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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 09:28

Goblot civilisation« …Mais la défense de la démocratie ne peut se contenter du maintien des institutions démocratiques en l’état.

 

Qui n’avance pas recule. La démocratie du travail, du droit du travail, du pouvoir des producteurs sur le « que produire et comment produire », peut seule répondre à un élargissement de la démocratie et répondre aux attaques mortelles qu’elle subit aujourd’hui… »

 

Certains ont cru voir, en particulier dans le milieu anarchiste (pour qui j’ai le plus grand respect, quelles que soient mes critiques), une défense du stalinisme dans cette contribution de décembre 2007. Il s’agit du contraire. Il s’agit d’une analyse le condamnant. Condamnation non abstraite, mais dans la réalité historique, dans le mouvement de l’histoire de l’humanité et ses moments réels.

 

Lorsqu’on lit les œuvres complètes de Lénine, on peut aborder cette lecture soit comme un culte quasi religieux, soit un énorme témoignage d’un moment historique à étudier d’une façon critique.

 

14mai10 003De ce moment historique, on peut constater, d’abord, les données historiques d’un évènement énorme dans l’histoire de l’humanité. Ensuite les limites historiques de cet évènement. Enfin le contenu de ces limites historiques, en particulier la relative mais forte assimilation du matérialisme dialectique et du matérialisme historique par le mouvement bolchevik, et la relative superficialité et insuffisance de la connaissance et mise en pratique de la critique de l’économie politique dans son aspect « dur », théorique et mathématique le plus poussé ; si cette constatation n’est pas fantaisiste de ma part, l’état économique de la Russie de l’époque pourrait en être une explication.

 

Le niveau de développement économique et les caractéristiques culturelles d’un peuple, dans toute sa diversité et toutes ses composantes ne sont pas des éléments séparés, ne connaissent pas une frontière et procèdent d’une unité. Unité qui fonctionne dans celle de l’humanité entière.

 

N’oublions pas non plus que Lénine lui-même a critiqué après coup, avant sa mort, la trop forte russification du mouvement ouvrier international. Cette critique interne valant pour la critique générale.

P.A., 21 février 2011

 

Question de démocratie :

Contribution de Pierre Assante

Section du 8ème arr. de Marseille


17 décembre 2007

 

Faisons court.

 

Pour répondre à des questions encore fréquentes aujourd’hui, y compris dans l’assemblée des secrétaires de section du 8 et 9 décembre : qu’est-ce qui caractérise le stalinisme ?

 

Un conception déterministe de l’histoire accompagnée, paradoxalement, d’une « fin justifie les moyens » destinée à atteindre les fins « déterminées » et justifiant souvent d’autres ambitions. D’où les goulags puis les hôpitaux psychiatriques. Mettons toutefois en mémoire, et en face, les morts et destructions des guerres impérialistes, celles des politiques colonialistes, celles des répressions ouvrières et le gaspillage monumental du travail et des forces humaines en France et dans le monde aujourd’hui, que nous devrions soumettre à l’évaluation de nos concitoyens.

 

Le PCF a-t-il été stalinien ?

 

Tous les historiens objectifs, (De Gaule y compris, pour l’anecdote) diront que la marque première de ses choix politiques reposent sur l’humanisme, la démocratie, le poids de sa participations aux institutions pour faire peser des orientations de classe dans les politiques nationales, communales, et la combinaison de l’action dans les institutions et l’action de masse.

 

Ce qui ne veut pas dire que « la fin justifie les moyens », ou à l’opposé l’illusion d’un « effet automatique et plus grand qu’en réalité de la participation aux institutions » n’aient pas marqué des moments importants de la politique du PCF. Par exemple dans une centralisation non démocratique, excessive (mais pas systématique) des décisions, plutôt qu’une cohérence basé sur le "rassemblement" des observations et des initiatives.

 

Les critiques officielles ou officieuses des soviétiques dans la période stalinienne et Brejnévienne sur « la mollesse » du parti communiste français témoigne de la différence du PCF comme d’autres partis communistes, le parti italien par exemple.

 

A contrario, les « réformes internes » du PCF ont plus porté sur une dissolution des principes et du vocabulaire contesté que sur une reconstruction critique (2).

 

Le léninisme est-il stalinien ?

 

Pour Lénine, comme pour Trotski, mais avec des analyses différentes (1), il n’y a pas une conception déterministe de l’histoire ni « une fin justifie les moyens ». Il y a un énorme affrontement déjà mondial de forces humaines s’opposant dans les idées et les faits, affrontement dans lesquels il faut faire des choix et prendre des décisions d’action, violente y compris, par nécessité quand cela le demande et non par principe.

 

Nous avons eu la chance en Europe (en général), au moment du Front Populaire de 1936, puis depuis l’après guerre de 39-45, de bénéficier des retombées crées par le rapport de forces des ces monstrueuses batailles. Préserver la démocratie et la paix aujourd’hui passe par la défense de ce rapport de forces bien mis à mal par la chute des « pays de l’Est », l’adaptation du capital à la mondialisation informationnelle, le recul de l’analyse marxiste, l’intégration des élites scientifiques et gestionnaires à la « politique de l’actionnariat, de la bourse des valeurs, des grandes féodalités financières qui se partagent et privatisent le monde ».

 

Mais la défense de la démocratie ne peut se contenter du maintien des institutions démocratiques en l’état.

 

Qui n’avance pas recule. La démocratie du travail, du droit du travail, du pouvoir des producteurs sur le « que produire et comment produire », peut seule répondre à un élargissement de la démocratie et répondre aux attaques mortelles qu’elle subit aujourd’hui.

 

Pierre Assante, 17 décembre 2007

 

(1) relire par exemple, « matérialisme et empiriocriticisme » ou les « cahiers philosophiques » d’Oulianov, tomes 14 et 38.

 

(2) La critique constructive d’un Henri Lefebvre par exemple est hélas restée dans le silence et les oubliettes, particulièrement après les évènements de 1968 et dans la période des années 70, après le départ de Waldeck Rochet, et leur suite, les années 90 de la chute des « pays socialistes » et de la reprise en mains du rapport de force aboutissant pour nous, aujourd’hui au sarkozisme.

 

http://www.bdr13.pcf.fr/Contribution-de-Pierre-Assante,5333.html

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 07:45

14mai10 003

Assemblée Nationale des communistes

des 8 et 9 décembre 2007 :

Contribution de Pierre Assante

Pierre Assante
Section du 8ème arr. de Marseille


14 décembre 2007

L’assemblée nationale des Secrétaire de Section des 8 et 9 décembre 2007 a bien montré que le PCF n’était pas mort. Mais il n’y avait pas besoin de cela pour le savoir. La qualité, le contenu de sa presse et pourtant sa diffusion insuffisante, par exemple, montre que s’il n’était pas victime, à l’initiative des pouvoirs et du patronat, d’ostracisme dans cette société, son rayonnement serait bien plus important. Le parti communiste et le travail subissent le même sort, parce qu’ils son liés dans leur existence propre.

Pour en revenir à l’assemblée nationale de La Défense, on peut faire une constatation. Les positions des uns et des autres ont subi un bougé positif : les tenants de l’ouverture parlent d’identité et les tenants de l’identité parlent d’ouverture. Ce qui veut dire que l’idée qu’il n’y a pas d’ouverture sans identité pour un parti, un mouvement, un rassemblement, et pas d’identité sans ouverture, cette idée commence à progresser.

En schématisant on pourrait constater
- que les partisans de « la dissolution » se réfèrent à l’histoire, et à une histoire relativement évènementielle, même si les évènements auxquels ils se réfèrent sont d’une importance significative dans l’évolution humaine
- que les tenants du « maintien du parti » se réfèrent à une analyse économique montrant que les lois du capitalisme et sa crise excluent toute autre issue que celle dont le parti est porteur, et lui seul, même si la question des alliances est nécessaire.

Quelques semaines avant les évènements de Mai 68, Henri Lefebvre écrit un article qui éclaire ces questions mais dont ni les uns ni les autres n’ont tenu compte, Lefebvre ayant été écarté du parti en 1959, tout en restant profondément communiste.

Cet article (1), est une analyse faisant référence à la forme, la fonction et la structure du capital. J’en donne ici les références, et laisse à chacun le soin de s’en approprier ou pas. Ne pouvant citer 30 pages, j’en donnerais seulement le « fond », l’idée, qui illustre mon propos sur les visions divergentes dans le PCF.

L’idée de fond, qui s’accompagne d’une étude approfondie des livres du « Capital » de Marx, est qu’on ne peut avoir une vision politique sans aborder simultanément l’aspect historique, économique et philosophique profondément imbriqués dans le fonctionnement de la société.

Histoire, économie, conception de la vie, sont totalement inséparables, forment une unité en mouvement, forment la société en elle-même.

Lefebvre nous dit : « …Ainsi, dès le début du "Capital", (I,II,III), Marx annonce qu’il va faire ce que l’économie bourgeoise n’a même pas essayé ; il va fournir la genèse de la monnaie et du rôle de l’argent dans la circulation des marchandises. Si la connaissance rencontre une structure et l’analyse, elle a pour but de montrer comment s’est formée cette structure : comment le devenir et l’histoire l’ont créée…. »

« …malgré l’influence considérable du marxisme en France, cette conception n’a jamais été complètement assimilée… »

Peut-être cette assimilation incomplète explique aussi et la chute de cette influence et nos déboires, explique en partie, la partie essentielle étant la force du capital, le vrai, dans cette guerre d’idées et de faits.

