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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 08:56
J’admets, mais en retour que dois-je attendre…?

J’admets, mais en retour que dois-je attendre…?

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J’admets que l’organisation du PCF a, d’une certaine façon, « prêté le flanc », volontairement ou pas, aux attaques dans la lutte menée contre lui par le patronat monopoliste international, et ses relais de tous ordres, idéologiquement et pratiquement (1).

S’en tenir à ce constat, c’est oublier surtout, dans les difficultés du PCF, c'est-à-dire des humains qui l’ont composé et le composent, comme moi, la disparition relative mais certaine des bases et concentrations ouvrières dans le pays, où la lutte des classes organisée de longue date aboutissait à des augmentations de salaires, des conditions de vie et de travail meilleures, donnaient des points d’appui plus forts pour les luttes pour la sécurité sociale, une gestion plus démocratique de la cité et du travail etc. qui se sont retraduits aussi dans le communisme municipal, les élections, les manifestations…..

Ce n’est ni le PCF*, ni le PCI* avant que sa direction n’impulse son autodissolution, qui ont modifié profondément l’organisation mondiale du travail et l’affaiblissement de ces bases et concentrations ouvrières dans le pays où ils agissaient, mais le capital, avec son armée, ses institutions, ses techniques massives de communication, les trois s’appuyant sur la révolution scientifique et technique et l’informatique en particulier.

Cette réorganisation-transformation mondiale du travail, des délocalisations à la réorganisation technique et institutionnelle du travail, dans la recherche par le capital du profit maximum, est la cause première de la désaffection du moment des idées ouvrières au profit d’une idéologie de « couches moyennes » encore alliée pour le moment, objectivement, si ce n’est subjectivement aux intérêts dominants. A cela le PCF a toutefois tenté de répondre, avec certains succès relatifs. Certes il y a d’autres causes, mais elles ne doivent pas faire oublier celle-ci, essentielle au sens premier.

Cette idéologie a gagné elle-même les milieux ouvriers ou les a poussés à un nationalisme niant la nouvelle réalité du monde tout en s’en accommodant.

Ce phénomène dans « les pays occidentaux développés », on le voit a gagné aussi les pays dits émergents où les mouvements de libération de la domination colonialiste ou néo-colonialiste ont dû se plier aussi à la recherche d’investissement en capital pour se développer.

Et leur développement s’accompagne des mêmes tares du type de système de production et d’échange, une crise croissante d’accumulation-valorisation du capital et ses effets sociaux dont l’austérité est la marque, et qui les emporte dans un mouvement mondial généralisé irrépressible.

Pendant ce temps, des militants, sectaires ou ouverts, les deux à la fois, avec les faibles moyens « matériels et moraux » qu’ils leur restaient ont tenu bon, et ont permis une résistance certaine, et le maintien des bases d’organisation, même affaiblies, pour reconstruire au niveau de la mondialisation capitaliste un projet qui ne le soit plus, capitaliste.

Timon d’Athènes, sous la plume de Shakespeare, cité par Marx dans les « manuscrits de 1844 » et dans « Le Capital » dit la force de l’Argent. Aujourd’hui dire la force du capital, de l’échange Argent-Marchandise-Argent plus, du libéralisme mondialisé et de ses moyens d’imposer un type d’échange déshumanisant entre humains, c’est s’indigner à juste raison.

Mais comme dit Ingrao, fidele au communisme, comme Ettore Scola, « indignarsi non basta », et il en fait un livre de lutte malgré ses 99 ans.

Disparus tous deux, il reste qu’Ettore Scola remplit les salles comme j’ai pu en être témoin à la semaine du cinéma européen à Marseille, ville pourtant éléate (2) on ne peut plus, rongée par cette « main basse » (3) que Francesco Rosi, disparu aussi et rencontré il y a quelque années à la librairie Feltrinelli de Rome, dénonçait de façon militante, c'est-à-dire en mobilisant pour agir.

Cette force du mode d’échange libéral soutenu par l’appropriation de la circulation mondiale de la monnaie, des outils de l’investissement, et ses superpuissantes techniques et institutions mondialement informationnalisées, entre autre leur usage formidable des algorithmes dans les méthodes de drainage des profits, le contrôle des citoyens producteurs-consommateurs, et surtout l’organisation mondiale du travail, cette force est-elle invincible ?

NON, car cette force est menacée par les contradictions internes du fonctionnement de l’échange en capital. S’il y quelque chose de majeur à reprocher aux organisations politiques et syndicales ouvrières, et à soi-même, c’est plutôt leur faiblesse dans la difficile explication de ce qu’est la suraccumulation-dévalorisation du capital, entre autre, explication qui éclairerait la lanterne de toutes les victimes du système, déboussolées et perdues dans la masse des explications dominantes et insidieuses à la fois.

Pierre Assante, 24 janvier 2016

* PCF, Parti Communiste Français, comptant encore des centaines d'élus et des dizaines de milliers d'adhérents, membre le plus important et actif du Front de Gauche français. Le FdG a été remis en cause par ses composantes à l'issue des dernières élections régionales de 2015. Le PCF est aussi à l'initiative de la création et composante du PGE Parti de la Gauche Européénne qui rassemble de nombreux partis européens qui se veulent communistes ou de transformation sociale tels Syriza ou Podemos.

* PCI, Parti Communiste Italien, auto-dissous en 1991 par sa direction au profit du PDS, puis du liberal Parti Démocrate italien l'actuel PD.

(1) Les rendez-vous ratés ne manquent pas. Le Conseil national du PCF des 9 et 10 février 1980 nous avertissait des débuts et du devenir de la mondialisation capitaliste informatisée. Qui l’a entendu, hors et dans le PCF, dans société française entre autre ?

Marx nous avertissait, bien avant, reprenant une alerte philosophique millénaire : l’humanité ne résout les problèmes que lorsqu’ils se présentent de façon évidente à elle. Nous y sommes. Résoudra-t-elle la tâche du présent ? Nul ne le sait. Certainement pas si nul ne le tente. Sur la "crise du communisme", pour raisonner, il ne s'agit pas d'ouvrir tantôt un tiroir, tantôt l'autre pour y chercher les raisons, c'est facile d'en extraite tel ou tel argument. Il est plus difficile de composer un tableau d'ensemble qui donne à comprendre, et corriger pour agir en santé. J'essaie de le faire, sans préjuger des résultats.

(2) Philosophie Eléate, des fondateurs phocéens de Marseille antique et de la ville disparue d’Elée au-dessous de Naples (tels Zénon d’Elée ou Parménide), et d’une philosophie opposée à la philosophie du devenir qui elle s’appuie sur la raison dialectique, c'est-à-dire sur une conception diachronique et synchronique du mouvement de la nature et de la vie, et sur l’étude des forces contradictoires qui animent le mouvement, afin d’intervenir en santé humaine sur lui.

(3) « Main basse sur la ville », film de Rosi dénonçant la spéculation immobilière et mafieuse, ensemble.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 10:06
37ème CONGRES DU PCF, du 5 au 7 juin 2016 à Saint Denis. Pré-contribution avant l'heure :

37ème CONGRES DU PCF. Pré-contribution avant l'heure :

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Voici 40 ans que le PCF et le mouvement ouvrier mondial souffrent d’un débat franco-français, nationalo-national.

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Certes, partir du local, du national et de l’acquis social pour construire le Nouveau est essentiel, mais s’y cantonner s’est ignorer les conditions de cette construction, c'est-à-dire la mondialisation capitaliste et ses techniques, ses institutions, sa culture.

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La « lutte grecque » pour s’affranchir dans le cadre de la seule nation de la dictature de la finance, c'est-à-dire du capital mondialisé, et de ses structures européennes, est clairement démonstrative de cette réalité, sauf dans le cas d’une cécité de la raison dialectique entretenue par le capital et ses moyens.

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La COMECO s’évertue depuis des décennies à proposer des solutions économiques de sortie de la crise du capital, mais solutions qui restent pour le moment minoritaires, relativement encore indifférentes au Parti au sens large, de l’adhérent à la direction, et de l’organisation locale à l’opinion, l’électeur, le citoyen.

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Oui, dans les années 1970, la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital (et ses conséquences sociales) s’est aggravée, et accélérée depuis 2008 et menace d’un effondrement de l’organisation productrice et des échanges nécessaires à la vie humaine, à commencer par un nouveau krach financier

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Depuis Lénine, et son analyse des monopoles et de la mondialisation nous devrions savoir qu’il faut réfléchir et agir sur tous les fronts, sur toutes les multiples et diverses activités humaines.

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Les difficultés auxquelles s’est heurtée la révolution russe dans ses travaux pratiques est celle des incapacités des «interprètes conscients d’un processus inconscient » que sont les organisations politiques et syndicales de transformation de la société, avec la population, de transformer les conditions d’activité du citoyen et producteur. Du citoyen-producteur dans son unité de personne humaine.

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Comment intervenir, non seulement pour nier les conditions existantes comme si on pouvait transformer le réel en l’ignorant, mais pour le dépasser en utilisant ce qu’il est. C'est-à-dire en transformant par le mouvement du salariat et des masses les institutions financières, de la région à la BCE et passant par le lieu d’action primordial , l’entreprise où le capital mondial vient tirer son profit et la commune qui rassemble, en aller-retour avec le « général », les conditions de vie locale, les nôtres au quotidien.

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J’ai beaucoup aimé l’édito de l’huma du 21 janvier 2016 « La Grâce » rappelant la tentative avortée de d’eurocommunisme et la situation des intellectuels italiens et autres dans le processus de mondialisation capitaliste.

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Sans doute les conditions objectives et subjectives de cette tentative n’étaient-elles pas réunies ? Ce n’est pas sûr.

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Mais repartir de cet échec comme le tente le PCF dans le PGE, où local, régional, national, européen et mondial seraient liés et non dichotomisés, contient peut-être le "sauvetage" recherché du PCF et autres partis communistes et "communisants", et la construction d'alliances cohérentes et opérationnelles.

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Jusqu’où cet éditorial lucide veut-il aller et ne pas aller ?

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Dans l’expression caricaturale mais significative « lorsqu’on est fort idéologiquement, on peut s’allier avec le diable » d’Oulianov, qui a cependant reconnu une excessive russification imposée par les communistes russes au mouvement ouvrier international, s’exprime la nécessité et de l’identité et de l’ouverture.

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Le débat, qu’il soit sur les « primaires » qui me semble un élément de plus pour nous gommer, dans une situation qui favorise de plus en plus ce "gommage", ou sur l’emploi, ou sur la conditions féminine etc., devrait porter, il me semble, sur notre capacité au triple effort d’identité, d’ouverture et d’appréhension de la réalité pour construire à partir de l’existant en transformation rapide, et en premier lieu la production des biens « matériels et moraux » nécessaires à la vie humaine, des conditions objectives et subjectives le permettant. C'est-à-dire pas sur la forme, le nom, le style de communication, isolés de l’essence.

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J’ai coutume de dire que la solidarité nécessaire au progrès humain passe par la conscience du lien effectif et indissoluble entre un objet dont tu te sers et la, les personnes qui l’ont produit, dans les entités humaines qui les produisent et leurs cohérences locale et globale. Je maintiens ce point de vue.

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En ce sens, les liens entre économie et ergologie-organisation du travail, doivent devenir eux aussi, effectifs et indissolubles, dans la raison des chercheurs, militants, salariés, ouvriers et intellectuels, paysans, employés, et toutes catégories sociales non salariées pouvant être par leurs idées et situation alliées au salariat, comme dans la raison de tout citoyen.

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Cela demande effort d’apprentissage, de conviction, donc d’enseignement au-delà de toute loi imposé autoritairement …

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Pierre Assante, 22 janvier 2016, Adhérent de 1963 à ce jour.

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Je dédie cet article à mon ami et camarade de l'Unatos-Fsu, passionné et actif aussi dans le mouvement social international, et qui nous a quittés voici 6 ans. J'espère ne pas le trahir. Nous sommes ensemble sur cette photo.

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 21:34
« La Philo du Prolo » N° 8 Janvier 2016. Du rôle de l’abstraction…Bulletin Hétérodoxe Très Perso.

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« La Philo du Prolo » N° 8 Janvier 2016. Bulletin Hétérodoxe Très Perso. « Je dirai que sans une compréhension adéquate du rôle que joue l’abstraction… »

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……LIRE LA SUITE ICI

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SOMMAIRE

PAGES

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2 NE PAS VOIR LES TRANSFORMATIONS POLITIQUES ET SOCIALES « A RAS DE TERRE » MAIS D’EN HAUTEUR DANS LE TEMPS ET L’ESPACE.

