Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 07:30
EUROPE NATIONS REGIONS TERRITOIRES COMMUNES.  Pour une Europe confédérale sociale et autogestionnaire des nations et leurs régions contre une Europe fédérale centralisée, néolibérale et autoritaire, des régions vouées à la finance, déjà en construction avancée.

EUROPE NATIONS REGIONS TERRITOIRES COMMUNES.

Pour une Europe confédérale sociale et autogestionnaire des nations et leurs régions contre une Europe fédérale centralisée, néolibérale et autoritaire, des régions vouées à la finance, déjà en construction avancée.

_________

A. Etat apparent et état réel

-

A1. Il faut soigner un état des choses tel qu’il existe et non comme on voudrait qu’il soit.

-

A2. Ce qui fait la différence entre les comportements politiques (et autres), c’est la croyance à une crise cyclique passagère ou au contraire à une crise cyclique longue transformée processuellement en une crise systémique de longue durée indépassable sans transformation graduelle et radicale du système.

La question centrale dans les analyses est celle de la suraccumulation-dévalorisation du capital et ses conséquences et choix dans la vie économique, la vie quotidienne des peuples et des personnes, de l’ensemble des entités humaines constituées, entre autre et surtout de production, des mentalités que ces choix induisent dans toutes les activités humaines dans leurs riches diversités.

-

A3. nous sommes dans une Europe fédérale autoritaire des régions.

A3 a) fédérale et autoritaire parce que les plus importantes décisions sont prises directement par la Commission Européenne et que le parlement européen et les parlements nationaux ont un rôle très réduit dans ces décisions. D’aucun prétendent que ces décisions découlent des orientations du Parlement mais à y regarder de près, la commission agit en interprétant et adaptant ses décisions aux besoins de la finance internationale qui domine la production, la politique, les institutions, la communication.

A3 b) fédérale autoritaire des régions par exemple parce que la réduction des moyens financiers nationaux est compensée de plus en plus, et à un niveau global relativement plus bas en moyens, par les crédits européens et que la politique des régions est sous la coupe de l’orientation générale dictée par la commission. Cette orientation, de plus, va à l’encontre des particularités, des besoins particuliers d’une région et l’aligne sur la politique néo libérale globale au paroxysme, y compris en matière d’autonomie culturelle, n’en déplaise aux illusions institutionnelles que l’on nous sert et dont certains dans les mouvements régionalistes font leur pain béni, mais la bénédiction est sans pain….

_________

B. Nous voulons une Europe confédérale des nations.

-

B1. Nous voulons une Europe confédérale des nations au lieu d’une Europe qui refuse la démocratie si ce n’est pour dire des NON(S) qui ne sont pas respectés, des nonS, des contreS (sans POUR(S) constructifs et progressistes) qui font le lit de nationalismes d’extrême droite en réaction aux régressions et impuissances des peuples à construire.

-

B2. Une Europe confédérale des nations suppose

B2 a) des institutions qui ne soient plus calquées sur les besoins du capitalisme monopoliste d’Etat instituées par le retour au pouvoir du Général de Gaulle en 1958 et confirmées par l’accès direct en 1961 d’hommes fondés de pouvoir des groupes financiers. Ces institutions ont depuis été calquées sur les besoins du capital mondialisé et informationnalisé, son organisation du travail, sa politique et ses guerres.

Elle suppose aussi et surtout une réponse graduelle mais radicale à la suraccumulation-dévalorisation du capital inhérente au système de production et d’échange A-M-A’ et ses effets sociaux regressifs.

Sortir de l'Europe et de l'Euro n'a aucun sens. sinon de renforcer la domination du Dollar et créer les condition d'une guerre monétaire Mortifère entre peuples. La monnaie est un outil à utiliser dans le sens des besoins humains et collectivités humaines.

B2 b) Toute transformation révolutionnaire des forces productrice (et depuis la naissance du capitalisme, productive de capital), attachées à une révolution scientifique et technique, dans toute l’histoire de l’humanité, induit des transformations du système historique social particulier puis général. Evidemment nous ne croyons plus à l’automatisme des formes de transformations induites, mais sommes attentifs aux formes qui se développent et comment les orienter en santé dans la poursuite du processus humain, d’humanisation de l’espèce, de conscience en processus et « en miroir » de l’humanisation de l’espèce.

B2 c) Evidemment reconstituer des parlements, des conseils (conseils communaux -minicipaux- base des relations humaines directes, territoriaux en général, régionaux, nationaux et européens) démocratiques et une coopération européenne tournée elle aussi vers une coopération avec les autres grandes zones de production et d’échange, et des formes de démocratie directe et autogestionnaire du citoyen et de la personne productrice et son respect, ne peut aller de pair qu’avec une longue construction graduelle mais radicale s’appuyant sur un mouvement populaire, un mouvement scientifique et philosophique allant de pair.

B2 d) Voilà un des éléments de réponse graduelle mais radicale à cette la suraccumulation-dévalorisation du capital que j’ai proposé à ma section du PCF, le 19/09/15, à l’instar de la COMECO qui en donne l’analyse et les données dont je me suis inspiré (bien ou mal...) :

-

Au cœur des élections régionales de décembre 2015

la création d’un FREF en PACA

(Fonds Régionaux pour l’Emploi et la Formation)

-

Il est nécessaire d’énoncer les demandes

répondant aux besoins de la population

EMPLOI, TRANSPORTS, SERVICES PUBLICS, ECOLE, SANTE, etc.

MAIS il faut aussi pouvoir les financer, sinon ces demandes et promesses restent sans lendemain.

-

La création de Fonds Régionaux pour l’Emploi et la Formation, en coordination avec une politique de fonds Nationaux et Européens permettrait ces financements

CAR

Ils pourraient échapper aux monstrueux investissements spéculatifs du système financier actuel qui détournent l’argent des besoins de la population.

-

Cette proposition s’adresse à la population et à tous les partis de gauche afin d’initier un mouvement populaire qui puisse l’imposer en santé dans la vie économique et politique.

-

Il s’agit de sortir de la crise

par des mesures graduelles et radicales d’utilisation de l’argent public et de la création de monnaie par la Banque Centrale Européenne et sa gestion par les Banques Centrales Nationales et les Institutions démocratiques locales et nationales en fonction des besoins de la population.

-

Il ne peut y avoir d’issue à la crise sans mesures financières qui relancent la production, la création de richesses dans la société par le travail humain, l’industrie, l’agriculture, les services publics, la création, la recherche, L’EMPLOI.

-

Pierre Assante, Mardi 22 septembre 2015

-

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

*

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 16:43
Dans la revue ECO & PO N° 732-735 : « …Il n’y aura pas de renouvellement de la République sans démocratie sociale… »

« …Il n’y aura pas de renouvellement de la République sans démocratie sociale… »

-

« …Car pendant qu’on s’acharne à baisser le «coût du travail», ce qui déprime la demande et accentue les pénuries de qualification, on laisse s’enfler le coût du capital. Les seuls dividendes et intérêts payés, en 2012, par les entreprises non financières représentaient un prélèvement de 298,6 milliards d’euros soit 30 % de leur valeur ajoutée ! C’est le double de leurs cotisations sociales effectives (157,9 milliards d’euros). C’est même bien supérieur à leurs dépenses d’investissement matériel (197,4 milliards d’euros) ! Voilà une raison fondamentale de l’asphyxie de notre croissance.

Bien sûr, il faut distinguer entre les grands groupes et les PME. Les premiers écrèment les aides aux entreprises sans contrepartie. Ils se soucient comme d’une guigne de l’emploi, des populations, de l’avenir des territoires.

Les PME sont écrasés par eux, surtout si elles se trouvent dans les chaînes de sous-traitance. Elles sont pressurées par les banques et souffrent de l’insuffisance de la demande. Selon Altares, on a recensé plus de 18 000 faillites au premier trimestre, en augmentation de 7,6 % sur le premier trimestre 2014, menaçant 66 000 emplois, soit le plus haut niveau depuis 2009 année de récession.

Le couple exécutif annonce un prétendu «small business act» à la française. On sait ce qu’il en est : nouveaux reculs importants des droits et des protections des salariés, encouragement à la précarité des emplois, baisse redoublée du «coût du travail»… Le «small business act» américain, lui, prévoit notamment de faciliter l’accès au crédit des PME !

Ce ne sont pas les dites « charges sociales » et les droits des salariés qui détruisent les PME, mais l’insuffisance de la demande, les charges financières et la sélectivité actuelle du crédit, la prédation des grands donneurs d’ordre et la boulimie de dividendes de leurs actionnaires… »

-

La suite de l’article :

http://www.economie-politique.org/74630

Le tout de la revue ECO & PO N° 732-735

http://www.economie-politique.org/74768

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

-

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 07:43
La victoire de Syriza : « A nous de prendre le relais » (Pierre Laurent).

La victoire de Syriza : « A nous de prendre le relais » (Pierre Laurent)

COMMUNIQUE DE PRESSE

La victoire de Syriza : « A nous de prendre le relais » (Pierre Laurent)

Ce soir, avec 35% des voix, Syriza remporte nettement les élections législatives anticipées en Grèce. Malgré l'accord insupportable imposé en juillet et la crise politique dans la gauche, les Grecs viennent d'affirmer pour la 3e fois cette année, leur confiance en Syriza et Alexis Tsipras pour gouverner leur pays.

L'ensemble de la coalition gouvernementale de janvier est confortée. Syriza (144 sièges) et Anel (10 sièges) remportent la majorité parlementaire

La droite de Nouvelle démocratie est battue. Avec elle, l'ensemble des gouvernements européens qui se sont acharnés avec une violence extrême à déstabiliser le premier gouvernement Tsipras et à imposer de nouvelles mesures d'austérité, des privatisations, et des confiscations de souveraineté.

C'est un nouveau message de lutte envoyé par le peuple grec à toutes les sociétés européennes. La victoire de Syriza est un sérieux atout pour toutes les forces progressistes d'Europe.

De dures luttes attendent encore le peuple grec. La Grèce va avoir besoin de toute notre solidarité dans les semaines et mois qui viennent pour renégocier sa dette et déverrouiller le carcan d'austérité.

C'est aujourd'hui à nous de prendre le relais pour des victoires en France qui permettront de libérer tous les peuples européens de l'austérité, changer la table des négociations pour changer l'Europe.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, Président du PGE,

Paris, le 20 septembre 2015.

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

-

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 11:14
"Un sens de l'échange" (voir note)
"Un sens de l'échange" (voir note)

Sortir de l’Europe, qui est devenue aujourd’hui pour les nations européennes un espace pertinent de production et d’échange dans la mondialisation, c’est comme demander à un enfant en croissance de redevenir plus petit.

-

Même pour une société qui n’est certes pas un corps humain, mais un corps social formé de corps humains, le remède est pire que la maladie.

-

Certes, aussi, les nouvelles générations empruntent des chemins différents, aussi dangereux et surprenants par leurs inventivités et leurs erreurs conjointes, intuitions et sciences mêlées, que ceux des vieilles générations, et que les vieilles générations ont du mal à comprendre, malgré et à cause de leur expérience. Chemins et expériences différents sur le temps bref, mais comportant des itinéraires communs sur le temps long de l’histoire et du processus humain…

-

Dans l’itinéraire commun des générations, il y a la période capitaliste déjà séculaire dans laquelle nous vivons, qui est une partie de la société marchande multimillénaire, et une partie du processus continu d’humanisation, qui lui a plusieurs millions d’années et a été inauguré par la naissance de l’homme et de son invention de l’outil primitif.

-

Dans l’itinéraire commun des générations il y a le travail producteur des biens nécessaires à la vie et l’auto-connaissance de la propre activité humaine « en miroir » et en progrès, que ce travail producteur et la complexification et diversification de l’activité humaine que complexification et diversification de ce travail développe.

-

Le néolithique et l'invention de l'agriculture en ont été un moment important, comme les étapes successives de mondialisation du commerce, la grande industrie et l'informationnalisation aujourd'hui et tout cela dans le processus de la vie humaine dans la communauté puis dans "la cité", l’entité de vie en terme général.