Ceci qu’est qu’un début dans l’article de Lefebvre, il développe par la suite :
- la structure du devenir
- la structure de la société
- la valeur d’échange
- structure du capitalisme

Il conclut, et dans sa conclusion je cite :

« En premier lieu, les trois notions, forme, fonction, structure, doivent s’utiliser également, au même titre, pour analyser le réel. En second lieu, elles permettent de saisir des stabilités provisoires et des équilibres momentanés. En troisième lieu, elles révèlent un contenu à la fois développé, impliqué et dissimulé dans les formes, structures, fonctions analysées. A travers l’emploi logique de ces concepts pour l’analyse, s’atteint un mouvement plus profond du réel : le mouvement dialectique de la société et de l’histoire…… »

Espérant donner à chacun l’envie de poursuivre cette réflexion, et que cette réflexion soit utile.

Pierre Assante, 14 décembre 2007

(1) L’homme et la société, N°7, 1° trimestre 1968.

http://www.bdr13.pcf.fr/Contribution-de-Pierre-Assante,5304.html

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 06:33

Reprise de la note d'un article précédent 

sur le Chapitre VI de "Das Kapital" de Marx (du Vendredi 18)  

 

marx.ch.VI 0001Marx nous a habitués à des sommes synthétiques propres à la pensée dialectique développée qui est la sienne. Mais ce chapitre VI est une telle somme synthétique si condensée, qu’il faut bien la connaissance du développement de Das Kapital pour la saisir mieux. C’est peut-être la raison essentielle ou une raison essentielle de sa non publication dans l’édition du livre I... Ce condensé permet un survol profond d’un ensemble « visionnaire » que la société de notre temps est loin d’avoir assimilé et sur lequel il nous faut revenir sans cesse pour ne pas « décrocher » d’une vision critique de par l’état de subordination où nous tient cette société ; cela tant que ce mode de production et d’échange ne sera pas dépassé.

Les dernières pages (De « mystification du capital » à la fin) de ce chapitre VI (qui ne sont pas sur l’extrait de ce blog), de ce brouillon, où Marx peut se "laisser aller" au-delà de la "démonstration pédagogique rationnelle", nécessaire, obligatoire, est assez extraordinaire et entrent tout à fait dans une vision dialectique -ergologique- de l'activité. Elles montrent à quel point Marx est loin des schématisations (même s'il a dû comme tout un chacun y tomber parfois lui-même, par "la force des choses") qui ont fait l'objet de sa pensée dans les aléas du processus d'organisation du prolétariat. Organisation qui se poursuit avec et « en berliguerparallèle » à la réorganisation ininterrompue du travail dans la production mondiale, et les grandes sources de main d’œuvre grandes productrices de plus-value, en unité avec les secteurs plus développés technologiquement et scientifiquement des forces productives.

Car la classe ouvrière au sens strict continue de croître globalement, même si son poids relatif diminue dans le salariat dans les pays les plus développés qui peuvent d’ailleurs être en passe de perdre leur « avance de développement", contradiction du "développement inégal". Et le salariat de se généraliser, même et surtout dans la précarité qu’entraîne le développement du capital et d’un rapport de force provisoirement mis à mal par cette réorganisation générale mondialisée, antichambre possible du 1844communisme, de la conscience humaine collective développée, généralisée.

La "capitalisation" de l'activité y a un double et unique sens : à la fois "l'accumulation" et la "naturalisation", comme au sens par exemple d'une l'image de "naturalisation administrative", à laquelle on n'échappe pas d'une façon ou d'une autre, quelques soient nos rapports "matériels et moraux" à la chose lorsqu'on appartient de gré ou de force à une entité, avec les contradictions internes isolées ou générales de cette "accumulation-naturalisation", contradiction niant une vraie naturalisation, celle de l'homme avec la nature et celle de la nature dans l'homme...et non une naturalisation au capital.

bloch principe espéranceEn ce sens, il y a là une démonstration de la continuité de la pensée marxiste avec les manuscrits de 1844..., les Thèses sur Feuerbach..., L'introduction de 1859..., Le Capital..., il y a processus de pensée dans lequel l’anthropologie matérialiste fait base aux « sciences dures » contenues dans « Le Capital » et qui en font une démonstration (comme l'affirme Marx) succédant à un empirisme qui a déjà donné toute sa vision concrète et aussi toutes les aspirations et le principe espérance qu’il contient. En ce sens ce chapitre est aussi une part forte du courant chaud de "Le Capital »

Pierre Assante, 18 février 2011

Voici 12 pages extraites de la présentation (les 4 premières) et du texte de Marx, traduit selon des critères expliqués dans l’ouvrage, et qui évidemment ne sont pas neutres, comme tout acte humain :  ici

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 10:50

C.C.1980Entendre un militant déclarer que le travail n’est pas une marchandise et se faire applaudir abondamment dans une large assemblée me parait impertinent.

 

Souhait que le travail ne soit plus une marchandise ? Je le partage.

 

Le travail a une double qualité, en tant que valeur d’usage, particulière certes, et en tant que valeur d’échange. De cette contradiction naît d’aliénation de l’activité humaine.

 

Transformer la réalité implique-t-il de la connaître ? Il a-t-il « tromperie » de ne pas la dire ? Comprend-t-on le travail, son organisation et sa transformation informationnalisée et mondialisée sans ce préalable développé ?

 

Je m’entends répondre : ce n’est pas dans le débat théorique mais dans le processus des luttes des salariés que réside la résolution de cette contradiction.

 

Bon ! Certes ! Bon ! Certes ! Les luttes locales, nationales, internationales, dans leurs interactions.

 

Quelquefois je considère, et cela depuis longtemps, sans doute à tort, mais c'est un sentiment passager, que ma cotisation (je suis entré dans ma 48 ème année de cotisation) n’est pas une adhésion mais seulement une contribution financière aux luttes que mon parti, son journal (l'HUMA, excellent journal !), contribuent à aider, à animer.

 

Voir

"La Somme et le Reste"

N°10 page 25 ici et N°12 page 7 ici

 

Pierre Assante, 20 février 2011

P.S. je ne partage pas le point de vue de Sylvain Sangla sur le travail d'Isabelle Garo, que j'aime beaucoup, ce qui fait partie du débat général, de "l'ouverture" et des "identités".

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 09:59

marx.ch.VI_0001.jpgIntéressante édition qui nous permet de suivre la pensée-Marx dans son évolution, dans le processus de construction conceptuelle sur le capital.

C'est la seule partie conservée de l'ultime manuscrit préparatoire à la rédaction de DAS KAPITAL.

Entre autre, des passages qui donnent des éléments supplémentaires sur « travail productif » et « travail improductif ». Attention, il ne s’agit pas là de formules à appliquer comme un calque sur l’analyse de « l’objet travail », mais de voir comment Marx imagine les différentes « fonctions travail » dans le processus de production et d’échange des biens « matériels et moraux » produits de l’activité humaine dans le capitalisme *. « Correspondance » complexe entre le mode de production et ce qu’il induit dans la réalité concrète du producteur, du possédant du capital et du vendeur de la force de travail, dans leur unité et les différents angles de vision et leur synthèse.

 

Voici 12 pages extraites de la présentation (les 4 premières) et du texte de Marx, traduit selon des critères expliqués dans l’ouvrage, et qui évidemment ne sont pas neutres, comme tout acte humain :  ici

http://www.pierreassante.fr/dossier/Marx_ch.VI_extrait12pages_639KB.pdf

Pierre Assante, Vendredi 18 février 2011

jan10 001Note : * Marx nous a habitués à des sommes synthétiques propres à la pensée dialectique développée qui est la sienne. Mais ce chapitre VI est une telle somme synthétique si condensée, qu’il faut bien la connaissance du développement de Das Kapital pour la saisir mieux. C’est peut-être la raison essentielle ou une raison essentielle de sa non publication dans l’édition du livre I... Ce condensé permet un survol profond d’un ensemble « visionnaire » que la société de notre temps est loin d’avoir assimilé et sur lequel il nous faut revenir sans cesse pour ne pas « décrocher » d’une vision critique de par l’état de subordination où nous tient cette société ; cela tant que ce mode de production et d’échange ne sera pas dépassé.

Les dernières pages (De « mystification du capital » à la fin) de ce chapitre VI (qui ne sont pas sur l’extrait de ce blog), de ce brouillon, où Marx peut se "laisser aller" au-delà de la "démonstration pédagogique rationnelle", nécessaire, obligatoire, est assez extraordinaire et entrent tout à fait dans une vision dialectique -ergologique- de l'activité. Elles montrent à quel point Marx est loin des schématisations (même s'il a dû comme tout un chacun y tomber parfois lui-même, par "la force des choses") qui ont fait l'objet de sa pensée dans les aléas du processus d'organisation du prolétariat. Organisation qui se poursuit avec et « en parallèle » à la réorganisation ininterrompue du travail dans la production mondiale, et les grandes sources de main d’œuvre grandes productrices de plus-value, en unité avec les secteurs plus développés technologiquement et scientifiquement des forces productives.

Car la classe ouvrière au sens strict continue de croître globalement, même si son poids relatif diminue dans le salariat dans les pays les plus développés qui peuvent d’ailleurs être en passe de perdre leur « avance de développement", contradiction du "développement inégal". Et le salariat de se généraliser, même et surtout dans la précarité qu’entraîne le développement du capital et d’un rapport de force provisoirement mis à mal par cette réorganisation générale mondialisée, antichambre possible du communisme, de la conscience humaine collective développée, généralisée.

