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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 10:26
COMMENT FONCTIONNE NOTRE SYSTEME ?  LE CONNAITRE POUR LE TRANSFORMER EN SANTE.

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COMMENT

FONCTIONNE

NOTRE SYSTEME ?

LE CONNAITRE

POUR LE TRANSFORMER EN SANTE.

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Au-delà et dans des phénomènes économiques stricto sensu, l’activité pensante est aliénée par le système de vente et d’achat de la force de travail humaine

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INTRODUCTION A UN DEBAT-FORMATION EVENTUEL.

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Ce que le travail social produit au-delà de la « consommation de base » du producteur permet de « financer » -c'est-à-dire de permettre- une « production-consommation » autre que celle des produits de base.

C’est la masse du surproduit du travail social qui « finance » des activités qui permettent de consommer au-delà de la consommation de base.

C’est la masse de surproduit, par exemples qui permet de construite des écoles, des hôpitaux, des routes, de « payer » les salariés des services publics, la recherche, de « payer » de temps de vacances des sports d’hiver ou de payer ceux qui produisent des films et les distribuent etc.…

On peut ainsi considérer que le financement de ces activité est une part différée du salaire social, et-ou que la production s’enrichit de ces activités, l’exemple le plus simple à comprendre étant celui de la santé car on ne peut produire qu’avec des producteurs étant en état de santé de le faire.

Il y a ainsi osmose entre le travail de production des biens « matériels de base » et l’activité générale de la société, l’activité générale saine. Employer l’expression « activité générale saine » correspond à la nécessité de l’humanité d’assurer sa survie et son développement, à l’instar d’un corps en croissance.

La masse de surproduit permet des activités parasites ou tout simplement des activités non productrices. Mais les activités non productrices au sens stricts et non parasitaires font partie des marges nécessaires à l’expérience de la vie et de la liberté dans une société riche et saine… et sont donc productrice, mais pas productive en capital. C’est ce que souligne l’ergologie concernant ce qu’elle appelle « les valeurs sans dimension », c'est-à-dire sans mesure de valeur marchande de l’activité, mais activité productrice existante de fait, réalité et prémices non reconnus d’une société non marchande, et non capitaliste.

Les activités parasitaires, relativement tolérables dans une proportion que permet la masse du surproduit deviennent intolérables si elles absorbent une trop grande masse du surproduit. C’est le cas aujourd’hui et cela s’aggravera d’une façon mortelle pour la santé de l’humanité si

1) si le phénomène économique du capital, de sa suraccumulation, réduit encore les marges de possibilité d’activités non productives au sens strict. Si la part de spéculation, c'est-à-dire d’obtention par elle d’un résultat en capital plus grand que celui investi continue à grandir. Si l’activité parasite devient plus productive en capital que l’activité productrice en biens.

2) si le paroxysme des phénomènes de spéculation pour renflouer le taux de profit par le drainage des capitaux réduit la satisfaction des besoins de survie et de développement de l’humanité, en particulier les besoins du travail producteur.

3) si la part de surproduit destiné au développement général de l’humanité est rognée au point de la mettre en péril.

L’ensemble de ces phénomènes sont concomitants et constituent un unique phénomène

L’augmentation de la masse de surproduit a été permise par les différentes révolutions scientifiques et techniques dans l’histoire de l’humanité. C’est la part de surproduit destinée au développement qui permet les révolutions scientifiques et techniques et leur mise en pratique dans la production « matérielle et morale » en développement et sa qualité, c'est-à-dire sa santé.

Mais c’est aussi sur la masse de surproduit que peut exister la spéculation, part négative e l’économie dite virtuelle, mais qui n’est pas si virtuelle que ça puisqu’elle est une activité réelle que cette masse de surproduit permet.

Cependant le produit de la spéculation entre dans la part de surproduit non globalement « payée » aux producteurs.

La valeur d’un objet produit correspond au temps de travail social moyen nécessaire de production (TTSMN). C’est à partir de cette valeur qu’est déterminé le prix.

Le prix subit d’énormes fluctuation par rapport au TTSMN, car la valeur d’un produit peut être transférée à un autre produit, sur la base des prix de monopole, de la péréquation à l’envers qu’induisent les dominations de marché, à l’intérieur d’un pays, entre zones mondiales de production, dans les choix de consommation correspondant aux cultures et aux rapports de force qui induisent les variation de la valeur de la force de travail.

Le bénéfice de vente sur un produit est une notion comptable. Le profit tiré sur un produit c’est la valeur correspondant à la part de travail non « payée » au producteur particulier comme aux producteurs globaux, au travail socialisé.

Cette part non payée s’appelle la plus value ou à survaleur. Le taux de profit c’est le pourcentage auquel la partie non payée correspond par rapport à la totalité du capital investi : salaires, machines, matières premières.

Ce qui permet le détournement du surproduit, c’est le type de production et d’échange. Pour se renouveler et s’élargir le capital use de l’échange Argent-Marchandise-Argent plus. Il faut qu’il retire de son investissement plus qu’il n’investit.

Retirer plus qu’on investit, c’est le lot de toute société vivante. Toute société a besoin d’un surproduit pour se développer. Mais la progression du surproduit n’est pas l’objectif premier du capital. L’objectif premier du capital c’est son accumulation propre qui l’éloigne d’un objectif de réponse développée à la satisfaction des besoins de vie de la personne et de l’humanité pour vivre et se développer.

Le drainage dans toute la société des capitaux vers cette accumulation de capital réduit d’une façon relative ou absolue le réinvestissement nécessaire aux besoins humains, son développement, sa qualité. En même temps la suraccumulation de capital atteint un point qui nécessite sa dévalorisation pour rejoindre un taux de profit nécessaire à sa vie de capital.

D’autant que le coût du capital constant, celui des machines et outils en développement impétueux augmente par rapport à la totalité de l’investissement et à sa résultante conduit à une baisse tendancielle du taux de profit, malgré l’augmentation de la masse de profit que permet l’augmentation de la production permise elle-même par la révolution scientifique et technique.

Ainsi la révolution scientifique et technique a un double effet, ce double effet. Le double effet correspond aux forces contradictoires à l’intérieur d’un même mouvement, et dans la résultante des mouvements qu’est le mouvement global. Ce double effet existe évidemment dans le déroulement de l’activité pensante, c’est ce que l’ergologie appelle la double anticipation, celle de la volonté et de la mise en œuvre du geste, celle de son contrôle en aller-retour pour assurer sa réalisation. Mais cette double anticipation se trouve relativement contredite par le système..

Une fois que l’on a compris ce qu’est le TTSMN, que le temps est la mesure de la valeur, on peut comprendre aussi que la masse de surproduit pourrait permettre de relativiser la formation de la valeur jusqu’à la rendre de moins en moins déterminant dans les choix de production et d’échange, et diminuer de plus en plus la part de travail contraint assurant les productions « de base », laissant une liberté de plus en plus grande dans le choix des activités humaines.

Les bas prix « préférentiels » dans l’édition soviétique étaient, par exemple, un début, des prémices échappant au TTSNM. L’erreur n’était pas dans ces prémices, mais dans la restriction des libertés de l’homme producteur et de la baisse tendancielle du taux d’intérêt psychologiques qu’elle induisait. Bien sûr la compétition entre capital et travail, dans la situation de rapport de force mondial de ce dernier était la cause première des échecs et de choix erronés civiques contraignants.

Tout au long de cette réflexion j’ai usé de guillemets pour les termes « finance cette activité », « paye le travailleur », afin d’introduire la notion évidente que « financement », « paye », correspondent à un équivalent monétaire du travail, à son abstraction.

Le travail concret, celui des muscles et du cerveau du travailleur particulier et du travailleur collectif produit des valeurs d’usages avant que de produire des marchandises, c’est à dire des valeurs d’usage mises en vente dans la circulation capitaliste, marchandise force de travail comprise.

De tous les phénomènes du système, là est celui qui contredit le plus le développement en santé de l’humanité. Dans le rapport de force qu’il induit, il donne une liberté de produire mais hôte celle des choix des gestes de la production et des produits eux-mêmes, des choix d’une démocratie du travail, d’une démocratie de l’homme producteur qu’Enrico Berlinguer résumait par le « que, quoi, comment produire ».

Au-delà des phénomènes économiques stricto sensu, l’activité pensante est aliénée par le système de vente et d’achat de la force de travail, au même titre que la confiscation par le capital de l’objet concret produit. C’est un phénomène unique vu sous deux aspects différents.

Evidemment orienter le processus social vers l’activité libre et non contrainte demande temps et générations humaines, mais avant tout l’initiation de mesures politiques et populaires tendant à contrôler les flux financiers, c’est à dire à transformer les systèmes financiers, du local au global.

Pour l’ensemble de cette réflexion, contradictoirement à certaines analyses marxistes précédentes, je suis parti de l’explosion du surproduit dans la révolution scientifique et technique, c’est qu’elle correspond aux « nouveautés » du système capitaliste dans sa continuité et sa crise généralisée et dans le besoin de le dépasser par un autre type de production et d’échange.

Une des conséquences essentielles du système, dans le développement des savoirs et des savoir-faire est le frein qu’il contient à leur transmission générationnelle et institutionnelle par la précarité du travail.

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Comme répète Denis Durand, « …La commission économique, même dans ses limites actuelles, un des points forts de ses travaux, me semble-t-il, réside dans un effort de toujours, à l’exemple de Paul Boccara, pour traiter les questions économiques en liaison avec une connaissance rigoureuse de l’histoire (une des grandes lacunes des économistes académiques) et en liaison étroite avec les luttes sociales et politiques. Cela est bien mis en lumière par l’effort engagé par Paul pour développer une recherche sur l’« anthroponomie » symétriquement à ses travaux sur l’économie, et en liaison avec eux… ».

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J'ajouterai à cela la nécessité conjointe des connaissances des travaux d'Yves Schwartz pour agir dans ce même sens, ce que les quelques références dans ce texte aux concepts ergologiques concernant le travail et l'activité illustrent.

