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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 10:53
Sur l'article "LA VALEUR". Problème résolu ce matin 2 Novembre par Olivier : merci.(1)

Pour le problème technique qui s'est posé, voir après le texte (1)

Problème résolu ce matin 2 nov. par Olivier : merci.

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LA VALEUR

La notion et la réalité du sentiment-savoir qu’est la VALEUR humaine est pervertie quand la NECESSITE est pervertie

Une perversion de la nécessité n’est-elle pas induite lorsque pour vivre il faut sans cesse poser la question « Combien ça vaut ? »

QUEL peut être le sens de VALEUR ? Valeur d'usage et valeur marchande des productions humaines restent confondues (1)

La valeur est une chose diffuse, qui tient le cerveau, au corps humain dans toutes ses aspirations à AGIR pour vivre.

« La religion est l’opium du peuple… » mais encore plus « L’expression de la détresse humaine… ».

Quelle est et comment peut s’exprimer la détresse humaine dans la perversion de la nécessité ?

Et encore plus que l’expression de la détresse humaine, celle de l’ESPOIR et son contenu en utopie concrète, c'est-à-dire en solution, au pluriel et au singulier, aux causes concrètes de cette détresse!

Il y a fusion de la perversion de la nécessité, de l’espoir et de la valeur.

L’année 2015 voit l’aggravation du paroxysme de cette triple perception diffuse et intuitive de cette perversion. Mais elle n’est pas nouvelle, elle habite la société marchande millénaire. Elle s’est transmise dans les tentatives d’en sortir, aussi bien dans la liberté-égalité-fraternité bourgeoise que dans le socialisme réel et les balbutiements du communisme.

L’expression hésitante et intuitive d’un Karel Kosik, quelle que soit sa personnalité que je ne connais pas, s’exprimait dans sa « Dialectique de la morale et morale de la dialectique » (2) avant le printemps de Prague, son instrumentalisation par le capital et sa répression par « le socialisme réel ». Ce n’est pas un hasard.

La VALEUR humaine, ce sentiment-savoir qui suit le mouvement nécessaire de l’humanité, dans ses espoirs, ses réalisations, ses perversions, ses progrès et ses reculs ne peut être qu’un acte, un mouvement, USAGE EN SANTE des moyens matériels d’usage dans la vie quotidienne, leur préparation et pratique scientifiques, économiques, politiques (3).

L’explosion du désespoir, de la perception de la perversion (4) de la valeur, de la nécessité et de l’espoir contient l’alternative à la société qui la produit.

Pierre Assante, 31 octobre 2015

(1) Faut-il rappeler que lorsque Marx utilise le mot « valeur », il le fait dans le cadre de l’analyse du « fonctionnement » du capital, c'est-à-dire de réalité de la société de son temps et de notre temps, et il en fait une analyse et une description magistrale dont il tire les possibilités d’action et de transformation pour le dépassement de cette perversion de la valeur humaine dans un sens général.

L’usage de la réalité actuelle du système financier et de la comptabilité mondiale dans le capitalisme informationnalisé est au cœur de la perversion de la nécessité et donc au cœur des solutions à apporter.

(2) Recherches internationale N° 46, 1965

(3) Le sens général du concept de valeur est contenu dans son œuvre de Marx.

Il est développé avec ce sens général dans les concepts ergologiques, expérience et connaissance du travail, écart entre activité prescrite (Contrainte et Morale) et activité réelle, usage du corps-soi dépassant les contraintes marchandes et de classe, le développement immense d’une conscience humaine que ce dépassement ouvre. « Usage en santé », cette expression peut étonner, mais n’est que la « transposition » de la réalité et du concept de la santé du corps-social qui n’est que la santé du corps-soi dans son identité unique-différence-multiplicité en mouvement.

(4) D’un côté, leS révolteS et les espoirS, de l’autre l’EI et les désespoirs et peut-être les deux ensemble, mêlés…

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(1) Problème résolu ce matin 2 nov. par Olivier. Merci. :

J'ai publié une première fois l'article "LA VALEUR" avec mon portrait ce que je fais quelquefois quand j'en suis l'auteur : http://pierre.assante.over-blog.com/2015/10/la-valeur-2.html

Puis j'ai changé plusieurs fois la photo jusqu'au choix de Simone Weil (qui me semblait plus appropriée au sujet, entre autre par crainte que mon portrait soit associé dans l'esprit du lecteur prétentieusement et abusivement au mot valeur), en cliquant sur MISE A JOUR chaque fois.

MAIS AU LIEU DE 7 MISES à JOUR IL Y A EU 7 PUBLICATIONS. Erreur de ma part dont je n'ai pas compris la raison !

Et de plus lorsque je vais dans ACTIVITE où je devrais trouver tous les articles, ces 5 articles semblables n'y sont pas ET JE NE PEUX DONC SUPPRIMER les 4 de trop !!!!

J'ai envoyé un message aux gentils techniciens d'overblog, espérant une solution.

Depuis, j'ai déplacé des articles plus anciens à la date du 1er novembre afin que les 7 articles parasites de "Valeur" n'apparaissent pas en tête du blog.

Aux lecteurs, veuillez m'excuser.

Pierre, 31 octobre 2015.

Problème résolu ce matin 2 novembre par Olivier : merci !

Pierre, 2 novembre 2015

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 14:03
Extraits de 3 années de chroniques économiques hebdomadaires de Pierre Ivorra sur l'Humanité (Actuellement le Mercredi). Des explications sur l'économie, la crise et des propositions de solutions pour s'en sortir :

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LES CHRONIQUES de Pierre IVORRA

Sur ce lien :

http://www.economie-politique.org/57173.

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 14:00
A. AJZENBERG. LETTRE OUVERTE.
A. AJZENBERG. LETTRE OUVERTE.

Lettre ouverte à Marisol Touraine, Ségolène Neuville et Jean-Marc Todeschini, ministres. (Extraits publiés dans L'Humanité, 30 octobre)

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 13:59
Picasso. La femme qui pleure 1937
Picasso. La femme qui pleure 1937

"MA LITTERATURE CUBISTE".

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Une œuvre d’art n’est qu’un objet figé dans l’esprit d’un observateur indifférent.

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Pourtant elle ne vaut pour ce quelle contient d’intention consciente et inconsciente de la part du créateur avant et pendant sa réalisation, et dans le rapport qu’elle contient entre le créateur, la société et l’individu, rapport qui se poursuit après sa réalisation, dans sa présentation au public et l’évolution de ce rapport entre l’œuvre et le public et la succession des évènements humains.

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La musique illustre de façon à la fois évidente et énigmatique le caractère strictement abstrait d’une représentation de la réalité, des perceptions dans cette réalité et des sentiments humains, raisonnements et systèmes de concepts que ces perceptions induisent.

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Je pense que l’art comme la pensée, pour progresser en qualité ne peut plus être que « cubiste », même s’il n’en a pas la forme. La conscience humaine ne se suffit plus d’une interrogation et d’une réponse où n’apparaisse pas et le passé scruté et le devenir possible du « spectateur » ou du « lecteur » de l’œuvre. Cela correspond à une réalité (et un besoin) vécue aujourd’hui et sa conséquence sur les mentalités, en aller-retour et en unité.

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C’est la réponse de la « globalisation » (qui est le mode de vie aujourd’hui et dans laquelle l’humain baigne, même s’il vit « seul ») à l’art et de l’art à la « globalisation », ce qui implique une vision processuelle.

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Je me permets, dans ce même ordre d’idée d’extraire ce petit morceau de texte de la présentation de mon essai sur « DIVISION SEXISTE DU TRAVAIL, résidu ou mode de gestion » sous-titré « L’AMOR E PAS MAI », ce en quoi consiste ma tentative de marquer la transmission de la pensée par l’écriture d’art ou simple article, chose ordinairement répandue dans notre temps :

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« …Ceci n’est ni de la poésie, ni de la science. C’est une littérature hybride. Elle veut, dans quelques phrases, et dans une seule et même phrase, éclairer sous plusieurs angles, une ou plusieurs questions. Cela donne MA LITTERATURE CUBISTE… ». (P.A. 2004-2005).

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Ce qui ne veut pas dire qu’on ne puisse s’exprimer que comme cela. Le simple « arrêt sur image » dans une œuvre et sa multiplication dans une suite cohérente rend le même résultat, dans sa simplicité, à condition d’entretenir le même rapport « conscient et instinctif », ce que j'essaie de faire aussi.

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La condition pour un rapport créatif entre l'oeuvre nouvelle et la société est aussi de ne pas vouloir s'imposer en tant qu'ancienne ou nouvelle idéologie dominante, pensée unique, ce à quoi elle n'échappera pourtant pas, relativement, tant que la société sera une société de classe, ce qui ne peut en aucun cas justifier la non-création, l'abstention créative.

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Pierre Assante, 25 octobre 2015

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 13:58
REGIONS ATOSS

REGIONS ATOSS

On peut imaginer dans la seconde moitie du XXI° siècle une commune mondiale, générale, à l’instar de celle de Paris et de son écho qui se concrétisera dans le monde, cette fois pacifique et victorieuse.

Alors je crie, comme Vladimir Maïakovski : « Ressuscitez-moi ! ».

Ce sera le cas ! : à travers les sentiments et la raison de nouvelles générations ! Et plus encore, en la vivant aujourd’hui comme hier dans l’imagination et l’utopie concrète dans l’acte militant et les actes quotidiens ordinaires.

« L’utopie concrète », selon l’expression d’Ernst Blok, de ses successeurs ou de ces créateurs parallèles.

« L’utopie concrète » des créateurs de L’Unatos-Fsu (1993-2013) (1), petite tentative de 20 ans, parmi tant d’autres, avec ses défauts humains historiques, d’un syndicalisme de lutte -de classe- et de métier -de fonction sociale de la personne-, dans leur milieu restreint.

