qu’il induisait obligatoirement une dissolution ? Certainement pas ; ni que l’industrialisation devait obligatoirement suivre le parcours qu’elle a fait exactement. Ce passage induisait des contradictions qu’il faut résoudre, comme tout mode de développement. C’est l’intelligence d’un responsable politique que de se remettre en cause dans les choix de bifurcation collective et dans le rôle qu’il exerce dans une démocratie restreinte qui ne répond plus à l'évolution des forces productives, leur influence sur les mentalités. Le rapport nouveau qu'elles introduisent entre l'être humain et les sciences demande de dépasser tous les modes de gouvernement, de démocratie restreinte pratiqués jusqu'ici.

La construction d’un pluralisme organique de parti, de partis, de société, est une tâche première.

 

Autre exemple dans ce que nos gouvernements actuels appellent « la décentralisation » et qui est tout à fait lié aux transformations des forces productives par ceux qui veulent « tout changer pour que rien ne change ».

Lorsque la concentration au somment de l’entreprise, du groupe financier, n’assure plus une cohérence et que l’Etat, répondant à la situation d’informationnalisation et de mondialisation de ces groupes n’assure un équilibre « déséquilibré » en n’assurant un minimum aux plus faibles, il y a transferts des compétences.

Ce transfert répond à une hiérarchisation accentuée, hypertrophiée de la division du travail, laquelle se répercute sur le niveau de compétence et d’encadrement et sur le niveau géographique de cette division, et par conséquent sur les niveaux de financement. Cette « décentralisation » affranchit la domination des groupes financiers d’une cohérence d’Etat républicaine, de démocratie limitée mais avancée issue de la bourgeoisie révolutionnaire, de la période de lien relatif entre développement et profit.

 

3 Microcentrisme et auto-régulation consciente de l’activité par l’individu.

Dans ces conditions, l’action sur l’organisation du travail, la place des activités, le type d’activité, sa répartition entre femmes et hommes (10), entre générations, devient centrale. La contester, c’est déjà mettre du sable dans l’engrenage du système d’exploitation et c’est plus qu’une jacquerie. La contester c’est mettre en marche, dans l’opinion, dans la société une autre construction du développement humain.

Le passage de la pensée unique à la pensée dissoute est un élément de cette dissolution globale. Elle affecte tous les secteurs d’activité y compris les groupes humains se réclamant de la transformation sociale. Comme aux Etats-Unis d’Amérique elle induit une coupure entre les luttes sociétales et la lutte des classe au détriment de la seconde qui met plus en causes les profits capitalistes, mais surtout en isolant les unes de l’autre, rendant la seconde marginale, affaiblissant son effet sur la construction du devenir.

C’est LA CAUSE PREMIERE des divisions (11) dans les mouvements populaires tant au niveau des personnes que des organisations, et non les luttes internes qui s’y déroulent. Une cohérence de vue conduit au rassemblement, atténue les ambitions personnelles naturelles de l’espèce humaine, les rend au contraire complémentaire dans l’action concertée.

Elle rend une cohérence entre besoins et désirs, entre recherche de solutions et aspirations. En donnant des objectifs collectifs, construits dans un pluralisme organique (12), elle atténue les oppositions issues des positions acquises par les uns et les autres (13), que ce soit au niveau de l’usage des biens, comme des dominations d’individu dans le groupe restreint ou large.

 

Ces questions posent celle d’un changement de vision anthropologique. La recherche et l’éducation et l’action populaire ont besoin de se compléter (14), sans que cela se fasse au détriment l’une de l’autre, au profit de dogmes et de schémas qui ont toujours induit de nouvelles dominations.

 

Pierre Assante. Marseille. 19 février 2007

 

1 Voir aussi cette citation dans « Marx, une critique de la philosophie », Isabelle Garo.

2 « Métaphilosophie », Henri Lefebvre.

3 Et de même les objets non nécessaires à la vie, productions parasitaires, mais on il n’est pas question de juger arbitrairement de leur rôle utile ou parasite, comme l’ont fait par exemple le nazisme ou le stalinisme, bien qu’il ne faille pas les assimiler, parce qu’ils émanaient de mouvements totalement opposés dans les buts, donc dans  les engagements humains opposés qu’ils suscitaient l’un et l’autre.

4 Parce que l’activité humaine elle-même est énigmatique, et nous ne percevons qu’une partie de notre propre activité. Et nous l’apercevons en grande partie à travers le miroir de l’activité des autres.

5 « Le paradigme ergologique ou le métier de philosophe », Yves Schwartz

6 Il n’y a pas de retour ni d’arrêt de fait. Ce ne sont que des modifications dans les décisions humaines individuelles et collectives imbriquées. Ont ne refait jamais le chemin en sens inverse du temps, il faut donc inclure dans la recherche de la cohérence, la réflexion sur  les périodes dans lesquelles il nous a semblé manquer de cohérence au point de revoir d’une façon importante nos décisions. Il ne faut pas non plus attribuer à la cohérence trouvée une valeur absolue, car elle est elle-même en mouvement, dans les mouvements de société comme dans la résultante des ces  mouvements. C’est bien une erreur humaine courante d’attribuer à une cohérence supposée une valeur définitivement arrêtée.

7 C’est là qu’interviennent les humains dans la cité un peu à la façon dont fonctionnent les éléments du cerveau, c'est-à-dire dans leurs multiples et diverses relations. Mais la comparaison s’arrête là car la cité est société et le cerveau organe biologique dans la société.

8 Bifurcation-repère dans l’histoire générale de l’humanité, la première étant (schématiquement) le galet aménagé et la deuxième l’agriculture. Paléolithique et néolithique.

9 « La somme et le Reste », Henri Lefebvre.

Et la Revue « La Somme et le Reste », animée par Armand Ajzenberg, Espaces Marx

10 « Ne pas renverser le patriarcat mais le dépasser, Pour une émancipation dialectique des sexes », Karine Gantin, Espaces Marx

11 Un pluralisme démocratique est impossible dans ces conditions. Il ne peut y avoir dans le meilleur de cas qu’un consensus mou ou un consensus autoritaire.

La construction d’un pluralisme organique de parti, de partis, de société, est une tâche première.

12 La construction d’un pluralisme organique de parti, de partis, de société, est une tâche première.

Seule une autre vision anthropologique découlant des plus récentes connaissances scientifiques et d’une mise en cohérence pluridisciplinaires, dans le cadre d’un échange en synergie entre les chercheurs, les militants, le mouvement populaire, la population, peut permettre cette construction, en aller retour, en « symbiose », dans le quotidien et dans la recherche de perspective.

Seule une vision anthropologique peut créer les conditions d’un pluralisme organique en mouvement qui repose lui-même sur un développement qualitatif des forces productives.

Pour donner une cohérence d’ensemble, un microcentrisme est nécessaire qui prenne en compte les infinies diversités et la conscience d’une auto-régulation entre l’individu, le groupe restreint et le groupe large.

13 « Droit naturel et dignité humaine », Ernst Bloch.

14 « Bourdieu, savant et politique » Jacques Bouveresse.

 

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 07:00

Copie de ECO&PO UNE JUIN2011 Rodolfo RicciTotem et tabou

di Rodolfo Ricci

  

Le texte entier :

http://www.emigrazione-notizie.org/news.asp?id=9578

  

Extrait.

Il s'agit d'une réponse à Mesdames Marcegaglia (femme d'affaires italienne. Elle est la présidente du patronat italien) e Fornero (Ministre du travail).  

 

.....Quindi, recuperando un approccio ermeneutico in grado di cogliere la varietà tribale che si presenta sulla scena del presente, vogliamo suggerire l'abolizione dei seguenti totem e tabù e la collocazione in apposite, rigorose ma anche misericordiose, strutture di cura di chi continua a sostenerli:

1)- allungare l'età lavorativa degli anziani, per dare lavoro ai giovani.
2)- ridurre la spesa pensionistica in modo da poter assicurare la pensione a tutti.
2)- consentire il licenziamento senza giusta causa per facilitare nuove assunzioni.
3)- ridurre la spesa pubblica così da agevolare la crescita e quindi:
4)- ridurre la spesa sanitaria in modo da avere strutture sanitarie più efficienti.
5)- ridurre la spesa per l'istruzione e l'educazione in modo da avere un migliore sistema formativo.
6)- ridurre la spesa sociale per garantire l'assistenza.
7)- aumentare le tasse ai poveri per raggiungere maggiore equità.
8)- mantenere una consistente spesa militare e le operazioni di guerra umanitaria oltre i nostri confini e per garantire la pace e la sicurezza del paese.
9)- garantire il pagamento del debito (cioè sborsare 80 miliardi all'anno di interessi).
10)- ridurre il debito (altri 40-50 miliardi all'anno di manovre per i prossimi 20 anni) per uscire dalla crisi.
11)- l'autonomia della Banca Centrale Europea (e della Banca d'Italia) dalla politica.
12)- il pareggio di bilancio in Costituzione.
13)- devolvere elementi di sovranità nazionale a momenti sovranazionali.
14)- restare in Europa (nell'Europa liberista) perché senza l'Europa non contiamo niente.
15)- fare sacrifici perché abbiamo vissuto al di sopra delle nostre possibilità e per evitare il default.

E tabù dei tabù, che questo è ancora il migliore dei mondi possibili e nessuno può mettersi in testa di cambiarlo.

Questi nuovi indirizzi che dovrebbero sostituire i precedenti a partire dal famigerato Art. 18 dello Statuto dei lavoratori, riflettono una regressione così ampia della razionalità e una vera e propria cancellazione del principio di realtà......

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 07:54

Copie-de-JAN10-013.jpgPour ma part je résumerais (Les "principes" ci-dessous sont très limités, et ouvrent une multitude d'autres questions) la visée possible de rehumanisation de qualité nouvelle du travail (c'est bien là un but essentiel des transformations économiques et politiques nécessaires ?), par 3 "principes" essentiels.

  

1 la libération de l'échange du capital, pour libérer le travail du mouvement de ce capital aujourd’hui destructeur, de son déplacement en fonction du profit et de son indifférence envers la stabilité et le développement de l'activité humaine, du travail. Les mesures transitoires sur le capital (par exemple sur le crédit) doivent tendre rapidement à cela.

  

2 L'échange de "travail à travail" mise en œuvre dans les "tyrannies" de transition du capitalisme vers un mode de production de coopération entre les personnes et les peuples n'est pas sans lendemain malgré les expériences dramatiquement manquées. Leur échec provisoire est d'ailleurs une des raisons de l'enfoncement actuel dans la crise économique, institutionnelle, morale et de civilisation actuelle.

  

3 l'économie de moyens par l'humanité n'est pas dans une décroissance mais dans une croissance qualitativement nouvelle. C'est à dire par dans le rejet de la croissance du type capitaliste actuel et pour une autre croissance. C'est dans la croissance de tous les moyens (recherche fondamentale et appliquée qui doit devenir un but et une activité collective généralisée, énergies, habitats, transports etc.) de qualité nouvelle que se trouve les moyens d'économie de moyens qui est un principe pour une existence et une évolution-développement de la nature viable à long terme. C'est le principe de toute croissance, de toute vie et existence de la nature : naissance, croissance initiale "d'enfance" (nous y sommes encore, et justement dans une crise de croissance), croissance en transformation de "l'objet adulte" et mort de cet « objet » et résurrection d'autres formes d'existence.

  

Pierre Assante, 20 décembre 2011

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 06:29

DIMICOLI YvesYves DIMICOLI

18 mai 2011

 

CHANGER L'UTILISATION DE L'EURO ET NON EN SORTIR

 

Certains prétendent que la seule solution pour mettre fin à la crise économique et sociale en France serait de « sortir de l'euro » pour pouvoir dévaluer fortement le Franc retrouvé, afin de rééquilibrer, au détriment de nos concurrents, le commerce extérieur de la France et instaurer un protectionnisme. Outre que cette décision, illusoire, ne permettrait en rien de répondre aux attentes sociales et culturelles des salariés et de leurs familles en France, bien au contraire, elle nous couperait de potentiels considérables de luttes et de coopérations pour changer la France, l'Europe et le monde. Au moment où les travailleurs, un peu partout en Europe, se mobilisent contre les mesures d’austérité et mettent en question les pouvoirs en place, au moment où,  partout dans le monde, tend à être contestée la domination du dollar et se cherche un nouvel ordre au parfum de révolution, vouloir se replier dans l'espace national reviendrait à déserter des terrains de bataille essentiels pour sortir de la crise systémique et viser une nouvelle civilisation de toute l'humanité.

 

I – Sortir de l'euro entrainerait de nombreux effets négatifs:

 

A) – Des prélèvements accrus sur les richesses nationales par le commerce extérieur:

 

 1) - Le retour au Franc et sa dévaluation entraineraient une augmentation du prix de nos importations et des prélèvements opérés, à ce titre, sur les richesses produites en France par nos principaux fournisseurs.

 

Cela concernerait:

-                                Par produits: l'automobile et de nombreux biens de consommation, certains biens d'équipement, de très nombreux biens intermédiaires et, surtout, l'énergie;

-                                Par pays (dans l'ordre): La Chine, l'Allemagne, la Belgique, les États-Unis, la Russie, l'Irlande, la Norvège, le Japon, l'Italie et les Pays-Bas. En 2009, les échanges de la France avec ces pays dégageaient un déficit total de 70.9 milliards d'euros.

 

Par contre, tout laisse penser que, même si la zone euro résistait malgré la sortie de la France, ce qui paraît peu probable, les prix des exportations françaises seraient cependant maintenus à un niveau relativement bas, du fait de l'extrême concurrence internationale sur les marchés européens et mondiaux……

 

SUITE de cette analyse :  http://storage.canalblog.com/56/07/157203/70950039.doc

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 09:00

ARMANAC 2012 0001L'Almanach

des

"Amics de  Mesclum"

2012

est paru.

 

Présentations et commandes

ci -dessous : ARMANAC_PRESENTACIEN.jpg    

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 08:01

000 1495Articles « de Noël », 1 :

Les militants chrétiens antiques, exemple d’expansion d’un mouvement d’idée

 

Premier article « de Noël »

 

Syrie, Liban, Palestine. C’est la zone appelée « le croissant fertile » qui inventa l’agriculture, il y a environ 10.000 ans.

 

De là ce premier moyen de produire et non de seulement recueillir les subsistances « matérielles et morales » nécessaires à la vie de l’espèce humaine, s’est répandu jusqu’en Europe occidentale par la vallée du Danube (actuelle Bulgarie, Roumanie, etc…) puis par la Méditerranée.

 

De là ont été crées les premières Cités-Etat, les premiers pouvoirs de classe.

 

Les faits et les idées traversent les siècles, les millénaires, et même toute l’histoire de l’humanité. Il y a bien aujourd’hui la question du pétrole et des multinationales, il y a aussi, très loin, le passage par là des humains qui se sont répandu de l’Afrique dans toute la planète, jusqu’en Asie et jusqu’en Amérique par le Détroit de Béring.

 

Pourtant l’origine de la division en classe sociale qui s’est répandue dans le monde jusqu’en Amérique avec ses « étapes » Grecques, Romaines, Européennes, Américaine « atlantiste » (vision occidentale schématique, qui fait abstraction du mode de production asiatique et autres, mais qui a un fondement) cherche sa résolution dans sa région d’origine, le Moyen Orient.

 

Tout progrès ou recul sur la question palestinienne ou irakienne met en mouvement les idées et les faits du monde, de l’humanité entière. Il n’y a pas de mystère là-dedans.

 

Cette région a produit aussi trois des grands mouvements religieux du monde, liés à son histoire. Il faudrait voir s’il y a comparaison dans le développement des grandes religions asiatiques et leur mode de production.

 

Quoiqu’il en soit et hors de tout schéma réducteur, on peut constater que la société capitaliste la plus accomplie naît de ce processus, qui s’il n’était pas automatique, a été celui-là, et intervient dans la suite des évènements et constitue l’évolution de l’élargissement de la production par la mondialisation, les mondialisations succéssives, phénomènes conjoints d’un phénomène unique, global, où toute l’humanité, de l’Europe à l’Amérique, l’Asie, aux résistances Africaines, aux Îles, les points les plus éloignés les uns des autres sont en interaction.

 

Ceux qui ont été des lecteurs attentifs de Marx, d’Engels, des marxistes qui ont poursuivi leurs analyses et leurs actions, c’est-à-dire l’action de libération de l’humanité dont ils étaient d’éminents militants, des contraintes destructrices issues des contradictions de son développement, savent que les questions spirituelles entrent dans leur culture et dans leurs pensée créatrice.

 

Devons-nous, dans nos analyses d’aujourd’hui, dans les questions les plus brûlantes, les plus urgentes qui nous assaillent, passer par pertes et profits ce qui a été des éléments essentiels de l’évolution humaine. La phrase déformée et employée à toutes les sauces « le XXI° siècle sera spirituel ou ne sera pas », c’est une phrase qui est ressentie instinctivement comme comportant un profond contenu de poussée transformatrice, devenue nécessaire et urgente, comme elle l’a été a des grands moments de l’histoire.

 

La conscience des révolutionnaires français d’agir pour l’humanité dans son ensemble est de cette poussée transformatrice, limitée, tronquée, non finie, aspirant à plus de finitude. La finitude n’est pas l’arrêt des évolutions ni des transformations, ni des contradictions. C’est une résolution de contradiction qui en engendre d’autres, d’un autre « type ». Le charlatanisme qui s’appuie sur cette aspiration, et se transforme en une « religion » qui la fige, conservatrice, destructrice, n’est qu’une exploitation hideuse, consciente ou non, mais le plus souvent consciente de la part des dominants organiques, de cette aspiration.

