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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 07:37

Il y a 199 ans naissait Karl Marx

Et il y a 108 ans mon Papa !

Ici à la fête de La Marseillaise à Gemenos avec Jacques Duclos.

Deux anniversaires qui me tiennent à cœur.

Des avancées, des reculs, des erreurs, des renaissances en cours et à venir, à un niveau plus élevé de la spirale.

Le processus de l'humanité, à travers les difficultés, procède, n'ayons crainte, voir sur ce lien : ici

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http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 06:59

Article publié une première fois

sur ce blog

le 28/04/2017

 

3 interventions au CN du Pcf du 26 avril 2017

Jean-Marc DURAND, Frédéric BOCCARA, Denis DURAND.

 

 

Un Extrait et un lien

 

« …Ainsi, battre Le Pen avec le bulletin Macron au deuxième tour de l’élection présidentielle sera une bataille politique. Il faut mesurer la difficulté, pour des syndicalistes, de voter Macron qui incarne tout ce qu’ils combattent.

D’où l’importance, pour une force politique comme la nôtre, de prendre ses responsabilités. C’est ce qu’a fait Pierre Laurent dimanche soir, de façon parfaitement légitime parce qu’il exprimait la position fondamentale du PCF élaborée par une instance démocratique, le CEN (à la différence de ses prises de positions, moins bien inspirées, à la veille et au lendemain de la conférence nationale de novembre dernier, qui ont recueilli un assentiment moins unanime dans le Parti). Par contraste, l’absence de prise de position de Jean-Luc Mélenchon a non seulement des conséquences fâcheuses pour la bataille du deuxième tour mais aussi des racines profondes. Elle reflète ce qu’il a lui-même baptisé un populisme de gauche et une pratique politique qui met face à face un leader et une masse indifférenciée de supporters. C’est une des raisons pour lesquelles il faut un groupe parlementaire communiste et du Front de gauche car il y aura bien d’autres occasions où nous devrons avoir le courage de prendre nos responsabilités.

C’est une leçon à retenir pour la reconstruction de la gauche qui est nécessaire en effet car le brillant résultat de JLM n’empêche pas la gauche d’être à son plus bas niveau. Cette reconstruction ne peut pas se faire sur les bases de voulues par Jean-Luc Mélenchon car il faut que le PCF joue son rôle, avec ses idées, ses élus, et son action, y compris dans les entreprises.

Nous avons notre part dans les 19 % de JLM (notamment dans le score réalisé dans les communes où le vote à gauche, et le vote communiste, sont particulièrement forts depuis longtemps) mais nous n’en serions pas là si nous avions gagné notre bataille pour le rassemblement à gauche autour d’une candidature commune sur la base d’axes s’attaquant aux causes des difficultés rencontrées par nos citoyens.

La bataille pour le 7 mai est étroitement liée à la bataille pour le 11 et le 18 juin. L’objectif, c’est de créer les conditions d’un rassemblement efficace pour combattre la politique incarnée par Macron, avec toutes les forces disponibles. L’enjeu est à la fois d’éliminer Le Pen (et de lui infliger le score le plus bas possible, car  Macron ne mènera pas la même politique avec Le Pen à 19 % ou à 49 %). Et à la fois de commencer tout de suite le combat contre Macron et tout ce qu’il représente.

MLP tient des discours exaltés contre la dictature des marchés financiers : elle n’est pas la première. Vider cette démagogie de sa substance, ce n’est pas tenir le même genre de discours, c’est opposer une alternative concrète à la politique que Macron incarne : la dictature des marchés financiers, à travers l’utilisation de l’argent des entreprises (les 300 milliards de profits), des banques (les 2 700 milliards de crédit des banques françaises, les 4 000 milliards de la BCE) et de l’argent public. Pas dans l’abstrait mais en partant des luttes concrètes pour l’emploi, les salaires, la protection de l’environnement, les services publics.

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Il y a des forces dans le pays pour cela…. »....

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......Les 3 interventions dans leur totalité ici

http://pierreassante.fr/dossier/3_interventions_CN_26_avril_2017.pdf

 

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 11:16

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Sur ce lien :

ici

http://www.espaces-marx.net/IMG/pdf/S_R-6.pdf

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 11:08

Le Pen et le capitalisme

Difficile de faire de l’euro la source de tous nos maux en faisant abstraction de la politique monétaire mise en œuvre par la banque centrale européenne (BCE) et par les chefs d’Etat et de gouvernement. Ainsi, par exemple, la France, l’Allemagne, membres fondateurs de la monnaie unique européenne, affichent un taux de risque de pauvreté de la population (taux fixé à 60 % du revenu disponible médian national après transferts sociaux) respectivement de 13,6 % et de 16,7 % alors que celui du Danemark, pays qui a refusé d’intégrer l’euro, n’est que de 12,2 %. On tiendrait donc le coupable. N’allons pas si vite, cependant. Le Royaume-Uni, pays qui n’a jamais envisagé de changer sa monnaie et qui s’apprête même à quitter l’Union européenne, et la Suède, toujours fidèle à sa devise, la couronne suédois, ont des taux de 16,7 % et de 14,5 %, supérieurs au taux français.

On comprend que chez Marine Le Pen la mise au pilori de la monnaie unique évite de convoquer le véritable responsable des difficultés des peuples qui sont dans le cadre de l’euro comme de ceux qui n’y sont pas : le capitalisme mondialisé et financiarisé. Evidemment, on a le sentiment que ce mot-là, le « capitalisme », écorche les lèvres de la dirigeante du Front National. Elle nous bassine avec le « mondialisme », le « cosmopolitisme », et même la « finance », mais n’arrive pas à prononcer ces quelques syllabes : « ca-pi-ta-lisme ». Certainement au château de Montretout, à Saint-Cloud, en région parisienne, où a vécu Marine Le Pen au côté de son père, ce mot était-il considéré comme cochon.

Si Marine Le Pen diabolise l’euro, Emmanuel Macron, lui, le sacralise. Il n’y aurait pas d’autre gestion possible de la monnaie unique que celle assurée depuis sa création par la BCE en faveur de la finance et de la spéculation, c’est-à-dire de la forme de pillage des ressources des peuples privilégiée par le capital à l’aube de la nouvelle révolution technologique. Une monnaie, pourtant, c’est comme la langue d’Esope, on peut l’utiliser pour le pire et le meilleur. Comme nous l’indiquions la semaine dernière, cela dépend des critères adoptés pour ouvrir, réduire ou même fermer les financements, le crédit aux entreprises et aux services publics. On peut parfaitement réguler le débit et le coût du crédit en fonction de son usage et favoriser ainsi les investissements favorables à l’emploi et la formation.

La sélectivité, Marine Le Pen la pratique, elle, sous la forme d’un apartheid dont elle voudrait qu’il devienne l’un des piliers de la Constitution française et de la République. A nous de la pratiquer à son encontre.

L'Humanité, 3 mai 2017.

*

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 08:03

Réponse à D.

Le terme "En santé" exprime un mouvement de la vie dans lequel la maladie éventuelle qui coexiste en permanence avec la santé peut être combattue pour que le mouvement de la vie se poursuive. La vie du corps humain comme la vie de la société qui dépendent l'un de l'autre

Cette expression heurte souvent les habitudes de vocabulaire usuel.

C'est à la fois une métaphore et une réalité.

La santé est un état, du corps humain ou animal, comme de la nature et de la société, qui assure leur mouvement.

Pour qu'il y ait mouvement, il faut qu'il y ait à la fois déséquilibre et tendance à l'équilibre.

 

Et il faut que le déséquilibre ne soit pas trop grand au point que la tendance à l'équilibre ne puisse plus agir.

Bien sûr la maladie fait partie du déséquilibre, comme la santé fait partie de la tendance à l'équilibre, tout cela en un seul mouvement, en unité du mouvement.

Par exemple, le suicide de la personne comme le suicide de la société, c'est une perte de tendance à l'équilibre, de l'instinct de vie qui fait partie et est une tendance à l'équilibre

Amicalement

Pierrot, 1er mai 2017

P.S. D'accord sur la jeunesse !

 

La question de D.

Bonjour!

Je voudrais savoir ce que tu entends par " en santé'.

 

Le bas de ton article du samedi du 29 avril devrait être adressé aux jeunes pour leur montrer les possibilités avec la révolution informationnelle.

