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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 16:36

Article de L'H.D. du Jeudi 9 décembre

H.D. C.E.SSuite de l'article (221Kb) : ici

 H.D._9_decembre.jpg

 

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/CES_ce_geant_syndical_peut_il....pdf

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 17:43

 hIMG.jpgttp://www.pierreassante.fr/dossier/l_Humanite_Economie_09.12.2010.pdf

 

Un entretien avec

Denis Durand

réalisé par Pierre Yvorra

 

et un article de

Pierre Ivorra

 

(1 page en 2 fichiers conjoints, 367 Kb)

 

   

 

ici

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 07:41

Un cycle de soirées d'étude de "Das Kapital" de Marx a été initié par le PCF , au niveau du quartier, à La Madrague de Mont Redon. La première soirée à eu lieu le Mercredi 8 décembre 2010 et sera poursuivie le Mercredi 2 février à 18 heures.

Quelques illustrations en sont données ici.

Nous y avons ajouté un texte de Marx de "l'Idéologie Allemande", qui donne un horizon général à la pensée de Marx.

Ainsi que les leçons de Catherine Mills publiées par la revue Economie et Politique.

20101208-013.jpg« …d’autre part, ce développement des forces productives (qui implique déjà que l’existence empirique actuelle des hommes se déroule sur le plan de l’histoire mondiale au lieu de se dérouler sur celui de la vie locale), est une condition pratique préalable absolument indispensable, car, sans lui, c’est la pénurie qui deviendrait générale, et, avec le besoin, c’est aussi la lutte pour le nécessaire qui recommencerait et l’on retomberait fatalement dans la même vieille gadoue. Il est également une condition pratique sine qua non, parce que des relations universelles du genre humain peuvent être établies uniquement par ce développement universel des forces productives et que, d’une part il engendre le phénomène de la masse « privée de propriété » simultanément dans tous les pays (concurrence universelle), qu’il rend ensuite chacun d’eux dépendant des bouleversements des autres et qu’il a mis enfin des hommes empiriquement universels, vivant l’histoire mondiale à la place des individus vivant sur le plan local. Sans cela : 1° le communisme ne pourrait exister que comme phénomène local ; 2° les puissances des relations humaines elles-mêmes n’auraient pu se développer comme puissances universelles et de ce fait insupportables, elles seraient restées des « circonstances » relevant de superstitions locales, et 3° toute extension des échanges abolirait le communisme local. Le communisme n’est empiriquement possible que comme l’acte « soudain » et simultané des peuples dominants, ce qui suppose à son tour le développement universel de la force productive et les échanges mondiaux étroitement liés au communisme.

Le communisme n’est pour nous ni un état qui doit être créé, ni un idéal sur lequel la réalité devra se régler. Nous appelons communisme le mouvement réel  qui abolit l’état actuel. Les conditions de ce mouvement résultent des prémisses actuellement existantes…. »

Marx, « l’idéologie allemande »

 Les leçons de Catherine MILLS publiées par la Revue ECONOMIE ET POLITIQUE :

http://www.pierreassante.fr/dossier/Lecons_Catherine_Mills_revue_Economie_et_Politique.pdf

Bulletin d'abonnement à Eco&Po

http://www.pierreassante.fr/dossier/eco_et_po_abonnement.pdf

Copie de 20101208 012

 20101208-007.jpg

  20101208-014.jpg

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 08:17

Action Poétique N°23 couv.Qu’aimes-tu le plus ?

 

La production et la conscience.

 

Pourquoi ?

 

Parce qu’elles vont ensemble,  permettent de construire un sentiment de beauté dans nos rapports.

 

Qu’aimes-tu le moins ?

 

La production et la conscience. Quand elles s’éloignent l’une de l’autre, elle me procurent un sentiment de terreur.

 

Par exemple dans le cas de la douleur consciente, dans le cas de l’impossibilité d’avoir une activité et en en ayant la conscience.

 

Pour moi-même comme pour l'humanité.

 

Evidemment, il y ce que j'aime le plus :  construire un sentiment de beauté dans nos rapports.

 

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 18:31

Copie de 8juin10 001…….Cette avancée fulgurante de la démocratie que l’état des forces productives (état présent des humains et de ce qu’ils ont accumulé de vivant et de productif qui en somme n’est qu’une forme nouvelle de la nature) réclame et que toi aussi tu  réclames est liée à leurs capacités technologiques.

 

Les capacités technologiques ne sont pas une réalité matérielle morte, figée, extérieure à nous, elles comportent, de façon intriquée TOUT ce qu’il y a de sain et de malsain chez l’humain, TOUT en matière de reproduction élargie de l’espèce et de son milieu. Le « concret » comme le « symbolique ». L’objet produit est la cristallisation, contient toute l’histoire humaine qui l’a précédé.

 

Pour nous, humains du XXI° siècle,  la démocratie du travail, la démocratie du producteur, la démocratie du « que, quoi et comment produire » résulte de cet appel des nouvelles formes de production que permettent les techniques de production, d’échange, de gestion informationnalisées et mondialisées.

 

De même que la naissance et le développement de la grande industrie associait le machinisme, la force de la machine, la division du travail, la confiscation de la « dextérité artisanale », les associait à la naissance du producteur propriétaire de sa force de travail, les nouvelles formes de production que permettent les techniques de production, d’échange, de gestion informationnalisées et mondialisées sont associées et appellent à une cohésion mondiale du travail et une libération du travail individuel, personnel : la liberté du producteur et l’explosion fulgurante de sa liberté de création, c'est-à-dire de production au sens le plus large .

 

L’ergologie n’est pas un gadget. Elle étudie la réalité du travail, de l’activité humaine. Ce n’est pas de façon empirique mais scientifique que pourront se construire les conditions de cette révolution du travail et de la démocratie du travail y correspondant…….

 

.......L'APPEL FULGURANT DE LA DEMOCRATIE répondant à ma remarque : « C'est, une question de seuil quantitatif qui appelle transformation qualitative » et « L'ouverture de ces possibilités est liée à la réappropriation et à la croissance fulgurante en quantité et en qualité du surproduit du travail. »........

 

Pierre Assante, 1er décembre 2010

Suite de ce texte complet ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/avancee_fulgurante_de_la_democratie.pdf

 

Illustration :  des techniques antiques

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 10:39

huma06.09.10Les organisations syndicales, CFDT, CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA, réunies le 29 novembre 2010 ont décidé :

§        De poursuivre les réunions de l’Intersyndicale afin de pérenniser la dynamique créée par la mobilisation née avec la crise et amplifiée avec le dossier des retraites

§        D’interpeller les gouvernements et les parlementaires (nationaux et européens) dans le cadre de la journée européenne de la CES du 15 décembre 2010 sur les politiques d’austérité en Europe. Elles soutiennent les initiatives prévues dans les territoires.

§        De réactualiser la plateforme intersyndicale du 5 janvier 2009 au regard des enjeux de la période que sont l’emploi, la protection sociale, la fiscalité, le pouvoir d’achat, les services publics… Une première réunion de travail aura lieu le 13 décembre.

 Paris, le 29 novembre 2010

(Illustration, l'Humanité du 6 septembre 2010)

Pour mémoire, Plateforme du 5 janvier 2009 :

Appel à l’action le 29 janvier : déclaration commune des organisations syndicales (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA)

jeudi 15 janvier 2009 

La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables, les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, sont les premières victimes de cette crise. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité. Les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes. Face à cette situation et considérant qu’il est de leur responsabilité d’agir en commun, en particulier lors de la journée du 29 janvier, pour obtenir des mesures favorables aux salariés, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, C.G.T., FO, FSU, Solidaires, UNSA ont décidé d’interpeller les entreprises, le patronat et l’Etat. Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l’emploi, des rémunérations et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique.

1. - Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique.

De nombreuses entreprises mettent la pression sur les sous-traitants et fournisseurs faisant supporter à leurs salariés blocages des rémunérations et pertes d’emplois. Par ailleurs, des salariés sont contraints à des durées de travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses d’activité. Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires.

