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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 02:12
Dans le quotidien L'HUMANITE, 5, 6 et 7 février 2016 (2)

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TRES BREVE INTRODUCTION partiale A L’ERGOLOGIE

Moins mais mieux

Au fond l’ergologie consiste à poser la qualité de l’activité humaine.

Problème majeur dans un temps où la question de la rentabilité du capital nous entraine dans une course effrénée à une quantité relativement indifférente à la qualité.

Plutôt qu’ergologie, la pluridisciplinarité au service de l’expérience et la connaissance du travail tendant à fournir des outils pour la qualité de l’activité, j’aurai moi tendance à l’appeler pensée Schwartz, puisque les concepts essentiels tirés de l’observation du travail nous les devons massivement à Yves Schwartz et au département d’ergologie de l’université d’Aix-Marseille qu’il a créé et dirigé pendant plus de deux décennies.

Ces concepts sont, selon moi, des outils constituant le miroir en aller retour de l’observation de l’activité développant la conscience de ses contenus afin qu’ils évoluent en spirales, selon l’image de Marx.

Un certain Lénine, usant des concepts de la pensée Marx les plus avancés sur le processus d’humanisation et sur le processus de la société humaine, ce qui est une même chose, malgré l’autonomie relative des divers champs d’activité humaine, a contribué à une construction susceptible de dépasser les contradictions de la société de son temps et les effets négatifs de ces contradictions.

De la construction d’organisations rassemblant des individus pour un objectif de transformation sociale à la prise de pouvoir pour cette transformation sociale, les « étapes » ont apporté chaque fois l’expérience des difficultés à surmonter, des retours à effectuer pour mieux avancer.

Ces expériences ont été nécessaires, ce qui ne veut pas dire qu’erreurs et crimes contre l’humanité soient des expériences incontournables ! Il n’y a pas de parcours humain échappant au pas à pas, à la continuité et aux sauts dans la continuité.

Au-delà de la prise de pouvoir, les dernières analyses de Lénine (parmi lesquelle « Moins mais mieux ») vont à la question de la qualité de la construction, de la transformation, de l’activité humaine. Le bilan qu’il établit est clair sur ce point, et nous pouvons en tirer des conclusions diverses pour tenter de mener à bien d’autres saines expériences.

Il n’y a aucune transformation sociale saine, positive qui ne pose comme base, quel contenu de l’activité humaine, quelle qualité à donner au « que, quoi, comment produire » les biens « matériels et moraux » nécessaires à la vie humaine.

L’ergologie pose la question de la cohérence du geste producteur de la personne et la cohérence du geste producteur collectif, de l’entité locale d’entité productive actuelle à dépasser à celle des entités plus larges constituées et à la société humaine mondialisée, informationnalisée.

Alors quels sont ces concepts ergologiques ? Il n’est question ici que d’en énumérer quelques uns, sans rien développer, laissant au lecteur la curiosité de les connaître par lui-même en puisant dans la littérature ergologique et dans les activités de ce champ de recherche.

Corps-soi. Forces d’appel et de rappel. Inconfort intellectuel. Normes et débats de normes. Dé-Normalisation Re-normalisation. Double anticipation. Activité tripolaire, pôles de la gestion de la politéïa, du marché à dépasser en l’état. Dramatique d’usage de soi par soi et d’usage de soi par les autres. Le travail concret « dans » le travail abstrait. Taylorisme à double effet. Productif et improductif. Concepts d’horizon. etc.….

Pour aller plus loin, Lire

« Expérience et connaissance du travail », Yves Schwartz, Editions sociales. « Le paradigme ergologique, un métier de philosophe », Yves Schwartz, Octarès. « L’activité en dialogue1 et 2 », collectif, Octarès. Les textes publiés par le département d’ergologie de l’Université d’Aix en Provence et celui d’Yves Schwartz sur la Fondation Gabriel Péri sur « les réserves d’alternatives »(1) réserves d’alternative concernant l’activité humaine (et ses conditions d’existence), dont nous avons bien besoin pour dépasser la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital décrite par Paul Baccara et la Commission Economique du PCF (ainsi que la mise en œuvre des remèdes proposés possibles) qui paralyse de plus en plus le processus humain .

Critique marxiste de l’économie politique et critique marxiste de l’organisation « extérieure » de l’activité humaine macro-meso-micro vont le pair, de même que la question du pouvoir politique, du pouvoir économique et de l’organisation du travail, relativement autonomes mais intriqués, je le pense.

Tout ceci dit n’engageant que moi-même.

Pierre Assante, 20 janvier 2016

(1) http://www.gabrielperi.fr/assets/files/doc/Yves%20Schwartz.docx

(2) Mes remerciements à L'Humanité pour la publication de cet article.

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Sur l'HUMA :

http://www.humanite.fr/moins-mais-mieux-breve-introduction-lergologie-598115

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 08:23

LE DEBAT S’ACCELERE : COUT DU TRAVAIL, VALEUR DE LA FORCE DE TRAVAIL ET PROGRAMMES ELECTORAUX. COMPTABILITE OU ECONOMIE POLITIQUE ? REUSSIR OU S'ENFONCER DANS LA CRISE ?

 

Le coût du travail et la valeur de la force de travail, sont liés. L’ignorer c’est commettre une grave erreur de jugement, à mon sens (1).

 

Est nécessaire la critique des programmes qui confondent économie et comptabilité et qui de ce fait ne procèdent qu’à des transferts d’un chapitre comptable à un autre en prétendant faire du social ou affirmant résoudre les contradictions issues de la « révolution du travail », au lieu de créer les conditions d’un développement de quantitatif et qualitatif de la production « matérielle et morale » nécessaire à la vie humaine, le développement des sciences et des techniques nécessaires à cette production et le développement de la conscience de la nature sur elle-même que constituent les êtres humains en avançant.

 

Le slogan "en marche" est bien usurpé. Au travailleurs et à la population de le reprendre à leur compte, pour leurs propres besoins et non ceux du système financier monopoliste mondialisé et de sa guerre de concurrence pour le profit maximum immédiat.

 

"L'accompagnement social" de la crise, à quoi prétend le social-libéralisme par le déplacement des postes budgétaires selon un principe de "vases communiquant" au cours duquel les moyens financiers s'évaporent vers le capital, et sans création des ressources nécessaires pour le travail, qu'il soit avoué ou qu'il cache sa nature, c'est encore et toujours de l'austérité. C'est encore et toujours la baisse du coût du travail sous diverses formes. Et l'on sait les effets négatifs de l'austérité,  de la baisse du coût du travail sur la vie quotidienne des gens (hormis "les 1%"), sur l'aggravation de la crise économique et sociale et la crise des moyens de production, ce qui va de pair.

 

Pierrot, 2 mars 2017

 

Note

(1) La force de travail c'est l'ensemble des facultés physiques et intellectuelles du corps humain d'un travailleur dont la dépense permet une production et dont la valeur va être mesurée en temps de travail équivalent à celui de production des marchandises qu'il consomme et qui déterminent leur valeur par la mesure du temps (TTMSN, temps de travail moyen social nécessaire).

Il y a égalité ou tendance à l'égalité entre valeur de la force de travail et valeur des marchandises consommées. Tendance, parce d'autres éléments vont influer sur cette loi qui vont modifier la valeur de la force de travail et valeur des marchandises consommées et modifier aussi les prix. Les mêmes éléments et d'autres éléments agissent sur les prix qui vont différer fortement autour de la valeur, dans notre société mondialisée et divisée, bien qu'ils découlent de la valeur. Compliqué ? Mais ce n'est pas important de sauter ça et d'y revenir pus tard.

Ces éléments d’analyse sont nécessaires à la compréhension et aux solutions par rapport au coût travail. La question du coût du travail n’est pas la même pour une PME de main d’œuvre et pour un groupe monopoliste international  dans une unité automatisée pour laquelle le coût du travail ne peut représenter que quelques "pourcent". Par contre un groupe monopoliste international  et un groupe financier mondial va avoir à compenser le coût du capital constant, de ses machines. Aussi, dans la concurrence intermonopoliste, il n’y a pas de « petites économies ». Par contre le coût de course à la plus-value extra tirée de mise en place de la production numérisée pousse à des ententes de monopoles pour l’économiser, et surtout au drainage de capitaux dans tous les domaines de l’activité humaine, pour renflouer la baisse tendancielle du taux de profit qu’entraîne le gonflement du capital constant. Pourtant, la reproductibilité des outils numériques, et leur perfectionnement graduel permettrait un partage économisant le capital dans une société basée sur un autre type d’échange que l’échange Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A’). Il y a à la fois course à la compétitivité par la numérisation et frein à la numérisation qui entre en conflit avec le mode de production capitaliste. Les groupes monopolistes mondiaux recourent au  « mixte » de l’investissement dans l’industrie de main d’œuvre dans les zones de bas coût du travail et de l’investissement de haute productivité dans les zones et les entités industrielles numérisées. A quoi s’ajoute l’activité parasite de spéculation sur la marge énormément croissante du surtravail permise par la révolution scientifique et technique et la masse de capitaux qui s’en suit qui le permettent. D’autant qu’il est même possible de spéculer sur les valeurs non encore créées qui sont en attente de retour sur investissement. La désindexation de la monnaie d’échange sur l’or permet la création monétaire ex-nihilo, elle est la suite « naturelle » de la crise du capital et ses remèdes provisoires, crise induite dès son origine par ses propres lois. Drôle de risque lorsque la suraccumulation-dévalorisation des capitaux qui n’arrivent plus à se réinvestir limite les retours d’investissement et donc menace la crise progressive depuis les années 1970 de devenir écroulement du système. Nous vivons les prémices de cet écroulement si nous ne transformons pas le mode d’échange et ne révolutionnons pas les outils d’échange.

 

VOIR AUSSI :

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/03/cout-du-travail.valeur-de-la-force-de-travail.conditions-necessaires-de-l-activite-suite.html

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 22:45

Dans l'Humanité des 4, 5 et 6 mars, cliquer sur cette image

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"....L’humanité a constaté, dans tout processus de ce cosmos observable par elle même, que son propre processus humain procède par continuité et par sauts, par sauts dans la continuité.

Elle a constaté qu’un processus est constitué d’innombrables processus relativement autonomes formant le mouvement général.

La puissance centralisée économique, financière et politique du capital monopoliste mondialisé, informationnalisé est telle que la continuité du processus a été forcée et les sauts freinés, ce qui suppose et induit des sauts non graduels mais des convulsions révolutionnaires sévères dont on ne connaît pas l’aboutissement.