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Pierre Assante, 24 février 2016

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 19:07
NOUS AVONS BESOIN DE L’INTERNATIONALISME ET DE LA PLURIDISCIPLINARITE !

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CONTRIBUTION AU 37° Congrès du PCF AUBERVILLIERS du 2 au 5 JIUN 2016

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NOUS AVONS BESOIN

DE L’INTERNATIONALISME

ET

DE LA PLURIDISCIPLINARITE !

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La mondialisation de l’économie n’est pas une apparition soudaine. Elle s’est construite à travers les millénaires de la société marchande.

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La révolution scientifique et technique a permis la généralisation de la gestion économique de la production au niveau mondial.

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Cependant cette généralisation se trouve en contradiction avec l’indépendance ou la trop puissante autonomie des grands groupes industrialo-financiers et leur organisation plus puissante que les Etats nationaux.

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Le capitalisme monopoliste d’Etat mondialisé, informationnalisé ne repose pas sur une cohérence générale partant des besoins locaux vers les besoins généraux de l’humanité ni sur la cohérence locale du travail de la personne, des entités de production locales, vers une cohérence de l’activité humaine mondialisée, mais sur la recherche du taux de profit par ces groupes, ces groupes géants, incontrôlés, incontrôlable dans l’état du système économique et social.

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Le capitalisme en a hâté la construction. Le capitalisme monopoliste d’Etat National (social dans un moment du rapport de force du mouvement ouvrier qui l’a permis et combattu à la fois) n’a été formé que d’étapes nationales dans cette construction, étapes nationales dans lesquelles s’est dissous le poids des décisions nationales dans la cohérence (cohérence capitaliste) des décisions globales de l’économie globale.

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L’économie dépendait d’un polycentrisme dont les nations étaient les constituants principaux.

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Ce polycentrisme est l’effet d’une longue construction historique et il a cédé a un monocentrisme en construction, qui correspond à une multiple nécessité contradictoire dont l’essentiel dépend du niveau mondial des forces productives, sur tous les plans, scientifique, technique, institutionnel et militaire et policier.

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Ce monocentrisme est donc en double contradiction avec les pouvoirs des grands groupes financiers non internationaux mais mondiaux. Cette double contradiction, nécessaire à tout geste social, correspond à son auto-observation et sa correction progressive et simultanée. La question de fond de résolution de la crise entre polycentrisme et monocentrisme est que le système A-M-A’ (1) n’est pas en capacité d’autocorrection et ne le sera jamais, sinon par son dépassement s’appuyant sur les actes de l’homme producteur, la classe ouvrière mondiale et le salariat et ses alliés en général.

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Les solutions économiques de la ComEco (2), justes et essentielles se trouvent ainsi limitées par une situation historique qui maintien provisoirement une incohérence de lieux de décision et d’une absence totale et évidente de démocratie mondiale dans la mondialisation.

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La ComEco souffre de plus d’une insuffisance dont elle n’est pas responsable, car non en capacité organique d’y répondre, c’est une insuffisance de pluridisciplinarité.

Cette insuffisance de pluridisciplinaroté a deux raisons essentielle :

1) l’absence de vision globale de l’organisation politique à laquelle elle appartient, insuffisance de vision globale généralisée du champ politique national et mondial.

2) Cette absence correspondant à une organisation historique du mouvement ouvrier nationalo-nationale qui a obtenu d’immense succès dans le siècle passé, mais qui n’a pas pu répondre à la transformation du monde globalisé, réduisant ainsi les solidarités internationales, et favorisant des « retours au passé heureux » impossibles sur lequel s’appuient les populismes et les néofascismes en Europe et ailleurs, non qu’un « retour aux jours heureux » soit impossible, mais parce les conditions des jours heureux sont aujourd’hui celles du processus mondial remis en santé.

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La commission économique, même dans ses limites actuelles, un des points forts de ses travaux, me semble-t-il, réside dans un effort de toujours, à l’exemple de Paul Boccara, pour traiter les questions économiques en liaison avec une connaissance rigoureuse de l’histoire (une des grandes lacunes des économistes académiques) et en liaison étroite avec les luttes sociales et politiques. Cela est bien mis en lumière par l’effort engagé par Paul pour développer une recherche sur l’« anthroponomie » symétriquement à ses travaux sur l’économie, et en liaison avec eux.

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Le magnifique mais inquiétant tableau fait sur la situation économique mondiale et ses solutions par Yves Dimicoli Mercredi passé, entre autre, ne peut s’appuyer sur une vision historique que si une interdisciplinarité est organisée par l’organisation politique et si l’organisation politique en a cette volonté.

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A l’incohérence globale sur laquelle s’appuie le capital ici et partout doit répondre une volonté de cohérence que seule une organisation politique d’internationalisme de classe peut posséder, ce qui n’est pas encore le cas.

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Certes, il est difficile de construire un internationalisme dans les conditions du poids des moyens techniques et médiatiques du capital contre cette construction. Mais la volonté existe-t-elle, et à quel point de maturité ?

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Pour le moment, nous assistons chez les intellectuels communistes (comme chez les autres) de métier ou « de mentalité de recherche » dans la majorité des militants, à un éparpillement des actes constructeurs, à une construction plus centrée sur le soi-même que sur la coopération. En somme, la personne chez nous aussi est en état d’incohérence reflétant celui de la société à la fois globalisée et dissoute, et moi-même comme tout un chacun.

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Les guerres locales (qui menacent de s’étendre à un conflit général usant de toutes les techniques de destruction) correspondent à un état des forces productives qui ne peuvent assurer une cohérence de leur développement ni une organisation des lieux de décision leur correspondant, ce qui va de pair, et la personne humaine se trouve insérée dans cet état des choses, cette réalité en mouvement de construction inachevé, en difficulté et en danger.

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Cette nouvelle « guerre de cent ans » mondialisée (En comparaison à ce moment de fin du Moyen Age des forces productives) peut durer longtemps et mal se finir, car elle ne supportera pas une durée de cent ans dans les conditions d’accélération de la globalisation.

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La ComEco ne devrait pas craindre de se pluridisciplinariser à l’histoire, à la philosophie, à l’anthropologie…

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Elle n’a rien à y perdre, tout en sachant qu’elle ne pourra assumer seule cette pluridisciplinarité

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Pierre Assante, 22 février 2016

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(1) Echange basé sur la circulation du capital Agent-Marchandide-Argent plus.

(2) Commission Economique du PCF qui depuis des décennies assure presque seule un magnifique travail de recherche et de solutions au développement de la crise économique, et aujourd’hui au paroxysme de la baisse tendancielle du taux de profit dans la masse du profit, de la suraccumulation-dévalorisation du capital dans la révolution scientifique et technique, la crise de croissance de l’humanité et la crise de civilisation concomitante

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Sur le site 37° CONGRES PCF : http://congres.pcf.fr/83407

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 19:07
Contre l'idéologie de la « décroissance » - Pour un nouveau  mode de développement et l'émancipation de toute l'humanité.  - Le cas concret de l'énergie.  Amar Bellal - PCF Paris

Contre l'idéologie de la « décroissance » - Pour un nouveau mode de développement et l'émancipation de toute l'humanité. - Le cas concret de l'énergie.

Amar Bellal - PCF Paris

CONTRIBUTION AU 37° Congrès du PCF AUBERVILLIERS du 2 au 5 JIUN 2016

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« …..Une des grandes difficultés rencontrée lors des débats sur les enjeux mondiaux qui touchent à l'écologie, c'est le manque d'ordre de grandeur. On parle aisément d'agriculture, d'énergie, d'eau, en termes qualitatifs et généraux, en omettant la dimension quantitative des besoins.

C'est ainsi que prospère l' idée que la « décroissance » réglerait nos problèmes de manque de ressources et les graves atteintes environnementales. Une idée qui plane dans tous les débats sur l'écologie.

Cette idée séduit car on dispose là d'un « couteau suisse » commode, dénonçant à la fois le consumérisme, la course folle à l'accumulation de profit par le capitalisme, tout en prônant un autre mode de vie privilégiant la « qualité » plutôt que la « quantité », et un autre rapport au temps. Qui peut raisonnablement s'opposer à cela ? En effet, quiconque apportant des arguments contredisant cette idéologie, sera à coup sûr soupçonné et même ouvertement accusé de complaisance vis-à-vis du capitalisme et du consumérisme, il se fera passer en outre pour un inculte, un rustre, laissant de coté de ce qui fait la richesse de la vie (l'art, la culture, l'éducation, le temps libre etc etc...)… »

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……LIRE LA SUITE ICI

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http://congres.pcf.fr/sites/default/files/contre_lideologie_de_la_decroissance_-_pour_un_nouveau_mode_de_developpement_et_lemancipation_de_toute_lhumanite.-le_cas_concret_de_lenergie-2.pdf

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 08:09
BERLINGUER et "Il Sorpasso" de la D.C.
BERLINGUER et "Il Sorpasso" de la D.C.

« COMBINAZIONE DROITE-GAUCHE »

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Le « compromis historique » (Projet d'alliance de gouvernement et de programme entre le Parti Communiste Italien -PCI- et Démocratie Chétienne -DC) prôné par le PCI (voir note) dans les années 1970, et dont la mise en œuvre a été tentée par une partie de la Démocratie Chrétienne et s’est achevé sans aboutissement par l’assassinat d’Aldo Moro, est allé au-delà et donc en deçà des objectifs mouvants que s’était fixé Berlinguer dans le PCI.

Au delà, parce ce n’est pas une alliance qui s’est concrétisée par la création du PD (voir note), mais une fusion de fait PCI-DC et en "complément" une alliance parlementaire avec la droite berlusconienne. En deçà parce qu’elle ne vise pas la résolution progressiste des contradictions à résoudre mais les fige.

Cette fusion est tout le contraire d’une lutte des contraires sur une base démocratique permettant les libertés relatives individuelles de la démocratie bourgeoise, limitées mais précieuses pour aller plus avant.

