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19 novembre 2019 2 19 /11 /novembre /2019 10:35

Publié une première fois le 19 septembre 2019

 

EXTRAITE du relevé des interventions des membres du Conseil National du PCF du 12 septembre 2019, celle de Denis Durand.

 

La montée des périls écologiques, financiers, économiques, sociaux, politiques, internationaux, bien décrits dans le rapport d’Igor, hante les esprits et fait partie des facteurs qui rendent si particulier le contexte dans lequel se préparent les élections municipales. Péril écologique : je signale le dossier d’Economie et politique qui sort aujourd’hui sur la nécessaire révolution écologique, révolution dans la production, dans la consommation, dans la culture… Péril financier : la crise qui vient s’annonce encore bien plus grave que celle de 2007-2008. Les liquidités déversées par les banques centrales sur les marchés financiers depuis dix ans aggravent aujourd’hui le danger, au point que le conseil des gouverneurs de la BCE va avoir du mal, cet après-midi, à convaincre qu’elle a les moyens de se sortir de cette situation. Péril économique : par exemple, pour la première fois, une suraccumulation de capital se développe au sein même des pays émergents. De même, la guerre économique menée par les États-Unis contre la Chine est un phénomène tout à fait nouveau. Péril politique et international… S’imaginer qu’on peut faire face à ces dangers en mettant une fois de plus sous le boisseau les idées communistes en croyant que c’est ainsi qu’on favorisera le rassemblement à gauche serait très dangereux. Les communistes ont une énorme responsabilité pour anticiper le désarroi que va provoquer le traumatisme de la crise. Dans les milieux populaires monte l’idée de « changer de système ». Beaucoup voient mieux par exemple que sur une planète régie par le dollar et Wall Street on ne peut pas mettre à disposition de tous ces biens communs de l’humanité que sont le climat et la biodiversité. Mais en quoi consiste « changer le système » ? Les idées actuellement dominantes à gauche, plus ou moins inspirées d’une vulgate keynésienne, ne sont pas à la hauteur de la crise systémique. Ces recettes, qui ont marché au XXe siècle, ne marchent plus aujourd’hui comme le montre la crise de la social-démocratie dans le monde entier. On ne peut plus corriger les inégalités par la fiscalité ou par la cogestion dans les conseils d’administration parce que derrière les inégalités il y a les contradictions insurmontables engendrées par l’exploitation, par la domination du capital avec le pouvoir sur l’utilisation de l’argent qui en est le ressort fondamental. C’est précisément parce qu’il cherche à masquer cette actualité du combat contre le pouvoir du capital que le tapage médiatique orchestré autour de Piketty arrange bien les affaires de Macron. Confronter ces idées aux nôtres est donc indispensable pour créer les conditions d’un rassemblement à la hauteur de la gravité de la situation. Dans les années 30, la force de Keynes avait été de voir l’obstacle dressé par les exigences insensées de la rentabilité et la nécessité de limiter le rendement du capital. Aujourd’hui, les ressorts du capitalisme sont encore plus profondément mis en cause. Il est donc indispensable d’aller plus loin, d’agir pour imposer de nouveaux critères contre la rentabilité capitaliste : développement des capacités humaines (emploi de qualité, formation, services publics, retraites), économies en capital (accords non capitalistiques, partages des coûts, R&D, nouvel investissement matériel), en s’emparant des leviers financiers et en pénalisant l’accumulation et les profits. Le terrain de ce combat n’est pas seulement celui des politiques économiques : c’est aussi l’entreprise, le lieu de l’affrontement de classes sur les choix de production et de financement. Son enjeu est l’utilisation de l’argent des entreprises, des banques, et de l’argent public. C’est aussi ce qui rend si stratégique l’exigence d’une nouvelle industrialisation, incluant le développement de nouveaux services. Et parce qu’ils concernent les êtres humains, la façon dont ils travaillent, dont ils se forment, dont ils développent leurs capacités créatives et leur capacité à les partager en coopérant, tous ces enjeux se rejoignent sur une question clé : l’emploi, sa qualification et sa sécurisation avec la formation tout au long de la vie. Dans cette perspective, nous formulons des propositions aussi précises que possible, non pas pour atténuer les dégâts du capitalisme mais pour imposer une tout autre logique : création d’un fonds d’investissement pour le climat, maîtrise publique et sociale de filières décisives de l’économie, audelà des nationalisations traditionnelles, développement des services publics, initiative internationale mettant autour d’une même table non seulement les gouvernements, mais aussi les multinationales, et les institutions financières internationales pour un financement des investissements nécessaires par une monnaie commune mondiale… La tâche est rude assurément. Mais nous pouvons commencer par une maxime simple : appliquer les décisions que nous avons prises ensemble, à une majorité de 87 %, il y a moins d’un an au 38ème congrès.

 

L’ensemble des interventions : ici

https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/pcf/mailings/1549/attachments/original/Relev%C3%A9_d'interv_CN_jeudi_12_septembre.pdf?1568798420

RAPPORT d’Igor Zamichiei – coordinateur du Comité exécutif national du PCF :

https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/pcf/mailings/1549/attachments/original/Rapport_CN_IZ_20190912.pdf?1568794017

 

L’HUMANITE ENTRE DANS SON ADOLESCENCE.

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

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19 novembre 2019 2 19 /11 /novembre /2019 06:19
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« …Ces mouvements sont en train de bousculer le gouvernement…»

Maud Vergnol.

...Hôpital public, étudiants, gilets jaunes, avenir des retraites : Ces mouvements sont en train de bousculer le gouvernement sur ses politiques d'austérité....  Maud Vergnol, rédactrice en chef de l'Humanité

LA VIDEO :

https://www.facebook.com/Particommuniste/videos/418319132175267/?t=8

 

 

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Lien sur le recueil 2019. 140 pages. 95 articles. Sommaires aux pages 139-140 :

https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_FEVRIER_2019_L_HUMANITE_ENTRE_DANS_SON_ADOLESCENCE..pdf

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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 13:54

 

L’INVENTION HUMAINE, L’ECHANGE A-M-A’ AU PAROXYSME,

LE TAYLORISME NUMÉRIQUE ET LE LIEN COUPÉ.

 

Le dogmatisme, l’horizon limité de l’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent’) ne tranche pas totalement, sinon ce serait immédiatement mortel, mais coupe de plus en plus LA TRANSMISSION... entre humains, de la personne à personne, de champ d’activité à champ d’activité, de génération à génération, ...de L’INVENTION.

Car ce n’est pas de l’imprimerie sur du papier ou du magnétisme sur un disque dur, ou de l’impression numérique qui se passe entre l’enseignant et l’enfant, entre la personne et la personne. Il s’agit des repères donnés par le savoir de l’enseignant à l’enseigné, dont l’enseigné va tirer son NOUVEAU, dans sa propre construction mentale. Le propre de l’activité humaine, développé par le travail dès les débuts de l’humanisation,  lequel travail est aussi une invention passée, présente, future et permanente en progression en spirale, c’est l’invention, la capacité d’abstraction construisant mentalement ce qui n’existe pas concrètement, selon la description de Platon de l’imagination du lit, de l’imagination de la fabrication de ses pièces et de leur agencement, par le menuisier d’Athènes dont il parle .

Les gestes de l’ouvrier  expérimenté montrés au jeune ouvrier, ou à l’ouvrier apprenant en général tout simplement, ne sont pas pour ce dernier une reproduction pure et simple, c’est une invention propre et son développement personnel, comme toute acquisition de la naissance à la mort. D’ailleurs le mot acquisition connote injustement l’idée de prendre, alors qu’il s’agit de COM-PRENDRE.

De même, l’enseignement de l’ergologie, pour en venir à lui, est un enseignement que l’on ne peut « acquérir », comme tous les enseignements, que dans l’intuition inventive du com-prendre que contient la capacité cérébrale, les traces des mouvements micro et macro de la nature dans le mouvement universel. Le mouvement de com-préhension comme tout geste simple et complexe, physique et mental ensemble contient une double anticipation.  C’est ce que contient toute activité humaine, sa capacité d’invention des gestes de vie, de survie et de développement.

La limitation du système économique et social dans l’horizon limité de l’échange A-M-A’ réduite, emprisonne la capacité d’invention, de transmission inventive, de com-préhension ouverte sur une totalité (1). Et cette limitation se rigidifie de plus en plus dans l’échange capitaliste qui détermine dans ce monde, ici et maintenant, tous les échanges humains ; et d’autant plus lorsque ce type d’échange au paroxysme y introduit un taylorisme numérique mondialisé.

Pierre Assante. Lundi 18 novembre 2019

 (1) La transmission, de personne à personne, générationnelle, du travail et informationnelle est tronquée certes, immédiatement par l’insuffisance de moyens financiers imposée par un taux de profit l’excluant de plus en plus, mais aussi et avant tout par le principe institutionnel, matériel et philosophique du système, que contient, en unité, l’échange A-M-A’, dans la relation infrastructures-superstructures, leurs développements inégaux et leur unité de fonction.

L’humanité a confondu et confond encore mythes et utopie. Certes l’utopie peut être issue des mythes, mais il ne s’agit pas du même objet, il s’agit d’une transformation qualitative des uns dans l’autre. Ernst Bloch, s’appuyant sur Marx met en lien Espérance et Utopie opérationnelle, contre l’utopie conceptuellement déadhérente lorsqu’elle est négation au sens dialectique et-ou nihiliste, les deux extrémités d’une même impuissance. Le peu de cas, c’est le moins qu’on puisse dire non des communistes allemand, mais de ceux  au pouvoir en RDA, à l’encontre de l’œuvre du fugitif par la force des choses, directeur de l’Institut de recherche marxiste, est un signe précurseur d’un échec. Tout économiste marxiste ET ECONOMISTE TOUT COURT, a besoin…, je pense, et ne suis pas le seul (et c’est un sujet de débat), bien que je sois non économiste mais philosophe du Dimanche suivant les questions économiques, ou peut-être mieux, à la Dietzgen, ce qui serait un honneur, …d’avoir en tête au moins la préface  de « Le principe espérance » et le volume 1 de « Travail & ergologie, l’activité en dialogues » issu des travaux d’Yves Schwartz et leur élargissement  à des collectifs pluridisciplinaires.

 

Lien sur le recueil 2019. 140 pages. 95 articles. Sommaires aux pages 139-140 :

https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_FEVRIER_2019_L_HUMANITE_ENTRE_DANS_SON_ADOLESCENCE..pdf

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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 09:11

Publié une première fois le 01/11/2019

CRITIQUE DE  PHILIPPE AGHION

 

PHILIPPE AGHION a sévi toute la semaine de 05h à 06h sur France Culture.

La démarche est tout à fait dangereuse car elle veut répondre implicitement à la critique marxiste de l’économie politique au moment où celle-ci, à la lumière de la crise, prend de l’ampleur dans la société malade de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et en recherche d’issue pour répondre aux besoins sociaux et leur développement-complexification.

Aghion, c’est un schumpétérisme plus à droite, plus extrême libéral et même d’extrême droite, à son corps défendant ou pas, car enfin qu’est-ce que l’extrême droite économique ou l’extrême droite tout court,  sinon la promotion d'un système où est exclu de fait sinon d’intention apparente, une véritable mise en commun solidaire des efforts humains dans une organisation économique, politique, culturelle de la société y correspondant.

A ceux qui contestent le bien-fondé d’une ascèse anthroponomique, en voilà une chez Aghion, mais une anthroponomie de droite. Tout ce qui peut aggraver l’effet de concurrence est chez lui un modèle d’organisation sociale répondant aux besoins d’accumulation du capital sensé répondre aux besoins sociaux. La douleur étant l’aiguillon privilégié du progrès en elle-même. L’insécurité de l’emploi serait par exemple source d’inventivité, de recherche et de développement dans la mobilisation productrice de l’individu dans l’entité locale et globale de production et d’échange. La douleur est une alerte utile en tant qu’alerte. La cultiver en soi est un contre-effet débile et même une anti-force physique et mentale.

Cette position n’est qu’une resucée du darwinisme malthusien. La découverte positive de l’évolution n’a pas échappé à une interprétation idéologique qui la conduit, dans le raisonnement du capital, à promouvoir le profit contre le progrès, en l’assimilant au progrès. Je renvoie à la critique du darwinisme malthusien qu’Engels formule dans sa lettre à Lavrov du 12 novembre 1875. Est-ce un hasard ou une concordance historique que ce soit la même année que le congrès de Gotha et la critique de Marx et d’Engels sur ce programme qui se veut scientifique, mais qui ne fait que singer les découvertes économiques de Marx pour les dénaturer, dans la ligne de Lassalle, les transformer en formules éloignées de l’original et les chosifier.

Le syncrétisme a une longue tradition millénaire qui consiste à « vulgariser » les découvertes savantes et populaires accumulées par la société et les réduire à des modes d’emploi généralisés inapplicable aux réalités multiples et diverses, sinon comme promesses mobilisatrices du moment et défaitistes à la longue.

L’économisme de droite criera à la caricature si nous le résumons à la doctrine de Hobbes « bellum omnium contra omnes, la guerre de tous contre tous, mais c’est ce à quoi conduisent ses réductions.

Le syncrétisme qui a succédé dans l’antiquité aux études philosophique et scientifiques et sociales en action mêlées de Démocrite, Epicure, Solon, Thalès etc., a créé l’expansion d’un monothéisme monarchique reprenant une part de la conscience nouvelle pour la réifier en une promesse sans efficacité.

C’est bien la lutte de classe qui est le moteur de ces avancées antiques et l’échec relatif provisoire de ces luttes, après leurs succès, ramène la science vers les mythes et les stagnations. Dans une période où un mode de production et les forces productives sont en état de relative stabilité, de croissance quantitative, ou les contradictions internes au système et les luttes qu’elles induisent ne sont pas au paroxysme réclamant transformation qualitative, la solution individuelle, provisoire et inopérationnelle est prônée.