C’est intolérable et inadmissible.

Les entreprises confrontées aux baisses d’activité utilisent des mesures de sauvegarde d’emploi comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés… Toutes ces mesures doivent être négociées dans l’objectif de préserver l’emploi et les salaires. Les aides publiques doivent aussi y être conditionnées. Les entreprises doivent améliorer l’indemnisation du chômage partiel et tous les salariés doivent pouvoir en bénéficier. Ces périodes de baisse d’activité doivent être utilisées pour développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés. Dans toutes les entreprises, quelle que soit la situation, c’est notamment en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée. Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires. Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d’emploi et penser autrement l’évolution des services publics dont la qualité et l’emploi constituent une question centrale.

La situation des salariés précaires du public appelle des mesures de justice sociale.

2. - Politique salariales : améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités Les exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d’entreprises, à l’accroissement des inégalités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de l’investissement. Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d’achat et une réduction des inégalités. Les allègements de cotisations sociales doivent être conditionnées à la conclusion d’accords salariaux.

3. - Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.

Il est de la responsabilité de l’Etat et de l’Union Européenne de décider de politiques d’interventions publiques coordonnées favorisant une relance économique. Celles-ci doivent viser à la fois :
 Une relance de la consommation en améliorant le pouvoir d’achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d’emploi, retraités et bénéficiaires des minima sociaux.
 Une politique de développement du logement social à la hauteur de l’urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.
 Une protection sociale (santé, retraite) dans un cadre collectif et solidaire.
 Des investissements ciblés, en particulier en matière d’infrastructures, d’équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l’éducation et la formation. Les investissements publics et privés doivent notam ment être orientés en faveur d’une économie du déve loppement durable mettant en œuvre les principes adoptés au Grenelle de l’environnement.
 Toute l’aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties. Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d’emploi. Elle doit faire l’objet d’une information et d’un avis préalable des élus représentant les salariés. Dans le cas spécifique du secteur bancaire, l’utilisation des aides publiques doit donner lieu à un contrôle direct par l’Etat.

4. - Préserver et améliorer les garanties collectives

Les conditions de vie et de travail pour les salariés des secteurs privé et public, passent par l’amélioration du cadre collectif. C’est pourquoi il faut :
 Abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail.
 Retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche.
 Respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail.
 Face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en œuvre des réformes porteuses de progrès social.

5. - Réglementer la sphère financière internationale

Cette réglementation doit mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l’opacité du système financier international et encadrer les mouvements de capitaux. L’Union Européenne doit être au premier plan pour l’exiger. Il faut aussi imposer le respect des droits fondamentaux et sociaux et des normes internationales de l’OIT dans tous les échanges internationaux. L’aide publique au développement doit être maintenu et amélioré. C’est ce que demande le mouvement syndical international.

Paris le 5 janvier 2009

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 15:27

20101019 024Rencontres Nationales du Projet

 

      http://www.pcf.fr/spip.php?article5224 

 

VIDEO : 

 

ici 

 

 

RENCONTRES-PROJET-PARTAGE.jpgRencontres nationales du projet les 26, 27 et 28 novembre 2010

— > Restitution de la journée du vendredi 26 novembre
— > Restitution de la journée du samedi 27 novembre
— > Restitution de la journée du dimanche 28 novembre
— > Intervention de clôture de Pierre Laurent

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 09:16

le-capital.jpgRencontres Marxistes du 13008

 

Ceci est un commentaire à titre personnel à partir d'un article du 10 novembre 2010.

 

Le conseil constitutionnel vient de valider la « réforme » des retraites et Sarkozy de signer sa promulgation.

 

Sa gouvernance imminente du G20 nous montre que la gouvernance du monde par le capital financier mondial, forme suprême de l’impérialisme, c'est-à-dire de la société marchande capitaliste, n’en est pas à se dessiner, mais à se conclure, ce qu’il veut montrer par son type de gouvernance et les intérêts qu’il défend sans l’ombre d’une hésitation.

 

Ainsi, comme le PCF, ses sections d’analyses et de  recherches pour l’action, l’ont analysé depuis plusieurs décennies et encore récemment, la lutte des classes s’approfondit et la course de vitesse entre le personnel du capital et le mouvement populaire s’accélère, avec tous les dangers et tous les espoirs qu’elle contient.

 

La guerre des monnaies que s’apprête a déclancher Sarkozy en tant que représentant du capital mondial à la présidence du G20 ne peut pas avoir de conséquences que sur la guerre des monnaies.

 

Tant que l’on ne situe pas chaque question de société dans le processus de production, dans le travail, ces questions de société nous apparaissent dans un sociétal incohérent.

 

La question du pouvoir « en soi », la « question politique » ne règle pas tout, mais est un outil qui est utilisé dans la lutte des classes. La démocratie du producteur passe aussi par les capacités d’utiliser cet outil, dans les continuités ruptures du processus humain.

 

On peut ainsi mesurer l’écart qui existe entre la gouvernance mondiale, ses capacités techniques, ses moyens d’Etat et multinationaux, ses experts et ses chercheurs, et les capacités d'intervention populaire à ce jour.

 

Pourtant le capital ne peut exister sans le peuple, c’est là sa faiblesse.

 

Dire que la bataille pour une autre réforme des retraites (et autres luttes) n’est pas terminée et se poursuit, et pour nous une réforme correspondante aux besoins humains et non ceux de la financiarisation, est non seulement réaliste, mais indispensable. Ceux qui disent le contraire sont soit inconscients soit au service de la financiarisation (alliés objectifs disait-on autrefois, formule tout à fait scientifique).

 

La gouvernance humaine, c’est à la fois la cohérence de la personne dans son activité, et particulièrement son activité productrice stricto sensu, dont dépend toute activité, la cohérence des groupes humains constitués, la cohérence de l’ensemble des groupes humains, l’humanité, avec la multiplicité et la diversité des activités, ses accidents, ses maladies, ses remèdes qui ne passent pas par la contrainte mais par la libération de la créativité.

 

Ainsi, les rencontres du travail qui sont la construction de la recherche de cohérence de la personne dans son travail stricto sensu sont totalement liées à la recherche d’une cohérence politique, qui passe inévitablement par une hégémonie des forces du travail, c'est-à-dire de la démocratie du producteur sur la dictature du marché. Les rencontres du travail ne sont pas une chose nouvelle en soi. Toute lutte ouvrière l’a pratiquée consciemment ou pas. Ce qui est nouveau c’est les outils théoriques et expérimentaux qu’elles peuvent utiliser de par l’accumulation scientifique et militante.

 

Comprendre le monde des marchandises, la réalité du mode d’échange actuel obsolète (mesure quantitative de la valeur marchande basée sur l’échange A-M-A’ ou n’entre que la mesure du temps, de l’acte travail marchandise « mesurable » -TTMSN et ses distorsions), des savoirs, des mentalités, des morales que cela induit est indispensable à la lutte. Comprendre « Das Kapital » fait partie de cela.

 

Ces quelques mots n’engagent que moi dans ce groupe de réflexion.

 

La façon d’aborder cette question est particulière à chaque personne. Pour donner une solidarité à chaque démarche particulière, quelques camarades du 8° ont décidé de se rencontrer sur ce thème, non pour se perdre en élucubration mais, pour mieux comprendre pour mieux agir. Et pour être plus en situation de fraternité, ce qui est essentiel pour être solidaire, de le faire dans un cadre le plus convivial possible, selon nos moyens.

 

C’est cela la construction d’une cohérence du particulier au général, à double sens.