Les rares fois que les représentants du PCF sont invités dans les médias ils devraient faire ressortir les contradictions et les possibilités pour les dépasser dans le sens de l'intérêt général. Il faut être pédagogue, gagner la bataille des idées, chère a Gramsci.

Il faut mettre le paquet sur la jeunesse. Mélenchon a en partie réussi on a un temps de retard.

Bon 1er Mai. Pas la fête du travail, mais journée revendicative.

D.

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 07:27

ARTICLE FUGACE

du 2 mai 2017

destiné à être effacé ou remplacé par un autre.

Brève citation du texte latin et traduction.

 

Humana ante oculos foede cum vita jaceret

in terris, oppressa gravi sub religione

quae caput a caeli regionibus ostendebat,

horribili super aspectu mortalibus instans,

primum Graius homo mortales tolere contra

et oculos ausus primusque obsistere contra.

 

Lorsque l'humanité abjectement gisait

accablée sous le poids d'une religion

qui, des hauteurs du ciel découvrant son visage,

soumettait les mortels à son affreux regard,

un Grec a le premier osé lever la tête

et, tout homme qu'il fût, s'est dressé contre elle.

 

Sed nil dulcius est bene quam munita tenere
edita doctrina sapientum templa serena,
despicere unde queas alios passimque videre
errare atque viam palantes quaerere vitae....

 

Mais la douceur extrême est d'habiter au calme

des temples qu'a dressé la science des sages

et de voir de la-haut les autres qui s'égarent,

qui cherchent au hasard le chemin de la vie .......

font assaut de talent, de noblesse, de titres

et jour et nuit, au prix d'un labeur sans égal,

recherchent la richesse ou briguent le pouvoir

 

De Natura Rerum, Lucrèce (-99 -55)

 

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 07:00

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le 29 avril 2017

 

Le mouvement de mondialisation numérisé continuera à se développer...En santé si....

 

Lorsque je vois et j’entends des citoyens, électeurs ou pas, des "acteurs médiatiques" etc., découvrir l’hyper libéralisme ambiant et en développement, à l’occasion de ces élections ou à d’autres occasions, au point de plus le craindre que d’abandonner le pouvoir à un ordo-nationalisme ouverture et retour à un néo fascisme, je me rends compte que mon travail sur le CMMNI pourrait bien être  utile, parmi les efforts des militants.

J’ai continué à faire une petite sélection cohérente d’articles sur la question, ce qui donne :

http://pierreassante.fr/dossier/LA_PENSEE_MARX_II_+_TRANSFORMATION_du_TRAVAIL+REFLEXION+DANGER.pdf

J’en fais des copies artisanales à la demande….

 

Ainsi, battre Le Pen avec le bulletin Macron au deuxième tour de l’élection présidentielle sera une bataille politique. Il faut mesurer la difficulté, pour des syndicalistes, de voter Macron qui incarne tout ce qu’ils combattent " nous dit Denis Durand. OUI ! Pourquoi ?

Il y a une incompréhension du fait que l’hyper libéralisme et la volonté des dominants d’une société d’ubérisation généralisée (notre société qui est encore loin de l'être -ici 80%  des emplois sont sous contrat- et ne le sera pas, ses contradictions éclatant sans doute positivement ou négativement avant) est une contradiction du mouvement de développement de la société, et que le retour en arrière impossible n’est en aucun cas une lutte opérationnelle et que la lutte opérationnelle consiste à rendre santé au mouvement de mondialisation "naturel", millénaire de l’humanité, pour en faire une mise en commun, donc en cohérence et en santé unies de la multiplicité et la diversité de l’activité.

 

Certes la révolution scientifique et technique, la numérisation mondialisée des tâches, dans le cadre du capitalisme qui ne peut absolument pas  réguler de lui-même son type d’échange et de production basé sur l’accumulation capitaliste et finalement sa suraccumulation-dévalorisation structurelle, connaitra et connaît déjà des révoltes des Canuts Modernes, de plus en plus grandes jusqu’à devenir énormes.

ET c’est une bonne chose à condition qu’elles ne conduisent pas au  massacre idéologique et physique de ses acteurs par la classe dominante ultra minoritaire concentrant le pouvoir de la circulation du capital dans le monde, par la disparition ou effacement des Canuts Modernes dans la réorganisation mondiale du travail par le capital.

 

Le mouvement de mondialisation numérisé continuera à se développer,

- En santé si le mouvement politique et culturel et d’éducation et transmission des savoirs, ouvriers-techniciens-cadres du public et du privé, du salariat, des populations, réussit à l’orienter progressivement et radicalement hors des rails du type d’échange A-M-A' à sa fin paroxysmique.

Pour cela, il nous faut reconstituer des rassemblements d’humains qui agissent en commun dans ce sens et aident au mouvement d’ensemble de la société, en action réciproque. Cela s’appelle un parti, ce qu’ont été et sont les partis communistes lorsqu'ils ont suivi la voie de l’Internationale Ouvrière marxiste non dogmatique,  à l’origine, embryonnaire et en croissance difficile, se heurtant aux répressions et poussés à la "militarisation militante", en particulier après la première guerre mondiale.

- En maladie et destruction s’il n’y réussit pas.

 

Il y réussira d’autant mieux que ce parti se dotera des expériences et connaissances nécessaires, en tant que mouvement des classes sociales et couches sociales intéressées à cette transformation progressive et radicale de la finance du local au mondial en passant par l’Europe, pour nous, de la création monétaire, du crédit, la sécurité de l’emploi et de la formation, transitions pratiques vers un autre type de mode de production et d'échange.

 

L’exemple de l’hyper libéralisation macronienne en ce qui concerne le débat patronal réactionnaire qui va s'intensifier rapidement sur la Sécurité Sociale , conquête partielle de la libération, avec un ministre communiste, Ambroise Croizat,  est éclairant. Que demandent-ils ces réactionnaires ? Une médecine toujours plus privée, mais paradoxalement des paiements publics de plus en plus nombreux pour des actes morcelés, divisés, à la carte, par la société globalisée. Une médecine ne reposant plus sur la solidarité entre membres de la société dans différentes situations personnelles réclamant la correction des inégalités naturelles et sociales durables ou du moment, et le développement des capacités de tous pour tous. Contradiction insurmontable reposant sur l’illusion et le mensonge affirmant la satisfaction d’un besoin sans en développer les moyens et l'organisation cohérente, et en les affaiblissant relativement ou d’une façon absolue.

C’est un exemple dans un domaine de l’activité humaine. Il n’y a pas de production sans assurer la santé physique des producteurs comme leur santé psychologique et morale, dans leur unité. Il est de même pour tous les autres domaines de l’activité humaine, en unité aussi.

 

Ici, comme dans tous les domaines, la capacité de fournir des biens tient à celle de produire, donc du travail, des conditions de travail, du haut niveau de qualification qu’il réclame dans cette Renaissance Nouvelle qui est celle de nôtre siècle, et des droits nouveaux du travail en matière de temps de travail, de démocratie du travailleur en matière de que, quoi comment produire.

Le monde humain numérisé, mondialisé ouvre la possibilité de développer indéfiniment la capacité première d’une espèce pensante, la conscience sur elle-même et sur la nature, de la nature sur elle-même et de sa jouissance en santé. Il ouvre les conditions d’une coopération généralisée et de la paix généralisé, dans des contradictions créatives, fertiles, en santé, non antagoniques.

L’humanité est une accumulation "locale", dans l’accumulation universelle, d’une mémoire et une conscience en activité, en processus, en mouvement.

 

Pierrot, samedi 29 avril 2017

 

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 21:43

Maastricht foulé aux pieds

 

La Banque centrale européenne (BCE) piétine actuellement avec ses gros sabots l’un des principes les plus sacrés de Maastricht, celui lui interdisant de racheter de la dette publique de la zone euro. Enfin ! dira-t-on, mais ne nous réjouissons pas trop vite car, en fait, il s’agit d’achats de contrebande. Depuis janvier 2015, elle a lancé un programme de rachat de titres obligataires de 80  milliards d'euros par mois qui a été prolongé jusqu’à la fin 2017 mais ramené, au début d’avril, à des rachats d’un montant de 60 milliards. Cette opération consiste surtout à racheter des obligations d'États sur les marchés financiers. C’est dire que la BCE n’acquiert pas ces titres en direct, auprès des trésors publics, mais essentiellement à des banques. Parallèlement, elle a baissé les taux d’intérêts de ses prêts aux banques à quasiment zéro.

