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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 17:05
Vous trouverez ci-dessous une tribune de Pierre Laurent, dans Libération,  répondant à l'analyse de Laurent Joffrin sur la crise grecque.  En vous souhaitant bonne lecture,

Bonjour

Vous trouverez ci-dessous une tribune de Pierre Laurent, dans Libération,

répondant à l'analyse de Laurent Joffrin sur la crise grecque.

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En vous souhaitant bonne lecture,

lundi 17 août 2015 à 17:56

Révisez vos leçons !

Pierre Laurent interpelle Laurent Joffrin à propos de son analyse de la crise grecque.

En annonçant à la une de Libération du 11 août un grand dossier sur «les leçons de la crise grecque», votre journal a fait une promesse à ses lecteurs qu’il n’a absolument pas tenue. Votre dossier et l’analyse introductive que vous signez ne tirent aucune leçon de l’expérience grecque de ces huit derniers mois. En tout cas aucune de celles que devrait logiquement tirer quiconque se réclame de la gauche. Une fois de plus, vous faites totalement fi de la position réelle et maintes fois exprimée d’Aléxis Tsípras. Cherchant en fait à justifier la politique d’austérité menée en France par François Hollande, vous présentez sa décision de signer l’accord qui lui a été imposé comme un reniement à ses promesses démagogiques, la reconnaissance par lui-même que rester dans l’euro vaut bien «une certaine dose d’austérité» et qu’il aurait mieux valu l’admettre tout de suite plutôt que de «jouer au poker avec l’avenir de la Grèce». Ainsi, selon vous, Aléxis Tsípras pourrait maintenant être soutenu parce qu’il s’est converti au réalisme d’une austérité qu’il combattait hier. Cette position est l’exact contraire de celle qu’a exprimée le Premier ministre grec, le 29 juillet dans une longue interview à la radio hellénique Sto Kokkino, dont seule l’Humanité a publié la traduction intégrale. Je cite : «Nous avons tenté, dans des conditions défavorables, avec un rapport de forces difficile en Europe et dans le monde, de faire valoir la raison d’un peuple et la possibilité d’une voie alternative. Au bout du compte, même si les puissants ont imposé leur volonté, ce qui reste c’est l’absolue confirmation, au niveau international, de l’impasse qu’est l’austérité.»Si réalisme il y a, on le voit, c’est celui de la lucidité face au rapport de forces et aux conditions draconiennes de l’accord qui a été imposé à la Grèce. La transparence avec laquelle Aléxis Tsípras conduit son combat est d’ailleurs une belle leçon de démocratie.

Alors, pourquoi avoir signé, quand vous nous dites, monsieur Joffrin, qu’il ne tenait qu’à Aléxis Tsípras d’écarter ce chantage «en négociant un Grexit temporaire et ordonné que lui proposaient ses interlocuteurs allemands» ? Précisément, parce que le Grexit, souhaité de bout en bout par le gouvernement allemand, aurait signifié une faillite catastrophique pour les couches populaires en Grèce. La décision revancharde de contraindre à la fermeture des banques, prise par l’Eurogroupe à la veille du référendum, préparait le terrain au Grexit et à la liquidation politique du gouvernement Tsípras. Sait-on suffisamment que les Allemands ont été les plus zélés à proposer un Grexit dit «ordonné» de la Grèce, en gros un accompagnement musclé vers la sortie ? Ceci dit, Aléxis Tsípras reconnaît lui-même que la Grèce a dès lors été enfermée dans un «dilemme coercitif». En acceptant, contraint, les conditions draconiennes de l’accord, c’est donc en quelque sorte maintenu dans la prison de l’austérité que Tsípras a décidé de continuer à mener le combat, parce que le choix alternatif du Grexit n’était pas celui de la liberté mais celui du condamné à mort. Reconnaissant le caractère douloureux de ce compromis, il a souligné combien il s’agissait «d’une victoire à la Pyrrhus de nos partenaires européens et de nos créanciers». Nous sommes donc loin, convenez-en, d’un ralliement à l’austérité.

Dans ce combat inégal, la Grèce a également marqué des points. Au plan politique, en élevant le niveau du débat sur la viabilité des politiques d’austérité et la soutenabilité de la dette dans toute l’Europe. Le gouvernement grec a ouvert une voie vers laquelle nous devrions désormais tous pousser. Au plan économique, en obtenant 83 milliards de financement sur trois ans là où le compromis d’avant-référendum avec les mêmes mesures d’austérité n’assurait que 10 milliards sur cinq mois. Il y a quelques jours encore, les Allemands plaidaient plutôt pour un «prêt relais» qu’un accord de financement durable en échange du plan d’austérité.

Dans ces conditions, le devoir d’une gauche digne de ce nom n’est pas de prétendre soutenir Tsípras en vantant son imaginaire ralliement à l’austérité, ce qui reviendrait à le soutenir comme la corde soutient le pendu, mais de le soutenir vraiment en élargissant le front de lutte européen contre l’austérité, pour des financements allant à la création d’emplois et de richesses, aux services publics et non plus à l’enrichissement des créanciers, pour la restructuration européenne de la dette. L’engagement de la France dans ce combat s’avérerait immédiatement décisif, quand on voit ce que celui de la Grèce, seule et isolée, a déjà fait bouger dans les consciences.

C’est là que votre responsabilité, cher Laurent Joffrin, et celle du gouvernement français sont gravement engagées. Jusqu’à quand allez-vous plaider des vieilles lunes qui condamnent chaque jour un peu plus l’idée européenne dans la tête de millions d’Européens plutôt que de regarder vers l’avenir d’une nécessaire refondation démocratique et sociale en Europe ? Le débat sur la fédéralisation accrue de la zone euro est une fausse fenêtre car elle esquive encore une fois le fond du problème : la nature des politiques mises en œuvre. La voie ouverte par les Grecs place la barre plus haut : reconquérir le pouvoir confisqué en Europe par les marchés financiers avec la complicité des gouvernements de la zone euro pour le rendre aux peuples et à leurs choix souverains. Nations et Europe ne s’opposent pas si la règle démocratique d’une Europe à géométrie choisie remplace celle d’une Europe régie par la loi du plus fort. Tout votre dossier est traversé une nouvelle fois par cette fausse opposition qui expliquerait tout : les pro-Européens d’un côté, les souverainistes de l’autre. Votre analyse date, cher Laurent Joffrin. Aujourd’hui, les tenants de l’ordre libéral en Europe et les partisans du retour au choc des nationalismes sont les deux protagonistes d’une même impasse mortifère. L’avenir appartient à ceux qui feront le choix d’une refondation sociale et démocratique de l’Europe. Aléxis Tsípras et les siens, avec les forces de la Gauche européenne que je préside, mènent ce combat. C’est le seul combat d’avenir pour les forces de gauche en Europe.

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 08:19
.Photo Santa Chiara Assisi
.Photo Santa Chiara Assisi

à B.....,

Dans la peinture figurative, l’objet concret est représenté sous son apparence extérieure.

Mais cette apparence extérieure n’est pas l’objet lui-même mais une représentation dans laquelle l’artiste fait entrer et apparaitre sa propre vision.

Une photo elle-même n’est pas l’objet lui-même, et le photographe choisit la forme de représentation qui va exprimer sa vision.

Mais qu’en est-il de la peinture abstraite ?

Je vais employer une métaphore pour expliquer ce que représente pour moi une œuvre abstraite, mais bien sûr ce ne sera qu’une métaphore et non une analyse artistique profonde ni savante :

Lorsque l’on place des électrodes sur le crâne d’un pianiste, les courants électriques captés peuvent fournir une image du cerveau et de ses activités, les parties mises en fonction intense et leurs divers mouvements liés en aller-retour avec la fonction conjointe des mains et du cerveau. On pourrait imaginer qu’avec un perfectionnement des capacités d’investigation du cerveau, l’on puisse avoir une image en mouvement beaucoup plus approfondie indiquant tout ce qui s’y passe, en matière de sensations, de sentiments, de vision, d’interprétation…

….c’est ce que fait en quelque sorte le peintre non figuratif, abstrait : intuitivement, l’image qu’il construit tente de représenter ce qui se passe dans son cerveau lorsqu’il interprète sa vision de l’objet et des sentiments qu’il en éprouve, y compris en aller-retour entre l’objet, sa vision et sa construction picturale en mouvement, du moins je crois.

Mais finalement n’est-ce pas la même chose qui se passe dans la peinture abstraite comme dans la peinture figurative. Il s’agit de deux formes d’abstraction dans deux formes de représentation, l’abstraction stricto sensu étant le choix du peintre.

En voyant tableaux évocateurs de B....., voilà ce qu’il m’est venu à l’esprit .

Pierre Assante, Assisi, le 15 août 2015.

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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 23:12
QUAND ON PARLE DE SOLON : A propos des évènements qui se succèdent concernant la crise Grecque dans la crise européenne aujourd’hui, voici deux articles anciens de ce blog...

A propos des événements qui se succèdent concernant la crise Grecque dans la crise européenne aujourd’hui, voici deux articles anciens de ce blog. Entre autre sur la constitution de Solon, le « juste milieu », et l’effacement des dettes des paysans pauvres qui devaient se vendre (ou vendre leurs enfants) comme esclaves pour les rembourser, quelques siècles avant Jésus Christ. Crise des dettes et son issue provisoire qui ont donné naissance à un système démocratique révolutionnaire très avancé, bien que dans la société esclavagiste et la mondialisation méditerranéenne marchande de l’antiquité, et ses limites évidemment. En un siècle, Solon et Clisthène et la population grecque ont imaginé des cas de conflits à résoudre en en sortir par le haut, dans la situation historique propre de l’époque. Rappel.

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Sur ces liens :

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http://pierre.assante.over-blog.com/article-solon-la-theorie-du-juste-milieu-la-politique-aujourd-hui-et-la-crise-qui-se-poursuit-108056850.html

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http://pierre.assante.over-blog.com/article-grece-constitutions-de-solon-et-de-clisthene-naissance-developpement-et-decadence-d-une-democrati-122812359.html

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 18:19
ORVIETO, 12 août 2015....ALORS, COMMENT SE FAIT-IL que les acteurs politiques et les intellectuels « en vue » en tout cas ceux qui  souhaiteraient honnêtement mobiliser la population pour agir collectivement vers une sortie de crise, COMMENT SE FAIT-IL que dans leur effort de rassemblement, d’action démocratique, ils ne répondent pas aussi à la crise économique par des propositions, des SOLUTIONS ECONOMIQUES vers la sortie de la crise économique ????...Les figures, les images que l’on peut abstraire de la réalité ne sont pas cette réalité dont elles sont abstraites...