 

Le Noël des multinationales ne peut totalement recouvrir de son voile marchand l’aspiration à la fraternité, à la solidarité, à l’égalité entre les humains. Une révolte contre la douleur des guerres, des querelles, de l’exploitation de l’homme par l’homme tremble dans la chair humaine, dans tout le corps social. Assez ! dit l’humain de tout son corps !

 

Le chantage à l’alimentaire, base de la vie, exercée par les dominants, le patronat de « droit divin » est la prison de laquelle l’humain hésite à s’échapper comme par une aventure trop risquée.

En ce temps de Noël, temps contradictoire, porteur à la fois d’aspiration et de conservatisme, essayons d’avoir un regard à la fois critique et généreux sur notre devenir. Passer de la philo à l’anthropologie et à l’économie politique, oui, mais en unissant les trois dans un humanisme, avec les outils de la science.

 

« Le Roi de Rois naît dans une humble crêche, puissants du jour, fiers de votre grandeur, à votre orgueil, c’est de là qu’un Dieu prêche, courbez vos front devant le Rédempteur » (Noël d’Adam)

 

Bel accent de révolte et de solidarité. Mais il lui faut encore s’affranchir d’un patriarcat puissament présent et qui le conduit a un compromis avec toute la suite des dominations. Patriarcat contenu dans toutes les religions, y compris les « religions laïques » et les fait osciller entre le réalisme de la soumission et la révolte sans devenir.

Le principe espérance est un élément vital pour la personne et l’espèce humaine, comme la nourriture et la reproduction, l’expression de l’être et du devenir.

 

Pierre Assante, 19 décembre 2007

 

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 07:21

Copie de 000 1493Les militants chrétiens antiques, exemple d’expansion d’un mouvement d’idée

 

2) SUITE d'articles « de Noël »  

 

Deuxième article "de Noël" 

 

Les décisions politiques au jour le jour dépendent à la fois du moment et de la durée. Si un mode de production en évolution est arrivé à terme ou s’il est encore réformable, cela détermine le besoin soit d’une révolution, soit d’une réforme. Mais révolution comme réforme impliquent une transition dans cette évolution, dans laquelle il faut gérer à la fois l’ancien et accoucher du nouveau.

 

Je me permets une métaphore prise du christianisme, sa naissance et ses réformes. Je ne développe pas ici le lien entre le moment historique du mode de production et le mouvement d’idée propre à ce moment historique, mais j’extrais, je me permets une abstraction partielle des conditions d’exercice de l’expansion d’un mouvement général, collectif, de pensée. Cette limitation à laquelle je me contrains pour être bref dans cet article comporte le risque d’isoler un aspect d’un contexte général et par là d’induire une vision structuraliste. C’est pourquoi je mets en garde de ne pas isoler l’aspect développé ici d’une analyse plus générale du mode de production, des rapports sociaux, de leur évolution, des interventions humaines volontaires, à chaque moment, dans laquelle une décision, des décisions doivent être prises, parmi la multitude et diversité de toutes les interventions humaines.

 

Paul (Saint-Paul), ce militant infatigable du christianisme est l’exemple du militant d’un mouvement d’idée nouveau. Son intervention est déterminante pour la diffusion du christianisme. Il va parcourir le Moyen Orient, l’actuelle Turquie, la Grèce, la Méditerranée et Rome pour diffuser ses idées. Si ses idées ont une emprise, c’est que les conditions existent pour être « reçues ».

 

Mais la méthode compte. Pour que l’expansion soit effective, il ne va pas s’adresser prioritairement aux juifs, mais aux milieux réceptifs, vierges des dogmes juifs et à la fois sensibles, de par leur conditions de vie, leur culture, à ce que le christianisme porte de neuf : la nécessité de la loi, qui permet à la personne de vivre, c’est-à-dire de produire en communauté et la contestation de la loi qui, appliquée dogmatiquement, avec rigidité dans le temps, rigidifie aussi les rapports sociaux, freine ou bloquent les évolutions nécessaires(1). Comme il dit, Paul s’adresse aux « païens », c’est-à-dire les non juifs, car les juifs sont en partie imperméables, rivés à leurs dogmes, aux idées nouvelles du christianisme. Ses premiers et grands succès, il les obtient en terres fortement hellénisées ou la philosophie des marchands, échangeurs de valeurs marchandes et des idées liées à la démocratie marchande puis à son déclin, ont donné lieu à la « pensée grecque ». Cette pensée est à la fois porteuse de la société marchande antique et grosse des contradictions et de ses limites. Elle est aussi en contradiction avec l’expansion et la domination de la société esclavagiste sous la forme impériale romaine, les contradictions de son mode de production.

 

Mais si Paul s’adresse aux « païens », c’est-à-dire les non juifs, il n’abandonne pas pour cela sa communauté d’origine. Sa « révolution d’idée », il l’accomplit en gardant comme base idéologique et organisationnelle, la communauté juive. Il tente de concilier l’ancien et le nouveau, mais pas au prix de sacrifier le nouveau à l’ancien, Il y a à la fois réforme du judaïsme et révolution chrétienne. Il se garde bien de couper tout lien avec l’ancien, il en tire les moyens matériels d’expansion qu’il va mettre à la dispositions des nouvelles communautés chrétiennes tout en s’appuyant sur les nouvelles communautés chrétiennes pour aider la « base originelle » à subsister. Pour résumer, Paul s’appuie sur l’ancien, son organisation et sa culture pour créer le nouveau auprès des milieux qui n’ont pas la rigidité dogmatique de sa « base » et qui bien sûr ont cet « état d’esprit » de par leurs conditions matérielles propres dans lesquelles les rapports sociaux et de production propres ont des caractéristiques « adaptées » à ces idées nouvelles(2).

 

Cet exemple ne doit pas être érigé en dogme, ce n’est qu’une comparaison à méditer. Mais elle a de l’importance pour nous, dans la période que nous vivons. Pour ma part je crois que nous ne vivons pas une période de réforme, mais une période de révolution, comme le disait le sous-titre de la revue de Guy Hermier. La Réforme(3)iii, pour en rester à l’exemple du christianisme a accompagné la naissance et l’expansion de la bourgeoisie capitaliste, c’est-à-dire un mode de production marchand particulier. Et je crois que nous en sommes au besoin d’un autre type de mode de production qu’un type marchand. Le christianisme en ce sens peut être considéré comme une réforme et une révolution : il est une réforme du judaïsme né de la société marchande et conteste pour la première fois cette société marchande à peine née. Pour nous il est question d’une fin possible de la société marchande dans une période de temps que nous ne pouvons pas définir à l’avance et qui demande notre action.

 

Revenons aux « décisions politiques ». Rassemblement de forces et organisations indépendantes mais unies par un objectif commun des milieux qu’elle représentent, rassemblement avec autonomie des forces, fédération de forces diverses, fusion de ces forces ? Ce sont les mouvements de la société dont nous sommes partie prenante qui en déterminent la possibilité et non des cartels d’animation. La question première n’est pas le réseau par lui-même, mais le contenu qu’il peut contenir ou pas. L’analyse des possibilités d’un contenu moteur des changements ne peut s’apprécier qu’au contenu des mouvements de la société. Comme dirait Marx, voilà une tautologie mais encore faut-il s’approprier de cette tautologie, c’est-à-dire en avoir conscience.

 

Le travail revient à la surface du débat. Il est au centre du mode de production, des rapports de production, de leurs contradictions et de leur dépassement. C’est pourquoi nous assistons à des affrontements sur la question du travail. Des positions de Sarkozy-MEDEF-Bill Gates-Bush, aux divergences à l’intérieur de la gauche ou des communistes, la « vision » sur le travail(4)iv nous montre combien nous devons travailler au contenu d’un rassemblement qui se construit dans l’action quotidienne, à partir de notre base à poursuivre et développer, la « pensée-Marx », pour reprendre l’expression de Lucien Sève qui sous cette appellation ou une autre est ce que l’humain a crée à ce jour de plus avancé pour construire son devenir.

 

Pierre Assante

Le 28 juillet 2007


NB

1. Voir le petit essai que j’ai intitulé « Construction du devenir », édition artisanale personnelle (100 exemp.), 2001, je peux vous l’envoyer par le net.

2. La « révolution chrétienne » a bien eu lieu. Ensuite la période constantinienne a modifié bien des données de son expansion. Mais je note et souligne que le judaïsme n’en est pas mort pour cela et qu’il est bien vivant, dans son mouvement, son évolution, comme d’autres religions non mentionnées ici et demandant une analyse propre, et reste bien présent dans le christianisme.

3. Erasme, Luther, Müntzer (le réformateur-révolutionnaire), Rabelais (le réformateur « de l’intérieur »), successeurs des réformateurs de « première génération », cathares et troubadours, Saint François (autre réformateur « de l’intérieur »).

4. Voir ce texte de référence : "Le paradigme ergologique, ou un métier de philosophe", d’Yves Schwartz, Octarès, gros pavé demandant un effort certain, et dont la "conclusion générale" (dernières 100 pages) est essentielle, à mon sens.

 

Articles publié  sur « AlternativeForge »

Par Assante Pierre, http://alternativeforge.net/spip.php?auteur362



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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 07:07

 Travail-prod-improd-2.jpg

Travail-prod-improd-1.jpgLe texte en cliquant sur ce lien :

 

ici

 

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Travail_prod_improd.pdf

 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 20:20
Reprise d'article du Jeudi 21 octobre 2010
Encore sur le travail.
Contrat social et ergologie

 

manif unatos femmesEssayons de faire un résumé lapidaire, en formules, du tournant de l’histoire de notre temps.

 

1 Les Lumières (courant philosophique du XVIII° siècle, encyclopédistes etc. et sa pratique dans la révolution française) ont re-mis à jour le besoin de liberté de la personne, ce qu’on peut dire autrement : besoins d’initiative créatrice pour répondre aux besoins nouveaux du processus des forces productives inaugurant le capitalisme.

 

2 La bourgeoisie révolutionnaire a fait sienne cette aspiration et l’a voulue dans un premier temps universelle et pour cela a mis en avant le besoin d’un contrat social.

 

3 Une fois conquise sa position et assuré le développement du nouveau mode de production, sa base économique, ses institutions, sa culture, la bourgeoisie a affirmé sa volonté d’immobilité sur le contrat social établi en le limitant à ses besoins et en excluant celui de la classe ouvrière. Mais les intérêts opposés de la bourgeoisie et de la classe ouvrière on connu cependant la convergence du besoin commun de développement des forces productives et de son utilisation par la société.

 

4 il y a donc toujours eu double tendance à l’alliance et à la lutte des classes, qui a déterminé les deux grandes formes d’organisation ouvrière.

 

5 Ce n’est qu’arrivé a terme des contradictions du capital que la classe ouvrière peut instituer un mode de production communiste, ce qui n’empêche pas que la lutte des classes permette des éléments du commun aux besoins humains soient arrachés dans et contre le capital.

 

6 Le besoin de contrat social s’est donc en partie effacé dans la lutte des classes, ce qui est une des explications du communisme grossier, des dictatures staliniennes et anti-capitalistes autoritaires en général. Les contradictions du capital ne peuvent être le facteur d’accouchement d’une société communiste que si les conditions d’un nouveau contrat social existent tant au niveau du développement des forces productives que de ce qu’elle peuvent contenir comme conscience créatrice allant dans le sens de la liberté individuelle de création et de cohérence commune de création. 

 

7 En ce sens, l’ergologie posant le travail comme expression de la créativité humaine aliénée est le corollaire indispensable de la lutte des classes vue comme coopération humaine généralisée. 

 

l'activité en dialogues 00018 Les rencontres ergologiques du travail comme lieu de l’élaboration du travail libre collectif ne sont pas une révision déchirante du syndicalisme et des luttes des salariés, mais leur entrée dans les conditions de développement des forces productives dans une capacité de transformation qualitative du mode de production, et en aucun cas une tarte à la crème, une mode, remplaçant la lutte des classes. 

 

9 Les G.R.T. (Groupes de Rencontre du Travail) doivent répondre à un débat généralisé (et particulièrement dans le syndicalisme) sur une autre organisation du travail à partir de l’organisation économique existante et en en critiquant la forme et le fond, débat faisant appel à toutes les forces sociales qui contribuent à l’organisation du travail, ce qui n’est pas de la collaboration de classe, mais au contraire une marche qui implique des luttes syndicales, politiques, idéologiques s’ouvrant sur l’extinction plus ou moins rapide des classes sociales, du travail aliéné, du travail marchand.

 

10 Toute marche demande un pas après l’autre, dans la diversité des lieux et des temps, tout en construisant une cohérence globale et les éléments particuliers et généraux d’organisation de cette cohérence.

 

Pierre Assante, Jeudi 21 octobre 2010

 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 09:42

Merle RenéPasolini 1964

Pier Paolo Pasolini, Poesia in forma di rosa, 1964 Ora che Togliatti se ne va con gli echi degli ultimi scioperi di sangue, vecchio, nel numero dei profeti che, ahi, hanno avuto ragione - sogno nel…

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 09:02

INGRAO INDIGNARSI..L’argent n’est pas le capital et vice versa.

 

L’argent devient capital lorsqu’il produit une richesse (au sens de la richesse dans le système capitaliste) par l’incorporation du travail qui transforme un élément de la nature initial ou un  élément de la nature devenu déjà une marchandise par transformation de la nature, ce qui veut dire : l’argent devient capital quand il permet de produire une plus value, un profit issu de l’exploitation du travail par les propriétaires du capital.

 

La richesse dans le monde du capital, c’est la part du travail non payé au prolétariat qui enrichit les propriétaires du capital, propriétaires qui vont utiliser à nouveau ce capital « grossi » pour renouveler sans cesse le processus qui l’enrichit. Autrement dit aussi, le capital achète au prolétariat une force de travail qui produit plus de valeur qu'elle n'en consomme. 

 

L’argent, les métaux précieux ont d’abord été un équivalent, mesure des marchandises sur la base d’une monnaie d’échange commune de communautés restreintes puis élargies, puis sur la base du temps de travail social moyen nécessaire à leur fabrication dans une communauté « de plus en plus » mondialisée, capitaliste. C'est-à-dire sur la base de l’échange « Argent-Marchandise-plus d’Argent », A-M-A’.

 

L’argent a donc toujours eu un double sens de valeur d’échange « concret » et de valeur d’échange « symbolique ». Sans oublier sa valeur d’usage en tant que métal. Les trois « imbriquées ».

 

Cette valeur symbolique (sous toutes ses formes, papier, transaction informatiques etc.) s’est accrue immensément avec la déconnection de l’argent monnaie d’avec les métaux précieux, déconnection (dé-indexation) des métaux précieux (or), qui assuraient un équivalent-marchandise.

 

La mesure de la valeur marchande, l’accroissement de cette valeur symbolique et l’évolution des mentalités qui en dépendent vont de pair (tautologie pourtant difficile à concevoir). Cette adéquation entre la valeur marchande et la valeur symbolique ne peut être mise en cause que par l’effet contradictoire de l’aspiration à satisfaire des besoins concrets et l’impossibilité de les satisfaire ; ce qui survient quand une crise systémique produit cette insatisfaction.

 

La crise systémique actuelle du capital est la plus grande jamais connue.

 

Il ne s’agit pas là de nier le « spirituel » dans l’humain, il s’agit d’y répondre en passant par la seule chose qui peut le faire être et développer : le corps de la personne, le corps social, la nature dont ils font partie, dans une unité indissoluble.

 

L’individu se « défend » toujours « d’indexer » ses valeurs sur la valeur marchande. Pourtant, qu’il le veuille ou non, il y est contraint pour subvenir à ses besoins, et le refus « moral et matériel total » de cette « indexation » c’est la mort, ce qui peut se concevoir comme « témoignage pour tous », mais ce qui, collectivement, ne peut s’imaginer qu’en tant que suicide d’une société et qui n’est pas impossible dans ce cosmos-ci connu….

 

« L’autre » solution, c’est que Le Travail n’a pas besoin du capital pour produire des « richesses concrètes », des valeurs d’usage (des « biens » « matériels et moraux » nécessaires à la vie humaine). Le travail, l’activité humaine libérée du capital peut très bien les produire.

 

Le passage du profit privé pour initier le processus de production qui a porté l’humanité vers le développement des forces productives actuel, à « la richesse » actuelle, est dépassé.

 

D’autant que ce processus n’a pas apporté que la « richesse », il a porté aussi les inégalités immenses et croissantes entretenues, un développement non durable, il a développé ses propres contradictions qui l’amènent à devoir se transformer, à transformer qualitativement le mode de production et d’échange capitaliste en un mode d’échange de coopération et de solidarité humaine sans entrave, en particulier dans la recherche humaine non seulement de ses moyens matériel de survie, mais en particulier dans la recherche de l’humanité sur elle-même, recherche collective et généralisée .

 

Tout acte humain contient une accumulation de l’activité humaine et sa transformation. Il y a « l’échelle » ontogénétique, il y a « l’échelle » phylogénétique.

 

Tout acte humain contient une volonté. En santé humaine ou pas, relative.

 

Il s’agit de « passer » à « l’échelle » d’une « globalisation » démocratique, d’une démocratie élargie à la personne en tant qu’humain producteur de sa vie, de dépasser une démocratie restreinte d’alliance conflictuelle entre possesseurs et non possesseurs des moyens de production (donc l’homme aussi), transformés en capital.

  

Pierre Assante, 6 décembre 2011

 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 08:42

La somme et le reste N°6Ce "Manifeste" a été écrit en décembre 2005.

Il a été publié début 2006 par la revue lefebvrienne d’Armand Ajzenberg en ligne « La Somme et le Reste » (voir lien en fin d’article). Il me semble plus que d’actualité.