La libération des forces productives de l’aliénation du produit du travail et de ses gestes en unité, c’est le communisme, et non l’aggravation du tous contre tous.

La société humaine n’est pas la société animale. Le marxisme est une avancée gigantesque dans la conscience de l’état présent des choses et des possibilités de transformation en santé. Cela ne veut pas dire que le communisme c’est « l’immobilité dans le bonheur et le bonheur dans l’immobilité ». La lutte des contraires et l’unité des contraires, l’accumulation quantitative et la transformation qualitative micro et macro, dans la continuité et le quantum, restent une réalité universelle qui ne souffre aucune mise en pratique dogmatique mais dont la connaissance est un outil pour les choix et l’action humaine.

« L’innovation » est une donnée essentielle du progrès, mais la lutte de tous contre tous n’en est pas la condition. Le constat que la régulation capitaliste est inefficace à long terme et aujourd’hui à court terme, ne conduit pas à la conclusion que la régulation économique et sociale soit impossible. Au contraire elle est la condition de la poursuite d'un processus humain en santé, comme le développe Paul Boccara dans ses « 9 leçons sur l’anthroponomie systémique». Et comme le développe Yves Schwartz dans « Le paradigme ergologique, ou un métier de philosophe » en démontrant les conditions de développement en santé de l’activité de la personne dans l’entité de production et d’échange micro et macro.

Aghion nie une évolution basée sur une construction volontaire que permettent le cortex humain et l'être social qu'est l’homme producteur qui l’a formé. L’accumulation micro et macro des capacités psychiques face aux contradictions de l’organisation sociale micro et macro peut répondre aux besoins de développement sans passer par la destruction de l’individu et de l’espèce et de la civilisation, dans l’élimination par la sélection darwinienne, mais en la transformant. L’homme n’est pas l’animal. Certes il l’est aussi, mais il est plus. La loi du tous contre tous contredit le concept darwinien d’évolution alors qu’elle prétend s’y référer. Darwin lui-même s’y est fait piéger, idéologie dominante agissant négativement sur les grandes découvertes elle-même.

« Théorie et politiques de la croissance » de Philippe Aghion refuse cette réalité : la baisse tendancielle du taux de profit, la suraccumulation-dévalorisation qui y conduit, et l’explosion de la crise économique et sociale que nous vivons et qui menace de devenir catastrophique si nous n’appliquons que les solutions traditionnelles qui se prétendent inventives, parce qu’elles « parlent bien »…

La médiatisation de l’économie conservatrice sous toutes ses formes anciennes et nouvelles ne pourra résister à la réalité des contradictions du système arrivé à obsolescence. Quant à savoir si les capacités humaines sont à la hauteur de résoudre les contradictions d’une croissance basée sur l’exploitation de l'homme par l'homme, la  vente-achat-vente' de la force de travail, l’avenir nous le dira. Mais l’avenir, bon ou mauvais c’est nous, ce que nous décidons et faisons collectivement pour les résoudre ou pas.

L’usage d’une conception de la génétique et de l’épigénétique partant des nouvelles connaissances en la matière tend à être mis au service d’une assimilation des lois du capital à des lois « naturelles » de la société humaine. Cette attaque contre une conception dialectique et matérialiste non dogmatique de l’homme a de graves conséquences sur la bataille idéologique dans tous les domaines, l’économie comprise.

Pierre Assante. 1er novembre 2019.

 

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Recueil. 90 articles choisis de l'année 2019  

et 4 articles de 2007, 2015 et 2017 

L’HUMANITÉ ENTRE  DANS SON ADOLESCENCE

https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_FEVRIER_2019_L_HUMANITE_ENTRE_DANS_SON_ADOLESCENCE..pdf

 

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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 08:03

 

LETTRE À ……,

 

Oui, Tous les sujets sont intéressants.

Mais COMMENT résoudre la crise de la société pour aller vers un développement harmonieux de la société humaine ?

La lutte entre capital et travail, pour la part du salaire et la part de la plus-value est importante (1).

MAIS

En dernière instance il s’agit, pour poursuivre un développement de la société humaine, de CONNAÎTRE et de RÉSOUDRE la crise systémique, la crise du système, la CRISE DU mode de production A-M-A’, Argent-Marchandise-Argent’, la circulation du capital, DE la Vente-Achat-Vente’ de la force de travail, de résoudre la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital (2), de son excès de capital constant non ré-investissable, et que la production et la distribution monétaire « torrentielle »  des banques centrales dans le système financier à taux bas et à taux négatif, illustre, sans réussir à dépasser la crise.

Qui, dans une volonté de transformation sociale en santé n’aborde pas cette question passe à côté des problèmes à résoudre dans tous les domaines.

Enfin les conditions d’exercice, d’activité de la personne dans les entités de production et d’échange, et dans la société en général, Ce sont les ergologues marxistes qui en traitent (3).

Ne nombreux articles peuvent constituer aussi une introduction à l’ergologie, à l’économie et à une entrée philosophique sur une synthèse des constitutifs de la crise de civilisation (4)

Amitiés.

Pierrot. Dimanche 17 novembre 2019.

(1) Le livre 1 du « Capital » de Marx traite de cette question

(2) Le livre TROIS du « Capital » de Marx poursuit en traitant cette question systémique, et les 2 volumes sur les « Théories sur les crises, la suraccumulation et la dévalorisation du capital » de Paul Boccara poursuivent cette étude jusqu’au développement du capital au XXIème siècle. Il existe aussi de nombreux articles en traitant permettant un accès et une introduction à cette étude.

(3) Une entrée sur l’ergologie peut se faire avec « Travail et ergologie, activités en dialogues », volume 1, ouvrage collectif héritier de la thèse d’Yves Schwartz « Expérience et connaissance du travail ».

(4) Ceux-là par exemple…. http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

 

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15 novembre 2019 5 15 /11 /novembre /2019 11:41

Extrait de Ergologia, n° 21, Mai 2019,

SORTIR LE TRAVAIL DE L’ASPHYXIE Muriel Prévot-Carpentier

 

"...Dans une perspective ergologique, c’est-à-dire centrée sur les normes qui structurent les configurations et trajectoires d’activité des individus et des collectifs, nous interrogerons d’abord la notion de marges relativement à celle d’activité pour faire émerger ce que leurs liens conceptuels ont de fécond. Dans un deuxième temps, nous nous attacherons aux processus d’obstruction au sein de l’ANPE devenue depuis Pôle Emploi, multiples et répétés, individuels ou jouant relativement localement : ils alimentent un grand mouvement d’invisibilisation des processus productifs tels qu’ils s’ancrent dans la vie. Si ce mouvement apparaît institutionnalisé dans l’organisation de cet établissement public, il apparaît également largement répandu dans nos sociétés. Enfin, nous définirons un nouvel usage possible du concept de « conditions de travail » pour un débat social prenant en compte les multiples entités de débats de normes à l’œuvre dans le milieu auquel chacun apporte une part..." ........

…..  SUITE SUR CE LIEN :

http://www.ergologia.org/uploads/1/1/4/6/11469955/art_4._prevot.pdf

 

La revue « ergologia » N° 21 :

http://www.ergologia.org/numeacutero-21.html

 

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L’HUMANITÉ ENTRE  DANS SON ADOLESCENCE.

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14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 07:35

 

AVANCEES-REGRESSION ET REGRESSIONS-AVANCEE.

Du mythe à la raison.

 

Dans le mouvement en spirale du processus humain, il y a des niveaux successifs du passage du mythe à la raison, parce qu’il y a des "niveaux" successifs dans la continuité et les sauts qualitatifs, des mythes et de la raison.

La présence religieuse et son organisation sociale dans les grandes institutions qui nous restent des religions est incapable d’exprimer ce mouvement. Elles sont des moments figés et la conséquence du poids de cette rigidité est incommensurable. On peut le constater dans la mentalité de la soumission-révolte-violence de notre temps, son aspect spécifique dans l’organisation sociale des forces productives aujourd’hui. Mais quand à mesurer le mouvement dans les têtes, à quel point il est contenant d’un future et de quel futur, bien malin qui pourrait la donner relativement précise, la mesure. C’est bien un élément essentiel de l’angoisse de notre temps. La peur de l’avenir dans la situation concrète de l’emploi, de la qualification, du revenu nécessaire pour vivre, qui apparaît d’une façon vulgaire, triviale…, contient en fait bien plus, ou plutôt de façon égale, la peur que forment nos conceptions de la vie et du monde ici et maintenant, dans son mouvement.

Il y a une nouvelle naissance mythique dans une tendance à une nouvelle raison correspondant aux forces productives numérisées. Un nouveau mouvement du mythe à la raison est en train de naître, très loin des croyances religieuses instituées qui n’ont plus aucun rapport avec cette réalité nouvelle, même si elles en sont travaillées, contradictoirement.

Dans ce mouvement du mythe à la raison en spirale, et en se référant aux progrès de la bourgeoisie prenant son envol dans l’Angleterre élisabéthaine, un texte comme celui de « La tempête » de Shakespeare, illumine la conscience si on le lit dans le mouvement de la Grèce antique jusqu’aux Lumières, et leur prémisses bien avancées dans cette Angleterre-là.

Si l’on veut dans le temps « aller plus loin », mot d’ordre à la mode de notre XXIème siècle, on peut considérer le mythe dans la poésie de Maïakovski qui entre dans les prémisses d’une « raison ouvrière ». L’œuvre de Marx et d’Engels a lancé le mouvement de raison historique limité à une « élite ouvrière » et sa conscience de classe du salariat et de son cœur ouvrier-ingénieur en formation, bien incertaine, bien que bien affirmée dans ses déclarations qui ne sont que l’expression d’une volonté en manque de certitude réelle.

Le vrai passage d’une nouvelle raison, du mythe à la raison c’est notre XXIème siècle qui le contient avec l’industrialisation numérisé et ce qu'elle contient de possible en matière de nouvelle organisation sociale, philosophique, institutionnelle de l’organisation du travail. Lier philosophie, mouvement de pensée philosophique et organisation du travail semble quelque peu une vision décollant de la réalité de façon absurde. C’est pourtant la dichotomie entre la pensée philosophique et l’organisation du travail qui est absurde. Lier philosophie est organisation du travail est une déadhérence conceptuelle saine.

L’incompréhension, le manque de conscience construire sur l’évolution des forces productives numérisées contient les nouveaux mythes qui n’ont rien à voir avec les anciens, ceux institutionnalisés, même si bien sûr ils découlent d’une construction passée dans l’évolution et les sauts qualitatifs des forces productive. Cette incompréhension est source de mythes dont nous sommes encore incapables de déterminer les contours, de reconnaître la réalité d’une façon plus ou moins précise. Une chose m’a frappé, l’existence de l’expression contenue dans le « Joker », prisé de la « jeunesse pop » utilisé dans les manifestations de protestation sur la condition humaine concrète aujourd’hui, ses douleurs et ses espoirs. Pour exhumer dans les têtes ce que les têtes accumulent et rigidifient en absence de solution répondant aux besoins humains nouveaux, leur progression et leur complexification, il faut aller chercher dans la tête des jeunes et les représentations d’un cinéma populaire vulgaire dont les producteurs usent et abusent commercialement de l’intuition de ce que contient ce mouvement inédit des forces productives.

Revenons à la « La tempête » de Shakespeare (1) et l’utilisation des mythes pour exprimer la coupure entre un passé aristocratique et les forces productives dont il découle, et un présent de prise de pouvoir de la bourgeoisie, dans les anciens mythes et croyances populaires « libres de religion », qui résistent à ces transformations, réussissent provisoirement dans une régression avancée.

C’est bien d’une régression-avancée du mythe à la raison à laquelle nous avons à faire aujourd’hui. Car la raison ne peut triompher que dans le triomphe d’un mode de production et d’échange correspondant aux nouvelles formes des forces productives et la marche et l’accomplissement à ce processus aléatoire et causal. Si le processus humain, dans la phase actuelle trouve les voies pour se poursuivre en santé, c’est d’une révolution sociale de l’ordre de celle qui a créé la philosophie matérialiste antique, la philosophie « athénienne » dans ses moments de conscience les plus avancés, à la laquelle l’humanité des forces productives numérisée procèdera.

La multitude des visions de science-fiction d’aujourd’hui est moins de représenter ce mouvement en marche que de tenter sans succès de l’imager. Regardez les adolescents avec leurs « boites numérisées », et vous verrez ce que contient à la fois d’aberrations et donc de mythes,  et de mouvement vers la raison  dans le XXIème siècle de l’industrie numérisée, de formes d’échange libérées de la vente de la force de travail, de l’échange A-M-A’, de l’accumulation capitaliste, de la suraccumulation-dévalorisation et le blocage social et anti-productif quantitativement et qualitativement qu’elle.

Le mouvement de la société et le moment social, les dangers qu’ils traversent prennent des formes « matérielles et psychiques » en unité, surprenantes. La surprise ne doit pas nous empêcher d’essayer de comprendre les contenus réels et leurs mouvements. La régression vers le passé est la réaction principale de résistance au nouveau. Elle existe aussi dans la jeunesse, mais la jeunesse n’a pas les mêmes peurs et se lance dans les dangers plus facilement que la vieillesse. Ce mouvement vers les dangers, c’est l’expression de l’adolescence de l’humanité. Il contient bien de menaces d’accidents graves et plus. En même temps il contient ce mouvement des mythes de la révolution numérique vers l’organisation communiste des forces productives numérisées, de « l’intelligence artificielle » mise au service d’une libération relative, rapide et civilisationnelle du temps de travail contraint face à une nécessité, en mouvement, modifiée par celui des capacités humaines, au profit d’une activité libre productive unifiant le mouvement de la société vers une maîtrise plus grande de l’unité homme-terre-univers dans laquelle il se meut, vers une sortie de la mesure de la valeur marchande.

