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11 avril 2019 4 11 /04 /avril /2019 10:58

Le numéro d'Economie et Politique sur l'Europe vient de paraître  

 

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Les articles du n°774-775 de Janvier-Février 2019 :

Avec Ian Brossat, des propositions pour la justice fiscale Par Durand Jean Marc

Un plan et des moyens de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale en Europe.

 http://www.economie-politique.org/111315

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L’humanité entre-ELLE dans son adolescence ?

rECUEIL JANVIER.FEVRIER.MARS. REMANIÉ.

Sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

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11 avril 2019 4 11 /04 /avril /2019 09:51

Ian BROSSAT.

Tête de liste PCF

pour les élections du parlement

de l’Union Européenne.

Divers  extraits de passages MEDIAS.

 

CLIQUER ici

https://www.youtube.com/playlist?list=PLmvbRi37dHo_QoB8CZk2a7Unmzwq1hxa6

 

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L’HUMANITÉ ENTRE-ELLE DANS SON ADOLESCENCE ?

RECUEIL JANVIER.FEVRIER.MARS. REMANIÉ.

SUR CE LIEN :

HTTP://PIERRE.ASSANTE.OVER-BLOG.COM/2019/03/L-HUMANITE-ENTRE-ELLE-DANS-SON-ADOLESCENCE-RECUEIL-JANVIER-FEVRIER-MARS-2019-REMANIE.HTML

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9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 08:12

 

POST SCRIPTUM. Réponse à Y.L.

 

Je l’ai écrit à plusieurs reprises. Il y a un lien direct entre le recul obscurantiste et l'ostracisme organisé par le capital sur le marxisme. Et les conséquences pratiques « libérées » dans les orientations politiques du capital.

L'abandon du "marxisme léninisme" au congrès de 1979 au profit du "socialisme scientifique" dans les statuts est un épisode de la chose qui nous a concernés.

Certes, le dogmatisme et le gauchisme étaient à combattre et le sont toujours.

Mais la principale œuvre de Marx s'intitule "Le Capital" et non "le socialisme scientifique", et la principale critique de Marx et d'Engels et d'autres concernant les insuffisances du mouvement ouvrier s'appelle "La critique du Programme de Gotha".

L'élargissement du Parti en nombre et en qualité annoncé par ce congrès de 1979 lors de cet abandon de fait du matérialisme dialectique au profit d'un matérialisme historique réduit et isolé à lui-même n'a pas eu lieu, au contraire.

Ce qui a été perdu d'un côté n'a pas été gagné de l'autre, c'est tout ce qu'il y avait de faux et d'opportunisme dans le calcul.

La référence au marxisme (Il ne s'agit pas de restituer la notion de "marxisme-léninisme" de l'époque, évidemment) et à sa poursuite dans les conditions des connaissances et du monde d'aujourd'hui et d'un projet d'avenir sont à l'ordre du jour. Le congrès 2018 aurait été vraiment extraordinaire s'il avait posé cette question. Les résistances conservatrices de la dérive passée l'ont rendu difficile. Mais rien n'est perdu.

Un "Matérialisme et empiriocriticisme" nouveau et un "Dialectique de la nature" de même sont à l'ordre du jour.

Amitiés. Pierre Assante. 9 avril 2019.

Nota Bene. Ces analyses et ces réflexions au jour le jour et de longue date ne constituent en rien une opposition à la participation à la vie et à l’action du PCF, bien au contraire, la campagne actuelle pour les élections du Parlement de l’Union Européenne en ce moment, par exemple, avec la liste et la tête de liste du PCF, Ian Brossat. Campagne à laquelle je participe moi-même, avec mes moyens.

 

Ce texte fait partie du recueil :

L’humanité entre-ELLE dans son adolescence ?

rECUEIL JANVIER.FEVRIER.MARS. REMANIÉ.

Sur ce lien :

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7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 08:58

Article publié une première fois

le 25 mai 2017

 

Rapprochement entre des phénomènes de la pensée et des phénomènes économiques

 

Dans quelles conditions l’activité humaine peut-elle exister et en particulier le travail au sens capitaliste du terme, l'achat-vente de la force de travail et son produit ? C’est ce à quoi tente de répondre l’ergologie, non en tant que science et encore moins comme recette.

Un système de concepts en mouvements que peut être le marxisme en tant qu’anthropologie, économie et philosophie et dans son usage pour une théorie de la personnalité met en relation les conditions économiques diverses multiples et les actes producteurs de la personne (1)dans la société.

Dans le système capitaliste, devenu globalement mondialisé, numérisé, financiarisé quelles sont ces conditions ? Quel rapport entre le système, les conditions matérielles de vie, les mentalités en ce qu’elles peuvent avoir en commun ?

Pour suivre le parcours de Marx et des Marxistes dans son développement jusqu’à aujourd’hui et ses capacités de théoriser sur les possibilités de transformation en santé du mode de production et d’échange, on ne peut échapper à cette interrogation : ce que l’ergologie a pu dégager de concepts pour aider à la compréhension de l’activité et d’un processus en santé de l’activité ne peut ignorer les conditions générales des activités particulières et en ce sens quelles sont les conséquences d’une crise économique et ses différentes phases sur l’activité ?

Yves Schwartz, dépassant  sans en nier le rôle, les théories économiques des crises catastrophiques, met en avant la négation de la négation- résolution des crises,  en mettant au cœur des propositions de « mise en santé », le type d’organisation du travail et la personne dans un type d’organisation du travail.

Ce qui veut dire que la question du pouvoir politique ne résout pas à elle seule la question de la santé de l’activité et de la production des biens nécessaires à la vie humaine, ce en quoi il y a convergence avec l’économie marxiste, bien qu’ergologie et économie ont leur champ propre dans « le champ général » du savoir pour agir.

Lucien Sève établit une « analogie » entre baisse tendancielle du taux de profit et baisse tendancielle du taux d’intérêt psychologique. Il s’agit là non d’une analogie pure mais  d’un rapprochement entre des phénomènes de la pensée et des phénomènes économiques dont les processus sont liés dans l’activité générale de la société et la résultante des activités relativement autonomes de chaque personne.

La baisse tendancielle du taux de profit et la suraccumulation-dévalorisation du capital sont liées. Elles tiennent à l’évolution de la composition du capital : augmentation du capital constant (Investissement en machines...) dans le capital total capital variable (coût de la force de travail) compris, d’autant plus rapide que les révolutions techniques et scientifiques l’accélère.

Mais les conditions de vente et d’achat de la force de travail, les produits qui en résultent et les conditions de santé de l’activité ne sont pas uniformes dans le processus d’une crise décennale, pas plus que dans une crise et longue durée et d’une crise systémique durable, qui connaît une suraccumulation dévalorisation du capital durable tendant à l’épuisement du système de production et d’échange.

Quelles « analogies » pouvons-vous imaginer dans les différentes phases du processus de la crise, de la période de croissance de la production et de l’emploi à la période de croissance relative du salaire et la période de sous-consommation et d’excès d’épargne qui s’en suit et de longue durée d’une phase théoriquement finale lorsque la suraccumulation ne trouve plus remède dans le système lui-même ?

Dans la phase d'épuisement de la croissance, la phase de suraccumulation-dévalorisation du capital, vers une possible phase de re-développement de qualité nouvelle, n'y a t-t-il pas épuisement relatif des réserves d'alternative (2) et "entrave" relative aussi, à la dé-normalisation, par suraccumulation- dévalorisation des réserves d'alternative par « analogie » avec la  suraccumulation-dévalorisation du capital ? 

Et non pour être optimiste par principe, mais par raison, quelle analogie dans la période de transition vers une période de redéveloppement dans le dépassement du système et de la construction radicale et progressive de l’échange Argent-Marchandise-Argent’ et des structures et superstructures productrices, gestionnaires, politique : système symbolique de mesure de la valeur, système symbolique de l’échange et processus de la qualité « physique et mentale » de la production des biens, en rapport réciproque, dialectique, en unité.

Quel « type de conscience » ? Quel rapport de la personne avec la société, avec la nature ?

Si l’on s’en tient à la simplicité finalement finale du rapprochement effectué par Lucien Sève avec la baisse tendancielle du taux de profit et ses solutions, et pourquoi pas ?, le processus de conscience et le processus de transformation de l’organisation du travail, de l’activité, l’accroissement du temps non productif de capital, en formation depuis le début du capitalisme, pourrait bien trouver une issue commune à l’issue de la crise systémique.

Mais cela n’est pas suffisant en tant que réflexion d’un processus commun, incluant des développements inégaux des activités et des champs d’activité. Encore faut-il développer une analyse fine des conditions d’activité dans chaque phase de crise et de remèdes à la crise et de possible construction après crise, dans la continuité du processus humain.

Comprendre les crises économique, leur relation avec l’infinité et la diversité des activités et des comportements sociaux individuels et collectif, est une tâche de chercheur qui ne peut avoir lieu sans lien étroit avec les individus de l’activité sociale et leurs composantes locales de production, aspirant à la liberté.

Une fois de plus : économie et ergologie ont partie liée. Plus que l’ensemble des champs qui en dépendent ? Ce degré de dépendance ne peut être déduit que du travail de ces deux champs essentiels.

Pierre Assante, 25 mai 2017

(1) Au deux sens de l'acte de la personne qui produit et l'acte producteur qui produit la personne.

(2) Au sens donné à ce concept par Yves Schwartz.

 

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L’humanité entre-ELLE dans son adolescence ?

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6 avril 2019 6 06 /04 /avril /2019 07:14

 

LA CHRONIQUE ÉCONOMIQUE DE PIERRE IVORRA.

L’ÉCHEC DE LA BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE

 

Mercredi, 3 Avril, 2019
Pierre Ivorra. Journal l'Humanité

La Banque centrale européenne (BCE) est confrontée à un véritable drame shakespearien. Parallèlement aux États, elle a tout fait pour sortir la zone euro de la récession qui l’a frappée à la suite de la crise financière mondiale de 2008, et elle semblait y avoir réussi : la croissance en 2017 a été de 2,4 %, le niveau le plus élevé depuis dix ans. Las ! En ce début 2019, on est bien obligé de constater que ce n’est plus le cas, les économies européennes se traînent. L’Allemagne est presque en récession.

Il y a de quoi s’arracher les cheveux ! Depuis mars 2015, afin de relancer les prêts des banques commerciales aux entreprises, réduire leurs taux d’intérêt et donc faciliter l’activité économique, diminuer la charge de la dette publique, et donner un peu de marge aux États et aux services publics, elle a acheté à tour de bras sur les marchés des obligations émises par le public et le privé. Elle est devenue l’un des plus gros acheteurs de dettes au monde. Au total, depuis le début de l’opération, la BCE a acquis pour 2 700 milliards de titres, un pactole composé à 80 % de titres publics. C’est cinq fois et demie le budget de l’État d’un pays comme la France. Tout cela pour aboutir à la situation actuelle ! Comment expliquer un tel échec ? La BCE, tout comme les banques commerciales, accorde ses prêts sans sélectivité, achète des obligations publiques et privées quelle que soit la dépense qu’elles servent à financer. Qu’une entreprise entende utiliser cet argent pour financer sa recherche, pour installer un nouveau site de production et créer des emplois, ou pour spéculer sur les monnaies, faire monter la valeur de ses actions en Bourse, le taux d’intérêt est le même. D’une façon similaire, elle finance indirectement, aux mêmes taux, actuellement à des niveaux très faibles, tout autant un État qui entend augmenter ses dépenses militaires que celui qui veut développer son système de santé. La politique monétaire de la BCE marche sur la tête !

Comment la remettre sur ses pieds ? Il faut établir une sélectivité : rendre moins cher les crédits bancaires qui soutiennent les entreprises qui augmentent la richesse créée dans le respect des hommes et de l’environnement, et qui à cette fin développent l’emploi, la formation ; pénaliser les activités financières et spéculatives. Pour appliquer cette sélectivité aux États, dans la mesure où la BCE n’a pas le droit de soutenir directement le public, on peut envisager qu’elle finance un fonds européen à vocation économique, sociale et environnementale qui, lui, jouerait ce rôle et mettrait en œuvre une telle sélectivité.