Cette fusion aboutit non à la suppression des contradictions sociales réclamant leur dépassement dans un autre système économique et culturel, mais leur étouffement provisoire et les reculs socio-culturels concomitants.

On ne peut nier que cette "déviation" que représente le PD par rapport au compromis historique italien de Berlinguer, est issu d’une manipulation nationale et internationale de l’idée de compromis historique, de sa négation au profit du capital et non d’une négation induisant son dépassement.

Il est clair qu’un despotisme ne peut vivre que s’il a une fonction. Celui des pouvoirs politiques et économique italiens (conjoints à ceux européens et mondiaux, sous la coupe des groupes financiers dépassant les Etats) successifs. Et cette fonction est assurée par un consensus rassemblant un peuple, relativement mais sûrement, jusqu’à un certain point et un certain moment où les choses ne peuvent plus rester en l'état et la société entre en crise profonde...

Sur quelle base peut exister ce rassemblement négatif actuel des « combinazione droite-gauche » ultra libérales dans le cas de l’Italie, mais pas seulement, bien sûr, dans la France et les Etats européens et partout ?

Ce rassemblement négatif repose sur l’idée qu’il existe des marges encore possibles dans la collaboration contradictoire producteurs/propriétaires du capital. Et effectivement, dans la lutte de classe des marges ont été utilisées pour promouvoir des progrès sociaux, ce qui, d’une façon insidieuse et contradictoirement induit l’idée que la lutte de classe ne doit pas être radicale.

Donc, marges possibles et mises en œuvre, sauf que ces marges disparaissent, ce qui accroît la contradiction de cette fusion non contradictoire PCI-Démocratie Chrétienne actuelle interne au PD, et pose de nouveau la radicalité sans laquelle le capital entraîne l’Italie, comme le monde dans une course à la mort si elle n’est pas freinée puis arrêtée.

Pourquoi ces marges disparaissent-elles ? Elles disparaissent du fait des propres contradictions du système capitaliste à dépasser.

Ces contradictions deviennent explosives (Krachs, paupérisation relative généralisée aujourd’hui, et absolue demain ?), car pour se renouveler, en tant que base de la production et de la croissance nécessaire à tout corps en développement, le capital doit retirer plus que son investissement initial, déconnecté de plus en plus des besoins sociaux, c’est la base de son processus de production et d’échange Argent-Marchandise- Argent plus.

La révolution scientifique et technique entraîne une explosion de la production, mais surtout une explosion conjointe du taux d’investissement initial nécessaire (Du capital constant) du fait du coût de la modernisation que cette scientifique et technique induit. Le taux (% sur un produit) de profit diminuant, malgré l’augmentation de la masse de profit, et la suraccumulation-dévalorisation du capital explosant, la concurrence, la guerre économique (et militaire !) est exacerbée, en contradiction avec les besoins sociaux. De plus le Capital vit à crédit sur ses supposés résultats que sa propre crise réduit relativement et qu’il n’atteint donc pas, ce qui l’oblige à un drainage effréné du capital sur toutes les activités humaines sans exception. Et en bout de course, le processus aboutit à la récession.

Ainsi le capital qui aspire à la modernisation pour se reproduire et s’élargir se trouve en contradiction avec elle, et avec les besoins de croissance répondant au développement des besoins naturels et créatifs de la population, le respect de son milieu, sa transformation raisonnée, et surtout en contradiction avec le besoin de qualité de cette croissance qu’un développement sain réclame.

Evidemment, il s’agit là d’un résumé d’une situation qui demande développement. Mais résumer est une entrée en matière d’un développement.

Pierre Assante, 14 février 2016

Note

* PCI, Parti Communiste Italien, créé en 1921, devenu en 1984 le premier parti d'Italie, mais toujours exclu du gouvernement italien sous la pression des Etats Unis sur l'Italie et évidemment de la majorité de la Confindustria (MEDEF italien), auto-dissous en 1991 par sa direction au profit du PDS, puis du liberal Parti Démocrate italien l'actuel PD et sa majorité parlementaire gouvernementale austéritaire droite-gauche réunies.

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 17:55
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.....Les 150 pages du préprojet de loi de réforme du Code du travail que Myriam El Khomri doit présenter en Conseil des ministres le 9 mars prochain creuse la tombe d’un siècle de droit du travail. Les 35 heures volent en éclats et la possibilité d’en travailler 60 se généralise. La modulation des salaires pourra durer jusqu’à cinq ans. Le contournement des syndicats par l’employeur est facilité. Les pleins pouvoirs sont accordés aux patrons et l’ubérisation de l’économie est en marche. « Ce gouvernement entend donner un blanc-seing aux entreprises pour déréglementer le temps de travail et, avec lui, la santé, la vie personnelle et familiale des salariés », s’alarme la CGT......

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LIRE LA SUITE en cliquant sur l'IMAGE ou ICI

http://www.humanite.fr/sites/default/files/cassecodetravaidocumenhumanite.pdf

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 08:31
Les prémices de l’infinité des sociétés futures possibles

Les prémices de l’infinité des sociétés futures possibles.................................................

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Si, comme Marx et Engels (et d’autres avant et après) le pensent, la société contient les prémices de l’infinité des sociétés futures possibles, alors les multiples et diverses expériences populaires, qui contiennent les contradictions de cette société contiennent aussi des formes d’échange et de circulation des valeurs qui ouvrent sur des changements communément souhaitables, et des formes d’organisation du travail et de la personne libérée de l’aliénation capitaliste qui ouvrent sur des changement communément souhaitables.

En ce sens la critique de l’économie politique ne peut se contenter de l’indispensable critique globale de l’existant ni de la recherche et de l’action globale pour une alternative, elle doit aussi rechercher ces prémices dans les multiples et diverses expériences populaires et leurs contradictions, contradiction voulant dire aussi ce qui est progressiste dans une expérience apparaissant relativement négative.

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Si jamais l’argent n’a eu autant de prise sur la vie quotidienne des femmes et des hommes ici et dans le monde, cela veut dire qu’existent aussi les prémices à la résolution de ce qu’exprime cette réalité dans son paroxysme (…).

Mais dans les mouvements complexes d’un processus, si les personnes et leurs résultantes sociales ont des aspirations majoritaires contradictoires, rien n’est prédéterminé, dans le sens de la mort comme dans le sens de la vie dans la durée. Le temps probable des choses n’est pas non plus un temps prédéterminé. C’est bien là le drame humain, celui de la vie et de la mort de l’individu, et de la vie et de la mort de la société qui est l'éternité relative de l'individu, dans l’infini de son cosmos.

Reste la croyance qui n’est pas divine, mais croyance quand même, d’une unité de l’univers infini, de son espace-temps, unité que contiendrait chaque mouvement particulier (celui d’un individu par exemple) dans un mouvement général, unité dont la connaissance est inaccessible à « notre niveau » de développement, au niveau actuel du processus de notre espèce pensante et ses limites évidentes.(...)

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Il doit y avoir moyen de dire ça plus simplement, mais en noyant les oppositions de terme, simplicité mutilante mais quelquefois nécessaire, comme un passage du simple au complexe.

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Quoiqu’il en soit, d’une croyance à une autre, c’est l’espoir qui soutient l’instinct de vie et de reproduction d’une espèce pensante, instinct de vie et de reproduction hérité de toute espèce et tout individu de l’espèce en capacité de durer relativement.

L’ergologie peut être considérée comme un outil, une action sur les possibles communément souhaitables, dans ces contradictions du travail et de l’activité humaine micro et macro. C’est ce qui en fait aussi un outil de continuité avec ses « sauts », à la différence des croyances dans le « grand soir » qui est une croyance laïque purement religieuse, croyance qui ne hâte rien dans l’attente-action du changement communément souhaitable, mais le repousse et le retarde.

Mais les croyances dans le « grand soir » font aussi partie des réalités contradictoires, et contiennent donc dans leurs contradictions, des mouvements accélérateurs. Dans quelles proportions …. ?

Ce discours, paradoxalement, est celui d’un désespéré relatif pour lui et les progénitures de tout un chacun et les progénitures en général…

Dans « mon » communément souhaitable, je mettrai sentimentalo-rationnellement l’augmentation massive du salaire dit « différé » ou « social » (tous les salaires sont sociaux) consistant à « financer » collectivement les besoins collectifs (tous les besoins sont collectifs) stricto sensu, santé, instruction, culture au sens large et étroit, temps d’activité non contrainte issue du développement de la production….etc.

Ceci tendant à sortir de l’échange Argent capital-Marchandise capital-Argent capital plus’……pour l’échange besoin-travail-besoins, et des valeurs d’échange correspondantes, non marchandes.

Finalement c’est la tendance à l’échange « Agent-Marchandise-Argent moins » (Baisse tendancielle du taux de profit) qui nous ouvre la voie à une société communiste, où le libre développement de chacun permet le libre développement de la société humaine…

Pierre Assante, 18 février 2016.

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 19:35
Pierre IVORRA, L'Humanité, 17 février 2016 : "...Comment débattre à gauche. Il n'y a point de salut si l'on ne s'attaque pas à la finance..."

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Pierre IVORRA, L'Humanité, 17 février 2016 : "...Comment débattre à gauche. Il n'y a point de salut si l'on ne s'attaque pas à la finance..."

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 09:50
Affiche d'un film sur l'usine Legré Mante
Affiche d'un film sur l'usine Legré Mante

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ALLIANCE DE L’ANCIEN ET DU NOUVEAU.

Je considère avec sympathie et espoir et soutien le mouvement des nations et du monde

- où se manifeste l’opposition aux conséquences de la politique du capital, et l’opposition au danger fasciste

- où se tente d’organiser la riposte à cette politique

- où se recherche et se propose une alternative à la crise systémique

Ce mouvement, à la fois grandit, mais en même tend, ces derniers temps à siphonner les anciennes organisations de transformation sociale (Dernières élections en Espagne, les résultats de Podemos et ceux de l'Izquierda Unida, par exemple).