Cette politique entend faciliter l’accès des entreprises à un crédit bancaire bon marché et donc à favoriser une relance de l’activité. En fait, elle vise aussi à éviter un krach obligataire de la dette publique européenne. La baisse des taux d’intérêts destinée à diminuer le coût de l’argent conduit à détourner nombre d’investisseurs étrangers des titres de la dette publique européenne, cela d’autant que, de leur côté, les Etats-Unis recommencent à augmenter leurs taux, suscitant ainsi un attrait pour leurs fonds d’Etat. C’est ainsi que l’on constate que les achats d’obligations émises en monnaie européenne par des investisseurs non-européens ont baissé de 192 milliards d’euros en 2016, alors qu’ils avaient augmenté de 30 en 2015. En rachetant à tour de bras ces titres, la BCE se substitue à eux. Mais cette politique n’est tenable que si elle parvient à relancer la croissance réelle de l’activité en Europe, ce qui est loin d’être évident. Pour l’instant, elle a surtout permis de porter à bout de bras les places financières européennes face à un Wall-Street qui bat record sur record.

Le talon d’Achille de ces opérations, c’est que la BCE ne profite pas des circonstances pour imposer une sélectivité aux banques et aux Etats. Elle pourrait en effet varier le montant de ses achats et des taux d’intérêts qu’elle pratique afin d’orienter la distribution du crédit des banques vers les activités socialement efficaces, favorisant un développement de la valeur ajoutée, de l’emploi, de la formation, plutôt que vers les opérations financières. Dans cet esprit, elle gagnerait à acheter directement par le biais par exemple de la Banque européenne d’investissement (BEI) ces titres de la dette publique européenne. Sans passer par les marchés.

 

Pierre Ivorra, l'Humanité, 26 avril 2017

 

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 06:43

Déclaration du Conseil national du PCF – 26 avril 2017

 

…..Nous ne prendrons jamais le risque de laisser entre les mains de l'extrême droite la gestion du pays et du pouvoir d’État, les libertés publiques, la sécurité de notre territoire et celle du monde. Notre démarche n'est en aucun cas un soutien à la politique d'Emmanuel Macron: nous l'avons combattu comme ministre, puis comme candidat, dans la rue, au Parlement. Son projet aggravera les politiques néo-libérales. Nous empêcherons Emmanuel Macron de faire du vote du second tour une adhésion à son programme. Toutes les électrices et électeurs de la gauche de transformation sociale et écologiste doivent pouvoir utiliser le bulletin à son nom dans le seul but qu'ils se fixent: barrer la route à Marine Le Pen. Vouloir donner à ce geste une autre signification, ne pas respecter ces femmes et ces hommes, ne peut que favoriser Marine Le Pen….

 

Suite sur ce lien :

 

http://www.pcf.fr/sites/default/files/declaration_cn_260417.pdf

 

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 00:38

Article mis en ligne une première fois sur ce blog le 24/04/2017

 

On ne peut prendre des décisions

sans les situer dans un contexte

L’HYPERLIBERALISME se heurtera a la réalité, à ses limites de développement.

 

On ne peut prendre des décisions politiques, économiques, institutionnelles, électorales, sans les situer dans un contexte, en se cantonnant dans une vue étroite dans le temps et le lieu.

Entre hyper libéralisme et ordo-nationalisme , il n’est pas question de favoriser le second, dans leur fonction conservatrice et conjointe de promotion des intérêts du capital par des voies différentes. Ce serait se mettre dans des conditions de résistance et de transformation sociale plus difficiles.

L’hyper libéralisme se heurtera a la réalité, à ses limites de développement, se heurtera de plus en plus à ses contradictions et aux conséquences de ses contradictions : difficultés de la production et de l’échange, répercutions graves sur la vie quotidienne et possibilité de réponse militante et d’organisation contre ces répercutions et pour des solutions alternatives concrètes et efficaces.

La sortie de crise dépend de mesure politiques en matière d’économie, en France, en Europe et dans le monde, en commençant par l’action partout où elle est possible et par la coordination des actions et la solidarité entre elles.

 

On a surtout besoin ici d'un PCF qui défende son existence et ne la confie pas à d'autres.

Qu'il défende son existence parce qu'il a des capacités d'action, d'orientation, de rassemblement, de transformations sociales, qui s'expriment entre autre dans les militants communistes de la ComEco, relayée par de nombreux militants des fédérations, des sections, dans les instances et sur le terrain des luttes.

Capacités certes affaiblies mais qui vont au-delà des dénonciations et des bilans stériles sur le capitalisme que pratiquent les antilibéraux de discours, opportunistes de droite et de gauche, et à la mode, mis en avant par les médias et même directement et indirectement par la direction généreuse dans doute, pas bête mais insuffisamment déterminée du PCF, il me semble ?

 

Cette lutte du PCF pour son existence est au centre de la lutte pour répondre au libéralisme qui veut s'installer définitivement, en tout cas pour 5 ans et que nous ne pouvons stopper immédiatement dans ces élections où nous n'avons le choix qu'entre son candidat et un ordo-nationalisme et sa menace à terme de néo-fascisme réformé mais réel, conséquence d’un abandon relatif mais réel lui aussi d’une analyse de la réalité de la société moderne et de son développement, des contradictions qu’elle contient. 

 

On ne lutte pas contre la société moderne par un appel au passé, ce qui est encore pour beaucoup notre façon de faire, mais en intervenant sur son processus pour l’orienter vers les besoins de développement humain.

 

Socialiser les moyens de production permettra de rendre à l’homme producteur le contrôle de son activité industrieuse, le que quoi et comment produire pour répondre aux besoins de la société et à ses propres besoins.

Le contrôle politique de la finance, du crédit, de la création monétaire, la sécurité de l’emploi et de la formation donneront le moyen d’investir dans cette socialisation des moyens de production.

Deux choses inséparables pour une lutte de classe moderne, efficace, répondant à une réalité et aux besoins de développement humain.

Certes ce résumé en 3 petits paragraphes précédents ne peut suffire à la compréhension et à la mise en œuvre de ces deux choses. Je vous renvoie aux analyses détaillées d’Economie et Politique pour alimenter les débats, les décisions et l’action.

 

La décision sur le vote du second tour est prise par le PCF dans son communiqué. Il s’agit de lui donner un contenu offensif, d’avenir que j’ai essayé d’exposer ci-dessus.

 

Pierrot, 23 avril 2017.

 

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 09:16

La crise de la répartition, c'est la crise de la production et de son mode,

CRISE DE LA PRODUCTION ! ET RIEN D'AUTRE.

Congrès du PCF, Décembre 2008

 

L'apparence des choses est trompeuse.

Et nous sommes trompés par nos sens.

Pour deux raisons.

Une raison naturelle : les conséquences, dans le mouvement qui se présente à notre observation, sont plus évidentes que les causes.

Les causes sont « lointaines », ce sont les conséquences qui sont immédiatement apparentes à notre vue, à nos sens, à nos sentiments ;

Une raison sociale : résoudre nos besoins quotidiens passe par l'échange. Cet échange est déterminé par la marchandise. Et la marchandise par l'argent.

La substitution du besoin et du désir par la quantité de valeur inverse les rapports sociaux et l'inversion des rapports sociaux entraîne l'inversion de la représentation que nous nous faisons de la réalité.

Pour le militant, c'est à dire celui qui recherche les solutions à la question sociale, cela fait des partis une pépinière de petits Proudhon et de petits Lassalle, non de synthèse mais « d'erreur composée ».

Un exemple « mécaniste », une métaphore, pour donner une idée de l'inversion des causes et des effets : un moteur est « mort ». Il est usé.

La cause est l'USURE. NON ! La cause est le mouvement de chaque instant qui a entraîné l'usure. L'usure qui est une réalité apparaît comme une cause alors qu'elle est un effet, une conséquence du mouvement. C'est dans le mouvement, son observation, son étude, que l'on peut dominer la question de l'usure et à quel moment on peut encore « réparer » et à quel moment « remplacer ».

