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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 09:13
Cliquez sur la photo et écoutez, si le cœur vous en dit...

ah qu’importe la césure et la rime aux mots que j’écris

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ah qu’importe la césure et la rime aux mots que j’écris

toi qui vécut cent fois et mourut et sua sur ta propre poussière

et qui fut à souffrir à aimer à haïr simplement pour ma vie

je demande pardon aujourd’hui par ma voix de ta propre misère

*

ah tout ce temps passé pour cet instant présent

tous ces rêves perdus pour fabriquer mes rêves

tous ces chagrins flétris pour ces chansons d’antan

et tous ces arbres morts pour ces gouttes de sève

*

quel malheur cet espoir sans fin sans issue sans recours

ah frère que sur toi tombe enfin une larme un sourire une flamme

une flamme à la douceur triste et forte un frôlement de l’âme

une femme un abri un silence un ciel bleu un amour

*

1965

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 11:18
ELECTIONS REGIONALES, FREF (Les FREF, qu'es aquò ?), SOCIETE, TRAVAIL.  …Elémentaire mais pas évident…

ELECTIONS REGIONALES, FREF, SOCIETE, TRAVAIL. …Elémentaire mais pas évident…

Les FREF, qu'es aquò ?

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Nous n’existons que dans et par la société.

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Et même si tu t’installes dans une ile déserte où trouver à survivre, tu ne le pourras que parce que la société, partant de tes aptitudes t’en a déjà donné les capacités et les moyens.

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Ainsi les moyens de production et d’échange « en grand » des biens nécessaires à la vie humaine, et que l’on ne trouve pas dans une ile déserte, dépendent de chacun.

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Ainsi, lorsque la gestion de l’outil d’échange qu’est la monnaie, tombe dans les mains, sous la dictature d’une extrême minorité qui s’en sert pour maintenir son pouvoir et ses privilèges exorbitants qui s’en suivent, la conséquence (1) en est que la masse subalterne de la population voit la satisfaction de ses besoins diminuer (2).

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Le pouvoir sur la monnaie, et donc sur les banques (3) et les institutions financières, est donc la première tâche d’un mouvement de libération des couches subalternes (4), ouvriers, travailleurs et population ruraux, employés, cadres, enseignants, travailleurs intellectuels…, n’en pouvant plus, pestant et manifestant, mais non encore organisés politiquement (5).

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Dans le cadre des élections régionales de décembre 2015, les économistes communistes du PCF proposent la création et l’extension de FREF, FNEF, FEEF, (Fonds Régionaux, et à tous les niveaux -national, européen etc.- pour l’Emploi et la Formation), première prise de pouvoir sur l’argent, alliant autogestion et cohérence globale et libération de l’initiative de la personne au travail.

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Encore une institution bien compliquée me direz-vous ? Non, si nous avons compris le rôle de l’argent dans notre système social et les transformations à apporter à ce système, comme « l’échec » provisoire de la Grèce (mais aussi la bataille que Syrisa et que le peuple grec poursuit en s’étant donné un peu d’air) et le besoin de plus d’action populaire au niveau national et de toute d’Europe l’a démontré, nous comprendrons aussi que les FREF devraient être la préoccupation première des élections régionales pour répondre aux listes de légitimes revendications et à leur financement progressif et radical.

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Sur le site d’ECO & PO, et sur ce blog, vous trouverez plus d’éclaircissements sur ces FREF et sur le besoin de leur création (6). On ne vous en parlera pas dans les « grands médias », alors profitez-en…

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Pierre Assante, 9 septembre 2015.

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(1)…et non la cause, la cause étant en dernière instance les lois-tendances du système de production et d'échange obsolète A-M-A', la suraccumulation-dévalorisation du capital au centre de la crise "matérielle et morale".

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(2)…et la société s’appauvrir globalement. D'une façon relative ou absolue, tout dépend du niveau du processus et des réponses données.

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(3) …faute de contrôle populaire politique, les outils d’échange et des choix économiques répondant aux besoins humains est entre leurs mains, la bataille de la Grèce éclaire cette réalité. Le pouvoir sur l'outil d'échange et ses choix d'utilisation se pose évidemment à « tous les niveaux », et de façon complémentaire, dans les collectivités territoriales, en commençant par les Communes, la Nation, l'Europe (BCE etc.), le monde (FMI).

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(4) …petites et moyennes, donc la majorité).

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(5) …Ou du moins insuffisamment, trop minoritairement. La démocratie du travail, le « que, quoi, comment produire" utilement et sainement en dépend. L’Europe fédérale centralisée et sa dictature financière, comme l’Europe des (grandes) régions (« réformeS » actuelleS des institutions et du code du travail répondant aux besoins du capital) existe déjà bel et bien dès aujourd’hui (les décisions politiques et économiques prises au sommet sans démocratie le montrent). L’Europe fédérale des nations peut exister, cela dépend du niveau des luttes politiques populaires.

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(6) …Quel travail me direz-vous ! Est-ce possible ? En 1788, qui pensait que la monarchie allait tomber, et se développer, s’installer avec le temps, un autre mode de production et d'échange (mais devenant aujourd'hui obsolète, le processus social et productif capitaliste mondialisé et informationnalisé réclamant un niveau supérieur concerté d’organisation et de conscience) ?

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 11:17
« GRÈCE, élargir la brèche, refonder l’Europe »  Ouvrage collectif sous la direction de Frédéric Boccara, Denis Durand  Préface de Pierre Laurent.

Ce livre sera disponible sur la Fête de l'Humanité au stand d’Économie et Politique au Village du Livre. Son prix est de 5 euros.

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« GRÈCE, élargir la brèche, refonder l’Europe »

Ouvrage collectif sous la direction de Frédéric Boccara, Denis Durand

Préface de Pierre Laurent

Auteurs : Joachim Bischoff, André Chassaigne, Yves Dimicoli, Jean-Marc Durand,

Pierre Ivorra, Patrick Le Hyaric, Yannis Milios, Bruno Odent, Francis Wurtz

Ouvrage coordonné par Catherine Mills et Frédéric Rauch

Cet ouvrage est un outil pour le combat, avec les Grecs, pour refonder l'Europe. La victoire électorale de Syriza en janvier a ouvert une brèche dans le mur de l'austérité. Le "coup d’État" du 13 juillet a révélé à beaucoup la violence des forces qui s'opposent à toute alternative en Europe. Elle a permis aussi d’identifier les verrous majeurs : au premier rang d’entre elles, la BCE !

Pourtant, il y a une alternative ! C'est ce que montrent les documents, les analyses et les propositions réunis dans cet ouvrage en prenant appui sur ce qui bouge et rassemble dans la conscience des peuples européens. Le cas de la Grèce montre que la question la plus décisive est de développer les pays et les peuples dans toute l’Europe avec son double enjeu : les services publics et l’emploi des entreprises pour une autre production au Nord comme au Sud. Donc des dépenses nouvelles.

Mais la BCE, pointe avancée du système de pouvoirs, s’y oppose de toutes ses forces avec ses critères au service des marchés financiers et des profits. Pourtant, elle émet l’argent des européens… « Où va l’argent ? » peut vraiment devenir une question décisive en Europe. Cela dépend de la bataille qui sera menée. Lutter pour prendre le pouvoir sur l'utilisation de l'argent de la BCE et des banques, et faire de l’euro un autre euro pour l'emploi et les services publics constitue un vrai "plan B", non pas des formules miracles pour esquiver la dureté du combat mais des enjeux de luttes pour aujourd'hui.

A travers les différents textes l’ouvrage met particulièrement en avant la proposition radicale de créer un Fonds européen de développement social et solidaire, intercalé entre la BCE et les États. Il financerait les États à taux proche de zéro pour développer les services publics. Pour les auteurs, cela peut devenir une revendication populaire. Cette bataille non encore menée est celle, disent-ils, qu’il faut organiser en grand pour commencer à changer radicalement et concrètement l’Europe en développant la mobilisation européenne qui a commencé à se faire jour et en l’orientant face à la BCE pour une autre utilisation de l’euro, argent des européens.