 

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5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 07:58

 

 

 

 

La troisième séance du séminaire portant sur « Ergologie et philosophie sociale du travail. L’activité, la pensée, la construction des savoirs et le politique »

 jeudi 18 avril 2019 au CNAM rue Gay-Lussac, salle 79.

 

La troisième séance du séminaire portant sur « Ergologie et philosophie sociale du travail. L’activité, la pensée, la construction des savoirs et le politique » (rappel du programme complet ci-dessous) aura lieu le jeudi 18 avril au CNAM rue Gay-Lussac, salle 79.
Cette séance porte sur « Ergologie et épistémologie » et sera, comme la précédente, co-animée par Eric Hamraoui, Muriel Prévot-Carpentier et Christine Castejon, avec la participation d’Yves Schwartz.

La séance a lieu de 18 à 21 heures. Une introduction d’environ ¾ d’heure sera suivie d’une large discussion d’une durée de deux heures.
Espérant vous voir, ou vous revoir, ce 18 avril, pour un échange aussi passionnant que lors des séances précédentes,
Cordialement,

Eric Hamraoui, Muriel Prévot-Carpentier, Christine Castejon

  

 ----------------- Rappel du programme complet du séminaire -------------------

 

 

L’ergologie vise la production de connaissances par deux voies concourantes : d’une part l’appréhension de l’activité humaine et d’autre part, le dialogue entre des savoirs investis dans l’activité et des savoirs académiques.
Cette double exigence, d’ancrage sur l’activité et de convocation de différents types de savoirs, engage les professionnel.le.s, les éducateur.trice.s, les préventeur.trice.s, les chercheur.e.s, etc. à renouveler leur regard sur l’utilisation de leurs compétences ou sur les usages de leurs disciplines. Ce que la posture ergologique remet d’abord en cause c’est la valorisation de connaissances élaborées en dehors de ceux qui vivent les situations de travail. Contre la posture traditionnelle des sciences, elle se veut une tentative continue de faire reconnaitre, d’instituer, les connaissances enfouies dans la normativité des êtres d’activité que nous sommes toutes et tous.
En cela, l’ergologie considérant chacun.e comme semblable, anthropologiquement égal.e, apparaît comme intrinsèquement politique et promotrice d’une transformation du rapport au monde du travail, lequel constitue l’un des objets de questionnement majeurs de la philosophie sociale depuis Marx.
Le séminaire cherche à mélanger des publics autour d’un même « objet » de recherche : l’activité de travail.
Il se déclinera en quatre séances qui auront lieu de novembre 2018 à juin 2019.

 

 

« Du travail à l’activité »
21 novembre 2018 (amphi du rez-de-chaussée)
« Ergologie et philosophie »
14 février 2019 (amphi du rez-de-chaussée)
« Ergologie et épistémologie »
18 avril 2019 (salle 79)
« Ergologie et politique »
13 juin 2019 (salle 79)

 

 

Entrée libre dans la limite des places disponibles
Contact : Eric Hamraoui (*) (eric.hamraoui@lecnam.net)
(*) Maître de conférences HDR en philosophie, membre de l’équipe Psychosociologie du Travail et de la Formation. Anthropologies des Pratiques, au Centre de Recherche sur le Travail et le Développement du CNAM.

 

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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 08:23

 

LISTE CONDUITE PAR IAN BROSSAT. COMITE DE SOUTIEN 13.

LE 26 MAI JE VOTE :

POUR L’EUROPE DES GENS CONTRE L’EUROPE DE L’ARGENT

AVEC LA LISTE CONDUITE PAR IAN BROSSAT

 

Voir les premiers signataires et le comité de soutien 13 sur ce lien.

Après les premiers signataires cliquer sur COMITE DE SOUTIEN :

https://pcf13.com/europeennes2019/

 

La liste nationale des candidats sur ce lien : https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/pcf/pages/3938/attachments/original/1549382915/liste_europ%C3%A9enne.pdf?1549382915

 

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28 mars 2019 4 28 /03 /mars /2019 08:08

 

suraccumulation du capital et

suraccumulation dans le processus social général

RévolutionS économique et philosophique sont liées.

La suraccumulation survient lorsque….

 

La production dans le mode de production capitaliste est basé sur l’accumulation capitaliste, l’échange A-M-A’. Le capital est dans la société capitaliste le sang de la circulation de la production et de la consommation de la production. La critique marxiste de l’économie politique en a observé et décrit le « fonctionnement », les contradictions, les limites conduisant à la crise systémique de longue durée de suraccumulation-dévalorisation du capital. Le XXIème siècle est le temps de cette crise systémique à laquelle toutes les activités humaines sont liées. Les moyens matériels, l’organisation de la production, de la recherche à l’exécution, de dépassement de la vente-achat de la force de travail et de la division du travail, peuvent exister. La révolution scientifique et technique, mondialisée, numérisée peut échapper à la vente-achat de la force de travail et donner naissance à une forme supérieure d’organisation de la société humaine, en santé et  en processus nouveau, si les conditions subjectives et objectives de ce dépassement se réalisent. Il s’agit à la fois d’une maturation progressive et d’une « catharsis finale » ouvrant sur de nouvelles contradictions d’un « niveau supérieur » dans le rapport de la société humaine et de l’individu au cosmos dont il fait partie et de la conscience en mouvement qu’il y constitue.

Le jugement de valeur morale et valeur marchande, mesure de la valeur en temps de travail moyen nécessaire à la production d’un bien, sont intriqués, subjectivement et objectivement.

Au fur et à mesure que l’évolution des forces productives progressent, les capacités de la productivité de déconnecter la valeur morale de la valeur marchande progressent. Mais l’incapacité du système de le permettre jusqu’au bout crée la crise générale de civilisation, de toutes les activités humaines, des règles d’organisation des humains entre eux, bloquées sur image, relativement ou absolument, mais réellement. Conditions objectives et conditions subjectives du mouvement de la société sont en contradiction et l’humain en grande difficulté de poursuivre un processus en santé.

« En dernière instance », la santé de la production-consommation-production des biens nécessaires à la vie est la condition du processus humain. En ce sens des mesures sur le crédit, sur la production monétaire et son usage en santé, sur l'organisation du travail et la sécurité d’emploi et de formation sont le maillon actuel de la chaîne d’un processus vers une société de production en fonction des besoins matériels et moraux et non du taux de profit.

Mais jugement de valeur et mesure marchande de la valeur, leur contradiction  appelle non seulement à une révolution économique et politique, mais aussi à une révolution philosophique. Une vertu n’est pas une abstraction figée, mais un mouvement, des actes contenant une capacité, une compétence et ses ingrédients. La chosification du bien et du mal, du courage, de la bonté etc. rendus à l’état d’objet figé est liée à une conception figée du mode d’organisation de la société humaine. L’idéologie dominante est celle de la classe dominante et la classe dominante fige ses intérêts sur le mode d’organisation de la société qui les garantit et entraîne tous les humains sur la philosophie justifiant les règles de cette organisation.

Economie et philosophie sont liées. Despotisme « accepté » et contradictions du mode de production au paroxysme sont liés. Soumission et révoltes vont de pair. Le dépassement des contradictions « passe » sans doute par la négation de l’état du moment, les révoltes, mais la construction du nouveau par la négation de la négation de l’état du moment, le projet et la réalisation du nouveau, en santé.

La suraccumulation survient lorsque les moyens et les forces accumulées ne trouvent plus suffisamment l’usage de l’accumulation. Un blocage relatif ou absolu de la circulation moyens-usage des moyens survient (mouvement circulaire élargi Besoins-Production-Consommation-Besoins-production etc.). L’échange entre humains est en difficulté relative ou absolu. Il ne s’agit par d’un échange à l’intérieur du clan ou entre clans ou entités ou communautés restreintes, il s’agit d’échange au niveau mondial et il n’est pas question de revenir en arrière sauf effondrement catastrophique (au sens propre du mot catastrophe), causant des pertes immenses d’humains et de moyens nécessaires aux humains pour leur survie. C’est une menace de l’ordre de la crise générale de l’écologie, et plus radicale même puisqu’elle bloquerait l’ensemble des activités humaines. Dans le cas d’une circulation basée sur la recherche d’un taux de profit maximum dans la lutte entre détenteurs des moyens de production, la régulation entre moyens et usage des moyens n’est possible que dans l’abolition-dépassement (aufhebung) du système de recherche du taux de profit maximum.

Il en est de même du blocage dans la production de la pensée et la production de la pensée lorsque son activité ne trouve pas les débouchés à son accumulation. Il s’agit, comme pour le capital non d’une suraccumulation du capital et d’une baisse tendancielle du taux d’intérêt du capital mais suraccumulation et baisse tendancielle du taux d’intérêt psychologique, les deux allant de pair, un blocage allant avec l’autre. Le blocage de la production de la pensée est d’ailleurs le problème premier, puisque c’est sur la pensée humaine que repose la production humaine nécessaire à la survie humaine. Il s’agit simplement de la formation, et de transmission immédiate, à court terme ou générationnelle entre humain qui est en péril.

Un niveau de développement économique et mental dépassant l’échange A-M-A’ peut dénouer cette contradiction et débloquer la crise de suraccumulation. Mais la question de la suraccumulation peut se poser dans un autre système sain qui ne serait pas capable de réguler de façon cohérente moyens et usage des moyens, économique comme mentaux et les deux à la fois.

C’est en ce sens que la crise générale du capitalisme et la crise générale de croissance de l’humanité, du Corps Général de l’humanité et de l’individu humain dans cette crise, sont à la fois liées et constituent deux phénomènes dans cette unité. Le processus humain ne peut être basé sur un détachement ascétique du corps-soi et du corps social mais dans une unité qui ne constitue en rien un égoïsme au sens populaire du mot. Le processus humain est basé sur l’appropriation (Aneigung), mais évidemment une appropriation saine, cohérente, solidaire, coopérative. Physiquement et moralement.

Dans la question « l’humanité entre-elle dans l’adolescence ? », il y a la question de la naissance, la croissance et la maturation qui contient elle aussi une croissance d’adulte et une mort. Et une transmission de vie à vie. Quelle tendance à l’équilibre relatif, au déséquilibre nécessaire au mouvement, à l’existant, dans ces « phases » de l’accumulation-suraccumulation ? Finalement la mort n’est-elle pas une forme d’accumulation indépassable, de suraccumulation résolue par la transmission générationnelle, intergénérationnelle, immédiate et à long terme historique ? En tout cas le niveau de conscient collectif dans le processus de survie de l’entité humaine ne devrait-elle pas donner des indications possibles sur la « phase de croissance » ? Il y a les limites de l’individu dans son stade d’évolution biologique, les limites de l’espèce pensante dans son stade historique, la rapidité d’évolution sociale, historique étant plus « rapide » que l’évolution biologique et en prenant le relais, sans que l’évolution biologique ne s’arrête pour cela, au contraire. Il ne s’agit pas d’un paradigme « élémentcorpusculaire/minéral/biologie/individu humain/société ». Il s’agit d’un rapport de la vie pensante au cosmos, du processus de la conscience de la nature sur elle-même qu’est l’homme. C’est quand même aller plus loin que l’écologie militante de base mécaniste, ignorante de la qualité de la croissance et l’imaginant immuable dans le cadre d’un système économique et social immuable.

Et finalement cette réflexion ne confirme-t-elle pas la relation entre suraccumulation et mort, mort aussi de ce qui est de notre système social actuel et son dépassement nécessaire ? Le dépassement civilisationnel, de la "suraccumulation-dévalorisation" se fait (aussi ou toujours ?) par "mitochondrie" multiple et diverse, mort et renaissance de l'accumulation saine, si je peux me permettre d'user métaphoriquement de ces termes. Ce qu’ont observé des historiens des civilisations, le développement inégal et les relations entre développements autonomes.

 

Pierrot, 28 mars 2019.

