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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 09:21
Commission Economique du PCF, 14-15 Janv.2011
Commission Economique du PCF, 14-15 Janv.2011

PARLER ! La parole comme acte moteur.

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..........Les forces contraires qui s’affrontent dans tout mouvement, physique, biologique ou social et psychique, et les trois en même temps dans une société d’espèce pensante qu'est l'humanité peuvent rendre ce mouvement plus ou moins rapide, plus ou moins progressifs.

Le fameux exemple de l’eau qui pour se transformer en vapeur peut soit bouillir violement soit s’évaporer lentement est une illustration tout à fait lumineuse.

Il ne faut cependant pas croire que la volonté humaine suffise pour décider du type de transformation, même s’il est évident qu’une transformation graduelle, lente mais permanente peut assurer la continuité et finalement la rapidité et les sauts « en douceur » d’un processus social.

La volonté humaine s’exerce sur une réalité donnée, héritée et sans cesse transformée de même que son héritage, et cette volonté fait partie de cette réalité mouvante globale.......

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.......................SUITE SUR CE LIEN ICI

http://pierreassante.fr/dossier/PARLER.pdf

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 06:42
Ecrits sur l’ERGOLOGIE et les EPISTIMICITES La Somme et le Reste **** LE TRAVAIL ET LE TEMPS De la lenteur du regard Et la santé du mouvement.

Ecrits sur

l’ERGOLOGIE et

les EPISTIMICITES

La Somme et le Reste

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LE TRAVAIL ET LE TEMPS

De la lenteur du regard

Et la santé du mouvement

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……LIRE LA SUITE ICI

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http://pierreassante.fr/dossier/ECRITS_SUR_L_ERGOLOGIE_ET_LES_EPISTEMICITES.pdf

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SOMMAIRE des 2 RECUEILS

Pages :

2 : Concept d’épistémicité, suite, la somme et le reste,

libre commentaire n’engageant que l’auteur de ces lignes, de cet article.

4 : ERGOLOGIE. Double anticipation. Epistémicités. Processus en santé. Travail et philosophie. Etude d'un travail concret. Libre réflexion n’impliquant que son auteur.

7 : EPISTEMICITES : réflexions sur les travaux du Professeur Yves Schwartz, commentaire libre n'engageant que moi-même, à partir du passionnant Séminaire du 6 mai 2011

12 : Le champ général

15 : Pas d’issue sans une pédagogie et une pratique révolutionnaires du travail

18 : lE TRAVAIL ET LE TEMPs. De la lenteur du regard. Et la santé du mouvement. (Article publié dans la revue « La Somme et le Reste », juillet 2013).

25 : EPISTEMICITES ET TROUS DE NORMES. Normes antécédentes

26 : points d’autopsie du temps PASSE

27 : POEME. Plus on se rapproche de ce point infini de la connaissance du temps

28 : Processus cérébral de pensée, processus des systèmes de concepts, chez la personne et dans la société, en relations dialectiques. Consommation énergétique « matérielle et morale ».

31 : Processus des systèmes de concepts (suite) : Causalité ou déterminisme ? La question du continu et du discontinu, de la « mutation » ou du processus social

35 : Du schéma de la PLUS-VALUE à celui des EPISTEMICITES : RESUME schématique et succinct D’EXPOSE

42 : « C’est compliqué ! ». Une façon d’abandonner une explication, une solution. Abandon à l’avantage des dominants.

44 : LE LANGAGE et la simplification en tant que concentration et multiplication de la puissance en santé...

45 : CROISSANCE, ENERGIE, PIB et LANGAGE, FECONDITE.

47 : RESUMÉ

50 : SECOND RECUEIL : « DOUBLE ABSTRACTION » et

« TEMPS ET TRAVAIL ».

Exposé à l’invitation des étudiantes, étudiants de Master du Département d’ergologie.

Q.A. les 14, 15 et 16 mai 2014.

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 07:50
L'Immémorial, l'Innocence, l'Indigence... Marseille, 2015-2016-2017... Jacques BRODA

VOIR L'AFFICHE ET LES DETAILS SUR CE LIEN (15Mo) :

http://pierreassante.fr/dossier/affiche_innocence-3.pdf

Février 2015, premier séminaire : l'Immémorial (Emmanuel Lévinas). 2016, un an après, ne pas renoncer, ne pas se soumettre au désordre des choses, la violence sociale nous blesse. 2016 sera l'année de l'Innocence.

Maria Zambrano-Vladimir Jankélévitch nous obligent à persévérer, continuer, creuser le sillon de nouvelles rencontres : en Février 2016, je pose l'Innocence première et l'Humilité seconde comme pierres angulaire de l'édifice éthique. 2017, j'envisage un projet inédit : 'L'indigence'.

L'Immémorial, l'Innocence, l'Indigence...

Marseille, 2015-2016-2017...

Jacques BRODA

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 07:44
CRÉER. L’attendu et le surprenant.

CRÉER. L’attendu et le surprenant.

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Créer, c’est d’abord s’être imprégné d’un langage existant et de son processus, puis l’user partant de cette connaissance.

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Ensuite, et en même temps, c’est donner une suite qui dans chaque instant donne à attendre ce que l’autre, dans le même langage connaît, et le surprendre, de façon à faire ensemble un nouveau pas dans la connaissance et l’acte humainS.

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Le temps de création de la vie, de la molécule isolée capable d’absorber le milieu extérieur, en rejeter l’usé, et arriver à ce fragile équilibre-déséquilibre de la reproduction, de la mort et de la vie a été beaucoup plus long que le développement suivant complexe des espèces vivantes complexes.

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Cette accélération permanente de la vie, elle se retrouve dans le développement primaire des éléments de pensée de l’humain, du pré-humain, par rapport à la complexification de plus en plus rapide de la pensée et de la conscience.

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L’étape de la mise en commun mondiale, mondialisée de la pensée humaine, qui peine à « exploser en création » dans les difficultés d’un système de production et d’échange devenu obsolète, cette étape va ouvrir un stade nouveau, supérieur et extrêmement plus rapide de la création : le stade social développé.

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Donner une suite dans chaque instant du langage, qu’il soit vocabularo-syntaxique, pictural, mathématique, etc. est plus concrètement saisissable, parce qu’audible, dans la musique. Chaque instant musical est à la fois attendu et surprenant, sans quoi ce n’est que du bruit. Si un aspect de bruit devient musical c’est qu’il contient et cette attente du connu et cette surprise.

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On peut, pour décrire ce processus employer le concept d’état existant et de normalisation-dé-normalisation-re-normalisation quantique (des quanta de signification) en accélération permanente, et dont chaque instant contient une totalité.

Il n’y a pas de geste sans langage, geste du travail, geste de l’activité. Chaque objet produit contient l’histoire et le langage de l’humanité.

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Pierre Assante, jeudi 4 février 2016

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 06:11
Pierre IVORRA, 27 janvier 2016, à propos de Davos, en Suisse, Forum économique mondial : "...Sécuriser le travail, remède anticrise..."

SECURISER LE TRAVAIL, REMEDE ANTICRISE.

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La chronique économique de Pierre Ivorra

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Vers quoi nous conduirait la manière dont le Medef et le gouvernement appréhendent la révolution numérique? Les « big bosses » réunis à Davos, en Suisse, pour le Forum économique mondial nous en donnent une idée. Dans un rapport sur le « Futur des emplois » ils annoncent que la « quatrième révolution industrielle » devrait entraîner dans les 15 principaux pays capitalistes la création de 2,1 millions d’emplois en cinq ans et, dans le même temps, la suppression de 7,1 millions de postes. Tant et si bien que le solde serait une perte de 5 millions d’emplois.

Les emplois administratifs et de bureau seraient les plus impactés, 4,8 millions d’entre eux devraient disparaître. Ils seraient suivis par les emplois industriels (– 1,6 million) et ceux de la construction (– 497.000). Les secteurs qui pourraient bénéficier de créations d’emplois seraient ceux liés aux affaires et à la finance (+ 492.000) et au management (+ 416.000). Est pointée par ailleurs la possibilité avec les nouvelles technologies de désarticuler l’emploi en multipliant les « petits boulots ».

Ces phénomènes sont déjà pour partie à l’œuvre en France, particulièrement depuis le krach de 2008. On constate que par rapport à 2007 la France a perdu 317.500 emplois salariés alors que l’emploi non salarié progresse, notamment avec la hausse de l’autoentrepreneuriat. L’intérim et les CDD dominent en matière d’embauche. La flexibilité du Medef et de Davos, c’est cela : de la précarité pour le monde du travail pour tenter de sécuriser le capital, les investisseurs et les actionnaires.

Ce n’est pourtant pas la bonne façon de prendre en compte la révolution informationnelle qui commence. Cette façon de privilégier la rentabilité financière au détriment du travail exacerbe la crise, nourrit des gâchis considérables, crée les conditions d’un nouveau krach financier. Certes, l’activité aujourd’hui réclame de la souplesse, mais les nouvelles technologies tendent à faire du facteur humain l’outil privilégié de l’efficacité productive. C’est pourquoi il faut créer les conditions de marier souplesse, sécurité et formation pour les salariés. C’est le sens de la sécurité d’emploi et de formation proposée par le PCF et de la sécurité sociale professionnelle de la CGT.

Il s’agirait d’aller vers une société sans chômage. L’action pour développer la richesse créée par le travail, pour préserver, développer l’emploi, notamment en réduisant le coût du capital, serait confortée par l’assurance pour un salarié privé d’emploi de bénéficier d’une formation et d’un bon revenu et de la possibilité de retrouver à terme un poste de travail.

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Pierre Ivorra. 27 janvier 2016. L’Humanité

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 09:27
En illustration, ce livre de P. Boccara
En illustration, ce livre de P. Boccara

CONTRIBUTION DE LA COMMISSION ECONOMIQUE A LA PREPARATION DU CONGRES DU PCF du 2 au 5 juin 2016.

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COMMISSION ECONOMIQUE.

Yves Dimicoli et Frédéric Boccara

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NOTE DE PROBLEMATIQUE SUR LA CRISE SYSTEMIQUE

Contribution de la Commission Economique à la préparation du Congrès du PCF du 2 au 5 juin 2016

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Nous allons entrer dans une nouvelle phase de la crise systémique. Elle va faire saillir, comme jamais, le besoin de dépasser la coupure fondamentale, sur laquelle le capitalisme s'est historiquement constitué, entre le marché avec ses entreprises et ses banques privées, l’État avec ses institutions dites « publiques », la société et la vie quotidienne. Le principal défi pour le PCF consisterait à tenter de dépasser cette coupure fondamentale qui tend à lui fait placer l’économie en dehors du champ de la politique. Cette nouvelle phase va s'ouvrir parce que la France, l'Europe et le monde se trouvent dans une impasse. Les institutions mise en place après le choc de la crise financière de 2008 ne répondent pas et développent, au contraire, des contradiction d'une ampleur inédite. C'est l'impasse sur l'emploi, sur les services publics, sur les droits sociaux, sur le type de croissance. C'est l'impasse en matière d'écologie, malgré la COP-21, c'est l'impasse sur la démocratie...

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........LIRE LA SUITE SUR CE LIEN :

http://congres.pcf.fr/sites/default/files/ydimicolifboccara-crise-systemique-contribution.pdf

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Toute les contributions

http://congres.pcf.fr/28625

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 07:29
....Cliquer sur cette image pour lire l'article en entier
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Pierre IVORRA : LA PLANETE FINANCE MENACE A NOUVEAU LE MONDE

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Les récents soubresauts boursiers participent d’une accumulation de risques pouvant mener à de nouvelles ruptures : la super-austérité, l’argent public détourné vers les marchés et des prélèvements financiers colossaux plombent croissance, emploi et efficacité des économies.