4 SI NOUS AVIONS TOUJOURS EN TÊTE, et devant les yeux, l’immense et rapide progrès des connaissances de l’humanité sur la nature et sur l'homme lui-même…

5 J’entends et je lis certains camarades Français, Italiens et autres

6 Des extraits du petit livre de Pietro INGRAO

6 DIALECTIQUE. Notes personnelles à décrypter....et développer plus tard....

8 Sur les REFONDATIONS COMMUNISTE et CHRÉTIENNE, au Pape FRANÇOIS,

aux « croyants » et aux « incroyants ».

9 Dans les années 1960 des analyses ont été faites sur le processus du système capitaliste qui nous donnaient à voir ce qu’il pouvait advenir

10 SUR L’ESPACETEMPSCOSMIQUE (1) DE NOTRE ESPECE, SES MALADIES ET SON REMEDE

12 Je dirai que sans une compréhension adéquate du rôle que joue l’abstraction…

14 2011 : Croissance. Capacités de conceptualisation. Lev Vygotsky. Yves Schwartz. Paul Boccara.

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LIRE SUR CE LIEN OU EN CLIQUANT SUR L'IMAGE de couverture :

http://pierreassante.fr/dossier/La_Philo_du_Prolo_N_8_role_de_l_abstraction.pdf

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 21:01
SUR L’ESPACETEMPSCOSMIQUE (1) DE NOTRE ESPECE,  SES MALADIES ET SON REMEDE

SUR L’ESPACETEMPSCOSMIQUE (1) DE NOTRE ESPECE,

SES MALADIES ET SON REMEDE

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1) En préalable :

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Nous « devrions résonner » dans le cadre de l’espacetemps (1) cosmique de notre espèce humaine, car c’est dans cet espacetemps qui nous est perceptible que nous trouvons les ressources de la poursuite de notre processus.

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L’instinct de survie de notre espèce et de l’individu humain dans l’espèce humaine fait partie des propriétés de notre espacetemps, des propriétés biologiques de notre espacetemps cosmique.

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Toutes les expériences historiques et scientifiques faites dans notre espacetemps cosmique tendent à démontrer la nonréversibilité du temps.

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2) En évidence mais non en pratique :

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Ainsi, « revenir en arrière dans le temps », lorsqu’une expérience de vie collective et individuelle menace de longue date ou récemment notre vie d’espèce, recourir à une nouvelles orientation demande non un retour, mais d’agir sur l’existant à partir du processus passé en créant le nouveau avec des éléments anciens cohabitants de diverses périodes.

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C’est cela à la fois la continuité et la négation de la négation (2), l’acte constructeur et réparateur.

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3) En conséquence :

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« L’humain est quotidien, mimétique, poïétique (créateur) »(3). Ceci est une expression qui traduit l’état présent de l’humain dans le processus humain naturel et social, inconscient et conscient dans l’espacetemps cosmique qui lui est perceptible.

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La question d’un « retour » à la production et l’échange humain des biens nécessaires à son développement « physiqueetmoral », à la production et l’échange d’objets dits concrets et de conscience dite concrète, conscience en croissance de la nature sur elle-même que constitue une espèce pensante, ce « retour » se pose dans ce cadre de l’espacetemps cosmique humain, dans le quotidien et dans la création du nouveau.

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Les « révolutionnaires » impatients ont tendances à l’immédiat, les conséquences de l’existant étant plus évidentes que les causes qu’il hérite du processus long.

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Cette impatience fait la force des conservateurs qui exploitent l’existant à leur profit immédiat dans l’échange « Argent-Marchandise-Argentplus » mondialisé-informatisé-institutionnalisé qu’est le libéralisme généralisé-intégré, notre mode d’être ici-maintenant-général ayant produit l’expansion des richesses sans produire leur cohérence.

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4) « Conclusions » provisoires :

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Certes la cohérence est toujours historiquement relative, l’équilibre relatif, sans cela il n’y aurait pas de mouvement, donc pas d’existant. Cependant de la tendance à la relativité des propriétés de l’être, de l’existant, à la tendance contraire à la propriété absolue qui est justement l’absence de mouvement, non seulement en tant que représentation humaine mais en tant que propriété physique stricto sensu de l’être, l’on se trouve de part et d’autre, chez les conservateurs comme chez les anti-conservateurs, sur le même schéma commun de déadhérence conceptuelle (4)excessive de l’espacetemps cosmique existant.

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Cette déadhérence conceptuelle de l’espacetemps cosmique existant excessive (à sens unique, sans l'aller retour de la pensée au réel), dans les deux cas n’est pas constructive de pensée, d’objets, d’objet pensée c'est-à-dire de pensée en tant que matière-opérationnelle d’acte inconscientconscient créateur de NOVUM (nouveau) répondant aux besoins processuels en expansion.

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La nécessaire déadhérence conceptuelle au lieu d’être productrice devient destructrice du processus positif, porteuse d’arrêt et de mort.

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5) Résumé :

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C’est donc dans la critique de l’économie politique capitaliste que réside et la pensée créatrice et le remède à la maladie, à la crise de croissance actuelle du processus humain, que réside la construction abstraite créatrice de nouveau, la représentation du moment de notre espacetemps cosmique, représentation nécessaire à la création d’un nouveau réparateur et producteur.

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Repérer notre processus individuel dans le processus de la société, repérer le processus de la société humaine dans celui de la nature, dans notre espacetempscosmiqueperceptible, voilà une tâche du présent utile au quotidien, quoiqu’en disent les apparences de ce quotidien et ses interprètes limités, mutilés.

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Pierre Assante, Palazzo d’Assisi, Mardi 5 janvier 2016.

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(1) Afin de rendre le mieux possible la lutte des contraires comme l’unité d’un processus, j’ai procédé à des rassemblementsdemots pour en faire un seul…

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(2) Formule empruntée à la dialectique hegelo-marxienne.

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(3) Formule empruntée à Henri Lefebvre

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(4) Terme emprunté à l’ergologie, peut-être involontairement non conformément à son invention originale par Yves Schwartz, ce dont je le prie de m’excuser.

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 20:49
Yves DIMICOLI, Denis DURAND, Nicolas MARCHAND.  3 InterventionS au CN des 16 et 17/01/2016

Yves DIMICOLI, Denis DURAND, Nicolas MARCHAND. 3 InterventionS au Conseil National du PCF des 16 et 17 janvier 2016

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"...Dans les moments si graves que nous allons connaître, le PCF a une responsabilité historique : montrer que le cœur des problèmes c'est l'argent, la monnaie, leur utilisation pour la finance ou pour l'emploi et le développement humain. C'est en l'assumant, en toute autonomie, qu'il se rendra visible avec l’ambition, incarnée dans des propositions précises et des objectifs d'action rassembleurs, de répondre aux urgences tout en éclairant de nouveaux buts de civilisation.

C'est là un enjeu fondamental pour 2017. Pour l'heure, se cherche une union sacrée derrière le capital financier. Tout est fait pour enfouir la question sociale sous la triple pression instrumentalisée de la hantise du terrorisme, de la peur du chômage et du déclassement et de la crainte du FN..."

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……LIRE LA SUITE ICI

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http://pierreassante.fr/dossier/InterventionS_au_CN_des_16_et_17.01.2016.pdf

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 11:01
Il y a, paradoxalement, relative dilution de la com-préhension du général dans la com-préhension du particulier...MON BLOG  EXTRAITS  Articles et citations  choisis  de 2009-2011.

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MON BLOG

EXTRAITS

Articles et citations

choisis

de 2009-2011

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........On peut dire que malgré les avancées des com-préhensions humaines, nous connaissons un recul relatif des conditions globales de synthèse des conditions de transformation sociale. Il y a, paradoxalement, relative dilution de la com-préhension du général dans la com-préhension du particulier, au mauvais profit du second sur le premier au lieu d’une vision unitaire dialectique. Plus que jamais nous baignons et dans un programme de Gotha et dans les limites étroites des solutions franco-française, quand le paysage social est plus que jamais l’imbrication internationale des conditions de production et de vie. Bien sûr on part toujours de ce qui est, du donné historique......

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……LIRE LA SUITE ICI

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http://pierreassante.fr/dossier/MON_BLOG_EXTRAITS_2009_2011.pdf

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 09:56
CRITIQUE MARXISTE DE L'ECONOMIE POLITIQUE ET CRITIQUE ERGOLOGIQUE......Mécanisme et capitalisme ou progrès ?

Contre l’idéologie du capital, contre l’idéologie de mort sociale qu’elle contient. Pour un humanisme marxiste de développement « physique et moral » libéré de l’échange en capital

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C’est ce qu’au côté de la critique marxiste de l’économie politique, souligne la critique marxiste le l’organisation individuelle et collective de la production et de l’échange, critique à laquelle contribue l’ergologie, que les ergologistes en aient conscience ou non.

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Finalement, on peut « considérer » les outils créés par l’homme et qui prolongent son corps comme « quelque chose » d’organique dans la mesure où ils deviennent partie prenante de intégrée à son activité.

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Qui peut nier que la pensée est le produit du corps-soi, c'est-à-dire de l’activité sociale de l’individu de l’espèce humaine et de la société humaine en rapports dialectiques, en coopération et aussi en une contradiction qui fait partie de cette coopération ?

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Qui peut nier que les outils, et l’outil « pensée numérique » n’est pas intégrée, intriquée à la pensée, l’activité nerveuse, neurologique, psychologique et musculaire du corps-soi ?

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Qui peut nier les capacités accrues de la pensée que l’usage de cet outil permet ?

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En ce moment, j’écris et je fais (relativement) la correction par le computer, il y a une fusion non organique, mais quelque chose qui s’en rapproche et qui me permet de rédiger cet article. Et cet exemple est bien peu à côté de la recherche en mathématiques, physique, biologie etc. et les techniques « globales » de productions et d’échange informationnalisés….

De là à penser que l’homme puisse créer des outils « supérieurs » à lui-même capables de faire progresser autonomement puis indépendamment de lui la conscience de la nature sur elle-même que produit le processus de la pensée, il n’y a qu’un pas.

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Mais franchir ce pas voudrait dire s’affranchir de cette mécanique malgré tout grossière que sont nos machines informatisées les plus perfectionnées, et transformer nos techniques mécaniques encore rudimentaires en techniques « nano-biologiques » et plus dont les «composants » ont des performances bien supérieures, dans lesquelles agissent des « particules bien plus fines », des relations immensément plus nombreuses et diverses, infinies à notre niveau.

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Ainsi nous retombons sur la vie humaine et son processus, ce qui peut rassurer notre culture profonde, religieuse comme laïque développée, c'est-à-dire au sens que peut en donner le processus imaginé par la pensée Marx et son humanisme qui lie développement de l’individu au développement de la société.

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Mais outre ce côté moralement rassérénant, loin d' être suffisant au point de vue de la raison, c’est bien dans un mouvement de la conscience qui dépasse l’idéologie mécaniste et ses réalisations que nous pouvons confier le développement et la paix, …et c’est à un mécanisme idéologique de pensée unique que développe le système de l’échange capitaliste que nous pouvons confier la guerre, la destruction et la mort…

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Il y a, comme l’ont noté dès le XIX° siècle Marx et Engels, et bien d’autres après, convergence entre le christianisme originel et le communisme (non grossier, non mécaniste), car l’un a porté la critique de la société marchande adolescente, et l’autre les éléments de connaissances scientifiques et philosophiques à la société marchande en obsolescence, les deux contenant bien sûr, à l’état latent mais niés et aliénés les éléments de la mise en commun nécessaire au développement « physique et moral » humain post-marchand.

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Aujourd’hui, c’est à une mise en commun généralisée que procède le capitalisme monopoliste d’Etat social mondialisé et informationnalisé. Mais la contradiction entre la propriété privée du capital et cette mise en commun généralisée est encore bien plus grande que du temps de Marx et elle devient invivable.

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Invivable au sens des conséquences sur les incapacités de vivre une vie humaine, sur les incapacités de rendre cohérente la production et l’échange avec le développement des besoins physiques et moraux de la femme et de l’homme.

Invivable au sens ou toute l’activité humaine, et en premier lieu le travail producteur nécessaire à la vie humaine, est aliénée à la productivité du capital, son renouvellement élargi au détriment du renouvellement élargi de la vie humaine et de son milieu vital.

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C’est ce qu’au côté de la critique marxiste de l’économie politique, souligne la critique marxiste le l’organisation individuelle et collective de la production et de l’échange, critique à laquelle contribue l’ergologie, que les ergologiste en aient conscience ou non.

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En cela, la critique de l’économie politique capitaliste et la critique de l’organisation tayloriste du capital réactualisée dans la globalisation capitaliste mondialisée vont de pair.