 

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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 06:00

Chronique dans " L'Humanité " du 20 mars 2019 :

Relance or not relance

Entre libéraux de différentes chapelles – ceux teintés d’un certain étatisme et les pur jus - ça se dispute. Les premiers s’inquiètent de la chute de la croissance en Europe et craignent une récession. Ils considèrent que l’endettement public n’est plus un problème quand les taux d’intérêt sont très bas comme aujourd’hui. Ils ne seraient pas hostiles à une certaine relance. Les seconds affirment que nous n’avons pas la capacité fiscale pour parvenir à éponger un tel endettement. La seule solution serait de réduire drastiquement les dépenses publiques. On devine où ils aimeraient taper plus fort. 
Les uns et les autres feignent d’oublier que les difficultés de notre économie et de l’Europe sont la conséquence de la façon dont les dirigeants de droite et de la fausse gauche ont réagi après la crise financière de 2008 et la récession de 2009-2010. Ils ont à la fois tenté de relancer la croissance en s’efforçant de redynamiser les profits et ils se sont attaqués aux dépenses publiques utiles et efficaces. Partout ils ont réduit le coût du travail en baissant les prélèvements fiscaux et sociaux sur le capital en encourageant les politiques salariales restrictives, les réductions d’emplois. Partout - et nos libéraux pur jus semblent l’avoir oublié -, ils ont fermé des hôpitaux, des bureaux de Poste, des services publics. La Banque centrale européenne a déversé des tombereaux de monnaie aux banques afin que des crédits à très faibles taux soient accordés aux entreprises et aussi pour racheter sur les marchés financiers des titres de dette privés et publics et tenter ainsi de donner des marges aux Etats et aux acteurs économiques. Mais ces facilités ont surtout servi à alimenter la spéculation financière, à relancer les prélèvements du capital, dividendes et intérêts bancaires, à grossir les fortunes. La croissance a été étouffée. 
La relance ne peut être réelle que si elle vise tout au contraire, à réduire sensiblement le coût du capital, à baisser drastiquement ses prélèvements et à développer les dépenses pour les hommes, celles pour les salaires, l’éducation, la formation, la santé, la culture, les loisirs, l’environnement, à réduire le temps de travail. Il ne s’agit pas seulement de faire enfin preuve d’humanité. C’est une question d’efficacité. La révolution technologique actuelle pour se développer pleinement et donner tous ses fruits nécessite que les travailleurs soient bien formés, qualifiés, créatifs, disposant de bonnes conditions de travail, de temps, de droits et pouvoirs sur l’utilisation de l’argent et la marche de leur entreprise et de la société
.

 

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26 mars 2019 2 26 /03 /mars /2019 22:15

 

LA CRISE DE LA ZONE EURO.

DENIS DURAND.

_________LA VIDEO : CLIQUER SUR L'IMAGE

LA VIDEO : ici

Avancer dans la vidéo pour démarrer la conférence

https://www.facebook.com/universitepermanente/videos/405617453329453/

 

 

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26 mars 2019 2 26 /03 /mars /2019 12:02
Pierre CHAILLAN

Isabelle GARO. « Le communisme, cette réappropriation par l’humanité de ses propres forces sociales »

Entretien réalisé par Pierre Chaillan,

L’Humanité des 22, 23 et 24 mars 2019

 

 

_____ Isabelle GARO

Présidente de la Grande Édition de Marx et d’Engels en français (GEME), la philosophe invite dans Communisme et stratégie (1) à une redéfinition « dialectique » de l’alternative à partir des théories critiques du capitalisme, d’une relecture de Marx et des luttes actuelles afin de s’inscrire dans une perspective révolutionnaire.

 

Dans votre ouvrage Communisme et stratégie, vous entrez rapidement dans le vif du sujet en parlant du « retour de la question communiste » et d’une « réactivation du communisme ». Cela s’inscrit cependant, selon vous, dans un paradoxe, quel est-il ?

Isabelle Garo Le paradoxe est celui-ci : d’un côté, on peut constater un retour, relatif mais réel, de la thématique communiste, sous la plume d’auteurs dont l’écho est important, bien au-delà des cercles militants. Cette question se trouve aujourd’hui retravaillée par des philosophes comme Alain Badiou, Antonio Negri, Jacques Rancière ou Jean-Luc Nancy. De l’autre, sa portée politique ne bénéficie pas du même regain d’intérêt. J’ai laissé de côté les théoriciens qui se situent sur le terrain du marxisme et qui n’ont jamais déserté cette question : il faudrait consacrer un livre entier aux réflexions stratégiques développées notamment par Lucien Sève, André Tosel ou Daniel Bensaïd. Mon projet était ici d’analyser le sens complexe de cette reviviscence partielle, qui a migré sur le terrain théorique mais qui témoigne bien d’une recherche croissante d’alternatives, face aux dégâts colossaux du capitalisme contemporain. Elle manifeste aussi notre difficulté collective à combiner la réflexion à la construction effective d’une telle alternative, à partir des conditions existantes. Je tente de proposer quelques pistes en relisant ensemble ces auteurs et Marx à partir des enjeux actuels de la transformation sociale ……

(1) Communisme et stratégie d’Isabelle Garo, Editions Amsterdam, 336 pages, 19 euros.

 

……SUITE de l’article : lien sur l’article de L’Humanité :

https://www.humanite.fr/le-communisme-cette-reappropriation-de-ses-propres-forces-sociales-isabelle-garo-669718

 

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25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 14:06

 

BESOINS. MODE DE PRODUCTION. FORMES d'organisation DE LA PRODUCTION ET FORMES DE LA SOCIETE.

 

 

INFINITE DES POSSIBLES. 

LA QUESTION DE LA SANTE DU POSSIBLE. 

UTOPIES ROMANTIQUES ET UTOPIES OPERATIONNELLES.

Le capitalisme est une invention humaine et la bourgeoisie son maître d’œuvre.

Du temps des premières utopies socialistes et communistes, les deux termes étant employés avec une certaine confusion, le capitalisme n’était pas considéré par l’ensemble de la société comme une mode de production fini.

La bourgeoisie dont les intérêts reposaient sur le capitalisme le considérait comme un mode d’organisation achevé, immuable, hormis quelques bourgeois éclairés. Pour ce qui est de la masse de la population, comme un état de chose et un état de fait dans lequel il fallait vivre, point.

Il y a eu pourtant des utopies dans l’histoire de la société marchande imaginant d’autres façons de subvenir aux besoins humains, de créer, de travailler, de vivre, que par et dans le mode de production, d’échange existant.

Les utopies et les utopistes avaient pour eux, pour leur contestation du capital et pour imaginer autre chose, la jeunesse  du capitaliste. Contre nous nous avons un mode production et d’échange si bien installé dans le monde que nous ne le croyons plus ni transformable ni réformable. Entre aussi dans cette façon de penser le sentiment d’impuissance devant la force répressive, institutionnelle, du système et de son organisation du travail, « sans compter » le sentiment d’échec des tentatives avortées pour créer d’autres systèmes, les erreurs et les crimes qui les ont habités, les résistances aux changements des intéressés eux-mêmes, à la dictature du capital. D’autant que dans l’état des choses, il ne semble pas pour les peuples les plus favorisés ou les moins défavorisés que le capital soit une dictature, mais un simple mode d’organisation de la société avec ses défauts et ses qualités immuables. Il en est ainsi de toute tyrannie, de tout despotisme, tant qu’elle, il,  garde une fonction suffisante pour assurer tant bien que mal le fonctionnement de la société humaine.

PRE-FORMES DE DEPASSEMENT :

LES IMPOTS : une tentative de répartition des richesses créées en fonction des besoins collectifs des classes antagonistes

Le principe de l’impôt républicain ne peut répondre qu’en partie aux besoins de répartition parce qu’il ignore le mode de production qui s’oppose à une répartition en fonction des besoins. Besoins collectifs et particuliers dans le collectif. Besoins immédiats comme besoins prospectifs qui sont les besoins immédiat du futur.

La social-démocratie au début du XXème imagine un impôt général et unique prélevant sur tous et proportionnellement aux revenus inégaux une part des valeurs, des richesses produites pour alimenter et redistribuer à tous les moyens collectifs nécessaires à la vie et à son développement. C’est un progrès qui permet le développement relatif de la satisfaction des besoins. C’est aussi un compromis historique permettant au capitalisme d’avoir les moyens de « fonctionner » étant donné le besoin du capital de main d’œuvre et de marché. Un autre compromis historique a lieu à La Libération avec la Sécurité Sociale, l’élargissement des droits du salarié. Mais dès le début des compromis, la tendance du capital remet en cause  et l’impôt unique et la redistribution, et la sécurité sociale et les droits nouveaux des salariés. Car dans ce compromis historique, il n’est pas prévu la baisse tendancielle du taux de profit, la suraccumulation-dévalorisation du capital et la crise générale du capitalisme qui aiguise sans cesse la contradiction capital/travail

REPARTIR LES RICHESSES AUTREMENT QUE PAR LE CAPITAL.

Ce n’est pas possible dans le système capitaliste. Lapalissade. La lutte entre capital et travail permet des avancées du rapport de force en faveur du deuxième. Mais il y aussi des reculs. Les rapports des forces nationaux sont contrebalancés par les rapports de forces mondiaux dans lesquels les organisations ouvrières nationales n’ont pas atteint le même poids à ce niveau. C’est des richesses créées par le capital et au niveau de la plus-value créée dans les entreprises de production et là seulement que peuvent être transférées des richesses, des valeurs vers des choix de développement en fonction des besoins sociaux ou pas. Les services usent de la plus-value du secteur productif stricto sensu et alimentent en retour de secteur productif stricto sensu. Pôle du marché, pôle de la gestion et pôle de la politeïa sont liés les uns aux autres dans l'unité d'un dispositif dynamique à 3 pôles (DD3P), chacun mettant en œuvre la négation de la négation des deux autres.

Par contre en dépassant radicalement et progressivement l’échange A-M-A’ (Argent-marchandise-Argent plus) et l’accumulation en fonction du profit s’ouvre des possibilités d’une répartition en fonction de la création des richesses. Besoins et Production peuvent entrer en cohérence. Peuvent car il faut aussi que dans un autre mode de production, l’invention humaine soit « à la hauteur », mais il devrait y avoir concordance entre capacité de changer de mode de production et le gérer…

REPARTITION EGALITAIRE AUTORITAIRE OU DE PRINCIPE AUTO CONTRAINT, c’est ce qu’ont tenté le communisme grossier et le communisme de pénurie des premières tentatives. Il peut fonctionner mais on en connait les limites. Baisse tendancielle du taux d’intérêt psychologique et baisse tendancielle du taux d’intérêt du capital vont ensemble, c’est une constatation. Dans un autre mode de production et d’échange, le taux d’intérêt psychologique et la participation aux résultats de même, c’est aussi une constatation.

REPARTITION COMMUNISTE DEMOCRATIQUE AUTOREGULEE qui demande coordination et cohérence, peut-elle donc être  la réponse à une transformation qualitative d'un mode de production et d’échange qui est le nôtre,  fortement ancré dans les mentalités ? Cette possibilité demande une transformation progressive du mode de production et une transformation progressive des mentalités que la modification des conditions matérielle de vie dans la transformation économique induit, en permettant l’intelligence et la motivation des capacités de gestion d’un mode de production plus humain. D’une humanisation plus avancée. Je conseille la lecture de « Le ciel partagé » pour ce qui est de  la motivation des capacités de gestion   et « Cassandre » pour ce qui est du rapport au pouvoir et la santé sociale de ce rapport, deux ouvrages de Christa Wolf. Deux romans d’un style magnifique et d’une profonde portée politique et philosophique.

PAPPORT ENTRE PRODUCTION ET REPARTITION. REGULATION ENTRE PRODUCTION  DES MOYENS DE PRODUCTION ET DES MOYENS DE CONSOMMATION. CONSOMMATION PRODUCTIVE ET PRODUCTION CONSOMMATRICE.

Etre capable de gérer c’est aussi développer le rapport démocratique entre ces différents « niveaux » ou plutôt moments économiques d’activité pour répondre aux besoins de développement humain, dans la crise de croissance de l’humanité et de la crise générale du capital qu’elle contient, « simultanés », en aller-retour. J’ai développé d’autre part la question de la régulation économique démocratique.