De cet effort restent les traces consultables dans la collection complète du journal (2)« Régions Atoss » en particulier dans ses orientations de congrès, d’alliance entre les « couches subalternes » et les « couches moyennes » montantes dans le monde -à travers les enseignants entre autre-, et la centralité de la production, de l’homme producteur -centralité économique et ergologique-.

Syndicalisme de lutte -de classe- et de métier -de fonction sociale de la personne-, fonction sociale qui rapprochant tous les salariés de la classe ouvrière dans le monde, les rapproche de la fonction de production de tous les biens nécessaires à la vie humaine, de la révolution scientifique et technique qui ouvre des possibilités de mieux saisir le monde et le temps disponible et des moyens de le faire, et donc d’élever la conscience humaine débarrassée des dominations de classe, de la division de classe du travail, de la confiscation de la liberté, l’égalité , la fraternité, particulièrement dans le travail en dernière instance.

Que la vieillesse handicape l’action, c’est une douleur.

Pouvoir se situer dans le mouvement de progrès du monde et l’aimer, de ses enfants jusqu’à son immensité pour soi, à l’intérieur contradictoire des malheurs de ce monde et des malheurs de la personne propre, c’est continuer à vivre jusqu’au bout.

Pierre Assante, 29 octobre 2015

(1) Pas un seul N° et ses comptes-rendus circonstanciels, mais toute la collection, en historien ou sociologue…

(2) Sur la création de la FSU, lire « Qu’est-ce que la FSU ? » Gérard Aschieri, L’archipel, 2006.

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 13:57
Walter Benjamin
Walter Benjamin

POUVOIR PERSONNEL, JUGEMENT ET ACTION POLITIQUES

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Je ne vais essayer de ne pas faire trop long afin de permettre à qui le souhaite de lire facilement.

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Cette question me parait essentielle :

Un pouvoir, aussi personnel qu’il soit ne peut pas être que celui d’un homme mais d’une équipe importante et des relais humains avec l’ensemble de la société.

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Cette équipe et ces relais ne constituent pas une pensée unique mais en exprime artificiellement une sous l’effet d’équipe, de groupe restreint et de son propre processus par rapport au processus général d’une collectivité, d’une entité humaine * .

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Un pouvoir s’appuie sur des forces sociales, une ou des classes et couches sociales en fonction des intérêts qui s’affrontent et se combinent à la fois, et l’évolution des intérêts face à des besoins communs crée des alliances relatives dans la compétition absolue d’un système d’échange basé sur le profit * .

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Juger une position politique par rapport à un homme est ridicule, et fausse une vision la plus juste nécessaire pour agir en cohérence et en santé, même évidemment si la position d’un homme n’est pas indifférente à celle d’une équipe, d’une force et des forces sociales et leur expression du moment et-ou à long terme.

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Par exemple l’usage de la bombe atomique en 1945 est un tournant parce qu’elle ouvre une longue période de domination d’une nation et d’un système sur le monde. On ne peut faire abstraction de cette réalité dans notre jugement des pouvoirs et des hommes, de leur courage ou de leurs opportunismes, et des choix de société qui en découle.

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Croit-on que le système financier mondial et local aurait pu s’instituer tel quel sans ces conditions de domination qui d’ailleurs perdurent, s’affaiblissent et se dissolvent relativement d’une part et se renforcent en se rigidifiant d’une autre ?

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Les efforts de transformations pour faire de la société de compétition une société de coopération, même lorsqu’ils obtiennent des succès ne peuvent supprimer la force du passé et de la réalité sociale passée et ses comportements, d’un coup de baguette magique et le croire c’est mutiler cette action, la freiner et quelquefois l’annihiler.

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Dans la réalité à la fois transformatrice et terriblement volontariste de la suite tyrannique de la révolution d’octobre russe, correspondant à un état local et un état du monde, je me souviens du juste effort non de Nikita Khrouchtchev, dirigeant de l’URSS et du PCUS, mais de la nouvelle équipe -et ses limites- qu’il représentait dans les années 1960, sur la question de la coexistence pacifique entre Etats et systèmes, et de la réponse évidente de maintien de domination de la part des E.U et de leurs forces industrialo-financières dans la récolte du profit maximum chez eux et dans le monde.

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Agir, dans une élection par exemple, même avec l’intention d’en faire autre chose que de l’électoralisme, mais un moment de lutte pour la santé de la société humaine, ne peut être qu’handicapé -relativement- si ce moment de lutte ne tient pas suffisamment compte ET de la réalité sociale de ce moment ET du processus social local et mondial dont cette réalité est née.

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On ne peut transformer qu’une réalité, mais on ne peut la connaître que par la connaissance du processus humain qui l’a créée.

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Une vision -de part et d’autre, soutiens ou détracteurs- personnalisée d’un processus général ne reposant que pour ou contre l’expression du pouvoir par une personne concrète, ce que renforce la constitution française de 1958 -contre celle de La Libération de 1945- et qui se répand dans le monde, à la suite de la constitution présidentielle des E.U., constitue un immense handicap pour l’humanité.

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Le processus économique, politique, social et culturel de la révolution scientifique et technique informationnelle et sa mondialisation capitaliste a des conséquences sur les mentalités à travers les rapports sociaux, le système social.

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Si les cadres nationaux des organisations progressistes de transformation sociale et leurs «équipes » commencent à en concevoir les contours, il reste encore du chemin pour en convaincre la masse des « cadres intermédiaires » quelquefois en retard sur les avancées populaires en matière de mentalités, parce qu’en retard en matière d’expérience, connaissance et action sur la réalité, pas obligatoirement en matière de réalité sociale de l'environnement local, mais en matière d'analyse générale du processus déterminant cet environnement.

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Ce retard ne peut que freiner une prise de conscience nécessaire de la population sur les besoins de transformation de l’organisation sociale, entre autre celle du système financier*, dont sa vie quotidienne et son avenir dépendent.

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La qualité -et le défaut- d'une vision non orthodoxe est de tenter -tentative relativement illusoire- de combler ou éviter les "retards".

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Je mets en illustration de portrait de Benjamin, car il représente pour moi cet effort qui souvent isole plus ou moins son auteur.

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Pierre Assante, 27 octobre 2015

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* Ceci sur le plan local comme le plan général de l’humanité et sur le temps court comme la longue durée.

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 13:56
« Où se trouvent les réserves d’alternative ? Travail et projets–héritages » Rencontre avec Yves SCHWARTZ. Présentation et VIDEO :

« Où se trouvent les réserves d’alternative ? Travail et projets–héritages »

Rencontre avec Yves Schwartz

VIDEO SUR CE LIEN :

http://www.dailymotion.com/video/x2hhx17_yves-schwartz_news

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Séminaire « De quoi demain sera-t-il fait ? »

Organisé par la fondation Gabriel Péri et par l’association Espaces Marx
Mercredi 2 avril 2014
« Où se trouvent les réserves d’alternative ? Travail et projets–héritages »
Yves Schwartz

VIDEO SUR CE LIEN : Yves_Schwartz

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"...... Les essais permanents de « renormalisation » des normes antécédentes encadrées par ces valeurs économiques sont autant de réserves d’alternatives, de recréations plus ou moins collectives d’un possible monde commun. Monde commun qui peut rester dans l’invisible ou grandir sous l’effet d’un vrai militantisme de la mise en visibilité. Des « projets-héritages » sont donc en suspens dans toutes les activités industrieuses, des « utopies » concrètes qu’il faut mettre en débat, pour rééquilibrer le rapport entre valeurs marchandes et valeurs sans dimensions.

Sans doute aujourd’hui, à travers une économie mondialisée et financiarisée, la convergence de ces projets héritages n’a rien de simple ni d’évident.....".
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 13:55
Affiche d'expo à Mantoue
Affiche d'expo à Mantoue

De retour d’Italie où j’ai pu de nouveau gribouiller abondamment sur mes cahiers, voilà ci-dessous des "conclusions rudimentaires et synthétiques" de ces divers écrits et en bas de ces "conclusions", le résumé très succinct de mes autres gribouillages italiens qui me les ont inspirés.

A l’issue de ces réflexions je me contente donc ici d’essayer de partager ces conclusions rudimentaires et synthétiques, sachant que les événements sont plus pédagogues que les grandes réflexions qui ne peuvent à elles seules transformer avec bonheur le mouvement de la société et sachant aussi que la pédagogie sociale ne progresse qu’à travers ces événements. Preuve en est l’abondance des réflexions, débats et articles économiques depuis l’accélération de 2008 de la crise de suraccumulation du capital et sa durée qui pose par force la question de l’état du système dans lequel nous vivons …bien qu’on ne sache pas encore massivement dans le monde qu’il s’agit d’une crise de suraccumulation du capital en tant qu’élément de crise de croissance générale de l’humanité…

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PHILOSOPHER RUDIMENTAIREMENT DANS LE MECHANT CHAOS…

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Pour qu’un fruit donne un arbre, il faut qu’il puisse parvenir à maturité.

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Comme dans la révolution du néolithique avec la création de l’agriculture, l’industrie a eu besoin de mûrir, avec ses prémices manufacturiers (et même avant), sa mécanisation, puis son automation.

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Il semble que la révolution scientifique et technique, sa mondialisation informatisée marque la maturité du capitalisme, forme d’échange et de production liée à la naissance de l’industrie telle qu’elle a eu lieu.

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A cette maturité économique, politique, institutionnelle, culturelle, puis au « pourrissement du fruit » peut correspondre la naissance d’un arbre nouveau, contenu dans l’ancien et adapté aux conditions nouvelles de son environnement interne et externe, en relation interactive, issues de ces transformations.

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Cette transition contient la dissolution et la construction, le chaos et la nouvelle cohérence.