Mais une société ne se répare ni se remplace comme un moteur. Elle est une construction continue parce qu'elle est une « construction BIOLOGIQUE » et une « construction pensante ». C'est-à-dire que l'humain s'auto-crée et s'auto-transforme.

La crise n'est pas « financière ». C'est une crise de la PRODUCTION. Nous inversons causes et effets en croyant le contraire. Les « lois d'usure du capital » sont contenues dans « Le Capital » de Marx qui a pu observer dans des conditions meilleures que nous ces lois. Conditions meilleures pour plusieurs raisons : proximité de leur formation, « virginité » de l'observation. « L'état de besoin » des théoriciens dominants les rend soumis au capital. Ils sont de plus au même titre que chaque humain soumis à cette « inversion des sens ».

La représentation de la société à partir du mouvement de consommation coupé de la production est significative. Cette inversion s'étend à tous les domaines. La représentation des institutions prend le pas sur celui de la production. Dans les esprits, ce n'est plus la production qui détermine les institutions mais le contraire. Tout est imaginé comme si toutes les activités humaines étaient indépendantes de la production, comme si elles étaient des fonctions indépendantes de la fonction générale de production. Comme si production de symbole était indépendante de production dite « matérielle », comme si la production de symboles n'était pas une fonction de la fonction générale de production. Et le dogmatisme de la production qui a marqué le mouvement ouvrier n'est que le reflet inversé de cette même dichotomie.

La « métamorphose » du parti, sa « mutation » est du même ordre. Elle tente de répondre au dogmatisme par un retour à l'inversion commune, dominante.

Je ne vais pas ré-écrire ici « l'introduction à la critique de l'économie politique » de 1857 et encore moins « Le Capital ». Je veux simplement décrire l'état de confusion du mouvement du salariat, du mouvement des producteurs stricto sensu et du mouvement populaire en général. Tout peut naître de cet état de confusion. Mais cet état de confusion n'est pas sans danger évidemment, d'autant plus que les moyens d'auto-destruction de l'humanité sont devenus terrifiants tant sur le plan de l'organisation sociale que sur ses capacités de destruction physique.

Evidemment, il y a un rapport dialectique entre toutes les fonctions de la société, toutes les activités. Mais la reproduction élargie de l'humanité ne peut se faire que par la fonction globale de production , la production dite « matérielle » étant à la fois « au centre » et « à la périphérie » , le « témoin » et le « moteur » . La « fonction symbolique » est dans la « fonction de production d'objets ».

La hiérarchie entre « le symbolisme » et le « matériel » est une fonction elle-même. Elle découle de la division sociale du travail elle-même sous-tendue par l'accumulation privée des richesses, par la propriété privée des moyens de production.

Le mode de production et d'échange est un mouvement. Il est l'existence même de la société humaine. Il ne peut subir ni de métamorphose ni de mutation génétique. Pas plus que les éléments qui le composent, partis compris.

Chaque élément est en rapport dialectique avec les autres, chaque « fonction » avec les autres, entre elles, et toutes avec la « fonction » globale. Cette présentation des fonctions elles-mêmes est une abstraction nécessaire à la pédagogie mais en tant qu'abstraction, une simple vue de l'esprit ne représentant pas une réalité autre que cette représentation. Elle est utile et fait partie de la « production symbolique » indispensable à la « production matérielle ».

Il y a quelque chose non d'inhumain (l'inhumain étant dans l'humain) mais d'indécent chez les nantis de la production symbolique.

Résoudre la question de la répartition des richesses, c'est d'abord résoudre la crise de la production. J'ai tenté d'expliquer, avec et après d'autres, en quoi consiste cette crise dans « Métamorphose du travail 3 ». Il y a dans le « cri » lancé sur la répartition des richesses, l'ignorance de la création des richesses, des lois qui de moteur du développement des forces productives ont fait du capitalisme un frein au développement des forces productives , tant en quantité qu'en qualité .

La confusion entretenue soit dans la sous-estimation de la classe ouvrière dans le salariat soit dans sa sur-estimation est du même ordre. Il n'y a pas uniformité dans le salariat, pas plus que dans toute chose, et toute chose de la vie humaine. Il y a une fonction globale et des fonctions sans existence indépendante. Toutes dépendent l'une de l'autre, sont l'une dans l'autre. Mais une chose est tangible si on veut bien la toucher, c'est le rôle de la marchandise en tant qu'objet fabriqué, en tant que valeur d'échange marchande en système capitaliste.

Contourner cette réalité, c'est s'allier objectivement au capital, renoncer au mouvement qui abolit l'état actuel des choses du système capitaliste. C'est reconstituer sans cesse le programme de Gotha qui a paralysé le mouvement du prolétariat, même si le prolétariat a trouvé des chemins indépendamment de ce programme. C'est être des Lassalle et des Proudhon, faire des erreurs composées impuissantes et non des synthèses opérationnelles.

Libérer le travail. Rendre une cohérence à l'activité de la personne en la libérant non des nécessités mais des contraintes sociales de classe par une cohérence globale de l'activité humaine, dans sa multiplicité et sa diversité -diversité multiple-. Abolir le salariat et la domination sexiste, les divisions sociales du travail. Abolir la mesure quantitative de l'échange au profit du besoin. Repérer les « finalités en mouvement ». Humaniser la nature, naturaliser l'humain. Libérer le mouvement de prise de conscience de la nature sur elle-même qu'est l'humanité.

Les droits de l'homme, ce n'est pas seulement le type de rapports qu’on a avec les autres ou que l’on aimerait que les autres aient avec soi. Les droits de l'homme c'est la capacité d'agir librement ensemble, de contribuer librement à l'activité humaine. Avoir ce droit c'est avoir tous les autres, droit un et indivisible. Idéal démocratique d'une révolution bourgeoise qui s'est brisé sur la propriété en niant l'usage. L'usage élargi à la richesse pour tous. Le mouvement ouvrier a élargi relativement cette possibilité en rétablissant partiellement des droits indépendamment des inégalités naturelles comme la maladie, avec la sécurité sociale, par exemple.

Dans d'autres domaines aussi. Mais aucune de ces avancées n'est allée jusqu'à la démocratie du travail, celle qui rejette la domination du « que produire et comment produire », domination liée à la propriété privée et au salariat.

La démocratie est liée non seulement aux institutions, mais au travail et à la production, et le mode de production détermine le type d'institution. Si le domaine d'activité est privé, aux mains d'intérêts privés, la démocratie ne peut être que tronquée, limitée, sujette à reculs à tout instant. Dans chaque recul il y a aggravation de la crise de la production.

La démocratie est née de la Cité, la mondialisation méditerranéenne, l'artisanat. L'artisanat est une forme supérieure d'alliance du cerveau et de la main. Le mode de production athénien antique a porté une classe marchande dominante avec des alliés historiques. La révolution française de même. Dans les deux, les travailleurs des techniques artisanales jouent un rôle-clef. Dans les deux le lien entre le travail, la démocratie, les techniques de production est évident. Dans la révolution française, la fédération nationale des cités va donner à la prise de pouvoir révolutionnaire un marché national.

Le rôle des techniques informationnelles, qui n'élimine pas les autres mais les domine, la dissolution relative des marchés nationaux au profit d'une féodalité industrialo-financière mondialisée, la transformation du salariat qui en découle, doivent donner des formes nouvelles aux droits de l'homme, les rapprochant de droits véritablement universels, celui de la démocratie de la production, le communisme qui ne sera toutefois qu'une finitude en mouvement illimité.

Une réflexion pour une nouvelle organisation du travail, une cohérence entre la personne et l'activité globale de production, et l'activité globale de production doit passer par une réflexion sur l'artisanat. Il ne s'agit pas de nier l'industrialisation et sa forme informatisée mais de lui donner une qualité nouvelle dans ce rapport entre l'homme et la nature, l'artisanat étant un « modèle » instructif.

Pierre Assante. Le 10 décembre 2008.

 

La photo, plus récente présente 1 des 2 ouvrages qui font l'objet de a conférence de Catherine MILLS à la Sorbonne le Samedi 1er avril 2017 publiée sur ce blog..

 

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 09:06

A nouveau, 5 ans de libéralisme ???

 

Bien, voilà.

On est reparti pour 5 ans de libéralisme économique, politique et culturel, l’aggravation de la crise, ses conséquences « matérielles et morales » sur notre vie quotidienne et notre avenir.