Ce livre sera disponible sur la Fête de l'Humanité au stand d’Économie et Politique au Village du Livre. Son prix est de 5 euros.

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 11:19
Yves Dimicoli. Des régions à l’Europe, utiliser l’argent autrement

Des régions à l’Europe, utiliser l’argent autrement

Par Yves Dimicoli

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L’été a été chaud à tous points de vue. La rentrée sociale pourrait l’être aussi et peser lourd pour les élections régionales, en décembre prochain.À l’heure où les régions vont jouer un rôle beaucoup plus décisif dans l’utilisation de l’argent, en France et en Europe, il faut, en effet, barrer la route à la droite et à l’extrême droite qui, surfant sur le désespoir et la colère engendrés par le social-libéralisme, comptent accentuer l’austérité au niveau régional. Il faut créer les conditions pour que soient mises en oeuvre, dans le maximum de régions, des politiques publiques de gauche permettant d’organiser la résistance et de commencer à changer l’utilisation de l’argent en écho aux attentes sociales et pour préparer les échéances suivantes.

Il y a besoin d’un puissant mouvement populaire, portant des exigences précises susceptibles d’être relayées dans les institutions par des élus soucieux d’y répondre. Plus que jamais, donc, il faut conjuguer luttes, avancée d’idées nouvelles et élections. Aujourd’hui, les aspirations progressistes buttent sur le manque de perspectives leur permettant de surmonter le double obstacle sur les moyens financiers (l’argent) et les pouvoirs (la démocratie).

Il ne saurait donc être question de se laisser paralyser dans d’interminables débats et manoeuvres de sommet pour la recherche préalable d’alliances électorales étroites, au détriment de la bataille d’idées sur le terrain, avec des propositions précises, nécessaire à la promotion de larges listes de rassemblement citoyens avec le PCF et le Front de gauche.

SUITE SUR CE LIEN ICI

Lire la suite de l'éditorial d'Yves Dimicoli

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 20:32
Pierre Laurent, "Face à ce que l'on appelle le drame des migrants, en réalité le drame de centaines de milliers de réfugié-e-s qui fuient la guerre, le chaos, et la misère, notre colère et notre émotion sont immenses. Pour les communistes, la première des urgences..."

Déclaration de Pierre Laurent

Secrétaire national du PCF, président du Parti de la Gauche Européenne

lors de la 31ème édition de la fête des communistes de Béziers-

en résistance à la haine du FN- samedi 5 septembre 2015

Face à ce que l'on appelle le drame des migrants, en réalité le drame de centaines de milliers de réfugié-e-s qui fuient la guerre, le chaos, et la misère, notre colère et notre émotion sont immenses. Pour les communistes, la première des urgences est sans tergiverser la solidarité et le devoir d'accueil.

Tous ces derniers mois, souvent bien seuls parmi les formations politiques, nous avons combattu des discours pleins d’égoïsmes et de haine, en exigeant le changement de politique de la France et de l'Europe. J'avais alerté, après la visite des camps de réfugiés près de Kobané, à l'automne 2014, sur la détresse de ces milliers de réfugiés alors entassés dans ces camps sans aucune aide internationale. Nos appels sont restés lettre morte. Nous dénonçons depuis des mois la construction de murs tout autour de l'Europe forteresse, des murs en durs, et des murs dans les têtes, un dangereux cocktail de haine et de fils barbelés. Et nous avons sans cesse questionné : quel monde inhumain sommes -nous en train de construire ?

Aujourd'hui, enfin, grâce à l'engagement citoyen devant l'insoutenable, grâce aux initiatives de nombreuses forces démocratiques en Europe, grâce à l'engagement du Pape et au changement de posture de certains États Européens, les verrous de l'égoïsme sont en train de sauter. Nous saluons le réveil des consciences, et toutes celles et tous ceux qui en sont les artisans. Le temps a été trop long, il a coûté trop cher en vies humaines : 29000 morts en Méditerranée et aux portes de l'Europe.

Aujourd'hui la France doit s'engager en actes et pas seulement en mots. Nous demandons que notre pays :

- respecte la convention de Genève sur les réfugiés et mette aux normes du Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU des centres d'accueil en doublant leurs capacités.

- mette en place des dispositifs de soutien médico-social, des parcours d'insertion professionnelle et de scolarisation des enfants dans le respect des droits des enfants tel qu'il est défini par la convention de l'ONU

- soutienne la mise en place du réseau des villes solidaires lancé par la mairie de Barcelone et les villes françaises qui s'y engagent

-remette à plat les politiques de visas de l' UE et demande l'abrogation de la directive de Dublin

- dote de nouveaux moyens Frontex pour assurer un accueil digne des migrants avec la mise en place de parcours plus sûrs.

Les élus communistes, les villes à direction communiste, qui ont une grande tradition d’accueil des réfugiés et migrants et ont déjà pris de nombreuses initiatives ces derniers mois, vont s'engager avec plus de force encore dans ce devoir de solidarité, en faisant partager leurs expériences.

J'appelle tous les communistes français à s'inscrire dans toutes les initiatives citoyennes, locales, départementales, régionales, nationales et internationales de solidarités concrètes. La fête de l'Humanité s'annonce comme un grand moment de mobilisation.

Nous exigeons également de la France qu'elle cesse d'alimenter les logiques de guerre qui sont à l'origine des terribles drames et du chaos que fuient ces réfugiés. La France semble s'engager dans une nouvelle escalade sans aucun mandat de l'ONU, tandis qu'elle reste silencieuse face à la répression du gouvernement Erdogan contre les kurdes. La France doit d'urgence prendre de nouvelles initiatives pour des solutions de paix dans toute la région. La France, dont la responsabilité est engagée dans la déstabilisation de la Libye et les engrenages guerriers de la région, doit changer la nature et les objectifs de son engagement.

Le 21 septembre est la journée mondiale pour la Paix. Cette année, nous appelons à en faire une grande journée d'actions et de mobilisations, pour la Paix, la solidarité avec tous les migrants, dans tout le pays.

Face à la tragédie inhumaine que nous vivons, les communistes se sentent pleinement engagés pour la paix, contre la guerre et la barbarie, pour la solidarité et l'accueil des réfugiés dans notre pays, la France.

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 09:17
CORPS-SOI, Yves SCHWARTZ.

« …Corps-soi », oui. C’est clair que la dimension « corps » est importante pour ce que je viens de dire, parce que c’est un des éléments qui nous permet de sortir des objectivations trop faciles.

Le corps est, une fois de plus ce qu’il y a d’énigmatique et qu’on ne peut objectiver, cerner ni dans la claire conscience, ni dans le débat subjectif communément entendus. Mais précisément, l’extraordinaire complexité de ce qui se joue, de ce « destin à vivre », tient pour moi au fait que le « corps-soi » est un élément de transgression.

Je dis cela par rapport au débat philosophique. Lorsque la philosophie s’est confrontée au « faire industrieux », elle s’est interrogée, même si cela n’a pas été une question centrale pour elle : comment l’humanité fabrique-elle ? Le problème, c’est que la philosophie a beaucoup fonctionné (pour des raisons qu’on peut très bien comprendre) avec des facultés distinctes : il y a l’entendement, il y a la raison, il y a la volonté, et puis il y a le corps. Il y a les passions du corps et, pour arriver à y voir clair dans le vrai, le bon, le bien (ce vers quoi tend la philosophie, c’est naturel), il a fallu sérier des facultés ou des « sièges ». Par exemple, il y a le siège de l’âme pour Descartes. Toute la philosophie a fait un effort de clarification et donc de séparation des facultés, des pouvoirs dans l’être humain.

