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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 06:26

Georges-Pedrono.jpgC’était notre copain, c’était notre ami.

 

Et c’était mon copain, mon ami. Georges Pedrono.

 

Presqu'un an déjà qu'il nous a quittés.

 

 

Georges : d’une grande délicatesse, d’un esprit aigu d’analyse, d’un grand engagement.

 

Tout cela au service de l’utilité à la société, à ses amis, une utilité au-delà du clan, ouverte à tous et pour cela militante. Dans sa ville, sa région, son pays, dans les forums sociaux internationaux.

 Souvent quand nous nous rencontrions, il me disait : as-tu suivi tel évènement, est-tu au courant de ce débat sur telle ou telle action, telle ou telle idée ? As-tu lu cet article de "l'Huma", suivi cette réunion de tel ou tel syndicat, parti, association ?

 

Malgré de graves problèmes de santé, il ne rechignait ni au travail intellectuel, ni aux responsabilités, ni aux « corvées » militantes peu motivantes pour d’autres. Parce  qu’il se voulait utile.

 

C’est peut-être parce que sa santé ne lui permettait pas de faire tout ce qu’il voulait, tout ce qu’il pensait indispensable, qu’il se sentait quelquefois inutile et qu’un pessimisme l’habitait sans pourtant entamer ses idéaux, ses raisons d’être, sans entamer sa lucidité, au contraire en l’aiguisant, ce que les éclairs bleus de ses yeux, de son regard, soulignaient .

 

Ce pessimisme était aussi de l’espoir : le ressenti profond et affolé de la dureté de la vie et des humains et la volonté de l’adoucir, par la solidarité, l’amitié.

 

Sans que ce pessimisme se reporte dans son comportement sur les autres, sans altérer son affection généreuse, ni ce petit sourire doux ou ironique qui l’animait et rompait sa mélancolie, sa tristesse, et même son angoisse, quand il se sentait en accord dans l’action avec un autre, avec les autres.

 

Des peuples pensent qu’on meurt deux fois. Lors de sa mort biologique, et lors de la disparition de tous ceux qui vous ont connu. Ami apparemment effacé, Georges Pedrono a pourtant marqué les collectifs et les personnes qu’il a côtoyés et à travers eux, sa trace sera indélébile, au-delà de leurs disparitions.

 

Dans le processus humain, l’action sociale, au sens de l’action en profondeur sur la marche de la société, aujourd’hui dévalorisée, quelquefois méprisée, toujours détournée par les grands intérêts privés, mais toutefois essentielle, marque indéfiniment ce processus de la nature qu’est la pensée humaine en mouvement.

 

Nous ne sommes que cette organisation de la matière qui permet à la nature d’avoir conscience d’elle-même, conscience qui progresse chaque fois que nous assurons la santé de ce processus.

 

Georges, ne démentirait pas cette vision car il la partageait profondément, et cela est notre consolation.

 

Pierrot, 1er août 2010  

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/C_est_notre_ami.pdf

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 12:24

l'activité en dialogues 0001Ergologie, ORT, GRT,

qu’es aquò ?

  

« La vie est un sommeil, l’amour en est le rêve »

Ces vers d’Alfred de Musset reflètent bien et la beauté et l’état vagissant de la conscience humaine qui va pourtant et dans tous les dangers, vers les infinis.

 

Mais cet état vagissant n’est en rien dépréciatif de la vie. C’est un moment qui en contient d’autres et en contenant le temps contient le mouvement et la beauté qui est le reflet en santé du mouvement dans la conscience et du mouvement grandissant, fluctuant, de la conscience dans le mouvement. Pardon pour l’étendue brumeuse de cette phrase…

 

Limiter la rationalité à son effet apparent ici et maintenant est mutilant pour la compréhension (com-préhension). Et pour l’action par la même occasion.

 

Le testament de Lénine

Lorsque Lénine dans son testament recommandait de ne pas confier à Staline le secrétariat général du Parti Communiste d’Union Soviétique (PCbR), c’est sur un jugement de la brutalité de Staline. Parce que la violence assumée pour répondre à un état de guerre, et entre autre de guerre de classe objective assumée mais non souhaitée en tout cas sous cette forme, n’est pas exercer la violence pour la violence. C’est toute la différence d’un rationalisme mutilé parce que limité à l’apparence de l’ici et maintenant, et d’un savoir, d’un com-pris,  qui contient la générosité dans la bataille pour la vie.

 

Les plus grands dangers que courent les capacités d’innovation humaine ne sont pas ceux issus du conservatisme vu comme immobile, parce que le conservatisme n’est pas une chose en soi mais une résistance en mouvement et en multiples contenus en grande part énigmatiques. Les plus grands dangers viennent de la part du conservatisme qui assimile l’apparence de la novation.

 

paradigme SchwartzC’est le cas du communisme d’appareil lorsqu’il limite la rationalité au saisissable de la situation et élimine par ce fait ce que le cerveau-corps-société, individuellement et collectivement met en relation et qui n’est pas encore présent dans le rationnel.

 

Marcher en inventant, inventer en marchant.

Evidemment l’attitude consistant à ne pas limiter le rationnel à l’apparence de l’ici et maintenant comporte des risques comme tout pas dans la vie comporte la chute ou les dangers de chute qui se vérifient. C’est en quoi l’expérimentation de la vie est essentielle, expérimentation voulant dire action à partir de capacité-détermination-prudence-et-attention-extrême dans les choix, les allers et retours, les arrêts et reprises.

 

Ernst BlochL’ergologie qui ouvre un champ nouveau à l’activité humaine en élargissant la conscience est menacée » des mêmes dangers. Ce n’est pas la théorie excessive qui la menace, mais une ORT *-GRT (Observatoire et rencontre du travail - Groupe de rencontre du travail, mise en observation du travail par les salariés eux-mêmes et sur eux-mêmes) qui systématiserait, comme la psychanalyse a souvent été systématisée et a systématisé, et comme toutes les expériences à partir du moment où l’énigmatique est tenu pour négligeable.

 

Isoler le travail du consultant du mouvement général de la vie, particulièrement au moment où le mode de production en crise réclame de plus en plus violemment une cohérence-invention entre le général et le particulier, la société et la personne, le politique et le psychologique, la technique et l’art, c’est mettre l’ergologie dans un placard, car cet isolement-cantonnement à un élément, c’est la démarche de la systématisation non contournée, non dépassée.....

 

La métaphore végétale et la marchandise.

La métaphore végétale d’Alfred de Musset de la femme et de la fleur peut tout à fait s’appliquer à l’homme en tant qu’espèce en général. C’est bien un organisme vivant « excroissance » parmi les « excroissances » naturelles dans et de la nature qu’est l’homme et l’humanité, et ce n’est pas sa fonction pensante qui l’isole de la nature, mais au contraire cette fonction pensante est le développement de la conscience de la nature sur elle-même, résurrection continue dont la conscience prend forme petit à petit.

Le reflet de la marchandise dans la conscience, reflet du mode d’échange, établit la dichotomie « besoin noble » et « besoin trivial ». La hiérarchie religieuse et la représentation de l’homme y correspondant, n’aura de cesse sans par la disparition de la société de classe et de la division du travail qui en est congénitale. Le rapport dialectique entre techniques et besoins, besoin-création-diversification de besoins,  est à l’origine de la division du travail. Mais aussi la capacité d’anticipation qui en est l’unité en action.

 

Et c’est cette capacité d’anticipation qui peut « remettre les choses sur leurs pieds », c'est-à-dire rétablir le besoin comme une part non séparable de l’unité humaine, c'est-à-dire rétablir l’activité humaine en tant que besoin individuel et collectif d’activité. Ce qui veut dire suppression de la division du travail.

 

Un « bon » GRT

Un « bon » GRT (groupe de rencontre du travail) doit buter (pardon pour ce point de vue appuyé d’amateur en ce domaine comme dans d’autres) sur la division du travail. S’il ne le fait pas, c’est qu’il rationalise d’une façon dogmatique, stalinienne disons pour évoquer la limitation théorique et la théorisation limitée. Et c’est cette contradiction qui fait buter le GRT qui lui permet aussi d’avancer sur des projets novateurs, des utopies concrètes qui trouveront le moyen de s’insinuer dans une réalité apparemment immuable du travail pour la transformer.

 

Le travail, sujet brûlant pour les salariés et toute la société,

Mais aussi « tarte à la crème médiatique » pour ceux qui veulent « tout changer pour que rien ne change » et consciemment ou pas ou les deux à la fois « rationalisent » et « systématisent », ce qui est l’apanage premier, évidemment, des médias du capital quand il s’empare d’une recherche, d’une activité en général.

 

Crise du travail, souffrance au travail, travail et réalisation de soi, travail et revendications.

 

Salariés et syndicalistes, militants, "prescripteurs" dans l'entreprise ou les services publics, décideurs,  et toute la société ressentent une crise des conditions de travail non seulement à travers la crise de l’emploi mais aussi dans le but du travail et la façon de travailler.

 

« Que, quoi, comment produire »,

« Que, quoi, comment produire », cela est-il du ressort unique des décideurs et employeurs, où cela est-il du ressort des producteurs eux-mêmes, dans la production au sens propre comme dans les activités qui le permettent en fournissant des services nécessaires.

Comment ensemble agir dans ce but ?

 

L’ergologie, qu’es aquò ?

Ce ressenti brûlant sur le travail, des chercheurs l’analysent avec les salariés particuliers.

Une autre organisation du travail  est nécessaire mais quelle organisation ?

Et quelles conditions d’ordre politique et social sont nécessaires pour s’orienter vers une autre organisation du travail.

 

Et surtout, en quoi consiste le travail ?

Et surtout, en quoi consiste le travail ? Quelle est ce qui anime l’être humain dans cette activité qu’est le travail, chose apparemment toute simple et qui pourtant demande à être étudiée : on ne peut changer ce qu’on connaît mal.

Les chercheurs ont nommé cette recherche qui fait appel de nombreuses disciplines scientifiques, l’ERGOLOGIE.

 

Toutefois l’expérience et la capacité d’anticipation nous suggèrent que ce sont les victimes de l’exploitation qui se libèrent de leur exploiteur et libèrent les exploiteurs en se libérant. L’ergologie ne peut l’ignorer, même lorsqu’elle entre dans l’analyse fine des éléments constitutifs du travail et de la part énigmatique de l’activité. La neurobiologie, sans s’y cantonner et en la dépassant devrait prendre une part plus grande dans les prémisses des syllogisme qui hantent toute recherche et toute réflexion, ergologie comprise.

 

Tout ceci n'est qu'un point de vue…..

 

Pierre Assante, 10 août 2010

 

Suite du texte "Ergologie, ORT, GRT, qu’es aquò ?"

sur ce lien: http://www.pierreassante.fr/dossier/rationalite.pdf

Dans la suite du texte il y a des extraits d'ouvrages d'Yves Schwartz et d'Ernst Bloch.

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 09:22

Cahiers du Communisme 1966DEBATS SUR LES PROBLEMES IDEOLOGIQUES ET CULTURELS

 

Cette intervention de Michel Simon (lien en bas de page de cet article, cahiers du communisme) cernait bien, il me semble, d'une façon critique les différentes positions et analyses du débat de ce moment-là et posait en outre d'autres questions essentielles, je crois, qui intéressaient peu le débat alors prévu (voir page 114, paragraphe "il y a plus...").

 

Après 1970,  le repli sur un praticisme (analysé et annoncé par cette intervention?) en manque de nourriture ET la réorganisation mondiale du capital (et donc du travail) sur les bases des nouveaux moyens de production, ET finalement l’implosion des Etats ouvriers en déliquescence liée à leurs contradictions internes elles-mêmes liées à la situation générale,  se sont percutés, trois éléments en un qui ont contribué, en France et ailleurs au repli des positions ouvrières.

 

J'ai souvent lu et relu ce N° des Cahiers que j'ai gardé précieusement.

 

ElleinsteinLes conséquences de cette période de repli et de censure (en particuliers par les grands médias et dans leur carrière) des intellectuels non alignés sur les positions dominantes ont influé sur leur participation puis leur éloignement du mouvement ouvrier.

 

La crise voit un retour progressif des intellectuels vers l’anti-capitalisme et le mouvement ouvrier.

 

Qu'est devenu Michel Simon et quelles sont ses positions actuelles, s'il en exprime explicitement ?

    

L'illustration du livre ci-contre, n'est pas en rapport avec ces cahiers, mais j'ai pensé qu'elle entrait dans une évolution d'une vision de l'histoire et du débat d'alors.....

 

Revue « Les Cahiers du Communisme, Mai-juin 1966 », Pour ouvrir l’intervention de Michel Simon, cliquer ici ou sur le lien ci-dessous

http://www.pierreassante.fr/dossier/Cahiers_du_Communisme_mai_juin_1966.pdf

 

Une présentation des articles précédents DE CE BLOG :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-tous-les-articles-55050118.html

eco & poConnaissez-vous ECO&PO :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-connaissez-vous-eco-po-54757426.html

Brochure d'économie et politique élémentaire pour débats :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-economie-et-immateriel-54720642.html

Tous les articles :

http://pierre.assante.over-blog.com/articles-blog.html

 

malberg.jpgUn livre qui aborde la question à partir du PCF :

Le livre : l'entrée en matière de l'éditeur

Voici un livre politique. Un livre engagé et stimulant. D’une plume alerte, Henri Malberg aborde les questions qui font controverse. L’issue anticapitaliste à la crise : réforme ou révolution ? Les classes aujourd’hui : que deviennent la classe ouvrière, les classes moyennes, les intellectuels, le patronat ? L’unité à gauche : échecs et réussite. Le Parti communiste, ses conflits, son devenir. Au passage, les pages d’histoire d’un non-historien.

Le livre d’un militant communiste, de culture marxiste, qui s’y réfère nettement et parle pour aujourd’hui.