Avec au bout l’extrême droite qui attend son heure ici et dans le monde…..

……Si on ne se décide pas à voir ensemble, en France, en Europe, et com-prendre (1) de véritables solutions à la crise systémique du capital mondialisé financiarisé, et les promouvoir avec un parti de classe (2) et les alliances de majorité à constituer sur un contenu de transformation sociale.

Il faut passer des d’erreurs composées stériles paralysantes et mortifères d’une social démocratie  opportuniste et aventuriste « de droite et de gauche » à une synthèse opérationnelle ! Un travail de réflexion et de re-construction urgent de la politique et de la société humaine.

Re-voilà….

Pierrot, 24/04/2017 08:53:01

(1) Comprendre c'est com-prendre, prendre avec, prendre ensemble.

(2) Le Pcf, l'économie marxiste ouverte au débat constructif, l'action pour le mieux-vivre.

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 02:13

CONSEILS DE LECTURE sur « Une histoire marxiste de la pensée économique sur les crises… »

 

Conseil pratique pour l'étude et l'écoute de CATHERINE MILLS, texte et vidéo : “Une histoire marxiste de la pensée économique sur les crises, la suraccumulation et la dévalorisation du capital”, à partir d'un ouvrage en deux volumes de Paul BOCCARA :

Si Marx et d'autres à sa suite ont autant travaillé sur l'étude du fonctionnement du capital, cela devrait nous faire poser la question : quelle utilité pour la question politique et sociale AUJOURD'HUI...

Un programme de gouvernement (1), s'il ne peut régler comme du papier à musique les décisions futures de ce gouvernement, a cependant un besoin incontournable de gestion de l'économie par les producteurs eux-mêmes, ouvriers, salariés, dans un cadre citoyen, donc de connaissance rationnelle et pas seulement fragmentaire et romantique de l'économie. Pardon pour la radicalité de ce point de vue, mais un peu il en faut.

Il s'agit bien de produire les biens "matériels et moraux » qui assurent notre survie et notre développement collectif et individuel.

Si Marx qui est un des fondateurs des mouvements revendicatifs et politiques modernes, en arrive à la découverte et l'explication scientifique de la plus-value, du profit, de la baisse tendancielle de son taux, de la composition organique du capital, sa suraccumulation-dévalorisation et les crises, ce n'est pas pour son seul plaisir intellectuel, c'est par nécessité d'avoir les outils d'un changement apportant remède à la crise dont il prévoyait déjà les développements.

Aujourd'hui plus qu'hier, parce que la crise systémique du capitalisme mondialisé et financiarisé va s'aggravant en perdurant avec ses effets néfastes sur la vie quotidienne et l'avenir,  ici, dans l'Europe et le Monde, pour des raisons décrites et expliquées dans cette conférence.

Alors bonne écoute et aux prochains débats d'actualité qui seront éclairés par cette écoute.

UN lien pour cela :

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/04/catherine-mills-une-conference-texte-et-video-une-histoire-marxiste-de-la-pensee-economique-sur-les-crises-la-suraccumulation-et-la

Pierrot, Samedi 22 avril 2017

(1) Il faudra bien arriver à un programme de rassemblement des forces de gauche, PCF, Frondeurs socialistes, France Insoumise, Verts, mouvements sociaux de progrès. Et se battre en commun contre la finance telle qu'elle existe aujourd'hui, pour le mettre en oeuvre.

 

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 13:31

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LE VOTE MÉLENCHON

 

Le vote Mélenchon, s’il atteint un haut niveau, peut constituer, lors de ce premier tour, faute d’une candidature commune et un accord de majorité, un contre-feu à l’ordo-nationalisme et l’ordo-libéralisme du Front National de Marine Le Pen, Les Républicains de Fillon et En Marche de Macron.

 

Il est donc nécessaire.

 

Mais un contre-feu ne suffit pas pour une sortie de crise systémique, cause des difficultés de vivre généralisées actuelles et pour ouvrir une construction de développement nouveau indispensable.

 

Si l’accord pour un accord de majorité n’a pu se faire entre le PCF, les Frondeurs du PS, La France Insoumise, et Les Verts , c’est que les uns et les autres n’ont pas atteint un niveau de conception, de contenu de transformation sociale, nécessaire à un rassemblement ouvrant une nouvelle voie de progrès.

 

On peut espérer que les efforts unitaires faits par les éléments les plus avancés des partis et du mouvement social donnent des fruits pour un accord de majorité pour les législatives qui suivent immédiatement les présidentielles. Une volonté de construction du nouveau nécessaire se poursuivra après ces élections, et les choses peuvent aller plus vite qu‘on ne pense.

 

Nos anciens faisaient la différence entre le socialisme scientifique et le socialisme utopique.

 

Cet oubli est peut-être la cause des échecs passés en France et ailleurs et aujourd'hui des difficultés présentes réelles du chavisme, de son « modèle » et de la gauche latino américaine, par exemple, au-delà de la guerre du pétrole et autres guerres imposées par les puissances dominantes, les critiques de droite du chavisme n’étant que mensonge et diversion.

 

L’action pour faire progresser les capacités de production, ici et dans le monde, quantitativement et qualitativement est la seule voie pour donner les ressources capables de répondre aux besoins humains anciens et nouveaux.

 

Ces capacités dépendent en premier lieu du progrès de l’emploi et de la formation dans une mondialisation démocratique partant du local au mondial, une maitrise politique de la finance, du crédit et de la création monétaire, une mise en commun inouïe des efforts humains, du développement des sciences et des techniques, de l’informationnalisation numérisée, dans les grandes et petites productions agricole, industrielle, alimentaire et culturelle, en diversité, en unité et en santé.

 

Une organisation démocratique locale et mondiale du travail, une démocratie de l’homme producteur, du « que, quoi, comment produire » doit être au centre d’un développement nouveau de l’humanité, de la personne humaine, pour réussir.

 

Pierrot, vendredi 21 avril 2017

 

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 08:16

 À 2 jours du Congrès.

Contribution au congrès PCF de Décembre 2008

 

Une énorme et terrifiante catastrophe humanitaire [Si nous n'infléchissons pas le cours des choses] est devant nous. Il ne s’agit pas d’une catastrophe qui touchera « les autres ».

La cause première en est l’ignorance du monde que nous nous sommes construit, que l’humanité s’est construit.

Le savoir ce n’est pas l’addition infinie des connaissances scientifiques et techniques, mais la capacité de synthèse qui permet une vision globale répondant aux besoins historiques de l’humanité à chaque moment de son histoire.

Cette capacité de synthèse est combattue sans cesse par le capital au point qu’il ignore lui-même son horizon et celui des humains.

Une force, le PCF, garde encore enfouie dans son histoire cette capacité de synthèse qu’est le marxisme en mouvement, car il faut bien donner un nom à cette capacité de synthèse en mouvement.

Si la métamorphose constitue à abandonner cette capacité, qui pourra la poursuivre ?

Il faudrait écrire un éloge de l’ignorance, la mienne, la notre, ce serait le témoignage le plus vivant de notre temps.

Erasme, a écrit « L’éloge de la folie » dans une même période de révolution scientifique et technique, La Renaissance, moment de grandes transformations sociales.

Son ouvrage, aussi puissant et diffusé qu’il ait été pour son temps n’a vraiment rien changé au déchaînement des guerres de religions qui se sont produites dans ce temps.

Salvien de Marseille a tenté de même, dans son livre V de  « De Gubernatione Dei », de prévenir des conséquences des prélèvements par la classe dominante sur le travail. Sans succès. L’Empire Romain s’est écroulé 30 ans après cette mise en garde.

La différence entre notre monde et celui d’Erasme, c’est sa fragilité parce qu’il repose sur une organisation à la fois extrêmement sophistiquée et extrêmement plus puissante techniquement, d’où ses capacités d’auto destruction.

Pierre Assante, 8 décembre 2008, à 2 jours du Congrès.

 

La photo, plus récente présente 1 des 2 ouvrages qui font l'objet de a conférence de Catherine MILLS à la Sorbonne le Samedi 1er avril 2017 publiée sur ce blog..