 

La "capitalisation" de l'activité y a un double et unique sens : à la fois "l'accumulation" et la "naturalisation", comme au sens par exemple d'une l'image de "naturalisation administrative", à laquelle on n'échappe pas d'une façon ou d'une autre, quelques soient nos rapports "matériels et moraux" à la chose lorsqu'on appartient de gré ou de force à une entité, avec les contradictions internes isolées ou générales de cette "accumulation-naturalisation", contradiction niant une vraie naturalisation, celle de l'homme avec la nature et celle de la nature dans l'homme...et non une naturalisation au capital.

 

En ce sens, il y a là une démonstration de la continuité de la pensée marxiste avec les manuscrits de 1844, les Thèses sur Feuerbach, etc., il y a processus de pensée dans lequel l’anthropologie matérialiste fait base aux « sciences dures » contenues dans « Le Capital » et qui en font une démonstration (comme l'affirme Marx) succédant à un empirisme qui a déjà donné toute sa vision concrète et aussi toutes les aspirations et le principe espérance qu’il contient. En ce sens ce chapitre est aussi une part forte du courant chaud de "Le Capital »

P.A.,18 février 2011

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 07:25

Heidsieck roman

Ce roman publié en 2008 met en scène les manoeuvres des assurances privées pour s'emparer de la Sécurité Sociale, les mentalités des hauts cadres de ces assurances privées adhérent au système qui les nourrit grassement, la mise au placard des cadres "ancien style" non organiquement acquis à cette privatisation...

C'est à l'ordre du jour....

 

Une vidéo que j'ai trouvée sur le net donnant un commentaire d'Emmanuelle Heidsieck peut être vue en cliquant ici ou ici

Mes excuses pour les publicités qui vont avec.

 

Un autre roman est annoncé en mars 2011, je n'en connais pas la teneur, mais nous l'attendons impatiemment

Vacances d’été Emmanuelle Heidsieck

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 10:45

2011-02-15.jpg

  Cliquer : 

ici 

 

« Lire c’est boire* et manger. L’esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas »

Victor Hugo

 

*avec grande modération pour l'alcool mais pas pour la lecture....

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 08:25

Que savez-vous de nos vies en miette ?

4 pages à lire absobument dans l'Humanité d'aujourd'hui.

 

2011-02-15-002.jpg

Il n'y a pas d'activité humaine qualifiée, de production des biens et des services indispensables à notre vie sans métiers dits "non qualifiés". Expression qui donne la mesure du mépris subi par ces personnels.

 

« L'ignorance » par la société de cette masse de travailleuses, travailleurs, qui ne sont  reconnus en rien, est mortelle pour l’activité humaine et ce n'est pas un hasard s’ils connaissent par contre la précarité en masse.

 

La société doit s'acheminer rapidement vers l'abolition d'une division du travail basée sur le marché du travail, sur la mesure qualitative de la valeur, sur la mesure marchande et plus précisément capitaliste de la valeur.

 

Cette division qui correspondait à des modes de production de pénurie est entrée avec la mécanisation, l'automatisation de la production, l'échange, la gestion mondialisés dans une capacité d'abondance dans laquelle elle (la division de classe du travail) est devenue totalement anachronique.

 

Les mesures économiques, institutionnelles, culturelles que doivent prendre les forces de transformation sociale ne peuvent être que des transitions vers cet objectif sans quoi elles seront un échec.

 

Il n’y a pas d’autre voie que ce progrès, même si il doit se décliner dans la diversités, la multiplicité des possibilités et des cultures, et sinon seule une destruction massive des forces productives par des régressions de toutes sortes peuvent « résoudre », si l’on peut dire, la contradiction du mode de production et d’échange actuel.

 

Pierre Assante, le 15 février 2011

 

Lire aussi :  sur les T.O.S. et une traduction accompagnée d'une petite biographie

 

Un des articles sur le blog de Ixchel Delaporte : ici 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 08:58

Berlinguer couvertureMême tempéré de lois sociales conquises par les luttes s’appuyant sur les besoins généraux de développement de la société et des humains,  le droit monarchique du propriétaire de l’usine, du bureau, du commerce, de la terre, des transports, des services quasi privatisés par l’emprise du capital ou directement re-privatisés, etc.,  droit monarchique qui va jusqu’à vendre les salariés avec l’entreprise lorsqu’il le juge bon,  est un énorme anachronisme.

 

Pourtant autant le concept de démocratie bourgeoise, restreinte, est ancré dans les esprits des sujets, autant ce concept et sa pratique sont eux-mêmes restreints dans la réalité d’aujourd’hui, son mouvement économique et social,

 

et le concept de démocratie élargie au producteur salarié, à la production et l’échange des biens « matériels et moraux » est réprimé de même que tout individu et toute organisation qui la réclame. Réprimé par tous les énormes moyens à la disposition du capital, de ses propriétaires et gestionnaires.

 

14mai10 003Ainsi « le bon sens » qui devrait prévaloir sur le droit monarchique du propriétaire qui lui permet de décider quasiment seul au mépris de ses salariés et en fonction de ses intérêts d’ordre post féodal.

 

Ainsi va l’idéologie dominante qui est celle de la classe dominante.

 

JAURESAinsi "l’aspiration" à un retour imposible au passé grandit d'un "despotisme juste", et avec elle toutes les idées réactionnaires, conservatrices et antidémocratiques qui paradoxalement servent aux "avancées" moderne du capitalisme, aux méga profits privés, à la casse des institutions locales, nationales et mondiales de régulation sociale qui au lieu d’être renforcées et transformées sont détruites ou rendues sans effet, sans vie.

 

Ainsi se pose toujours, dans tout mouvement populaire : quelle représentation du mouvement par quelle organisation du peuple et donc aussi et surtout celle des salariés et de leurs alliés en général et intellectuels et gestionnaires en particulier. Donc la question des partis, de leurs fonctionnement, de leur expression consciente dans le mouvement, dans le processus inconscient, la conscience d’une réalité ne naissant que par un processus qui analyse ce qui s’est passé et même ce qui vient de se passer, et qui ouvre les hypothèses d’action possible sur le futur.

 

Pierre Assante, 14 février 2011

http://pierre.assante.over-blog.com/article-la-metamorphose-du-travail-5-50419110.html

http://pierre.assante.over-blog.com/ext/http://www.hmalberg.typepad.fr/

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 08:00
Y.Schwartzàtransformer1Initiative nationale du Front de Gauche :

La place du travail

 Télécharger

Initiative national du Front de Gauche dans le cadre du projet partagé sur le thème : « face à l’exploitation, au chômage et à la précarisation, comment changer la place du travail. »

Avec la participation de :
- Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF
- Jean-Luc Mélenchon, co-Président du Parti de Gauche
- Christian Picquet, Responsable national de Gauche Unitaire

Ce sera l’occasion pour les trois dirigeants politiques de soutenir l’ensemble des candidats du Front de gauche aux élections cantonales dans les Bouches-du-Rhône.

 

Au World Trade Center
Marseille

Mercredi 16 février de 18h30 à 22h30

L'album de photos de la rencontre ici

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 07:59

BROCHURE ECO ET PO persopar Henri Malberg

 

ici

 

 

"...Le Parti Communiste est une grande formation politique du pays.

 

Il n'est pas "opéable".

 

Moins que jamais en ce moment, où le capitalisme montre sa limite historique..."

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/malberg_huma_14.02.11.pdf

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 05:59

paget2006.jpgL'Institut de Recherches de la FSU a publié, sous la direction de Denis PAGET, "Aventure commune et savoirs partagés".

 

Cet ouvrage, rétrospectivement, nous fait voir que la politique actuelle en matière d'école, mais pas seulement, n'est pas née avec l'actuel "président de la république", mais qu'au contraire celui-ci met en oeuvre des projets réactionnaires de longue date réduisant l'éducation à une pratique étroite répondant à des intérêts privés étroits ignorants des besoins de développement général de l'humain et de son processus dans notre moment historique.

 

PAGET2Et ce faisant, il illumine aussi rétrospectivement des pistes pour mettre en oeuvre dans l'éducation  la réponse à ces besoins.

 

Ainsi, cet ouvrage, éclaire sur la question de l'éducation ce que la crise générale et son "volet" financier nous a révélé recemment. Aussi est-il d'autant plus important de le rediffuser, d'en débattre, d'utiliser, de "critiquer" au sens scientifique et de développer ses données pour le combat d'aujourd'hui.

 

Deux pages

extraites de cet ouvrage : ici

 

voir aussi : http://institut.fsu.fr/-college-commun-college-humain-.html

Le collège est un lieu anxiogène qui inquiète les familles, les jeunes professeurs et les élèves. Le collège, ou plutôt les collèges, car ce niveau de la scolarité est soumis à un véritable « apartheid » scolaire, en totale contradiction avec les idéaux républicains de l’école française. Ce livre explore les origines des difficultés. Il propose des solutions précises pour créer un collège réellement commun.

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 19:56

La chaîne et la trame du tissage social

Y.Schwartàtransformer2La trace de la main et l’objet herminette du néolithique.

dimanche 10 décembre 2006, par Pierre Assante

Une contribution pour mettre l’accent sur la relation entre l’effet de réseau humain et la complexité du travail

J’utilise dans ce texte la métaphore développée par Yves Schwartz sur le travail sur métier à tisser : la trame constituant la norme de l’activité et la chaîne l’activité à partir de la norme. En imaginant l’évolution de la norme elle-même et bien sûr les variations, la créativité de l’activité à partir de la norme elle-même en mouvement.

