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24 octobre 2019 4 24 /10 /octobre /2019 07:42
Dans "Espaces Marx". Cliquer ci-dessus : voir page106

Article déjà publie une premiere fois sur ce blog le 17 janvier 2011

 

DEVELOPPEMENT INEGAL

 

Cet article publié sur le site PCF 13 en février 2008, a été repris dans "La métamorphose du travail" recueil mis en ligne sur le site de "Travail et Démocratie", le site de " Emigrazione Notizie" et sur ce blog. Il est aussi en page 106 du recueil ci-contre (couverture) en lien sur "Espace Marx".
 

Le capital ne se valorise que s’il peut jouer sur sa partie variable, c'est-à-dire sur la main d’œuvre, le travail salarié (Voir note ajoutée le 24.10.19).

Il ne peut donc réaliser l’automatisation poussée d’une production que s’il a d’autre part un appoint et un transfert d’une production faisant appel à de la main d’œuvre. Ainsi le développement inégal lui est indispensable car seul ce développement inégal géographique et social peut maintenir la production à main d’œuvre suffisante à la valorisation.

Les transferts de valeur (marchande), la multiplicité et la variété de ces transferts voilent cette réalité, pourtant évidente pour qui veut s’y pencher.

Les « pays émergents » vont, dans les décennies à venir, refuser que les pays « développés » continuent de gérer les bourses des valeurs, les techniques et le monde alors que le capital transfère la production hors des frontières des pays développés, en faisant de ces pays émergents les vrais maîtres du jeu. Ce sera la là meilleure démonstration de la question de la valorisation du capital qui devrait alors avoir recours à une guerre généralisée pour survivre, si on peut appeler survivre l’issue d’une éventuelle guerre. E.Berlinguer pointait cette question dès 1971 (1).

L’automatisation généralisée au marché mondial est en contradiction mortelle pour le marché capitaliste car elle met en cause ses lois de développement.

Le développement inégal a été DEJA analysé dans « Impérialisme, stade suprême du capitalisme », il y a près d’un siècle. Cette donnée a pris aujourd’hui une dimension généralisée et hypertrophiée et c’est la raison des difficultés et de l’impasse du capitalisme pour entrer dans une nouvelle phase d’adaptation. L’automatisation généralisée est la clef de la libération du travail (2). 

L’organisation du travail sur la base d’une automatisation généralisée est la clef de l’humain universel pour qui le temps est dégagé pour une activité libre, un développement de la personne, l’explosion de la créativité et le développement durable. Pourquoi ne pas appeler ça par son nom : le communisme.

Il faut développer les données évoquées ci-dessus,  d’un développement et d’un exposé scientifique qui réclame le passage par « la critique de l’économie politique, le Capital ».

La démocratie du travail par laquelle passe la transformation du « que produire et comment produire » (3), c'est-à-dire l’organisation micro et macro du travail, est donc bien la seule alternative au développement humain, autour de laquelle doivent s’organiser l’ensemble des activités humaines, la sauvegarde de la paix et le respect du prochain basé sur l'égalité sociale. On ne peut considérer l'humanité figée dans une situation immuable, ce qui reviendrait à la condamner à mort.

Pierre Assante, le 27 février 2008

Notes :

 (1) Le capital agit à la fois dans le cadre des nations mais aussi globalement. Cela transforme de rôle des nations dont le centre n’est plus le marché national mais la position dans et sur le marché mondial. Il n’y a pas affaiblissement des nations et de l’État, mais transformation de leur rôle et adaptation aux transformations du capital. Evidemment, cela suppose une législation conforme à ces transformations du capital. C’est bien la raison des bouleversements politiques de Reagan, Tatcher, Buch, Berlusconi, Sarkosy, et de toute politique libérale. Mais, contradiction : le capital veut et ne veut pas rayer l’histoire parce qu’elle le sert et le dessert en même temps, et cette contradiction n’est pas une autre contradiction que celle de la baisse tendancielle du taux de profit : c’est la même.

(2) Libération, pas de la production, libération du travail ! C'est-à-dire qu’on ne supprime pas le travail, on le rend libre, ce qui est différent. La distinction est une distinction de taille qui révèle les contraintes inhérentes aux rapports de classes. Le partage d’un repas par des hommes empreints par la lutte pour la solidarité transformé en hostie par l’institution contient tout ce que la dichotomie esprit/corps est induite par les rapports inégaux, que l’institution des dominants se réclame de la religion ou de la laïcité, dans ce cas la laïcité de classe qui est un retour à la domination religieuse. Il est significatif que la rencontre de la philosophie grecque avancée des commerçants antiques, de la lutte contre l’esclavage et la colonisation avec un mouvement populaire « de base », ait engendré un dieu avec un corps d’homme et les conséquences de ce corps d’homme. Les débats théologiques ont d’ailleurs immédiatement porté sur la constitution matérielle de ce dieu. Le débat a été rapidement tranché par l’institution au détriment du corps, et celui de « supprimer l’esclavage ou le rendre plus doux » par le maintient des dominations de classe, ce qui est la même chose : nier le corps. Il en est de même de la dichotomie « critique de l’économie politique/action politique d’émancipation humaine » et « critique de l’économie politique/rapports homme-femme » ou « critique de l’économie politique/rapports de subalternité décideurs-exécutants ». Trouver gonflant le travail dit théorique est de cet ordre de la dichotomie induite par les lois économiques de développement dans un système d’échange hiérarchisé. Ignorer ces lois, c’est la conséquence de l’imprégnation de cette domination sur l’ensemble de la société. Nier le corps, c’est aussi nier les techniques, évidemment.

(3) Cette expression est aussi une expression employée par Enrico Berlinguer. Créer, c’est marcher sur la corde raide. Il fut un temps on appelait ça ne tomber ni dans l’opportuniste de gauche ni dans l’opportunisme de droite. Mais on a vu comment cette formule a été utilisée pour justifier des positions dominantes contre les critiques au sens scientifique du terme (les critiques, pas les manœuvres politiciennes). Créer, c’est une situation de bel inconfort, de fidélité et d’infidélité, d’héritage des autres et de soi-même et de transformation saine de l’héritage. On mesure à quel point trancher dans cet inconfort pour stabiliser une réflexion, une situation, en réduisant les horizons à un horizon limité, est un conformisme mortel en voyant ce que les italiens du « Parti Démocratique » issu du PCI ont fait. Tenir les deux bouts consiste à ne pas opposer « l’horizon lointain » et « l’horizon immédiat », mais les rendre complémentaires en les unissant. Sombrer dans un seul aspect d’une question, d’un acte, ne pas « tenir les deux bouts de l’acte », avec tout ce qu’il y a « entre ces deux bouts » est une habitude humaine que l’on retrouve dans tous les groupes y compris ceux qui se réclament de la transformation sociale, habitude qui induit les querelles stériles, les divisions, les haines internes.

Cet article publié sur le site PCF 13 en février 2008, a été repris dans "Métamorphose du travail" recueil mis en ligne sur le site de "Travail et Démocratie" le site de " Emigrazione Notizie" et sur ce blog. Il est aussi en page 106 du recueil en haut de page (couverture) en lien sur "Espace Marx" :  http://www.espaces-marx.net/IMG/pdf/contribution_P-Assante.pdf

(1) Note ajoutée le 24 octobre 2019.  Dans le capitalisme globalement financiarisé, le capital semble se valoriser ex-nihilo dans un secteur, mais en fait en drainant le capital d'autres secteurs. Le capital global a besoin, dans l'échange A-M-A' de la plus-value de main d'oeuvre. C'est d'ailleurs un élément essentiel de sa crise de dévalorisation, la contradiction entre marché et exploitation, capital et travail;  Aujourd'hui l'effet de l'accroissement du capital constant (modification organique de la composition du capital global) sur la crise de suraccumulation-dévalorisation est un phénomène majeur. Quand au devenir de la valorisation dans un système non capitaliste le dépassant, elle n'a plus de sens dans un échange échappant à l'accumulation privée A-M-A'. Certes échapper à cette accumulation privée et  répondre au développement des besoins sociaux, en qualité et en quantité, ne peut être qu'un processus passant par des étapes, entre autre un autre usage de la création monétaire et du crédit et une sécurité d'emploi et de formation.

 

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Recueil. 84 articles choisis de l'année 2019  et 4 articles de 2007, 2015 et 2017 

L’HUMANITÉ ENTRE  DANS SON ADOLESCENCE

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23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 07:57
Mon livre en français aux Editions Sociales. 1964.

 

Intéressante cette réflexion de 1875 !

 

Correspondance Marx-Engels.

Engels à Lavrov 12 novembre 1875.

...La différence essentielle entre la société humaine et la société animale est que...

(Traduction automatique...)

 

Mon cher monsieur Lavrov,

Maintenant que je suis de retour d’une visite en Allemagne, j’en viens enfin à votre article, que je viens de lire avec beaucoup d’intérêt. Voici mes observations à ce sujet, écrites en allemand, car cela me permet d’être plus concis.

(1) De la théorie darwinienne, j'accepte la théorie de l'évolution, mais je ne prends que la méthode de preuve de Darwin (lutte pour la vie, sélection naturelle) comme première expression, provisoire et incomplète d'un fait nouvellement découvert. Avant Darwin, les personnes mêmes (Vogt, Buchner, Moleschott, etc.) qui ne voyaient plus que la lutte pour l’existence partout soulignaient précisément la coopération dans la nature organique - comment le règne végétal alimentait le règne animal en oxygène et en nourriture, le règne animal fournit à son tour au règne végétal de l'acide carbonique et des engrais, comme Liebig en particulier l'avait souligné. Les deux conceptions ont une certaine justification dans certaines limites, mais chacune est aussi unilatérale et étroite que l'autre. L'interaction des corps naturels - animés ou inanimés - inclut à la fois l'harmonie et la collision, la lutte et la coopération. Si, par conséquent, un soi-disant scientifique naturel se permet de subsumer toute la richesse des développements historiques sous la formule unilatérale et maigre, "lutte pour la vie", expression qui, même dans le domaine de la nature, ne peut être prise qu’un grain de sel, une telle procédure est sa propre condamnation……

……. (4) La différence essentielle entre la société humaine et la société animale est que les animaux sont tout au plus des cueilleurs tandis que les hommes sont des producteurs. Cette distinction unique mais fondamentale ne permet pas à elle seule de transférer les lois des sociétés animales aux sociétés humaines. Comme vous le remarquez à juste titre, cela permet: «L’homme a lutté non seulement pour l’existence, mais pour le plaisir et pour l’augmenter, il était prêt à renoncer aux plaisirs inférieurs pour le bien supérieur." Sans contestant vos autres déductions, les conclusions que je devrais tirer de mes locaux seraient les suivantes: - À un certain stade, la production humaine atteint donc un niveau où non seulement les nécessités essentielles, mais aussi le luxe sont produits, même si Pour le moment, ils ne sont produits que pour une minorité. De là, la lutte pour l’existence - si nous laissons cette catégorie valable pour un moment - se transforme en une lutte pour le plaisir, une lutte non plus pour le simple moyen d’ existence mais pour le moyen de développement , produit socialement développé, et à ce stade, les catégories du règne animal ne sont plus applicables. Mais si, comme il est maintenant arrivé, la production sous sa forme capitaliste produit une abondance bien plus grande de moyens d'existence et de développement que la société capitaliste ne peut en consommer, car la société capitaliste éloigne artificiellement la grande masse des véritables producteurs des moyens d'existence et développement; si cette société est obligée, par la loi de sa propre existence, d'augmenter continuellement la production déjà trop importante pour elle, et donc, périodiquement tous les dix ans (1), atteint un point où elle détruit elle-même une masse non seulement de produits mais également de forces productives , quel sens reste-t-il encore dans le discours sur la «lutte pour l’existence?». La lutte pour l’existence ne peut alors consister que dans la classe productrice qui enlève le contrôle de la production et de la distribution à la classe qui lui avait été confiée jusqu’à présent, mais qui n’est plus capable de cela. C'est pourtant la révolution socialiste.

Il est à noter que la simple prise en compte de l'histoire passée en tant que série de luttes de classe suffit à révéler toute la superficialité de la conception de cette même histoire en tant que version légèrement variée de la «lutte pour l'existence».  (voir note 1)….......

......... SUITE SUR CE LIEN (Traduction automatique) :

https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=https://www.marxists.org/archive/marx/works/1875/letters/75_11_12.htm&prev=search

Cette traduction est une traduction automatique. Le texte original :

http://www.hekmatist.com/Marx%20Engles/Marx%20&%20Engels%20Collected%20Works%20Volume%2045_%20Ka%20-%20Karl%20Marx.pdf  à la page 70.

 

(1) Note du blogueur : en 1875, les cycles de crise économique courts étaient connus. Les cycles de longues durée dont on avait l'intuition ont été caractérisés au XX° siècle (Kondratieff). Voir "Théories sur les crises" de Paul Boccara, Deuxième Volume, entre autre page 143... et  surtout 243 (Cycle longs, mutations technologiques  et originalité de la crise structurelle actuelle).

 

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Recueil. 84 articles choisis de l'année 2019  et 4 articles de 2007, 2015 et 2017 

L’HUMANITÉ ENTRE  DANS SON ADOLESCENCE

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21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 23:43

 

LA NOTION DE PLUS-VALUE EST ESSENTIELLE MAIS INSUFFISANTE POUR SURMONTER LA CRISE FINANCIÈRE ÉCONOMIQUE ET DE CIVILISATION.