Le mouvement de conscience c’est aussi le mouvement d’organisation de cette conscience et l’interprète conscient du mouvement inconscient du processus humain, social, qu’est un « parti de la transformation sociale en santé ».

Pierre Assante. 14 novembre 2019.

(1) C'est la dernière œuvre individuelle de  Shakespeare, sans doute un "bilan" résumé, condensé, de sa production théâtrale et  de la création de la révolution bourgeoise en marche de l'Angleterre dans la monarchie absolue en installation ?

(2) Il serait intéressant d'étudier la formation des nouveaux mythes vers la raison dans la Chine de la numérisation, dans ses conséquences sur ses mythes anciens, et dans les mythes révolutionnaires du PCC de Mao et l'évolution-mouvement en spirale dans le PCC d'aujourd'hui. Et les comparer avec ceux du mouvement de la vieille Europe.

 

Lien sur le recueil 2019. 140 pages. 95 articles. Sommaires aux pages 139-140 :

https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_FEVRIER_2019_L_HUMANITE_ENTRE_DANS_SON_ADOLESCENCE..pdf

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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 07:32

 

De l’anecdote banale au général essentiel…

et petite autobiographie…

 

J’ai adhéré au PCF en 1963. Pour avoir mené quasiment tout seul l’organisation d’une manifestation contre la guerre du Vietnam, séance de cinéma de quartier, location de la salle et du film, financement par démarchage auprès de la population et des commerçants, une camarade militante du Secours Populaire membre du comité de section a proposé mon élection comme secrétaire à la propagande. Ainsi se nommait la tâche de diffusion des idées communistes dans l’organisation des sections.

Il s’agissait de la section de St Loup, une partie du 10° arrondissement de Marseille. J’y militais étant adhérent de la cellule du Lycée Marcel Pagnol ou j’étais entré comme T.O.S. après quelques autres expériences professionnelles comme un tout petit peu ouvrier agricole, un peu plus comme coursier dans une grande famille de la bourgeoisie marseillaise et un court temps comme ouvrier métallo dans une petite « usine du XIX° siècle » de St Lazare à 60 heures par semaine, 10 heures par jour du Lundi au Samedi, expérience terminée par un petit accident de travail.

Je fus confirmé dans cette tâche à la conférence de section suivante. Et élu pendant 10 ans, après 1968 en tant que « secrétaire politique », comme on disait et après mon mariage et mon rôle dans le mouvement de 1968, occupation de l’établissement, participation à l’organisation de 2 versements successifs de 170 Fr (Deux fois  80 M. d’AF), aux grévistes et non-grévistes fonctionnaires de tout l’Est de Marseille jusqu’à La Ciotat, effectués magnifiquement et dans une honnêteté naturelle par les « Dames des réfectoires » de l’établissement et les organisations syndicales des différents secteurs d’activité correspondant à l’opération.

Mon élection de 1965 a eu une particularité. J’y ai développé deux thèmes, outre les thèmes des projets fédéraux et centraux du moment : celui de l’Épilogue de « Les Poètes » d’Aragon parus en 1961 que j’avais acheté alors que j’étais coursier et celui de l’économie mixte à la suite de la lecture du livre d’Henri Claude « La concentration capitaliste », 1965 (1).

Cela m’a valu 7 voix contre dont des camarades sont venus franchement s’expliquer, les justifiant par deux arguments : tu travailles bien, mais nous ne sommes pas d’accord avec toi. Ces 7 voix sont un avertissement sans empêcher ton élection. Dans ces 7 voix il y avait d’anciens résistants de grande valeur et des ouvriers de grande valeur, menant des batailles exemplaires dans leur entreprise autant sur les revendications de temps de travail et de salaire, que de gestion d’entreprise. Ils menèrent d’ailleurs une réflexion dans les années 1970 sur l’introduction de la numérisation dans la production de leur entreprise et au-delà. Et ils ne furent pas écoutés au point d’être balayés dans le mouvement de prise de responsabilité interne au Parti.

Ceci semble une anecdote locale mais contient déjà le triomphe du libéralisme, dans le mouvement compliqué de l’histoire, des victoires du Vietnam et du Portugal à la répression de Pinochet, de l’eurocommunisme  à la trilatérale et au G7, G20, et la « chute du Mur de Berlin » etc… .

Il n’est pas jusqu’à Lucien Sève, philosophe au sens strict, qui fasse du rappel de la NEP le centre de son entretien de l’Humanité (qui manque d’autocritique du manque d’humilité par rapport à un parcours personnel), par l’ami Pierre Chaillan. Il y a bien longtemps que la commission économique du PCF a fait la démonstration de l’échec du « socialisme réel » dans l’abandon de la NEP.

L’erreur fondamentale gauchiste qui a dominé et la social-démocratie et le communisme stalinien à divers degrés d’autoritarisme et de colonialisme, mais fondamentalement stalinien dans la conception philosophique et économique de la transformation sociale. Le nez sur le guidon, le mouvement ouvrier a eu cependant de grands réalisateurs tels Ambroise Croizat, qui s’appuyant sur les luttes de 1936 comme celles de la Résistance et de la Libération, ont tracé des avancées telles la Sécurité Sociale et son développement ultérieur que le rapport de force dans la lutte des classes n’ont pas permis. Ce sont au contraire des reculs qui se sont produits, à l’intérieur des avancées des forces productives.

La Nouvelle Politique Economique de Lénine faisait le constat qu’on ne peut passer en quelques années et même quelques mois d’une économie marchande à une économie socialiste et communiste. Il était nécessaire qu’une économie mixte permette un degré de développement des forces productive et les transformations y compris mentales qu’elles induisaient pour correspondre en quantité et en qualité à une société d’où soit éliminées la vente-achat-vente' de la force de travail, et l’accumulation capitaliste stricto sensu dans le cycle A-M-A’. C’est-à-dire que l’accumulation soit régulée afin d’établir un rapport sain antre développement technique et besoins sociaux, leur croissance qualitative et quantitative et leur complexification concomitante avec celle des forces productives.

Le communisme de guerre de 1917-1920 issu de la guerre civile a joué un grand rôle dans la difficulté de concevoir le développement de la NEP, et permis au stalinisme philosophique et économique de s’installer durablement et aboutir à l’échec que l’on sait, dans sa compétition avortée avec le capitalisme, même si des expériences et des réussites n’ont pas manqué.

Mais la commission économique et Paul Boccara et Henri Jourdain (CC de 1966 sur les intellectuels, et de 65 sur l’économie et leurs suites à long terme) n’ont pas seulement souligné les difficulté et finalement l’échec dans cet abandon, ils ont développé des analyses et des propositions de processus de transition d’un type d’économie à un autre type d’économie correspondant au dépassement d’une économie ne correspondant plus aux forces productives et aux besoins sociaux à une économie de développement futur du processus de l’humanité et de l’humanisation allant jusqu’à une anthroponomie dépendante en santé et en unité, de l’évolution globale et du foisonnement de l’activité humaine, et dont l’ergologie et les thèses d’Yves Schwartz démontrent à la fois les conditions de développement en santé comme l’énigmaticité et l’aléatoire.

De l’échec du « socialisme réel » naît l’aggravation de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, c’est-à-dire l’échec de la réforme de fond impossible du capitalisme et un blocage progressif de plus en plus rapide du progrès de satisfaction des besoins sociaux et de leur processus.

Le double échec du "socialisme réel" et de l’hyper-libéralisme et l’hyper-présidentialisme qui vont de pair, naît la question d’un autre type de développement et de mode d’échange et de production.

Jusqu’à Jane Fonda qui dans sa déclaration devant la Maison Blanche de Trump déclare la responsabilité du système économique et social. Ce n’est pas un grand étonnement de sa part ni une garantie d’analyse globale, mais quel courage et quel signe des temps.

Certes, mon analyse d’aujourd’hui est aussi faite de l’inconscience du mouvement de ma propre vie dans ces événements, mais aussi de l’intuition d’alors et de celle de nombreux militants qui n’a pas eu d’effet au moment nécessaire. Ce qui n’empêche pas d’être utile aujourd’hui que se posent urgemment et concrètement une crise paroxysmique du système. Crise systémique, analyse et action, 3 ordres du jour concomitants et incontournables à la survie de l’humanité.

Sur la question de la catastrophique dichotomie Philosophie/Economie dont l’unité est exemplaire dans l’œuvre et l’action de Marx et d’Engels, j’ai noté la disparition de la citation d’Yves Schwartz en tant que philosophe dans certains ouvrages de Lucien Sève, alors que je considère pour ma part que l’ergologie, vu par un marxiste, contient cette  unité.

L’ostracisme subie par l’économie marxiste se retrouve en partie dans le mouvement communiste sous la forme de supplément d’âme qu’elle a subi, contre lequel les évènements plaident, avec un succès encore relatif pour le moment. La présence des économistes communistes dans les grands conflits pour l’emploi « industriels et numérique » en complémentarité indissoluble est d’une grande importance.

Mon travail ultérieur des années 1990-2000 dans les instances nationale de la FSU, (Je suis aujourd'hui retraité CGT) en particulier sur le temps de travail et celui dans une commission du Secrétariat Général au Plan et ses avatars, sur le travail dit « non qualifié »,  et ma critique du plan Borloo, mon "ouverture", en 1984 avec Chiara, sur une autre réalité, la réalité italienne, m’ont aidé à élargir ma vision sur la mise en pratique des orientations du capital dans les institutions de la République qui a de plus en plus de mal à y résister. Les luttes ont besoin d'une visée économique, de gestion et d’élargissement au-delà de la nation, et vers la BCE entre autre…

Si le développement économique de La Chine tient d’une sorte d’immense NEP permettant une capitalisation initiale puis une autonomie grandissante, il n’empêche que la crise de suraccumulation-dévalorisation la touche dans le système global de mondialisation capitaliste financiarisé. Les solutions mondiales ne sont pas absentes des propositions des économistes communistes, les luttes populaires et avant tout des salariés qui en sont le centre ont besoin de les intégrer.

Pierre Assante, 10 novembre 2019.

(1) Et « Les Bains », 1930, pièce de théâtre traduite par Elsa Triolet dans un livre sur Maïakovski achetée à la Librairie de la Renaissance sur le Vieux Port,  dans lesquels la hiérarchie de l’usine est expulsée de « la machine à aller dans le futur » au profit de l’ingénieur, de la secrétaire et de l’OUVRIER.

 

Cliquer ci-dessus

L’HUMANITÉ ENTRE  DANS SON ADOLESCENCE.

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12 novembre 2019 2 12 /11 /novembre /2019 06:21

 

BIS, TRIS, ETC. REPETITA, c’est le travail indispensable de la pédagogie ouvrière.

 

Soit on considère que la lutte des classes consiste uniquement dans la bataille entre l’employeur et l’employé pour la part qui revient à l’un et à l’autre des richesses créées, dans ce cas il suffit d’être social-démocrate.

Soit on considère que la crise est une crise systémique, que la lutte des classes débouche sur une action pour la transformation du système économique et social, et alors on est communiste, non de mot mais d’analyse et d’action.

Lorsque la crise systémique, celle induite par l’échange A-M-A’, l’accumulation du capital, la Vente-Achat-Vente’ de la force de travail, qui conduisent à la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et au blocage social, la social-démocratie ne peut plus répondre ni à une meilleure répartition des richesses ni à la bataille contre l’aggravation de la crise, ni à une possibilité de sortie de crise.

C’est d’ailleurs la raison de la disparition de la social-démocratie, pratiquée par qui que ce soit, au profit d’un social-libéralisme allant vers un libéralisme de plus en plus autoritaire et impuissant dans son incapacité de résoudre la crise.

S’attaquer à la financiarisation avec les solutions proposées par les économistes communistes dont il est question dans « Economie et Politique » et ce blog,  et portées par un mouvement des salariés et populaire, du local au mondial en passant par l’Europe et la BCE, est la condition et l’étape actuelle incontournable de la lutte sociale, sine qua non, de la poursuite en santé du processus de l’humanité.

La production en quantité et qualité nécessaire, un rapport en santé avec la nature dont nous sommes, un rapport en santé avec nous-même dans le travail, une démocratie du « que, quoi, comment produire »  en tant que personne saine dans un mode de production et d’échange sain. Point.

Depuis des décennies, la montée de la protestation ne fait aucun doute ; je le déclarais il y a bien longtemps dans mes responsabilités syndicales et dans des instances syndicales nationales. C’est la construction du contenu de la protestation qui pose problème.

Jaurès, dans la montée de menace de guerre, Karl Kraus dans celle du nazisme, criaient dans un silence assourdissant. Nous en sommes là concernant la menace de crise d’humanité dans la crise systémique et vice-versa, la crise du mode d’échange  et de production dont la poursuite devient catastrophique, au même titre qu’une guerre, qu’il induit aussi d’ailleurs.

La sociale-démocratie a tenu dans une assimilation réductrice et dogmatique de ce que contient le livre 1 du « Capital » de Marx, contenu qui se répandait de toute part dans la révolution industrielle mécanique et qui perdure dans la révolution industrielle numérisée. Le mouvement ouvrier et populaire n’est pas allé jusqu’au contenu du livre 3, et aux études de Paul Boccara qui démontre les contradictions systémiques à résoudre du développement capitaliste, de son blocage, et de la nécessite d’une transformation du mode de production et d’échange.

Avant ce livre 1, en matière d’histoire et de philosophie, dans la critique-critique de l’hégélianisme, « l’idéologie allemande » Marx et Engels décrivaient le rapport à la fois aléatoire et historique et systémique entre les forces productives, les institutions et mentalités humaines, leur fonctionnement, leur épuisement et leur renouvellement qualitatif. "Das Kapital", "Le Capital" a précisé et développé avec des données scientifiques collectées ce que « l’Idéologie Allemande »  et les « Manuscrits de 1844 » annonçaient.