 

Il apparaissait de plus en plus que « la concurrence libre et non faussée », cette manifestation ultime du capital, allait achever de donner, ce qu’elle a donné aujourd’hui : une crise d’incohérence globale de la société, une maladie extrêmement dangereuse pour l’humanité dans son environnement.

 

Depuis que cet animal, l’homme, a inventé le travail, c'est-à-dire la transformation de la nature pour assurer sa subsistance, son histoire est celle de la destruction-reconstruction de ses normes de vie à partie d'elles-mêmes, de ses normes d’activité, et leur reconstruction permanente, simultanée pouvons-nous dire, transformations quantitatives, développement des contradictions internes, transformations qualitatives, ruptures et continuité. Ce qu’Yves Schwartz appelle dénormalisation des normes antécédentes- renormalisation.

 

Un mouvement de la société sans cohérence n’est pas un mouvement mais une agitation fébrile et maladive. Elle est l’extinction à terme du mouvement, c’est à dire la mort, comme pour tout corps qui perd sa cohérence interne.

 

La mesure quantitative de l’échange (qui ne tient pas compte des « valeurs sans dimension » de l’activité humaine, -terme d’Yves Schwartz), l’échange marchand capitaliste arrive à son terme. Cette mesure quantitative de l’échange doit être transformée, dépassée. Déjà des prémices de besoin de transformation et d’essai de transformation par l’échange direct de travail à travail se manifeste puissamment. Evidemment, ces prémices (encore des « bricolage instinctifs et de fortune », mais aussi de grandes réformes comme celles de La Libération de 1945, qui ont fait en partie échapper les échanges à cette mesure) doivent se transformer en généralisation démocratique d’échange de travail à travail, ce qu’avaient tenté les « tyrannies de passage d’un système d’échange à un autre », avec un certain succès puis une faillite dans l’affrontement des systèmes : ce qu’avaient tenté ce que j’appelle les « tyrannies de passage d’un système d’échange à un autre » issues de communautés, même très larges, dont le développement des forces productives ne « correspondaient »  pas à un développement de cet échange nouveau. Ces communautés ne « correspondaient »  pas à un développement de cet échange nouveau et donc avaient besoin de coercition pour les développer, sans parler des dérives  propres à toute coercition.

 

Le processus actuel et son incohérence peut trouver son mouvement en avançant à partir de la lutte contre les effets de cette « concurrence libre et non faussée ». On n’a pas encore mesuré cet évènement de fond qu’est le rejet par référendum du TCE, malgré sa réintroduction sous la forme du « Traité de Lisbonne » dont les règles sont déjà dépassées pour la « concurrence libre et non faussée » et sa course folle.

 

On peut cependant ajouter que trouver son mouvement en avançant, n’est possible qu’en s’appropriant et se réappropriant consciemment et en les faisant avancer, les acquis du mouvement ouvrier, acquis théoriques et pratiques, ce que je tente de faire à ma petite  échelle dans ce blog, mais appropriation qui doit devenir lame de fond si nous voulons trouver cette cohérence qui nous manque cruellement.

Pierre Assante, 15 décembre 2011 

 

 

Pierre Assante

Maintenant, LA ressource humaine

 

MANIFESTE

Un peu de vision universelle éloigne du quotidien,

beaucoup de vision universelle en rapproche.

 

à Chiara

 

 

Lorsqu’un stade de développement humain est arrivé à épuisement, le sens du développement humain devient justement vide de sens. Mais ce vide contient déjà tous les sens nouveaux possibles et impossibles. Les rechercher, je ne suis pas le seul à le faire avec cette passion qui lasse des copains et des entourages, c’est ma façon à moi de transformer la lassitude de la société et de l’individu en énergie. C’est j’espère une transformation qui en est à ses prémices mais qui gagnera, avec le temps qu’il faut, une renaissance humaine.

Un exemple d’épuisement en politique : Chirac avec 19% gagne avec 83% par défaut. Mais un NON l’emporte majoritairement. C’est cela un des multiples signes de l’épuisement, et il en est une multitude d’autres. Mais ce n’est pas le but de ce manifeste de les développer. Son but c’est de manifester les possibles pour créer l’énergie sociale nécessaire     au dépassement de ce stade épuisé, qui est le stade de la démocratie restreinte, attestée dès l’antiquité athénienne, répandue dans le stade bourgeois de développement, et à renouveler par son élargissement sa généralisation, c'est-à-dire la disparition des classes sociales.

Transformons l’épuisement social en énergie. L’épuisement c’est une fermeture par lassitude. Les cerveaux se sont refermés. Qu’ils s’ouvrent !

 

Nous sommes 6,5 milliards d’individus de l’espèce humaine.

Notre ressource c’est notre cerveau. Ce cerveau qui a traversé la perception, la double anticipation, de son environnement de cueilleur, de chasseur, pêcheur, agriculteur, dans son espace immédiat, restreint, et toutes les structures sociales, leur symbolique, les rapports sociaux correspondants. Cet espace immédiat c’est considérablement élargi avec la « révolution industrielle » et aujourd’hui la « révolution informationnelle » généralisée et mondialisée. De « plus grand que ses œuvres », l’homme peut devenir « plus petit que ses œuvres ». Un peu de vision universelle éloigne du quotidien, beaucoup de vision universelle en rapproche.

 

1. Maintenant, LA ressource humaine

 

Nous sommes 6,5 (7 aujourd’hui !) milliards d’individus de l’espèce humaine.

Notre ressource c’est notre cerveau. Ce cerveau qui a traversé la perception, la double anticipation, de son environnement de cueilleur, de chasseur, pêheur, agriculteur, dans son espace immédiat, restreint, et toutes les structures sociales, leur symbolique, les rapports sociaux correspondants.

Cet espace immédiat c’est considérablement élargi avec la « révolution industrielle » et aujourd’hui la « révolution informationnelle » généralisée et mondialisée. De « plus grand que ses œuvres », l’homme peut devenir « plus petit que ses œuvres ». Ce qu’il a créé peut le dépasser. Ces structures mentales adaptées à cet environnement immédiat se trouvent confrontées à résoudre ses problèmes d’individu dans un cadre immensément plus vaste et apparemment insaisissable.

Les groupes humains issus de l’histoire, en ethnies, en nations, en classes sont de toute évidence en difficulté pour assurer la cohérence de l’ensemble constitué.

L’autonomie de la pensée vis-à-vis des conditions matérielles qui ont déterminé cette pensée, peut-elle conduire à une dé-adhérence mortelle par rapport aux besoins vitaux de l’espèce ? C’est une réalité menaçante. 

 

Les rapports sociaux sont l’essence de l’humain, c’est son activité multiforme.

 

En économie, ce sont les échanges qui déterminent la vie économique et son développement.

Lorsque les moyens de production augmentent la quantité des produits, si l’augmentation de la  quantité des échanges n’est pas « proportionnelle », il y a crise.

Lorsqu’on introduit l’automatisation dans la grande production, mais aussi une gestion  cybernétique mondialisée morcelée, sans rapport cohérent à l’ensemble, et que cela ne s’accompagne pas de la même « explosion » des échanges, il y a des déséquilibres qui entraînent obligatoirement des chutes, ou plutôt une chute généralisée.

Il en est de même de tous les rapports sociaux, qu’ils soient économiques, culturels, ludiques, psychologiques, etc. Il est d’ailleurs absurde de leur imaginer des frontières étanches. Ils sont intriqués, ils constituent une unité d’activité, pour l’individu comme pour la communauté humaine (Voir Tableau d’un sens de l’échange ).

Tous les échanges, de quelque sorte qu’ils soient, subissent et subiront donc brutalement cet effet de chute. C’est en ce sens que la mise en commun, si elle donne les moyens de mettre en correspondance les moyens de production et le mode de production, contient le remède réaliste de résolution de cette équation.

 

Ce n’est donc pas au seul nom de l’utopie, bien que l’utopie ait un rôle positif indispensable si elle adhère sainement à la réalité, mais au nom du réalisme (dont les institutions se réclament aujourd’hui à rebours) qu’il nous faut revendiquer la transformation par cette mise en commun dans la société.

 

Autre question, la nécessaire "dé-adhérence" des concepts et "ré-adhérence", qui constitue la création et l’utilisation des concepts, étant de plus en plus soumise à un mode de vie des couches dirigeantes (qui sont loin des besoins sains d’un ensemble humain), n’a-elle pas acquis de ce fait une indépendance mortelle ? C'est-à-dire si elle substitue à l’autonomie indispensable au mouvement, une indépendance qui le bloque.

Mais cette "dé-adhérence" des concepts et "ré-adhérence", qui constitue la création et l’utilisation des concepts est-elle résolue une fois pour toute par la nécessaire lutte des classe ? Certainement pas. La question reste posée de la capacité de notre cerveau de réagir sainement dans un ensemble beaucoup plus vaste de ce qui a constitué jusqu ‘à présent la mentalité de l’espèce. Le libre arbitre est confronté à l’agir en commun, et c’est ça le « communisme démocratique ». La critique de Marx à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen est contenue dans cette     interrogation-affirmation. La liberté, la permissivité et les possibilités humaines que permet l’agir en commun doit se substituer à la liberté conçue comme un moyen de se passer de l’autre. Contraintes sociales et naturelles doivent être traitées par cette mise en commun dans le vaste cadre d’une humanité « globale, mondialisée ». C’est à cela que le cerveau humain, sa structure psychologique, son acquis social sont confrontés.

 

Il y a sur ces deux questions matière à un immense débat mondial s’appuyant sur des expériences limitées et sur la construction de concepts sains, sans quoi la revendication de réalisme restera toujours opérante du côté du conservatisme en place. La question des Plans est devenue fondamentale.

 

A tout cela il y a une troisième question qui « s’ajoute », et qui pourtant devrait être à l’origine des concepts comme des actes : les rapports sociaux ne seront sains que dans un épanouissement qui doit avoir une origine ; on ne recrée pas l’humanité, on la développe et on la soigne (car toute vie a ses maladies, sinon il n’y a pas de vie). L’origine des rapports sociaux, ce n’est pas les rapports d’exploitation, ni les rapports de domination d’origine biologique. L’origine des rapports sociaux ce sont les rapports maternels. Ils conditionnent la suite des rapports sociaux, du développement de la personnalité, des conditions de la séparation-adhésion sociale. Sur cette question aussi, il y a lieu de ne pas dogmatiser, simplifier, schématiser, mais à travailler, dans le concept et la pratique; particulièrement sur l'inégalité des échanges homme-femme.

La question du rapport homme-femme* en particulier dans le milieu du travail, de la production et gestion des biens dits matériels, indispensables à la vie, mais sans se réduire à ce champ, au contraire, est donc bien une tâche du présent. Les forces sociales organisées en présence dans notre société ne peuvent s’en abstraire ni en traiter autrement que sérieusement, c'est-à-dire sans démagogie.

 

La pensée s’envole, loin des contraintes naturelles et sociales. C’est le propre de la pensée. Et sa beauté pour nous humains. Cet envol peut être mortel. Cet envol peut être fécond.

 

L’humanité, ce n’est pas l’univers, mais nous sommes concernés parce que nous en sommes. Des deux.

 

2. Centralisme, domination, travail, rapports sociaux, rapport homme-femme.

Un petit détour d’apparence partisane

pour en venir aux Tâches du Présent.

 

Il faut se méfier comme de la peste des constructions mentales, faites de bonne ou de mauvaise foi, qui prétendent à tort ou a raison ouvrir des voies à une évolution sociale progressiste. Elles peuvent enfanter des monstres. Pourtant l’évolution de la société, c'est-à-dire, son mouvement, donc sa vie ne peuvent se passer de construction mentale.

Autant dire que ces constructions demandent autant d’inventivité que de retenue, en même temps.

On a jeté aux orties l’héritage communiste global. Cela fait penser, mais à l’envers, au « globalement positif » du PCF des années 1970 par rapports à son analyse des « pays de l’Est ».

 

Ces précautions prises, voilà mon interrogation :

Le monde est aujourd’hui organisé par un système de « centralisme démocratique ». Je m’explique. Le système soviétique prétendait, et les partis communistes du monde entier de même, qu’une société large ne peut s’administrer que par l’aboutissement de la multitude des micro activités et des micro décisions, à des organismes de direction centrale en assurant leur cohérence. Ils appelaient cela le centralisme démocratique. Ce centralisme n’avait rien de démocratique dans ces sociétés et pays dits communistes ou « de l’Est », au point que des partis communistes tels le PCF, ont abandonné cette conception autoritaire, mais en même temps n’ont pas posé la question dans son essence.

Il faut bien constater aujourd’hui que ce centralisme non démocratique est le mode de gestion du monde par le capitalisme sous sa forme ultra libérale mondialisée d’aujourd’hui, avec pour outil essentiel les techniques de la « révolution informationnelle », les computers, les réseaux du capitalisme d’état et multinational à dominante Etats-Uniène.

La pensée progressiste en tire la conclusion que son rejet du centralisme démocratique n’en est que plus justifié. Pour ma part je pose la question autrement : il nous faut concevoir, construire et faire fonctionner un véritable  centralisme démocratique. Pour cela il nous faut considérer en quoi le centralisme démocratique a été un échec. On ne peut se contenter pour cela de mettre en cause le parti unique, ou la corruption qui en découlait entre autre, etc. Il est clair que le parti unique, en était une des causes. Mais il découlait lui-même d’autres causes et transformait la réalité qui l’avait fait naître, qu’il avait fait naître, avec des conséquences complexes qu’on ne peut résumer à un seul aspect, ni à un bilan positif ou négatif, position on ne peut plus réductrice de la réalité. Et connaître en quoi les conditions d’un fonctionnement démocratique du centralisme n’étaient pas réunies est essentiel.

 

Nous sommes 6.5 milliards (7 aujourd'hui !) d’êtres humains.   La structure mentale humaine ne peut saisir que ce qui est à sa portée, c'est-à-dire ce qui découle de son entourage immédiat. Son entourage immédiat, sa réalité son faits aujourd’hui AUSSI des TERMINAUX d’échanges, d’informations, de production, de gestion etc. ......

 

.....Suite (deuxième partie) sur ce lien: http://pierre.assante.over-blog.com/article-2-presidentielle-retour-sur-une-analyse-deuxieme-partie-de-maintenant-la-ressource-humaine-manifeste-92401187.html

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 08:00

La somme et le reste N°6DEUXIEME PARTIE DE "Maintenant, LA ressource humaine"

 

Suite de : Présidentielle, retour sur une analyse. "Maintenant, LA ressource humaine", MANIFESTE, décembre 2005 :

 

........La pensée socialisée (c'est-à-dire pour résumer schématiquement, la pensée « en relation avec l’autre ») se trouve en état de régression par rapport à la pensée autistique (c'est-à-dire pour résumer schématiquement, la pensée « pour soi-même »). Cela ne veut pas dire que dans cette régression ne se constitue pas une accumulation nouvelle créatrice de pensée socialisée correspondant aux nouvelles conditions de vie. Mais il faut comprendre quelle est la raison de cette régression. Faire un parallèle du développement de la pensée enfantine avec l’accumulation globale de la pensée dans une société, ne me parait pas abusif dans la mesure ou ce parallèle ne devient pas un modèle transposé mécaniquement. Le fait de ne pas maîtriser son travail, c'est-à-dire de ne pas être impliqué dans les choix de gestes qui produisent ce que nous avons besoin en matière de consommation est la raison essentielle de cette régression. Toutes les sociétés, y compris la société capitaliste jusqu’à un certain point était composée de producteurs-consommateurs dont la conscience intervenait relativement librement dans le processus de production ; qu’ils s’agisse de la production des biens dits matériels comme des biens dits spirituels. Dans la société capitaliste, par exemple, la paysannerie, longtemps numériquement majoritaire maîtrisait individuellement une grande partie des gestes de son travail. De même, la classe ouvrière, pourtant dépossédée de tout moyens de production, avait la vision et la propriété d’une partie importante de ses gestes. Les intellectuels de même, y compris les intellectuels organiques (c'est-à-dire les intellectuels attachés par le patronat et l’état au fonctionnement du système) possédaient une latitude relativement importante de choix de leurs travaux.

Le centralisme capitaliste mondial, comme jamais, dépossède, au sens propre, le producteur-consommateur de sa liberté de choix, et de la vision globale des actes accomplis. Les travaux d’Yves Schwartz et de l’équipe de l’A.P.S.T. le découvrent et le soulignent. La contrainte d’ordre psychique a atteint un niveau qualitativement nouveau et pour tout dire mortel pour les activités humaines. La dépossession des moyens de production en est arrivée au stade ultime de ses conséquences. Au stade ultime, cela ne se chiffre pas d’une façon comptable, mais d’une façon sociale. Ni en années, ni en monnaie, mais en générations humaines, et dans leur milieu. Le travail dit abstrait, comme le souligne Lucien Sève en poursuivant la question de l’aliénation du travail développée par Karl Marx, connaît aujourd’hui une étude de plus en plus approfondie, d’une qualité nouvelle, mais surtout une illustration de plus en plus évidente.