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La crique de l’idéologie mécaniste et financière, c’est la critique de l’organisation du travail et de l’idéologie de la société du capital, celle qui partant des progrès technologiques et informatiques rejoint des conceptions politiques et religieuses les plus conservatrices, c'est-à-dire les plus réactionnaires du point de vue social !

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Vive la révolution sociale radicale et progressive, partant de la transformation radicale des institutions financières pour les rendre régulatrices de la circulation du sang du monde-échange humain qu’est le capital sous forme de monnaie, c'est-à-dire transformation de ces institutions en outil d’échange sur la base des besoins et de leur développement.

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Les besoins de développement de la conscience en étant partie et moteur.

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La suraccumulation du capital et sa crise qui s’amplifie et menace tous les échanges, n’est pas seulement financière, mais aussi morale. Sa résolution répondra à cette « double et unique » caractéristique.

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Pierre Assante, 16 janvier 2016

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 07:29
BILAN DU BLOG. 40112 visiteurs uniques, 90772 pages vues. Peut-être, l’ensemble de ce genre de petits efforts multipliés de par le pays et le monde...

Bilan du blog à ce jour :

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40112 visiteurs uniques, 90772 pages vues, plus les entrées sur mon domaine propre dont une partie des articles et documents sont en lien sur le blog et dont les entrées ne sont pas comptabilisées par overblog.

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Bilan très modeste par comparaison à d’autres dans un contexte d’ostracisme à l’égard des « idées peu médiatiques », et leurs petits moyens, en contradiction avec « l’idéologie dominante » dans la « société du spectacle » qui ignore les contradictions créatrices et dissocie, éclate la réalité et la présente en une multitude d’éléments sans liens…

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Peut-être, l’ensemble de ce genre de petits efforts multipliés de par le pays et le monde font-ils un peu partie d’un mûrissement des consciences, selon son intention publiée : « Ce blog contient, sous la forme d'essais, de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie ».

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On continue ?

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Pierre Assante, 15 janvier 2016.

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 08:12
Legré-Mante quand les CRS ont explulsé les ouvriers
Legré-Mante quand les CRS ont explulsé les ouvriers

L’APPEL DES GOODYEAR

Pour la première fois depuis un demi siècle un gouvernement a demandé que soit requis des peines de prison ferme contre des syndicalistes pour avoir participer avec les salariés à des actions en vue d’empêcher la fermeture de leur usine.

En même temps qu’ils préparent la suppression dans quelques mois de plus 1000 articles du Code du travail, Hollande, Valls et Macron ont décidé de déclencher une répression sans précédent des syndicalistes qui luttent dans les entreprises.

Avec les 8 condamnés de GOODYEAR l’exécutif veut faire un exemple.

Le gouvernement affiche sa volonté de mettre les Procureurs et les forces de polices aux services des grands groupes pour briser toute résistance à la destruction des emplois et de l’industrie.

Evidemment les militants de terrain en général et ceux de la CGT en particulier sont les plus touchés.

C’est pourquoi nous en appelons à l’ensemble des salariés, aux militants, aux syndicats d’entreprises, unions locales, départementales, régionales, fédérations ou simples salariés solidaires, pour qu’ensemble nous fassions la démonstration de notre force.

Nous pouvons être des millions à faire reculer Hollande, Valls et Macron en commençant par leur imposer l’arrêt des poursuites contre les 8 de GOODYEAR et en organisant le plus grand rassemblement solidaire en prévision de l'appel.

Je signe l'appel en cliquant sur le lien ci-dessous :

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https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-l-appel-des-goodyear?recruiter=21541217&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=share_email_responsive&utm_content=dt_shortened_links---url_long

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 04:59
Pierre IVORRA : "Le spectre d'un nouveau krach"

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"...L'évolution pourrait paraître étonnante : les grands prêtres du marché capitaliste, les adorateurs de la prétendue concurrence libre et non faussée sont aujourd'hui tétanisés. Ils voient se dessiner à l'horizon encore vierge de cette année 2016 le spectre d'un krach financier qui, après celui de 2007-2008, risque de secouer la planète encore plus sévèrement...Le flot de liquidités n'a, pour l'essentiel, servi qu'à relancer les marchés financiers..."............

..................SUITE DE CET ARTICLE ICI

http://pierreassante.fr/dossier/IVORRA_HUMA_160113.jpg​

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MODE D'EMPLOI : Cliquer sur le lien ci-dessus, puis une fois ouvert cliquer sur l'image de l'article pour l'agrandir.

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 09:31
Sur des « solutions » partielles et partiales « hors sol »...

Intervention dans le débat de la section PCF Marseille 8°

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Sur des « solutions » partielles et partiales « hors sol »

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Le ralentissement de la croissance chinoise (1), principal « atelier du monde » est la marque d’une crise de suraccumulation du capital qui, à la fois lui est propre, et en même temps est intriquée dans la crise générale de suraccumulation du capital dans le capitalisme mondialisé, informationnalisé, mondialement institutionnalisé.

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La masse de spéculation mondiale par les grands groupes économico-financiers dépassant les nations est permise par la masse du surproduit que l’utilisation de la révolution scientifique et technique par le capital a permis.

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Le système a sans doute atteint des limites insurmontables de par ses contradictions internes, et la crise généralisée de suraccumulation du capital en est le cœur (2).

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Pendant ce temps, Rosanvallon ou Piketty recherchent des solutions « hors sol » dans la réforme des institutions ou une primaire gauche-écologiste aux présidentielles. Il ne s’agit pas de rejeter des alliances possibles, ni des réformes partielles, mais d’éclaircir les analyses et les projets pour ne pas se cantonner à être inefficaces dans notre action de rassemblement, de solution et de transformation par un mouvement d’ensemble de la société.

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Cette recherche déconnectée de la question économique, de la question des solutions, du programme et de la mobilisation du monde du salariat et du mouvement populaire est intéressante mais grosse d’impasses ouvrant vers une fascisation idéologique et institutionnelle.

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Fraternellement

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Pierrot Assante, 11 janvier 2016

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(1) Il semble que la Chine vienne d'injecter plus d'un septième de ses énormes réserves dans son économie pour stopper la chute des ses valeurs et relancer son activité.

Il ne s’agit pas non plus d’aller vers une décroissance, mais vers un autre type de croissance, une autre qualité de croissance que pour ma part je nommerais « concentration, réorganisation », à l’instar de la croissance de l’accumulation neuropsychique décrite par Vygotski, ET avec la métaphore de la miniaturisation de l’informatique.

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(2) Les "autres" crises (sociétales, écologique etc.), bien que d’importance et relativement autonomes entre elles et relativement autonomes avec la crise économique sont imbriquées à la crise économique, la question de la production nécessaire à la vie humaine dépendant de l'économie, en relation réciproque et dialectique.

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P.S. Je ne saurais trop recommander la lecture du dernier article de Denis Durand du 16 décembre 2015 publié dans l’HUMA « La gauche et le monde ont besoin d’idées communistes novatrices » et des économistes de la Commission Economique du PCF sur ce blog et celui d'ECO&PO en lien.

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 11:24
Dans les années 1960 des analyses ont été faites sur le processus du système capitaliste qui nous donnaient à voir ce qu’il pouvait advenir...

Dans les années 1960 des analyses ont été faites sur le processus du système capitaliste qui nous donnaient à voir ce qu’il pouvait advenir

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Notre Monde d’aujourd'hui est celui du Capitalisme Monopoliste d’Etat Social Mondialisée informationnalisé, financiarisé, son organisation du travail, ses institutions politico-gestionnaires et politico-militaires, institutions en expansion-rigidification-dissolution sous l’effet de leur opérationnalité en croissance autoritaire et en décroissance d’efficacité face à une réalité qui leur est de moins en moins saisissable, physiquement et moralement.

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Dans les années 1960 des analyses ont été faites sur le processus du système capitaliste qui nous donnaient à voir ce qu’il pouvait advenir, si d’autres choix n’étaient pas faits, et qui est advenu, du moins en ce domaine particulier.

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Voici de très brefs extraits d’analyse, pour donner goût à leur connaissance, non comme connaissance générale de la crise, si tant est qu’elle soit possible, ce que je ne crois pas, car le processus réel n’est saisi qu’après coup et relativement, mais pour réorienter hors de voies qui produisent et aggravent cette crise; ….pour s’orienter vers un autre type d’organisation sociale et un autre type de gestion des flux d’échanges de l’humanité, en particulier les flux des symboles de la représentation des valeurs qu’est l’argent, le capital, actif sur la production et le flux physique des valeurs d’usage.

« ….La théorie de la suraccumulation-dévalorisation du capital a été évoquée très brièvement à la Conférence de Choisy en 1966 à partir de l’analyse de la suraccumulation ébauchée dans le livre III du Capital en conclusion de l’étude sur la loi de la baisse tendancielle du taux de profit….

… Les difficultés que l’accumulation du capital rencontre à partir d’un certain degré d’accumulation, au niveau des conditions de production, engendrent des réactions tendant à l’élévation de la productivité du travail et de la composition organique du capital. Il en résulte un antagonisme entre l’accroissement du produit en prix et les limites de la réalisation. D’où la suraccumulation du capital qui éclate au niveau phénoménal. Les solutions de la dévalorisation de capital par le moyen de la dévalorisation du capital constant et de l’augmentation du taux de plus-value, intervenant à l’issue des cycles intermédiaires de la longue phase de tendance ascendante, rencontre à leur tour leurs limites spécifiques… »

…En note : Des problèmes centraux du socialisme [D’un système tendant à sortir du capitalisme et développant ses forces productives, NDLR] seraient directement concernés par ce même développement…. »

Paul Boccara, décembre 1969 dans « Etude sur le Capitalisme Monopoliste d’Etat, sa crise et son issue », Ed. Economie & Politique et Ed. Sociales, 1973.

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La poursuite de ces analyses, qu’effectue entre autre la COMECO et Economie & Politique, conjointement au processus du Capitalisme mondialisé conduisent à les approfondir pour remédier aux conséquences et aux causes de la crise économiques et de civilisation.

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L’ostracisme à l’encontre des économistes communistes fait partie des entraves aux solutions possibles de résolution de la crise systémique et à un nouvel essor du développement humain, et du processus contradictoire auquel les humains auront toujours à répondre, à des niveaux supérieurs, en « développement en spirale » illustrait Marx.

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Pierre Assante, 28 décembre 2015

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 07:54
Notes d'OULIANOV sur HEGEL
Notes d'OULIANOV sur HEGEL

DIALECTIQUE. Notes personnelles à décrypter....et développer plus tard....

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1) La représentation de la représentation de la représentation……, ainsi « fonctionne » notre intuition, l’intuition qui va permettre de normaliser, dénormaliser, renormaliser nos systèmes de concepts en processus, les systèmes, le système de liens cérébraux en constitution, normalisation-dénormalisation-renormalisation particulières et générales ininterrompues, et en interactions sociales, unies.

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La vision, l’auto-vision en miroir de nos actes n’est pas seulement un renvoi en miroir d’images à l’infini, mais un renvoi en miroir des mouvements observés, du mouvement observé, créant sa représentation, une espèce de « reflet », mais aussi de « double » de l’existant externe, le corps-soi constituant aussi l’externe existant, l’interne inclus dans l’externe.

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Cet infini renvoi de mouvements en miroir s’arrête pour nous aux capacités propres de notre « microscope cérébral », dans l’infiniment petit comme de notre « télescope cérébral » dans l’infiniment grand. Cependant l’état du mouvement des liens cérébraux constitués confine à un mouvement de synthèse qui rapproche de l’infini.

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Comme l’on dit espace-temps, l’on ne sépare pas l’espace du temps, c’est « l’espace temps ». De même j’use de la représentation du réel qu’est le mouvement-matière où les deux termes ne sont ni séparés ni hiérarchisés, mais désigne une « chose », c'est-à-dire le réel et son mouvement dont le mouvement psychique fait partie autant que le minéral ou le biologique supportant le mouvement psychique-social. Psychique-social, encore une unité constituée ontogénétiquement et phylogénétiquement.

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Ainsi on peut constituer des appellations-figures de représentations du réel, de son mouvement et de son « double psychique », qui est plus qu’un reflet, qui est l’écho rendu d’une unité de mouvement dont il fait partie.

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2) Propositions de « vocabulaire-composé » :

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espace-temps,

mouvement-matière,

espace-temps-mouvement-matière

psychique-social,

espace-temps-mouvement-matière-psychique-social,…

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…qui en somme ne font que nommer un processus où il manque malgré tout le concept de l’instant-devenir et l’instant-infini, bien difficile à saisir dans l’état de notre microscope-télescope cérébral-social, état de l’espèce humaine, état de la société dans l’état de son processus ici et maintenant.