Dans la situation de crise de longue durée, structurelle du capital mondialisé, financiarisé, numériquement informationnalisé, dans les révolutions scientifiques et techniques actuelles, l’explosion de la productivité et du capital constant, le besoin du capital d’économiser relativement le capital et le renflouer par tous les moyens austéritaires, etc. un compromis historique prend un tout autre aspect. Il y a besoin d’une transformation progressive radicale du système économique et social ce qui n'est plus un compromis historique.

Dans les conditions de la révolution scientifique et technique d’aujourd’hui, du besoin de formation, de qualification, de participation, d’investissement de la volonté et de l’intelligence, la question de la sécurisation de la formation et de l’emploi, vers la libération de la vente-achat de la force de travail est avec la question de la lutte pour dépasser la financiarisation, l’unité d’action et d’existence humaine dont on ne peut plus se passer.

______________________________________________________________________________

La suraccumulation survient lorsquE les moyens et les forces accumulés ne trouvent plus suffisamment l’usage de l’accumulation. Un blocage relatif ou absolu de la circulation moyens-usage des moyens survient (mouvement circulaire élargi Besoins-Production-Consommation-Besoins-production etc.). L’échange entre humains est en difficulté relative ou absolu. Il ne s’agit par d’un échange à l’intérieur du clan ou entre clans ou entités ou communautés restreintes, il s’agit d’échange au niveau mondial d’équilibre complexe et fragile de par sa complexité et il n’est pas question de revenir en arrière sauf effondrement catastrophique (au sens propre du mot catastrophe), causant des pertes immenses d’humains et de moyens nécessaires aux humains pour leur survie. C’est une menace de l’ordre de la crise générale de l’écologie, de l’humain avec son milieu terrestre et cosmique et plus radicale même puisqu’elle bloquerait l’ensemble des activités humaines. Dans le cas d’une circulation basée sur la recherche d’un taux de profit maximum dans la lutte entre détenteurs des moyens de production, la régulation entre moyens et usage des moyens n’est possible que dans l’abolition-dépassement (aufhebung) du système de recherche du taux de profit maximum.

Il en est de même du blocage dans la production de la pensée et la production de la pensée lorsque son activité ne trouve pas les débouchés à son accumulation. Il s’agit, comme pour le capital non d’une suraccumulation du capital et d’une baisse tendancielle du taux d’intérêt du capital mais suraccumulation et baisse tendancielle du taux d’intérêt psychologique, les deux allant de pair, un blocage allant avec l’autre. Le blocage de la production de la pensée est d’ailleurs le problème premier, puisque c’est sur la pensée humaine que repose la production humaine  nécessaire à la survie humaine. Il s’agit simplement de la formation, et de transmission immédiate, à court terme ou générationnelle entre humain qui est en péril.

Un niveau de développement économique et mental dépassant l’échange A-M-A’ peut dénouer cette contradiction et débloquer la crise de suraccumulation.

Mais la question de la suraccumulation peut se poser dans un autre système sain qui ne serait pas capable de réguler de façon cohérente moyens et usage des moyens, économique comme mentaux et les deux à la fois.

C’est en ce sens que la crise générale du capitalisme et la crise générale de croissance de l’humanité, du Corps Général de l’humanité et de l’individu humain dans cette crise, sont à la fois liées et constituent deux phénomènes dans cette unité.

Le processus humain ne peut être basé sur un détachement ascétique du corps-soi et du corps social dans une unité qui ne constitue en rien un égoïsme au sens populaire du mot. Le processus humain est basé sur l’appropriation (Aneigung), mais évidemment une appropriation saine, cohérente, solidaire, coopérative. Physiquement et moralement. Voir Yves Schwartz, « l’autre voie pour l’humanité », ouvrage collectif sur proposition d’André Prone.

Dans la question « l’humanité entre-elle dans l’adolescence ? », il y a la question de la naissance, la croissance et la maturation qui contient elle aussi une croissance d’adulte et une mort. Et une transmission de vie à vie. Quelle tendance à l’équilibre relatif, au déséquilibre nécessaire au mouvement, à l’existant, dans ces « phases » de l’accumulation-suraccumulation ? Finalement la mort n’est-elle pas une forme d’accumulation indépassable, de suraccumulation résolue par la transmission générationnelle, intergénérationnelle, immédiate et à long terme historique ? En tout cas le niveau de conscient collectif dans le processus de survie de l’entité humaine ne devrait-elle pas donner des indications possibles sur la « phase de croissance » ? Il y a les limites de l’individu dans son stade d’évolution biologique, les limites de l’espèce pensante dans son stade historique, la rapidité d’évolution sociale, historique étant plus « rapide » que l’évolution biologique et en prenant le relais, sans que l’évolution biologique ne s’arrête pour cela, au contraire. Il ne s’agit pas d’un paradigme « élément corpusculaire/minéral/biologie/individu humain/société ». Il s’agit d’un rapport de la vie pensante au cosmos, du processus de la conscience de la nature sur elle-même qu’est l’homme. C’est quand même aller plus loin que l’écologie militante de base mécaniste, ignorante de la qualité de la croissance et l’imaginant immuable dans le cadre d’un système économique et social immuable. En ce sens d’écomunisme développé, n’en restant pas à la vision d’un moment historique restreint peut être une appellation pertinente.

Et finalement cette réflexion ne confirme-t-elle pas la relation entre suraccumulation et mort, mort aussi de ce qui est de notre système social actuel et son dépassement nécessaire ? Le dépassement civilisationnel, de la "suraccumulation-dévalorisation" se fait (aussi ou toujours ?) par "mitochondrie" multiple et diverse, mort et renaissance de l'accumulation saine, si je peux me permettre d'user métaphoriquement de ces termes. Ce qu’ont observé des historiens des civilisations et, je crois, Jean Jacques Goblot dans son travail sur "l'histoire des civilisations", le développement inégal et les relations entre développements autonomes.

Pierrot, 24-25 mars 2019.

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25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 06:00

Ernst BLOCH. Experimentum Mundi. Pages 33-34-35. Payot.

 

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" le rapport entre infrastructure et superstructures 

échappent plus que toute autre chose aux positivistes..."

 

 

 

 

 

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23 mars 2019 6 23 /03 /mars /2019 06:00

 

 

 

« DOUBLE ABSTRACTION »

 et

« TEMPS ET TRAVAIL ».

Exposé à l’invitation des étudiantes, étudiants de Master du Département d’ergologie.

Ecrit le 27 février 2014.

Présenté en vidéo le 13 mai 2014

(Voir repères à la fin)

 

 

 

Travail Abstrait, travail concret

 

Cette enveloppe de billets de banque, ce chèque, ce versement informatique qui nous est « donné » en échange d’un travail, d’une production suivant un ordre, d’une prescription patronale, par un privé ou l’Etat-patron, voilà ce qu’est le travail abstrait : un équivalent abstrait d’un travail concret, d’une dépense  « physique et intellectuelle », mise entre guillemets puisqu’elles  (ces dépenses) ne « fonctionnent » pas séparément mais dans l’unité de l’activité du corps-soi en rapport social.

 

Cependant si le rapprochement entre la paye et la dépense en travail concret est la plus visible pour illustrer le travail abstrait, le rapprochement est incomplet. Incomplet parce que la paye ne représente pas la totalité de la dépense en travail concret, mais une partie, l’autre partie étant la partie de dépense qui n’est pas payée au producteur, et qui est conservée par la propriétaire de l’outil de travail qui accumule le travail non payé en capital.

 

Que la propriété de l’outil soit aujourd’hui diffuse, que le capital se déplace à la fraction de seconde à travers les places financières vers des placements au plus fort taux de profit, et  ne soit pas visible dans sa totalité ni dans des entités correspondant à des ECRP aux activités bien identifiées, délimitées, cela ne change rien à la réalité du travail abstrait, comme au travail concret de cette ECRP précise, car c’est une réalité, toute abstraction ayant un support d’activité physique, est la photo d’une activité physique figée dans une quantité de temps.

 

SCHEMAS CRITIQUES DE LA CRITIQUE DE L’ECONOMIE POLITIQUE

 

Lucien SEVE a montré le lien entre baisse tendancielle du taux de profit, malgré l’augmentation en masse du profit lié à l’augmentation en masse de la production, du surproduit dans cette production, et la baisse tendancielle du taux d’intérêt psychologique dans l’activité de la personne. Il a cependant eu tendance, seulement tendance, malgré l’importance de cette découverte, évidente pourtant comme toute découverte une fois faite, à séparer travail concret et travail abstrait, comme si une part du travail était une activité motivante liée directement à un besoin humain personnel à satisfaire et une autre part du travail détachée, séparée de ce besoin parce que dépendante totalement d’une prescription sans lien avec ces besoins.

 

Yves SCHWARTZ a démontré, autre grande découverte,  qu’il n’y a pas coupure, séparation entre ces deux formes supposées de l’activité au travail. Inutile de développer ici devant des étudiants dont l’ergologie est le pain quotidien ce que sont ingrédients du travail et des compétences, motivation, normes antécédentes, activité tripolaire, activité et accumulation des savoirs investis. Il s’agit ici d’insister sur l’accumulation non investie parce que suraccumulée, ne trouvant pas débouché dans le système.

 

En ce sens Yves SCHWARTZ a inauguré une nouvelle ère de l’éthique. Une éthique non figée sur des notions de bien et de mal, qui malgré les grandes déclarations contre une vision manichéiste de ma génération, n’a pas encore perdu ce poids des représentations congelées qui freinent la conscience, la vision en miroir de nos gestes, et de l’activité inconsciente et consciente générale de la société humaine.

 

USAGE SAVANT ET USAGE POPULAIRE, USAGE DU TEMPS

 

L’usage savant précédent l’usage généralisé d’un progrès scientifique, technique et éthique, même si ce progrès n’est pas seulement issu d’une activité savante mais au contraire de l’activité « ordinaire », quotidienne humaine micro et macro,  il n’est pas étonnant que cette construction, ce mouvement de connaissance du travail aboutisse à la recherche sur l’activité scientifique et les conditions de sa santé à travers épistémologie et travail et l’activité de construction du mouvement des systèmes de concepts, et les épistémicités dont le terme désigne les catégories des concepts et des systèmes de concepts.

 

Pour ma part, ce n’est pas un chemin scientifique que j’ai suivi. J’ai quitté le Lycée en seconde pour travailler, au désespoir de ma mère. Pardon Maman ! C’est le lien de solidarité matérielle et morale dans le travail, qui non plus n’est pas étrangère à un travailleur des sciences, mais qui m’a conduit (seulement ?), moi, à la passion politique et syndicale, micro et macro aussi.

 

Mais, à l’inverse du chemin savant le chemin syndical et politique de base a suivi post festum le chemin scientifique. C’est un parcours classique pour les militants ouvriers.

 

Le chemin scientifique de Lucien SEVE et des chercheurs du XX° siècles, marqué un mode vie lié aux moyens de production de la grande industrie, des mentalités et des formes d’organisations qu’elle a induites, dans leurs différences, leur communautés et leurs identités, a eu à se déterminer, positivement, comme pour chacun, et même en creux par rapport au mouvement marxiste, conscience d’un processus inconscient de cette société industrialisé, y compris dans les campagnes, car il n’y a pas de frontière étanches dans l’activité générale d’une communauté de production et d’intérêts commun dans sa survie.

 

USAGE DU TEMPS ET MODE D’ECHANGE

 

Le rapprochement entre baisse tendancielle du taux de profit et baisse tendancielle du taux d’intérêt psychologique n’aurait pu se faire sans la découverte marxienne du fonctionnement de l’échange « Argent-Marchandise-Argent plus » et sa réalité non pas comptable, celle qui apparaît à la surface des choses, mais sa réalité économique qui est la recherche de la plus-value, le développement de l’accumulation capitaliste, sa suraccumulation et ses conséquences, les crises cycliques de l’échange-production des biens nécessaires à la vie humaine et la crise généralisée dans laquelle il semble que nous soyons entrés.