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Pierre Assante, 20 octobre 2015

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RESUME TRES SUCCINCT DE MES AUTRES GRIBOUILLAGES ITALIENS :

1) Sur la période stalinienne, ses prémices, la répression armée anti-ouvrière séculaire et son corollaire, les militarisations relatives et/ou locales du mouvement ouvrier, à l’occasion d’une exposition sur l’URSS, les communistes italiens et l’Italie en général (à Mantoue-Mantova, Palazzo TE. La photo de cet article est la première page du dépliant de l'expo.),

2) Sur les périodes de tentatives de constructions de contre-sociétés et de tentatives et d’échecs d’imposition d’une nouvelle idéologie dominante contre celle existante, et les rapports de forces sociaux en faveur du travail qui en étaient issus un temps, contradictoirement,

3) Sur la Catalogne, les indépendances nationales, la diversité des nations (Et la notre, la France) et des cohésions centripètes ou des sujétions centrifuges, à l’occasion de la lecture de René Merle (1) sur son blog à ce sujet,

et sur la magnificence et la dépendance des Etats italiens ou cités-Etats de la Renaissance (XV°-XVI° siècle), autre période de révolution scientifique et technique (Mantoue en est un exemple ainsi que ses rôles et positions dans les guerres de religion vis à vis de Rome et de l'Empire),

4) Sur les technologies de communication et de prescription informationnelles isolantes de l’individu dans le travail comme dans toute la vie quotidienne et les solidarités concrètes et leur organisation concrète dans le travail concret et la production concrète des biens nécessaires à notre vie…

5) Je suis revenu aussi sur mon essai de 2004 "NOUVEAU FORUM" et constate qu'une stagnation politique de la période pré-généralisation de la crise (~1980-2000), sur laquelle j'insistais, a été dépassée.

6) Enfin sur cette ridicule "nation de l'homme blanc" où certains voudraient qu'une culture dominante liée à un économie dominante et ses "bénéficiaires" garde éternellement sa domination. Réflexion valable dans une multitude de cas, y compris pour les dominés et leur volonté de contre-domination, pour le refus de tout mouvement, pour la compétition contre la coopération, toutes les coopérations, dans l'unité de la raison et des sentiments mêlés, unis.

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(1) René MERLE, Voir son blog dans les liens de ce blog.

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 13:54
Pétrarque, la pré-renaissance
Pétrarque, la pré-renaissance

N’est-ce pas lorsque toutes les contradictions d’un système sont réunies et au paroxysme, que les possibilités des changements heureux s’ouvrent ?

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Pour répondre à ses BESOINS, des plus « simples » aux plus « complexes » l’homme a ….besoin de PRODUIRE.

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L’histoire de l’homme c’est l’histoire de ses MOYENS de production et de ses différents MODES de production et leurs évolutions.

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Du jour où il a pu produire PLUS que ce qu’il lui était indispensable pour satisfaire ses besoins vitaux élémentaires, l’homme a pu ACCUMULER.

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La DIFFERENCE entre la quantité de production et la quantité de produits nécessaires à une survie grossière, élémentaire, HISTORIQUEMENT parlant, c’est le SURPRODUIT.

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Chez le paysan des origines de l’agriculture jusqu’à il y a quelques siècles, il est facile de distinguer le surproduit, ce qu’il produit par son travail et qui va au-delà de sa consommation ET QU'IL POURRA DONC ECHANGER contre des produits qu’il ne produit pas.

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Il est moins facile d’imaginer le surproduit lorsqu’il est le PRODUIT COLLECTIF D'UNE SOCIETE, son accumulation et sa REPRODUCTION qu’elle tire de cette accumulation (Dans cette accumulation, il y a les outils, les machines, puis les services publics, les écoles, les routes…et tout ce dans quoi l’homme puise du travail accumulé pour produire de nouveau, de façon élargie).

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Lorsque cette accumulation a été ACCAPAREE par une partie de la société au détriment de l’enrichissement général, l’histoire de l’homme est devenue l’histoire de la LUTTE DES CLASSES.

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Cependant l’accaparement de l’accumulation n’a jamais été total et c’est le résultat de cette lutte de classe. IL Y D'UNE PART LA PRESSION PHYSIQUE ET MORALE DES EXPLOITE-E-S pour récupérer une part de l’accumulation, D'AUTRE PART LES BESOINS MINIMUMS GLOBAUX DE LA SOCIETE POUR SE DEVELOPPER, qui contraint à partager au moins une part de cette accumulation pour ne pas tuer la poule aux œufs d’or des dominants et toute la société, ce qui peut se produire lorsque l’exploitation atteint un paroxysme.

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La question de notre époque n’est pas celle de la croissance mais celle de l’usage de la croissance. QUEL USAGE FAIRE DE LA CROISSANCE ?

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Pour que l’usage de la croissance réponde aux besoins de la société, il faut qu’elle ne soit plus soumise aux choix d’une MINORITE DOMINANTE.

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D’autant que cette minorité dominante aujourd’hui n’est pas l’expression de BESOINS SOCIAUX, mais des besoins d’accumulation en capital, de la circulation du capital laquelle exige de s’accumuler au-delà des nécessités de reproduction sociale, dans sa course à la domination.

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Cette marge entre l’accumulation capitaliste et les nécessités de reproduction sociale constituent la SURACCUMULATION DU CAPITAL. Cette suraccumulation se fait au détriment de la satisfaction des besoins sociaux et de leur évolution, évolution que tout le contenu de l’évolution sociale auto-induit en aller-retour dialectique, des techniques à L'ORGANISATION DU TRAVAIL ET AUX REPRESENTATIONS MENTALES nécessaires au mouvement de la pensée humaine et les outils collectifs de cette représentation, dans la transmission des savoirs « pratiques et théoriques » en unité, l’art etc…

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Ce n’est pas une question de méchanceté ou de gentillesse de la part des gestionnaires et des possesseurs de capital, mais des LOIS-TENDANCE DU MODE DE PRODUCTION CAPITALISTE.

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Tout au long de l’histoire humaine toutes les REVOLUTIONS SCIENTIFIQUES ET TECHNIQUES ont contribué à multiplier LA MASSE DU SURPRODUIT.

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C'est-à-dire que le capital lui-même à contribué à l’explosion du surproduit et la REVOLUTION INFORMATIONNELLE MONDIALISEE encore plus fortement. C’est sur cette MASSE DU SURPRODUIT que peut être tiré LE CAPITAL A USAGE FINANCIER STRICTO SENSU, A LA PRODUCTION DE MONNAIE EX-NIHILO, RELATIVEMENT AUTONOME DES RICHESSES PRODUITES, permettant l’explosion d’une spéculation multiforme.

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La réponse à UN USAGE SAIN DE LA CROISSANCE, tient donc AU REMEDE A LA SURACCUMULATION CAPITALISTE inhérente au mode de production capitaliste.

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Et ce remède passe par la transformation de la réalité, pas d’une réalité imaginaire, c'est-à-dire par L'INVENTION D'UN AUTRE MODE DE PRODUCTION ET D'ECHANGE qui ne dépende pas de l’accumulation capitaliste.

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Il faut donc S'ATTAQUER AUX LIEUX ET MOYENS DE CETTE ACCUMULATION-SURACCUMULATION dans les conditions du capitalisme d'aujourd'hui, de sa production et ses échanges mondialement informationnalisés : SON SYSTEME FINANCIER POUR LE TRANSFORMER radicalement et progressivement pour un usage l’orientant vers la création des outils de production et des échanges répondant aux besoins et à leur croissance qualitative.

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L'ACCUMULATION DU CAPITAL EST UNE ACCUMULATION REPONDANT A SES BESOINS QUANTITATIFS PROPRES au détriment de besoins qualitatifs de la société humaine, et de la conscience humaine nécessaire à son processus.

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Il fut un temps où l’on nommait simplement et justement cette évolution : sortir de la LOI DU PROFIT MAXIMUM IMMEDIAT.

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LA GESTION DES 7 MILLIARDS D'HUMAINS EST CONFISQUEE (pas totalement sinon la société serait devenue immobile, donc morte) EN GRANDE PARTIE PAR QUELQUES MILLIERS D'INDIVIDUS QUI AUJOURD'HUI POSSEDENT LE POUVOIR SUR LES MOUVEMENTS DU CAPITAL. C’est dire que le pouvoir de l’humanité sur elle-même a réuni les conditions pour ramasser, transformer et faire fructifier à son profit le pouvoir existant. Dire cela dans l’état de crise économique, politique, civilisationnelle dans laquelle nous vivons semble d’un optimisme fou. Et pourtant N'ESTCE PAS LORSQUE TOUTES LES CONTRADICTIONS D'UN SYSTEME SONT REUNIES ET AU PAROXYSME, QUE LES POSSIBILITES DE CHANGEMENT HEUREUX SOUVRENT ?

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Le terme HEUREUX ne contient pas seulement le qualificatif touchant à la perception d'un sentiment, mais aussi les conditions matérielles, L'ORGANISATION COOPERATIVE LIBRE ET SCIENTIFIQUE de la société qui le permette. Mais le terme heureux contient bien aussi la perception du sentiment de bonheur et ses fluctuations dans le déroulement de l'activité humaine.

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Pour ma part les fluctuations des effets qu'on appelle sentiments dans le corps sont interprétées magnifiquement par les ARTS et particulièrement la musique de la période de la bourgeoisie révolutionnaire, du XIX° en particulier. Puis cette interprétation est gagnée par l'affaissement rapide des idéaux portés par la lutte de la bourgeoisie pour la liberté, l'égalité, la fraternité confisquées par sa société de classe installée, jusqu'à ce que l'art interprète cette douleur du manque et du regret, rejoignant ainsi l'interprétation générale d'une CONDITION HUMAINE énigmatique et aléatoire et des alliances trahies.

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Les RETARDS dans l'interprétation artistique des sentiments qu'induit une réalité perçue c'est le retard de la conscience sur la réalité, le temps d'observation et de perception jouant. Mais dans le même temps, l'interprétation artistique peut ANTICIPER quelquefois sur l'interprétation scientifique et s'y mêler.

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L'art d'aujourd'hui mêle ces incertitudes à une volonté d'atteindre un FUTUR différent, non encore clairement imaginable, ou le désespoir se mêle à un espoir d'une qualité nouvelle, non religieuse. L'art nouveau est à naître de ces prémices parmi lesquelles l’expression des CLASSES SUBALTERNES PRODUCTRICES prémices elles mêmes d’une société sans classe ébauchée par leurs grandes luttes historiques et leurs acquis de tous ordres.