Une prise de parti salutaire.

(Ce texte a été rédigé par l'éditeur, il constitue la quatrième de couverture du livre)

Téléchargement intégral du livre

http://www.hmalberg.typepad.fr/

 

Intervention d'Henri Krazucki au CC de 1966 : 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Krasucki_CC_1966.pdf

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 21:22

Maintenant, LA ressource humaine



MANIFESTE

 

Un peu de vision universelle éloigne du quotidien,

beaucoup de vision universelle en rapproche.

 

Cliquer : ici

 

Liste complète des articles de ce blog cliquer : ici

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 15:36

AU-VIOLON-CITOYEN--.JPG….Je pense que la capacité d'anticipation d'un geste, d'un acte, est ce qui caractérise le mieux l'humain. Les capacités d'anticipation du tourneur, du menuisier, du boulanger, de l'agriculteur, de l’employé, de l’enseignant, du chercheur, de l’artiste…. dans leur travail …..

 

La fin des années 60 du siècle dernier a été un tournant, une bifurcation dans l'organisation mondiale du travail. C'est l'introduction de techniques totalement nouvelles qui en est la cause et la possibilité historique dans le processus de production de cette introduction bien sûr.

 

Cela a eu évidemment des conséquences énormes sur l'organisation des luttes des salariés, les structures du salariat, des différentes composantes du salariat, et sur la classe ouvrière de production. Ces termes demandent bien sûr à être précisés, ce n'est là qu'un survol cristallisé en formules des transformations du monde.

 

Il est indéniable que de la traversée de La Manche par Blériot en 1909 à la "conquête de l'espace", conquête économique, militaire, informationnelle, ceci pour prendre deux exemples entre tant d'autres, le monde de l'humanité a plus changé en un siècle que pendant les 1,5 millions d'années qui l'ont précédés. Avant cette période au lieu de dire « en un siècle », on aurait dit en X générations, en plusieurs siècles, en un millénaire etc.…, le mouvement de la nature s’accélérant dans sa marche. Et si le processus se poursuit on dira en une décennie, en un an…..

.....  Organiser dans les quartiers, les villages, auprès des salariés des entreprises privées et publiques, des rencontres pour comprendre et agir, et ceci en faisant la part nécessaire à ce que l’on a appelé le marxisme....

 

...... La menace d’une forme « moderne » de fascisme n’est à exclure nulle part. La part marginale dans laquelle le capitalisme et ses Etats a contraint par tous les moyens-et en premier lieu par l’organisation du travail face au besoin de subsistance du salarié- l’organisation et l’expression ouvrière ne peut que renforcer et l’exploitation et son expression idéologique dans ses formes les plus répressives......

Suite de ce texte :  ici

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 06:24

  Le texte complet du manifeste:  ici

  

  La revue lefebvrienne "La somme et le reste" d'Armand Ajzenberg

  qui a publié ce manifeste : ici

 

          

Pierre Assante

   

 

Maintenant, LA ressource humaine

 

    

MANIFESTE

 

 

Un peu de vision universelle éloigne du quotidien,

beaucoup de vision universelle en rapproche.

  

à Chiara

  

La somme et le reste, Edité par AjzenbergLorsqu’un stade de développement humain est arrivé à épuisement, le sens du développement humain devient justement vide de sens. Mais ce vide contient déjà tous les sens nouveaux possibles et impossibles. Les rechercher, je ne suis pas le seul à le faire avec cette passion qui lasse des copains et des entourages, c’est ma façon à moi de transformer la lassitude de la société et de l’individu en énergie. C’est j’espère une transformation qui en est à ses prémices mais qui gagnera, avec le temps qu’il faut, une renaissance humaine.

Un exemple d’épuisement en politique : Chirac avec 19% gagne avec 83% par défaut. Mais un NON l’emporte majoritairement. C’est cela un des multiples signes de l’épuisement, et il en est une multitude d’autres. Mais ce n’est pas le but de ce manifeste de les développer. Son but c’est de manifester les possibles pour créer l’énergie sociale nécessaire     au dépassement de ce stade épuisé, qui est le stade de la démocratie restreinte, attestée dès l’antiquité athénienne, répandue dans le stade bourgeois de développement, et à renouveler par son élargissement sa généralisation, c'est-à-dire la disparition des classes sociales.

Transformons l’épuisement social en énergie. L’épuisement c’est une fermeture par lassitude. Les cerveaux se sont refermés. Qu’ils s’ouvrent !

Nous sommes 6,5 milliards d’individus de l’espèce humaine.

Notre ressource c’est notre cerveau. Ce cerveau qui a traversé la perception, la double anticipation, de son environnement de cueilleur, de chasseur, pêcheur, agriculteur, dans son espace immédiat, restreint, et toutes les structures sociales, leur symbolique, les rapports sociaux correspondants. Cet espace immédiat c’est considérablement élargi avec la « révolution industrielle » et aujourd’hui la « révolution informationnelle » généralisée et mondialisée. De « plus grand que ses œuvres », l’homme peut devenir « plus petit que ses œuvres ». Un peu de vision universelle éloigne du quotidien, beaucoup de vision universelle en rapproche.

  

1. Maintenant, LA ressource humaine

 

Nous sommes 6,5 milliards d’individus de l’espèce humaine.

Notre ressource c’est notre cerveau. Ce cerveau qui a traversé la perception, la double anticipation, de son environnement de cueilleur, de chasseur, pêheur, agriculteur, dans son espace immédiat, restreint, et toutes les structures sociales, leur symbolique, les rapports sociaux correspondants.

Cet espace immédiat c’est considérablement élargi avec la « révolution industrielle » et aujourd’hui la « révolution informationnelle » généralisée et mondialisée. De « plus grand que ses œuvres », l’homme peut devenir « plus petit que ses œuvres ». Ce qu’il a créé peut le dépasser. Ces structures mentales adaptées à cet environnement immédiat se trouvent confrontées à résoudre ses problèmes d’individu dans un cadre immensément plus vaste et apparemment insaisissable.

Les groupes humains issus de l’histoire, en ethnies, en nations, en classes sont de toute évidence en difficulté pour assurer la cohérence de l’ensemble constitué.

L’autonomie de la pensée vis-à-vis des conditions matérielles qui ont déterminé cette pensée, peut-elle conduire à une dé-adhérence mortelle par rapport aux besoins vitaux de l’espèce ? C’est une réalité menaçante. 

 

Les rapports sociaux sont l’essence de l’humain, c’est son activité multiforme.

 

En économie, ce sont les échanges qui déterminent la vie économique et son développement.

Lorsque les moyens de production augmentent la quantité des produits, si l’augmentation de la  quantité des échanges n’est pas « proportionnelle », il y a crise.

Lorsqu’on introduit l’automatisation dans la grande production, mais aussi une gestion  cybernétique mondialisée morcelée, sans rapport cohérent à l’ensemble, et que cela ne s’accompagne pas de la même « explosion » des échanges, il y a des déséquilibres qui entraînent obligatoirement des chutes, ou plutôt une chute généralisée.

Il en est de même de tous les rapports sociaux, qu’ils soient économiques, culturels, ludiques, psychologiques, etc. Il est d’ailleurs absurde de leur imaginer des frontières étanches. Ils sont intriqués, ils constituent une unité d’activité, pour l’individu comme pour la communauté humaine (Voir Tableau d’un sens de l’échange ).

Tous les échanges, de quelque sorte qu’ils soient, subissent et subiront donc brutalement cet effet de chute. C’est en ce sens que la mise en commun, si elle donne les moyens de mettre en correspondance les moyens de production et le mode de production, contient le remède réaliste de résolution de cette équation.

 

Ce n’est donc pas au seul nom de l’utopie, bien que l’utopie ait un rôle positif indispensable si elle adhère sainement à la réalité, mais au nom du réalisme (dont les institutions se réclament aujourd’hui à rebours) qu’il nous faut revendiquer la transformation par cette mise en commun dans la société.

 

Autre question, la nécessaire "dé-adhérence" des concepts et "ré-adhérence", qui constitue la création et l’utilisation des concepts, étant de plus en plus soumise à un mode de vie des couches dirigeantes (qui sont loin des besoins sains d’un ensemble humain), n’a-elle pas acquis de ce fait une indépendance mortelle ? C'est-à-dire si elle substitue à l’autonomie indispensable au mouvement, une indépendance qui le bloque.

Mais cette "dé-adhérence" des concepts et "ré-adhérence", qui constitue la création et l’utilisation des concepts est-elle résolue une fois pour toute par la nécessaire lutte des classe ? Certainement pas. La question reste posée de la capacité de notre cerveau de réagir sainement dans un ensemble beaucoup plus vaste de ce qui a constitué jusqu ‘à présent la mentalité de l’espèce. Le libre arbitre est confronté à l’agir en commun, et c’est ça le « communisme démocratique ». La critique de Marx à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen est contenue dans cette     interrogation-affirmation. La liberté, la permissivité et les possibilités humaines que permet l’agir en commun doit se substituer à la liberté conçue comme un moyen de se passer de l’autre. Contraintes sociales et naturelles doivent être traitées par cette mise en commun dans le vaste cadre d’une humanité « globale, mondialisée ». C’est à cela que le cerveau humain, sa structure psychologique, son acquis social sont confrontés.

 

Il y a sur ces deux questions matière à un immense débat mondial s’appuyant sur des expériences limitées et sur la construction de concepts sains, sans quoi la revendication de réalisme restera toujours opérante du côté du conservatisme en place. La question des Plans est devenue fondamentale.

 

A tout cela il y a une troisième question qui « s’ajoute », et qui pourtant devrait être à l’origine des concepts comme des actes : les rapports sociaux ne seront sains que dans un épanouissement qui doit avoir une origine ; on ne recrée pas l’humanité, on la développe et on la soigne (car toute vie a ses maladies, sinon il n’y a pas de vie). L’origine des rapports sociaux, ce n’est pas les rapports d’exploitation, ni les rapports de domination d’origine biologique. L’origine des rapports sociaux ce sont les rapports maternels. Ils conditionnent la suite des rapports sociaux, du développement de la personnalité, des conditions de la séparation-adhésion sociale. Sur cette question aussi, il y a lieu de ne pas dogmatiser, simplifier, schématiser, mais à travailler, dans le concept et la pratique; particulièrement sur l'inégalité des échanges homme-femme.

La question du rapport homme-femme* en particulier dans le milieu du travail, de la production et gestion des biens dits matériels, indispensables à la vie, mais sans se réduire à ce champ, au contraire, est donc bien une tâche du présent. Les forces sociales organisées en présence dans notre société ne peuvent s’en abstraire ni en traiter autrement que sérieusement, c'est-à-dire sans démagogie.

 

 

La pensée s’envole, loin des contraintes naturelles et sociales. C’est le propre de la pensée. Et sa beauté pour nous humains. Cet envol peut être mortel. Cet envol peut être fécond.

 

L’humanité, ce n’est pas l’univers, mais nous sommes concernés parce que nous en sommes. Des deux.....

 

................suite de ce texte :

 

Le texte complet du manifeste, cliquer ici

 

 

 

La revue lefebvrienne "La somme et le reste" d'Armand Ajzenberg

 

qui à publié ce manifeste, cliquer ici

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 06:10

M.E.Oeuvres Philo.De la métaphore du fruit qui mûrit à la mondialisation[1],

En passant par Marx, Feuerbach, une réflexion tout à fait « pratique ».

 

« La dure cristallisation du quotidien nous met en demeure

de rejeter les transformations illusoires (par l’art ou l’image)

et de transformer effectivement le quotidien. » Henri Lefebvre.

 

« Face au pôle de la cité et au pôle du marché,

un pôle de l’activité, sans lequel l’homme serait hors-jeu

et l’histoire regardée comme une mécanique. » Yves Schwartz.

 

…….La métaphore utilise l’image d’un phénomène connu pour tenter de décrire une nouvelle représentation de la réalité. Elle ne peut ainsi qu’avoir les défauts dont parle Alain Duparquet[2] et contre lesquels il nous met en garde. Une métaphore ne peut se suffire à elle-même et elle a besoin d’autres métaphores[3] qui la contredisent et attaquent la question traitée sous des angles différents.

……..Soit on considère les écrits de Marx comme un dogme, surtout si on les ignore ; soit comme une vision des possibles (ce qu’il déduit de sa « méthode d’investigation dialectique »). Ce qui n’empêche pas, le contraire est impossible, un « jugement de valeur ».

La vision de l’action sur la société décrite dans « L’idéologie allemande », partie « Feuerbach », en particulier les pages 63-64 des Editions sociales, 1968, est citée souvent limitée au passage « Le communisme n’est pour nous…existant » (page 64)..

Il est clair que la partie qui suit et surtout celle qui précède touchent à l’idée que le communisme est une transformation MONDIALE. Cela a toujours gêné les partis nationaux parce que la culture populaire populiste n’envisageait pas le communisme comme un processus de la mondialisation, mais un état des choses dépendant du « grand soir »[4]..

Ainsi renoncer au grand soir équivalait, équivaudrait, à renoncer à toute action révolutionnaire. Pour reprendre la métaphore du fruit qui mûrit, sa négation par son « pourrissement », sa « négation de sa négation » par l’arbre, on ne peut atteindre une maturité sans que le processus de maturation ait eu lieu. On peut accélérer le processus avec d’ailleurs le danger de détruire le fruit par maladresse. Mais on ne peut en faire abstraction. La maturation d’un fruit n’a qu’une voie unique lorsqu’elle réussit (observation empirique). Un processus social a certainement des bifurcations bien plus nombreuses et complexe (observation militante de nombreuses générations), si l’on s’en tient à cette métaphore.

La question de Marx n’est pas « quelle recette pour faire le communisme ? », mais : quelle intervention humaine dans le processus[5], quel processus, ajustement de l’intervention .......