 

 J’ai été agacé, mais je ne devrais pas, par cette affirmation de certains économistes dans la presse, « Il faut repolitiser l’économie » qui inverse la relation dialectique causes-effets en la mettant tête en bas et pied en l’air, position acrobatique intenable en permanence. Il s’agit d’une expression relevant de l’immédiateté et de la superficialité, dans ce moment de crise financière illustrant la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital (Paul Boccara), croissance irrégulée et malade, du développement social dans la société marchande au paroxysme et à sa fin ou sa mort. Au contraire,  il s'agit de faire entrer l'économie dans la politique, et pas l'économie politique conservatrice de l'état actuel des choses, malade de l'accumulation privée.

Si l’on s’en tient au schéma dogmatique donné dans et par la vulgate de la formation grossière à l’économie marxiste, on peut très bien être social-démocrate, ça c’est sûr, et même en ne croyant pas l’être.

Quelle est ou était cette vulgate : une partie de la valeur produite n’est pas payé au salarié (ça c’est juste comme notion), au producteur afin de permettre l’accumulation privée et la circulation en spirale du capital. Mais si l’on s’en tient seulement à ce schéma élémentaire, une lutte des classes élémentaire suffirait  pour réduire le taux de plus-value, pour augmenter la part qui reviendrait au salarié afin que « s'équilibrent » ses besoins et ceux de la société. En somme avec un peu de morale et des luttes pour la « justice » et  le système redevient sain.

Ni l’analyse économique marxiste, ni la philosophie marxiste ne se résument à ça. La seconde insiste sur le fait qu’un mode de production ne correspondant plus à un état des forces productives est destiné à mourir ou à se transformer qualitativement  en un autre système politique économique et social supérieur. Et ceci sous l’effet des luttes de ceux qui subissent cette obsolescence et la crise des besoins sociaux qui en découlent.

Et si la philosophie marxiste  parle en ces termes c’est parce que scientifiquement l’économie marxiste donne la preuve dans les faits issus de l’observation du processus social, que l’accumulation à partir de la vente-achat de la force de travail conduit à la suraccumulation et à la dévalorisation du capital et à l’austérité nécessaire pour lui de renflouer son taux de profit.

Ce n’est donc pas du seul économisme  se référant à la plus-value que peut se résoudre la crise générale du capital, critique que faisait déjà Lénine aux sociaux-démocrates de son temps. Il s’agit aussi de dépasser le type de fonctionnement de la société basé sur cette accumulation du capital, du circuit élargi du capital qui se bloque à un certain point d’accumulation où la masse de capital constant est telle qu’elle ne trouve plus à s’investir au taux de profit dont elle a besoin pour se renouveler.

Certes on peut, comme l’énonçaient Marx et Engels dans « l’idéologie allemande » réduire l’état des forces productives pour « résoudre » la crise et répondre à une « moralisation » d’une économie de « gaspillage », mais alors le cycle accumulation-suraccumulation reprend et tout est à recommencer. Et la guerre entre des hommes de même.

Une fois pour toute, sera-t-il possible que soient mis en avant, par rapport à toutes les autres propositions économiques, les nôtres, celles qui consistent  à dépasser la crise de suraccumulation-dévalorisation par un autre usage du crédit, de la production monétaire, et par une sécurité de l’emploi et de la formation, le tout sur le plan local, national, régional (BCE etc.), mondial (Un autre usage du FMI, un affranchissement du dollar  avec les Droits de Tirage Spéciaux, un autre fonctionnement des institutions internationales, FMI, banque mondiale…). Ce ne sont pas des recettes, mais une voie pour dépasser la vente achat de la force de travail et pour entre dans un développement, une civilisation de toute l’humanité. Y compris l’écologie ne trouvera financement et in fine moyens de longue durée que dans un tel processus.

Un fois encore j’insiste sur la relation économie, ergologie, écologie, l’ergologie permettant de rendre à l’initiative de l’homme producteur en cohérence entre lui-même et son milieu de production, résoudra l’aliénation de ses gestes de production physiques et mentaux,  en unité,  du local au mondial, de même qu’une autre organisation économique résoudra l’aliénation actuelle du produit concret, tangible, de son activité.

Si le débat ne va pas jusque là, il ne peut être que biaisé et trompeur, c’est-à-dire trahir ceux qu’il est sensé défendre. Certes pour arriver à « jusque là » il faut des réflexions et des erreurs sans doute. A condition de ne pas sauter par-dessus l’acquis pour prendre des voies sans issue.

Depuis la Commune et sa répression et la révolution d’Octobre dévoyée mais expérience précieuse pour les avancées de la Libération par exemple (Sécurité sociale, nouveaux droits sociaux etc.), la grande peur de la classe qui détient les capitaux a su dévoyer par tous les moyens, et ses moyens techniques, politiques et de répression sont grands, pour le lui  permettre. Des hommes de bonne foi peuvent être eux-mêmes enfumés, et ils le sont.

Pierre Assante. 21/10/2019 23:40:05.

 

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21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 18:53

 

TABLE RONDE. POURQUOI UNE NOUVELLE CRISE FINANCIÈRE SE PROFILE-T-ELLE ?

L’HUMANITÉ. Vendredi, 18 Octobre, 2019

Entretiens croisés réalisés par Pierre Chaillan

 

Indicateurs économiques et évolutions géopolitiques, comme niveau de croissance, conflits, etc. semblent conduire à une récession mondiale. Beaucoup tirent la sonnette d’alarme.
Avec la participation de
Véronique Riches-Flores, économiste, présidente de RF Research, diagnostic économique et financier international, conseils et stratégie, Dany Lang, maître de conférences au Centre d’économie de Paris Nord, membre des Économistes atterrés et Denis Durand, économiste, membre de la commission économique du PCF.

 

De nombreux économistes alertent sur l’imminence d’une nouvelle crise financière. Les politiques austéritaires et inégalitaires d’un côté et la guerre commerciale d’un autre côté ne forment-elles pas le problème plus que la solution ?

VÉRONIQUE RICHES-FLORES Les ingrédients d’une crise financière majeure, potentiellement pire que celle de 2008, pourraient effectivement être réunis. Cette menace est tellement évidente qu’elle monopolise déjà les banquiers centraux, qui, depuis le début de l’été, ont renouvelé leurs opérations d’assouplissement monétaire, sous la forme de baisses des taux d’intérêt directeurs et, en zone euro, d’un nouveau plan d’achats d’actifs par la Banque centrale européenne (BCE). De fait, les indicateurs économiques se sont considérablement détériorés ces derniers mois. Au-delà des effets délétères de la guerre commerciale que se livrent Américains et Chinois sur l’industrie mondiale, les ressorts de la croissance de la demande sont partout très distendus. En l’absence d’inflation, la croissance nominale des revenus est souvent trop faible pour faire face aux chocs, ce qui induit une extrême prudence des consommateurs, qu’illustrent des taux d’épargne élevés malgré le très bas niveau des taux d’intérêt. Dans un tel contexte, les politiques monétaires accommodantes sont assez largement inefficaces et n’ont aucun effet stimulant sur l’investissement productif.

DANY LANG Contrairement à d’autres économistes, je ne pense pas que la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine aura tant d’impact que cela à moyen ou long terme : cela amènera les pays concernés à développer localement les secteurs les plus touchés par la taxation. Dans ce contexte d’urgence climatique et d’urgence industrielle, c’est plutôt une bonne nouvelle. L’austérité, elle, ne fait qu’aggraver le problème de récession qui s’annonce, en particulier en Europe, où la demande est clairement insuffisante. Pendant plusieurs années, l’économie allemande s’était reposée sur ses exportations, en particulier vers la Chine. Depuis quelque temps, les Allemands commencent à être conscients de l’urgence de changer de stratégie et de stimuler leur demande interne, car ils font face à de sérieux soucis d’infrastructures et la stratégie allemande fondée sur les exportations se heurte au ralentissement de l’économie chinoise, mais le changement de politique nécessaire tarde à venir. Le creusement des inégalités participe aussi à cette dynamique, en retirant des moyens aux ménages qui contribuent le plus à l’économie réelle (les pauvres et les classes moyennes) et en transférant ces sommes aux ménages les plus riches, qui en achetant des produits financiers contribuent au gonflement de la sphère financière. Enfin, et avant tout, il y a le niveau et l’évolution de la dette privée, qui devraient être au centre des inquiétudes mais qui ne sont pas considérés par les économistes qui ont l’oreille attentive des États, tout simplement parce que ces économistes travaillent très majoritairement avec des modèles sans banques commerciales donc sans dette privée ! Pour moi, la bonne question n’est pas de savoir si une crise majeure va éclater, mais quand. Avec Steve Keen, en mai 2018, nous annoncions une crise dans les 12 à 36 mois. Nous n’avons pas changé d’avis, d’autant que nos indicateurs, niveau et dynamique de la dette privée, qui avaient permis à Steve de prédire la crise de 2008, se sont fortement dégradés. La France a même rejoint le club des pays à risque, ce qui est d’autant plus préoccupant que notre pays compte trois banques systémiques, établissements qui peuvent entraîner tout le système financier dans leur chute (Crédit agricole, BNP Paribas et Société générale).

DENIS DURAND La crise qui vient a des racines profondes dans les antagonismes qui mettent en cause la mondialisation capitaliste entamée dans le dernier quart du XXe siècle. Les multinationales s’emparent de la révolution informationnelle en structurant les chaînes de valeurs et d’activité et en constituant de vastes réseaux d’interdépendance locaux, nationaux, interrégionaux et mondiaux mais, sous l’empire de la rentabilité capitaliste, la baisse des coûts matériels et humains déprime la demande et la tendance à la baisse de l’efficacité du capital qui avait annoncé l’entrée en crise du capitalisme monopoliste d’État social il y a cinquante ans continue de se manifester. La suraccumulation de capital matériel, qui touche désormais non seulement les métropoles impérialistes, mais aussi les pays émergents, s’accompagne d’une énorme accumulation de capitaux financiers qui circulent sans entrave et qui réclament toujours plus de rentabilité. L’effet sur les gestions d’entreprise et les politiques publiques de la prise de pouvoir par les marchés financiers a relevé temporairement les taux de profit dans les années 1990, mais cette dictature de la rentabilité devient de plus en plus incompatible avec le développement de sept milliards d’êtres humains et avec la capacité de la planète à les accueillir.

A-t-on appris des leçons de la crise de 2008 ? Avec notamment le recours au secteur bancaire et le rôle joué par les banques centrales ?.......

 

.......Suite sur ce lien : ici

https://www.humanite.fr/table-ronde-pourquoi-une-nouvelle-crise-financiere-se-profile-t-elle-678881

 

Entretiens croisés réalisés par Pierre Chaillan.

 Entretien publié dans l'Humanité du Vendredi 18 octobre.

 https://www.humanite.fr/table-ronde-pourquoi-une-nouvelle-crise-financiere-se-profile-t-elle-678881

 

 

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19 octobre 2019 6 19 /10 /octobre /2019 10:15

 

Rodolfo

RICCI-TORRICELLI.

"Thèses Hétérodoxes pour une critique de l'offre et de la demande". Décembre 1993.

Une contribution à la compréhension du phénomène Berlusconi.

 

Cette analyse fine et lucide précédait la prise pouvoir de Sylvio Berlusconi de Mars 1994 sur les ruines des constructions politiques d'après guerre de 1939-45 qui avaient construit, comme en France, les progrès sociaux de l'Italie. Et en particulier après l'auto-dissolution d'un PCI s'éloignant de ses bases, y retournant pour finalement les abandonner et se dissoudre en Février 1991, dans le mouvement complexe de la transformation du capitalisme, et de la dispersion des analyses marxistes au profit des idées dominantes de l'air du temps : l'idéologie du capital mouvante mais solide sur ses bases objectives et subjectives, le mouvement de la mondialisation, la trilatérale, la numérisation informationnelle et son organisation du travail hors statuts ou à statut précaire, le tout dans la crise de baisse tendancielle du taux de profit, la financiarisation y répondant dans les limites des lois du système malade devenant obsolète, mais toujours présent.

Une réflexion anticipatrice qui garde toute sa valeur aujourd'hui sur "l'esthétisation" stérile de la recherche et de l'action de survie humaine. Le tout dans un style érasmien de "l'éloge de la folie" 

Ce commentaire est du blogueur et n'engage que lui-même. P.A. 16.10.19

 

SUR CE LIEN :

https://issuu.com/cambiailmondo/docs/tesi_eterodosse_rodolfo_ricci

 

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ÉCONOMIE ERGOLOGIE ECOLOGIE RECUEIL.

Notre humanité est une si petite et si faible et si courte partie de l’univers. Mais c’est la nôtre: soignons-la !

Le lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/10/economie-et-ergologie.recueil.html

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18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 08:24

 

 

DIALECTIQUE, génétique, épigénétique,

activitÉ,

corps animal et social.

 

 

 

 

 

- Epigénétique. Gènes. Continuité. Sauts. Lyssenko/généticiens des années 30.

 

- ACTIVITE

 

- Nature des sauts qualitatifs

Accumulation régulée

Sauts non explosifs issus de l’accumulation continue. Corpusculaire. Minérale. Biologique. Transmission culturelle vygotskienne.