Or ce qui est profondément comme un défi philosophique concernant l’activité, si on la prend telle que nous la voyons ici, c’est qu’elle nous oblige à transgresser tout cela : il n’y a pas d’échappatoire ! Elle transgresse tous les sièges : aussi bien entendement, volonté, raison, que passion ; passion et action, passion et « pratique », c'est-à-dire action morale. C’est cela qui est fascinant et je pense que c’est pour cette raison que la question de l’activité ouvre un dialogue très fort avec la tradition philosophique.

L’activité plonge ses racines, ou son travail, dans le plus obscur du corps, le nôtre. Et d’un autre côté, elle a à voir avec ce qu’il y a de plus culturel, de plus historique, de plus moral (au sens de la philosophie pratique, ou de l’éthique).

Si l’on voulait peut-être synthétiser ce que recouvre le corps-soi, on durait qu’il n’y a pas de seuil :

1) On a un niveau du soi qui….…. »

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Yves Schwartz, « Travail et ergologie. Entretiens sur l’activité humaine 1 », page 196, 2003, Ed. Octarès.

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ARTICLE A METTRE EN RELATION AVEC LES CITATIONS DE VYGOTSKI PRECEDENTES :

http://pierre.assante.over-blog.com/2015/08/lev-vygotski-1932-les-voies-par-lesquelles-cet-enseignement-polytechnique-agit-en-unifiant-l-activite-pratique-de-l-enfant-avec-l-as

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 20:14
Revue du projet N°49
Revue du projet N°49

Réflexion lapidaire et sans doute à l’emporte pièce, parce que rassemblant peut-être mal des données forts diverses, que je publie sans l’avoir suffisamment travaillée, affinée, corrigée intellectuellement et littérairement, si possible … ? Quelle part de sentimental et de rationnel dans cette réflexion hasardeuse, mais que j’espère non dangereuse parce que non ségrégative dans les opinions légitimes de chacun ? À considérer comme un brouillon sur lequel réfléchir :

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Le christianisme est une formidable révolution dans l’Empire Romain, justement au moment de la fin de la République Romaine et du début de la prospérité de l’Empire Romain, malgré les inégalités, les injustices et la crise, crise qui cohabite avec cette prospérité de la société esclavagiste centralisée. Crise qui cohabite de son origine à la fin de la société esclavagiste, comme elle cohabite(rait) de l’origine à la fin de la société capitaliste de par les contradictions du système qui en appelle un autre en s’aggravant dans l’obsolescence finale.

L’Islam nait dans le « vide relatif » laissé par l’effondrement de l’Empire. Il naît du commerce oriental terrestre renouvelé plutôt que du commerce maritime de l’antiquité grecque et romaine, qui se poursuivit toutefois et que l’expansion de l’Islam géographique et politique va récupérer massivement et dont sa culture scientifique et philosophique vont se nourrir.

Il est toutefois, pour caricaturer, un « mixe » du code babylonien et du code marchand en expansion, développement, puis rigidification, il a quelque chose du « non humanisme » de la société marchande comme le christianisme récupéré très rapidement (avec lequel il fut, est en compétition) et de façons diverses par les classes dominantes.

L’Islam hérite donc plutôt, à l’origine du non-humanisme de la société marchande dont l’idéologie s’est développée sur la base de la morale de l’échange marchand, de l’argent, à la différence de l’influence philosophique grecque dont les premiers et formidables pas n’ont pas encore été mangés par une domination de classe marchande, mixte de la morale guerrière « chevaleresque » antique , de la morale d’expansion maritime exploratrice, découvreuse et guerrière, prémices d’une Renaissance moderne et ses échos de la morale d’expansion maritime exploratrice, découvreuse et guerrière (La renaissance du classicisme en témoigne-t-elle ?).

Ne pas oublier que la Révolution Athénienne et son contexte général grec antique nait de l’opulence marchande méditerranéenne mais aussi de la révolte de la misère des paysans libres endettés et réduits en esclavage face à et par l’aristocratie terrienne esclavagiste, révolte récupérée par les marchands et les artisans à travers les belles constitutions de Solon et Clisthène et entre autre l’organisation des Dèmes et Phylés régulant pendant un siècle les conflits de diversité d’activité spécifique (mais pas de classe). L’idéologie et la philosophie y trouvant des conditions « d’équilibre » des forces sociales favorable à une liberté relative. Cet équilibre très relatif des forces en présence (Bourgeoise locale marchande montante et féodaux et société rurale) se retrouve par exemple dans la société occitane du « Comte de Toulouse », pré-renaissantesque…

Le christianisme renait de ses cendres et à son origine chaque fois que la domination de l’ancienne classe commence à devenir obsolète (celle de la féodalité par exemple à sa fin), trouve une centralité et une centralisation du système dominateur (l’aristocratie centralisée, de pouvoir absolu par exemple, aujourd’hui de capitalisme monopoliste mondialisé), se croisant avec une classe montante possiblement-futurement dominante (la bourgeoisie marchande du moyen âge puis la bourgeoisie productive du règne de Louis XV par exemple).

La Renaissance du XV° siècle fournit un exemple avec la montée de la revendication des droits bourgeois de la Personne dans et avec la traduction de la Bible, la révolte des paysans qui s’y greffe, et la répression des Princes qui la « recadrent ». C’est là une illustration des différences dans les conditions de naissance du christianisme et de l’Islam, de leur développement, de leur éloignement de leurs origines respectives et des différences que leurs conditions de naissance induisent (non automatiquement) sur leur développement.

La crise d’aujourd’hui, du capitalisme monopoliste internationalisé, mondialisé, de la révolution scientifique et technique de l’informationnalisation, de sa mondialisation généralisée, si elle ne peut reproduire le passé des religions, contient ce passé et ses origines.

Une origine contenant une expansion philosophique et-ou une expansion militaire ne peut répondre aux conditions modernes, nouvelles des forces productrices, de la même façon. Même s’il n’y a pas d’automatisme entre état historique des forces productrices et type de société, il n’y a pas de neutralité entre les deux (forces productrices et type de société), cela me parait évident. Les différences d’origine peuvent induire des caricatures plus ou moins menaçantes du passé coexistant dans les conditions nouvelles. Elles peuvent aussi induire des éléments de modernité progressiste relative (La théologie de la Libération, d’ailleurs bien en difficulté avec les précédents Pontifes) coexistant avec des forces nouvelles de la transformation sociale progressiste, tant que celles-ci (les forces communistes organisées et leur influence dans la vie pratique et des idées par exemple) sont encore trop faibles pour s’affirmer dans la pratique, dans la réalité.

Encore trop faible pour s’affirmer dans la pratique, dans la réalité, ce que nous rappelle ce 4 septembre et le long balbutiement de la démocratie et république bourgeoise, ses progrès productifs populaires et ses répressions ouvrières et populaires, contradictoirement et effectivement, balbutiantes en 1870 à l’instar des forces communistes aujourd’hui ….

Ne pas oublier non plus qu’Islam et Christianisme héritent de la zone de passage de l’expansion de l’espèce humaine de l’Afrique dans le monde, du croissant fertile lieu de naissance de l’agriculture puis et des Cités-Etats à la suite de l’accumulation marchande.

Le premier dans un moment de dépression du pouvoir et de dépression de la mondialisation antiques, le second dans sa pleine expansion économique et intellectuelle grecque et romaine. Ce qui n’empêche pas de s’influencer l’un l’autre et de vivre le processus général de l’humanité et de l’humanisation, dans ses inventions sublimes et ses usages sains comme dans ses maladies et ses horreurs, et leurs moments et mouvements propres à chaque période historique.

Et aujourd’hui à notre moment de mondialisation capitaliste, avec ses progrès scientifiques et techniques mal utilisés par le système et ses convulsions de maladie de système social, elles-mêmes et contradictoirement créatrices.