 

"C’est en découvrant l’anatomie de l’homme que nous comprenons celle du singe" dit approximativement (je résume !) Marx. C’est-à-dire que dans le phénomène ultérieur, plus avancé, que l’on vit, nous pouvons comprendre les phénomènes précédents et éclairer en retour les possibles du devenir. « C’est en voyant le fonctionnement du capital que nous pouvons comprendre la rente foncière », dit-il. Les bifurcations de la société, comme leurs résultats sur notre mode de pensée, nous les considérons comme des phénomènes éternels (phénomènes physiques de longue durée comme le lever du soleil chaque matin) ou au contraire que tout peut être changé d’un claquement de doigts parce que nous l’avons voulu ainsi.

Le rôle de la propriété, il nous faut la comprendre dans ses manifestations d’aujourd’hui pour comprendre quel rôle elle a joué dans le développement de la société. Il ne s’agit pas seulement de la propriété des grands moyens de production, mais de l’usage de tout ce que l’espèce humaine produit (production-échange). C’est le choix de l’usage des objets produits qui fait de la propriété une richesse sociale ou un handicap social. Marx souligne le rôle positif de la richesse, il ne la condamne pas. Il s’en prend à la propriété, non à la richesse, il souligne qu’échange est production, production et rapports sociaux, essence de l’humain.

La dévalorisation du travail gagne à ce point du terrain et fait le lit d’une sorte de coup d’état que nous préparerait autoritairement ou en douceur les prochaines élections présidentielles dont la candidature de Nicolas Sarkozy est un révélateur puissant. Et à laquelle il nous faut répondre, chacun à notre façon, en fonction de nos propres activités.

La réponse de Revuz Trémolières (Travail et Ergologie, Y. Schwartz et Louis Durrive, Collectif, Editions Octarès) sur la question de nécessité (besoin) et désir sur la question du travail répond à ce détournement des travaux de recherche des ergologues qui a gagné y compris partiellement des organisations ouvrières.

Je regrette de ne pas avoir assez insisté jusqu’à présent sur cet aspect de réponse à la question du désir, question juste et sérieuse mais aussi tarte à la crème facile et qui répond tout à fait aux besoins d’un patronat et d’un Etat qui réorganise le travail en fixant, figeant des hiérarchies sociales dans la pratique du travail et dans les têtes (et l’encadrement et les salaires), qui normalise cette pensée (le consommateur libre et le producteur soumis) dans le vécu au travail et dans toute l’activité.

La trame, de plus en plus, les pouvoirs concrets et abstraits du patronat et de l’Etat nous en imposent la forme parce qu’ils possèdent les techniques pour les construire avec nous à notre corps défendant. Ce n’est pas nouveau, mais c’est tellement plus efficace et terriblement plus efficace pour leurs choix qu’il fut un temps. Nous lisons chaque jour ou entendons des déclarations de ce patronat et de cet Etat dénonçant la précarité ou l’insuffisance de la recherche dans le même temps où ils retirent les moyens d’y remédier et créent ceux de les aggraver.

L’évolution du capitalisme, son affranchissement des forces « physiques » humaines, de la dextérité « artisanale » et de la parcellisation de la conceptualisation de la production ont libéré un temps les forces productives. Mais cet « affranchissement » a aussi libéré le pouvoir du capitalisme du contrôle et de l’initiative du producteur-consommateur, il a libéré le capital de la production ou du moins d’un lien immédiat avec la production qui évitait de couper celle-ci des moyens qui la permettent, ce qui est la raison d’une crise qui va s’accélérer, s’amplifier. On ne peut laisser aller les choses sous peine d’un effondrement social. Cette crise doit être l’occasion de construire une alternative à un mode de production entré en contradiction violente avec lui-même.

La question des grands moyens de production : peut-on tolérer qu’un premier ministre de gauche, par rapport aux licenciements de Michelin réponde « qu’un Etat ne peut pas tout », ce qui est en un sens, partiellement, vrai, mais qu’il considère que cette affirmation comme une réponse a refermé la question et n’a pas été sans conséquence sur la suite des évènements. Ce type de comportement ouvre la voie à la même réponse à toutes les autres questions sur l’équilibre « naturel » et « social » (qui sont la même chose) de la planète.

La question des grands moyens de production, oui, mais pas seulement. L’humanité, la personne humaine ne peut échapper à un questionnement sur la propriété. Y renoncer par opportunisme ne comporte pas moins de danger que la politique dite de « partageux ». Se cacher le visage devant la réalité qu’est la propriété au XXI° siècle ne nous éclaire pas sur cette trace de la main, son rôle, son usage, son essence. Les réformes de l’enseignement ont d’ailleurs buté sur l’opposition du concept d’usage, oppositions doublement conservatrices des réformateurs mal intentionnés comme des défenseurs du système éducatif et de ses acquis positifs qui campent sur ces acquis . Il y a un lien essentiellement fort entre cette trace de main et l’enseignement, détourné par les promoteurs-« simplificateurs » du « nouvel apprentissage » ou des « socles » scolaires.

Dans l’action quotidienne, le travail quotidien, l’action sociale et revendicative... il y a la réponse à ces questions à condition qu’elle soit liée à cette vision que l’humain est en une seule réalité « quotidien, mimétique, et poïétique » (Henri Lebebvre), sans mutilation d’une part de cette réalité. Les « simplificateurs » qui trouvent leur intérêt à courte vue à cette simplification sont au pouvoir. « Donner tout le pouvoir à l’activité humaine », est-il suffisamment complexe pour illustrer ou exprimer une volonté de remède à la maladie ? Certainement pas. Mais partir de là pour remplir en commun le contenant de cette formule (Jaurès disait qu’il faut se méfier des formules), sans doute. Mon réseau d’aiguilles aimantées achève son mouvement par un retour au même équilibre, comme le dit justement Janine Guespin. Seule une action sur le dispositif peut le transformer et une action consciente (collective en ce qui concerne la société) peut le transformer pour atteindre un but particulier. Action consciente du réseau sur lui-même.

Pierre Assante

Marseille, le mardi 5 décembre 2006

Illustration : un débat sur le travail organisé avec Yves Schwartz par l'association FTP.

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 18:28

bessac.jpg

 

 

Partir des transformations en l'état de la France ?

Partir des transformations en l'état du monde ?

Un rôle spécifique d'un pays développé technologiquement dans un contexte international ?

S'appuyer sur une transformation de tout un corps social ?

Ou sur les forces sociales "spécifiques" de la transformation du mode de production de par leur place dans la production?

Ou combiner ce qui naît dans diverses couches sociales à un rôle "d'avant garde", d'expression consciente d'un processus inconscient ?

Un moment du processus dans un processus général et décisif de la transformation du mode de production et d'échange ?

Voilà quelques questions non limitatives qu'induit cet édito, je crois...

 

Cet edito ici

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 10:29

"...La dévalorisation du travail gagne à ce point du terrain et fait le lit d’une sorte de coup d’état que nous préparerait autoritairement ou en douceur les prochaines élections présidentielles dont la candidature de Nicolas Sarkozy est un révélateur puissant. Et à laquelle il nous faut répondre, chacun à notre façon, en fonction de nos propres activités..."

Fig.4

 

L'intégralité  de cet article publié par ESPACES MARX en décembre 2006, dont est tiré l'extrait ci-dessus, vous la trouverez en cliquant :  ici

 

 

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 21:17

rencontre syndicaliste 00012 textes :

 

Entretien réalisé par Olivier Mayer, journal "l'Humanité", lundi 7 février 2011

 

cliquer : ici

 

30 Ko, 2 pages

 

 

FSU/CGT pour des coopérations :

cliquerici

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 07:30

8Aout10-001.jpgLa pluridisciplinarité est une assez bonne garantie d'analyse critique et de recherche des solutions rationnelles.

 

C'est aussi la base de la richesse culturelle...

 

Mais il nous faut un « retour » à cette pluridisciplinarité sans pour cela retourner à un mode de production primitif.

 

Nous avons vécu un épaississement des frontières entre les activités humaines avec pour porosité essentielle l’échange marchand et la sacralisation généralisée du capital.

 

Accouplement des valeurs morales et de la publicité étant entre autre une image vivante de cette sacralisation.

 

Le recours aux hommes providentiels, malgré l’accumulation exponentielle des expériences et des connaissances humaines, est le témoignage de ce manque de généralisation, de synthèse, et de mouvement de la pluridisciplinarité prisonnier de l’échange marchand parvenu à son terme de développement possible.

 

Le rapport à la marchandise ne peut être qu’un rapport aliéné à la vie, et la sacralisation une prison de la raison.

 

Pierre Assante, 29 janvier 2011

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 05:56

2011 01 11 008On ne peut raisonner le capital. Il a besoin de s’accumuler pour survivre, quitte à tuer le sol sur lequel il prend racine : l’humanité.

C’est à partir de cette constatation que s’est développée l’idée "d’hégémonie de la classe ouvrière" nécessaire à la libération de l’activité humaine. Hégémonie de la classe ouvrière, autrement dit la démocratie du "que produire et comment produire" les subsistances "matérielles et morales" dont nous avons besoin. 