 

Pierre Assante, 10 novembre 2010

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 08:00
 
mardi 7 décembre - 18:30

Les connaissances, les savoirs, l'école, la recherche, la formation :

Débat dans le cadre du Projet partagé

 

 

  
LaMarseillaise22.11.10 2En fichier joint, l'article de
La Marseillaise ici

 
 

A La Maison des Communistes des Bouches-du-Rhône
280, rue de Lyon
13015 - Marseille

Mardi 7 décembre de 18h30 A 21h

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 14:26

Copie-de-000_2424.JPG

 

Grèce, France, Italie, Espagne, Portugal, Irlande….

La protestation s'amplifie 

 

Vers un Décembre puis un Printemps 2011 Européen ?

 

Un Printemps 2011 Européen pour prélever des services sur les profits du capital, à l'inverse de ce qui se fait aujourd'hui ?

 

Et un Printemps 2015-2017 pour se libérer du marché, pour une démocratie du « quoi et comment produire » ?

 

Les courbes de suraccumulation sur la longue, moyenne et courte durée semblent nous dire cela……

Avec une volonté populaire de transformation, avec une expression consciente du processus  inconscient….

 

Les injections massives de capital en aval des "garrots" dans la circulation du capital, garrots dus à la paupérisation relative créée par la course aux profits, semblent avoir des effets de plus en plus limités, de plus en plus bref.  

 

P.A., 26 novembre 2010  

Lien

ici

  http://www.pierreassante.fr/dossier/petit_rappel_economie_politique_elementaire.pdf

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 07:20

Tribunes - le 20 Novembre 2010

L’extinction de la langue corse est-elle une fatalité ?

Le bilinguisme, un atout pour le plurilinguisme

Par Dominique Bucchini, président (PCF) de l’assemblée de Corse .

 

Jaurès-copie-1La langue corse est en danger. Au fil des générations, le nombre et la proportion des locuteurs diminuent. Sa transmission intergénérationnelle est compromise, entraînant la disparition progressive de son usage comme moyen de communication. Tardive, la prise en compte des langues régionales par l’État, tout en s’accélérant à partir de 1981 jusqu’à la mention, en 2008, des langues et cultures régionales dans la Constitution, demeure incomplète.

Avec d’autres, j’ai la conviction que l’extinction de la langue corse n’est pas une fatalité. En 2007, l’Assemblée de Corse a approuvé un «plan stratégique d’aménagement et de développement linguistiques pour la langue corse», comportant un volet éducatif et un volet sociétal entendant créer dans la société corse une dynamique du bilinguisme articulée à la stratégie européenne pour le plurilinguisme. Notre groupe a voté ce plan et nous pensons qu’il faut aller encore plus loin sur le chemin conduisant à une société bilingue. Cette attitude n’est pas nouvelle. Elle puise sa source dans une tradition du mouvement ouvrier opposée à toute forme d’oppression nationale, à toute discrimination d’ordre racial ou linguistique.

Depuis les années quatre-vingt, dans le cadre d’une conception nationale et populaire de la défense du français et des autres langues de France, nous nous prononçons «pour une politique d’incitation au bilinguisme assumé», en rejetant toute contrainte ne pouvant engendrer que des phénomènes de rejet. Le bilinguisme est, en Corse, un état de fait qui appelle des mesures pédagogiques, sociétales et institutionnelles.

Le plan stratégique considère le bilinguisme comme un levier pour dépasser le conflit linguistique initial entraîné par la confrontation des deux langues ; la compétence bilingue est un atout pour l’ouverture au plurilinguisme, bien précieux pour les jeunes générations.

Une politique du bilinguisme ambitieuse passe par la ratification de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires ainsi que par la modification de la Constitution afin d’adopter une loi donnant aux langues de France un statut permettant leur épanouissement.

Dès 1985, dans la perspective d’une «politique démocratique de la », nous popularisions la revendication de la coofficialité du corse et du français. D’une certaine manière, dans les faits – l’état civil, la toponymie, les médias, la publication d’actes des collectivités, le domaine scolaire –, ce processus est en marche. Il est nécessaire d’intervenir pour donner au corse sa pleine vitalité dans la société, de sorte que la population en ait une perception positive, y voie une langue utile pour le futur.

Ce statut, permettant l’usage du corse dans l’espace public – services administratifs, organes délibérants, justice –, serait le cadre juridique d’une politique de bilinguisme. Il ne menacerait ni l’unité de la République ni l’avenir de la langue française !

La politique en faveur du bilinguisme ne doit pas être le vecteur d’un multiculturalisme aboutissant à fragmenter la France en communautés séparées et au délitement de l’État. Le bilinguisme s’inscrit dans un projet social d’ouverture. Il est corrélé à la décentralisation, au développement local, à la démocratie de proximité, qui ne sont en rien attentatoires aux principes de souveraineté et d’égalité. Bien sûr, l’établissement de la coofficialité modifiera nécessairement notre représentation du rapport entre l’État et la langue ; mais dans un sens démocratique, rapprochant les citoyens et l’idée de République, à l’opposé d’un centralisme autoritaire. L’exception culturelle que la France revendique ne peut évidemment pas être réservée à la seule langue dominante. La République peut assurer l’égalité dans le respect des différences. Ce principe s’appliquera évidemment à l’égard des habitants d’origine extérieure dont il faut respecter la liberté et provoquer l’adhésion volontaire. Les non-corsophones ne devront subir aucune discrimination, notamment dans le travail. Nous refuserons toujours toute mesure chauvine visant à diviser les travailleurs, surtout à l’heure où ils sont en butte à une véritable «guerre de classe» menée par le gouvernement et le Medef.

Il n’y a pas non plus de contradiction de principe entre langue régionale et langue française *(voir N.D.L.R. de ce blog). La demande linguistique régionale n’est pas exclusive de la maîtrise d’une langue de communication internationale au large rayonnement ; on ne peut sérieusement envisager qu’il se trouve des parents disposés à enfermer leurs enfants dans un ghetto monolinguiste régional. Bien ancré sur le territoire, c’est dans les instances internationales, les relations économiques, scientifiques, culturelles que le français perd des rangs. Le principe de la diversité linguistique, au nom duquel on défend l’emploi du français dans ces domaines, ne peut dès lors être refusé aux langues minoritaires.

Les Corses ont consenti de gros efforts pour acquérir la langue française à laquelle ils sont attachés. Mais les dernières générations éprouvent de la difficulté à conserver le corse et nous poussent à agir pour conserver ce bilinguisme que leurs grands-parents ont eu tant de mal à acquérir.

L’accès de la langue corse au statut de coofficialité renforçant le bilinguisme éliminera bien des frustrations et instaurera des rapports féconds entre corse et français. Au-delà du principe, il faut définir le champ de la coofficialité et surtout, afin que ce droit ne reste pas théorique, ses modalités pratiques. L’efficience du bilinguisme dépend aussi de l’appui de l’État car elle suppose des moyens et des adaptations pour les administrations concernées.

Nous ne parviendrons à réaliser une grande politique pour le bilinguisme et la coofficialité que dans la recherche prudente – mais non timorée – d’un consensus politique et social et, dans la fonction qui est la mienne, je continuerai à m’investir dans cette mission.

Dominique Bucchini

 

 Penser aux discours de Jaurès en langue d'Oc (note de P.A.)

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 22:15

JAN10-010.jpgMalgré la remontée de la vente du "capital", la forme la plus courante de l'anti-marxisme est l'indifférence, l'incrédulité.

 

L'indifférence est de toute façon la forme de penser et d'être la plus courante de ce que le capital a réussi à développer ces dernières décennies et par le mode de vie et de travail, ce qui va ensemble, et, en liaison avec le mode de vie,  par sa force de frappe médiatico-financière.

 

Le mouvement social lui-même développe une protestation, et heureusement qu'il le fait, mais doute lui-même de ses propres arguments et de l'effet de ses arguments sur le conscient collectif.

 

Le stade de maturation des idées marxistes sous ces effets divers, même si je pense qu'il est en mouvement, je suis incapable de le "mesurer". Avancer est indispensable.

 

Il faut laisser au temps (sûr, pas tout seul, avec nous tous en actes aussi, dans notre diversité et notre volonté de convergence, de mouvement convergent) sa capacité de transformation, positive et négative.