 

Notre cerveau ne possède pas une totale liberté des constructions mentales. Il subit la contrainte de ses structures biologique puis psychologiques. Pour éviter les malentendus et se démarquer d’une vision structuraliste, même si elle n’est pas encore à l’ordre du jour pour lui, Vigotski préfère le terme processus vivant de fonctionnement à celui de structure. Notre cerveau compare, trie, rapproche, éloigne, re-rapproche, unifie et catégorise la résultante des multiples aspects d’un objet d’observation et d’attention qui freine ou immobilise le mouvement, idem pour ce qui favorise le mouvement, les met en contradiction et les unifie à leur tour…il en induit des structures mentales qui se normalisent, subissent le même mouvement psychique, dénormalisent, renormalisent…et unifient à un degré supérieur. C’est un effort énorme de « déstucturation-restructuration » psychologique qui est nécessaire à l’humain pour répondre à la mouvance de la vie et cette vie elle-même interagit dialectiquement en une mouvance globale, généralisée, unifiée. Cet art d’un équilibre psychique qui est mis souvent en danger, dans le mouvement, est l’art tout court, c'est-à-dire l’acte humain. Et l’art en  tant que parole spécifique de l’artiste ne fait que sacraliser, mettre en symbolique ce mouvement humain. Pour ce faire il a besoin de l’observation de ces objets et de ses multiples aspects, sans quoi ne lui apparaît qu’une vue partielle de la réalité (ce qui est la norme des capacités humaines à saisir la réalité), mais aussi déformée de cette réalité partielle. Et  surtout une vue déformée de la  réalité utile et nécessaire à sa vie quotidienne et à son devenir, à la reproduction, au renouvellement et à la création de ses  actes.

L’équilibre psychique de l’individu et de l’espèce est totalement intriqué dialectiquement aux conditions matérielles de vie, de l’individu et de l’espèce, leur économie propre, leur organisation propre et celle de la cité, la symbolique qui en découle, qui en fait partie. Santé ou folie de l’individu ou de l’espèce ne sont pas la conséquence des dénormalisations-renormalisations multiples, complexes, partielles ou générales, mais de leur choc avec une réalité d’apparence ou réellement insurmontable.

L’enfance de l’humanité correspond-elle au stade de développement de « son » milieu naturel, c’est-à-dire de son univers de plus large connu et inconnu ? Il a-t-il dissymétrie des développements universel et humain ? Cette dissymétrie est-elle de l’ordre de la dissymétrie qui assure le mouvement, et par conséquent la mise en équilibre précaire de la vie ?

Ce qui me fait supposer l’enfance de l’humanité comme entité globale composée d’individus, c’est son comportement autistique global, c'est-à-dire qu’elle en est au niveau de la conscience, mais pas à la conscience de la conscience. Elle n’entend pas le retour de son action.

Ce qui me fait supposer que l’univers naturel de l’humain, en se plaçant d’un point de vue humano-centriste, est à une phase de dépérissement, c’est l’incohérence apparente de cet univers. En faisant la différence entre « son » milieu naturel et l’univers naturel de l’humain. Ces distinctions sont floues car elles entrent dans un domaine de l’inconnu. Elles demandent à faire la distinction entre des développements autonomes les uns des autres parce de niveaux différents ou de natures différentes. Mais dans leurs « autonomies » ils ne sont pas « indépendants », ce terme n’étant en rien universel parce que la chose ne l’est pas, indépendante. Le terme d’indépendance est propre à l’étude d’une micro réalité.

 

Je n’ai d’autre modèle que ce que l’humain a, dans tous les domaines de ses observations : naissance d’un objet, croissance et développement, maturation, dégénérescence, mort.

Ce modèle, transposé à l’universel, nous montre que la complexification s’accompagne soit de cohérence soit d’incohérence, ou les deux ou l’une et d’autre, reproductibles mais dans différent stades du processus d’un même objet.

Ce modèle, transposé à l’universel, nous fait toucher deux visions possibles de la volonté humaine :

-L’éléatisme, l’attente du reste du temps. Dans ce cas c’est la question de la douceur de la vie qui est au centre. Est-ce la question du christianisme original par exemple ? Il mesure le temps qui reste, il s’appuie apparemment sur le messianisme, mais en fait le détruit puisqu’il ne pose pas ce qu’il est convenu d’appeler le progrès comme centre du développement humain. Il pose en premier lieu la question de l’utilisation non utilitaire du temps.

- La philosophie du devenir. Elle suppose un progrès linéaire avec des ruptures possibles, des régressions, des morts de possible, mais elle garde ce fond de devenir. En ce sens elle est avant tout messianique, contrairement aux apparences.

 

Ces deux visions, partant de deux points, deux centres d’observations différents se rejoignent sur la douceur, dans la mesure où elles gardent leur pureté, c'est-à-dire leur niveau d’interrogation permanente, d’observation permanente. Dès qu’elles les quittent, elles sont dominées par leurs effets mécaniques au lieu d’infléchir le mouvement par leur volonté. Dans l’histoire de l’humanité, l’éléatisme a été récupéré par cet utilitarisme impuissant , avant la philosophie du devenir. Ce qui représente le danger que la philosophie du devenir se croie prémunie de cette maladie.

 

On peut renverser, comme la rotation du soleil autour de la terre la vision d’un univers se complexifiant en s’organisant. Notre univers peut être soit par essence soit par phase, par stade, au contraire en état de désorganisation en se complexifiant. Cela supposerait que l’agitation de ce stade correspond à une diminution d’énergie et non une augmentation d’énergie. C'est-à-dire que le vide soit un stade d’organisation maximum, que l’apparition de la matière dans l’état où nous la connaissons soit une « naissance » par diminution d’énergie et de cohérence, qu’en fait ce vide soit le plein, et pas le vide au sens de l’état vers lequel tend par exemple l’espace interstellaire : que la naissance de cet univers aille d’un plein vers une mort-vide, stade de l’incohérence maximum.

Dans ce cas la question du progrès est inversée. Elle ne tend bien sûr pas à une vision des conservatismes dominants, repris par les religions. Elle tend vers une cohérence, c'est-à-dire aussi une action révolutionnaire gardant les idéaux d’égalité, de développement, mais sur la base du temps qui reste et non du temps à conquérir. Mais chaque phase universelle contient sa naissance et sa mort. Il n’y a donc pas lieu de concevoir le temps qui reste comme une mort, et c’est ce qu’ont fait les religions en se  fossilisant, c'est-à-dire en se plaçant en position d’équilibre permanent artificiel, ce qui leur vaudra un écroulement, avec tout ce qui  veut y adhérer de force.

 

Le mouvement est à l’image de ces courbes sinusoïdales. Les fréquences « rapides », « courtes », peuvent mourir sans être entrées en résonance avec les fréquences « lentes », très longues. La fréquence humaine, au niveau de ses générations comme au niveau de son histoire globale le sera-t-elle quelquefois, souvent ou pas du tout avec des fréquences universelles. Il doit y avoir des variations d’ordres divers. Mon principe espérance, s’il n’est pas d’ordre messianique, me fait croire en la trace.

 

Pour résumer la question sur le parcours de la vie à la mort d’une entité, le parcours de l’entité humaine en temps qu’humanité et le parcours de « son » milieu universel en tant qu’univers, sont-ils en phase, ou plutôt en quel rapport de phase sont-ils. Dans une supposée et messianique construction de cohérence, l’humain se situe-t-il dans un univers en dissolution de cohérence. C’est par comparaison, se poser la question du mouvement du nageur en fonction de la direction et du type de courant du fleuve. Dans notre ignorance, il est clair que nous savons qu’il faut nager, c’est l’héritage génétique qui nous l’indique. Et notre pensée, produit de cette nage s’efforce sans cesse d’adapter sa raison à cet héritage pour assurer une adhérence entre les deux.

Il y a peut-être dans la découverte de la nature du vide, qui serait au contraire de notre conception, élément cohérent « plein » en dissolution, c'est-à-dire en complexification dans une situation temporelle particulière ou pas de l’univers, la réponse au contenu de la construction éventuelle de notre micro-cohérence, c'est-à-dire de la douceur. La douceur ne veut pas dire l’absence de dureté, l’absence de dissymétrie, l’absence de contradiction, l’absence de mouvement. Mais un sens de la nage, dans la diversité,  la multiplicité des mouvements,  relativement partagé en tant que résultante universelle.

 

Merci Héraclite, merci Paul. L’enfance du concept, c’est le syncrétisme. Et si Héraclite et Paul, ce n’était justement pas du syncrétisme, mais l’entrée, avec des mots non encore identifiés, dans le concept des mouvements universels et universel ? Ce qui en ferait douter, ce sont les réponses patriarcales et dominatrices de ces auteurs. Ce qui y ferait croire, ce sont ces mêmes réponses assorties de leur contreparties universelles : « la femme comme l’homme est le temple de dieu », Paul. « Les hommes philosophes doivent être de bons enquêteurs, en toute chose » Héraclite.

 

Cette réflexion sur une tentative de vision dialectique de la nature ne nous éloigne pas de notre sujet. En fait, l’échec de la démocratie, dans les systèmes sociaux quels qu’ils soient (je ne parle pas des systèmes marginaux et marginalisés, nombreux, mais rendus sans poids dans les orientations mondialisées), est dû à cette dépossession de l’humain de son travail, de son activité. Cela parait invraisemblable, comme paraissait vraisemblable la rotation du soleil autour de la terre, dans une société qui se revendique du « temps libre », des « loisirs », de la « fin du travail », de la « recherche de la jouissance ». C’est pourtant le cas. Il y a dé-adhérence des gestes de l’activité humaine et des besoins de survie, de développement et de jouissance de l’individu et de l’espèce.

Comment construire alors un véritable centralisme démocratique, absolument nécessaire à la cohérence de l’activité humaine mondialisée. Tout d’abord en n’imposant pas une construction par le haut, c’est le B-A-B de la démocratie. Ensuite en procédant à de multiples recherches de cohérence à partir de ce que la vie produit. Si comme je le pense, la pensée autistique globale de la société découle de l’irresponsabilité au travail, comme celle de l’enfant que l’on cantonne à l’activité ludique (nécessaire au développement, mais non opposée à l’activité productive qui se nourrit des deux, intriquées), notre société mondialisée se trouve coincée en étau entre son passé et son futur.

-Son passé, de par la relation de domination introduite par le patriarcat qui a limité la portée des actes de la moitié de l’humanité, les femmes. Les femmes qui assurent biologiquement et psychologiquement la reproduction de la société à sa naissance, individuelle et collective. Domination qui continue à constituer le modèle de hiérarchie de l’activité, et plus que jamais.

-Son futur, de par une mondialisation dont la gestion est de plus en plus concentrée entre les mains, au sens propre comme au sens figuré, d’un centre qui impose

par tous les moyens, mais surtout par l’outil cybernétique, une philosophie, un savoir partiel et partial qui lui permette de maintenir ce pouvoir central dont il « profite » au détriment du développement de tous.

Il y a donc une situation où la maîtrise démocratique de l’activité humaine ne peut trouver une issue à la domination et à ses conséquences sur l’activité, que par la libération du travail et du rapport humain, qui passe par la libération du rapport homme femme, au plan familial évidemment et au plan social tout aussi évidemment, cela va de pair.

L’on pourrait conclure que l’humanité n’en est encore qu’au stade de l’enfance. La pensée autistique, la domination primaire, le stade de la satisfaction non différable des jouissances, tout cela fait penser à l’enfance. Certains pourraient en déduire que comme l’enfant, la société « enfantine » a besoin d’un tuteur, d’une tutrice. C’est bien la dérive que le centralisme démocratique a subie. Et la religion bien avant lui.

 

La question des PLANS de développement démocratique est la réponse à la question du développement humain. Notre centre de décision actuel n’en veut pas, car il préfère laisser libre cours aux décisions centralisées des groupes financiers dominants, dont les plans ne subissent que le contrôle des actionnaires dominants. La comparaison de la société à l’enfant s’arrête là. Les structures mentales existent pour une pensée auto-contrôlée de l’activité humaine, expérimentée à des ensembles communaux, à « la cité », par exemple, depuis des siècles. Encore faut-il que cette activité puisse avoir lieu pour qu’elle puisse être auto-contrôlée. L’activité mutilée décrite un peu plus haut, c’est cela le problème. La pensée est issue du travail humain. La pensée s’en nourrit et nourrit le travail. La rupture que le capitalisme introduit entre le biologique et le social est mortelle. Elle marque l’ensemble de la pensée, économique, politique, psychologique. Elle envahit toute l’activité humaine et la stérilise.

La tâche du présent a un centre : le travail. Le travail est avant tout un échange. L’auto-éducation populaire nécessaire à la transformation sociale passe par cela : travail, échange sur la base d’égalité, donc compensation sociale des contraintes naturelles, le rapport homme femme comme le rapport naturel de l’homme (générique) à l’homme, le tout dans un rapport dialectique espace-temps.

Relire Vigotski, et relire Piaget, après avoir suivi le travail d’Yves Schwartz, Daniel Faïta et de l’équipe de l’A.P.S.T., et de l’avoir mis en correspondance avec la réalité militante, sociale et salariée (ou sans emploi) du producteur-consommateur, donne un éclairage tout à fait indispensable aux besoins humains de notre société au point de développement actuel.

Ce qui fait cette contribution, n’est pas une vision-catastrophe stérile qui imposerait une situation d’urgence. On ne répond pas à une crise globale par une situation d’alerte généralisée. Cette dernière répond pour l’humain d’aujourd’hui à une crise partielle à laquelle la partie saine porte secours. Nous nous trouvons devant une urgence globale qui demande réflexion globale. Notre capacité à traiter du présent est à la mesure de la phrase de Karl Marx, comme un test d’aptitude professionnelle à l’avenir, phrase que je répète : « Le rapport de l’homme à la femme est le rapport le plus naturel de l’homme à l’homme » (K. Marx, Troisième Manuscrits de 1844).

 

3. Passés, futurs, durées,

mondialisation de l’inconscient collectif

 

Notre société mondialisée se trouve coincée en étau entre son passé et son futur. Nous le répétons et le répèterons......

 

......Suite (troisième partie) sur ce lien : http://pierre.assante.over-blog.com/article-3-presidentielle-retour-sur-une-analyse-troisieme-partie-de-maintenant-la-ressource-humaine-manifest-92401519.html

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 07:05

La-somme-et-le-reste-N-6.jpgsuite de Présidentielle, retour sur une analyse :  "Maintenant, LA ressource humaine", MANIFESTE, décembre 2005

 

......D’une part, la plupart des constructions mentales se revendiquant de la transformation sociale le font par revendication de la modernité. Il n’est pas question dans ce propos de la revendication de modernité de ceux qui veulent que tout change pour que rien ne change, à l’instar du « Gattopardo, Le Guépard » (Roman de Lampedusa sur la révolution bourgeoise italienne d’où est tiré le film de Visconti). D’autre part, la plupart des constructions mentales se revendiquant de la tradition, s’opposent le plus souvent à la modernité. De quelle modernité s’agit-t-il ? Cette modernité est représentée pour les uns et pour les autres par les outils nouveaux de la production, et les conséquences de l’organisation du travail et de la vie quotidienne qu’ils entraînent (là encore la réflexion d’Henri Lefebvre sur la « Cité » et le « Quotidien » nous sont précieuses). Cette opposition abstraite (mais qui a des conséquences bien concrètes !) amène les constructions mentales de part et d’autre à des dérives mentales mortelles, à des dé-adhérences par rapports aux besoins humains les plus caricaturales et les plus dangereuses. En même temps, ces constructions sont les moins « folles », c'est-à-dire les plus mimétiques tout en étant les plus absurdes, parce qu’elle inventent des besoins humains préfabriqués, mauvaises copies de l’apparence traditionnelle des besoins humains. Nous l’avons déjà dit, la santé, de l’individu et de l’espèce, est, avant d’être une notion morale, une notion se référant à l’état concret de la vie sous tous ses aspects. Il n’est pas question de définir les besoins humains arbitrairement, ni dans leur multitude, ni dans leurs diversités, les besoins sont comme la vie, ils sont imaginés, en gestation, certains naissent, vivent, meurent, d’autres sont essentiels à l’espèce, dans toute la durée de son existence. Ce qui échappe, par intérêt de leur cause, à ces deux oppositions c’est la question de la durée. Dans une bataille rangée pour la vie, ou pour des privilèges, il est difficile de se retourner pour voir le chemin accompli ou de grimper sur un somment pour discerner l’horizon. De plus il est quand même plus aisé à un privilégié, une classe privilégiée, de procéder à ces opérations, ses moyens en sont grands et la société à son service, bien que sa vue soit elle aussi limitée par ses intérêts à « courte vue », justement. Mais surtout, c’est toujours la question de l’apparence des choses, on focalise sur le visible et celui-ci n’est ni très loin derrière nous, ni très loin devant nous. Il est sous nos yeux, c’est tout.

 

Ces autres précautions prises, il nous faut comprendre à quel point le poids culturel persiste à travers les millions et milliers d’années de l’existence de l’espèce humaine. Comment pourrait-il en être autrement ? Comment peut-on imaginer que chaque moment de l’histoire ne dépende pas de toute l’histoire de l’humanité et non d’une fraction d’histoire et encore moins une bribe. Ce qui donne l’impression que tout dépend de s’instant précis où l’on place la vanne de détournement ce sont les résultats visibles de l’opération. D’où vient l’eau, le courant, le fleuve nous importe peu. Mais que serait la vanne sans le fleuve ? Si la transformation sociale dépend non de la vanne mais du fleuve qui connaît des transformations en amont, que devient notre prospective dans notre bribe d’histoire.