P.A. 01.02.2011

(Réponse à quelques amis par rapport à l'article précédent :  Petit rappel d’économie politique élémentaire, Pierre Assante, 8 novembre 2009)

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 05:00

Ambroise CROIZAT (cliquer sur le lien ci-dessous, 2 pages sur le même lien)

http://www.pierreassante.fr/dossier/Croizat_Ambroise_Huma_28.01.11.pdf

 

Croizat_Ambroise_photo.jpg

Ambroise CROIZAT, (au centre)

à la sortie du Conseil des Ministres

le 2 juillet 1946

 

Extrait de l'Humanité du 28 jnavier 2011

 

Ministre du travail de novembre 1945 à mai 1947, Ambroise Croizat bâtira la Sécuruité Sociale, les Comités d'entreprise.

Il sera à l'origine de la médecine du travail, des conventions collectives et de la généralisation de la retraite pour tous.

Michel Etiévent

 

 

Pour cela il s'appuyait sur les luttes populaires de la résistance et ce qu'elles engendraint de nouveau.

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 05:00

Denis Durand

31 décembre 2010

Notre débat avec Jean-Luc Mélenchon

IMGSur son blog, à la date du 19 décembre, Jean-Luc Mélenchon revient sur l’appel de militants communistes « pour un rassemblement sans effacement du PCF ». Il conteste l’existence de différences entre les élaborations les plus novatrices des communistes et ses propres propositions.

Signataire de cet appel, je me félicite de pouvoir dialoguer à partir de ces éléments sur l’importance de différences dont je maintiens, contrairement à la perception que Jean-Luc Mélenchon peut en avoir, qu’elles sont profondes et qu’elles présentent un caractère systématique. La gauche et le mouvement social ont trop souffert de la propension à occulter, au nom de la préservation de l’unité,  les différences entre partenaires. Au contraire, c’est en livrant aux citoyens tous les éléments du débat que nous pourrons construire des convergences, élaborer un programme populaire partagé et rassembler au sein du Front de gauche pour  créer les conditions d’une alternative cohérente aux politiques néolibérales et social-libérales.

Voyons donc ces différences. Il me semble qu’elles s’organisent autour de trois points principaux

1.        Jean-Luc Mélenchon met en avant, comme élément premier de son programme économique, un « nouveau partage des richesses » qui « vise à définanciariser l’économie du pays en commençant par une redistribution massive des richesses actuelles et de celles à venir ». Nous pensons,  bien sûr, qu’il est nécessaire de changer le partage des richesses ; mais cela n’est possible que si l’on commence par changer la façon de produire les richesses, c’est-à-dire, en particulier, les critères qui guident les choix d’investissement des entreprises et des collectivités publiques, et les critères qui guident le financement de ces choix stratégiques ;

2.        pour Jean-Luc Mélenchon, le moyen essentiel d’une politique de gauche réside dans l’action de l’État, qu’il s’agisse d’imposer des réglementations, d’opérer une redistribution des revenus par la voie fiscale ou de s’inscrire dans une « planification écologique ». De notre côté, nous croyons qu’une autre civilisation exigera, de façon fondamentale, l’essor de nouveaux services publics. Cela suppose une modification profonde de l’action et du fonctionnement de l’État - et même un début de son dépassement. Toute l’expérience du XXe siècle nous a appris qu’il est nécessaire que les travailleurs et les citoyens conquièrent de nouveaux pouvoirs, non seulement pour la transformation de l’État, mais dans tous les lieux où des décisions stratégiques se prennent : dans les entreprises, mais aussi dans les banques, dans les services publics, dans les régions, dans les instances européennes, dans les organisations internationales. Un retour au pilotage étatique de l’économie, tel qu’il a été mis en place après la Deuxième guerre mondiale et tel qu’il est entré en crise dès le milieu des années soixante, ne serait pas suffisant, en effet, pour l’emporter sur le pouvoir exorbitant des marchés financiers ; il ne serait pas à la hauteur des défis que la révolution informationnelle, la révolution écologique, la révolution démographique, la révolution monétaire lancent à notre civilisation ;

3.        Jean-Luc Mélenchon ne manque pas de critiquer les banques mais son programme ne tire pas les conséquences du pouvoir de création monétaire qu’elles exercent. C’est pourquoi, contrairement à nos propositions, il ne donne pas une place centrale à la lutte pour une alternative en matière de critères d’attribution des crédits. Il ne donne pas une place cruciale à  la mobilisation du pouvoir de création monétaire de la banque centrale pour souscrire des titres de la dette public en vue de répondre à des buts sociaux radicalement nouveaux.

Ainsi, à propos de la BCE, Jean-Luc Mélenchon rappelle que la « contribution du PG pour le Programme partagé » indique qu’« une banque centrale doit être au service de l’intérêt général du ou des peuples de l’entité à laquelle elle appartient et pas au service d’une idéologie aveugle et des intérêts des marchés financiers ».

Mais que voulons-nous, concrètement, de la BCE, dans les difficultés économiques que la zone euro rencontre actuellement ? Suffit-il de dire que la politique monétaire « a vocation d’assurer le plein emploi, le financement des activités économiques soutenables, la stabilité des prix et l’équilibre des comptes extérieurs de l’Union monétaire » ? Le « plein-emploi » figure dans les objectifs de la Réserve fédérale américaine au même rang que la stabilité des prix. Mais n’oublions pas que le terme de « plein-emploi », dans le langage des économistes, est trompeur puisqu’il est compatible avec le maintien d’un « taux de chômage naturel  » que l’on évalue entre 4  et 10  % selon les pays.

Si nous voulons ouvrir une issue à la crise du capitalisme, il faut aller beaucoup plus loin, jusqu’à une éradication complète du chômage. C’est pourquoi  nous jugeons nécessaire de préciser que la politique monétaire de la BCE doit avoir pour objectif de sécuriser l’emploi et la formation. La Banque centrale européenne doit refinancer sélectivement les crédits bancaires qui financent des investissements visant une sécurisation des activités professionnelles. Avec des critères ainsi définis, des refinancements à taux d’intérêt zéro, voire à taux négatif (la BCE acceptant alors que des crédits ne lui soient pas entièrement remboursés), seraient techniquement possibles et économiquement justifiés. .Le crédit bancaire, au lieu d’enchaîner les entreprises à la dictature de la rentabilité financière, contribuerait à les en libérer pour mettre en œuvre de nouveaux critères de gestion, donnant la priorité aux dépenses pour les êtres humains et à l’économie de capitaux matériels et financiers.

De même, suffit-il, en matière de financement des dépenses publiques, d’affirmer que la BCE « devrait refinancer les titres de la dette publique sur le marché monétaire à des conditions au moins aussi favorables que celles retenues pour le refinancement des dettes privées de même échéance » ? Je ne le crois pas. La BCE, comme toutes les banques centrales, refinance déjà massivement les titres de la dette publique en les prenant préférentiellement en garantie de ses prêts aux banques sur le marché monétaire.  Depuis la crise de l’euro, en mai dernier, elle va même plus loin : elle rachète des titres de dette publique sur le marché obligataire. .De notre point de vue, il est nécessaire, en effet, que la BCE fasse usage de son pouvoir de création monétaire pour financer les besoins d’emprunts des  États européens ; mais il ne suffit pas, à notre avis, de dire que l’objet serait simplement de « réaliser des objectifs industriels, environnementaux et sociaux décidés en commun ». Nous tenons essentiellement à préciser que l’achat de titres publics par la BCE doit avoir pour objet de « développer les services publics », objectif radicalement opposé à ceux des marchés financiers et aux politiques d’austérité qu’ils imposent.

Les explications qui précèdent éclaireront, je pense, la nature des différences que nous avons relevées dans nos conceptions en matière de pôle financier public. De notre point de vue, la constitution de ce pôle financier public a un sens très précis : contribuer à réorienter l’ensemble du système financier vers des buts opposés à ceux qu’imposent aujourd’hui les marchés financiers. Cette nouvelle sélectivité du crédit n’est pas une mesure parmi d’autres tendant à encadrer ou à corriger les excès des marchés, ou à faciliter une liste d’activités caractérisées comme d’ « intérêt public » (logement, énergie renouvelable, reconversion vers agriculture durable, associations, coopératives - bizarrement, cette énumération figure, dans les « fiches programmes » du PG, au détour d’un paragraphe consacré à la protection des consommateurs de services bancaires). Non, il s’agit d’un principe général qui devrait inspirer l’action de toutes les institutions appelées à faire partie du pôle financier public. Précisons à ce propos qu’il s’agit des organismes actuellement publics ou  socialisés mais aussi de banques  dont nous proposons dès à présent la nationalisation, sans attendre d’y être contraints par des défaillances bancaires.

De même, nos propositions de politique monétaire sont inséparables d’une autre  mesure essentielle pour nous et qui ne figure pas dans celles que cite Jean-Luc Mélenchon : la création de fonds publics régionaux pour l’emploi et la formation. Il s’agit, pour le PCF, de s’appuyer sur les moyens dont disposent les régions pour faire dès à présent pression sur les banques afin qu’elles changent leurs critères d’attribution des crédits. En réorientant les aides publiques que les régions  accordent aujourd’hui (sans rien exiger quant à l’usage de ces aides) aux entreprises, et en les convertissant en bonifications d’intérêts, c'est-à-dire en paiement de tout ou partie des intérêts des crédits finançant des investissements favorables à l’emploi, les régions pourraient  permettre que les  travailleurs et les citoyens  saisissent ces fonds régionaux à l’appui de leurs contre-propositions  Cela préparerait un relais stratégique essentiel pour une politique gouvernementale de gauche.