 

Certes, le mouvement ouvrier s’est longtemps contenté, en réponse aux besoins immédiats des luttes salariales, du temps de travail, du schéma de l’accumulation du profit, du mouvement en expansion de composition du capital, capital constant, variable et plus-value.

C’est au dogmatisme de ce schéma dans les organisations ouvrières qu’ont répondu les travaux de Lucien SEVE et d’Yves SCHWARTZ. Evidemment ceci n’est que mon point de vue, qu’une libre interprétation de mon approche de leurs travaux. D’autant que cette réaction à ce dogmatisme c’est aussi une immense reconstruction de nouveaux concepts, de synthèses d’ensemble de la représentation mentale de l’activité humaine, de conscience nouvelle qu’elle induit et de l’éthique nouvelle qu’elle peut faire naître.

 

Ces schémas ont cependant été essentiels. Ils ont déterminé les possibilités de libérer le temps et le travail par une autre utilisation du surproduit, c'est-à-dire par une autre utilisation de la partie de la production qui n’est pas utilisée par le capital et dans son mode d’échange actuel pour un simple renouvellement de la force historique de travail. Car il ne s’agit pas d’économiser la force de travail, en en limitant la qualité et la qualité de son renouvellement. Il s’agit d’économiser mieux la force de travail, c'est-à-dire  sans en mutiler le processus et le développement nécessaire à son corolaire, le développement des besoins en santé qui dépendent du développement général de l’humanité en santé, écologie comprise évidemment : c’est d’une utilisation et une conception quantitativement nouvelle de la force de travail historique qu’il s’agit.

 

MODE D’ECHANGE ET MODE DE PRODUCTION

 

Nous en revenons donc à la question de Travail et Temps. Ce n’est pas seulement une équation du premier degré, un calcul mathématique simple ou complexe. C’est le cœur de toute activité, des possibilités de libérer (la liberté est un mouvement qui peut stagner, être en expansion ou en régression), de libérer en tendance et en processus l’activité des contraintes naturelles et sociales.

 

Certes notre vie quotidienne façonnée pas le mode d’échange « A-M-A’+ » est un obstacle essentiel pour une prise de conscience nécessaire du besoin d’une autre forme de l’échange. De fait les normes historiques séculaires de l’échange nous sont tellement familières que nous avons grande difficulté d’en imaginer d’autres, une autre précisément. La tenue de GRT n’échappe pas  à cet obstacle, alors que paradoxalement ils constituent un moyen de les surmonter. C’est un effet du jeu des forces contradictoires générales qui s’opposent dans le mouvement général de la société et qui s’expriment dans toute activité. Dans le minéral-biologique-social en unité que constitue l’humaine vie pensant pensante.

 

Et l’usage du temps déterminant dans cet échange la mesure de la valeur d’échange, il est clair qu’une vision nombrilique des solutions à apporter pour cette libération, vision nombrilique liée aussi à la parcellisation à l’extrême des gestes du travail, n’aide pas à une vision d'ensemble et à la lutte d’ensemble requise à tout changement social.

 

Les représentations schématiques, malgré leurs avatars dogmatiques, dont il a été question ont été nécessaires au processus de la conscience ouvrière et salariale. Elles restent nécessaires. Non en tant que dogme, mais en tant que première et fondamentale compréhension de l’usage de soi par soi et par les autres, dans son unité comme nous l’a enseigné Yves Schwartz et non sa dichotomie.

 

Ils sont un premier pas, à mon sens, d’autant que le voile de la complexification des mouvements de la société tend à nous égarer sur des apparences plutôt que sur la compréhension de fond, la compréhension utile à la poursuite d’un processus qui s’il n’est pas un processus universel ou divin, selon nos diverses croyances, mais est le notre de processus, à nous humain.

 

PIEDS SUR TERRE MAIS SANS SIMPLISME TRIVIAL.

 

Comme le dit de façon simple et lapidaire Georges Lukàcs, quelles que soient nos croyances, il nous faut tenir compte que le monde existe indépendamment de notre pensée et que notre pensée en fait partie. Ainsi le platane qui arrête la course de notre voiture et de notre vie, si nous ne faisons rien pour l’éviter existe bien indépendamment de la conscience que nous pouvons avoir de son existence.

 

L’usage du temps de même, peut devenir le platane périlleux de notre chemin personnel et collectif.

 

Je suis éventuellement à la disposition de qui n’a pas familiarité avec les schémas de la critique de l’économie politique marxienne, pour en dire deux mots d’exposé et de schéma aujourd’hui ou plus tard.

 

Dans la DOUBLE ANTICIPATION, la téléologie du geste, la confiscation du produit de l’activité de la personne, et du geste lui-même, de sa téléologie, c’est cela l’aliénation capitaliste, sa mesure de l’échange, son indifférence aux valeurs sans dimension.

Bien sûr cette aliénation n’est qu’un moment de l’histoire du travail humain millionnaire en années, mais ne sont pas une pure « causalité des nécessités naturelles », c’est aussi dans le processus historique de la transformation de la nature en vue de satisfaire des besoins humains, une des bifurcations historiques peut-être nécessaire, mais pas automatique, non prédéterminée. Elle ressort de causes et de normes antécédentes et de volonté et de choix partant de consciences partielles, à l’échelle des perceptions et visions humaines et des consciences historiques possibles y correspondant relativement.

 

Certes on ne peut imaginer l’usage du surproduit et dont du temps s’il n’y a pas de surproduit. Mais cette condition qui induit des causalités ne détermine pas automatiquement un usage particulier du temps. Ce dernier dépend et de l’anankè, la nécessité,  et de la volonté humaine, dans ses choix en santé et de ses choix malades parce que « déadhérant sans retour » des besoins de l’espèce et de l’individu dans l’espèce, du travail savant en lien avec toutes les activités humaines,  ce qu’aide à accomplir les concepts d’épistémicités, sans que cela soit un guide, dogme, et en se méfiant de la dialectique, bien qu’elle soit indispensable.

 

La conscience de la nature sur elle-même que constitue l’humanité.

 

Pour paraphraser Yves Schwartz, on pourrait user du terme le temps-soi, qui exprimerait le mouvement qu’est le travail, le geste du travail, sa dépossession dans une mesure du temps effectuée par d’autre au détriment du corps-soi. Mouvement et temps sont l’expression de la nature, de la matière. L’usage contraint du temps est ce qui s’oppose à la conscience humaine et qui provoque toutes les fuites salutaires ou suicidaires tendant à une réappropriation désespérée. La maîtrise du temps que contient la bataille pour la réduction du temps de travail c’est une recherche de liberté saine. Il ne s’agit pas d’une réduction du temps de travail contraint pour fuir la nécessité de la production des biens nécessaires à la vie humaine. Il s’agit de rendre concrète l’activité humaine dans sa totalité et faire coïncider les divers horizons avec le présent à l’encontre d’une perception éclatée du temps, de son image et de sa réalité ultra parcellisée. Nous avons dit que le présent ne se perçoit qu’une fois passé et que cette perception est constituée de la conscience d’un passé immédiat en interaction avec les temps longs passés et une téléologie du geste futur individuel et collectif issue de cette résultante.

 

Mais la mutilation de l’horizon par l’aliénation au présent ne peut que mutiler ce même présent dans les gestes qui le constituent.

 

Dans la relation contradictoire entre le bulletin de paye en tant que concrétisation du travail abstrait et le temps libre, la résolution de cette contradiction est une des conditions sinon la condition première de la poursuite de l’humanisation et de la conscience de la nature sur elle-même que constitue l’humanité.

 

Mais pour ne pas faire de ces propos qui ne sont que les miens un dogme, disons pour finir que ce que nous disons,  c’est nous qui le disons.

 

La transformation de l’usage du surproduit par la transformation de la mesure marchande du temps, particulièrement par l’usage-transformation de la plus value relative et les techniques de son développement, se pose aux deux extrémités, aux deux bouts à tenir pour agir sur l’ensemble : l’ECRP et le marché mondial, transformation de la guerre de marché entre nouvelles économies émergentes et vieilles économies dominantes à travers leurs entités nationales et internationales.

 

Pierre Assante, 27 février 2014.

 

 

Schémas au tableau.

Ce sont des schémas et non une description approfondie de ce que nous pouvons percevoir de la réalité de l’activité.

 

ECPR = Entité collective relativement pertinente

 

Surproduit = quantité de produit dépassant la production nécessaire au renouvellement de la force de travail, dans des conditions matérielles, historiques et culturelles précises.

 

Travail concret = dépense physique et intellectuelle concrète, par exemple pour fabriquer un meuble, pour écrire un livre etc.

 

Travail abstrait = représentation abstraite par l’équivalent des travaux entre eux par la mesure du temps nécessaire à leur réalisation dont l’équivalent marchand, base de l’échange, est une mesure monétaire.

 

Composition du capital = Capital Constant (machines etc.) + Capital Variable (Salaires) + Plus Value (partie du travail non payé au salarié))

 

Taux de profit = Investissement en capital /sur la plus value

 

Baisse tendancielle du taux de profit =   rapport entre le capital constant et variable investis et plus value /sur la plus value. Plus le capital constant grandit, plus le rapport, le taux de profit diminue pour une marchandise donnée, même si la masse de la production en augmentant peut permettre l’augmentation de la masse de profit.

 

Baisse tendancielle du taux de d’intérêt psychologique = rapport-correspondance entre valeur marchande mesurable de l’activité et satisfaction des besoins matériels et moraux nécessaires à la force de travail en développement quantitatifs et qualitatifs. La baisse tendancielle a lieu lorsque la quantité croissante d’investissement psychologique ne répond plus à l’augmentation de ces besoins.

****

 

 

 

 

 

La Plus Value Relative s’obtient en augmentant  le % de plus value sans augmenter le temps de travail général, mais en augmentant la productivité et l’augmentation du travail non payé au salarié par l’augmentation de cette productivité. Ce qui s’est passé dans le keynésianisme première version et les 30 glorieuses.

 

 

 

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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 03:59

 

Lavorare

stanca

Reprises de quelques articles récents réunis

comportant le même ordre d’idées

Mars 2019

 

Lavorare stanca, intitulé de ce groupe d'articles, 

"travailler fatigue" en français,

est le titre d'un poème et d'un recueil

du poète italien Cesare Pavese

 

L’histoire de l’humanité est faite de projets, d’aléatoire, de bifurcations surprenantes ou attendues.

Projet du chasseur du paléolithique qui part à la rechercher sa nourriture, en espérance, mais sans savoir ce qui va en résulter, de la femme du matriarcat inventant sa poterie pour l'usage de la tribu de même, projet du menuisier de Platon qui conçoit dans sa tête un lit, les gestes de transformation de la matière première et leur assemblage, imagination de Solon ou Clisthène  dans l’établissement des constitutions d’Athènes partant de la société et de son mouvement telle qu’elle se présente, projet de Jean-Jacques Rousseau, de Robespierre, des Sans Culotte et des jacobins qui ont abouti à la démocratie bourgeoise moderne.  Cette démocratie bourgeoise nous a permis de bénéficier d'un progrès de l’usage de soi-même, de "l'état de droit" relatif, la société marchande et de droit, du "travail libre" le tout dans les limites de la vente-achat de sa force et du rapport de force capital/travail. Ce progrès est relatif évidemment. La consommation qui est la nôtre, est de qualité relative. Quantitativement elle répond relativement et pour l'instant encore, aux besoins au moins élémentaires. Cette qualité relative contient une limite au développement humain et pose la question et la réalité de l’exploitation capitaliste à dépasser, dépassement constituant un autre et nouveau projet…

 

 

LIRE le tout, cliquer sur ce lien :

https://pierreassante.fr/dossier/LAVORARE_STANCA.pdf

 

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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 18:23

 

Si l’on veut agir sur le mode de vie il faut agir sur le mode de production.

 

Le mode de production détermine le mode de vie.

Si l’on veut agir sur le mode de vie il faut agir sur le mode de production.

Pour agir sur le mode de production il faut comprendre comment il s’est formé et comment il peut évoluer, se transformer, pour former un mode de production nouveau répondant à la poursuite en santé de la vie humaine.