 

- Pas de nécessité absolue de la sélection naturelle darwinienne sous la forme d’élimination mais sous la forme de transformation, d’évolution (1).

 

- Saut d’accumulation  et continuité transformatrice. Transformation qualitative sans « explosion ».

 

- Idem pour la société

Sauts d’explosion lorsque dans la continuité il y a blocage ou handicap à la transformation qualitative.

 

- Le dogmatisme stalinien de Lyssenko et ses conséquences sur l’inhumanité du pouvoir avait quand même vu le rôle de l’activité tout au long de la vie humaine et de la vie sociale dans la transformation continue de l’organisation du corps animal et du corps humain et du corps social. Conception marxienne de l’évolution et de l’activité dans l’évolution.

 

- Le saut qualitatif social ne peut aboutir à une société sans classe que par la régulation boccarienne volontaire et démocratique du mouvement  économique, ergologique, écologique.

 

- Crédit, production monétaire, sécurité d’emploi et de formation, système bancaire local, régional au sens des grandes régions mondiales de développement, et mondial : leur régulation est la condition de la transformation qualitative d’une société sans classe, dépassant le système obsolète de la vente-achat de la force de travail, l’aliénation qu’il comporte et le frein au développement harmonieux, c’est-à-dire régulé et conscient. Conscient relativement mais réellement compte tenu du retard de la conscience sur le processus inconscient, c’est-à-dire le retard de la conscience sur une réalité perçue en train de se déroulée et observée surtout après les effets ce déroulement. Relativement : présence absolue de la relativité quelle que soit le « domaine » du mouvement dans le mouvement général.

 

- Remettre la dialectique sur pied, s’appuyer sur la dialectique marxienne : des causes aux effets et non le contraire et le rapport dialectique entre causes et effet à double sens. Et pour l’activité humaine et sociale, la double anticipation schwartzienne. Causalité mais non déterminisme.

 

Pierre Assante. 25 octobre 2019

 

Note (1) « …La différence essentielle entre la société humaine et la société animale est que les animaux sont tout au plus des cueilleurs tandis que les hommes sont des producteursSi, par conséquent, un soi-disant scientifique naturel se permet de subsumer toute la richesse des développements historiques sous la formule unilatérale et maigre, "lutte pour la vie", expression qui, même dans le domaine de la nature, ne peut être prise qu’avec un grain de sel, une telle procédure est sa propre condamnationDe là, la lutte pour l’existence - si nous laissons cette catégorie valable pour un moment - se transforme en une lutte pour le plaisir, une lutte non plus pour le simple moyen d’ existence mais pour le moyen ddéveloppement , produit socialement développé, et à ce stade, les catégories du règne animal ne sont plus applicables ». Engels, lettre à Lavrov, 12 novembre 1875.

Evolution oui, mais pas de darwinisme malthusien du « bellum omnium contra omnes » d’Hobbes et « de thèse de la concurrence chère aux économistes bourgeois associée à la concurrence malthusienne de la population ».

 

 

ÉCONOMIE ERGOLOGIE ECOLOGIE

RECUEIL.

Notre humanité est une si petite et si faible et si courte partie de l’univers. Mais c’est la nôtre: soignons-la !

Le lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/10/economie-et-ergologie.recueil.html

 

 

 

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16 octobre 2019 3 16 /10 /octobre /2019 11:42
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ÉCONOMIE

ERGOLOGIE

ECOLOGIE

RECUEIL.

 

Notre humanité est une si petite et si faible et si courte partie de l’univers. Mais c’est la nôtre: soignons-la !

 

Le lien :

https://pierreassante.fr/dossier/ECONOMIE_ET_ERGOLOGIE_RECUEIL.pdf

 

Maladie économique, ergologique, écologique, de civilisation menacée par l’épuisement du système économique et social, son échange A-M-A’ obsolète, l’achat-vente de la force de travail, l’aliénation du produit et des gestes de la production et la gestion non ergologique du travail, l’incohérence personne/entité de production et d’échange, qui en découlent, la loi du taux de profit. L’écologie comme toute satisfaction des besoins sociaux passerait par le financement et le financement à bas taux de profit. La loi du taux de profit maximum  bloque l’investissement écologique comme les autres. Un autre type de financement, de crédit, d’usage de la création monétaire, une loi de sécurité d’emploi et de formation sont les éléments essentiels d’une transition possible de sortie du système dépassant (Haufhebung, abolition-dépassement) l’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus), vers une démocratie de l’homme producteur des biens en quantité et qualité nécessaire à sa vie.

 

Photo de Denis FESQUET

 

Le recueil ÉCONOMIE ERGOLOGIE ECOLOGIE RECUEIL. :

https://pierreassante.fr/dossier/ECONOMIE_ET_ERGOLOGIE_RECUEIL.pdf

 

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16 octobre 2019 3 16 /10 /octobre /2019 08:27

 

 

Quelques précisions sur nos Journées d’octobre 2019,

du 25 au 27 au CNFPT, rue de Reuilly, Paris (métro Montgallet)

« Actualité du travail, densité(s) de l’activité et perspectives de l’ergologie »

 

A celles et ceux qui ont annoncé leur participation, à celles et ceux qui,
même s’ils ne peuvent en être cette fois, ont manifesté leur intérêt pour ces rencontres

L’objectif général des Journées, c’est la mutualisation des expériences, des questions, des réflexions que suscite l’approche ergologique dans les trois directions qu’indiquait notre première invitation : les situations de travail et de vie, la recherche, la formation. Une sorte d’état des lieux qui nous parait nécessaire pour des raisons cumulées : en elles-mêmes, nos diversités de parcours, de formations, d’âges, d’histoires, de réseaux (bref, nos corps-soi !) expliquent une méconnaissance certaine de la façon dont nous tentons en divers lieux de mobiliser la perspective ergologique, en inventant, en confrontant, en hybridant. Les renoncements existent aussi et nous posent, à tou.te.s, des questions sur les difficultés rencontrées, l’isolement dans lequel on peut se trouver, l’importance de ressources collectives. Et puis le monde - du plus près au plus lointain - renouvelle en permanence le terreau avec lequel nous construisons la démarche. Nous avons besoin d’actualiser, en nous appuyant précisément sur nos diversités, notre compréhension des évolutions ou transformations en cours, tant du côté des enjeux que des « réponses » proposées.

Trois jours, pour commencer, ne seront donc pas de trop !

La journée du vendredi : une journée de préparation pour nos débats du weekend

Vendredi matin, 9h30-12h30

Faire connaissance pour livrer nos attentes, nos convictions, les questions qui font pour chacun.e de nous actualités et qui nous paraissent à traiter au cours des Journées.

Accueil par Martine François, Directrice Générale Adjointe chargée du Développement de la Formation au CNFPT (Centre National de la Fonction Publique Territoriale), qui matérialisera dans son propos d’accueil l’intérêt que porte le CNFPT à l’approche ergologique.

Vendredi après-midi, 14h-18h

Une après-midi pour poser la conception des débats.

Parmi la quarantaine de personnes qui se sont inscrites aux Journées, nous constatons, signe de vitalité s’il en est, une très grande diversité quant au degré de familiarité avec la démarche ergologique et la conceptualité qui la sous-tend. Nous proposerons à titre de fil conducteur, par la voix de Marcelle Duc, une formalisation de ce qui peut être qualifié de « démarche ergologique » Mais il ne s’agira pas d’une présentation de la démarche au sens où les anciens expliqueraient aux nouveaux de quoi il retourne. Chacun.e est attendu.e avec ses questions, là où il/elle en est. Les plus anciens (il ne s’agit pas d’âge bien sûr mais de temps de « compagnonnage » éventuel) ont un apport, fait de réussites et d’échecs… et plus souvent d’un entre-deux.

C’est pourquoi nous encourageons toutes celles et tous ceux qui le souhaitent, même s’il n’est pas possible de participer aux Journées, à nous adresser des récits d’expériences, des analyses, des questionnements, des signalements de textes, à fin d’intégration aux échanges de ces trois Journées.

Les journées de samedi et dimanche  : des discussions thématiques pour échanger et faire circuler nos savoirs

Samedi matin, 9h30-12h30

L’opportunité d’accueillir le samedi matin Bernard Thibault, représentant des organisations syndicales françaises au sein de l’OIT, nous a fait choisir cette matinée pour une discussion sur les évolutions des formes du travail, échelle mondiale comprise, et la spécificité du regard ergologique dans ce domaine.

Samedi après-midi, 14h-18h et dimanche matin, 9h30-12h30 

Deux demi-journées consacrées aux discussions autour des trois thématiques, travaillées ensemble la veille, avec la possibilité de nous réunir tout ou partiellement en sous-groupes.

Dimanche après-midi, 14h-16h

Une éventuelle synthèse des échanges et une discussion indispensable sur les (probables) suites à donner à ces Journées.

Le fil directeur de nos échanges

  • Comment chacun.e d’entre nous tente, dans sa situation, d’adopter une posture de co-construction des savoirs (des plus conceptuels aux plus professionnels) dans le dialogue et le respect d’autrui ?
  • Comment les plus investis (dans le temps et/ou dans l’intensité de mise en œuvre) dans la démarche ergologique, tentent-ils de se référer aux trois pôles, propres à la démarche, pour fabriquer, diffuser et faire circuler les savoirs ? Comment trouvent-ils à faire tenir ces trois pôles ensemble ?
  • Quelles ingéniosités, savoir-faire faut-il déployer  pour enclencher cette dynamique de co-construction et un processus de transformation ? Quelles difficultés rencontre-t-on ? En somme, où chacun.e de nous en est-il/elle avec ces questions ?

Nous proposons que ces questionnements guident nos échanges autour des trois thématiques et des questions d’actualité qui vont jalonner ces Journées.

N’hésitez pas à partager ce message et à faire circuler l’invitation à des personnes qui n’auraient pas connaissance de ces Journées…

A très bientôt,

Laurent Aupied, Christine Castejon, Renato Di Ruzza, Marcelle Duc,

Xavier Lefoul, Muriel Prévot-Carpentier, Jacques Rollin, Yves Schwartz.

 

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15 octobre 2019 2 15 /10 /octobre /2019 17:58

 

 

Henri JOURDAIN. 1966.

"Les questions économiques de notre temps et le marxisme" 

Les problèmes idéologiques et culturels. 

Cahiers du Communisme

5-6 MAI-JUIN-1966.

Comité Central du PCF. Argenteuil 11,12,13 Mars 1966.

 

Le texte complet :

https://pierreassante.fr/dossier/HENRI_JOURDAIN_1966.pdf

 

 

 

Extrait. Page 79.

Pour le texte complet (14 pages) : cliquer sur cette page.

 

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14 octobre 2019 1 14 /10 /octobre /2019 19:26
___________CLIQUER SUR L'IMAGE CI-DESSUS

Frédéric Boccara, économiste, dirigeant du PCF.

Video 16 mn.

9èmes rencontres internationalistes de Vénissieux

4-5 octobre 2019

https://youtu.be/5zcX184jMO4?list=PLg6splbyiAOhkQ1W00se1PWgw3UFflBpD

 

 

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13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 08:14

 

L’Énigme et la foi naïve.

SUR La transformation sociale concrÈte.

 

Qui vit dans la foi naïve du concret vit dans l’immédiateté et la superficie. C’est, malgré les apparences,  l’envers de la médaille de la religiosité. Une philosophie, même mauvaise, tente d’y échapper.

La conscience des énigmes aide à entrer – au moins un peu- dans la profondeur du concret.

Tenir compte de la médiation complexe et énigmatique du cerveau entre le concret, les perceptions et la représentation *, aide à résister autant que cela se peut aux dogmatismes. 

Ce qui aide, c’est la conscience des besoins élémentaires à partir desquels la vie se complexifie.

Susciter la volonté de conscience afin que la déadhérence conceptuelle (Yves Schwartz) leur réponde, aux besoins élémentaires et leur évolution, leur complexification, au lieu de s’échapper  sans retour des conditions de la survie et du développement *.

La déadhérence conceptuelle est comme la langue d’Esope, c’est la meilleure et la pire des choses.

Sans le garde-fou du contact avec les besoins humains, c’est-à-dire sans ce que ce contact, l’humanisme matérialiste,  représente,  les pires comportements individuels, et les pires pouvoirs qu’ils induisent, se réalisent, quel que soit le niveau de développement scientifique atteint jusqu’ici.

Un développement scientifique dépend d’un développement social. L’unité des deux peut être rompue par une fausse déadhérence conceptuelle dominée par l’immédiateté et la superficie du concret. C’est la question posée par l’analyse des épistémicités (Yves Schwartz).

L’unité en santé de la recherche scientifique et des besoins élémentaires en complexification n’est pas un stade encore atteint. Elle est en état de stagnation relative, en menace de devenir absolue, et de la destruction sociale faute du mouvement nécessaire, dans l’attente d’un dépassement possible de l’échange A-M-A’ *.

Etre capable de dire cela, pas en tant qu’individu, mais en tant que société humaine, c’est être en état de capacité objective et subjective de dépasser le blocage. Mais rien n’est ni écrit comme une partition de musique, ni automatique. D’ailleurs dans une partition de musique, tout n’est pas écrit. La fin et la mort « écrivent tout » parce que le mouvement de composition est achevé. Celui de l’interprétation se poursuit, à la fois transmission, résurrection, réinvention d’un réel passé et continu, et ses sauts de transformation-évolution micros et macros.