...............................suite de ce texte cliquer : ici

notes :

[1] Nouvelle démonstration du mondialisme capitaliste : l’achat d’une société chinoise par SEB et ses suppressions d’emplois. Une étude d’ouverture privée d’une mine de charbon avec sa centrale électrique dans la Nièvre à renforts de milliards d’euros alors que des milliards d’euros sont engloutis par l’ennoyage à Gardanne, malgré l’opposition et les luttes des mineurs, de la population, des syndicats et de la mairie communiste (concurrence et rentabilité capitaliste !). Pourtant, « Le communisme n’est empiriquement possible que comme l’acte « soudain » et simultané des peuples dominants, ce qui suppose à son tour le développement universel de la force productive et les échanges mondiaux étroitement liés au communisme », Karl Marx,L’idéologie Allemande, Feuerbach .

[3] « La dure cristallisation du quotidien nous met en demeure de rejeter les transformations illusoires (par l’art ou l’image) et de transformer effectivement le quotidien. Henri Lefebvre », Métaphilosophie.

[4] Et parce que sur un espace « économique » national vaste, un état des échanges pouvait laisser penser qu’il constituait un « monde » en soi, en attendant la maturation conjointe dans les autres espaces humains de notre terre

[5] « Face au pôle de la cité et au pole du marché, un pole de l’activité, sans lequel l’homme serait hors-jeu et l’histoire regardée comme une mécanique. Yves Schwartz », Travail et Ergologie.

 

suite de ce texte cliquer : ici

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 22:45

Economie et "immatériel"

 

La somme et le reste, Edité par AjzenbergAu sujet de l’économie dite immatérielle (pour compléter la brochure de l'article précédent) et du travail dit immatériel, terme dont la mode semble un peu passer, la crise éclairant cela, ce terme illustre l’ampleur de la dichotomie et de la forme religieuse de la pensée scientifique mutilée dans laquelle nous vivons : dans le travail et dans l’économie toute activité comporte la pensée, « l’immatériel » intriqué. Si la « part » de cet « immatériel » prend une visibilité plus grande, cela est du à l’évolution des forces productives dans leur caractéristique actuelle, dont l’homme est partie intégrante.

  

"L'immatériel" ce n'est que ce que nos capacités humaines actuelles de percevoir, les capacités de notre temps humain actuel, limite.

 

J’ai dû moi-même utiliser le terme « travail immatériel » pour communiquer l’idée et la chose dans un travail dédié à une commission du Plan sur le travail dit non-qualifié. Le fait de considérer des travaux comme non qualifiés donne le « la » de la mauvaise partition de musique d’une conception hiérarchique de l’activité humaine et d’une vision "éternelle" de la division du travail dans la société de classe.

 

Commencer à nier cette conception pour la dépasser est un bon début pour assurer l’avenir du  processus humain. La solidarité n’est qu’un égoïsme dépassé. Cet exemple est une bonne illustration de la négation de la négation hégélienne. L’égoïsme bien compris, intelligent, ne peut ignorer l’intérêt que représente la collectivité humaine pour la survie de la personne. Et l’intérêt bien compris devient à un moment une deuxième nature comme dirait Simone Weil. C’est cela le dépassement (l’Aufhebung de Marx).  L’amour c’est l’aufhebung de l’égoïsme et de l’amour limité à sa propre personne, qui dépasse l’intérêt personnel pour faire de l’attention à l’autre l’élément premier du processus chimique de la pensée, du corps-soi, de la nature humanisé et de l'humanité naturalisée, inconscient et conscient mêlés.

 

Il en est de l’autonomie relative des sentiments comme de l’autonomie relative des idées. Des conditions (matérielles disait-on "avant", mais le terme  "conditions" suffit) les créent, et dans le mouvement de ces conditions l’autonomie relative c’est la "dé-adhérence" du Professeur Yves Schwartz.

 

Pierre Assante, 31 juillet 2010

 

Les Vendredi de la Madrague ?????

 

 Les Vendredi-Marx de La Madrague

 

La fin des années 60 du siècle dernier a été un tournant, une bifurcation dans l'organisation mondiale du travail. C'est l'introduction de techniques totalement nouvelles qui en est la cause et la possibilité historique dans le processus de production de cette introduction bien sûr.

 

Cela a eu évidemment des conséquences énormes sur l'organisation des luttes des salariés, les structures du salariat, des différentes composantes du salariat, et sur la classe ouvrière de production. Ces termes demandent bien sûr à être précisés, ce n'est là qu'un survol cristallisé en formules des transformations du monde.

 

Il est indéniable que de la traversée de La Manche par Blériot en 1909 à la "conquête de l'espace", conquête économique, militaire, informationnelle, ceci pour prendre deux exemples entre tant d'autres, le monde de l'humanité a plus changé en un siècle que pendant les 1,5 millions d'années qui l'ont précédés. Avant cette période au lieu de dire « en un siècle », on aurait dit en X générations, en plusieurs siècles, en un millénaire etc.…, le mouvement de la nature s’accélérant dans sa marche. Et si le processus se poursuit on dira en une décennie, en un an…..

 

Les révolutionnaires ont souvent voulu changer la vie, l'embellir et surtout donner santé à un processus de développement humain en difficulté, en transformant de fond en comble la réalité historique du moment. Effectivement ils l'ont fait, mais ce qu'ils ont fait c'est de créer les conditions d'un changement à l'échelle de nombreuses générations par des coups d'épaules aux bifurcations du processus humain. Mais l'homme a souvent confondu bifurcation et maturité d'un mouvement de la société, ce qui lui a rendu plus difficile cette maturation concrète d'une donnée-réalité sociale, et même a contribué au pourrissement d'une part plus ou moins importante du mouvement engagé.

 

Je pense que la capacité d'anticipation d'un geste, d'un acte est ce qui caractérise le mieux l'humain. Les capacités d'anticipation du tourneur, du menuisier, du boulanger, de l'agriculteur dans leur travail a été un élément essentiel dans la capacité d'anticipation du militant syndical et politique et  du théoricien et animateur du mouvement révolutionnaire, du mouvement ouvrier. Les moyens de production et la réalité du travail dans l'activité individuelle ont aujourd’hui de nombreux effets sur cette capacité d'anticipation, qui à la fois l'élargit dans l'espace et la diversité et la réduit dans la durée et la pluridisciplinarité, il me semble. Et cela ne constitue pas le moindre des éléments de la bifurcation que l'humanité entreprend en entreprenant une révolution sans précédent en matière d'ampleur, de ses capacités et moyens de production.

 

On ne peut pas entrer dans la vision de cette transformation par le petit bout de la lorgnette. C'est pourtant ce que nous avons fait depuis une quarantaine d'années.

Ces textes de 1966 qui illustrent cette page s'interrogeaient sur  les prémices transformations actuelles et celles qui venaient d’intervenir dans les décennies précédentes et leurs conséquences sur le cours de évènements du moment et à venir, et le rôle et le contenu des décisions à prendre.

 

Poursuivre la recherche à ce niveau est indispensable, non seulement dans le travail théorique mais dans la relation entre l’acte militant au quotidien, les luttes et ces recherches, pour rendre à cet acte militant, que l’on soit engagé ou non dans une organisation syndicale ou politique. Cette recherche n’est pas l’apanage de spécialistes, mais un mouvement d’ensemble de chaque personne dans le collectif humain et toute autre démarche est signée de la régression de l’humanité, même si cette régression est un mouvement complexe dans laquelle des éléments contradictoire se manifestent avec plus ou moins d’effet sur notre vie quotidienne.

 

Cette idée de Vendredi(s) ( mensuels par exemple) de la Madrague (par exemple, un Vendredi de septembre 2010 ou autre, à 20h pour commencer, le lendemain on ne travaille pas et ont peut un peu veiller, lieu à déterminer...) adressée à des militants et habitants dans un quartier et en premier lieu aux communistes, c’est l’idée de rencontres pour comprendre et agir, et ceci en faisant la part nécessaire à ce que l’on a appelé le marxisme qui n’est pas un besoin figé mais, mais que les difficultés dues aux transformations de l’appareil productif et de son exploitation et gestion par les monopoles industrialo-financiers et leurs Etats ont figé en dissolvant l’organisation ouvrière dans la mondialisation capitaliste.

 

Cette dissolution ne peut durer qu’un temps, car elle aura des conséquences sur la survie du mode de production et sur la production elle-même. Nous en connaissons les prémices. Mais cela reste quand même du ressort d’une bifurcation et de générations à laquelle les nôtres, jeunes et vieux d’aujourd’hui peuvent contribuer.

 

Mais la culture nécessaire à l’action ce n’est que la réflexion politique, cette vision réductrice est notre principal handicap. C’est l’ensemble de l’activité humaine, au travail salarié qui est le travail contraint et productif premier, et à toute l’activité sans dimension, le plus souvent inaperçue dans notre système de la valeur d’échange.

 

La musique, pour moi donne l’image de la formation de la pensée et de son expression énigmatique et pourtant réelle, tangible par les oreilles dans tout le corps et la communication des corps de l’espèce et de la nature. Cette parenthèse finale n’est pas anodine. Elle pose une façon d’aborder l’humain qui rompt avec les réductions à laquelle la vie militante s’est habituée. Mais bien d’autre l’ont déjà dit et tenté de le faire.

 

Pierrot, 2 août 2010

 

Suite : les Vendredi-Marx

 

 

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 18:49

  

Ce recueil est un souvenir de jeunesse, un témoignage......

  

Le recueil entier : CE QUE JAIME  http://www.pierreassante.fr/dossier/CE_QUE_J'AIME.pdf

    

POEMES-1969-copie-1.jpgma douceur terne au midi (EXTRAIT de "CE QUE J'AIME")

  

ma douceur terne au midi

éclatée des miettes silencieuses

sorte de courbe unique et belle

je te tourne serrée et polie

aux yeux des œuvres miséreuses

je te déchire et te dentelle

 

je définis ton apparence

l’ordinateur émerveillé

les buildings en pente tragique

suivant tes traits et ta mouvance

dans cet univers ruellé

et la messe des prisunic

 

je t’ai conduite et veillée 

surprise et déferlée encore

dans l’abri de repli et de sable

les vagues échangent leur nausée

le grand froid et le nord

pour ton sang vulnérable

 

puis ton effort irrespirable

ton pas d’orage s’éclaire

les éclats d’haleine les phares

tendent et fondent les câbles

le ciel jaunit les brumes errent

le flot s’unit et se sépare

 

les fumées ballantes les marées

pèsent et s’enlisent au matin

ma douceur terne il faut partir

la buée d’herbe disparaît

viens le vent s’étire et s’éteint

ma caresse claire mon navire

  

Le recueil COMPLET

cliquer : CE QUE J'AIME

 

 

 

 

 

 

Le recueil en A5 : http://www.pierreassante.fr/dossier/CE_QUE_J'AIME.pdf

  

et Liste complète des articles :    ici

 

 

une sélection d'article cliquer : ici

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 17:18

 

SCHWARTZ 1988paradigme SchwartzUNE SELECTION D'ARTICLES

(cliquer sur les titres d'article)

 

1 Un article de René Merle sur le 14 juillet

 2 L'indifférence (Présentation)

 

 L'indifférence3 L'indifférence, Essai (le texte entier) 

 

 4 Rappel d'histoire sommaire.14 juillet 2010

 5 Reprendre et reprendre encore la question de la marchandise.

 6 une lettre de René Merle

 7 Des histoires anciennes qui portent encore leurs fruits

 8 Encore sur la mesure quantitative de l'échange

 

14mai10 003 9 Metamorphose du Travail, Essai.

   

10 Régions Atos

11 Manifestation Retraites 24 juin 2010

 

 

 

Division sexiste du travail12 Division Sexiste du Travail, Essai 

 

13 Un texte ancien présenté par René Merle : NOUVEAU FORUM

14 En occitan dans MESCLUM-LA MARSEILLAISE: FRASETAS    BROCHURE ECO ET PO perso

  15 Petit Rappel d'économie politique élémentaire, brochure pour débats: ici 

      UN CANT POLIT 16 UN CANT POLIT (nouvelle) :  ici

  

FAUX DEPART 000117 FAUX DEPART (Piécette théâtre) : ici 

        EPITRE AUX CITOYENS 18 Epître aux citoyens : ici

 

  La somme et le reste, Edité par Ajzenberg19 Un Manifeste 2006 : ici  

 

20 POEMES:  ici

  POEMES 1969   

 

 

 

 

 

 

 

 

Sommaire du blog :  ici     et Liste complète des articles : ici  

 

Attention, certains fichiers (pas tous) sont des livres entiers et demandent 1 minute ou 2 pour s'ouvrir. Vous pouvez suivre le temps ou la vitesse de téléchargement indiqué par votre ordinateur en bas de votre écran.

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 07:43

René MerleCi-dessous, un article de René Merle

pris sur son site

 

Var, 14 juillet 2010)

jeudi 15 juillet 2010.

- René Merle, La République et les valeurs républicaines

Conférence donnée à Correns (Var) le 14 juillet 2010, dans le cadre de la célébration locale de la fête nationale.

Ce texte a été publié sur le site de la LDH
http://ldhinfoslaseynesurmer.blogsp...

Mesdames, Messieurs, et comme il convient vraiment dans ce jour anniversaire, je vous salue aussi du beau titre de Citoyennes et Citoyens,

Je suis très honoré, et très heureux, de répondre à votre invitation à traiter de la République et des valeurs républicaines. Merci d’être venus si nombreux.
Pour des raisons de santé, je refuse ces temps-ci toute intervention publique.
Mais j’ai fait une exception pour Correns.
En effet, pour le Varois que je suis, votre localité est en quelque sorte un symbole. Un symbole d’identité locale préservée, et enrichie, au plan de la bioéconomie comme au plan de la culture .
Et en même temps, un symbole d’ouverture au monde, dans la convivialité et la créativité.