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Pierre Assante, 13 octobre 2015

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 13:53
MARINE ROUSSILLON :  ETRE DE GAUCHE OU NE PAS ETRE DE GAUCHE. ESSAI :

MARINE ROUSSILLON :

ETRE DE GAUCHE OU NE PAS ETRE DE GAUCHE

(Extrait de la revue du projet, en ligne, N°50 OCTOBRE 2015, "4 essais sur la gauche")

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Alors que la question des alliances « à géométrie variable » fait débat parmi les communistes, cette contribution entend se positionner dans la discussion et mettre en garde contre toute vision figée de l’espace politique. Loin d’être un espace à deux dimensions divisé par une ligne de front claire, il est multiple, mouvant, dynamique : y tracer des frontières, c’est prendre le risque d’avoir toujours un temps de retard ; un appel à en orienter le mouvement.

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Lire ici ou sur ce lien :

http://pierreassante.fr/dossier/

ROUSSILLON_ETRE_DE_GAUCHE-150930.pdf

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 13:50
UTOPIES CONCRETES DE TRANSFORMATION DE LA SOCIETE EN SANTE.
UTOPIES CONCRETES DE TRANSFORMATION DE LA SOCIETE EN SANTE.

Hommes d’atomes, de chair, de nerfs, de pensées, de sentiments 
et de société 
que nous sommes dans une unité de tout ça…

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Une chose est le sectarisme qui est le refus de débattre, donc de s’enrichir de la pensée des autres, parce qu’on pense détenir la vérité absolu, autre chose est d’affirmer à d’autres, par exemple, que la plus-value existe et en quoi elle consiste, même si cette notion scientifique ne contient elle aussi qu’une part de la réalité sociale, qu’une part de ce qu’on peut extraire subjectivement (tautologie) de la perception et de la réflexion qui peut en découler ou pas.

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La nation et la république même dans ce quelle a eu de pire mais aussi de meilleur sont issues de rapports de violences et de contraintes, pas de la seule capacité de créer, d’innover dans le sens de la résolution des besoins humains, mais les deux sont allé de pair.

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Aussi les utopies que l’on appelle concrètes ne sont pas sans effet concret sur le progrès de l’humanité, même si leur concrétisation est autre chose que l’effort subjectif de projection de mesures humaine dans l’avenir, et justement parce que leur concrétisation imprévisible, énigmatique, est autre chose que l’effort subjectif de projection de "nouveau", de mesures humaines dans l’avenir.

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J’écoutais hier soir l’émission sur Georges Brassens. Qui attribuait telle caractéristique à sa personnalité, à ses opinions. Il y avait là sans doute un mélange involontaire et normal de vrai et de faux, d’approximatif, mais finalement de ressenti de ce que l’on souhaitait dans un sens ou dans un autre. Une ou un a parlé de « l’ADN » de Brassens dans le peuple français. On peut aussi parler surtout de « l’ADN » de la culture française sur une très longue période d’existence historique dans le sang de Brassens, avec tout ce que l’habileté de l’image, de la répartie que son langage contient, et du tout et du contraire qu’il exprime en fonction de l’humeur du moment sur une question ou une autre, sur un moment de vie sociale des individus et la sienne à un moment ou à une autre.

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Il faut cependant se méfier d’une métaphore de « l’ADN ». Le processus social n’est pas du tout un processus biologique au sens strict. Ni un processus minéral au sens strict évidemment. Gramsci, à mon sens, a donné une vision subjective (encore une tautologie utile !) des bases unifiées minérale, biologique et sociale de l’humain et de son processus, des hommes d’atomes, de chair, de nerfs, de pensées, de sentiments et de société que nous sommes dans une unité de tout ça…

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Pour en revenir au sectarisme, on fait souvent abstraction du savoir spécifique des uns et des autres qui les unissent mais aussi les opposent. Qui a une vision « instinctive » d’une situation ne l’a que parce sa spontanéité entre dans son « capital » personnel de connaissance. On peut être d’une grande acuité visuelle de la réalité et être incapable d’un raisonnement mathématique. Je prends l’exemple du raisonnement mathématique parce que la métaphore qu’il induit ici est plus claire, plus « caractéristique » que celle prise à partir de l’histoire ou de la connaissance du cinéma dont on parle plus facilement à table ou en compagnie. Et le mépris et l’opposition de la société de classe à l’encontre des sciences dites dures (maths., éco etc.) va de pair avec leur usage massif privé par les groupes dominants et leur confiscation du progrès et de ses avantages.

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C’est justement sur les savoirs « non populaires » parce non mis à disposition du peuple que la classe dominante réduite aujourd’hui à quelques milliers de détenteurs du pouvoir sur la circulation du capital et ses conséquences, que cette classe dominante domine et fige relativement mais surement le processus de production en santé dont dépend l’humanité.

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La crise de croissance de l’humanité, métaphoriquement comparable à celle d’un enfant et son impossibilité de redevenir plus petit est une chose. Les outils du savoir nécessaires à la poursuite de sa croissance est autre chose qu’une simple observation morale et même sociologique de cette croissance de l’humanité. La « médecine » de la société est aussi une « science dure » et ne peut être caractérisée par du sectarisme, même si elle peut en contenir, à l’instar de tout processus de pensée.

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Pour ma part je partage et participe à la construction des utopies concrètes (du moins que je crois concrètes). Cela fait partie à la fois de ma tentative « naturelle » de l’humain de tentative d’utilité humaine, sociale, et m’aide à lutter contre ce que l’on ressent de désespoir (désespoir qui n’existe que par rapport à l’espoir, sinon ce serait de l’indifférence, sentiment proche du désespoir d’ailleurs et issu de lui sans retour), contre le désespoir que la condition humaine peut induire.

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Dans ces utopies concrètes il y a bien sûr celle d’une évolution qui ne soit pas une copie conforme de la naissance par la violence et la contrainte, ce qui ne veut pas dire que les rapports humains deviendront paradisiaques, mais que la transformation de la violence et de la contrainte en fera autre chose en qualité, qu’on ne pourra plus appeler violence et contrainte.

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L’évolution du vocabulaire va de pair avec des transformations objectives de la nature, de la société et de la personne et de ses savoirs, il est le témoin de cette transformation, autant qu’un vocabulaire peut l’être, dans les limites des capacités de l’espèce humaine, limites qui font que nous ne sommes capables que d’imaginer un horizon utopique. Et "c'est déjà ça" !

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Walter Benjamin, il me semble a beaucoup réfléchi sous et sur cette forme de réflexion. Il est, entre autres, un bon enseignant pour nous tous je crois, et j’essaie de m’enrichir de la forme de sa recherche et de son processus de pensée personnel.

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Pierre Assante, 6 octobre 2015

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 13:49
L’archéologie nous enseigne qu’il n’y a pas de fin, mais des mélanges qui produisent de nouvelles populations et de nouvelles cultures.

« …le phénomène n’est pas neuf. Les Gallo-Romains à la fin de l’antiquité ont vu arriver les populations germaniques, les Francs, les Alains, le Wisigoths…Eux aussi craignaient de perdre leur identité. Et pourtant eux-mêmes étaient le produit de mélanges entre les Germains, Gaulois et Romains. Cette idée de fin de cycle est un mythe. L’archéologie nous enseigne qu’il n’y a pas de fin, mais des mélanges qui produisent de nouvelles populations et de nouvelles cultures. Il faut faire plus de pédagogie sur ces sujets. D’où l’intérêt d’aller voir le fac-similé de la grotte Chauvet et les dessins somptueux qui datent de 36.000 ans. Je ne saurai trop conseiller à Nadine Morano d’y faire un tour….. »

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Alexandre Fache, extrait de l’article « Nous avons tous le même squelette », L’humanité, 2, 3,4 octobre 2015

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 13:40
A l’attention de la RENCONTRE « J’aime mon travail si j’en décide », Mardi 6 octobre de 9h30 à 21h espace Niemeyer 2 place du Colonel-Fabien Paris 19.

A l’attention de la RENCONTRE « J’aime mon travail si j’en décide », Mardi 6 octobre de 9h30 à 21h espace Niemeyer 2 place du Colonel-Fabien Paris 19.

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D'abord, BRAVO POUR CETTE INITIATIVE !

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A l’issue de mes années de militant politique et syndical, et de chercheur très amateur, en passant par l’ergologie, l’économie, la philosophie et la poésie, ma conclusion, même en la remettant sans cesse en chantier, reste celle-ci :

L’activité créatrice humaine pour répondre aux besoins humains se heurte à la vente de la force de travail, condition imposée à l’activité. Cette contradiction est parvenue au paroxysme.

Certes la vente de la force de travail passe par des formes complexes correspondant à l’état des forces productives dans la mondialisation informatisée et globalisée, mais reste intacte sur le fond.

La tentative syndicale, dans mon petit milieu, de créer un mouvement salarial inversant le mouvement « naturel » du système, c'est-à-dire tentative partant des besoins sociaux déterminant l’activité de métier, le perfectionnement de son contenu et de ses outils (et la reconnaissance sociale entre autre en matière de revenu du travail) et non le contraire s’est conclue par l’échec-dissolution du syndicat créé (L'UNATOS-FSU) et l’abandon d’un syndicat de métier et de lutte.

Bien sût, les erreurs commises se sont « ajoutées » aux conditions sociales (et dans ces conditions à la politique gouvernementale, entre autre le transfert de la FPE à la FPT) du milieu particulier et général de l’activité particulière (l’activité particulière des salariés de ce milieu auquel je-nous appartenions).

Si cette contradiction issue de la vente de la force de travail est parvenue au paroxysme, il n’y a pas là motif à désespoir, au contraire.

Ce paroxysme dans cette situation apparemment sans issue, appelle à la solution qui à mon avis émergera de l’incohérence imposée à l’activité qui elle travaille à sa propre résolution, en continuité et en saut dans la continuité.