La conscience de l’énigme est celle que possède fermement le chercheur en physique, en génétique, économiste, philosophe… au sens strict de ses observations en liaison avec un comportement progressiste, une conscience sociale développée… C’est la conscience de l’existence d’une foi naïve limitée à l’immédiateté et à la superficie.

S’enfoncer dans le concret c’est rejoindre la situation lucide et créatrice de l’enfance et son « irresponsabilité » et ses moments fulgurants de libération des dogmes qui nous hantent dès la naissance, dès la transmission parentale initiale et la transmission sociale générale, à la fois indispensable et à dépasser en permanence.

Cette libération s’exprime esthétiquement dans la formule adulte, « ni Dieu, ni César, ni Tribun ». Dans l'hyper présidentialisme qu’induit l’hyper libéralisme du C.M.M.nI.gF *,  cette formule esthétique ne rejoint plus une démarche concrète de dépassement  vers une démocratie de l’homme producteur, une démocratie du « que, quoi, comment produire » en fonction des besoins élémentaires universel en mouvement, en complexification *.

Pierre Assante. 13 octobre 2019.

* « Le caractère fétiche de la marchandise et son secret » Le Capital. La Marchandise. Livre 1. Karl Marx.

* …Sans retour des conditions de la survie et du développement : ainsi va la croyance au « Tout changer pour que rien ne change » qui nous transporte d’une élection à l’autre, d’une protestation à l’autre où dominent l’immédiateté et la superficie du réel. Jusqu’à ce que la réalité et ses événements révèlent une impossibilité de poursuivre dans l’état des choses et les normes antécédente résistantes à une transformation en santé.

* A-M-A’ : Argent-Marchandise-Argent plus et la Vente-Achat-Vente de la force de travail.

* C.M.M.nI.gF : Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé, antichambre d’une société communiste développée, dépassant le concept du communisme grossier dogmatique,  plaçant la société humaine dans le conflit-résolution permanent des contradictions universelles en mouvement progressif.

* J’ai été agacé, mais je ne devrais pas, par ce titre journalistique, « Il faut repolitiser l’économie » qui inverse la relation dialectique causes-effets en la mettant tête en bas et pied en l’air, position acrobatique intenable en permanence. Il s’agit d’une expression relevant de l’immédiateté et de la superficialité, dans ce moment de crise financière illustrant la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital (Paul Boccara), croissance irrégulée et malade du développement social dans la société marchande au paroxysme et à sa fin ou sa mort. Au contraire,  il s'agit de faire entrer l'économie dans la politique, et pas l'économie politique conservatrice de l'état actuel des choses, malade de l'accumulation privée.

 

L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE. RECUEIL 2019. SUR CE LIEN : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

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12 octobre 2019 6 12 /10 /octobre /2019 00:58

Élections municipales : enjeux et propositions

 

Cher.e ami.e, cher.e. camarade,

 

Nous vous invitons à participer à la prochaine réunion plénière de la commission économique, qui aura lieu
 

lundi 14 octobre de 18 heures à 21 heures,
salle 26-27, 2, place du Colonel-Fabien
 
Elle sera consacrée à la campagne pour les élections municipales. Nous souhaitons travailler particulièrement quatre grands sujets :
 
  • le financement des services publics locaux. Les collectivités locales font partie des institutions dont nos concitoyens attendent une protection face à la montée des périls écologiques, financiers, économiques, sociaux, internationaux. Bien plus, elles peuvent être des leviers pour faire face à la crise qui vient. Il leur faut impérativement de nouvelles ressources - faisant appel au pouvoir monétaire des banques et de la BCE - pour répondre aux besoins populaires, de nouveaux pouvoirs pour conjurer les menaces de la mondialisation et la concurrence à mort que leur imposent les multinationales et l'Etat-Macron ;
 
  • le développement de l'emploi, de la formation et des productions écologiques dans les territoires.La question des entreprises et du pouvoir des élus face aux logiques de la mondialisation financière est un enjeu politique majeur des élections municipales. La campagne doit contribuer à faire monter les rapports de forces nécessaires pour libérer les élus territoriaux de la paralysie entretenue par la mise en compétition des territoires et par le chantage à l’attractivité. Là encore, une question politique majeure est celle des leviers à conquérir pour mobiliser le crédit bancaire au service de l'emploi et du développement des territoires. À ce propos, nous appelons votre attention sur le colloque « Politiques locales pour l'emploi, la création de richesses et l'écologie : quels leviers pour le financement des PME-TPE ? » organisé au Sénat le lundi 28 octobre de 14 heures à 18 heures 30 par Pascal Savoldelli, sénateur du Val-de-Marne, avec le concours de la revue Économie et politique et avec la participation d'Olivier Leberquier (Scop-TI - Fralib), Catherine Foucher (représentante de l'artisanat au CESE), Frédéric Visnovsky (médiateur du crédit), Tibor Sarcey (économiste), Frédéric Boccara (auteur de l'avis Les PME/TPE et le financement de leur développement pour l’emploi et l’efficacité au CESE), Fabienne Rouchy (secrétaire générale de la CGT Banque de France), et de nombreux élus locaux, départementaux, régionaux et nationaux. Inscription par mail à colloque.tpepme@gmail.com
 
  • les nouvelles institutions à construire pour des coopérations entre collectivités territoriales, On ne fera pas face à la mondialisation en affaiblissant le pouvoir des élus et en concentrant les pouvoirs dans des métropoles conçues pour aller au-devant des exigences des multinationales. Nous voulons au contraire de nouvelles relations institutionnelles pour mobiliser et faire délibérer tous les acteurs sur des objectifs sociaux et environnementaux avec les moyens nécessaires, politiques et financiers, de les réaliser.
 
  • une nouvelle fiscalité locale, visant à la fois à donner aux collectivités territoriales une maîtrise des ressources nécessaires au développement des services publics locaux, et à inciter les entreprises et les banques à développer les investissements économes en ressources matérielles et financières pour pouvoir fonder l'efficacité de la production sur le développement des capacités humaines.
 
Bien fraternellement,
Le collectif d'animation de la commission économique.
 
Cliquer ci-dessus

L’HUMANITÉ ENTRE  DANS SON ADOLESCENCE.

https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_FEVRIER_2019_L_HUMANITE_ENTRE_DANS_SON_ADOLESCENCE..pdf

 

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11 octobre 2019 5 11 /10 /octobre /2019 11:18

 

Pierre IVORRA. Les nouvelles conditions du combat municipal

chronique du mercredi 9 octobre 2019 :

 

Les nouvelles conditions du combat municipal

A l’approche des élections municipales, les choses et les hommes se mettent en place. Il en est qui s’imaginent que l’on va pouvoir les aborder comme précédemment. Ils ne voient pas que les communes ont perdu beaucoup de pouvoir et de moyens financiers. Les municipalités honorent deux types de dépenses. Celles de fonctionnement permettent de financer notamment les rémunérations du personnel. Celles d’investissement servent à couvrir les achats de biens et de matériels durables, la construction et l’aménagement de bâtiments, …
Pour financer ces dépenses, l’Etat leur alloue notamment une Dotation globale de fonctionnement (DGF). Au fil des années, d’un gouvernement à l’autre, au nom de la baisse des dépenses publiques, la DGF a été passée à la moulinette : elle s’élevait pour l’ensemble des collectivités territoriales à 41,392 milliards d’euros en 2011, elle ne « pèse » plus que 26,94 milliards d’euros en 2019. Il s'agit ainsi d’affaiblir le rôle des services publics afin de laisser davantage de champ aux grands groupes privés au détriment de la satisfaction des besoins sociaux, culturels, environnementaux de toute la population. La conséquence ne s’est pas faite attendre. L’emploi municipal commence à s’effriter, le nombre de fonctionnaires diminue, celui des contractuels augmente. Selon l’association des maires de France, l’investissement des communes hors remboursement de la dette est passé de 162 milliards d’euros au cours de la période 2008-2012 à 149 milliards entre 2012 et 2016, diminuant de 13 milliards et de 8 %.
La restriction des moyens est d’autant plus forte qu’il n’y a quasiment plus de fiscalité municipale autonome. Les communes n’ont pratiquement plus la possibilité de lever l’impôt en fonction des besoins et des possibilités de leur population. Les ressources réduites dont elles disposent leur sont aujourd’hui, pour une part décisive, octroyées par la tutelle. La constitution de métropoles a de plus tiré vers les grandes villes, la réalité des prérogatives. Et le pouvoir macronien entend aller plus loin après les élections. Il faut donc redonner de la marge à nos communes, notamment en recréant une fiscalité professionnelle locale incitative à la création de richesses et d’emplois dans les entreprises, à la protection de l’environnement. Les regroupements communaux doivent devenir des outils de coopération au lieu d’être conçus comme des marches-pieds aux ambitions des capitaux les plus puissants. Les combats pour la démocratie, l’égalité et l’environnement et ceux pour disposer des moyens financiers marchent à l’amble. C’est l’enjeu du scrutin.

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8 octobre 2019 2 08 /10 /octobre /2019 09:28
___LE CROISSANT FERTILE, origine de l'Agriculture et de la Cité__

 

La maladie fait partie du mouvement,  jusqu'à un point de rupture…

Notre humanité est une si petite et si faible et si courte partie de l’univers. Mais c’est la nôtre : soignons-la !

 

L’échange basé sur l’accumulation privée qui a accéléré le développement des forces productives et dans le même temps les moyens humain d’investigation, de recherche, de construction sociale allant de pair, a abouti à l’échange A-M-A’ : Argent-Marchandise-Argent plus, l’échange du capital. Et à son paroxysme à la suraccumulation-dévalorisation  du capital conséquente à la modification radicale de la composition organique du capital, la part toujours croissante du capital constant,  dans son évolution productive et productrice, le capital constant prenant une place incompatible avec l’accumulation privée et le taux de profit nécessaire à l’échange A-M-A’. La régulation, in fine ne peut être du ressort du capital lui-même mais de son dépassement dans l’échange du travail et du produit du travail sans passer par cet échange A-M-A’ et la vente-achat de la force de travail.

Evidemment, il n’y aurait pu y avoir d’échange des productions s’il n’y avait pas eu à un moment de l’évolution humaine, un surproduit croissant favorisant la naissance de la société marchande millénaire évoluant vers le capitalisme et le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé globalement financiarisé actuel.

L’accumulation privée arrive à un somment dans l’aristocratie, elle est transmise à la bourgeoisie puis aux couches moyennes mondiales alliées au système. La caractéristique du mode de vie qu’elle induit c’est la solution individuelle dans tous les secteurs de la vie et de l’activité humaine. La voiture, la télé en sont un exemple de la deuxième moitié du XX°. Ce qui ne veut pas dire qu'elles n'ont pas eu aussi leur utilité. C’est notre héritage que nous portons au paroxysme. Ceux qui sont plus ou moins exclus du développement, de la poursuite de l'héritage, restant une majorité mondiale silencieuse ou révoltée. Mais pas encore révolutionnaire.

Il y a incompatibilité entre solution individuelle et satisfaction des besoins humains sinon à créer les conditions et la situation qui en découle : la monstrueuse et catastrophique crise écologique. Moyens de développement sain et loi du taux de profit dans les échanges humains sont en contradiction antagonique.

L’accumulation et la mondialisation sont des phénomènes tout à fait sains dans le sens où ils permettent une croissance sans laquelle la vie, le mouvement de la société, comme tout mouvement disparaît. Mais il  a croissance quantitative et qualitative ou croissance productiviste de capital. L’accumulation et la mondialisation permet de mettre en commun les efforts humains, et la réalisation d’un niveau toujours plus élevé de la conscience de la nature sur elle-même que constitue l’humanité, et d’autre formes inconnues ou connues d’intelligence, sans doute de développements inégaux, plus ou moins développées, dans l’univers.

Les inégalités sociales, les misères sociales ne font pas partie des souffrances utiles. La douleur est un signe nécessaire d’un besoin insatisfait menaçant à terme la vie, si son intensité se poursuit. L’accumulation privée aboutit à cette intensité négative globale comme individuelle.

La société est sur des rails qui ne lui permettent pas de s’arrêter sous peine de tomber, comme en vélo, un vélo qui serait conduit par ceux qui roulent sur la société dans un mouvement commun et augmente ses douleurs stériles.

Abandonner ce qui répond même mal à la survie quotidienne n’est possible que si ce qui répond ne répond plus, si le mode de production et d’échange entre suffisamment en crise pour ne plus répondre. Ou ne serait possible que par une conscience mûrie de transformations sociales nécessaires ce qui veut dire que ce niveau de conscience serait en état prévisionnel pour anticiper suffisamment les crises  à résoudre. D’aucuns me diront sans doute à juste titre : pense d’abord aux transformations économiques de base qui créeront les conditions de vie nécessaire à une autre conscience, d’un niveau supérieur répondant à un autre développement, sain et général de chaque individu dans celui de la société… mais s’il y a rapport dialectique entre condition matérielle de vie, mentalités, conscience historique, ce rapport suppose une action non sur les deux, conditions matérielles de vie et consciences, mais sur l’unité que les deux choses que nous distinguons constituent… et sinon que nous réifions, ce qui n’aide en rien ni l’une ni l’autre.