Qui n’a pas compris cela ne peut prétendre à une action sociale autre que le maintien sur les rails actuels de la société actuelle.

En attendant qu’elle s’écroule sous l’effet de ses contradictions, des contradictions du mode de production actuel, l’échange A-M-A’ parvenu à son paroxysme et à son obsolescence mortelle.

Comprendre le mode de production et sa formation dans l’histoire humaine, est la clef pour inventer sa transformation.

L’inventer à partir de l’état présent et des possibilités existantes déjà dans l’état présent.

Toutes les Restaurations et nous en vivons une par rapport aux mesures économiques et sociales de La Libération, passent par un type de crise politique où des forces dominantes vivant dans le même mode de production pensent trouver « la solution » aux contradictions en s’opposant entre elles sur l’ancien état et le nouvel état du même mode de production auquel elles appartiennent toutes ensemble.

C’était le cas par exemple des représentants réactionnaires majoritaires des assemblées de la Restauration de la première moitié du XIXème. Les représentants du capital agricole s’opposaient aux représentants du capital industriel jusqu’à la victoire des derniers avec le coup d’Etat de Napoléon III. Et avec l’aide de la petite propriété des petits agriculteurs auxquels la Révolution avait donné la terre, ce qui les rendait majoritairement conservateurs au régime.

Aujourd’hui, en caricaturant, mais pas beaucoup,  1) les représentants d’un capital industriel mécanisé et leurs conceptions plus ou moins figées s’opposent 2) aux représentants d’un capital numérique de plateformes d’échange capitaliste internationales et des GAFAM, aux conceptions tout aussi figées dans leur appartenance au même système. Le coup d’Etat macronien diluant les forces traditionnelles du néolibéralisme dit « social » ou dit « républicain » ressemble au coup d’Etat de Napoléon le Petit. Ce n’est sans doute pas un hasard que « La République En Marche » ait succédé au « Parti Républicain ». Comme les agriculteurs d’antan, les couches moyennes hautes peuvent avoir le même rôle conservateur, y compris avec un  pouvoir « de gauche » qui tenterait des mesures limitées insuffisantes de transformation sociale en santé.

Nationalisme et Mondialisme capitaliste sont les deux extrémités de la représentation parlementaire dominante passant des compromis au détriment de la force saine de transformation, le salariat d’exécution, de gestion et de recherche et ses alliés. De la clairvoyance de ce salariat dépend la sortie des rails de la société malade actuelle. De même en dépend une coopération mondiale saine contre la guerre économique et militaire du capital

C’est une situation politique dont il faut dominer la connaissance sous peine de ne rien comprendre aux crises politiques à l’intérieur la crise générale du capital.

Comprendre le mode de production et sa formation c’est cela le marxisme qui n’est ni une recette ni un mode d’emploi. Et encore moins une référence à des citations diverses, limitées, figées.

Pour que le monde entier ne devienne pas un malheureux Venezuela actuel qui subit l’agression du capital, et où la résistance consiste à répartir une pénurie imposée du dehors et du dedans par l’impossibilité de développer des forces productives correspondant à une société de qualité nouvelle issue de l’échange A-M-A’ mais l’ayant dépassé.

Certes, lorsque un saut qualitatif non violent est bloqué c’est la violence qui peut soit transformer en santé soit s’installer sans transformation en santé. C’est l’histoire de la casserole qui est chauffée très doucement et dont l’eau s’évapore lentement où celle sous laquelle un augmente la chaleur et dont l’eau s'évapore par ébullition violente.

Sans s’attaquer aux transformations en santé du système financier actuel, de l’organisation actuelle taylorienne ultralibérale et précaire du travail, ce ne peut être que la violence de l’eau qui bout qui nous attend, avec ou sans issue en santé. C’est tomber inévitablement dans une crise de production réduisant drastiquement les moyens de satisfaction des besoins humains, dans laquelle nous glissons déjà, plus ou moins dramatiquement selon notre lieu de vie, en attendant une généralisation possible du pire. Il parait que les CassandreS actuellement nombreuses subissent le sort de celle, unique de Troie. Je crois en être ?

Les communistes ont besoin de développer une culture nouvelle s’appuyant sur la culture ancienne mais se libérant d’une conception issue d’un état de forces productives qui ne sont plus celui de l’unique industrialisation mécanisée. Forces productives et culture ont partie liée, même si évidemment, il n’y a pas évolution mécanique entre les unes et l’autre, mais au contraire diversités positives et négatives et inégalités de développement dans ces diversités et dans l’infinité des activités humaines.

La dictature du taux de profit s’aggrave sans cesse. Elle est inhérente au système du capital. Elle est dépassable dans un processus radical et progressif excluant que l’eau bouille mortellement pour tout le monde. Peut-être.

 

Pierre Assante. 15/03/2019.

 

 

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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 18:22

LIBERTES  RELIGIEUSES ET  PHILOSOPHIQUES

ET MODE DE PRODUCTION.

 

La liberté de pensée n’a rien à voir avec la fusion des idées.

C’est dans le débat démocratique et l’action coopérative des hommes pour résoudre leurs difficultés de vie et la construction de leur devenir que réside la liberté de pensée.

Résoudre leurs difficultés de vie dans le long processus humain et construire l’avenir est inséparable de la connaissance du MODE DE PRODUCTION dans lequel les hommes vivent : quelles sont les origines de ce mode de production  -et d’échange-, son évolution, ses devenirs et transformations envisageables et souhaitables.

UNE DES ANALYSES du mode de production a été faite dans un moment passé du mode de production actuel, au XIXème par Marx, Engels, etc. Evidemment cette analyse n’est pas figée, pas plus que le mode de production.

L’analyse de Marx du mode de production a une origine philosophique dont elle est inséparable. MAIS rien n’empêche, que l’on soit croyant, athée, agnostique, amant de telle ou telle philosophie ou religion ou pas, d’être en accord avec son analyse du mode de production, sur les conséquences de ce mode de production, ses effets sur notre mode de vie et nos mentalités. Cet ACCORD peut exister et une lutte commune pour un autre mode de production plus sain de même. Mais il faut le susciter, rien ne se fait tout seul !

Lorsque s’est posée au Parti Communiste la question de l’adhésion des chrétiens, par exemple, la réponse a été la suppression de la référence au marxisme dans ses statuts. Le parti communiste n’y a gagné ni l’élargissement aux chrétiens, ni un progrès d’influence susceptible de modifier fondamentalement le rapport de force d’avec le capital, sur le plan électoral comme sur tous les plans, en particulier sur le principe et la réalité concrète de la lutte des classes.

Il y a perdu des travailleurs gagnés idéologiquement à la mondialisation CAPITALISTE et à un défaitisme dû à une nouvelle organisation du travail liée à cette mondialisation capitaliste et son usage réactionnaire de la révolution scientifique et technique, qu’ils soient chrétiens ou pas. Cela vaut pour tous les travailleurs et toute la population dans sa diversité philosophique et religieuse ou pas, et musulmane par exemple, puisqu’il en est beaucoup question aujourd’hui. Il a perdu des adhérents chrétiens au PCF qui ne se sont plus retrouvés dans une politique qui NE PARLAIT PLUS DU MODE DE PRODUCTION ET DES TACHES POLITIQUES qui en découlaient  pour répondre aux besoins des travailleurs et de la population en souffrance et en protestation sans issue.

SANS ISSUE si l’on considère que l’issue tient, en dernière instance, dans la transformation du mode de production, ce dépassement de l’échange A-M-A’, de l’accumulation capitaliste et de ses conséquences, la suraccumulation-dévalorisation du capital, et qui contient la dictature croissante et envahissante du taux de profit s’opposant aux progrès de la résolution des besoins humains, multiples, divers et incontournables pour la poursuite de leur vie, en santé.

Pierrot, Dimanche 17 mars 2019

 

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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 11:38

 

AVEC IAN BROSSAT

 

Dans le cadre de la campagne pour les élections européennes,

Économie et politique vous invite

 

lundi 25 mars à 18 h, à l’espace Niemeyer,
2, place du Colonel-Fabien à Paris
,

 

à une rencontre sur le thème « Contre l’Europe de Macron : des services publics au cœur d’un nouveau projet européen », avec la participation de plusieurs candidats de la liste conduite par Ian Brossat, de syndicalistes et d’économistes. Ian Brossat y présentera les propositions du PCF et les mettra en débat.

La question des services publics est au cœur des mobilisations sociales et de la campagne pour les élections européennes : toute notre société souffre de leur étranglement financier, de leur dépérissement organisé dans les territoires, de l’épuisement des agents chargés d’en faire bénéficier la population. Mais il y a aussi une énorme attente de services publics, dans les esprits, sur les ronds-points, dans la rue, de la part de toutes celles et de tous ceux qui affrontent les difficultés de la vie quotidienne, de la précarité, des bas salaires.

Emmanuel Macron répond en demandant aux Français quels services publics ils sont prêts à abandonner pour permettre de baisser les impôts ! Nous affirmons au contraire que l’expansion de nouveaux services publics, démocratiquement gérés avec de nouveaux pouvoirs de leurs agents et de leurs usagers, développant des coopérations intenses avec leur environnement économique, sont un enjeu central de la réponse aux défis sociaux, écologiques, économiques, financiers, culturels, politiques qui travaillent notre XXIe siècle. Dans ce que nous appelons le communisme, à la fois but et chemin vers une civilisation visant au développement de toutes les capacités humaines, les services publics sont une étape pour dépasser radicalement des marchés mondialisés en crise, où la concurrence, pilotée par la pression insatiable des capitaux financiers à la recherche de rentabilité, produit gâchis de capacités humaines, inégalités grandissantes et tendance permanente à la déflation.

Cela suppose de s’attaquer à la cause profonde des atteintes portées au service public – la domination du capital et de son bras armé, les marchés financiers dopés par la création monétaire des banques et des banques centrales. C’est l’objet de la proposition fortement portée par la campagne de Ian Brossat : la création d’un Fonds de développement économique, social, écologique solidaire financé par la BCE.

La soirée s'articulera autour de deux tables rondes, donnant une large place à des échanges avec la salle, auxquelles participeront Ian Brossat, des économistes, des syndicalistes.

 

http://www.economie-politique.org/sites/default/files/eco_po_772_773.pdf

 

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16 mars 2019 6 16 /03 /mars /2019 19:42

Cet article écrit en juin 2006 a été publié une première fois sur ce blog le 16/01/2011 

 

 

weil2La jeune fille

et la mort

 

     Simone, mon Amie,

 

 « On libère en soi de l’énergie. Mais sans cesse elle s’attache de nouveau. Comment la libérer toute ? Il faut désirer que cela soit fait en nous. Le désirer vraiment. Simplement le désirer, non pas tenter de l’accomplir. Car toute tentative en ce sens est vaine et se paie cher. » disais-tu. Et tu choisissais finalement d’accomplir. Et tu l’as payé cher.

 

Tu l’as payé cher, malgré cette immense lucidité des aveugles et des enfants qui leur fait juger par le besoin de faire. « Ce qui est réel dans la perception et la distingue du rêve, ce n’est pas les sensations, c’est la nécessité enveloppée des sensations». Vouloir être utile et ne pas vouloir d’horizon. Vouloir être dans le mouvement et l’éternité du moment. Sans moment. Refuser l’engagement taureau aveugle et refuser l’indifférence animal égoïste : « D’autres efforts… sont toujours utiles…sont accompagnés de l’attention continuellement concentrée sur la distance entre ce qu’on est et ce qu’on aime »

 

« L’attention extrême est ce qui constitue dans l’homme la faculté créatrice ». Comme ta petite soeur Camille Claudel, et ta grande sœur Eloïse et toute tes sœurs inconnues à qui l’on a fait croire que ce n’était pas à elles de dire, tu partages avec elle cette attention que le silence offre. Alain oui, mais le silence en plus et la parole issue du silence, à distance de la reconnaissance.

 

« Le christianisme a voulu chercher une harmonie dans l’histoire. C’est le germe de Hegel et de Marx. La notion d’histoire comme continuité dirigée est chrétienne.