Et ça, résoudre la question de la vente de sa force de travail pour vivre, c’est un sacré saut, qui a d’ailleurs commencé à l’intérieur du processus contradictoire, progressivement et radicalement, sans quoi …il n’y aurait plus d’activité !

L’existence de « résidus » massifs encore majoritaires « d’emploi de main d’œuvre », en particulier dans les économies dites « émergentes » cache la réalité des forces productrices nouvelles, leur niveau d’automation et le niveau d’échange des données de recherche.

La réalité des forces productrices nouvelles se heurte d’ailleurs au maintien de ces « résidus » massifs « d’emploi de main d’œuvre », qui lui-même reste la condition de la création de plus value à un niveau permettant le maintien du système économique actuel, celui du capital.

Il y a bien là un nœud à résoudre entre la réalité des forces productrices nouvelles et la réalité du système économique.

Pierre Assante, 2 octobre 2015.

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 05:27
REPRISE du 29 juillet 2012 : Théories sur le travail productif et le travail improductif.(MARX)

29 juillet 2012

Théories sur le travail productif et le travail improductif.(MARX)

Présentation PAR le "blogueur":

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En quelques mots, Marx introduit ici les contradictions invivables entre une vision « robinsonesques » de la création des ressources, et celle d’une réalité de laquelle partir, et pour comprendre (pour les transformer) les ressources humaines dans leur processus, dans l’actualité capitaliste qui est la notre et sa généralisation mondialisée, informationnalisée d’où peuvent naître d’autres formes d’échange et de production, en aucun cas à partir d’une régression, ou en tout cas qu’après un retour de la régression vers une poursuite du processus d’échange et de production développé, reproduit, élargi.

On peut aussi considérer, qu’il y a là réponse (mais une "réponse" est-elle nécessaire, c’est plutôt une affirmation qui répond à ce besoin humain) à une critique du soi-disant « économicisme » du marxisme : c’est bien le lien entre la totalité de l’activité humaine, sa représentation, les cultures humaines et leurs diversités, et la base sociale des moyens de reproduction de l’humanité que fait Marx.

C’est à travers la critique de l’économie politique qu’il répond à l’état de l’humanité et au besoin de son développement en tant que conscience de la nature sur elle-même. Il n’y a pas chez Marx et le marxisme, d’un côté la philosophie, de l’autre l’anthropologie, de l’autre l’économie. Il y a ce que l’espèce humaine est apte à saisir dans sa totalité pour poursuivre son processus, et que la masse des activités « théoriques et pratiques » de chaque personne dans sa diversité, son histoire, contribue à y apporter.

Le négatif de la "vulgarisation" grossière du marxisme comme dans la "pensée unique" dominante dont découle cette "vulgarisation" grossière entre autre, laissons-le de côté, il nous est bien assez suffisamment servi et resservi par le capital au quotidien, dans le travail et le discours sur le travail, et dans son instrumentalisation de toutes les maladies humaines sociales, de toutes formes et de toutes sortes.

Pierre Assante, 28 juillet 2012

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Mais venons-en au plus sérieux :

"…..Tout ce que A. Smith a écrit nous a, jusqu’à présent, paru équivoque : il en va de même pour la définition de ce qu’il appelle travail productif par opposition au travail improductif. On trouve chez lui une confusion entre deux définitions de ce qu’il appelle le travail productif. Nous nous attacherons d’abord à la première, la seule qui existe.

1 C’est le travail productif, au sens de la production capitaliste, c’est le travail salarié qui produit de la plus value.

Le travail productif au sens de la production capitaliste, c’est le travail salarié qui, en échange de la partie variable du capital (de la partie du capital déboursée en salaire), non seulement reproduit cette partie du capital (ou la valeur de sa propre puissance de travail) (1), mais produit en outre de la plus-value pour le capitaliste. C’est la seule façon de convertir de la marchandise ou de l’argent en capital. Seul est productif le travail salarié qui produit du capital. (Ce qui signifie qu’il reproduit, en l’augmentant, la somme déboursée en travail ou encore, qu’il rend plus de travail qu’il n’en reçoit sous forme de salaire.) Seule donc la puissance de travail dont la mise en valeur est plus élevée que sa valeur.

La mere existence [l’existence même] d’une classe capitaliste, et par conséquent du capital, repose sur la productivité du travail, non pas sur sa productivité absolue, mais sur sa productivité relative. Par exemple, si une journée de travail était simplement suffisante pour conserver la vie de l’ouvrier, c'est-à-dire pour reproduire sa puissance de travail, le travail serait productif au sens absolu, parce qu’il serait reproductif, c'est-à-dire qu’il remplacerait sans cesse les valeurs qu’il aurait consommées (égales à la valeur de sa propre puissance de travail). Mais il ne serait pas productif au sens capitaliste, parce qu’il ne reproduirait pas de plus-value. (En effet, il ne produirait pas de valeur nouvelle, mais remplacerait seulement la valeur ancienne ; après avoir consommé la valeur sous une forme, il la reproduirait sous une autre. C’est dans ce sens que nous avons appelé productif un ouvrier dont la production est égale à sa propre consommation, et improductif celui qui consomme plus qu’il ne reproduit.)

Cette productivité est basée sur la productivité relative en ce sens que le travailleur ne remplace pas seulement une valeur ancienne, mais en crée une nouvelle et que dans son produit est matérialisé plus de temps de travail que n’en contient le produit qui le maintient en vie en sa qualité d’ouvrier. L’existence du capital est fondée sur ce genre de travail productif .

{Mais supposons que le capital n’existe pas et que le travailleur s’approprie lui-même son surtravail, le surplus de valeurs qu’il a créées et qui dépasse l’excédent des valeurs qu’il consomme. De ce travail seulement on pourrait dire alors qu’il est véritablement productif, c'est-à-dire qu’il crée de nouvelles valeurs.}…….(2)"

Karl Marx. Théories sur la plus value, Livre I, Chap. quatrième, sur le travail productif et le travail improductif. Rédaction 1861-1863. (Pour référence , « Le Capital, livre I est édité en 1867)

Note du « blogueur », PA. :

(1) Toujours relier cette réalité au niveau des forces productives du moment, à l’état culturel du moment (qui en découle en rapports dialectiques), etc.

(2) Pourquoi ne pas employer aujourd'hui le terme "producteur" dans ce cas pour le différencier de "productif" réservé à l'accumulation capitaliste ? Cela rejoindrait l'ergologie, la connaissance et l'expérience du travail nécessaire à la transformation de l'organisation du travail et de l'activité de la personne humaine sans laquelle il n'y a ni production ni transformation du mode de production. Le dépassement du capitalisme c'est aussi la transformation qualitative de l'organisation du travail, en unité avec la transformation économique et politique stricto sensu. Et l'employer dans tous les cas lorsqu'on exprime l'activité de production qui contient déjà dans le capitalisme son propre dépassement.

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 18:30
Ce que dit Marx sur la période manufacturière en Angleterre.  Et ce que nous pourrions dire sur notre entrée avancée dans la mondialisation informationnalisée...(et AVEC citation ajoutée)

Ce que dit Marx sur la période manufacturière en Angleterre.

Et ce que nous pourrions dire sur notre entrée avancée dans la mondialisation informationnalisée

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Ce que dit Marx sur la période manufacturière en Angleterre, puis l’industrialisation, on pourrait le dire relativement sur les forces productives de notre temps, pour l’informationnalisation dans le monde.

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Plutôt que de répéter ce qu’il dit, je préfère renvoyer au Capital, Livre I. Chap. XII, « division du travail et manufacture », quatrième éditions allemande, pages 410-415, et ses notes sur la Grèce antique, PUF, 2006 (1). Mais on peut lire la suite sans cela...

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A charge de chacun de chercher les différences et les similitudes relatives induites par les nouvelles forces productives, tant sur le plan de l’organisation du travail que des comportements au travail et hors travail, hommes, femmes, enfants, cité….

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Compte tenu du décalage entre la rapidité croissante de l’évolution scientifique et technique et de sa mise en pratique d’une part et du temps générationnel quasiment fixe d’autre part, et en les mettant dans le paysage des transformations de la société humaine à travers les observations et constatations que nous pouvons faire, l’histoire peut nous sembler de l’ordre du déterminisme.

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Cette apparence de déterminisme est trompeuse, il me semble, car elle ne rend pas compte de la transformation qualitative qui fait de deux situations qui se ressemblent deux réalités différentes dans le processus social, que Marx imageait avec la forme de la spirale et que Ernst Bloch reprend dans « Rotation-élévation » et ses « Figures (figurations processuelles) comme catégories de manifestation. Leur pluralisme et ses critères : mesure et but », Expérimentum Mundi, Payot 1981. Mais on peut lire la suite sans cela...

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Il y a donc analogie relative entre manufacture puis industrialisation, nationale, en Angleterre et début de l’informatisation de l’industrie, mondiale, puis automation industrielle informationnalisée (1).

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On peut situer la première, la manufacture, nationale, dans le XIX° et son plein développement dans l’industrialisation dans le XX° siècle, comme on peut situer le seconde, l’informatisation, mondiale, dans la fin du XX° et son plein développement dans l’informationnalisation, l’automation informationnalisée dans le XXI° siècle.

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On peut comprendre aussi que dans les conditions de reproduction matérielle et morale de la société à la fin du XIX° comme à la fin du XX°, la reproduction du mouvement ouvrier a vécu relativement non sur la base des transformations en cours mais sur la base de la réalité et situation « acquise », ce qui n'est pas encore fini mais tend partiellement à finir....

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Il est plus difficile de sortir d’une « normalité globale » forte acquise que d’entrer dans une nouvelle, la conscience étant généralement en retard sur la réalité.

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En quelque sorte on pourrait dire que nous sortons de la « nouvelle période manufacturière qualitativement nouvelle » pour entrer dans la « nouvelle période industrielle, qualitativement nouvelle » : l’informationnalisation mondialisée ses structures et superstructures, bases de productions et institutions, son histoire particulière et son processus social particulier dans le processus social marchand millénaire et dans le processus général d’humanisation, millionnaire en années.