L’Islam nait d’une conquête d’expansion d’une classe marchande montante et le Christianisme issu d’une lutte de classe génitrice de révolution éthique et philosophique contre les classes dominantes fortement installées et établies avait déjà avant lui rejoint une expansion dominatrice avec sa récupération par les classes dominantes et le rejoindront à nouveau dans les temps et moments historiques divers où le pouvoir de ces classes s’exerceront sur les classes subalternes productrices des biens d’usage et marchandises et productives de capital en ce qui concerne le capitalisme.

Les mouvement et trajets idéologiques sont d’une extrême complexité, comme la pensée, la production et l’échange. Ils ne présentent jamais qu’une seule pratique, ni un seul visage. On ne peut les chasser comme on ne peut jamais changer le passé. Mais on peut les transformer, les orienter pour créer le nouveau et échapper, sortir de leurs contradictions et antagonismes dans de nouvelles création en santé pour le futur du processus de l’humanité, de son processus d’humanisation.

Ce qui n’empêche que j’aspire à rejeter tout ce que les idéologies on produit en matière d’obscurantisme et de malheur qui accompagne leur pratique et leur soumission à des classes et des systèmes obsolètes et douloureux et destructeurs. Que j’aspire à une nouvelle époque de Lumières (déjà initiée, malgré les apparences, entamée comme quand en préparant un plat on en goutte la saveur en en mangeant un peu) pour une société de la personne, de la personne productrice de biens « matériels et moraux » et de ses différences, activité et créativité, motivation et initiative, vers et dans une société sans classe.

Enfin une remarque et une observation étonnante dans le drame de l’émigration actuelle que la déstabilisation du Moyen Orient (entre autre et surtout) par les puissances capitalistes occidentales, leur organisation mondiale de l’exploitation et du travail, leurs dominations militaires, induisent et renforcent : son passage par les routes empruntées par l’extension, l’émigration de l’agriculture et de la civilisation néolithique du Moyen Orient (moins cinq millénaires et plus), du "croissant fertile" (Palestine,Syrie...), vers l’Europe occidentale en passant par la Turquie d'alors, Mer Noire et le Danube, route précédant la route de la Grèce et de la Méditerranée … ? Quel lien entre ce passé et quel rapprochement avec la situation politico-économique d’aujourd’hui, quelle part de puissants résidus historiques ?

Pierre Assante, 4 septembre 2015

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L'illustration : la REVUE DU PROJET N° 49 que vous pouvez lire sur internet

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 07:24
Fin d’Empire ou Renaissance ? Les deux ou autre chose ?

Fin d’Empire ou Renaissance ? Les deux ou autre chose ? (Article déjà publié sur ce blog le 24 juillet 2015 et légèrement revu le 3 septembre 2015)

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Certainement autre chose dont on ne sait l’issue, mais où se pose une question nouvelle dans la société de classe née avec l’échange marchand.

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Cette question nouvelle naît d’une mondialisation qui est entrée dans une phase de globalisation globale, sous l’effet de nouveaux moyens de communication « physique » comme « immatériels » à l’instar de la navigation et de l’imprimerie et de la révolution scientifique et technique qui les permettent, à l’instar de la Renaissance.

Nous possédons aussi et nos guerres idéologiques et physiques de religions entretenues par les élites contre la revendication populaire et nos "barbares" qui demandent à participer aux richesses et qui découlent de ces guerres.

Mais nous avons aussi dans cette fin d’Empire les sur-prélèvements mondialisées et globalisés sur les produits de l’activité du travail et la gestion globalisée de l’exploitation, ses effets productifs et ses contre-effets anti-producteurs des contradictions des lois-économiques-tendances du capital qui freinent et bloquent relativement mais de plus en plus la production-échange.

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On peut aller très loin dans la métaphore-comparaison avec la renaissance et l’Empire et aujourd'hui.

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« Autre chose dont on ne sait l’issue », mais où se pose une question nouvelle dans la société de classe née avec l’échange marchand, c’est le fait possible qui s’avance de la suppression des classes sociales au bout de la société de classe obsolète. Ce qui ne veut pas dire que nous deviendrions des clones, ce qui ne veut pas dire que nous deviendrions des individus uniformes, évidemment.

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L'excès monumental d'inégalité, d'inégalité de revenus, 1 à 400, les parachutes dorés de plusieurs millions d'€ etc., ne sont-ils pas le signe contradictoire de l'obsolescence des inégalités sociales et de la division capitaliste du travail, du décalage sans cesse croissant entre élite de décision et masse d'exécution, et de l'acculturation croissante de masse induite par les dominations néocoloniales et de classe, transferts de cultures imposés et perte massive des savoirs faire (déqualification, sous emploi et chômage massifs mondial d'une part, surexploitation mondiale du travail d'autre part) sans création saine suffisante, vivable, d'autres savoirs et savoir-faire, savoir-être?

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Evidemment une lutte ouvrière et populaire de cette ampleur vers la suppression dépassement des classes sociales, mondialisée au même titre que toute activité dans une société mondialisée-informationnalisée dont on ne sait l’issue peut rencontrer ou une guerre des pauvres mortelle car elle bloquerait la solution à la crise de croissance du processus humain, ou la solidarité des hommes-producteurs de biens nécessaires à la vie humaine, dans leurs contenus « physiques » comme « symboliques », et dans une autre représentation abstraite pour l’échange de la valeur d’usage, un autre concept et usage de l’argent.

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Cette représentation abstraite-concrète (pas de séparation possible dans l’activité concrète qu’elle exprime) contient le résumé de la crise mondiale, en passant par les crises locales qui en sont des « morceaux » en relations dialectiques. Et cette représentation et la crise se concentre sur les institutions de l’échange en capital, les institutions financières et leur dérégulation capitaliste malsaine, mortelle si pas d’action de soins suffisants.

*

C’est dont bien dans la prise de pouvoir sur les institutions de la circulation du capital que réside essentiellement, en dernière instance, la lutte de classe moderne : la lutte ouvrière et populaire pour une orientation nouvelle des institutions financières. Une orientation nouvelle dont la priorité, dans un processus radical et progressif, rende premiere la satisfaction des besoins humains, de leur complexification et leur sublimation (1). L'argent devenant un moyen dans la production et l'échange en fonction des besoins et non une fin, ce qu'il est devenu en se transformant en capital.

*

Dans le couple du marché capitaliste mondialisé et informationnalisé « profit financiers-besoins humains », que l’on a tendance, de part et d’autre de l’idéologie d’isoler en fonction d’analyses unilatérales mécaniques, mais qui en fait fonctionne en osmose, et en contradiction dans un même mouvement, la question est de faire croître l’élément « besoins » contre l’élément « profits » pour réduire le second et transformer qualitativement et mondialement l’ensemble dans ce sens.

*

D’où la nécessité d'une orientation concertée pour le mouvement ouvrier et populaire dans le monde, ceci en tenant compte des diversités et inégalités de développement. Et au centre de la diversité du mouvement, l'objectif de dépasser la loi capitaliste d'accumulation-sur-accumulation-dévalorisation du capital qui stérilise progressivement la production et l'échange et paupérise relativement, et à terme absolument s'il n'y est pas remédié, les populations subalternes et paralyse l'activité autonome de l'homme producteur et de la société, et ça c'est la "fin d'empire".

*

Une autre comparaison métaphore dans ses limites de métaphore est la comparaison : le Prince de Machiavel s’écrit à nouveau, mais d’une qualité globale collective et révolutionnaire. Même si l’itinéraire de la nouveauté tient beaucoup d’espace et d’avatars dans le temps d’une vie humaine. Ce que les tenants de l’idéologie dominante relativement lucides sur le mouvement du monde ne peuvent comprendre jusqu’à ce point…. A nous de nous éclairer mutuellement contre les voiles qu’ils mettent à la notre, de lucidité….

*

Pierre Assante, 24 juillet 2015

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(1) Voir sur ce blog l'article " La bataille de classe moderne s'est déplacée " , par Frédéric BOCCARA, Yves DIMICOLI, Denis DURAND.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 07:56
Courte lettre à l'ami J.G....sur les intellectuels, sur l'émigration....