Ce qui est important à voir dans ce phénomène, ce n’est pas le transfert des forces de l’ancien au nouveau.

Ce qui est important à voir, c’est aussi la régression idéologique qui l’accompagne, pour le moment du moins, sur le plan de la dialectique, sur le plan de l’économie, sur le plan de la conception matérielle et morale de l’organisation du travail producteur des biens nécessaires à la vie humaine, sur l’activité humaine en général, dans sa diversité et son besoin de cohérence.

Se pose donc la question d’une alliance de l’ancien et du nouveau, conservant et développant et le rassemblement et le contenu du rassemblement.

En aucun cas, la disparition des partis communistes, ou se réclamant du communisme ne peut constituer une base solide d'un rassemblement et du contenu du rassemblement.

C’est en ce sens que mes prises de position se concentrent sur le contenu, plus difficile à construire, parce que moins évident, bien que porté lui aussi de plus en plus, comme la protestation, par l’évidence de la crise systémique et ses manifestations.

Dans cet esprit, je reprends ici le début de la critique du Programme de Gotha qui avait vu l’unification des partis ouvriers allemands en 1875. C’est vieux, mais pas tant que ça…

Marx critiquait dans ce programme non l’unification des partis ouvriers, mais le recul du contenu transformateur du mouvement ouvrier et démocratique et de la société en conséquence.

Une des premières affirmations de ce programme d’unification de Gotha était «Le travail est la source de toute richesse et de toute culture. »

Voici ci-dessous comment Marx répond sur cette phrase.

Certes le but n’est pas de freiner un rassemblement de lutte et de transformation, mais de lui donner un contenu qui lui évite de se cogner aux murs. Le mouvement écologiste peut aussi trouver aliment dans cette critique.

Evidemment ce débat ne peut être l’affaire de personnes isolées.

Ci-dessous, cette citation de de Marx sur le programme de Gotha qui a vu l'unification des parti ouvriers allemands. Après cette première citation, on pourra lire la suite de cette critique constructive, mais aussi inquiète et irritée, dans l’édition du texte complet, Editions Sociales, geme.

Pierre Assante, 10 février 2016

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"...Le travail n'est pas la source de toute richesse. La nature est tout autant la source des valeurs d'usage (qui sont bien, tout de même, la richesse réelle !) que le travail, qui n'est lui-même que l'expression d'une force naturelle, la force de travail de l'homme. Cette phrase, «Le travail est la source de toute richesse et de toute culture. » (Voir note ci-dessous), rebattue se trouve dans tous les abécédaires, et elle n'est vraie qu'à condition de sous-entendre que le travail est antérieur, avec tous les objets et procédés qui l'accompagnent. Mais un programme socialiste ne saurait permettre à cette phraséologie bourgeoise de passer sous silence les conditions qui, seules, peuvent lui donner un sens. Et ce n'est qu'autant que l'homme, dès l'abord, agit en propriétaire à l'égard de la nature, cette source première de tous les moyens et matériaux de travail, ce n'est que s'il la traite comme un objet lui appartenant que son travail devient la source des valeurs d'usage, partant de la richesse. Les bourgeois ont d'excellentes raisons pour attribuer au travail cette surnaturelle puissance de création : car, du fait que le travail est dans la dépendance de la nature, il s'ensuit que l'homme qui ne possède rien d'autre que sa force de travail sera forcément, en tout état de société et de civilisation, l'esclave d'autres hommes qui se seront érigés en détenteurs des conditions objectives du travail. Il ne peut travailler, et vivre par conséquent, qu'avec la permission de ces derniers….."

Marx, critique du Programme de Gotha.

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Note : Il s'agit de cette phrase du 1er paragraphe du Programme de Gotha d'unification des partis ouvriers allemands : «Le travail est la source de toute richesse et de toute culture.».

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……Suite dans l’édition de la GEME (Grande édition Marx Engels)

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 08:58
MUSIQUE, Maurice ULRICH : L'HUMANITE. 2016.02.15.

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 15:43
Denis DURAND, "CANDIDATURE  MELENCHON, LE PROBLEME C’EST LE PROGRAMME"

CANDIDATURE MELENCHON

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LE PROBLEME C’EST LE PROGRAMME

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Bien que le fondateur du Parti de gauche, puis du « mouvement pour la Sixième République » soit politiquement très affaibli, la confirmation officielle de sa candidature à l’élection présidentielle de 2017 est assurément un handicap pour le rassemblement à gauche. Jean-Luc Mélenchon ignore délibérément les efforts engagés pour rendre possible une candidature rassemblant une majorité autour d’un programme de gauche caractérisé par quelques engagements précis de portée structurelle. Il aide ainsi François Hollande à libérer la voie pour sa propre candidature, et accroît la menace d’un deuxième tour entre la droite et le Front national.

Mais si cette démarche plébiscitaire doit être critiquée, c’est surtout parce que les éléments annoncés par Jean-Luc Mélenchon sur son programme n’ont aucune chance de répondre aux problèmes posés par la crise politique, sociale, économique et financière. Le candidat indique que ses propositions s’appuieront sur une version « sérieusement remaniée » du programme du Front de gauche L’humain d’abord. On comprend, à la lecture des « sept points » affichés sur le site Internet du candidat que ce remaniement consiste à en expurger tout ce qui en faisait un instrument de lutte concrète contre la dictature des marchés financiers et pour changer les rapports de forces économiques et politiques en France et en Europe.

ll s’agirait de « partager tout autrement les richesses »… mais sans changer la manière de produire les richesses ! Dans la plus plate tradition social-démocrate, on se contenterait de « révolutionner les impôts » en laissant patrons et financiers décider comment l’argent des entreprises, des banques, et une bonne partie de l’argent public sont utilisés, en les laissant décider si les investissements doivent servir à développer la création de richesses dans les territoires, ou au contraire à détruire des emplois, à délocaliser ou à nourrir des placements financiers… Pas question de conquérir des pouvoirs dans les entreprises pour en changer les critères de gestion et de financement. Et on espère de cette façon « protéger de la finance les salariés et la production en France » !

Par voie de conséquence, le candidat ignore tout ce que L’humain d’abord propose concrètement pour réaliser progressivement une sécurisation de l’emploi et de la formation. Du coup, on ne voit pas comment pourrait être embauchée et formée l’« abondante main-d’œuvre qualifiée » que son programme reconnaît nécessaire à un nouveau mode de développement. Pourtant, Jean-Luc Mélenchon sait bien que « la finance n’en veut pas ». Mais que propose-t-il pour s’affranchir de sa « tyrannie » ? De « sortir des traités européens » ! L’ambiguïté de la formule (s’agit-il de sortir de l’Union européenne ? de la zone euro ? mais c’est la dernière chose que veulent les électeurs, en France comme en Grèce ou en Espagne) révèle, plutôt qu’une volonté de combattre, le souci tactique de ne pas prendre trop clairement position.

Pourtant, le cadre européen, avec la BCE, est précisément un lieu crucial de l’affrontement de classes, un terrain de bataille déterminant pour le succès d’une politique de gauche. Mais l’« obligation de mener des politiques d’austérité », ce ne sont pas tant les « obsessions idéologiques » de la Commission européenne qui prétendent nous l’imposer, que la pression bien réelle du marché financier. Ainsi, lorsque le Portugal, bénéficiant de la brèche ouverte par la Grèce et du changement des rapports de forces politiques en Espagne, réussit, non sans difficultés et non sans lutte, à imposer un gouvernement de gauche engagé sur un programme anti-austérité, et à faire avaliser par la Commission un budget commençant à exprimer cet engagement, ce sont les salles de marchés des banques internationales, des compagnies d’assurances, des fonds de placement, des multinationales qui propulsent à la hausse les taux d’intérêt auxquels l’État portugais emprunte, menaçant de réduire à néant la « souveraineté de ses décisions »…

Face à cette violence nue du capital financier, il est parfaitement dérisoire de tenir des discours sur la « désobéissance » aux institutions européennes ; en revanche, il existe de très nombreux projets concrets à l’échelle locale, régionale, nationale, européenne qui devraient être financés, à des taux d’intérêt très réduits, par le crédit des banques et par la création monétaire de la BCE plutôt que par les marchés financiers. Les mobilisations pour obtenir ce financement convergeraient pour revendiquer la création d’un Fonds de développement économique, social et écologique européen par l’intermédiaire duquel les euros créés par la BCE serviraient à financer le développement des services publics en Europe. Un vrai programme d’investissements publics, démocratiquement piloté, et d’une bien autre efficacité que le « plan Juncker ». Ce serait juridiquement possible sans même attendre d’obtenir une modification des traités. Jean-Luc Mélenchon pourrait s’appuyer sur cette proposition puisqu’elle figure dans le programme du Front de gauche. Il s’en garde bien.

Il croit plus réaliste de cultiver la croyance dans la capacité de l’État à « protéger » les citoyens et les économies nationales des méfaits du capitalisme, au moment même où ces vieilles recettes, qui ont fait les succès de la social-démocratie au XXe siècle, se révèlent inopérantes face à la crise du capitalisme financiarisé et mondialisé, en Europe comme en Amérique latine.

Ce refus du combat européen, au moment où il faudrait au contraire tout faire pour faire converger les luttes politiques et sociales qui se déroulent sur notre continent, retire beaucoup de poids aux proclamations internationalistes qui l’accompagnent, au rappel de la vocation universelle de la France et à l’évocation de ses liens privilégiés avec l’Afrique francophone (pourquoi francophone ?). Reste une rhétorique cocardière visant à flatter ce que Jean-Luc Mélenchon croit être l’air du temps ; pourtant, depuis 2012 et Hénin-Beaumont, plus d’une expérience malheureuse aurait dû le convaincre que ce n’est pas en se plaçant sur ce terrain qu’on concurrence efficacement le Front national.