La dialectique Hégélienne « remise sur pied » et non « marchant sur la tête » et sans la convertir en formules et en recettes toutes prêtes,  est l’outil de leur travail. Il est essentiel que la dialectique resurgisse des oubliettes dans lesquelles le capital, le vrai, concret, les a jetées, pour son plus grand profit provisoire et mortifère.

BIS, TRIS, ETC. REPETITA, c’est le travail de la pédagogie ouvrière. Jusqu’à l’épuisement ou au succès.

Pierre Assante. 12 novembre 2019.

 

Lien sur le recueil 2019. 140 pages. 95 articles. Sommaires aux pages 139-140 :

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11 novembre 2019 1 11 /11 /novembre /2019 07:40
________ PROCIDA. Corricella.

 

 

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PAGES LES PLUS VISITEES DU MOIS PREMIERE PAGE EXCEPTEE :

 

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45

3

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37

4

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32

5

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26

6

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/10/travail-de-fourmi.html

23

7

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/10/economie-et-ergologie.recueil.html

21

8

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/09/frederic-boccara.de-l-analyse-du-cout-du-capital-a-la-recherche-d-une-autre-regulation-de-l-economie.html

19

9

http://pierre.assante.over-blog.com/search/RAPSE/

19

10

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/10/frederic-boccara-economiste-dirigeant-du-pcf.video-16-mn.html

18

L’HUMANITE ENTRE DANS SON ADOLESCENCE.

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

 

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11 novembre 2019 1 11 /11 /novembre /2019 07:16

T&T, Total, Alstom : les dividendes contre L’emploi

Ma chronique dans " L'Humanité ", 6 novembre 2019 :

On mesure souvent très mal les terribles effets sur l’emploi des pressions exercées par les gros actionnaires au sein des multinationales et des sociétés faisant appel aux marchés financiers. Récemment, après avoir chipé le contrôle du groupe Telecom Italia à Vivendi, et donc au français Vincent Bolloré, le fonds d’investissement américain Elliott s’en est pris à son compatriote, le géant des télécoms et des médias AT&T. Elliott a notamment imposé à la direction du groupe dont il est l’un des importants actionnaires, l’élaboration d’un plan de distribution de dividendes sur 3 ans de 75 milliards de dollars. On devine qui risque de payer l’addition. Il arrive aussi que les directions des multinationales prennent les devants et décident de gaver par avance leurs actionnaires par peur d’en perdre quelques-uns. Ainsi, Total, mastodonte français du pétrole et de l’énergie a annoncé en septembre dernier une hausse de son dividende de 5 à 6 % par an contre 3 % annoncé précédemment. Le groupe pétrolier propose de doper le rendement des titres possédés par ses actionnaires dans l’espoir de compenser des perspectives de croissance moins florissantes dans les années à venir. Alstom, le constructeur ferroviaire qui fait peser sur plusieurs de ses sites des menaces contre l’emploi, a distribué 1,22 milliard d'euros de dividendes à ses actionnaires, parmi lesquels Bouygues qui possède 28% du capital, alors que le résultat net tiré de son activité n’est que de 681 millions d’euros. Comment expliquer ce tour de passe-passe ? A l’issue de la cession de ses participations dans ses filiales énergie à General Electric (GE), le groupe disposait d’une trésorerie nette de 2,325 milliards d'euros. C’est dans cet énorme pactole qu’il a puisé. Ses anciens salariés de la branche énergie sont aujourd’hui aux prises avec un plan de restructuration, mais GE n’est-il pas lui aussi contrôlé par un fonds de pension prédateur, Trian Fund management ? Une part essentielle des difficultés récurrentes de la France et des Français et, au-delà, des peuples du monde, tient à cette mainmise du grand capital multinational. On peut se faire une idée du pouvoir en France de ces actionnaires quand on sait que les fonds d’investissement contrôlent 26 % de l'actionnariat connu du CAC 40 et les familles héritières et les fondateurs de ces groupes 13,7 %. Ensemble ils maîtrisent ainsi 40 % du capital des sociétés françaises les plus importantes. C’est à cette mainmise qu’il faut s’attaquer en poussant en leur sein les feux des participations publiques et en changeant leurs critères de gestion.

 

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9 novembre 2019 6 09 /11 /novembre /2019 08:22
_____ De Procida à la révolution parthénonéenne....

 

L’Épilogue, le vrai.

 

À Catherine Ixe,

Un peu à la façon de la fin du "Talon de Fer" du roman de London, Je t’écris À toi et peut-être À d’autres ce que je ne peux encore publier :

Les adhérents du Parti dont le nombre reste non négligeable dans le tableau de la situation politique de la démocratie bourgeoise en crise dans la crise économique systémique qui s’aggrave depuis les années 1960 et s’accélère exponentiellement aujourd’hui, se comportent quelquefois, pour caricaturer,  plus comme des « paroissiens » que comme des militants conscients. L’ostracisme médiatique du capital qui les frappe a tendance à les faire fonctionner entre eux. Ils ne créent pas la barrière mais la subissent.

Héritiers d’une révolution industrielle nationale qui a créé de grandes concentrations ouvrière de main-d’œuvre, et les droits sociaux que la lutte ouvrière et eux-mêmes ont permis, ils se retrouvent dans une mondialisation informationnalisée qui est allée plus vite que ne pouvaient aller la conscience collective sur elle. Ce qui les rend en partie hostiles à une évolution subie plus qu’acceptée et insuffisamment conscients de ce qu’est véritablement le libéralisme au paroxysme dans lequel ils vivent. Cette relative inconscience a par conséquent des effets négatifs sur ce que peut être l’action communiste. Et cette hostilité se manifeste sentimentalement contre la personne qui exprime toute volonté trop insistante de dépasser le dogme des normes antécédentes, internes et externes, quelquefois mépris et plus, une certaine indifférence aux propositions de formation de fond sur les théories touchant à l’organisation nouvelle de l’économie et du système financier et à l’organisation nouvelle du travail, étapes vers une transformation qualitative du mode d’échange et de production, qui aboutit à les écarter relativement en les marginalisant relativement. En attendant que naisse les conditions d’une catharsis de la crise et de l’évènement qui éclate en elle. C’est la longue histoire de l’autodéfense des faibles, dans l’écrasement du talon de fer qui ne réussit pas à les anéantir mais les handicape. C’est un sable mouvant dont on sort avec difficulté mais peut-être brutalement, et avec surprise...

Certes dire cela, c’est voir le côté noir unilatéral d’une situation. Je suis toujours adhérent du PCF et surtout communiste. Et ce qu'il dit, ce que je dis de négatif ne gomme pas le positif, les solidarités, l’humanité qui se manifeste à l’intérieur et vers l’extérieur.

Mais comme d’autres, et tout un chacun, je suis épuisé quelquefois d’espérance. Le dernier congrès a suscité l’émergence de camarades rapidement et en partie étouffée par les préoccupations d’un quotidien qui voile l’horizon et qui s’efforcent d’aller de l’avant jusqu’à une ouverture qui se produira sans doute plus par l’irruption d’événements que par une volonté politique d’évolution interne construite et partagée majoritairement. Cela s’est produit dans le passé, mais n’est sans doute pas systématique. L’homme ne résout que les problèmes qui se posent et dont la résolution devient indispensable : quand un système ne répond plus du tout aux besoins. Certes la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, conduit à une énorme crise sociale. Il faudra peut-être une personnalité à la  Lénine et une équipe avec elle pour répondre à cette crise sociale. Si la démocratie du « que, quoi, comment produire » réclame une participation généralisée citoyenne et de salariés en premier ressort, cela passe aussi par l’intervention d’analyses, de propositions de résolution et d’action avancées.

Illustration de l’état du moment : le petit jeu que mène le pouvoir sur « la chute du mur » est tragique. La chute du mur est une défaite de ceux qui voulaient une démocratisation du « socialisme réel » et en même temps une victoire écrasante du libéralisme qui en construit partout, des murs, de toute sortes et tous empêchant le développement d’un processus humain en santé, que les capacités scientifiques et civilisationnelles accumulées pourraient permettre et permettront si nous dépassons, avec le temps et la volonté cette phase dangereuse. Ma lassitude de santé et d’âge, sensible dans ces mots, est sans doute responsable de mon état mental souvent débile, et de l’usure de mes capacités militantes. Dans un état de réception insuffisante de la théorie (pas de pratique révolutionnaire sans théorie révolutionnaire, on le sait depuis l’antiquité et Les Lumières ont précédé la révolution bourgeoise), la littérature, le roman peut jouer un rôle, accessoire mais catalyseur de la « réaction chimique » entre le salarié et la théorie économique marxiste. Lampedusa a exprimé la fin d’un système et de sa civilisation dans « il Gattopardo » dans et sur une autre période historique que la nôtre… Il ne s’agissait du remplacement d’une domination par une autre. Ce n’est plus le besoin actuel qui demande une civilisation de toute l’humanité. Cette petite réflexion pourrait être le début d’une nouvelle littérature… par d'autres que moi évidemment, tout seul, j'en suis bien incapable.

Amitiés

Pierrot. 8 novembre 2019.

 

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L’HUMANITÉ ENTRE  DANS SON ADOLESCENCE.

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8 novembre 2019 5 08 /11 /novembre /2019 20:54
___________CLIQUER CI-DESSUS ____

Hominisation  et  Humanisation. 

Juin 2006.

Travailler à s’opposer aux effets du libéralisme mondialisé est une tâche relativement claire.

Construire une alternative l’est moins.

Hominisation et Humanisation…..

 

Travailler à s’opposer aux effets du libéralisme mondialisé est une tâche relativement claire. Construire une alternative l’est moins. Les militants de la transformation sociale sont sommés de hâter le pas sur un chemin, des chemins dont on ne sait trop où ils mènent. Et ils en sont sommés par des groupes, des réseaux constitués sur la base d’une sorte de communautarisme, et non d’une, de  communautés. Ils sont en quelque sorte, auto-sommés…Et ceux qui tentent -dans un esprit d’échapper à ce communautarisme, explorer les terrains, comprendre, déplacer ou développer les interfaces aux frontières établies- de rechercher des  sentiers moins fréquentés, se dispersent.

 

Il y a peut-être quelques préliminaires à explorer en marchant.

 

1 On peut considérer l’hominisation comme un processus achevé par l’établissement des caractéristiques générales de l’espèce. Ou au contraire considérer ce processus comme ininterrompu, contredisant ainsi la vision dichotomique qui affirme qu’une fois le processus biologique accompli, la transformation se déplace au niveau de l’organisation sociale. Ces vérités dogmatisées évitent de se poser d’autres questions. Par exemple celle-ci : comment peut se traduire le processus de coopération entre individus de l’espèce en passant d’une communauté restreinte à une communauté mondiale. Quelles sont les caractéristiques biologiques de l’espèce et en quoi ces caractéristiques mouvantes mais pas sans bases nous posent la résolution de la coopération dans le cadre d’une communauté nation puis d’une communauté mondialisé.....

 

SUITE SUR CE LIEN : 

https://pierreassante.fr/dossier/HOMINISATION_et_HUMANISATION_JUIN2006.pdf

 

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L’HUMANITÉ ENTRE  DANS SON ADOLESCENCE.

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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 18:53
Ce recueil de 2018 en traite aussi et est dans le blog

 

RÉification, handicap des progrÈs humains. (à relire et corriger)

 

Nous allons attribuer à « objet » toute chose, tout existant que l’on peut distinguer par la perception directe ou par la perception à travers un outil humain, une technique humaine de perception.

Nous allons postuler que tout objet est un mouvement sans lequel il n’existe pas.

Nous poursuivrons en affirmant que tout mouvement infinitésimal, micro, macro ou « astronomique » fait partie du mouvement général dont il est dépendant en interaction à double sens.

Que si nous appelons objet un mouvement particulier dans le mouvement global, un mouvement particulier dans le cerceau, qui est un mouvement électrochimique, que nous appelons concept, et que nous allons distinguer par une notation symbolique, nous pouvons aussi l’appeler objet. Dans cette logique de "repérage" de la réalité et de ses composantes, une idée est un objet, un mot représentant l’idée est un objet. Une représentation est un objet, sans oublier jamais que nous sommes en présence d’un mouvement, de son action et des interactions dans un mouvement général. La science distingue les actions fiables et les actions fortes sur le mouvement général, à double sens.

Selon l’expression de Marx, « l’homme est la conscience de la nature sur elle-même », c’est-à-dire qu’il constitue une part de la nature capable de la voir, de l’analyser, et de décider d’une action sur elle.

La conscience, savoirs et actions relatifs en croissance possible et réelle de la nature sur elle-même  est donc aussi un objet. On peut aussi considérer objet un ensemble d’objets dans leur « fonctionnement » commun, le corps humain par exemple, le cerveau « isolé du reste du corps » dans une observation particulière, le cortex de même etc.

Ce n’est pas très « catholique » dans le langage et la logique philosophique et même dans l’usage du vocabulaire du matérialisme dialectique, mais je vais me permettre d’user du mot objet pour le courage, la peur, la liberté, la pensée ou la démocratie etc. Car ces « éléments » de distinction dans la conscience humaine constituent des abstractions, des extraits de la pensée mais ne peuvent exister sans le mouvement qu’ils effectuent dans le cerveau, et dans la société humaine. Si vous êtes courageuse-eux, c’est que vous avez accumulé des savoirs et des comportements qui vous font agir courageusement, c’est-à-dire au mépris du danger en fonction des choix issus de cette accumulation.