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Car ces 2 couples de périodes ne sont que parties de la période industrielle comme la période industrielle est partie du processus général de production des biens « matériels et moraux » nécessaires à l’homme. Ici aussi je renvoie aux concepts anthropologiques issus du mouvement de pensée initié par Marx et son temps, dont l’ergologie, l’expérience et la connaissance du travail marque une nouvelle étape, avec sa naissance récente, les voies qu’elle ouvre (et les errements ordinaires éventuels de tout système de concepts nouveau), particulièrement dans le développement d’une société qui aura dépassé l’échange A-M-A’, la mesure quantitative marchande d’échange, au profit de la reconnaissance des « valeurs sans dimension » de l’activité humaine.

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Le développement du capitalisme l’aura permis en développant les forces productives et productrices, et en créant une quantité de surproduit en masse et ses marges croissantes d’échange de valeurs d’usage libérées de la mesure quantitative marchande, c’est à dire de la pénurie, et fertile en développement impétueux de la coopération.

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Evidemment, développer cette idée de l’analogie apparente mais relative de deux couples de périodes ne dispense pas de l’essentiel : comprendre le processus de la mondialisation informationnalisée, l’évolution de ses structures et superstructures et sur quels éléments de la réalité agir pour poursuivre en santé notre processus humain, dans la multitude de possibilités apparentes et énigmatiques qui se présentent à nous, que nous pouvons d’ores et déjà observer ou pas.

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Parmi ces réalités, il y a le rôle, la forme et l’essence du système financier actuel, son mouvement, ses limites, le "novum" qu’il contient, pour transformer l’ancien en nouveau à développer.

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Mais je ne suis pas économiste, et le peu que j’en sais j’essaie de l’utiliser dans le domaine philosophique et politique, ce qui ne devrait pas être inutile.

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NON, je ne me prends pas pour Nostradamus, mais j’essaie de comprendre pour agir collectivement en conséquence.

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J’ai cherché ces « similitudes » pour mieux comprendre et expliquer aujourd’hui.

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Pierre Assante, 9 octobre 2015

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(1) Page 413, « …Pendant la période manufacturière proprement dite, c'est-à-dire pendant la période où la manufacture représente la forme dominante du mode de production capitaliste, de multiples obstacles viennent s’opposer au plein épanouissement de ses tendances profondes. Bien qu’elle crée, comme nous l’avons vu, à côté de la hiérarchie existant entre les travailleurs, une séparation simple entre travailleurs qualifiés et travailleurs non qualifiés, le nombre de ces derniers reste très limité du fait de l’influence prédominante des premiers. Bien qu’elle adapte les différentes opérations spécifiques aux différents degrés de maturité, de force et de développement de ses organes de travail vivant et quelle pousse ainsi à l’exploitation productive des femmes et des enfants, cette tendance échoue néanmoins dans l’ensemble à cause des habitudes et de la résistance des travailleurs hommes… »

Cela, « l’équivalent » dans la période initiale de l’informationnalisation, c’est en France dans les années 1960-1970, par exemple, le passage du tour manuel au tour numérique, puis son abandon pour la chaîne automatisée qui elle est l’entrée dans l’informationnalisation à maturité, en comparaison à l’entrée de la manufacture dans la grande industrie mécanisée.

Dans la première période, les traditions de luttes ouvrières et le rapport de force du salariat qui a marqué les grandes luttes et le progrès sociaux des « 30 glorieuses » vont se heurter au recul de cette classe ouvrière qualifiée (par exemple la chute de l'organisation politique du PCF dans l'entreprise), et le besoin pour le mouvement ouvrier de passer à la nouvelle phase de développement (nous y sommes), pour nous aujourd’hui le capitalisme informationnalisé et mondialisé à dépasser dans un autre mode de production et d’échange, la libération du travail contraint (la vente de la force de travail) et l’organisation nouvelle et coopérative de l’activité humaine.

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 09:02
PALESTINE. Reconnaissance ! 10 octobre 2015 à Paris.

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CI-DESSOUS LES SIGNATAIRES DE L'APPEL

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PALESTINE. Reconnaissance ! 10 octobre 2015 à Paris.
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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 13:26
ECONOMIE MONDIALE. L'ONU tire de signal d'alarme

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 12:10
Extrait de mon article sur "J'aime mon travail si j'en décide".

....L’activité créatrice humaine pour répondre aux besoins humains se heurte à la vente de la force de travail, condition imposée à l’activité. Cette contradiction est parvenue au paroxysme....

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....Certes la vente de la force de travail passe par des formes complexes correspondant à l’état des forces productives dans la mondialisation informatisée et globalisée, mais reste intacte sur le fond.

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Si cette contradiction issue de la vente de la force de travail est parvenue au paroxysme, il n’y a pas là motif à désespoir, au contraire.

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Ce paroxysme dans cette situation apparemment sans issue, appelle à la solution qui à mon avis émergera de l’incohérence imposée à l’activité qui elle travaille à sa propre résolution, en continuité et en saut dans la continuité.

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Et ça, résoudre la question de la vente de sa force de travail pour vivre, c’est un sacré saut, qui a d’ailleurs commencé à l’intérieur du processus contradictoire, progressivement et radicalement, sans quoi …il n’y aurait plus d’activité !

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L’existence de « résidus » massifs encore majoritaires « d’emploi de main d’œuvre », en particulier dans les économies dites « émergentes » cache la réalité des forces productrices nouvelles, leur niveau d’automation et le niveau d’échange des données de recherche.

-

La réalité des forces productrices nouvelles se heurte d’ailleurs au maintien de ces « résidus » massifs « d’emploi de main d’œuvre », qui lui-même reste la condition de la création de plus value à un niveau permettant le maintien du système économique actuel, celui du capital.

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Il y a bien là un nœud à résoudre entre la réalité des forces productrices nouvelles et la réalité du système économique....

-

Pierre Assante, 2 octobre 2015.

-

Voir Aussi "LA METAMORPHOSE DU TRAVAIL" SUR ESPACES MARX :

[PDF]Assante - Espaces Marx

www.espaces-marx.net/IMG/pdf/contribution_P-Assante.pdf

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et DIVERS AUTRES TEXTES SUR ESPACES MARX :

http://www.espaces-marx.net/spip.php?auteur39

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 00:06
MARCHE. Des marcheurs convergeront sur Bruxelles lors du prochain sommet européen du 15 au 17 octobre pour dire NON à la pauvreté , à la corruption , au traité transatlantique (TAFTA).

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 00:46
L'HUMANITE  02.10.15. Yvan Lavallée
L'HUMANITE 02.10.15. Yvan Lavallée

La nouvelle injonction : Innovation

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Ça fait partie des éléments de langage ou plutôt de propagande qui nous sont serinés à longueur d’antenne, de discours officiels et d’écrits de doctes économistes, mais de quoi s‘agit-il dans cette société capitaliste en transition numérique ?

L’innovation, c’est la transformation d’une idée, plus ou moins originale, en source de profit c’est le business innovant en bref, c’est être plus compétitif que «l’autre» pour faire du profit sur un court laps de temps.

Mais pourquoi l’innovation fait-elle courir ainsi nos élites ?

Si on y regarde d’un peu plus près, innovation renvoie à valeur d’usage dans deux contextes assez différents, mais avec une même cause, la transition numérique à l’œuvre.

Le premier contexte, historique, est celui de la production d’objets palpables, obtenus par transformation de la matière, comme les automobiles par exemple.

Pour l’essentiel tout ce qui est objet (palpable) de consommation courante

peut être produit sans, ou très peu, d’intervention humaine, automatiquement, c’est-à-dire sans -ou très peu- d’intervention de la force de travail humain, et donc à valeur

d’échange quasi-nulle.

Le degré d’automatisation de la production de ces marchandises est devenu tel que le taux de profit y tend vers zéro, il y a de moins en moins de force de travail humain à exploiter, et dans une même catégorie, plus rien ne distingue fonctionnellement une voiture d’une autre, ce qui fait que la valeur réelle d’un tel produit, c’est son coût de production matérielle, et la concurrence aidant, le prix y tend, si ce n’est telle ou telle innovation qui permet d’obtenir un avantage concurrentiel lequel sera toujours très bref. Encore faut-il que cette innovation rencontre un public, d’où une économie de l’offre (1). L’innovation c’est une valeur d’usage au service de la valorisation du capital lorsque le taux de profit est quasi nul (c’est-à-dire que le profit se fait de moins en moins sur l’exploitation de la force de travail), c’est un marqueur de la dégénérescence de la société capitaliste industrielle.

Le second contexte, c’est celui d’internet où l’investissement matériel des opérateurs est quasi nul, c’est la puissance publique qui est sommée d’investir dans les infrastructures qui représentent, elles, un investissement colossal.

En informatique, et donc sur internet, ce qu’on manipule, ce sont des données.

Données et innovation : les données possèdent une double nature, à la fois armes concurrentielles et supports d’activités. Les données en tant que connaissance et éléments de pouvoir, c’est là leur valeur d’usage, deviennent marchandises. Le support physique et logique en est les réseaux en général, internet en particulier et les plateformes logicielles qui y résident les acteurs, ce qui autorise à parler d’un capitalisme de plateformes. On peut alors optimiser «la vente», déployer des activités radicalement nouvelles ou/et prendre la place d’acteurs économiques déjà installés. La spécificité de la marchandise «donnée» c’est qu’elle n’a quasiment qu’une valeur d’usage. Une donnée est d’abord recueillie, «produite», elle sera ensuite actualisée régulièrement. Elle peut alors être multipliée automatiquement. Du point de vue de celui qui en assure l’accès, comme pour celui qui en use, elle atteint une valeur unitaire marginalement nulle. Ce qui encourage sa diffusion et au-delà des usages multiples à partir des informations qu’on peut en tirer. D’où le maître mot innovation, il faut à la fois constamment renouveler et accroître les données afin de faciliter le développement d’activités nouvelles potentiellement sources d’usage de produits marchands, donc innover constamment.