L’ici et maintenant étant lui-même un état, un existant particulier dans le mouvement-durée-général.

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3) La métaphore de cette réalité qu’est le cycle-spirale de l’arbre-fruit-graine-arbre est la plus parlante que je connaisse pour illustrer la continuité et la transformation qualitative que la dialectique permet de nous représenter. (Ne pas oublier que quelquefois l’arbre meurt ou le fruit pourrit. La question de la santé est donc essentielle !!!...)

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Cette continuité-saut peut s’appliquer à chaque instant du processus de pensée-société-corps-soi.

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Une des plus formidables illustrations de l’unité et des contradictions dans le mouvement, le processus de la nature comme de la société et de la société dans la nature, est fournie par le titre de l’ouvrage d’Ernst-Bloch, « L’athéisme dans le christianisme ». Il aurait pu inverser les termes si cela n’avait pas réduit apparemment le champ au seul christianisme.

Cette contradiction « athéisme dans le christianisme », montre bien la capacité de dépassement possible que le mouvement social, le mouvement de l’humanité en tant que conscience de la nature sur elle-même, contient. Ce dépassement est abordé dans les manuscrits de 1844, et il habite l’œuvre économique de Marx, dans les concepts de dépassement du système social, ses rapports économiques-religieux, et les rapports dépassés qui peuvent en être, leur dépassement, non leur destruction, le système religieux contenant à la fois les intuitions sur l’être, la nature et la société, et les rapports de domination de l’état existant de la société du moment-cité-marchandise.

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La dialectique, cet « outil-microscope-télescope » observateur des mouvements, du mouvement nous permet d’aller aussi loin que possible dans les allers-retours vers l'infini de la vison en miroir de ces mouvements. Les « niveaux » d’épistémicités comme les « niveaux » d’ingrédients de compétence sont des exemples de visions en miroir qui perfectionnent sans cesse une expérience et une connaissance de l’activité et la pratique qu’elles permettent. Ces approfondissement micro et macro que nous devons à Yves Schwartz (1), comme beaucoup de concepts ergologiques contenus dans cet article, et auxquels il faut adjoindre la représentation tripolaire de l’activité sociale, de l’activité humaine, dont chaque pôle peut être la négation de la négation des deux autres, autrement dit leur résolution et le processus de dépassement du mouvement des trois lorsque le mouvement de chacun en interaction conduit à un « saut » dans la continuité, dans le processus global, la transformation du « système ».

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Je crois que lorsque Bertel Ollman nous dit : « …Je dirai que sans une compréhension adéquate du rôle que joue l’abstraction dans la méthode dialectique, et privés de la souplesse que donne la philosophie des relations internes pour effectuer les abstraction d’extension, de niveau de généralité, et de point de vue nécessaire, la plupart des interprètes de Marx ont tout simplement construit des versions de ses théories qui souffrent jusque dans leur forme (c'est-à-dire dans les abstractions de base) des mêmes rigidités, focalisation inappropriée, et unilatéralité que Marx a dépistées dans l’idéologie bourgeoise… », il nous donne en creux, en négatif ce que l’on peut mettre en positif en partant non de ce qu’un état ne permet pas, mais de ce qu’un état permet.

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Le « vocabulaire composé », faute d’un vocabulaire synthétique employé dans cet article frôle sans doute « l’erreur composée ».

Evidemment pour que naisse et devienne majoritairement opérationnel un nouveau vocabulaire, une transformation qualitative du vocabulaire, il faut aussi un autre type de société, un autre système social lui correspondant, en interaction dialectique. Nous n’en sommes encore qu’à construire assez avec difficulté une société-témoin conscient d’un processus inconscient social général.

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La pensée a la matière comme support et est matière elle-même, affirmation à laquelle il faut adjoindre qu’il n’y a pas de pensée sans société, comme il n’y a pas d’être social sans matière-mouvement dont il est constitué et dont il constitue une partie, en interaction, en tant qu’unité particulière dans l’unité globale de la matière-mouvement. La matière existant autour de moi existe indépendamment de la conscience que j’en ai, mais ma conscience peut agir sur elle avec les outils du travail, au sens large, de l’activité, de la transformation que l’homme applique à la matière.

Ce en quoi l’idée de dieu n’est pas étrangère, ni ne sera détruite mais dépassée. Pas étrangère, mais limitée dans le moment processus social lui correspondant.

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« L’idéalisme intelligent est plus près du matérialisme intelligent que le matérialisme bête. Idéalisme dialectique au lieu d’intelligent : métaphysique, non, développé, mort, grossier, immobile au lieu de bête ». Note des cahiers philosophiques de Vladimir Oulianov.

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Pierre Assante, 21 décembre 2015

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(1) Ces commentaires et points de vues n’engagent que moi-même et non les auteurs cités….Voir le précédent article, "Du rôle que joue l'abstraction". (P.A.)

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 09:39
Du rôle que joue l’abstraction…, devoir de rentrée, :-)  ,...

Je dirai que sans une compréhension adéquate du rôle que joue l’abstraction…

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« …Je dirai que sans une compréhension adéquate du rôle que joue l’abstraction dans la méthode dialectique, et privés de la souplesse que donne la philosophie des relations internes pour effectuer les abstraction d’extension, de niveau de généralité, et de point de vue nécessaire, la plupart des interprètes de Marx ont tout simplement construit des versions de ses théories qui souffrent jusque dans leur forme (c'est-à-dire dans les abstractions de base) des mêmes rigidités, focalisation inappropriée, et unilatéralité que Marx a dépistées dans l’idéologie bourgeoise… »

Bertel Ollman, « Dialectiques aujourd’hui », Ed. Syllepse, 2007.

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Je voudrais souligner ici le rapport entre la méthode d’analyse des « ingrédients de compétence » (1), d’analyse des « niveaux » « d’épistémicités » (2), et l’analyse de la « construction » des « abstractions (3) dialectiques », leur constitution, l’aller retour continu en temps et espace, en miroir, que résume Bertel Ollman dans son bref article joint.

http://pierreassante.fr/dossier/DIALECTIQUE_OLLMAN_2007.pdf

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L’analyse de l’abstraction dialectique me parait extrêmement approfondie dans ce texte, qui cependant ne peut prétendre à l'observation du moment d’abstraction et à sa restitution parfaits.

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Ce genre d’analyse, apparemment loin des besoins de résolution des problèmes humains ici et maintenant leur est pourtant bien nécessaire, il me semble.

En tout cas elle reste loin des préoccupations quotidiennes, mimétiques et poïétiques (4) des médias et du moment historique précis d’aujourd’hui dans le moment général de la crise économique, de civilisation que nous vivons : crise de croissance de l’humanité, à l’instar du corps et du cerveau, du corps-soi de l’enfant en crise de croissance, dont nous ne distinguons à ce jour quasiment que les effets, l’apparence, faute d’une analyse non mutilée, dialectique…(5)

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Cet extrait des « Grundrisse » de Marx sur le « travail vivant » me parait illustrer le propos :

http://pierreassante.fr/dossier/MARX_TRAVAIL_VIVANT_GRUNDRISSE.pdf

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Pour finir, 2 remarques sur l’état du monde humain :

1) L’état de la philosophie, son vocabulaire : Il est conforme à celui qui a été établi dans et par la croyance de la séparation du corps et de l’esprit et ses dérivés, indépendance ou autonomie entre corps et esprit. Ce qui n’a rien à voir avec le concept essentiel d’autonomie des idées par rapport aux conditions antécédentes qui les ont engendrées et de leurs mouvements.

Le comble de cette vision, de cette conception, consiste en son opposé, l’attribution à l’unité corps-esprit des seules propriétés tangibles dans l’état des connaissances humaines.

Ainsi, matérialisme grossier et superstition se rejoignent.

Les progrès rapides des neurosciences qui s'incluent à la physique de l'infiniment petit et infiniment grand, dans ses multiples champs, et leur conjonction avec la psychologie et une métaphilosophie, une "philosophie de l'activité", élargiront grandement les limites des nos horizons actuels

Evidemment pour que naisse et devienne majoritairement opérationnel un nouveau vocabulaire, une transformation qualitative du vocabulaire, il faut aussi un autre type de société, un autre système social lui correspondant, en interaction dialectique.

Voir :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-le-corps-125516046.html

Et

http://pierre.assante.over-blog.com/article-lettre-a-lucien-seve-sur-le-vocabulaire-materialiste-18-avril-2007-120651755.html

2) Le besoin d’une correspondance et d’une harmonie relative entre système et vocabulaire trouve son expression dans la haine répandue et entretenue des subalternes pour les choses dites savantes qui n’a d’égale que celle des dominants envers eux…

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Pierre Assante., 19 décembre 2015

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(1) Yves Schwartz dans « Travail et Ergologie, entretien sur l’activité humaine », ouvrage collectif, Ed. Octarès, 2003)

(2) Voir site Institut d’ergologie, Yves Schwartz, ou sur ce blog à « Epistémicités ».

(3) Voir aussi « Pensée & Langage », Lev Vygotski, Ed. La Dispute.

(4) Voir Henri Lefebvre sur cette expression, « Métaphilosophie », Ed. Syllepse, 2000.

(5) Evidemment, ces commentaires et points de vues n’engagent que moi-même et non les auteurs cités….(P.A.)

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 00:00
2016

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 08:47
Sur les  REFONDATIONS COMMUNISTE et CHRÉTIENNE, au PAPE FRANÇOIS, aux « croyants » et aux « incroyants ».

Sur les REFONDATIONS COMMUNISTE et CHRÉTIENNE, au PAPE FRANÇOIS, aux « croyants » et aux « incroyants ».

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Croyants et incroyants ont besoin de communisme, ont besoin d’un parti communiste.

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D’excellentes mises à jour sont produites sur l’état du Monde.

Mais une refondation d’un rassemblement organisé autour du besoin de communisme nécessite, selon moi :

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1) Un retour à la connaissance des principes élémentaires de la critique de l’économie politique de Marx, sur lesquels reconstruire une alternative au capitalisme, partant de sa réalité, de son processus ici et maintenant.

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2) Un retour à la dialectique qui fasse éclater une vision morcelée et figée dans le temps et l’espace, inopérationnelle, parce que réduisant notre capacité à saisir les mouvements et les forces contradictoires dans ces mouvements de la nature, de la société et de la personne.

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Deux choses auxquelles chacun peut avoir accès, quelles que soient sa culture collective et son itinéraire personnel, ses croyances et non croyances, à partir du moment où l’attachement à l’humain et la vision des choses en mouvement vont de pair.

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Ceci peut être aussi considéré comme une réponse au Pape François et à son excellent livre-encyclique, partant du point de vue particulier d’un « croyant », « Laudate si’ » et sa bénédiction "Urbi et Orbi".

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En colligeant « La lotta di classe » et « Indignarsi non basta » des regrettés Luciano Gallino et Pietro Ingrao, et rappelant que même Gramsci, pas plus que Jaurès n’ont eu comme point fort premier et comme base la critique marxiste de l’économie politique, même dans ses prémices marxiennes, l’appel à refonder est nécessaire et sa réalisation imminente, en Italie comme en France.

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La​ « pensée Marx » et le mouvement humaniste qui l’a créée, qui a grandi et s’est développée, avec des hauts et des bas, des dérives humaines, subit aujourd’hui plus que jamais un ostracisme moral et médiatique correspondant à la haine de la classe dominante qu’ils combattent. Toutes les activités humaines sont concernées par le besoin de transformation sociale radicale et progressive, comme le mouvement des salariés est concerné par toutes les activités humaines, dans leur infinie diversité.

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Mais l’ostracisme le plus grand est et reste contre la critique marxiste de l’économie politique.

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Toute refondation doit partir de cette constatation et y remédier.

C’est mon point de vue…..

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Pierre Assante, 27 décembre 2015

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 11:04
Pietro INGRAO, 2009, « Indignarsi non basta » «S’indigner ne suffit pas »...Réflexion pour nous aussi, ici, en Europe et maintenant...

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Ci-dessous, des extraits du petit livre de Pietro INGRAO, disparu en 2015, figure majeure du Parti Communiste Italien (PCI) auto-dissous. Pietro INGRAO n’a pas suivi le parcours vers le PD aujourd’hui au pouvoir en Italie, et son alliance droite - « centre gauche » dont on connaît les résultats, et que d’aucun prônent ici pour poursuivre une politique d’austérité et plus.