Il y a de l’inquiétude dans les salles de marché, là où l’on achète et où l’on vend des titres financiers, des actions, des obligations, des produits très sophistiqués et très spéculatifs comme les dérivés, où l’on s’endette en dollars pour racheter des euros ou des yens. Pour le commun des mortels, tout cela semble si loin de l’activité réelle. Et, pourtant, ce monde peu connu est au bord de l’implosion. Qu’il crève, dira-t-on. D’autant que cette finance, ce cercle étroit des grandes banques, des compagnies d’assurances, des fonds d’investissement, mais aussi des multinationales semblait encore, il y a peu, s’envoler vers les étoiles.

Certes, mais ce n’est pas si simple. Si la planète finance se retrouve dans la tempête, le monde réel, nos emplois, notre économie ne seront pas épargnés......

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……LIRE LA SUITE ICI

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http://www.humanite.fr/la-planete-finances-menace-de-nouveau-le-monde-596781

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 08:53
Antonio GRAMSCI.
Antonio GRAMSCI.

COMMUNISME

I. CRISE DE LA SOCIETE HUMAINE, MISE EN COMMUN SAINE DES EFFORTS HUMAINS ET COMMUNISME

Dans les années 1990, éclate la chute des régimes du « socialisme réel » (Union Soviétique, RDA, etc.), sous le double effet de leurs tares et de l’offensive finale du capital monopoliste et ses structures impérialistes pour éliminer toute forme concurrençant sa recherche mondiale de profit maximal.

Nous assistons dans nos années 2000-2010 à la difficulté déjà existante mais grandissante des forces sociales organisées se réclamant du communisme sous diverses appellations, ici, en Europe et dans le monde, d’exister en tant qu’acteurs puissants comme elles ont existé en France, en Italie etc. dans les années 1950 à 1980.

Dans le même temps se sont constitués récemment des mouvements critiquant et s’indignant des effets du capitalisme, avec un certain succès populaire dans les élections par exemple.

Mais ces mouvements se trouvent dans l’incapacité, pour le moment en tout cas, d’acquérir une expérience efficace d’analyse et d’action de transformation en santé de la société, c'est-à-dire de mise en commun nécessaire et démocratique des efforts humains.

Cet échec (momentané ?) de mise en commun saine, rationnelle, créative, humainement vivable, des efforts humains face à une organisation sociale opposant par l’argent les individus qui met en incohérence et en crise mortelle toutes les sociétés, du local en passant par le national jusqu’au mondial, est-il dépassable ?

Car l’humanité a besoin bel et bien de cet effort de chaque personne de mise en commun des efforts de tous pour survivre et se développer.

Sous quelles formes, multiples et variées mais cohérentes entre elle peut-on assister à cette mise en commun ? Renaissance des partis communistes ? Maturation des nouvelles formes de mouvement ? Les deux ensembles alliant héritages et renouveaux ?

Seul un effort dans cet effort, celui de l’analyse du présent et des évènements passés qui ont créé ce présent et ce qu’il contient de possibilités futures peut répondre à ces questions et ouvrir des possibles.

Pour ma part je lie la crise de croissance de l’humanité, au même titre qu’une crise de croissance menaçant la vie d’un enfant, au type de développement en quantité sans les qualités nécessaires à sa poursuite, au système social basé sur l’échange Argent-Marchandise-Argent plus, c'est-à-dire en capital, et à la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital qu’il contient, aggravée dans les années 1970, accélérée vers 2008 et en situation d’explosion financière et générale dans les années et peut-être même les mois qui viennent

Répondre au moins partiellement à ces diverses questions que je pose, mais qui peuvent être posées par tout un chacun, c’est ce que je tente dans les 2 réflexions suivantes, tout en mettant en avant l’idée que la base des erreurs et incapacité passées du mouvement de la mise en commun saine et efficace tient dans l’ignorance exprimée dans la « Critique du Programme de Gotha ».

Le Programme de Gotha élaboré lors de l’unification des partis ouvriers allemands au XIX° siècle souffrait, selon Marx (entre autres) de bases théoriques inconséquentes de cette unification.

Cela paraît loin le XIX° siècle, mais ce « délai » et ses effets sont peu dans le temps historique humain. Cette critique est peut-être arrivée dans des conditions historiques prématurées ? Ce n’est pas sûr.

Pierre Assante, 25 janvier 2016.

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 13:18
L’homme a fait Dieu à son image. Oui, de Nouvelles Lumières agissantes pour éclairer le chemin.

L'HOMME A FAIT DIEU A SON IMAGE

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L’homme a fait Dieu à son image. Le contraire serait étonnant. Comment une conscience universelle que serait Dieu aurait-il fait l’homme à son image, cet animal certes pensant mais dont les plus grands savoirs consistent à comprendre non le pourquoi, mais un infime comment, parcelle infra-minuscule de la réalité de son cosmos ?

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Ceci dit, il existe du génie dans l’homme qui exprime par la connaissance la plus grande possible, dans le temps et l’espace, en fonction de ses aptitudes naturelles et sociales, les conditions de survie en tant qu’individu et en tant qu’espèce, et invente, partant du processus de ses connaissances, de sa conscience, sans cesse, du nouveau, des alternatives à l’état des choses pour poursuivre son développement.

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Evidemment rien ne garantit son développement, ce qui ne l’empêche pas de s’efforcer à se développer et pour cela d’affronter le réel.

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Je crois que la vrai spiritualité est de se voir, soi et la société dans un miroir permanent qui reflète nos actes, de nous voir en tant que part de la nature et part de la conscience en croissance de la nature sur elle-même.

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Partant de ce postulat, qui est entrée et entrer en philosophie, s’ouvrent les champs 1) de l’économie, c'est-à-dire de la production des biens nécessaires à la vie humaine, 2) l’ergologie, c'est-à-dire l’expérience et la connaissance du travail nécessaire à la production et son organisation, et 3) de la politique, l’organisation sociale. Et ces champs sont liés entre eux, de même que les forces contradictoires des multiples mouvements qui les animent. Unité des contraires, mouvement, transformation.

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Unifier nos connaissances pour avoir une vue d’ensemble « opérationnelle » c’est le communisme en tant que mode de production physique et moral mettant en commun les efforts humains, dans leurs infinités, leurs diversités et leurs complexités.

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Certes, certains, justifiant théoriquement l’idéologie dominante pensent faire la démonstration que le libéralisme offre, dans son cours naturel de la concurrence, les éléments de créativité permettant de trouver dans l’infinité des bifurcations du marché, les voies dures mais efficaces de cette mise en commun.

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Effectivement, répondre à cela, comme eux, qu’affirmer le besoin de communisme est un dogme comme un autre, serait logique, mais d’une logique se confinant à un arrêt sur une image passée de la réalité qui ne peut ni perdurer ni revenir en arrière et qui nourrit les conservatismes, les nationalismes fascisants.

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Les scientifiques affirment qu’unifier les différentes connaissances concernant les diverses forces physiques découvertes par l’homme jusqu’à présent dans la nature serait un grand bond dans la continuité du progrès du savoir.

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Il y a sans doute un lien entre ces deux prétendus dogme, car enfin, un dogme n’est pas le mouvement de la pensée, mais un arrêt abstrait de la pensée, abstrait car on n’arrête pas un mouvement, pas plus de pensée qu’autre, sauf à le tuer.

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Et connaissances de notre univers et organisation du système social sont allés de pair dans l’histoire de l’humanité, de Lumières en Lumières, que ce soient celles de l’Antiquité, celles de la Renaissance, celles du XVIII° et celles à venir, comme elles ont correspondu et correspondront à la montée de nouveaux systèmes sociaux, de nouvelles civilisations, de nouveaux pouvoirs politiques, jusqu’à ce qu’ils éliminent les aliénations sociales.

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De la renaissance à aujourd’hui, la bourgeoisie à fait la démonstration des ses capacités d’organisation, dans la production et l’échange, les techniques et les arts, mais aussi de jeunesse, de vieillissement, d’obsolescence et d’inutilité finale.

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Le relai des « couches moyennes » et leurs capacité d’apprendre, de s’insérer habilement dans l’existant ne sont qu’un intermédiaire dans la disparition des classes sociales, de la transformation-dépassement de la bourgeoisie, de la propriété privée des moyens de production, de la mainmise sur la circulation du capital, outil de l’investissement social mais aussi de l’investissement parasitaire, lequel parasitisme devient plus grand que le social, au détriment du développement sain.

La question de l’unification (non la fusion-équilibre-immobilité-mort) des objets qui font l’objet de recherche et d’expérience a bien à voir avec une unification de l’humanité au même titre qu’une cité se crée.

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En ajoutant que la cité s’est créée avec l’échange marchand et la propriété privée. L’unification de l’humanité c’est le dépassement de la cité et de l’échange marchand. C’est l’échange des besoins qui contiennent l’acte de production projeté et effectué.

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L’image d’un Dieu créant l’homme (et la femme, il l’aurait oubliée au premier abord !) à son image, ce peut être la représentation d’une intuition mutilée socialement, mais qui commence à imaginer fertilement qu’il y a dans l’humain physique et sa pensée physique, une union, quelque chose qui pourrait représenter et contenir l’univers, le mouvement général qu’est la matière qui nous constitue.

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Il y a deux façons de voir une fin. Soit un reste créateur de futur. Soit une trahison du passé.

Dans une « fin de partie » il y a certes des trahisons, mais surtout des conditions matérielles qui empêchent de faire comme avant.

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J’ai assisté ces jours-ci à une belle réunion de début d’année de la Fédération du PCF des bouches du Rhône. Grande salle pleine, debouts et serrés. Intervention des salariés, ouvriers, population qui luttent pour vivre. Une majorité de personnes âgées, reste encore fort des militants de la grande période des industrialisations nationales qui ont induit les Partis Communistes Nationaux. C’est bien là l’image du besoin de sauts dans la continuité.

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Mais aussi absence de références explicites à l’entité de la zone européenne et des autres zones en train de constituer, dans les convulsions, cette unification qui ne pourra se faire qu’à partir de l’existant et des progrès sociaux et culturels qu’il contient, dans la diversité. Absence aussi de références explicites à cette circulation du capital et comment la modifier, quelles institutions financière locales et mondiales.

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Difficultés pour expliquer ? Certainement ! Mais pas seulement.

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Notre monde, notre monde de production-échange capitaliste mondialisée informationnalisée réclame des forces lui correspondant, le contestant, le niant et le dépassant, l’union de la protestation, de la recherche et de la construction.

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Il ne suffit pas qu’existent les « conditions matérielles » évidentes et le besoin évident de transformation pour transformer. Doivent s’y « ajouter » une multitude de « conditions » énigmatiques et in-maîtrisables. On ne retourne pas une société comme tourner un caillou entre ses mains. Les personnes et les peuples ne maîtrisent pas mécaniquement leur sort.

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Mais, Oui, de Nouvelles Lumières agissantes pour éclairer le chemin.

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Pierre Assante, 27 janvier 2016.

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 07:11
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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 12:28
LIRE MARX ?

Très brève réflexion sur la lecture de Marx.

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Dans les « Manuscrits de 1844 », Marx pose sa vision anthropologique comme base d’introduction à l’analyse de la situation sociale, à la condition ouvrière, à la condition humaine, à la crique de la philosophie dans son état le plus avancé du moment, Hegel et Feuerbach.

Il fait cela parce non qu’il s’agisse pour lui de proposer un itinéraire de pensée, mais parce que c’est son propre itinéraire dans le moment où il les écrit.

Quand « La critique de l’économie politique, Le Capital », approfondit l’analyse nécessaire à la transformation-dépassement de la condition ouvrière, la condition humaine aliénée, la base anthropologique des manuscrits de 1844 est bien entre les lignes de l’œuvre, implicitement et explicitement et dans une pensée qui s’est « agrandie et précisée ».

La lecture du « Capital » s’assortit souvent d’une volonté de traduction pédagogique à l’usage de notre monde d’aujourd’hui, qui se veut plus claire, simplifiée, à la portée de ceux qui s’indignent et commencent à s’opposer au système sous diverses formes d’action, l’écriture étant de plus en plus répandue sur ce sujet.

Mais l’exercice est souvent constitué d’un copié collé volontaire ou involontaire, en grande partie issu d’une compréhension « mécaniste » pour ne pas dire mécanique de l’œuvre.