-

En « fin de course », aujourd’hui, dans l’itinéraire commun des générations, si nous voulons le poursuivre, c'est-à-dire faire de nos goûts, de nos amours, de notre vie une continuité générationnelle, il y a la question à résoudre de la régulation et de la sortie de la suraccumulation-dévalorisation du capital en explosion mortifère inhérente à l’échange Argent-Marchandise-Argent plus dans la mondialisation capitaliste et ses effets en matière de frein à la satisfaction des besoins humains et jusqu’à leur destruction possible avec celle de l’humain.

-

C’est ça la crise : crise exceptionnelle de croissance de l’humanité à travers la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et crise des échanges qu’elle induit.

-

La mondialisation peut devenir autre chose que capitaliste, une mondialisation de coopération des peuples dans la diversité des corps-soi, des personnes et des sociétés du local au général, et de libération de l’activité humaine de la domination des hommes et des lois du capital.

-

C’est ça la crise, en dernière instance, qui nous concerne tous, malgré les chemins différents qu’empruntent les nouvelles générations aussi dangereux et surprenants par leurs inventivités et leurs erreurs conjointes, intuitions et sciences mêlées.

-

Chemins différents que ceux des vieilles générations, et que les vieilles générations ont du mal à comprendre, malgré et à cause de leur expérience, comme les nouvelles générations ont du mal à comprendre l’itinéraire des vieilles générations pour les mêmes raisons : malgré et à cause de leur expérience nouvelle.

-

C’est la raison de la nécessité d’une transmission générationnelles des savoirs, des savoirs faire, des savoirs-vivre et de leur transformation en santé entre ces générations, transmission bien mise à mal par la recherche du profit immédiat contenus dans l’échange Argent-Marchandise-Argent plus.

-

Pierre Assante, 20 septembre 2015

-

(1) Ce schéma est extrait de "Un sens de l'échange" dans "Division sexiste du travail, résidu ou mode de gestion ? L'amor e pas mai." en ligne sur ce blog.

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

*

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 10:55
De la relation entre l’objet et la représentation de l’objet  en tant que conscience...

De la relation entre l’objet et la représentation de l’objet en tant que conscience

-

Le processus de la conscience humaine est fait de relations, dans l’activité humaine, entre l’objet et la représentation de l’objet, la représentation de l’objet et la représentation de l’activité en tant qu’objet, devenant un objet elle même, un objet de conscience elle-même.

-

C’est à dire tout le contraire de ce qu’on nomme la réification ou la chosification qui fige la représentation dialectique et son mouvement.

-

La relation entre le mouvement ouvrier et la représentation en mouvement des objets, et l’activité de la représentation en mouvement des objets, et de l’objet industrieux en particulier comme de sa représentation en tant qu’objet, reste un rendez-vous encore à réaliser, rendez-vous qui peut permettre une renaissance au sens historique et social.

-

La relation grossière du communisme grossier avec l’art n’est qu’une partie apparente du rendez-vous manqué et des causes et raisons objectives qui ont conduit et conduisent à ce rendez-vous manqué. Relations avec l'art et au-delà de toute représentation, scientifique comprise.

-

Manqué relativement, puisque les « sauts » d’un processus n’existent que par la continuité d’un processus.

-

MAIS une renaissance « nouvelle » attend un saut qui concrétise définitivement ce type de rendez-vous.

-

Ce rendez-vous se construit dans chaque cerveau, chaque corps-soi, dans le processus de l’être social et avec, dans, les résultantes particulières et la résultante « globale », résultante aux frontières en mouvement, progressantes et "s’éloignantes" et notre mouvement individuel et collectif vers un rapprochement relatif.

-

Pour faire une « conclusion » simple et opérationnelle : Le processus de la conscience humaine est fait de relations, dans l’activité humaine, entre l’objet et la représentation de l’objet.

-

Le système d’échange « Argent-Marchandise-Argent plus » à son paroxysme handicape cette relation en la réifiant dans ses limites historiques propres, celle de la réalité concrète et de la "morale" de la finance, du capital dans son unité dont nous faisons partie.

-

La transformation du système devient donc une priorité, et le besoin de transformation du système financier dans le système « global » devient une évidence.

-

Pierre Assante, 20 septembre 2015.

-

P.S. M’excusant auprès de mon ami Luc X. qui « se méfie des philosophes »

-

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

-

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 00:00
FREF Fonds Régionaux pour l'Emploi et le Formation.

Pierre Assante, 19 septembre 2015

*

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

*

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 17:13
Réponse fraternelle mais sans retenue à Philippe Martinez et à la CGT dont je suis simple adhérent retraité (1):

Réponse fraternelle mais sans retenue à Philippe Martinez et à la CGT dont je suis simple adhérent retraité (1) :

*

Agir : OUI

Pour augmenter les salaires : OUI

Pour diminuer le temps de travail : OUI

*

Condition subsidiaire concernant ces revendications :

*

On ne peut séparer ces revendications de l’offre sociale et par conséquent de la production et de quelle production : « que quoi, comment produire ».

En cela, Berlinguer l’avait mieux formulé, même si le substrat de la société italienne le permettait moins que le substrat de la société française, et peut-être aussi pour cela (2).

*

Donc, offre et production, et de quelle production, « que quoi, comment produire » :

*

Choix de l'offre :

-Soit par un choix quantitatif et qualitatif de la part du salaire différé ou social, comme vous voulez, service de formation compris.

-Soit par une nouvelle économie politique agissant sur un mouvement du capital le détournant du profit financier immédiat pour répondre aux besoins humains à court et long terme, besoin de formation compris.

*

Ou les deux, car ces deux « soit » nous ramènent à la création et l’orientation de fonds pour l’emploi et la formation (3) à tous les niveaux des institutions, du local au mondial en passant par la Nation et l’Europe.

*

Pierre Assante, 18.09.15

*

(1) : voir l’H.D. du 10.09.15. Ma réflexion contient évidemment mes convictions et doutes humains divers. C’est l’occasion d’échanges pour qui le souhaite. Echange qui se fera de toute façon en dehors de ce blog et de mes propres réflexions.

*

(2) Je ne parle pas de la recherche de l’économie marxiste et néo-marxiste dans le PCF, très avancée ici et dans le monde, mais non encore digérée massivement, et qui ouvre sur une nouvelle économie politique agissant sur le mouvement du capital et une régulation le détournant du profit financier immédiat pour répondre et vers les besoins humains à court et long terme.

La digestion en question passe par exemple par la crise et l’expérience européo-grecque et ses "échecs" provisoires et ses enseignements croissants, ainsi que par les conséquences irréversibles et massives dramatiques de toutes sortes et partout dans le monde, créées par la politique du capital et qui se retournent contre le capital lui-même et nous-mêmes.

Ce « nous-mêmes » réclame des actes-solutions concertés répondant à la crise.

Je reste persuadé que l’enseignement quotidien des évènements est bien plus efficace que tous les blogs sains réunis.

Et je reste persuadé aussi que les expériences que subissent les nouvelles générations les conduisent vers un néo-marxisme, quel qu’en soit l’ancien ou nouveau nom, intégrant la réalité de la mondialisation capitaliste informationnalisée et les remèdes à sa maladie de suraccumulation du capital, crise de croissance de l’humanité dans toutes les activités humaines « matérielles et morales » particulières et dans leur unité.

Ce qui me conduit à me poser sans cesse, comme d’autres amis, la question de l’utilité de ce blog, qui tente péniblement et laborieusement d’enfoncer un clou, atome de goutte d’eau dans l’océan des tentatives de santé du monde.

*

(3) Les prochaines élections régionales de décembre peuvent porter cette proposition. Il s’agit de FREF (Fonds Régionaux pour l’Emploi et la Formation) dans ce cas, en coordination avec les autres « niveaux » géographiques et institutionnels.

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

*

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 07:55
Yves DIMICOLI * INTERVENTION au Conseil National du p.c.f. du 10/09/2015. "L'enjeu européen est désormais central comme le révèle le diktat imposé aux Grecs et qui suscite beaucoup de colère...."

Yves DIMICOLI

*

INTERVENTION au C.N. du p.c.f. 10/09/2015

*

L'enjeu européen est désormais central comme le révèle le diktat imposé aux Grecs et qui suscite beaucoup de colère. Il faut aider à ce que cette colère ne se transforme pas en nihilisme, en désespoir instrumentalisables par les nationalistes, mais qu'elle devienne un vecteur de luttes convergentes pour changer en pratique les rapports de force en France et en Europe.

*

Pour défendre et épanouir les nations européennes, il faudrait plus que jamais les démocratiser et les faire contribuer activement à d'audacieuses coopérations zonales et mondiales de co-développement. L'extrême-droite cherche à récupérer le sentiment national blessé par la mondialisation capitaliste et la faillite des élites européennes. Sa fausse radicalité et sa démagogie occultent les antagonismes de classe, encouragent le racisme et la xénophobie, font désespérer de toute possibilité de changer l'Europe, alors qu'il le faut impérativement.

*

On voit, avec la dérive de l'économiste J. Sapir vers le FN, combien le souverainisme, fut-il de gauche, peut conduire aux pires dérapages.

*

Certes, les Grecs ont été contraints, pour l'heure, de mettre un genou à terre face à la collusion des dirigeants européens derrière les exigences du capital financier allemand. Mais ils refusent de « déposer les armes », comme l'a dit A. Tsipras.

*

Dés lors, un double impératif doit être considéré :

► Respecter la volonté majoritaire de ce peuple et des peuples européens de rester dans l'euro, au lieu d'affronter en ordre dispersé la spéculation mondiale et les défis du XXIème siècle ?

► Inséparablement, aider à faire triompher leurs aspirations à en finir avec l'austérité pour une nouvelle expansion durable partagée.

*

Alors, on entend parler de « plan B », mais tout ce que proposent ceux qui, pour l'heure, s'en prévalent conduit à :

► la sortie de la Grèce de l'euro ,

► sans jamais laisser entrevoir une quelconque perspective réaliste d' expansion permettant à ce pays de s'arracher à l'austérité, au contraire !

En fait, il faut prendre à bras le corps l'enjeu fondamental de l'heure qui, de la région à la Nation et jusqu'à l' Europe, exige de lutter, de se rassembler pour que l'argent de tous les Européens soit utilisé à développer les humains et à protéger leur planète au lieu d'alimenter les marchés financiers.

*

Dans l'immédiat, cela exige :

► s'agissant de la Grèce, que l'argent qui doit leur être versé ne le soit pas au compte gouttes et que la question de la restructuration de leur dette publique soit traitée.

► s'agissant de la France, que, dés les prochaines élections régionales nous portions, contre la politique d'austérité, l'exigence de la création de Fonds publics régionaux, bases pour une futur pôle financier public national, afin que les banques soient contraintes de financer les investissements des entreprises avec des crédits d'autant moins coûteux que ces investissements programmeraient plus d'emplois et de formation ;

*

Et, en même temps, il s'agit, pour les Grecs comme pour nous, d'agir pour bousculer la BCE jusqu'à l'obliger à utiliser autrement l' euro : les 60 milliards d'euros qu'elle injecte chaque mois dans le système financier doivent servir à l'emploi, la formation, les salaires, les services publics, la protection sociale, le redressement des potentiels productifs…

*

Car, quels sont les problèmes à traiter en Grèce, comme ailleurs en zone euro ?

*

Il faut répondre aux besoins de développement économique et social durable, culturel et démocratique. Cela nécessite un puissant essor des dépenses sociales et de services publics, au lieu de l'enferment mortel dans le « pacte de stabilité » et l'austérité budgétaire.

*

Qu'est-ce qui s'y oppose ?

*

Ce n'est pas l'euro en soi. Celui-ci est un instrument de mobilisation de l'argent des européens sous la férule, en l'état, d'un système de pouvoirs au service de la domination des marchés financiers, organisé du local et du régional jusqu'aux niveaux nationaux et européen. Il est constitué de la BCE, de la Commission de Bruxelles, des gouvernements européens, des états-majors des multinationales et des banques, ainsi que des majorités politiques à leur service. Supprimer l'euro ne changerait en rien l'orientation de ce système de pouvoirs qu'il faut conquérir à tous les niveaux.