Les figures, les images que l’on peut abstraire de la réalité ne sont pas cette réalité dont elles sont abstraites, mais une autre réalité qui nous permet plus ou moins en santé de survivre, et en survivant, de se développer : ce sont des figures, des images que nous abstrayons de la réalité qui nous permettent de produire les biens nécessaires à notre existence, les subsistances « physiques et morales » de notre survie.

Si l’on s’accorde à dire que l’humanité traverse une crise d’une importance inédite, la vision et la raison de la crise nous apparaissent sous diverses formes bien qu’elle soit unique tout en touchant l’ensemble des activités humaines.

Une évidence pour moi, la crise est une crise de croissance de l’humanité.

Une évidence pour tous, dans la crise générale, la crise de l’économie se manifeste en dernière instance dans toutes les activités humaines, handicapant la production des biens nécessaires à la vie humaine et la stérilisant en partie.

ALORS, COMMENT SE FAIT-IL que les acteurs politiques et les intellectuels « en vue » en tout cas ceux qui souhaiteraient honnêtement mobiliser la population pour agir collectivement vers une sortie de crise, COMMENT SE FAIT-IL que dans leur effort de rassemblement, d’action démocratique, ils ne répondent pas aussi à la crise économique par des propositions, des SOLUTIONS ECONOMIQUES vers la sortie de la crise économique ????

IL FAUT CROIRE que la tradition démocratique populaire comme savante n’est pas (encore ?) capable de dépasser son incompétence (relative ?) en matière d’économie mondialisée et informationnalisée, du local au global, de gestion et de production des biens nécessaires à la vie humaine ici et maintenant, laissant ainsi à la classe dominante le soin de poursuivre la suraccumulation-dévalorisation du capital, maladie du système.

Des propositions, la COMECO en fait, très sérieuse et très élaborées à partir de la réalité d’aujourdhui, et à mettre en œuvre de façon progressive et radicale et ce blog et le site d’ECONOMIE & POLITIQUE les présentent. Ne pas les ignorer par principe, c’est ce que je propose à ceux qui ne les connaissent pas….

Pierre Assante, Orvieto, le 13 août 2015

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 11:32

"...Et toi interrogea Manfred, as-tu foi en l'homme ?...Je lui au fait passer un mot : dis enfin quelque chose. Je voudrais n'avoir jamais écrit ce papier où je lui demandais de l'aide..."

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Que diront Manfred, ses enfants et ses petits-enfants, 55 ans après ? (Nous ne sommes pas encore tout à fait arrivés à ces proches années vers 2016-2023, ni aux effets immédiats et à plus long terme des évènements d'aujourd'hui... (P.A.)

 

Christa WOLF. "Le ciel divisé" 1963. Réédition La Cosmopolite.Stock. 2009

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 14:51
ARTS, littérature, esthétique, crise de sur-accumulation du capital, régulation progressive et radicale....

Quand les classes dominantes ont pris conscience du fait que l’être humain possède la capacité de penser, elles se sont attribué cette propriété en première instance, sans penser que confier par contrainte le soin des « besoins physiques » de leur corps aux classes subalternes handicapait ces dernières et en dernière instance elles-mêmes, dans le temps imparti au développement des concepts savants.

D’autant que les couches savantes se consacrant à « l’abstraction » leurs sont elles aussi soumises.

Lorsqu’on considère les comportements gouvernementaux, ici et maintenant, particulièrement les gouvernements des impérialismes et de l’impérialisme dominant, il est évident que nous ne sommes pas sortis de la société de classe et de la division du travail et donc de la pensée, contradiction qui en même temps ne peut encore « fonctionner » que dans l’unité de la pensée individuelle et sociale dans ses contradictions (tautologie nécessaire).

C’est si vrai que le voile mis sur la production des biens nécessaires à la vie humaine au profit des choix esthétiques et de consommation de classe fait partie de l’ensemble des conditions d’exploitation marchande, capitaliste, impérialiste, et que la maladie sociale qui en résulte touche toutes les classes sociales, dominantes comme subalternes. Cette constatation ne met pas en cause la valeur de toute création humaine, même dans les conditions de contrainte de classe, car aucune contrainte de classe n’est en capacité d’annihiler les conditions de la création humaine sans laquelle il ne peut y avoir d’activité humaine.

Mais la crise rend évident que la pensée savante est indissoluble et dépendante de la pensée productrice, comme le corps humain et la pensée et la société et les composantes relativement autonomes du mouvement, du processus humain, forment un mouvement unique : que la pensée productrice échappe à un moment donné puis définitivement (si le processus d’hominisation se poursuit) au contrôle des classes dominantes est donc dans l’ordre des choses possibles et nécessaires et c’est le signal de l’obsolescence d’un système de production et d’échange dépassé et à dépasser.

Si la classe dominante s’attribue en première instance la capacité de penser, c’est bien l’activité du producteur, et donc l’économie, y compris en situation de dominé qui détermine en dernière instance le processus humain.

A travers le crise de sur-accumulation du capital attachée au système, la littérature de ces dernières années depuis 2008 (entre autre qulques prix Goncourt), et même de ces derniers mois redécouvre les contradictions du système, mais il faudra attendre encore un peu pour que cette découverte romancière atteigne les rivages d’une régulation progressive et radicale qui transforme la finance, les banques et les institutions financières en simple outil des choix de production et d’échange en fonction des besoins émergeant démocratiquement, de leur développement et leur complexification physique et symbolique dans leur même mouvement.

La lisant, je fais ce constat avec plaisir, et c’est dans la redécouverte du corps et sa libération des contraintes de la morale de classe que la littérature ouvre l’esprit à la réflexion et à la jouissance individuelle et sociale dans son unité, que ce soit sous une forme « figurative » et-ou « abstraite » qui suggère des mouvements de raison et de sentiments conscients et inconscients, normalisés et dans le mouvement de dé-normalisation----re-normalisation du quotidien et du prospectif, de l’utopie opérationnelle et du besoin de santé processuelle.

Le corps est rendu au corps, le corps-soi au corps-soi et c’est bien par la restitution de la pensée à la société par la suppression des classes dominantes s’attribuant les choix comme les valeurs à partir de la valeur d’échange marchand que « l’opération » peut avoir lieu.

Et cette constatation artistique et littéraire va de pair avec une convergence en marche des économistes vers une régulation échappant progressivement et graduellement à la suraccumulation du capital, mouvement qui se constate progressivement aussi dans la presse (ici aussi en Italie, entre autre dans Il Manifesto, mais pas seulement) , la presse de transformation sociale et les mouvements et partis de transformation sociale en premier lieu évidemment.

Pierre Assante, Assisi, 8 août 2015

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 05:16
1° août, d’Italie, Assisi, cité de Francesco, j'entends......Cet Article est une brève réflexion en 2 points :  A) Développement inégal et capitalisme.  B) Euro, crise de suraccumulation du capital et solutions. Ecrit rapidement et sur un petit écran, pour répondre à des arguments du moment, cet article contient sans doute des fautes...  Merci de me les signaler éventuellement, si le coeur vous en dit......

Cet Article est une brève réflexion en 2 points :

A) Développement inégal et capitalisme.

B) Euro, crise de suraccumulation du capital et solutions.

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D’Italie, Assisi, cité de Francesco, j'entends l’écho de l’affront ressenti par les pays de la Méditerranée de la part des gouvernements des pays de l’Europe du Nord.

Ceci évoque la nécessité d’un nouveau « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme » mis à jour dans la situation d’aujourd’hui : la mondialisation capitaliste informationnalisée, généralisée.

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A) Et peut-être devrions nous revenir un peu sur l’histoire de la mondialisation, de la Grèce et la Méditerranée antique par exemple, en passant par la « conquête » de l’Amérique, l’imprimerie, les techniques de la Renaissance et les prémices du capitalisme, jusqu’à notre temps, la mondialisation capitaliste informationnalisée avec ses techniques, la communication internet entre autre, ses institutions politiques et financières « doublement harmonisées » dans le sens de l’échange en capital productif (de profit autonome des besoins humains) et en dernier ressort dans la complexité et l’alea des processus, ses moyens de production et d’échange etc. dans la diversité des développements inégaux.

Des journalistes des grands médias italiens découvrent comiquement l’Italie « grecque » et l’Italie « romaine », et en particulier que le % du PIB de l’Italie du sud avoisine celui de la Grèce. Ils semblent n’avoir rien compris à cette réalité :

  1. La pesanteur d’une grande civilisation ne favorise pas une « adaptation » à un nouveau mode de production né dans des circonstances différentes.
  2. Les « retards » pris sont un handicap de longue durée, séculaire, car le capital s’investit d’abord dans ses « zones » de premier développement où il trouve les meilleures conditions de poursuite de développement et de profit, puis dans les zones de main d’œuvre la plus rentable, ce qui a été le « pari » de la Chine par exemple, qui a utilisé ces lois de l’investissement du capital.

Le « Midi » méditerranéen français a eu la chance d’hériter partiellement mais fortement du développement du capitalisme de l’Europe du nord à travers la révolution française qui est un événement humain de l’importance de la révolution athénienne et des constitutions de Solon et Clisthène, même si l’une et l’autre révolution avaient leur limite de classe, la française ayant aussi bénéficié ensuite du développement du mouvement ouvrier et une longue intervention de l’homme producteur au niveau national et international.

Tout ce qui s’est passé en France, est marqué par ce passé, et le rôle parisien en particulier (sans en faire un jugement hiérarchique) des classes sociales dominantes comme subalternes, politiquement, géographiquement et économiquement en témoignent. Les « régionalistes » conséquents (dont j’espère faire partie… ?) devraient s’en rappeler et en tenir compte dans leur revendications particulières.

Aussi tout en reconnaissant le rôle des gouvernements des pays du Nord dans l’aggravation de la crise européenne au même titre encore plus grand du rôle de l’impérialisme dominant des E.U et la mise en subalternité des pays de la Méditerranée, opposer leurs peuples c’est diviser la lutte pour une issue à la crise du capitalisme, qui est autre chose de plus qu’une question géographique et de « bien et de mal » et de plus aussi que la crise des maillons faibles, fussent-ils des indicateurs historiques d’importance, la Grèce entre autre.

Certes, une réforme du système monétaire européen basée sur l’égalité entre composants de l’Europe et tenant compte du développement inégal est indispensable. Mais il ne faut pas oublier que le rôle du DOLLAR est double : celui de l’Euro en tant que création hors sol en tant que monnaie internationale, et celui national en tant que monnaie nationale, cumulant ainsi la contradiction de l’euro et sa propre contradiction de domination et de limite dans l’outil d’échange nécessaire au développement solidaire des besoins humains dans leur variétés et complexités évidentes.