On voit que la controverse à gauche porte sur bien plus que le choix d’une personnalité pour 2017. En cherchant à imposer sa candidature solitaire, Jean-Luc Mélenchon choisit d’esquiver le débat sur les solutions aux problèmes du XXIe siècle, ceux que rencontrent aujourd’hui nos concitoyens. Rien n’est pourtant plus crucial, pour la crédibilité de toute alternative à gauche, que d’ouvrir et de déployer ce débat avec tous les citoyens et avec toutes les forces qui cherchent une issue à la tragique impasse politique et sociale où se trouve notre pays. Il n’y aura de rassemblement à gauche que si cette confrontation entre points de vue différents a lieu jusqu’au bout, sans qu’aucune difficulté soit esquivée. Il serait souhaitable que Jean-Luc Mélenchon accepte enfin d’y apporter sa contribution.

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Denis Durand, 15 février 2016

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 12:57
Isabelle GARO, "La désertion de la critique de l’économie politique est devenue manifestement incompatible avec l’expérience présente d’une crise généralisée du capitalisme et de ses alternatives...."

Faire sauter les barrières entre les champs de recherche ! (1)

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« ….De ce point de vue, penser les philosophies comme représentantes de leur temps, c’est leur reconnaître la capacité de saisir du dedans les mutations auxquelles elles appartiennent elles-mêmes de plein droit. Mais c’est aussi s’autoriser à leur faire reproche d’un abandon de la saisie de ce qui les englobe, un mode de production, dont il faut distinguer les phases diverses et concrètes. L’héritage de Marx sur ce point, demeure irremplaçable : si la bourgeoisie révolutionne en permanences les forces productives, comme le notait le Manifeste du Parti Communiste, alors la compréhension du capitalisme implique de saisir les transformations profondes de sa nature à travers la permanence de certaines de ses caractéristiques, notamment la récurrence des crises et de l’exploitation du travail dans le cadre de rapports de classe, qui sont des rapports de domination en même temps que des rapports de production. Une telle orientation de recherche porte avec elle sa nature de mode d’intervention au sein de ces contradictions. Et c’est une telle conception du rapport entre théorie et pratique qu’il s’agit de faire jouer en retour sur les théorisations qui nous occupent ici

On peut alors définir l’agenda d’un retravail sur les deux plans qui constituent le cœur du problème théorico-politique contemporain : celui d’une analyse du capitalisme poursuivie et située sur le terrain d’une critique de l’économie politique ; celui d’une redéfinition de la place de la théorie et des idées, dans le cadre d’un capitalisme qui fait de la connaissance et des savoirs en général une composante majeure de sa réalité contemporaine. La désertion de la critique de l’économie politique est devenue manifestement incompatible avec l’expérience présente d’une crise généralisée du capitalisme et de ses alternatives. La remontée présente du terme même de capitalisme est le signe de l’urgence de cette tâche, qui ne relève pas seulement d’une discipline spécialisée, l’économie (2). Car le propre de cette critique est de présenter aussi une dimension philosophique, indissociable de sa portée politique, unité que Marx est le premier à avoir perçue et théorisée. Si une telle définition retrouve aujourd’hui toute sa modernité, c’est précisément dans la mesure où l philosophie a aussi pour tâche de penser sa place et sa nature d’intervention au sein d’une réalité sociale conflictuelle, la conscience de cette conflictualité étant un élément clé de sa résolution. Si cette tâche d’autocompréhension et de ressaisie politique est bien au cœur des théorisations des années 1960, alors ces théorisations n’on pas exploré la nouvelle place que le capitalisme flexible (3) accorde aux idées et aux interventions (4)…. »

Isabelle GARO, "Foucault, Deleuze, Althusser & MARX", Demopolis, 2011.

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Notes du blogueur, 13 février 2016 :

(1) Ce titre n’est pas celui de la citation ni d’Isabelle GARO, mais une réflexion du blogueur sur cette citation.

(2) Mis en gras par le blogueur

(3 Si la terminologie peut avoir ses propres défauts, elle a aussi son poids de sens, comme toute terminologie. Dialectique assumée, auto-méfiance comprise.

(4) Depuis 2011, date de cet ouvrage, l’aggravation de la crise et la poursuite des fausses solutions a aggravé, dans un même mouvement et en interaction, « l’incohérence » sociale des interventions ultralibérales. La place, mais surtout le contenu que le capitalisme flexible accorde aux idées tendent, je crois, à la fois à se rigidifier, à l’encontre de ses capacités productives, et à se dissoudre au profit d’une relative incohérence interne à ses propres lois, résultante et caractéristique de cette flexibilité vis-à-vis de ses lois, dans le cours de sa transformation et de la distance avec leurs origines, dans son processus, de la permanence contradictoire de certaines de ses caractéristiques et d’une contre tendance à la création du nouveau. Cette relative incohérence interne tend à entraîner les producteurs, la société, contre le capital, à rechercher de nouvelles solutions pour ne pas être entrainé dans sa course mortelle…. Ma phrase-ci, en voulant concentrer en peu de mots ma réflexion est quelque peu biscornue, mais pas sans sens, il me semble…Ce n’est que mon avis incertain….

Pierre Assante, 13 février 2016

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 09:14
*********ERGOLOGIA N° 13*********
*********ERGOLOGIA N° 13*********

Découvrez la newsletter numéro N°2 de l'institut : Numéro 2

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OU LIRE ICI

http://sites.univ-provence.fr

/ergolog/pdf/newsletter/

newsletter2.pdf

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L'institut : http://www.ergologie.com/​

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 09:26
Communisme. 37° Congrès du PCF
Communisme. 37° Congrès du PCF

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COMMUNISME. 37ème Congrès du Parti Communiste Français. Réflexion militante

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LIRE en entier : cliquer ICI ou sur l'image ci-contre

​http://pierreassante.fr/dossier/

CONTRIBUTION_au

_37eme_Congres_du_PCF.pdf

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EN VOICI L'INTRODUCTION :

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COMMUNISME

37ème CONGRES DU PCF

Réflexion militante

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Le 37 ° Congrès du Parti communiste Français ne peut être un congrès ordinaire.

Il se trouve à la charnière de deux périodes essentielles, celle où le mouvement d’industrialisation nationale à son état de maturation et l’affrontement mondial des bourgeoisies nationales monopolistes de 1914 a induit la formation des partis communistes nationaux et celle d’aujourd’hui, un cycle d’un siècle plus tard, où la mondialisation capitaliste informationnalisée pose la question d’une analyse globale de la nouvelle étape du capitalisme et donc d’une nouvelle étape d’une organisation ouvrière, démocratique, du salariat et de la population.

On peut dire aussi, je crois, que le retard à « s’adapter » à cette nouvelle étape, que le Conseil National du PCF des 9 et 10 février 1980, très important à mes yeux, annonçait sans aller jusqu’u bout, c'est-à-dire sans vraiment décoller au-delà d’un débat franco-français certes essentiel, mais insuffisant, est une des causes essentielles de la « perte de main » du Parti et d’une renaissance « à côté », dans divers mouvements, intéressante mais idéologiquement limitée.

On ne peut proposer une politique sans une vue d’ensemble de la réalité humaine, ici et ailleurs, sans une prise en compte des avancées partielles des nouvelles connaissances, énormes mais dispersées, sans cohérence suffisante entre elles, le l’anthropologie à l’économie et les proposition essentielles de la ComEco (Commission économique du parti), de la philosophie à la représentation de la réalité, l’art, l’ergologie sur la nécessaire cohérence de l’activité de la personne dans l’entité de production.

Aussi, pour apporter ma goutte d’eau dans le débat du parti, élément d’un débat général de la société pouvant déboucher sur la cohérence d’une action transformatrice saine, j’ai voulu tenter mon « panorama personnel », comme d’autres pourront le faire, en introduction à des décisions politiques fortes répondant aux difficultés d’existence du parti.

A la veille de bouleversements économiques et politiques, où un nouveau krach menace, ou la démocratie précieuse mais limitée, ignorante de la démocratie de la production s’effondre, et le pouvoir se délite tout en se raidissant, se retourner pour voir le chemin accompli et pour voir en avant celui qui resterait à faire, est indispensable.

Ainsi voici 6 réflexions, plus ou moins bien conçues, sans doute, mais à mon sens utiles, qui toutes débouchent sur des propositions certes générales, mais qui contiennent, il me semble des ébauches d’orientation politique :

I. CRISE DE LA SOCIETE HUMAINE, MISE EN COMMUN SAINE DES EFFORTS HUMAINS ET COMMUNISME

II. J’admets, mais en retour que dois-je attendre… ?

III. 37ème CONGRES DU PCF. Pré-contribution avant l'heure.

IV. L’HOMME A FAIT DIEU A SON IMAGE.

V. MeCANISME ET CAPITALISME OU PROGRES.

VI. TRES BREVE INTRODUCTION partiale A L’ERGOLOGIE. Moins mais mieux

SUITE SUR CE LIEN :

http://pierreassante.fr/dossier/CONTRIBUTION_au_37eme_Congres_du_PCF.pdf

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SUR LE SITE DU CONGRES.PCF.FR

http://congres.pcf.fr/81863

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 09:16
Affiche de 2012 dans la gare St Charles
Affiche de 2012 dans la gare St Charles

Jamais l’argent n’a eu autant de prise

sur la vie quotidienne

des femmes et des hommes,

ici et dans le monde.

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Non que l’emprise de l’argent, dans la société marchande soit nouvelle.

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Ce qui est nouveau c’est que l’argent, sous le capitaliste monopoliste d’Etat mondialisé et informationnalisé, et dès ses débuts, n’est plus avant tout un moyen d’échange puis d’accumulation, mais l’expression dictatoriale d’un mode de vie organisée massivement, et sans échappatoire, pour l’accumulation du capital dans les mains des féodalités transnationales, plus fortes que les Etats qui leur sont eux-mêmes soumis.

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La puissance de ce capital est incommensurable. Elle repose sur une maîtrise de sa propre circulation, à travers chacun de nous, à travers la maîtrise mondiale des institutions financières, politiques, militaires, techniques, scientifiques, particulièrement dans l’organisation mondiale du travail qui lui permet le drainage des capitaux.