Cependant pour qui veut agir en santé pour une société en santé, il nous faut nous saisir des hypothèses les plus opérationnelles pour un changement le plus heureux..."................

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..............Suite en ligne sur l'Humanité des 4, 5 et 6 mars avec ce lien : ICI

http://www.humanite.

fr/une-reconstruction-simpose-

sur-une-autre-base-601025

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 07:41

Pierre IVORRA

L’archaïsme du Front National

 

Des 144 propositions de Marine Le Pen présentée à Lyon, émane une odeur nauséabonde, ça pue le racisme, la xénophobie, l’esprit de réaction. Cette pestilence intellectuelle est l’expression d’une volonté des dirigeants du Front National de ruiner toute possibilité de progrès, d’annihiler toute velléité de transformer positivement le monde actuel. Ne peut-on d’ailleurs considérer qu’un responsable politique se disqualifie s’il ne donne pas de réponse au grand défi auquel l’humanité est actuellement confrontée : la formidable révolution informationnelle qui est en passe de bouleverser notre monde ?

 

Pour que cette révolution technologique inédite serve au bien être, qu’elle permette de nouvelles avancées sociales, sanitaires, démocratiques, écologiques, plutôt qu’à enrichir une poignée d’actionnaires et de groupes, il ne faut écarter personne sous des prétextes ethniques, religieux ou sociaux. Tout au contraire, pour que les hommes puissent bénéficier des possibilités qu’elle offre et qui sont considérables, dont on est loin encore d’imaginer toute la portée, il faut permettre au plus grand nombre, sans aucune exclusive, d’accéder au savoir, à la culture, à la maîtrise de ces nouvelles technologies. Plutôt que d’ubériser les travailleurs, de les flexibiliser, de les elkomriser, il faut qu’ils puissent œuvrer dans la sécurité du lendemain, sans craindre le chômage, le licenciement, la perte de salaire, la maladie ou le rejet.

 

On mesure aujourd’hui les effets désastreux du numerus clausus imposé à l’entrée des facultés de médecine il y a quelques décennies, avec l’idée que cela permettrait de freiner la montée des dépenses de santé. Cette sélection à outrance fait qu’aujourd’hui la France manque de médecins, au point que dans nombre d’hôpitaux les services d’urgence ne peuvent fonctionner que grâce à la présence de médecins étrangers.

 

La marche en avant de cette révolution informationnelle suppose que d’énormes moyens humains, matériels et financiers soient mobilisés en faveur de la recherche. Et pour en amortir le coût, il faut coopérer, échanger, partager entre entreprises, régions, entre pays et continents c’est-à-dire faire tout  ce que le Front National demande aux Français de refuser. Enfin, il faut que les peuples aient un réel pouvoir de décision, à l’entreprise, sur l’utilisation de l’argent, et au niveau politique autrement que par l’intermédiaire de référendums. Il faut en finir avec le patronat de droit divin que, pour sa part, le Front National révère. Oui, au final, c’est le capital que le Front National veut sauver, pas la France et les Français !

 

Pierre IVORRA.

La chronique économique. 22 février 2017. L'Humanité

 

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 07:57

BEETHOVEN

 

Sa musique, comme personne avant lui il me semble, est un discours essentiel, un dialogue avec lui-même et les autres, constitué phrase musicale après phrase musicale, repris et répété, modulé, varié, approfondi.

 

Une suite d’impressions, comme chez Debussy, (en caricaturant son style musical) peut-il constituer un discours ? Sans doute aussi.

 

Mais le discours esthétique libre (non esthétisant qui est une rigidification de l'esthétique) répond à un besoin social dans un moment particulier de la société, un besoin non mécanique évidemment, dans une unité énigmatique, psychique, des perceptions, des systèmes de concepts mouvants, des intuitions, dans l'immensité diverse des rapports sociaux et leurs résultantes.

 

On connaît le moment de la société de Beethoven, ses sentiments pour la révolution française, sa volonté d'intellectuel indépendant du pouvoir, la colère et la tendresse qui l'animent.

 

La reprise du discours beethovenien par la puissance et la douceur de Schubert et ses variations existentielles poursuivies me bouleverse, et par l’angoisse de Schuman me terrorise solidairement.

 

L’enthousiasme douloureux et irrité de Ravel et plus encore de Chostakovitch nous parle d’une transition bouleversée et convulsive.

 

Il y a encore à dire sans fin avec la musique et les musiciens, la peinture, la sculpture, la photo, le cinéma, la poésie, la littérature, la chanson... tout mouvement d’expression en reflet d’où naissent des concepts actifs dans les systèmes de concepts plus généraux…et leurs moments passés, présents et futurs.

J'avais envie, dans ce moment, de dire cela.....

 

Limiter la culture à la création artistique c'est déraciner la plante de son sol nourricier, la satisfaction des besoins humains simples et complexes, en complexification permanente, et l'activité qui le permet, le travail simple et complexe, en complexification permanente.

 

Séparer le travail de la création artistique, c'est l'autre bout de la même dichotomie. Le taylorisme, "style de travail" usant d'une prescription élaborée en dehors de la communauté de l'homme producteur, par la "communauté" des prescripteurs du profit capitaliste,  est caractéristique de cette dichotomie et de l'appauvrissement de l'activité humaine dans la recherche du profit immédiat, de l'accumulation du capital par ses possesseurs.

 

Dans un monde où domine l'idéologie de l'échange Argent-Marchandise-Argent plus pour lui-même, coupé des besoins et de leurs développements, la création artistique ne peut que souffrir d'un appauvrissement relatif ou absolu conjoint à celui de la création au travail, à l'activité générale, que ce soit par conservatisme et refus du nouveau où par du nouveau déraciné, ce qui est la même chose : deux formes de conservatisme.

 

Pierrot, 23 février 2017

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 07:32

 

Cet article a été mis en ligne sur ce blog la première fois le 14/02/2017 à 16:17

Les signataires sont à la fin du texte

 

(adresser les signatures à choixclair@gmail.com )

 

Appel 

 PCF : SORTONS DE L'IMMOBILISME

 

En choisissant de ne pas présenter de candidat(e) issu(e) de ses rangs à l’élection présidentielle, le PCF a, dans le même temps, décidé par une résolution adoptée à 94% « de continuer d’agir jusqu’au bout pour parvenir à une telle candidature commune et empêcher la victoire de la droite et de l’extrême droite. » Les communistes ont mandaté « la direction nationale et le secrétaire national du PCF pour poursuivre ces efforts… », et ont décidé que le choix « de s’engager sans attendre autour d’une candidature » (en l’occurrence celle de JL.Mélenchon) « [n’était] pas le terme de [leurs] efforts de rassemblement. »

Deux événements politiques considérables, le discrédit de la candidature Fillon et, surtout, le résultat de la primaire socialiste avec la défaite de Valls et le succès de Benoît Hamon, créent une situation tout à fait nouvelle.  Cela relance le défi et la possibilité d’un rassemblement de la gauche et des écologistes pour battre la droite et l’extrême-droite, rompre avec le social-libéralisme et sortir de l’austérité avec une candidature commune à la présidentielle, un contrat majoritaire pour les législatives et une dynamique de luttes populaires.

Lâcher l'exigence d'une candidature commune pour la présidentielle rendrait impossible un succès de la gauche pour cette échéance et donc peu crédible l'idée de majorité de gauche pour les législatives.

Ne pas relever ce défi serait prendre la responsabilité de laisser la voie libre à la droite et à  l'extrême-droite. Face à une situation aussi lourde de conséquences, l'immobilisme n'est plus de mise.

Il faut sortir du blocage actuel à gauche et cesser d'opposer réalisme, efficacité et radicalité, de privilégier les éléments de division au détriment des possibilités de convergence.

Le Parti Communiste peut beaucoup y aider : il avance en effet des propositions précises fortes d'une cohérence associant l’énoncé d’objectifs sociaux audacieux à la conquête de pouvoirs par les salariés et les citoyens sur l’utilisation de l’argent des entreprises, des banques, de l’État et même de l’Union européenne.

Il est encore temps de prendre une initiative marquante. Pour cela le PCF doit sortir de l'attentisme.

Nous demandons que Pierre Laurent et le Comité Exécutif National réunissent d'urgence le Conseil national du PCF. Celui-ci pourrait décider d'appeler à une rencontre des candidats et des forces politiques de la gauche anti-austérité, et lancer une pétition nationale unitaire pour que soit construite, autour de quelques grands axes, une plate-forme commune pour lutter contre les marchés financiers et répondre aux attentes populaires. Cela concernerait particulièrement l'emploi, le travail, les salaires, l'écologie, la protection sociale et les services publics, la démocratie, l'entreprise, les banques et l'Europe.

 

Les 1272 premiers signataires (pour signer adresser vos messages à :  choixclair@gmail.com) :

VOIR LES SIGNATAIRES   ici

http://pierreassante.fr/dossier/SIGNATURES_DE_L_APPEL_PCF_SORTONS_DE_L_IMMOBILISME.pdf

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VOIR AUSSI : LA PENSEE MARX, recueil ici

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 07:05

Au printemps de quoi rêvais-tu

Vieux monde clos comme une orange

Il faut que quelque chose change

Et l'on croise des inconnus

Riant aux anges

Jean Ferrat

 

« GRILLE DE LECTURE » pour la compréhension

de la politique, d’hier et d’aujourd’hui.

Lutte de classe et capital financier

 

Plus la masse de ceux qui vendent leur force de travail dans le monde grandit, moins l'organisation de l’exploitation devient apparente.

Bien sur il y a un « empilement hiérarchique » des acheteurs de la force de travail et en haut de cette hiérarchie il y a le capital financier, concentration « féodale mondiale » dans le CMMNI, le Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé.

La multitude et la diversité des entités, des groupes humains correspondant à la multitude et la diversité des activités humaines se situent consciemment ou inconsciemment en fonction de leur place, mouvante et aux frontières poreuses, par rapport à la vente et l’achat de la force de travail.

Pour une raison simple c’est dans le type d’organisation capitaliste de l’échange, la production, la consommation, c’est à travers cette vente achat de la force de travail que tout être humain peut subsister, même pour qui tente de se rendre, relativement, plus ou moins, à la marge.

La politique ne peut se lire qu’à travers cette « grille de lecture » qu’est la lutte de classe, son mouvement, ses déplacements en fonction des mouvements des activités humaines dans le mouvement de vente et d’achat de la force de travail, et les groupes humains constitués, leur construction, leur développement, de leur naissance à leur mort, c'est-à-dire leur transformation.