Cher J....

Bonne Normandie !!!

Plus j'écris, plus j'observe que les événements sociaux, techniques et scientifiques sont beaucoup plus instructifs que tout ce qu'on peut écrire sur la vie quotidienne comme sur la vie nécessaire des sciences et théories .

Par exemple, le flux migratoire, sa puissance irrésistible (1), face aux misères et aux inégalités soutenues par des gouvernements qui ont préféré de longue date les grandes fortunes à l'humanité, et dont nous et le monde subissons et subirons encore plus les conséquences si nous poursuivons dans cette voie bouchée du profit immédiat, nous éclairent sur la réalité et les solutions à apporter ici et dans le monde.

Ma longue fréquentation de l'Italie, grâce à mon épouse (et mon âge à bilan et à réflexion sur une période longue) a été une ouverture de pensée extraordinaire par rapport à une expérience nationale riche, nécessaire et féconde mais isolée du contexte systémique mondial en mouvement, donc avec ses limites objectives d'expérience nationale isolée (2) ...

Finalement, le rôle des intellectuels en est à la fois relativisé et renforcé....remis à sa place dans l'activité générale de l'humain.

Bises.

Pierrot, 2 septembre 2015.

(1) On pourrait, hypothèse absurde à laquelle pourraient penser des fous dangereux au pouvoir, mitrailler aux frontières tout mouvement de population, rien n'arrêterait le flot de la misère. L'abbé Pierre dont je ne partage ni les concepts interclassistes ni les concepts de collaboration de classe, prédisait ce flux irréversible dans son testament et le besoin de solidarité qui en découlait, partant de sa propre morale religieuse et expérience caritative, insuffisante mais à souligner, au même titre que les positions du Pape François aujourd'hui, du moins sur cette question.

(2) Certes une réponse a été donnée par le mouvement ouvrier de longue date aussi : l'internationalisme (et sa renaissance pour aujourd'hui) et les choix politiques et institutionnels qu'il induit dans les droits et devoirs de chaque peuple et région économique du monde, dans le processus de mondialisation qu'il faut orienter différemment, extraire progressivement et radicalement du système d'échange et de production actuel obsolète.

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 08:35
RENTREE, contraintes, travail... La « Société strictement ludique »...

RENTREE, contraintes, travail...

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La « Société strictement ludique », EST non UNE réalité mais UNE tendance adoptée massivement par les couches moyennes (1) dans la société de classe occidentale moderne et suivie autant que faire se peut par toutes les couches subalternes et leurs progénitures, et tendance à répandre leur idéologie sur l’activité de la personne dans le monde en réponse aux contraintes (2) d’un système détachant l’activité sociale de la réponse aux besoins sociaux et la mutilant.

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Le capital a besoin du marché : de la production, de l’échange et de la consommation, mais il le détruit en dé-citoyenisant le travail et en le déconnectant relativement mais de plus en plus des besoins humains, de leur développement, de leur processus nécessaire de complexification et de croissance (de complexification-croissance). La dé-citoyenisation du travail c’est la contradiction secondaire du capital, la première étant le profit capitaliste, ce qui fonctionne en un seul mouvement.

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Pour que le travail, la production des biens nécessaires à la vie redevienne un intérêt et une recherche pour la masse des personnes y participant (3), la démocratie du producteur, le « que, quoi, comment produire » doit se libérer et naître conjointement de la libération de dictature du profit,

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La démocratie du producteur doit se libérer en commençant par ses causes-conséquences : la suraccumulation-dévalorisation du capital et le handicap à la satisfaction des besoins humains et à l’activité humaine, que cette suraccumulation-dévalorisation du capital (4) constitue en dernière instance des lois-tendances du système capitaliste obsolète (5).

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Pierre Assante, 1er septembre 2015

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(1) Les couches moyennes à la fois subalternes du capital et intermédiaires de son système (dans le capitalisme mondialisé, informationnalisé, des fonds financiers « anonymes », de la spéculation tirée et retirée de la production, aliénant l’investissement producteur).

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(2) « La vie est courte, privons-nous du plaisir des choses utiles…et de la solidarité que nous réclamons pour nous seuls, à titre personnel et égoïste ! Et vive la vente super lucrative (pas pour le joueur) des jeux en ligne »

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(3) Et pour que le taux d’intérêt psychologique à l’activité productrice remonte, comme dirait Lucien Sève, il faut que dans le travail producteur, la personne retrouve la satisfaction de ses besoins. Le besoin d’élévation de la conscience étant le premier besoin humain depuis qu’il transforme la nature pour survivre, c'est-à-dire qu’il a inventé l’outil, l’agriculture etc….et avant que la société de classe n'envahisse toute les activités en contraintes pour le profit et aliène le besoin d’élévation de la conscience.

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(4) La réorientation du crédit et la création d’institutions de contrôle et d’action sur les mouvements du capital en seront l’outil premier possible, à imposer par le mouvement de masse des peuples, de toutes les couches subalternes, en prémices aux transformations progressives et radicales du système.

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(5) "Argent-Marchandise-Argent' (plus)", mode d'échange s'étant substitué à l'échange "Marchandise-Argent-Marchandise". L'échange (A-M-A') remplaçant, se substituant à l'échange marchand ordinaire M-A-M (dans lequel existe déjà les prémices de l'échange capitaliste) en argent par l'échange en capital.

C'est une note très lapidaire, mais il faut renvoyer le lecteur au chapitre du Kapital de Marx sur la marchandise, chapitre auquel il faudrait ajouter les conditions actuelles d'échange en capital dans la mondialisation capitaliste informationnalisée....

Sans oublier qu'il n'y a pas d'achat sans vente et vice-versa.....c'est un même mouvement. Ni que le capitalisme se caractérise, pour faire "fonctionner" ce type d'échange A-M-A', entre autre par le producteur libre qui vend sa force de travail etc.....

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 18:17
Lev Vygotski
Lev Vygotski

"…Le développement de la pensée a donc une importance centrale pour toute la structure de la conscience et pour tout le système des activités de fonction psychique. A cela se rattache étroitement l’idée « d’intellectualisation » de toutes les autres fonctions psychiques, c'est-à-dire l’idée de leur transformation due au fait que la pensée à un niveau déterminé rend possible la prise de conscience de ces fonctions. L’enfant commence à avoir un rapport conscient à sa propre activité psychique. De ce fait, un grand nombre de fonctions qui agissaient auparavant de manière automatique commencent à agir de manière consciente, de manière rationnelle. Cette idée peut servir de point d’appui pour un grand nombre de recherches qui auront pour objectif de vérifier pratiquement cette hypothèse. Mais cette conception peut aussi servir de fondement à la tentative encore plus large de démontrer (et cela semble extrêmement important pour la pédagogie) qu’un certain degré du développement de la pensée de l’enfant, un certain degré de développement de ses catégories, fournit les conditions psychologiques pour le développement d’un système déterminé de pensée de l’enfant caractérisé par la conscience réfléchie ou par l’absence de conscience réfléchie...

...De la même façon, les étapes formelles fondamentales aux cours desquelles se développe la personnalité de l’enfant sont directement liées aux étapes à travers lesquelles se développe sa pensée. La manière dont le système psychique découpe, analyse, relie et retravaille l’expérience externe et interne de l’enfant dépend du système de connaissances au sein duquel se réalise cette expérience. En particulier, un des problèmes centraux qui se pose à notre psychologie est celui de clarifier d’une part les voies qui conduisent l’enfant à l’enseignement polytechnique et d’autre part les voies par lesquelles cet enseignement polytechnique agit en unifiant l’activité pratique de l’enfant avec l’assimilation des connaissances scientifiques. Il semble qu’on ne trouve dans aucun autre des chapitres développés par la psychologie de l’enfant un point de convergence aussi précis que dans la théorie qui fait dépendre toute l’activité de l’enfant et toute sa pensée de la réalité extérieure du développement de l’aspect sémantique de son langage (1) (à partir de la s’ouvrent les voies d’une recherche concrète, effective)..."