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Le libéralisme actuel, qu’on sous-titre « ultra » à juste raison ne laisse aucune place à d’expression organisée à son remplacement par un autre type d’organisation sociale lui échappant, qui organiserait la vie en fonction des besoins humains et non de l’accumulation capitaliste.

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Le libéralisme ne laisse place à aucune organisation lui résistant et l’attaquant, et une de ses méthodes pour cela est en autre sa capacité de mettre en avant tout engagement personnel plus ou moins isolé brisant la cohérence possible d’une expression unie à son remplacement.

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Lutter contre cette force immense tentaculaire est illusoire si les ouvriers et salariés, le monde du travail qui produit les bien nécessaires à la vie de toute la population, et la population elle-même, n’ont pas la lucidité d’agir sur les contradictions du système

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Car le système possède les contradictions qui peuvent le mettre à bas.

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Sa contradiction fondamentale est la recherche de la plus-value (survaleur), qui conduit à la suraccumulation-dévalorisation du capital et à la baisse tendancielle du taux de profit accélérées par la révolution scientifique et technique mondiale

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Le mettre à bas, c'est construire une alternative progressive et radicale à son fonctionnement.

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Construire une alternative progressive et radicale à son fonctionnement, ne peut pas naître d’une seule dénonciation des effets, mais de la mise en lumière des causes et des solutions possibles qui en découlent.

*

Et mettre en lumière les causes, que les effets, la crise économique que l’accroissement relatif ou absolu de la paupérisation mondiale démontrent, que les krachs financiers illustrent, cette crise économique qui s’accompagne de la crise de toute les activités humaines est le champ essentiel et premier de la construction d’une alternative progressive et radicale.

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Aucune tentative « stratégique », électorale, institutionnelle etc. ne s’appuyant sur les possibles que la crise économique ouvre, quelque sympathique que cette tentative puisse être ou pas, débouchera sur un échec et un éparpillement encore plus grand des forces susceptibles de se réunir pour transformer un système social obsolète qui nous entraine dans sa mort.

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Il ne s’agit pas de condamner telle ou telle proposition politique ou institutionnelle, il s’agit d’orienter toutes ces tentatives dans le sens de cette construction d’une alternative progressive et radicale, qui passe en premier lieu par la transformation des institutions financières, ce qu’une mobilisation populaire dans ce sens, et elle seule, peut permettre, y compris contre toute tentative autoritaire et guerrière du capital pour s’y opposer

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Pierre Assante, 11 février 2016.

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 09:21
Commission Economique du PCF, 14-15 Janv.2011
Commission Economique du PCF, 14-15 Janv.2011

PARLER ! La parole comme acte moteur.

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..........Les forces contraires qui s’affrontent dans tout mouvement, physique, biologique ou social et psychique, et les trois en même temps dans une société d’espèce pensante qu'est l'humanité peuvent rendre ce mouvement plus ou moins rapide, plus ou moins progressifs.

Le fameux exemple de l’eau qui pour se transformer en vapeur peut soit bouillir violement soit s’évaporer lentement est une illustration tout à fait lumineuse.

Il ne faut cependant pas croire que la volonté humaine suffise pour décider du type de transformation, même s’il est évident qu’une transformation graduelle, lente mais permanente peut assurer la continuité et finalement la rapidité et les sauts « en douceur » d’un processus social.

La volonté humaine s’exerce sur une réalité donnée, héritée et sans cesse transformée de même que son héritage, et cette volonté fait partie de cette réalité mouvante globale.......

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.......................SUITE SUR CE LIEN ICI

http://pierreassante.fr/dossier/PARLER.pdf

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 06:42
Ecrits sur l’ERGOLOGIE et les EPISTIMICITES La Somme et le Reste **** LE TRAVAIL ET LE TEMPS De la lenteur du regard Et la santé du mouvement.

Ecrits sur

l’ERGOLOGIE et

les EPISTIMICITES

La Somme et le Reste

****

LE TRAVAIL ET LE TEMPS

De la lenteur du regard

Et la santé du mouvement

****

……LIRE LA SUITE ICI

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http://pierreassante.fr/dossier/ECRITS_SUR_L_ERGOLOGIE_ET_LES_EPISTEMICITES.pdf

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SOMMAIRE des 2 RECUEILS

Pages :

2 : Concept d’épistémicité, suite, la somme et le reste,

libre commentaire n’engageant que l’auteur de ces lignes, de cet article.

4 : ERGOLOGIE. Double anticipation. Epistémicités. Processus en santé. Travail et philosophie. Etude d'un travail concret. Libre réflexion n’impliquant que son auteur.

7 : EPISTEMICITES : réflexions sur les travaux du Professeur Yves Schwartz, commentaire libre n'engageant que moi-même, à partir du passionnant Séminaire du 6 mai 2011

12 : Le champ général

15 : Pas d’issue sans une pédagogie et une pratique révolutionnaires du travail

18 : lE TRAVAIL ET LE TEMPs. De la lenteur du regard. Et la santé du mouvement. (Article publié dans la revue « La Somme et le Reste », juillet 2013).

25 : EPISTEMICITES ET TROUS DE NORMES. Normes antécédentes

26 : points d’autopsie du temps PASSE

27 : POEME. Plus on se rapproche de ce point infini de la connaissance du temps

28 : Processus cérébral de pensée, processus des systèmes de concepts, chez la personne et dans la société, en relations dialectiques. Consommation énergétique « matérielle et morale ».

31 : Processus des systèmes de concepts (suite) : Causalité ou déterminisme ? La question du continu et du discontinu, de la « mutation » ou du processus social

35 : Du schéma de la PLUS-VALUE à celui des EPISTEMICITES : RESUME schématique et succinct D’EXPOSE

42 : « C’est compliqué ! ». Une façon d’abandonner une explication, une solution. Abandon à l’avantage des dominants.

44 : LE LANGAGE et la simplification en tant que concentration et multiplication de la puissance en santé...

45 : CROISSANCE, ENERGIE, PIB et LANGAGE, FECONDITE.

47 : RESUMÉ

50 : SECOND RECUEIL : « DOUBLE ABSTRACTION » et

« TEMPS ET TRAVAIL ».

Exposé à l’invitation des étudiantes, étudiants de Master du Département d’ergologie.

Q.A. les 14, 15 et 16 mai 2014.

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 07:50
L'Immémorial, l'Innocence, l'Indigence... Marseille, 2015-2016-2017... Jacques BRODA

VOIR L'AFFICHE ET LES DETAILS SUR CE LIEN (15Mo) :

http://pierreassante.fr/dossier/affiche_innocence-3.pdf

Février 2015, premier séminaire : l'Immémorial (Emmanuel Lévinas). 2016, un an après, ne pas renoncer, ne pas se soumettre au désordre des choses, la violence sociale nous blesse. 2016 sera l'année de l'Innocence.

Maria Zambrano-Vladimir Jankélévitch nous obligent à persévérer, continuer, creuser le sillon de nouvelles rencontres : en Février 2016, je pose l'Innocence première et l'Humilité seconde comme pierres angulaire de l'édifice éthique. 2017, j'envisage un projet inédit : 'L'indigence'.

L'Immémorial, l'Innocence, l'Indigence...

Marseille, 2015-2016-2017...

Jacques BRODA

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 07:44
CRÉER. L’attendu et le surprenant.

CRÉER. L’attendu et le surprenant.

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Créer, c’est d’abord s’être imprégné d’un langage existant et de son processus, puis l’user partant de cette connaissance.

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Ensuite, et en même temps, c’est donner une suite qui dans chaque instant donne à attendre ce que l’autre, dans le même langage connaît, et le surprendre, de façon à faire ensemble un nouveau pas dans la connaissance et l’acte humainS.

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Le temps de création de la vie, de la molécule isolée capable d’absorber le milieu extérieur, en rejeter l’usé, et arriver à ce fragile équilibre-déséquilibre de la reproduction, de la mort et de la vie a été beaucoup plus long que le développement suivant complexe des espèces vivantes complexes.

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Cette accélération permanente de la vie, elle se retrouve dans le développement primaire des éléments de pensée de l’humain, du pré-humain, par rapport à la complexification de plus en plus rapide de la pensée et de la conscience.

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L’étape de la mise en commun mondiale, mondialisée de la pensée humaine, qui peine à « exploser en création » dans les difficultés d’un système de production et d’échange devenu obsolète, cette étape va ouvrir un stade nouveau, supérieur et extrêmement plus rapide de la création : le stade social développé.

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Donner une suite dans chaque instant du langage, qu’il soit vocabularo-syntaxique, pictural, mathématique, etc. est plus concrètement saisissable, parce qu’audible, dans la musique. Chaque instant musical est à la fois attendu et surprenant, sans quoi ce n’est que du bruit. Si un aspect de bruit devient musical c’est qu’il contient et cette attente du connu et cette surprise.

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On peut, pour décrire ce processus employer le concept d’état existant et de normalisation-dé-normalisation-re-normalisation quantique (des quanta de signification) en accélération permanente, et dont chaque instant contient une totalité.

Il n’y a pas de geste sans langage, geste du travail, geste de l’activité. Chaque objet produit contient l’histoire et le langage de l’humanité.

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Pierre Assante, jeudi 4 février 2016

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 06:11
Pierre IVORRA, 27 janvier 2016, à propos de Davos, en Suisse, Forum économique mondial : "...Sécuriser le travail, remède anticrise..."

SECURISER LE TRAVAIL, REMEDE ANTICRISE.

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La chronique économique de Pierre Ivorra

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Vers quoi nous conduirait la manière dont le Medef et le gouvernement appréhendent la révolution numérique? Les « big bosses » réunis à Davos, en Suisse, pour le Forum économique mondial nous en donnent une idée. Dans un rapport sur le « Futur des emplois » ils annoncent que la « quatrième révolution industrielle » devrait entraîner dans les 15 principaux pays capitalistes la création de 2,1 millions d’emplois en cinq ans et, dans le même temps, la suppression de 7,1 millions de postes. Tant et si bien que le solde serait une perte de 5 millions d’emplois.