Se situer dans cette lutte de classe n’est pas facile quand le monde est constitué globalement de la vente et l’achat de la force de travail et que dans la hiérarchie de cette vente-achat le capital financier n’a  d’apparence qu’à travers des événements complexes qui manifestent les effets de sa présence.

Il y a la chose, il y a les mots représentant la chose et son mouvement. Le capital financier en tant que mot et en tant que chose, c’est à lui que nous avons à faire chaque jour dans la résolution de nos problèmes quotidiens. Pourtant ce n’est pas lui qui nous apparaît sous les yeux, mais des effets qui nous cachent leur origine, d’où ce par quoi débute cette réflexion : plus la masse de ceux qui vendent leur force de travail dans le monde grandit, moins l’organisation de l'exploitation devient apparente.

Ainsi, le chemin qui mène de la lutte des classes face à un patron visible, tangible à la lutte de classe pour la maitrise et la transformation révolutionnaire du capital financier, c’est un déplacement de la lutte de classe, une forme moderne, d’aujourd’hui, donc réelle, objective et efficace de transformation en santé d'une société en crise finale du système d’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent Plus).

 

Ce déplacement de la lutte de classe à été caractérisé par des économistes communistes, ceux de la ComEco (Commission Economique du PCF) entre autre, et c’est cette lucidité qui fait de la ComEco dans le PCF un des éléments  créateurs essentiels de sortie de crise et de transformation de la société.

Les résistances à une vision et une action moderne de la lutte de classe est issue, contradictoirement, de la tradition de lutte de classe. Le mort saisit le vif mais le vif résiste à son tour, ce qui ouvre les possibilités de transformation, et la poursuite du processus humain en qualité nouvelle, qualité de production et de conscience, unies dans un même mouvement puisque l’une est issue de l’autre, dialectiquement.

 

René Merle, historien et écrivain, sur son blog http://merlerene.canalblog.com/ reprend, dans de nombreux articles dont ceux intitulés "Une république mort-née" sur l’histoire de la révolution de 1848 et des répressions bourgeoises contre la classe ouvrière dans cet évènement auquel on ne fait souvent référence qu’en tant que progrès de la démocratie en oubliant cela… : la répression bourgeoise. Dans sa série d'articles, on voit bien ce qu'est la guerre de la bourgeoisie contre la classe ouvrière. Aujourd’hui les formes en sont différentes, mais leur base est la même

C'est intéressant de savoir ce que cette guerre est devenue, quelles formes elle a prises.

II y a les moments ponctuels de cette guerre

Il y a ensuite les guerres mondiales où se mêlent luttes des bourgeoisies entre elles et liquidation des résistances ouvrières.

Il y a aussi les retours de flamme de la classe ouvrière à l'issue de ces aventures bourgeoises destructrices de ses propres forces du moment.

Et puis il y a les conséquences des victoires revendicatives ouvrières dans le comportement ouvrier, dans les périodes d'élévation de la productivité qui permet de passer de la plus value absolue à la plus value relative dans les pays riches néo colonisateurs

Et puis il y a l'aboutissement de ces périodes dans la monumentale crise structurelle de suraccumulation du capital et la modification de toutes les donnes, les difficultés d'adaptation à ces nouvelles donnes de la classe ouvrière dans le monde et de toute la population qui en subit les conséquences en général.

En quoi peut consister la masse critique du conflit, dans tous les sens possibles, de vie et de mort ?

 

Dans ce moment précis, aujourd’hui, historique de courte durée, la campagne des présidentielles voit s’exprimer « la gauche », « la droite » et « le ni gauche ni droite », expression de la lutte de classe et d’une collaboration de classe. Ce n'est pas nouveau, mais ça prend un contenu nouveau dans la crise systèmique du capital. La collaboration de classe, dans la "phase longue" capitaliste du processus de la société ne peut être qu’un "gel" progressif lent ou rapide du mouvement de la société.

La multitude des imbrications de l’activité humaine font que les frontières des « classements » dans cette grille abstraite de lecture de la réalité, mais représentant une réalité qu’on appelle lutte des classes sociales, et la mouvance des frontières qui rapproche ou éloigne la société d’un mouvement en santé et d’un mouvement tout court, cela complique encore plus la lecture des positions politiques et des groupes sociaux dont elles émanent à l’origine et dans leur développement, leur croissance, leur mort, leur transformation.

 

Mais ne pas oublier cette grille de lecture, c’est se permettre d’utiliser un outil qui évite le plus possible la confusion psychique dans laquelle le capital financier, la puissance de ses outils scientifiques et techniques nous plongent, dans la recherche de notre subsistance quotidienne.

Confusion dans laquelle le capital financier, au-delà de ses décisions concernant l’obtention du profit immédiat maximum, se trouve lui-même, car il en a besoin pour maintenir en mouvement son système de circulation, sa vie menacée par ses propres lois de « fonctionnement ».

Il y a un « squelette » qui maintient un corps social debout, qui permet qu’il ne s’affaisse pas en tas sur le sol, c’est la production des biens « matériels et moraux » nécessaires à la vie humaine, les biens « moraux » reposant dès l’origine sur les bien « matériels », mais constituant une unité, même dans le cas de leur développement inégal, qui est une loi de l'équilibre-déséquilibre qui permet le mouvement.

Mais un squelette n’est pas une chose immobile, il se meut avec tout le corps, les muscles, les nerfs, le cerveau. Il naît, il grandit, il meurt et se transmet aux nouvelles générations qui vont organiser  la production sur l’accumulation passée de la production, différemment, et en transformations qualitatives dans la continuité.

L’image, la métaphore du squelette, comme toute les métaphores comporte bien des inexactitudes, prenons-la pour ce qu’elle est. Mais usons de la grille abstraite de représentation de la réalité qu’est la lutte de classe qui nous conduira à l’abolition des classes sociales et à un niveau supérieur d’organisation sociale et de conscience de la nature sur elle-même que constitue la société humaine

 

Pierrot, 23 février 2017

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 09:55

"........Alors qu'il est beaucoup question de l'unité de la gauche, le point clef pour avancer vers cette unité, c'est si on avance sur la question de l'argent. En désignant le capital financier comme ennemi, c'est aussi une façon de conjurer le péril de l'extrême droite, qui, derrière l'immigré s'en prend aux salariés, aux dépenses sociales. Le Pen, Fillon, Macron c'est pas touche au capital......" Frédéric Boccara, dans CommunisteS, supplément à l'Humanité du 22 février 2017

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 19:08

ADRESSE du Parti Communiste Français au peuple de FRANCE

 

 

POUR LE CHANGEMENT

UN PACTE POUR UNE NOUVELLE

MAJORITE A GAUCHE

 

LIRE L'ADRESSE ici

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L'AFFICHE ici

 

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 11:27

ERASME, ZWEIG, LA CULTURE ET LA VIOLENCE DANS UN MONDE EN TRANSFORMATION PROFONDE ET RAPIDE

 

Erasme est un intellectuel qui a eu une grande renommée dans toute l’Europe du XVIème siècle et qui a tenté d’arbitrer le conflit que la montée de la bourgeoisie, face à l’aristocratie et une de ses expressions, la Réforme Protestante face à la papauté, ont provoqué.

 

Il a tenté de l’arbitrer par idéal d’un monde où la culture civiliserait le comportement des êtres humains et les conduirait à rejeter la violence et les destructions

 

La Renaissance du XVIème siècle a pour point commun avec notre temps, une révolution scientifique et technique bouleversant le mode d’échange et de production et entrainant une conquête du monde par les classes dominantes possédant les moyens puissants de cette révolution scientifique et technique.

 

Là s’arrête la comparaison, car à la différence entre le  XVIème siècle et le XXIème siècle, le premier avait un monde immense à conquérir par rapport à ses capacités d’alors, en forte  croissance bien mais bien plus faibles qu’aujourd’hui, alors que nos classes dominantes se trouvent devant un monde conquis, dont les dominants les plus forts doivent se repartager « les bons morceaux » pour assurer la continuation de leur domination.

 

Enfin, nos moyens de création et de destruction sont biens plus puissants, et les luttes acharnées de concurrence marchande à son paroxysme empêchent plus que jamais de mettre au premier plan de l’activité humaine la préservation du monde et de la nature qui est la base de nos richesses, empêchent de préserver les humains, tout simplement

 

Stefan Zweig est aussi un intellectuel de renommée mondiale dans le XXème siècle. Il a écrit de nombreux et magnifiques ouvrages dont une biographie d’Erasme.

La biographie d'Erasme écrite par Zweig est magnifique. Au-delà des critiques qu’on peut faire sur son analyse globale, elle nous apprend par le détail l’histoire d’un conflit mondial qui ressemble au notre, le comportement des hommes de ce temps qui n’est pas étranger au notre, les limites de leurs efforts de part et d’autre, « la masse critique » dans laquelle un conflit devient in-maitrisable.

 

Stefan Zweig, homme « de gauche », sans doute on peut le dire, d’une grande culture, juif opposant au nazisme qu’il a du fuir, a placé la critique d’un Erasme qu’il admire par ailleurs, dans la contradiction entre la croyance du pouvoir de la culture pour construire un monde de paix et de coopération d’une part et "l’essence" (1) selon lui de l’humain qui serait portée de toute façon au conflit et dans le conflit à la violence destructrice d’autre part.

 

Stefan Zweig, homme « de gauche », sans doute on peut le dire, d’une grande culture, juif opposant au nazisme qu’il a du fuir, il a placé la critique d’un Erasme qu’il admire par ailleurs, dans la contradiction entre la croyance du pouvoir de la culture pour construire un monde de paix et de coopération d’une part et "l’essence" (1)selon lui de l’humain qui serait portée de toute façon au conflit et dans le conflit à la violence destructrice, d'autre part.

 

Cette critique oublie une chose : le type d’organisation sociale de l’échange et de la production.

Dans la constitution de l’espèce il y a eu et il y a conflit "individu-groupe" contenu dans le besoin de subsistance et de préservation de l’espèce.

Un mode de production et d’échange millénaire basé sur l’accumulation privée des richesses engendre l’explosion et la puissance des conflits.

Au lieu des créer les conditions d’un partage des richesses, de créer la conscience humaine constituant in fine la richesse première permettant de créer les autres richesses, la société marchande parvenue au paroxysme du CMMNI (Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé) éloigne l’humanité de son besoin impérieux de coopération pour survivre.