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Pietro Ingrao, 2009, « Indignarsi non basta » «S’indigner ne suffit pas »...Réflexion pour nous aussi, ici, en Europe et maintenant... :

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…Non si può sottovalutare il prezzo che questo comporta, primo fra tutti la diretta e determinante presa sulle scelte dei poteri economici e finanziari…

…Concentrazione di risorse, di tecniche e sapere influiscono in modo radicale sulla nostra esistenza e avvertiamo, anche, che ne va, in modo perfino immediato, della nostra vita. Ne abbiamo, magari, una percezione confusa e contradditoria, ma sentiamo quanto questo stato di cose vincoli, giorno dopo giorno, la nostra vita…

…Posso solo indicare un punto discriminante. Vedo prevalere una critica morale alla degenerazione dei partiti, alla corruzione e all’ affarismo del ceto politico. Ma l’indignazione non da conto delle modificazioni sostanziali. La mera denuncia, in qualche modo, le occulta…

…La speranza, come l’indignazione, è un sentimento. Viceversa, proporsi di conseguire con efficacia un risultato significa suscitare e orientare forze, verificare i modi e, appunto, les forme attraverso i quali l’incontro e lo scontro procedono…

…Ma allora, devi verificare la speranza di futuro dentro una lettura della realta’. Leggere dentro la relazione di lavoro per capire il mondo, per intendere i rapporti tra gli essere umani. Richiamo qui un insegnamento di Marx che la mia generazione, con Gramsci, lo ripeto, ha accolto…

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Pietro Ingrao, 2009, « Indignarsi non basta » «S’indigner ne suffit pas »

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Non basta onorare sentimentalmente Pietro. Bisogna usare, senza deificazione, ma con attenzione, della sua esperienza.

Posso dirlo anche a Bertinotti sulla falsa identificazione del discorso neo fascista F.N. francese e del discorso progressista nella confusione che l’evenimento procura…

Le reazioni mediatiche a caldo sono spesso cosi….

Pierre Assante, 8 décembre 2015

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 16:52
SI NOUS AVIONS TOUJOURS EN TÊTE, et devant les yeux, l’immense et rapide progrès des connaissances de l’humanité sur la nature et sur l'homme lui-même...

SI NOUS AVIONS TOUJOURS EN TÊTE, et devant les yeux, l’immense et rapide progrès des connaissances de l’humanité sur la nature et sur l'homme lui-même, progrès qui est la réalité de notre moment de vie, de ce siècle, la noirceur de la réalité qui nous envahit quelquefois prendrait une toute autre couleur, au profit d’un moindre pessimisme et d’un plus grand optimisme, beaucoup plus grand.

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L’immensité du développement de ces connaissances n’est pas seulement expression de merveilleux et de rêve. Elle est surtout l’expression des immenses possibilités de développement qui s’ouvrent à l’humain pour se comprendre lui-même, pour se comprendre dans la nature, et en conséquence pour que s’imposent des solutions et des actions répondant à la crise de croissance de l’humanité, l’obsolescence du capital, l’obsolescence de sa contrainte sociale et l’ouverture à l’activité libre, productrice amplifiée des biens matériels et moraux et de leur qualité, des idées qui en font partie.

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Des solutions et des actions répondant à la crise existent déjà sous nos yeux, à nous de les voir et d’y contribuer toujours plus, sans frénésie maladive mais avec détermination !

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PROGRAMMÉE En ligne pour janvier 2016, sur ce blog, vous trouverez la question du développement des concepts, des abstractions, et leur puissance de résolution continue sur les contradictions de l'être social que nous sommes et de la société dont nous sommes.

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Pierre Assante, 22 décembre 2015

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Bonnes fêtes !!!

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 23:07
« La Philo du Prolo »    Bulletin Hétérodoxe Très Perso :  TOUS LES 7 NUMEROS + 1 .

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« La Philo du Prolo »

Bulletin Hétérodoxe Très Perso

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TOUS LES 7 NUMEROS + 1 en ligne en cliquant SUR LES LIENS

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N° 7 . BREF…..,Devenir capable de gérer globalement un monde globalisé. Et de gérer globalement la crise de croissance de l’humanité :

http://pierreassante.fr/dossier/La_Philo_du_Prolo_N_7_Devenir_capable_de_gerer_globalement.pdf

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N° 6 . l’EXPERIENCE MONDE :

http://pierreassante.fr/dossier/La_Philo_du_Prolo_N_6_L_EXPERIENCE_MONDE.pdf

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N° 5 . LA VALEUR :

http://pierreassante.fr/dossier/LA_Philo_du_Prolo_N_5_LA_VALEUR_couleur.pdf

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N° 4 . Les cycles arrivent à convergence :

http://pierreassante.fr/dossier/La_Philo_du_Prolo_N_4_Juillet_2015.pdf

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N° 3 . Le temps. Le je et le nous. La beauté :

http://pierreassante.fr/dossier/LA_PHILO_DU_PROLO_N3_AVRIL_2015.pdf

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N° 2 . SEULE UNE NOUVELLE POLITIQUE ECONOMIQUE PEUT SORTIR LA FRANCE ET L’EUROPE DE LA CRISE :

http://pierreassante.fr/dossier/LA_PHILO_DU_PROLO_N2_MARS_2015.pdf

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N° 1 . Guérir les causes ? Les cycles arrivent à convergence :

http://pierreassante.fr/dossier/LA_PHILO_DU_PROLO_1_Guerir_les_causes.pdf

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N° 0 . OUF, recueil :

http://pierreassante.fr/dossier/OUF_Recueil.pdf

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 23:06
Denis DURAND, "La gauche et le monde ont besoin d’idées communistes novatrices"

Denis Durand,

membre du conseil national du PCF, 16 décembre 2015

La gauche et le monde ont besoin d’idées communistes novatrices

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Des millions d’ouvriers, d’employés, de cadres et de techniciens, de chômeurs ulcérés par la politique du gouvernement ont choisi de ne pas voter pour le Front national voire, pour certains d’entre eux, de lui faire barrage au deuxième tour ; mais ils ont aussi choisi de cesser de voter à gauche et de ne pas soutenir le Front de gauche.

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C’est pourtant dans ces classes sociales que résident les forces capables d’empêcher notre civilisation de basculer dans la violence, le racisme et le déchaînement des nationalismes. Mais pour que ces forces prennent conscience d’elles-mêmes, il faudra autre chose que des mots, des symboles et du rêve. Il faudra leur témoigner assez de respect pour leur dire la vérité : seules des luttes persévérantes pour des solutions précises aux problèmes posés par la crise du capitalisme financiarisé permettront de réaliser les larges rassemblements capables d’imposer une alternative face au chantage permanent des marchés financiers.

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Depuis une vingtaine d’années, l’opinion a prévalu qu’être à gauche de la gauche ou se réclamer de l’antilibéralisme serait une base de rassemblement suffisante pour constituer une alternative politique. La nature exacte des mesures proposées pour s’opposer aux politiques d’austérité était considérée comme secondaire, ou plutôt, tout débat à leur sujet était esquivé de peur de créer des divisions. Les derniers événements soulignent combien cette conception du rassemblement est inopérante.

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Il faut donc un débat à gauche sur les objectifs que le mouvement populaire devrait viser, les moyens nécessaires pour les atteindre et les pouvoirs à conquérir pour mobiliser ces moyens.

Pour le gouvernement actuel, la cause est entendue : il serait inutile de chercher à résister aux marchés financiers, et il n’y aurait donc qu’à aller au-devant de toutes leurs exigences ! Ce faisant, François Hollande renie chaque jour davantage tout ce pourquoi la gauche s’est identifiée à la liberté, au progrès et à la justice sociale. Il mène la société française à la catastrophe et la droite la plus dure au pouvoir.

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Selon une autre conception, qui a pignon sur rue à la « gauche de la gauche », il suffirait de « refermer la parenthèse libérale » et de revenir aux compromis sociaux de l’après-guerre, appuyés sur l’intervention de l’État dans l’économie, bref de revenir aux sources d’une authentique social-démocratie. Résultent de ce parti pris la croyance en la possibilité de changer la répartition des richesses par l’impôt (Piketty) sans changer la façon de produire les richesses, ou la foi dans des solutions imaginaires magiques, comme la sortie de l’euro, pour échapper au pouvoir des marchés financiers sans luttes concrètes pour changer l’orientation du crédit en Europe. Mais c’est précisément la crise de ce mode de régulation de l’économie, dans les années soixante-dix, qui a rendu irrésistibles la vague néolibérale et ses méfaits !

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Être réaliste, c’est reconnaître que pour répondre à la violence qui accompagne les bouleversements de notre civilisation, corriger les dégâts du marché par l’action par l’État ne suffit plus. C’est aux ressorts les plus profonds du pouvoir de l’argent que nous sommes désormais condamnés à nous attaquer si nous voulons que la civilisation survive. Cela ne peut être réalisé que par la conquête par les citoyens eux-mêmes, « du local au mondial », de pouvoirs aujourd’hui confisqués par la finance ou délégués à l’État, au moyen de luttes sociales et politiques pour des objectifs à la fois concrets, immédiats et radicaux, en ayant comme boussole la lutte contre la tyrannie des marchés financiers afin de faire baisser le coût du capital.

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En effet, à la cohérence perverse de la rentabilisation du capital qui conduit à l’effondrement social, écologique, politique et moral, on peut opposer une autre cohérence répondant aux dangers mais aussi aux potentialités des révolutions qui affectent de nos jours l’environnement, les technologies, la démographie, la monnaie.

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Réduire les prélèvements financiers et les prélèvements sur les ressources naturelles avec de nouveaux critères de gestion pour dégager les moyens de sécuriser l’emploi et la formation. Développer de nouveaux services publics pour partager les potentialités de la révolution technologique informationnelle aujourd’hui accaparées par le capital multinational. Depuis le financement de projets industriels dans les entreprises et les territoires jusqu’à la construction avec les pays émergents d’un nouvel ordre monétaire international, se saisir du formidable pouvoir des banques et des banques centrales afin de financer les investissements nécessaires pour changer la façon de produire les richesses et réussir la transition écologique. Refonder la construction européenne jusque dans son cœur, en mettant l’euro au service de l’emploi et des services publics, à partir de luttes pour le financement de projets concrets. Coopérer entre Nord et Sud, entre Orient et Occident, pour permettre l’émergence de cette nouvelle civilisation où l’émancipation de chacun serait la condition de l’émancipation de tous.

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Il y a là bien autre chose que des recettes économiques destinées à meubler des programmes électoraux. Il y a une cohérence politique dont le Parti communiste doit devenir le porteur car c’est seulement ainsi que des forces, nombreuses et diverses, pourront se rassembler en y reconnaissant leurs propres objectifs. Nous ne pouvons plus nous permettre de refouler nos idées communistes et de repousser à plus tard les confrontations de points de vue à gauche.

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Denis Durand, membre du conseil national du PCF, 16 décembre 2015

PUBLIE DANS L'HUMANITE, le 21 décembre 2015

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 09:06
TEXTE de JUIN 2006 : Travailler à s’opposer   aux effets du libéralisme mondialisé  est une tâche relativement claire.  Construire une alternative l’est moins. Hominisation  et  Humanisation.

Travailler à s’opposer

aux effets du libéralisme mondialisé

est une tâche relativement claire.

Construire une alternative l’est moins.

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Hominisation et Humanisation

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Travailler à s’opposer aux effets du libéralisme mondialisé est une tâche relativement claire. Construire une alternative l’est moins. Les militants de la transformation sociale sont sommés de hâter le pas sur un chemin, des chemins dont on ne sait trop où ils mènent. Et ils en sont sommés par des groupes, des réseaux constitués sur la base d’une sorte de communautarisme, et non d’une, de communautés. Ils sont en quelque sorte, auto-sommés…Et ceux qui tentent -dans un esprit d’échapper à ce communautarisme, explorer les terrains, comprendre, déplacer ou développer les interfaces aux frontières établies- de rechercher des sentiers moins fréquentés, se dispersent.

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Il y a peut-être quelques préliminaires à explorer en marchant.