Une telle politique ne peut réussir,  en effet, que si les  travailleurs et les citoyens se saisissent de pouvoirs nouveaux, dès l’entreprise et les services publics. C’est pour cela que nous ne pouvons pas souscrire à la proposition du PG selon laquelle « le droit des entreprises sera profondément réformé pour que toutes les parties prenantes à la création de richesses (actionnaires, salariés, collectivités publiques…) aient un égal droit d’intervention dans la gestion ». L’idée – assez traditionnelle et au mieux réformiste - d’un équilibre des pouvoirs entre « parties prenantes » de l’entreprise  n’est pas réaliste. Ce qui se passe, dans l’entreprise, c’est une lutte permanente entre les dirigeants et actionnaires, d’un côté, et les salariés et leurs représentants, de l’autre. Le but à viser est de conquérir le maximum de pouvoirs et de droits d’intervention des salariés, avec le soutien des pouvoirs publics et des élus politiques,  pour renverser les choix patronaux et imposer des choix répondant à des critères nouveaux, et visant à développer les travailleurs et les populations

Ces pouvoirs, il faut les conquérir « du local au mondial »,  jusqu’à nos propositions de transformation des relations monétaires internationales. Jean-Luc Mélenchon  indique qu’il a « porté sans ambiguïté la proposition d’une monnaie commune mondiale avancée par la Chine, la Russie et le Brésil depuis deux ans ». Très bien. Précisons cependant que le gouverneur de la banque centrale de Chine,  en avril 2009, n’a pas exactement proposé la création d’une monnaie commune mondiale : il a parlé d’un « nouvel instrument de réserve international », ce qui est plus limité. Mais il a montré que le moyen technique de créer cet instrument existe : il consisterait à développer les droits de tirage spéciaux du FMI.

L’apport original des économistes communistes, à la suite de Paul Boccara dès 1983, est de montrer comment, à partir des DTS,  on pourrait remplacer le dollar par une monnaie commune mondiale dont la création servirait à refinancer  les banques centrales pour qu’elles favorisent le développement d’un nouveau crédit et pour qu’elles souscrivent des titres de  dette publique finançant l’expansion des services publics. Mais si tel est  notre  projet, quel sens peut bien avoir la proposition, avancée par Jean-Luc Mélenchon, de « sortir du FMI » ? Il s’agit bien plutôt de se battre, avec toutes les forces disponibles – depuis les luttes sociales chez nous jusqu’aux pays émergents - pour refondre de façon très profonde le FMI, et en faire  l’institution dont l’humanité a besoin pour maîtriser les conditions monétaires d’un développement de progrès

Je souhaite que cette revue, sans doute incomplète mais précise, des différences entre les conceptions  de Jean-Luc Mélenchon et les nôtres se poursuive pour parvenir à l’élaboration d’un « programme populaire partagé ». L’affirmation des propositions communistes n’est pas un obstacle à des projets précis de l’ensemble des parties prenantes au Front de gauche : la proposition de loi sur les retraites, en a été un exemple. Il reste que la profondeur des différences de nos propositions avec celles de Jean-Luc Mélanchon renvoie, me semble-t-il, à des pesanteurs culturelles persistantes dont la gauche doit s’émanciper. D’où l’importance du choix d’un candidat pleinement porteur de propositions précises et cohérentes. C’est ce qui donne sa légitimité et sa force, à nos yeux, à la candidature d’André Chassaigne à l’élection présidentielle pour représenter l’ensemble du Front de gauche, sans effacement des formations qui le composent, et sans viser à « dissoudre » et à « coaguler » ses composantes, pour reprendre le langage du Parti de gauche.

L'article sur l'Humanité :

  http://www.pierreassante.fr/dossier/Durand_Denis_Huma_27.01.11.pdf

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 22:28

Travail....

FAUX DEPART

 (piécette en 1 acte)

 

Personnages

 

A l’ami

 

B l’auteur qui ne peut écrire

 

C Le chœur, à défaut, le coryphée

 

D Une voix off

 

************************************

 

A             Par quoi commencerais-tu ?

 

B             Par cette puissante envie de vivre qui anime la plupart des individus et qui est héritée de la longue histoire de l’espèce, de l’animal à l’homme.

 

A             Mais ce n’est pas un sujet de théâtre !

 

B             Non. C’est un début. On ne traite aucun sujet si l’on y met pas cela en fond.

 

A             Mais la forme et le fond sont liés. Et la mise en scène ?

 

B             Je les lie, mais je vais directement à l’exposé. L’histoire viendra de là. Par exemple, si mon personnage veut se suicider, c’est parce qu’il y a antagonisme entre son envie de vivre et les conditions dans laquelle il est venu sur terre ou celles dans laquelle il a évolué. Donc, je commence par le fond : l’héritage biologique. De toute façon, je ne saurai faire autre chose.

 

A             Tu n’auras pas de public.

 

B             Sans doute. Enfin, peut-être. Je fais ce qui me sort des tripes, c’est mon envie de vivre. Crois-tu qu’il n’y ait pas de spectateur  pour un tel langage direct ? Ce serait, disons, du méta-théâtre.

 

A             Le méta-théâtre, on s’en fout, il nous faut une progression, un intérêt qui va croissant, qui nous tienne en haleine, qui nous fait comprendre le déroulement de la pensée, qui nous donne une fin qui nous fasse revoir tout l'ensemble, en fait, il nous faut une cohérence basée sur la théâtralité, logique, à contre sens, esthétique, philosophique, mobile ou statique, peu importe, mais une cohérence.

 

B             Après, j’en viendrais aux problèmes sociaux, comment à partir de l’héritage biologique et culturel dans la société marchande, on peut renverser, remettre sur les pieds la recherche de l’intérêt individuel pour qu’il ne soit pas, en dernier ressort, suicidaire pour le plaisir de vivre, suicidaire au sens premier pour l’humanité. Changer la base de l’échange pour que l’intérêt individuel, même provisoirement contradictoire avec l’intérêt commun ne soit plus antagonique.

 

A             Encore une fois, on s’en fout. Pour çà, il y a les essais, le journalisme, les débats et les conférences.

 

B             Après, j’exposerai toutes les actions concrètes, les gestions de fait, encore en gestation, cachées, mais qui germent sous le fumier qui montrent que cette utopie n’est pas un projet à la  Cyrano de Bergerac.

Je leur parlerai de la flèche du temps de Prigogine, des structures dissipatives, des bifurcations. Je leur parlerai des résidus de Lefebvre, des héritages apparemment morts mais qui se transforment et réapparaissent avec vigueur. Je leur parlerai de la commune, je leur parlerai de l’autonomie relative des idées, des objets, du vivant,  des structures et superstructures, des conditions matérielles qui les ont engendrées, des contradictions internes qu’elles contenaient dès la naissance, de leur évolution, de leur mort et des nouvelles naissances.

 

C             Tu ne vis que dans l’avenir, ton présent et ton passé se confondent, enchaîné sur ton rocher, tu as mérité la vengeance des dieux. Mais ta montagne est une colline. On ne sait quelles fleurs y éclosent, ton univers semble minéral, on ne sent pas un vrai sang couler, l’énormité de ta passion t’écrase, tu ne peux plus te mouvoir sous son poids.

 

A             C’est quoi ton rocher ?

 

B             Marseille.

 

A             C’est quoi ce soit disant aigle qui te ronge ? A Marseille, il y a les Marseillais, il y a ceux que tu connais, ceux que tu croises, la présence de ceux avec qui tu vis ou tu as vécu et qui sont dans ta tête, à Marseille ou ailleurs. Ton aigle est un aigle de pacotille, ridicule, il n’existe même pas.

 

Moi je te donne un sujet concret :

Le voyageur descend Gare de Lyon, il arrive de Marseille. Dans sa ville il vivait avec les poètes. Il écrivait lui aussi. Il passait des soirées entre amis. Sa sensibilité débordait. Quelquefois il disparaissait dans la nuit vers les calanques et revenant au matin tout couvert de rosée que le vent du matin venait sécher à son front. Ses mots n’étaient pas ceux des autres parce que son action poétique n’était pas du Verlaine.

Il est mort à Paris sans argent, sans femme et sans logement.

Ensuite, tu n’as plus qu’à développer ! :

dialogues avec les amis, monologues et rêves à Paris, ses marches, etc.

En fait, tu veux être à la mode : Marseille, les discours théoriques, intello, tu es un misanthrope de boulevard. Non, fais tout haut l’orgueilleux et l’amer, mais, tout bas, dis-moi tout simplement qu’elle ne t’aime pas.

 

B             Non, elle ne m’aime pas, mais pas seulement elle. Je sors de ma porte et déjà, ils sont là, hostiles, pas même indifférents. Mon journal, ma télé me disent que ce que j’attends du monde n’est pas à ma fenêtre. J’étouffe d’aimer et rien ne répond.

 

A             Et si tu te contentais de l’amour tel qu’il est.

 

B             Je le fais quelquefois, mais la crise a chassé 13 millions de personnes de leur emploi, en Indonésie, les salaires réels y ont chuté de 40 à 60% et la banque mondiale dit que dans ce pays,

1,5 millions d’enfants auraient quitté l’école. La participation des pays pauvres au commerce mondial, déjà dérisoire, s’effondrait de 9% des importations en 1980 à 1,4% en 1990 et à 1% en 1998. Le cinquième le plus riche de la planète absorbe 82% des exportations contre 1% pour le cinquième le plus pauvre.