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B) Une réforme du système monétaire est indissoluble d’une réforme économique radicale et progressive. Sortir de la loi de suraccumulation du capital, qui est au cœur de la crise, par une réorientation du crédit et des investissements en est l’outil : c’est aussi l’outil d’une sortie radicale et progressive du système capitaliste à la fois avancé et obsolète.

Sortir de l’Europe, qui est devenue aujourd’hui un espace pertinent de production et d’échange dans la mondialisation, c’est comme demander à un enfant en croissance de redevenir plus petit. En même temps vouloir effacer les éléments historiques de cette croissance, nations, cités etc. et leur entité constituée et en mouvement, c’est comme vouloir effacer les organes du corps.

Certes, la métaphore a ses limites, mais sa symbolique me semble tout à fait juste à condition de ne pas en rester au corps mais d’arriver jusqu’au concept de société mondialisée et informationnalisée qui est notre réalité de vie quotidienne et sur laquelle poursuivre un processus en santé par des choix correspondant au développement des besoins humains en santé.

Ce n’est pas la mondialisation qui est en cause, mais la mondialisation capitaliste qui s’oppose à la coopération et aux solidarités générales et particulières.

Opposer mentalités et développements de la Méditerranée et du « continent », du sud et du nord c’est leur attribuer une mentalité naturelle mythique, c’est ignorer l’histoire des pesanteurs historiques, entre autre de la méditerranée et de l’Europe dans le processus mondial, opposer nord et sud c’est affaiblir la solidarité anticapitaliste et de construction radicale, progressive, coopérative : solidaire « physiquement et moralement » dans le mouvement commun…..

Pierre Assante, Assisi,1er août 2015

Ecrit rapidement et sur un petit écran, pour répondre à des arguments du moment, cet article contient sans doute des fautes...

Merci de me les signaler éventuellement,si le coeur vous en dit.

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(1) Voir sur ce blog l'article " La bataille de classe moderne s'est déplacée " , par Frédéric BOCCARA, Yves DIMICOLI, Denis DURAND

1° août, d’Italie, Assisi, cité de Francesco, j'entends......Cet Article est une brève réflexion en 2 points :  A) Développement inégal et capitalisme.  B) Euro, crise de suraccumulation du capital et solutions. Ecrit rapidement et sur un petit écran, pour répondre à des arguments du moment, cet article contient sans doute des fautes...  Merci de me les signaler éventuellement, si le coeur vous en dit......

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 07:08
MANIF MUNICH CONTRE PEDIGA. phot. A.D.RICCI
MANIF MUNICH CONTRE PEDIGA. phot. A.D.RICCI

Alors que de plus en plus d’étrangers essayent d’entrer en Allemagne, un nouveau front conservateur et réactionnaire anti-immigré prend forme au sein du système politique allemand. Nom de code ? PEGIDA pour « Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident ». Même si ses membres s'éparpillent, son dirigeant Lutz Bachmann reste à bloc.

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LIRE LE SUITE ICI

http://www.cafebabel.fr/politique/article/pegida-en-allemagne-la-couleur-des-pressentiments.html

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 00:47
La bataille de classe moderne s'est déplacée. Texte de janvier 2015.

L'Humanité, janvier 2015.

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 12:50
• EUROPE : Six économistes décryptent le mauvais plan imposé à la Grèce. Les analyses de Frédéric Boccara (PCF), Michel Husson (IRES), Nasser Mansouri-Guilani (CGT), Catherine Mathieu (OFCE), Dominique Plihon (Paris-XIII, ATTAC), Henri Sterdyniak (Economistes Atterrés), dans l'Humanité du 20 juillet 2015.

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• EUROPE : Six économistes décryptent le mauvais plan imposé à la Grèce. Les analyses de Frédéric Boccara (PCF), Michel Husson (IRES), Nasser Mansouri-Guilani (CGT), Catherine Mathieu (OFCE), Dominique Plihon (Paris-XIII, ATTAC), Henri Sterdyniak (Economistes Atterrés), dans l'Humanité du 20 juillet 2015.

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Voici le décryptage de Frédéric BOCCARA ci-contre à gauche :

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 03:54
------Philippe HERZOG. 1982------
------Philippe HERZOG. 1982------

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UNE RÉFLEXION

NOUS RAMENANT À 1982,

POUR L’ACTION,

ET PAS SANS RAPPORT AVEC

LA CRISE EUROPÉENNE

DE 2015 :

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Extrait de « L'économie nouvelle à bras le corps », Philippe Herzog, Messidor, 1982. Ecrit dans les débuts du gouvernement socialiste à participation communiste de 1981 dans le sillage du « Programme Commun » de 1972 :

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« …les communistes ont beaucoup apporté. Notre influence dans les premières réformes des structures de 1981-82 a été considérable. Nos effort pour aider les gens à utiliser leurs droits, à prendre l’initiative pour lutter contre la crise, sont importants….J’estime que nous avons réalisé une avancée scientifique considérable avec l’analyse de la crise et la formulation des propositions de gestion et de politique économique pour en sortir…Certes le gros du développement reste à faire…

….Le retard du mouvement ouvrier et du monde du travail à s’impliquer dans les questions économiques sont considérables…

….Trop souvent, quand on veut avancer ces questions, on entend : « C’est trop compliqué ». Qu’il faille simplifier, j’en suis convaincu. Entraidons-nous à simplifier. Mais ne nous dérobons pas à avancer…

….S'il y a un renouvellement considérable du marxisme en économie, que nous prétendons avoir bien engagé, sous l’impulsion de Paul Baccara, son renouvellement dans les domaines anthroponomiques reste à accomplir…

…En rapport avec toutes ces difficultés, la droite mène une contre offensive… »

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Je n’ai pas partagé l’option de Philippe Herzog sur le vote OUI au TUE de 1992, qui n’a pas été sans conséquences en matière de dérives « utilitaires, possibilistes » (non honteuses mais préjudiciables à mon avis, mais « qui suis-je pour juger ? ») : ce vote OUI a pris à contre-pied le sain mouvement d’opposition du NON à l’austérité et la politique de la Commission Européenne, de plus dans la confusion des mélanges de genre, souverainistes et d’extrême droite fascisante.

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Mais je partage sa réflexion en tête de cet article sur la nécessité pour le mouvement ouvrier et populaire de la recherche savante et populaire de l’action de gestion, et pas seulement de contestation des politiques libérales et de revendication.

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La voie de la transformation du système social de recherche du profit capitaliste à substituer par un système de satisfaction des besoins humains passe par la gestion transformatrice de la production et de l’échange par les salariés, la population, l’homme producteur.

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Pierre Assante, 15 juillet 2015.

 

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 00:02
Pourra-t-on dire cela ?

Pourra-t-on dire cela ?

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Le socialisme, processus transitoire entre la société marchande dans tous ses états et son processus général et capitaliste mondialisé-informationnalisé, et la société du communisme démocratique développé, d’abondance suffisante à son développement ce sera :

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1) Les droits de l’homme producteur dans et pour la libre et saine cohérence de la personne avec et dans l’entité de production et d’échange locale et globale.

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2) Le contrôle du développement sain des techniques et de l’organisation du travail en en permettant l’usage sain correspondant au processus de développement des besoins humains et de la production et de l’échange correspondants.

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3) Le contrôle et l’usage des flux du capital, symbole contractuel de l’activité concrète de production des biens nécessaires à la vie humaine qui permette le 1 et le 2.

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Les trois éléments de cette cohérence saine fonctionnant non séparément mais en un seul processus de développement « corrigeant » par le développement les inégalités de développement au fur et à mesure de la production de ces inégalités de développement.

La conscience individuelle et collective après coup mais aussi en prospective du processus inconscient étant l’outil premier du développement, l’humain et la société humaine étant un processus de la conscience de la nature sur elle-même

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Pierre Assante, 21 juillet 2015

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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 18:54
Francis Wurtz
Francis Wurtz

Francis Wurtz. Grèce : « Transformer l’indignation en arguments »

Personnalité politique respectée ayant siégé des décennies comme Député européen, Francis Wurtz s’exprime sur les questions soulevées par l’accord signé par la Grèce.

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Député européen de 1973 à 2009, le communiste Francis Wurtz a présidé le Groupe parlementaire de la gauche unitaire et participé à la création du parti de la gauche européenne.

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La Marseillaise. Votre analyse sur l’accord et les raisons qui ont poussé Alexis Tsipras à l’accepter ?

Francis Wurtz. La principale nouveauté par rapport aux négociations qui s’étaient déroulées jusque là est que les dirigeants allemands avaient décidé de bouter la Grèce hors de la zone euro. Cela a été dit, même habillé grossièrement par une suspension provisoire. Ce qui a provoqué de fortes oppositions, pour des raisons diverses, certains étant surtout motivés par la peur des conséquences qu’un Grexit aurait sur un plan financier comme politique. Face à cette opposition, les dirigeants allemands ont cherché à obtenir cette sortie en imposant des conditions insupportables. Un choix terrible pour Alexis Tsipras sachant que le système bancaire grec n’avait, pour seule source de financement, que les emprunts auprès de la BCE. Refuser l’accord, c’était voir couper le dernier robinet de crédit. Je n’ai aucun doute sur le fait qu’Alexis Tsipras a été horrifié par ce qu’il a signé, il a d’ailleurs dit avec loyauté et franchise qu’il ne croyait pas à cet accord. Mais il n’a pas voulu prendre la responsabilité historique de jeter son pays dans une catastrophe inimaginable.

La Marseillaise. A gauche, certains comme Jacques Sapir, Lordon ou encore le nobel Krugman pensent cependant que rester dans l’euro n’est pas la solution ?

Francis Wurtz. Le statu quo dans la zone euro est aujourd’hui impossible. Il faut mener un combat pour changer en profondeur les règles d’un euro qui n’est pas fatalement un outil de vengeance au service des puissances. Il faut s’appuyer sur l’émotion ressentie par la population face à l’attitude des dirigeants allemands instrumentalisant l’euro dans le but politique d’en finir avec la première expérience politique alternative en Europe. Par exemple, la BCE a un formidable pouvoir : celui de créer de la monnaie à partir de rien. Elle s’en est servi à hauteur de 1.140 milliards d’euros mais au service des banques. Imaginons ce que cela pourrait donner si cela se faisait au service de la Grèce ? Une union monétaire solidaire est possible, même si ce n’est pas le cas aujourd’hui.

La Marseillaise. Ce qui s’est passé montre cependant un processus antidémocratique et suscite une question : l’Europe est-elle réformable de l’intérieur ?