 

C’est par l’exploitation de la nature que nous produisons toutes nos richesses nouvelles, ceci depuis l’origine de l’humanité, du travail transformateur de la nature pour créer les subsistances nécessaires à notre vie, leur développement, leur complexification, leur unification.

La recherche de l’accumulation privée de capital, roule sur les rails de son mépris de la préservation de la nature, parce quelle est en contradiction d’intérêts. La préservation de la nature, base de nos ressources est en contradiction avec le profit immédiat, le profit capitaliste.

Pourtant c’est cette société marchande et cette accumulation privée qui a permis un temps de développer les richesses croissantes de l’humanité et leur usage matériel et moral.

Il faut donc transformer les outils et institutions de production et d’échange, leur système "symbolique" d’échange, la monnaie, son usage et sa circulation par et dans le système financier actuel à révolutionner progressivement et radicalement, et instituer une stabilité progressive de la vie de la personne par une sécurité d’emploi et de formation vers la libération du travail du système actuel de vente-achat de la force de travail.

 

Impossible ? Mais non, c’est possible, pas par un simple "revirement moral", mais par une adéquation avec les besoins de survie de l’espèce, son organisation sociale et le ressenti et la conscience du type de partage et de coopération à développer. L’humanité ne résout que les problèmes qui se posent à elle. Et le problème qui se pose à elle est résoudre l’incapacité actuelle de poursuivre en santé et donc en vie son processus en complexification matérielle et morale.

 

La résolution de la contradiction d’intérêt est dans la coopération, le partage et le développement, c’est à la fois l’intérêt bien compris, consciemment assumé, et la nouvelle humanité qui sommeille dans l’ancienne et qui se réveille souvent dans les conflits de classe, et les grands mouvements de pensée qu’ils contiennent. La résolution de la contradiction et la nouvelle humanité tient dans l’abolition des classes sociales et le développement qualitatif des richesses qui le permettent.

 

Pour en revenir à Erasme, base de cette réflexion-ci, la lecture de l'ouvrage de Zweig est d’une actualité brûlante dans la description d’un conflit social majeur, malgré les limites exposées ici.

Mais ni Erasme ni Zweig n’ont accepté de s’engager dans « un parti », jugeant les limites des partis, leurs contradictions, et les « mains sales » des uns et des autres. Ils n’ont pas fait la part des choses en essayant de renforcer la part la meilleures des partis populaires et non populistes, et en ce qui concerne Zweig l'action ouvrière et populaire et les interprètes politiques conscients du processus humain inconscient, les partis de transformation sociale en santé.

Erasme n’a pas soutenu les paysans allemands révoltés dont la conscience des inégalités a été éveillée par la traduction en langue vulgaire, leur langue, de la Bible par Luther. Il a refusé l'invitation à participer aux Diètes de Worms et d'Augsbourg. Erasme est mort amer et désabusé, dans la ruine de son travail quotidien et Zweig c’est suicidé avec sa compagne, isolés dans un Brésil, où les circonstances terribles et leurs personnalités les avaient conduits.

Erasme, parti de Louvain devenue trop catholique a du se réfugier à Bâle pour pouvoir continuer son travail en paix, mais Bâle devenue trop réformée, il a du se réfugier à Fribourg où on lui a offert un palais qu'il a refusé pour travailler dans une modeste maison. A la fin de sa vie, il a voulu rejoindre son Brabant natal, mais n'a pas réussi et a dû, épuisé, s'arrêter de nouveau à Bâle où il a retrouvé l'imprimerie, la paix du travail et des livres jusqu'à sa mort, malgré la douleur de l'effondrement de "son monde", et ses amis tués dans la tourmente barbare...

 

Pierrot, lundi 20 février 2017

 

(1) Pour Marx et les marxistes, « …L’essence humaine n’est pas une abstraction inhérente à l’individu isolé. Dans sa réalité elle est l’ensemble des rapports sociaux… » VIème thèse sur Feuerbach.

 

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 11:00
Mis à jour le Lundi matin 20 février 2017
 
J'ai reçu ce message et je répercute :

Bonjour

Ce message pour t'informer d'un nouveau point sur l'appel "PCF: sortons de l'immobilisme", dont je suis avec beaucoup d'autres signataire; point provisoire puisque des signatures arrivent sans cesse. Près de 1100 en début de matinée ! Parmi les signataires, notamment, 43 membres du Conseil National et secrétaires départementaux, 6 parlementaires, de syndicalistes, des intellectuels, des journalistes, des responsables locaux et départementaux du parti, des élus territoriaux et des candidats aux élections législatives, des militantes et militants de tout le pays. Et cela dans une diversité qui exprime un rassemblement certainement majoritaire au sein du parti, bien au delà, nous le savons, des signataires.

Signalons aussi, ces derniers jours, des demandes de signature et des manifestations d'intérêt de personnalités n'appartenant pas au PCF. Signe que la demande d'initiatives du PCF portée par l'appel répond à une attente.

Cet appel exprime une urgence et une détermination. Nous souhaitons être entendus. Nous sommes prêts à prendre de nouvelles initiatives pour que notre parti joue son rôle qui peut être déterminant.

Fraternellement,

Nicolas, 20 février 2017

L’APPEL COMPLET et les signatures mises à jour sont en ligne : ici

Adresse pour signer : choixclair@gmail.com

Choix clair, "PCF: sortons de l'immobilisme".

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Sur l'Humanité du 20 février 2017 :

http://www.humanite.fr/appel-pcf-sortons-de-limmobilisme-632411

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 10:05

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L’UNION EST UN COMBAT….POUR SON CONTENU,

plus que pour des personnes !

Que contient l’appel « PCF : sortons de l'immobilisme » ?

 

Dès qu’on entend « UNION », la « Gauche de la Gauche » se précipite. Ce n’est pas une mauvaise chose, loin de là !

Après, sur quoi s’unir, avec qui s’unir c’est autre chose…(1)

D’autant que la présidentielle avec son système monarchique et la recherche de l’homme providentiel n’aide en rien (2).

 

Que contient l’appel à l’UNION, appel lancé le 14 février par 430 communistes, dont de nombreux responsables, et signé à LA DATE DU 16.02.17 par 800 signataires divers ? Au-delà du choix du candidat, il pose la question essentielle : que changer, quoi changer, que mettre en œuvre, ce qui demande débat populaire de fond à la fois URGENT et de longue durée.

 

 

Voici ce que dit  la fin de cet appel :

 

« …Nous demandons que Pierre Laurent et le Comité Exécutif National réunissent d'urgence le Conseil national du PCF. Celui-ci pourrait décider d'appeler à une rencontre des candidats et des forces politiques de la gauche anti-austérité, et lancer une pétition nationale unitaire pour que soit construite, autour de quelques grands axes, une plate-forme commune pour lutter contre les marchés financiers et répondre aux attentes populaires. Cela concernerait particulièrement l'emploi, le travail, les salaires, l'écologie, la protection sociale et les services publics, la démocratie, l'entreprise, les banques et l'Europe…. » (Pour l'appel complet, et adresse pour signature, voir lien et courriel, en ligne en bas de l'article. J'y ai souscrit immédiatement pour ma part).

 

Sans ce contenu de cet appel, une récupération de la Volonté d’Union, démagogique, vague et sans contenu ne serait pas un remède mais un danger.

Aujourd’hui croire à l’improvisation fantaisiste de solutions sans connaître, sans efforts de comprendre ce qu’est le Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé, c’est courir une fois de plus à l’échec collectif.

 

Il ne s’agit pas de dire entre nous « nous sommes les meilleurs », ralliez-vous à moi, il s’agit d’une bataille pour un contenu transformateur de la réalité en crise de plus en plus profonde qui mine gravement la société et notre vie quotidienne.

La ComEco, commission économique du PCF est allé très avant de cette réflexion et des propositions (3), avec un travail de longue date sur l’économie réelle et ses transformations et ses conséquence sur toutes les activités humaines.

 

A une maladie il y a, en principe, un remède. A une maladie sociale de même. Certes, le remède n’est pas une ordonnance médicale. Le remède passe par la complexité de l’activité humaine, la complexité de son organisation, et en premier lieu de son organisation pour produire ce dont elle a impérativement besoin pour vivre, l’organisation du travail de la personne dans l’entité de production et d’échange (4).

Il faut un remède, qui ne tue pas le malade, ce qui veut dire des propositions dont la mise en pratique corresponde à une réalité du moment (et du futur), sa connaissance approfondie, ce qui demande plus que de l’improvisation vague et de l’à peu près. Ce qui demande débat populaire de fond.

 

Certes, nous ne sommes pas tous des économistes, mais ce débat progressera pas à pas, dans les événements de la société. Mais pendant que certains poussent à la démagogie, il faut bien que d’autres s’attellent patiemment et longuement à ce travail et aboutissent à un résultat collectif et positif.

Des militants avertis, sont avec toute une population, des « ingénieurs de la transformation sociale » pour changer les choses positivement.

 

L’union doit permettre, à la fin, de gérer le Pays dans l’Europe, et dans le Monde.

Pendant que Mélenchon et Hamon nous écrivent chacun à sa façon «Philosophie de la misère», la ComEco répond quasiment toute seule «Misère de la philosophie » (5). Il ne s’agit pas de mépriser les diverses initiatives, il s’agit de poursuivre le rassemblement, sur un contenu meilleur, et surtout efficace.

 

Pierrot, 18 février 2017

 

Notes :

 

(1) Plus que pour des personnes ! HAMON, MELENCHON etc... et pourquoi pas d’autres dans le choix, sans compliquer les choses, mais pour dénouer les égos ? Nous avons vécu des choses étonnantes jusqu’ici….Un candidat communiste serait (peut-être ???) une façon d'arbitrer les égos, et d'assurer un accord sur une plateforme commune ? Cela dépend de l'ampleur de la réaction populaire à la "pagaille présidentielle" de candidats et de programmes. Il n'y aura pas d'issue sans transformation radicale et progressive du système financier et une politique de sécurité de l'emploi et de la formation. Les présidentielles ne sont pas une fin de l'histoire, il y a les législatives et surtout le mouvement social qui s'opposera à la mise en oeuvre de programmes ne répondant pas aux besoins des personnes et de la société. 

 

(2) Au fait qui avait voté à l'époque pour ou contre la Constitution de la Vème République gaulliste "monarchisante", celle d’aujourd’hui qui a aboli celle de La Libération ?

 

(3) On peut commencer à s’informer sur des propositions de contenu sur ces liens, entre autres sur la proposition de Loi sur la Sécurité d'Emploi et de Formation  ici et sur Economie & Politique en généralici .