Cette confusion est grave de conséquences, car elle sème l’incohérence dans la volonté d’action cohérente des victimes du système, les intellectuels comme les ouvriers, paysans et salariés en général.

Les conditions de vie et le milieu social des écrivains du jour sont en grande partie responsables d’une vision qui exclut de fait la question de la production en tant que phénomène général et non un phénomène purement économique.

Le plus étrange est que les auteurs de cette confusion sont aussi les critiques du marxisme, lui reprochant son "économicisme", un matérialisme ignorant du psychisme, et pour tout dire de toute spiritualité.

Certes le mouvement marxiste, et particulièrement les composantes organisées politiquement, mais pas Marx en tant que personne, a sans doute souffert de ce défaut. Quelquefois. Pas toujours comme certains semblent le dire.

Une fois bien lu et relu « Le Capital », car ce n’est pas une lecture « à la légère », on s’aperçoit, dans le retour aux « Manuscrits de 1844 », que ceux-ci contiennent bien plus qu’aux premières lectures. Il n’y a pas de lecture du Capital qui ne soit pas mécaniste sans le lien avec les concepts anthropologiques des Manuscrits.

« Le Capital » est un développement de cette anthropologie, développée, mise en mots plus rationnels, moins tributaires d’un moment particulier passé qui est la critique positive de l’hégélianisme non en tant que pensée secondaire, mais en tant que dialectique essentielle en voie de construction matérialiste, sans séparation du contenu et de l’unité psychique du réel et sa représentation.

C’est à cette aune que j’adhère, contradictoirement, à ce qui n’est pas conforme à 100% (100% qui n’existent pas, ne peuvent exister) à la possibilité d’une transformation en santé de la société humaine, mais qui y tend, avec des régressions et des avancées.

Qui y tend dans la mesure où l’unité d’un mouvement et les forces contradictoires qu’il contient sont vus théoriquement et pratiquement au-delà de l’éléatisme, de l’aristotélisme ambiant, paralysant.

l’aristotélisme ambiant, paralysant gomme dans les têtes les contradictions au profit d’une logique non contradictoire de l’état des choses, logique qui qu’elles que soient ses intentions, risque d’aboutir à renforcer un conservatisme en tant que maladie sociale.

Si l’on aborde pour la première fois la partie des Manuscrits, on ne peut que constater la difficulté du vocabulaire et de l’exposition et de la critique de la « Phénoménologie » par Marx.

Une fois assimilé ce que propose Marx et assimilé à cette lumière l’état du monde du XXI° siècle, le capitalisme mondialisé et informationnalisé, son mode de production et d’échange, son organisation du travail et de toute la société, sa culture et ses techniques, on ne regrette pas le « langage confus » de Marx dans son itinéraire de penseur et de lutteur, ni tous les itinéraire confus et complexes de notre temps qui peuvent aboutir aussi à des « Lumière nouvelles » dépassant celles de la bourgeoisie révolutionnaire (et de ses représentants institutionnels ou pas) devenue une classe conservatrice qui confisque tout le pouvoir de circulation de l’argent, en tant que capital, et de la vie par la même occasion, à son profit mortifère.

Lire Marx non comme un Jésus mais comme un mouvement du processus de la conscience de la nature sur elle-même est une des belles et dignes raisons d’être de notre espèce dans notre cosmos et notre activité énigmatiques.

Pierre Assante, 25 janvier 2016

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 09:33
Discours de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, lundi 11 janvier 2016 – Espace Niemeyer.

Discours de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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lundi 11 janvier 2016 – Espace Niemeyer

  • Mesdames, Messieurs les ambassadeurs,
  • Cher-e-s camarades,
  • Cher-e-s ami-e-s,
  • Mesdames, Messieurs,

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Merci à toutes et tous pour votre présence. Le moment est donc venu de dire ensemble bienvenue à 2016 et adieu à 2015. Autant le dire de suite, notre adieu à cette année terrible est sans regret. C’est même avec une furieuse envie de retrouver l’espoir et la paix que nous tournons la page. La paix, c’est le premier message que j’ai voulu vous adresser avec ces visages de Picasso sur ma carte de vœux. Le peintre les avait spécialement dessinés pour un congrès du PCF – nous tiendrons le prochain entre les 2 et 5 juin prochains – et Eluard les avait accompagnés d’un poème dont quelques vers figurent sur cette carte. Quel beau symbole et quelle actualité ! Picasso et Eluard unis dans l’hommage à leur parti, comme ils le furent dans leurs gestes créateurs pour célébrer la paix et la liberté.

Oui, l’année 2015 aura été terrible. Entamée par la tuerie de nos compagnons de Charlie Hebdo auxquels nous pensons tant ces jours-ci, celle de l’Hyper Cacher et achevée par le carnage du 13 novembre, au cœur du Paris populaire et festif que nous aimons tant. Nous ferons tout pour tourner la page, pour qu’aucun peuple ne revive la même horreur, pour qu’enfin l’esprit du 11 janvier qui nous réunissait, il y a tout juste un an – celui d’une République de la liberté, de l’égalité et de la fraternité -, trouve enfin la force de se faire respecter.

Il ne suffira pas pour cela de multiplier les cérémonies sans âme, d’user et d’abuser des symboles en les vidant de leur histoire, d’accumuler les discours où les mots perdent leur sens.

J’étais hier place de la République, pour mes amis de Charlie et pour toutes les victimes de la violence terroriste. Je vous le dis, j’étais triste devant cette place de la République vidée de son peuple par le quadrillage sécuritaire. J’étais en colère devant ces mots trahis. Ceux de Victor Hugo utilisés à contre-emploi, ces paroles du Temps des Cerises, en hommage à ces communards de toutes nationalités qui ne peuvent décidément pas cohabiter avec la déchéance de la nationalité.

Oui, souhaitons-nous pour 2016 au moins une chose : que les mots retrouvent leur sens et que cessent les impostures. Non, le Front national n’est pas le parti des ouvriers mais son poison, Nicolas Sarkozy n’est pas plus Républicain que Donald Trump, le programme de François Hollande n’est pas celui d’un candidat de gauche. Les expéditions punitives à Ajaccio ne sont pas des processus de défense de la laïcité, mais le contraire, et la Corée du Nord est au communisme ce que le gros rouge qui tache est au Bourgogne qui m’est cher.

Année terrible, oui, 2015 le fut décidément bien encore.

Terribles les images du flot des réfugiés, du corps abandonné du petit Aylan, enfant kurde de Syrie, sur une plage de Turquie, terrible la réalité de la jungle de Calais. Souhaitons qu’en 2016, la France s’honore de redevenir une terre d’accueil hospitalière à celles et ceux qui fuient la barbarie de Daech, les guerres et les persécutions.

Terribles ces vies broyées au quotidien en France par le chômage de millions de travailleurs et de travailleuses, de jeunes, d’anciens, rejetés, broyés. Souhaitons que 2016, soit l’année du recul du chômage et qu’elle redonne toute sa valeur au travail.

Terrible cette tablée hypocrite et cynique de gouvernants européens condamnant le peuple grec à l’austérité malgré ses choix démocratiques et le courage de ses gouvernants. Souhaitons qu’en 2016, Grecs, Portugais, Espagnols soient plus forts ensemble pour se faire respecter. Le combat continue à Athènes comme ailleurs et je salue ici la décision historique du Parlement grec qui, le 22 décembre, a voté à l’unanimité, sous la présidence d’honneur de Mahmoud Abbas, la reconnaissance de l’État de Palestine. (Je salue Monsieur Salman El Herfi, ambassadeur de Palestine).

Terribles enfin, en France, ces élections régionales qui voient progresser le scénario catastrophe dans lequel la gauche risque fort de disparaître, si nous ne trouvons pas la force de redresser la barre. Souhaitons que 2016 soit l’avenir de la refondation et de la reconstruction à gauche, de l’alternative contre l’austérité et contre ce système politique verrouillé, bloqué, qui semble se complaire dans cet affaiblissement. Voilà les pages que nous voulons tourner. Soyons-en convaincus. Il ne s’agit pas pour moi de vœux pieux. La réalité, je veux la regarder en face avec les millions de jeunes et moins jeunes qui cherchent des solutions et un autre avenir pour la France. Une chose est sûre, il y a urgence.

Les urgences, je les connais. Vous les connaissez. En 2015, j’ai entrepris un tour des régions de France. J’ai beaucoup appris et écouté, découvert, produit des idées avec ceux que j’ai rencontrés. Des femmes et des hommes fabuleux, qui aiment notre pays, qui ont envie de construire du commun, qui ont envie d’expérimenter, qui ont envie de s’épanouir dans leur travail, dans la société. J’ai vu des fermes où les paysans construisent des circuits courts, s’intègrent dans une économie circulaire. J’ai vu des chercheurs se battre pour faire vivre une recherche utile à l’humanité.

J’ai vu des travailleurs, de véritables lutteurs, fondre en pleurs à l’évocation de la casse de leurs outils de travail et de la négation de leurs compétences. J’ai vu des syndicalistes qui ont construit leurs projets et sauvé leurs boîtes. J’ai vu des femmes et des hommes qui mettent de l’éthique dans ce qu’ils font et refusent d’être traités comme des incapables. J’ai vu des élus de terrains qui inventent, écoutent les populations. Mais j’ai compris également que tout ce monde-là était écœuré par les trahisons, les renoncements, les manœuvres politiciennes. Tous sont en demande d’espoir, et ils ont trop souvent le sentiment de n’avoir ni lieu, ni moment pour se parler, pour échanger leurs expériences. Alors chacun refait le monde dans son coin, et parfois avec de belles réussites. Mais je leur dis à tous : en 2016, nous avons besoin de plus de commun, de plus de confiance, de plus d’espoir, de plus de partage. Ensemble, nous serons plus forts et le pays avec.

Alors, c’est le premier appel que je lance. C’est le moment d’ouvrir ces espaces, de rencontres, de recherches, de constructions, d’innovation, de luttes et d’actions, ces lieux de valeurs aussi. Partout, faites émerger des fabriques citoyennes, des coopératives populaires d’idées et d’actions. C’est ce mouvement populaire qui peut changer la donne.

« Une partie de la gauche s’égare au nom de grandes valeurs », assène Manuel Valls.

Moi, je vous dis, laissons Manuel Valls à ses dérives. Oui, égarons-nous au nom des valeurs, et inventons, inventons, inventons. J’ai en tête une tribune du journal l’Humanité : « Nous allons nous battre, nous autres les égarés, car notre espoir est grand et nos valeurs sont grandesNotre Espoir, cela pourrait être le nom de notre rassemblement, le nom de ce déclic salutaire du peuple de gauche. » Voilà ce qu’a écrit Philippe Torreton, il a raison. C’est ce qu’il faut faire !

Alors, n’abordons pas 2016 le cœur plein de chagrin et de frayeur. Abordons 2016 avec au cœur nos raisons d’espérer, avec du courage et de l’envie ! Et si la flamme paraît trop pâle, si la fenêtre par où elle brille est étroite, il ne sera pas dit que nous aurons failli, en renonçant à en forcer l’ouverture, et à souffler sur les braises pour rallumer les feux du changement.

Cet espoir, il existe. Ne les écoutez pas ! Notre peuple n’a pas renoncé à tout, la société française n’est pas seulement pleine de ressentiments, d’aigreur et de repli réactionnaire. Elle est emplie aussi d’énergie, de vitalité positive et progressiste que nous allons cultiver, nourrir, faire prospérer.

La société que nous voulons, la France en commun à laquelle tant de citoyens mais aussi tant de milliers de gens sur la planète continuent d’aspirer malgré ce qui nous est arrivé, nous la savons possible et plus encore nécessaire.

Cette société, c’est celle qui osera clamer comme devise : « zéro chômeur, tous travailleurs », parce que le chômage ce n’est pas la compétitivité, c’est le poison qui ronge nos solidarités, et parce que le travail, ce n’est pas un coût, c’est la source de nos richesses.