Il me semble qu’il y a peu d’idées plus complètement fausses. Chercher l’harmonie dans le devenir, dans ce qui est le contraire de l’éternité. Mauvaise union de contraires ». Même dans ton amour, à ton amour tu refuses l’autorité. Pour lui donner tout sans qu’il ne te prenne rien. Pour t’offrir dans l’acceptation absolue.  Pour que ton don sache ses limites et sache son infini: « Pourquoi la volonté de combattre un préjugé est-elle le signe certain qu’on en est imprégné »

 

« Le poète produit le beau par l’attention fixée sur le réel. ». L’objet tourné cent fois entre tes mains. Tu l’as vu avec tes yeux. Tu l’as vu avec les yeux des autres. C’est parce que tu a voulu voir la multitude des visions que tu as choisi la tienne, allant sans cesse du dehors au dedans de ta vision et du dedans au dehors de ton amour. De ta vision-amour. J’entends en pensant à toi ce quatuor de Frantz. Être capable de vivre avec les barbares, leur culture, sans rejeter la tienne dans ce qu’elle a de non dominant, de ce à laquelle elle a accédé de plus complexe, d’encore plus humain.

 

« Dans le domaine de l’intelligence, la vertu d’humilité n’est pas autre chose que le pouvoir d’attention ». Tu as appelé l’humilité Weil. Sachant que tout est aussi posture et que la posture devient nature et que nature est infiniment attaquée par elle-même. Et qu’il y a tant de mouvement dans l’immobilité : « Le rapport entre le corps et l’outil change dans l’apprentissage. Il faut changer le rapport entre le corps et le monde ».

 

« A travers chaque sensation, sentir l’univers ». C’est ça ton amour. Ta volonté a été de le sentir, qu’il te pénètre totalement, et qu’il te pénètre totalement. Cette fusion impossible c’est ton possible, ton choix. Un avenir dans le présent, TON présent, parce que tu refuses l’avenir en tant que refus vulgaire d’un présent mutilé d’avenir présent. Refuser d’accomplir pour accomplir. Ton cerveau et ton corps, l’un inséparable de l’autre, parce qu’ils ne sont pas l’un sans l’autre, parce qu’ils sont un tout inséparable, parce que les imaginer autrement que ce tout, c’est les imaginer en dehors de leur lente croissance, de leur lent mûrissement, de leur lent processus de transformation permanente en quelque chose d’autre. Comme l’espèce qui est sans cesse autre chose d’autre.

 

Ce que donne ta disparition c’est une présence infinie, une trace qui voudrait grandir et qui peut grandir. Qui est immense et désespérée. Minuscule et envahissante comme l’espoir, le désespoir, l’angoisse, la sérénité. Finalement le souffle, le respirer, l’espace devant soi et l’attention dans l’espace. « On libère en soi de l’énergie. Mais sans cesse elle s’attache de nouveau. Comment la libérer toute ? Il faut désirer que cela soit fait en nous. Le désirer vraiment. Simplement le désirer, non pas tenter de l’accomplir. Car toute tentative en ce sens est vaine et se paie cher. »… dis-tu……

 

Pierre Assante, juin 2006

 

Post scriptum mars 2019 :"Chercher l’harmonie dans le devenir, dans ce qui est le contraire de l’éternité". Chercher l'éternité : cette voie était la tienne. Si tu voulais dire que l'éternité est dans le moment présent, pourquoi la recherche du devenir serait-elle une "mauvaise union des contraires" ? La rose et le réséda répondent ensemble, quand même et toi de même. Merci.

Les passages en gras de tout cet article sont de Simone Weil, tirés surtout de de "La Pesanteur et la grâce". Les autres ne sont que ce que je ressens à cette présence, de cette pensée.

 

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16 mars 2019 6 16 /03 /mars /2019 17:20

 

10 PROPOSITIONS POUR LA FRANCE

Face au mouvement des Gilets jaunes, aux mobilisations populaires, le président de la République a du ouvrir un grand débat national. Celles et ceux qui se sont exprimés y ont porté un message clair. Ils disent vouloir vivre dignement et être respectés. Ils disent que le travail doit payer. Ils disent que les injustices sociales et fiscales sont une honte. Ils disent, à l’échelle de leurs quartiers, de leurs lieux de travail, qu’ils veulent pouvoir décider. Ils disent que la fin du mois ne doit pas être opposé à la fin du monde. Ils attendent des réponses fortes et ambitieuses.......

 

SUITE SUR CE LIEN : ici

 

https://assets.nationbuilder.com/pcf/pages/10050/attachments/original/1552646177/brochure_10_propositions.pdf?1552646177

 

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14 mars 2019 4 14 /03 /mars /2019 07:04

Deux vidéos à ne pas manquer.

Fabien ROUSSEL :  ici

https://www.youtube.com/watch?v=Ube5mWnA1dA

Ian BROSSAT : ici

https://www.youtube.com/watch?v=5W9JWN0M0KU

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13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 08:23

Article déjà publié le 13 mars 2019 et remanié.

 

JE ME DEMANDE.

J’écris par bouffées d’idées....

 

J’écris par bouffées d’idées. Pourtant dans une suite d’études, de réflexions, de lectures, d’informations, d’échanges, de processus de conscientisation personnel dans le processus de conscientisation collectif.

Souvent, les articles je les écris dans la nuit et dans ma tête et me matin, je les jette sur l’ordinateur et je les relis très peu, en tout cas pas assez. Et j’en fais de temps en temps des recueils, thématiques, puisqu’il s’agit d’une suite de réflexions dans un moment où se posent telles ou telles questions liées entre elles, il me semble.

Pour mon blog, je me demande d’où viennent les entre 1000 et 1300 pages vues par mois. Viennent-elles de mes 36 abonnés déclarés apparaissant sur mes données à ce jour ? Des envois à mon collectif de section ? Ou des réseaux d’amis de l’ergologie, de l’économie ou de la philosophie etc. ?

A la fin nous en sommes à ce jour à 140.330 pages vues, ce qui représente 20.000 pages vues par an, et 71.397 visiteurs uniques. Progression lente, une goutte d’eau dans le « big data », mais les petits ruisseaux font les rivières dit-on. Lorsqu’il s’agit de théories dont je prends connaissance ou de mes propres propositions qu’elles me suscitent, à mettre au service des luttes des salariés, de la population, sur une transformation du système actuel de mode de production et d’échange, cela peut apparaître comme des OVNI… Peut-être pas aux chercheurs, ceux dont les travaux sont reconnus et les « chercheurs militants » à ma façon ?

On m’a donné le « titre » de « d’auteur militant ». Quelquefois de « philosophe ». Pourquoi pas, ça me plait bien en tout cas… J’essaie donc d’être « chercheur militant ». Chercheur et militant, est-ce compatible ? Je me demande aussi  si la contribution que je crois aborder et apporter au débat général vaut la peine de « déranger » mes semblables.

Chaque « idée » correspond à un état d’interrogations du moment dans les contacts militants et avec mon entourage associatif et de quartier « élargi » au réseau personnel. C’est la raison de mes « bouffées ». Je suis incapable d’autre chose que ces « prêches à la Salvien ». Sinon de poésie.

Mais MERCI en tout cas !

Pierrot. 13 mars 2019

 

https://pierreassante.fr/dossier/ECRITS_SUR_L_ERGOLOGIE_ET_LES_EPISTEMICITES.pdf

 

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 15:53

DU PROJET AU RÉEL. LA RÉPONSE DU SEMEUR AUX SEMEURS.

Mais naïve ou bien profonde, c’est la seule chanson au monde… etc.

Question : mais ces solutions économiques, de l’organisation du travail, du mode de vie que tu souhaites pour un processus en santé de la personne humaine et de l’humanité  dans son univers,

comment les atteindre ?

 

L’histoire de l’humanité est faite de projets, d’aléatoire, de bifurcations surprenantes ou attendues.

Projet du chasseur du paléolithique qui part à la rechercher sa nourriture, en espérance, mais sans savoir ce qui va en résulter, de la femme du matriarcat inventant sa poterie pour l'usage de la tribu de même, projet du menuisier de Platon qui conçoit dans sa tête un lit, les gestes de transformation de la matière première et leur assemblage, imagination de Solon ou Clisthène  dans l’établissement des constitutions d’Athènes partant de la société et de son mouvement telle qu’elle se présente, projet de Jean-Jacques Rousseau, de Robespierre, des Sans Culotte et des jacobins qui ont abouti à la démocratie bourgeoise moderne.  Cette démocratie bourgeoise nous permet de bénéficier de progrès de l’usage de soi-même, relatif évidemment, et de la consommation qui est la nôtre, aussi de qualité relative évidemment mais quantitativement répondant toujours relativement aussi aux besoins au moins élémentaires. Ceci à la différence d’autres  moments passés tout en posant la question et la réalité de l’exploitation capitaliste à dépasser, dépassement constituant un autre et nouveau projet…

Aucun projet ne peut prétendre à être autre chose qu’une hypothèse. Mais à l’énumération précédente, on peut affirmer que des hypothèses peuvent devenir des réalités.

Lorsque Denis Durand expose dans son petit livre en volume mais fort en contenu, « 7 leviers -ou clefs comme vous voulez-, pour prendre le pouvoir sur l ‘argent », il pose en premier levier « l’information citoyenne dans les territoires » et comme second levier « Le pouvoir des salariés dans l’entreprise ».

Il est donc posé la volonté et la capacité d’informer et d’agir, donc de l’existence de l’organisation des partis, des syndicats et des simples citoyens et salariés. Est posé à ces forces, à ces citoyens et ces salariés de se rassembler pour cette information et cette action afin qu’elles deviennent une force de transformation opérationnelle de dépassement du système politique et social obsolète et malade. La crise n’est pas un mythe, elle est ressentie chaque jour par tout un chacun, particulièrement par les plus pauvres et les plus exploités par le système et ses hommes.

Etre systématiquement du côté des pauvres et des exploités ne veut pas dire soutenir tout mouvement quel qu’il soit mais pousser au développement des mouvements qui contiennent des remèdes plutôt que des mouvements qui posent les effets plutôt que les causes, même s’il faut aussi en passer par là pour en arriver aux causes et aux remèdes. D’abord la solidarité, ensuite ou plutôt en même temps les moyens de la solidarité sans laquelle il n’y a pas de solidarité.

Non seulement la crise n’est pas un mythe, mais des chercheurs ont démontré les contradictions du système économique et social aujourd’hui à son paroxysme. Je renvoie par exemple aux deux forts volumes de Paul Boccara sur les « Théories sur les crises de suraccumulation et la dévalorisation du capital » qui retrace plus de deux siècles de recherches sur cette réalité de notre système de production et d’échange afin d’aboutir aux hypothèses de transformation en santé de la réalité d’aujourd’hui, dont on constate de plus en plus les limites et les dangers.

Evidemment l’intervention des citoyens et des salariés ne passe pas directement de l’expression d’un malaise, d’un mécontentement, d’un manque des moyens de vivre à une organisation « parfaite » des moyens de transformation en santé de la réalité. Elle peut même ne jamais atteindre cet objectif.

Lorsque un type d’organisation de la société, de son mode de production et d’échange, ayant développé ses contradictions jusqu’à mettre en danger le processus de la société, des hommes, ne correspond plus au développement des forces productives, s’ouvre le temps des révolutions. Ce n’est pas une formule, c’est un constat historique. Et un constat actuel.

Mais que s’ouvre le temps des révolutions et qu’une révolution ait lieu, ce sont deux choses différentes. Que le besoin existe oui, que les hommes soient capables de développer une nouvelle étape de leur développement est aléatoire tout en dépendant aussi d’eux même : liberté, nécessité, conditions objectives et subjectives du changement.