Il semble de plus en plus évident, au risque de se tromper, que le « Croissant Fertile » (zone du monde où est apparue l’agriculture et lieu de passage et d’échange millénaire) et ce qui s’y passe aujourd’hui reste encore une clef de l’histoire globale de l’humanité. L’histoire de cette partie du monde est déterminée par une multitude d’éléments concrets dont nous ne connaissons qu’une partie. Mais la résultante de ces éléments est un héritage collectif dans lequel l’humain puise encore la psychologie du travail, de la transformation de la nature et de la symbolique qui y est attachée. Cet exemple n’est pas d’ordre de la croyance religieuse, même si la croyance religieuse s’y réfère fréquemment, pour causes d’éléments visibles et connus et pour causes de retransmission générationnelle. Cet inconscient et ce conscient collectif n’est pas le fruit d’un héritage immatériel (mot fort mal employé, puisé des termes religieux et plaqué sur la réalité concrète, mais notre vocabulaire est celui de la culture au moment de l’histoire où nous l’employons), mais d’un héritage impalpable, travail d’une multitude de cerveaux qui se passent le relais. Qui se passent un relais mondialisé, car la diffusion mondiale de l’être humain est plus ancienne que son histoire au sens universitaire du terme. La diffusion des êtres humains dans le monde c’est la diffusion des échanges entre humains dans le monde. La différence avec aujourd’hui, c’est la rapidité et, par rapport à la rapidité des gestes humains, sa quasi simultanéité. Le temps que l’on voit passer, de par notre longévité d’individu et celui qu’on ne voit pas passer sont pourtant en nous tous les deux, c’est le même. Mais aller dire à un enfant tout ce qu’il peut attendre (la mort en fait partie d’une façon sûre,  et aucune espèce ne peut exister sans l’instinct de vie) et dans lequel il y a aussi ce qu’il ne souhaite pas, quelle sera alors son espérance, la qualité de son espérance. L’on touche là encore à l’enfance de l’humanité.

Ces quelques lignes n’ont pas l’intention de développer le sujet mais d’éclairer la suite de notre réflexion sur les Tâches du Présent. Il faut les imaginer dans la réalité du présent et la réalité du présent nous devons l’imaginer dans l’histoire de son passé et de son devenir possible, les deux imaginés. Ernst Bloch a une vision tout à fait éclairante de l’incapacité à saisir le présent lequel ne se saisit que quand il devient le passé ou quand il prospecte l’avenir. Lev Vigotski attaque cette réalité sous l’angle de la capacité d’attention, sur les fractions plus ou moins courtes d’action humaine, de parole, pendant laquelle cette attention se porte sur une partie de l’action et n’a pas conscience de ce en quoi elle se décompose, c'est-à-dire le « présent ».

 

4. QUELLES RESSOURCES HUMAINES ?

pour dépasser l’état existant de la société

 

La Marseillaise du  3 décembre 2005 donne deux visions sur le capitalisme par deux acteurs de la recherche sur ce sujet. Interrogés par Michel Allione ils axent respectivement leur discours sur « le capitalisme sait s’auto-régler » (Elie Cohen) et « le dépassement du capitalisme se construit au quotidien » (Alain Obadia).

Les deux affirmations sont légitimes. Alain Obadia insiste cependant sur les limites de cette anto-régulation tout en pensant que la crise du capitalisme ne débouche pas automatiquement sur sa destruction.

Comment un socialiste, un communiste d’idée et un démocrate en général,  si ce n’est de parti bien sûr,  militant du quotidien et de la transformation sociale peut-il s’abstraire de ce questionnement ? Et surtout comment peut-il ne pas mettre en œuvre ses forces pour faire de ce débat un débat populaire débouchant sur des réponses et des actions collectives qui traitent à la fois du quotidien et du devenir.

Mais il y a une troisième question qui conditionne les deux autres et qui concerne l’anthropologie (science qui veut approfondir la connaissance de l’espèce humaine) : quelles ressources l’espèce humaine, l’individu humain possède et peut développer pour créer ce dépassement du capitalisme, de l’état social actuel ?

Stefan Zweig et Walter Benjamin, (grands écrivains autrichien et allemand de langue allemande d’origine juive, anti-nazi, d’inspiration socialiste au sens communiste démocrate et philosophes) dont on ne peut mettre en doute la volonté d’une autre construction sociale s’opposant au capitalisme y ont répondu, in fine, par le suicide, et d’autres encore. Les circonstances de ces suicides avaient pour toile de fond la victoire momentanée d’Hitler. Ont peut imaginer que l’emprise apparemment victorieuse du néo-libéralisme sur le monde, et la morgue de ses animateurs puissent créer un climat analogue, malgré les succès relativement larges mais minoritaires de l’anti-libéralisme et de l’alter-mondialisme. Par exemple, le résultat du référendum du 29 mai 2005 en France contenant un rejet des effets du libéralisme mais pas une construction d’un autre projet, tout en étant gros d’une telle construction.

La réaction que peut engendrer une situation d’échec dans la masse de la population, nous ne la connaissons pas. Mais nous savons qu’il nous est possible d’avoir notre propre action, notre propre foi en des possibilités (optimisme de la volonté dirait Gramsci)  humaine et d’agir en conséquence.

Reste que toute possibilité ne peut être mise en œuvre sans savoir, sans connaissance relative de la réalité de cette espèce humaine. Le christianisme primitif (dont le christianisme actuel, sauf exceptions individuelles est bien éloigné) répondait à la question de l’incapacité relative de la mise en commun par une révolution individuelle des mentalités. Il s’appuyait évidemment sur les contradictions du moment et leur exacerbation sous l’occupation romaine, le développement et l’échange marchand entravé et dépravé par ses propres règles etc… Karl Marx, anthropologue de large vision, s’opposant à une connaissance étroite, structuraliste, aux frontières fermées des groupes humains,  répondait : ce sont les conditions matérielles de vie qui déterminent les mentalités et les conditions matérielles de vie sont déterminées par le mode de production. Un mode de production induisant la séparation des producteurs en unités isolées (ou vécues comme telles) de producteur-consommateur, induit une morale correspondante. Mais Marx ne dit pas qu’une révolution des mentalités n’est pas nécessaire pour faire évoluer et transformer un mode de production. Mettre en opposition irréductible christianisme et marxisme c’est ignorer ce qu’ils peuvent contenir de commun, sans nier l’utilisation de ce commun  par les forces conservatrices, Vatican et Etats en tête, et au côté, objectivement, de la stratégie mondiale du capital.

Citons Henri Lefebvre sur cette question : « …..Pour illustrer ce mouvement dialectique : acte créateur---œuvre crée, nous avons pris précédemment un fragment de la longue histoire d’une des plus belles œuvres humaines : la cité. Nous avons constaté la différence fondamentale (datant de la fondation et du fondement) entre polis [cité grecque] et urbs [cité latine]. Dans cette période, le dire et le faire, ne se séparaient pas encore. Nommer et désigner le naissant pour qu’il crût [grandisse] était un acte. La solennisation religieuse et les rites de fondation n’étaient pas des mises en scène, mais des manières d’accepter les risques de la situation créée, de s’engager à maintenir l’œuvre nouvelle, à éterniser et à s’éterniser en elle. Le sacré avant de s’institutionnaliser, bien avant de devenir attitude et comédie, et de justifier l’appropriation privative par les maîtres de l’œuvre  commune au peuple entier, accompagnait la fondation. Le fondateur, le fondement, le fondé, se discernaient mal. Remontons encore vers les sources ; essayons de mieux saisir à la fois l’unité originelle et les scissions qui s’opérèrent au sein de cette unité. Scissions à la fois génératrices d’histoire, produites par une histoire, épisodes de la production de l’homme par lui-même à partir de la nature, à la fois aliénantes et fécondes….. »

 

A ce point, je redis ce qui à mon point de vue constitue les caractéristiques  essentielles du moment et qui constitue le réel sur lequel nous devons agir :

-L’outil de production qui est constitué par ce qu’on appelle « la pensée artificielle », et ceci dans un système  de production mondialisé.

-L’encadrement monarchique du travail par l’organisation capitaliste, contraignant à une réduction du  rôle de la pensée dans l’activité humaine

-La contrainte naturelle de la maternité réduite à une contrainte sociale induisant une domination de l’homme sur la femme. La mutilation de l’activité et de la mère et de la femme comme modèle des rapports sociaux dans toute la société.

 

Ensuite vient la mise en œuvre d’un projet alternatif à cette réalité. S’ouvre alors un autre débat : la question de la construction d’une contre-société ou de l’évolution interne de la société, la rupture ou l’évolution, les institutions ou la rue etc. ; « les deux méthodes», celle de Jaurès et celle de Guesde, la révolution ou la social démocratie, se réclamant malgré tout toutes les deux du commun et du social.

Oui, c’est une contradiction dialectique et non antagonique qui existe entre ces deux méthodes.

C’est aussi l’avis de Jaurès quand il caractérise le rôle des différentes fractions de la révolution française.

Et Gramsci la croit possible dans une même organisation au moment de la discussion au sujet de la scission de la social démocratie italienne pour créer le PCI.

 

C’est cependant l’état des forces productives qui détermine dans le moment historique le rapport entre les deux méthodes et ses « fluctuations ».

 

A la fin d’un système de production qui  induirait une fin d’empire, le contenu des « deux méthodes » demande une qualité d’analyse et d’action en cohérence; une analyse qui fasse sienne l’histoire de l’humanité, des origines de la transformation de la nature par le travail à une prospective des devenirs possibles.

Chaque fois que « gestion » et « lutte de classe » se sont rencontrées de grands progrès ont été accomplis, chaque fois qu’elles se sont séparées, de grandes régressions se sont produites. Les « fins » d’empire, de système de production,  ne sont pas mécaniquement synonymes de nouveaux progrès humains. Ce sont les ressources de l’espèce humaine et leur mise en œuvre qui déterminent la suite. Ces ressources et les activités multiples et diverses qui en découlent sont celles d’une espèce pensante. Nous en revenons donc à la question anthropologique du début : quelles ressources l’espèce humaine, l’individu humain possède et peut développer pour créer ce dépassement du capitalisme, de l’état social actuel ? Mieux connaître l’humain c’est mieux connaître ce que nous pouvons faire et comment pouvons-nous le faire. C’est finalement une question qui ne s’éloigne pas trop d’un christianisme primitif plombé cependant par le mal débutant de son temps, le patriarcat. Comment le modèle familial de domination de la femme ne reproduirait-il pas cette normalité malade, au travail et dans toute l’activité de la société ? Et comment le mépris de la femme-mère-productrice aliénée qui peut régner par rapport à la hiérarchie familiale et apparaît en particulier dans les milieux les plus pauvres oppressés par la religion (mais existe partout), ne conduirait-il pas à la violence destructrice de cette société ; tant par la généralisation et le transfert du mépris sur la société que par l’inconscient collectif de sa propre image dans le miroir de cette société ? Comment construire une conscience du producteur-consommateur qui conduise ce dernier aux choix sains de comment produire et comment consommer les biens dits matériels comme les biens dits spirituels dans un milieu où santé n’est pas seulement une question morale mais avant tout une question d’état naturel et social assurant la vie et le développement de l’espèce humaine dans son milieu, en développant les valeurs qui  correspondent à ce mouvement ?

 

Mais attention, la réflexion sur « les deux méthodes » reste marquée par une vision du succès ou le l’échec du moment d’une application ponctuelle d’une méthode. Elle tend à reproduire mécaniquement l’une ou l’autre des dominantes passée.

 

5. Tableau d’un sens de l’échange,

d’un choix de société.

  Fig.4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contraintes etc...

Où le plus fort impose les conditions de l’échange au plus faible, celui qui a le plus de richesses à celui qui en a le moins

 

 « Si l’antique monde paysan qui a légué à la bourgeoisie naissante -au temps où celle-ci fondait ses première industries- la volonté de posséder et de conserver, mais non le sentiment religieux qui lui était attaché, n’était-ce pas justice de s’en indigner et de la maudire ? »

Pier Paolo Pasolini, Théorème.

 

6. Bibliographie

 

Benjamin Walter, Sur le concept d’histoire, Œuvres III, folio essais, 2000.

Bloch Ernst, L’athéisme dans le christianisme, Gallimard, 1978.                                                                                                                                                                                                                                                                                 

Garo Isabelle, Marx, une critique de la philosophie, Seuil, points, essais, 2000                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       

Héraclite, Fragments, GF Flammarion, 2002                                                                                                                                                                                                                                                                          

Jaurès Jean, De l’éducation, Nouveaux Regards et Syllepse, 2005.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     

Lefebvre Henri, Métaphilosophie, Syllepse, 2000.                                                                                                                                                                                                                                                            

Marx, Manuscrits de 1844, GF-Flammarion, 2002.                                                                                                                                                                                                                                                                

Pasolini Pier Paolo, Théorème, folio, 2001.                                                                                                                                                                                                                                                                             

Paul, Epîtres, Le nouveau testament, folio classique, 2001                                                                                                                                                                                                                                                                                             

Schwartz Yves et Durrive Louis (collectif, sous la direction de), Travail et ergologie, Octarès, 2003.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

Schwartz Yves, Le paradigme ergologique ou un métier de philosophe, Octarès, 2001.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        

Sève Lucien, Marxisme et théorie de la personnalité, Editions Sociales, 1981.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       

Sève Lucien, Une introduction à la philosophie marxiste, Editions Sociales, 1980.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     

Spire Arnaud, La pensée-Prigogine, Desclée der Brouwer, 1999.                                                                                                                                                                                                                                                                                

Université de tous les savoirs, Le cerveau, le langage, le sens, volume 5, Poche Odile Jacob, 2002.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        

Vigotski Lev, Pensée et langage, La Dispute, 2002.                                                                                                                                                                                                                                                               

Guesde et Jaurès, supplément de  l’Humanité Hebdo des 19 et 20 novembre 2005.

Elie Cohen et Alain Obadia, La Marseillaise du 3 décembre 2005.

 

Pierre Assante,

Marseille, décembre 2005

 

MANIFESTE HUMA P.Assante 3.3.2006La Revue « La Somme Et Le Reste » :

http://www.espaces-marx.net/IMG/pdf/S_R-6.pdf

 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 00:01

CREMIEUX-BIZOT.jpg

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 00:00

ECONOMIE---POLITIQUE-N--686-687.jpg

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 18:55

Ce texte est dans ce blog sous forme de brochure pour débat.

Il est repris ici pour la raison évidente que depuis sa rédaction

l'approfondissement de la crise rend le débat de plus en plus nécéssaire.

 

Petit rappel d’économie politique élémentaire

 

 

BROCHURE ECO ET PO persoL’illusion comptable du profit

Contrairement aux apparences lorsqu’on regarde « la course du soleil », la terre tourne sur elle-même, et non le soleil autour de la terre.

Une autre apparence nous donne l’illusion que le profit est tiré d’une transaction où la vente est effectuée à un prix supérieur à celui de l’achat. Cela c’est de la comptabilité. Seul le travail incorporé dans une marchandise lui confère une valeur supérieure. Et si les prix sont effectivement et extraordinairement  variés lorsqu’on contrôle les étiquettes, cela nous conduit à l’illusion précédente sur la loi de réalisation du profit. Bien sûr, pour un produit ou sur une production particulière et le groupe financier qui le produit, le profit dépend en partie de sa capacité de jouer sur les prix en fonction de situations particulières diverses.

 

Vérification des lois du profit sur un temps long et un espace géographique important

Mais si l’on fait le bilan de l’ensemble des échanges dans le monde sur un temps long, et que l’on en tire des moyennes,  la valeur moyenne correspond au prix moyen, les profits moyens correspondent à la moyenne de la masse des profits, ce qui est une tautologie.  La masse des valeurs des transactions de toutes sortes  correspond à la masse des valeurs produites, et ce qui est ponctionné d’un côté, d’une façon ou d’une autre, prend à une marchandise ce que l’autre cède. Le travail est incorporé à une marchandise, travail présent et travail passé, cristallisé, en fonction du temps de travail social moyen sur la durée et dans le marché mondial, nécessaire à sa production. Quand aux services, on peut considérer soit qu’il sont incorporés, soit que la marchandise lui cède de sa valeur dans l’échange social, ce qui est les deux faces d’un même mouvement.

 

La composition générale du marché

La totalité des valeurs marchandes et la totalité des prix dans le monde et sur une durée coïncident. L’ensemble des transactions dans la production et la finance dans le monde et sur une durée correspond à l’ensemble des valeurs produites. Quand à l’équivalent monnaie, transaction monnaie virtuelle informatisée de l’échange macro ou monnaie palpable de l’échange micro, ou opérations de création monétaires destinée à agir sur les conditions de l’échange, la distance qui s’est établie entre la valeurs or, marchandise commune véhiculaire de la valeur, et la valeur symbolique virtuelle est un élément de plus dans l’obsolescence croissante de la mesure de la valeur, qui si elle se rigidifie pour conserver le système, se dissout dans le même temps. Cette rigidification dissolution est à la fois combattue par le capital et utilisée par lui en fonction de ses capacités d’adaptation à ses propres contradictions. Mais sur le fond, elle exprime une aspiration quasiment biologique de tout le corps social à procéder au dépassement de la mesure qualitative de la valeur d’échange marchand par une transformation qualitative passant par la mesure des besoins que manifestent inconsciemment les désirs sociaux. Retour complexe, civilisé et généralisé dans l’abondance à la valeur d’usage primitive répondant au besoins concrets, libérés de l’aliénation marchande du producteur « libre » qui doit vendre sa force de travail, donc aliéner sa propre activité, l’intimité de son être.

 

Vente et achat

La vente est aussi achat. Car la circulation de la marchandise n’est pas simple, elle est intégrée à une masse d’échanges simultanés, passés, présents et dans un certain sens, futurs, puisqu’il y a des contrats qui précèdent la production et que toute marchandise, dans ces cycles spirales est à la fois objet de vente et objet d’achat jusqu’à ce qu’elle soit convertie en objet « d’usage pur », ce qui en fait n’est qu’une représentation et non une réalité car dans tout système marchand, l’usage d’un objet contribue à la vie humaine dont l’activité est  insérée dans le système d’échange marchand elle-même, et donc continue à s’intégrer à la valeur marchande par sa valeur d’usage aliénée. Sur cet aspect, la contradiction est qu’il n’y a pas pour l’échange et sa mesure, de mesure des activités sans mesure  de capital, ce qui est une contradiction dans l’activité et pour l’activité, puisque le capital nie ainsi une partie de l’activité qu’il ne peut pas mesurer. Hors comme cette activité « mise à l’abandon » est nécessaire à la vie, cela conduit à mettre à l’abandon une partie de la vie et la menacer de mort par maladie, perte de santé dûe à un manque vital.