 

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 08:05

 

Article publié une première fois sur ce blog le 11 avril 2017

De : Muriel Prévot-Carpentier
Envoyé : mardi 21 mars 2017 15:24
Objet : APPEL A CONTRIBUTIONS - Colloque « Penser et réaliser la transformation du travail : l’apport de la démarche ergologique et de l’œuvre d’Yves Schwartz »

 

Cher.e.s collègues,

Le colloque « Penser et réaliser la transformation du travail : l’apport de la démarche ergologique et de l’œuvre d’Yves Schwartz », soutenu par le Gestes et porté par le CRTD du CNAM, aura lieu les 12, 13 et 14 octobre 2017 au CNAM, rue Saint Martin à Paris.

Il veut faire connaître largement cette approche dont le développement est international, et la confronter avec d’autres approches qui auraient la même préoccupation : la construction d’une posture et d’une pratique, se soutenant mutuellement, qui ont pour centre d’intérêt la co-production des savoirs pour transformer le travail et plus largement envisager différemment la vie sociale. Dans les termes de l’ergologie, il s’agit de sortir du confort de la partition expérience/savoir institué mais un autre vocabulaire peut recouvrir un enjeu du même ordre. D'où l'intérêt de rapprochements et de discussions entre des pratiques et des recherches qui n'ont pas encore identifié de façon assumée et explicite leur enjeu commun.

 

A cette fin, nous vous remercions de prendre connaissance et de diffuser largement l’appel à contributions en pièce jointe, également consultable sur le carnet de recherche : https://ergologie.hypotheses.org/appel-a-contributions

Vos contributions pourront nous parvenir d’ici le 22 mai.

https://sophiapol.hypotheses.org/20780

https://ergologie.hypotheses.org

http://www.facebook.com/ColloquePenseretrealiserlatransformationdutravail

Bien cordialement,

 

Le comité de coordination

Anne-Lise Ulmann, CRTD, CNAM

Yves Baunay, Institut de Recherches de la FSU

Christine Castejon, cabinet Alternatives Ergonomiques

Daisy Cunha, IEAT, Universidade Federal de Minas Gerais, Brésil

Louis Durrive, LISEC, Université de Strasbourg

Eric Hamraoui, CRTD, CNAM

Muriel Prévot-Carpentier, CEPERC, Aix-Marseille Université

 

https://ergologie.hypotheses.org

www.facebook.com/ColloquePenseretrealiserlatransformationdutravail

 

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 23:58

 

Pierre LAURENT message aux communistes

13/04/2017 - PCF

VIDEO SUR CE LIEN : ici

http://2017.pcf.fr/pierre_laurent_message_aux_communistes

 

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 23:57

Fusion-séparation.

LUCRÈCE.

 

Certes, sa vision matérialiste est quelque peu mécaniste. Difficile de faire autrement par empirisme avec les connaissances scientifiques de son temps.

 

Mais né près en 98 avant notre ère,  on ne peut nier qu’il ait, avec les atomistes grecs, quelques siècles d’avance, une conception lucide du réel, de la matière de et dans laquelle nous sommes, du corps, la pensée, les systèmes de concepts et les sentiments en mouvement, le tout uni et en procès,

Bien sûr ses interprétations de certains phénomènes sont prétentieusement et outrageusement improvisées, mais cela ne lève rien à sa vision globale et à la musique de son discours, au discours de sa musique poétique.

Quelques siècles d’avance, une conception lucide du réel : entre autre, sa vision et la compréhension concrète de la fusion-séparation (dont je parle dans mon petit essai « Organisation sexiste du travail » et ailleurs),  que renferme (et est) la sexualité, celle de la reproduction, celle nourricielle fusionnelle mère-enfant ensuite recherchée dans les besoins-satisfaction jamais assouvis de toute la vie, celle des normes sociales en procès permanent et de la base sexuelle biologique qu’elles contiennent, de la plus élémentaire et animale à la tout aussi nécessaire sublimation intellectuelle, qui sont liées, unies et à distance et à proximité dans le processus historique.

En voici l'expression :

« …Denique cum membris collatis flore fruuntur

aetatis, jam cum praesagit gaudia corpus

atque in eost Venus ut muliebria conserat arva,

adfigunt avide corpus junguntque salivas

oris et inspirant pressantes dentibus ora

- nequiquam, quoniam nil inde abradere possunt

nec penetrare et abire in corpus corpore toto;

nam facere interdum velle et certare videntur,

usque adeo cupire in Veneris compagibus haerent,

membra voluptatis dum vi labefacta liquescunt… »

Lucrèce, env. 98- env. 55

(Voir traduction ci-dessous)

 

Pierrot, 20 avril 2017

 

« …Dans leur enlacement quand ils goûtent la fleur/de l’âge, quand leur corps pressent la joie prochaine,/lorsque bientôt l’amour va jeter sa semence,/ils s’approchent encore, ils mêlent leur salive/et leur souffle, pressent la lèvre sous leur dent,/mais ils sont impuissant à prendre rien à l’autre,/à pousser plus avant, à passer l’un dans l’autre./C’est là qu’ils voudraient, c’est là qu’est leur combat,/à voir avec quel feu ils serrent leur lien/tandis que de plaisir ils pâment et se fondent… »

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 07:32

Article publié une première fois sur ce blog le 11/04/2017

 

le contenant contre le contenu.

L’idée erronée qu’un parti communiste ne correspond plus aux besoins.

 

Fondamentalement le forcing pour le choix N° 1, par certains de ses promoteurs, et au-delà,  les conséquences non complètement envisagées qu’il implique pour le futur, a correspondu à l’idée maintenant de plus en plus ancrée et erronée, qui commence à être ancienne, qu’un parti communiste ne correspondrait plus aux besoins de la société, malgré les dénégations des principaux défenseurs de ce choix qui font mine de penser le contraire.

Les arguments, conscients ou inconscients tournant autour d’un réel constat de faiblesse et de rejet de l’opinion ici et dans le monde vis-à-vis du parti communiste et des idées qu’il représente

 

Ce constat superficiel est  sous-tendu par le fait que depuis longtemps ont été abandonnées les analyses du mouvement du capital, en abordant son étude comme supplément d’âme traité avec condescendance, laissée aux chercheurs communistes et aux militants qui s’éreintent à démonter la réalité de la crise systémique, ses relations avec l’ensemble des activités humaines.

 

D’une contestation des contradictions du capital il ne reste chez les principaux, ou chez certains promoteurs du choix N° 1 que la gesticulation contre ses effets, un jacobinisme de bourgeoisie révolutionnaire singé et inopérationnel parce que ne correspondant plus à une réponse à la réalité actuelle, et un pacifisme bêlant, loin de la mesure réelle danger d'extension de la guerre.

 

Le tout fait que consciemment ou inconsciemment selon les personnes dans le parti et sa direction, la pente italienne vers l'après PCI est de plus en plus menaçante, sous une forme ou une autre, pour qui a un peu de clairvoyance, je crois.

Mais cette pente n’est pas  inévitable car la société et le parti dans la société ont des moyens pour se remettre à jour dans le « que faire, comment faire, pour quoi faire ? ». 

La société et le parti dans la société ont des moyens pour revivifier le contenu du flacon nommé PCF, son influence.  

La société et le parti dans la société ont des moyens pour revivifier des alliances qui expriment l’union des couches sociales en mouvement et en transformation avec le salariat sous toutes les formes de vente-achat de la force de travail, à partir de l'intérêt matériel et moral commun à s'unir, dans leur diversité.

 

Le développement de la crise systémique posera inévitablement le problème d’un retour aux bases d’une néo-économie marxiste et d’un matérialiste dialectique non dogmatique, outil ancien, mis à jour, pour dépasser le CMMNI et la financiarisation généralisée de la production, de l’échange, de la consommation.

 

Comment ? Cela est à construire à condition de poser les bases d’une construction au lieu de saper celles qui existent, ce que s’emploient à faire surtout ceux qui se sont cramponnés dans le passé pour empêcher toute transformation interne d’un parti qu’ils abandonnent aujourd’hui, de dedans et de dehors après en avoir défendu le contenant contre le contenu.

 

Certes à un moment où se revivifie dans et par le mouvement populaire, à travers les élections, l’espoir de la construction d’une société plus juste, dire cela semble être une expression de pisse-vinaigre.

 

Il ne s’agit pas de couper un élan mais de lui donner un contenu efficace, sinon au bout de l’espoir sera la déception à nouveau, et ses conséquences périlleuses.