Cette société fixera le cap résolu d’une nouvelle industrialisation productive, de la révolution numérique, et la transition écologique – avec un seul et même objectif : un nouveau mode de développement où social et écologie se conjuguent pour l’humain et la planète, pour une société du bien-vivre et du bien-commun.

Cette société, c’est celle qui redonnera du sens à l’égalité, à la liberté, à la fraternité, en refondant la République pour tous, dans les actes. C’est celle qui rendra à la France l’aura d’une nation ouverte et respectée.

Cette société, c’est celle qui reprendra la tête du combat mondial pour la paix, le désarmement et la sécurité collective par le progrès humain partagé.

Car, si nous ne prenons pas vite ces nouvelles routes, alors la France s’exposera encore à la précarité, l’insécurité, la division, la guerre et l’exclusion.

Et pourtant les voilà repartis en fanfare sur les chemins de l’abîme.

Les patrons viennent ainsi de reprendre leur offensive et d’écrire à François Hollande pour lui demander « un plan d’urgence audacieux pour l’emploi ». Mais quel est ce plan ? Aucune proposition pour l’emploi. Un seul credo, toujours le même : rendre les travailleurs plus flexibles, casser le Code du travail, en finir avec le CDI et poursuivre l’effacement des cotisations sociales. Ils ont trouvé un nouveau mot : « le contrat de travail agile ! », mais l’idée c’est toujours la même vieille recette. Pourquoi se priveraient-ils, Macron leur a encore ouvert la porte : le modèle c’est l’ubérisation et le prétendu « entreprenariat individuel ». En vérité, la solitude du travailleur face aux patrons. Finies les conventions collectives, les grilles de salaire et de qualifications. L’embauche de gré à gré, voilà leur rêve.

Nous le disons, c’est de la foutaise !

Oui, tout n’a pas été essayé contre le chômage ! Ce qui n’a pas été essayé, c’est de reconnaître le travail et les qualifications par de bons salaires, une hausse des salaires, à commencer par le SMIC aujourd’hui indigne. Ce qui n’a pas été essayé, c’est d’en finir avec l’austérité et de lancer de grands plans d’investissements pour moderniser le pays, pour la transition énergétique et environnementale : industrie, bâtiment, services publics des transports et de l’énergie, formation, éducation, recherche, sécurité. Pour les services du bien-vivre aussi, petite enfance, accompagnement des personnes âgées, handicapées… Ce qui n’a pas été essayé, c’est une nouvelle réduction du temps de travail hebdomadaire, mais aussi du temps de travail sur la vie en avançant l’âge ouvrant droit à la retraite. Ce qui n’a pas été essayé, c’est l’interdiction du travail détaché. Ce qui n’a pas été essayé, c’est de réformer la fiscalité, de réduire drastiquement les dividendes et les recettes financières du capital. Ce qui n’a pas été essayé, c’est de donner sa chance, une vraie chance et un vrai élan à l’économie sociale et solidaire. Et surtout, ce qui n’a pas été essayé, c’est de donner aux salariés, à leurs représentants, des droits nouveaux pour que les décisions économiques – qu’est-ce qu’on produit, comment, où, dans quelles conditions -, pour que les réponses à ces questions ne soient pas uniquement dictées pas la cupidité vorace des actionnaires !

Ne sommes-nous pas nous-mêmes trop habitués. En 2016, nous allons relancer toutes nos batailles contre le chômage et en faire une priorité. En 2015, nous avions occupé des banques, nous avions manifesté devant les préfectures pour demander la transparence des comptes du CICE. Les députés et sénateurs communistes ont demandé la constitution de commissions d’enquêtes sur les centaines de milliards mal utilisés ou détournés par le grand patronat.

Le Président de la République, lors de ses vœux, a de nouveau pris des engagements. Mais on sait ce qui se cache derrière : le travail à n’importe quel prix en surexploitant la jeunesse.

Nous, nous prenons l’affaire au sérieux. Nous allons demander de convoquer au plan national, régional, des départements et des grandes villes et agglomérations, des assises pour la formation qualifiante des jeunes, des chômeurs, et de celles et ceux qui souhaitent travailler et souhaitent un temps de formation. De réunir avec les organismes d’État, les représentants des collectivités territoriales, les syndicats, les employeurs, les directions et salariés de pôle emploi, des centres de formation, les associations de chômeurs… Recenser les besoins, mettre en concordance les moyens, mobiliser les forces vives.

Zéro chômeur, tous travailleurs, c’est possible. Avec l’aide des élu-e-s communistes, rassemblons les jeunes et moins jeunes pour poser ensemble et chacun leur candidature, portons-les aux pouvoirs publics. Aidons chacune et chacun à réussir sa vie dans un cadre à la fois individuel et collectif. Sans attendre, relançons l’action pour rencontrer des syndicalistes, des associations de chômeurs et de solidarité, des hommes et des femmes concernés pour recenser les besoins et les offres, mener des luttes locales pour l’ouverture de stages ou l’embauche, pour présenter des candidatures à la formation. Partout, relançons nos campagnes pour un contrôle des fonds publics distribués aux entreprises, exiger la création de fonds publics régionaux démocratisés pour la création d’emplois et remettre sur la table notre proposition d’un parcours sécurisé d’emploi et de formation. C’est possible.

Nous ne négligerons aucun terrain même les plus neufs. Et ici même, nous tiendrons les 18 et 19 mars les premiers Etats généraux du numérique, avec la participation des grands noms du secteur, pour construire l’alternative de progrès social à la surexploitation et à l’ubérisation.

Beaucoup de choses peuvent être engagées, il faut y réfléchir et se lancer. Avec deux certitudes. La première est que nous ne pouvons attendre rien de bon des vieilles recettes, des vieilles méthodes ringardes du patronat et de Monsieur Macron : elles ont toutes échoué. La seconde certitude, c’est qu’on ne relèvera pas le défi de l’emploi, et plus généralement on ne relèvera pas les défis auxquels la France est confrontée sans mobiliser toutes les énergies, sans mobiliser le monde du travail, de la recherche et de la création. Alors n’attendons pas !

2016, ce doit être l’année de la République pour tous, pas celle de l’état d’urgence et de la déchéance de la nationalité qui, sous prétexte de combattre le terrorisme, en vérité ferait de trois millions d’adultes binationaux des sous-citoyens.

Face aux crimes, des millions de Français ont dit, toute cette année 2015, leur attachement aux valeurs de la République. Mais ce mot est chaque jour sali par celles et ceux qui l’embrassent pour mieux l’étouffer.

De quoi parle-t-on lorsque tous les puissants du monde politico médiatique nous répètent à satiété : liberté, égalité, fraternité ? La République, ce n’est pas un slogan publicitaire ou un talisman que l’on brandira tel une tresse d’ail devant des vampires. La République c’est une construction démocratique modifiée au fil des siècles, de la révolution à ce jour, dans de divers combats. Pour nous comme pour Jaurès, elle ne peut être que sociale et laïque, c’est-à-dire respectueuse de tous, attentive à donner à chacun les moyens de son épanouissement et de son émancipation.

Il y a un an, la France disait son désir de paix et de République pour refuser la peur et la division. Des voix s’élevaient pour dire le mal-être des plus discriminés. C’est à tous qu’il fallait répondre pour hisser la République vers le meilleur. Las, rien n’a été fait à part de beaux discours. Et depuis le choc du 13 novembre, c’est l’espoir du 11 janvier qui est fauché et trahi. Plus question de solidarité, mais seulement de surveillance. Plus question de liberté, mais seulement de suspicion. Des moyens pour la police, très bien Monsieur Hollande. Mais, où sont les profs, les éducateurs, les formateurs, les maîtres d’apprentissage, les personnels soignants, les espaces culturels, les emplois associatifs, que la France – soi-disant en état d’urgence sociale – attend ?

Disons-le haut et fort : l’égalité n’est pas compatible avec l’austérité ! Il faut sortir de la camisole libérale, faire mordre la poussière aux fondamentalistes de l’austérité. C’est notre combat politique et une exigence pour revivifier notre République.

Alors Monsieur le Président de la République, vous voulez changer la Constitution, d’accord. Nous aussi. Mais nous ne voulons pas la changer sous la dictée du terrorisme. Nous voulons la changer pour donner plus de pouvoirs au peuple, en finir avec ce régime plus personnel encore qu’une monarchie. Allez-y, allons-y, changeons pour instaurer la proportionnelle à chaque élection. Accordons le droit de vote à tous les habitants majeurs de France et donc aux étrangers qui vivent ici. Osez construire la République pour tous !

Mais si c’est pour décider cette incroyable déchéance de nationalité, si c’est pour faire entrer dans le droit commun l’état d’exception, alors c’est non, c’est mille fois non.

A quoi jouez-vous ? A protéger les Français ? Cela n’est d’aucune efficacité. A faire peur, à diviser, à maintenir votre rôle d’autorité ? Si c’est cela, le prix à payer pour la République est insupportable et le cadeau fait, une nouvelle fois, au Front national est indigne et malsain. Car n’est-ce pas là tout simplement ce qui vous anime ? Je le crains et nous sommes nombreuses et nombreux à le croire et à ne pas l’accepter. Oui, Monsieur le Président de la République, il est temps maintenant de sortir de l’état d’urgence et de présenter un plan complet et sérieux de luttes et de prévention contre le terrorisme. Ce plan, il devra avoir deux piliers, paix et sécurité.

Pourquoi, Monsieur le Président, avoir passé sous silence dans vos vœux les efforts pour obtenir une solution politique et la fin des combats en Syrie ? Pourquoi tant de modération face aux crimes de l’Arabie saoudite, avec cet assassinat en masse de 48 Iraniens ? Pourquoi cet accord complice et honteux de l’Union européenne avec la Turquie, reprenant les négociations sur l’adhésion de ce pays, en échange du silence sur les crimes du régime d’Erdogan, avec pour prix de ce silence quelques dizaines de milliers de réfugiés. Pourquoi cette impunité à l’égard des crimes et de la colonisation israélienne. Pourquoi ce commerce des armes toujours aussi florissant ?

Monsieur François Hollande, est-ce ainsi que la France parle paix et sécurité ? Voilà pourtant les racines du danger qui menace nos concitoyens.

Alors oui, rappelons-nous encore ce soir le 11 janvier.

Le 11 janvier fut une réponse massive, digne, déterminée au terrorisme. Cet immense message populaire constituait aussi une réponse digne, massive, déterminée à tous ceux qui, utilisant les actes terroristes, ont voulu fracturer la société dans des conflits, ou pour le moins des méfiances inter-religieuses, diviser le peuple entre soi-disant Français de souche et les autres, ethnicisé les rapports sociaux. Une réponse à ceux qui voulaient, à l’occasion, ringardiser l’attachement à nos valeurs républicaines. Est-ce ceux-ci que rejoignent aujourd’hui le Président de la République et son Premier ministre ?

Le message que la France doit envoyer au monde est un message d’ouverture, d’accueil, de désarmement et de paix. « L’intelligence défend la paix, l’intelligence à horreur de la guerre », disait Paul Vaillant-Couturier. D’autres disent qu’il faut faire « la guerre à la guerre » ou « la grande paix humaine est possible ». C’est connu et c’est ce que dit le poème d’Eluard, les guerres prennent racines dans l’esprit des hommes et c’est donc dans l’esprit des hommes que doit se forger une culture de paix.

Il n’y a ni angélisme, ni tentative de justification à réfléchir pourquoi des jeunes Français se transforment en terroristes, en kamikazes. Ou, il faut se défendre ; oui, il faut des précautions, et quoi de mieux que des personnels policiers en nombre, formés, aguerris, équipés pour poursuivre les terroristes et les empêcher de nuire. Nous sommes favorables à des mesures efficaces pour que chaque citoyenne et citoyen français soit en sûreté, se sente en sécurité, y compris des mesures exceptionnelles.