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1 On peut considérer l’hominisation comme un processus achevé par l’établissement des caractéristiques générales de l’espèce. Ou au contraire considérer ce processus comme ininterrompu, contredisant ainsi la vision dichotomique qui affirme qu’une fois le processus biologique accompli, la transformation se déplace au niveau de l’organisation sociale. Ces vérités dogmatisées évitent de se poser d’autres questions. Par exemple celle-ci : comment peut se traduire le processus de coopération entre individus de l’espèce en passant d’une communauté restreinte à une communauté mondiale. Quelles sont les caractéristiques biologiques de l’espèce et en quoi ces caractéristiques mouvantes mais pas sans bases nous posent la résolution de la coopération dans le cadre d’une communauté nation puis d’une communauté mondialisé. Le danger du racisme nous a fait fuir ces questions, et ces questions sont effectivement un terrain glissant où le racisme peut s’infiltrer et se développer rapidement. Mais corps et cerveau font un tout. Les révélations de l’ordre de la science peuvent nous faire représenter plus grands que nous ne sommes, et que le découvreur, l’inventeur n’est. Ainsi se fabriquent les dieux. Ainsi combattre les dieux sombre dans les prés carrés. Pourquoi les avatars de l’ethnie, de la nation, considérées comme un progrès de l’organisation humaine, mais avec les conséquences que l’on sait ne nous interrogent-ils pas plus sur cette question des conditions de la coopération pour l’espèce ? La constitution du patriarcat, par exemple nous pose la même question. Hormis de donner une réponse mécaniste et déterministe, il y a à la fois à comprendre les effets d’une voie empruntée dont les traces ne peuvent être effacées, et en quoi cette voie peut être dépassée. Le bon vouloir, la bonne volonté, la bonne conscience étant un élément nécessaire mais non suffisant.

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2 Le processus. Il est courant de constater l’étonnement des humains devant la complexité d’un objet, particulièrement d’un objet humain. Certainement cet étonnement est légitime. Cependant il est pondéré si l’on considère chaque geste humain, « physique et pensée », comme la suite d’un processus commencé il y a bien longtemps après d’innombrable générations animales et humaines. Ce n’est pas que chaque fois que nous commettons un geste nous ressortons des ventres de nos mères, croissons et mûrissons. Mais il y a cette naissance, cette croissance et ce mûrissement inscrits dans notre geste nouveau. Mais ce geste nouveau n’est pas pré-déterminé, il est aléatoire et pour cette raison EST un choix, un choix étant lui-même un geste aléatoire et une bifurcation où intervient une volonté collective et individuelle liées. C’est bien là à la fois l’illustration des concepts de processus et de déterminisme. Depuis des millénaire l’humain se heurte à cette idée de déterminisme, l’accepte et le refuse en même temps en s’apercevant qu’il ne peut échapper à l’anankè et pourtant que ce qu’il décide peut influencer le cours des choses. Voir Prigogine, l’espace temps, sa flèche, et ses bifurcations aléatoires et Arnaud Spire par la même occasion.

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3 Le « processus du père ». L’accumulation primitive du village agricole en première instance puis de la cité-état donne la possibilité de concentrer et de spécialiser le travail artisanal au service de l’accumulation et de la propriété privées. A travers cette spécialisation qui demande ces moyens, la femme perd l’usage des « techniques de pointes » dans leur quotidienneté, techniques dont sont issues les « concepts de pointe » qui nourrissent en retour les techniques et la production symbolique (double anticipation). Elle les perd aux profit des techniques acquises quotidiennes.On peut penser que les femmes, moins mobiles de par leur fonctions maternelles dans la communauté primitive, maîtrisent plus que les hommes et la conceptualisation des techniques de fabrication des objets et la conceptualisation abstraite qui en découle, et la création et l’usage des techniques. Dans la mesure où les techniques réclament plus de moyens, la concentration de ces moyens par l’accumulation primitive privée va donner un essor à leur complexification et le pouvoir à ceux qui vont la « financer ». La propriété privée va trouver à la fois sa justification, son efficacité et sa domination, et l’aliénation qui en découle. Particulièrement en ce qui concerne la femme. L’artisanat « de pointe » va se masculiniser. Les oeuvres qui en découlent aussi. Ainsi la production symbolique va devenir un interdit masculin, que la femme brisera quelquefois (on ne peut interdire la conceptualisation à l’humain, le travail des opératrices -et opérateurs- des chaînes taylorisées le prouve), contournera toujours. Elle subira et subit encore cet interdit, malgré sa récente, réelle mais relative indépendance économique difficilement acquise et pas partout dans le monde et dans tous les milieux. Ainsi se construit et se perpétue « le processus du père » qui va se combiner et fusionner avec le pouvoir central qui devient abstrait parce qu’éloigné et intouchable. A tel point que dans la vision féminine elle-même, le modèle de producteur de symbolique reste majoritairement le père. S’ajoute ou s’imbrique à cela le rôle du complexe d’Œdipe. La domination paternelle sociale (et de violence organisée) y trouve un allié psychologique (qui se retourne ensuite aussi contre l’homme mâle), et vient percuter violemment la fusion originale maternelle (et de douceur) et le rôle séparateur global de la société La division des domaines d’activité atteste la prégnance de cette division en matière de conceptualisation. Il est très intéressant d’observer à quel point l’art culinaire a développé ses propres symbolisations et concepts, les gestes et les résultantes qui y sont attachés, à la fois positivement et négativement.

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4 Ainsi, comprendre l’activité humaine devient le centre du processus. La vision de l’humain sur son activité est centrale. Elle est un retour aux sources de l’activité humaine. De la vision micro à la vision macro de cette activité, il y a toute la construction, le processus historique de l’activité que nous voulons poursuivre. Il ne s’agit pas de l’histoire limitée de l’antiquité à nos jours, mais de toute l’histoire humaine, depuis le début du processus d’humanisation et même des conditions qui l’ont précédé. L’activité comme moyen de subvenir à ses besoins, comme organisation de l’activité permettant de subvenir à ses besoins, comme orientation de l’activité en fonction du développement et de la transformation des besoins. Et là lorsqu’on parle d’orientation, on touche le fond de nos motivations militantes, et des choix autoritaires découlant du capitalisme, du stalinisme ou du nazisme. Ou au contraire de la volonté montante d’un développement de la communauté humaine par le développement de l’individu. Mais se pose et se posera toujours la question de la santé de l’espèce donc de la santé de l’activité, donc de la santé du projet, donc de la santé du concept, avec les dérives autoritaires de la conceptualisation (voir aussi Yves Schwartz et le travail de L’APST). C’est un danger qui est inhérent à l’espèce humaine et donc qui demande une attention infinie.

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5 L’inégalité devant la conceptualisation. C’est ce que développe clairement Karine Gantin (site Espaces Marx) partant du nécessaire dépassement du patriarcat. Et c’est le fond du processus permanent d’humanisation. Cela ne se pose pas en matière d’uniformité mais de diversité de groupes humains et d’individu humain, donc aucune égalité d’ordre mathématique encore communautairement utilisée. Le droit à la conceptualisation passe en premier lieu par le droit au travail : ne pas imposer à l’humain ce que doit être son activité centrale, ce qu’il doit produire pour subvenir à ses besoins, comment il doit le produire, considérant la production non seulement comme celles des objets tangibles produits pour et par la vie humaine, mais toute l’activité qui entre dans la production. Activité contrainte et temps dit libre étant une seule et même activité humaine diversifiée où les activités s’entrecroisent, se complètent et s’opposent. Travailler c’est penser disent les ergologues. C’est dans l’objet produit et la conscience de l’objet comme relation entre humains, comme dit le matérialisme dialectique, que le communisme prend forme, et transforme la solidarité objective en solidarité totale, subjective ; en se méfiant de ce mot, subjectif, qui peut faire penser qu’il n’y a pas d’objectif dans le subjectif et le contraire, comme dit un spiritualisme non dichotomique. Nous somme passés d’une vision économiste du travail, conséquence des conditions de lutte face au patronat, à une dispersion incohérente de notre vision de l’activité humaine. La question de LA CITÉ, de la multiplicité, diversité, organisation et imbrication de ses activités est un lieu réel et un lieu conceptuel de cette réflexion. Elle s’oppose pour la dépasser à la vision patriarcale de l’agriculteur-accumulateur privé. Mais LA CITÉ elle-même est dépassable. A conditions de considérer l’humain dans son tout « biologico-culturel ». L’égalité de droit devant le concept, c'est la société qui donne les moyens de compenser les contraintes naturelles et sociales par l’organisation de la solidarité collective, c’est le droit pour tous d’aspirer à choisir et à pouvoir pratiquer les activités de son choix. L’égalité devant la conceptualisation, pour la femme, ce que l’on peut nommer aussi devant la production symbolique, c’est ce pouvoir de choix. Pouvoir en tant que rapport social non dominant, c'est-à-dire en tant que faire ensemble, en commun. L’anthropologie, c’est sans doute le ressort premier du marxisme. Travailler à s’opposer aux effets du libéralisme mondialisé est une tâche relativement claire. Construire une alternative l’est moins. La boucle est bouclée.

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6 Le processus est lien. Seule la bourgeoisie a voulu le rompre, dans son illusion et certitude de créer de rien et de par soi. Le pharaon en aucun cas ne prétendait à la rupture, mais au contraire à l’incarnation de ce lien, de l’origine humaine et à travers les générations passées et à venir. L’imitation de la bourgeoisie par la petite bourgeoisie et sa contamination à la communauté entière est une question fondamentale pour le devenir de l’humain. Les Bagaudes de nos jours, de notre temps-ci en sont elles-mêmes imprégnées. Les voitures qui brûlent sont les nouvelles Bagaudes. « Nous en sommes les responsables » disait Salvien de Marseille. Là où elles brûlent moins c’est qu’il y a auto-contrôle communautaire. Et ne cherchons pas à étiqueter les communautés. Le cas de Marseille est relativement particulier, mais jusqu’à quand ? Marseille est violente, pourtant, à peu près au moment où ailleurs les banlieues flambaient, c’est le mouvement social des marins et des traminots et d’autres, qui exprimait la révolte phocéenne. Il y a déjà dans le passé récent de la ville des illustrations intéressantes. Le, les noyaux millénaires de maintenances des rapports sociaux, de la « loi », au sens biblique comme au sens de la Cité, ont traversé les millénaires d’immigration qui ont sans cesse agi autour, à la périphérie de ce noyau pour le dénormaliser, le renormaliser, sans jamais le détruire. C’est cela le lien. La création d’entreprises autogérées à la Libération, les Mutuelles, les Centres de Médecine de Groupe anticipateurs et tant d’autres exemples en contradiction avec les pouvoirs centraux, qu’ils soient d’État, de Parti, de Syndicat ou Associatif en général, montrent ce rôle de lien-maintenance-création. Loi et « foi », règles de vie, contestation de la règle, dépassement de la règle, contrainte et conviction, fonctionnent de pair. Le lien du père au strict sens individuel de même. Il domine symboliquement et concrètement de lien de la mère, qui s’il ne peut être effacé, est nié, mutilé. C’est toute la conséquence du rapport social dominant. Cette mutilation du lien induit un équilibre forcé, une maladie du mouvement dans sa totalité, et non une maladie périphérique, ordinaire de tout organisme et de toute société. C’est pourquoi le juste concept de « dépassement du patriarcat » de Karine Gantin répond bien au besoin du lien, du processus. Il suppose non la destruction du lien mais son maintien débarrassé de la domination. Le lien humain de société, c’est le principe de « résurrection ». C’est aussi l’idéalisme dépassé. Les seules vraies ruptures sont les ruptures négatives. Elles sont l’effet des catastrophes naturelles et sociales. Les inquisiteurs sont partout et les saints partout. Ne donnons pas l’exclusivité du lien ou de sa destruction à un groupe ou à une pensée. Nous possédons bien un cerveau et un corps qui ne se passent pas l’un de l’autre, c’est le même corps dans son unité, comme c’est la même société. Nos envies, nos passions, nos déceptions et nos exaltations en font partie, et personne n’y renoncera sauf à renoncer à la vie. La mesure et l’expérience sont aussi de ce lien. L’amour d’abord, crée le lien et le perpétue. Evidente, démocratique et merveilleuse banalité.