Cet article n’est pas fait pour développer les proposition et projets de transformation sociale en santé. D’autres articles les développent. La revue Economie et Politique est au cœur de cette recherche économique. Recherche économique inséparable des avancées des savoirs dans tous les domaines ; et en matière de synthèse sociale, de l’anthroponomie, de l’ergologie de même et de la philosophie enfin. La lutte pour une conception synthétique de la condition humaine dans son univers et les progrès des connaissances parcellaires dans un tas de domaines, à mettre en relation entre elles et des conceptions philosophique luttant contre l’exploitation humaine, les inégalités de vie et de développement, tout cela va de pair.

Quels sont les cinq autre leviers proposés par Denis Durand et les économistes communistes ?

Nous avons vu les deux premiers. Voyons les autres. .3  Un Fonds national et des fonds régionaux pour l’emploi et la formation. 4. La nationalisation des banques privées et la construction d’un pôle financier public. 5. Le « plan B » : une autre politique monétaire, pour un euro commun de tous les européens. 6. Un Fonds européen pour le développement des services publics. 7. Une monnaie commune mondiale pour le développement de tous les êtres humains.

Evidemment on peut concevoir d’autres déclinaisons à partir de cette même logique et cette même dialectique.

Et il détaille dans le livre l’ensemble de ces mesures qui ne sont pas un but en soi, mais des outils et des moyens à mettre au service des besoins sociaux, de leur développement, de leur complexification, pour quantité qualitative nouvelle nécessaire à l’humanité et la personne humaine. En faisant la liaison en aller-retour permanent entre recherche, propositions et action des salariés et du peuple pour les mettre en œuvre.

Quel délai pour expliquer ? Quel délai pour mettre en œuvre ? Quel délai pour les atteindre ? Quel délai pour que cet objectif assure la qualité du développement humain ? C’est la question du semeur qui ne sait si la récolte sera bonne ou pas. C’est la question du terroir et du climat et les possibles d’usage du terroir, du climat et de ses aléas et de soi-même. Mais la tâche du semeur reste incontournable.

D’autant que chaque moment du semeur est un moment particulier dans lequel il est concerné en tant que personne humaine, en tant que participant à une entité humaine, en tant qu’usager de sa propre vie pour la garantir et faire vivre cette entité sans laquelle il ne peut ni survivre, ni vivre, ni éprouver et rechercher le plaisir, la satisfaction, la dignité et la conscience en mouvement de sa propre réalité sans laquelle il n’a pas de geste, et pas d’existence ni humaine ni autre. Il n’existe pas, il ne peut exister objectivement, c’est une lapalissade. Pour exister en tant qu’humain il faut être une femme ou un homme dans la société des femmes et des hommes, dans leur naissance, leur croissance, leur mort et leur transmission-développement d’humanité. Il n’y a pas d’humain qui ne soit humain.

Mais alors il faut exiger tout ça de la personne ? Exiger, non, cela c’est ce que tout un chacun exécute à chaque moment et dans chaque lieu de son activité, quelle qu’elle soit, MAIS en santé ou pas et relativement. Par contre c’est aussi le frein conscient ou pas que ressent tout un chacun dans l’effet d’une organisation sociale malade à travers laquelle il est contraint d’agir. Motivation du mécontentement élémentaire ou motivation du semeur.

Il y a aussi la difficulté des humains à ne pas figer leur propre culture. La culture est à double tranchant, c'est à la fois un outil de compréhension et un cadre emprisonnant. C'est valable dans le cas de ce que tu critiques à juste titre sur le bipartisme, sa dissolution dans l’incohérence utilisée par le pouvoir pour affirmer son soutien au mode de production et d’échange actuel et à la classe dominante de ce mode de production et d’échange. Et c'est valable pour nous-mêmes. L'état des forces productives est l'état sur lequel la culture se crée et se fixe aussi, malheureusement. C'est là qu'il faut se poser la question de comment user de l'autonomie des idées par rapport aux conditions qui les créent. Ce que Yves Schwartz, faisant un pas en avant sur cette réflexion appelle "la déadhérence conceptuelle". La déadhérence conceptuelle c'est ce qui permet au cerveau de fonctionner sur lui-même, en autonomie d'avec les sensations  et concepts de la réalité passée. C'est ce sans quoi il n'y aurait pas eu d'invention humaine, donc pas d'humanité. Cette humanité à laquelle toi et moi appartenons et qui est bien bloquée sur le mode de production et d’échange A-M-A’. Le progrès humain se fait à l’échelle micro et macro, par dénormalisation-renormalisation-redémormalisation etc….

La culture du parti est bien bloquée elle aussi, même si le dernier congrès, en maintenant l’existence du parti contre la dissolution a fait un pas en avant. Ce pas en avant il faut s’en servir pour créer. Créer pas à partir de zéro, mais à partir de ce que le marxisme, qui n’est pas une religion et ne doit pas l’être, mais une pointe avancée de la connaissance de notre société, nous a fourni comme outils, l’analyse du capitalisme, ses contradictions, l’expérience des moments où les contradictions doivent inciter à la transformation, quelle transformation, comment transformer…

Il ne s’agit pas pour l’ingénieur qui doit faire un pont d’oublier tout ce que la culture lui a fourni d’outils scientifiques et de réapprendre d’un seul coup et tout seul, ce qui n'est pas possible, tout ce que les générations ont accumulé pour faire le pont. Il s’agit de créer le nouveau à partir de l’acquis, en le modifiant. Les gestes humains ne se répètent jamais, ne sont jamais les mêmes, sans quoi ils n’existeraient pas tout simplement et nous avec.

Pierrot, Samedi tard. 9 mars 2019.

 

Post Sriptum du matin : 

Cette nuit, des CassandreS sont venues me visiter, car elles n’étaient pas uniques, mais nombreuses. Les évènements comme ceux de Mélenchon ou autres LassalleS, généreux ou pas, ou ceux des gilets jaunes ou autres Bagaudes sans issue de fin d’Empire, généreuses ou pas, sont des chevaux de Troie dans la politique de classe et le syndicalisme de classe sans lesquels les luttes s’enlisent, me dirent-elles. Ils détournent d’une issue vers des capacités de gestion de classe de notre société par elle-même, par nous- mêmes. Leur fantomatico-réelle présence qui a toujours habité la société marchande depuis ses origines, détourne aujourd’hui d’un processus d’abolition de la société de classe, de la vente-achat de la force de travail, du besoin d’abondance et de qualité des biens et de croissance de la conscience de la nature sur elle-même qu’est l’humain dans son univers. Elle détourne la marche de l’humanité, de la reproduction élargie de la conscience de la nature sur elle-même. Elle fixe dans nos faibles consciences le fétichisme de la marchandise dans lequel vit la prison de nos besoins insatisfaits par et du système. Elle permet la perpétuation de l’échange Argent -Marchandise-Argent plus, l'accumulation et la suraccumulation dans laquelle s’éteint la civilisation et se convulse et se meurt la société humaine.

Tant que ces fantômes resteront présents au détriment d’une conscience transformatrice scientifique, généreuse et créatrice de nouveau sain, la révolution scientifique et technique grosse d’une libération des hommes de la part assassine des contraintes, restera entre les mains des possesseurs du sang pourrissant actuel de la société et de sa circulation, le capital.

LREM et le Gilets jaunes, l’une autoritaire, pour le moins, l’autre protestataire sans issue, sont deux extrémités contradictoires actuelles de la crise du système social. D’autres « extrémités » peuvent naître en santé ou pas et tout ça peut changer, en santé.

Pierrot. An de grâce 2019. 10 Février.

 

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 15:50

 

Introduction à la critique de l'économie politique

Karl MARX

Introduction : Production, consommation, distribution, échange (Circulation)

 

I. Production

a) L'objet de cette étude est tout d'abord la production matérielle. Des individus produi­sant en société - donc une production d'individus socialement déterminée, tel est naturelle­ment le point de départ. Le chasseur et le pêcheur individuels et isolés, par lesquels commen­cent Smith et Ricardo, font partie des plates fictions du XVIII° siècle. Robinsonades qui n'expriment nullement, comme se l'imaginent certains historiens de la civilisation, une simple réaction contre des excès de raffinement et un retour à un état de nature mal compris. De même, le contrat social de Rousseau qui, entre des sujets indépendants par nature, établit des relations et des liens au moyen d'un pacte, ne repose pas davantage sur un tel naturalisme. Ce n'est qu'apparence, apparence d'ordre purement esthétique dans les petites et grandes robinso­nades. Il s'agit, en réalité, d'une anticipation de la « société bourgeoise » qui se préparait depuis le XVI° siècle et qui, au XVIII° marchait à pas de géant vers sa maturité. Dans cette société où règne la libre concurrence, l'individu apparaît détaché des liens naturels, etc., qui font de lui à des époques historiques antérieures un élément d'un conglomérat humain déterminé et délimité. Pour les prophètes du XVIII° siècle, - Smith et Ricardo se situent encore complètement sur leurs positions, - cet individu du XVIII° siècle -  produit, d'une part, de la décomposition des formes de société féodales, d'autre part, des forces de production nouvelles qui se sont développées depuis le XVI° siècle - apparaît comme un idéal qui aurait existé dans le passé. Ils voient en lui non un aboutissement historique, mais le point de départ de l'histoire, parce qu'ils considèrent cet individu comme quelque chose de naturel, conforme à leur conception de la nature humaine, non comme un produit de l'histoire, mais comme une donnée de la nature. Cette illusion a été jusqu'à maintenant partagée par toute époque nou­velle. Steuart, qui, à plus d'un égard, s'oppose au XVIII° siècle et, en sa qualité d'aristo­crate, se tient davantage sur le terrain historique, a échappé à cette illusion naïve………………

 

……………………….SUITE SUR CE LIEN :

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1857/08/km18570829.htm

 

 

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 07:06

 

IL Y A AUSSI LA DIFFICULTE DES HUMAINS A NE PAS FIGER LEUR PROPRE CULTURE. 

Lettre à D.B. avec aussi un grand salut.

 

Il y a aussi la difficulté des humains à ne pas figer leur propre culture. La culture est à double tranchant, c'est à la fois un outil de compréhension et un cadre emprisonnant. C'est valable dans le cas de ce que tu critiques à juste titre sur le bipartisme, sa dissolution dans l’incohérence utilisée par le pouvoir pour affirmer son soutien au mode de production et d’échange actuel et à la classe dominante de ce mode de production et d’échange. Et c'est valable pour nous-mêmes. L'état des forces productives est l'état sur lequel la culture se crée et se fixe aussi, malheureusement. C'est là qu'il faut se poser la question de comment user de l'autonomie des idées par rapport aux conditions qui les créent. Ce que Yves Schwartz, faisant un pas en avant sur cette réflexion appelle "la déadhérence conceptuelle". La déadhérence conceptuelle c'est ce qui permet au cerveau de fonctionner sur lui-même, en autonomie d'avec les sensations  et concepts de la réalité passée. C'est ce sans quoi il n'y aurait pas eu d'invention humaine, donc pas d'humanité. Cette humanité à laquelle toi et moi appartenons et qui est bien bloquée sur le mode de production et d’échange A-M-A’. Le progrès humain se fait à l’échelle micro et macro, par dénormalisation-renormalisation-redémormalisation etc….

La culture du parti est bien bloquée elle aussi, même si le dernier congrès, en maintenant l’existence du parti contre la dissolution a fait un pas en avant. Ce pas en avant il faut s’en servir pour créer. Créer pas à partir de zéro, mais à partir de ce que le marxisme, qui n’est pas une religion et ne doit pas l’être, mais une pointe avancée de la connaissance de notre société, nous a fourni comme outils, l’analyse du capitalisme, ses contradictions, l’expérience des moments où les contradictions doivent inciter à la transformation, quelle transformation, comment transformer…

Il ne s’agit pas pour l’ingénieur qui doit faire un pont d’oublier tout ce que la culture lui a fourni d’outils scientifiques et de réapprendre d’un seul coup et tout seul, ce qui n'est pas possible, tout ce que les générations ont accumulé pour faire le pont. Il s’agit de créer le nouveau à partir de l’acquis, en le modifiant. Les gestes humains ne se répètent jamais, ne sont jamais les mêmes, sans quoi ils n’existeraient pas tout simplement et nous avec.

Amitiés

Pierrot. 11/03/2019 07:01:24

 

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