 

Création du profit

Alors comment est incorporé le travail et réalisé le profit ? Sur la part du travail non payée au salarié producteur. Salarié au sens large, puisque la production de chaque marchandise, dans une économie capitaliste mondialisée, correspond au travail de multiples individus et groupes producteurs dont les activités sont imbriquées d’une façon complexe, inextricable et énigmatique sur le plan de ce qui est non mesurable dans l’activité humaine. Imaginez qu’on paye à un ouvrier le prix des voitures qu’il fabrique : quel salaire il obtiendrait ! Mais il ne suffit pas de penser que si l’on intègre le travail de tous ceux qui ont contribué dans tout le processus à la fabrication des voitures, alors on leur paye l’intégralité de leur travail. Hélas non, ce n’est pas le cas pour plusieurs raisons : d’abord parce qu’une part du produit devrait être affecté à l’ensemble du maintien et du développement humain, ce qui revient à dire aussi de nouveau  qu’il y aurait intégration de l’ensemble de l’activité pour la construction d’une voiture et l’évaluation juste de la valeur de la marchandise-travail de l’ouvrier, ce qui n’est  le cas que dans une économie socialiste à construire, transition à un système d’échange du travail libéré de la valeur. Mais surtout parce si l’on imagine l’ensemble des échanges, on voit bien qu’on ne peut cumuler à chaque vente-achat un prix additionnel pour cumuler un profit, ce qui entraînerait une croissance infinie, au sens mathématique, des prix. C’est bien donc sur la part du travail non payé au producteur salarié que se réalise le profit.

 

Profit et application des progrès techniques aux besoins humains.

C’est la raison de l’incapacité du capital à poursuivre une automatisation généralisée et sa propension à maintenir des activités de main d’œuvre là où elle est à bas coût. Automatisation ne veut pas dire robotisation de l’humain, cela veut dire libération d’une grande part de l’activité contrainte au profit d’une participation humaine à l’ensemble des sujets actuellement réservés à une minorité, en particulier sur le plan de la recherche, c'est-à-dire de l’approfondissement de la conscience humaine, ce que l’on appelle humanisation de la nature et naturalisation de l’homme, mais ceci est un autre sujet. Un autre sujet, mais aussi le sujet premier parce que l’essence humaine, sa vie, n’existe que par le développement de ce qui est proprement humain.

 

Composition du capital et baisse tendancielle du profit.

Le profit est un rapport entre le capital investi en machines et autres éléments (capital constant) plus celui investi dans les salaires (capital variable) et le capital résultant à la fin de l’opération après l’échange de la marchandise. La différence entre la valeur créée et le salaire s’appelle la plus value ou survaleur. Le rapport entre la totalité du capital investi et le capital obtenu est le profit. On comprend que le profit étant obtenu grâce à la part du travail non payée au salarié, plus la part du capital en machine est grand, plus le profit tend à diminuer sur un produit donné. Bien sûr, la masse du profit peut quand même augmenter en fonction de l’augmentation de la masse des produits obtenus par ces investissements en machines de plus en plus sophistiquées. C’est le phénomène de suraccumulation et de baisse tendancielle du taux de profit.

 

Le « choc technique » camouflé sous le « choc pétrolier » giscardien.

Mais là où la suraccumulation du capital devient facteur de blocage structurel, c’est quand elle entre dans une crise qui dépasse la crise cyclique parce que l’évolution du processus de production entre en collision avec une transformation des forces productives incompatible avec les lois du capital. C’est le cas aujourd’hui parce que la révolution scientifique et technique des années 1970 arrive à maturité de pleine mise en pratique et que par conséquent nous assistons à une possibilité de diminution galopante du besoin en main d’œuvre productrice de plus value. Le capital à la fois a besoin de ce processus et entre en antagonisme avec ce processus et ne trouve comme solution que la dévalorisation du capital par sa destruction pure et simple, le phénomène de financiarisation ne pouvant se perpétuer que s’il s’accompagne par ailleurs de production….

 

 

Sur l’activité non mesurable.

Cette activité non mesurable dont il est question plus haut, c’est justement ce qui n’est pas pris en compte dans le système capitaliste, et plus la production s’intensifie, plus l’activité non mesurable prend de l’ampleur et c’est une des raisons fondamentales des contradictions du système et de la crise. Et plus cette part devient immesurable, incommensurable, plus entre en crise la mesure de quantité de valeur marchande pour mesurer les échanges, au point de mettre en péril et bloquer les échanges. Cela se traduit par un phénomène trivial, celui d’appauvrir les consommateurs au point qu’ils ne puissent plus consommer par rapport à l’accumulation du capital tiré du profit. Ainsi le capital se reconvertit en partie à la spéculation et contribue à nouveau à un appauvrissement consécutif à l’appauvrissement de l’appareil productif.

 

Vous avez dit « décroissance » ?

Sur la décroissance, une remarque. C’est la décroissance de l’échange marchand qu’il faut viser, et son remplacement progressif par l’échange de travail à travail par des accords entre nations, entités productrices à tous les niveaux et une coordination rendant cohérent  l’échange à partir de la cohérence du travail  au niveau de la personne, ce qui est totalement lié. Les suicides au travail en disent quelque chose. La cohérence passe par une sécurité emploi formation, un pôle public du crédit, étapes vers une généralisation de l’échange de travail à travail dans la grande production, et de son corollaire dans les mentalités : rapport de l’homme à l’objet produit devenant le rapport de l’homme à l’homme, coopération sur une base d’égalité et de respect, corollaire de l’autonomie relative de la pensée et de l’autonomie relative des sentiments partant des conditions matérielles qui les enfantent.

 

Quelle organisation du travail ?

Les moyens existent pour une telle organisation et c’est les techniques nouvelles et l’explosion des possibilités productives qui en donnent les moyens. Imaginez un parc informatique avec des ampoules à filament comme les premiers ordinateurs. Cela aurait envahi le monde si cela avait été possible. Mais c’est la transformation de la qualité de la production et non seulement de la quantité qui a résolu le problème et permis à une masse d’habitants de cette terre, bien que d’une façon inégale, guerrière et meurtrière à tous points de vue, de pouvoir y accéder.

 

La question de l’échange.

L’échange en fonction des besoins, et la qualité des besoins, et leur résolution non autoritaire est la clef de la crise.

Peut-on dire qu’il y a des lois du capital ? On dit aussi lois tendances. Comment peut-il y avoir des phénomènes rigides en matière de société alors qu’à la différence de la physique ou la biologie, la vie humaine comporte la pensée et le choix ? Simplement parce que plus l’échange se développe, et plus les échanges sont multiples, imbriqués mondialement les uns dans les autres, plus la règle libérale de la concurrence s’affirme et crée des règles de la mesure de l’échange en fonction du travail incorporé. Les prix de monopoles, ou les accords politiques sur les prix ne contredisent pas cette loi, et d’ailleurs la bataille de la « concurrence libre et non faussée » menée par les institutions d’Etat du capital est la preuve de ce besoin du capital, même si il contrevient à cette règle dans les cas où cela convient aux féodalités industrialo financières, qui se livrent aussi sur le plan juridique, à cette bataille.

 

Les limites des règles que le capital se donne.

Le fait même que les règles que le capital se dicte ne lui conviennent plus, c’est aussi un témoin de la crise et de l’obsolescence de la mesure de la quantité de valeur marchande et qu’il faut passer à l’échange de travail à travail ce qu’on appelle simplement le communisme, qui n’est pas la fin des contradictions, ni de  l’histoire ni du mouvement de la vie, mais négation de la négation de la richesse en tant qu’accumulation privée, et de la propriété au profit de l’usage, « aufhebung » (dépassement-continuité) dans une richesse « d’une autre qualité », mais toujours richesse concrète.

 

Capital et échec de l’échange.

Et l’échec de l’échange de travail à travail des expériences passées, plus qu’un échec dû à l’autoritarisme que nous condamnons à juste titre est celui d’expériences menées dans des conditions ou les forces productives ne permettaient pas cette généralisation, alors que le processus européen et mondial actuels nous y conduisent, bien que nous combattions aussi à juste titre les mesures qu’il contient et qui tendent à perpétuer le système de la valeur qui ne fonctionne plus et qui pousse à accroître sans cesse la destruction des richesses produites et des droits qui y sont liés.

 

Sur les échecs de tentatives d’autres formes d’échange.

Les expériences passées ne sont pas passées, elles ne sont pas circonscrites géographiquement par des frontières étanches. Elles font partie d’un processus global, historique, mondial dont tous les effets restent potentiellement et effectivement présents dans notre présent et notre avenir. Le choix consiste à influer sur une réorientation du processus qui ne soit ni un retour blocage ni une machine incontrôlable sans freins. La santé, c’est cela la survie, le développement, la vie, qu’elle soit collective ou individuelle. Santé et non pas uniformité ni normes fossilisées. Normes oui, mais en mouvement sain laissant la place à l’initiative, la diversité, la cohérence.

Un bon ingénieur doit avoir une vision synthétique de son œuvre et non une addition de visions parcellaires. Mais une fois que cette démarche anime le mouvement de sa pensée et de ses actes d’ingénieur et de citoyen, l’expérience et la connaissance de son travail particulier ne sont pas indifférentes à l’œuvre à accomplir. Ainsi l’engagement militant est sans objet s’il consiste à séparer une synthèse normalisée, ne serait-ce que pour un temps bref, de la continuité de l’acte particulier à accomplir. C’est pourtant ce qui se passe dans l’opportunisme politique, qu’il soit de droite ou de gauche. Il est de fait désolidarisé de son but et exprime finalement un égoïsme non dépassé, une incapacité de rendre poreuses les frontières entre les besoins propres du corps-soi et ceux de la société dans son environnement naturel, une incapacité à saisir l’unité des besoins individuels et sociaux.

 

Production, échange, politique, choix individuels.

Il y a dans chaque acte humain, son unité,  cette fonction politique qui habite toutes les fonctions dans un rapport dialectique entre elles, comme le sont les fonctions biologiques qui ne fonctionnent pas les unes sans les autres et forment une fonction unique globale. Il en est de même lorsqu’on ajoute la fonction « penser » de l’humain qui fait du minéral la vie consciente. J’ai choisi l’exemple facilement visible de l’ingénieur qui doit rendre opérationnelle sa culture à la réponse d’un besoin. J’aurais pu aussi prendre celui du musicien, qui me plaît beaucoup, mais toutes les activités sont des exemples.

 

Pierre assante, 8 novembre 2009.

 

Voir d'autre part les propositions économiques issues de la COMECO

(commission économique nationale du PCF) sur ce blog

et à la Lettre du RAPSE N° 96 novembre 2011

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 09:44

Memoire_Qui_a_appele_a_voter_non.jpg

Le lien entre le développement de la crise et ses conséquences pour les peuples et l'orientation libérale de T.C.E. (Traité Constitutionnel Européen) n'échappe plus à personne aujourd'hui, il me semble.

 

Avec sa "concurrence libre et non faussée", repoussée par les français lors du référendum de 2005, le TCE qui est revenu et a été voté au parlement sous la forme du "Traité de Lisbonne" a ouvert massivement la voie aux spéculations financières et leurs développement d'aujourd'hui, à la "loi des bourses, des "gros actionnaires" et des banques".

 

Le capitalisme, qui depuis 1970 enfonce dans la crise la production industrielle, l'emploi, les salaires et les services nécessaires à notre vie, a trouvé dans le vote de la droite parlementaire en faveur du T.C.E., dont c'est la raison d'être, et du social libéralisme du P.S., qui lui a emboité le pas, un boulevard pour appliquer sa politique antisociale.

 

Il faudrait se rappeler, il me semble, que le P.C.F. (Parti Communiste Français, initiateur et composante du Front de Gauche) a été le seul groupe parlementaire à voter contre le TCE et le traité de Lisbonne, si mes souvenirs sont bons......et  qu'il a mené campagne d'information et d'action intenses sur la question

 

Les vôtres aussi (de souvenirs)?

 

Ce petit rappel n'est pas une réponse à tout, mais (mai?) c'est un  "Bon à Savoir" pour la suite des évènements.....................

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 00:00

Copie de 000 1493Quelques articles de « La Revue du Projet » N°12, décembre 2011

La revue entière :

http://projet.pcf.fr/15967

 

Nouveau testament, Patrice Bessac

Il faut relire les Évangiles. Et les Grecs. Et les Égyptiens. À la source ou avec l’aide de la philosophe Simone Weil.

Il faut les relire, résolument. Ces textes sont des sommets de l’esprit humain. Plus de 2000 ans nous séparent “ et pourtant ” les intuitions les plus fondamentales de ces textes sont intactes. Les pouvoirs, économiques, financiers, politiques au sens étroit, regardent les êtres humains comme des objets. Et ces textes opposent le respect inaliénable de la personne humaine et notre responsabilité individuelle devant les forces qui privent les êtres humains de leur droit au développement physique et spirituel…..

….Suite de l’article :

http://projet.pcf.fr/15992

 

Changer le monde, Elisabeth Gauthier*

 Le terme de « démondialisation » cible essentiellement les évolutions dans la sphère de la circulation du capital et des marchandises en proposant de nouvelles régulations nationales et internationales

Le débat autour de la « démondialisation » a pu prendre de l’ampleur au moment où la « mondialisation » apparaît comme un puissant facteur de crise et où l’échec des dogmes néolibéraux est visible. Il s’agit de fait d’un débat autour des grands principes régissant les évolutions récentes du monde ainsi que des stratégies pour s’y opposer. Dans le monde entier se propagent la contestation des logiques actuelles, l’exigence de démocratie et de profonds changements. L’impact populaire de l’approche proposant une « démondialisation » révèle – malgré les imprécisions et limites du terme – que des « réponses light » face à la crise perdent du terrain. Mais comme dans d’autres débats, comme par exemple croissance/décroissance, les réponses ne peuvent être binaires et se résumer par « pour » ou « contre »…..

….Suite de l’article :

http://projet.pcf.fr/15997

 

Face aux délocalisations, l’exigence d’une nouvelle industrialisation, Alain Morin*

À l'opposé d'une pérennisation de la société productiviste et consumériste du capitalisme, il s'agit de faire progresser les débouchés par un développement de tous les êtres humains, de leurs capacités.

La révolution informationnelle mise en œuvre sous la contrainte de la rentabilité financière a provoqué des changements considérables dans l'activité industrielle : au lieu de libérer du temps pour la promotion de chacun, les gains liés aux nouvelles technologies ont été utilisées pour des suppressions massives d'emplois. Le chômage et les bas salaires ont freiné la demande salariale tandis que délocalisations et abandons industriels ont asséché la demande d'investissement comme les débouchés à l'export. D'où l'insuffisance criante de la demande globale au cœur de la crise du capitalisme mondialisé et financiarisé…...

….Suite de l’article :

http://projet.pcf.fr/16034

 

Une radicalité illusoire, Paul Boccara*

L’expression « démondialisation » peut correspondre à une exigence de mesures radicales contre la mondialisation en cours. Cependant, ces mesures devraient concerner plus exactement la construction d’un autre monde de partages

Un thème est devenu à la mode dans une partie des courants de critique de la mondialisation néo-libérale : celui de la démondialisation. En réalité, cela correspond à une confusion entre la mondialisation actuelle et toutes formes de mondialisation éventuelles, comme si on acceptait l’idée que la mondialisation actuelle est la seule possible. Cette idée serait donc partagée entre les partisans de la mondialisation existante et certains de ceux qui se veulent ses adversaires radicaux.Certes, cette expression peut, en fait, correspondre à une exigence de mesures radicales contre la mondialisation en cours. Cependant, ces mesures devraient concerner, à mon avis, plus exactement la construction d’un autre monde. Il s’agirait d’un monde d’émancipation des dominations sociales exacerbées, du plan local au plan mondial, avec l’institution de coopérations très nouvelles à tous les niveaux…..

….Suite de l’article :

http://projet.pcf.fr/16025

 

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 06:00

MARX 1851

Le nouveau COUP D'ETAT Merkel-Sarkozy (qui des deux va gagner du capitalisme régional le plus puissant dans le capitalisme mondialisé?). 1851-2011. LA COMEDIE c’est s’appuyer sur des processus du passé sans s’apercevoir que l’apparence des choses nous y a poussé souvent et nous y pousse encore.

 

Cet article a été publié la première fois le 11/06/2011 sous le titre  :

 

"La comédie c’est s’appuyer sur des forces dont le processus est un processus du passé sans s’apercevoir que l’apparence des choses nous y a poussé souvent et nous pousse encore à ça" :

 

Le capital monopoliste-financier s’appuie sur la puissance de l’Etat National et ses institutions de cohérence mondiale.

 

L’Etat National et ses institutions de cohérence mondiale, pour dominer,  s’appuient au XX° siècle et aujourd'hui encore, sur les couches moyennes des pays développés, comme les Légitimistes et les Orléanistes s’appuyaient politiquement sur la propriété foncière ou le capital « de libre concurrence » début XIX°, comme le capital moderne de marché national au cours du XIX° siècle s’est appuyé sur la paysannerie de petite propriété contre la classe ouvrière par l’intermédiaire du coup d’Etat de Napoléon III.

 

Les conquêtes sociales qui ont accompagné l’évolution du mode de production de par les luttes et ses propres besoins qui ne se manifestent ni ne se réalisent mécaniquement, ni d’une façon prédéterminée, mais historiquement en fonction des accumulations visibles et invisibles de l’histoire, ses normes antécédentes, son travail des normes, ses renormalisations infinies...ces conquêtes sociales du et dans le capitalisme monopoliste d’Etat social nous cachent les besoins nouveaux du capital et les régressions que ces besoins nouveaux du capital imposent ici et aujourd'hui sous Sarkozy et dans le monde.