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7 Institution, idéal, domination. Dans le même temps où l’inquisition sévissait, Francesco pratiquait la douceur. Comment imaginer, dans une société de domination instituée et de violence au service de cette domination, un idéal qui ne soit pas corrompu par cette violence et cette domination ? Il faut que notre envie de vivre soit démesurée, mais il faut aussi une grande modestie dans nos choix. Cette modestie ne peut que servir notre conviction, notre sens critique vis-à-vis d’elle. Jaurès écrivait en 1898 : « Pour qu’un grand système religieux surgisse, il faut la rencontre et comme la fusion d’un grand mouvement de pensée et d’un grand mouvement social. Le christianisme avait été préparé, en son fond métaphysique et moral, par tout le développement de la pensée antique ; mais il a fallu la grande crise de l’Empire Romain, la souffrance du monde vaincu, la révolte intérieure des humbles écrasés par toutes les forces extérieures, pour que la pensée des mystiques et des philosophes s’incorporât à l’humanité. La révolution de 1789 a suscité des velléités religieuses, mais puériles et vaines. Car quoiqu’elle fut, elle aussi, à la rencontre d’un grand mouvement de pensée, la pensée du XVIII° siècle, et d’un grand mouvement social, l’avènement de la bourgeoisie, elle était trop discordante, trop chaotique et trop troublée pour donner à l’humanité un sens nouveau de l’unité du monde. Tout était incomplet en elle et incertain, le mouvement social comme le mouvement de pensée. La classe révolutionnaire qui arrivait au pouvoir portait en elle contradiction et discorde : car elle proclamait le droit humain, et confisquait au profit d’une oligarchie la révolution resserrée. Et elle voyait remuer au-dessus d’elle un prolétariat dont la voix confuse bégayait déjà un mot d’ordre nouveau. Comment cette révolution incomplète et agitée, qui dès la première heure sentait tressaillir en elle la menace d’une révolution nouvelle, aurait-elle pu interroger, au nom de l’humanité, le mystère du monde ? La science même, malgré d’admirables découvertes et de prodigieuses inventions, n’avait pas dégagé encore cette loi supérieure d’évolution qui rattache le mouvement humain au mouvement universel et qui sollicite la pensée à de magnifiques espérances. Demain, au contraire, l’humanité affranchie par le socialisme et réconciliée avec elle-même prendra conscience en sa vivante unité de l’unité du monde, et interprétant à la lumière de sa victoire l’obscure évolution des forces, des formes, des êtres, elle pourra entrevoir, comme en un grand rêve commun de toutes ses énergies pensantes, l’organisation progressive de l’univers, l’élargissement indéfini de la conscience et le triomphe de l’esprit….. ». Cette vision de la rencontre d’un grand mouvement de pensée et d’un grand mouvement social ne peut-elle pas inspirer notre action d’aujourd’hui, à une petite distance d’un peu plus d’un siècle de la réflexion de Jaurès ? Son « grand système religieux », il ne le conçoit pas, la suite du texte l’indique, au sens étroit du terme, celui que l’on donne aux chapelles et aux superstitions. Il s’agit pour lui d’un mouvement qui fixe à l’humain un but, un idéal lui-même en mouvement, mais à mettre en œuvre dans la vie, un devenir déjà présent dans l’action quotidienne. « Le courage c’est d’être tout ensemble et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe » (encore Jaurès).

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8 Petites conclusions. Notre conscience a repéré des points de repère-bifurcations propres au développement de l’espèce humaine, de l’individu dans l’espèce ; de l’espèce en mouvement, et de l’individu dans le mouvement et qui de par ce mouvement ne sont donc jamais les mêmes ; de l’espèce, de l’individu dans leurs continuitéS aussi, relative et générationnelle. Ces repères, nous en avons besoin. Il y a le repère du galet aménagé, le « premier » outil vraiment humain. Le deuxième repère du néolithique, de l’agriculture est fondamental dans la bifurcation accumulation privée, domination, patriarcat. Nous avons la preuve que les premières communautés agricoles constituant villages et embryons de villes ne pratiquaient ni la hiérarchie sociale ni la hiérarchie sexiste. N’introduisons pas de conceptions déterministes en fonction de ces voies, de ces bifurcations, mais usons de la connaissance de ces repères pour influer sur notre devenir. La troisième grande bifurcation-repère est très récente, c’est celle de la manufacture et de la fabrique. La production-accumulation privée s’affranchit a) de la force motrice biologique, b) de l’adresse individuelle, particulière du producteur, c) de l’intelligence participative du producteur. Elles sont « remplacées », ou du moins dominées par la machine motrice, l’automatisation de la machine, la division entre exécutants et concepteurs (ingénieurs de production, secteur « intellectuel » de la fabrique). Toute la société est imprégnée de ce modèle dont la poussée révolutionnaire sur les forces productives est en déclin, extinction, et dont les contradictions demandent dépassement. Ce sont les conditions dites matérielles de vie qui déterminent la conscience. Mais, répétons-le, il y a autonomie (à la fois infinie et relative !), des idées et des sentiments par rapports aux conditions qui les ont crées et sur lesquelles elle agissent (choix humains). La société d’un moment ne peut donc se résumer à ce moment. Nous l’avons déjà dit elle contient les traces, les résidus et les permanences. On a reproché à Marx l’usage du terme « essence », terme jugé « religieux ». Par exemple, « l’essence humaine c’est l’ensemble des rapports sociaux ». Marx n’accorde pas une valeur mythique ni aux mots ni à ses propos, mais une valeur d’usage. L’essence des choses, c’est l’effort de représentation qui contredit l’apparence trompeuse des choses et les mensonges idéologiques appliqués aux choses. On peut dire qu’il y a un quatrième repère-représentation : les manuscrits de Marx de 1844. C’est le témoin d’une conscience de l’humain sur lui-même, débarrassée de la dichotomie corps-pensée en vigueur et codifiée depuis l’antiquité, particulièrement depuis la cité-état. A partir de cette nouvelle vision peut se développer une autre vision sur l’ensemble de l’activité humaine et son devenir ; et un cinquième point, l’étude micro et macro de l’activité humaine. C’est ce que fait Marx dans « le Capital ». Ce qu’il nous faut faire avec la mondialisation informationnelle, quatrième bifurcation « technique » accompagnée des prémisses de la nano-manipulation physique et biologique. De ce fruit, que naîtra-t-il ?

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Pierre Assante, Marseille, juin 2006.

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Bibliographie sommaire mais essentielle de ces repères.

« Au néolithique, les premiers paysans du monde » Catherine Louboutin.

« Le Capital, Livre premier, tome II, chapitres XIV et XV » Karl Marx. « Manuscrits de 1844 » Karl Marx.

« Travail et Ergologie, entretiens sur l’activité humaine » ouvrage pluridisciplinaire sous la direction de Yves Schwartz et Louis Durrive.

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 09:41
NE PAS VOIR LES TRANSFORMATIONS POLITIQUES ET SOCIALES « A RAS DE TERRE » MAIS D’EN HAUTEUR DANS LE TEMPS ET L’ESPACE : Fin des années 1960, début des nées 1970, le capital a dû s’adapter à ses propres effets.....

NE PAS VOIR LES TRANSFORMATIONS POLITIQUES ET SOCIALES « A RAS DE TERRE » MAIS D’EN HAUTEUR DANS LE TEMPS ET L’ESPACE.

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Fin des années 1960, début des nées 1970, le capital a dû s’adapter à ses propres effets.

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Le capital a dû répondre à son affaiblissement relatif marqué par ses échecs provisoires au Vietnam, au Chili, en Europe avec la montée d’un eurocommunisme et d’unions nationales pour le changement, etc., et dans le monde après la vague de décolonisation.

Le capital a dû surtout et dans le même temps utiliser et épouser la révolution scientifique et technique issue de son propre processus, la faire totalement sienne, et pour cela créer une nouvelle organisation du travail, mondialisée, informationnalisée, ainsi que les institutions nationales et mondiales nécessaires à cette réorganisation gigantesque.

Ainsi, le capital a pu poursuivre et accentuer l’exploitation capitaliste, frein et blocage au un développement économique et démocratique parce que frein au développement et à la satisfaction des besoins humains (1) et à leur croissance nécessaire, à l’instar de la croissance d’un corps d’enfant en crise de croissance.

Ainsi, le capital a pu créer et mettre en pratique les conditions ET pour palier relativement à la crise inhérente de son système, celle de la suraccumulation-dévalorisation du capital, celle de la tendance à la baisse du taux de profit amplifiée par la révolution scientifique et technique ET par la même occasion à museler pour un temps les réactions unitaires possibles répondant à sa propre crise.

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La création de la Trilatérale en 1972-73 en a été l’outil initial, d’où sont issus le G7, G8, G20 aujourd’hui en « dépassement » au profit d’une direction unifiée du capital que permet la puissance politique, militaire et technique des grandes féodalités économiques constituées par les grands groupes économico-financiers dépassant de loin la puissance éparpillée des Etats nationaux soumis à ces conditions nouvelles, même quand ils cherchent à s’en dégager.

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A noter que sur la masse des profits réalisés, il ne pourrait exister de capital productif financier parasitaire, sa masse et sa puissance actuelle, sans la production matérielle actuelle : il faut lutter contre cette idée que le capital peut se créer et exister « ex nihilo », idée aujourd’hui majoritaire, y compris chez ceux qui se disent ou se veulent pourfendeurs du capital.

Par contre la possibilité relative de création ex-nihilo de capital, de monnaie, que sa masse permet, peut être utilisée, dans une réforme radicale et progressive, pour un usage producteur, un usage de développement progressiste, répondant aux besoins humains.

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Après 11 ans de secrétariat de section du PCF (1964-1975) et de participation à un fugace Comité de Ville de Marseille du PCF, sans en avoir la conscience d’aujourd’hui, mon travail militant me faisait avoir l’intuition, expérience militante parmi tant et tant d'autres, de ce que cette nouvelle politique et réorganisation du travail contenait de menace :

- Menace pour l’organisation militante des travailleurs, qui s’exerce directement sur chacun d’eux en personne,

- Menace dans l’exercice du droit syndical

- Menace à plus forte raison sur l’exercice de la démocratie politique du travail, non acté comme le droit syndical.

- Menace dans l'obtention élémentaire d'un emploi pour vivre,

- ET enfin menace contre une possible avancée d’une démocratie du "que, quoi, comment produite", ce sur quoi Enrico Berlinguer a produit une pensée forte sinon une impulsion pratique suffisante.

Les difficultés des cellules ouvrières d’entreprises, entre autres, et de leurs militants laissaient transparaitre les effets de cette « nouvelle donne ».

Ma tentative locale en 1974, de mettre chaque cellule de quartier en aide concrète aux communistes en difficulté face au patronat en tant que personnes d'une cellule d’entreprise, c’est heurtée à la nouvelle orientation du PCF qui l’a conduit dans les années 1980 à privilégier le garnissage intensif des boites aux lettres au développement de l’IRM (2). Ce n'est là qu'un exemple caricatural, entre autres, symbolique de difficultés imposées au PCF du dehors et de difficultés internes à y répondre.

Il ne s’agit pas là d’une accusation contre des responsables communistes, ni contre le parti en tant que personne morale, mais d’une constatation de fait d’un moment, d’une époque.

Les interventions au Conseil National du PCF des 8 et 9 février 1980 publiées dans "Les intellectuels, la culture et la révolution" est un témoignage capital de la "nouvelle donne capitaliste", aujourd'hui et dès ces années. Les menaces ont aujourd'hui été mises en œuvre, se poursuivent.

La division du travail entre zones du monde, entre salariés, est en 2015 à son comble. Le traitement des personnes par l'organisation capitaliste internationale du travail, la division entre "actifs" et armée de réserve du travail, le dénuement matériel et moral d'un masse grandissante d'humains qui s'en suit dans un monde où les richesses se sont développées inégalement, violemment, a développé l'acculturation et les réponses barbares aux souffrances : barbarie contre barbarie.

Bref, le mouvement ouvrier ici et dans le monde n’a pas été en mesure, pour de multiples raisons, de répondre aux transformations de la société mondiale, mais au contraire s’est arcbouté, non sans quelques résultats positifs, cependant insuffisants, sur les conditions passées de son développement.

La question de l’entreprise est depuis revenue sur la sellette, mais dans des conditions vraiment plus complexes et un rapport de force très dégradé.

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Ce n’est pas une raison pour bouder aujourd'hui un renouveau hésitant et fragile remettant en avant la question de la production comme condition de développement des multiples et diverses activités humaines, comme condition de sortie en santé de la crise de croissance de l’humanité et pour la poursuite du processus de l’humain en tant que conscience en processus de la nature sur elle-même.

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La question reste entière :

1) SOIT l’on estime que la crise économique et de civilisation NE réclame PAS une transformation radicale et progressive du système social.

Dans ce cas, on se contente d’adaptations à l’évolution du capitalisme mondialisé et informationnalisé, adaptations qui jusqu’ici n’ont pas empêché de sombrer de plus en plus profondément dans la crise.

2) SOIT l’on estime que la crise économique et de civilisation réclame une transformation radicale et progressive du système social, particulièrement une transformation radicale et progressive de son système financier pour relancer la production et les échanges.

Dans ce second cas, on ne peut contourner la nécessité de l’existence d’une force sociale organisée capable de promouvoir les idées et les actes de transformation radicale et progressive de système social.

Et dans cette hypothèse qui est la mienne, la nécessité me semble évidente de l’existence d’un parti communiste, ouvert sur les besoins de la population (ce qui se confond avec ses propres besoins) et sur la bataille des idées de transformation radicale et progressive du système social.