 

Le choix N° 1, s’il n’a pas plombé les possibilités de rassemblement et son contenu, l’a certainement rendu plus difficile. Mais cette barrière, comme les autres n’est ni insurmontable ni définitive. C’est dans le mouvement populaire en lui-même que réside et le rassemblement et le contenu du rassemblement.

 
Ceci dit pour l'avenir, tranquillement.
Fraternellement.
 
 
Pierrot, 11/04/2017 23:23:19

 

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 09:40

En raison d’être dans l’univers

 

Il y a une unité de conditions et de fonctions que constituent l’infinité de conditions et de fonctions dans l’histoire de la nature, de l’homme, de la société, leur processus, les accumulations, les acquis, les causalités, les possibles à venir.

 

Le mort saisit le vif.

 

La question du dépassement de la société marchande et de la société de classe dans une société d’abondance créée par les capacités productives multipliées en quantité et en qualité est une tâche du présent, une tâche du présent générationnelle.

 

L’économie marxiste, l’organisation politique des classes subalternes subissant la domination de classe, sont des outils de poursuite du processus et de la transformation en santé de l’organisation sociale.

 

On oublie souvent cet élément dans les conditions de poursuite du processus et de la transformation en santé de l’organisation sociale. Cet élément est signalé dans le « Manifeste » publié dans la revue lefebvrienne d’Armand Ajzenberg « La somme et le reste » de janvier 2006.

 

Il s’agit d’un héritage biologique et historique de l’humanité qui est loin d’être dépassé et hante la vie quotidienne du CMMNI du XXIème siècle et qui demandera autant de transformations générationnelles que le dépassement de la société de classe.

 

Depuis son histoire de horde animale, puis de clan et de tribu, l’essentiel du temps humain, sur l’horloge universelle, a connu une organisation complexe mais restreinte dans l’espace et le temps. Les millénaires de la société de cité, agricole et marchande jusqu’à l’industrielle et capitaliste sont peu dans l’ensemble de l’histoire humaine, millionnaire.

 

Passer en quelques générations d’une gestion restreinte de groupe restreint à une gestion généralisée et globalisée tout en multipliant sa diversité vitale, est impossible. Le présidentialiste par exemple n’est pas seulement l’effet d’une domination de classe. La domination de classe se maintient sur une réalité qu’elle n’a pas créée mais qu’elle exploite. Le mort saisit le vif.

 

La gestion de la mondialisation capitaliste et sa transformation en mondialisation démocratique, l’activité humaine de la personne au groupe et au monde est un monde nouveau à créer autant que le monde communiste répondant à la mise en commun des efforts humains, quantitative, qualitative, nouvelle et en santé.

 

Flatter les hommes pour conquérir un pouvoir est donc nuisible pour l’humanité, le contraire de la transformation en santé. Cela ne fait que conforter le phénomène du mort qui saisit le vivant et l’empêche de se libérer des liens qui le freinent.

 

A travers l’absurdité et l’incohérence des mouvements de la société hérité du passé et qui agissent dans le présent, dans le travail, l’activité humaine en général et son infinie diversité, dans l’économie et la politique, le travail sérieux et de fond dont l’influence n’apparaît qu’indirectement dans les évènement marquants, reste l’essentiel de l’effort de progrès.

 

C’est eux, efforts scientifiques et techniques, usés en santé dans le travail et toutes les activités, et liés aux aspirations « matérielles et morales », éthiques, esthétiques et aux sentiments issus des besoins humains simples et complexes, que réside la transformation viable.

 

Il faut savoir les distinguer dans les mouvements « claniques » des pays et du monde. La construction d’une gestion et d’une organisation de l’activité humaine mondialisée ne réside pas en un retour plus ou moins grave dans les octrois. La dimension européenne a pris une importance vitale. Sa confiscation par les groupes monopolistes et financiers n’est pas le signe de son inutilité ou de sa nocivité. La nocivité n’est pas le rôle que peut jouer ne grande zone de production et d’échange dans l’organisation de la production et de l’échange des humains entre eux, devenue mondiales et multipliant la puissance de coopération de l’humain avec la nature, seule et immense source de développement , en beauté, en force et en raison d’être dans l’univers.

 

Certes, « l’échelon » de l’acquis économique, politique est culturel reste un point de départ à condition de ne pas en faire une réalité et un modèle figé ce qui est généralement encore le cas.

Il faut comprendre le mort qui saisit le vif et sa richesse pour libérer le présent et le futur

 

Quelle que soit l'organisation sociale et son processus de l'hétéronomie de l'individu vers l'autonomie de l'individu, de toute façon relative, reste la réalité de l'individu dans l'espèce, le rapport fertile du je et du nous. Mais la qualité du je et du nous dépend du degré et du processus en santé de la conscience sur soi, la société, la nature.

 

Pierrot, Lundi 17 avril 2017

 

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 07:01

L’objectif et le subjectif,

en pleine campagne électorale.

 

Il est hasardeux, en pleine campagne électorale incertaine de chercher à déterminer les tâches économiques et politiques à accomplir pour l’immédiat et le futur.

C’est pourtant ce qui peut aider dans le moment même en prévision du moment à venir suivant. Il s’agit toujours de remettre sans cesse le travail sur le métier ou de rentrer chez soi se reposer définitivement, si les évènements de la société sur votre vie personnelle vous en laisse la possibilité, ce dont je doute.

Le monde humain a hérité des nations.

Mais le monde s’est partagé aussi en grande zones de production et d’échange, constituées ou en constitution, en développement, et aussi en crise dans la crise globale de production et d’échange capitaliste, financiarisé.

 

Le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, CMMNI, draine de toutes les façons possibles, y compris par la spéculation que les marges de l’immense surproduit permettent, les capitaux en crise de baisse tendancielle du taux de profit, d’accumulation-dévalorisation, pour pallier provisoirement à cette baisse.

Ce drainage a aussi pour but, dans la crise, de tenter de poursuivre, dans la recherche de la plus-value extra et la plus-value tout court et dans la concurrence face au consommateur, le développement impétueux de l’économie numérisée et pour cela l’économie traditionnelle de main d’œuvre joue le rôle de « d’accumulation primitive de capital de l’économie numérisée » comme la paysannerie à joué le rôle d’accumulation primitive de capital de l’économie mécanisée.

 

En ce sens l’économie reposant sur la main-d’œuvre stricto-sensu est indispensable dans la production de plus-value pour la reproduction capitaliste, et elle est recherchée en particulier dans les zones de faible coût de travail et développée le plus possible dans les zones où le coût de la force de travail est plus élevé, ce qui tend actuellement à le diminuer et provoque les luttes revendicatives qui ne débouchent pas encore suffisamment dans les luttes politiques pour être efficaces.

 

Seul un autre système de production et d’échange peut dépasser la contradiction de la baisse tendancielle du taux du taux de profit induite par la croissance du capital constant par rapport au capital variable. C’est pourquoi le CMMNI ne peut aller jusqu’à l’automatisation maximum, la numérisation au profit de l’activité libre développée maximum pour le développement humain de qualité nouvelle, de prise en main de sa vie et de puissance généralisée, scientifiquement et moralement de l’humanité dans et avec la nature, en tant que conscience de la nature sur elle-même, en mouvement.

 

Il n’y a pas séparation entre l’économie mécanique et l’économie numérique la seconde développe la première, de façon qualitative.

L’organisation du travail par et dans le CMMNI est projetée par ses entreprises et  ses institutions puis mise en œuvre mondialement, en action réciproque, en lien étroit avec les institutions financières nationales, de zones dominantes (EU, UE, Chine….) et sous la coupe de l’impérialisme économique, politique et militaire dominant qui freine leur développement productif et démocratique.

 

En période de crise systémique développée et en croissance, le contrôle autoritaire de la réalité subjective et de son mouvement est plus étroit et pesant que jamais. Mais il devient de plus en plus compliqué, difficile, aléatoire, il renforce sans cesse les maladies sociales existantes et en crée de nouvelles à l’interieur de la maladie générale du système et de ceux qui y vivent et même ceux qui en vivent.

Pour preuve, les échecs de l’establishment dominant comme l’élection de Trump, le Brexit etc.

Certes ces échecs sont relatifs pour l'establishment dominant, puisqu’ils expriment aussi le succès de la part la plus conservatrice des impérialismes dominants qui réagissent à leur affaiblissement interne auto-créé par le système en durcissant leurs moyens d’intervention.