Mais ça ne répond pas à la question : Comment éviter autant que possible que notre pays, nos quartiers, nos villes, nos villages fabriquent aussi des kamikazes, des terroristes ? Et là, je n’ai pas d’autres réponses que l’égalité. Je n’ai pas d’autres réponses que l’éducation, la culture. Je n’ai pas d’autres réponses que le respect, le respect de tous, de la liberté de tous, la laïcité. Je n’ai pas d’autres réponses que de donner à chaque jeune la possibilité de construire sa vie, l’envie de vivre une grande aventure humaine. Je n’ai pas d’autres réponses que le refus de la violence, que la culture de la paix et de la fraternité.

2016, sera donc encore et toujours une année de combat. Et nous serons au rendez-vous pour relever la gauche du fossé dans lequel les gouvernants s’acharnent à l’enfoncer, sous le regard réjoui de la droite et de Madame Le Pen.

Une élection présidentielle où la voix de la gauche serait réduite au silence, absente au second tour, doublée en voix off par Emmanuel Macron au premier tour, voilà leur rêve !

Nous ne laisserons jamais faire cela.

Je l’ai dit, ce qu’il faut au pays en 2017, c’est un candidat de gauche au service du peuple, un candidat porteur d’un projet de gauche pour la France, sur les valeurs de la gauche, qui rompe avec les errements du pouvoir actuel. Et cette candidature, c’est maintenant qu’il faut s’engager à la construire.

J’en prends l’engagement devant vous. Je ne ménagerai aucun effort pour y parvenir.

Il y a urgence et c’est comme pour le climat, si nous ne nous en mêlons pas, ça n’arrivera pas.

Dans les jours et les semaines qui viennent, je multiplierai les contacts, les rencontres, les initiatives. Ma porte est ouverte.

Je suis prêt à tout discuter. Comment fédérer les énergies disponibles ? Comment faire du projet commun ? Comment discuter des candidatures ? Rien n’est tabou. Inventons. Je le dis à tous, à mes amis du Front de gauche, parce que notre énergie et notre expérience seront décisives pour que nous fassions mieux qu’en 2012. Je le dis aux socialistes, qui ne veulent pas d’une présidentielle qui ressemble à la régionale de PACA ou du Nord-Picardie. Je le dis aux écologistes. Je le dis aux syndicalistes, aux responsables associatifs, l’heure est grave.

La gauche sociale et politique ne peut rester l’arme au pied face au désastre.

On me dit : primaire. Ce n’est pas ma culture, mais je dis : discutons, échangeons, construisons ensemble car :

« Quand les blés sont sous la grêle,

Fou qui fait le délicat,

Fou qui songe à ces querelles,

Au cœur du commun combat » (Aragon)

Alors, bien sûr, nous ne sommes pas au bout du chemin. Les pièges seront nombreux. Il y aura des opinions diverses. Il y aura même dans les jours à venir d’autres propositions.

Je le répète. L’urgence est d’ouvrir les portes et de parler, puisque l’Elysée n’a qu’une obsession, les verrouiller. Et donnons déjà un rendez-vous en mars pour faire le point de tout cela.

Samedi, devant le Conseil national de notre parti, je lancerai la préparation de notre congrès, qui aura lieu des 2 au 5 juin, à Saint-Denis/Aubervilliers.

Les communistes vont participer activement dans toute la France à une très profonde réflexion. Un parti comme le nôtre a connu, dans sa longue histoire, ses heures de gloire et aussi bien des vicissitudes. Mais toujours, les communistes ont été présents aux rendez-vous de la France et de son peuple. Dans ce moment intense de recomposition politique, où le libéralisme semble disposer de toutes les manettes, où le danger d’extrême droite est prégnant, le PCF va devoir faire preuve d’audace, d’imagination, de créativité, d’inventivité, et de détermination pour se transformer si il veut participer avec d’autres à révolutionner la société. Nous sommes décidés à changer pour être à la hauteur.

J’invite toutes celles et tous ceux qui veulent participer à cet effort créatif à rejoindre le Parti communiste. Ce parti qui compte un peu plus de 120 000 militants, 120 000 têtes pensantes, mais qui ne demande qu’à s’enrichir de nouvelles réflexions, de nouvelles expériences, de nouveaux savoirs, de nouvelles connaissances. Bref de nouvelles têtes pensantes. Vous y serez les bienvenus.

Samedi je proposerai que nous mettions à disposition de tous les citoyens, syndicalistes, associatifs, militants politiques écologistes et de gauche des « fabriques coopératives » thématiques pour écouter, croiser nos propositions. Expérimentées dans plusieurs régions, et notamment en Île-de-France, je peux témoigner de la pertinence de la démarche des fabriques coopératives.

Ce sera notre début de réponse à Philippe Torreton.

Voilà, mes amis, je conclus. Je ne peux qu’avoir une pensée émue pour l’équipe de Charlie Hebdo, pour toutes les victimes et proches des différents attentats. Je ne peux qu’adresser une pensée fraternelle et solidaire aux combattants kurdes, aux démocrates turcs. A nos amis palestiniens, aux pacifistes israéliens, aux camarades du monde entier qui luttent, parfois dans des conditions extrêmes. A eux comme à vous est dédié le poème de Paul Eluard, devant lequel je passe chaque jour dans cette maison avant d’entrer dans mon bureau :

« Sur les sentiers éveillés

Sur les routes déployées

Sur les places qui débordent

J’écris ton nom

Liberté »

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 08:56
J’admets, mais en retour que dois-je attendre…?

J’admets, mais en retour que dois-je attendre…?

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J’admets que l’organisation du PCF a, d’une certaine façon, « prêté le flanc », volontairement ou pas, aux attaques dans la lutte menée contre lui par le patronat monopoliste international, et ses relais de tous ordres, idéologiquement et pratiquement (1).

S’en tenir à ce constat, c’est oublier surtout, dans les difficultés du PCF, c'est-à-dire des humains qui l’ont composé et le composent, comme moi, la disparition relative mais certaine des bases et concentrations ouvrières dans le pays, où la lutte des classes organisée de longue date aboutissait à des augmentations de salaires, des conditions de vie et de travail meilleures, donnaient des points d’appui plus forts pour les luttes pour la sécurité sociale, une gestion plus démocratique de la cité et du travail etc. qui se sont retraduits aussi dans le communisme municipal, les élections, les manifestations…..

Ce n’est ni le PCF*, ni le PCI* avant que sa direction n’impulse son autodissolution, qui ont modifié profondément l’organisation mondiale du travail et l’affaiblissement de ces bases et concentrations ouvrières dans le pays où ils agissaient, mais le capital, avec son armée, ses institutions, ses techniques massives de communication, les trois s’appuyant sur la révolution scientifique et technique et l’informatique en particulier.

Cette réorganisation-transformation mondiale du travail, des délocalisations à la réorganisation technique et institutionnelle du travail, dans la recherche par le capital du profit maximum, est la cause première de la désaffection du moment des idées ouvrières au profit d’une idéologie de « couches moyennes » encore alliée pour le moment, objectivement, si ce n’est subjectivement aux intérêts dominants. A cela le PCF a toutefois tenté de répondre, avec certains succès relatifs. Certes il y a d’autres causes, mais elles ne doivent pas faire oublier celle-ci, essentielle au sens premier.

Cette idéologie a gagné elle-même les milieux ouvriers ou les a poussés à un nationalisme niant la nouvelle réalité du monde tout en s’en accommodant.

Ce phénomène dans « les pays occidentaux développés », on le voit a gagné aussi les pays dits émergents où les mouvements de libération de la domination colonialiste ou néo-colonialiste ont dû se plier aussi à la recherche d’investissement en capital pour se développer.

Et leur développement s’accompagne des mêmes tares du type de système de production et d’échange, une crise croissante d’accumulation-valorisation du capital et ses effets sociaux dont l’austérité est la marque, et qui les emporte dans un mouvement mondial généralisé irrépressible.

Pendant ce temps, des militants, sectaires ou ouverts, les deux à la fois, avec les faibles moyens « matériels et moraux » qu’ils leur restaient ont tenu bon, et ont permis une résistance certaine, et le maintien des bases d’organisation, même affaiblies, pour reconstruire au niveau de la mondialisation capitaliste un projet qui ne le soit plus, capitaliste.

Timon d’Athènes, sous la plume de Shakespeare, cité par Marx dans les « manuscrits de 1844 » et dans « Le Capital » dit la force de l’Argent. Aujourd’hui dire la force du capital, de l’échange Argent-Marchandise-Argent plus, du libéralisme mondialisé et de ses moyens d’imposer un type d’échange déshumanisant entre humains, c’est s’indigner à juste raison.

Mais comme dit Ingrao, fidele au communisme, comme Ettore Scola, « indignarsi non basta », et il en fait un livre de lutte malgré ses 99 ans.

Disparus tous deux, il reste qu’Ettore Scola remplit les salles comme j’ai pu en être témoin à la semaine du cinéma européen à Marseille, ville pourtant éléate (2) on ne peut plus, rongée par cette « main basse » (3) que Francesco Rosi, disparu aussi et rencontré il y a quelque années à la librairie Feltrinelli de Rome, dénonçait de façon militante, c'est-à-dire en mobilisant pour agir.

Cette force du mode d’échange libéral soutenu par l’appropriation de la circulation mondiale de la monnaie, des outils de l’investissement, et ses superpuissantes techniques et institutions mondialement informationnalisées, entre autre leur usage formidable des algorithmes dans les méthodes de drainage des profits, le contrôle des citoyens producteurs-consommateurs, et surtout l’organisation mondiale du travail, cette force est-elle invincible ?

NON, car cette force est menacée par les contradictions internes du fonctionnement de l’échange en capital. S’il y quelque chose de majeur à reprocher aux organisations politiques et syndicales ouvrières, et à soi-même, c’est plutôt leur faiblesse dans la difficile explication de ce qu’est la suraccumulation-dévalorisation du capital, entre autre, explication qui éclairerait la lanterne de toutes les victimes du système, déboussolées et perdues dans la masse des explications dominantes et insidieuses à la fois.

Pierre Assante, 24 janvier 2016

* PCF, Parti Communiste Français, comptant encore des centaines d'élus et des dizaines de milliers d'adhérents, membre le plus important et actif du Front de Gauche français. Le FdG a été remis en cause par ses composantes à l'issue des dernières élections régionales de 2015. Le PCF est aussi à l'initiative de la création et composante du PGE Parti de la Gauche Européénne qui rassemble de nombreux partis européens qui se veulent communistes ou de transformation sociale tels Syriza ou Podemos.

* PCI, Parti Communiste Italien, auto-dissous en 1991 par sa direction au profit du PDS, puis du liberal Parti Démocrate italien l'actuel PD.

(1) Les rendez-vous ratés ne manquent pas. Le Conseil national du PCF des 9 et 10 février 1980 nous avertissait des débuts et du devenir de la mondialisation capitaliste informatisée. Qui l’a entendu, hors et dans le PCF, dans société française entre autre ?

Marx nous avertissait, bien avant, reprenant une alerte philosophique millénaire : l’humanité ne résout les problèmes que lorsqu’ils se présentent de façon évidente à elle. Nous y sommes. Résoudra-t-elle la tâche du présent ? Nul ne le sait. Certainement pas si nul ne le tente. Sur la "crise du communisme", pour raisonner, il ne s'agit pas d'ouvrir tantôt un tiroir, tantôt l'autre pour y chercher les raisons, c'est facile d'en extraite tel ou tel argument. Il est plus difficile de composer un tableau d'ensemble qui donne à comprendre, et corriger pour agir en santé. J'essaie de le faire, sans préjuger des résultats.

(2) Philosophie Eléate, des fondateurs phocéens de Marseille antique et de la ville disparue d’Elée au-dessous de Naples (tels Zénon d’Elée ou Parménide), et d’une philosophie opposée à la philosophie du devenir qui elle s’appuie sur la raison dialectique, c'est-à-dire sur une conception diachronique et synchronique du mouvement de la nature et de la vie, et sur l’étude des forces contradictoires qui animent le mouvement, afin d’intervenir en santé humaine sur lui.