 

(4) Evidemment pas l’organisation du travail de Macron-Valls-Hollande-El Khomri

 

(5) Quand Proudhon, « gauche populiste » dans le mouvement ouvrier du XIXème siècle, singeant Marx, proposait dans son livre « Philosophie de la misère », des solutions flattant ses « fans », des « solutions » qui ne répondaient pas à une analyse, une synthèse de la situation réelle, de l’état de l’époque, mais formaient UNE ERREUR COMPOSEE, Marx répondait « Misère de la philosophie ». Il était déjà question pour Marx de « Quels remèdes pour quelle maladie ! ».

Marx raillait la philosophie de Proudhon et apportait des réponses qui pouvaient être efficaces si mises en œuvre, en connaissant les « rouages » du capitaliste du XIXème siècle et les alternatives qu’elles ouvraient.

Notre XXIème siècle demande aussi des solutions scientifiques et populaires. Il demande de sortir des « erreurs composées » pour atteindre des rivages plus sûrs…

 

L’APPEL COMPLET est en ligne : ici.

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/l-appel-pcf-sortons-de-l-immobilisme-que-nous-rendons-public-a-reuni-en-3-jours-430-premiers-signataires-parmi-lesquels.html

Pour les signatures, sur l'adresse : "choixclair@gmail.com"

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 07:46

Je conserve la conviction des idées de cet article, de sa généralité. Mais cet article demande à être repris de fond en comble, il est très insatisfaisant dans son déroulement, ses articulations, son vocabulaire. La synthèse, je la considère juste, mais insuffisamment étayée...Mes excuses.

 

LE FREIN INTERNE À UNE AVANCÉE ET AVANCÉE GLOBALE D’UN PROCESSUS.

Sur l'état du monde et du délabrement politique et les issues possibles.

Une analyse philosophique pour concrétiser dans la pratique une transformation progressiste de la société

 
EXTRAITS :
...Il semble que c’est dans les limites étroites qu’on fixe à la transformation de l’état présent que réside le processus de constitution des freins aux transformations. Ce qui ne veut pas dire que les visées ne doivent consister que d'objectifs abstraits, évidemment. Les réformes progressives et radicales du système d’échange que constitue le système financier tel qu’il existe font partie des moyens, des outils de transformation... 
Les objectifs « immédiats » constituant des éléments du mouvement processuel de transformation doivent rejoindre les horizons en avancée du processus de conscience de la nature sur elle-même que constitue l’humanité, et les moyens concrets pour rendre effectif le mouvement du processus envisagé...

Une Economie, une production répondant aux besoins humains ne peut être séparée des conditions de l’exercice de l’activité humaine par la personne dans l’entité de production et d’échange et son lien avec l’organisation globale de la production, qu’étudie et pratique l’Ergologie, l'anthropologie de l'activité...

Pour comprendre les besoins du corps comme du corps social, il faut repérer leurs mouvements inconscients.....

Pierrot, 16 février 2017

 

TEXTE ENTIER, SUITE SUR CE LIEN : ici

http://pierreassante.fr/dossier/LE_FREIN_INTERNE_A_UNE_AVANCEE.pdf

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 07:28

Mis en ligne une première fois sur ce blog le 12 février 2017

 

L’ACTIVITÉ C’EST  LE CORPS.

 

L’activité c’est le corps, le corps c’est l’activité.

 

Cela devrait se savoir, depuis la création et le développement de l’Ergologie par Yves Schwartz.

A moins de penser que le corps est un objet inerte en soi, l’activité c’est le mouvement du corps, son organisation et son système corpusculaire-ondulatoire, chimique, électrique, musculaire, nerveux et psychique dans son unité. Le corps est un mouvement son mouvement c’est l’activité. Il y a égalité entre ces termes et ce qu’ils représentent.

 

Certes, en matière d’analyse scientifique on « sépare » les « catégories », comme en philosophie, si la philosophie est cohérente, rationnelle et non dogmatique, pertinente dans les limites historiques des savoirs acquis et en acquisition, leur usage et leur utilité dans la résolution des problèmes de l’humanité au cours de son processus. Puis on tente des synthèses, qui passent aussi par des intuitions, des échafaudages empiriques provisoires.

 

Notre espèce n'a pas les capacités de synthèse totale. Sa pensée a besoin de l’intervention de ses perceptions, de leur mise en relation dans les différents systèmes psychiques qui divisent et unissent les fonctions du cerveau et du corps dans leur unité aussi, et leur unité dans la société et la société dans la nature, au cours de leur processus commun.

 

La question de fond est la capacité à mettre à œuvre en permanence les acquis, les créations, notre auto-création, leur accumulation passée et à venir sans trop s’éloigner d’un équilibre inatteignable, mais en maintenant un équilibre relatif de santé, une masse cohérente d’activités individuelles.

 

Equilibre inatteignable parce que c’est le déséquilibre relatif, vivable, sain, qui assure l’existence d’un objet, d’une entité dans la nature, ce que nous sommes, des entités dans la nature, l’humanité et ses composants étant aussi une entité « plus générale », et les entités de production des biens nécessaires à la vie humaine, entre autres entités.

 

L’ergologie a poussé sur le terreau fertile du mouvement de pensée baptisé marxisme. Il suffit de lire avec attention « Expérience et connaissance du travail » d’Yves Schwartz,  pour le comprendre.

 

Bien sur, sur ce terreau il a poussé aussi des erreurs, des crimes et des dogmes. Certains ont cru aussi planter dans ce terreau mais ont planté à côté, expérience erronée qui a pu malgré cela donner des fruits, sains au départ ou à la longue, qui ont enrichi le terreau, en croissant ou en pourrissant, ou les deux : c’est la vie.

 

Je crains que dans ce moment et depuis quelque temps soit oublié ce que l’ergologie doit au marxisme par certains, moi-même peut-être aussi…

 

La coupure entre les deux n’est pas fertile. Ceci dit, à la différence de ceux qui plantent à coté pensant planter dedans, il y a ceux qui plantent dedans sans le savoir. Super !

 

Pierrot, 12 février 2017

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 07:37

Mis en ligne une première fois sur ce blog le 12 février 2017

 

« MUTATION », « GENRE », MONDIALISATION, PARTI.

 

Je relis les documents du congrès de 2000 du PCF. 16 ans révolus déjà…

Il ne pouvait qu’être sans lendemains.

 

Cette entrée dans le XXI° siècle a trouvé les communistes non en situation de synthèse mais d’addition d’analyses et de personnalités, et même d’opposition structurelles.

Le secrétaire général lui-même n’était pas en état de jouer un rôle rassembleur.

Nous en sommes encore là et nous risquons de nouveau de jeter le bébé avec l’eau du bain.

Le secrétaire d’aujourd’hui a une importance tout aussi décisive, comme dans tout moment qui demande révolution de l’organisation de résistance à l’ancien dépassé contenu dans le nouveau et de construction d’un nouveau systématiquement différent et en santé.

 

Bien sur une société est une continuité avec des sauts plus ou moins grands dans la continuité, plus ou moins grands en fonction de la puissance et de la longueur des résistances aux changements nécessaires, non écrits d’avance, et de l’impuissance relative et durable à la construction du nouveau.

 

La question de la « Mutation » et du « Genre », deux termes totalement inappropriés à ce qu’ils voudraient exprimer, mais ce qui voudraient exprimer est incontournable pour une poursuite en santé du processus humain mondialisé mais non mis en commun, demande une cohésion allant au-delà d’un rassemblement autour d’un individu dirigeant ou d’un groupe dirigeants, c’est à dire une conviction « de masse » de l’organisation de transformation sociale.

 

Je ne reviens pas sur la description du Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé (que je résume par CMMNI), ni sur les solutions déjà exposées à la transformation en santé du système en passant par celle des organismes d’échange du capitalisme, du capital, le système financier sous ses formes actuelles, du local au mondial, en passant par « l’échelon » de l’UE, à la fois Zone de coopération « vers le bas », la nation, la région, la cité, et « vers le haut », l’économie mondiale et l’infinité des activité humaines qui en dépendent, dans leurs diversités.

 

Certes, un individu dirigeant ou un groupe dirigeant peut avoir une grande importance dans le processus de « conviction de masse », dans cette période de transition.

 

Mais de nouveau, il sera question et il est question de synthèse et non d’addition-opposition stérile. Il n’y a pas, bien sûr, égalité entre les analyses et actes des uns et des autres. Il y a ceux qui impulsent et ceux qui paralysent. L’œcuménisme ce n’est pas la démocratie.

 

Pour cela l’état de délabrement de l’outil du marxisme pose problème. Sa renaissance dans les héritiers, sa retransmission par les anciens sans frein pour son dépassement créatif permanent nécessaire et vital, nous donne espoir.

 

Pierrot, 12 février 2017

 

Notre ignorance perd ou gagne plus ou moins en conséquence selon la tournure que prend l’évènement individuel et collectif permanent dans lequel nous vivons. Notre connaissance de même. 29 janvier 2017.

 

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 13:41

 

Mis en ligne une première fois le 7 février 2017

 

TRIPLE DANGER

 

Notre temps comporte 3 caractéristiques par rapport à d’autres périodes historiques

 

1) C’est une chute d’Empire. L’Empire s’effondre plus ou moins brutalement par les contradictions qui minent son système économico-social. Sa manifestation en dernière instance en est la suraccumulation-dévalorisation du capital et ses conséquences sur l’insatisfaction concrète grandissante des besoins humains, matériels et moraux.

 

2) C’est une Renaissance. La nouvelle Révolution Scientifique et Technique nous fait passer de l’industrie mécanisée à l’industrie numérisée, avec les besoins décuplés d’expansion du capital de toute Renaissance dans une société de classe, la limite d’expansion dans le monde, les « guerres économiques et militaires de toute Renaissance » de concurrence dans une société de classe.

 

2) C’est en plus une crise de fragilité dans une société imbriquée mondialement et très complexe dans ses techniques, ses ramifications, ses institutions et comportements restés en recul par rapport à la situation nouvelle et la mettant en danger catastrophique. On ne réorganise pas la société parvenue au point actuel comme on réorganise une société rurale dont on peut faire « redémarrer » la structure économique agricole, la culture relativement primaire de la terre et de ses ressources,  d’un « point plus bas »

 

Les ambitions présidentielles de nos « sauveurs actuels » sont bien ridicules et bien dérisoires dans ces conditions. Il est même angoissant de sentir le vide de solution et d’action face aux besoins de développement de l’humanité tel qu’il se présente et non tel que peut l’inventer leur misérable imagination, les limites dramatiques de leur conscience.