Je crois que tous les marxistes (sous cette appellation consciente ou autre) en sont à peu près à cette réflexion.

 

Les modifications sociologiques mondiales sont directement liées à l'évolution du mode de production mondial.

 

Et le rôle de la classe ouvrière de même.

 

Sauf que le déplacement massif de la classe ouvrière de main d’œuvre vers des zones qui n'ont pas connu la montée de l'industrialisation au XIX° siècle et donc n'ont pas eu les mêmes délais de construction de forces politiques de classe exploitée (1793, 1830, 1848, Commune, Front Populaire, Libération...), modifie les conditions générales historiques de maturation. Et bien que ces mouvements cités eux-mêmes aient connu leurs propres limites, y compris théoriques, avec les conséquences que l'on sait.

 

Ces délais sont l'affaire de générations, mais cela ne veut pas dire que la construction d'une politique de classe (de la classe ouvrière et de ses alliés) soit automatique. Rien ne se reproduit tel quel dans l’histoire, mais le rôle et l’état des forces productives est essentiel en dernière instance.

 

Cela ne veut pas dire non plus que le rôle de "je lutte des classes" soit fini dans les nations industrialisées avancées (informationnalisation de la production, de l'échange, de la gestion) et politisées.

 

Cela veut dire qu'il y a une construction de "je lutte de classe mondiale" à réaliser partant des diverses situations nationales et internationales (relire "impérialiste stade suprême du capitalisme").

 

En ayant bien en vue

 

1 où se trouvent les ateliers (au sens propre) de production du monde et comment ils évoluent (en particulier technologiquement)

 

2 les acquis théoriques et pratiques du mouvement ouvrier partout

 

3 les nécessaires alliances et non les oppositions classe ouvrière contre couches moyennes salariées et population (en prenant garde de ne pas dogmatiser et réduire cette classification des classes et couches sociales, à l’exemple de la politique dite de « classe contre classe » et de son isolement)

 

4 que les transformations progressistes du monde se feront à partir des besoins humains, et de la production qui les satisfait.

 

5 qu'à partir de là le rassemblement peut se faire à partir de l'homme producteur et non des gestionnaires des échanges, bourses de valeurs et autre institutions et mouvements du commerce et du capital, ce que ce dernier a réussi à faire penser et croire à la masse des salariés (et surtout "aux politiciens des couches moyennes") de pays à la production industrielle et à la gestion "avancées", mais relativement puisque des pays comme la France, ou la Grèce, ou le mouvement qui se dessine en Europe (vers un printemps prochain ?) ne confirme pas complètement cette emprise totale "sur les esprits".

 

6 la transformation ne viendra pas des directions nationales, même si elles jouent évidemment un rôle coordinateur, de mise en cohérence (être l’expression consciente d’un processus inconscient),  mais de l'évolution des mentalités à la base à partir des effets et de l'expérience de la crise. La "présidentielle" est tout le contraire d'une solution parce qu'elle cherche une solution au sommet totalement coupée de la réalité sociale profonde. Les 1,9 % du PCF aux présidentielles, alors qu’il est le troisième parti en élus et voix dans des élections  locales ne sont pas étonnants, et l'on voit bien que même dans les milieux populaires "de gauche", c'est l'expression populiste qui domine et « il faut faire avec » dans le processus progressiste.

Et De Gaulle n'a certainement pas imaginé comment sa constitution soumettait "sa nation qu'il voulait grande" à l'internationalisme le plus régressif, celui de la finance, pensant qu'une alliance entre nationalisme et capital pouvait servir la France. Sarkozy l'a très bien compris, lui qui sert le capital pour se servir lui-même.

 

berliguer7 La participation aux institutions et aux élections n'a plus à ce jour qu'une faible marge de manœuvre (ce qui peut changer dans un développement d’un mouvement politique fort qui est possible et qui est à construire, ce qui est tenté aujourd’hui), mais qu'il ne faut pas laisser en bloc à l'adversaire, et qu'il faut utiliser comme protestation, information de la population et embryon de construction d'un autre mode de production à partir de propositions répondant aux questions quotidienne et à long terme, dans leur unité.

 

8 La question de fond restant « la démocratie du que, quoi, comment produire » car elle conditionne la cohérence de la personne, des collectifs, de l’humanité, dans la satisfaction de ses besoins « matériels et moraux », le besoin de développement de la conscience de la nature sur elle-même qu’est l’homme étant le besoin humain essentiel parce qu'humain par essence, de par l’histoire propre de l’humain. Tout « pouvoir », toute « prise de pouvoir » n’assumant pas ce besoin n’a aucun avenir.

 

Pierre Assante,  24.11.2010

 

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 22:48

1844La pointe la plus avancée du savoir et du pouvoir consiste à dire et à faire, dans tous les champs d’activité humaine, non selon une vision séparée des éléments d’un objet, d’une situation, mais dans l’unité de ses composantes, et dans le mouvement de ses contraires. Dans la totalité de ses processus dans son processus.

 

C’est bien là la contradiction majeure. L’espèce humaine (et la personne humaine) ne possède pas cette aptitude de vision d’ensemble d’un processus, même élémentaire. Et l’intuition, le savoir, empiriques, construits sur le processus de l’expérience et des sciences, eux-mêmes sont incapables de cette unité, sinon furtivement, et rapidement absorbée par la force de réaction. Leurs effets sont pourtant fulgurants, dans les soubresauts et les convulsions du corps social. Démocratie athénienne, révolution française, Commune de Paris….  et bien d'autres évènements, rencontres et rencontre de rencontres personnels, locaux et planétaires, les seuils atteints et dépassés.

 

Cette vision unitaire, l’espèce humaine est pourtant en train de la construire depuis son origine et l’atteindre c’est son but. Son but parce que la satisfaction de ses besoins élémentaires, en se développant par le travail, la production, se complexifiant, a transformé qualitativement ces besoins en ce besoin de construction.

 

"Naturalisation" de l’homme et "humanisation" de la nature pourrait-on dire (1). Quelle magnifique intuition de Marx de 1844 et de la critique de l'économie politique capitaliste développée dans « Le Capital », continuée par l'expérience et la connaissance du travail, de l'activité. Processus de la conscience de la nature sur elle-même, besoin et raison suprême de l'humanité et de la personne. Et ce besoin est devenu la condition de la poursuite du processus humain, des conditions matérielles de ce processus, de sa santé.

 

Cette construction elle se voit dans le processus d’imbrication du clan humain généralisé, unification et diversification multipliée, sans cesse croissantes en processus contraires de ses techniques de production et d'échange, de ses institutions et de sa culture, malgré justement les contradictions qui  travaillent cette construction, la menacent et la développent, contradictoirement ; les pouvoirs et l’accumulation privée qui se concentrent, et les luttes "en pluie" et en rassemblements, en rassemblement, en volontés, que cela induit.

 

Pierre Assante, 20 novembre 2010

 

(1)..."Le mouvement entier de l'histoire est donc, d'une part, l'acte de procréation réel de ce communisme -l'acte de naissance de sa connaissance empirique- et, d'autre part, il est pour la conscience pensante, le mouvement compris et connu de son devenir"....

"...Donc, la société est l'achèvement de l'unité essentielle de l'homme avec la nature", "le naturalisme accompli de l'homme et l'humanisme accompli de la nature", et "ce communisme en tant que naturalisme achevé = humanisme, en tant qu'humanisme achevé = naturalisme...."

Karl Marx, 1844.

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 09:12

Recher.Internat.51_1966.jpg« Recherches Internationales

à la lumière du marxisme » N°51,

"Psychologie" 1966, Extrait de l’article

d’Ovsiène Tutundjian sur la psychologie de

Georges Politzer.

Cliquer ici

 

« Recherches Internationales

à la lumière du marxisme » N°51,

1966, Extrait de l’article

d’Alexandre Louria

sur Lev Vigotski

et l'étude des fonctions psychiques supérieures.