Les emplois administratifs et de bureau seraient les plus impactés, 4,8 millions d’entre eux devraient disparaître. Ils seraient suivis par les emplois industriels (– 1,6 million) et ceux de la construction (– 497.000). Les secteurs qui pourraient bénéficier de créations d’emplois seraient ceux liés aux affaires et à la finance (+ 492.000) et au management (+ 416.000). Est pointée par ailleurs la possibilité avec les nouvelles technologies de désarticuler l’emploi en multipliant les « petits boulots ».

Ces phénomènes sont déjà pour partie à l’œuvre en France, particulièrement depuis le krach de 2008. On constate que par rapport à 2007 la France a perdu 317.500 emplois salariés alors que l’emploi non salarié progresse, notamment avec la hausse de l’autoentrepreneuriat. L’intérim et les CDD dominent en matière d’embauche. La flexibilité du Medef et de Davos, c’est cela : de la précarité pour le monde du travail pour tenter de sécuriser le capital, les investisseurs et les actionnaires.

Ce n’est pourtant pas la bonne façon de prendre en compte la révolution informationnelle qui commence. Cette façon de privilégier la rentabilité financière au détriment du travail exacerbe la crise, nourrit des gâchis considérables, crée les conditions d’un nouveau krach financier. Certes, l’activité aujourd’hui réclame de la souplesse, mais les nouvelles technologies tendent à faire du facteur humain l’outil privilégié de l’efficacité productive. C’est pourquoi il faut créer les conditions de marier souplesse, sécurité et formation pour les salariés. C’est le sens de la sécurité d’emploi et de formation proposée par le PCF et de la sécurité sociale professionnelle de la CGT.

Il s’agirait d’aller vers une société sans chômage. L’action pour développer la richesse créée par le travail, pour préserver, développer l’emploi, notamment en réduisant le coût du capital, serait confortée par l’assurance pour un salarié privé d’emploi de bénéficier d’une formation et d’un bon revenu et de la possibilité de retrouver à terme un poste de travail.

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Pierre Ivorra. 27 janvier 2016. L’Humanité

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 09:27
En illustration, ce livre de P. Boccara
En illustration, ce livre de P. Boccara

CONTRIBUTION DE LA COMMISSION ECONOMIQUE A LA PREPARATION DU CONGRES DU PCF du 2 au 5 juin 2016.

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COMMISSION ECONOMIQUE.

Yves Dimicoli et Frédéric Boccara

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NOTE DE PROBLEMATIQUE SUR LA CRISE SYSTEMIQUE

Contribution de la Commission Economique à la préparation du Congrès du PCF du 2 au 5 juin 2016

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Nous allons entrer dans une nouvelle phase de la crise systémique. Elle va faire saillir, comme jamais, le besoin de dépasser la coupure fondamentale, sur laquelle le capitalisme s'est historiquement constitué, entre le marché avec ses entreprises et ses banques privées, l’État avec ses institutions dites « publiques », la société et la vie quotidienne. Le principal défi pour le PCF consisterait à tenter de dépasser cette coupure fondamentale qui tend à lui fait placer l’économie en dehors du champ de la politique. Cette nouvelle phase va s'ouvrir parce que la France, l'Europe et le monde se trouvent dans une impasse. Les institutions mise en place après le choc de la crise financière de 2008 ne répondent pas et développent, au contraire, des contradiction d'une ampleur inédite. C'est l'impasse sur l'emploi, sur les services publics, sur les droits sociaux, sur le type de croissance. C'est l'impasse en matière d'écologie, malgré la COP-21, c'est l'impasse sur la démocratie...

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........LIRE LA SUITE SUR CE LIEN :

http://congres.pcf.fr/sites/default/files/ydimicolifboccara-crise-systemique-contribution.pdf

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Toute les contributions

http://congres.pcf.fr/28625

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 07:29
....Cliquer sur cette image pour lire l'article en entier
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Pierre IVORRA : LA PLANETE FINANCE MENACE A NOUVEAU LE MONDE

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Les récents soubresauts boursiers participent d’une accumulation de risques pouvant mener à de nouvelles ruptures : la super-austérité, l’argent public détourné vers les marchés et des prélèvements financiers colossaux plombent croissance, emploi et efficacité des économies.

Il y a de l’inquiétude dans les salles de marché, là où l’on achète et où l’on vend des titres financiers, des actions, des obligations, des produits très sophistiqués et très spéculatifs comme les dérivés, où l’on s’endette en dollars pour racheter des euros ou des yens. Pour le commun des mortels, tout cela semble si loin de l’activité réelle. Et, pourtant, ce monde peu connu est au bord de l’implosion. Qu’il crève, dira-t-on. D’autant que cette finance, ce cercle étroit des grandes banques, des compagnies d’assurances, des fonds d’investissement, mais aussi des multinationales semblait encore, il y a peu, s’envoler vers les étoiles.

Certes, mais ce n’est pas si simple. Si la planète finance se retrouve dans la tempête, le monde réel, nos emplois, notre économie ne seront pas épargnés......

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……LIRE LA SUITE ICI

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http://www.humanite.fr/la-planete-finances-menace-de-nouveau-le-monde-596781

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 08:53
Antonio GRAMSCI.
Antonio GRAMSCI.

COMMUNISME

I. CRISE DE LA SOCIETE HUMAINE, MISE EN COMMUN SAINE DES EFFORTS HUMAINS ET COMMUNISME

Dans les années 1990, éclate la chute des régimes du « socialisme réel » (Union Soviétique, RDA, etc.), sous le double effet de leurs tares et de l’offensive finale du capital monopoliste et ses structures impérialistes pour éliminer toute forme concurrençant sa recherche mondiale de profit maximal.

Nous assistons dans nos années 2000-2010 à la difficulté déjà existante mais grandissante des forces sociales organisées se réclamant du communisme sous diverses appellations, ici, en Europe et dans le monde, d’exister en tant qu’acteurs puissants comme elles ont existé en France, en Italie etc. dans les années 1950 à 1980.

Dans le même temps se sont constitués récemment des mouvements critiquant et s’indignant des effets du capitalisme, avec un certain succès populaire dans les élections par exemple.

Mais ces mouvements se trouvent dans l’incapacité, pour le moment en tout cas, d’acquérir une expérience efficace d’analyse et d’action de transformation en santé de la société, c'est-à-dire de mise en commun nécessaire et démocratique des efforts humains.

Cet échec (momentané ?) de mise en commun saine, rationnelle, créative, humainement vivable, des efforts humains face à une organisation sociale opposant par l’argent les individus qui met en incohérence et en crise mortelle toutes les sociétés, du local en passant par le national jusqu’au mondial, est-il dépassable ?

Car l’humanité a besoin bel et bien de cet effort de chaque personne de mise en commun des efforts de tous pour survivre et se développer.

Sous quelles formes, multiples et variées mais cohérentes entre elle peut-on assister à cette mise en commun ? Renaissance des partis communistes ? Maturation des nouvelles formes de mouvement ? Les deux ensembles alliant héritages et renouveaux ?

Seul un effort dans cet effort, celui de l’analyse du présent et des évènements passés qui ont créé ce présent et ce qu’il contient de possibilités futures peut répondre à ces questions et ouvrir des possibles.

Pour ma part je lie la crise de croissance de l’humanité, au même titre qu’une crise de croissance menaçant la vie d’un enfant, au type de développement en quantité sans les qualités nécessaires à sa poursuite, au système social basé sur l’échange Argent-Marchandise-Argent plus, c'est-à-dire en capital, et à la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital qu’il contient, aggravée dans les années 1970, accélérée vers 2008 et en situation d’explosion financière et générale dans les années et peut-être même les mois qui viennent

Répondre au moins partiellement à ces diverses questions que je pose, mais qui peuvent être posées par tout un chacun, c’est ce que je tente dans les 2 réflexions suivantes, tout en mettant en avant l’idée que la base des erreurs et incapacité passées du mouvement de la mise en commun saine et efficace tient dans l’ignorance exprimée dans la « Critique du Programme de Gotha ».

Le Programme de Gotha élaboré lors de l’unification des partis ouvriers allemands au XIX° siècle souffrait, selon Marx (entre autres) de bases théoriques inconséquentes de cette unification.

Cela paraît loin le XIX° siècle, mais ce « délai » et ses effets sont peu dans le temps historique humain. Cette critique est peut-être arrivée dans des conditions historiques prématurées ? Ce n’est pas sûr.

Pierre Assante, 25 janvier 2016.

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 13:18
L’homme a fait Dieu à son image. Oui, de Nouvelles Lumières agissantes pour éclairer le chemin.

L'HOMME A FAIT DIEU A SON IMAGE

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L’homme a fait Dieu à son image. Le contraire serait étonnant. Comment une conscience universelle que serait Dieu aurait-il fait l’homme à son image, cet animal certes pensant mais dont les plus grands savoirs consistent à comprendre non le pourquoi, mais un infime comment, parcelle infra-minuscule de la réalité de son cosmos ?

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Ceci dit, il existe du génie dans l’homme qui exprime par la connaissance la plus grande possible, dans le temps et l’espace, en fonction de ses aptitudes naturelles et sociales, les conditions de survie en tant qu’individu et en tant qu’espèce, et invente, partant du processus de ses connaissances, de sa conscience, sans cesse, du nouveau, des alternatives à l’état des choses pour poursuivre son développement.

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Evidemment rien ne garantit son développement, ce qui ne l’empêche pas de s’efforcer à se développer et pour cela d’affronter le réel.

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Je crois que la vrai spiritualité est de se voir, soi et la société dans un miroir permanent qui reflète nos actes, de nous voir en tant que part de la nature et part de la conscience en croissance de la nature sur elle-même.