*

Sortir de l'euro permettrait-il d'améliorer les choses ?

*

En aucune façon. La spéculation mondiale s'embraserait, les prélèvements financiers du capital s'envolerait, tandis que la course de chacun contre tous avec les dévaluations compétitives déclencherait une sorte de guerre civile entre européens. Comment peut-on croire que c'est en commençant par se taper les uns sur les autres que l'on arriverait, ensuite, à coopérer ?

*

Par contre, on laisserait passer l' opportunité historique de partager l'énorme capacité de création monétaire de la BCE, infiniment plus importante que celle de chaque banque centrale nationale, pour affronter ensemble, les gigantesques défis communs à venir. On s'interdirait de faire jonction avec les pays émergents pour s'émanciper de la domination écrasante du dollar avec une monnaie commune mondiale de coopération.

*

En fait, le véritable plan B sur lequel il faudrait commencer, sans tarder, à organiser le débat et l'action en coopération c'est celui que nous mettons en avant avec notre proposition, reprise par le PGE, de lutter pour que soit institué un Fonds social solidaire et écologique de développement européen. Géré démocratiquement avec des critères explicites de création d’emplois et de développement des services publics dans chaque pays, il serait financé par la BCE, comme l'y autorise le Traité de Lisbonne (article 123.2). Il émettrait des titres publics que la BCE achèterait avec une partie des 1.140 milliards d'euros qu'elle s'est engagée à créer, le 22 janvier dernier, pour stimuler l'économie européenne et, notamment, une grande expansion des services publics.

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

*

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 15:53
Intervention en Syrie et ailleurs : notions élémentaires de société,  un peu oubliées...

Intervention en Syrie et ailleurs.

Notions élémentaires de société, un peu oubliées.

*

Il ne faut pas confondre notions de société et lois physiques.

La société ne se conforme pas à des lois rigides, elle est humaine avec tout ce que contient d’énigmatique l’humain et son activité, ce qui n’empêche pas, à travers une multitude de données en relations dialectiques, de tenter de s’approcher d’une vision la plus en profondeur possible, des sociétés et de leur « composante » mondiale.

Cette précaution essentielle prise, essayons de rechercher des caractères, des catégories pouvant aider à une compréhension utile et opérationnelle pour agir en santé.

*

Il existe des nationalismes, dans le mouvement des sociétés et leur propre mouvement, qui ne sont pas des fascismes, mais qui peuvent le devenir sous l’effet de circonstances historiques, économiques, politiques…

Des nationalismes « locaux », « régionaux » ont tenté et quelquefois réussi partiellement à s’orienter vers des politiques sociales (avec bien sûr les limites du nationalisme vis à vis de la lutte de classe), entre autre dans des luttes opposant leur impérialisme de dominé à des impérialismes dominants, et à l’impérialisme dominant mondialement (1). Les mouvements de libération nationales, réponse au colonialisme en ont engendré.

Un autre exemple qui nous est proche et qui passe aujourd’hui relativement inaperçu dans la complexité de la lutte contre Hitler et le nazisme et son histoire : les nationalistes d’extrême droite d’avant 1939 se sont divisés en deux camps, l’un du côté de la collaboration de Pétain avec Hitler, l’autre du côté de De Gaulle et de la Résistance. L’exemple du secrétaire de Jean Moulin, Daniel Cordier (comme il l’explique lui-même) chargé du rassemblement des forces résistantes est significatif d’une évolution qui est allé de l’antisémitisme vers son rejet au profit des positions sociales du Conseil National de la Résistance et du gouvernement national, communiste, socialiste, chrétiens de progrès dirigé par le Général de Gaulle.

Ce nationalisme français du Général De Gaulle, s’est perdu dans les illusions d’une collaboration fructueuse possible entre monopoles financiers et industriels d’une part et gouvernement social d’autre part, s’appuyant de plus essentiellement sur ces monopoles, et s’écartant du soutien d’un mouvement populaire revendicatif et de transformation sociale.

La rentrée de Pompidou comme premier ministre, représentant des banques, malgré d’autres qualités humaines et culturelles, a été une étape des illusions et désillusions gaulliennes jusqu’à la démission de 1969 (2), puis les avatars successifs d’une imitation formelle et peu glorieuse, pauvre et dangereuse, du gaullisme et de ses illusions, et leur aggravation de plus en plus extrême-droitière(3) ; puis des alignements généraux, bien que divers, sur le néo-libéralisme et ses régressions sociales et culturelles.

*

Le partage du monde par le capital, sa lutte acharnée, idéologique et militaire, contre les forces saines de transformation sociale et l’élimination physique et morale d’un part de ces forces(4), a suscité la formation de nationalismes locaux correspondant à un état du moment de divers peuples, de leurs forces productives et des substrats et superstrats culturels dans lesquels ces forces productives se mouvaient dans le processus général.

Les interventions impérialistes (5), sous leur dehors humanitaires justifiés mais non poursuivis, continuent de créer des nationalismes locaux. La question de fond déterminant les guerres actuelles est que certains nationalismes correspondent « mieux » aux intérêts de l’impérialisme dominant et d’autres pas…et que l’impérialisme dominant et ses composantes n’hésitent pas à déstructurer des nations entières et le monde. Cette déstructuration, à travers les guerres, les émigrations chaotiques et contraintes (mais voulues quand il est question de main-d’œuvre bon marché), menace la transmission générationnelles des acquis culturels du monde dans leur diversité et multiplicité, et provoque l’acculturation des peuples au profit de la nouvelle culture (en expansion globale et à son paroxysme) du profit capitaliste, le grand et ses miettes clientélistes (6).

*

Ces notions générales ne prétendent régler aucun problème, mais être utiles à la réflexion sur le règlement de ces problèmes. Avec intelligence et force, dans une assemblée avec des représentantes et représentants acquis en majorité, volontairement ou involontairement, au renforcement de la guerre, malgré les échecs d’Afghanistan, de Libye et aujourd’hui de Syrie et d’ailleurs (échec pour la paix, pas pour les profits financiers accaparés par les groupes capitaliste multinationaux), Pierre Laurent, une fois de plus a fait le « CQFD » (7) de la nécessité d’un règlement avec la participation de toutes les forces en présence et impliquées et sous l’égide de l’ONU, ce qui n’est pas impossible ni trop long à atteindre, des conditions existent à condition d’en avoir la volonté. Ceci, sans naïveté, mais avec la certitude que l’effet de groupe à l’intérieur d’entités gouvernementales et institutionnelles et l’effet de groupe entre ces entités elles-mêmes conduit à un emballement dépassant négativement les visions des intérêts égoïstes eux-mêmes, les conduisant à des destructions les menaçant en menacant le monde.

Je mettrais donc, à tort ou a raison un petit bémol au propos de Pierre, en insistant comme lui sur la nécessite de la participation de toutes les forces populaires, et pouvoirs politiques et leur influence présente issue du passé historique tel qu'il a été (8), mais en évitant les jugements publics susceptibles de les écarter et de handicaper un règlement du conflit multiple, ce qui n’est pas du ressort de qui souhaite un règlement politique (9). De justes réserves peuvent devenir une concession inutile aux arguments des dominants s’opposant ou freinant la résolution du conflit.

*

Je voudrais finir en renvoyant à la formidable intelligence d’un Yasser Arafat ou d’une Leïla Chahid dans leur capacité à faire avancer la cause palestinienne en comprenant et les contradictions des gouvernements en présence et les contradictions, mêlées, liées au système de production et d’échange, et les contradictions internes des peuples et entre peuples, issues de leur histoire ; cause palestinienne d’ailleurs au cœur du « conflit du Moyen Orient », que ce soit économiquement, politiquement, et n’en déplaise aux rationalistes étroits, philosophiquement.

Pour vous en faire une idée, vous pouvez lire, sur ce blog, l’entretien réalisé par Leïla Shahid, à l’occasion de sa retraite, après 25 ans de représentation des palestiniens en France et en Europe, dans le journal l’Humanité et ailleurs.

*

Pierre Assante, 16 septembre 2015

*

Notes :

(1)Lénine mettait déjà en garde de ne pas confondre impérialisme dominant et impérialisme dominé. Il mettait en garde aussi par rapport aux conceptions de Staline sur la question des nationalités par un règlement autoritaire et de domination.

(2)Le survol de ces événements est insuffisant et demande plus d’approfondissement. Un ancien ouvrage, « La concentration capitaliste » d’Henri Claude avait donné d’excellents éléments de cette évolution rétrograde.

(3)Parmi ces avatars-ennemis, on peut compter Le FN et le rapprochement d’une partie de la droite dite républicaine avec le FN. Ne pas oublier que le coup d’Etat du 13 mai 1958 (qui remet le général De Gaule* au pouvoir après une décennie d'absence en jouant une deuxième fois le sauveur et en s'appuyant sur un push des généraux à Alger) s’est fait avec le soutien de forces d’extrême droite fascisante qui, en partie, ont animé ensuite la création du Front National actuel qui a eu la triste audace de choisir le même nom que le Front National de la résistance aux Nazi. Il ne faut d’ailleurs pas confondre une masse d’électeurs trompés, comme le fut un moment de son aveu même le secrétaire de Jean Moulin, et les dirigeants du FN actuel, emportés par leur culture conservatrice, leurs conceptions de supériorité élitaire, inégalitaire, dans la guerre contre les pauvres au nom d’un réalisme national qui n’est autre qu’un égoïsme mortifère, s’opposant à toute solution en santé des maladies du monde, du capitalisme mondialisé et informationnalisé en obsolescence. Ils confondent le processus mondial du monde avec celui du capitalisme. Ils dénoncent le capitalisme pour mieux assurer sa poursuite.

* Certes, De Gaulle, comme il l'a dit dans un discours célèbre, n'a pas fait une carrière de dictateur mais a réduit la démocratie avec la constitution présidentielle de la V° République, et ouvert la voie au pouvoir des monopoles, du capitalisme monopoliste d'Etat social aujourd'hui mondialisé et informationnalisé.

(4)En qualifiant de forces saines des forces sociales progressistes, je ne les qualifie pas de forces saintes, de forces infaillibles, mais de forces allant peu ou prou dans le sens du mouvement de progrès de l’humanité, ici et dans le monde et maintenant.

(5)Le mot impérialisme est fort démodé. Pourtant il dit bien ce qu’il veut dire. Il s’agit, entre autre, et pour faire simple de la domination par l’économie dominante (donc économiquement, politiquement, militairement) et de ses intérêts sur des régions, nations du monde. Il fut un temps où les progressistes englobaient dans une politique en santé tout ce qui s’opposait à l’impérialisme dominant, quelles que soient les méthodes et les raisons.

(6)Aujourd’hui les progressistes tentent d’avoir une vision moins réductrice, plus éclairée des événements du monde et de la place qu’ils tiennent dans le processus humain. Mais d’autres, au nom de la clairvoyance et de l’idéal nécessaire à une transformation du monde en santé, mettent dans un même sac dominants et dominés. Certaines alliances sont surprenantes qui renforcent l’impérialisme dominant au nom de cette clairvoyance. Nous sommes bien capables de faire la différence entre un impérialisme dominé et les forces de progrès saines qui s’y meuvent sans pour cela armer l’impérialisme dominant à détruire les entités nationales et la structuration nécessaire des peuples.

(7)« …Le règlement politique auquel la France doit travailler sans relâche ne peut être celui du partage futur des zones d’influence, mais celui d’une reconstruction nationale et démocratique de la Syrie, respectant son intégrité territoriale. Toutes les parties, toutes les puissances régionales, sans en exclure aucune ni la Russie, ni l’Iran, ni la Turquie, ni les monarchies du Golfe. Mais dans ce processus, la France doit porter clairement des objectifs de paix clarifiés… ». Pierre Laurent, 16 septembre 2015 au Sénat.

(8)Particulièrement lorsqu’ils ont représenté, qu’on le veuille ou non, un des peuples menacé par la destruction structurelle et anti-processus d’humanité d’un DAESH (dont l’impérialisme porte essentiellement la responsabilité), ce qui est le cas du gouvernement syrien et du pouvoir personnel d’El Assad, de sa politique relativement laïque qui met en fureur les religieux fanatiques prêts à s’allier avec tout fondamentalisme et instrumentalisant toute opposition démocratique, et qui a, tout en s’assurant son pouvoir, promus des mesures et une relative stabilité de la cohérence sociale. Sous réserve que je ne me trompe pas… .