 

Je reste admiratif du travail des économistes communistes de la ComEco, de l’approfondissement de leur vision, de la description de l’état présent et des propositions qu’ils font sur le système d’échange actuel, c’est à dire le système financier actuel sous le Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé (CMMNI), pour sortir de la crise de civilisation et le dépasser dans un autre mode d’échange et de production (1).

 

On ne peut qu’admirer et soutenir et participer aux efforts de ceux qui dans une telle confusion œuvrent indéfectiblement à un rassemblement populaire citoyen, citadin et rural, national et européen, mondial sur des objectif pertinents, efficaces, opérationnels.

 

On ne peut qu’espérer et œuvrer à un redressement des luttes ouvrières et populaires et un début de représentation démocratique dans les législatives, vers un autre type de démocratie du citoyen et du producteur, femmes et hommes, jeunes et vieux...

 

(1) Pour un développement de ces propositions on peut consulter :

http://www.economie-politique.org/95764

 

Pierrot, 7 février 2017

 

Post Scriptum : "Triple danger ? Tu es bien pessimiste ! ". NON. Je dis simplement à qui a un bel objet qu'il aime : prends-en soin, il est fragile. Qui réalise que ce monde et cette humanité sont nos lieux de vie incontournables, sont indispensables à sa vie, SONT SA VIE, devrait en prendre soin, comme des objets qu'il aime. Comme de ses enfants, de ses parents, de ses amis. Comme de lui-même.

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 12:31

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CON 2 SI

AVEC 2 OUI

 

 REFERENDUM  abrogativo su due importanti aspetti della legislazione italiana sul lavoro: voucher e subappalti.

"AVEC DEUX  OUI" , début de la campagne de la Confédération Générale Italienne du Travail (CGIL)

 

REFERENDUM CGIL. DUE SI’ PER I DIRITTI  DI TUTTI. OGGI SI PARTE.

DEUX OUI  POUR LES DROITS DE TOUS. AUJOURD’HUI LE LANCEMENT.

 

In tutta Italia parte oggi ufficialmente la campagna nazionale della Cgil per i due referendum sul lavoro che sono stati ammessi dalla Consulta. L’obiettivo è quello di portare alle urne 26 milioni di cittadini. Entra così nel vivo la campagna referendaria: “Libera il lavoro Con 2 Sì Tutta un’altra Italia, dopo la decisione della Corte […]

 

Leggi il resto dell'articolo

 

LIRE LA SUITE : https://cambiailmondo.org/2017/02/11/referendum-cgil-due-si-per-i-diritti-di-tutti-oggi-si-parte/

 

Un ami m'écrit d'Italie : 

la corte costituzionale ha approvato solo 2 dei 3 referendum richiesti dalla Cgil. Mentre ha bocciato il più importante, quello sull'articolo 18 dello statuto dei lavoratori che era stato cancellato dal Jobs Act (La LOI-Travail à l'italienne. ndlr). 
Comunque sia quello sui voucher che sui subappalti hanno una loro grossa importanza.

 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 16:25

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ÉLOGE D’UN PROJET DE LOI

La chronique de Pierre IVORRA

 

Les parlementaires du Front de gauche avec André Chassaigne, Pierre Laurent et l’économiste Frédéric Boccara présentent aujourd’hui [1er février 2017 Ndlr] une proposition de loi pour sécuriser l’emploi et la formation qui pourrait chambouler le débat d’idées qui s’amorce à l’approche des élections. Des commentateurs, des économistes, des dirigeants politiques ou d’entreprise insistent sur les effets potentiellement dévastateurs pour l’emploi, les conditions de travail, les rémunérations de la révolution technologique en cours. La plupart d’entre eux, et même certains à gauche, l’assimilent à un tsunami économique et social contre lequel on ne pourrait pas grand-chose, sinon en limiter les effets en appliquant quelques petits pansements antidouleur sur le corps social.

 

Le projet de loi propose, lui, d’engager une véritable révolution copernicienne : non, ce n’est pas le Soleil qui tourne autour de la Terre, c’est l’inverse. Non, la révolution informationnelle n’est pas en soi briseuse d’emplois, cela dépend des critères que l’on définit pour la mettre en œuvre. Non, ce n’est pas le capital qui crée les richesses, même s’il y joue un rôle, ce sont les salariés et les travailleurs. Non, l’entreprise, ce n’est pas uniquement sa direction, c’est un collectif de travail qui doit disposer de droits et de pouvoirs. Non, ce qui plombe l’efficacité du processus de production, ce n’est pas le coût du travail, c’est celui du capital, c’est l’importance de ses prélèvements à l’heure de la mondialisation libérale. Non, l’argent n’est pas condamné à servir éternellement les puissants, il peut être réorienté afin qu’il irrigue l’activité humaine au seul profit des hommes et des femmes vivant de leur travail. Non, le chômage n’est pas un lourd rocher que les hommes devraient éternellement et péniblement pousser devant eux, il peut être éradiqué. Non, les jeunes ne sont pas condamnés à passer d’un petit boulot à un travail précaire; comme tout un chacun, ils ont le droit de se former et de travailler dans la sécurité. Non, il n’y a pas que le travail dans la vie; la connaissance, l’art, la culture, l’échange, l’amour doivent pouvoir étendre leurs ailes. Et le projet prône de telles transformations non pas malgré la révolution informationnelle mais pour en favoriser l’essor au service des hommes.

 

Ce texte pourrait chambouler le débat d’idées. Certes, l’appareil médiatique risque de tout faire pour qu’il en soit autrement, pour claquemurer ces idées nouvelles qui bousculent les vieilles paresses intellectuelles et les commentaires serviles. À vous, à nous de lancer la boule dans le jeu de quilles.

 

Pierre IVORRA. L'Humanité. 1er février, 2017

 

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 07:49

Mis en ligne une première fois sur ce blog le 25 décembre 2016

avec en additif, une brève présentation du 6 février 2017, par l'auteur du blog,

à la fin de l'article.

IL SOLE NON SI MUOVE – CIE RASSEGNA

 

Présentation et TEASER sur ce lien :

http://ensemble-multitudes.com/portfolio/il-sole-non-si-muove-cie-rassegna-2/

Après la création du spectacle, le cd et son livret.

 

Une des présentations :

 

La Cie Rassegna invite Mireille Collignon à la viole de gambe

Avec Bruno Allary (direction artistique, guitare), Mireille Collignon (viole de gambe), Isabelle Courroy (flûtes kaval), Fouad Didi (chant, violon, oud), Philippe Guiraud (basse), Carine Lotta (chant), Sylvie Paz (chant), Carina Salvado (chant)

permettent un nouvel angle de vue, plus septentrional, sur cette mer si fascinante. la Cie Rassegna se penche sur la circulation des chansons profanes au XVIème siècle. A cette occasion, flûte kaval, luth arabe, basse, guitare baroque ou électrique invitent la viole de gambe à accompagner les chanteurs de la compagnie. Au programme, des pièces issues des répertoires de chansons italiennes (frottole), espagnoles ou portugaises, des chants issus du «Hawzi» (genre né au XVIème siècle dans la ville algérienne de Tlemcen), ainsi que des airs turcs et arméniens caractéristiques de cette époque. En parallèle de ce répertoire méditerranéen, un autre se dessine : venus de l’Angleterre élisabéthaine, des Ayres de Dowland et de Hume, ou des extraits des «cris de Londres», ponctuent le déroulé du concert. Ils rappellent que cette époque fut celle des flux et des échanges autant que celle des territoires et que, européen avant l’heure, le musicien de la Renaissance circulait en permanence, croisant déjà les influences et les sonorités, pleinement acteur d’un monde en mouvement. Propices à l’improvisation et à la créativité, ces airs du nord et du sud de la Méditerranée« Il sole non si muove »,

 

Présentation et TEASER IL SOLE NON SI MUOVE – CIE RASSEGNA sur ce lien :

 

http://ensemble-multitudes.com/portfolio/il-sole-non-si-muove-cie-rassegna-2/

 

 

Toutes les création de Rassegna :

http://ensemble-multitudes.com/creations/

 

Additif de ce jour à l'article :

Ce soir, 6 février 2017, à l'Eolienne, la présentation du CD et du livret. Un évènement culturel qui met musicalement notre époque et notre monde avec celui de la Renaissance, "nouvelle aube des temps nouveaux" (Patrick Boucheron). Nouvelle révolution scientifique et technique que Bruno Allary nous convie à observer "dans la durée" des civilisations, au moment où "les hommes sont troublés dans un monde qui fait la culbute". Un texte de Bellaud de la Bellaudière, que je note en tant qu’amoureux de l’Oc, frère de vie de Clément Marot, né cinq décennies plus tard, par ses pérégrinations dans le même bouleversement historique, mis en musique par Bruno vient s'afrairar ambe leis autras bramadissas dau paurum (frateniser avec les autres plaintes des pauvres gens) dans les langues du mondes, de l'anglais à l'arabe, du portugais à l'italien et l'espagnol, et à l'Arménie pour la danse.....

Mettre une culture au contact avec les cultures du monde, c’est cela lui donner vie, ou plutôt lui conserver une vie dans les contacts quelle a déjà et qu’il faut développer sans cesse.

Glaudi Barsotti, connaisseur bien plus fin de moi de l’œuvre de Bellaud, souligne dans ses conférences sur la période de la « République marseillaise de Cazaulx »(1), les contradictions de cette période où la réaction à la Réforme tourne, parfois, à la rattraper.

C’est sous cette « république tyrannique », aux sens des tyrans près-démocratiques d’Athènes, que fut imprimé le premier livre à Marseille, oeuvre en Oc, "Obros et Rimos provenssalos" de Bellaud, Bellaud que chante Bruno avec son "Ode à la misère et à la pauvreté", en langue d'Oc de Grasse, maritime.

« Il sole non si muove », titre du disque. Aujourd’hui, sous d’autres formes, mais dans une continuité, certains le croient et le professent. C’est à cela qu’il faut répondre sans cesse, dans le respect des autres, avec Galileo Galilei.