L’état d’anticipation opérationnelle, ce n’est pas notre cas à ce jour. Certes nous anticipons les effets, mais sans les mettre suffisamment en relation avec les causes et les solutions nécessaires  en découlant. L’accumulation privée est du côté des savoirs privés et de leur aveuglement sur les besoins humains, leur complexité, leur développement. Les algorithmes sont au service de la recherche du taux de profit et d’une accumulation qui s’essouffle et ne répond plus à ses propres besoins d’accumulation. Certes il peut y avoir convergence du moment avec un besoin, mais pas avec une cohérence globale besoins individuels et collectifs et organisation sociale les résolvant.

Les grandes œuvres intellectuelles montrent que les questions et les intuitions que contiennent ces questions vont beaucoup plus loin que les réponses pratiques imaginées et les réponses partielles et provisoires appliquées. L’accumulation collective, qui n’est pas une accumulation autoritaire, une accumulation autoritaire étant du même ordre que l’accumulation privée, sa sœur jumelle, n’est pas qu’une accumulation d’objets tangibles, mais de maîtrise saine et de conscience de l’homme sur son milieu universel et sur lui-même dont il est partie intégrée.

Maîtriser la finance, les moyens d’échange, est du ressort d’un pouvoir politique assumant une transition du privée au collectif, transition radicale mais mise en œuvre démocratiquement, c’est-à-dire par les collectifs d’hommes producteurs, au sens strict comme au sens large, c’est-à-dire dans l’alliance des diversités, les femmes étant des hommes comme les autres, des producteurs comme les autres ; un peu plus sans doute car elles ont l'héritage culturel, si ce n’est éternellement biologique, de la reproduction humaine, biologique et en la plus grande partie, sur la durée, culturelle, historiquement , malgré les apparences données par l’image des « grands intellectuels » des temps récents,  qu’on peut admirer à juste titre mais : pas de savoir savant sans savoir quotidien… Les femmes du matriarcat, de par leurs situations plus sédentaires de

Çatal Höyük. Moins 9000 ans

reproduction "physique", biologique et morale en unité, dans les conditions matérielles des clans de chasseurs-cueilleurs, ont créé hégémoniquement les prémisses de l’artisanat de la société marchande patriarcale, ce que contient l'activité humaine d’invention, d’esthétique, d’art, bien avant cette société marchande elle-même. L'aliénation de la production, du produit et des gestes du produit en amont et en aval, et pendant la production individuelle et globale, ici et maintenant, est liée l'appropriation privée. Ce n'est pas seulement une privation tangible, touchable physiquement, c'est une privation relative invisible et intérieure à la fois au système et à la personne, sa pensée, qui induit la privation tangible, "matérielle".

Un mot sur l’immigration. L’immigration, la migration des humains, géographique, physique et celle des idées qui vont de pair, c’est l’échange qualitatif qui contient l’élargissement de la conscience humaine, de ses savoirs populaires et savants. L’immigration qui conduit à l’acculture est le fait d’un renforcement de l’accumulation privée, des inégalités entre groupes humains dominants et dominés qui ne se soigne pas en un instant mais par une longue réparation de la domination de l’échange A-M-A’ et ses conséquences. Les inégalités de développement, de même qu’elles ont été aggravées jusqu’aux conséquences actuelles, doivent être soignées d’une façon volontariste et à long terme, en attendant d’autres façons naturellement progressives, la maladie guérie. Certes il y a maladie et maladie, soins et soins. La maladie fait partie du mouvement. C’est toute la culture nécessaire aux soins qui les limite, les maladies, avant qu’elles ne deviennent mortelles.

Notre humanité est une si petite et si faible et si courte partie de l’univers. Mais c’est la nôtre : soignons-la

Pierre Assante. 8 octobre 2019.

 

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7 octobre 2019 1 07 /10 /octobre /2019 18:10

 

 

 

 

5 ARTICLES DE L’HUMANITE.

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- LES VŒUX PIEUX DE LA FINANCE. DE BRETTON WOODS À JACKSON HOLE, LE CAPITAL EN CRISE.

6 sept.2019

https://www.humanite.fr/les-voeux-pieux-de-la-finance-de-bretton-woods-jackson-hole-le-capital-en-crise-676703

ou

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/09/de-bretton-woods-a-jackson-hole.l-huma-du-6-septembre-2019.html

 

-Moins mais mieux, brève introduction à l'ergologie | L'Humanité

https://www.humanite.fr/moins-mais-mieux-breve-introduction-lergologie-598115

5 févr. 2016 - Par Pierre Assante, syndicaliste. « Un des concepts ergologiques : usage de soi par soi et usage de soi par les autres. »

-Les bureaux de paiement | L'Humanité

www.humanite.fr/node/391207

Pierre Assante Marseille (Bouches-du-Rhône). Mardi, 8 Avril, 2008. L'Humanité. Notre établissement, le lycée Marcel-Pagnol à Marseille, a été le premier dont ...

-Intellectuel collectif et producteur collectif | L'Humanité

https://www.humanite.fr/intellectuel-collectif-et-producteur-collectif-633813

24 mars 2017 - De la Renaissance à notre futur par Pierre Assante Retraité, syndicaliste. Le XVIe siècle et le XXIe siècle ont en commun deux révolutions ...

-Une reconstruction s'impose sur une autre base | L'Humanité

www.humanite.fr/une-reconstruction-simpose-sur-une-autre-base-601025

Par Pierre Assante, syndicaliste. La survie à crédit mondial du capital, dans ses monopoles, ses entreprises.

________________________________Voir aussi ____________________________________

MANIFESTE POUR UN PARTI COMMUNISTE DU XXIème SIECLE

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/07/en-direct-sur-le-site-pour-un-manifeste-du-parti-communiste-du-21eme-siecle-avec-les-dernieres-nouvelles.html

_________________________________________________________________________

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6 octobre 2019 7 06 /10 /octobre /2019 03:40

 

JE CROIS..... (poème)

 

 

J’ai fait Ce que j’ai pu

Je crois

Et je ne peux plus

Je Croix.

 

L’Entrée Sociale de la Négation de la Négation hégélienne est devant Nous

Avec la suraccumulation du capital hennissante

Mais la porte reste fermée

 

Je vois et j’observe la Foule

La Foule : Conscience adolescente de la Nature sur elle-même

S’agiter devant cette porte

De mille façons

Confusions

Certitudes

Vivre est le but

MAIS

Lavorare stanca

 

Et je sens la Fatigue de la Vieillesse de Cassandre

Et la mienne tomber

Sur moi

Je crois

 

Je ne peux plus Vous faire d’autres Cadeaux que ceux de cette Lumière sombre.

 

Pierre Assante. 6 octobre 2019.

 

 

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3 octobre 2019 4 03 /10 /octobre /2019 19:10

 

Limiter la catastrophe.

 

La résolution de la crise écologique menaçant la survie de l’humanité n’est possible que par son financement (1) et son financement par la production et la résolution des contradictions d’un système basé sur l’investissement lié au taux de profit.

 

Il ne peut y avoir résolution de la crise écologique sans production des biens nécessaires  et à la résolution de cette crise et à la vie humaine tout simplement.

 

Taux de profit et développement en qualité de la production sont en opposition contradictoire dans notre système de production et d’échange Argent-Marchandise-Argent plus mondialisé, numérisé, financiarisé et son corollaire, la vente-achat de la force de travail humain.

La tâche du présent n’est pas d’éviter la catastrophe humaine découlant d’une crise de croissance non maitrisée, elle est inévitable parce que la conscience des causes et des solutions à la crise n’est pas atteinte. Et parce que le type d’accumulation dans tous les domaines, financiers comme en travail mort ne sont réparables que dans un temps trop bref par rapport à l’avancée nocive de cette accumulation. Seuls les effets nous sont sensibles. Ce n’est pas l’accumulation qui est en cause, c’est son contenu nocif. Il s’agit de donner à l’accumulation des propriétés nouvelles qui permettent de perpétuer son développement qualitatif.

La tâche du présent est de limiter le plus possible la catastrophe en Développant les Luttes de Transformation sur la base de la Conscience de la Contradiction antagonique Production/Taux de Profit et les mesures à prendre sur la Finance et l’Organisation du Travail.

Mesures sur la finance, c’est l’organisation économique, mesures sur l’organisation du travail c’est l’ergologie. L’une « fonctionnant » en unité avec l’autre dans un même processus à développer en santé.

Quant aux qualités propres de l’homme liées à la contradiction entre les intérêts de l’individu/ceux de son espèce/ceux  de la nature dont il tire les ressource, leur progrès dépend de l’organisation de la société limitant la concurrence au profit de la coopération et de la compétition avec soi-même, c’est-à-dire l’opposé du type de société dans laquelle nous vivons, le capitalisme et sa forme hyperlibérale pour l’économie et hyper présidentielle pour la politique.

 

Pierre Assante. 1er octobre 2019. Jour de reprise scolaire dans l’économie rurale.

 

(1) Jusqu’à l’abolition, le dépassement (haufhebung en allemand, expression usée par Marx et Hegel) de la Mesure de la Valeur Marchande au profit des Valeurs Sans Dimension correspondant au développement des Besoins Humains, leur Complexification, et leur Régulation consciente dans une société échappant à la pénurie et dont la production sera basée, comme avant l’Aliénation par l’Appropriation du Produit et du Producteur, sur l’avancée continue des Savoirs, de leur Transmission, de leur Développement. La régulation démocratique c’est la Tâche des Générations Futures et de la nôtre dès à présent, comme la question de la régulation simple, le « droit naturel », fut au centre de la horde, dès la naissance de l’Humanisation, et le développement des techniques, du  galet aménagé, le feu, l’agriculture, pour le clan, la cité et aujourd’hui l’humanité mondialisée, numérisée, usant de l’énergie de l’atome et sa transformation, comme de la transformation génétique. L’accélération de la révolution scientifique et technique doit s’accompagner une révolution sociale, et de celle des consciences qui vont de pair. L’accélération en Santé égale Moins mais Mieux.

 

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3 octobre 2019 4 03 /10 /octobre /2019 18:46
_____ Ambroize CROIZAT ministre communiste.

 

La résolution du Parlement européen sur la

« mémoire européenne »

insulte les peuples d’Europe et d’ex-URSS

 

La résolution sur « l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe » reprend les poncifs ultra-conservateurs. C’est une insulte aux peuples d’Europe et de l’ex-URSS qui ont combattu et vaincu le nazisme et le fascisme et une remise en cause de la victoire de 1945. Une insulte aux mouvements de résistance et de partisans, aux brigades internationales, aux victoires de l’Armée rouge qui ont permis la libération des camps à l’Est et la fin de la politique d’extermination nazie ; alors que rien n’est dit des Accords de Munich, rien des dictatures d’extrême-droite franquiste, salazariste et de leurs crimes, rien de la coalition des conservateurs qui ont torpillé le traité franco-soviétique d’assistance mutuelle de 1935. Le renvoi dos à dos du communisme et du nazisme est du révisionnisme car cela revient à diluer l'imprescriptibilité des crimes contre l'humanité commis par le nazisme et le fascisme et condamnés à Nuremberg.

Cette résolution est aussi directement politique. La confusion entretenue entre les crimes et le cauchemar bureaucratique et policier du stalinisme d’une part et le communisme d’autre part ne vise en réalité pas à condamner le totalitarisme mais à discréditer toute perspective d’égalité, de justice, et tout combat contre l’exploitation capitaliste. Cette résolution cherche à jeter la suspicion et l’opprobre sur les mouvements de résistance, de libération et d’émancipation des peuples européens. Enfin, elle n’intervient pas à n’importe quel moment. Alors que des opportunités peuvent peut-être se rouvrir entre la Russie et l’Ukraine et que la question d’une architecture pan-européenne de sécurité collective peut revenir dans le débat public, cette résolution est utilisée par tous les néo-conservateurs pour empêcher tout ce qui pourrait ouvrir une brèche dans la logique des blocs.

Pour toutes ces raisons cette résolution est une honte pour tous les députés européens qui l’ont votée.

Parti communiste français. Paris, le 24 septembre 2019.

 

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:24

 

 

TRAVAIL DE FOURMI

 

 

Statistiques du 30 septembre, du mois de septembre et de depuis l’origine du blog.

 

Le 30 septembre 2019:

24 Visiteurs uniques

41 Pages vues

1,708 Vues / Visiteur

Le mois de septembre 2019

754 Visiteurs uniques

1 254 Pages vues

1,666 Vues / Visiteur

Total depuis la création

75 607 Visiteurs uniques

147 147 Pages vues

1,946 Vues / Visiteur

Pages les plus visitées au mois de septembre 2019:

http://pierre.assante.over-blog.com/article-besoins-biologiques-de-l-espece-humaine-complexification-et-satisfaction-des-besoins-conscience-125467935.html

102 vues

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/09/de-bretton-woods-a-jackson-hole.l-huma-du-6-septembre-2019.html 70 vues

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/09/l-avenir-de-l-industrie-en-france.fete-de-l-huma.html 55 vues

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/09/fete-de-l-huma.video.html  53 vues

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/09/extraite-du-releve-des-interventions-des-membres-du-conseil-national-du-pcf-du-12-septembre-2019-celle-de-denis-durand.html  41 vues

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html  

40 vues

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/09/piketty.tres-breve-critique.html 36 vues

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/09/critique-de-l-economie-politique.karl-marx.1959.preface.html  30 vues

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/09/de-la-representation-du-reel-a-sa-transformation-en-sante-2.html  25 vues

 

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 16:19

 

ÊTRE-SOI. CONSCIENCE DE SOI.