Cliquer ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Politzer_8_pages_par_O.Tutundjian.pdf

http://www.pierreassante.fr/dossier/Vigotski_8_pages_par_A.Louria.pdf



Toujours sur la revue "Recherches Internationales", voir aussi article précédent de ce blog sur le N° 46, 1965 avec l'article sur Léontiev)

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 18:45

Recherches_internationale_46_1965.jpgLa revue "Recherches Internationales, à la lumière du marxisme" publiait en 1965, dans un numéro intitulé "L'Homme", un article d'Alexis Léontiev  "L'Homme et la Culture". (Lien en bas de page, 1,77 MB)

 

Ainsi que 9 autres articles.

 

Vous pouvez trouver dans "Le Paradigme Ergologique ou un métier de philosophe", Yves Schwartz, 2000, des notes sur Léontiev (pages 420, 610, 631, 684, 706).

 

A 45 ans de distance, et avec l'expérience  de l'histoire des sciences écoulée et des évènements du monde, on peut juger des limites historiques en fonction des savoirs du moment mais aussi de la valeur historique de l'auteur Alexis Léontiev et de la revue à laquelle pourrions envier la qualité du moment, et lui rendre hommage, non pour elle mais pour nous-mêmes.

 

Il n'est pas inutile de connaître et de réfléchir à cette histoire-là

Cliquer ici ou sur le lien ci-dessous :

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/L_homme_et_la_culture_Leontiev_R.I.1965.pdf

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 08:10

MATH HDPourquoi les français ont-ils la bosse des maths ?

 

L'Humanité Dimanche du 18 au 24 novembre 2010

 

Cliquer  ici et ci-dessous :

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/math%20HD.pdf

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 21:02

Un bref aperçu de l'histoire culturelle du concept d'activité.

 

cliquer ici ou sur ce lien :

http://www.pierreassante.fr/dossier/Y_Schwartz_Un_bref_apercu_de....pdf

(Téléchargement, 1 minute environ)

  

paradigme Schwartz

 l'activité en dialogues 0001

CANGUILHEM

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Dans la Revue en ligne : @ctivités, 4 (2),

pages 122- 133,

  Cliquer ci-dessous (attente 1 minute environ) : 

http://www.activites.org/v4n2/v4n2.pdf

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 13:29

L'internationale socialiste : tous derrière Papandréou (L'Humanité, Gaël De Santis, 16 novembre 2010)

cliquer sur le lien ci-dessous :

http://www.pierreassante.fr/dossier/Intern.Social_Huma_16Nov10.pdf

 

Internationale Socialiste L'Humanité 16 nov 2010et....Un commentaire général personnel

sur la situation historique à partir de cet évènement:

   

« La spinta è esaurita »

 

Les valeurs sans dimension, les valeurs d’usage suivent la même accumulation-gel-dévalorisation-destruction que l’accumulation-gel-dévalorisation-destruction des capitaux.

Les valeurs sans dimension croissent d’autant que croissent les forces productives.

Les concepts ergologiques, que l’on pourrait croire à l’abri (du fait qu’ils font appel à cette connaissance et expérience du travail) eux-mêmes sont en prise avec cette accumulation-gel-dévalorisation-destruction liée à la crise par les  lois du capital. Penser le contraire serait affirmer des concepts contraires aux concepts ergologiques et contraires à la réalité de l’activité humaine : ce serait affirmer qu’il existe un travail abstrait pur alors que l’activité est toujours concrète, que la représentation de l’activité est abstraite, que cette abstraction est mise tête en bas par l’échange marchand des valeurs d’usages, travail compris, dont la représentation abstraite « parfaite » est le salaire, et la possession abstraite « parfaite » la propriété privée.

Dans le cadre de ces 2 siècles de la grande industrie mécanisée, de la révolution bourgeoise et des institutions et cultures qui correspondent à cette grande industrie mécanisée, c’est la poussée de la révolution bourgeoise qui est épuisée et qui appelle à une autre civilisation.....

.....Le texte entier : ici

« La spinta è esaurita » (la poussée est épuisée, éteinte). Berlinguer le disait début des années 1970   pour la révolution d’octobre russe prolétarienne.

 

Mais dans le cadre de ces 2 siècles de la grande industrie mécanisée, de la révolution bourgeoise et des institutions et cultures qui correspondent à cette grande industrie mécanisée, c’est la poussée de la révolution bourgeoise qui est épuisée et qui appelle à une autre civilisation.

 

L’illustration de la situation grecque, économique, financière, institutionnelle, électorale, est une représentation d’une situation qui se répand à toute notre civilisation dite « occidentale », celle du capitalisme avancé.

 

Le repli des couches populaires, vers le passé et sa mythisation conservatrice avec le vote d’extrême droite ou la défection massive des urnes, lucide et consciente de la réalité de la démocratie représentative en crise dans la crise ou « purement » protestataire, montre que seules une part des couches moyennes se sentent encore concernées, et pour un temps seulement si la crise ne trouve pas d’issue.

 

De là à préconiser le refus de cette forme de démocratie pourrissante par l’appel au boycott des élections, il n’y a qu’un pas. Je pense cependant que cette défection est la négation de ce pourrissement, et que la construction de formes nouvelles s’appuyant sur la démocratie du producteur du « que, quoi et comment produire » ne se nourrira pas que de l’abstention mais de tout ce qui se manifestera au-delà de la négation, comme négation de la négation, en particulier l’expression de forces de transformation à l’intérieur de la démocratie bourgeoise, et qui peut ou non s’exprimer dans des élections « traditionnelles ».

 

Rien ne dit que des mouvements d’ampleur comme celui pour les retraites ou d’ampleur plus grande encore, ne s’exprime pas par un rejet non des élections, mais des hommes qui portent ce refus du changement et les privilèges qui accompagnent les gestionnaires du capital.

 

L’ampleur de la crise est à la mesure de l’ampleur de la suraccumulation de capital, l’ampleur de la suraccumulation de capital est à la mesure de l’ampleur du développement des forces productives et des contradictions internes du mode de production et d’échange capitaliste. L’ampleur, la rapidité et la fréquence, ce qui s’appelle une crise générale.

 

Les valeurs sans dimension, les valeurs d’usage suivent la même accumulation-gel-dévalorisation-destruction que l’accumulation-gel-dévalorisation-destruction des capitaux.

 

Les valeurs sans dimension croissent d’autant que croissent les forces productives.

 

L’autonomie des objets sociaux, des idées, des sentiments (qui sont « idéels », non « physiques » mais matériels aussi (voir l’article sur la confusion de nos termes usuels, en l’absence d’une conscience qui en forgent d’autres), est réelle mais relative. Toute dé-adhérence « sans retour » est fatale à la santé de l’humanité. La masse-rapidité de la résultante-unité (que l’on peut constater dans l’expérience et connaissance du travail à notre stade) de l’activité micro et macro rend cette autonomie de moins en moins élastique, la solidarité de plus en plus étroite, et les maladies de la solidarité de plus en plus contagieuses.

 

Les concepts ergologiques, que l’on pourrait croire à l’abri (du fait qu’ils font appel à cette connaissance et expérience du travail) eux-mêmes sont en prise avec cette accumulation-gel-dévalorisation-destruction liée à la crise par les  lois du capital. Penser le contraire serait affirmer des concepts contraires aux concepts ergologiques et contraires à la réalité de l’activité humaine : ce serait affirmer qu’il existe un travail abstrait pur alors que l’activité est toujours concrète, que la représentation de l’activité est abstraite, que cette abstraction est mise tête en bas par l’échange marchand des valeurs d’usages, travail compris, dont la représentation abstraite « parfaite » est le salaire, et la possession abstraite « parfaite » la propriété privée.