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Partant de ce postulat, qui est entrée et entrer en philosophie, s’ouvrent les champs 1) de l’économie, c'est-à-dire de la production des biens nécessaires à la vie humaine, 2) l’ergologie, c'est-à-dire l’expérience et la connaissance du travail nécessaire à la production et son organisation, et 3) de la politique, l’organisation sociale. Et ces champs sont liés entre eux, de même que les forces contradictoires des multiples mouvements qui les animent. Unité des contraires, mouvement, transformation.

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Unifier nos connaissances pour avoir une vue d’ensemble « opérationnelle » c’est le communisme en tant que mode de production physique et moral mettant en commun les efforts humains, dans leurs infinités, leurs diversités et leurs complexités.

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Certes, certains, justifiant théoriquement l’idéologie dominante pensent faire la démonstration que le libéralisme offre, dans son cours naturel de la concurrence, les éléments de créativité permettant de trouver dans l’infinité des bifurcations du marché, les voies dures mais efficaces de cette mise en commun.

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Effectivement, répondre à cela, comme eux, qu’affirmer le besoin de communisme est un dogme comme un autre, serait logique, mais d’une logique se confinant à un arrêt sur une image passée de la réalité qui ne peut ni perdurer ni revenir en arrière et qui nourrit les conservatismes, les nationalismes fascisants.

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Les scientifiques affirment qu’unifier les différentes connaissances concernant les diverses forces physiques découvertes par l’homme jusqu’à présent dans la nature serait un grand bond dans la continuité du progrès du savoir.

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Il y a sans doute un lien entre ces deux prétendus dogme, car enfin, un dogme n’est pas le mouvement de la pensée, mais un arrêt abstrait de la pensée, abstrait car on n’arrête pas un mouvement, pas plus de pensée qu’autre, sauf à le tuer.

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Et connaissances de notre univers et organisation du système social sont allés de pair dans l’histoire de l’humanité, de Lumières en Lumières, que ce soient celles de l’Antiquité, celles de la Renaissance, celles du XVIII° et celles à venir, comme elles ont correspondu et correspondront à la montée de nouveaux systèmes sociaux, de nouvelles civilisations, de nouveaux pouvoirs politiques, jusqu’à ce qu’ils éliminent les aliénations sociales.

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De la renaissance à aujourd’hui, la bourgeoisie à fait la démonstration des ses capacités d’organisation, dans la production et l’échange, les techniques et les arts, mais aussi de jeunesse, de vieillissement, d’obsolescence et d’inutilité finale.

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Le relai des « couches moyennes » et leurs capacité d’apprendre, de s’insérer habilement dans l’existant ne sont qu’un intermédiaire dans la disparition des classes sociales, de la transformation-dépassement de la bourgeoisie, de la propriété privée des moyens de production, de la mainmise sur la circulation du capital, outil de l’investissement social mais aussi de l’investissement parasitaire, lequel parasitisme devient plus grand que le social, au détriment du développement sain.

La question de l’unification (non la fusion-équilibre-immobilité-mort) des objets qui font l’objet de recherche et d’expérience a bien à voir avec une unification de l’humanité au même titre qu’une cité se crée.

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En ajoutant que la cité s’est créée avec l’échange marchand et la propriété privée. L’unification de l’humanité c’est le dépassement de la cité et de l’échange marchand. C’est l’échange des besoins qui contiennent l’acte de production projeté et effectué.

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L’image d’un Dieu créant l’homme (et la femme, il l’aurait oubliée au premier abord !) à son image, ce peut être la représentation d’une intuition mutilée socialement, mais qui commence à imaginer fertilement qu’il y a dans l’humain physique et sa pensée physique, une union, quelque chose qui pourrait représenter et contenir l’univers, le mouvement général qu’est la matière qui nous constitue.

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Il y a deux façons de voir une fin. Soit un reste créateur de futur. Soit une trahison du passé.

Dans une « fin de partie » il y a certes des trahisons, mais surtout des conditions matérielles qui empêchent de faire comme avant.

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J’ai assisté ces jours-ci à une belle réunion de début d’année de la Fédération du PCF des bouches du Rhône. Grande salle pleine, debouts et serrés. Intervention des salariés, ouvriers, population qui luttent pour vivre. Une majorité de personnes âgées, reste encore fort des militants de la grande période des industrialisations nationales qui ont induit les Partis Communistes Nationaux. C’est bien là l’image du besoin de sauts dans la continuité.

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Mais aussi absence de références explicites à l’entité de la zone européenne et des autres zones en train de constituer, dans les convulsions, cette unification qui ne pourra se faire qu’à partir de l’existant et des progrès sociaux et culturels qu’il contient, dans la diversité. Absence aussi de références explicites à cette circulation du capital et comment la modifier, quelles institutions financière locales et mondiales.

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Difficultés pour expliquer ? Certainement ! Mais pas seulement.

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Notre monde, notre monde de production-échange capitaliste mondialisée informationnalisée réclame des forces lui correspondant, le contestant, le niant et le dépassant, l’union de la protestation, de la recherche et de la construction.

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Il ne suffit pas qu’existent les « conditions matérielles » évidentes et le besoin évident de transformation pour transformer. Doivent s’y « ajouter » une multitude de « conditions » énigmatiques et in-maîtrisables. On ne retourne pas une société comme tourner un caillou entre ses mains. Les personnes et les peuples ne maîtrisent pas mécaniquement leur sort.

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Mais, Oui, de Nouvelles Lumières agissantes pour éclairer le chemin.

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Pierre Assante, 27 janvier 2016.

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 07:11
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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 12:28
LIRE MARX ?

Très brève réflexion sur la lecture de Marx.

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Dans les « Manuscrits de 1844 », Marx pose sa vision anthropologique comme base d’introduction à l’analyse de la situation sociale, à la condition ouvrière, à la condition humaine, à la crique de la philosophie dans son état le plus avancé du moment, Hegel et Feuerbach.

Il fait cela parce non qu’il s’agisse pour lui de proposer un itinéraire de pensée, mais parce que c’est son propre itinéraire dans le moment où il les écrit.

Quand « La critique de l’économie politique, Le Capital », approfondit l’analyse nécessaire à la transformation-dépassement de la condition ouvrière, la condition humaine aliénée, la base anthropologique des manuscrits de 1844 est bien entre les lignes de l’œuvre, implicitement et explicitement et dans une pensée qui s’est « agrandie et précisée ».

La lecture du « Capital » s’assortit souvent d’une volonté de traduction pédagogique à l’usage de notre monde d’aujourd’hui, qui se veut plus claire, simplifiée, à la portée de ceux qui s’indignent et commencent à s’opposer au système sous diverses formes d’action, l’écriture étant de plus en plus répandue sur ce sujet.

Mais l’exercice est souvent constitué d’un copié collé volontaire ou involontaire, en grande partie issu d’une compréhension « mécaniste » pour ne pas dire mécanique de l’œuvre.

Cette confusion est grave de conséquences, car elle sème l’incohérence dans la volonté d’action cohérente des victimes du système, les intellectuels comme les ouvriers, paysans et salariés en général.

Les conditions de vie et le milieu social des écrivains du jour sont en grande partie responsables d’une vision qui exclut de fait la question de la production en tant que phénomène général et non un phénomène purement économique.

Le plus étrange est que les auteurs de cette confusion sont aussi les critiques du marxisme, lui reprochant son "économicisme", un matérialisme ignorant du psychisme, et pour tout dire de toute spiritualité.

Certes le mouvement marxiste, et particulièrement les composantes organisées politiquement, mais pas Marx en tant que personne, a sans doute souffert de ce défaut. Quelquefois. Pas toujours comme certains semblent le dire.

Une fois bien lu et relu « Le Capital », car ce n’est pas une lecture « à la légère », on s’aperçoit, dans le retour aux « Manuscrits de 1844 », que ceux-ci contiennent bien plus qu’aux premières lectures. Il n’y a pas de lecture du Capital qui ne soit pas mécaniste sans le lien avec les concepts anthropologiques des Manuscrits.

« Le Capital » est un développement de cette anthropologie, développée, mise en mots plus rationnels, moins tributaires d’un moment particulier passé qui est la critique positive de l’hégélianisme non en tant que pensée secondaire, mais en tant que dialectique essentielle en voie de construction matérialiste, sans séparation du contenu et de l’unité psychique du réel et sa représentation.

C’est à cette aune que j’adhère, contradictoirement, à ce qui n’est pas conforme à 100% (100% qui n’existent pas, ne peuvent exister) à la possibilité d’une transformation en santé de la société humaine, mais qui y tend, avec des régressions et des avancées.

Qui y tend dans la mesure où l’unité d’un mouvement et les forces contradictoires qu’il contient sont vus théoriquement et pratiquement au-delà de l’éléatisme, de l’aristotélisme ambiant, paralysant.

l’aristotélisme ambiant, paralysant gomme dans les têtes les contradictions au profit d’une logique non contradictoire de l’état des choses, logique qui qu’elles que soient ses intentions, risque d’aboutir à renforcer un conservatisme en tant que maladie sociale.

Si l’on aborde pour la première fois la partie des Manuscrits, on ne peut que constater la difficulté du vocabulaire et de l’exposition et de la critique de la « Phénoménologie » par Marx.

Une fois assimilé ce que propose Marx et assimilé à cette lumière l’état du monde du XXI° siècle, le capitalisme mondialisé et informationnalisé, son mode de production et d’échange, son organisation du travail et de toute la société, sa culture et ses techniques, on ne regrette pas le « langage confus » de Marx dans son itinéraire de penseur et de lutteur, ni tous les itinéraire confus et complexes de notre temps qui peuvent aboutir aussi à des « Lumière nouvelles » dépassant celles de la bourgeoisie révolutionnaire (et de ses représentants institutionnels ou pas) devenue une classe conservatrice qui confisque tout le pouvoir de circulation de l’argent, en tant que capital, et de la vie par la même occasion, à son profit mortifère.

Lire Marx non comme un Jésus mais comme un mouvement du processus de la conscience de la nature sur elle-même est une des belles et dignes raisons d’être de notre espèce dans notre cosmos et notre activité énigmatiques.

Pierre Assante, 25 janvier 2016

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