 

Marx souligne les concepts hégéliens dans ses manuscrits de 1844 :

« … La conscience, la conscience de soi se trouve auprès d’elle-même dans son être-autre en tant que tel … ». Cela rejoint, à quelques décennies de distance plus tard le « je est un autre »  d’Arthur Rimbaud ». Mais quel est cet être-autre ?

Quelque chose qui existe, n’existe qu’en tant que mouvement. À Mouvement et Existence nous pouvons mettre un trait d’égalité. À ce mouvement il faut associer ses propriétés, à chaque objet dit « matériel », "mental", ou "matérialo-mental", il faut reconnaître les caractéristiques de son être, de son mouvement.

 

L’objet « homme » et l’objet « humanité » a, ont  des propriétés,  leur mouvement, de l’homme au collectif, à l’espèce et les relations entre l’homme, l’espèce et l’univers ont des propriétés. La « propriété pensée », la propriété PENSER, le verbe illustrant mieux le mouvement, a cette particularité  qu’elle exerce une double anticipation (Yves Schwartz) : d’une part elle reproduit les gestes transmis biologiquement et historiquement, mais elle l’accompli en tant que projet de réalisation ("le lit de Platon").

Ce projet c’est cet être-autre qui va résulter de l’interaction entre l'être ici et maintenant de l’instant et celui du devenir. C’est parce que Hegel comme Marx ont rompu avec l’éléatisme, la philosophie de l’immuabilité des choses, des hommes de la société, pour pénétrer dans le rôle de l’acte, du savoir, de la conscience, de l’histoire non événementielle, qu’ils ont pu avancer sur l’interrogation du devenir et la Réponse Sociale en Santé au Devenir.

 

Marx est allé au-delà de la réponse sociale théorique, philosophique sur le devenir en imaginant un existant, un réel du présent et de l’instant dans l’organisation sociale du capital, mode de production et d’échange, ses lois humaines et ses contradictions humaines. Et c’est en ce sens qu’il propose, de la question du « vol de bois des seigneurs par les paysans », au travail des enfants dans les mines, aux transformations anthroponymiques induites par le système dans la famille, la ville, le monde, un Être-Autre dans le dépassement de la propriété, l’accumulation,  capitalisteS.

L’aliénation se comprend simplement dans l’usage de soi par l’autre, la confiscation du produit d’un producteur par la vente-achat de la force de travail, humain, et la confiscation des gestes du producteur allant de pair avec l’aliénation du produit.

Certes comme le précise Yves Schwartz dans ses travaux, cette aliénation ne peut réduire à néant l’activité physico-mentale propre du producteur. Elle n’est ni réduite, ni anéantie elle est aliénée, elle produit le Contraire (1) de l’homme libre, le Contraire de l’être-soi dans un être-soi qui lui fait face issue de la Contradiction de Soi avec Soi-même dans l’Aliénation de l’Activité et du Produit de l’activité.

 

« …Marx définit très exactement l’origine de l’aliénation. Elle nait directement de l’activité spécifique de l’homme, mais suppose un certain développement de la société pour se réaliser. L’interaction dialectique entre individu et communauté amène l’activité humaine à prendre cette forme. La manifestation objective de l’homme se transforme en un objet qui devient étranger à son producteur et finit par le dominer. Simultanément, l’homme qui voit sa création prendre une existence indépendante et peu à peu hostile, s’appauvrit d’autant plus que son produit est plus riche et, devenu étranger à lui-même, finit par être prisonnier  du monde des choses qu’il a créé. Elles régissent jusqu’à son comportement social, c’est à dire humain…) Emile Bottigelli. 1969. Présentation des Manuscrits de 1844 de Marx.

 

Pierre Assante.1er octobre 2019.

 

(1) Concept hégélien puis marxien de la transformation de l'état présent : état présent-négation de l'état présent-négation de la négation de l'état présent, dépassement dans l'action des forces contraires, l'unité des forces contraires, des contradiction donnant naissance au nouveau, de la nature, de la conscience, de l'être, de l'être social, du corps-soi, de la société...

 

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L’HUMANITÉ ENTRE  DANS SON ADOLESCENCE.

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29 septembre 2019 7 29 /09 /septembre /2019 11:11

 

DE LA REPRÉSENTATION DU RÉEL à SA TRANSFORMATION EN SANTÉ

 

Du galet aménagé à la batterie d’ordinateurs, de Platon et d’HÉraclite À Marx, ne pas sauter un maillon : Hegel.

Les choix en santé ou l’extinction. Les pas en avant.

 

Le travail a formé la pensée. L’humanisation depuis l’Homo Habilis il y a 1,7 millions d’années environ, découle de l’évolution de la transformation de la nature pour subvenir aux besoins élémentaires (nourriture, protection etc.) humains. Cette évolution peut être pointée du galet aménagé (pierre cassée pour former un angle tranchant) aux batteries d’ordinateurs entrant  dans la production directement et dans la gestion de la production, de l’échange, de la consommation : production consommatrice et consommation productrice de biens « matériels et moraux », activité sociale de maintien et de développement de l’humanité, de la société humaine, dans une unité de mouvement constitué par des moments de ce mouvement.

La complexification de la production va de pair avec la complexification des besoins et la complexification de la pensée, devenue outil essentiel du processus humain.

Complexification ne veut pas dire égalité avec le progrès de l’humanisation. Elle est nécessaire au progrès de l’humanisation continue, nécessaire à la marche, au mouvement humain. Pour que cette complexification se fasse « en santé », c’est à dire dans un mouvement qui permet la vie humaine, sociale, le perfectionnement de ses buts conscients dans nos rapports avec notre univers connu, le parcours de la conscience et des choix qui en découlent sont essentiels.

Le processus humain, notre processus nous en prenons conscience lorsque nous voyons l’effet de nos actes individuels et collectifs, liés, dans leurs rapports dialectiques. La double anticipation est l’anticipation du geste, de l’acte, simple ou complexe, physique comme psychique et son contrôle dans son accomplissement progressif en unité. C’est dans le miroir de nos actes passés ou dans le miroir de leur déroulement que se décide des choix de mouvements, d’actes et de leurs capacités de permettre la vie humaine, son développement, et la santé nécessaire à ce développement.

Un « miroir » de nos actes et de la réflexion sur nos acte connait une avancée majeure dans les découvertes anthropologiques, philosophiques, économique de ce que l’on a qualifié par le mot « marxisme », mouvement de pensée de la société dont Marx et Engels ont été des « porte-parole » de génie et qui depuis eux a connu des avancées et des régressions en fonction du rapport de force de cette pensée dans le rapport de force social global.

La « pensée Marx » comme disent certains, et je consens à cette expression, n’est pas née de rien, mais d’un processus de savoir, de pratique, et de production à l’échelle de la totalité de l’humanisation passée. Il y a des "étapes" dans ce processus d’humanisation, de pensée, de production. Marx est né de la critique de l’hégélianisme. Mais il est l’enfant de l’hégélianisme. Comprendre « la pensée Marx » sans passer par la « la pensée Hegel, c’est sauter un maillon indispensable à la compréhension. L’absence de ce maillon a produit les marxismes dogmatiques et leurs effets régressifs sur le processus humain, régressif, sans toutefois annuler la poussée positive du marxisme.

La charnière entre Hegel et Marx, nous la trouvons en particulier dans les Manuscrits de 1848, les thèses sur Feuerbach, l’introduction à la critique de l’économie politique. Sans ce passage, ni Marx, ni nous-même ne pouvons qu’avoir recours à une réduction de ce processus de pensée, pointe avancée de la théorie et de la pratique humaine. Certes, après une bonne connaissance indispensable des lois du capital qui régissent notre vie, et leurs contradictions à dépasser, connaissance développées aujourd’hui dans les conditions du capitalisme financiarisé, mondialisé, numérisé, refaire un détour par cette « charnière », sans s’arrêter définitivement à ce détour, bien sûr, mais en poursuivant l’avancée, demande un effort et des choix.

Ces choix ont trait directement à la pratique de transformation de la société, du dépassement du système capitaliste. Il ne s’agit pas d’une coquetterie intellectuelle, mais d’un besoin de savoir sans lequel le blocage social sur la suraccumulation-dévalorisation du capital et ses effets mortels, de peut être débloqué.

Certes l’effort de savoir n’est pas un effort « hors-sol ». Il est lié à toute l’activité de savoir, de transmission et de production au sens strict, aussi de production industrielle nouvelle en qualité, et passe donc par les luttes salariales et populaires quotidiennes qui témoignent des contradictions subies par la personne humaine dans celles de l’organisation sociale et recherche des issues aux effets et causes de leurs souffrances. Certes la souffrance est liée à la vie, mais tout est question de « proportion ». La santé exige que la douleur ne prenne pas sur les besoins vitaux, du corps, du corps-soi, du corps social, de l’être social qu’est l’homme, sous peine de s’autodétruire. La cohérence entre l’homme producteur et l’entité de production, au sens large, en santé, n’est pas spontanée, elle s’organise.

De nombreuses menaces naturelles pèsent sur la vie humaine. Toute cette vie, de l’origine de la vie biologique à la vie sociale a été une lutte pour la survie et le développement face au reste de la nature. La vie sociale suppose conscience et choix dans cette lutte pour la vie. Un des « choix du jour », une "tache" du présent est celle d’accorder travail production, conscience du travail et de la production et mode d’organisation de la production et de l’échange. C’est aussi la condition d’un autre rapport de l’homme à la nature.

Dépasser la financiarisation pour aller vers une organisation sociale en santé, c’est passer par des mesures économiques telles les Fonds échappant à la loi du taux de profit, pour cela un autre usage du crédit, de la création et de l’organisation monétaire du local au mondial en passent par les organisations intermédiaires de gestion et d’autogestion, c’est enfin assurer une production et la vie du producteur en santé dans un droit à la sécurité de l’emploi et de la formation.

Hegel a commencé à comprendre comment se forment les représentations dans le cerveau et comment ces représentations multiples, infinies et diverses forment des pensées individuelles et collectives et leurs rapports réciproques dans les rapports sociaux et les types divers de rapports sociaux. En « mettant » la dialectique hégélienne sur pied, la dialectique matérialiste, Marx nous fournit un outil d’observation nouveau, de compréhension et de transformations nouvelles, en santé. Dialectique matérialiste ne veut pas dire matérialisme mécaniste, mais négation de la négation, dépassement des normes rigides séculaire de pensée formée dans la société marchande et de propriété privée généralisé et institutionnalisée et consignée dans la domination religieuse et d’Etat. Ce n’est pas le refus des interrogations humaines sur leur être et leur devenir, mais leur processus en santé.

Les techniques de numérisation, d’algorithme-isation, outils de grande efficacité pour le processus humain, les rapports sociaux, la pensé et la pratique dans leur développement se heurteront aux limites du système et conduiront à l’extinction lente ou violents si les choix en santé ne sont pas effectués.

Pierre Assante. 28 septembre 2019

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https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_FEVRIER_2019_L_HUMANITE_ENTRE_DANS_SON_ADOLESCENCE..pdf

 

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28 septembre 2019 6 28 /09 /septembre /2019 09:10

 

DE LA REPRÉSENTATION DU RÉEL à LEUR TRANSFORMATION EN SANTÉ

 

Du galet aménagé à la batterie d’ordinateurs, de Platon et d’HÉraclite À Marx, ne pas sauter un maillon : Hegel.

Les choix en santé ou l’extinction. Les pas en avant.

 

Le travail a formé la pensée. L’humanisation depuis l’Homo Habilis il y a 1,7 millions d’années environ, découle de l’évolution de la transformation de la nature pour subvenir aux besoins élémentaires (nourriture, protection etc.) humains. Cette évolution peut être pointée du galet aménagé (pierre cassée pour former un angle tranchant) aux batteries d’ordinateurs entrant  dans la production directement et dans la gestion de la production, de l’échange, de la consommation : production consommatrice et consommation productrice de biens « matériels et moraux », activité sociale de maintien et de développement de l’humanité, de la société humaine, dans une unité de mouvement constitué par des moments de ce mouvement.

La complexification de la production va de pair avec la complexification des besoins et la complexification de la pensée, devenue outil essentiel du processus humain.

Complexification ne veut pas dire égalité avec le progrès de l’humanisation. Elle est nécessaire au progrès de l’humanisation continue, nécessaire à la marche, au mouvement humain. Pour que cette complexification se fasse « en santé », c’est à dire dans un mouvement qui permet la vie humaine, sociale, le perfectionnement de ses buts conscients dans nos rapports avec notre univers connu, le parcours de la conscience et des choix qui en découlent sont essentiels.

Le processus humain, notre processus nous en prenons conscience lorsque nous voyons l’effet de nos actes individuels et collectifs, liés, dans leurs rapports dialectiques. La double anticipation est l’anticipation du geste, de l’acte, simple ou complexe, physique comme psychique et son contrôle dans son accomplissement progressif en unité. C’est dans le miroir de nos actes passés ou dans le miroir de leur déroulement que se décide des choix de mouvements, d’actes et de leurs capacités de permettre la vie humaine, son développement, et la santé nécessaire à ce développement.