Il est peut-être un peu paradoxal de traiter ici des valeurs de la République, puisque dans votre localité républicaine ces valeurs sont connues et mises en œuvre.
Les mauvaises langues diraient que peut-être il y a d’autres lieux dans le Var qui mériteraient qu’on leur rappelle ce que sont les valeurs républicaines.
Mais en tout cas, vous donnez l’exemple.
Il est d’ailleurs significatif que cette initiative soit une initiative communale. L’institution communale est inscrite dans notre histoire, et tout particulièrement dans celle de notre Midi.
Elle est le lieu d’apprentissage et de pratique de la démocratie.
D’ailleurs, dans les vieilles archives provençales, la commune est désignée par le beau nom d’Universitat.
Un de mes amis, de la Roquebrussanne et de Néoules [1], grand connaisseur des archives locales, mais aussi plaisantin spirituel, s’est fabriqué un tee-shirt avec l’inscription : "Universitat de Néoules".
Au-delà de la plaisanterie, la formule dit bien l’essentiel : la commune est le lieu de la rencontre entre le plus général et le plus particulier.

Je vais donc, à l’invitation de la Commune, traiter de la République et des valeurs républicaines.
Je parlerai avec, je l’espère, l’objectivité de l’historien, mais je parlerai aussi avec la passion du citoyen, je dis bien citoyen et non pas, en l’occurrence, représentant de tel ou tel courant politique.
Et je ne peux que vous engager, si l’heure et si l’envie vous le permettent, de prolonger cet exposé par une discussion.

Il y a donc aujourd’hui 221 ans que le peuple de Paris prenait la Bastille. Je dis bien le Peuple. Comme l’avaient fait peu auparavant le Peuple de Marseille, prenant les forts, et celui de bien des localités installant un pouvoir populaire dans les communes.
Ce qui laisse rêveur sur la façon dont on célèbre officiellement le 14 juillet : ce n’est pas le peuple que l’on convie à défiler devant la tribune officielle de la place de la Concorde...........................

 

.................Suite de l'article de René MERLE en cliquant : ici

 

ou : 

http://www.rene-merle.com/article.php3?id_article=669

 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 08:08

P1000378

    

Lettre de Friedrich ENGELS à Joseph BLOCH

 

.....D'après la conception matérialiste de l'histoire, le facteur déterminant dans l'histoire est, en dernière instance, la production et la reproduction de la vie réelle. Ni Marx, ni moi n'avons jamais affirmé davantage. Si, ensuite, quelqu'un torture cette proposition pour lui faire dire que le facteur économique est le seul déterminant, il la transforme en une phrase vide, abstraite, absurde. La situation économique est la base, mais les divers éléments de la superstructure – les formes politiques de la lutte de classes et ses résultats, – les Constitutions établies une fois la bataille gagnée par la classe victorieuse, etc., – les formes juridiques, et même les reflets de toutes ces luttes réelles dans le cerveau des participants, théories politiques, juridiques, philosophiques, conceptions religieuses et leur développement ultérieur en systèmes dogmatiques, exercent également leur action sur le cours des luttes historiques et, dans beaucoup de cas, en déterminent de façon prépondérante la forme. Il y a action et réaction de tous ces facteurs au sein desquels le mouvement économique finit par se frayer son chemin comme une nécessité à travers la foule infinie de hasards (c’est-à-dire de choses et d'événements dont la liaison intime entre eux est si lointaine ou si difficile à démontrer que nous pouvons la considérer comme inexistante et la négliger). Sinon, l'application de la théorie à n'importe quelle période historique serait, ma foi, plus facile que la résolution d'une simple équation du premier degré.......

.........C'est Marx et moi-même, partiellement, qui devons porter la responsabilité du fait que, parfois, les jeunes donnent plus de poids qu'il ne lui est dû au côté économique. Face à nos adversaires, il nous fallait souligner le principe essentiel nié par eux, et alors nous ne trouvions pas toujours le temps, le lieu, ni l'occasion de donner leur place aux autres facteurs qui participent à l'action réciproque. Mais dès qu'il s'agissait de présenter une tranche d'histoire, c’est-à-dire de passer à l'application pratique, la chose changeait et il n'y avait pas d'erreur possible. Mais, malheureusement, il n'arrive que trop fréquemment que l'on croie avoir parfaitement compris une nouvelle théorie et pouvoir la manier sans difficulté, dès qu'on s'en est approprié les principes essentiels, et cela n'est pas toujours exact. Je ne puis tenir quitte de ce reproche plus d'un de nos récents “ marxistes ”, et il faut dire aussi qu'on a fait des choses singulières.......

 

Texte complet : http://marxists.catbull.com/francais/engels/works/1890/09/18900921.htm

 

Deux interventions politiques de 2007 de Pierre Assante : http://www.pierreassante.fr/dossier/2_lettres_Rappel.pdf

 

ou : Le texte de la lettre en cliquant sur ce titre

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 15:53

HENRI-CLAUDE.jpg

 

 

14 juillet 2010

 

DE LA REPUBLIQUE AU POUVOIR PERSONNEL

*

DU POUVOIR PERSONNEL A LA TRANSFORMATION QUALITATIVE DU MODE DE PRODUCTION

 

La fin de la république bourgeoise et l’instauration de la république de pouvoir personnel, 1958.

 

1946 La République, alliance politique dans des conditions historiques et économiques particulières des communistes, des réformiste, (socialistes et démocratie chrétienne) et nationalistes.

 

1947 fin de l’alliance politique, 1958, Fin de l’alliance objective, début d’institutions en rapport avec le CME (capitalisme monopoliste d'Etat) et son internationalisation généralisée, qui va de pair avec la période suivante de la suppression de la parité avec l’or (voir la brochure « petit rappel d’économie politique élémentaire » dans l’essai  "l'indifférence").

 

1968 Première explosion sociale face à la nouvelle réorganisation économique mondiale et les pouvoirs qui la  représentent. La réorganisation du travail et les mesures politiques qui l’accompagnent commence à réduire le poids de la classe ouvrière, et par la même le poids et la cohésion idéologique propre du salariat.

 

1969 Sous ce double effet, fin de l’alliance des nationalistes et des grands monopoles, installation complète du pouvoir personnel, pompidolien, puis giscardien, et « malgré tout » mitterrandien, et enfin chiraquien, transformation des institutions en fonction de la nouvelle donnée économique.

 

1970 Début de l’accélération chronique de la crise de suraccumulation du capital en fonction de la révolution scientifique et technique et sa mise en œuvre dans la production.

 

1981 réorganisation mondiale du capital, manœuvres en recul pour permettre sa réalisation.

 

2007 Explosion des contradictions internes à cette réorganisation et à cette mise en pratique généralisée des nouveaux moyens de production qui accélèrent la baisse tendancielle du taux de profit et donc accélère aussi le drainage politique et financier des capitaux de la production et l’attaque contre les services publics autrefois compromis entre les besoins de classe respectifs. Réorganisation politique pour y répondre.

 

2010 L’impérialisme américain n’a pas perdu ses capacités militaires de domination mondiale, le capital possède les moyens de réaliser dans les pays émergents les profits de la plus value de main d’œuvre de ces pays et partout. Le capital pallie ainsi à son incapacité à introduire la généralisation des nouveaux moyens de production répondant la quantité, la qualité de la production et sa correspondance avec les besoins.

Les pays émergents sont encore dans un rapport de force dominés lié à ce développement inégal, malgré leurs progrès et du fait que leurs progrès s’appuient sur un mode de production capitaliste qui les limite.

 

Les grands pays développés possédant une économie réclamant un autre type de mode de production restent dominés par l’idéologie petite bourgeoise (pour dire vite et schématiquement) entretenue par le capital en s’appuyant sur les classes moyennes. Les 2% des communistes ne sont pas un hasard, mais le résultat non de leurs seules limites du moment, mais essentiellement des effets du mode de production sur les mentalités et l’incapacité de la classe ouvrière de s’imposer dans un milieu géographiquement restreint, dans des processus isolés, mêmes s'ils s'élargissent (exemple, le référendum européen sur le TCE, le movement actuel qui s'exprime autour le la question grecque etc..).

 

Les développements inégaux ne peuvent cependant pas réduire la réalité de l'existence objective de maillons faibles du capital. Toute la question est de savoir si des maillons faibles (et quels maillons faibles pouvant faire « tache d’huile » dans un processus global) ont une ampleur, un effet, un poids suffisant pour influer sur une transformation radicale et non un réformisme qui n’a plus de marge de manoeuvre (ce que montre les difficultés des sociaux démocrates dans le monde).

 

La quatrième république a été un des moments les plus importants de l’avancée vers la « démocratie du producteur », du salarié tendant à la libération du salariat). Elle est à la fois un laboratoire de la satisfaction des besoins humain et des limites d’un pouvoir politique qui ne s’est pas libéré de l’économie capitaliste. Ne pas oublier non plus les luttes anticolonialistes de cette période.

 

L’attaque gauchiste contre les batailles électorales ne peut se justifier que lorsque la démocratie bourgeoise est totalement défaite, ce qui dans ce cas ne se justifie plus non plus, puisque la question devient d’autres institutions pour un autre mode de production.

 

Les batailles électorales restent donc jusqu’à nouvel ordre un élément des luttes reliées aux autres formes de lutte. Abandonner un terrain avant l’heure, c’est ignorer les réalités historiques et surtout prendre les devant d’un effort de l’adversaire lui-même pour se réorganiser en fonction de ses besoins économique et politiques de classe.

 

Nul ne possède un appareil pour mesurer les idées et ce qui peut mûrir collectivement dans les têtes. Ni le temps necessire à ce mûrissement. La conscience de l’homme est celle de la nature sur elle-même. Lorsqu’elle est en incohérence, à la fois elle menace les deux, mais aussi crée des conditions d’apparition des problèmes à résoudre. C'est dans le quotidien que réside l'avenir du processus humain, sa réalité rêvée et accomplie, la vie humaine dans son mouvement, sans dichotomie de la pensée et du corps.

 

Pierre Assante, 14 juillet 2010

 

Qui a écrit cela ? : Bien des gens puisent leur idéal de justice dans les rapports juridiques qui ont leur origine dans la société basée sur la production marchande, ce qui, soit dit en passant, leur fournit agréablement la preuve que ce genre de production durera aussi longtemps que la justice elle-même. Ensuite, dans cet idéal, tiré de la société actuelle, ils prennent lent point d'appui pour réformer cette société et son droit. Que penserait-on d'un chimiste qui, au lieu d'étudier les lois des combinaisons matérielles et de résoudre sur cette base des problèmes déterminés, voudrait transformer ces combinaisons d'après les « idées éternelles de l'affinité et de la naturalité ? » Sait-on quelque chose de plus sur « l'usure », par exemple, quand on dit qu'elle est en contradiction avec la « justice éternelle » et l'« équité éternelle », que n'en savaient les Pères de l'Église quand ils en disaient autant en proclamant sa contradiction avec la « grâce éternelle, la foi éternelle et la volonté éternelle de Dieu » ?

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 08:32

Reprendre et reprendre encore la question de la marchandise.

 

P1010224La proposition d’Althusser de sauter la lecture de « la marchandise » du « Das Capital » pour passer directement à la plus value et au profit pour revenir après à la marchandise a pesé, je crois,  lourd, longtemps et négativement dans la pensée et l’action de transformation sociale.

 

Cette proposition a engendré de graves malentendus, mis de fait  au second plan l’étude de la marchandise, et rendu schématique l’étude de la plus value et du profit.

 

C’est peut-être un signe aussi qu’Althusser pensait avoir tout compris définitivement alors que com-prendre (prendre avec, ensemble) est une éternelle découverte, dans laquelle on peut progresser et avancer avec les repères acquis au fur et à mesure. Dans une œuvre comme celle de Marx comme dans toute expérience de vie.

 

Pour Marx et les marxistes les objets n’agissent pas  directement dans le comportement social de l’homme. Ils sont de l’ordre d’une relation matérielle, comme tout ce qui existe, et passent par l’interaction entre eux-mêmes et la représentation, l’activité mentale qu’ils suscitent.

 

Ainsi de la marchandise qui a les qualités matérielles d’un objet particulier, comme tout objet, mais qui a l’importance de subvenir à des besoins de production et de reproduction de la personne et de la société *, dans leur unité, par l’échange.

 

L’étude des conditions de l’échange partant et de la valeur d’usage de l’objet et de la VALEUR, qui désigne la qualité de l’échange de l’objet, est indispensable à la compréhension de la suite de l’exposé de « Le Capital ». La pédagogie sur « la marchandise » est donc prioritaire pour  toute formation militante, pour toute formation tendant à découvrir les limites du capitalisme dans le développement humain *, les transformations qualitatives nécessaires au processus de l’humanité et les moyens de poursuivre le processus.

 

Cette étude de la marchandise nous emmène de repère en repère, de représentation et représentation du mode d’échange, et aboutit à la constatation de l’obsolescence croissante de la mesure quantitative de la valeur, et à l’idée et la réalité d’un mode d’échange qui tend à bloquer l’échange et donc cette « circulation du sang » qu’est l’échange lequel passe par le capital, argent privé destiné à se reproduire et s’accumuler, mais aussi transporteur de l’échange social dans le capitalisme généralisé, comme le sang transporte l’oxygène dans tout le corps.

 

Les mesures économiques partielles tendant à sortir de cette contradiction mortelle doivent et partir de cette constatation et agir sur cette réalité de l’échange, non comme une fin en soi mais comme des éléments d’un processus tendant à un but, un autre mode d’échange et donc de production. Et ce mode d’échange ne peut reproduire la contradiction de la mesure actuelle de la valeur en perte de sens « matériel et moral », de sens au propre comme au figuré, sinon à renouveler les mêmes maux aggravés par et dans une voie sans issue. Le niveau quantitatif et qualitatif de la production informationnalisée mondialisée en ouvre la possibilité. C’est l’antichambre possible du communisme.