Est-on sûr que ce pouvoir ait employé les gaz ? Où sont les preuves. On a par contre la preuve que DAEH les produit. Certes les répressions par Assad d’un printemps arabe naissant, d’autre part instrumentalisé, n’a pas aidé à la défense de l’acquis du peuple syrien et encore moins à leur progrès, ni à la défense du régime.

(9)Autre chose est de ne pas cacher les atteintes et répressions quand des forces démocratiques, de transformation sociale en santé en sont victimes, de les soutenir dans le but d’aider aux progrès des nations, du monde, de la production et l’échange en santé des biens nécessaires à la vie humaine. Ceci sans aider involontairement ou pas (mais en faisant appel à la raison tout autant qu’aux sentiments) les forces rétrogrades qui freinent les progrès, ou détruisent systématiquement comme le fait DAEH.

*

Ecouter l'entretien audio de Hisham al Hashimi sur le fonctionnement de DAEH ici

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

*

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 07:05
Fête de l'Humanité 2015
Fête de l'Humanité 2015

Ecoutant les débats de l'immense Fête de l’Humanité (malheureusement boycottée par des médias), je suis enthousiaste des avancées des idées de progrès, aux réponses à la politique d’austérité, à l’avancée de convergences à l’intérieur des diverses façons de voir, de la diversité des opinions et des actions populaires.

*

Dans le même temps je me dis que beaucoup de débats soulignent les besoins de changement de politique, sans toutefois aborder la question des lois du système économique, et de la suraccumulation du capital qui en fait partie et qui telle quelle crée les conditions d’imposer aux politiques cette austérité.

*

La crise de société est totalement liée à la crise systémique de suraccumulation du capital qui assèche le progrès de l'échange et de la production en santé.

*

Aussi je crois que le débat politique, le débat écologique, le débat sociétal et culturel, y compris la question de la guerre ou de la paix, ne peuvent plus contourner, ne peuvent plus échapper, au point où en est arrivé cette crise, à mettre à son menu et au menu du mouvement populaire, la question d’une régulation des mouvements du capital, des transformations politiques et démocratiques des institutions financières locales, nationales et européennes et mondiales dans ce sens, ce qui peut permettre la sortie de crise, partant de la réalité mortifère de la suraccumulation du capital et ses effet sur la vie.

*

La proposition et la mise en place de Fonds Régionaux pour l'Emploi et la Formation (F.R.E.F.) font partie des outils d'une régulation économique en santé.

*

Le débat et le rassemblement sur ces questions sera difficile, c’est une question complexe, nous le voyons aux confrontations à l’intérieur de la gauche, mais nous avons des idées et agissons dans ce sens. La chose se fera et nous avancerons tous ensemble vers de nouveaux progrès comparables à ceux de la victoire contre le nazisme, comparables à ceux de la Libération et ses avancées sociales et culturelles.

*

Pierre Assante, 13 septembre 2015.

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

*

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 05:49

L’Assemblée générale des Nations unies autorise la Palestine à hisser son drapeau devant son siège à New York.

*

A CETTE OCCASION, je reprends cet entretien paru dans l’Humanité du 24 mars 2015 au moment où Leïla Shahid a cessé ses activités officielles après avoir représenté pendant 25 ans la Palestine.

*

Leïla Shahid était à Marseille lors d’une initiative à la Maison de la Méditerranée, le 12 septembre à Marseille, « Les Nouvelles Antigones » (1)....

J’aurais aimé mettre ici la magnifique intervention de Leïla Shahid s’adressant aux femmes méditerranéennes, mais je ne l’ai pas.

*

L’ENTRETIEN du 24 mars 2015 :

Infatigable combattante palestinienne, diplomate hors pair, celle qui pendant longtemps a représenté le visage de la Palestine en France puis auprès de l’Union européenne, Leïla Shahid, cessera ses activités officielles à la fin du mois d’avril. L’occasion de retrouver cette amie de longue date de "l’Humanité", d’évoquer sa carrière et de tirer les leçons du passé pour arriver à construire l’avenir de la Palestine et des Palestiniens.

Après vingt-cinq ans de diplomatie, vous annoncez votre départ. J’imagine que c’est une retraite mais pas un retrait du combat qui a toujours été le vôtre ?

*

Leïla Shahid Il est évident que, après avoir consacré un demi-siècle à la Palestine, je ne vais pas l’oublier ou vivre loin de la cause palestinienne alors que j’ai maintenant soixante-cinq ans. Mais après vingt-cinq ans de travail de diplomate, j’ai envie de revenir à un engagement plus citoyen, qui me donnera plus de liberté de mouvement, que ce soit avec la société civile palestinienne, israélienne ou européenne, avec le monde de la culture, des arts, des femmes, des syndicats… J’ai le sentiment d’avoir fait le maximum de ce que je pouvais faire sur le plan diplomatique, que ce soit en Irlande, aux Pays-Bas, en France, en Belgique ou dans l’Union européenne. Je suis arrivée au bout d’un cycle de ma vie de diplomate que j’ai envie de renouveler en reprenant un travail citoyen. Je ne prends pas ma retraite parce que je me sens vieille. Au contraire, je me sens pleine de vitalité, plus que jamais, pour continuer le combat.

Quel regard portez-vous sur ces vingt-cinq années qui n’ont pas toujours été de tout repos et, en tout cas, loin d’avoir été linéaires?

Leïla Shahid Pour faire le bilan de ces années, vingt-cinq années qui ont englobé le processus d’Oslo, le retour du président Arafat et de l’OLP en Palestine, de l’espoir qui a germé après la reconnaissance mutuelle, il faut prendre du recul. Il faut reconnaître les réalités, bonnes et mauvaises.

Les bonnes, d’abord. Il y a une vraie conquête de l’opinion publique internationale et, plus précisément, européenne. Aujourd’hui, tout le monde connaît le peuple palestinien, reconnaît ses droits légitimes, connaît la solution du problème. Malgré ce que prétend Benyamin Netanyahou, tout le monde sait qu’il n’y a aucune tentative ni de délégitimer Israël ni de le détruire mais, au contraire, de trouver une solution qui sauve les deux peuples. C’est un vrai succès qui n’est pas seulement dû à la diplomatie palestinienne et à la lutte du peuple palestinien. Il est dû, pour beaucoup, à la lutte extraordinaire des amis de la Palestine à travers le monde: les mouvements de solidarité, les collectivités locales et particulièrement européennes qui ont travaillé avec les collectivités palestiniennes, les parlements, les syndicats, les étudiants, les femmes… Des mouvements de solidarité de ce type, on n’en connaît que dans les moments vraiment historiques, comme la guerre du Viêt Nam, la décolonisation en Algérie, la lutte de libération en Afrique du Sud. Qu’on se rappelle de la campagne de boycott de l’apartheid d’Afrique du Sud, qui suscitait moins de controverses que la campagne Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS), en France, où on veut pénaliser les militants courageux en prétendant que ce boycott relève de l’antisémitisme! C’est honteux! C’est un boycott qui montre qu’il y a des méthodes populaires et citoyennes, non violentes, pour condamner des violations évidentes des droits de l’homme. Les citoyens, dans ce cas, sont bien plus courageux que leur gouvernement. Il y a donc un succès réel qui se manifeste par la reconnaissance de la Palestine par 138 États membres de l’Assemblée générale des Nations unies.

Mais il y a les aspects négatifs, les déceptions, dont il faut aussi tenir compte ?

Leïla Shahid Il ne faut pas les oublier car elles doivent nous permettre de repartir sur de meilleures bases. La première chose est d’avoir sous-estimé le fait que, dans un rapport qui est asymétrique entre nous et les Israéliens, des négociations bilatérales, comme c’était le cas pour Oslo, risquaient de devenir des négociations aux dépens de la partie la plus faible. C’est exactement ce qui s’est passé. Je rappelle que l’accord d’Oslo était un accord intérimaire, c’est-à-dire qu’il était spécifié dans le temps. En 1999, devait se terminer la mise en œuvre de la déclaration de principe et de la première phase d’Oslo. C’est une année où nous aurions pu déclarer un État de Palestine car c’est un droit inaliénable qui ne dépend de personne. Nous ne l’avons pas fait car nous avions vraiment cru que nous avions, avec la partie tiers, en l’occurrence les États-Unis, un partenaire sérieux, qui allait suivre la mise en œuvre d’Oslo. Mais en réalité, la mise en œuvre d’Oslo s’est arrêtée avec l’assassinat de Rabin en novembre 1995 parce que les premiers ministres qui lui ont succédé y étaient opposés. Vingt-deux ans après, nous réalisons qu’il faut à tout prix tourner la page d’Oslo parce que les Américains n’ont pas été les parrains objectifs qu’ils auraient dû être et que les Européens ne sont pas parvenus à s’affirmer même s’ils ont été très présents dans tout ce qui est coopération bilatérale avec nous et qu’ils ont contribué à créer les institutions de l’État.

Mais Israël est traité par tout le monde comme un État au-dessus du droit international et aucune sanction (ni politique, ni économique, ni diplomatique, ni commerciale) n’a été prise contre ce pays. Ce qui est scandaleux! Cette impunité totale a créé la frustration, la colère et même la rage qu’on voit aujourd’hui dans le monde entier de la part de ceux qui soutiennent les Palestiniens. Parce que c’est la preuve qu’il y a deux poids, deux mesures. Lorsqu’il y a une occupation qui dure depuis quarante-huit ans, le silence est une complicité. Israël en a profité pour développer sa politique de colonisation avec aujourd’hui 600 000 colons dans les territoires occupés, un mur construit en territoire palestinien, malgré l’avis de la Cour internationale de justice. Et surtout, en faisant en sorte que le territoire sur lequel cet État palestinien doit se construire n’existe plus dans une homogénéité géographique, démographique ou environnementale. En construisant le mur, ils ont séparé Jérusalem-Est de la Cisjordanie, séparé Gaza de la Cisjordanie et, avec les colonies tout autour, ils ont pratiquement annexé Jérusalem-Est.

Il y a bien sûr ce discours, ce leitmotiv si agaçant des diplomates européens et américains qui continuent à parler de deux États, de Jérusalem comme capitale. Mais dans la réalité, il n’y a plus d’espace homogène, ni pour construire l’État palestinien ni pour faire de Jérusalem une capitale de deux États puisqu’elle est pratiquement annexée par Israël. Il y a beaucoup de supercherie et de mauvaise foi dans le discours diplomatique international qui donne l’impression qu’on prend les Palestiniens pour des imbéciles, eux qui vivent dans la réalité des territoires occupés. Nous avons maintenant besoin d’un langage de vérité. Il faut regarder la réalité en face. C’est pourquoi je pense important de soutenir la résilience de la société civile, la capacité de renouvellement extraordinaire de la société palestinienne, face à la démission des États du monde vis-à-vis d’Israël.

La solution à deux États serait maintenant impossible ?

Leïla Shahid Elle peut encore être possible. Tout dépend de la volonté politique de tous les partenaires. Si demain il y a un courage politique au niveau international. C’est-à-dire si les Américains, les Européens et les Arabes se mettent d’accord au Conseil de sécurité pour dire que trop c’est trop, que le gouvernement israélien doit assumer les mêmes obligations que toutes les puissances occupantes dans un conflit armé. De même, le mur peut être déplacé, le siège de Gaza levé et Jérusalem-Est rattachée de nouveau à la Cisjordanie. On peut négocier le transfert des colonies à l’Autorité palestinienne comme logement pour les réfugiés qui rentrent, comme cela avait été le cas à Taba en 2001. On peut arrêter la politique de nettoyage ethnique à Jérusalem… Mais tout cela exige une volonté politique. Ce n’est pas la victime de l’occupation qui peut rétablir un rapport de forces équilibré avec ce premier ministre qui va même avec chutzpah (l’arrogance en hébreu – NDLR) jusqu’à défier les États-Unis dans leur propre Congrès. La communauté internationale porte une grande responsabilité. Étant donné cette impunité totale accordée à Israël par tous les gouvernements en Europe ou aux États-Unis, il n’y a rien qui donne le sentiment au gouvernement israélien qu’il est obligé de respecter le droit, ou qu’il y a urgence. Il n’y a aucune pression, ni politique, ni économique, ni diplomatique, ni militaire. Il va continuer à aller de plus en plus loin, même à appeler à une guerre contre l’Iran. Ne rien faire c’est de la lâcheté, de la complicité, même !