Un « miroir » de nos actes et de la réflexion sur nos acte connait une avancée majeure dans les découvertes anthropologiques, philosophiques, économique de ce que l’on a qualifié par le mot « marxisme », mouvement de pensée de la société dont Marx et Engels ont été des « porte-parole » de génie et qui depuis eux a connu des avancées et des régressions en fonction du rapport de force de cette pensée dans le rapport de force social global.

La « pensée Marx » comme disent certains, et je consens à cette expression, n’est pas née de rien, mais d’un processus de savoir, de pratique, et de production à l’échelle de la totalité de l’humanisation passée. Il y a des "étapes" dans ce processus d’humanisation, de pensée, de production. Marx est né de la critique de l’hégélianisme. Mais il est l’enfant de l’hégélianisme. Comprendre « la pensée Marx » sans passer par la « la pensée Hegel », c’est sauter un maillon indispensable à la compréhension. L’absence de ce maillon a produit les marxismes dogmatiques et leurs effets régressifs sur le processus humain, régressif, sans toutefois annuler la poussée positive du marxisme.

La charnière entre Hegel et Marx, nous la trouvons en particulier dans les Manuscrits de 1848, les thèses sur Feuerbach, l’introduction à la critique de l’économie politique. Sans ce passage, ni Marx, ni nous-même ne pouvons qu’avoir recours à une réduction de ce processus de pensée, pointe avancée de la théorie et de la pratique humaine. Certes, après une bonne connaissance indispensable des lois du capital qui régissent notre vie, et leurs contradictions à dépasser, connaissance développées aujourd’hui dans les conditions du capitalisme financiarisé, mondialisé, numérisé, refaire un détour par cette « charnière », sans s’arrêter définitivement à ce détour, bien sûr, mais en poursuivant l’avancée, demande un effort et des choix.

Ces choix ont trait directement à la pratique de transformation de la société, du dépassement du système capitaliste. Il ne s’agit pas d’une coquetterie intellectuelle, mais d’un besoin de savoir sans lequel le blocage social sur la suraccumulation-dévalorisation du capital et ses effets mortels, ne peut être débloqué.

Certes l’effort de savoir n’est pas un effort « hors-sol ». Il est lié à toute l’activité de savoir, de transmission et de production au sens strict, aussi de production industrielle nouvelle en qualité, et passe donc par les luttes salariales et populaires quotidiennes qui témoignent des contradictions subies par la personne humaine dans celles de l’organisation sociale et recherche des issues aux effets et causes de leurs souffrances. Certes la souffrance est liée à la vie, mais tout est question de « proportion ». La santé exige que la douleur ne prenne pas sur les besoins vitaux, du corps, du corps-soi, du corps social, de l’être social qu’est l’homme, sous peine de s’autodétruire. La cohérence entre l’homme producteur et l’entité de production, au sens large, en santé, n’est pas spontanée, elle s’organise.

De nombreuses menaces naturelles pèsent sur la vie humaine. Toute cette vie, de l’origine de la vie biologique à la vie sociale a été une lutte pour la survie et le développement face au reste de la nature. La vie sociale suppose conscience et choix dans cette lutte pour la vie. Un des « choix du jour », une "tache" du présent est celle d’accorder travail production, conscience du travail et de la production et mode d’organisation de la production et de l’échange. C’est aussi la condition d’un autre rapport de l’homme à la nature.

Dépasser la financiarisation pour aller vers une organisation sociale en santé, c’est passer par des mesures économiques telles les Fonds échappant à la loi du taux de profit, pour cela un autre usage du crédit, de la création et de l’organisation monétaire du local au mondial en passent par les organisations intermédiaires de gestion et d’autogestion, c’est enfin assurer une production et la vie du producteur en santé dans un droit à la sécurité de l’emploi et de la formation.

Hegel a commencé à comprendre comment se forment les représentations dans le cerveau et comment ces représentations multiples, infinies et diverses forment des pensées individuelles et collectives et leurs rapports réciproques dans les rapports sociaux et les types divers de rapports sociaux. En « mettant » la dialectique hégélienne sur pied, la dialectique matérialiste, Marx nous fournit un outil d’observation nouveau, de compréhension et de transformations nouvelles, en santé. Dialectique matérialiste ne veut pas dire matérialisme mécaniste, mais négation de la négation, dépassement des normes rigides séculaire de pensée formée dans la société marchande et de propriété privée généralisé et institutionnalisée et consignée dans la domination religieuse et d’Etat. Ce n’est pas le refus des interrogations humaines sur leur être et leur devenir, mais leur processus en santé.

Les techniques de numérisation, d’algorithme-isation, outils de grande efficacité pour le processus humain, les rapports sociaux, la pensé et la pratique dans leur développement se heurteront aux limites du système et conduiront à l’extinction lente ou violents si les choix en santé ne sont pas effectués.

Pierre Assante. 28 septembre 2019

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27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 00:00

Publié une première fois le 20 septembre 2019.

 

L'UnitÉ de l’Économie

et de la philosophie

et

le travail.

 

...Le rapprochement des analyses du psychique, du philosophique, de l'économique des "Manuscrits  de 1844", du concept de représentation dans la "contribution à la critique de l'économie politique" (1859) au passage de « Le Capital » (1867) sur « le fétichisme de la marchandise », de la valeur d’usage à la représentation de la valeur marchande et du prix, est nécessaire pour comprendre que le processus de la critique de l’hégélianisme vers une compréhension plus large du processus humain et social

est un passage nécessaire...

 

 

    Certes, une transformation, en santé de l’organisation de la société humaine passe par le « que, quoi, comment produire » pour subvenir aux besoins humains, leur croissance en quantité et en qualité et leur complexification, leur développement-condensation, à l’instar du développement-croissance de l’organisation cérébrale.

Ce « que, quoi, comment produire » passe par l’organisation de la production, l’économie, la critique de l’économie politique du capital mondialisé, numérisé, financiarisé et sa transformation-dépassement dans une société communiste, et le processus social « ici et maintenant » pour atteindre un processus de qualité nouvelle.

Le travail requiert une construction mentale de la personne, de son activité, de ses gestes de production, en apprentissage et en miroir de soi-même dans le contexte de l’entité de production, elle-même dans le contexte général de la production mondialisée, numérisée. Le travail est à l’origine des constructions de l’activité cérébrale « débouchant » sur la pensée, son processus de construction et de développement, de complexification opérationnelle en fonction de la satisfaction des besoins humains et de même leur complexification en relations réciproques, dialectiques.

On a tendance à oublier la vision de Marx concernant l’acte de la personne dans l’acte social global, et la représentation et la construction mentale issue du travail concret, des conséquences du travail abstrait sur le travail concret, de la valeur marchande, et celle de la force de travail, sur cette construction mentale, le processus permanent de cette construction mentale.

Qui ne voit quelquefois pas que sans la vision des « Manuscrits de 1844 », vision qui entre profondément dans une réalité en apparence non économique, la représentation mentale de l’activité et ses rapports avec les rapports de production, le dessaisissement, l’aliénation, l’accumulation, on ne peut saisir la réalité économique. Car réalité économique et représentation de la personne de son travail de son activité, les liens de son travail et son activité avec l’ensemble des éléments de la vie de l’homme producteur, vont de pair, constituent une unité.

Si Marx n’atteint pas le degré de compréhension des lois de la société capitaliste qu’il décrit dans « Das kapital », lorsqu’il écrit ses manuscrits de 1844, ce qu’il y décrit concernant l’aliénation, l’appropriation et l’aliénation est pourtant essentiel pour comprendre l’ensemble de son œuvre et comprendre où il l’a laissée pour nous dans la compréhension de son futur, c’est-à-dire notre réalité actuelle, en particulier la réalité économique en unité.

Cette scission que font des marxistes entre l’œuvre de Marx post-hégélienne et l’étude économique stricto sensu est artificielle, je crois. Elle a conduit au dogmatisme, à la répétition mécanique des lois économiques du capital, de leurs découvertes par Marx, Engels et leurs successeurs et mouvement d’idées correspondants, et à la répétition mécanique des « formules » du matérialisme dialectique, historique, économique. Le militant suivant cette pente à travers de brèves citations saisies par ouï-dire…

Le rapprochement psychique, philosophique, économique des Manuscrit de 1844 et du passage de « Le Capital » (1867) sur « le fétichisme de la marchandise », de la valeur d’usage à la représentation de la valeur marchande et du prix, est nécessaire pour comprendre que le processus de la critique de l’hégélianisme vers une compréhension plus large du processus humain et social est un passage nécessaire.

On peut faire « le pont » entre les « Manuscrits » et « Le Capital » en passant par « les fragments de la version primitive de la contribution à la critique de l’économie politique » (1858).

Séparer Marx philosophe de Marx économiste détruit le sens de son œuvre, pour nous, pour la réflexion et l’action sur la société et leur nécessaire unité opérationnelle. C’est pourtant ce que font des philosophes à l’égard de l’économie et des économistes à l’égard de la philosophie.

Certes la représentation en miroir de son activité et de l’activité sociale globale ne concerne pas que le producteur de biens matériels au sens strict qu’on donne à cette production. La production des biens matériels inclut l’activité d’échange, du cycle élargi de production, distribution, consommation, de production consommatrice et consommation productrice, et pour cela de services publics, de recherche, de formation, de transmission.

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Mais de même que le corps humain est le support de l’activité humaine sans laquelle ils n’existeraient pas ni l’un ni l’autre, les fonctions essentielles organiques recoupent les fonctions essentielles de production sans lesquelles et à l’origine des quelles les « fonctions supérieures » n’auraient pu se développer. Arts, Styles, Marges et fonctions « inutiles » en apparence ne le sont qu’en apparence. Toute activité humaine a un sens, des sens, sont les moments infinitésimaux, micros et macros du processus humain et en déterminent la résultante en santé plus ou moins bonne ou pas. En ce sens la fonction ouvrière, de « main d’œuvre » ou complexifiée dans la numérisation mondialisée reste une fonction de base sur laquelle s’appuient les autres, en santé, car il n’y a pas de vie humaine sans production et il y a maladie humaine sans production en santé.

En ce sens la fonction ouvrière conserve ses capacités révolutionnaires, dans la mesure où travail, activité, et représentation du travail, de l’activité, en miroir, dans les rapports sociaux à transformer, soient contenus dans l’objectif révolutionnaire.

Pierre Assante. 20 septembre 2019.

 

L’HUMANITE ENTRE DANS SON ADOLESCENCE.

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 09:17

Article du blog publié une première fois le 17 août 2019.

 

COURBE DES RENDEMENTS (1) ET RECESSIONS.

Document publiée le 15 Août 2019 dans "La Repubblica".

(Voir traduction dessous le tableau)

 

"...Historiquement, quand les bonds (2) à 10 dix ans rendent moins que ceux à deux ans, on va vers une phase de récession...."

Traduction :

Ainsi s'inverse la courbe des rendements.

Différence, en points de pourcentage, entre le rendement des titres d'Etat USA avec l'échéance à deux ans et à dix ans. Historiquement, quand les bonds (2) à 10 dix ans rendent moins que ceux à deux ans, on va vers une phase de récession. (Note du blog : 12 à 18 mois, en moyenne avant récession.

Note : Ce n'est pas un phénomène mécanique. Il faut considérer cependant ce phénomène comme un indice important d'aggravation de la crise financière et économique et ses conséquences sur notre quotidien et notre futur. Des mesures que la commission économique du PCF propose, contenues dans ce blog et dans la revue Economie et Politique pourraient changer progressivement et radicalement les choses, et répondre aux besoins sociaux en dépassant le système d'échange basé sur l'accumulation A-M-A'conduisant à la suraccumulation-dévalorisation du capital et sa crise générale.

Sur le tableau : En orange les zones d'inversion de la courbe des rendements.En gris les récessions.

(1)  RENDEMENTS : Dans le domaine financier, le rendement d'un titre ou d'un actif est le revenu (dividende, intérêt) de cet actif.

(2) BOND : Obligations d'Etat émises par le département du Trésor Américain.

______________________Voir aussi sur ce blog ____________________________

POUR UN MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE DU XXIème SIECLE

https://pierreassante.fr/dossier/Texte_38_congres_final_corrige.pdf

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SUR LA REGULATION :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/09/sur-la-regulation.html

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23 septembre 2019 1 23 /09 /septembre /2019 08:22

 

« Voir clair en nous-mêmes ».

MARX. 1859.