L’amour est-il vraiment heureux quand ce que tu aimes souffre tant. Et toi-même, ton cinquième le plus pauvre, celui du cœur et du cerveau ne souffre-t-il pas des 1% de créativité et de plaisir qu’on te laisse comme miette de ton aliénation ?

 

A             Ce sujet est porteur, mais encore une fois : la mise en scène ? Même Maïakovsky y mettait du spectacle, et pourtant, as-tu vu souvent jouer la Punaise ou les Bains ?

 

C             Celui qui ne lutte pas est malheureux, celui qui est malheureux aime mal, celui qui aime mal, n’aime pas, ne peut plus aimer. La vie n’est qu’un sommeil, l’amour en est le rêve. Donnez-lui un paysage, il peindra les arbres, donnez-lui un corps, il peindra un sourire, donnez-lui un silence, il jouera du violon.

S’il lutte en écrivant, il retrouvera l’amour.

 

A             Bien ! Prenons un autre exemple :

Sous l’ancien régime (on dit cela de la monarchie), éclairer les esprits était une lutte. Les Lumières étaient ce qu’elles étaient, mais, quel sujet de bonheur pour ses acteurs. La promenade innocente de Jacques le Fataliste n’a-t-elle pas ce goût d’amour qui n’est pas dans ton discours. Car tu ne parles pas, tu discours, tu ne penses pas, tu enseignes. Pourtant, je te connais, tu pourrais parler, tu pourrais penser, à condition de t’ouvrir aux autres. Tout en toi dit : je ne peux pas ! Et aussi : je voudrais tant.

 

C             Tu ne peux chanter que ce sang enflant ton corps. La plus belle des fleurs tomberait, flétrie par les mots si la morsure de son arôme ne lacerait nos poitrines, nos côtes tendues par l’air brûlant.

Il faut, des heures et des heures, tourner désespérément l’angoisse dans ses mains, pour que naisse peu à peu le sanglot et le calme.

L’ironie sur ses lèvres était un cristal trop dur pour ton chant. Pour toi, tu aurais préféré que vienne la peur et l’angoisse, la trahison ou la mort plutôt que ne s’efface son sourire. Tu as oublié aussi un autre amour : la lenga de ta grand, la langue de ta grand-mère.

 

B             L’ai pas oblidada e es per aquò que sabi pas me batre. Siáu neissut d’un monde mòrt, qu’es a esperar dins sa nuech per respelir. L’an abituat a pas bolegar, a pas esperar. Mai l’esper se pòt pas tuar e regrelha. Resta solament dins son canton, que lo moment es pas de se far aclapar mai puslèu de s’escondre. fins que lei nafraduras garrisson.

 

A             Vois-tu, une fois de plus, on ne peut te comprendre.

 

B             Tu croiras que c’est moi, ton ami. Mais ce sera un autre j’aurai fait de mes 40 000 jours mon éternité et à chaque instant les courants de mon cerveau façonnent un autre nouveau moi. Mais il reste des choses de mon passé, autonomes et transformées.

 

A             Tu parles de toi comme si tu étais un computer.

 

B             C’est là ta contradiction. Tu t’effraie de mon pessimisme.

Le computer ne meurt pas et ne naît pas. L’humain s’auto-crée. Tant naturellement que culturellement.

Il se crée pour créer. Dans l’humain, il y a du biologique, il y a du renouvellement, de la mutation, de la maturation.

La dégénérescence est la contrepartie de la maturation. Cette progression de l’enfant à l’homme mûr, c’est ça l’amour. Tous ces efforts pour arriver à la pleine possession de ses capacités, c’est la source de toutes les émotions humaines, et des émotions aux sentiments humains . Cette humanité est un grand corps qui sort de l’enfance, et qui, sauf maladie mortelle juvénile, va vers la maturation puis vieillira et mourra, ainsi que l’univers. Mais de la mort sort à nouveau la vie, sort à nouveau la vie, sort à nouveau la vie

(il sort un pétard et se flingue)

 

C             C’était un subalterne dans une nation privilégiée. Il disposait d’un surproduit social pour pouvoir penser par lui-même. En avoir le temps, les moyens. Historiquement, c’était nouveau. Nouveau et anti-dominant. Comme une rupture qualitative dans la diversité biologique. Il était au cœur de la réflexion marxiste sur la mort des arbres.

 

A             (qui sort) Que manquait-il aux atomistes antique pour avoir été supplanté par les Eléates ? Qu’a eu le christianisme pour dominer la pensée humaine sur tant d’espace et de temps ? Il a pris la loi majoritaire de la classe dominante minoritaire et l’a adoucie, il a protesté mais n’a pas contesté. Puis sa protestation est devenue institutionnelle. Il a fait des retours vers l’adoucissement et des retours vers la barbarie. Le nazisme, ça existe, et dans tout.

 

Y a-t-il  une bifurcation qui sorte de la société marchande, y a-t-il une bifurcation qui s’éloigne de l’autodestruction par la puissance technique non contrôlée, y a-t-il une bifurcation vers une démocratie issue de conditions matérielle de vie qui rendent consciemment nécessaire l’adéquation des besoins de tous avec les besoins de chacun,  y a-t-il une bifurcation qui me fasse voir communiquer par e.mail 7 syndicalistes, 100 S.D.F, 3 politiques, 1000 enfants abandonnés des pays pauvres qui se meurent, 9 savants,  500 épouses, 13 balayeurs de gare, 10 amis suicidés…….

 

B             (se lève et avance les bras tendus, les yeux fermés vers les spectateur) . Commençons par un.

 

(noir et voix off) :

 

D             Ah non ! Ne recommençons pas !

 

Les arbres

et les enfants des arbres

sont morts

 

et la pluie ruisselle

quelquefois

sur leur cadavre de pierre

 

un jour

qu’il me reste encor mes mains

pour caresser leur corps

 

FIN

 

Pierre Assante

La Madrague, le 20 juillet 2001

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 19:39

Chroniques d'Annie

2011-01-02-002.jpgPour lire les Chroniques d'Annie dans leur ordre chronologique, voir la rubrique "Liste des articles" ; reportez-vous, au début du Blog, sur la présentation générale et le premier article de l'année 1948, puis remontez sur au premier article de l'année 1949, et enfin au premier article de l'année 1950. Il convient de prendre chaque année en son premier mois, les mois suivants sont présentés "en descendant".

 Cliquer ici

http://annette.merle.borgniet.over-blog.com/

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 10:25

Berlinguer photoAprès lecture d'un appel à faire du Front de Gauche une entité politique de droit, je pose question.

Cette question est respectueuse des idées et des personnes, je crois. Une analyse critique peut l’être aussi. C’est ce que j’ai essayé de faire, au risque de me tromper. Mais pour agir il faut choisir, quitte à modifier dans le cours des évènements. Je redis ici ma conviction :

 

Quand on change l'étiquette du flacon, c'est que le contenu n'est "plus tout à fait" le même. Il fut un temps où l'on voulait "changer le peuple" pour qu'il corresponde à des visées subjectives partisanes. Nous en sommes à inventer une réalité illusoire ici et maintenant au lieu de voir celle qui existe, au lieu d'agir pour la transformer. Ingrao appelait cette opération et son organisation "La Cosa".

 

La société de consommation, euphémisme pour désigner la société marchande parvenue à son stade ultime, capitaliste, impérialiste, et bloquant du développement humain sain, l'éloignement du travail productif dans les sociétés développées qui « abandonnent » ce travail productif de production de masse aux pays émergeants, c'est cela l'idéologie des couches moyennes désespérées adhérentes consciemment ou non des politiques des monopoles. Une réalité bien réelle de la crise et des blocages feront s'y fracasser les illusions.

 

JAURESLe problème majeur de constructions sans base d'analyse de classe est qu'elles freinent et rendent confuses les luttes populaires, lesquelles sont la clef de vrais changements (*).

 

Menace de première grandeur pour une issue en train de se chercher : comment donner ici et maintenant aux hautes technologies leur visage humain et les faisant adhérer aux besoin humains de développement de la personne dans l'espèce et la nature ("Naturalisation de l'homme, humanisation de la nature" selon l'expression très parlante de Marx). Lorsque les conditions objectives d'une action "se déplacent" d'un lieu à un autre, d'un temps à un autre, il ne s'agit pas d'abandonner cette action, mais d'adhérer  à la réalité humaine mondiale (ici et partout) qui ne sera jamais celle de services sans support productif hautement développé, quand même celui-ci serait totalement automatisé, ce qui ne peut se produire dans une société régie par le profit privé.

 

Pierre Assante, 27 janvier 2011 

 

Note (1) j’ai le souvenir de l’après élection présidentielles de 1981. Les militants syndicaux voulant appuyer les mesures transformatrices du programme commun par des actions syndicales de masse n’étaient pas entendus dans les instances ouvrières pour ne pas menacer l’expérience en cours. Je me demande si une constitutions d‘une entité « Front de Gauche » de droit, malgré les apparences et les volontés ne va pas dans le même sens… ?

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 07:07

Vous pouvez lire ci-dessous en bas de cette page un article extrait du blog de René MERLE : "D'alema, d'un enterrement à l'autre". http://merle.rene.over-blog.com/

 

En ces temps de dissolution  (voir l'article de "La somme et le reste" et dans "La métamorphose du travail": "De la pensée unique à la pensée dissoute", Pierre Assante), cet article de René Merle et ses comparaisons ne sont pas inutiles.