Sur internet, l’innovation est produite par les internautes, d’où la nécessité de «libérer» cette capacité à innover vite, et accroître la rapidité de circulation, tout en cassant

tous les cadres légaux susceptibles d’entraver cette innovation, et en particulier les cadres dans lesquels le capitalisme de la phase industrielle s’est développé et qui a aussi été façonné dans notre pays par les luttes de classe du monde du travail. Et voici monsieur Macron pourquoi votre fille est muette.

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Yvan Lavallée, l'Humanité, 2, 3, 4 octobre 2015

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(1) A contrario d’une économie de satisfaction des besoins, c’est fondamentalement une économie de gaspillage.

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 06:48
Bravo pour le site « CAMBIAILMONDO ». Europe et Euro.

Bravo pour le site « CAMBIAILMONDO ».

Je le lis chaque jour et je suis intéressé par les différents points de vue qui s’y expriment et les diverses visions de l’Italie et du Monde, qui nous sortent du son de cloche dominant.

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Je fais une petite remarque sur un point développé par des participants à ce site en donnant succinctement ma façon de voir sur la question de l’Europe et l’Euro :

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Comment peut-on penser que le capital serait plus clément avec une Grèce, une Italie, une France qui reviendrait à la monnaie nationale ou-et sortiraient de l’Union Européenne ?

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Les mêmes moyens seraient employés par la Troïka (Fond Monétaire International, Banque Centrale Européenne, Commission Européenne non élue), agissant de l'intérieur comme de l'extérieur pour assécher les finances nationales, couper le robinet de la monnaie à la population, la priver des moyens d’échange et de production pour la faire plier encore plus facilement que par des armes.

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C’est ce que la Commission Européenne non élue a commencé à faire pour obtenir une reddition partielle après le référendum grec.

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Revenir à, aux la monnaies nationales, c’est déclencher une guerre des peuples à travers une guerre des monnaies.

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La dictature de la Commission Européenne consiste à empêcher toute politique anti-austérité de la part de tout gouvernement de gauche « radicale », et d’empêcher la constitution de forts rassemblements politiques PROGRESSISTES majoritaires dans les diverses nations et au niveau européen lui-même.

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La dictature de la Commission Européenne consiste à empêcher la constitution d’une Europe Confédérale des nations constituées historiquement et EN MOUVEMENT et des régions dans la nation.

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La dictature de la Commission Européenne consiste à empêcher la coopération, à empêcher la coopération de se développer contre la compétition.

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La dictature de la Commission Européenne consiste à permettre au système financier actuel de poursuivre la politique du capital et de ses hommes.

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Il ne s’agit pas de casser le système financier comme les Canuts cassaient les nouveaux métiers à tisser plus « performants » qui les mettaient au chômage et baissaient leurs salaires, mais de le transformer « du local au global », et lui permettre économiquement et politiquement d’investir dans les besoins humains et non plus dans la spéculation et le pillage du monde.

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Casser le système financier ce serait casser la circulation des échanges vitaux entre les humains : remède pire que le mal !

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Et si la Grèce n’a pas été expulsée de la zone Euro et de l’Europe par Shauble et consort, et qu’elle a obtenu 85 milliards d’Euro, qu’elle pourra (peut-être) utiliser pour son développement, c’est qu’il existe quand même des forces comme le Parti de la Gauche Européenne, Syriza, Podemos, etc. et des partis de transformation sociale tel que le Parti Communiste Français et d’autres et un mouvement ouvrier et populaire pour peser encore suffisamment et influencer les décisions politiques et les contrer relativement : forces en développement nouveau !

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Certes le rapport de force et la solidarité organisée des peuples européens ont été insuffisants pour faire reculer la Troïka par rapport aux luttes populaires en Grèce.

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Mais le rapport de forces en Europe, nous pouvons le faire grandir pour un développement des peuples et nations dans une Europe en tant que zone économique et culturelle suffisamment pertinente dans la mondialisation informationnelle qui est la réalité du monde aujourd’hui.

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L’humanité est comme un enfant qui grandit. On ne peut le faire redevenir plus petit. Mais on peut le soigner et l’aider à se développer en santé.

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Si la Commission Européenne non élue n’est pas allée jusqu’au bout de ses intentions contre la Grèce, malgré les apparences, c’est quelle sait qu’en asséchant totalement un membre du corps européen, elle aurait aussi porté un coup aux mécanismes du capital : contradiction qui fait partie des éléments du rapport de force qui joue en faveur de la lutte pour une autre Europe que nous voulons.

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Une chose essentielle est de vouloir ce changement du système financier. Autre chose essentielle est de créer le savoir populaire capable de gérer un autre système financier au service des peuples. Se former, c’est aussi la clef du changement !

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Pierre Assante, Jeudi 1er octobre 2015

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 16:43
Sophie Camard et Jean-Marc Coppola
Sophie Camard et Jean-Marc Coppola

Sur le blog de Marie Françoise PALLOIX :

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Nous sommes heureux

d’annoncer officiellement

aujourd’hui

la naissance de la liste

« Pour une Région-Coopérative, Sociale, Écologiste et Citoyenne,

avec Sophie Camard et Jean-Marc Coppola »,

pour les élections régionales

des 6 et 13 décembre 2015

en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

*

Retenez bien le nom de cette liste, elle va faire parler d’elle.
Très proche de nous et de nos préoccupations,
elle ne peut que nous rassembler
:

« Pour une Région-Coopérative,Sociale, Écologiste et Citoyenne. »

*

Lire la suite ici ou sur ce lien :

https://corvasce.wordpress.com/2015/09/29

/elections-regionales-2015-

conference-de-presse/

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Ce que la Région dans la Nation et dans l’Europe
pourrait modifier d’une
façon
progressiste :

Il y a les périodes d’accumulation théorique correspondant à l’essor d’un système social ou d’un moment particulier d’un système social et de l’essor de ses contradictions.

Et puis il y a le moment des travaux pratiques. Certes les choses ne sont pas séparées comme cela, mais il y a de cela dans tout moment historique. Il en est de même de l’individu comme de la société dans laquelle il vit.

Et il y a quelque chose de décevant et quelque chose d’enthousiasmant dans les travaux pratiques économiques et sociaux d’une société en transformation. Décevant parce que le moment de la réflexion semble dépassé et effacé dans l’action, enthousiasmant parce qu’on met en pratique ce à quoi on a pensé de mieux pour le futur.

Tant vis à vis des solutions économiques à la crise et des solutions civilisationnelles qui vont de pair, le moment de transformation et du saut dans le processus continu de civilisation est atteint, avec ses difficultés et ses espoirs.

La modification des scénarios politiques traditionnels fait partie de ces difficultés et espoirs, mais le substrat légué par les luttes populaires et les analyses ouvrières constitue un outil essentiel.

Oui, un outil essentiel, un bon bagage à ne pas négliger pour ce qui est du domaine à la fois large et limité de ce que la Région dans la nation et la nation dans l’Europe peut modifier d’une façon progressiste, si tant est que le contenu et la volonté des modifications soient à un niveau suffisant (1) correspondant à la réalité du monde nouveau et partant de ce qu'il est, tel qu'il est, mondialisé et informatisé dans son travail et toutes ses activités.

Monde mondialisé et informatisé ne veut pas dire uniformisé. Multitude et Diversité en quantité et en qualité des activités constituent une résistance à une mondialisation capitaliste inhumaine. La vie ne peut se passer de Multitude et Diversité en quantité et en qualité. Et la vie se serait éteinte si cette Diversité avait été vaincue totalement par l’échange en capital.

Un moment à la fois large et limité de ce que la Région dans la nation et dans l’Europe peut modifier est peut-être contenu dans cette nouvelle ci-dessous :

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Pierre Assante, 30 septembre 2015

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(1). Un extrait de l'entretien de Sophie Camard et de Jean-Marc Coppola sur l'Humanité de ce jour :

Jean-Marc Coppola : "...lier bataille sociales et batailles environnementales, ce qui signifie notamment de nouveaux modes de production dans les entreprises avec des aides publiques conditionnées à des critères économiques et sociaux. Et de s'en donner les moyens en créant, par exemple, un fond d'investissement régional pour les TPE et les PME..."

Sophie Camard : "...Nous prenons nos responsabilités en allant à la rencontre des citoyens avec un projet et des propositions pour les mobiliser pour leur dire que tout n'est pas perdu en politique. Il faut être modeste et responsable. On ne fait pas le deuxième tour avant le premier, une logique de mobilisation est nécessaire..."

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 16:37
Jean Pierre BELMON
Jean Pierre BELMON

Èra tot bèu just sepelit Joan Saubrement, que nos tombava la novèla de la despartida dau brave collèga Joan-Pèire Belmon, dalhat lo 25 de setembre per la mema òrra malautiá. Èra naissut a Marselha en 1952.

Lo rescontèri lo premier còp, Joan-Pèire, au mitan deis annadas 70, podriáu pas dire la data justa, en cò de Jòrgi Reboul. Se me ramenti ben, parleriam d’un projècte qu’aviá de far un jornau occitanista. Me demandèt d’i collaborar. Foguèt « La Bugada » aqueu jornau, que d’annadas de temps te faguèt una brava bolegadissa.

A aqueu moment èra encara mèstre d’escòla Joan-Pèire. Mai èra pas fach per aquest mestier e s’endraièt puei dins l’audiovisuau qu’anava mièlhs a son biais. D’en premier a Radiò França Vauclusa en 81, venguda puei Radiò Blau Vauclusa, e plus tard, per badat, a l’emission televisada « Vaquí » de França 3 Mediterranèa. Son totei lei parlars occitans de Provença que posqueriam ausir aquí, valent a dire, tot lo pòple nòstre que posquèt presentar son parlar. M’es agut arribar de participar ambé Joan-Pèire a d’emissions televisadas e tirèri totjorn de gròs profiechs de son professionalisme.