Un choix « premier » est un choix qui détermine la conservation de l’espèce humaine et passant par la conservation de l’individu qui la constitue. Un tel choix détermine les conditions de la poursuite du mouvement de l’individu et de la société et leur processus, c’est-à-dire, à l’instar de ce que nous appelons la santé, un état où les mouvements en tendance d’équilibre, mais non en équilibre sinon il n’y aurait plus de mouvement, permettent ET la conservation des mouvements que sont et l’individu et la société, ET le développement en santé du processus que constituent ces mouvements, le tout dans le processus global de la nature. Le processus corpusculaire, le processus minéral, le processus biologique, le processus psychique, le processus social, dans leur unité et leur interaction dialectique.

Une unité des forces contraires à l’intérieur d’un mouvement particulier ou du mouvement global, accumulation quantitative, saut de transformation qualitative provoqué par un degré d’accumulation, micro et macro, dans un mouvement particulier en interaction avec le mouvement global. Ce sont les « grands principes », les postulats du matérialisme dialectique, le premier étant que les objets existent "en dehors" de notre conscience ; quand je meurs, l’objet terre est toujours existant alors que ma conscience s’est dissoute dans la désorganisation de mon corps et dans la trace laissée dans le mouvement de la société.

La philosophie ne peut avoir qu’un but pratique, comme l’art, la poésie, la musique… et toute activité, à commencer par le travail, qui de l’origine de l’homme à aujourd’hui a développé les fonctions cérébrales cognitives et leur capacité d’action pour répondre aux besoins élémentaires de la vie humaine, les a complexifié et condensé dans des systèmes cérébraux comme dans les systèmes sociaux. Pratique ne veut pas dire en bas d’une hiérarchie des valeurs morales, mais opérationnels dans l’usage et le développement des idéaux individuels et collectifs.

Ces idéaux, que je qualifie aussi d’objet, sont aujourd’hui détachés de plus en plus des besoins élémentaires et complexes de l’humanité et de l’homme. L’accumulation, dans la société marchande à son paroxysme, déjà en contradiction dès ses origines (unité des forces contraires du mouvement !) parvient au moment du besoin de saut qualitatif. C’est-à-dire d’une autre organisation sociale que celle du capitalisme stade ultime de la société marchande dans le Capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé (1). La société marchande qui a permis un développement des forces productives, se trouve en une contradiction qui freine et bloque le développement, quantitatif et surtout qualitatif, dans le mouvement quantitatif-/-qualitatif d’ensemble.

La vente-achat de la force de travail, le cycle d’accumulation du capital, la circulation Argent-Marchandise-Argentplus (A-M-A’) a permis une accumulation du capital constant, du travail mort qui ne peut plus être  remis en circulation à un taux de profit nécessaire à sa circulation. C’est une crise économique systémique allant de pair avec une crise de croissance de l’humanité, l’une liée à l’autre en unité.

L’objet humanité, c’est-à-dire le mouvement que nous appelons humanité, pour dépasser sa crise de croissance dans un nouveau type de croissance, c’est à dire d’une autre qualité, doit faire des choix d’actes, user de sa conscience. Nous ne percevons la réalité, qu’un fois cette réalité passée. A l’instant où elle se déroule, nous ne pouvons saisir toute l’ampleur de ce déroulement. En fonction ne notre position d’observation, des inégalités de développement ont lieu. C’est le rôle d’organisation des humains entre eux de se former en tant que conscience générale du processus inconscient. Sans cet « objet » qu’est la conscience de classe issue de forces contraires dans la société capitaliste, et sa mise en mouvement concret, un saut qualitatif de sortie de crise pour se développer dans un nouveau mode de production et d’échange entre les hommes, en santé et découlant des normes antécédentes transformées qualitativement, le processus humain, ne peut se poursuivre et la conscience relative et en progrès de la nature sur elle-même devra trouver un relai ici et dans l’univers. Ce qui se passera de toute façon, soit par continuité de transformation avec des sauts, soit par transmission énigmatique des forces de l’univers, d’une façon tout à fait matérielle, l’existant ne pouvant être que matériel.

La transformation sociale à accomplir est le dépassement de la mesure de la valeur marchande dans l’échange humain. Elle se mesure en temps par pénurie issue du niveau de développement qualitatif  "insuffisant" des forces productives passées. Cette mesure en temps d’activité contrainte est le cœur des contradictions de l‘échange. L’aliénation des produits du travail et des geste de production des produits du travail, pour celui qui vend sa force de travail comme pour celui qui l’achète, tient à double sens à l’usage du temps dans l’échange A-M-A’. La réduction du temps de travail est la marche naturelle vers la libération de l’aliénation. La mise en santé de la relation homme-temps est une marche permanente dans le développement de l’humanité. Sans une relative libération du temps contraint Archimède n’aurait pas découvert quantitativement son principe ; ni les philosophes ni les « spiritualistes », pu penser, effectuer des « déadhérences conceptuelles », opérationnelles ou pas. Déadhérences conceptuelles, objet d’invention propres à l’homme, même si la nature contient en elle-même les possibles et les embryons de ce phénomène (2).

Relisant Heidegger, avec mon acquis limité d'autodidacte, et constatant ses capacités exceptionnelles de déadhérence conceptuelle, je constate à quel point elles peuvent être mises au service du pire et conduire occasionnellement à une errance non seulement in-opérationnelle, mais contre la santé de l’homme et de son développement. En déadhérant conceptuellement moi-même, j’ai tendance à dire qu’il isole être et temps, qui sont en rapport commun le champ principal de ses réflexion, analyse philosophiques, c’est-à-dire qu’il ne les considère pas en tant que mouvement particuliers d’unités micro et macro d’objets dans l’unité du mouvement global. En terme philosophique on nomme cela la réification ( expression dérivée du latin "res", « chose »), c’est-à-dire du concept d’objet coupé du mouvement de l’objet. Son inflation du concept de Nation en est peut-être la conséquence. Il y a aussi refus de la dialectique matérialiste, même si elle a une influence historique sur lui comme sur tout le monde. Ce refus est sans doute idéologique, c’est-à-dire d’ordre d’intérêts de classe pesant sur toutes les idées au détriment des  avancées scientifiques au sens strict, comme au sens large. L’idéologie ne peut plus exister si la perception de la réalité et les conceptions en mouvement de progrès que nous en déduisons sont un bien commun au service de toute l’humanité et de tous les individus et non d’une partie d’entre eux. La conception heideggériennes d’être et de temps est inachevée, comme il le dit lui-même dans un colloque, mais se dévoie dans les chemins sans issue « en santé » (3)….

Pierre Assante. 6 novembre 2019.

P.S. J’use à tort ou à raison dans mes réflexions quelques fois sérieuses, j’espère, quelquefois sans doute fantaisistes, des travaux d’Yves Schwartz en ergologie, l’étude et l’ascèse des conditions d’activité de la personne dans l’entité micro et macro d’exercice du corps-soi, du corps-social, dans l’espace tripolaire dynamique, marché, gestion, politeïa, normes antécédentes de métier et de gestion générale, et dépassement des normes antécédentes, et des travaux de Paul Boccara en économie, sa critique de l’économie politique et ses hypothèses partant du développement de l’économie marxiste et d’une anthroponomie, étude et pratique de moments de régénération, parentaux, travail, politique, informationnel dans leurs transformations et interventions quantitatives et qualitatives .

Notes.

(1) Capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé, que j’abrévie : C.M.M.nI.gF.

 (2) Les antiques,  de même qu’augustin et nous-mêmes nous sommes posés et nous posons la question de l’Anankè, la nécessité, et du libre arbitre, le jugement de valeur. Leur rapport est de l’ordre du temps, et du moment historique, le moment dans l’infini et leur unité. Nécessite et libre arbitre n’ont de sens que dans le rapport entre eux et avec le moment historique et social.

Social : nous avons vu que l’aliénation qui s’aggrave jusqu’à l’in-vivabilité dans le CMMnIgF.

(3) Il va de même de l’accumulation du capital et de l’accumulation psychique individuelle et collective : si l’accumulation ne trouve plus emploi pour que croissent en quantité et en qualité les produits de l’activité économique et de l’activité psychique, en unité, il y a frein et blocage. Certes un blocage total c’est la mort personnelle et la mort sociale. Dépassement de la suraccumulation de capital et psychique dans une organisation mentale et économique de type nouveau permettant la poursuite du processus de croissance/condensation,  est la condition de santé en mouvement des formes particulières d’activités humaines, dans leur multitude et leurs diversités, leurs interactions dialectiques.

 

L’HUMANITE ENTRE DANS SON ADOLESCENCE.

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

 

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5 novembre 2019 2 05 /11 /novembre /2019 07:53

 

REPRISE de cohÉrence et d’objectif.

 

L’avancée de ce siècle ressemble à celle du Talon de fer. Mais peut-être suis-je plus romanesque que scientifique, malgré 30 ans passés dans un laboratoire de physique de pédagogie élémentaire, après avoir gouté de la condition ouvrière. London en tant que romancier faisait avancer sa fiction ultra rapidement. Le temps humain et le temps de la société humaine, il les a rapprochés, c’est une méthode  du conte, une méthode qu’on utilise pour les enfants et les grands enfants que nous sommes tous, pour éveiller l’esprit à plus de profondeur de compréhension, mais ce n’est qu’un premier pas.

La puissance physique et mentale du capital, l'idéologie et l’idéalogie qu’il impose et les capacités de résistance pouvant mener à son dépassement ressemble à la lutte de David et Goliath, mais au moment de son déroulement, pas à sa fin hypothétique.

L’Europe ressemble dans le monde à la Grande Grèce dans l’Empire romain. Sa dépendance aux "gafam" américaines et son incapacité de prendre exemple sur les gafam chinoises (l’exemple de ce secteur n’étant qu’un exemple parmi tant d’autres) en témoigne. Cette puissance avancée, passée et divisée, paralysée, bien qu’importante, dans la contradiction d’un système qui l’a affaiblie dès avant l’heure de la crise générale mondiale du capital actuelle, n’a apparemment pas les ressorts pour se mettre en avant d’une marche au progrès dans l’immense et terrifiante et pourtant pleine d'espérance, bataille mondiale d’une ampleur inimaginable qui se déroule.

La Chine, son parti communiste qui a choisi une sorte de NEP (1) mondiale puissance 10 pour lui permettre un développement ne peut échapper lui-même à la crise de la baisse tendancielle du taux de profit et au besoin de dépasser le système capitaliste dans laquelle elle et sa « NEP » existent. C'est une loi du système sans laquelle le système n'existerait pas et qui pourtant le condamne. L’humanité entière est liée étroitement dans le système en crise.

Lagarde a initié sa mission à la BCE par un éloge du ministre Schäuble, bourreau d’Athènes s'il en est, dont la politique économique est liée à l’ignorance profonde des causes profondes de la crise comme aux ambitions qui vont de pair. Tout ce qui fait la conviction de l’une et de l’autre, c’est de poursuivre sur les rails de l’économie politique classique du capitalisme mise à la sauce mondialisée, numérisée. C’est-à-dire de renforcer les décisions et les actes du capital qui contiennent la crise. « Qui contiennent la crise », car c’est une question d’appartenance intime, une unité entre le système et sa crise. Lagarde est une incarnation parmi tant d’autres de cet état de Grande Grèce  dans l’Empire Romain que constitue notre Europe ou plutôt celle de L’UE pour être plus précis, bien que le reste de l’Europe ne soit pas épargné par cette état.

La rivalité nationaliste Inde-Chine est tout aussi dramatique dans le jeu de la guerre économico-militaire de Trump, qui est simplement la guette du capital dominant en perte de vitesse, et de force surtout, la vitesse n’étant pas une référence quand le monde a besoin d’un « moins mais mieux ». Les pays « émergents » dont la puissance s’est affirmée se trouvent freinés dans leur élan non seulement par cette guerre, mais par la crise générale du capital qui en est la cause première.

La croissance, est encore et toujours une croissance essentiellement quantitative, parce qu’une croissance qualitative ne peut se développer que dans un système d’échange et de production, de gestion de l’humanité qualitativement nouveau. C’est pourtant à travers cette croissance quantitative que peut se construire ce nouveau. Le ralentissement de la croissance tend à affecter les services en Chine aussi, malgré les choix de développement des services, à la différence de leur massacre ici et maintenant. Cela veut dire que la capacité de développer, ce qui peut permettre une autre orientation radicale et progressive que celle de l’accumulation capitaliste, est menacée.

A travers la difficulté d’un autre développement que crée la guerre du capital dont d’approfondissement est induit par celui de la crise du système, la question du non-abandon d’une visée communiste et son renforcement prend pour le processus humain une importance vitale. Certes, l’existence d’un parti communiste en chine est capitale dans les conditions propres à notre époque, la répartition des puissances dans le monde, mais c’est l’ensemble d’un mouvement communiste, quels qu’en soient ses choix importants d’apparence, et sa renaissance qui devient cruciale, vitale. Et la question de la "démocratisation de la Chine », question à ne pas négliger évidemment, dépend des conditions du progrès humain généralisé, dont d’une organisation du travail, de la production répondant aux besoins et à la vie en croissance et en complexification, et pas seulement de la Chine. L’idéologie petite bourgeoise croît pouvoir transposer, greffer son cerveau, qui est celui un moment historique, à tous les moments historiques et à toutes les personne dans le moment historique. Sa « démocratie », est gérée par un souci d’inégalité qui lui profite, ou plutôt qu’elle pense lui profiter, ce qui n’est pas le cas puisque toutes les populations sont touchées par les « progrès » de l’inégalité. Car pendant que la vente-achat-vente’ de la force de travail généralisée sous toutes ses formes anciennes et nouvelles, aggrave sans cesse l’insatisfaction des besoins matériels et moraux en développement de toute l’humanité, l’alliance objective, si ce n’est subjective sans en avoir conscience, de la petite bourgeoisie avec l’extrême minorité qui maîtrise l’usage et le mouvement du capital, bêle et ne résout rien, au contraire.