(3) « Main basse sur la ville », film de Rosi dénonçant la spéculation immobilière et mafieuse, ensemble.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 10:06
37ème CONGRES DU PCF, du 5 au 7 juin 2016 à Saint Denis. Pré-contribution avant l'heure :

37ème CONGRES DU PCF. Pré-contribution avant l'heure :

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Voici 40 ans que le PCF et le mouvement ouvrier mondial souffrent d’un débat franco-français, nationalo-national.

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Certes, partir du local, du national et de l’acquis social pour construire le Nouveau est essentiel, mais s’y cantonner s’est ignorer les conditions de cette construction, c'est-à-dire la mondialisation capitaliste et ses techniques, ses institutions, sa culture.

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La « lutte grecque » pour s’affranchir dans le cadre de la seule nation de la dictature de la finance, c'est-à-dire du capital mondialisé, et de ses structures européennes, est clairement démonstrative de cette réalité, sauf dans le cas d’une cécité de la raison dialectique entretenue par le capital et ses moyens.

*

La COMECO s’évertue depuis des décennies à proposer des solutions économiques de sortie de la crise du capital, mais solutions qui restent pour le moment minoritaires, relativement encore indifférentes au Parti au sens large, de l’adhérent à la direction, et de l’organisation locale à l’opinion, l’électeur, le citoyen.

*

Oui, dans les années 1970, la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital (et ses conséquences sociales) s’est aggravée, et accélérée depuis 2008 et menace d’un effondrement de l’organisation productrice et des échanges nécessaires à la vie humaine, à commencer par un nouveau krach financier

*

Depuis Lénine, et son analyse des monopoles et de la mondialisation nous devrions savoir qu’il faut réfléchir et agir sur tous les fronts, sur toutes les multiples et diverses activités humaines.

*

Les difficultés auxquelles s’est heurtée la révolution russe dans ses travaux pratiques est celle des incapacités des «interprètes conscients d’un processus inconscient » que sont les organisations politiques et syndicales de transformation de la société, avec la population, de transformer les conditions d’activité du citoyen et producteur. Du citoyen-producteur dans son unité de personne humaine.

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Comment intervenir, non seulement pour nier les conditions existantes comme si on pouvait transformer le réel en l’ignorant, mais pour le dépasser en utilisant ce qu’il est. C'est-à-dire en transformant par le mouvement du salariat et des masses les institutions financières, de la région à la BCE et passant par le lieu d’action primordial , l’entreprise où le capital mondial vient tirer son profit et la commune qui rassemble, en aller-retour avec le « général », les conditions de vie locale, les nôtres au quotidien.

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J’ai beaucoup aimé l’édito de l’huma du 21 janvier 2016 « La Grâce » rappelant la tentative avortée de d’eurocommunisme et la situation des intellectuels italiens et autres dans le processus de mondialisation capitaliste.

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Sans doute les conditions objectives et subjectives de cette tentative n’étaient-elles pas réunies ? Ce n’est pas sûr.

*

Mais repartir de cet échec comme le tente le PCF dans le PGE, où local, régional, national, européen et mondial seraient liés et non dichotomisés, contient peut-être le "sauvetage" recherché du PCF et autres partis communistes et "communisants", et la construction d'alliances cohérentes et opérationnelles.

*

Jusqu’où cet éditorial lucide veut-il aller et ne pas aller ?

*

Dans l’expression caricaturale mais significative « lorsqu’on est fort idéologiquement, on peut s’allier avec le diable » d’Oulianov, qui a cependant reconnu une excessive russification imposée par les communistes russes au mouvement ouvrier international, s’exprime la nécessité et de l’identité et de l’ouverture.

*

Le débat, qu’il soit sur les « primaires » qui me semble un élément de plus pour nous gommer, dans une situation qui favorise de plus en plus ce "gommage", ou sur l’emploi, ou sur la conditions féminine etc., devrait porter, il me semble, sur notre capacité au triple effort d’identité, d’ouverture et d’appréhension de la réalité pour construire à partir de l’existant en transformation rapide, et en premier lieu la production des biens « matériels et moraux » nécessaires à la vie humaine, des conditions objectives et subjectives le permettant. C'est-à-dire pas sur la forme, le nom, le style de communication, isolés de l’essence.

*

J’ai coutume de dire que la solidarité nécessaire au progrès humain passe par la conscience du lien effectif et indissoluble entre un objet dont tu te sers et la, les personnes qui l’ont produit, dans les entités humaines qui les produisent et leurs cohérences locale et globale. Je maintiens ce point de vue.

*

En ce sens, les liens entre économie et ergologie-organisation du travail, doivent devenir eux aussi, effectifs et indissolubles, dans la raison des chercheurs, militants, salariés, ouvriers et intellectuels, paysans, employés, et toutes catégories sociales non salariées pouvant être par leurs idées et situation alliées au salariat, comme dans la raison de tout citoyen.

*

Cela demande effort d’apprentissage, de conviction, donc d’enseignement au-delà de toute loi imposé autoritairement …

*

Pierre Assante, 22 janvier 2016, Adhérent de 1963 à ce jour.

*

Je dédie cet article à mon ami et camarade de l'Unatos-Fsu, passionné et actif aussi dans le mouvement social international, et qui nous a quittés voici 6 ans. J'espère ne pas le trahir. Nous sommes ensemble sur cette photo.

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 21:34
« La Philo du Prolo » N° 8 Janvier 2016. Du rôle de l’abstraction…Bulletin Hétérodoxe Très Perso.

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« La Philo du Prolo » N° 8 Janvier 2016. Bulletin Hétérodoxe Très Perso. « Je dirai que sans une compréhension adéquate du rôle que joue l’abstraction… »

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……LIRE LA SUITE ICI

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SOMMAIRE

PAGES

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2 NE PAS VOIR LES TRANSFORMATIONS POLITIQUES ET SOCIALES « A RAS DE TERRE » MAIS D’EN HAUTEUR DANS LE TEMPS ET L’ESPACE.

4 SI NOUS AVIONS TOUJOURS EN TÊTE, et devant les yeux, l’immense et rapide progrès des connaissances de l’humanité sur la nature et sur l'homme lui-même…

5 J’entends et je lis certains camarades Français, Italiens et autres

6 Des extraits du petit livre de Pietro INGRAO

6 DIALECTIQUE. Notes personnelles à décrypter....et développer plus tard....

8 Sur les REFONDATIONS COMMUNISTE et CHRÉTIENNE, au Pape FRANÇOIS,

aux « croyants » et aux « incroyants ».

9 Dans les années 1960 des analyses ont été faites sur le processus du système capitaliste qui nous donnaient à voir ce qu’il pouvait advenir

10 SUR L’ESPACETEMPSCOSMIQUE (1) DE NOTRE ESPECE, SES MALADIES ET SON REMEDE

12 Je dirai que sans une compréhension adéquate du rôle que joue l’abstraction…

14 2011 : Croissance. Capacités de conceptualisation. Lev Vygotsky. Yves Schwartz. Paul Boccara.

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LIRE SUR CE LIEN OU EN CLIQUANT SUR L'IMAGE de couverture :

http://pierreassante.fr/dossier/La_Philo_du_Prolo_N_8_role_de_l_abstraction.pdf

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 21:01
SUR L’ESPACETEMPSCOSMIQUE (1) DE NOTRE ESPECE,  SES MALADIES ET SON REMEDE

SUR L’ESPACETEMPSCOSMIQUE (1) DE NOTRE ESPECE,

SES MALADIES ET SON REMEDE

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1) En préalable :

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Nous « devrions résonner » dans le cadre de l’espacetemps (1) cosmique de notre espèce humaine, car c’est dans cet espacetemps qui nous est perceptible que nous trouvons les ressources de la poursuite de notre processus.

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L’instinct de survie de notre espèce et de l’individu humain dans l’espèce humaine fait partie des propriétés de notre espacetemps, des propriétés biologiques de notre espacetemps cosmique.

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Toutes les expériences historiques et scientifiques faites dans notre espacetemps cosmique tendent à démontrer la nonréversibilité du temps.

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2) En évidence mais non en pratique :

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Ainsi, « revenir en arrière dans le temps », lorsqu’une expérience de vie collective et individuelle menace de longue date ou récemment notre vie d’espèce, recourir à une nouvelles orientation demande non un retour, mais d’agir sur l’existant à partir du processus passé en créant le nouveau avec des éléments anciens cohabitants de diverses périodes.

-

C’est cela à la fois la continuité et la négation de la négation (2), l’acte constructeur et réparateur.

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3) En conséquence :

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« L’humain est quotidien, mimétique, poïétique (créateur) »(3). Ceci est une expression qui traduit l’état présent de l’humain dans le processus humain naturel et social, inconscient et conscient dans l’espacetemps cosmique qui lui est perceptible.

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La question d’un « retour » à la production et l’échange humain des biens nécessaires à son développement « physiqueetmoral », à la production et l’échange d’objets dits concrets et de conscience dite concrète, conscience en croissance de la nature sur elle-même que constitue une espèce pensante, ce « retour » se pose dans ce cadre de l’espacetemps cosmique humain, dans le quotidien et dans la création du nouveau.

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Les « révolutionnaires » impatients ont tendances à l’immédiat, les conséquences de l’existant étant plus évidentes que les causes qu’il hérite du processus long.

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Cette impatience fait la force des conservateurs qui exploitent l’existant à leur profit immédiat dans l’échange « Argent-Marchandise-Argentplus » mondialisé-informatisé-institutionnalisé qu’est le libéralisme généralisé-intégré, notre mode d’être ici-maintenant-général ayant produit l’expansion des richesses sans produire leur cohérence.

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4) « Conclusions » provisoires :

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Certes la cohérence est toujours historiquement relative, l’équilibre relatif, sans cela il n’y aurait pas de mouvement, donc pas d’existant. Cependant de la tendance à la relativité des propriétés de l’être, de l’existant, à la tendance contraire à la propriété absolue qui est justement l’absence de mouvement, non seulement en tant que représentation humaine mais en tant que propriété physique stricto sensu de l’être, l’on se trouve de part et d’autre, chez les conservateurs comme chez les anti-conservateurs, sur le même schéma commun de déadhérence conceptuelle (4)excessive de l’espacetemps cosmique existant.

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Cette déadhérence conceptuelle de l’espacetemps cosmique existant excessive (à sens unique, sans l'aller retour de la pensée au réel), dans les deux cas n’est pas constructive de pensée, d’objets, d’objet pensée c'est-à-dire de pensée en tant que matière-opérationnelle d’acte inconscientconscient créateur de NOVUM (nouveau) répondant aux besoins processuels en expansion.

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La nécessaire déadhérence conceptuelle au lieu d’être productrice devient destructrice du processus positif, porteuse d’arrêt et de mort.

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5) Résumé :

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C’est donc dans la critique de l’économie politique capitaliste que réside et la pensée créatrice et le remède à la maladie, à la crise de croissance actuelle du processus humain, que réside la construction abstraite créatrice de nouveau, la représentation du moment de notre espacetemps cosmique, représentation nécessaire à la création d’un nouveau réparateur et producteur.

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Repérer notre processus individuel dans le processus de la société, repérer le processus de la société humaine dans celui de la nature, dans notre espacetempscosmiqueperceptible, voilà une tâche du présent utile au quotidien, quoiqu’en disent les apparences de ce quotidien et ses interprètes limités, mutilés.

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Pierre Assante, Palazzo d’Assisi, Mardi 5 janvier 2016.

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(1) Afin de rendre le mieux possible la lutte des contraires comme l’unité d’un processus, j’ai procédé à des rassemblementsdemots pour en faire un seul…

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(2) Formule empruntée à la dialectique hegelo-marxienne.

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(3) Formule empruntée à Henri Lefebvre

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(4) Terme emprunté à l’ergologie, peut-être involontairement non conformément à son invention originale par Yves Schwartz, ce dont je le prie de m’excuser.