 

Quel que soit l’issue de la phase électorale actuelle, en cas de victoire comme de défaite, l’aléatoire comme la volonté nous placera devant ce type d’alternative.

Quels resteront les problèmes objectifs et comment les traiter matériellement et subjectivement ?

Frexit, ubérisation, fascisation, toutes les voies possibles sont envisagées par le capital en Europe et dans le monde et se traduisent dans les élections françaises actuelles : c’est la jonction de l’objectif, la réalité matérielle de la société, de son activité globale et des personnes, de l’échange et de la production et de la réalité culturelle, synthèse concrète du moment en mouvement, avec le subjectif, ce qui se passe dans la tête des citoyens, des humains producteurs, femmes, hommes, jeunes et vieux qu’aucun algorithme, aussi perfectionné soit-il ne contrôlera totalement. C’est ce que nous apprend entre autre l’expérience et la connaissance du travail qui fait la preuve de l’autonomie de la pensée de l’individu comme de la société, au-delà des contraintes infligées et à la fois fortement mais relativement subies, assimilées et acceptées.

 

Cette acceptation a des limites, en a toujours eu. Mais le refus a aussi des degrés comme les contraintes en ont. Ils sont relatifs. Cela ne veut pas dire que les limites de l’acceptation conduisent automatiquement à la guérison de la maladie sociale et individuelle dans la maladie sociale et à la conscience des remèdes nécessaires à la guérison.

 

C’est là qu’intervient le double rôle du témoin collectif conscient du processus inconscient qui peut agir sur la double réalité objective et subjective, qui en fait n’en fait qu’une avec ses deux fonctions.

 

Reste à déterminer si  le témoin collectif est bien conscient du processus d’organisation de production et d’échange des biens « matériels et moraux », de ce que peut représenter un Frexit, une ubérisation déjà bien combattue y compris pas une jeunesse un moment subjuguée, une fascisation et une marche-arrière impossible du processus, et les destructions que peut entrainer la simple volonté de marche arrière.

 

En conclusion, comment donner à la protestation un contenu qui ne soit pas une volonté de marche arrière, qui propose et mette en œuvre des remèdes efficace à la guérison de la maladie sociale et individuelle, même si on sait que les maladies sont inévitables dans un corps, la question étant le degré de gravité de la maladie et le degré d’intervention nécessaire des peuples-médecins.

Le développement de la crise systémique pose inévitablement le problème d’un retour aux bases d’une néo-économie marxiste et d’un matérialiste dialectique non dogmatique, outil ancien, mis à jour, pour dépasser le CMMNI et la financiarisation généralisée de la production, de l’échange, de la consommation.

 

Même sujet, même conclusion : il nous faut répondre tous en tant qu’ingénieurs de la transformation sociale que devront être les militants, leurs représentants, la population, par la sécurité de l’emploi et de la formation, l’usage social sain de la création monétaire, du crédit, du système financier, du local au mondial en passant, pour nous ici, par la France et l’Europe, BCE, FMI, ONU etc. ce qui est la transition générationnelle vers un nouveau mode de production et d'échange.

 

Pierrot, Dimanche 16 avril 2017

 

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 07:35

La chronique éco de Pierre Ivorra.

Dans le débat politique actuel, il est urgent de donner un visage à la finance.

 

Dans le débat politique actuel, il est urgent de donner un visage à la finance. Marine Le Pen évoque volontiers le «mondialisme», les «mondialistes», hydres sans nom, d’autant plus faciles à stipendier qu’elles restent dans l’ombre. D’autres responsables politiques évoquent parfois «la finance», mais sans jamais lui donner corps, à défaut d’âme. Nous, ici, nous avons plutôt l’habitude de la nommer clairement. Car elle porte un nom, plusieurs noms même, en fonction des pays, des continents. En France, c’est notamment le CAC 40 !

Sait-on, par exemple, que le fonds d’investissement états-unien BlackRock, qui revendique gérer 4600 milliards de dollars d’actifs à travers le monde (plus de sept fois le budget de l’État en France), est le premier actionnaire de Total, Air Liquide, Vinci, Unibail-Rodamco… ou que Colony Capital, son confrère, contrôle Carrefour aux côtés de Bernard Arnault; que les fonds de pension tels que Capital Group Companies, le Massachusetts Financial Services Company, les fonds souverains de certains États sont parmi les plus gros actionnaires des groupes du CAC 40? Par ailleurs, toutes les grandes entreprises françaises, au-delà même de celles du CAC 40, font dans la finance, disposent de salles de marché en propre, tentent de gérer au mieux leur trésorerie en achetant et vendant des titres financiers et monétaires sur les principaux marchés financiers du globe. Trois des plus puissantes banques françaises et européennes, BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole, le numéro 2 européen de l’assurance Axa, soit quatre établissements qui comptent parmi les plus puissants intervenants sur les marchés financiers, sont membres de l’indice. Sans leur capacité à acheter, à prêter, sans les actifs considérables qu’ils gèrent, constitués de l’épargne des salariés, sans la puissance de création monétaire de l’ensemble du système bancaire, banques centrales comprises, la finance n’aurait pas planté son drapeau sur les cinq continents. Pourquoi tous ces groupes ne sont-ils jamais nommés ès qualités par la « nomenklatura » au pouvoir ou aux affaires, par les caciques de la droite, de l’extrême droite ou de la fausse gauche, par les têtes d’affiche des radios, des télés, des magazines ? On connaît les liens, on devine les compromissions et, surtout, le copinage idéologique.

La finance, dans sa réalité, avec tous les périls qu’elle fait courir aux Français, à l’humanité, et les moyens que l’on doit se donner pour la faire reculer, lui enlever du pouvoir, c’est le refoulé de la campagne. Ce qu’il faut dissimuler à tout prix. À nous de le faire remonter à la surface.

 

Pierre Ivorra, 5 avril 2017, l’Humanité.

 

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 07:26

 

 

 

Marcel Thomazeau consacre toute son énergie à transmettre la mémoire de la Résistance aux collégiens des Bouches-du-Rhône.

 

...Lire ici

 

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 19:37

 

EXPERIENCE, suite : pendant que les preux chevaliers…..

 

Pendant que les preux chevaliers s’élancent sur leur fier destrier la lance pointée vers l’ennemi, il en faut bien aussi qui observent le champ de bataille pour que les premiers ne se fassent pas massacrer et gagnent la bataille.

 

Lénine observait de Suisse, pour plusieurs raisons dont la répression des idées de transformation sociale et la répression physique tout court, mais aussi, ce qui allait ensemble, pour préparer le futur dans les conditions de cette répression et de cette difficulté à s’exprimer directement sur le terrain de la bataille.

Sans frénésie, ni paralysie, il a su faire cela, et pas tout seul, observer le champ de bataille et agir, pour rentrer à demeure quand il le fallait et aller au-delà de Kerenski et de la social démocratie qui n'avait pas compris en quoi consistait la crise(1).

 

Evidemment, ces métaphores ne prétendent pas recouper la situation actuelle, mais rappeler ce qu’est le temps et les conditions d’une bataille.

 

Celle d’aujourd’hui étant dans l’immense crise systémique et dans l’immense transformation historique du monde et du travail à laquelle il faut répondre tous en tant qu’ingénieurs de la transformation sociale que devront être les militants, leurs représentants, la population : y répondre par la sécurité de l’emploi et de la formation, l’usage social sain de la création monétaire, du crédit, du système financier, du local au mondial en passant, pour nous ici, par la France et l’Europe, BCE, FMI, ONU etc. ce qui est la transition générationnelle vers un nouveau mode de production et d'échange.

 

Pierrot, Vendredi 14 avril 2017

 

(1) Il ne s’agit pas de se prendre pour Oulianov, dont par ailleurs l’action n’a pu mûrir sainement jusqu’à nous, mais réfléchir et agir à partir des expériences.

 

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 14:22

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EXPÉRIENCE

Les déceptions, les désillusions ne constituent pas une expérience.

C’est l’observation de la réalité et les conclusions à en tirer dans notre vie, notre activité, et celle de la société humaine, qui peuvent constituer une expérience.

Et cela seulement.

Pierrot, Vendredi 14 avril 2017.

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