Francis Wurtz. Il faut passer par des ruptures fondamentales, ce sont les fondements de classe qui sont dans les traités que nous devons combattre. La Grèce était malheureusement le pays le plus mal placé pour faire basculer le système, ayant un poids modeste et étant très fragilisé par son endettement. Mais ce qu’elle a fait a ouvert la voie. Ce n’est pas comme ce qui s’est passé contre le projet de constitution qui était un coup de boutoir des populations. Là, il y avait un gouvernement clairement mandaté, massivement soutenu. Un des premiers enjeux est de rompre avec ce non-respect de la souveraineté populaire. Mais pour y parvenir, il faut rassembler les forces. Affirmer qu’il suffit de désobéir à Bruxelles est trop léger. Il faut établir un rapport de force, se trouver des alliés. C’est pour cela que nous avons créer le parti de la gauche européenne, pour faire du lien entre les partis politiques et les mouvements sociaux qui contestent ces règles. Il ne faut pas en rester à cette indignation, légitime, très forte dans beaucoup de pays y compris en Allemagne où un sondage vient de montrer que 62% de la population ne voulait pas d’un Grexit. On doit la transformer en argument.

La Marseillaise. Le soutien à la Grèce a-t-il été à la hauteur ?

Francis Wurtz. Il y a eu de belles prises de position, y compris en Allemagne où la fédération de tous les syndicats a clairement pris partie, et dès le début, en faveur de Syriza, de beaux rassemblements comme durant le forum européen des alternatives à Paris. Mais compte-tenu de l’enjeu crucial que représente la victoire de Syriza pour nous tous, de la férocité de ceux qui tiennent le manche, le mouvement de solidarité n’a pas été suffisant et il faudra en tirer la leçon.

La Marseillaise. Les nationalismes sont aussi présentés comme guettant une sortie de l’euro et de l’Europe ?

Francis Wurtz. Si on ne se bat pas pour éviter la destruction de l’Union européenne, le revers est effectivement le nationalisme. Crise, concurrence, absence de perspective… tous les ingrédients sont là. Ce n’est pas le moment d’aller vers le chacun pour soi, ce serait aller vers un danger mortel. Il faut une union des peuples, il faut se battre ensemble pour créer les conditions des ruptures nécessaires, rassembler pour construire des alternatives. En face, les positions sont extrêmement défensives. Ils ont compris le danger que représentait la réussite de Syriza dans une opinion publique qui s’éloigne toujours plus des institutions européennes. Il y a un divorce. Je ne vois pas comment désormais ils pourront justifier leur pouvoir avec des références mielleuses dans les traités foulées du pied chaque jour.

La Marseillaise. Cette crise grecque a aussi vu l’expression de l’opposition de peuples du nord, pauvres, pressurisés par l’austérité ?

Francis Wurtz. C’est le principe absolu des réactionnaires : monter les pauvres contre les pauvres. Un syndicaliste le vit dans son combat dans son entreprise, le militant politique dans son pays, là on l’a vu à l’échelle européenne. Il faut se battre contre cela et expliquer : la solidarité avec les uns ne se construit pas contre les autres. Le problème n’est pas celui qui est un peu moins pauvre, mais celui qui monopolise le pouvoir et impose ces politiques régressives. Et au-delà des pauvres de l’Est et du Sud, la tentation est grande d’opposer plus globalement le nord et le sud. Malgré la formule d’union européenne, le danger est celui d’une désunion européenne.

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Entretien réalisé par Angélique Schaller, La Marseillaise, le 17 juillet 2015

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Sur le blog de Marie Françoise Palloix

A partir de l’article du journal LA MARSEILLAISE.

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SUR CE LIEN :

https://corvasce.wordpress.com/2015/07/17/francis-wurtz-grece-transformer-lindignation-en-arguments/

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 07:36
IL Y A UNE QUESTION ESSENTIELLE A PARTIR DE LAQUELLE AVANCER VERS LA SOLUTION DE LA CRISE, à dire et à redire patiemment, et à HURLER, twister, raper, slamer, s’il le faut : Tous les débats économiques qui éludent cette question de fond qui est LA CRISE DE SURACCUMULATION DU CAPITAL, ne peuvent que se heurter à leur propres limites.

IL Y A UNE QUESTION ESSENTIELLE A PARTIR DE LAQUELLE AVANCER VERS LA SOLUTION DE LA CRISE, à dire et à redire patiemment, et à HURLER, twister, raper, slamer, s’il le faut :

Tous les débats économiques, qu’ils viennent des gestionnaires du capital, comme d’une encore trop grande partie du mouvement dit anticapitaliste, et qui éludent cette question de fond qui est LA CRISE DE SURACCUMULATION DU CAPITAL, ne peuvent que se heurter à leur propres limites.

LA CRISE DE SURACCUMULATION DU CAPITAL est congénitale au mode d’échange et à la circulation capitaliste des biens nécessaires à la vie et que l’économie marxiste a décrite et résumée dans la formule Argent---Marchandise---Argent plus (A-M-A’).

De la part des gestionnaires du capital, y compris lorsqu’ils sont conscients de la nature de la crise, quoi de plus normal que de cacher cette nature de la crise et brouiller les cartes sur la nature de la crise.

Ce n’est pas pour le plaisir savant ou pédant que donner une formule de la crise, A-M-A’, c’est l’essentiel pour résoudre la crise.

L’imbrication économique et politique mondiale ne permet pas de stopper brutalement quelque phénomène que ce soit lié aux échanges nécessaires à la vie. Nous ne sommes plus dans une économie agricole circonscrite à une région du monde, économie agricole pouvant redémarrer après une crise de famine par exemple, redémarrer sur la base des savoirs et savoirs faire locaux agricoles accumulés d’une communauté restreinte.

Nous avons du mal à imaginer la complexification de l’économie, et même de la symbolique sur l’échange monétaire par exemple, la dépendance étroite de chaque geste local sur l’état du "fonctionnement" global du monde.

Pourtant un progrès de la conscience sur l’état du monde est indispensable pour apaiser les dangers que la crise qualitative de croissance de l’humanité dans laquelle nous vivons aujourd’hui fait peser sur notre vie, particulièrement la question de la contradiction entre la suraccumulation du capital et les besoins humains qui se développent et ne trouvent pas de solution en SANTE.

Il s’agit de remédier à la crise de suraccumulation du capital par des mesures graduelles et radicales détournant une part croissante, régionalement et mondialement, de la circulation A-M-A’ afin de réduire la part de cette circulation qui va vers la suraccumulation, au profit d’une part croissante qui aille vers les besoins.

Une réforme et création de fond (au double sens du mot fond) politiquement assurée peut aller dans ce sens.

C’est ce que préconise une théorie de la régulation dont Paul Boccara est un des initiateurs et sur laquelle des économistes continuent de travailler, et qui lancent régulièrement, à chaque phase nouvelle de la crise, des propositions d’urgence et à long terme, telle la conférence de presse des économistes communistes du 8 juillet 2015 à l’assemblée nationale, sur la question de la crise grecque et européenne.

Cette école décrit et propose de façon très précise des mesures concernant le crédit, le système bancaire, les institutions financières territoriales, nationales et internationales.

Il ne s’agit plus d’attendre que les choses mûrissent toutes seules. La crise de suraccumulation du capital est devenu d’autant plus grave et d’autant plus rapide et dangereuse que la révolution scientifique et technique a ouvert et ouvre toujours plus des possibilités productrices qui se trouvent donc de plus en plus en contradiction avec le type de production et d’échange A-M-A’.

Tout débat et toute mesure sur la monnaie ou toute autre question économique quelle qu’elle soit, seront inefficaces et trompeurs car ils se heurteront à terme à une contradiction première éludée s'ils ne débouchent pas sur la question de la crise de suraccumulation du capital et ses solutions.

Tout débat ou mesure éludant la question de la suraccumulation du capital ne peut être qu’un débat et une mesure comptable et aucun débat et mesure comptables, aussi utile qu’ils soient ne peuvent résoudre la crise, d’autant que la crise arrive à une conjonction des cycles de crise économique de 10, 30 et 100 ans et au moment ou la mondialisation informationnalisée et sa croissance contradictoirement généralisatrice renforce la nature systémique de la crise et le handicap d’une normalisation dogmatique mortelle pour l’initiative humaine nécessaire à la vie.

Pierre Assante, Vendredi 17 juillet 2015.

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 11:31
Derrière la fable, la FRANCE n’a PAS vraiment DEFENDU la Grèce. Si François Hollande et Michel Sapin ont milité pour écarter la perspective d’un Grexit, ils ont, pour le reste, laissé les Allemands distiller leur potion super-austéritaire au gouvernement Tsipras.

THOMAS LEMAHIEU JEUDI, 16 JUILLET, 2015. L'HUMANITÉ

Si François Hollande et Michel Sapin ont milité pour écarter la perspective d’un Grexit, ils ont, pour le reste, laissé les Allemands distiller leur potion super-austéritaire au gouvernement Tsipras.

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Bruxelles (Belgique), envoyé spécial.

Manuel Valls a commencé par parler d’histoire. « L’Union européenne vient de vivre des instants historiques », a-t-il martelé à l’Assemblée nationale au sujet des négociations qui ont cristallisé le débat européen à travers le cas grec. Mais le premier ministre français, dans son discours, s’est gravement trompé sur ce que l’histoire ne manquera pas de retenir. Non, l’Europe n’est pas encore parvenue à « surmonter une crise qui aurait pu lui être fatale ». Non, l’accord trouvé ne permet pas de donner autre chose qu’une « image inquiétante de nous-mêmes ». Non, l’Eurogroupe n’a pas réfléchi « à des mesures permettant à la Grèce de reprendre de l’oxygène ». Non, la France n’a pas « incarné la voie de la solidarité ». Manuel Valls a voulu convaincre l’Assemblée du contraire. Il a appelé à voter pour l’accord trouvé à Bruxelles. La question a divisé, hier, des parlementaires, qui l’ont majoritairement approuvé.