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Pierre Assante, 17 décembre 2015

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(1) Le besoin humain en tant que travail "producteur matériel et moral", reproduction, développement, non le fétichisme des objets lié à l'échange marchand A-M-A'

(2) Institut de Recherches Marxistes, riches d'activités dans ces années

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 06:41
La chronique économique de Pierre IVORRA : Les paradoxes de la xénophobie.

Les paradoxes de la xénophobie

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Imaginons, imaginons que la montée du racisme et de la xénophobie en France, les sorties d’hommes politiques de droite, d’extrême droite et même de la majorité contre les immigrés ou la population française d’origine immigrée suscitent du ressentiment dans bien des chancelleries à travers le monde et que des pays qui sont pour nous d’éminents partenaires décident pour cette raison d’infléchir leurs échanges de biens et de services et de trouver de nouveaux fournisseurs et d’autres acheteurs de leurs produits.

« Dehors les Français », « n’achetons plus français », « Français, arrêtez de piller nos ressources » : les mots d’ordre vengeurs fleuriraient dans les rues d’Abuja, au Nigéria, dans celles d’Alger également, de Nouakchott, en Mauritanie, d’Astana au Kazakhstan, de Djakarta, en Indonésie, … et même peut être, - on peut en douter - de Riyad, en Arabie Saoudite.

La France a besoin de près de 10 000 tonnes d’uranium naturel par an pour fabriquer le combustible alimentant ses réacteurs nucléaires. La totalité de cet uranium est importée : l’exploitant EDF achète le combustible final auprès d’Areva qui se le procure dans différentes parties du monde, notamment au Niger, et au Kazakhstan, principal producteur mondial et pays dont 70 % des habitants sont de confession musulmane.

Un peu plus de 15 % de nos importations, essentiellement de matières premières, viennent d’Afrique ou du Moyen-Orient. Les produits pétroliers représentent entre 10 et 12 % du montant total de nos importations, sans eux, à l’heure actuelle, la France serait paralysée, les transports totalement bloqués et une partie de la France ne pourrait plus se chauffer. En 2014, un peu plus de 60 % de notre approvisionnement en pétrole nous a été fourni par des pays d’Afrique et du Moyen-Orient, Nigéria, Algérie, Lybie, Angola, Arabie Saoudite. Même nos téléphones portables et les pots catalytiques de nos véhicules automobiles, qui utilisent un matériau appelé les « terres rares » dépendent d’importations de pays émergents ou en développement, de ces étranges étrangers. Et que dire de nos exportations ? Contrairement à la légende, la France est l’un des pays au monde les plus ouverts aux relations internationales, davantage, par exemple, que les Etats-Unis.

Il faut bien l’admettre, nous vivons tous dans un même monde, de fait nous sommes tous tributaires les uns des autres. L’humanité, le globe terrestre sont ainsi faits : un battement d’ailes du papillon au Brésil peut provoquer une tornade au Texas. Le problème est de savoir comment cette solidarité de fait peut permettre à tous de progresser.

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Pierre Ivorra, L’Humanité, 16 décembre 2015.

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 07:41
C’est simple !?  -  Quelques mots avant la « trêve des confiseurs » :

C’est simple !?

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Quelques mots avant la « trêve des confiseurs » :

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1) SOIT l’on estime que la crise économique et de civilisation NE réclame PAS une transformation radicale et progressive du système social.

Dans ce cas, on se contente d’adaptations à l’évolution du capitalisme mondialisé et informationnalisé, adaptations qui jusqu’ici n’ont pas empêché de sombrer de plus en plus profondément dans la crise.

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2) SOIT l’on estime que la crise économique et de civilisation réclame une transformation radicale et progressive du système social, particulièrement une transformation radicale et progressive de son système financier pour relancer la production et les échanges.

Dans ce second cas, on ne peut contourner la nécessité de l’existence d’une force sociale organisée capable de promouvoir les idées et les actes de transformation radicale et progressive de système social.

Et dans cette hypothèse qui est la mienne, la nécessité me semble évidente de l’existence d’un parti communiste, ouvert sur les besoins de la population et sur la bataille des idées de transformation radicale et progressive du système social,

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Bien sûr, il ne s’agit pas qu’un parti communiste soit le représentant unique, au sommet d’une hiérarchie, d’une telle transformation. Il s’agit qu’il concentre ces efforts sur cet objectif et collabore avec toutes les forces sociales avançant, inconsciemment et consciemment vers cet objectif : « être l’interprète conscient d’un processus inconscient disait Engels ».

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Le problème de fond du processus de la société et des partis et organisations syndicales de transformation sociale, problème immense et brûlant, est leur contenu idéologique extrêmement affaibli.

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La responsabilité de cette faiblesse particulièrement pour la formation de leurs membres, ne doit pas être rejetée sur des personnes ici et maintenant, car elle vient de très loin dans le temps.

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« Unité et efforts idéologiques », malgré les urgences à traiter, peut être un « mot d’ordre » fondamental, comme l’on disait il fut un temps lointain à échelle générationnelle.

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De nouvelles forces, jeunes, naissent. Mais l’héritage à transmettre comme le besoin d’analyse de la société d’aujourd’hui sont immenses. Les communistes sont nécessaires et pour continuer à agir, et pour transmettre cet héritage ouvrier.

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Pierre Assante, 15 décembre 2015

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 21:39
Déclaration de Pierre Laurent Secrétaire national du Parti communiste français, et déclaration de Pierre Dharréville, Secrétaire du PCF 13, suite au 2ème tour des élections régionales.

Déclaration de Pierre Laurent
Secrétaire national du Parti communiste français, au soir du second tour des élections régionale
s.

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Les résultats du second tour des élections régionales sont marqués par le sursaut de mobilisation des électrices et des électeurs, avec près de 9 % de participation supplémentaire. Manifestement, les votants ont ressenti comme un grave danger pour la démocratie, l'élection du Front national à la présidence de régions. Ils ont empêché cette menace de se concrétiser. Le Parti communiste, qui avait appelé à battre le FN dès dimanche soir, pousse un ouf de soulagement. Ce sera un atout dans la bataille à venir pour faire reculer les idées du Front national dans le pays. Car le danger persiste et rien ne doit faire oublier la gravité de ce qui vient de se passer : les scores atteints par le FN sont dramatiques et alarmants, un très grand nombre de conseillers régionaux du Front national sont élus, et dans deux grandes régions, PACA et Nord-Pas de Calais-Picardie, il n'y a plus de conseillers régionaux de gauche pour les combattre et soutenir les politiques publiques en faveur des besoins des gen
s.

La droite remporterait ce soir sept des treize grandes régions, soit un peu moins que ne le laissaient craindre les résultats du premier tour, mais toutes sont des conquêtes puisque la gauche gérait toutes ces régions à l'exception de l'Alsace dans le Grand Est. Dans ces régions s'annoncent des reculs pour les services publics, les politiques sociales, d'éducation et de culture, la vie des associations. Le Medef et la finance ont ce soir de nouveaux alliés dans ces régions, alors que c'est là qu'il faudrait mobiliser les richesses et les moyens publics pour lutter contre le chômage et la précarité. De nombreux combats s'annoncent dans lesquels les communistes entendent se mettre au service des populations et d'une République solidaire et fraternelle.

La gauche remporterait cinq régions.

Compte tenu des résultats du premier tour et du retrait des listes socialistes de deux régions, les communistes et le Front de gauche n'obtiennent ce soir des élus que dans cinq régions, : Ile de France, Normandie, Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon, Corse et Auvergne-Rhône-Alpes. Pour le Front de Gauche, pour le PCF il s'agit d'un revers électoral important.

Les nationalistes remportent pour leur part la région Corse.

Ces deux tours d'élections régionales vont devoir être analysés en profondeur. Mais il est clair que la situation nouvelle n'est pas favorable au monde du travail. La responsabilité des politiques menées par François Hollande et Manuel Valls et leurs gouvernements est très lourde dans ce désastre. L'impasse économique, sociale, politique et démocratique dans laquelle ils ont enfoncé le pays se paie très cher. Poursuivre dans cette voie serait aller vers de nouveaux désastres et marquerait un grave mépris pour le message adressé par les électeurs. Il est urgent de sortir de l'austérité et dogmes du libéralisme.

Ces résultats ouvrent une nouvelle période politique. Les communistes entendent mener de front le combat contre la droite et l'extrême-droite et la construction d'un nouveau projet progressiste nourrit d'actions prioritaires et de mesures urgentes, pour sortir la gauche et le pays du piège du tripartisme dans lequel ils nous enferment.

En remerciant les communistes de leur engagement, je les appelle à se réunir pour tirer les leçons de cette bataille très difficile, à aller à la rencontre de nos concitoyens dans les quartiers, les entreprises... Nous n'oublions pas nos résultats insuffisants au premier tour. Nous allons devoir mettre beaucoup de choses à plat pour relancer notre combat. La direction nationale du PCF prendra toutes les initiatives pour favoriser ce débat. Se tiendront plusieurs réunions importantes dès la semaine prochaine. En janvier, le PCF lancera la préparation de notre Congrès. Trop de pauvreté, trop d'inégalités, trop de concurrence …. aux femmes et aux hommes qui convaincus que la société doit évoluer autrement, je les appelle à rejoindre notre parti pour agir ensemble. Sans attendre prenons et préparons ensemble toutes les initiatives de débats, d'actions, de rencontres avec toutes les forces citoyennes, sociales et politiques disponibles pour réinventer la gauche et un nouveau pacte d'espoir pour le pays.

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Paris, le 13 décembre - 22h00

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Déclaration de Pierre Dharréville suite au 2ème tour des élections régionales

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Une seule question était posée aux électeurs à l’occasion du deuxième tour : acceptez vous de voir l’extrême droite diriger la Région PACA ? Ils ont répondu «non» parce que ce parti divise et que son projet ne rassemble pas une majorité. Nous l’avons souhaité ; et c’est une bonne chose pour la région. Mais le résultat est là, au bout de la séquence électorale, la droite a gagné en PACA et la population va le sentir passer.

Au premier tour, dans un vote clairement national, la politique gouvernementale a été durement sanctionnée, à la hauteur de la colère et des désillusions qu’elle a provoquées. Cette politique est plus que jamais minoritaire dans le pays.

Le regain de mobilisation électorale s’est produit au deuxième tour, au moment où le choix démocratique est le plus restreint. Cela montre que le ressort du vote supplémentaire est le sursaut. Mais jusqu’à quand ?

Ces élections marquent donc le franchissement d’un nouveau stade dans la crise politique de notre pays avec une gauche qui dirigeait la région hier et n’y sera plus représentée désormais. Dans tout le pays, la gauche est en lambeaux. L’abstention est toujours massive et le vote d’extrême droite progresse au point d’approcher la majorité absolue des suffrages exprimés. Notre démocratie est malade et la poussée d’extrême droite en est l’un des symptômes. Le FN qui se présente comme un parti anti-système en est,en réalité, la créature.

Cette situation est profondément grave. Elle est le signe d’une société en panne, en dépression, en repli.

Ce n’est pas une surprise. Voilà longtemps que les ingrédients sont là. Mais le choc dont on a parlé dans la presse doit devenir un électrochoc. Ce résultat appelle une réaction de gauche pour reconstruire des perspectives et en finir avec les politiques libérales, austéritaires et autoritaires qui sont le contraire de la gauche, désespèrent notre peuple et pèsent sur son quotidien. Ce résultat appelle le surgissement de mobilisations sociales et citoyennes qui remettent la société en dynamique, vers l’avenir. Il appelle notre peuple à refuser la mainmise des forces de la finance sur les choix politiques, car c’est bien le capitalisme en crise qui deshumanise et détruit ce que nos sociétés peuvent construire de meilleur. Il appelle une refondation de la République, une République commune, une République pour toutes et tous, une République qui redevienne propriété populaire.

Ici, en PACA, nous n’avons pas attendu pour entrer en résistance, contre la droite et l’extrême droite qui vont se retrouver dans un tête à tête mortifère à la Région.

Bien des questions sont sur la table pour refaire de la politique un objet d’enthousiasme et de mobilisation populaire pour l’avenir. Mais nous sommes convaincus qu’il existe dans notre société les ressources et les énergies pour inventer demain et le construire autrement. Pour recréer de l’espoir à vivre et à partager.

Dans cette situation, les communistes sont plus déterminés que jamais à agir avec toutes les forces disponibles pour contrer les mauvais coups, imposer d’autres thèmes, et un autre agenda politique que celui des forces de régression.

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Pierre Dharréville, Secrétaire du PCF 13

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