 

L’activité primitive, le « travail » hors échange marchand issu de l’accumulation privée, ne connaît pas autre chose que les valeurs sans dimension, les valeurs d’usage, parce qu’il ne connaît pas la mesure quantitative de la valeur. Ce n’est que l’échange marchand, puis la transformation de l’outil d’échange, l’argent, en capital, qui donne naissance au travail abstrait. C’est la dépossession, l’aliénation du produit de l’activité de la personne qui donne naissance au travail abstrait, au salaire, mesure quantitative de la valeur de la marchandise travail. L’aliénation est morale parce qu’elle est physique, et non le contraire car dans ce cas elle n’existerait que comme abstraction d’une abstraction, c'est-à-dire une « dé-adhérence conceptuelle sans retour » caractéristique, qui est pourtant une réalité qui nous imprègne totalement parce que nous y vivons dedans. L’acte est concret mais le besoin en est abstrait et par la même occasion le but-besoin humain, la conscience en mouvement de la nature sur elle-même qu’est l’humanité concrète.

 

Il ne s’agit pas seulement d’une transposition de la baisse tendancielle du taux de profit du capital à la baisse tendancielle du taux d’intérêt psychologique, qui prise sricto sensu serait une psychologisation du mouvement réel interne de la société et de la société dans la nature,  il s’agit de la crise de la mesure quantitative de la valeur au moment historique ou croissent d’une façon exponentielle les valeurs sans dimensions, les valeurs incommensurable, c'est-à-dire, tout simplement la production sous toutes ses formes, qu’il faut mettre en santé avec les besoins humains, « matériels et moraux » et la quantité de valeur à extraire de la production « d’objets physiques » au profit d’activité « libre » en gésine, de valeur générale sans dimension. C’est ce qu’il y a de concrètement nouveau à aborder dans le prolongement de la pensée marxiste. C’est une question de seuil quantitatif qui appelle transformation qualitative.

 

L’ouverture de ces possibilités est liée à la réappropriation et à la croissance fulgurante en quantité et en qualité du surproduit du travail.

 

Pierre Assante, 16 novembre 2010

 

Note-citation

 

C’est ce qui confirme et « s’ajoute » à :

 

«……. La conception matérialiste de l'histoire part de la thèse que la production, et après la production, l'échange de ses produits, constitue le fondement de tout régime social, que dans toute société qui apparaît dans l'histoire, la répartition des produits, et, avec elle, l'articulation sociale en classes ou en ordres se règle sur ce qui est produit et sur la façon dont cela est produit ainsi que sur la façon dont on échange les choses produites. En conséquence, ce n'est pas dans la tête des hommes, dans leur compréhension croissante de la vérité et de la justice éternelles, mais dans les modifications du mode de production et d'échange qu'il faut chercher les causes dernières de toutes les modifications sociales et de tous les bouleversements politiques; il faut les chercher non dans la philosophie, mais dans l'économie de l'époque intéressée. Si l'on s'éveille à la compréhension que les institutions sociales existantes sont déraisonnables et injustes, que la raison est devenue sottise et le bienfait fléau, ce n'est là qu'un indice qu'il s'est opéré en secret dans les méthodes de production et les formes d'échange des transformations avec lesquelles ne cadre plus le régime social adapté à des conditions économiques plus anciennes. Cela signifie, en même temps, que les moyens d'éliminer les anomalies découvertes existent forcément, eux aussi, - à l'état plus ou moins développé, - dans les rapports de production modifiés. Il faut donc non pas inventer ces moyens dans son cerveau, mais les découvrir à l'aide de son cerveau dans les faits matériels de production qui sont là.

Quelle est en conséquence la position du socialisme moderne ?

Le régime social existant, - ceci est assez généralement admis, - a été créé par la classe actuellement dominante, la bourgeoisie. Le mode de production propre à la bourgeoisie, appelé depuis Marx mode de production capitaliste, était incompatible avec les privilèges des localités et des ordres, de même qu'avec les liens personnels réciproques du régime féodal. La bourgeoisie a mis en pièces le régime féodal et édifié sur ses ruines la constitution bourgeoise de la société, empire de la libre concurrence, de la liberté d'aller et venir, de l'égalité juridique des possesseurs de marchandises et autres splendeurs bourgeoises. Le mode de production capitaliste pouvait maintenant se déployer librement. Les forces productives élaborées sous la direction de la bourgeoisie se sont développées, depuis que la vapeur et le nouveau machinisme ont transformé la vieille manufacture en grande industrie, avec une rapidité et une ampleur inouïes jusque-là. Mais de même que, en leur temps, la manufacture et l'artisanat développés sous son influence étaient entrés en conflit avec les entraves féodales des corporations, de même la grande industrie, une fois développée plus complètement, entre en conflit avec les barrières dans lesquelles le mode de production capitaliste la tient enserrée. Les forces de production nouvelles ont déjà débordé la forme bourgeoise de leur emploi; et ce conflit entre les forces productives et le mode de production n'est pas un conflit né dans la tête des hommes comme, par exemple, celui du péché originel et de la justice divine : il est là, dans les faits, objectivement, en dehors de nous, indépendamment de la volonté ou de l'activité même de ceux des hommes qui l'ont provoqué. Le socialisme moderne n'est rien d'autre que le reflet dans la pensée de ce conflit effectif, sa réflexion, sous forme d'idées, tout d'abord dans les cerveaux de la classe qui en souffre directement, la classe ouvrière.

Or, en quoi consiste ce conflit ?

Avant la production capitaliste, donc au moyen âge, on était en présence partout de la petite production, que fondait la propriété privée des travailleurs sur leurs moyens de production : agriculture des petits paysans libres ou serfs, artisanat des villes. Les moyens de travail, - terre, instruments aratoires, atelier, outils de l'artisan, - étaient des moyens de travail de l'individu, calculés seulement pour l'usage individuel; ils étaient donc nécessairement mesquins, minuscules, limités. Mais, pour cette raison même, ils appartenaient normalement au producteur même. Concentrer, élargir ces moyens de production dispersés et étriqués, en faire les leviers puissants de la production actuelle, tel fut précisément le rôle historique du mode de production capitaliste et de la classe qui en est le support, la bourgeoisie. Dans la quatrième section du Capital, Marx a décrit dans le détail comment elle a mené cette œuvre, à bonne fin depuis le XV° siècle, aux trois stades de la coopération simple, de la manufacture et de la grande industrie. Mais, comme il le prouve également au même endroit, la bourgeoisie ne pouvait pas transformer ces moyens de production limités en puissantes forces productives sans transformer les moyens de production de l'individu en moyens de production sociaux, utilisables seulement par un ensemble d'hommes. Au lieu du rouet, du métier de tisserand à la main, du marteau de forgeron ont apparu la machine à filer, le métier mécanique, le marteau à vapeur; au lieu de l'atelier individuel, la fabrique qui commande la coopération de centaines et de milliers d'hommes. Et de même que les moyens de production, la production elle-même se transforme d'une série d'actes individuels en une série d'actes sociaux et les produits, de produits d'individus, en produits sociaux. Le fil, le tissu, la quincaillerie qui sortaient maintenant de la fabrique étaient le produit collectif de nombreux ouvriers, par les mains desquels ils passaient forcément tour à tour avant d'être finis. Pas un individu qui puisse dire d'eux : c'est moi qui ai fait cela, c'est mon produit.