Surtout au vu de la situation régionale, voire mondiale ?

Leïla Shahid À mon avis, on commet une erreur en ne voyant pas l’articulation entre le conflit israélo-palestinien et le reste des conflits dans la région. Nous voyons les forces les plus rétrogrades, les plus violentes, les plus barbares qui sont un peu la conséquence de la stupidité et de la criminalité de la politique américaine en Irak et en Afghanistan. Daesh (« l’État islamique » – NDLR) est sorti des prisons américaines en Irak. Bush a dû reconnaître qu’il n’y avait pas d’armes de destruction massive mais, entre-temps, il a détruit l’Irak et a semé les graines d’une guerre confessionnelle entre chiites, sunnites et Kurdes. Nous n’avons pas les moyens de voir le droit international foulé pas seulement par Daesh mais aussi par Israël. Nous payons le prix de la stupidité américaine mais aussi française en Libye avec une destruction du système politique – non pas que j’aie eu beaucoup d’admiration pour Kadhafi – mais, aujourd’hui, le peuple libyen en paie le prix, de même que les peuples tunisien et algérien. C’est des camps d’entraînement en Libye que viennent tous les terroristes comme ceux qui ont attaqué le musée du Bardo, à Tunis, et des camps d’entraînement du Yémen que viennent les auteurs des attentats de Paris. Malheureusement, je ne pense pas que ce soit les derniers attentats. Le monde a perdu ses repères. Après la guerre froide, les Américains ont pensé qu’ils avaient le droit de déclencher des guerres préventives, des guerres prétendument du bien contre le mal, accompagnées de discours religieux, Bush parlant même de croisades. Les discours que l’on entend maintenant sont les mêmes que ceux de Bush: des guerres préventives des islamistes contre les soi-disant apostats et mécréants en adoptant les thèses néoconservatrices américaines. Nous devons être à la hauteur du défi. Pour les citoyens du monde, il est terrifiant de se demander où les prochains attentats auront lieu, où les prochains bombardements auront lieu. Or, pour combattre le terrorisme, il faut travailler avec les citoyens de ces sociétés, avec les Irakiens, les Syriens, les Libyens, les Yéménites. Ça ne peut pas être une nouvelle guerre coloniale. Avec leur coalition, ils pratiquent le néocolonialisme qui n’emploie que des méthodes militaires et qui, au lieu de combattre le terrorisme, le nourrit. Ils n’ont aucune vision politique de ce qu’ils doivent faire. Au lieu d’envoyer un message qui pourrait être salvateur dans cette région du monde si déchirée depuis un demi-siècle, ils mettent de côté le conflit israélo-palestinien comme si cela n’avait aucune incidence sur ce qui se passe. Or, s’il y a une question dans toute cette région qui peut avoir un effet positif si elle est résolue c’est la question israélo-palestinienne. Si le droit international est appliqué, si la justice règne, si la solution de la coexistence devient une réalité, la haine, la rage et la violence s’apaiseront. Il existe des instruments diplomatiques et politiques qui nous épargneraient les solutions militaires actuelles. Comment se fait-il qu’on ne les emploie pas ? Pourquoi n’utilise-t-on pas le chapitre VII de la Charte de l’ONU pour que les décisions du Conseil de sécurité soient appliquées comme on l’a fait en 1991 pour la guerre du Golfe ? Le peuple palestinien serait-il un peuple qui n’aurait pas droit, qui ne serait pas protégé par les Conventions de Genève, qui n’aurait pas le droit de revendiquer son appartenance à l’humanité ? 194 pays pourraient reconnaître la Palestine, mais tant qu’il restera un soldat israélien en territoire occupé, la paix n’existera pas. Il est temps maintenant de mettre fin à l’occupation militaire et de lever le siège de la bande de Gaza.

Vous avez souvent été l’invitée de la Fête de l’Humanité. Quel souvenir en gardez-vous ?

Leïla Shahid Le plus beau! Je suis venue presque chaque année depuis que, étudiante, je suis arrivée en France en 1974. Et je serai à la Fête de l’Humanité en septembre prochain

Entretien réalisé par Pierre Barbancey

*

Une carrière de diplomate Un appel au courage politique
Née en 1949 à Beyrouth, Leïla Shahid a été déléguée générale de Palestine en Irlande, aux Pays-Bas et en France, puis est devenue ambassadrice de Palestine auprès de l’Union européenne, du Grand-Duché de Luxembourg et de la Belgique. Nommée par Yasser Arafat, elle avait été la première femme palestinienne à accéder à ce poste en 1989. En 1982, elle s’était rendue avec Jean Genet dans les camps martyrs de Sabra et Chatila au Liban, dont il avait tiré le Captif amoureux et Quatre heures à Chatila. Elle-même est mariée à l’écrivain marocain Mohammed Berrada.

*

(1) Ecritures contemporaines de femmes en Méditerranée Rencontres - Débats - Concerts avec SYLVIE PAZ, chanteuse hispanique, Perrine Mansuy, pianiste de jazz, Naïssam Jalal, flûtiste aux influences multiples, Ipek Ipekçioglu, célèbre DJ berlinoise et Anne-Laure Bourget aux percussions :

https://youtu.be/BMy5n2KCbvU?t=23

La comédienne libanaise Darina Al Joundi a accompagné les musiciennes et lu des écrits de blogueuses et poétesses de Méditerranée.

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

*

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Voir les commentaires

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 12:27
Pierre Laurent et Christian Piquet.
Pierre Laurent et Christian Piquet.

JULIA HAMLAOUI, VENDREDI 11 SEPTEMBRE, 2015

L'HUMANITÉ.

*

La direction du Parti communiste, réunie jeudi à Paris, a convoqué son prochain congrès du 2 au 5 juin 2016 avec à l’ordre du jour la réécriture de son projet de société, ses transformations internes et 2017.

*

La rentrée à peine sonnée, c’est déjà une année chargée en débats et mobilisations qui s’annonce pour les communistes à en croire leur direction réunie, jeudi à Paris, pour un conseil national (le parlement du PCF). Après avoir validé à l’unanimité l’arrivée au sein du parti des membres de la Gauche unitaire de Christian Picquet (lire sur l’Humanité.fr), celui-ci a officiellement convoqué le 37e congrès du PCF, fixant sa date du 2 au 5juin 2016. À l’ordre du jour de ce rendez-vous, Jacques Chabalier, membre de l’exécutif en charge d’introduire les débats de jeudi, a listé trois points: «porter une ambition de transformation sociale» avec un travail sur le projet de société défendu par les communistes qui a déjà commencé et qui doit faire l’objet d’une «convention national» au printemps; «décider des transformations audacieuses du parti» et de son fonctionnement; «travailler (à la) démarche, (aux) objectifs et (à la) méthode (du PCF) pour affronter les échéances politiques de 2017». À cet égard, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a estimé en début de semaine que «François Hollande et Manuel Valls conduisent la gauche à la défaite. Nous devons construire une autre voie qui peut conduire un véritable projet de gauche à la victoire en 2017», a-t-il prévenu.

Lancement de la campagne des régionales

Comment y parvenir? La question compte parmi les «interrogations légitimes » sur lesquelles les communistes auront à se pencher en prise avec l’actualité, à commencer par la « crise grecque », a souligné Jacques Chabalier jugeant que «l’alternative à l’austérité en Europe est un élément indissociable du sens de (la) bataille politique (du PCF) en France». Si, régionales obligent, la «préparation active» du rendez-vous de juin ne devrait être lancée qu’à un prochain conseil national prévu les 16 et 17 janvier, les militants semblent déterminés à conduire le débat sans attendre.

Dès ce week-end, à la Fête de l’Humanité, la réflexion s’engagera, notamment sur l’alternative en Europe.

Mais le rendez-vous du Bourget sera aussi «celui du lancement public de (la) campagne (du PCF), nationalement et dans les régions» en vue des échéances de décembre, selon Jacques Chabalier. Alors que dans nombre de régions, les discussions avec ses potentiels partenaires (du Front de gauche, d’Europe Écologie-les Verts…) se poursuivent, parfois avec difficultés, le PCF a défini, jeudi, ses trois axes de bataille: «un nouveau développement créateur d’emplois contre l’austérité», «la promotion des services publics», et «l’égalité des territoires et la démocratie citoyenne». Le tout avec l’objectif, a insisté Pierre Laurent, de «battre la droite et l’extrême droite qui rêvent de grand chelem». Une initiative nationale est également prévue le 17 octobre alors que l’ambition affichée est de parvenir à boucler l’ensemble des listes pour la fin septembre.

D’ici là, de nombreuses batailles s’annoncent : la mobilisation face à l’offensive du gouvernement contre le Code du travail, avec, notamment, un rendez-vous le 6 octobre qui réunira spécialistes du travail, syndicalistes, responsables politiques ; la situation des migrants avec la volonté du PCF, au-delà des actions immédiates, de faire de la Journée mondiale pour la paix, le 21septembre, une grande journée de solidarité ; ou encore «l’ambition de gagner un accord qui réponde à l’urgence» lors de la conférence climat de la fin de l’année avec des mobilisations autour de l’avenir du ferroviaire ou encore de l’agriculture.

*

Photo : Pierre Laurent et Christian Piquet lors d'un débat à la Fête de l'humanité 2012.

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

*

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 07:34
Débat avec un ami italien engagé dans la lutte sociale et ouvrière...

à RODOLFO X.

*

Amico mio, ne prends pas ça comme une leçon du professeur à un élève, mais comme un échange de point de vue :

*

Fuir le système parce qu’il nous déplait n’est pas la solution pour le combattre.

*

Cela peut sembler plus efficace et correspondre mieux à nos profond sentiments de rejet de la politique du capitalisme, de l’U.E., mais cette réaction sentimentale nous écarte de l’essentiel : combattre le système financier local, national et international, même si la route est longue et difficile, et même si l’on n’est jamais sûr de gagner une bataille, surtout de cet ordre.

*

Marx, déjà, lors de la Commune de Paris avait dit que l’erreur essentielle c’était de n’avoir pas pris la Banque de France pour couper les moyens au gouvernement versaillais.

*

Le chemin apparemment le plus facile, c’est celui suivi à l’époque par ceux qui ont dissout le PCI, pour faire un « grand parti démocratique italien » : on voit le résultat obtenu aujourd’hui.

*

Le PCF qui s’est maintenu en vie a pu contribuer à la création du Parti de la Gauche Européenne et le groupe GUE, avec lequel les italiens eux-mêmes, avec la « Liste Tsipras », ont obtenu des élus aux dernières élections européennes, par exemple.

*

L’Europe fédérale et des régions centralisatrice et autoritaire, au service de la finance, et employons le mot exact, du capital en crise qui met toute la société en crise, cette Europe existe déjà, le traitement vis-à-vis de la Grèce l’a prouvé, et les "réformes" du travail, de l’école, etc. le démontrent aussi.

*

Je ne reviens pas sur le contenu de l’intervention de Dimicoli au C.N. du PCF du 10 septembre 2015 (Qui n’est pas la sienne à titre strictement personnel, mais déjà contenue en partie dans l’orientation économique du PGE et surtout issue en plus grande partie encore de l’orientation de la Commission économique du PCF), qu’il faut encore approfondir, il ne peut qu’être la conclusion de mes propos ici.

*

Cette orientation a déjà produit des batailles justes et efficaces.