 

C’est toute la différence entre une vision réformiste à courte vue, le nez sur le guidon,  et une vision transformatrice d’un quotidien ouvert sur un horizon.

 

Pierre Assante, 12 juillet 2010

 

* « …Cette impossibilité d’échange immédiat entre les marchandises est un des principaux inconvénients attachés à la forme actuelle de la production dans laquelle cependant l’économiste bourgeois  voit le nec plus ultra de la liberté humaine et de l’indépendance individuelle… » Marx, Le Capital, Livre Premier, Tome I, Page 81, Note, Editions Sociales, 1967. Ce n’est pas le seul passage de« Das Capital » posant cette question, bien sûr, il suffit de le lire attentivement.

 

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 08:06

Je reproduis ici une lettre de René Merle avec son autorisation, lettre dont je le remercie grandement.

L'illustration du roman de London-Strunsky est mon choix personnel. Ce roman est un débat sur les sentiments et le matérialisme, on ne peut plus proche je crois de tout débat qui traite de qu'il est de mode aujourd'hui de nommer "le symbolique". Espérant que l'illustration connote.  

Dans le roman, les sentiments s'affrontent "avec-contre" le matérialisme, ce qui n'est pas ma conception du matérialisme et des contraires de la dialectique qui ne sont pas de l'ordre du "pour ou contre les sentiments", mais des processus qui les contiennent et qui font la vie humaine dans toutes ses dimensions.
Dans "Rien d'autre que l'amour", les sentiments s'affrontent à partir des deux conceptions des deux protagonistes du roman mais peut-être pas dans les conceptions réelles des deux auteurs London et Strunsky, en tout cas sans doute pas de la façon dont les personnages l'expriment.
  

London-Strunsky.jpgCher Pierron,

Un mot rapide (qui n'a rien d'une étude), après ton "Re-ligio", à propos d'un problème qui me turlupine.

Tu sais que les populations méditerranéennes, (avant d'être conquises par les différents groupes de Grecs, de langue indo-européenne) semblaient avoir organisé leur mythologie autour du culte de la Déesse-Mère, reflet de leur organisation sociale matriarcale.

L'unité de la création, l'interaction entre tous ses aspects, relevait de la même origine, la Déesse Mère, qui avait engendré et régulait.

Ce qui persistera dans la trilogie bien connue de la femme dans ses trois âges, et sa mise en abîme dans le calendrier d'une année en trois saisons.

Tu sais aussi que les envahisseurs ioniens, éoliens, doriens, etc. ont substitué à cette mythologie une mythologie fondée sur la primauté du Mâle : Zeus et cie. Sans pour autant pouvoir faire oublier les siècles, peut-être les millénaires, de la croyance néolithique. Mais dorénavant Héra, si elle est toujours là, est dominée et bafouée par Zeus.

Ce qui persiste de l'antique croyance dans la nouvelle mythologie est le sentiment du rapport fondamental entre le divin, (c'est à dire la nature et le destin), et la vie des humains. Rapport qui n'impliquait pas la référence à une autorité transcendatale unique, à un pouvoir clanique ou étatique.

Leurs rapports avec l'Égypte et le Moyen Orient phénicien, hittite ou mésopotamien, ne pouvaient que renforcer les adeptes de la mythologie dans cette conviction, qui n'impliquait aucune éthique transcendantale, mais le sentiment d'une prudence nécessaire des humains dans ce monde qui les englobe et les dépasse.

Cependant,  l'irruption inouïe du monothéisme juif n'a pu que les déconcerter dans la mesure où il leur semblait justement effacer cette perception d'un monde vibrant de rapports quotidiens avec la multiplicité naturelle du sacré (qui je le répète n'impliquait aucune éthique). Et dans la mesure où elle ne s'appliquait qu'à un peuple élu, et non à tous les peuples...

Et l'on sait quelles résistances les pouvoirs étatiques ont opposé à la transformation de cette éthique proposée au peuple élu en éthique universelle. Éthique qui fut initialement la consolation et l'espérance des humbles, des pauvres et des opprimés, mais qui aboutir rapidement à la césure entre le royaume terrestre et le royaume du ciel, à la négation aliénante de l'unité de la nature et des hommes.

Tout ceci est bien loin, mais d'une certaine façon demeure vivant.

Deux exemples entre tant d'autres...

Aujourd'hui, en Grèce par exemple, tu as des gens très sérieux qui refusent l'orthodoxie religieuse officielle (portée sur la carte d'identité) et se déclarent partisans de l'antique mythologie, réconciliatrice de l'homme et du tissu universel des correspondances.

De l'autre côté, tu as le tentative d'un Ernst Bloch de réconcilier le marxisme et le judaïsme (et plus largement la religion vécue personnellement) dans une utopie de la salvation universelle n'a pas eu l'heur de plaire aux dirigeants de la RDA et à nos marxistes officiels français des années 50-70.

Bref, il y a de quoi réfléchir.

Bises.

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 15:01

 

Regions Atos 84 

Cet article est extrait du journal du syndicat de la FSU des Personnels Techniques Ouvriers et de Service de l'éducation, de différents statuts et de droits du travail issus de ou appartenant à la Fonction Publique d'Etat, L'UNATOS.

 

Régions Atoss 84 Edto, Sommaire.

 

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 08:47

POLITZER

  

Encore sur la mesure

 

quantitative

 

de l'échange

 

 

Toutes les lois du capital découlent de son mode d’échange, la mesure quantitative de la valeur. Le temps de travail ne doit plus être la primauté dans la mesure de l’échange, mais le besoin humain. Cela veut dire qu’une société arrivée à l’usage de moyens de production qui sont les nôtres (possibilité d’abondance quantitative et qualitative des échanges) et peut procéder à une autre mesure et ne le fait pas, est en crise par rapport à cette mesure devenue obsolète et qui était déjà en contradiction avec le développement humain depuis des millénaires. On peut dire que nous sommes arrivés au point où la mesure de l’échange bloque l’échange.

 

Sans un horizon plus vaste qui est un autre type de société clairement affirmé, les mesures d’ordre financiers, qui sont des passages vers elle, ne peuvent être compris, ni réalisés, sinon comme un « reculer pour mieux sauter » en arrière.

 

Le « je te donne ça contre ça en prenant mon intérêt au passage », c’est le mode de pensée millénaire qui arrive à son pourrissement.

 

La personne ne peut être développée que par le développement de tous.

 

Si nous faisons des mesures restreignant la finance privée (qu'il faut soutenir comme points d'appui) et ouvrant des droits (retraites, sécurité emploi formation, taxation des profits financiers, pôles publics de crédit…) une fin en soi, nous ne ferons que perpétuer cette société de fric et créer les conditions d’une implosion au lieu d’une évolution de la société.

 

Le "quotidien" et "l'horizon" doivent se conforter mutuellement, ils sont impuissants, ils ne sont rien de vivant l'un sans l'autre.

 

Cette "droite rongée par le fric" (citation de L'HUMA de ce jour dont je suis lecteur fidèle), n’est que la pointe extrême de notre monde marchand et de son pouvoir, institutions et gestionnaires du capital, qui s’est auto-placée pour se servir au mieux dans une société basée sur le fric, envahie de la tête aux pieds par l’intérêt privé.

 

Pierre Assante, 6 juillet 2010

 

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 08:45

Vous trouverez  paradigme Schwartz

 

sur ce blog

 

(cliquer sur les liens sous les titres d'articles)             

 

Des essais :

La métamorphose du travail

http://pierre.assante.over-blog.com/article-la-metamorphose-du-travail-5-50419110.html

L’indifférence

http://pierre.assante.over-blog.com/article-l-indifference-50422166.html

Epître aux citoyens (des extraits de ce texte ont été publié dans REGARDS N°73 de novembre 2001. Sur le lien ci-dessous, texte complet :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-epitre-aux-citoyens-8-octobre-2001-52745966.html

La présentation sur REGARDS de l'Epître au Citoyens

http://pierre.assante.over-blog.com/article-construction-du-devenir-52749319.html

Division sexiste du travail présentation

Sur La Sociale : http://la-sociale.viabloga.com/news/la-division-sexiste-du-travail

 

Des réflexions philosophiques et politiques  :

Choses simples à rappeler :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-choses-simples-a-rappeler-50417932.html

L’humanisation de la nature, l’échange, la contradiction capitaliste :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-l-humanisation-de-la-nature-l-echange-la-contradiction-capitaliste-50424337.html

"L'ergologie en tant qu'étude sur le travail et sur l'organisation du travail..." :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-l-ergologie-en-tant-qu-etude-et-organisation-du-travail-52140458.html

sur la VALEUR :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-valeur-52589733.html

RE-LIGIO : 

http://pierre.assante.over-blog.com/article-re-ligio-53044066.html

Sur le concept d'hégémonie de classe :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-sommaire-51920991.html

Témoignage de mai 68 :

1968. Les bureaux de paiement 

http://pierre.assante.over-blog.com/article-sommaire-de-ce-blog-52590051.html

Forum social de Florence, témoignage :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-sommaire-de-ce-blog-52141137.html

Encore sur la mesure quantitative de l'échange :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-encore-sur-la-mesure-quantitative-de-l-echange-53496873.html

 

De la poésie et des nouvelles  :

Un cant polit (Un chant joli) :

 http://pierre.assante.over-blog.com/article-un-cant-polit-50447695.html   René Merle

 Les arbres, Leis aubres (bilingue)

 http://pierre.assante.over-blog.com/article-les-arbres-50844005.html

3 POEMES Action Poétique

http://pierre.assante.over-blog.com/article-trois-poemes-52680452.html

 

DES LETTRES :

La jeune fille et la mort :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-vous-trouverez-sur-ce-blog-50846019.html

Chers ignorants "lettre à la Villon" :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-chers-ignorants-lettre-a-la-villon-53322918.html

Une lettre de René Merle :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-une-lettre-de-rene-merle-53742803.html

 

Du théatre :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-faux-depart-piecette-en-1-acte-52760933.html

 

et des pages perso "poétiques" :

http://poemes-assantepierre.monsite.orange.fr/

 

Un MANIFESTE :

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/2/48/95/06/La-Somme-et-le-Reste/S-R-6.pdf

http://www.espaces-marx.net/IMG/pdf/S_R-6.pdf

 

Un débat politique :

en cours :

http://www.bdr13.pcf.fr/18-19-et-20-juin-2010.html

et sur le plus long terme :

http://www.bdr13.pcf.fr/spip.php?page=recherche&recherche=assante

 

Comprendre mieux la crise, ses origines,

ses conséquences, pour agir mieux :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-comprendre-mieux-la-crise-ses-origines-ses-consequences-pour-agir- Glaudimieux-51920364.html

 

LE QUOTIDIEN ET LA DUREE, le travail d'une élue :

   http://corvasce.wordpress.com/

 

vi segnalo un contributo italiano di Rodolfo RICCI su Emigrazione Notizie:

Il neoliberismo all’attacco: “Se la crescita sarà bassa, necessarie nuove manovre.” 

http://www.emigrazione-notizie.org:80/articles.asp?id=376

 

Liens amis à consulter :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-50416096.html

 

(ne pas écrire vos commentaires éventuels sur ce sommaire et cette fenêtre, qui sera supprimée ultérieurement et donc les commentaires perdus, mais sur les articles suivants dans le blog, SVP)

 

Liste complète des articles :

http://pierre.assante.over-blog.com/articles-blog.html

 

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 17:08

LETTRE  WALTER-JENJAMIN.jpg

 

Chers ignorants, frères dans l’ignorance (1). 

 

En 1918, Lénine écrivait « Le capitalisme d’Etat serait un pas en avant par rapport à la situation actuelle ». Pour ceux qui découvrent le capitalisme d’Etat aujourd’hui, et le critiquent à posteriori, quelle dérision !

D’ailleurs Lénine donne à « son » capitalisme d’Etat un caractère particulier car en matière de capitalisme d’Etat, il y a, peut y avoir, comme pour toute chose de la vie une infinité de projets et de réalités.

Lors du IV° congrès de l’Internationale communiste (5 novembre-5décembre 1922), il se félicitait que ce pas ait été accompli, à la sortie de la guerre civile et du communisme de guerre.

 

Mais il ne considérait pas cela comme une fin en soi. Ni le processus comme une ligne droite continue dans une plaine uniforme. Il est revenu de nombreuses fois sur son chemin partant des résultats de l’expérience collective vécue et l’expérience personnelle vécue,  intriquées. Ce qui a peu été le cas dans l’expérience stalinienne. 

 

Il expliquait en quoi ce pas en avant réalisé pouvait permettre d’autres pas dans la situation concrète de la Russie et du monde dans « l’ici et maintenant » de 1922.

 

Chers Camarades et Humains, cessez de vous torturer sur la responsabilité des communistes concernant les horreurs du monde, mais agissez contre les horreurs du monde, c’est cela votre responsabilité.

Ce qui a permis une expérience exceptionnelle d’avancée de l’organisation humaine de plusieurs décennies, en Russie, mais pas seulement en Russie, car son poids sur les évènements sociaux du monde (Front Populaire ou Libération de 1945 en France par exemple) a été fort, c’est la capacité d’analyse en mouvement que le marxisme a ouvert et que Lénine possédait profondément, avec ses limites humaines, celle de son temps et de son « groupe social délimité et poreux comme tout groupe », évidemment.