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Et là, samedi dernier, dans le bâtiment annexe du Conseil européen à Bruxelles, au beau milieu de l’Eurogroupe qui réunit les ministres des Finances de la zone euro, Michel Sapin s’écrie : « Maintenant, on va se dire les choses. » D’après l’officiel français qui raconte la scène, le représentant du gouvernement Valls est exaspéré. Depuis le début de la réunion, les acharnés de l’expulsion de la Grèce de la zone euro (Grexit), Wolfgang Schäuble en tête, appuyé par les Finlandais et les Néerlandais, tiennent le crachoir pour vomir leur hargne antigrecque. « Ce qui était discuté, c’étaient les conditions de l’échec pour conduire la Grèce hors de l’euro, raconte cette source. Les obstacles étaient extrêmement lourds. Les institutions avaient livré une appréciation positive des propositions du gouvernement Tsipras, l’Eurogroupe aurait dû examiner les conditions d’octroi du prêt avec le ministre grec et permettre à la BCE de prendre une décision pour desserrer l’étau sur les banques grecques… Mais tout d’un coup, certains se sont mis à démolir le travail des institutions… Au bout d’un moment, la France s’est levée pour défendre les institutions ! »

Quel rôle la France a-t-elle joué dans le nouveau chantage de grande échelle déployé contre le gouvernement Tsipras à l’Eurogroupe et au sommet de la zone euro ? Selon François Hollande et son ministre Michel Sapin, ses interventions ont permis d’écarter formellement la perspective du Grexit. Ce qui, en soi déjà, est contestable, alors que, depuis deux jours, Wolfgang Schäuble laisse entendre qu’avec les conditions totalement irréalisables imposées au gouvernement, sa solution d’une expulsion de la Grèce demeure sur la table. Mais pour le reste, difficile de déceler une « patte philo-hellénique » française dans le texte final du sommet : en fait, derrière l’exigence maximaliste sur le Grexit ou sur la délocalisation au Luxembourg du fonds rassemblant les actifs publics grecs destinés à la privatisation, Hollande et Sapin ont tout laissé passer et donc, effectivement, ce n’est pas la Grèce que la France a défendue, ce sont bel et bien les institutions !

Avec son sens mordant de la description, Yanis Varoufakis, l’ex-ministre des Finances grec qui, keynésien de choc, a semé le bazar pendant cinq mois dans le cadre néolibéral, de l’Eurogroupe, en témoigne : « Il n’y a que le ministre des Finances français qui a fait entendre une voix différente de celle des Allemands, et cette voix prenait des accents très subtils, raconte-t-il dans un entretien au magazine britannique New Statesman. On pouvait avoir le sentiment qu’il devait utiliser un langage très juridique pour ne pas paraître s’opposer. Mais en dernière analyse, quand le docteur Schäuble répondait et déterminait effectivement la ligne officielle, le ministre des Finances français finissait toujours par plier et par accepter. » Hier matin, à la radio, Michel Sapin a réagi, piqué au vif : « Ce Yanis Varoufakis, il a de la gueule, mais il n’est pas forcément un fin politique. » Il faut dire qu’en saluant, avec insistance, le « courage » d’Alexis Tsipras au moment d’accepter l’« accord avec un pistolet sur la tempe », François Hollande et Michel Sapin démontrent leur colossale finesse politique : ce qu’ils ont l’air d’applaudir en fait, c’est le « courage » de ce qu’ils voient comme une conversion aux dogmes néolibéraux. Eux-mêmes n’ont-ils pas flanché face à Merkel, une fois élus, sur leur promesse de renégociation du pacte budgétaire (TSCG) en 2012 ? Mais entre Alexis Tsipras et eux, il demeurera toujours une grande différence dans la détermination à changer cette Europe qui fonce dans le mur à toute vitesse…

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Maintenant que le programme austéritaire a été imposé à Athènes, les robinets de la BCE devraient se rouvrir En cas d’approbation du programme austéritaire imposé au gouvernement Tsipras par le Parlement grec, l’Eurogroupe a prévu de tenir une conférence téléphonique ce jeudi matin pour commencer les discussions officielles sur le plan de financement d’urgence permettant à la Grèce de faire face à ses obligations de remboursement dans les prochaines semaines. De son côté, la Banque centrale européenne (BCE) pourrait décider de rouvrir les robinets à liquidités qu’elle avait choisi de limiter drastiquement pour faire pression sur Athènes.

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 06:49
L'ouvrage de Paul Boccara:"Théories sur les crises".
L'ouvrage de Paul Boccara:"Théories sur les crises".

Trois éléments du processus convergent qui rendent nécessaire le développement d’un nouveau type de production et d’échange

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OUI, CERTES, je me répète mais fais chaque fois un petit pas nouveau à la lumière de l’actualité locale et mondiale, ce qui est, entre nous, la meilleure façon de réfléchir aux solutions à mettre en œuvre

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Trois éléments du processus convergent qui rendent nécessaire le développement d’un nouveau type de production et d’échange et un nouveau type de rapports sociaux, de la personne à la l’entité d’activité locale et globale.

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Cette construction nouvelle ne peut se faire sur les ruines de l’ancienne, mais dans une continuité de développement-transformation. Il ne s’agit pas de replonger dans un « nouveau moyen âge » issu des ruines de l’Empire, ce que ne supporterait pas l’état de complexité économique, institutionnelle et symbolique du monde d’aujourd’hui.

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Ces trois éléments sont :

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1) L’obsolescence de l’échange « Argent---Marchandise---Argent » plus (A-M-A’) qui dans l’explosion des forces productrices à travers la révolution scientifique et technique et l’informationnalisation mondialisée ne peut maitriser la suraccumulation du capital et le blocage relatif ou absolu de la circulation des biens nécessaires à la vie que cette suraccumulation induit.

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2) La convergence des cycles économiques de 10 ans, 30 ans, 100 ans qui se présente dans cette période historique 2008-2020… et rend explosives les contradictions de ce type d’échange A-M-A’. Explosives et sans retour possible au système social obsolescent actuel.

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3) La permanence du type de rapport clanique, la conscience du besoin et de ressources communes du clan en moins, permanence de ce rapport clanique transposé au niveau mondial qui induit l’obligation de soumission régionale et mondiale dans les alliances, avec des degrés de relative autonomie dans cette soumission au représentant du capitalisme dominant, de l’impérialisme dominant. Soumission alors que le processus de complexification des rapports productifs demandent au contraire l’indépendance dans l’alliance pour poursuivre un processus créatif d’activité et d’innovation dans le cadre mondial, du local au mondial.

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J’insiste sur ces notions « de base » pour comprendre le processus humain dans lequel nous vivons :

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Dans le système dans lequel nous vivons, l’échange, la circulation des biens nécessaires à notre vie se fait dans et par la circulation du capital.

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Le capital, c’est les marchandises qui circulent, qu’on échange en tant que biens nécessaires à la vie, la force de travail des personnes permettant la production des marchandises étant elle-même une marchandise que l’on vend et l’on achète et qui valorise le capital par le détournement d’une partie croissante du produit au profit de l’accumulation capitaliste qui conduit à la suraccumulation bloquante.

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C’est le système de la circulation Argent---Marchandise---Argent plus. Le Capital ne peut circuler que s’il se valorise.

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Les cycles de 10 ans, 30 ans, 100 ans arrivent à convergence, comme arrive à maturité le fruit de cent ans d’activité humaine et ses transformations sans précédent en temps et en volume. Soit le fruit pourrit, soit il donne naissance à un arbre nouveau capable de survivre, se développer, dans les conditions nouvelles de son environnement : la mondialisation informationnalisée, ses besoins de cohérence sociale et écologique qui forment une unité et de crise et de solution, ce qu’affirme l’encyclique Laudato si’, «Il n’y a pas deux crises séparées, l’une environnementale et l’autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale.»

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ECONOMIE (gestion de la production et des échanges) et ERGOLOGIE (Etude de l’activité humaine et donc du travail producteur des biens et des conditions de son processus, de l’individu à l’entité d’activité locale et mondiale) sont donc au cœur des solutions à la sortie de crise de croissance de l’humanité. Le type d’organisation du travail, de la production des activités humaines demande Recherche et Développement, comme toute question de vie d’une société développée.

On peut résumer la chose, à l’instar de la formule d’Enrico Berlinguer sur la démocratie du producteur indispensable à la démocratie du citoyen par une « démocratie du que, quoi, comment produire ».

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Cette démocratie du producteur passe par la maîtrise radicale et progressive des instruments des choix de développement producteur, c'est-à-dire par la maîtrise et la transformation de l’instrument d’investissement, le système financier qui est au cœur de la possibilité de ces choix et qui dans le mode d’échange A-M-A’ en paroxysme confine de plus en plus l’investissement à la spéculation, conséquence de la suraccumulation du capital, au détriment de la production en santé.

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Le système financier repose sur une représentation de valeurs concrètes produites et sur l’usage de symboles de cette représentation qui a une fonction concrète de production et d’échange, qui permet le choix et l’acte de production et d’échange (1), dont la SANTE dépend et du système social et des concepts moraux qu’il induit, en rapports dialectique et de développement.

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OUI, CERTES, je me répète et fais chaque fois un petit pas nouveau à la lumière de l’actualité locale et mondiale, ce quoi est, entre nous, la meilleure façon de réfléchir aux solutions à mettre en œuvre.

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Pierre Assante, Lundi 13 juillet 2015

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(1) Sans oublier la production agricole, qui nous nourrit, en interdépendance avec et dans la production générale, et dont nous oublions quelque peu l'existence, bien qu'elle soit chaque jour sur notre table....

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 01:55
PLANETE AFFOLEE. Bilans provisoires. Le sens de la vie ?

Article déjà publié sur ce blog le 14 juillet 2015

PLANETE AFFOLEE. Bilans provisoires. Le sens de la vie ?

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1) Un système financier et ses hommes fonçant au galop dans la voie de l’échange A-M-A’ (Argent---Marchandise---Argent plus) obsolète et la sur-accumulation du capital bloquante.

Une chancelière dont le pays domine politiquement, économiquement et mal-sainement l’Europe.

Un conseiller de la chancelière ministre des finances ultra puissant (mais comment être arrivés à la soumission à celui-là, à ceux-là ? Effet du système ?), dont les dogmes financiers à l’instar des dogmes bibliques de l’inquisition étouffent l’intelligence et les sentiments humains.

Des politiques nationaux AU POUVOIR sur les rails du libéralisme, du plan de carrière et de la soumission qui se donnent bonne conscience en "atténuant" le contenu d’une politique d’austérité après l'avoir chargé au-delà du possible, du supportable, du vivable et qui ne peut être atténué parce qu'à terme son contenu est sans issue.

Quelques responsables politiques qui essayent de mettre un peu de bon sens et d’humanité dans le paysage d’une catastrophe hallucinante, mais dont la voix se perd dans la censure et le black-out médiatique.

Des humains qui ne voient pas d’horizon à leur quotidien, des mères aux visages incendié par la fatigue, perdues dans l’épuisement à soutenir la santé de leurs enfants sans pouvoir se préoccuper de la santé d’un monde au bord du gouffre, des hommes et des femmes qui ne voient plus le bout de leurs gestes de travail, dont l’activité n’a plus de sens, l’utilité à produire leur vie se perd dans l’absurde de la gouvernance proche et lointaine.