*

« L’échec grec » c’est aussi, paradoxalement et contradictoirement le résultat de la montée des luttes populaires et ouvrières que cette orientation économique du PGE contre la politique de la « Troïka » (Commission UE, BCE, FMI) a permis, car cet « échec » qui a donné quand même une (peut-être) possible bouffée d’air à Syriza et aux grecs (et aux européens) pour la suite des luttes, n’est qu’un moment de cette montée qui se poursuivra si nous ne suivons pas des chemins à la fois sectaires et opportunistes que des mêmes leaders qui votèrent autrefois pour le traité de Maastricht veulent nous faire prendre, honnêtement ou pas, mais quelquefois dans leur paysage intérieur, avec la boussole de leurs ambitions personnelles, ou justes, ou pas justes comme ce fut le cas, de façon plus grave pour les leaders (et frères-ennemis) de la création du PDS, puis du PD en Italie.

*

Car enfin l’ostracisme d’hier et d’aujourd’hui envers le communisme n’est pas seulement une légitime et juste méfiance contre le stalinisme, ça une telle méfiance se comprend et se justifie. Mais l’ostracisme envers le communisme reflète aussi une croyance dans une incapacité des communistes à agir contre le système et de rassembler dans la lutte au quotidien et dans des projets opérationnels. En quelque sorte, ils attribuent aux communistes leurs propres défauts, sans voir l’apport qui est celui des communistes en matière de changement ici et maintenant, ce qui ne les empêche pas d’enfourcher les arguments des communistes quand ceux-ci deviennent évidents pour qui suit sérieusement les évènements

*

Alors, pourquoi faire des alliances avec ces leaders issus de la social-démocratie et passés à l’opposition? Parce que dans le chemin politique il est toujours besoin de faire des bouts, grands ou petit (et même possiblement jusqu’au bout) d’un chemin commun vers un but à distance encore confus, avec ceux qui n’ont pas, à tort ou a raison, la même expérience de la lutte de classe, ou une toute autre expérience sociale, politique, philosophique, culturelle, et ses points de rencontre ; faire des bouts de chemin avec tous ceux prenant conscience de la nécessaires bataille contre l’austérité, mais gardant en partie leur analyse de fond précédente qui fait la différence légitime avec un communisme pratique et idéologique passant par un processus graduel et radical auquel « je crois », comme dans toute histoire humaine, avec ses continuités et ses « sauts ».

*

L’histoire humaine est faite de passé, de quotidien et d’imagination du futur.

*

Cette imagination est diverse, mais la réalité de la POLITIQUE DES INSTITUTIONS FINANCIERES AUJOURD’HUI EST une réalité, pas une imagination. Et cette politique financière est plus puissante contre les peuples et les nations que ne fut puissante l’armée versaillaise contre la Commune de Paris de 1871, pour ne citer que cet évènement important.

*

C’est dire la difficulté du combat pour sortir de la crise de croissance de l’humanité induite par le processus non de la mondialisation informationnalisée en soi mais du capitalisme mondialisé informationnalisé qui l'a permise, ses institutions et son organisation du travail, de la production.

*

Difficulté à surmonter, par l’action, la volonté, les choix.

*

Je continuerai de me battre, calmement et démocratiquement, avec ma faiblesse et ma fatigue de vieillard, dans la direction résumée par Dimicoli, dont je t’ai fait part, qui n’est pas la sienne à titre personnel, mais en partie du PGE et surtout de la Commission économique du PCF.

*

Baci e Abbracci. Un caro saluto.

*

Pierre, 12/09/2015 06:27:19

*

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

*

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 09:13
Cliquez sur la photo et écoutez, si le cœur vous en dit...

ah qu’importe la césure et la rime aux mots que j’écris

*

ah qu’importe la césure et la rime aux mots que j’écris

toi qui vécut cent fois et mourut et sua sur ta propre poussière

et qui fut à souffrir à aimer à haïr simplement pour ma vie

je demande pardon aujourd’hui par ma voix de ta propre misère

*

ah tout ce temps passé pour cet instant présent

tous ces rêves perdus pour fabriquer mes rêves

tous ces chagrins flétris pour ces chansons d’antan

et tous ces arbres morts pour ces gouttes de sève

*

quel malheur cet espoir sans fin sans issue sans recours

ah frère que sur toi tombe enfin une larme un sourire une flamme

une flamme à la douceur triste et forte un frôlement de l’âme

une femme un abri un silence un ciel bleu un amour

*

1965

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

*

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante - dans POEME
commenter cet article
9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 11:18
ELECTIONS REGIONALES, FREF (Les FREF, qu'es aquò ?), SOCIETE, TRAVAIL.  …Elémentaire mais pas évident…

ELECTIONS REGIONALES, FREF, SOCIETE, TRAVAIL. …Elémentaire mais pas évident…

Les FREF, qu'es aquò ?

*

Nous n’existons que dans et par la société.

*

Et même si tu t’installes dans une ile déserte où trouver à survivre, tu ne le pourras que parce que la société, partant de tes aptitudes t’en a déjà donné les capacités et les moyens.

*

Ainsi les moyens de production et d’échange « en grand » des biens nécessaires à la vie humaine, et que l’on ne trouve pas dans une ile déserte, dépendent de chacun.

*

Ainsi, lorsque la gestion de l’outil d’échange qu’est la monnaie, tombe dans les mains, sous la dictature d’une extrême minorité qui s’en sert pour maintenir son pouvoir et ses privilèges exorbitants qui s’en suivent, la conséquence (1) en est que la masse subalterne de la population voit la satisfaction de ses besoins diminuer (2).

*

Le pouvoir sur la monnaie, et donc sur les banques (3) et les institutions financières, est donc la première tâche d’un mouvement de libération des couches subalternes (4), ouvriers, travailleurs et population ruraux, employés, cadres, enseignants, travailleurs intellectuels…, n’en pouvant plus, pestant et manifestant, mais non encore organisés politiquement (5).

*

Dans le cadre des élections régionales de décembre 2015, les économistes communistes du PCF proposent la création et l’extension de FREF, FNEF, FEEF, (Fonds Régionaux, et à tous les niveaux -national, européen etc.- pour l’Emploi et la Formation), première prise de pouvoir sur l’argent, alliant autogestion et cohérence globale et libération de l’initiative de la personne au travail.

*

Encore une institution bien compliquée me direz-vous ? Non, si nous avons compris le rôle de l’argent dans notre système social et les transformations à apporter à ce système, comme « l’échec » provisoire de la Grèce (mais aussi la bataille que Syrisa et que le peuple grec poursuit en s’étant donné un peu d’air) et le besoin de plus d’action populaire au niveau national et de toute d’Europe l’a démontré, nous comprendrons aussi que les FREF devraient être la préoccupation première des élections régionales pour répondre aux listes de légitimes revendications et à leur financement progressif et radical.

*

Sur le site d’ECO & PO, et sur ce blog, vous trouverez plus d’éclaircissements sur ces FREF et sur le besoin de leur création (6). On ne vous en parlera pas dans les « grands médias », alors profitez-en…

*

Pierre Assante, 9 septembre 2015.

*

(1)…et non la cause, la cause étant en dernière instance les lois-tendances du système de production et d'échange obsolète A-M-A', la suraccumulation-dévalorisation du capital au centre de la crise "matérielle et morale".

*

(2)…et la société s’appauvrir globalement. D'une façon relative ou absolue, tout dépend du niveau du processus et des réponses données.

*

(3) …faute de contrôle populaire politique, les outils d’échange et des choix économiques répondant aux besoins humains est entre leurs mains, la bataille de la Grèce éclaire cette réalité. Le pouvoir sur l'outil d'échange et ses choix d'utilisation se pose évidemment à « tous les niveaux », et de façon complémentaire, dans les collectivités territoriales, en commençant par les Communes, la Nation, l'Europe (BCE etc.), le monde (FMI).

*

(4) …petites et moyennes, donc la majorité).

*

(5) …Ou du moins insuffisamment, trop minoritairement. La démocratie du travail, le « que, quoi, comment produire" utilement et sainement en dépend. L’Europe fédérale centralisée et sa dictature financière, comme l’Europe des (grandes) régions (« réformeS » actuelleS des institutions et du code du travail répondant aux besoins du capital) existe déjà bel et bien dès aujourd’hui (les décisions politiques et économiques prises au sommet sans démocratie le montrent). L’Europe fédérale des nations peut exister, cela dépend du niveau des luttes politiques populaires.

*

(6) …Quel travail me direz-vous ! Est-ce possible ? En 1788, qui pensait que la monarchie allait tomber, et se développer, s’installer avec le temps, un autre mode de production et d'échange (mais devenant aujourd'hui obsolète, le processus social et productif capitaliste mondialisé et informationnalisé réclamant un niveau supérieur concerté d’organisation et de conscience) ?

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

*

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 11:17
« GRÈCE, élargir la brèche, refonder l’Europe »  Ouvrage collectif sous la direction de Frédéric Boccara, Denis Durand  Préface de Pierre Laurent.

Ce livre sera disponible sur la Fête de l'Humanité au stand d’Économie et Politique au Village du Livre. Son prix est de 5 euros.

*

« GRÈCE, élargir la brèche, refonder l’Europe »

Ouvrage collectif sous la direction de Frédéric Boccara, Denis Durand

Préface de Pierre Laurent

Auteurs : Joachim Bischoff, André Chassaigne, Yves Dimicoli, Jean-Marc Durand,

Pierre Ivorra, Patrick Le Hyaric, Yannis Milios, Bruno Odent, Francis Wurtz

Ouvrage coordonné par Catherine Mills et Frédéric Rauch

Cet ouvrage est un outil pour le combat, avec les Grecs, pour refonder l'Europe. La victoire électorale de Syriza en janvier a ouvert une brèche dans le mur de l'austérité. Le "coup d’État" du 13 juillet a révélé à beaucoup la violence des forces qui s'opposent à toute alternative en Europe. Elle a permis aussi d’identifier les verrous majeurs : au premier rang d’entre elles, la BCE !

Pourtant, il y a une alternative ! C'est ce que montrent les documents, les analyses et les propositions réunis dans cet ouvrage en prenant appui sur ce qui bouge et rassemble dans la conscience des peuples européens. Le cas de la Grèce montre que la question la plus décisive est de développer les pays et les peuples dans toute l’Europe avec son double enjeu : les services publics et l’emploi des entreprises pour une autre production au Nord comme au Sud. Donc des dépenses nouvelles.

Mais la BCE, pointe avancée du système de pouvoirs, s’y oppose de toutes ses forces avec ses critères au service des marchés financiers et des profits. Pourtant, elle émet l’argent des européens… « Où va l’argent ? » peut vraiment devenir une question décisive en Europe. Cela dépend de la bataille qui sera menée. Lutter pour prendre le pouvoir sur l'utilisation de l'argent de la BCE et des banques, et faire de l’euro un autre euro pour l'emploi et les services publics constitue un vrai "plan B", non pas des formules miracles pour esquiver la dureté du combat mais des enjeux de luttes pour aujourd'hui.

A travers les différents textes l’ouvrage met particulièrement en avant la proposition radicale de créer un Fonds européen de développement social et solidaire, intercalé entre la BCE et les États. Il financerait les États à taux proche de zéro pour développer les services publics. Pour les auteurs, cela peut devenir une revendication populaire. Cette bataille non encore menée est celle, disent-ils, qu’il faut organiser en grand pour commencer à changer radicalement et concrètement l’Europe en développant la mobilisation européenne qui a commencé à se faire jour et en l’orientant face à la BCE pour une autre utilisation de l’euro, argent des européens.

Ce livre sera disponible sur la Fête de l'Humanité au stand d’Économie et Politique au Village du Livre. Son prix est de 5 euros.

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

*

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 11:19
Yves Dimicoli. Des régions à l’Europe, utiliser l’argent autrement

Des régions à l’Europe, utiliser l’argent autrement

Par Yves Dimicoli

*

L’été a été chaud à tous points de vue. La rentrée sociale pourrait l’être aussi et peser lourd pour les élections régionales, en décembre prochain.À l’heure où les régions vont jouer un rôle beaucoup plus décisif dans l’utilisation de l’argent, en France et en Europe, il faut, en effet, barrer la route à la droite et à l’extrême droite qui, surfant sur le désespoir et la colère engendrés par le social-libéralisme, comptent accentuer l’austérité au niveau régional. Il faut créer les conditions pour que soient mises en oeuvre, dans le maximum de régions, des politiques publiques de gauche permettant d’organiser la résistance et de commencer à changer l’utilisation de l’argent en écho aux attentes sociales et pour préparer les échéances suivantes.