Pierrot. Ajouté à l’article aujourd’hui 6 février 2017

(1) Lire son étude dans la publication du colloque organisé par Georges Gibelin, lui-même grand connaisseur de Bellaud. "Louis Bellaud de la Bellaudière", Section Française de l'association internationales d'Etudes occitanes. 1993

 

 

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 07:00

Feuilletez le dernier numéro d'Economie et Politique. Programmes présidentiels : quelles cohérences ?

sur ce lien :

http://www.economie-politique.org/95765

Une intervention dans la section pcf marseille 8° en cliquant  ici

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 13:23

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RASSEMBLEMENT A GAUCHE :

 

ASSEZ DE PAROLES,

 

DES ACTES

 

 

Deux événements politiques considérables, le naufrage possible de la candidature Fillon et surtout, le résultat de la primaire socialiste avec la défaite de Valls, créent une situation tout à fait nouvelle.  Cela relance le défi et la possibilité d’un rassemblement de la gauche pour battre la droite et l’extrême-droite, rompre avec le social-libéralisme et sortir de l’austérité avec une candidature commune à la présidentielle, un contrat majoritaire pour les législatives et une dynamique de luttes populaires.

 

Dans ces circonstances, la responsabilité du PCF est immense. Son apport est indispensable

► pour faire face aux assauts idéologiques de la droite, du social-libéralisme et du MEDEF,

► pour démasquer l'imposture du FN

► pour combattre vraiment la finance, et relever les défis de la révolution numérique et de la révolution écologique,

► pour dépasser par le haut les oppositions qui entretiennent la division dans les rangs de la gauche anti-austérité.

 

En effet, le PCF est porteur d’une exigence de cohérence qui associe l’énoncé d’objectifs sociaux audacieux à la conquête de pouvoirs par les salariés et les citoyens sur l’utilisation de l’argent des entreprises, des banques, de l’État et même de l’Union européenne. C’est seulement ainsi, à l’appui des luttes, qu'on arrivera à conjuguer, au lieu de les opposer, réalisme, efficacité et radicalité.

 

Jean-Luc Mélenchon somme Benoît Hamon de se rallier à son camp tandis que ce dernier laisse s’accréditer l’idée que son objectif serait de «   siphonner   » l’électorat du leader de la «   France insoumise   ». Continuer ainsi, c’est courir à la catastrophe d’un deuxième tour entre la droite et l’extrême-droite, alors que des éléments nouveaux permettraient de la conjurer. Qui est prêt à en porter la responsabilité   ? Pas le PCF qui en décidant de soutenir Jean-Luc Mélenchon, s'est déclaré aussi vouloir demeurer très attentif aux évolutions de la situation à gauche pour pouvoir saisir jusqu'au bout la possibilité d'un rassemblement. Celle-ci émerge aujourd'hui. Il ne s'agit donc pas pour les communistes de renier leur choix mais au contraire de l'accomplir jusqu'au bout. Il est urgent que le Conseil national du PCF, organisme dirigeant, se réunisse et prenne des initiatives pour que la gauche sorte de cette double impasse, et pour amener ses candidats à s'inscrire dans un rassemblement anti-austérité.

 

Nous avons la conviction qu'il est possible de converger.

 

Sur quels grands axes   ?

 

1. Emploi, travail, salaires   : face aux défis de la révolution informationnelle, conquérir des moyens financiers  (crédit, fiscalité) et des pouvoirs pour sécuriser l’emploi et la formation avec le revenu, en créant les conditions d'une véritable égalité femmes-hommes. Ce n’est plus le marché ni le patronat qui doivent décider des trajectoires professionnelles de chacune et de chacun, de nos vies.

 

2. Protection sociale   : son avenir exige un nouveau financement assis sur la masse salariale, donc sur le volume et la qualité de l’emploi. Ce n’est pas le «   coût du travail   » qu’il faut baisser, c’est le «   coût du capital   » (intérêts, dividendes, etc.), pour consacrer beaucoup plus de moyens au développement de toutes les capacités humaines.

 

3. Services publics   : leur relance permettrait de répondre aux besoins populaires. Elle soutiendrait la demande aujourd’hui si insuffisante tout en développant l’efficacité de la production nationale (l’offre). Il faut rompre avec l’austérité budgétaire. Le Pacte de stabilité est une stupidité. Les centaines de milliards d’euros créés par la BCE doivent servir à une expansion nouvelle de tous les services publics.

 

4. Europe   : notre rassemblement sur de tels objectifs peut permettre d’aborder tout autrement les enjeux européens, y compris avec les autres peuples, pour construire les rapports de force qui permettront des mesures immédiates de progrès et le lancement d'une refondation de l’Union européenne, si nécessaire pour pouvoir transformer le monde.

 

5. Démocratie   : une 6eme République est nécessaire, rompant avec le présidentialisme et ressourçant la démocratie représentative aux interventions, avec des pouvoirs décisionnels nouveaux, des salariés dans les entreprises et des citoyens sur le territoire.

 

Rien n’est joué. Assez de proclamations d’intentions, passons à l'acte pour construire des bases solides au rassemblement nécessaire pour battre la droite et l’extrême-droite   !

 

Frédéric BOCCARA, Paul BOCCARA, Gisèle CAILLOUX, Yves DIMICOLI, Denis DURAND, Jean-Marc DURAND, Nicolas MARCHAND, Catherine MILLS

 

contact   : gcailloux@pcf.fr

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 09:43

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CONSOLATION, SURVIE, SOCIETE, CRISE DU CAPITAL.

« Notre besoin de consolation est impossible à rassasier »

 

« Notre besoin de consolation est impossible à rassasier » écrivit Stig Dagerman.

Puis il se suicida.

 

C’est pourtant aussi ce besoin de consolation, qui nous pousse aussi à vivre.

 

Car il n’y a pas de recherche de la satisfaction des besoins simples comme des besoins complexes développés qui chez l’homme sont devenus tous des besoins sociaux, sans cet autre besoin lié à la survie de l’espèce : le rôle des sentiments.

 

Tous les besoins et leurs satisfactions fonctionnent en unité et en croissance. Leur disparition c’est la décroissance et la mort, à l’échelle de l’individu comme à l’échelle de l’espèce, de l’humanité.

 

Le support de toute activité humaine et donc de cette activité que sont les sentiments, leur mouvement-existence, est bien sûr le corps et le corps-soi, le corps individuel et social.

 

La pensée est bien sûr aussi un mouvement du corps, du cerveau, et aucune idée n’existe sans ce mouvement. Aucun mouvement n’est jamais achevé que par la mort, il va en croissance, en décroissance et meurt, la pensée « individuelle » aussi.

 

La pensée religieuse et « idéaliste » au sens philosophique nie que les idées soient un mouvement matériel. Tout est constitué de matière, quelle que soit nos croyances « métaphysiques ». Imaginer une pensée autrement qu’un mouvement matériel (électrique, chimique, corpusculaire « fine », appelez-le comme vous voulez, mais appelez-le rationnellement) c’est chosifier-réifier la pensée, les idées, c’est les figer donc les détruire relativement au profit d’une régression elle aussi au moins relative de ce qui a été déjà conçu.

 

La conception religieuse réduit le concept de pensée et d’humanité au lieu de le sublimer, il le réduit d’autant qu’en plus il la soumet non à une Anankè naturelle  mais à des contraintes de classe, hiérarchiques et de domination.

 

La protestation anti-religieuse ciblée à une seule religion, à un ou plusieurs éléments isolés de la manifestation religieuse, humaine, est stérile car elle ne répond pas à l’origine de ta tare religieuse sur la société et la personne.

 

Autre chose est le contenu de revendication et philosophique, que peut contenir l’observation de longue durée de l’histoire humaine contenue dans la religion et ses représentations sous forme de mythes. Avant la science, il y a les savoirs empiriques, sans démonstration et avec syncrétisme à dépasser, pour passer de l’erreur composée à la synthèse, provisoire certes, mais en mouvement de progrès.

 

Cette conception religieuse est liée à la réalité de la relation dominante de clan, de relation dominante de la société marchande et son développement jusqu’au CMMNI, ses inégalités au paroxysme de ressource et de puissance, la stérilisation relative de ses progrès par les « chefs », aujourd’hui ceux des monopoles mondiaux et leurs représentants,  réduisant la créativité « de la masse » à leurs prescriptions économiques, politiques, culturelles. La crise morale de la politique en est une manifestation terminale. L’humain est pris sous ce joug du capital et de son type d’échange A-M-A’ à son paroxysme final.

 

Revenons-en à la pensée. Quels que soient les allers-retours au cours de notre activité à court ou long terme dans nos pensées, les mouvements et les sentiments qui en font partie retrouvent dans le présent leur processus passé, leur continuité et leurs sauts de qualité successifs.

 

Notre conscience nous révèle l'existence des objets tangibles et intangibles du réel, tous matériels. Ils existent indépendamment de notre conscience. Cette table sur laquelle j'écris existera après ma mort et la disparition de ma conscience à moins qu'on la détruise avant, évidemment. Et de plus cette table est un mouvement de la matière, de ses composants corpusculaires et de leur propriété et non un objet figé qui dans ce cas n'existerait pas...

 

 

On devrait pouvoir employer le qualificatif de matériel aussi pour l'idéel et dans ce cas pour l’objet en mouvement que constitue notre conscience si le vocabulaire philosophique n'était pas si pauvre et si imprécis. En tout cas moi je l’emploi aussi dans ce cas.

 

Le dialogue entre la pensée de l’individu et l’activité de la société constitue la pensée sociale dont il est une part et qui constitue l’éternité relative de la pensée humaine, de la société humaine, de l’espèce humaine, sa « résurrection » permanente pourrait-on dire par héritage permanent de soi-même et de sa propre activité, mais en aucun cas d’une âme immatérielle à la mort.

 

La pensée, depuis la naissance du travail, de la transformation de la nature par l’homme pour résoudre ses problèmes de survie donc de développement, est devenue l’outil premier de la satisfaction de ses besoins qui lui permettent de créer et d’user des outils tangibles et non tangibles de satisfaction de ses besoins.

 

Le besoin nutritionnel et l’ensemble corps-maternel-corps-nouveau-né et la satisfaction qui lui est liée, répondant à la douleur d’une faim totale est la matrice « génético-culturelle » de la consolation inextinguible parce que nécessairement à renouveler. Bien sûr l’ensemble corps-maternel-corps-nouveau-né et la satisfaction qui lui est liée peut être substitué relativement puisque la mère peut être substituée par un substitut social, des substituts sociaux, le père par exemple, le couple aussi et la société sûrement puisque c’est déjà et depuis toujours le cas de toute façon.