Lev Vygotski, « Leçons de psychologie », 1932, page 120, Ed. La Dispute.

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(1) « …Plusieurs auteurs ont travaillé sur ce problème du développement de la signification du mot chez l’enfant. Ils s’efforçaient d’identifier les étapes de ce processus. Dans la psychologie contemporaine, plusieurs schémas caractérisant telle ou telle étape du développement ont été proposés. Mais bien qu’aucune de ces tentatives ne puisse être considérée comme pleinement aboutie, ni même comme un travail préliminaire satisfaisant, si nous en prenons une vue d’ensemble, elles nous apportent un matériau d’une richesse qui nous donne une idée de l’extrême complexité du développement de la signification des mots chez l’enfant, du développement de ses connaissances. Cette première approche a révélé des faits d’une extraordinaire complexité que la psychologie contemporaine a du mal à traiter, même si elle ne se donne pour tâche que la description de la complexité à l’œuvre. Les conclusions qui en seront tirées seront d’une importance primordiale pour la psychologie du développement et la compréhension globale de la pensée… »

Lev Vygotski, « Leçons de psychologie », 1932, page 117, Ed. La Dispute.

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Réflexion d'importance pour la transmission générationnelle et institutionnelle des savoirs, "savoir-faire" et savoir-vivre nécessaires à la reproduction élargie des activités humaines. Particulièrement dans notre période de crise de croissance extraordinaire de l'humanité et de crise de la mondialisation capitaliste informationnalisée. P.A.

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 09:43
Nouvelles à profusion dans les grands médias, sur l'université d'été du p.c.f.

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Bien que vous ayez des infos à profusion sur l'université d'été du p.c.f. (700 communistes réunis ce week-end aux Karellis en Savoie), de la part des grands médias, télé, magazines, presse à grand tirage.... je vous ajoute celle-ci, qui n'en doutons pas en fera leurs unes, comme pour les universités du m.e.d.e.f. ou du p.s., sans compter celles des "petits partis" ou de l'extrême droite..... : ici

ou sur ce lien : https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Jsm7fh2H4Ig

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Et quelques autres PAROLES EN VIDEOS recueillies à l'université d'été du p.c.f. ici

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 07:23
Mahmoud Darwich, poète palestinien, 1941-2008
Mahmoud Darwich, poète palestinien, 1941-2008

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" Bon ! N'oublie pas :

si je meurs avant toi, je te confie l'impossible ! "

Mahmoud Darwich, poète palestinien, 1941-2008, dans

"Comme des fleurs d'amandier ou plus loin", Actes Sud, septembre 2007.

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 08:20
Certes, aucune des mesures économiques progressistes, (fussent-elles indispensables, et c’est le cas) ne peut remédier rapidement à...

Certes, aucune des mesures économiques progressistes, (fussent-elles indispensables, et c’est le cas) ne peut remédier rapidement à une certaine acculturation relative mais profonde qui s’est abattu sur le monde de longue date, et pas d’aujourd’hui et par miracle.

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Une acculturation des peuples déracinés de leur propre culture locale ou nationale par le colonialisme et le néocolonialisme, par le déracinement de leur savoir faire, la division du travail formatrice d’élite restreinte et de masse non-qualifiée ou sans emploi.

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Classe ouvrière de main d’œuvre et qualifiée chassée en grande partie de Paris, puis de la ceinture rouge, puis vers les pays à bas coût salarial où la division du travail s’est radicalisée et les savoirs faire locaux ont été laminés.

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C’est une raison non la seule, mais première de la barbarie que les médias "dénoncent" à court terme, superficiellement, réelle mais non née du néant, et du retour illusoire au passé religieux ou républicain fossilisés, au lieu de créer une culture dans la continuité du passé, du présent et de l’avenir, laissant place aux diversités, aux acquis en mouvement.

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Il y a la place pour un usage en santé de la révolution scientifique et technique, pour une sublimation culturelle et naturelle dans la pensée et la conscience humaine.

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Marx avait prévenu, l’idéologie dominante est celle de la classe dominante, et la culture de la bourgeoisie est celle de l’argent immédiat, du profit. A plus forte raison celle d’une aristocratie financière au pouvoir. Il le faisait en rappelant les « diverses morales » que les conditions de vie matérielle induisent non automatiquement, mais « en partie » et sous des formes diverses, de la morale des indiens iroquois à celle des financiers en passant par celle des chevaliers du moyen âge.

*

Dans les conditions matérielles, les mesures économiques seront essentielles mais non suffisantes pour construire une nouvelle conscience en santé correspondant à une mondialisation informationnalisée non capitaliste, en santé et dans une continuité de culture, à l’instar de ce que proposait Lénine en santé pour les nationalités (et qui a échoué en raison des conditions grossières locales et générales de la révolution bolchévique et de son temps), mais dans des conditions réalisables correspondant aux nouvelle possibilités qui ouvrent ces conditions.

*

Certes, dans cet idéal, cette belle construction mentale qui fait mon propos est une chose, les difficultés concrètes d’énorme crise de croissance de l’humanité actuelle une autre. Ce qui implique une volonté, un rassemblement « de base » moteur et conscient, d’où la nécessité non encore dépassée, mais peut-être en dépassement, des partis de transformation sociale et d’un néo-marxisme en mouvement, débarrassé du sectarisme et des concepts d’automatisme.

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Pierre Assante, 29 août 2015

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 13:07

Je ne reçois plus les avis de publication de mes propres articles indiquant :

"Le blog de pierre.assante.over-blog.com a publié le nouvel article : titre de l'article".

Si cela se produit pour vous, pourriez vous m'en faire part ?

Vous en remerciant par avance et vous priant de m'excuser.

Pierre Assante

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 08:53
"Crises systémiques" Sortie à la Fête de l'Humanité du 2e volume de P. Boccara sur les crises (Note de lecture de C. Mills) L'ouvrage sortira aux Editions  Delga. En septembre 2015. Découvrir le compte rendu de lecture de Catherine MIlls.

"Crises systémiques" Sortie à la Fête de l'Humanité du 2e volume de P. Boccara sur les crises (Note de lecture de C. Mills)

L'ouvrage sortira aux Editions Delga. En septembre 2015. Découvrer le compte rendu de lecture de Catherine MIlls.

Le 2è volume de l’ouvrage somme de Paul Boccara Théories sur les crises, la suraccumulation et la dévalorisation du capital porte sur les Théories sur les crises systémiques. Il renvoie aussi aux théories relatives aux cycles longs et à leurs relations avec les transformations du système capitaliste jusqu'aux défis de sa crise radicale en cours.

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LIRE ICI

http://www.economie-politique.org/73695

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 07:57
Quelques publications du blogueur.
Quelques publications du blogueur.

Un ami m’écrit : "le salariat est remplacé par le numérique et le patronat par les multinationales sans patrie " (1).

Cet essai légitime et naturel de comprendre les transformations du capital, réelles, ne prend pas en compte cet autre réalité du capital : que le capital soit un capital patronal familial ou celui d’un fond de pension etc., il s’agit de savoir quel usage est fait du surproduit, c'est-à-dire ce qui individuellement et collectivement est produit par le travail, au-delà de la production individuelle et collective consommée directement par le travailleur. C’est cela le surproduit. C’est la part du produit du travail qui échappe au travailleur individuel et collectif et qui est utilisée par le capital pour se reproduire et non pour reproduire la société, c’est l’écart entre les besoins du capital et ceux de la société, de l’humain dans son processus ….C'est ce qui permet, dans la croissance financière l'explosion de la spéculation parasitaire.