Des intellectuels ultra visionnaires dans leur champ de travail et recherche et incapable de le faire entrer en cohérence avec l’activité générale.

Une résistance courageuse, qui peut se développer mais en échec provisoire.

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2) Le sens de la vie, c’est celui de produire ce qui est nécessaire pour vivre, production de biens alimentaires et usuels, production des services de la vie, production des idées, des projets et de la symbolique qui l’entretien, de la conscience collective.

Des solutions économiques (gestion saine de la production et des échanges) et écologiques (santé environnementale de la production et de l’échange) et ergologiques (connaissances nécessaires à une organisation saine et efficace du travail de l’homme-producteur et de l’initiative créatrice qui peut le permettre) à mettre en œuvre d’urgence pour permettre la survie et le développement du processus humain.

Un besoin de concertation entre les peuples des grandes régions de développement du monde et leurs vieilles nations, un besoin d’action concertée européenne et internationale entre les organisations politiques et syndicales de transformation sociale faibles et étouffées, qui pourrait les faire grandir en puissance et efficacité.

Une conscience de l’individu et sociale en veille à réveiller bruyamment.

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Pierre Assante, 15 juillet 2015

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P.S. Les mots colorés contiennent des liens.

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UN DE MES CAMARADES ME REPOND à l'article http://pierre.assante.over-blog.com/2015/07/le-texte-de-l-accord-pour-information.html:

"D’accord avec toi. Cet accord ne va régler aucun des problèmes essentiels de la Grèce et de l’Europe. Il donne un sursis à nos amis grecs, mais à quel prix ! Il risque de donner du grain à moudre à l’extrême droite et de renforcer le sentiment anti-allemand. Mais loin de moi de reprocher à Tsipras et à Syriza de l’avoir signé, ils avaient la tête sous l’eau et il permet aux Grecs de reprendre leur respiration. Cet accord illustre le rapport de forces en Europe, et justifie le besoin de le changer.

Amitiés " 13.07.15

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UN AUTRE à l'article: http://pierre.assante.over-blog.com/2015/07/ainsi-de-fortement-theoriques-les-propositions-de-1980-1-entrent-en-masse-dans-les-travaux-pratiques-en-2015-avec-la-crise-grecque-e

"Merci Pierre ! Tu as tout à fait raison. Mais le plus dur reste à faire, comme tu le sais bien !"

Amitiés 11.07.15

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ET MOI à UN AUTRE AMI :

Oui, la situation grecque fait penser à la Commune [de Paris de 1871]. C'est toute la question du rapport de force, et de la non maturité des conditions d'affrontement, physique, théorique, idéologique et symbolique. Mais on ne choisit pas en tout point le cours des évènements, leurs aléas, l'anankè, la nécessité incontournable est inévitablement présente. Ce qui n'ôte pas le droit à la solidarité. Finalement il est assez compréhensible que le début des transformations sociales possibles commencent par voir des luttes prémices dans les points faibles, mais fortement marqués historiquement. Je souhaite ardemment que cette Grèce ne soit pas une nouvelle [fin de] Commune. Bises. Pierrot. 14.07.15

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ET DE L'AMIE R. LE 14.7.15

"merci pour cette analyse à chaud, mais pertinente : le rapport de force engagé par la Grèce doit être considérée comme un début.

Bonne soirée et bises à tous."

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ET DE L. le 13.7.15

" Merci !! Un peu compliqué ton article, il me manque certaines notions d'économie de base je crois, sur la Grèce je suis d'accord avec ce qui se dit une dictature froide et financière..."

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..........................................A suivre.......

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 01:51
PATRICK APEL-MULLER : "Le fédéralisme prôné par l’Élysée serait un corset de plus pour entraver les aspirations de transformation de la société, un ferment supplémentaire pour les poussées nationalistes et haineuses

Un corset de plus pour l’Europe

PAR PATRICK APEL-MULLER

JEUDI, 16 JUILLET, 2015

L'HUMANITÉ

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L’éditorial de Patrick Apel-Muller : "Le fédéralisme prôné par l’Élysée serait un corset de plus pour entraver les aspirations de transformation de la société, un ferment supplémentaire pour les poussées nationalistes et haineuses, un gouvernorat lointain dans les mains avides des oligarques. "

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Les cendres sont chaudes encore. La démocratie a été brisée en Grèce, les droits sociaux dévastés, l’indépendance incendiée par un coup d’État financier conduit et planifié par Angela Merkel, indifférente aux prières rituelles de la France. Et c’est le moment choisi par le président de la République, le jour de la fête nationale, pour annoncer que nous irons «plus loin, bien sûr en cohérence avec l’Allemagne, sur le gouvernement économique». François Hollande, non content d’avoir été traité comme opinion négligeable par la chancelière allemande, souhaite abdiquer plus encore de souveraineté populaire au profit d’un directoire qui profiterait de son éloignement pour instaurer un libéralisme à vie aux populations du continent. L’épisode grec dont l’épilogue n’est pas encore écrit plaide au contraire pour une refondation démocratique de l’Union européenne, pour une rupture du joug des marchés financiers, pour qu’il en soit fini de la mise en coupe réglée du continent par la rente allemande.

Le fédéralisme prôné par l’Élysée serait un corset de plus pour entraver les aspirations de transformation de la société, un ferment supplémentaire pour les poussées nationalistes et haineuses, un gouvernorat lointain dans les mains avides des oligarques. Face ce misérable calcul, on relit Jaurès: «Si le pays de France ne repousse pas avec horreur cette maxime flétrissante, génératrice de servitude et d’anarchie pour qui, afin de gouverner les hommes, il faut d’abord les tromper et ne s’établir sur les hauteurs de la montagne que pour faire rouler de plus haut, sur les peuples confiants, la pierre qui écrasera leurs espérances. C’est un problème moral; c’est un problème vital qui est posé à la France.» Comment mieux dire?

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 21:05
Grèce - Intervention de Pierre Laurent au Sénat sur l’accord du 13 juillet. Le Groupe CRC votera majoritairement contre.

Grèce - Intervention de Pierre Laurent au Sénat sur l’accord du 13 juillet

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Nous abordons le vote crucial d’aujourd’hui, toujours sous le choc, et certains que le coup porté ce week-end à la démocratie marquera durablement les esprits et les relations entre pays européens.

Trois sentiments animent le groupe CRC :

La volonté de défendre l’intérêt du peuple grec qui a eu le courage de se lever - le 25 janvier et lors du référendum - pour crier à la face de l’Europe sa souffrance et son exigence de voir lever le pilon qui l’écrase !

Vive le peuple grec digne et libre.

Et vive Alexis Tsipras dont le courage et la responsabilité politique sont exemplaires.

Le second sentiment, c’est la colère contre la violence de dirigeants de l’UE - au premier rang desquels Angela Merkel et Wolfgang Schauble.

Ils viennent de montrer quels intérêts ils défendent.

Qu’un peuple se lève contre l’ordre libéral et l’oligarchie financière, et ils s’affairent à le soumettre et le punir.

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Depuis le premier jour, ils n’ont jamais recherché un accord viable avec la Grèce et ont organisé son asphyxie financière.

Ils voulaient la tête d’Alexis Tsipras.

Le référendum a douché leur tentative de coup de force.

Ils se sont alors acharné jusqu’à la dernière minute à provoquer un « grexit » de fait.

Alexis Tsipras, porteur du mandat de son peuple de rester dans la zone euro et de faire respecter la souveraineté de la Grèce, dans l’UE, s’y est refusé avec juste raison.

Dès lors, leur choix a été l’humiliation et le chantage pour imposer le couteau sous la gorge, un nouveau plan drastique à la Grèce.

Ces dirigeants et leur méthode sont la honte de l’Europe ! Ils ne servent que les pouvoirs financiers, quitte à s’appuyer sur l’extrême droite.

Des millions d’Européens ne l’oublieront pas.

Le troisième sentiment est alors celui d’une très grande inquiétude pour l’avenir de l’Europe.

Elle meurt dans les cœurs et dans les têtes si elle continue ainsi.

Tous ceux qui persistent à soutenir de telles méthodes prennent une très grave responsabilité devant l’histoire !

Des frustrations et des humiliations générées par une telle arrogance et la seule loi du plus fort naîtront des monstres politiques ! Ils grandissent déjà au cœur de l’Europe !

La leçon première à tirer, est l’impérieuse nécessité de la refondation sociale et démocratique de l’UE, et son émancipation urgente des logiques financières qui l’étouffent.

L’accord qui nous est soumis écarte à première vue le « grexit » qui était et qui reste l’objectif des dirigeants allemands.

Alexis Tsipras a dit hier, avec une grande loyauté à l’égard de son peuple, dans quelles conditions il a assumé un accord contraint et forcé, pour éviter ce cauchemar à la Grèce.

Je sais, que devant la brutalité de cet accord, certains en viennent à penser que le grexit ne serait plus qu’un moindre mal.

Je ne le crois pas.

Les Grecs non plus.

Parce qu’une sortie de la zone euro ferait passer la Grèce de la crise humanitaire à l’hécatombe.

Parce que toutes nos économies seraient déstabilisées.

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Parce que c’est aussi une affaire politique et géopolitique qui peut ouvrir le chemin à un nouveau choc des nations.

Regardez comment dans le dos des irresponsables comme monsieur Schauble, Marine le Pen et les siens attendent le « grexit » comme la victoire enfin remportée, qui sonnerait le glas de la solidarité européenne !

Mais l’accord n’a pas réellement levé ce risque en choisissant d’imposer à la Grèce une mise sous tutelle insupportable et de nouvelles mesures d’austérité draconiennes.

Joseph Stiglitz, prix nobel, a déclaré : « les efforts demandés à Athènes dépassent la sévérité, ils recèlent un esprit de vengeance ! », comme si le peuple grec devait payer le prix de son insoumission.

Si les exigences des créanciers sont toutes respectées, elles s’avéreront une nouvelle fois injustes socialement et empêcheront les objectifs de redressement productif du pays.

Alexis Tsipras a redit sa volonté de protéger les plus faibles et d’aller chercher de nouvelles recettes fiscales auprès de ceux qui s’enrichissent. Il a redit la nécessité absolue d’investissements productifs pour relancer l’économie et d’allègement du fardeau de la dette.

Mais tout est fait pour l’en empêcher.

Ainsi en va-t-il du programme démentiel de privatisations. Les rapaces sont déjà à pied d’œuvre.

Vinci est paraît-il déjà sur place pour racheter les aéroports !