Mais là où la division naturelle du travail à l'intérieur de la société est la forme fondamentale de la production, elle imprime aux produits la forme de marchandises, dont l'échange réciproque, l'achat et la vente mettent les producteurs individuels en état de satisfaire leurs multiples besoins. Et c'était le cas au moyen âge. Le paysan, par exemple, vendait à l'artisan des produits des champs et lui achetait en compensation des produits de l'artisanat. C'est dans cette société de producteurs individuels, de producteurs de marchandises, que s'est donc infiltré le mode de production nouveau. On l'a vu introduire au beau milieu de cette division du travail naturelle, sans méthode, qui régnait dans toute la société, la division méthodique du travail telle qu'elle était organisée dans la fabrique individuelle; à côté de la production individuelle apparut la production sociale. Les produits de l'une et de l'autre se vendaient sur le même marché, donc à des prix égaux au moins approximativement. Mais l'organisation méthodique était plus puissante que la division du travail naturelle; les fabriques travaillant socialement produisaient à meilleur marché que les petits producteurs isolés. La production individuelle succomba dans un domaine après l'autre, la production sociale révolutionna tout le vieux mode de production. Mais ce caractère révolutionnaire, qui lui est propre, fut si peu reconnu qu'on l'introduisit, au contraire, comme moyen d'élever et de favoriser la production marchande. Elle naquit en se rattachant directement à certains leviers déjà existants de la production marchande et de l'échange des marchandises : capital commercial, artisanat, travail salarié. Du fait qu'elle se présentait elle-même comme une forme nouvelle de production marchande, les formes d'appropriation de la production marchande restèrent en pleine vigueur pour elle aussi.

« Dans la production marchande telle qu'elle s'était développée au moyen âge, la question ne pouvait même pas se poser de savoir à qui devait appartenir le produit du travail. En règle générale, le producteur individuel l'avait fabriqué avec des matières premières qui lui appartenaient et qu'il produisait souvent lui-même, à l'aide de ses propres moyens de travail et de son travail manuel personnel ou de celui de sa famille. Le produit n'avait nullement besoin d'être approprié d'abord par lui, il lui appartenait de lui-même. La propriété des produits reposait donc sur le travail personnel. Même là où l'on utilisait l'aide d'autrui, celle-ci restait en règle générale accessoire et, en plus du salaire, elle recevait fréquemment une autre rémunération : l'apprenti ou le compagnon de la corporation travaillaient moins pour la nourriture et le salaire que pour leur propre préparation à la maîtrise. C'est alors que vint la concentration des moyens de production dans de grands ateliers et des manufactures, leur transformation en moyens de production effectivement sociaux. Mais les moyens de production et les produits sociaux furent traités comme si, maintenant encore, ils étaient restés les moyens de production et les produits d'individus. Si, jusqu'alors, le possesseur des moyens de travail s'était approprié le produit parce que, en règle générale, il était son propre produit et que l'appoint du travail d'autrui était l'exception, le possesseur des moyens de travail continua maintenant à s'approprier le produit bien qu'il ne fût plus son produit, mais exclusivement le produit du travail d'autrui. Ainsi, les produits désormais créés socialement ne furent pas appropriés par ceux qui avaient mis réellement en oeuvre les moyens de production et avaient réellement fabriqué les produits, mais par le capitaliste. Moyens de production et production sont devenus essentiellement sociaux; mais on les assujettit à une forme d'appropriation qui présuppose la production privée d'individus, dans laquelle donc chacun possède et porte au marché son propre produit. On assujettit le mode de production à cette forme d'appropriation bien qu'il en supprime la condition préalable. Dans cette contradiction qui confère au nouveau mode de production son caractère capitaliste gît déjà en germe toute la grande collision du présent. A mesure que le nouveau mode de production arrivait à dominer dans tous les secteurs décisifs de la production et dans tous les pays économiquement décisifs, et par suite évinçait la production individuelle jusqu'à la réduire à des restes insignifiants, on voyait forcément apparaître d'autant plus crûment l'incompatibilité de la production sociale et de 'appropriation capitaliste....... ».

 

Anti-Dühring, F. ENGELS, Socialisme, II. Notions théoriques

   

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 09:13

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 07:31

Copie de P1000280Yves Schwartz, (2007).

 

"Un bref aperçu de l’histoire culturelle du concept d’activité".

 

Dans la Revue en ligne : @ctivités, 4 (2),

pages 122- 133,

 

Cliquer ci-dessous (attente 1 minute environ) : 

 

http://www.activites.org/v4n2/v4n2.pdf

    

et

  

SÉMINAIRES ERGOLOGIQUES

2011, option OP1 du master DCIO du CNAM

 Yves Schwartz

 

Dates prévues, dans les locaux du CNAM 2 rue Conté, Paris :

 

8/01/11, 14h-17h  salle 31-2-89

4/03/11, 9h30-12h30 salle 31-3-12

26/03/11, 9h30-12-30 salle 31-3-07

1/04/11, 14h-17h salle 31-3-12

13/05/11, 9h30-12h30  salle 31-3-12

 

Les salles actuellement prévues seront dans certains cas modifiées, pour des raisons de nombre de places. Informations possibles au Secrétariat de la chaire Formation des Adultes du CNAM, voir le site et  mail : chaire.formation-adultes@cnam.fr, téléphone : 01 40 27 25 52.

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 14:44

  

Copie de cancer financier Huma13Nov10 P Yvorra

L'article ci-dessus en PDF :

http://www.pierreassante.fr/dossier/G20_Yvorra.pdf

 

Editorial par Jean-Emmanuel Ducoin

Mise en abîme...

Sarkozy a pris la tête du G20. Au moins est-il parfaitement taillé pour le rôle : celui de tromper les peuples.

«Dans les grandes crises, le cœur se brise ou se bronze. » On ne sait si les chefs d’État ou de gouvernement les plus puissants de la planète (globalisée) ont lu Balzac, mais leur propension à conduire (globalement) les affaires économiques du monde avec un tel degré d’arrogance et de mimétisme nous pousse à croire qu’ils ont au moins appris par cœur les sermons de Milton Friedman, qui, il y a longtemps, affirmait que seules les crises majeures avaient la capacité enviable – pardi – d’éprouver la résistance des peuples et que c’était le meilleur moment de pousser les feux de l’ultralibéralisme… D’ailleurs, jamais dans notre histoire contemporaine la scène internationale n’a autant ressemblé à un théâtre d’ombres; ses formes ressemblent à une mise en abîme crépusculaire. À l’image du sommet du G20, dont il ne faut retenir qu’une chose : ils se moquent du monde!

C’est dans ce contexte surréaliste que Nicolas Sarkozy a pris la présidence de ce G20 qui le fait tant fantasmer. Et pour cause. Se jouent là 80% du commerce mondial et plus de 90% du PIB de la planète… Comme à son habitude, le monarque élu français annonce qu’il va «casser la baraque»: réforme du système monétaire, gouvernance mondiale, lutte contre la spéculation sur les matières premières… Le caïd de l’Élysée a même prévenu que la France poursuivrait «la moralisation du capitalisme, la stricte surveillance de la rémunération des traders, la stricte surveillance des paradis fiscaux». Vous avez bien lu! À ce point de schizophrénie, nous n’avons plus seulement affaire à un double langage, qu’ont pu pratiquer à merveille quelques-uns de ses prédécesseurs, mais carrément à un dédoublement de personnalité totalement assumé! Outre sa vulgarité coutumière, Nicolas Sarkozy possède tous les registres du vocabulaire de la mauvaise foi et du mensonge.

Il condamne les excès de la finance? Ceux du capitalisme? De la spéculation? Des paradis fiscaux? Il va vanter le «courage de l’action» et se transformer en grand humaniste? La bonne blague. Que valent ces mots face à la réalité? Après plusieurs mois d’une séquence sociale française sans précédent, avec ses cortèges par millions, son esprit de résistance revisité et de conquête sociale retrouvé, Nicolas Sarkozy n’a certes rien concédé mais il a surtout donné à voir la vraie nature de son idéologie. Rester l’ami des financiers. Et travailler «main dans la main avec le FMI», comme il l’a déclaré hier. Sa loi sur les retraites symbolise à elle seule l’éradication de ce qu’il reste du «modèle social à la française» – autrement dit plus grand-chose. La privatisation de la France avance. Sarkozy n’incarne pas la «rupture» mais la fuite en avant…

Au moins est-il parfaitement taillé pour le rôle dévolu au G20: tromper les peuples! Et puisqu’il n’est pas à une mystification près, son objectif affiché d’éviter une «guerre des monnaies» ressemble d’ores et déjà à de l’affichage verbal. La Chine mise sur la faiblesse du yuan. Les États-Unis font tourner la planche à billets, 600milliards de dollars. Et la BCE poursuit son «occupation économique» à l’intérieur de la zone euro. Qui trinquent? Les économies des pays émergents… Depuis l’éclatement au grand jour de la crise financière mondiale, le spectacle destructeur de ces saigneurs de l’humanité nous conforte dans l’idée que les peuples, localement et mondialement, doivent amplifier leur résistance pour imposer des réformes alternatives radicales. C’est une urgence absolue.