C’est d’ailleurs du surproduit qu’est tiré le profit capitaliste, et la plus-value (survaleur) dont dépend le profit. Et ceci avec la mondialisation informationnalisée, dans la masse globale du travail et de la production, car malgré la tendance à la baisse du taux de profit, la masse du profit augmente extraordinairement grâce à l'explosion de productivité due à la révolution scientifique et technique et à la production massive dans les zones mondiales à bas coût salarial. Ce qui passe aussi par la production particulière d’une personne, d’une entité de production (une usine par exemple), de la production d’une entité politique de production, nation, région mondiale etc.

Il faut être aveugle pour ne pas voir que la masse de l’échange concret entre humains passe par l’échange de marchandise. Je ne connais personne qui, dans les échanges principaux de biens matériels ne passe pas par l’achat et la vente de marchandise, de l’épicier à la société des eaux, de la voiture au billet de train etc.

Il y a des prémices de socialisme et des embryons de communisme dans tout ce qui est distribué relativement gratuitement, par la sécurité sociale médicale par exemple, même si le capital retire un profit au passage.

Pour en revenir à l’usage du surproduit, quel usage sain et apte au renouvellement élargi de la personne et de la société peut-il en être fait ? Certainement plus celui qu’en fait le capital et dont les lois de suraccumulation-dévalorisation inhérente à l’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent ‘ plus), qui à travers l’explosion capitaliste de la productivité, explosent, ce qui est le cœur de la crise, et dont on ne pourra sortir que par des mesures progressives et radicales qui régulent le mouvement du capital et sortent de la suraccumulation du capital et en fin de parcours de ce type de système de production et d’échange.

Il m’écrit aussi : « …la source de financement de la Sécu, que nous défendons toujours comme devant être assurée par le système des cotisations salariale/patronale. Est-ce toujours valide… ? ». Prélever fondamentalement et essentiellement ailleurs qu’où fonctionne la contradiction capital-travail ce n’est qu’aider à prolonger l’agonie du système et augmenter le risque que le système s’effondre sur lui-même sans qu’une alternative n’ait été construite.

Certes, la confusion actuelle politico-philosophico-sociale dans laquelle nous vivons, la jeunesse en particulier, donne froid dans le dos quand à l’évolution du monde. Raison de plus pour conserver tant que faire se peut une logique qui ne se laisse pas infiltrer totalement par l’idéologie dominante.

Voilà ce que je pense et exprime, sans perdre l’espoir que des voies s’ouvrent, à travers la crise, justement à travers la crise, par des chemins divers et complexes, impasses à contourner comprises.

Pierre Assante, 27 août 2015

(1) Et qui poursuit justement : "...Ne faut-il pas inventer ?...Ces exemples... font naître en moi non une perte de confiance dans les enseignements du marxisme, mais un sentiment de plus en plus net qu’il est nécessaire de les prolonger..." .

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 19:06
Frédéric BOCCARA, INTERVIEW : « Il faut arrêter de nourrir le feu de la croissance financière »...... Question de Gérald Rossi, l’Humanité, 25 août 2015 : "Comment expliquer, et est-ce une surprise, que les marchés financiers français et européens soient entrainés dans la chute des bourses Chinoises, et d’une manière aussi rapide ?".......

INTERVIEW

« Il faut arrêter

de nourrir le feu

de la croissance financière »

VICTIMES. La crise des marchés financiers pénalisera en premier chef les familles et les salariés avec à la clé à nouveau de possibles plans de suppressions d’emploi

Frédéric Boccara, économiste communiste

*

Comment expliquer, et est-ce une surprise, que les marchés financiers français et européens soient entrainés dans la chute des bourses Chinoises, et d’une manière aussi rapide ?

Frédéric Boccara

Ce n’est pas une surprise. Nous assistons aux effets de la suraccumulation financière, autrement dit à un excès gigantesque de finances d’un côté et avec beaucoup d’emplois en berne de l’autre coté, dans un contexte de concurrence exacerbée avec une demande insuffisante qui finalement remet en cause les perspectives de profit. Dans les bourses, les gens revendent leurs actions d’où la baisse des cours…

Sur le fond, c’est la question de l’utilisation de tout cet argent qui est posée, et donc celle de la domination des marchés financiers. Je pense que nous assistons tout simplement aux premiers craquements d’une nouvelle crise financière qui promet d’être par certains éléments différente, plus mondiale que les précédentes, qui pourrait toucher d’avantage les pays émergeants, peut être moins les USA qui se sont mieux protégés. Mais la France et l’Europe pourraient s’attendre à des chocs brutaux. Ce qui montre bien que les diverses annonces faites cet été lors de la crise grecque par messieurs Schäuble et Hollande à propos de la Grèce ne résistent pas. Ni aux faits ni à l’analyse. Face à une telle déferlante financière, on ne fait pas le poids. Le président de la République a beau faire comme la croissance était de retour ou presque, ce discours ne résout en rien la question essentielle de la finance. J’insiste, nous ne sommes pas confrontés à une simple vague mais à un puissant mouvement de fond.

Les salariés, les ménages, ont-ils raison d’être inquiets et quelles peuvent être les incidences sur l’économie concrète ?

Frédéric Boccara

Cette inquiétude est plus que légitime. Les dirigeants des grands groupes économiques vont dire une fois de plus : si on perd de l’argent, il faut licencier. Des données publiées par l’Insee indiquent que la moitié des salariés des entreprises installées en France travaillent pour une multinationale. Par ailleurs, les multinationales sous contrôle français ont la moitié de leurs emplois à l’étranger, donc en partie en Chine, et c’est le cas entre autre pour Peugeot, Renault, l’aéronautique… Cette crise est donc porteuse d’effets directs et indirectement, avec une concurrence renforcée, qui tirerait les salaires vers le bas.

Quelles réponses peut-on imaginer, quel rôle pourrait jouer l’Europe pour une autre régulation mondiale, pour éviter la réédition de ces cycles récurrents ?

Frédéric Boccara

Il faut arrêter de nourrir le feu de la croissance financière. C’est la réponse immédiate. N’oublions pas non plus la responsabilité de la BCE (Banque Centrale Européenne-ndlr) qui aujourd’hui prête de l’argent aux banques qui utilisent ces fonds sur les marchés boursiers ou pour financer des suppressions d’emplois. Ce qu’il faudrait, c’est imposer d’autres choix politiques, impulsant notamment dans toute l’Europe des plans de développement de l’emploi publics dans la santé, de l’énergie, de l’eau, de l’éducation… et même de la culture qui sont tous des biens communs.

Bien que la demande mondiale soit ralentie, la croissance proche du zero, des pays comme le Brésil ou la Russie en récession, il ne faut pas croire que l’on va vers un effondrement du système. Le Capital va une nouvelle fois colmater les brèches, au détriment des peuples.

Propos recueillis par Gérald Rossi, l’Humanité, 25 août 2015

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 07:17
LA LUMIERE DE MAHMOUD

LA LUMIERE DE MAHMOUD

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Yasser est mort

Harcelé à la bombe dans la Moukata

Des semaines et des mois durant

Après tant d’autres années de Patience

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Yitzhak est mort

Qui décidait la Paix

*

Mahmoud

La Lumière du Point où l’on vit

Et la lumière du Monde

*

Reste le vide de Netanyahou et d’Isis

2400 Palestiniens Assassinés

L’an passé et tant d’autres des Camps

Et les Têtes Coupées de l’obscurantisme

*

Le Vide peut-il Engendrer ?

Ou le Plein venir seulement du Dehors ?

*

Stupide question

Qui ignore les Marques les Traces le Passé Indissoluble du Futur

Qui vit Caché dans le Présent

Et prépare l’Avenir Lumière

*

La lumière de Darwich est Présente

(Et ses Fleurs d’Amandier)

Diffuse et visible sur la carte

Depuis 13 milliards d’années

Et bien avant depuis l’Infini

*

Pierre Assante, 24 août 2015

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LA LUMIERE DE MAHMOUD
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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 19:49
Décider la poésie, à Bruno.

à Bruno.