 

Ces besoins nouveaux du capital ne sont pas nouveaux en soi comme sortis de rien, ils sont l'évolution du procès du capital à son origine confronté à sa propre évolution qu'il a lui-même engendrée. Et si ces besoins nouveaux ne sont pas perçus par les victimes de ce processus,  mais seulement les effets de ces besoins nouveaux du capital, c'est par manque de conscience de ce processus, ce qui fait la force du capital malgré sa crise.

 

Das Kapital Livre Troisieme Troisieme Section E.S-copie-1C'est en quoi Marx et le mouvement marxiste accordent une importance capitale à la formation économique et politique des salariés dans leurs diverses composantes, et de la classe ouvrière de main d'oeuvre et de production des "biens matériels" dans le monde, base de sa prise de conscience dans la confrontation des évènements qui les touchent et de l'analyse théorique qui en dépend. L'effet "idéologie des couches moyenne" n'est pas étranger à la régression théorique du salariat et des modes anti communistes qui s'en suivent y compris dans le mouvement issu aujourd'hui de ce mouvement communiste. L'idéologie officielle et dogmatique n'est pas non plus étrangère à cette régression ni étrangère à cette division hiérarchique du travail et son imitation dans les tentatives de transformation avortées ou non accomplies

 

On a souvent comparé la transformation sociale à l’eau qui bout et son évaporation rapide, ou au contraire à son évaporation lente dans laquelle le processus et la continuité apparaissent d’une façon plus évidente. L’eau peut aussi se geler. Et le « laisser faire » peut être un élément essentiel du gel. Il est difficile de « trier » le « laisser faire » de la patience active et révolutionnaire, la sagesse de l’immobilisme, la folie du courage. Dans un paysage politique, avec les diverses forces qui s’affrontent d’une façon contradictoire et complémentaire ou antagoniste, dans leurs diverses manifestations et apparences, c’est pourtant qu’il faut tenter.

 

Le capital a passé compromis chaque fois que, soit pour son discrédit passager (crise de 1929 et ses effets, compromission du capital avec l’occupant nazi…), soit pour ses propres besoins en développement (main d’œuvre, qualifications…), et les deux à la fois, l’ont obligé à le faire.

 

Wolinski a très bien imagé cette situation dans son dessin où Giscard, s’adressant à la télévision déclare « J’appelle tous ceux qui ont un peu à s’allier avec ceux qui ont tout contre ceux qui n’ont rien ». Etait-il conscient jusqu’au bout de la portée de ce dessin ? A lui de répondre.

 

L'Humanité18.01.08Jusqu’où le capital monopoliste-financier peut-il s’appuyer sur cette forte et savante mais impuissante fraction de la population ? L’ont bien compris ou plutôt induit ceux qui votent pour des transformations réelles, hors du « tout changer pour que rien ne change » ou ceux qui délaissent une expression démocratique apparemment sans effets pour eux.

 

La question de fond est là. Jusqu’où ! Et la crise commence à répondre à cette question. Commence car pour le moment nous en sommes à des révoltes de ces couches moyennes mais en aucune façon au dessein d’une alliance du salariat dont elles représentent une forte partie dans les pays « avancés » et même émergents, dans ses diverses composantes, sur un projet transformateur. Je ne parle pas d’un catalogue de revendications, mais d’un projet transformateur ici et partout, dans la cohérence de la production et l’échange mondiaux et locaux.

 

La facilité c’est de répondre à ces couches moyennes en les caressant par le programme ou le candidat. Autre chose est de prévoir l’avenir et d’agir sur les leviers nécessaires à la transformation, c'est-à-dire sortir des programmes de Gotha qui rassemblent sur des ombres ; autre chose, c'est-à-dire créer les conditions d’un renversement de l’alliance en s’appuyant sur le processus concret de production, dans lequel la classe ouvrière de main d’œuvre de production des biens « matériels » et sa transformation vers une abolition progressive de la division de classe du travail, reprendra au niveau national et mondial son hégémonie idéologique et sera le cœur du problème.

 

L’aspiration à ne plus être dominé reprend de la vie et de l’espoir.

 

Il ne s’agit pas de renouveler les despotismes de gauche meurtriers du passé ou non dépassés. Il s’agit de remettre au centre de nos préoccupations le travail et l’activité qui répondent aux subsistances de l’humanité, en quantité et en qualité.

 

Les communistes ne veulent sans doute pas d’une comédie qui  renouvelle la tragédie. Il n’y aura pas farce si le programme et l'organisation s’appuient sur le salariat pour réaliser les désirs humains, c'est-à-dire les besoins matériels et moraux dans leur mouvement créatif. La comédie c’est s’appuyer sur des forces dont le processus est un processus du passé sans s’apercevoir que l’apparence des choses nous y a poussé souvent et nous pousse encore à ça.

 

Pierre Assante, 8 juin 2011

 

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 10:05

Fig.4CHANGER LE TRAVAIL, UN DEFI A RELEVER

Lien direct avec "Espaces Marx" et l'article "d'Espaces Marx" :

http://www.espaces-marx.net/spip.php?article737

 

Photos illustrations de cet article de l'unique responsabilité de l'auteur du blog.

Contraintes etc...

 

jeudi 17 novembre 2011

Séminaire organisé par Espaces-Marx en partenariat avec la fondation Gabriel Péri Le 18 novembre 2011

CHANGER LE TRAVAIL, UN DEFI A RELEVER

Séminaire organisé par Espaces-Marx en partenariat avec la fondation Gabriel Péri

Le 18 novembre 2011

A l’espace Niemeyer, 6 avenue Mathurin Moreau (métro Colonel Fabien) Avec la participation de salariés, de syndicalistes, de chercheurs (sociologues, économistes, philosophes..), de professionnels du travail (analystes du travail, ergonomes, responsables des ressources humaines..) et de responsables politiques de gauche.

9h- 9h30 : ouverture du séminaire : quelle définition du travail ?

9h30-12h : La place du travail dans la crise de civilisation Pourquoi le développement des sciences et des nouvelles technologies et l’élévation du niveau de formation n’ont-ils pas débouché sur un développement sans précédent des individus mais sur la remise en cause de l’espoir de conquérir de nouveaux droits et de vivre mieux ? Comment les transformations qui ont affecté le salariat participent-elles de la crise de civilisation ? Comment donnent-elles des pistes pour son dépassement ?

12h-13h Buffet sur place

13h-15h30 : Les représentations du travail dans la société Pourquoi les forces de transformation ont-elles tant de mal à opposer une alternative à l’idéologie patronale d’une valeur travail « devoir moral à l’égard de la société » ? Qu’en est-il pour elles du travail comme facteur de construction sociale et politique ?

16h- 18h : Comment construire des alternatives visant l’émancipation du travail ? Comment rechercher les potentialités d’émancipation observées dans le travail et permettre une intervention des salariés pour changer le travail dans ses finalités et redonner sens au vivre ensemble ?

Contact Véronique Sandoval

En pièces jointes les contributions parvenues

Documents joints (pièces jointes des contributions parvenues)

 

·                                

MAZUY (PDF – 42.7 ko) SCHWARTZ 1988

·                                

ASSANTE (PDF – 713.5 ko)

·                                

BAUNAY (Word – 27 ko)

·                                

RIGAUDIAT (Word – 39 ko)

·                                

CASTEJON (Word – 42 ko)

·                                

MEDA (Word – 30 ko)

·                                

BEYNEL (Word – 28.5 ko)

·                                

NICOLAS (Word – 26 ko)

·                                

BARKAT (Word – 50.5 ko)

·                                

PLACE DU TRAVAIL EN EUROPE (PowerPoint – 1 Mo)

·                                

QUEL TRAVAIL VOULONS NOUS ? (PowerPoint – 73 ko)

 

L'activité à 3 pôlesPhotos illustrations de la responsabilité de l'auteur du blog.

 

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 18:46

marx1844Le but et le moteur de l’humanité est la transformation de chaque « spécimen » de l’espèce en chercheur de plus en plus libéré de l’activité contrainte de subsistance « biologique immédiate » de la personne.

Pour une ethique et une esthétique du travail formateur de pensée.

 

L’expression de « l’interprète conscient du processus inconscient », organisation du salariat et de ses alliés sans sa diversité, et en premier lieu le salariat de « production stricto sensu », des « biens matériels bases de la subsistance matérielle et morale », a besoin d’une réelle coopération du philosophe, de l’économiste, du musicien, du mathématicien marxistes

  

Article déjà publié le 27.11.2011

 

Divers ouvrages sur la questionLa seule hiérarchie qui ait -peut-être- un sens est celle des devoirs car plus la conscience humaine se développe, plus ils grandissent.

 

L’espèce humaine a développé l’activité de penser, de pensée, pour satisfaire ses besoins et la satisfaction des besoins a développé les besoins. Jusqu’à ce que l’activité de pensée devienne elle-même un besoin, un besoin avec sa propre autonomie relative des besoins biologiques de la personne et de l’espèce, de la personne dans l’espèce humaine.

 

Dans « Epîtres aux citoyens » j’ai essayé de décrire l’autonomie relative des sentiments.

 

Dans « Division sexiste du travail », j’ai essayé de décrire l’autonomie relative de la propriété privée et ses conséquences d’aliénation et leur développement dans le processus de la société de classe.

 

Dans « La métamorphose du travail », j’ai essayé de décrire l’autonomie du capital, et du capital « force et capacité de travail » dans sa transformation de valeur d’usage en valeur d’échange marchand, dans son achat et sa vente et ses conséquences d’aliénation. De même dans "l'indifférence". 

 

L’activité de pensée devenue elle-même un besoin rejoint l’activité de connaissance générale de la nature par l’humanité et de l’humanité : "Notion de valeur, 13 articles..." 

 

L’autonomie relative de la pensée et des sentiments par rapport à la constitution biologique de l’espèce humaine en tant qu’espèce animale développée, entre en conflit avec l’autonomie relative de la "propriété-possession-privée" de satisfaction des besoins.

 

La propriété-possession-privée de satisfaction des besoins est-elle inhérente à une supposée « nature humaine ? Certainement pas. C’est le besoin propre de la personne dans l’espèce qui est inhérent à son besoin d’existence propre.

 

Si le besoin d’existence propre trouve satisfaction dans une forme non aliénée de l’activité, il trouve aussi réponse à la contradiction entre besoin de la personne et besoin de la société et de l’espèce socialisée qu’est l’humanité : « l’essence de l’homme c’est l’ensemble des rapports sociaux ». Le rapport dialectique entre le type de rapport sociaux et les contradictions à l’intérieur des rapports sociaux, c’est le mouvement qui détermine sa transformation, c’est le mouvement de transformation social en lui-même.

 

Quand les conditions de transformations du mouvement arrivent à maturité, si une entrave freine puis empêche durablement le mouvement, c’est la mort de tout le corps social qui peut intervenir et la mort de l’individu dans l’espèce et de l’espèce dans l’individu. Où en sommes-nous dans le contenant de l’espèce qu’est notre corps-pensée actuel si le corps-pensée du producteur laisse totalement ou quasi totalement la place au corps-pensée du consommateur ?

 

Je rejette le concept de « société de consommation ». C’est de la pure propagande de classe dominante. Toute société est « de consommation ». Par contre cette société de consommation-ci, c’est la société « de marchandise » dans sa forme finale et exacerbée et rien d’autre ; la « société de marchandise » qui fait évaluer la valeur à la valeur d’échange marchand. Nous sommes dans une société de marchandise mondialement généralisée, de valeurs d’usages mondialement transformées en capital généralisé, dominées par une valeur d’échange aliénant leur utilité pratique et esthétique dans leur pratique, et leur pratique esthétique.

 

L’éthique ainsi acquérant une autonomie « sans retour » de la constitution biologique humaine, n’est plus une esthétique et une éthique du travail formateur de pensée, mais esthétique de la mesure quantitative de la valeur marchande, esthétique de la consommation sans production, esthétique de l’immobilité donc mortellement conservatrice.

 

Revenons à l’activité de pensée devenue ainsi le besoin premier de l’espèce humaine. Le jeu « populaire » comme le jeu « savant » en est la meilleure illustration. Et la contradiction entre le jeu et l’activité contrainte la meilleure illustration du besoin de pensée comme besoin premier de l’espèce humaine.

 

Le besoin de pensée entre dans toutes les formes d’activité humaine, il est la forme, les formes de l’activité humaine, dans leurs multiplicités et leurs diversités infinies. Il rejoint le besoin de connaissance par l’humanité de son « univers », qui est, dit sous une autre forme, le mouvement en croissance de la conscience de la nature sur elle-même, « l’humanisation de la nature » et « la naturalisation de l’homme ».

 

Le but et le moteur de l’humanité est la transformation de chaque « spécimen » de l’espèce en chercheur de plus en plus libéré de l’activité contrainte de subsistance « biologique immédiate » de la personne, et de la transformation-sublimation de la subsistance « biologique immédiate » et des plaisirs qui en découlent par ce « travail » conjoint de « rassemblement-réappropriation » du corps-pensée dichotomisé par la société de classe. Ceci est une conception humaine de la technique à la différence de la conception utilitariste et fasciste de la technique.

 

Dans la réaction des classes dominantes, propriétaires et gestionnaires du capital, dans sa réalité abstraire et apparemment insaisissable, dans leur réaction à la socialisation, et les mesures dans l’organisation du travail, des institutions administratives et guerrières locales et mondiales, sous l’égide de la privatisation, nous sommes loin de ce but, nous régressons d’une façon relative car il y a paradoxalement encore un mouvement non seulement de résistance mais aussi de créativité dans ce mouvement de régression.

 

La « rationalisation » mondialisée par les élites du capital est la pointe extrême de la réduction de la pensée à une technique utilitariste. Elle rejoint le concept nazi de technique utilitariste qui a amené ce dernier à l’élimination de tout ce qui pouvait représenter quelque chose « sans utilité », dans le présent et dans l’histoire humaine sur la longue durée.

 

C’est aujourd’hui une forme de fascisme un temps « consenti » qui nie les propres lois du capital en crise, qui ne trouve plus les solutions dans ces propres lois et donc les transgresse, ce que l’on peut constater éminemment dans ses propres conceptions de la démocratie restreinte à une citoyenneté excluant les producteurs et les acquis conquis par les producteurs à l’intérieur des contradictions du système.

 

Nous sommes loin, nous avons laissé derrière nous les velléités du christianisme originel ou de la « guerre des paysans » allemands de la renaissance, dans sa recherche de libération humaine. Les « représentants » de la spiritualité, conjointement aux théologiens matérialistes mécanistes de la revendication ont abandonné les « fins » pour les moyens, au lieu de mettre les moyens au service des fins, ce qui pouvait encore se manifester dans les années 1960 avant la généralisation de la phase actuelle du capital, dans des alliances objectives et subjectives communistes chrétiens par exemple.

 

Alliance qui peut renaitre sous d’autres forme, mais qui pour le moment prend comme toutes les formes de fausse alliance, celle d’instrumentalisation des uns par les autres sur des objectifs sans horizons quand ce n’est pas du moralisme réactionnaire au service des objectifs des classes dominantes égoïstes, à l’image de l’échange dominant A-M-A’ (voir plus bas).

 

L’utilitarisme et le possibilisme, jumeaux sans poésie, et vieillards sans descendance, ont triomphé avec l’échange « Argent-Marchandise-Argent plus » mondialement généralisé à l’aide des techniques privatisées mondialement informationnalisées.

 

Alors que c’est au contraire ces techniques mises au service de l’humanité par la coopération solidaire, objectivement et subjectivement, que devient possible la libération de l’activité contrainte socialement de subsistance biologique immédiate de la personne.

 

Reste alors lorsque les marges « contractuelles » sont bloquées, à radicaliser, généraliser la revendication, à  rompre les marges contractuelles bloquées à partir des prémices de socialisation généralisée de la société nouvelle qui se sont développées dans la société ancienne.

 

Mais rompre, ce n’est pas le long fleuve tranquille, et la continuité transformatrice à l’image de l’évaporation de l’eau comme forme et exemple de transformation qualitative souvent utilisée et usée, ce n’est pas le conservatisme craintif qui se transforme alors dans la lutte de conservation en alliance haineuse et sanglante en résonnance avec  le conservatisme de classe dominante.

 

L’expression de « l’interprète conscient du processus inconscient », organisation du salariat et de ses alliés dans sa diversité, et en premier lieu le salariat de « production stricto sensu », des « biens matériels bases de la subsistance matérielle et morale », a besoin d’une réelle coopération du philosophe, de l’économiste, du musicien, du mathématicien marxistes. La séparation-frontière de ces champs, et des champs d’activité et de recherche humains en général ne peut qu’aboutir au structuralisme, c'est-à-dire à des progrès « délimités », c'est-à-dire à laisser à l’adversaire la cohérence d’une activité générale.

 

C’est au rapprochement de ces intervenants que l’on pourra reconnaître la maturité des conditions de transformation de la société.

 

Pierre Assante, 27/11/2011 01:56:48

 

Illustration : quelques ouvrages sur le sujet, Y.Schwartz, P.Boccara, E.Bloch, H.Lefebvre, I.Garo, G.Lukàcs, W.Benjamin, L.Vygotski. K.Marx... 

 

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 22:35

2011 04 13 001

2011 04 13 009

Lavorare

stanca * 

 

Nous sentons bien qu'il nous faut (re?)-trouver une cohérence.