 

Qu’on se rassure, rien n’est possible d’une façon absolue et rien n’est impossible d’une façon absolue. Ce qui se serait passé en Russie dans les conditions du XX° siècle n’aurait sans doute pas été moins terrible parce et si l’expérience avortée des suites de 1917 n’aurait pas eu lieu. Pas plus que ce qui c’est passé dans le monde dans la totalité des horreurs humaines n’aurait pas été moins terrible, à moins de penser qu’un miracle permette tout à coup une mondialisation harmonieuse parfaite par la seule volonté d’amour de quelques-uns. Ce « réalisme » chrétien-là de la Social Démocratie ou de la Démocratie Chrétienne est bien loin du réalisme large et ouvert du Christianisme originel qui connaissait la réalité du monde à transformer, même s’il ne connaissait pas scientifiquement l’inversion des rapports et d’échanges humains introduits par le système marchand et sa conjugaison avec l’instinct de survie biologique de la domination animale. L’action de l’homme sur lui-même dépend en dernière instance du « que, quoi et comment il produit » pour vivre.

 

Mais l’intervention de Lénine dans le congrès allait bien plus loin. Sa boussole marxiste, celle de POLITZERl’analyse de l’échange marchand capitalisme dans l’impérialisme, c’était bien sûr « in fine » la transformation qualitative de la mesure de l’échange et comment influer sur le processus du mode de production « ici et maintenant » pour atteindre ce but. But qui n’est pas non plus une fin en soi puisque l’humanité a atteint un processus de conscience de la nature sur elle même, qui est son processus propre dans la nature.

 

Il connaissait parfaitement les lois du mode de production capitaliste, ses limites, les conditions générales de leur dépassement en temps qu’utopie opérationnelle et du dépassement d’un mode de production qui limite et peut tuer ce processus de conscience.

 

Le type de mesure de l’échange (notre vie humaine n’est faite que d’échanges de toutes sortes et dans leur totalité) est totalement liée à un mode de production lui correspondant. Et à des moyens de production « matérielle et morale » introduisant la pensée artificielle, la mondialisation informationnalisée qu’ « Impérialisme, stade suprême du capitalisme » prédisait avec une montée de la suraccumulation liée à « l’explosion » des capacités productives, il faut une autre qualité de l’échange comme une autre qualité de la production.

 

Son « ici et maintenant » lui faisait dire :

 

« J’en viens maintenant à l’examen de nos objectifs sociaux. L’essentiel, bien entendu c’est la paysannerie… »

« J’en viens maintenant à l’industrie légère … »

« La troisième question concerne l’industrie lourde… »

« C’est que les paysans étaient pour nous. Il serait difficile d’être pour nous plus qu’ils ne l’ont été… »

« Le plus important pour nous c’était la préparation de l’économie socialiste. Nous ne pouvions la préparer directement… »

« Il est évident que nous avons commis et commettrons encore des sottises en quantité énorme… »

« Premièrement nous sommes un pays arriéré ; deuxièmement, l’instruction dans notre pays est minime ; troisièmement, nous ne somme pas aidés ; aucun pays civilisé nous aide. Au contraire, ils oeuvrent tous contre nous… »

« [Sur les sottises des adversaires] « Et cet autre exemple, la « Paix de Versailles ». Qu’est-ce que les grandes puissances, « couvertes de gloire » ont fait là… »

 

« En 1921, au III° congrès, nous avons voté une résolution sur les structures des partis communistes, ainsi que sur les méthodes et contenu de leur travail. Texte excellent mais essentiellement russe où presque, c'est-à-dire tout y est tiré des conditions de vie russes… »

 « Chaque instant libre, à l’abri des batailles, de la guerre, nous devons l’utiliser pour étudier, et cela par le commencement… »

« Je suis persuadé que nous devons dire, à cet égard, non seulement aux russes, mais aussi aux camarades étrangers, que le plus important, dans la période qui vient, c’est l’étude... »

 

Je voudrais, pour ma part,  m’excuser de massacrer ce texte en le hachant ainsi en citations, et aussi me défendre de le sacraliser, car il n’est qu’un moment relatif et précaire de la prise de parole humaine de transformation sociale dans des conditions propre, moment qui a connu comme aujourd’hui ses débats et ses affrontements furieux.

Mais il doit répondre comme témoignage à l’imbécillité qui constitue à ériger l’anticommunisme comme le rempart aux dictatures, aux violences, qui constitue à refaire l’histoire à partir des réalités d’un moment particulier et non dans l’analyse d’un long processus particulier dans un processus général, comme dans son contenu « rassemblé » du moment. C’est toujours cette question d’une vision qui s’arrête à l’apparence de la superficie des choses, et les fige hors de leur processus.

 

L’ignorance ce n’est pas de ne pas savoir, l’ignorance c’est de ne pas apprendre. C’est pour combattre ma propre ignorance que j’invective les autres en m’invectivant moi-même.

 

Lénine a choisi d’agir. De cette action que sa personne a en partie  représenté sont nées des réalités. Toutes ces réalités n’ont pas été celles escomptées, mais un peu l’a été, comme dans toute période humaine. C’est à la lumière de notre réalité que nous pouvons comprendre la réalité passée qui vit dans la notre, et l’instant-devenir. Et aller de l’avant, c'est-à-dire assurer notre processus de conscience en assurant sa santé. Qu’il soit touché par des maladies, c’est le propre de la vie, mais sa poursuite, le processus vital ne peut le ne  tirer que de lui-même, et chacun de nous en est garant dans la nécessité, dans « l’anankè ».

 

Le dire c’est bien, mais ce n’est pas suffisant.

 

Pierre Assante, Vendredi 2 juillet 2010.

 

(1) Comme aurait dit François Villon.

 

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 06:43

Le texte "Epître aux citoyens"  a été écrit il y a près de dix ans. Depuis le mouvement en  profondeur EPITRE AUX CITOYENSde la crise s’est confirmé.

 

Deux phrases que je vous propose aujourd'hui pour résumer ce qu’un humain peut percevoir, je crois,  de cette crise et s’en représenter le contenu profond aujourd’hui :

 

  1. « Il a fallu une mesure pour échanger, et la crise économique, de société est celle de la mesure de l'échange multi millénaire qui ne correspond plus au développement des forces productives actuel, nouveau et immense. »

 

  1. « Quand un blocage de cet ordre touche la société, elle se glace »

 

Lorsque l'humanité se trouve à un tournant aussi complexe qu'aujourd'hui, les solutions dépassent l'imagination humaine. L’humain ne prend conscience qu’à posteriori de ses actions, de ses constructions. Et cela est valable pour les partis et organisations qui sont « l’interprète conscient d’un processus inconscient ». L'homme est ainsi fait qu'il a énormément de difficulté à modifier sa direction sur la lancée du long mouvement passé.

Donc, 1° phrase, qui pour le moment reste un OVNI incompréhensible, (apprendre c'est travailler et suer et faire des synthèses) :

"Il a fallu une mesure pour échanger, et la crise économique, de société est celle de la mesure de l'échange multi millénaire qui ne correspond plus au développement des forces productives actuel, nouveau et immense."

 

Cela fait dix ans qu’une tentative de compréhension et d’explication mûrit dans le débat sans trouver d'intérêt attentif. "C'est compliqué", ou "il faut expliquer mieux et c'est incompréhensible" ou... répond-on...mais aucun vrai effort pour entrer dans ces « raisonnements » proposés.

 

MAIS, il y a des "frémissements" comme on dit sur la question, par exemple dans un article de la revue TRANSFORM d'une philosophe américaine, on commence à pointer la question. Il y a pourtant des centaines et des milliers de pages sur la question et des dizaines d'interventions orales dans les organisations des salariés en particulier et en privé. Et à commencer chez des auteurs comme Ernst Bloch ou Yves Schwartz. La société ne va pas aussi vite que la vie humaine, mais ce que l'on fait pour le futur est toujours un bonheur présent, que cela germe ou pas (il faut du temps au temps). Donc ne pas se décourager…..jusqu'à la mesure de nos forces…..

 

"Quand un blocage de cet ordre touche la société, elle se glace" : le mouvement social et les « organisations ouvrières » de même, au sens où Saint Just disait "la révolution est glacée", même lorsqu’elles progressent « partiellement », ce qui est, paradoxalement à la fois une illusion et un point d’appui. La société est glacée dans ses espoirs, son plaisir de vivre, sa vie. Elle agit à la marge, là où il ne peut y avoir d'effets conséquents, elle agit par exemple sur la crise financière et non sur les causes de la crise financière, qui sont tout autre que celles du passé ancien ou récent. Je renvoie aux multiples interventions faites  sur "la crise de la mesure quantitative de la valeur d'échange marchand multi millénaire".

C'est heureux et lourd de sens d'avoir à répondre à ce devenir aléatoire....

Qui est une humanité devenant la conscience, la vision réflexive approfondie de la nature sur elle-même.

 

Depuis le texte qui va suivre (lien à la fin de cette page), il y a celui-ci, dix ans après :

http://la-sociale.viabloga.com/news/l-indifference (le lien sur Epître au citoyens est en bas de cette page)

 

Mais commençons par le premier, si vous le voulez bien en cliquant sur le lien du texte l'Epître aux citoyens :

LE TEXTE de "L'EPÎTRE AUX CITOYENS": (cliquer sur ce lien ci dessous):

http://pierre.assante.over-blog.com/article-epitre-aux-citoyens-8-octobre-2001-52745966.html

SA PRESENTATION DANS "REGARDS": http://pierre.assante.over-blog.com/article-construction-du-devenir-52749319.html

 

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ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 06:37

Un article sur  la VALEURBraudel 

(cliquer sur "valeur" en rouge pour aller au texte)    

 

Citation :

Resterait à expliquer cette conjoncture multiséculaire qui surgit à souhait pour éclairer le processus difficile autrement à saisir. Mais c’est là une tâche pour l’histoire générale, le jour où l’on disposera d’une telle histoire (si elle se constitue) comme on dispose d’une géographie générale. L’ennui, c’est que, dans les sciences humaines comme dans les sciences exactes, une explication une fois avancée, même bien établie –ce qui n’est pas notre cas- réclame sa propre explication, et ainsi de suite. Dire que la récession du haut Moyen Age n’est que la lente détérioration de l’économie-monde sous-jacente à la fortune matérielle de Rome, c’est admettre qu’en tant qu’économie-monde, en tant que réalité économique, Rome aura survécu longtemps à la chute politique de l’Empire. Gros problème de survivances ! Le cadre  économique de Rome n’est pas seul à se maintenir et, en somme, à nous surprendre. La société romaine a laissé en place, pour des siècles encore sa hiérarchie et son enfer esclavagiste. Et que dire de sa culture, de la latinité qui s’est transmise jusqu’à nous ? L’Europe, et la France au milieu de l’Europe, n’en finissent pas de se débattre dans l’héritage de Rome.

« L’identité de la France, Les hommes et les choses », Fernand Braudel.

 

Braudel dans cet ouvrage et ses ouvrages,  aborde aussi l’héritage du croissant fertile, de la Grèce, des interactions générales. J’ai choisi ce passage pour le concentré qu’il représente, il me semble.

 

LIEN SUR L'ARTICLE VALEUR ici       

 

 

 

 

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 11:41

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 09:27

 Pierre Assante

  

Construction du devenir

Epître aux citoyens

 

Texte en cliquant:  ICI

 

 

CI-DESSOUS :

Extraits dans REGARDS de novembre 2001 :

 

Copie de REGARDS

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 08:03

 

Pierre Assante 

Construction du devenir

Epître aux citoyens

 

à René Merle

 

 

 

…et si la dialectique doit finir  par « rentrer dans les têtes », c’est bien parce qu’elle se manifeste, aussi et avant tout, en tant que mouvement objectif, entraînante comme l’histoire et instructive comme un fait.

 

(Marx, une critique de la philosophie)

                                                                                                                                                                      Isabelle Garo.

 

 

Le nettoyage philosophique de la religion catholique n’a jamais été fait. Pour le faire, il faudrait être dedans et dehors », « l’attention absolument sans mélange est prière »

 

(La pesanteur et la grâce)

 

                                                                                                                             Simone Weil

 

On ne répond à une crise de civilisation que par une refondation de civilisation. Et ça passe par les IDEES de I.GAROrefondation de civilisation.

Les citoyens sont moins absurdes que les raisonnements politiques qu’on fait sur eux.

Ils s’abstiennent, se « désintéressent » de la démocratie parce que leur intuition leur dit que la « solution » n’est pas dans les débats politiques sectoriels, qu’ils voient comme des matchs de boxe, qu’ils soient de gauche ou d’extrême droite.

Les mesures sociales que nous proposons, fondamentales, seront entendues dans la mesure où elles s’insèrent dans une visée qui les rendent lisibles. Elles sont un peu mieux perçues exprimées pas les syndicats qui n’ont pas atteint de même degré d’usure que les formations politiques.

Dans le débat sur la « mondialisation » se développe l’idée d’une refondation de civilisation, c’est ce qui en fait son succès. Mais ce débat tournera court si cette refondation, est seulement la refondation économique et non surtout la refondation philosophique.

 

Introduction

 

Questionner, c’est déjà répondre, car dans la question, il y a l’intuition et la connaissance.

 

Et répondre c’est déjà dogmatiser. Mais la réponse, il la faut, et nous allons y travailler.

 

Si nous devons rebâtir l’ensemble, (pour les réponses), nous dirons ce qui nous semble le plus important : l’alliance de l’instant infini et de l’instant devenir.

 

Cette  alliance dépasse le concept de dieu et dépasse le concept matérialiste « traditionnels ».

 

C’est un concept d’humanisme marxiste, car nous ne partageons pas l’idée d’anti-humanisme théorique,  celui-ci nous semblant un concept de passage nécessaire de l’humanisme idéaliste à l’humanisme marxiste.

 

De plus, tant que l’anti-humanisme théorique n’est pas dépassé, il peut être plus dangereux que l’humanisme idéaliste.

 

 

1.     Origine et développement du monothéisme. Du surproduit à la société de classe. Monarchie, patriarcat, société marchande et démocratie restreinte.

 

Le monothéisme se développe dans les même conditions générales que la monarchie. Ils sont issus tous deux de l’éloignement du pouvoir par rapport à la population, au groupe d’individu. Sa représentation devient abstraite, le mythe du chef s’identifie au mythe du père de la société patriarcale.