Plusieurs engagements financiers sont envisagés par l’accord à la demande de la Grèce :

--- un programme de refinancement de 82 à 85 milliards d’euros,

--- un rééchelonnement partiel de la dette,

--- un plan d’investissement pouvant aller jusqu’à 35 milliards d’euros.

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Sans ces engagements, tout le monde le sait, aucune relance ne sera possible !

Or, sous la pression de l’Allemagne, tous ces engagements sont rendus hypothétiques et seront soumis au chantage permanent des créanciers !

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Quant à la France, si le Président de la République a joué tardivement un rôle pour éviter le « grexit », elle a accepté que le prix exorbitant à payer soit fixé par Angela Merkel, qui a dicté, une fois de plus ses conditions.

Je le dis solennellement, pour la Grèce mais aussi pour la France, nous ne sommes pas quittes.

Et ne nous pouvons encore moins après ça, nous remettre à célébrer, comme si de rien n’était, le couple « indestructible » franco-allemand.

La bataille ne fait que commencer.

Tsipras est en première ligne.

Certains voudraient refermer la parenthèse grecque.

Notre intérêt commun, grecs, français, espagnols, européens de toute nationalité est au contraire de pousser au changement dans toute l’Europe, de la libérer des forces libérales et des marchés financiers .

La France doit agir immédiatement pour :

--- obtenir le déblocage immédiat des liquidités de la BCE sans les soumettre à de nouvelles conditions

--- mobiliser le plus vite possible les 35 milliards d’investissements prévus en engageant sans tarder la contribution de la France et en proposant à d’autres pays de se joindre à la création d’un fonds de développement pour la Grèce qui pourrait préfigurer un fonds de développement pour l’Europe toute entière

--- Travailler à concrétiser le rééchelonnement de la dette.

Notre vote est aujourd’hui un acte de lutte et de solidarité aux côtés du peuple grec, d’Alexis Tsipras et de nos camarades de Syriza.

Nous sommes solidaires de leurs choix et assumons leur difficile et courageux combat.

Nous sommes à leurs côtés pour dire non à l’expulsion de la Grèce.

Mais nous disons d’un même mouvement, au nom de la France, que l’accord scandaleux imposé à Bruxelles n’est pas digne de l’Europe et qu’aucun maintien dans l’euro ne le peut légitimer.

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Le Groupe CRC votera majoritairement contre.

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 01:20
GRECIA . Pablo è morto, Pablo è vivo! Analyse d'Italie de Rodolfo RICCI :

Grecia: Pablo è morto, Pablo è vivo!

di Rodolfo Ricci

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Bisogna essere sinceri, chiari, realisti: non si può assumere l’operato di Tsipras e della maggioranza di Syriza come se l’abominevole “accordo” sia una mezza vittoria rispetto alla volontà tedesca di far fuori la Grecia dall’eurozona. In realtà si tratta di una sconfitta cocente, di una battaglia perduta. Di una resa quasi incondizionata di fronte alla mole di fuoco di tedeschi e satelliti vari; e allo stesso tempo, non si deve accondiscendere alla versione della presunta mediazione franco-italiana che ne avrebbe impedito l’uscita dall’Euro, perché anche i mediatori avevano un interesse specifico in materia: quello di rendere come manifesta e inequivocabile, per le masse disorientate, la velleità delle sinistre “radicali” (e dei cosiddetti populismi) in Grecia e nel resto dei paesi dove questi movimenti sono in crescita.

Si è trattato di una battaglia decisiva che è stata persa. Per il momento. “Para hora”, come affermò quasi venti anni fa, Hugo Chavez.

Quindi, mi sento di dire che a Tsipras va la massima comprensione per essersi trovato a gestire uno di quegli snodi storici che farebbero tremare le gambe a chiunque, ivi inclusi quelli per cui le dinamiche economiche (in realtà politiche) mostrano con pura evidenza che tutti i precedenti memorandum e quello in preparazione hanno costituito e costituiranno un pieno fallimento della logica, del buon senso, della politica e dell’ideologia neoliberista e mercatista che si ammanta di “economico”. Ma un conto è scrivere, un conto è esserci, lì, nel bel mezzo della tenzone, con il dubbio che ogni scelta produrrà un indeterminabile effetto sulla carne della tua gente.

Di fronte all’ignoto e al terrore profuso a quattro mani dalle cosiddette istituzioni europee, dai tedeschi (democristiani e socialdemocratici) e dai replicanti bipartisan degli altri paesi che si sono intromessi in modi mai visti nel dibattito politico di un paese membro, in molti avrebbero ceduto, non solo il governo di un piccolo paese come la Grecia. Non solo il quarantenne leader che nel 2001 fu ricacciato indietro dalla polizia italiana mentre tentava di arrivare al Forum Sociale di Genova.

Non c’è dubbio, da questo punto di vista, che abbiamo assistito ad un moderno colpo di stato in Europa (che rivisita modalità sperimentate a lungo in altre aree del mondo) i cui effetti diverranno visibili nei prossimi giorni e settimane, probabilmente con lo sconvolgimento del quadro politico emerso con le elezioni di inizio anno e con la produzione di effetti sociali gravissimi dentro i confini del paese dell’Egeo, con una conflittualità sociale scomposta i cui esiti sono davvero di difficile previsione. Non è da escludere che i neonazisti di Alba Dorata colgano l’occasione per una accreditamento ulteriore presso vaste fasce popolari umiliate e distrutte da una crisi che continuerà malgrado tutto a svilupparsi.

La sconfitta e l’isolamento di Varoufakis all’interno di Syriza si spiegano anch’esse con la paura e il terrore di inoltrarsi in terre incognite e probabilmente all’insicurezza del gruppo dirigente del partito di essere in grado di gestire una sfida al di sopra delle possibilità, con la paura di sperimentare nuove rotte la cui efficacia era tutta da dimostrare, visto che la potenza dell’ideologia ha prodotto una generale incertezza e permeato anche le identità conflittuali e alternative.

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Tuttavia, in questa sconfitta c’è comunque una vittoria non secondaria: quella di aver reso evidente la natura profonda dell’Unione Europea a tutti i popoli d’Europa e anche al resto del mondo. Una galera che può restare ............

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..............SUITE SUR CE LIEN ici :

http://cambiailmondo.org/2015/07/13/grecia-pablo-e-morto-pablo-e-vivo/​

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 23:01
Les 4 premiers Numéros de « La Philo du Prolo »  Bulletin Hétérodoxe Très Perso, sur 4 liens ci-dessous :

N° 4. LES CYCLES ARRIVENT A CONVERGENCE.

http://pierreassante.fr/dossier/La_Philo_du_Prolo_N_4_Juillet_2015.pdf

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N° 3. LE TEMPS. LE JE ET LE NOUS. LA BEAUTE.

http://pierreassante.fr/dossier/LA_PHILO_DU_PROLO_N3_AVRIL_2015.pdf

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N° 2. SEULE UNE NOUVELLE POLITIQUE ECONOMIQUE PEUT SORTIR LA FRANCE ET L’EUROPE DE LA CRISE .

http://pierreassante.fr/dossier/LA_PHILO_DU_PROLO_N2_MARS_2015.pdf

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N° 1. GUÉRIR LES CAUSES ?

http://pierreassante.fr/dossier/LA_PHILO_DU_PROLO_1_Guerir_les_causes.pdf

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 21:40

Cette conférence de presse du 8 juillet a été mise en ligne sur ce blog le 11 juillet 2015.

Depuis, (aujourd'hui 14 juillet), les événements se sont précipités et pas dans sens des propositions faites par les économistes communistes, ce qui n'est point étonnant dans le rapport de force actuel.

Pourtant nous pensons que c'est le rapport de force qu'il faut faire progresser et ce type de solution à apporter le plus tôt possible avant que ne s'effondrent les moyens de vie quotidienne dans l'Europe, à l'instar de la situation grecque.

Pierre Assante, 14 juillet 2015

Remis en ligne ce 14 juillet : Contre l'austérité en Grèce et ailleurs : Un Fonds européen pour les services publics et un crédit des banques au service de l'emploi. Conférence de presse du 8 juillet à l'Assemblée nationale  Introduction de Fédéric Boccara

Contre l'austérité en Grèce et ailleurs : Un Fonds européen pour les services publics et un crédit des banques au service de l'emploi

Conférence de presse du 8 juillet à l'Assemblée nationale

Introduction de Fédéric Boccara

Commission économique

DEPUTE-E-S FRONT DE GAUCHE

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La Grèce veut rester dans l’euro, sortir de l’austérité. Elle en appelle à la solidarité des autres pays et peuples d’Europe face à la crise humanitaire que son peuple vit. C’est ce qui a été exprimé avec force par le référendum dimanche.

En réalité, sortir de l’austérité est un besoin commun à tous les peuples d’Europe, pas seulement ceux des pays du sud mais aussi la France et même l’Allemagne. En ayant accepté de renégocier avec la Grèce et en affirmant ne pas vouloir l’exclure de la zone euro, les responsables politiques actuels de l’Europe confirment à leur façon que nous sommes tous interdépendants. Au-delà, les pays d’Europe ne peuvent s’en sortir les uns au détriment des autres avec une guerre économique renforcée. Une solidarité de progrès et de coopération est nécessaire.

Désormais, c’est un débat de propositions qui s’ouvre. Certains continuent de parler de Grexit mais on reconnaît la nécessité d’un traitement au fond, soutenable, de la dette et de la croissance grecque impliquant la responsabilité de toutes les parties prenantes comme vient enfin de le reconnaître François Hollande. En effet, le cas grec est révélateur du besoin de commencer à changer l’Union européenne et la zone euro.

« Grexit or not grexit », le débat fait remonter un clivage gauche-droite. Nous ne voulons pas que la Grèce sorte de l’euro. Comme les Grecs, nous voulons aussi qu’elle s’arrache à l’austérité. C’est le sens de nos propositions, lesquelles permettraient de donner de la viabilité à moyen terme à l’ensemble de la zone euro et de l’Union européenne en faisant reculer l’emprise des marchés financiers.

Plusieurs constats s’imposent en effet.

► D’abord, l’austérité cela ne marche pas. Le recul de la croissance faisant diminuer les recettes publiques encore plus vite que les dépenses augmente ainsi le poids de la dette dans le PIB.

► Deuxième constat : l’austérité démolit encore plus le potentiel de croissance future et de développement. Car celui-ci repose sur les capacités et qualifications des hommes et des femmes, sur des services publics dynamiques (formation, recherche, santé, logement, transports..), repose sur des infrastructures de bonne qualité et sur des entreprises qui, en réalisant des investissements efficaces matériels et de recherche, créent des emplois correctement rémunérés, de qualité, et respectent l'environnement.