Le Talon de Fer est bel et bien une réalité. Notre aspiration à la liberté et à la démocratie élargie à la production aussi. Cette aspiration ne peut être résolue que dans un développement qualitatif des forces productives. La maîtrise politique de la finance et la promotion de cette maîtrise dans les luttes ouvrières, des salariés, et populaires, est un passage obligé pour atteindre ce développement quantitatif, qualitatif et condensé. Il n’a pas de croissance qualitative sans la condensation qui se produit à l’instar de la formation du « contenu systémique » en mouvement progressif du cerveau qui conduit au développement individuel et social du savoir et à la conscience opérative sur le règlement des conditions de la vie, de la survie et le développement de l’humanité sur cette terre et dans l’univers.

Pierre Assante. 5 novembre 2019.

(1) Après la guerre civile et le "communisme de guerre", la révolution d'Octobre tentait de s'orienter vers une économie mixte développant des forces productives ouvrant la voie à leur auto-transformation qualitative et à une gestion sociale progressiste et démocratique généralisée. Mais les choses n'ont pas été poursuivie dans ce sens en Russie.

 

L’HUMANITE ENTRE DANS SON ADOLESCENCE.

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3 novembre 2019 7 03 /11 /novembre /2019 08:11

 

ÉPILOGUE DU RECUEIL ?

 

Il y a un lien organique ENTRE la technique dominant la science et la philosophie, dominant la pratique savante et populaire, ET l’accumulation capitaliste à son PAROXYSME et son obsolescence, CELUI de la dévalorisation du capital. C’est une relation de cause à effet, la cause étant l’accumulation alors que loin de la dialectique, notre monde inverse la réalité et perd par la même occasion son âme. Cette critique de la technique est à l’opposé de la critique fascisante ou fasciste issue d’un capitalisme en crise de baisse tendancielle de taux de profit, conduit au-delà de ses propres règles institutionnelles, au-delà des « règles du jeu » de la société marchande et de droit qu’il ne peut plus respecter.

L’âme est matérielle, Epicure,  Lucrèce, Diderot, Marx… nous l’on dit il y a si longtemps à l’échelle du temps humain, de la vie d’une personne, mais si court à celle d’un univers énigmatique, mais dans laquelle nous pouvons conquérir chaque jour les moyens et les savoirs de la poursuite et du développement de notre existence.

L’âme est matérielle, elle est donc mouvement, mouvement d’empathie avec notre espèce et avec nous-même, et avec la nature dont nous sommes, ou mouvement d’isolement et de destruction.

Un mouvement d’empathie ne peut que conduire à une vision large, synthétique de la réalité dans laquelle nous vivons, à l'opposé du syncrétisme. Une vision large ne peut couper en petit morceau la réalité, quel que soit le morceau et quelle que soit l’ampleur du savoir sur ce morceau. Mais peut-on parler d’ampleur du savoir lorsqu’il s’enfonce dans une partie du corps de la nature ou du corps social, sans en percevoir l’unité ?

Les « rites sans la foi », l’habitus sans la conviction dirons-nous aujourd’hui, c'est l'opposé d'une conviction en mouvement dans l’auto-création dont nous avons en partie La MAÎTRISE, relative, très relative, mais présente dans tout le corps-soi, l’être social que nous sommes.

L’infidélité aux idées est la condition de la fidélité à la base des idées, qui est celle du maintien en mouvement de la vie humaine sur terre, son développement dans l’univers à travers toutes les transformations inimaginables encore auxquelles procéder. L’infidélité est la condition de la fidélité et de la santé au processus humain.

Le dogmatisme est aussi consécutif du système de production et d’échange qui est le nôtre, étape ultime d’une société marchande qui a favorisé en partie les échanges humains mais qui aujourd’hui les entrave. La mesure de la valeur d’une marchandise comme loi d’échange des valeurs d’usage et des valeurs morales quelle contiennent dans le rapport en empathie avec les besoins de soi et de l’autre en syntonie, n’est plus possible dans un développement ultérieur de la quantité et de la qualité des produits de l’activité humaine pour assurer la vie humaine. À l’image du développement cérébral, de la construction de systèmes de concepts en mouvement progressif vers la maturité et leur usage en santé,  la conscience de la complexification et de la condensation de la production, de l’échange et des besoins, complexification-condensation, doit entrer dans l’unité des savoirs utiles nécessaires sous peine de passer à côté des survies heureuses, qu’on refuse d’appeler progrès, encore un effet de la réalité du capital comme moyen de circulation dans l’humanité, et de son idéologie puisqu’il se considère comme la fin de l’histoire, et le stade ultime d’un développement de l’humanité.

L’idée de libération de l’aliénation des produits du travail et des gestes de production du produit du travail n’est pas une idée à sortir de sous le tapis. C’est un mouvement qui n’a cessé de s’exprimer et ne cesse de se réaliser progressivement, y compris dans les périodes de régression apparentes ou la crise du système met un couvercle sur des luttes pour cette libération qui pourtant continuent de se dérouler. Un avenir proche va en témoigner à nouveau.

Pierre Assante. 3 novembre 2019.

 

Cliquer ci-dessus

Recueil. 94 articles choisis de l'année 2019  

et 4 articles de 2007, 2015 et 2017 

L’HUMANITÉ ENTRE  DANS SON ADOLESCENCE

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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 10:02
Extrait de Télérama du 30 Nov. 2019 (Voir note 1)

 

DE CONSTANTIN A THEODOSE.

République et Empire. Philosophie et religion. Sciences et mythes. Crise systémique et transformation du système...

 

Sept siècles après Epicure, l’épicurisme est interdit dans l’Empire. Il va de pair avec l’interdiction de cultes païens. Mais il consacre l’interdiction d’une philosophie s’appuyant sur le matérialisme et la réflexion scientifique sur la matière.

Ce passage de la philosophie à la religion d’Etat au profit du christianisme récupéré par l’Empire depuis Constantin, est aussi un passage limitant relativement la science à la technique, non d’une façon stricte évidemment, mais dans la démarche du pouvoir et de ses effets sur toute la société. Certes il ne s’agit pas d’un renversement brutal. Ce moment historique procède d’une longue évolution où la classe dominante, la classe esclavagiste, n’est plus à même de dominer le système qui l’a faite naître, parce que le système qui l’a faite naître, en se développant, accroît les effets de ses propres contradictions, effets dominants sur les dominés eux-mêmes. Certes la condition des maitres d’esclaves et celle des esclaves et des paysans pauvres et artisans n’est pas la même, et pourtant la même dans le rapport d’aliénation que contient le système et qui pèse sur toutes les activités de la société esclavagiste, comme les contradictions du capital pèsent sur celles de la société capitaliste, c’est à dire les êtres humains qui la composent.

Le christianisme naît dans une société esclavagiste impériale, impérialiste non sur le mode du capital, évidemment car les lois du mode de production et d’échange esclavagiste ne sont pas celle du mode de production capitaliste, mais contiennent en germe les modes de production futurs qui ne sont pas prédéterminés, ni dans la forme, ni dans le fond,  mais procèdent par causalité aléatoire. Le christianisme procède donc d’un mode de production esclavagiste, et des formes de domination propres à ce mode de production et d’échange, une forme antique du colonialisme, l’occupation impériale d’une Palestine héritière de la philosophie du monde marchand méditerranéen, entre autre, jusque dans la contestation protestante du moment historique de sa religion. Quant aux rapports de production, dans leurs effets sur les dominés, les paysans pauvres endettés par exemple il est décrit magistralement par Salvien de Marseille : « les citoyens romains vont chercher chez les Barbares l’humanité qu’ils ne trouvent plus dans l’Empire ». Bagaudes, exil volontaire chez les « Barbares » ou auto-vente d’eux-mêmes ou de membres de la famille pour « rembourser la dette » auprès des grands propriétaires. Et à l’instar d’une bourgeoisie opprimée avant la révolution bourgeoise, les couches marchandes des villes trouvent dans le christianisme une réponse individuelle mais limitée et sans lendemain à leur contestation du pouvoir.

Mais nous n’en sommes pas à la constitution d’un mouvement révolutionnaire opératif ni de la part des marchands, ni de la part des citoyens soldats, ni de la part des colonisés, ni de la part des paysans pauvres et ni de la part des esclaves, classe exploitée « par excellence ». Cette absence de classe révolutionnaire transformatrice et résolutive des contradictions du mode de production de l’Empire, induira une chute de l’Empire, annoncée par Salvien vers 439 sous la pression de la crise de production et d’échange, dans laquelle s’engouffrera le mode d’échange et de production de barbares, exempt du principe de propriété foncière. C’est une sorte de "mitochondrie" sociale entre vestige de l’empire et de son organisation religio-sociale, dans laquelle le monachisme économique, idéologique et culturel, entre autre, que le féodalisme (puis la monarchie) transformera en force à son service, et qui mettra quelques siècles à reconstituer une nouvelle forme instituée de mode de production et d’échange. La « guerre de paysans » allemands de La Renaissance illustre la double fonction du christianisme et « le matérialisme dans le christianisme » décrit par Ernst Bloch

Cette contestation de l’Empire ne trouve pas dans le système les forces sociales aptes à s’emparer de la gestion pour la transformer, à dépasser les contradictions du système dans un système nouveau. Révolution des forces productive et évolution des forces sociales aptes à les orienter vers et dans un mode nouveau de production ne peut se constituer : si l’institution de la puissance militaire et institutionnelle de l’Empire ne le permet pas, c’est aussi parce que le mode de production et d’échange n’est pas apte à créer une classe révolutionnaire, elle  détruit les prémisses de toute constitution d’une classe révolutionnaire de par sa formation économique elle-même.

Est-ce que le « dépassement » de la classe ouvrière d’industrie mécanisée dans les puissances capitalistes « occidentales » dominantes produirait le même effet ? Oui et non : oui si on isole du monde d’une façon abstraite la classe ouvrière de ces puissances, non si on considère que le mode de production a gagné la société mondialisée et qu’on observe les rapports de production globaux et en particulier la formation d’une classe ouvrière de main d’œuvre et une classe ouvrière qualifiée (Ingénierie, formation etc., dans la numérisation entre autre), dans les pays dits émergents, qui sont à même de contrebalancer l’hégémonie du capital dominant, économiquement et culturellement, idéologiquement. La Chine en s'emparant du mode de production capitaliste et en se développant sur ce mode a créé les conditions d’émancipation de l’impérialisme dominant. Ce mouvement existe avec des avancées et des reculs, dans les autres puissances émergentes, et dans le monde en général. L’idéologie qui est l’expression d’une classe dominante et en réaction minoritaire d’une classe dominée appelée à une nouvelle hégémonie de transition, peut laisser, dans ces conditions,  progressivement, la place à une avancée scientifique et culturelle, technique et philosophique, de et pour tous.

En se développant dans le mode de production capitaliste, les puissances émergentes rencontrent les contradictions du système global : baisse tendancielle du taux de profit, suraccumulation-dévalorisation du capital, augmentation d’un capital constant, dont le capital mort cristallisé en moyen de production en développement,  inemployable à un taux de profit suffisant. Cette contradiction globalisée, aggravée exponentiellement par la numérisation mondialisée, et l’expansion exponentielle des moyens techniques de production et de coercition dont dispose le capital, ouvre une nouvelle phase de crise du système qui n’a plus de nouveau champ d’expansion de l’exploitation, ni géographique, ni économique, ce qui ne va pas l’un sans l’autre : dans les deux cas c’est les lois-tendance du capital qui se heurtent à ces limites, se dissolvent en se rigidifiant, donc crise aussi des valeurs morales. La croissance de l'humanité est en crise dans la crise du système, à double sens, en aller-retour simultané.

La République grecque en danger et la République romaine en danger, qui en hérite, dans leur passage à l’impérialisme antique font appel à la philosophie, la transforment en une sorte de rite religieux, et la remplacent finalement par un retour aux mythes religieux. Tout paradigme strict écarté, un phénomène ressemblant se produit ici et maintenant dans la crise du capitalisme galopante et induit des nihilismes à la fois violents et suicidaires sur la désorganisation de l’ordre social voulu et non voulu à la fois par le capital lui-même pour tenter des remèdes à sa crise, remèdes illusoire.

Remèdes illusoires, mais dont les têtes sont pleines, et dont les comportements soumis et dubitatifs pèsent sur l’idée de transformation rationnelle, démocratique, culturelle, en santé, ouvrant la voie d’un développement de la personne dans celui de la société.

Si nous ne voulons pas d’une fin d’Empire du capital dominant et du capitalisme global sans issue, sinon de trop longue durée pour garantir un processus social en santé, il est nécessaire d’identifier les forces sociales du local au mondial dont les intérêts s’opposent au système, aptes à s’organiser, et à partir de quel noyau au cœur de la production donc au cœur des contradictions à résoudre. Cette identification n’est pas une découverte du jour, mais elle n’est pas figée parce que l’évolution des moyens de production ne l’est pas non plus. Un, des partis de transformation, des forces syndicales et associatives de transformation qui ne seraient pas une expression consciente du processus inconscient de la société n’ont aucune chance d’être autre chose que des protestations montantes, grandissantes mais limitées, impuissante à résoudre les contradictions qui bloquent de plus en plus la société humaine et toutes ses composantes, et la personne, et l'homme producteur au sens large.

Une transformation qualitative macro ne peut passer que par une catharsis issue d’une accumulation quantitative des perceptions et des concepts qu’elles peuvent induire dans le cortex humain. La mise en commun de cette accumulation dans une transformation qualitative collective de la conscience humaine, c’est ce qui s’est produit dans la classe bourgeoise qui s’est emparé de leviers de la production et de l’échange pour les transformer.