Il y a besoin d’un puissant mouvement populaire, portant des exigences précises susceptibles d’être relayées dans les institutions par des élus soucieux d’y répondre. Plus que jamais, donc, il faut conjuguer luttes, avancée d’idées nouvelles et élections. Aujourd’hui, les aspirations progressistes buttent sur le manque de perspectives leur permettant de surmonter le double obstacle sur les moyens financiers (l’argent) et les pouvoirs (la démocratie).

Il ne saurait donc être question de se laisser paralyser dans d’interminables débats et manoeuvres de sommet pour la recherche préalable d’alliances électorales étroites, au détriment de la bataille d’idées sur le terrain, avec des propositions précises, nécessaire à la promotion de larges listes de rassemblement citoyens avec le PCF et le Front de gauche.

SUITE SUR CE LIEN ICI

Lire la suite de l'éditorial d'Yves Dimicoli

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

*

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 20:32
Pierre Laurent, "Face à ce que l'on appelle le drame des migrants, en réalité le drame de centaines de milliers de réfugié-e-s qui fuient la guerre, le chaos, et la misère, notre colère et notre émotion sont immenses. Pour les communistes, la première des urgences..."

Déclaration de Pierre Laurent

Secrétaire national du PCF, président du Parti de la Gauche Européenne

lors de la 31ème édition de la fête des communistes de Béziers-

en résistance à la haine du FN- samedi 5 septembre 2015

Face à ce que l'on appelle le drame des migrants, en réalité le drame de centaines de milliers de réfugié-e-s qui fuient la guerre, le chaos, et la misère, notre colère et notre émotion sont immenses. Pour les communistes, la première des urgences est sans tergiverser la solidarité et le devoir d'accueil.

Tous ces derniers mois, souvent bien seuls parmi les formations politiques, nous avons combattu des discours pleins d’égoïsmes et de haine, en exigeant le changement de politique de la France et de l'Europe. J'avais alerté, après la visite des camps de réfugiés près de Kobané, à l'automne 2014, sur la détresse de ces milliers de réfugiés alors entassés dans ces camps sans aucune aide internationale. Nos appels sont restés lettre morte. Nous dénonçons depuis des mois la construction de murs tout autour de l'Europe forteresse, des murs en durs, et des murs dans les têtes, un dangereux cocktail de haine et de fils barbelés. Et nous avons sans cesse questionné : quel monde inhumain sommes -nous en train de construire ?

Aujourd'hui, enfin, grâce à l'engagement citoyen devant l'insoutenable, grâce aux initiatives de nombreuses forces démocratiques en Europe, grâce à l'engagement du Pape et au changement de posture de certains États Européens, les verrous de l'égoïsme sont en train de sauter. Nous saluons le réveil des consciences, et toutes celles et tous ceux qui en sont les artisans. Le temps a été trop long, il a coûté trop cher en vies humaines : 29000 morts en Méditerranée et aux portes de l'Europe.

Aujourd'hui la France doit s'engager en actes et pas seulement en mots. Nous demandons que notre pays :

- respecte la convention de Genève sur les réfugiés et mette aux normes du Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU des centres d'accueil en doublant leurs capacités.

- mette en place des dispositifs de soutien médico-social, des parcours d'insertion professionnelle et de scolarisation des enfants dans le respect des droits des enfants tel qu'il est défini par la convention de l'ONU

- soutienne la mise en place du réseau des villes solidaires lancé par la mairie de Barcelone et les villes françaises qui s'y engagent

-remette à plat les politiques de visas de l' UE et demande l'abrogation de la directive de Dublin

- dote de nouveaux moyens Frontex pour assurer un accueil digne des migrants avec la mise en place de parcours plus sûrs.

Les élus communistes, les villes à direction communiste, qui ont une grande tradition d’accueil des réfugiés et migrants et ont déjà pris de nombreuses initiatives ces derniers mois, vont s'engager avec plus de force encore dans ce devoir de solidarité, en faisant partager leurs expériences.

J'appelle tous les communistes français à s'inscrire dans toutes les initiatives citoyennes, locales, départementales, régionales, nationales et internationales de solidarités concrètes. La fête de l'Humanité s'annonce comme un grand moment de mobilisation.

Nous exigeons également de la France qu'elle cesse d'alimenter les logiques de guerre qui sont à l'origine des terribles drames et du chaos que fuient ces réfugiés. La France semble s'engager dans une nouvelle escalade sans aucun mandat de l'ONU, tandis qu'elle reste silencieuse face à la répression du gouvernement Erdogan contre les kurdes. La France doit d'urgence prendre de nouvelles initiatives pour des solutions de paix dans toute la région. La France, dont la responsabilité est engagée dans la déstabilisation de la Libye et les engrenages guerriers de la région, doit changer la nature et les objectifs de son engagement.

Le 21 septembre est la journée mondiale pour la Paix. Cette année, nous appelons à en faire une grande journée d'actions et de mobilisations, pour la Paix, la solidarité avec tous les migrants, dans tout le pays.

Face à la tragédie inhumaine que nous vivons, les communistes se sentent pleinement engagés pour la paix, contre la guerre et la barbarie, pour la solidarité et l'accueil des réfugiés dans notre pays, la France.

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

*

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 09:17
CORPS-SOI, Yves SCHWARTZ.

« …Corps-soi », oui. C’est clair que la dimension « corps » est importante pour ce que je viens de dire, parce que c’est un des éléments qui nous permet de sortir des objectivations trop faciles.

Le corps est, une fois de plus ce qu’il y a d’énigmatique et qu’on ne peut objectiver, cerner ni dans la claire conscience, ni dans le débat subjectif communément entendus. Mais précisément, l’extraordinaire complexité de ce qui se joue, de ce « destin à vivre », tient pour moi au fait que le « corps-soi » est un élément de transgression.

Je dis cela par rapport au débat philosophique. Lorsque la philosophie s’est confrontée au « faire industrieux », elle s’est interrogée, même si cela n’a pas été une question centrale pour elle : comment l’humanité fabrique-elle ? Le problème, c’est que la philosophie a beaucoup fonctionné (pour des raisons qu’on peut très bien comprendre) avec des facultés distinctes : il y a l’entendement, il y a la raison, il y a la volonté, et puis il y a le corps. Il y a les passions du corps et, pour arriver à y voir clair dans le vrai, le bon, le bien (ce vers quoi tend la philosophie, c’est naturel), il a fallu sérier des facultés ou des « sièges ». Par exemple, il y a le siège de l’âme pour Descartes. Toute la philosophie a fait un effort de clarification et donc de séparation des facultés, des pouvoirs dans l’être humain.

Or ce qui est profondément comme un défi philosophique concernant l’activité, si on la prend telle que nous la voyons ici, c’est qu’elle nous oblige à transgresser tout cela : il n’y a pas d’échappatoire ! Elle transgresse tous les sièges : aussi bien entendement, volonté, raison, que passion ; passion et action, passion et « pratique », c'est-à-dire action morale. C’est cela qui est fascinant et je pense que c’est pour cette raison que la question de l’activité ouvre un dialogue très fort avec la tradition philosophique.

L’activité plonge ses racines, ou son travail, dans le plus obscur du corps, le nôtre. Et d’un autre côté, elle a à voir avec ce qu’il y a de plus culturel, de plus historique, de plus moral (au sens de la philosophie pratique, ou de l’éthique).

Si l’on voulait peut-être synthétiser ce que recouvre le corps-soi, on durait qu’il n’y a pas de seuil :

1) On a un niveau du soi qui….…. »

*

Yves Schwartz, « Travail et ergologie. Entretiens sur l’activité humaine 1 », page 196, 2003, Ed. Octarès.

*

ARTICLE A METTRE EN RELATION AVEC LES CITATIONS DE VYGOTSKI PRECEDENTES :

http://pierre.assante.over-blog.com/2015/08/lev-vygotski-1932-les-voies-par-lesquelles-cet-enseignement-polytechnique-agit-en-unifiant-l-activite-pratique-de-l-enfant-avec-l-as

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

*

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 20:14
Revue du projet N°49
Revue du projet N°49

Réflexion lapidaire et sans doute à l’emporte pièce, parce que rassemblant peut-être mal des données forts diverses, que je publie sans l’avoir suffisamment travaillée, affinée, corrigée intellectuellement et littérairement, si possible … ? Quelle part de sentimental et de rationnel dans cette réflexion hasardeuse, mais que j’espère non dangereuse parce que non ségrégative dans les opinions légitimes de chacun ? À considérer comme un brouillon sur lequel réfléchir :

******

Le christianisme est une formidable révolution dans l’Empire Romain, justement au moment de la fin de la République Romaine et du début de la prospérité de l’Empire Romain, malgré les inégalités, les injustices et la crise, crise qui cohabite avec cette prospérité de la société esclavagiste centralisée. Crise qui cohabite de son origine à la fin de la société esclavagiste, comme elle cohabite(rait) de l’origine à la fin de la société capitaliste de par les contradictions du système qui en appelle un autre en s’aggravant dans l’obsolescence finale.

L’Islam nait dans le « vide relatif » laissé par l’effondrement de l’Empire. Il naît du commerce oriental terrestre renouvelé plutôt que du commerce maritime de l’antiquité grecque et romaine, qui se poursuivit toutefois et que l’expansion de l’Islam géographique et politique va récupérer massivement et dont sa culture scientifique et philosophique vont se nourrir.

Il est toutefois, pour caricaturer, un « mixe » du code babylonien et du code marchand en expansion, développement, puis rigidification, il a quelque chose du « non humanisme » de la société marchande comme le christianisme récupéré très rapidement (avec lequel il fut, est en compétition) et de façons diverses par les classes dominantes.

L’Islam hérite donc plutôt, à l’origine du non-humanisme de la société marchande dont l’idéologie s’est développée sur la base de la morale de l’échange marchand, de l’argent, à la différence de l’influence philosophique grecque dont les premiers et formidables pas n’ont pas encore été mangés par une domination de classe marchande, mixte de la morale guerrière « chevaleresque » antique , de la morale d’expansion maritime exploratrice, découvreuse et guerrière, prémices d’une Renaissance moderne et ses échos de la morale d’expansion maritime exploratrice, découvreuse et guerrière (La renaissance du classicisme en témoigne-t-elle ?).

Ne pas oublier que la Révolution Athénienne et son contexte général grec antique nait de l’opulence marchande méditerranéenne mais aussi de la révolte de la misère des paysans libres endettés et réduits en esclavage face à et par l’aristocratie terrienne esclavagiste, révolte récupérée par les marchands et les artisans à travers les belles constitutions de Solon et Clisthène et entre autre l’organisation des Dèmes et Phylés régulant pendant un siècle les conflits de diversité d’activité spécifique (mais pas de classe). L’idéologie et la philosophie y trouvant des conditions « d’équilibre » des forces sociales favorable à une liberté relative. Cet équilibre très relatif des forces en présence (Bourgeoise locale marchande montante et féodaux et société rurale) se retrouve par exemple dans la société occitane du « Comte de Toulouse », pré-renaissantesque…

Le christianisme renait de ses cendres et à son origine chaque fois que la domination de l’ancienne classe commence à devenir obsolète (celle de la féodalité par exemple à sa fin), trouve une centralité et une centralisation du système dominateur (l’aristocratie centralisée, de pouvoir absolu par exemple, aujourd’hui de capitalisme monopoliste mondialisé), se croisant avec une classe montante possiblement-futurement dominante (la bourgeoisie marchande du moyen âge puis la bourgeoisie productive du règne de Louis XV par exemple).

La Renaissance du XV° siècle fournit un exemple avec la montée de la revendication des droits bourgeois de la Personne dans et avec la traduction de la Bible, la révolte des paysans qui s’y greffe, et la répression des Princes qui la « recadrent ». C’est là une illustration des différences dans les conditions de naissance du christianisme et de l’Islam, de leur développement, de leur éloignement de leurs origines respectives et des différences que leurs conditions de naissance induisent (non automatiquement) sur leur développement.