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 20:49
Yves DIMICOLI, Denis DURAND, Nicolas MARCHAND.  3 InterventionS au CN des 16 et 17/01/2016

Yves DIMICOLI, Denis DURAND, Nicolas MARCHAND. 3 InterventionS au Conseil National du PCF des 16 et 17 janvier 2016

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"...Dans les moments si graves que nous allons connaître, le PCF a une responsabilité historique : montrer que le cœur des problèmes c'est l'argent, la monnaie, leur utilisation pour la finance ou pour l'emploi et le développement humain. C'est en l'assumant, en toute autonomie, qu'il se rendra visible avec l’ambition, incarnée dans des propositions précises et des objectifs d'action rassembleurs, de répondre aux urgences tout en éclairant de nouveaux buts de civilisation.

C'est là un enjeu fondamental pour 2017. Pour l'heure, se cherche une union sacrée derrière le capital financier. Tout est fait pour enfouir la question sociale sous la triple pression instrumentalisée de la hantise du terrorisme, de la peur du chômage et du déclassement et de la crainte du FN..."

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……LIRE LA SUITE ICI

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http://pierreassante.fr/dossier/InterventionS_au_CN_des_16_et_17.01.2016.pdf

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 11:01
Il y a, paradoxalement, relative dilution de la com-préhension du général dans la com-préhension du particulier...MON BLOG  EXTRAITS  Articles et citations  choisis  de 2009-2011.

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MON BLOG

EXTRAITS

Articles et citations

choisis

de 2009-2011

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........On peut dire que malgré les avancées des com-préhensions humaines, nous connaissons un recul relatif des conditions globales de synthèse des conditions de transformation sociale. Il y a, paradoxalement, relative dilution de la com-préhension du général dans la com-préhension du particulier, au mauvais profit du second sur le premier au lieu d’une vision unitaire dialectique. Plus que jamais nous baignons et dans un programme de Gotha et dans les limites étroites des solutions franco-française, quand le paysage social est plus que jamais l’imbrication internationale des conditions de production et de vie. Bien sûr on part toujours de ce qui est, du donné historique......

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……LIRE LA SUITE ICI

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http://pierreassante.fr/dossier/MON_BLOG_EXTRAITS_2009_2011.pdf

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 09:56
CRITIQUE MARXISTE DE L'ECONOMIE POLITIQUE ET CRITIQUE ERGOLOGIQUE......Mécanisme et capitalisme ou progrès ?

Contre l’idéologie du capital, contre l’idéologie de mort sociale qu’elle contient. Pour un humanisme marxiste de développement « physique et moral » libéré de l’échange en capital

*

C’est ce qu’au côté de la critique marxiste de l’économie politique, souligne la critique marxiste le l’organisation individuelle et collective de la production et de l’échange, critique à laquelle contribue l’ergologie, que les ergologistes en aient conscience ou non.

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Finalement, on peut « considérer » les outils créés par l’homme et qui prolongent son corps comme « quelque chose » d’organique dans la mesure où ils deviennent partie prenante de intégrée à son activité.

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Qui peut nier que la pensée est le produit du corps-soi, c'est-à-dire de l’activité sociale de l’individu de l’espèce humaine et de la société humaine en rapports dialectiques, en coopération et aussi en une contradiction qui fait partie de cette coopération ?

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Qui peut nier que les outils, et l’outil « pensée numérique » n’est pas intégrée, intriquée à la pensée, l’activité nerveuse, neurologique, psychologique et musculaire du corps-soi ?

*

Qui peut nier les capacités accrues de la pensée que l’usage de cet outil permet ?

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En ce moment, j’écris et je fais (relativement) la correction par le computer, il y a une fusion non organique, mais quelque chose qui s’en rapproche et qui me permet de rédiger cet article. Et cet exemple est bien peu à côté de la recherche en mathématiques, physique, biologie etc. et les techniques « globales » de productions et d’échange informationnalisés….

De là à penser que l’homme puisse créer des outils « supérieurs » à lui-même capables de faire progresser autonomement puis indépendamment de lui la conscience de la nature sur elle-même que produit le processus de la pensée, il n’y a qu’un pas.

*

Mais franchir ce pas voudrait dire s’affranchir de cette mécanique malgré tout grossière que sont nos machines informatisées les plus perfectionnées, et transformer nos techniques mécaniques encore rudimentaires en techniques « nano-biologiques » et plus dont les «composants » ont des performances bien supérieures, dans lesquelles agissent des « particules bien plus fines », des relations immensément plus nombreuses et diverses, infinies à notre niveau.

**

Ainsi nous retombons sur la vie humaine et son processus, ce qui peut rassurer notre culture profonde, religieuse comme laïque développée, c'est-à-dire au sens que peut en donner le processus imaginé par la pensée Marx et son humanisme qui lie développement de l’individu au développement de la société.

*

Mais outre ce côté moralement rassérénant, loin d' être suffisant au point de vue de la raison, c’est bien dans un mouvement de la conscience qui dépasse l’idéologie mécaniste et ses réalisations que nous pouvons confier le développement et la paix, …et c’est à un mécanisme idéologique de pensée unique que développe le système de l’échange capitaliste que nous pouvons confier la guerre, la destruction et la mort…

*

Il y a, comme l’ont noté dès le XIX° siècle Marx et Engels, et bien d’autres après, convergence entre le christianisme originel et le communisme (non grossier, non mécaniste), car l’un a porté la critique de la société marchande adolescente, et l’autre les éléments de connaissances scientifiques et philosophiques à la société marchande en obsolescence, les deux contenant bien sûr, à l’état latent mais niés et aliénés les éléments de la mise en commun nécessaire au développement « physique et moral » humain post-marchand.

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Aujourd’hui, c’est à une mise en commun généralisée que procède le capitalisme monopoliste d’Etat social mondialisé et informationnalisé. Mais la contradiction entre la propriété privée du capital et cette mise en commun généralisée est encore bien plus grande que du temps de Marx et elle devient invivable.

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Invivable au sens des conséquences sur les incapacités de vivre une vie humaine, sur les incapacités de rendre cohérente la production et l’échange avec le développement des besoins physiques et moraux de la femme et de l’homme.

Invivable au sens ou toute l’activité humaine, et en premier lieu le travail producteur nécessaire à la vie humaine, est aliénée à la productivité du capital, son renouvellement élargi au détriment du renouvellement élargi de la vie humaine et de son milieu vital.

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C’est ce qu’au côté de la critique marxiste de l’économie politique, souligne la critique marxiste le l’organisation individuelle et collective de la production et de l’échange, critique à laquelle contribue l’ergologie, que les ergologiste en aient conscience ou non.

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En cela, la critique de l’économie politique capitaliste et la critique de l’organisation tayloriste du capital réactualisée dans la globalisation capitaliste mondialisée vont de pair.

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La crique de l’idéologie mécaniste et financière, c’est la critique de l’organisation du travail et de l’idéologie de la société du capital, celle qui partant des progrès technologiques et informatiques rejoint des conceptions politiques et religieuses les plus conservatrices, c'est-à-dire les plus réactionnaires du point de vue social !

*

Vive la révolution sociale radicale et progressive, partant de la transformation radicale des institutions financières pour les rendre régulatrices de la circulation du sang du monde-échange humain qu’est le capital sous forme de monnaie, c'est-à-dire transformation de ces institutions en outil d’échange sur la base des besoins et de leur développement.

*

Les besoins de développement de la conscience en étant partie et moteur.

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La suraccumulation du capital et sa crise qui s’amplifie et menace tous les échanges, n’est pas seulement financière, mais aussi morale. Sa résolution répondra à cette « double et unique » caractéristique.

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Pierre Assante, 16 janvier 2016

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 07:29
BILAN DU BLOG. 40112 visiteurs uniques, 90772 pages vues. Peut-être, l’ensemble de ce genre de petits efforts multipliés de par le pays et le monde...

Bilan du blog à ce jour :

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40112 visiteurs uniques, 90772 pages vues, plus les entrées sur mon domaine propre dont une partie des articles et documents sont en lien sur le blog et dont les entrées ne sont pas comptabilisées par overblog.

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Bilan très modeste par comparaison à d’autres dans un contexte d’ostracisme à l’égard des « idées peu médiatiques », et leurs petits moyens, en contradiction avec « l’idéologie dominante » dans la « société du spectacle » qui ignore les contradictions créatrices et dissocie, éclate la réalité et la présente en une multitude d’éléments sans liens…

*

Peut-être, l’ensemble de ce genre de petits efforts multipliés de par le pays et le monde font-ils un peu partie d’un mûrissement des consciences, selon son intention publiée : « Ce blog contient, sous la forme d'essais, de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie ».

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On continue ?

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Pierre Assante, 15 janvier 2016.

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 08:12
Legré-Mante quand les CRS ont explulsé les ouvriers
Legré-Mante quand les CRS ont explulsé les ouvriers

L’APPEL DES GOODYEAR

Pour la première fois depuis un demi siècle un gouvernement a demandé que soit requis des peines de prison ferme contre des syndicalistes pour avoir participer avec les salariés à des actions en vue d’empêcher la fermeture de leur usine.

En même temps qu’ils préparent la suppression dans quelques mois de plus 1000 articles du Code du travail, Hollande, Valls et Macron ont décidé de déclencher une répression sans précédent des syndicalistes qui luttent dans les entreprises.

Avec les 8 condamnés de GOODYEAR l’exécutif veut faire un exemple.

Le gouvernement affiche sa volonté de mettre les Procureurs et les forces de polices aux services des grands groupes pour briser toute résistance à la destruction des emplois et de l’industrie.

Evidemment les militants de terrain en général et ceux de la CGT en particulier sont les plus touchés.

C’est pourquoi nous en appelons à l’ensemble des salariés, aux militants, aux syndicats d’entreprises, unions locales, départementales, régionales, fédérations ou simples salariés solidaires, pour qu’ensemble nous fassions la démonstration de notre force.

Nous pouvons être des millions à faire reculer Hollande, Valls et Macron en commençant par leur imposer l’arrêt des poursuites contre les 8 de GOODYEAR et en organisant le plus grand rassemblement solidaire en prévision de l'appel.

Je signe l'appel en cliquant sur le lien ci-dessous :

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https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-l-appel-des-goodyear?recruiter=21541217&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=share_email_responsive&utm_content=dt_shortened_links---url_long

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 04:59
Pierre IVORRA : "Le spectre d'un nouveau krach"

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"...L'évolution pourrait paraître étonnante : les grands prêtres du marché capitaliste, les adorateurs de la prétendue concurrence libre et non faussée sont aujourd'hui tétanisés. Ils voient se dessiner à l'horizon encore vierge de cette année 2016 le spectre d'un krach financier qui, après celui de 2007-2008, risque de secouer la planète encore plus sévèrement...Le flot de liquidités n'a, pour l'essentiel, servi qu'à relancer les marchés financiers..."............

..................SUITE DE CET ARTICLE ICI

http://pierreassante.fr/dossier/IVORRA_HUMA_160113.jpg​

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 09:31
Sur des « solutions » partielles et partiales « hors sol »...

Intervention dans le débat de la section PCF Marseille 8°

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Sur des « solutions » partielles et partiales « hors sol »

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Le ralentissement de la croissance chinoise (1), principal « atelier du monde » est la marque d’une crise de suraccumulation du capital qui, à la fois lui est propre, et en même temps est intriquée dans la crise générale de suraccumulation du capital dans le capitalisme mondialisé, informationnalisé, mondialement institutionnalisé.

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La masse de spéculation mondiale par les grands groupes économico-financiers dépassant les nations est permise par la masse du surproduit que l’utilisation de la révolution scientifique et technique par le capital a permis.

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Le système a sans doute atteint des limites insurmontables de par ses contradictions internes, et la crise généralisée de suraccumulation du capital en est le cœur (2).

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Pendant ce temps, Rosanvallon ou Piketty recherchent des solutions « hors sol » dans la réforme des institutions ou une primaire gauche-écologiste aux présidentielles. Il ne s’agit pas de rejeter des alliances possibles, ni des réformes partielles, mais d’éclaircir les analyses et les projets pour ne pas se cantonner à être inefficaces dans notre action de rassemblement, de solution et de transformation par un mouvement d’ensemble de la société.