► Troisième constat : il est indispensable d’alléger le poids de la dette ainsi que les prélèvements des marchés financiers et du capital sur les économies européennes (intérêts des dettes, coûts des emprunts bancaires, dividendes, évasions et exonérations fiscales). Ils sont énormes. Au lieu de poursuivre dans l’obsession idéologique de la baisse du coût du travail, il appartiendrait à des dirigeants vraiment responsables de faire reculer ces coûts du capital !

► Mais, quatrième constat, alléger le poids de la dette sans changer le comportement quasi-parasitaire des banques ni agir sur les entreprises c'est reculer pour mieux sauter.

Il faut donc traiter le passé (la dette) et l’avenir (les nouvelles dépenses) dans toute l’Union Européenne, et pas seulement en Grèce, en s’appuyant sur nos potentiels communs pour les développer.

Précisément, le 22 janvier dernier, la BCE a annoncé mettre 1.140 milliards d’euros à disposition de la zone euro. En octobre dernier, elle avait lancé une série d'opérations de refinancement à long terme « ciblées » sur les investissements des entreprises, pouvant aller jusqu'à 1000 milliards d'euros. Cet argent est celui de tous les européens. Au lieu d’alimenter, comme aujourd’hui, les marchés financiers et la spéculation, il doit servir des buts de progrès économique et social.

Faute d'être fortement conditionnés par des objectifs chiffrés de développement des services publics et de l'emploi, les programmes de la BCE relanceront en fait l'inflation des marchés financiers et les délocalisations contre l'emploi et la croissance réelle.

Avec cet argent, il faut bien sûr restructurer la dette publique, l'annuler pour partie et alléger radicalement son coût. La BCE peut la racheter, y compris celle détenue par le FMI, mais sans conditionner son rachat à l'adoption de plans d'austérité par les pays émetteurs. Ceci est indispensable pour la Grèce comme pour les autres pays d’Europe. Par exemple, en France peut-on accepter que les seuls intérêts de la dette de l'ensemble des administrations publiques (47,5 milliards d'euros), soient l'équivalent du budget annuel de l'éducation nationale ? Traiter ainsi la dette apporterait une indispensable bouffée d’oxygène aux peuples d' Europe.

Mais il faut aussi s’occuper de l’avenir et des dépenses nouvelles. Il faut une réorientation efficace, sinon c’est la rechute dès demain. Cela nécessite de développer les services publics et d'inciter les entreprises à engager des investissements massifs mais efficaces, c'est à dire économes en moyens naturels, matériels et financiers et créateurs de valeur ajoutée très accrue disponible pour la promotion de toutes les populations et tous les territoires.

L’argent des Européens – l’euro – doit aller aux services publics et à l’emploi ! Pour cela quatre choses sont indispensables : un nouveau mécanisme précis immédiat pour les services publics ; une action ferme sur les banques pour qu’elles appuient l’investissement efficace créateur d’emploi au lieu de la spéculation et des délocalisations ; une vraie régulation financière ; la lutte contre le dumping fiscal et l’évasion au sein même de l’Europe. Il faut en outre des investissements massifs pour ré-hausser et ré-orienter le potentiel d’activité et de croissance de chaque pays.

C’est l’intérêt commun de tous les Européens, face à la déflation et face au déchirement humain et social qui nourrit l’extrême-droite.
Des voix s’élèvent en ce sens : la dernière déclaration de la confédération européenne des syndicats (CES), la récente déclaration du DGB allemand et de son président qui réclament une poursuite de la négociation contre le Grexit. En France, au-delà des organisations syndicales et politiques, plusieurs économistes parlent de plan d’investissement, voire de plan Marshall – de Robert Salais-Gabriel Colletis-Jean-Philippe Robé jusqu’à Thomas Piketty en passant par les « Économistes atterrés ».
Il s’agit pour nous de soutenir et de transformer à la fois la demande et l’offre en Europe, tout autrement que par les marchés financiers. C’est-à-dire par la création monétaire.

Il est du rôle de la France, en Europe et dans le monde, de mettre en discussion des propositions alternatives viables, hardies, réalistes et efficaces.

Bien sûr, il faut une conférence de la dette permettant une restructuration et des annulations partielles.

Dans le cadre de cette conférence, créer un Fonds européen de développement social et solidaire pour les services publics (école, recherche, santé, logement, …) comme nous le proposons avec nos camarades et amis du Parti de la Gauche européenne. Agissant de façon démocratique et financé par la BCE, ce Fonds financerait lui-même les dépenses des États européens pour développer les services publics à très bas taux. Ce financement est autorisé par le Traité de Lisbonne (article 123.2) qui interdit en revanche le financement direct des États par la BCE (article 123.1) ;

La BCE doit conditionner vraiment et autrement ses prêts aux banques. Il faut que les banques et les entreprises changent radicalement de comportement. Au lieu de leur prêter ses euros « à guichets ouverts » et sans conditions, la BCE a le pouvoir de conditionner son refinancement des banques à taux zéro à des crédits pour des investissements qui développent l’emploi, les recherches, les salaires, les conditions sociales. Elle a le pouvoir de refuser de financer la spéculation ou les délocalisations. Bref de baisser le coût du capital et non le coût du travail, pour permettre des dépenses d’efficacité nouvelle des entreprises.

Nous proposons la mise en place, impliquant notamment la Banque européenne d’investissements, d’un programme de soutien sélectif aux investissements des entreprises de la zone euro en faveur de l'emploi et de dissuasion de la spéculation. La sélectivité serait assurée moyennant un abaissement du taux d’intérêt des crédits pour ces investissements selon qu'ils programmeraient plus d'emplois et de formations correctement rémunérés et de progrès écologiques. Seuls les crédits finançant ces investissements bénéficieraient d’un accès aux refinancements à long terme ciblés de la BCE (TLTRO). À l’inverse, les crédits utilisés pour des placements financiers ou immobiliers seraient ne seraient pas refinancés par la BCE. Avec 100 milliards d'euros de bonification, ce programme pourrait faire levier sur 1.000 milliards d’investissements matériels et de recherche dans la zone euro.

Au total, sur les 1.140 milliards d'euros du « programme étendu d'achats de titres » de la BCE, nous proposons que 500 milliards soient consacrés au financement de ce fonds, 100 milliards à la distribution de garanties d'emprunts ou à des bonifications d'intérêts, 300 autres milliards étant réservés aux achats de titres publics les plus urgents.

Telles sont les quatre mesures que nous réclamons avec nos amis grecs de Syriza, et ceci pour l’ensemble des pays de la zone euro, voire de l’Union européenne.

La France, par la voix de son Président, F. Hollande, doit ouvrir sur ces propositions une discussion à la table des négociations européennes d’ici samedi prochain.

.......Suite sur ce lien : ici

http://www.economie-politique.org/72947​

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 17:28
La Philo du Prolo, Bulletin Hétérodoxe Très Perso N° 4 . Juillet 2015 : LES CYCLES ARRIVENT A CONVERGENCE.

La Philo du Prolo, Bulletin Hétérodoxe Très Perso N° 4 . Juillet 2015 : LES CYCLES ARRIVENT A CONVERGENCE.

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"...Un cycle économique d’un siècle, avec tous ses contenus des multiples activités humaines vient de se dérouler. La révolution scientifique et technique, la mondialisation informationnalisée place le développement des forces productives et de l’échange des biens dans une situation de blocage encore plus explosif qu’il y a cent ans.

Un atout existe pourtant pour en sortir, dans la renaissance de forces anticapitalistes et autogestionnaires nouvelles s’appuyant sur l’action continue et l’expérience d’un mouvement communiste affaibli mais transmetteur de savoir sur le capitalisme, sa crise et son issue possible..."

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LIRE LE N° 4 sur ce lien ici ou en cliquant sur l'image.

http://pierreassante.fr/dossier/La_Philo_du_Prolo_N_4_Juillet_2015.pdf

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 08:46
GRECE. Suite des évènements et de l' "accord" et suite des luttes. ADEDY appelle à la GREVE GENERALE EN GRECE ce 15 juillet 2015.

* le texte de "l'accord" de l'Eurogroupe (en Français) : 20150712-eurosummit-statement-greece_fr.pdf

  • 13 juillet 20H55 : Grève

​La centrale syndicale du secteur public ADEDY appelle à la grève générale en Grèce et en Europe ce 15 juillet.

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 20:24

A chaud, ce texte, que vous trouverez ci-dessous en lien, il me semble, ne donne pas à condamner ni Tsipras, ni Syriza, mais au contraire à poursuivre le soutien nécessaire à ce que les peuples n'aient plus à passer sous ces fourches caudines pour survivre élémentairement.

Il a fallu du courage pour négocier avec les loups les conditions de cette survie élémentaire, même si on peut discuter sur la lune de ce qu’il aurait fallu faire ou ne pas faire, même si l’on ne se fait pas d’illusion sur ces loups, et même si l’on sait que le loup ne peut pas tout manger sous peine de ne plus avoir rien à manger, c’est la loi contradictoire du marché…

Que s’expriment des désaccords dans les forces de transformation sociale, dans une telle tempête, quoi de plus normal, même si l’heure est plutôt à se serrer les coudes et élaborer les plans de bataille nécessaires.

Comme je l'ai déjà écrit, il donne la mesure du rapport de force qu'il faut établir en Europe, dans la lutte politique et syndicale, dans un mouvement populaire de haut contenu transformateur, et dans l'union de lutte concertée des peuples pour commencer à transformer le mode de production et d'échange et le pouvoir de la finance, du capital, dans le sens des besoins de développement humain.

Pour la première fois, un chef de gouvernement a osé affronter les puissances dominantes qui pensent que tout leur est permis en Europe.

Cet accord est un accord de survie et non un accord avec les puissances financière qui l'imposent, et qui pillant les peuples crient « au voleur » pour les tromper.

La lutte du peuple grec que nous avons soutenue depuis des mois est une étape de la construction d'un autre rapport de force, et cette survie que la signature d'un mauvais accord, mais le seul possible, on l’a vu, peut au moins un temps être mise à profit pour aller plus loin à condition que s'élargisse le mouvement au-delà d'un pays, même si une résistance non négligeable existe déjà partout qui demande à mûrir et se concrétiser dans des mouvements européens et mondiaux d'ampleur.

Le capital en crise de suraccumulation ne peut répondre aux besoins humains. Nous aurons à répondre à la poursuite de cette crise pour une issue en santé, alors que menace la bête immonde qui tentera d’utiliser les souffrances humaines.

Pierre Assante, à chaud et en écoutant les diverses réactions. 13 juillet 2015

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