 

Quand on change l'étiquette du flacon, c'est que le contenu n'est "plus tout à fait" le même. Il fut un temps où l'on voulait "changer le peuple" pour qu'il corresponde à des visées subjectives partisanes. Nous en sommes à inventer une réalité illusoire ici et maintenant au lieu de voir celle qui existe, au lieu d'agir pour la transformer. Ingrao appelait cette opération et son organisation "La Cosa". Il n'est pas étonnant, mais à la fois triste et cocasse, d'y voir adhérer les plus farouches défenseurs de l'immobilisme du mouvement ouvrier dans le passé. 

 

La société de consommation, euphémisme pour désigner la société marchande parvenue à son stade ultime et bloquant du développement humain sain, l'éloignement du travail productif dans les sociétés développées qui abandonnent ce travail productif aux pays émergeants, c'est cela l'idéologie des couches moyennes désespérées adhérentes consciemment ou non des politiques des monopoles. Une réalité bien réelle de la crise et des blocages feront s'y fracasser ces illusions.

 

Le problème majeur de ces constructions fantaisistes est qu'elles freinent et rendent confuses les luttes populaires, lesquelles sont la clef de vrais changements.

 

Menace de première grandeur pour une issue en train de se chercher : comment donner ici et maintenant aux hautes technologie leur visage humain et les faisant adhérer aux besoin humains de développement de la personne dans l'espèce et la nature ("Naturalisation de l'homme, humanisation de la nature" selon l'expression très parlante de Marx). Lorsque les conditions objectives d'une action "se déplacent" d'un lieu à un autre, d'un temps à un autre, il ne s'agit pas d'abandonner cette action, mais d'adhérer  à la réalité humaine mondiale qui ne sera jamais celle de services sans support productif, quand même celui-ci serait totalement automatisé, ce qui ne peut se produire dans une société régie par le profit privé.

 

Pierre Assante, 27 janvier 2011 

 

D'alema, d'un enterrement à l'autre, René MERLE :

 

GoblotQui s’interroge sur les avenirs possibles en France du Parti Socialiste et du Parti Communiste, a sans doute intérêt à considérer ce qui s’est passé chez nos voisins, et particulièrement en Italie. Une toute récente intervention de Massimo d’Alema lors d'un colloque organisé par la Fondation Jean Jaurès (proche du Parti socialiste français), vient de nous le rappeler [1].

Massimo d’Alema a été et demeure un personnage essentiel de la vie politique italienne. Suivons-le dans les différents enterrements, et les naissances corrélatives, où il a joué un rôle essentiel.

 

Premier enterrement :

Né en 1949 dans une famille de militants communistes, Massimo d’Alema a grandi dans le sérail du Parti Communiste Italien (PCI), dont il fut un très jeune permanent, et très vite un haut responsable. C’est dire qu’en 1990-1991, lorsqu’il pousse les feux pour que le PCI abandonne le marxisme et l’appellation de « parti communiste », cette crise de la quarantaine de d’Alema est l’aboutissement des vingt années où il a pratiqué ce parti au plus haut niveau, avec désormais le sentiment d’un échec irrémédiable. D’Alema pensait que ce double abandon pourrait donner un nouvel essor à la gauche italienne réformiste [2 ], et lui ouvrir les portes du pouvoir.

C’est ainsi qu’en 1991 se suicida le PCI, pour donner naissance au Parti Démocratique de la Gauche, PDS (Partito Democratico della Sinistra), qui conservait, sous le nouvel emblème du Chêne, le drapeau rouge frappé de l’étoile, de la faucille et du marteau de l’ex-P.C.I.

En 1992, le PDS, désormais clairement social-démocrate, adhère à l’Internationale socialiste. Il intègre ensuite L’Ulivo (L’Olivier), coalition de mouvements de gauche et de centre gauche qui l’emporte sur la droite aux élections de 1996 (gouvernement Prodi, centre gauche).

 

Deuxième enterrement :

En 1998, D’Alema transforme le PDS en parti des Démocrates de Gauche, DS (Democratici di Sinistra) qui abandonne toute référence à l’ex-PCI et inclut organiquement un certain nombre d’autres formations de gauche et de centre gauche. De 1998 à 2000, en tant que responsable des DS, et au nom de la coalition de l’Ulivo, D’Alema sera Président du Conseil des Ministres.

Alors que Berlusconi est revenu au pouvoir avec Forza Italia (2001-2006) [3], Massimo d’Alema adhère au club de réflexion social-démocrate « À gauche, en Europe », créé en 2003 par Dominique Strauss-Kahn, Michel Rocard, Pierre Moscovici. Il est tout à fait intéressant, en cas de candidature DSK en 2012, de voir quelles orientations ce Club (cf. son site) entend donner à la social-démocratie française. Ce sont celles que D’Alema avait mises en pratique en Italie : réformisme plus que prudent, adoption des normes fondamentales du néo-libéralisme, européanisme sans états d’âme, suivisme fréquent de la politique étrangère américaine. Lors du retour au pouvoir de l’Ulivo (2006-2008), Massimo d’Alema sera ministre des affaires étrangères.

 

Troisième enterrement :

En 2007, les DS, qui n’ont pas dix ans d’existence, se fondent, avec diverses formations de la gauche et du centre, dans un nouveau parti : le Parti Démocrate, PD (Partito Democratico).

Cette décision n’est pas sans échos en France. C’est le moment où, chez les Socialistes français, pointe la tentation d’un nouveau et grand parti de la gauche réformiste, qui aurait uni les socialistes, les radicaux, une bonne part des écologistes, et des communistes en rupture de ban. On sait comment cette tentation fut abandonnée après les élections de 2007, qui donnèrent aux Socialistes le sentiment qu’ils pouvaient assurer une position hégémonique avec l’appui obligatoire de ces alliés potentiels.

D’autant qu’en Italie, après le bref retour de Prodi, le PD, (battu en 2008 par Berlusconi et Forza Italia), devait constater que la mutation et les nouveaux abandons idéologiques de 2007 n’avaient pas suffi pour lui assurer la victoire.

 

Quatrième enterrement, qui ne fait que confirmer les précédents :

Au Colloque de la Fondation Jean Jaurès, fort désormais d’une longue expérience social-démocrate, Massimo d’Alema a dressé, sans vraiment l’expliquer, un constat définitif de la défaite des sociaux-démocrates, qu’il s’agisse des néo-libéraux à la Blair ou des derniers tenants de l’État providence. « Le socialisme démocratique est un phénomène européen qui n'a pratiquement pas dépassé les frontières de l'Europe ». « Il est aussi l'expression politique d'un continent qui perd de son poids et de sa centralité. » L’ex-responsable de l’abandon du mot « communisme » propose donc maintenant d’abandonner le mot « socialisme », dont, selon lui, aucune force de transformation sociale ne se réclame en dehors de l’Europe. Et dans la foulée de l’expérience PD (gauche réformiste, démocrates du Centre, écologistes), il propose de « construire une nouvelle coalition progressiste mondiale capable de dépasser les frontières de l'Europe et celles de l'Internationale socialiste », coalition qui confronterait les expériences des Etats-Unis et des pays émergents, coalition au sein de laquelle s’affirmerait un projet européen spécifique, à même de « défendre les valeurs européennes contre la droite populiste ».

En attendant une éventuelle réalisation de ces perspectives généreuses peut-être, mais nébuleuses, beaucoup de ceux qui, s’apprêtent à voter, sans enthousiasme, pour l’opposition en Italie comme en France, continuent à s’interroger sur les véritables voies à suivre pour enrayer l’offensive néo-libérale. Les mutations inopérantes de la gauche italienne peuvent indiquer que les voies suivies par D’Alema et ses amis n’étaient pas les meilleures.

 

[1] Fondation Jean Jaurès, Colloque « Socialisme et capitalisme. Histoire, mutations, nouveaux défis », Paris, 14 et 15 janvier 2011.

[2] À la différence de la France, le Parti Socialiste Italien était beaucoup moins important que le Parti Communiste. D’abord allié des Communistes, puis de la Démocratie Chrétienne, il s’est dissout en 1994 après le scandale de « Mani pulite ».

[3] Berlusconi avait déjà été chef du gouvernement en 1994-1995. 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 06:06

EPITRE AUX CITOYENS

On ne répond à une crise de civilisation que par une refondation de civilisation. Et ça passe par les IDEES de refondation de civilisation.

Les citoyens sont moins absurdes que les raisonnements politiques qu’on fait sur eux.

Ils s’abstiennent, se « désintéressent » de la démocratie parce que leur intuition leur dit que la « solution » n’est pas dans les débats politiques sectoriels, qu’ils voient comme des matchs de boxe, qu’ils soient de gauche ou d’extrême droite.

Les mesures sociales que nous proposons, fondamentales, seront entendues dans la mesure où elles s’insèrent dans une visée qui les rendent lisibles. Elles sont un peu mieux perçues exprimées par les syndicats qui n’ont pas atteint le même degré d’usure que les formations politiques.

Dans le débat sur la « mondialisation » se développe l’idée d’une refondation de civilisation, c’est ce qui en fait son succès. Mais ce débat tournera court si cette refondation, est seulement la refondation économique et non surtout la refondation philosophique.

Introduction à "Epître aux citoyens", 8 Octobre 2001

http://pierre.assante.over-blog.com/article-construction-du-devenir-52749319.html

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