Mais il s’agit aujourd’hui de transformer un mode de production globalisé, mondialisé. Il ne s’agit plus d’une civilisation de la bourgeoisie révolutionnaire, devenue conservatrice dans le développement de son système, son propre développement, et son immense concentration au détriment de la masse des composantes sociales divisées. Cueillir le mouvement du capital pour le mettre au service des besoins sociaux, c’est une phase d’un processus radical plus ou moins lent ou rapide allant de l’échange A-M-A’ vers l’abolition de la vente-achat-vente’ de la force de travail et de l’aliénation des produits du travail et des gestes du travail qu’elle contient. C’est aller vers une civilisation de toute la société, sans classes sociales antagonistes.

Pierre Assante. 2 novembre 2019.

Note (1). Je ne partage pas le texte de l'illustration, mais il est un révélateur très intéressant d'un ressenti et d'un état de l'opinion qui se reflète au cinéma et dans les arts actuels, sous de multiples et diverses formes.

 

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31 octobre 2019 4 31 /10 /octobre /2019 20:30

 

Pierre IVORRA. Chronique dans " L'Humanité " de ce mercredi 30 octobre 2019 :

Les capitalistes français et le triangle des Bermudes

 

L’examen des relations économiques et financières entre notre pays et le reste du monde permet de mieux saisir certains traits du capitalisme français. Au total, le stock de capitaux investis hors de nos frontières par nos entreprises, nos banques se monte en 2018 à 1 223 milliards d’euros, ce qui équivaut à peu près à la moitié des richesses créées cette année-là sur notre sol par tous ceux qui vivent de leur travail. C’est considérable ! Nos voisins allemands ne font pas mieux et, proportionnellement les Américains non plus. Seuls, probablement, les Anglais font plus.
Au-delà de l’importance des sommes investies, il est intéressant de relever les lieux où cet argent a atterri. Forts de leur passé colonial et de leur goût pour l’argent facile, nos PDG ont encore la nostalgie du soleil et des palmiers. Ils ont effectué un retour au Maghreb et sur le continent africain. Entre 2000 et 2018, leurs investissements y ont été multipliés par 9 dans l’un, passant de 1,7 à 14,6 milliards d’euros, et par 8 dans l’autre, sur l’ensemble du continent africain, atteignant la coquette somme de 46,3 milliards d’euros. Quant à l’attrait pour le lucre, la spéculation, autre trait caractéristique de nos « gagneurs », on peut en juger à l’importance de l’argent investi dans les centres financiers offshore, ces zones grises de la finance internationale dédiées aux trafics de capitaux, à l’évasion fiscale et au blanchiment d’argent sale. Leurs investissements dépassaient tout juste les 6,4 milliards d’euros en 2000, en 2018, ils sont montés à 45,9 milliards, ils ont été multipliés par 7. L’an dernier, tout cet argent leur a permis de tirer 9,3 milliards de revenus et de bénéficier d’une rentabilité record de 20,2 %. Rien qu’aux Bermudes, nos capitalistes dissimulent 20,2 milliards d’euros. Mais l’Eldorado de ces affairistes c’est Wall-Street, ce sont les Etats-Unis. Le stock de capital investi s’y élève à 207,2 milliards d’euros, le double du budget français de l’éducation et de la recherche. Ce pactole est en quelque sorte le tribut payé par un vassal.
Evidemment, nos rois du dividende ne négligent pas les valeurs sûres de l’investissement, ces pays où l’argent est si peu taxé et qui servent à organiser méthodiquement la globalisation des multinationales, l’expansion mondiale de leur rentabilité : l’Irlande avec ses 22,5 milliards d’euros de capitaux français, le Luxembourg et ses 52,5 milliards, les Pays-Bas et leurs 155 milliards, la Suisse et ses 50,1 milliards Les « premiers de cordée » chers à Macron ont quelque chose des émigrés à perruque de la Révolution française.

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31 octobre 2019 4 31 /10 /octobre /2019 10:53

 

PHILOSOPHIE. RELIGION. LAÏCITE. MOUVEMENT. COOPÉRATION HUMAINE.

 

"Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas"

La rose et le réséda,

Mars 1943.

Aragon, la Diane Française.

 

La confrontation des idées est la condition de la coopération entre les hommes. Il ne peut y avoir de laïcité muette. Une laïcité muette est une laïcité morte, la fermeture de tout contact, l’impossibilité de coopérer.

La confrontation des idées respectueuse de l’individu, des personnes, des groupes est la vie naturelle et fertile de la société humaine. Le droit d’exercer une pratique religieuse et laïcité en font partie.

Dans cette confrontation j’affirme quelques choses que je donne à votre réflexion, qui peut heurter vos convictions, et que je soumets à un  débat démocratique respectueux du droit à l’intégrité de la personne dans la vie qu’elle a choisie et qui n’est pas figée :

1) La pensée humaine, hic et nunc,  est faite d’idéologie. L’idéologie est un système de pensée en mouvement dans le système de concepts en mouvement qui la constitue construit en fonction des intérêts d’un groupe social. En résumé, l’idéologie correspond à l’existence de classes sociales, des intérêts propres à ces classes sociales qui se combattent. Ce combat n’a rien à voir avec le respect des idées, il est la négation du respect des idées. Une négation salutaire si elle aboutit à une négation de la négation, un dépassement en santé de l’état présent en crise, la crise de l'idéologie dominante en faisant partie, l'économie intervenant de façon déterminante, mais "en dernière instance". Une humanité sans classes antagonistes n’a plus d’idéologie mais une connaissance en mouvement et en progrès des conditions économiques, scientifiques, techniques, culturelles, institutionnelles, nécessaire à la vie de l’individu et de l’humanité dans laquelle il vit, du local au global.

2) La religion fait partie de cette idéologie. Une religion, ce n’est pas l’interrogation sur notre raison d’être dans notre lieu de naissance, nos lieux de vie, sur cette terre et plus généralement  dans cet univers, c’est l’exploitation de cette légitime interrogation au service d’une domination de classe, née avec la naissance de la société marchande et de l’accumulation privée. La domination masculine en est les prémices. La production matriarcale engendre le matriarcat dans le clan "prémices" de l'artisanat de la société marchande. Dans le mode de production chasseur-cueilleur le matriarcat précédait cette domination masculine. L'échange permis par le progrès technologique de la société agricole primitive engendre la société de classe et la domination masculine instituée. Les différences naturelles deviennent des handicaps sociaux. La cité primitive n'est pas une société de classe instituée.

3) L’illustration de cette proposition (« La religion fait partie de cette idéologie ») peut être celle fournie par l’intrusion des religions dans les conflits d’intérêts qui ont mené et mènent encore à la confrontation autoritaire et à la confrontation policière et armée. Jusqu’à présent les conflits violents n’ont pas eu, en général, de paysage philosophique comme motif apparent. Ce qui n’empêche que des exposés philosophiques ont conduit et alimenté des conflits-de-classe-religieux. Ce qui semble dire que des philosophies ont maille à partir avec l’idéologie, comme les religions.

4) La philosophie antique naît lorsque l’individu, dans une société qui lui permet de prendre le temps de l’interrogation et de l’étude stricto sensu, échappe en partie au travail contraint. Au-delà du mythe familial et de la généalogie familiale, de la famille dominante dans la cité et de l’individu dominant dans la famille, les conflits de domination qui nous conduisent aux mythes des conflits de Dieux, le Dieu unique naît de l’éloignement en masse de l’individu du pouvoir, de l’abstraction du pouvoir que cette société d’accumulation privée crée. Dieu Unique et monarchie au-dessus des clans et des pouvoirs locaux vont de pair.

5) La philosophie naît avec les sciences, et se poursuit même lorsqu’elle les trahit. Dans les sociétés de classe, de l’antiquité à nos jours, lorsque l’état des forces productives et l’organisation sociale entrent en contradiction au point que le processus social, la multiplicité et la diversité des activités humaines, ne puisse plus progresser, il y a éclaircie de la pensée, dans le cadre même de la pensée de classe. C’est le cas dans la société esclavagiste grecque quand la classe marchande et artisanale tend à prendre le dessus sur l’aristocratie rurale. Solon, Thalès et Démocrite etc. vont de pair. Il en est de même lorsque la bourgeoisie, dans le système monarchique post-féodal s’approche du pouvoir en tentant d’accoucher d’une pensée universelle, avec « Les Lumières »,  qu’elle trahira une fois ses objectifs de classe atteints. Diderot, Rousseau, Lavoisier et Lamarck etc. vont de pair.

6) La déchristianisation révolutionnaire contient de double objectif de classe de la bourgeoisie. Rompre justement l’idée d’une société éternelle avec des principes éternels, mais limiter cette rupture à la conservation de sa propriété. En même temps elle rejette une vision à long terme contenue dans le christianisme pour justifier ses objectifs immédiats : la philosophie de la bourgeoisie c'est la vente-achat de la force de travail pour l’accumulation privée immédiate dans cycle rapide d’échange capitaliste A-M-A’. Enfin, elle rejette ce contenu du christianisme d’un dieu-homme qui partage les douleurs et en cherche la guérison. Elle rejette l’idée de guérison au profit du remède qui apaise mais ne guérit pas : l’opium.

7)  Le fondement chrétien des cultures occidentales imprègne historiquement la société, même lorsqu’elle s’en défend. C'est un protestantisme avant l'heure,  dans la société marchande antique, puis dévoyé, et renaissant à des moments de luttes historiques. Les dominants et leurs alliés du moment se concentrent sur leur lutte de classe, laissent la place à toute croyance qui pouvant aller jusqu’à la destruction nihiliste pour combler une contestation en abandon des objectifs de progrès et en extinction consécutive du projet transformateur initial en santé. L’évangélisme latino et nord-américain d’extrême droite comme l’islamisme politique violent, mais aussi l'intégrisme catholique etc. anti-démocratiques ET nihilistes dont l’impérialisme use dans son action de renflouement du taux de profit face à l’accumulation-dévalorisation du capital, naissent et se développent en grande partie sur cet abandon de classe des idées universelles. Le nihilisme et la destruction non constructive se vérifient dans ces périodes historiques de crise systémique sous des formes et apparences diverses.

8) Une laïcité conflictuelle ET respectueuse de l’intégrité physique et morale de la personne est la condition de la coopération entre les hommes, entre les hommes et les femmes, dans la dignité et l’égalité de droits effectifs, moraux et concrets. Elle est aussi une ouverture vers un élargissement de la démocratie, vers une démocratie de l’homme producteur de ses objets et moyens de vie, vers une société sans classe d’abondance quantitative et qualitative. Les techniques de numérisation mondialisée, respectant l’initiatique de la personne et des groupes humains, c’est-à-dire l’activité autocréatrice du développement de la personne dans son rapport universel, seront un immense outil de la préhension saine de l’homme sur la nature dont il fait partie. Reprenant la thèse de Marx des manuscrits de 1844 : « l’homme est la conscience de la nature sur elle-même » ; une part universelle de cette conscience et une part en mouvement de progrès si l’organisation sociale qui la permet se poursuit en dépassant le mode de production et d’échange qui la handicape. Le temps libre de travail contraint de l’antiquité a permis les philosophes  et les scientifiques antiques. La possibilité d’une civilisation de tous et pour tous s’ouvre mais ne viendra pas toute seule. C’est les choix et l’action humaine, et celle de la personne dans l’humanité qui peut la permettre ou pas. Asseyons le permettre.

9) La laïcité ce n’est pas une hiérarchie entre les croyances. C’est un échange à partir des connaissances humaines qui se développent et se confronte à l’état de la société et de sa production en fonction du développement des besoins humains. Développement et complexification vont ensemble. La question est que le développement et le maintien en santé aillent de pair. La montée de l’islamophobie ressemble à celle de l’antijudaïsme passés et présents. Les musulmans et les croyants des diverses religions, qui luttent pour la laïcité, et c’est la majorité parce que la démocratie, même bourgeoise, lorsque le peuples s’en mêlent, a des ressorts de santé. L’islamophobie actuelle constitue un excellent outil de domination pour le maintien de l’usage privé de l’accumulation, pour la mainmise de l’usage et du mouvement du capital par un groupe social.

« …Pour éviter les malentendus possibles, encore un mot. Je n’ai pas peint en rose le capitaliste et le propriétaire foncier. Mais il ne s’agit pas ici des personnes, qu’autant qu’elles sont la personnification  de catégories économiques, les supports d’intérêts et de rapports de classe déterminés… » Marx, préface à la première édition allemande du Capital.

Cette remarque est d’autant plus vraie aujourd’hui que la mobilité mondiale du capital, sa rapidité, sa concentration ont pris une ampleur qui conduit à une lutte des classes, tout en conservent sa réalité locale, à se concentrer de plus en plus sur des objectifs de zone mondiales de développement. Ce qui rend son évidence invisible, jusqu’à un certain point de révélation. Comme le roi vis-à-vis du chef de clan, le pouvoir du capital devient de plus en plus abstrait. Doublement car le capital par lui-même n’est pas tangible si ce n’est sous sa forme morte, cristallisée du capital constant, ou dans le porte-monnaie ordinaire ou numérique où il semble « argent ordinaire » ET parce qu’il est de plus en plus insaisissable dans un lieu où pourtant il agit, comme partout. Au travail concret qui accomplit une tâche concrète et à la double anticipation des gestes d’activité humaine il répond, par principe et par loi du système, par une double abstraction des causes de la crise qui est la sienne et qui se concrétise par un paroxysme de son accumulation-dévalorisation bloquant de plus en plus le processus social. Il faut que quelque chose d’une religion des origines révèle cette crise comme une sorte d’épiphanie laïque, de  catharsis sociale.

Pierre Assante. 31 octobre 2019.