 

Dans cette préface, Marx résume de façon scientifiquement géniale les recherches que lui et Engels ont effectuées, en liaison avec le mouvement ouvrier et démocratique, une vision du monde et de sa transformation comme jamais elle a été saisie auparavant. Cette vision reste aujourd’hui une pointe avancée de la pensée humaine sur l’état réel de la société humaine dans la nature, et les contradictions du mode de production et d’échange à dépasser (Aufhebung en allemand). Dans Le Capital il approfondira par la suite, toujours avec Engels, la réalité de ces contradictions, en particulier sur la question économique, c’est-à-dire la production des biens "matériels et moraux" nécessaires à la vie humaine, leur besoin de croissance quantitative et qualitative. La commission économique du PCF poursuit cette étude (Travaux de Paul Boccara et leur poursuite) en analysant l’évolution du capitalisme globalement financiarisé, mondialisé, numérisé. Marx et Engels, dans leurs études sur l’économie, les solutions et les actions humaines de transformation en santé du mode de production sont partis de leurs réflexions anthropologique et philosophique, en particulier sur le travail, sans jamais les quitter. Elles restent soit directement visible, soit en filagrammes dans l’étude économique qui est toujours élargie à toute l’activité de l’humanité. Cette unité philo-travail-économie est plus que jamais nécessaire dans un monde où l’usage de la technique par le capital tend à « mécaniser », instrumentaliser la pensée, au détriment du développement de la démocratie, de la personne, du processus d’humanisation permanent de notre espèce dans son environnement. Il est fondamental de retourner à cette unité menacée par la parcellisation du travail en général, et du travail scientifique en particulier, qui parcellise la personne humaine et tend à la neutraliser face aux besoins de sortie de la loi du taux de profit. Cette impasse trouve en face d’elle une double vulgarisation de travaux scientifiques et de leur popularisation dans les médias, promouvant cette parcellisation et refusant d’attaquer les raisons profondes de la crise financière, économique et de civilisation : la domination du capital sur l’activité humaine et sa loi d’accumulation qui nie les besoins profonds de la personne et de l’humanité, de leur complexification necessaire, et conduit à une suraccumulation-dévalorisation du capital qui agite des banques centrales, le G7 et le gratin du système, sans en trouver l’issue, puisque les intérêts qu’ils défendent et les besoins sociaux sont en contradiction.

Au-delà des découvertes de Marx et d’Engels, il faut souligner ce qui les leur permet. Dans cette préface, une partie est soulignée en gras par moi. Et dans cette partie j’extrais ceci : nous résolûmes de tra­vail­ler en commun à dégager l'antagonisme existant entre notre manière de voir et la conception idéologique de la philosophie allemande; en fait, de régler nos comptes avec notre conscience philosophique d'autrefois…. Nous abandonnâmes d'autant plus volontiers le manuscrit à la critique rongeuse des souris que nous avions atteint notre but principal, voir clair en nous-mêmes.

« Voir clair en nous-mêmes ». C’est bien là le travail de fond qui doit préoccuper la personne humaine. J’utilise le mot travail à dessein. Notre mode de vie, celui dans lequel la classe régnante aime à nous cantonner, c’est le contraire de ce « voir clair en nous-même », hormis le slogan qui semble nous y inviter mais qui n’est qu’une incitation à se soumettre à des marques d’objets à consommer à un haut taux de profit.

Pierre Assante. Lundi 23 septembre 2019. 

Contribution à la Critique de l'économie politique

Karl MARX 1859

Préface

J'examine le système de l'économie bourgeoise dans l'ordre suivant : capital, propriété fon­cière, travail salarié, État, commerce extérieur, marché mondial. Sous les trois premières rubri­ques, j'étudie les conditions d'existence économiques des trois grandes classes en lesquelles se divise la société bourgeoise moderne; la liaison des trois autres rubriques saute aux yeux. La première section du livre premier, qui traite du capital, se compose des chapitres suivants : 1º la marchandise; 2º la monnaie ou la circulation simple; 3° le capital en général. Les deux premiers chapitres forment le contenu du présent volume. J'ai sous les yeux l'ensemble de la documentation sous forme de monographies jetées sur le papier à de longs intervalles pour mon propre éclaircissement, non pour l'impression, et dont l'élabo­ration systématique, selon le plan indiqué, dépendra des circonstances.

Je supprime une introduction générale que j'avais ébauchée parce que, réflexion faite, il me paraît qu'anticiper sur des résultats qu'il faut d'abord démontrer ne peut être que fâcheux et le lecteur qui voudra bien me suivre devra se décider à s'élever du singulier au général. Quelques indications, par contre, sur le cours de mes propres études d'économie politique me semblent être ici à leur place.

L'objet de mes études spécialisées était la jurisprudence à laquelle cependant je ne m'adonnais que comme à une discipline subalterne à côté de la philosophie et de l'histoire. En 1842-1843, en ma qualité de rédacteur à la Rheinische Zeitung, je me trouvai, pour la première fois, dans l'obligation embarrassante de dire mon mot sur ce qu'on appelle des intérêts matériels. Les délibérations du Landtag rhénan sur les vols de bois et le morcelle­ment de la propriété foncière, la polémique officielle que M. von Schaper, alors premier pré­si­dent de la province rhénane, engagea avec la Rheinische Zeitung sur la situation des pay­sans de la Moselle, enfin les débats sur le libre-échange et le protectionnisme, me fournirent les premières raisons de m'occuper de questions économiques. D'autre part, à cette époque, où la bonne volonté d'« aller de l'avant » remplaçait souvent la compétence, s'était fait entendre dans la Rheinische Zeitung un écho, légèrement teinté de philosophie, du socialisme et du communisme français. Je me prononçai contre ce travail d'apprenti, mais, en même temps, j'avouai carrément, dans une controverse avec l'Allgemeine Augsburger Zeitung, que les études que j'avais faites jusqu'alors ne me permettaient pas de risquer un jugement quel­con­que sur la teneur même des tendances françaises. Je préférai profiter avec empressement de l'illusion des gérants de la Rheinische Zeitung, qui croyaient pouvoir faire annuler l'arrêt de mort prononcé contre leur journal en lui donnant une attitude plus modérée, pour quitter la scène publique et me retirer dans mon cabinet d'étude.

Le premier travail que j'entrepris pour résoudre les doutes qui m'assaillaient fut une révision critique de la Philosophie du droit, de Hegel, travail dont l'introduction parut dans les Deutsch-Französiche Jahrbücher, publiés à Paris, en 1844. Mes recherches aboutirent à ce résultat que les rapports juridiques - ainsi que les formes de l'État - ne peuvent être compris ni par eux-mêmes, ni par la prétendue évolution générale de l'esprit humain, mais qu'ils pren­nent au contraire leurs racines dans les conditions d'existence matérielles dont Hegel, à l'exem­ple des Anglais et des Français du XVIII° siècle, comprend l'ensemble sous le nom de « société civile », et que l'anatomie de la société civile doit être cherchée à son tour dans l'éco­no­mie politique. J'avais commencé l'étude de celle-ci à Paris et je la continuai à Bruxelles où j'avais émigré à la suite d'un arrêté d'expulsion de M. Guizot. Le résultat général auquel j'arrivai et qui, une fois acquis, servit de fil conducteur à mes études, peut brièvement se formuler ainsi : dans la production sociale de leur existence, les hommes entrent en des rap­ports déterminés, nécessaires, indépendants de leur volonté, rapports de production qui corres­pondent à un degré de développement déterminé de leurs forces productives maté­rielles. L'ensemble de ces rapports de production constitue la structure économique de la société, la base concrète sur laquelle s'élève une superstructure juridique et politique et à la­quel­le correspondent des formes de conscience sociales déterminées. Le mode de production de la vie matérielle conditionne le processus de vie social, politique et intellectuel en général. Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur être; c'est inversement leur être social qui détermine leur conscience. À un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n'en est que l'expression juridique, avec les rapports de propriété au sein desquels elles s'étaient mues jusqu'alors. De formes de développement des forces productives qu'ils étaient ces rapports en deviennent des entraves. Alors s'ouvre une époque de révolution sociale. Le changement dans la base économique bouleverse plus ou moins rapidement toute l'énorme superstructure. Lorsqu'on considère de tels bouleversements, il faut toujours distin­guer entre le bouleversement matériel - qu'on peut constater d'une manière scientifiquement rigoureuse - des conditions de production économiques et les formes juridiques, politiques, religieuses, artistiques ou philosophiques, bref, les formes idéologiques sous lesquelles les hommes prennent conscience de ce conflit et le mènent jusqu'au bout. Pas plus qu'on ne juge un individu sur l'idée qu'il se fait de lui-même, on ne saurait juger une telle époque de boule­ver­se­ment sur sa conscience de soi; il faut, au contraire, expliquer cette conscience par les contradictions de la vie matérielle, par le conflit qui existe entre les forces productives socia­les et les rapports de production. Une formation sociale ne disparaît jamais avant que soient développées toutes les forces productives qu'elle est assez large pour contenir, jamais des rapports de production nouveaux et supérieurs ne s'y substituent avant que les conditions d'existence matérielles de ces rapports soient écloses dans le sein même de la vieille société. C'est pourquoi l'humanité ne se pose jamais que des problèmes qu'elle peut résoudre, car, à y regarder de plus près, il se trouvera toujours, que le problème lui-même ne surgit que là où les conditions matérielles pour le résoudre existent déjà ou du moins sont en voie de devenir. À grands traits, les modes de production asiatique, antique, féodal et bourgeois moderne peuvent être qualifiés d'époques progressives de la formation sociale économique. Les rap­ports de production bourgeois sont la dernière forme contradictoire du processus de produc­tion sociale, contradictoire non pas dans le sens d'une contradiction individuelle, mais d'une contradiction qui naît des conditions d'existence sociale des individus; cependant les forces productives qui se développent au sein de la société bourgeoise créent en même temps les conditions matérielles pour résoudre cette contradiction. Avec cette formation sociale s'achè­ve donc la préhistoire de la société humaine.

Friedrich Engels, avec qui, depuis la publication dans les Deutsch-Französische Jahrbücher de sa géniale esquisse d'une contribution à la critique des catégories écono­mi­ques, j'entretenais par écrit un constant échange d'idées, était arrivé par une autre voie (com­pa­rez sa Situation des classes laborieuses en Angleterre) au même résultat que moi-même, et quand, au printemps de 1845, il vint lui aussi s'établir à Bruxelles, nous résolûmes de tra­vail­ler en commun à dégager l'antagonisme existant entre notre manière de voir et la conception idéologique de la philosophie allemande; en fait, de régler nos comptes avec notre conscience philosophique d'autrefois. Ce dessein fut réalisé sous la forme d'une critique de la philo­so­phie post-hégélienne. Le manuscrit, deux forts volumes in-octavo, était depuis long­temps entre les mains de l'éditeur en Westphalie lorsque nous apprîmes que des circonstances nou­velles n'en permettaient plus l'impression. Nous abandonnâmes d'autant plus volontiers le manuscrit à la critique rongeuse des souris que nous avions atteint notre but principal, voir clair en nous-mêmes. Des travaux épars dans lesquels nous avons exposé au public à cette époque nos vues sur diverses questions, je ne mentionnerai que le Manifeste du Parti communiste, rédigé par Engels et moi en collaboration, et le Discours sur le libre-échange publié par moi. Les points décisifs de notre manière de voir ont été pour la première fois ébauchés scientifiquement, encore que sous forme polé­mique, dans mon écrit, paru en 1847, et dirigé contre Proudhon : Misère de la philosophie, etc. L'impression d'une dissertation sur le Travail salarié, écrite en allemand et rassemblant les conférences que j'avais faites sur ce sujet à l'Association des ouvriers allemands de Bruxelles, fut interrompue par la révolution de Février et par mon expulsion de Belgique qui en résulta.

La publication de la Neue Rheinische Zeitung en 1848-1849 et les événements ultérieurs interrompirent mes études économiques, que je ne pus reprendre qu'en 1850 à Londres. La prodigieuse documentation sur l'histoire de l'économie politique amoncelée au British Museum, le poste favorable qu'offre Londres pour l'observation de la société bourgeoise, et, enfin, le nouveau stade de développement où celle-ci paraissait entrer avec la découverte de l'or californien et australien, me décidèrent à recommencer par le commencement et à étudier à fond, dans un esprit critique, les nouveaux matériaux. Ces études me conduisirent partiel­le­ment d'elles-mêmes à des disciplines qui semblaient m'éloigner de mon propos et auxquelles il me fallut m'arrêter plus ou moins longtemps. Mais ce qui surtout abrégea le temps dont je disposais, ce fut l'impérieuse nécessité de faire un travail rémunérateur. Ma collaboration qui dure maintenant depuis huit ans, au New York Tribune, le premier journal anglo-américain, entraîna, comme je ne m'occupe qu'exceptionnellement de journalisme proprement dit, un éparpillement extraordinaire de mes études. Cependant, les articles sur les événements éco­no­miques marquants en Angleterre et sur le continent formaient une partie si considérable de mes contributions, que je fus contraint de me familiariser avec des détails pratiques qui ne sont pas du domaine de la science propre de l'économie politique.

Par cette esquisse du cours de mes études sur le terrain de l'économie politique, j'ai voulu montrer seulement que mes opinions, de quelque manière d'ailleurs qu'on les juge et pour si peu qu'elles concordent avec les préjugés intéressés des classes régnantes, sont le résultat de longues et consciencieuses études. Mais, au seuil de la science comme à l'entrée de l'enfer, cette obligation s'impose :

Qui si convien lasciare ogni sospetto /Ogni viltà convien che qui sia morta(1)

Londres, janvier 1859.Karl MARX.

 (1) Qu'ici l'on bannisse tout soupçon. Et qu'en ce lieu s'évanouisse toute crainte. DANTE : Divine Comédie.

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1859/01/km18590100b.htm

 

 

L’HUMANITE ENTRE DANS SON ADOLESCENCE.

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