La société patriarcale elle-même répondra aux besoins du moment en matière d’organisation de la production et à l’intérieur de la production, de l’organisation militaire etc.

Le surproduit permet ces phénomènes sociaux. L’appropriation de cette production supplémentaire au besoin de survie d’un individu va dégager les moyens pour qu’un groupe restreint se constitue en classe privilégiée, que de superstructures instituant et perpétuant leur domination naissent.

Les opinions divergent sur le fondement de la religion. Mais la nouvelle organisation sociale crée les conditions pour qu’un monothéisme existe. Sur les fondements nous y reviendrons.

Le chef de clan est devenu un exécuteur des ordres venus « d’en haut ». Le surproduit permet l’accumulation, l’échange marchand peut se développer. En fonction d’autres données, la société marchande et esclavagiste pourra passer de la monarchie à la démocratie restreinte, celle d’un groupe privilégié.

 

2.     Monothéisme et organisation sociale (matérielle et spirituelle).

 

Outre les conditions générales, des sous-conditions peuvent faciliter la naissance et le développement du monothéisme. La société israélite réunit certaines conditions particulières. Ont-elles été déterminantes ? Peuples de pasteurs puis aussi d’agriculteurs, ils ont subi diverses influences. Influences phénicienne, égyptienne, syrienne, arabe …Ils connaissent une évolution de leur organisation sociale à travers l’institution de royaumes instables. Leur puissance ne s’établit jamais durablement, ni leur unité.

 Mais au moment de leur unité, ils réunissent l’expérience de la monarchique et militaire de l’Egypte, ils sont libérés en partie des cultes polythéistes qui pour eux n’ont pas les structures de la stabilité qui peut exister ailleurs.

La défense de la communauté va donc pouvoir se concrétiser autour d’un seul dieu et déjà poser la question de la conviction dépassant la seule loi.

Ainsi les conditions matérielles de la constitution de ces sociétés déterminent la loi et la pensée nécessaire à la survie du groupe. Elles les déterminent non seulement instinctivement, comme dans la communauté primitive, mais aussi formulée abstraitement, ce qui est un progrès fondamental dans les conditions de reproduction matérielle et idéologique de la société.

 

3.     Christianisme et pensée grecque.

 

La pensée grecque va être présente tôt dans la société israélite. Tout d’abord parce que la société grecque n’est pas étroitement grecque. Elle est en gestation dans toute la Méditerranée, de par le début de l’accumulation, de développement du commerce et d’une pré-bourgeoisie marchande et esclavagiste. Mais aussi parce qu’en se développant grâce aux échanges maritimes favorisés initialement et géographiquement par l’essaimement insulaire, elle va fournir les prémisses d’une bourgeoisie dont l’influence va en retour gagner le bassin méditerranéen, l’Asie mineure.

C’est sous les féodaux agrariens que naît le poème Homérique, mais c’est à partir du V° siècle qu’apparaissent les dramaturges et les philosophes atomistes, et avec les conquêtes d’Alexandre le Grand que se répandent l’Eléatisme, le Platonisme et que débute la conquête hégémonique de l ‘Aristotélisme.

Le christianisme va apparaître au moment de la plus grande influence de cette classe sociale marchande propre à la Grèce, groupe social précurseur mais éphémère, minoritaire mais rayonnant par toutes les ramifications qu’il a crée et qui vont perdurer à travers les siècles.

La démocratie restreinte tant socialement que géographiquement va pouvoir se marier à la pensée abstraite juive.

 

 

4.     Développement de la démocratie antique restreinte  et libre arbitre

 

Quel est l’apport grec à ce mariage ?

La structure sociale démocratique restreinte se développe d’autant plus facilement qu’elle est restreinte, justement. Et qu’elle va connaître un taux d’accumulation rapidement exceptionnel dans les conditions d’héritage social et culturel de la Grèce pré-marchande.

Quelques milliers d’hommes vont élaborer en un temps record -un siècle- le contrat nécessaire pour pouvoir modifier en permanence les règles du jeu qui garantisse l’intérêt de son groupe à chaque moment mouvant du commerce, que ce soit en temps de paix, en temps de guerre, en temps de crise comme en temps de développement etc.

Au respect de la loi va donc s’adjoindre la capacité concrète et juridique de l’initiative individuelle s’intégrant à l’initiative collective : la légalisation du libre arbitre.

 

5.     Atomisme, Eléatisme et Christianisme.

 

Ce libre arbitre va d’autant se développer que la Grèce ne connaît pas de pouvoir monarchique centralisé, que les marchands ont besoin d’une alliance avec les artisans contre l’aristocratie terrienne, et que cet équilibre instable des forces contraint chacun à tenir compte de l’autre.

Le surproduit confisqué par les classes privilégiées va permettre de faire naître en leur sein une catégorie d’individus pouvant se spécialiser dans « l’activité de  penser ».

Et, étant issu de ces classes, leur mode de pensée sera celui de ces classes. La différence entre le scribe égyptien et le philosophe grec tient à l’hégémonie de la classe marchande issue des conditions globale de la société grecque.

Ils sont les prototypes de nos intellectuels, qui eux aussi connaissent des conditions de consommation du surproduit privilégiées.

Heureusement, car sans cela, l’humanité n’aurait pas connu le développement quelle a connu. Mais sans doute, maintenant, il faudrait que cela change.

Là où les choses se compliquent encore plus, c’est quand la société antique oscille entre l’idéologie des propriétaires terriens grecs et celle des marchands alliés aux artisans.

J.J. GOBLOT a bien montré, dans sa préface au Prométhée Enchaîné, l’évolution du mythe de Prométhée Lors de la montée de la classe marchande, le vol du feu pour les hommes par Prométhée était à la foi admiré et apeurant, alors que ce mythe évolue sur l’unique peur par la suite ( résumé schématique d’un volumineux exposé).

Le christianisme va donc hériter de la révolte, de la révolution sociale.

Mais aussi de la culture du moment infime, moment qui cristallise l’esprit d’un individu dans une société et des conditions données, de plus dans des conditions sinon éternelles, du moins de l’ordre de l’universel.

Les atomistes répondant plutôt à une philosophie du devenir, les Eléates au culte de l’instant infini, Epicure faisant la charnière, Socrate et Platon immobilisant l’acquis, Aristote codifiant l’acquis.

 

6.     Egoïsme, angoisse, comme sentiment de défense et sentiment moteur, liés à   éléatisme et atomisme.

 

Nos biologistes modernes ont retrouvé dans les être monocellulaire les ancêtres des hormones qui déterminent nos sensations de peur, de joie ne faisons pas une liste.

La vie n’existe que parce qu’elle possède les éléments nécessaires à sa non-destruction par le milieu extérieur ou par elle-même, ce qui se confond parfois, tout dépend de l’échelle considérée.

Elle a besoin d’un stimulus pour réagir aux changements, donc s’y adapter, donc changer elle-même.

Elle a besoin de fortifier ce qu’elle a crée pour faire face aux changements à venir.
Et il y a besoin de fortifications permanentes et de réactions permanentes.

Si bien que l’on assiste à une immobilité permanente apparente et à un mouvement permanent apparent.

On pourrait craindre de tomber dans le paradoxe de Zénon si depuis on n’avait pas connu les Quanta et la loi de la thermodynamique de Prigogine.

Heureusement, il nous reste l’évidence des deux sentiments : sentiment d’égoïsme, qui nous permet de nous isoler du milieu extérieur pour se défendre et sentiment d’angoisse qui nous permet de faire l’effort de changer, toujours pour ne pas être détruits par le milieu extérieur.

J’ai dit sentiment et non sensation. Parce qu’une sensation peut avoir une autonomie par rapport à ce qui la provoque, alors qu’un sentiment est de par essence de l’autonomie par rapport à ce qui l’a provoqué, et par cela est spécifiquement humain, dans l’ensemble de la nature que nous connaissons.

La bataille entre Eleatisme et Atomisme n’est donc pas fortuite.

Mais le choix entre la forteresse assiégée et la bataille mobile est un choix réel, qui peut constituer une « majorité idéologique permanente » sur un laps de temps historique.

Là où la chose se corse, c’est quand l’unité de la vie est regardée par le petit bout de la lorgnette, ce qui n’est pas que l’apanage des Éléates.

 

7.     Béatitude et immobilisme.

 

Qui peut nier ce sentiment de bonheur que l’être humain éprouve en « perpétuant » la sensation de la beauté, ce qu’on peut définir par la béatitude.

Est-ce cultiver l’immobilisme ? oui et non.

Non car une chose n’existe qu’en mouvement, même lorsqu’il y a apparence d’immobilité.

Oui car pendant qu’on cultive cette chose devenue autonome pour soi ou pour le groupe, la vie dans son ensemble va son train.

A un moment, cette culture va s’opposer au mouvement d’ensemble de la vie, et si elle gagne, elle bloquera tout, c’est à dire fera tout mourir. Sinon elle sera culbutée et permettra ainsi à la vie de se perpétuer.

Mais il n’est pas possible d’en demeurer à cela. La béatitude n’est pas seulement une chose à culbuter, elle a un rôle, un contenu, une essence inséparable de l’essence de la vie, sans laquelle la vie n’existerait pas. La vie est une unité de contraires.

 

8.     Passion et philosophie du devenir.

 

De même, la philosophie du devenir n’est pas un objet inerte, et si elle donne cette apparence, ce ne peut être qu’une apparence. Et si ce n’est qu’une apparence, ce n’est pas une philosophie du devenir.

Ca peut être un stalinisme, un structuralisme moins méchant, je ne sais quoi encore.

Comme la béatitude est une passion (paradoxe apparent), la philosophie du devenir est bien sous-tendue par une passion violente, à tel point que cette violence, équivalente quelquefois à un excès d’angoisse peut détruire la philosophie du devenir et la transformer en dogme, la faire vieillir prématurément.

C’est bien ce qui est arrivé quand est apparu l’éléatisme.

La démocratie restreinte grecque était arrivée momentanément au bout de son développement et régressait, dépassée par une transformation du mode de production à laquelle elle n’était plus adaptée.

 

9.     De la philosophie du devenir à la construction du devenir.

 

La philosophie du devenir est adaptée aux mutations du monde dans le cadre d’une évolution d’un type donné d’organisation sociale, à différentes étapes de cette organisation sociale, mais en aucun cas ne correspond universellement à l’étape de développement d’un système non marchand.

Comparant la situation de l’intellectuel dans une société de privilèges, la philosophie du devenir est attachée à cette société de privilèges.

 

Au-delà de la philosophie du devenir, c’est de la construction du devenir qu’il est question, construction qui ne réclame pas moins de savoir, pas moins d’effort personnel et collectif, mais une démocratisation universelle, élargie du savoir, de  l’initiative, de la création.

 

10. Dépasser la passion, dépasser la béatitude, identification de la passion et de la béatitude, unité de l’amour, condition matérielle de la naissance de l’amour.

 

Oui, car c’est bien d’amour dont il est question.

L’héritage biologique humain comporte (de comportement) l’héritage de la solidarité, de la violence etc.

Le développement culturel de l’humanité a donné une autre qualité à ces comportements.

Chaque fois qu’il y a un recul de civilisation, c’est la qualité de ces comportements qui recule et vice-versa.

De même que « la faim » évolue culturellement en « le goût » (la culture du goût), aimer biologiquement une chose a donné l’amour (la culture du goût) de la chose.

La chose vous devient indispensable alors que vous n’en avez plus besoin (mais attention à l’excès d’angoisse !).

Nous en revenons encore à la question de l’autonomie du sentiment par rapport à ce qui l’a crée.

Je ne voudrais pas qu’il y ait confusion sur le mot « chose ». Alors je reviens au mot adapté : l’objet. Un objet pouvant être apparemment unique, faisant partie d’un ensemble, étant un ensemble, tout cela étant relatif.

 

Revenant sur l’unité béatitude/passion, comme unité des contraires et non-égalité du terme.

 

11. Constitution matérielle de la pensée. Complexité de l’héritage biologique et culturel. De la chimie à la pensée. Complexité de la représentation de la connaissance.

 

Je ne reviens pas, par contre sur les hormones, comparaison n’étant pas généralisation.

De tous ces courants qui traversent sans cesse mon cerveau, je fais, je constitue ma personne, sans cesse la même et sans cesse différente, croyant pourtant, dans la représentation dominante de la connaissance avoir à faire toujours à la personne constituée par mon état civil.

Si l’on tient compte de la complexité d’un individu, et si l’on imagine que la société, ses lois, l’idée que chacun s’en fait est la relation complexe de toutes ces complexités, il n’est pas étonnant que certains refusent une explication purement rationnelle de la réalité, de la nécessité, des possibilités d’une part, et des choix possibles et voulus qui en découlent d’autre part.

 

12. Inconnu, rationalité et intuition. Convergence possible de l’athée et du croyant à partir d’une convergence de la représentation de la connaissance.

 

Il est donc non seulement acceptable intellectuellement mais incontournable pratiquement (que cette pratique soit considérée comme simple ou complexe) de reconnaître le rôle de l’intuition dans nos actions, décidées ou spontanées, conscientes ou non.

 

13. Autonomie de l’amour et amour moteur.

 

Et c’est là qu’intervient l’amour comme moteur (attention à l’angoisse excessive !)

Il ouvre. Il fait sortir de la forteresse assiégée. Il empêche la mort. La mort physique !

Ca ne vous rappelle rien, tout ça ?

 

14. Christianisme et intégration contradictoire de l’instant infini et le l’instant devenir.

 

La revendication chrétienne de l’amour comporte une contradiction : il revendique la loi et rien que la loi (que l’on rende à César ce qui est à César). Mais il l’adoucit (que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre).