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Cette recherche déconnectée de la question économique, de la question des solutions, du programme et de la mobilisation du monde du salariat et du mouvement populaire est intéressante mais grosse d’impasses ouvrant vers une fascisation idéologique et institutionnelle.

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Fraternellement

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Pierrot Assante, 11 janvier 2016

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(1) Il semble que la Chine vienne d'injecter plus d'un septième de ses énormes réserves dans son économie pour stopper la chute des ses valeurs et relancer son activité.

Il ne s’agit pas non plus d’aller vers une décroissance, mais vers un autre type de croissance, une autre qualité de croissance que pour ma part je nommerais « concentration, réorganisation », à l’instar de la croissance de l’accumulation neuropsychique décrite par Vygotski, ET avec la métaphore de la miniaturisation de l’informatique.

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(2) Les "autres" crises (sociétales, écologique etc.), bien que d’importance et relativement autonomes entre elles et relativement autonomes avec la crise économique sont imbriquées à la crise économique, la question de la production nécessaire à la vie humaine dépendant de l'économie, en relation réciproque et dialectique.

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P.S. Je ne saurais trop recommander la lecture du dernier article de Denis Durand du 16 décembre 2015 publié dans l’HUMA « La gauche et le monde ont besoin d’idées communistes novatrices » et des économistes de la Commission Economique du PCF sur ce blog et celui d'ECO&PO en lien.

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 11:24
Dans les années 1960 des analyses ont été faites sur le processus du système capitaliste qui nous donnaient à voir ce qu’il pouvait advenir...

Dans les années 1960 des analyses ont été faites sur le processus du système capitaliste qui nous donnaient à voir ce qu’il pouvait advenir

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Notre Monde d’aujourd'hui est celui du Capitalisme Monopoliste d’Etat Social Mondialisée informationnalisé, financiarisé, son organisation du travail, ses institutions politico-gestionnaires et politico-militaires, institutions en expansion-rigidification-dissolution sous l’effet de leur opérationnalité en croissance autoritaire et en décroissance d’efficacité face à une réalité qui leur est de moins en moins saisissable, physiquement et moralement.

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Dans les années 1960 des analyses ont été faites sur le processus du système capitaliste qui nous donnaient à voir ce qu’il pouvait advenir, si d’autres choix n’étaient pas faits, et qui est advenu, du moins en ce domaine particulier.

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Voici de très brefs extraits d’analyse, pour donner goût à leur connaissance, non comme connaissance générale de la crise, si tant est qu’elle soit possible, ce que je ne crois pas, car le processus réel n’est saisi qu’après coup et relativement, mais pour réorienter hors de voies qui produisent et aggravent cette crise; ….pour s’orienter vers un autre type d’organisation sociale et un autre type de gestion des flux d’échanges de l’humanité, en particulier les flux des symboles de la représentation des valeurs qu’est l’argent, le capital, actif sur la production et le flux physique des valeurs d’usage.

« ….La théorie de la suraccumulation-dévalorisation du capital a été évoquée très brièvement à la Conférence de Choisy en 1966 à partir de l’analyse de la suraccumulation ébauchée dans le livre III du Capital en conclusion de l’étude sur la loi de la baisse tendancielle du taux de profit….

… Les difficultés que l’accumulation du capital rencontre à partir d’un certain degré d’accumulation, au niveau des conditions de production, engendrent des réactions tendant à l’élévation de la productivité du travail et de la composition organique du capital. Il en résulte un antagonisme entre l’accroissement du produit en prix et les limites de la réalisation. D’où la suraccumulation du capital qui éclate au niveau phénoménal. Les solutions de la dévalorisation de capital par le moyen de la dévalorisation du capital constant et de l’augmentation du taux de plus-value, intervenant à l’issue des cycles intermédiaires de la longue phase de tendance ascendante, rencontre à leur tour leurs limites spécifiques… »

…En note : Des problèmes centraux du socialisme [D’un système tendant à sortir du capitalisme et développant ses forces productives, NDLR] seraient directement concernés par ce même développement…. »

Paul Boccara, décembre 1969 dans « Etude sur le Capitalisme Monopoliste d’Etat, sa crise et son issue », Ed. Economie & Politique et Ed. Sociales, 1973.

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La poursuite de ces analyses, qu’effectue entre autre la COMECO et Economie & Politique, conjointement au processus du Capitalisme mondialisé conduisent à les approfondir pour remédier aux conséquences et aux causes de la crise économiques et de civilisation.

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L’ostracisme à l’encontre des économistes communistes fait partie des entraves aux solutions possibles de résolution de la crise systémique et à un nouvel essor du développement humain, et du processus contradictoire auquel les humains auront toujours à répondre, à des niveaux supérieurs, en « développement en spirale » illustrait Marx.

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Pierre Assante, 28 décembre 2015

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 07:54
Notes d'OULIANOV sur HEGEL
Notes d'OULIANOV sur HEGEL

DIALECTIQUE. Notes personnelles à décrypter....et développer plus tard....

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1) La représentation de la représentation de la représentation……, ainsi « fonctionne » notre intuition, l’intuition qui va permettre de normaliser, dénormaliser, renormaliser nos systèmes de concepts en processus, les systèmes, le système de liens cérébraux en constitution, normalisation-dénormalisation-renormalisation particulières et générales ininterrompues, et en interactions sociales, unies.

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La vision, l’auto-vision en miroir de nos actes n’est pas seulement un renvoi en miroir d’images à l’infini, mais un renvoi en miroir des mouvements observés, du mouvement observé, créant sa représentation, une espèce de « reflet », mais aussi de « double » de l’existant externe, le corps-soi constituant aussi l’externe existant, l’interne inclus dans l’externe.

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Cet infini renvoi de mouvements en miroir s’arrête pour nous aux capacités propres de notre « microscope cérébral », dans l’infiniment petit comme de notre « télescope cérébral » dans l’infiniment grand. Cependant l’état du mouvement des liens cérébraux constitués confine à un mouvement de synthèse qui rapproche de l’infini.

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Comme l’on dit espace-temps, l’on ne sépare pas l’espace du temps, c’est « l’espace temps ». De même j’use de la représentation du réel qu’est le mouvement-matière où les deux termes ne sont ni séparés ni hiérarchisés, mais désigne une « chose », c'est-à-dire le réel et son mouvement dont le mouvement psychique fait partie autant que le minéral ou le biologique supportant le mouvement psychique-social. Psychique-social, encore une unité constituée ontogénétiquement et phylogénétiquement.

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Ainsi on peut constituer des appellations-figures de représentations du réel, de son mouvement et de son « double psychique », qui est plus qu’un reflet, qui est l’écho rendu d’une unité de mouvement dont il fait partie.

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2) Propositions de « vocabulaire-composé » :

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espace-temps,

mouvement-matière,

espace-temps-mouvement-matière

psychique-social,

espace-temps-mouvement-matière-psychique-social,…

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…qui en somme ne font que nommer un processus où il manque malgré tout le concept de l’instant-devenir et l’instant-infini, bien difficile à saisir dans l’état de notre microscope-télescope cérébral-social, état de l’espèce humaine, état de la société dans l’état de son processus ici et maintenant.

L’ici et maintenant étant lui-même un état, un existant particulier dans le mouvement-durée-général.

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3) La métaphore de cette réalité qu’est le cycle-spirale de l’arbre-fruit-graine-arbre est la plus parlante que je connaisse pour illustrer la continuité et la transformation qualitative que la dialectique permet de nous représenter. (Ne pas oublier que quelquefois l’arbre meurt ou le fruit pourrit. La question de la santé est donc essentielle !!!...)

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Cette continuité-saut peut s’appliquer à chaque instant du processus de pensée-société-corps-soi.

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Une des plus formidables illustrations de l’unité et des contradictions dans le mouvement, le processus de la nature comme de la société et de la société dans la nature, est fournie par le titre de l’ouvrage d’Ernst-Bloch, « L’athéisme dans le christianisme ». Il aurait pu inverser les termes si cela n’avait pas réduit apparemment le champ au seul christianisme.

Cette contradiction « athéisme dans le christianisme », montre bien la capacité de dépassement possible que le mouvement social, le mouvement de l’humanité en tant que conscience de la nature sur elle-même, contient. Ce dépassement est abordé dans les manuscrits de 1844, et il habite l’œuvre économique de Marx, dans les concepts de dépassement du système social, ses rapports économiques-religieux, et les rapports dépassés qui peuvent en être, leur dépassement, non leur destruction, le système religieux contenant à la fois les intuitions sur l’être, la nature et la société, et les rapports de domination de l’état existant de la société du moment-cité-marchandise.

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La dialectique, cet « outil-microscope-télescope » observateur des mouvements, du mouvement nous permet d’aller aussi loin que possible dans les allers-retours vers l'infini de la vison en miroir de ces mouvements. Les « niveaux » d’épistémicités comme les « niveaux » d’ingrédients de compétence sont des exemples de visions en miroir qui perfectionnent sans cesse une expérience et une connaissance de l’activité et la pratique qu’elles permettent. Ces approfondissement micro et macro que nous devons à Yves Schwartz (1), comme beaucoup de concepts ergologiques contenus dans cet article, et auxquels il faut adjoindre la représentation tripolaire de l’activité sociale, de l’activité humaine, dont chaque pôle peut être la négation de la négation des deux autres, autrement dit leur résolution et le processus de dépassement du mouvement des trois lorsque le mouvement de chacun en interaction conduit à un « saut » dans la continuité, dans le processus global, la transformation du « système ».

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Je crois que lorsque Bertel Ollman nous dit : « …Je dirai que sans une compréhension adéquate du rôle que joue l’abstraction dans la méthode dialectique, et privés de la souplesse que donne la philosophie des relations internes pour effectuer les abstraction d’extension, de niveau de généralité, et de point de vue nécessaire, la plupart des interprètes de Marx ont tout simplement construit des versions de ses théories qui souffrent jusque dans leur forme (c'est-à-dire dans les abstractions de base) des mêmes rigidités, focalisation inappropriée, et unilatéralité que Marx a dépistées dans l’idéologie bourgeoise… », il nous donne en creux, en négatif ce que l’on peut mettre en positif en partant non de ce qu’un état ne permet pas, mais de ce qu’un état permet.

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Le « vocabulaire composé », faute d’un vocabulaire synthétique employé dans cet article frôle sans doute « l’erreur composée ».

Evidemment pour que naisse et devienne majoritairement opérationnel un nouveau vocabulaire, une transformation qualitative du vocabulaire, il faut aussi un autre type de société, un autre système social lui correspondant, en interaction dialectique. Nous n’en sommes encore qu’à construire assez avec difficulté une société-témoin conscient d’un processus inconscient social général.

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La pensée a la matière comme support et est matière elle-même, affirmation à laquelle il faut adjoindre qu’il n’y a pas de pensée sans société, comme il n’y a pas d’être social sans matière-mouvement dont il est constitué et dont il constitue une partie, en interaction, en tant qu’unité particulière dans l’unité globale de la matière-mouvement. La matière existant autour de moi existe indépendamment de la conscience que j’en ai, mais ma conscience peut agir sur elle avec les outils du travail, au sens large, de l’activité, de la transformation que l’homme applique à la matière.

Ce en quoi l’idée de dieu n’est pas étrangère, ni ne sera détruite mais dépassée. Pas étrangère, mais limitée dans le moment processus social lui correspondant.

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« L’idéalisme intelligent est plus près du matérialisme intelligent que le matérialisme bête. Idéalisme dialectique au lieu d’intelligent : métaphysique, non, développé, mort, grossier, immobile au lieu de bête ». Note des cahiers philosophiques de Vladimir Oulianov.

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Pierre Assante, 21 décembre 2015

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(1) Ces commentaires et points de vues n’engagent que moi-même et non les auteurs cités….Voir le précédent article, "Du rôle que joue l'abstraction". (P.A.)

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