Ecrit rapidement, ce texte contient peut-être des fautes grossières....

 

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30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 13:21
_____CLIQUER SUR L'IMAGE CI-DESSUS. Video après la pub.

 

VIDEO de Fabien ROUSSEL, Secrétaire National du PCF à France 2.

« Les 4 vérités » de Caroline ROUX

https://youtu.be/fdWQ5ijuUZQ

 

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30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 09:49

 

La crise : Lister les effets sans en démontrer les causes,

ni avancer les solutions dans les luttes ouvrières et populaires,

en voilà un des résultats.

 

"Indignarsi non basta". Pietro INGRAO, 2011.

Ingrao a été un dirigeant historique critique de l'autodissolution du P.C.I. en 1991.

 

L'extrême droite raciste et fascisante gagne dangereusement et largement devant  le "rassemblement centre gauche", P.D., 5 stelle, Verts etc...

Se rassembler, oui, mais sur des analyses et des projets économiques, sociaux et culturels et des actions ouvrières et populaires, politiques, syndicales, associatives les portant.

 

Le Lien : 

https://elezioni.interno.gov.it/regionali/scrutini/20191027/scrutiniRI100000000000

 

 

 

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28 octobre 2019 1 28 /10 /octobre /2019 21:10

 

LE PARADIGME PHILOSOPHIQUE. PAS DE REJET CONTRE LA THÉORIE, LA PHILO OU LA MORT ! Pas une « crise Économique» MAIS….

 

Pas une « crise économique» MAIS → Une crise durable du système économique

Qui demande

Transformation qualitative du système économique.

_____

Pas une « crise écologique » MAIS → Une crise du système économique entraînant  de longue date, à travers la question du % de profit, le non financement écologique.

_____

A la vision statique de l’état  de la nature comme de l’état de la société

Une vision du mouvement. Unité des forces contraires habitant l’existant, donc le mouvement.

L’état présent → la négation de l’état présent → la négation de la négation de l’état présent,

C’est-à-dire l’autocréation naturelle et l’autocréation de la conscience de l’humanité, l’humanité conscience locale de l’univers, de la nature sur elle-même, relation dialectique local-univers, relation réciproque individu-société-nature. Dialectique et relation réciproque à double sens.

_____

Auto-création humaine

Evolution de l’espèce crée une espèce nouvelle en continu et sauts sous-corpusculaire et sauts micros et macros.

Modifications par l’activité de l’individu dans l’activité sociale globale à double sens.

Modification de la structure fine à l’infini du génome et de l’épigénétique. L’évolution ontologique dans l’évolution phylogénétique à double sens, forces contraires, unité des contraires etc.

_____

Mais avant tout comment produire, question vitale.

« Comment produire » : c’est  → comment organiser le travail « simple et complexe ». Le mental dans le physique à double sens et en unité simultanée : « le lit de Platon ».

Cela dépend à la fois de l’ergologie : du rapport direct entre activité et besoin de l’individu dans la société, ET d’un système économique le permettant. Ergologie et Economie même mouvement et mouvement distinct en unité dans le mouvement global de la société comme dans le « mouvement social ». Une visée et un processus à inventer, expérimenter, rectifier en continu et en sauts microS et macroS.

Les structures économiques et sociales en gestation depuis les débuts de l’hominisation, acquises dans les luttes de La Libération (de 1945-47) faisant suite aux prémices du Front Populaire et succédant aux débuts du mouvement ouvrier enfanté par l’industrialisation mécanique, et ses grands événements (Commune, révolution d’Octobre…) : leurs bénéficiaires et utilisateurs n’ont pas su ou pas pu, les deux ensemble, les faire évoluer et progresser à l’allure du développement des besoins conjoints de l’organisation sociale et de l’individu dans l’organisation sociale.

Leur destruction relative à ce jour, mais bien organisée par le capital, dans la production et la gestion publiques et privées, est la part majeure de la crise de civilisation. Elle coïncide, dans le mouvement de très longue durée de la société humaine avec le moment de croissance qui fait entrer des capacités de libération d’importantes nécessités physiques et de l’aliénation du produit du travail et des gestes de travail, en unité, sans parvenir à les réaliser. La numérisation mondialisée de La Production et de la Gestion sont aux portes d’une Politéïa communsite sans réussir encore à la franchir.

Une fois de plus, ne pas assurer le mouvement en santé, ne pas distinguer la lutte des contraires pour l’action, c’est être gagné encore et encore par le dogmatisme, c’est aller vers l’arrêt du mouvement, c’est-à-dire vers la mort. « La philo, c’est pas rien », disons-le nous et disons le à tous : à double sens…

Relancer le mouvement en santé, c’est la vie.

Pierre Assante. 28 octobre 2019.

 

L’HUMANITE ENTRE DANS SON ADOLESCENCE.

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27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 07:33

 

Article publié une première fois le 14/09/2019

 

Le double "JE" des normes antécédentes

 

L’activité de la personne constitue le JE du corps-soi, de l’être social. Ce JE apparaît particulièrement vivant, avec violence, dans les heurts créés par la mise en œuvre de technologies nouvelle par le CAPITAL.

On peut observer ce « phénomène » dans toutes les grandes périodes de révolution scientifique et techniques, de l’Antiquité à aujourd’hui en passant par la Renaissance occidentale des XV-XVIèmes siècles.

Les normes antécédentes habitent le corps-soi en même temps que l’adaptation de la personne aux nouvelles normes, adaptation qui n’est pas passive, mais elle-même  invention au même titre que l’invention savante qui institue la nouvelle technologie et qui découle de l’activité globale, micro et macro des personnes mises en relations sociales. Il n’y a pas d’invention technologique, de technologie nouvelle, pas plus que de culture nouvelle liée aux moyens de production et d’échange et au mode de production et d’échange, ses transformations, ses évolutions, sans une pratique de toute la société et une invention du novum de toute la société, à travers toutes ses composantes personnelles et collectives.

La numérisation, l’automatisation, « l’intelligence artificielle », les GAFAM européennes et asiatiques, composantes de novum de la société humaine aujourd’hui tendent à la fois à la destruction du modèle social produit par la victoire sur le nazisme : les nationalisations, la sécurité sociale relative aux impératifs d’accumulation du capital, mais réelle, et réel progrès des conditions d’existence de la personne humaine. Mais progrès évidemment contradictoire comme tout progrès à la fois nécessaire et aléatoire .

Contradictoirement, les résistances à ce novum font partie de la construction de ce novum. La résistance des normes antécédentes au novum font partie de la renormalisation construisant le novum. C’est l’histoire de toute la société humaine qui contient dénormalisation et renormalisation micro et macro et sauts qualitatifs micro et macro et les « tournants historiques » induits, constitution de Solon et Clisthène, révolution française, etc., prises de pouvoirs économiques et politiques des classes sociales nouvelles dominantes émergeantes des nouvelles techniques et organisation de production et d'échange.

Mais il y a émergence et émergence. Dans l’anti Dühring, Engels, pédagogisant la conception marxiste des transformations sociales, précise que lorsque les contradictions d’un mode de production arrivent à maturité au point de bloquer l’évolution, le développement de la société humaine, alors s’ouvrent des périodes de fièvre et d’agitation pouvant ouvrir la voie à des transformations en santé de l’organisation politique, sociale, économique et culturelle de cette société humaine.

Les contradictions issues de la vente-achat de la force de travail, du cycle élargi de la production et de l’échange basé sur le type d’échange Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A’) tendant, dans la masse du surproduit, résultant de la révolution scientifique et technique, au schéma A-A’, la suraccumulation-dévalorisation du capital au paroxysme, ces contradictions ne posent pas seulement la question de dénormalisation-renormalisation des procédures techniques, mais des relations dialectiques entre gestion-marché-politéïa, comme le précise Yves Schwartz dans son schéma de dispositif dynamique à trois pôles (DD3P).

La crise de croissance de l’humanité, dans son unité politique-économique-ergologique (1)-écologique ne peut que traverser ce qui fait les éléments de la croissance : l’accumulation scientifique, technique et culturelle dans leur unité. Le « lit de Platon » n’est pas une construction isolée de la personne mais une construction sociale. Et cette construction sociale est traversée par les contradictions de la croissance basée sur l’économie marchande, et aujourd’hui sur le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé.

Ce capitalisme-là contient tous les éléments de la mise en commun des efforts humains, d’humanisation avancée continue de l’espèce humaine et pourtant il est dans l’incapacité de mettre en œuvre ces éléments. Lorsque le capital arrive à produire sans cesse plus de monnaie ex nihilo à taux bas ou négatif pour renflouer son taux de profit sans lequel la production et la circulation des biens nécessaire à la vie  humaine, dans ce système, est menacée d’arrêt, il y a signe que les contradictions du système et le système arrivent à terme. Cette production massive de monnaie à taux bas ou négatif est l’antichambre d’un système où la mesure de la valeur marchande pour l’échange social arrive à terme en tant qu’usage d’échange. C’est un signe d’un développement de valeurs sans dimension entrant en contradiction avec la valeur (marchande) et sa mesure, au détriment possible de la seconde et au profit d’une civilisation de toute l’humanité.

Un autre usage de cette production monétaire, c’est un usage répondant non à l’accumulation capitaliste, mais aux besoins sociaux, leur progression, et la complexification nécessaire à la croissance de l’humanisation.

Confondre croissance et productivisme capitaliste est dramatique pour les luttes en santé et en invention de transformation sociale. Cette confusion handicape dramatiquement les possibilités de rassemblement actif des humains pour construire un nouveau type de développement humain, une nouvelle qualité de développement humain.

L’entrée de l’humanité dans l’investigation de l’espace au-delà de l’investigation terrestre stricto sensu, investigations qui n’en font qu’une, signe les possibilités d’appropriation en santé de l’univers par l’homme, si tant est qu’il soit capable de surmonter sa crise de croissance, éviter les catastrophes annoncées, en tout cas les réduire suffisamment pour pouvoir poursuivre son processus vital.

Le double JE des normes antécédentes c’est le double jeu de la pensée, c’est la double anticipation qui permet à l’humain d’être à la fois quotidien, mimétique et poïétique : inventer en vivant, vivre en inventant, se créer lui-même, se voir lui et son activité en miroir, en aller-retour créatif, créer lui-même son processus en santé dans le cadre des nécessités mouvantes, relativement transformées, en santé, par lui-même.

Pierre Assante. 14 septembre 2019

(1) Qui touche à l’organisation locale, élargie et globale du travail, de la production, de l’activité humaine en général dans son imbrication social-culturelle.

 

L’HUMANITE ENTRE DANS SON ADOLESCENCE.

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26 octobre 2019 6 26 /10 /octobre /2019 05:56

 

LA COMPLEXIFICATION

ET

DANS CETTE COMPLEXIFICATION,

LA NUMÉRISATION est 

L’outil premier ET NÉCESSAIRE

et à la fois

le danger premier

du dÉveloppement humain DANS LES CONDITIONS DE L'ECHANGE A-M-A' (Argent-Marchandise-Argent plus).

 

- Le numérique entre partout mais, 1/3 de l’emploi touche le numérique stricto sensu en France, dit-on ??? C’est un phénomène général, plus l’entité humaine locale et mondiale est développée.

- Production industrielle, 12 à 15 % du PIB dit-on ????

- La numérisation : Systèmes logiciels et autres systèmes numériques et construction techniques numériques. Systèmes de réseaux.

L’activité de base du  corps-société : la production industrielle.

- Se passer du corps c’est comme si nous voulions penser sans corps.

Le corps est la base des résolutions des besoins sociaux,  de son activité, l’activité c’est le corps, besoins sociaux sans lesquels l’humanité n’existe pas physiquement, donc n’existe plus.

- La numérisation, mouvement nécessaire au développement qualitatif de l’entité humaine, est en passe de transformer l’humanité morcelée en humanité globale dans son milieu universel et son rapport avec lui dont elle est part, ce qui n’est pas en contradiction avec le développement de l’individu, mais est la condition de développement de l’individu dans celui de la société.

- Entre les mains du capital cette transformation ne s’effectue pas, ne s’effectue plus en santé minimum de survie et de développement.

- La maladie est grave. Le rapport entre développement de l’humanité et son rapport aux conditions naturelles de vie, la crise écologique en témoigne.

- La crise écologique résulte de l’obsolescence programmée du système économique et de l’organisation non ergologique du travail, de la production, liée au système économique d’accumulation privée.

- L’immense complexification "naturelle" nécessaire, dont fait partie la numérisation prolongement non autonome de la pensée humaine, au mouvement  des structures matérielles et de l’organisation sociale, de toute façon, quel  que soit le moment historique, au-delà des crises de toutes sortes de tous les secteurs d’activité et de production « matérielle et morale », cette complexification est le premier de tous les dangers entre les mains de l’échange A-M-A’ et de la vente achat de la force de travail, en contradiction avec le besoin d’organisation sociale et les besoins sociaux sans lesquels la marche s’arrête.

- Dans la circulation globale du capital, ouvrir un robinet de prélèvement pour usage sans taux de profit capitaliste et au profit des besoins sociaux, devient indispensable. Et l'accroissement progressif et radical de ce prélèvement est la sortie progressive et radicale de l'échange A-M-A' et de la vente-achat de la force de travail vers une civilisation de toute l'humanité et non d'une classe privilégiée.

- Ce qui pose la question des forces sociales participantes à la production et leurs alliées capables de mener à bien cette transformation en santé.

Pierre Assante. 26 octobre 2019.

 

Cliquer ci-dessus

Recueil. 84 articles choisis de l'année 2019  

et 4 articles de 2007, 2015 et 2017 

L’HUMANITÉ ENTRE  DANS SON ADOLESCENCE

https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_FEVRIER_2019_L_HUMANITE_ENTRE_DANS_SON_ADOLESCENCE..pdf

 

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