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Décider la poésie

C’est décider que la représentation de la chose n’est pas la chose

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C’est décider que la représentation de la chose

Est le lien indispensable

Entre la chose dont nous avons besoin

Et le soi personnel dans le soi collectif qui ont besoin de la chose

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C’est décider que la dire

C’est cet échange de la représentation de la chose

Et le besoin de la représentation de la chose

C’est l’être social

Sans lequel il n’y a pas d’humanité

Sans lequel l’échange des savoirs productifs ne produit que des objets

Qui s’éteindront lentement

Et sûrement

Dans une inutilité

Leur utilité essentielle devenue malade et inutile

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Comment décrire le goût d’une pomme

Disait Mahmoud Darwich

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Mais décrire le goût d’une pomme n’est pas le goût d’une pomme

Et pourtant nécessaire pour que l’humain échange

Et existe car sans échange il n’existe plus

Meurt de faim physique et morale

D'extinction de la production concrète nécessaire à la vie

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Il en est de même d'une pomme comme d'un sentiment

Mouvement du corps au perçu et au besoin nouveau qui en naît.

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Pierre Assante, 23 août 2015

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 08:05
Pour permettre un panorama détaillé des forces se réclamant de la transformation sociale...

Pour permettre un panorama détaillé des forces se réclamant de la transformation sociale, il me semble aussi, outre l’aspect que chaque groupe exprime et représente, que ce qui fait la différence essentielle à l’intérieur la de la gauche, de la gauche social-démocrate devenue social-ultralibérale à la gauche radicale et à l’intérieur même de la gauche radicale et des opposants internes à la social-démocratie, ce sont des différences nombreuses dont une essentielle de conception de l’économie politique, c'est-à-dire de l’analyse des gestions politiques des productions et échanges nécessaires à la vie humaine, et de l’organisation du travail en découlant

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Il fut un temps où les communistes (pas Marx lui-même) concevaient la société humaine et toutes ses activités, dans leurs caractéristiques historiques du moment comme conséquence automatique d’un type et état des forces productives du moment.

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Ils ont redécouverts la variabilité des sociétés et des individus dans des contextes divers et infinis.

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Cependant ce retour au marxisme, à un néo-marxisme intégrant les transformations du monde depuis Marx, et la continuation vivante de ses observations, de ses analyses, de ses concepts et des choix en découlant en matière de production des biens nécessaires à la vie et à la multitude et la diversité des activités humaines en mouvement, font des communistes, en général, à la fois des réalistes partant de l’état des choses existant et des possibilités en découlant et des ingénieurs-transformateurs potentiel de société au service de tout un chacun, et avec tout un chacun…

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De ces différences de concepts découlent en partie les concepts des possibles et donc des choix à effectuer et des mobilisations nécessaires à les mettre en œuvre.

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L’économie marxiste met en avant les lois-tendance du capital, ses capacité de développement de la production, ses limites de développement de la production, ses maladies de développement d’une production en santé, et la suraccumulation-dévalorisation progressive bloquante du capital inhérente à ce type d’échange A-M-A’, n’existant pas ou que sous forme de prémices dans la société ante-marchande et devant être régulée pour accéder à un processus post-capitaliste guérissant cette maladie de ce type d’échange.

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La formule « suraccumulation-dévalorisation progressive bloquante du capital inhérente à ce type d’échange A-M-A’ » n’est pas qu’une formule, c’est la représentation mentale et verbale d’une réalité malade à laquelle il faut remédier et à laquelle les économistes communistes proposent des remèdes que l’on peut évaluer concrètement à condition d’en prendre connaissance, pour le moins.

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S'ils se trompent peu ou prou, ce n’est pas faute de rechercher et d’agir, ni de faire appel à une mobilisation populaire et du salariat ici et dans le monde pour des actes réparateurs du processus social en crise de croissance et de système social. Par exemple en matière d’Europe, de FMI, de droit du travail etc…

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Pierre Assante, 23 août 2015.

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 21:40
…des réussites et des échecs que l’espoir de la jeunesse peut considérer provisoires et  instructifs pour la suite.

Les maladies de l'humanité, aujourd'hui crise de très forte et rapide croissance (mais en perte de vitesse) avec la révolution scientifique et technique et la mondialisation capitaliste informationnalisée et de très fortes inégalités toujours avec la révolution scientifique et technique et la mondialisation capitaliste informationnalisée, sont ressenties d'une façon d'autant plus menaçantes que les acquis sociaux minoritaires dans le monde sont ici fortement avancés, malgré les reculs de la solidarité sociale.

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La peur de perdre est ici et encore plus forte que le courage et la possibilité d'agir.

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Les "disfonctionnements" sociaux de l'espèce humaine font rage et la folie illusoire de protection totale face aux conséquences évidentes de la destruction relative nationale, européenne et mondiale des solidarités sociales cachent et brouillent les possibilités de forte et suffisante croissance d'actes communs de survie à l'intérieur la crise de croissance.

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Pourtant, de l'intégration uniformisante et quelque peu chloroformante du système, émerge dans le courant de l'histoire des évènements montrant qu'il peut se passer et se passe du positif, du progressiste dans le processus contradictoire que nous vivons.

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Du progressiste, avec des hauts et des bas, des avancées et des reculs, des réussites et des échecs que l’espoir de la jeunesse peut considérer provisoires et instructifs pour la suite : la régulation et le dépassement de la suraccumulation du capital.

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Pierre Assante, 21 août 2015

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 07:00
Pour ceux à qui cet article aurait échappé pendant l'été, "Grèce-Europe : pour un vrai plan B" :

Les événements et la situation se transforment rapidement, mais il n'est pas inutile de revenir sur cet article du 29 juillet 2015,

LIRE SUR CE LIEN :

http://www.economie-politique.org/73424

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 16:58
c’est comme demander à un enfant en croissance de redevenir plus petit...

…Aussi tout en reconnaissant le rôle des gouvernements des pays du Nord de l'Europe, des complicités locales et carriéristes de tous niveaux, dans l’aggravation de la crise européenne au même titre encore plus grand que le rôle de l’impérialisme dominant des "United States" d'Amérique du Nord, et la mise en subalternité des pays de la Méditerranée, opposer leurs peuples c’est diviser la lutte pour une issue à la crise du capitalisme, qui est autre chose de plus qu’une question géographique et du « bien et de mal » et de plus aussi que la crise des maillons faibles, fussent-ils des indicateurs historiques d’importance, la Grèce entre autre.
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Sortir de l’Europe, qui est devenue aujourd’hui un espace pertinent de production et d’échange dans la mondialisation, c’est comme demander à un enfant en croissance de redevenir plus petit.

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Même pour une société qui n’est certes pas un corps humain, mais un corps social formé de corps humains, le remède est pire que la maladie.

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Certes, aussi, les nouvelles générations empruntent des chemins différents, aussi dangereux et surprenants par leurs inventivités et leurs erreurs conjointes, intuitions et sciences mêlées, que ceux des vieilles générations, et que les vieilles générations ont du mal à comprendre, malgré et à cause de leur expérience. Chemins et expériences différentes sur le temps bref, mais comportant des itinéraires communs sur le temps long de l’histoire et du processus humain…

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Dans l’itinéraire commun, il y a tout au long de la période capitaliste, en deçà et au-delà de la société marchande, et du processus continu d’humanisation, du travail producteur des biens nécessaire à la vie et de la connaissance en miroir de la propre activité humaine, la question de la régulation et de la sortie de la suraccumulation-dévalorisation du capital (c’est ça la crise, en dernière instance) inhérente à l’échange Argent-Marchandise-Argent plus…

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Pierre Assante, 21 août 2015

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 09:54
Yilian CANIZARES. Voix, Violon.

Yilian CANIZARES

ECOUTER

Sur ce lien ici et:

https://www.youtube.

com/watch?v=8qzCA-zRzeU

ET LIRE

Sur ce lien ici et :

http://www.humanite.fr/

yilian-canizares-la-perle-de-cuba-580101

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  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
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