Òme de television e de radio, èra tanben un escriveire que gaubejava una lenga castigada tot estent populara. E amb aquò, una modestia e una dubertura d’esperit que li permetiá, tot servent seis idèas, d’aver de discussions ambé tot lo monde e mai lei gents !

Es aquò, e la fe dins l’umanitat, que lo butèt de prene a sa retirada, fa tres ans, lei destinadas dau Centre d’Etudes de la Parole d’Oc (CEP d’Oc), as Ais-de-Provença. Aquí, au caire d’un molonàs de realizacions coma de videòs per donar d’exemples de lenga viva, teniá un autre molonàs de projèctes per l’avenir. E dins un mèl mandat fa gaire, a Maria-Joana Verny, dau temps qu’èra espitalizat e qu’ai sota leis uelhs, t’aviá previt dins sei projèctes d’organizar au mes de janvier de 2016, una jornada sus lo romavatgi dei trobaires d’Ais de 1853 : n’aviá ja bastit lo debanament, eu que maugrat lo mau que lo rosigava cresiá dins l’avenir de la cultura nòstra e contunhava la lucha.

Adieu Joan-Pèire, que sabi pron que nosautrei dos se rescontrarem jamai dins leis astres, mai que tu auràs obrat per lei fremas e leis òmes d'aquest país.

Glaudi BARSOTTI, 30 de setembre 2015

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Dins lo CA du CREO de la fin deis annadas 70 e debuta de 80, que n'èri secretari, eriam pròchi per lo vejaire e lo sentit. E tanben après un molon d'annadas quand veniâs faire teis emissions dins lo canton a Marselha.

Me rementi nòstra emocion comuna quand te rampelèri per la batesta deis obriers qu'ocupavan l'usina de La Madraga, l'a quatre annadas, e tanben la tièuna a costat deis obriers de la SNCF coma a la tele.

E ton amor dei personas que t' aviân fa vèire un esperit de solidaritat coma lo tiâu, e pas solament per la lenga e la cultura, mais per la vida quotidiana e l'avenir de la populacion.

Joan Pèire, "Parlaras encar ai gabians escambarlant lei nivas" cada còp que leis ausirai, e de tot, qu'eras tanben lo poeta que rescontrava Bellaud, Rimbaud, e lo paure "Tonin" e tant d'autres qu'aimavas, que coma tu "tancava lo punh finau a l'òrle dei matins", laissant de que obrar a aquelei que restan.

Pèiron Assante, 30 de setembre 2015

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Despartida de Joan-Pèire Belmon, dalhat lo 25 de setembre. E un poema de Joan Pèire : "lei gabians".

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 06:15

2013 05 03 005

Article déjà publié sur ce blog le 20 décembre 2014

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MUTATION ?

 

Il n’y a pas nécessité de déstructuration d’une société pour qu’elle poursuive une évolution en santé.

C’est ce qu’exprime en creux (et en bosses !!!) le malaise de l’humanité et que les mouvements dogmatiques tentent de récupérer aux « deux bouts » des objets sociaux, humains, en n’obtenant rien d’autre qu’un pourrissement graduel en accélération.

 

Certes, comme nous en font la démonstration Hegel dans sa philosophie en tentant de sortir du conservatisme  spéculatif et Marx en y réussissant par son renversement à partir des besoins humains traités par les humains et non par l’héritage divin, monarchique et du chef (D’entreprise, entre autres chefs !), il y a à la fois continuité et saut dans un processus. Ce qui est tout différent d’un grand soir.

 

L’accumulation, quelle qu’en soit la lenteur ou la rapidité (c’est relatif !) ne peut être que progressive. Les sauts violents ont la qualité d’être périlleux, surtout s’ils ne réservent aucune réserve de diversité (1) aux innombrables composantes d’une société, qui elles sont diversissimes et se trouvent dans la contrainte du même péril « choisi » (2).

 

Les sauts qualitatifs contiennent et sont contenus dans l’accumulation progressive renouvelée.

 

L’usage du terme « mutation », terme originellement d’ordre biologique et non social, reflète cette difficulté d’imaginer, de projeter une transformation d’une autre qualité que le remplacement d’un despotisme par un autre despotisme, ce qui a été le modèle des révolutions depuis l’instauration millénaire de la société de classe, de la société marchande et des dominations  successives des détenteurs de la richesse jusqu’à aujourd’hui dans le capitalisme monopoliste mondialisé, informationnalisé.

 

La transformation progressive ne peut échapper à la lutte des contraires de laquelle nait un état nouveau. Mais l’état nouveau d’une société pensante et consciente, d’une conscience en processus n’est pas un état nouveau biologique, même s’il contient bien sûr la base minérale et biologique de toute espèce vivante et pensante.

 

Tout mouvement de la nature a une forme particulière dans la forme générale. Le mouvement de la société n’est pas un mouvement de mutation. Le terme mutation est un terme dogmatique, même si telle n’est pas l’intention de son utilisateur.

 

Mais l’essentiel n’est pas le choix d’un terme, même s’il reflète un état. L’essentiel est le contenu sémantique du terme et le lien qu’on fait entre lui et la réalité du mouvement, l’entrée en profondeur d’une vision du mouvement, le processus de la conscience dans l’observation du mouvement, et la constitution d’une expression collective et consciente d’un processus inconscient « au départ », toujours en avance sur la conscience.

 

Pour ce qui est du dogmatisme « mutationnel », je donnerai en France la médaille de la déstructuration sociale à Denis Kessler (3), initiateur des Sarkozy, des Valls et des Macron.

 

Mais c’est lui faire trop d’honneurs. La médaille générale revient de droit à l’orchestre Capital U.S.-C.I.A.-FMI.

 

Leur transformation (Aufhebung –Terme allemand utilisé par Marx : remplacement par transformation, destruction-continuité) est donc au cœur du besoin mondial de transformation en santé.

 

Ce n'est pas une "mutation" vers laquelle la multitude des mouvements devraient converger (4). C'est de la cohérence sociale en conscience, en processus nécessaire à atteindre qu'il est question (5).

 

Pierre Assante, 20/12/2014

 

(1) « Réserve d’alternatives » dirait Yves Schwartz ce qui est bien autre chose qu’une transformation prescrite par ceux qui tiennent le pouvoir sur la prescription et étouffent  la transformation en santé et le développement des besoins de transformation en santé. Réserves d’alternatives, qui comme le terme l’indique existent dans l’activité de l’humanité, et qu’il faudrait développer en santé, dans la recherche de cohérence de la personne incluse dans la recherche de cohérence du collectif, le collectif local, régional et général de production et de reproduction des besoins, leurs satisfactions, donc la production au sens strict, dans les « entités collectives relativement pertinentes » que sont les « entreprises » publiques et privées, mais encore de « droit monarchique » du travail.

 

(2) Lénine recommandait, peu avant sa mort un travail lent de transformation  de la paysannerie par elle-même pour constituer une accumulation primitive, réflexion que les difficultés et les échecs de la révolution inspiraient (à l’instar de la N.E.P.), recommandation foulée au pied par les tenants de ce qu’on appelle le stalinisme, comme tant d’autres « recommandations » et quelquefois à leur corps défendant, sous la pression du despotisme dictatorial et de l’inexpérience qu’il contient.

Ceci n’est pas un propos antirévolutionnaire, l’histoire passe toujours par l’inexpérience (c’est une lapalissade), et la classe ouvrière russe, l’homme producteur russe local, et ses interprètes organisés (c’était la situation historique !) étaient dans la situation de mener leur action dans les conditions de temps et de lieu. Je ne pense pas que la bourgeoisie russe aurait été merveilleusement démocratique. Mais là où l’erreur est grande c’est lorsqu’il n’est volontairement pas tenu compte de l’expérience, ceci pour satisfaire des visées personnelles…

 

(3) Dégénérescence de l’inventivité entrepreneuriale mulhousienne de la révolution industrielle… ?

 

(4) Au tournant de chaque expression de ce texte se cachent et des erreurs et des malentendus. C’est le lot de toute communisation et de ses outils humains rudimentaires, même lorsqu’ils sont travaillés au plus fin possible. Si une communication ouvre des sentiers, qui seront à piétiner et re-piétiner pour en former d’autres, c’est une grande victoire sur soi-même et une petite victoire humaine.

 

(5) L’histoire, l’aboutissement, les limites de la société marchande se confondent avec l’histoire de la mesure de la valeur. Quelle issue à ces limites ?

 

« …Désubalterniser le travail n’est donc pas chose facile. Et les exemples sont légions où le champ des forces productives sera rabattu sur une conceptualité purement économique, ou technologique…ou autre...

...Evaluer les véritable dimensions du travail ne saurait à nos yeux laisser à ce concept le statut d’un indéfini……

...L’extrême difficulté est de tendre à un mode de connaissance du travail qui conserve de cette visée de connaissance l’ambition de conceptualisation qui lui est propre, sans jamais s’enfermer dans un champ qui mutilerait son espace indéfini de capillarité...

...C'est-à-dire nouer dans un même effort, l’ambition de dimensionner et la pression à dédimentionner l’activité concrète des hommes au travail…

...Cela est-il possible ? Quelles sont les « dimensions du travail ?... »

 

Yves Schwartz, « Expérience et connaissance du travail », P. 408, Ed. Sociales, 1988. Les Editions sociales viennent de republier cet ouvrage augmenté et postface, 2012. 

 

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 13:23
27 SEPTEMBRE 2015 : Pietro INGRAO EST MORT. "Si nous ne sommes pas d'accord sur un modèle d'analyse, comment pouvons-nous être d'accord sur ce qu'il faut faire ? Pietro Ingrao, 1996".

"Si nous ne sommes pas d'accord sur un modèle d'analyse, comment pouvons-nous être d'accord sur ce qu'il faut faire ?"

Pietro Ingrao, 1996 (LIRE ici ou lien ci-dessous)

http://pierreassante.fr/dossier/

Pietro_Ingrao_est_mort.pdf

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