Ceci au nom de l’amour. Et aussi au nom du père (patriarcat). Mais quel humain peut nier aussi le rôle paternel, au sens psychanalytique (par exemple).

Et quand se confondent le rôle du patriarcat (société dépassée, ne correspondant pas ou plus au mode de production), et notion et réalité du rôle paternel,  cette confusion –(entre autres)- aide-t-elle à comprendre ?

Comprendre au sens rationnel, comme au sens sentimental, dans toute l’autonomie du sentiment.

Peut-on poser la question de l’unité contradictoire, « intuitive » mais  réelle de l’essence du christianisme ou devons-nous nous considérer comme d’affreux éléates en disant cela ?

 

Le christianisme réalise-t-il l’unité de l’instant infini et de l’instant devenir, et donc, au-delà de l’héritage humain que constitue le passé humain, doit-on le considérer comme un héritage non à détruire mais à dépasser ?

 

15.  

Hégémonie idéologique du christianisme sur l’atomisme et l’éleatisme original parce que répondant plus au questionnement  devenir / devenir proche.

 

Revenons un peu en arrière.

Ne répondant pas à la question précédente, constatons quand même que le christianisme traverse plusieurs millénaires de société marchande, avec des retours aux sources chaque fois que le mode de production réclame plus d’initiative des producteurs :

pré-renaissance des marchands du moyen âge (San Francesco)

renaissance (protestantisme)

 

Avec chaque fois le double comportement du protestantisme (au sens de protester) de Jésus chassant les marchands du temple :

retour au passé (rejet de la consommation)

critique mais non-rejet de la loi marchande (valorisation des pauvres)

 

L’atomisme répond aux questions sociales du moment, il envisage un avenir non concrétisé, un avenir « idée », une idée de l’avenir sans autonomie.

L’éléatisme répond aux questions du moment, il n’envisage qu’un avenir immédiat.

Le christianisme pose intuitivement la question du moment et rend la recherche de l’avenir universelle.

Mais en se dogmatisant, en s’institutionnalisant, il fait éclater son unité, il ne garde une permanence qu’en faisant un aller-retour entre son moment création et son moment institution.

 

16. Exemple de la trinité : dans son instant infini comme dans son instant devenir, l’homme individu adhère à l’universel (dieu, le père), au particulier donc soi-même (le fils), la pensée universelle, l’acquis historique humain (le saint esprit).

 

C’est là que la représentation se dogmatise.

Il serait d’ailleurs intéressant de rechercher plus en détail comment se constitue cette abstraction, à quel moment de l’antiquité, puis de la féodalité elle se précise, comment elle prend le dessus sur la diversité des autres expressions religieuses.

Pourtant elle revêt un contenu de grand intérêt et ce n’est pas sa dogmatisation qui devrait nous la faire rejeter, comme l’on jetterait le bébé avec l’eau sale.

 

17. De l’abstraction au mythe.

 

L’explication ou une des explications de son chemin jusqu’à sa dogmatisation, c’est son passage de l’abstraction au mythe.

Le passage au mythe est un phénomène humain qui n’est dépassé que quand il y a prise de conscience de ce passage.

Il est facile après que le mythe se fossilise. L’intérêt des classes privilégiées dominantes, est bien de conserver une notion, un concept pour pouvoir le ressortir de la naphtaline chaque fois qu’un besoin d’alliance le rend universel, donc opérant pour elles

 

18. L’héritage égyptien. Israël, Egypte et moyen orient, de la concentration du pouvoir à l’abstraction du pouvoir, du polythéisme au monothéisme, culte du soleil et naissance de l’ancien testament, pesanteur bloquantes des superstructures égyptiennes, le roi-dieu.

 

Malgré ce roi-dieu, il n’y a eu que des passages furtifs au monothéisme chez les Egyptiens.

On peut imaginer que le poids des superstructures, installées rigidement depuis des millénaires a empêché ce passage.

A contrario, le passage rapide à une démocratie restreinte à maintenu le polythéisme chez les Grecs, bien que cette façon de voir soit bien schématique et qu’il cohabite, dans une société, aux côtés d’une représentation « majoritaire », avec la diversité des représentations, les résidus des anciennes représentations, les embryons des nouvelles, les nouvelles ne naissant pas de rien.

 

19. Créations aux périphéries.

 

La situation israélite peut aussi confirmer le rôle des périphéries, des résidus, comme éléments constitutifs de la création.

 

20. L’organisation sociale et la loi (ancien testament et Coran), le libre arbitre et l’initiative individuelle, la foi ( nouveau testament).

 

Sortant du communisme primitif et passant par le patriarcat, la conscience de la nécessité de règles de fonctionnement pour chacun et pour la communauté donne naissance, non à la loi libre, mais à la loi aliénante

C’est le stade de développement des tribus de Juda et du Nord. Est-il celui des tribus arabes à la naissance de l’Islam ?

 

Il n’y a rien de péjoratif à cette considération, chaque conception humaine prenant sa propre autonomie, elle-même en liaison avec l’autonomie de l’individu.

Après, les choix correspondent à la représentation que chacun se fait de la chose, chacun ayant le droit et la nécessité de se faire sa propre représentation.

 

Heureusement et malheureusement, ces représentations sont en compétition, l’autonomie comportant ces deux aspects contradictoires : coopération et affrontement.

 

C’est là qu’intervient la nécessité, non de la tolérance, mais du dialogue et de cette vertu (pour moi chrétienne, mais pour d’autre peut-être pas, y compris pour de nombreux se réclamant du matérialisme) qu’est l’amour comme lumière, l’amour pour voir.

 

Comme nous l’avons déjà développé, à partir du moment où le christianisme intègre le libre arbitre de la démocratie restreinte, il accède à ce statut, me semble-t-il !

 

21. Illustration par le nouveau testament en particulier les épîtres.

 

Paul, Saint Paul pour les « pratiquants » insiste sur le fait que ce n’est pas parmi les Juifs mais parmi les païens qu’il développera le christianisme. En fait, il affirme que pour dépasser un concept, il faut le vouloir, mais il faut aussi créer les conditions matérielles qui imposent de sortir du milieu matériel qui a construit l’ancienne réalité. En même temps, il accepte la « loi » judaïque car il sait très bien que le terreau originel ne peut être jeté.

Une construction idéologique n’étant pas de raser le passé mais de construire par-dessus, comme une maison est l’accumulation des connaissances architecturales depuis l’origine.

Ses recommandations d’ordre moral reprennent tous les impératifs de l’ordre patriarcal.

Mais, des païens (les Grecs), il dit : ils ne connaissent pas la loi mais ils l’ont dans le cœur. Nous avons été affranchis de la loi, notre loi est celle de l’esprit et non la lettre.

L’Epître de Jacques sur la richesse en dit long déjà sur les contradictions qui agitent dès cette époque, et sans doute dès l’origine, la société marchande.

Quelles qu’aient été les réécritures, les interprétations tardives, il nous faut prendre en compte ces données.

 

22. De la création à l’institutionnalisation. De Paul à Constantin. Comment la création résiste à l’institutionnalisation ? L’adéquation au système marchand en développement, ce que le système marchand porte en matière de développement humain, limites du système.

 

Les considérations précédentes en disent assez sur ces aspects, y compris les recommandations de Paul ou de son ou ses équivalents qui n’ont pas été respectées par l’institution.

 

Mais en même temps, ce que nous transmettent les religions et le christianisme nous donne des clés universelles pour un dépassement de la société marchande et la construction (pas l’élévation subite et miraculeuse) d’une société d’échange du travail.

 

23. Le christianisme philosophique, le christianisme militant, la poésie intime et la poésie épique du christianisme.

 

La réalité créative de religions est attestée par la splendeur de leurs poésies.

Poésie Homérique, poésie Biblique etc.

La créativité grecque est celle de l’origine de la démocratie. Il y a encore unité de la création scientifique et philosophique.

La religion grecque me paraît moins aliénante, d’ailleurs, elle n’exige pas l’obéissance aux dieux,  et souvent on ne leur obéit pas, à ses risques et périls.

 

Mais ce n’est pas parce qu’une idéologie est aliénante qu’elle n’est pas un progrès.

Le capitalisme accentue l ‘aliénation, puisqu’il augmente l’écart entre l’aspiration de l’être humain et le moyen de l’atteindre, alors que le développement des sciences et techniques lui ouvrent des possibilités gigantesques. Et pourtant il offre plus de possibles à l ‘être humain (donc de services, de connaissance, de culture…).

Si nous pouvons échanger ces idées, celles du christianisme, celles de Marx, avoir une vision plus globale de notre planète, y compris de sa diversité, c’est grâce au capitalisme, aux moyens matériels qu’il nous donne de la faire (nourriture, transports, logement, instruments scientifique, temps d’étude, temps de méditation….) .

 

Quels formidables militants pacifiques que ces « inventeurs » du christianisme !

Lisez leurs « aventures » et réfléchissez-y.

 

Le christianisme a aiguisé des contradictions qui ont fait exploser les capacités d’innovations humaines, et ce n’est pas un hasard s’il a accompagné les sociétés marchandes les plus développées jusqu’à ce jour.

 

24. Le moteur progressiste du rationalisme, l’interrogation humaine, l’institutionnalisation du rationalisme.

 

A contrario, le rationalisme, dont je me réclame (aussi) a pu s’instituer comme un dogme, et ce n’est pas un moindre danger.

Le rationalisme ne doit pas être, paradoxalement, un prétexte pour amoindrir, atténuer les interrogations.

Les intégrismes musèlent les interrogations. Les Musulmans progressistes revendiquent haut et fort, avec courage et dignité, et d’autres avec eux, de combler de déficit interne que connaît l’Islam par rapport à sa période de rayonnement intellectuel, de son fait propre, mais aussi du fait de la domination impérialiste (et chrétienne intégriste ! , et stalinienne !).

 

Un croyant peut se réclamer d’un rationalisme non intégriste, d’un rationalisme du retour aux sources, celle des atomistes, de Diderot, de Marx, de l'interrogation passion, ouverte et amoureuse.

 

25. Bifurcation, sclérose, régression ? Quel possible social, quelle forme idéologique de dépassement ?

 

Les interrogations auxquelles nous avons essayé d’enrichir le contenu nous ouvrent la voie.

A chaque moment il nous faut choisir entre plusieurs chemins, individuellement, ce qui donne ou non un chemin collectif.

Tous les chemins ne mènent pas quelque part, au sens de la part que nous aimons.

Par rapport au sens (signification) de la part que nous aimons, ils peuvent retourner en arrière, non dans le sens (signification) du temps qui, lui, a une flèche, et qui donc ne se répète pas, mais dans le sens (direction) de ce que nous n’aimons pas.

 

Les pistes sont tracées par des chercheurs, des associations spécialisées, mais surtout par tous les rapports que nous tissons (ce sont les peuple qui font l’histoire), et que nous ne pouvons tisser sans amour.

Comprenons bien, il ne s’agit pas de cet amour représentation isolé de tout. L’autonomie n’est pas une construction furtive. Un élément, un corpuscule n’est pas le tout, nous pensons l’avoir pensé assez fort précédemment.

L’amour aussi est une construction, mais pas une brique. C’est l’élément durable qui lie le tout.

 

La société non marchande a commencé de se construire, pas la peine de vous le dire. C’est une question de générations, mais chaque moment de la construction est un bonheur, un instant infini de l'instant devenir.

 

26. Du christianisme patriarcal à la théologie de la libération. L’humanisme marxiste au cœur de la construction du devenir. De la société marchande à la société de coopération, du monarchisme absolu ou relatif à la démocratie élargie ou générale.

 

Pensons-y ensemble, à partir de l’expérience de chacun.

 

Je suis marxiste et je relis Engels qui disait :  « j’en ai mare de cette confusion, et s’il y avait une revue [scientifique] qui ne soit pas l’organe d’un parti, je lui accorderai la préférence pour ne plus être exposé à des débats de congrès. Il n’y a pas, et je le regrette mais c’est ainsi, de forums démocratiques pour les travaux scientifiques »

 

Sans renier nos Eglises, faisons que nos congrès soient des forums démocratiques, car les « débats de congrès » confinant plus à la mimésis (restreinte) qu’à la praxis (générale) par défaut de poiésis sont le lot de chacun.

 

Notre comportement l’indique. L’on accorde plus d’importance aux morts des USA que du Rwanda.

Dire cela ce n’est pas ne pas honorer les New-Yorkais.

C’est ignorer les conditions nécessaires à notre propre bonheur.

 

Nous ne sortirons pas de la société marchande tant que nous serons réglés par des rapports de force militaires, d’état.

 

Mais comme cela change vite. Même si les obstacles sont bien là, menaçants (la vie est un combat !) . Seule l’ouverture du cœur ouvre l’esprit individuel et collectif. Ce n’est pas une considération « idéaliste ». La volonté humaine, sauf admettre que nous sommes tous réglés comme des montres, a son rôle à jouer

 

Pierre Assante, 8 OCTOBRE 2001 

 

Présentation de ce texte sur « REGARDS » de novembre 2001

http://pierre.assante.over-blog.com/article-construction-du-devenir-52749319.html

 

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 06:20

Action Poétique

N° 23 année 1964

Page 25

 

  Action Poétique N°23 couv.-copie-1

 

trois poèmes

 

je ne peux chanter
que ce sang
enflant mon corps

 

la plus belle des fleurs
tomberait
flétrie par les mots
si la morsure de son arôme
ne lacerait
nos poitrines
nos côtes tendues par l’air brûlant

  ---------------

il faut des heures et des heures
tourner
désespérément l’angoisse
dans ses mains
pour que naisse peu à peu le sanglot
et le calme

  ----------------

 l’ironie sur tes lèvres
est un cristal
trop dur pour mon chant

 

que vienne la peur et l’angoisse
la trahison ou la mort
mais que jamais ne s’efface
ton sourire

  -----------------

Pierre Assante 1964

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  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
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