 

Mais il doit sans doute rester dans l’instinct quelque chose qui demande aussi la mère. Ce qui ne veut pas dire, comme le disent les religieux conservateurs, qu’il faille cautionner la conception de la femme réduite au rôle de mère et lui ôter toutes les libertés et tous les rôles sociaux dont doivent jouir tous les individus de l’espèce, mâles ou femelles, les personnes humaines qui ne sont pas substituable mécaniquement ni culturellement mais socialement dans les différents rôles sociaux. Attention de ne pas lire cela comme une restriction à l’activité humaine pour la femme !

 

Revenons au besoin de consolation. Seul l’orgasme, quel qu’il soit, de quelque façon qu’il soit atteint, pour l’adulte, est comparable en intensité et en nature à la satisfaction du besoin originel nutriciel et fusionnel. Evidemment, la satisfaction n’est que momentanée et demande à être renouvelée et est une manifestation humaine du besoin génétique de reproduction usé pour la reproduction humaine comme culturellement pour le plaisir en soi, de même que la nourriture humaine n’est pas seulement nutricielle mais aussi gastronomique.

 

L’être social reporte l’être animal, biologique sur la société et des personnes « choisies » de la société (avec ce que le choix a aussi d’aléatoire), le besoin de consolation.

 

La culture, toute la culture, celle « savante » et celle « quotidienne », celle du « métier » et celle du « loisir » constitué de la diversité et de l’infinité de ses éléments qui permettent et sont la vie humaine, ses normes, ses renouvellement de normes, ses « marges » larges et créatives, et dans son unité de fonction, est imbibée de ce besoin de consolation.

 

La réponse peut être victorieuse comme soumise ou désespérée. Elle est sans doute tout cela avec une dominante du moment de l’histoire personnelle et de l’histoire collective.

 

Notre moment de crise du CMMNI dans laquelle nous sommes plongés connaît cette triple constitution. Ce qui explique bien des comportements du « haut en bas » de la société. Mais cette triple constitution a des réponses en santé et des réponses mortellement dangereuses.

 

La réponse en santé est celle qui permet à la personne et à l’humanité de poursuivre sa vie, son processus vital.

 

Pierrot, 3 février 2017.

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 07:25

D’ICI AVRIL-MAI 2017 ET AU-DELA

La question de la crise et des programmes politiques des candidats présidentiels.

La sécurité d’emploi et de formation.

Baisse ou hausse du coût du travail et du coût du capital

 

On se voit quelquefois contraint d’user de vocabulaires qui sont des repères entre ceux qui y mettent un sens commun, sans exclure personne évidemment. 

Il s’agit par exemple de la " suraccumulation du capital ", le mot mais aussi la chose que le mot exprime, ou de la crise du "CMMNI" (Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé). La crise sociale et les événements de cette crise permettent de comprendre de mieux en mieux le sens de ces termes et de leur emploi.

 

A la maladie de suraccumulation du capital, devenue maladie chronique mortelle dans le développement actuel du capitalisme, c'est-à-dire de l’échange Argent Marchandise-Plus d’Argent (A-M-A’), aucun programme d’aucun candidat aux présidentielles de Mai 2017 ne répond, du moins jusqu’à présent.

 

Ainsi, jusqu’à présent, rien n’existe de construit d’une façon pertinente au niveau de ces programmes pour sortir de l’aggravation de la crise et de ses conséquences.

Tous les programmes actuels de tous les candidats s’en tiennent volontairement ou pas à favoriser la baisse du coût du travail, d’une façon ou d’une autre, que ce soit par la « générosité » du revenu universel, comme par une politique avouée d’austérité salariale et budgétaire sur les moyens de vivre, les services publics entre autre.

 

En fait, les deux démarches se rejoignent : la redistribution de revenu aux sans travail ou en supplément de revenu ne peut remplacer un travail producteur libéré progressivement des contraintes de classe, enrichissant matériellement et moralement, en bien « matériels », en savoirs, en savoir-faire et en conscience, la personne et la société.

 

Abaisser le coût du travail ici, c’est l’abaisser partout en contrecoup et par effet d’interaction dans l’échange mondial entre les humains, c'est abaisser les moyens de vivre.

 

Relever le coût du travail c’est le relever partout et c’est abaisser en même temps le coût du capital et son contenu stérilisant dans le processus producteur. C’est dans la baisse du coût du capital que réside l’augmentation des moyens susceptibles de faire progresser la société humaine, l’utilisation « à moindre frais » et en levier de l’accumulation des résultats du travail humain.

 

Et c'est dans la baisse du coût du capital qu'existe l'issue initiale à la crise de suraccumulation du capital, la fameuse maladie en question qu'ignorent les "candidats présidentiels".

 

Certes, l’ajustement local et mondial du coût du travail et du coût du capital demande des capacités de gestion généralisées, globalisées. Qui les a ? En tout cas pas les programmes actuels de candidats actuels au moment où ceci est écrit. Mais nombre de cadres d'industrie et de gestion dans leur exercice quotidien comme d’ouvriers, de salariés et la population en général peuvent acquérir ces capacités à partir du moment où serait enclenché politiquement un processus de transformation radicale du système d’échange actuel et des institutions financières et bancaires qui les gèrent.

 

Le revenu universel est une formule creuse, un palliatif sans avenir dans la crise actuelle face à la réalité de ses effets possibles sur la suraccumulation du capital, sur le coût du travail et du capital. Un bataille populaire sur la sécurité de l’emploi et de la formation assurant une saine continuité à la production, ses besoins de complexification en quantité et en qualité, et par là aux besoins de la personne humaine dans sa diversité, cela est un remède bien plus efficace, oui !

 

Certes, le « débat » sur les fortunes, sur les inégalités tel quel à ce jour, et son instrumentalisation perverse n’aide pas à s’orienter vers les remèdes d’issue à la crise. Mais je crois que malgré la confusion, de petites lumières s’éclairent qui pourraient bientôt illuminer l’obscurité dans laquelle nous sommes plongés.

 

Au sujet de fortunes, qu'en est-il de celles des individus liés aux groupes monopolistes mondiaux ? Question « morale » ou question concrète ? Les deux !

 

Combien d'évènements instrumentalisés ici et dans le monde d’ici le mois de mai prochain des élections présidentielles, et de boucs émissaires « bien trouvés » ou pas, ayant prêté le flanc, malencontreusement pour les plans orthodoxes élaborés, nécessitant pour les possédants de « changer le fusil d'épaule » ou pas, avantageusement pour eux et pour le maintien des inégalités flagrantes, utilisés de toute façon dans la campagne par et pour le pouvoir du capital sur le travail ?

 

Débat sur les inégalités et ses remèdes ou ..... tout changer pour que….. rien ne change.

 

Vrai changement ou « mani pulite » (Opération « mains propres » en Italie) qui ont donné le pouvoir à Berlusconi et son alliance (droite-gauche) il fut un temps….et qui se poursuit, inversée dans les alliances hyperlibérales "gauche-droite".

 

Jusqu'à quand cette "technique politique" fera effet sur l’opinion populaire ?

 

L'accélération vers une "grande coalition" à l'allemande avance-t-elle en France, malgré les résistances des caciques conservateurs de la droite et du social libéralisme, s’accrochant à leurs traditions politiques passées.... ?

 

Mais il y a riposte possible et même en cours, tant d’article de ce blog en témoignent. Un dernier témoignage : lire la lettre du RAPSE N° 136 sur la présentation de la loi SEF (Sécurité Emploi Formation) sur ce blog.

 

« DO UT DES », je donne pour que tu donnes disaient les latins pour décrire le type d’échange dominant, déjà. JE DONNE POUR QUE TU RECOIVES est la condition d’un développement humain mutuel continu, d’une transformation des conditions matérielles de vie et par conséquent morales que peut induire le dépassement de l’échange A-M-A’ et  type d’organisation sociale actuelle, déjà et voie de transformation intérieure, malgré les apparences. L’ancien contient le nouveau, en embryon et en gésine.

 

Pierrot, 2 février 2017.

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 20:46

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André CHASSAIGNE,

Pierre LAURENT,

Frédéric BOCCARA,

Pour en finir avec le chômage et l'insécurité sociale : une loi S.E.F. et une bataille populaire et des salariés pour son application !

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CLIQUER ici

 

http://pierreassante.fr/dossier/Rapse_136.pdf

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 06:06

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COÛT DU TRAVAIL. EUROPE. COOPERATION.

 

 

Si l'on tente de classer par "ordre d'urgences" les "tâches du présent", j'en vois 3.

 

1) Résister à la tendance à la baisse du coût du travail et l'inverser.

 

2) Relancer la construction d'une européenne confédérale (et non fédérale et autoritaire) intégrant le 1), car l'Europe, zone pertinente dans la constitution des grandes zones de développement du monde, subira, sinon, comparativement entre cette période et la notre, le sort en pire des principautés et républiques italiennes après la Renaissance, c'est à dire le déclin et le paroxysme des dominations actuelles

 

3) la coopération par l’échange de la production et l’échange culturel qui suit, sachant qu’aucune velléité de domination par la guerre économique et-ou militaire n’est possible sinon destruction, c'est-à-dire recul. Le travail et l’échange est la base de tout progrès humain et de tout progrès de la conscience qu’il contient.  Certes il ne s’agit pas de faire de l’angélisme sur les rapports de force, mais acter activement que le monde a des besoins impérieux, contre les impérialismes, de conférences internationales et de conférences de zones de développement.

 

Evidemment, classer par ordre d’urgence c’est prendre le risque de mettre sous le boisseau des activités « secondaires » qui n’existent pas, toutes les activités humaines étant importantes, partant de la personne humaine et comportant des positivités et des négativités.

 

En ce sens l’idée confédérale et la chose confédérale,  qui tendent à respecter les différences en mouvement sont essentielles par rapport à la fédérale qui les nie, les chosifie, les détruit  et détruit donc le mouvement de progrès, sont éminemment préférables et indispensables pour que les activités humaines ne passent pas par le tamis réducteur, celui des populismes fascisants entre autres.

 

Pierrot, mercredi 1er février 2017

 

LA PENSEE MARX :

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/01/http/pierreassante.fr/dossier/la_pensee_marx_ii_-_transformation_du_travail.pdf.html

 

PROCESSUS DE MODIALISATION :

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/01/reprise-du-25/1/17.le-long-processus-de-mondialisation-du-debut-du-capitalisme-au-xxieme-siecle.et-reponses-aux-themes-actuellement

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L'illustration est la couverture de "Europe, état d'urgence. La régression nationaliste, consécration de l'ordo-libéralisme". Bruno Odent, Le Temps des Cerises.

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