 
Chacun la cherche sur un point précis, ce qui ne peut donner une synthèse. C'est "normal" dans "l'époque actuelle".
  PAVESE-2.jpg
PAVESE-3.jpgUne fois que nous avons trouvé "notre" point, nous sommes prêts à partir comme les preux chevaliers (ou les gaulois face à César), lance à la main, dans le plus grand désordre, face à un adversaire super organisé, qui est même prêt à brûler tous les ponts, s'il le faut, pour se maintenir.
Idem, C'est aussi "normal" dans l'époque actuelle.
Encore un peu de temps.
Peut-être.
 
 
P.A., 8 décembre 2011
 
* "Travailler fatigue", Titre d'un reccueil de poème de Cesare PAVESE, poéte italien.
Jean Claude IZZO a écrit aussi un reccueil intitulé "Vivre fatigue".  

 

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 06:32

 

MARX-GOTHA.jpgCet article a été publié sur ce blog la première fois le 4 novembre 2010.

 

Voir en fin d'article l'additif : "Pour une re-humanisation de qualité nouvelle du TRAVAIL".

1) Libérer le travail du mouvement de capital.... Les mesures transitoires sur le capital (par exemple sur le crédit) doivent tendre rapidement à cela....

2) L'échange de "travail à travail"....

3) L'économie de moyens par l'humanité n'est pas dans une décroissance...

 

  Questions d'un ami :

…….Mais un petit topo sur la question suivante serait le bienvenu : "En quoi Marx considère-t-il que le travail, qui est la substance de la valeur, n'a pas lui-même de valeur (cf. Chap.1 du Kapital) ?

 

Je comprends bien que la source de la valeur ne peut pas elle-même avoir de valeur, puisqu'elle est la source de la valeur. Mais que dire d'autre ? Ce qui a une valeur, c'est la force de W. Certes. Mais alors qu'est-ce que le W pris en soi ?

 

"Ma" Réponse :

 

14mai10 003Dans la critique du programme de Gotha, Marx prend  par l'humour (mais avec un peu de colère, car il s'agit d'un très sérieux congrès qui prépare des luttes ouvrières) les lassalliens qui affirment que le travail crée les richesses.

Bien sûr "dans le vague" on peut le dire.

Mais il précise que c'est la force de travail qui crée la richesse, la richesse en tant que valeur d'échange et son accumulation dans le marché.

Cette force de travail,  la dépense des muscles, du cerveau, du système nerveux (qui bien sûr a une mesure physique en W, KW, KWh) ne peut se mesurer en W, car dans l'échange marchand, on ne mesure pas cette valeur d'usage de la marchandise travail, mais sa valeur d'échange par le temps de travail moyen socialement nécessaire à la production des produits qu'elle consomme (après les autres phénomènes du marché je ne développe pas, je l'ai un peu fait dans les articles précédents), force de travail, marchandise qui perd elle aussi sa valeur d'usage au profit de sa valeur d'échange. Sa valeur d'usage elle la retrouve une fois sortie du marché, par exemple ta table dans ta salle à manger.

 

La marchandise force de travail, même si elle a des propriétés propres, est une marchandise dans l'échange A-M-A'. Si comme Robinson je me fabrique tout seul une flûte avec une canne que j'ai coupée avec un galet "naturel", cette force de travail là est bien une valeur d'usage. Valeur d'usage si je la mets en oeuvre sans la vendre, sans l'échanger, et non si je la laisse au repos (bien qu'elle n'ait jamais de repos, à la différence du wagon qui pourrit en gare et donc n'a plus de fonction de transport pas plus qu'une autre en l'état et n'est ni une valeur d'usage ni une marchandise.

 

La confusion existe lorsqu'on veut simplifier la question de la plus value (qui est une réalité bien évidente) en la limitant et l'isolant à un ouvrier et à un produit, ce qui est pourtant utile et nécessaire de faire dans un début de pédagogie. Cet exemple qui vaut pour un taux de plus value artificiellement isolé, ne vaut pas si on le transpose mécaniquement à tout le fonctionnement du marché, de la production, de l'échange, de la distribution, de la gestion, des services, (sans oublier le rôle que jouent sur lui les institutions, la culture -activité- au sens large) qui ne sont cependant pas des tranches de saucisson, car ils "fonctionnent" comme fonctions d'une unique fonction, l'humanité dans la nature. Et cachera les autres phénomènes que sont la baisse tendancielle du taux de profit, la suraccumulation du capital, sa dévalorisation, et la réalité de la production-échange humaine générale, ses mouvements techniques, économiques, institutionnels, « culturels ». La "circulation simple" est une vue de l'esprit nous dit Marx.

 

Ainsi, séparer la critique de l'économie politique de la philosophie et l'anthropologie donne le mécanisisme des communismes grossiers et leurs pratiques que nous avons payé cher (mais nous n’avons pas payé que ça, les conflits du monde sont généralisés et n’ont pas une cause unilatérale, et rester neutre ne résoud pas les conflits. La critique du programme de Gotha, bien que relativement confidentielle se voulait opérationnelle sur le mouvement ouvrier, parce qu'elle se voulait une arme contre l'exploitation du travail) et que nous continuerons en partie à payer (pas trop j’espère, mais c’est une autre question) dans les expériences à venir (belles ou moins belles, mais pleines d'espérance et de bonheur au quotidien), car seul un mode de production à maturité prend le pas sur le mode de production précédant qui en contient les prémices.

 

Autre exemple :

 

Le prix de l'électricité se paye-t-il en consommation KWh ? Oui mais c'est une vison comptable.

La valeur du KWh qui va déterminer le prix, c'est celle du temps de travail moyen nécessaire à sa fabrication dans un contexte géographique et historique donné, distordu par les prix de monopoles, les situations de pression du marché, du transfert des profits d'un produit vers d'autres produits, les différences et relatives péréquations entre zones de production et leur cultures de production, etc.....

 

L'indifférenceEn outre le W de l'électricité n'est pas le W d'un corps-soi, oui dans les lois de la physique et non en sociologie. Cependant, le KWh d'électricité contient la fonction production-échange sociale d'énergie dans toutes ses "composantes" intriquées. On ne peut donc considérer en soi le KWh social que par une séparation artificielle et-ou d'étude scientifique  de mesure marchande qui fait partie de la fonction générale d'échange des valeurs d'usage.

Cela est une contradiction "naturelle" du capital. L'absurdité des apparences et de ma réponse n'est pas du ressort de celui qui les expose, mais des contradictions du système. Ce que l'on a du mal à accepter parce qu'on y est naît dedans et qu'il nous semble aussi naturel que le lever du soleil ou la pluie.

 

Là où l'on se rend compte de cette contradiction, de ce paradoxe défiant la logique, et de cette absurdité, c'est quand on va chez le médecin et que tout à coup le soin n'est plus remboursé et que dans le même temps les capacités productives, d'enrichissement collectif en valeur d'usage s'est multiplié. Ou que se dessine à un horizon que l’on combat un marché pour les retraites capitalisées  pour "combler" la chute vertigineuse des pensions.  Pas question de mesure en KWh du W.

 

Je ne sais si je suis hors sujet, j'ai répondu à brûle-pourpoint et donc peut-être " à la Lassalle" à partir de la lecture de ton bref message, sans aller chercher les références, ce qui est le propre de l'amateur que je suis.

Amitié.

Pierre, le 3 novembre 2010

 

Note après coup : "...le travail n'est pas la source de toute richesse. La nature est tout autant la source des valeurs d'usage (et ce sont bien elles qui constituent de fait la richesse ?) que le travail, qui n'est lui-même que l'expression d'une force naturelle, la force de travail humaine....

....un programme socialiste doit ne pas permettre à ce type de rhétorique bourgeoise de passer sous silence les conditions qui, seules,  lui donnent sens. Ce n'est que dans la mesure où l'être humain se comporte dès l'abord comme propriétaire de la nature, source première de tous les moyens et de tous les objets du travail, ce n'est que si il se comporte comme si elle lui appartenait, que son travail devient la source des valeurs d'usage, et donc également de la richesse. Les bourgeois ont d'excellentes raisons d'attribuer au travail une puissance de création surnaturelle, car c'est précisément du fait que le travail dépend de la nature que l'être humain, qui ne possède d'autre propriété  que sa force de travail, est nécessairement dans toute société et dans toute culture esclave des autres hommes qui se sont faits possesseurs des conditions objectives du travail. Il ne peut travailler qu'avec leur permission, et donc il ne peut vivre qu'avec leur permission..."

Marx, "Commentaires en marge du programme du Parti Ouvrier Allemand"

 

Additif :

Pour une re-humanisation de qualité nouvelle du TRAVAIL

Les réponses aux questions ci-dessus, et ouvrent une multitude d'autres questions.

Pour ma part je résumerais (ce qui est dogmatique mais quelquefois nécessaire, en tout cas utile avec prudence) la visée possible de rehumanisation de qualité nouvelle du travail, par 3 "principes" essentiels.

1 La libération du travail de l'échange du capital, pour libérer le travail du mouvement de ce capital aujourd’hui destructeur, de son déplacement en fonction du profit et de son indifférence envers la stabilité et le développement de l'activité humaine, du travail. Les mesures transitoires sur le capital (par exemple sur le crédit) doivent tendre rapidement à cela.

2 L'échange de "travail à travail" mise en œuvre dans les "tyrannies" de transition du capitalisme vers un mode de production de coopération entre les personnes et les peuples n'est pas sans lendemain malgré les expériences dramatiquement manquées. Leur échec provisoire est d'ailleurs une des raisons de l'enfoncement actuel dans la crise économique, institutionnelle, morale et de civilisation actuelle.

3 L'économie de moyens par l'humanité n'est pas dans une décroissance mais dans une croissance qualitativement nouvelle. C'est à dire dans le rejet de la croissance du type capitaliste actuel et pour une autre croissance. C'est dans la croissance de tous les moyens (recherche fondamentale et appliquée qui doit devenir un but et une activité collective généralisée, énergies, habitats, transports etc.) de qualité nouvelle que se trouvent les moyens d'économie de moyens qui est un principe pour une existence et une évolution-développement de la nature viable à long terme. C'est le principe de toute croissance, de toute vie et existence de la nature : naissance, croissance initiale "d'enfance" (nous y sommes encore, et justement dans une crise de croissance), croissance en transformation de "l'objet adulte" et mort de cet « objet » et résurrection d'autres formes d'existence.

Pierre Assante, 5 novembre 2011

 

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 11:46

   De La Commune de Paris, Marseille… de 1871, ses réalisations, et sa répression par les versaillais, à la constitution passée et actuelle du mouvement politique des producteurs, du salariat.

 

MARX GUERRE CIV 1871Une réflexion qu’il faut intégrer pour comprendre l’état du monde actuel:

 

La bourgeoisie des pays développés suivie par les bourgeoisies en formation des pays dominés a procédé au long des siècles du capitalisme à la répression et au massacre de la force de travail, celle qui donne à l’humanité les moyens de subsistance matériels et moraux.

 

Ceci dès la révolution française et même bien avant, dès la formation de la bourgeoisie et du salariat.

 

Sous la révolution française, il faut rappeler les lois anti-ouvrières concernant le salaire et le temps de travail et les répressions des demandes propres au salariat.

 

Sous les révolutions bourgeoises en France de 1830, 1848, il faut rappeler les répressions sanglantes, les déportations et les emprisonnements de la classe ouvrière une fois qu’elle n’a plus été utile comme masse de manœuvre des insurrections et qu’elle s’est mise à s’organiser comme force politique.

 

Il faut rappeler aussi les exécutions et les déportations des paysans révoltés contre le coup d’Etat de 1851 de Napoléon III, qui exprimaient les aspirations du travail à la démocratie du producteur, à « La Sociale », bien au-delà de ce que constituait ce mouvement.

 

Les Communes de Paris et de « province » donnent un exemple frappant de cette répression des revendications populaire et de ceux qui les portent, par la bourgeoisie. Les affaires d’abord ! : les chiffres officiel du gouvernement des versaillais lui-même de la troisième république, qui ne souhaitait pourtant pas faire un tableau noir d’elle-même,  de ses atrocités, donnent ceci :

27 mai 1871, 1600 tués ou fusillés ; 28 mai 1871, les exécutions en masse par les versaillais continuent au Père Lachaise ; fin mai-juin, 17000 fusillés ; 26 mai 71-31 décembre 74 : les 24 conseils de guerre créés par le gouvernement de Versailles ont jugé  80 enfants, 132 femmes, 9950 hommes de La Commune, sans compter les contumaces. Ils ont prononcés 13450 condamnations dont 270 à mort, 410 aux travaux forcés, 4016 à la déportation dans une enceinte fortifiée, 2507 à la déportation simple, 1323 à la         détention ou réclusion, 322 au bannissement, 8407 à la prison, etc.

 

Pour défendre leurs intérêts dans et de leurs marchés nationaux et coloniaux, les bourgeoisies n’ont pas hésité à lancer les uns contre les autres les peuples dans des guerres qui ont fait des millions de morts.

 

Comment s’étonner alors que le mouvement politique ouvrier ait voulu fermement s’organiser après (et même avant) la guerre de 14-18 « militairement » et « hiérarchiquement » pour répondre à un besoin de cohérence dans les luttes et dans les mesures à prendre pour la libération du prolétariat et la construction d’une société sortant du système de la mesure de la valeur d’échange par l’usage de la mesure de la force de travail, de l’exploitation de la force de travail, de la « mesure quantitative de la valeur d’échange », de la marchandisation généralisée de toute valeur, de toute culture, de tout rapport social ; de l’indifférence à la valeur d’usage au profit du profit privé, de la valeur marchande et de sa mesure.

 

Comment s’étonner que cette « organisation hiérarchique et militaire » du mouvement politique du salariat, répondant à une forme d’organisation pacifiste et-ou opportuniste qui se faisait écraser, n’ait pas abouti à des tyrannies, comme tout mouvement social de transition entre une domination et une libération. La Grèce antique nous a appris cela, ce passage de l’aristocratie rurale aux tyrannies puis aux constitutions de Solon et de Clisthène, qui ont vécu un siècle, puis ont été dépassées par des transformations économiques et sociales auxquelles elles n’étaient plus adaptées.

 

Il faut mesurer ce que constitue de massacre de l’intelligence ouvrière et populaire, l’affrontement gigantesque contre le nazisme et les luttes anticoloniales et néocoloniales réprimées. La liste, le bilan, comme a été fait le bilan « dans l’autre sens », est à faire…

 

Bien sûr, après chaque répression, l’organisation politique (politique, syndicale et théorique) du salariat s’est reconstituée. Mais à chaque fois au prix d’une réduction de ses forces théorique due au massacre de son « élite », c'est-à-dire du massacre des militants formés politiquement et idéologiquement, au prix d’un abaissement théorique, des compromis contraints, et pour ma part je dirais, d’un « marxisme faible », conséquence de ces reconstitutions éprouvantes.

 

Peut-on imaginer que la crise générale du capital que les communistes ont "prophétisé" pendant près de deux siècles, et qui pourtant semble en surprendre une bonne partie, peut-on imaginer dis-je que cette crise générale du capital qui est aujourd’hui là, permette la reconstitution d’un marxisme fort, d’un communisme fort qui reconstitue les forces de transformation sociale, l’expression de "l’interprète conscient du processus inconscient" qu’est le mouvement politique du salariat ?

 

La répression ne tient pas qu’aux massacres et aux emprisonnements. Elle tient avant tout au chantage au travail et au salaire, qu’exerce les possesseurs des grands moyens de production et d’échange privés, à la concurrence entre salariés qui en découles, et entre les divers groupes du salariat, du manœuvre à l’ingénieur, de l’employé au gestionnaire salariés, de l’enseignant à l’artiste prolétarisés…..

 

Elle tient aussi au degré de clairvoyance de ce qui doit ou devrait être cette "expression consciente d’un processus inconscient" et à la volonté qui en découle ou pas de l'alliance protestataire mais surtout constructive, des producteurs contre leurs exploiteurs (concrets et abstraits), et contre leur instrumentalisation des uns contre les autres par ces mêmes exploiteurs.

 

Un point fort de l'enseignement de l'échec de La Commune, qui éclaire aujourd’hui un des problèmes essentiels de la construction et la transformation qui sera nécessaire, c'est la maîtrise par le peuple de ses moyens d'échange, l'argent et les banques, leur transformation qualitative avec celle de la mesure de l'échange, et bien sûr l'usage qui en sera fait répondant aux besoins humains, à l'opposé d'aujourd'hui.

 

Le nouveau coup d’Etat lent des années de fin de siècle dernier, véritable arme de destruction massive, elle, et qui s’est brutalement accéléré aujourd’hui, détruit les règles de la démocratie bourgeoise que le capital s’était institué pour lui-même et son propre développement, et sur lesquelles le mouvement ouvrier des pays développés avait construit un compromis permettant à une part des échanges et en partie de répondre aux besoins populaires.

Ces « éléments de socialisme », comme disait Enrico, ne sont pas à jeter à la poubelle de l’histoire, pas plus que les éléments de socialisme et les échanges de travail direct des « tyrannies » socialistes.

Ce sont au contraire des éléments du capitalisme présent qui doivent s’épanouir pour construire la société de demain, en s’appuyant sur l’héritage technique et culturel de la mondialisation capitaliste dans son unité et sa transformation en une démocratie du producteur, de la personne dans sa cohérence et une cohérence généralisée. Cela ne se fera ni tout seul ni comme un long fleuve tranquille, comme La Commune nous l’a aussi enseigné.

  

La nouvelle constitution européenne merkelo-sarkozyenne en cours et en application dans les faits nous annonce le retour en force de la plus value absolue au détriment d’une plus value relative s’appuyant sur la productivité du travail à partir des nouvelles capacités « technico-culturelles ».

 

Cette constitution s’oppose à l’évolution des forces productives et à leur réalité d’aujourd’hui même. Elle ne peut donc qu’aboutir à la catastrophe ou à la révolution.

 

Pierre Assante, 2 décembre 2011 

 

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