Jean-Emmanuel Ducoin

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 17:30

Manifeste ergo engagement page 1Encore sur le travail :

Contrat social et ergologie

Contribution de Pierre Assante.

 http://www.bdr13.pcf.fr/Contrat-social-et-ergologie.html

 

21 octobre 2010

 

Essayons de faire un résumé lapidaire, en formules, du tournant de l’histoire de notre temps.  

1. Les Lumières (courant philosophique du XVIII° siècle, encyclopédistes etc. et sa pratique dans la révolution française) ont re-mis à jour le besoin de liberté de la personne, ce qu’on peut dire autrement : besoins d’initiative créatrice pour répondre aux besoins nouveaux du processus des forces productives inaugurant le capitalisme.

2. La bourgeoisie révolutionnaire a fait sienne cette aspiration et l’a voulue dans un premier temps universelle et pour cela a mis en avant le besoin d’un contrat social.

3. Une fois conquise sa position et assuré le développement du nouveau mode de production, sa base économique, ses institutions, sa culture, la bourgeoisie a affirmé sa volonté d’immobilité sur le contrat social établi en le limitant à ses besoins et en excluant celui de la classe ouvrière. Mais les intérêts opposés de la bourgeoisie et de la classe ouvrière on connu cependant la convergence du besoin commun de développement des forces productives et de son utilisation par la société.

4. il y a donc toujours eu double tendance à l’alliance et à la lutte des classes, qui a déterminé les deux grandes formes d’organisation ouvrière.

5. Ce n’est qu’arrivé à terme des contradictions du capital que la classe ouvrière peut instituer un mode de production communiste, ce qui n’empêche pas que la lutte des classes permette des éléments du commun aux besoins humains soient arrachés dans et contre le capital.

6. Le besoin de contrat social s’est donc en partie effacé dans la lutte des classes, ce qui est une des explications du communisme grossier, des dictatures staliniennes et anti-capitalistes autoritaires en général. Les contradictions du capital ne peuvent être le facteur d’accouchement d’une société communiste que si les conditions d’un nouveau contrat social existent tant au niveau du développement des forces productives que de ce qu’elle peuvent contenir comme conscience créatrice allant dans le sens de la liberté individuelle de création et de cohérence commune de création.

7. En ce sens, l’ergologie posant le travail comme expression de la créativité humaine aliénée est le corollaire indispensable de la lutte des classes vue comme coopération humaine généralisée.

8. Les rencontres ergologiques du travail comme lieu de l’élaboration du travail libre collectif ne sont pas une révision déchirante du syndicalisme et des luttes des salariés, mais leur entrée dans les conditions de développement des forces productives dans une capacité de transformation qualitative du mode de production, et en aucun cas une tarte à la crème, une mode, remplaçant la lutte des classes.

9. Les G.R.T. (Groupes de Rencontre du Travail) doivent répondre à un débat généralisé (et particulièrement dans le syndicalisme) sur une autre organisation du travail à partir de l’organisation économique existante et en en critiquant la forme et le fond, débat faisant appel à toutes les forces sociales qui contribuent à l’organisation du travail, ce qui n’est pas de la collaboration de classe, mais au contraire une marche qui implique des luttes syndicales, politiques, idéologiques s’ouvrant sur l’extinction plus ou moins rapide des classes sociales, du travail aliéné, du travail marchand.

10. Toute marche demande un pas après l’autre, dans la diversité des lieux et des temps, tout en construisant une cohérence globale et les éléments particuliers et généraux d’organisation de cette cohérence.

Pierre Assante, Jeudi 21 octobre 2010

Lire : "Manifeste pour un ergo-engagement", Yves Schwartz, dans "L’Activité en Dialogues, entretiens sur l’activité humaine (II) », ouvrage collectif, Editions OCTARES, Toulouse. (cliquer sur la page d'illustration)


http://www.bdr13.pcf.fr/Contrat-social-et-ergologie.html

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 09:02
eco et posamedi 27 novembre - 13:30

La Chine :

Rencontre-débat

Organisé par l’association FTP (former transformer partager) et le secteur international du PCF 13.

Trois thèmes seront abordés :

I. « Chiffres bruts, brutalité des données et remise en perspective ». De quel pays parlons-nous ?
- Intervenant : Jean-Michel Borriello, historien économiste, chercheur associé au projet FEDPAO-Asie.

II. « L’évolution de l’emploi public en chine et ses avatars » 1990-2010.
- Intervenante : Tania Angeloff, diplômée de l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales), docteure en sociologie, maître de conférence Paris-Dauphine. Chercheure affiliée à différents centres de recherche (IRSOO-ETT-MAGE-Centre M. HALBWACHS), elle travaille sur la société chinoise, les rapports entre les hommes et les femmes (en France et en Chine) et le marché du travail.

III. Comparatif de rapports sociaux de sexe dans le monde chinois ; république populaire de Chine et de Taïwan (ROC) : des héritages différents, des présents communs ?
- Intervenante : Valérie Mespoulet-Borriello, sinologue, docteure en sociologie chinoise affiliée à l’IRSEA-CNRS, chercheure associée au projet FEDPAO-Asie.

Contact Michel Carrière
Président de l’Association Former Transformer Partager

http://www.bdr13.pcf.fr/Rencontre-debat,12489.html


A La Maison des Communistes des Bouches-du-Rhône
280, rue de Lyon
13015 - Marseille

Samedi 27 novembre de 13h30 à 17h30

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 07:47

….de toute façon, je ne peux très bien faire que passer. Mais je ne veux pas dire « Je ne fais que passer ». Quand on se retrouve, après, il ne faut pas avoir l’air pressé. C’est iEmmanuelle Heidsieknconvenant. Il Heidsieck-roman.jpgfaut faire mine de rester, et subitement partir. Mais si on me voit, en train de filer à l’anglaise, cela peut faire jaser, celui qui n’assume pas, etc. Quand on s’excuse de ne pouvoir venir ou de ne pas pouvoir rester, le refus doit toujours être motivé. Et l’idée IMG_0001.jpgde voir Prigent, Ruder, Durand, l’idée de voir Alexandre pavaner. Non, il ne va pas pavaner. Il va prendre un air grave sur lequel il va coller un sourire et il va finir par me dire « Je te ressers un verre ? ». Je vais me retrouver coincé, je suis même capable de quitter les lieux le dernier. C’est impossible de simplement passer. Tout ceci commence à me contrarier. Je ne peux supporter l’idée, non, je ne peux pas, je ne peux pas supporter l’idée de ne pas y aller. Il n’y a aucune raison que j’en sois privé…..

  

Suite de la citation : http://www.pierreassante.fr/dossier/Heidsieck_citations_il_risque_de_pleuvoir.pdf

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 19:10

Poires au vinEn 2008, le secteur national de Formation du PCF éditait et diffusait ce film.

Relativement peu remarqué lors de sa parution, il est devenu un "classique" de la formation économique populaire.

Continuer à le diffuser massivement me semble tout à fait utile.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, vous pourrez voir que l'on peut être à la fois utile et distrayant, simple et pédagogique.

http://www.dailymotion.com/swf/k475ZPkQX1ZSr6SjxS&related=1

Un film de 2008. Pédagogie sur la crise....simple et très instructif.

Cliquer ici

 

 et sur le même sujet, brochure d'économie

politique élémentaire cliquer : ici

 

 

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  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
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