La crise d’aujourd’hui, du capitalisme monopoliste internationalisé, mondialisé, de la révolution scientifique et technique de l’informationnalisation, de sa mondialisation généralisée, si elle ne peut reproduire le passé des religions, contient ce passé et ses origines.

Une origine contenant une expansion philosophique et-ou une expansion militaire ne peut répondre aux conditions modernes, nouvelles des forces productrices, de la même façon. Même s’il n’y a pas d’automatisme entre état historique des forces productrices et type de société, il n’y a pas de neutralité entre les deux (forces productrices et type de société), cela me parait évident. Les différences d’origine peuvent induire des caricatures plus ou moins menaçantes du passé coexistant dans les conditions nouvelles. Elles peuvent aussi induire des éléments de modernité progressiste relative (La théologie de la Libération, d’ailleurs bien en difficulté avec les précédents Pontifes) coexistant avec des forces nouvelles de la transformation sociale progressiste, tant que celles-ci (les forces communistes organisées et leur influence dans la vie pratique et des idées par exemple) sont encore trop faibles pour s’affirmer dans la pratique, dans la réalité.

Encore trop faible pour s’affirmer dans la pratique, dans la réalité, ce que nous rappelle ce 4 septembre et le long balbutiement de la démocratie et république bourgeoise, ses progrès productifs populaires et ses répressions ouvrières et populaires, contradictoirement et effectivement, balbutiantes en 1870 à l’instar des forces communistes aujourd’hui ….

Ne pas oublier non plus qu’Islam et Christianisme héritent de la zone de passage de l’expansion de l’espèce humaine de l’Afrique dans le monde, du croissant fertile lieu de naissance de l’agriculture puis et des Cités-Etats à la suite de l’accumulation marchande.

Le premier dans un moment de dépression du pouvoir et de dépression de la mondialisation antiques, le second dans sa pleine expansion économique et intellectuelle grecque et romaine. Ce qui n’empêche pas de s’influencer l’un l’autre et de vivre le processus général de l’humanité et de l’humanisation, dans ses inventions sublimes et ses usages sains comme dans ses maladies et ses horreurs, et leurs moments et mouvements propres à chaque période historique.

Et aujourd’hui à notre moment de mondialisation capitaliste, avec ses progrès scientifiques et techniques mal utilisés par le système et ses convulsions de maladie de système social, elles-mêmes et contradictoirement créatrices.

L’Islam nait d’une conquête d’expansion d’une classe marchande montante et le Christianisme issu d’une lutte de classe génitrice de révolution éthique et philosophique contre les classes dominantes fortement installées et établies avait déjà avant lui rejoint une expansion dominatrice avec sa récupération par les classes dominantes et le rejoindront à nouveau dans les temps et moments historiques divers où le pouvoir de ces classes s’exerceront sur les classes subalternes productrices des biens d’usage et marchandises et productives de capital en ce qui concerne le capitalisme.

Les mouvement et trajets idéologiques sont d’une extrême complexité, comme la pensée, la production et l’échange. Ils ne présentent jamais qu’une seule pratique, ni un seul visage. On ne peut les chasser comme on ne peut jamais changer le passé. Mais on peut les transformer, les orienter pour créer le nouveau et échapper, sortir de leurs contradictions et antagonismes dans de nouvelles création en santé pour le futur du processus de l’humanité, de son processus d’humanisation.

Ce qui n’empêche que j’aspire à rejeter tout ce que les idéologies on produit en matière d’obscurantisme et de malheur qui accompagne leur pratique et leur soumission à des classes et des systèmes obsolètes et douloureux et destructeurs. Que j’aspire à une nouvelle époque de Lumières (déjà initiée, malgré les apparences, entamée comme quand en préparant un plat on en goutte la saveur en en mangeant un peu) pour une société de la personne, de la personne productrice de biens « matériels et moraux » et de ses différences, activité et créativité, motivation et initiative, vers et dans une société sans classe.

Enfin une remarque et une observation étonnante dans le drame de l’émigration actuelle que la déstabilisation du Moyen Orient (entre autre et surtout) par les puissances capitalistes occidentales, leur organisation mondiale de l’exploitation et du travail, leurs dominations militaires, induisent et renforcent : son passage par les routes empruntées par l’extension, l’émigration de l’agriculture et de la civilisation néolithique du Moyen Orient (moins cinq millénaires et plus), du "croissant fertile" (Palestine,Syrie...), vers l’Europe occidentale en passant par la Turquie d'alors, Mer Noire et le Danube, route précédant la route de la Grèce et de la Méditerranée … ? Quel lien entre ce passé et quel rapprochement avec la situation politico-économique d’aujourd’hui, quelle part de puissants résidus historiques ?

Pierre Assante, 4 septembre 2015

******

L'illustration : la REVUE DU PROJET N° 49 que vous pouvez lire sur internet

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

*

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 07:24
Fin d’Empire ou Renaissance ? Les deux ou autre chose ?

Fin d’Empire ou Renaissance ? Les deux ou autre chose ? (Article déjà publié sur ce blog le 24 juillet 2015 et légèrement revu le 3 septembre 2015)

*

Certainement autre chose dont on ne sait l’issue, mais où se pose une question nouvelle dans la société de classe née avec l’échange marchand.

*

Cette question nouvelle naît d’une mondialisation qui est entrée dans une phase de globalisation globale, sous l’effet de nouveaux moyens de communication « physique » comme « immatériels » à l’instar de la navigation et de l’imprimerie et de la révolution scientifique et technique qui les permettent, à l’instar de la Renaissance.

Nous possédons aussi et nos guerres idéologiques et physiques de religions entretenues par les élites contre la revendication populaire et nos "barbares" qui demandent à participer aux richesses et qui découlent de ces guerres.

Mais nous avons aussi dans cette fin d’Empire les sur-prélèvements mondialisées et globalisés sur les produits de l’activité du travail et la gestion globalisée de l’exploitation, ses effets productifs et ses contre-effets anti-producteurs des contradictions des lois-économiques-tendances du capital qui freinent et bloquent relativement mais de plus en plus la production-échange.

*

On peut aller très loin dans la métaphore-comparaison avec la renaissance et l’Empire et aujourd'hui.

*

« Autre chose dont on ne sait l’issue », mais où se pose une question nouvelle dans la société de classe née avec l’échange marchand, c’est le fait possible qui s’avance de la suppression des classes sociales au bout de la société de classe obsolète. Ce qui ne veut pas dire que nous deviendrions des clones, ce qui ne veut pas dire que nous deviendrions des individus uniformes, évidemment.

*

L'excès monumental d'inégalité, d'inégalité de revenus, 1 à 400, les parachutes dorés de plusieurs millions d'€ etc., ne sont-ils pas le signe contradictoire de l'obsolescence des inégalités sociales et de la division capitaliste du travail, du décalage sans cesse croissant entre élite de décision et masse d'exécution, et de l'acculturation croissante de masse induite par les dominations néocoloniales et de classe, transferts de cultures imposés et perte massive des savoirs faire (déqualification, sous emploi et chômage massifs mondial d'une part, surexploitation mondiale du travail d'autre part) sans création saine suffisante, vivable, d'autres savoirs et savoir-faire, savoir-être?

*

Evidemment une lutte ouvrière et populaire de cette ampleur vers la suppression dépassement des classes sociales, mondialisée au même titre que toute activité dans une société mondialisée-informationnalisée dont on ne sait l’issue peut rencontrer ou une guerre des pauvres mortelle car elle bloquerait la solution à la crise de croissance du processus humain, ou la solidarité des hommes-producteurs de biens nécessaires à la vie humaine, dans leurs contenus « physiques » comme « symboliques », et dans une autre représentation abstraite pour l’échange de la valeur d’usage, un autre concept et usage de l’argent.

*

Cette représentation abstraite-concrète (pas de séparation possible dans l’activité concrète qu’elle exprime) contient le résumé de la crise mondiale, en passant par les crises locales qui en sont des « morceaux » en relations dialectiques. Et cette représentation et la crise se concentre sur les institutions de l’échange en capital, les institutions financières et leur dérégulation capitaliste malsaine, mortelle si pas d’action de soins suffisants.

*

C’est dont bien dans la prise de pouvoir sur les institutions de la circulation du capital que réside essentiellement, en dernière instance, la lutte de classe moderne : la lutte ouvrière et populaire pour une orientation nouvelle des institutions financières. Une orientation nouvelle dont la priorité, dans un processus radical et progressif, rende premiere la satisfaction des besoins humains, de leur complexification et leur sublimation (1). L'argent devenant un moyen dans la production et l'échange en fonction des besoins et non une fin, ce qu'il est devenu en se transformant en capital.

*

Dans le couple du marché capitaliste mondialisé et informationnalisé « profit financiers-besoins humains », que l’on a tendance, de part et d’autre de l’idéologie d’isoler en fonction d’analyses unilatérales mécaniques, mais qui en fait fonctionne en osmose, et en contradiction dans un même mouvement, la question est de faire croître l’élément « besoins » contre l’élément « profits » pour réduire le second et transformer qualitativement et mondialement l’ensemble dans ce sens.

*

D’où la nécessité d'une orientation concertée pour le mouvement ouvrier et populaire dans le monde, ceci en tenant compte des diversités et inégalités de développement. Et au centre de la diversité du mouvement, l'objectif de dépasser la loi capitaliste d'accumulation-sur-accumulation-dévalorisation du capital qui stérilise progressivement la production et l'échange et paupérise relativement, et à terme absolument s'il n'y est pas remédié, les populations subalternes et paralyse l'activité autonome de l'homme producteur et de la société, et ça c'est la "fin d'empire".

*

Une autre comparaison métaphore dans ses limites de métaphore est la comparaison : le Prince de Machiavel s’écrit à nouveau, mais d’une qualité globale collective et révolutionnaire. Même si l’itinéraire de la nouveauté tient beaucoup d’espace et d’avatars dans le temps d’une vie humaine. Ce que les tenants de l’idéologie dominante relativement lucides sur le mouvement du monde ne peuvent comprendre jusqu’à ce point…. A nous de nous éclairer mutuellement contre les voiles qu’ils mettent à la notre, de lucidité….

*

Pierre Assante, 24 juillet 2015

*

(1) Voir sur ce blog l'article " La bataille de classe moderne s'est déplacée " , par Frédéric BOCCARA, Yves DIMICOLI, Denis DURAND.

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

*

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 07:56
Courte lettre à l'ami J.G....sur les intellectuels, sur l'émigration....

Cher J....

Bonne Normandie !!!

Plus j'écris, plus j'observe que les événements sociaux, techniques et scientifiques sont beaucoup plus instructifs que tout ce qu'on peut écrire sur la vie quotidienne comme sur la vie nécessaire des sciences et théories .

Par exemple, le flux migratoire, sa puissance irrésistible (1), face aux misères et aux inégalités soutenues par des gouvernements qui ont préféré de longue date les grandes fortunes à l'humanité, et dont nous et le monde subissons et subirons encore plus les conséquences si nous poursuivons dans cette voie bouchée du profit immédiat, nous éclairent sur la réalité et les solutions à apporter ici et dans le monde.

Ma longue fréquentation de l'Italie, grâce à mon épouse (et mon âge à bilan et à réflexion sur une période longue) a été une ouverture de pensée extraordinaire par rapport à une expérience nationale riche, nécessaire et féconde mais isolée du contexte systémique mondial en mouvement, donc avec ses limites objectives d'expérience nationale isolée (2) ...

Finalement, le rôle des intellectuels en est à la fois relativisé et renforcé....remis à sa place dans l'activité générale de l'humain.

Bises.

Pierrot, 2 septembre 2015.

(1) On pourrait, hypothèse absurde à laquelle pourraient penser des fous dangereux au pouvoir, mitrailler aux frontières tout mouvement de population, rien n'arrêterait le flot de la misère. L'abbé Pierre dont je ne partage ni les concepts interclassistes ni les concepts de collaboration de classe, prédisait ce flux irréversible dans son testament et le besoin de solidarité qui en découlait, partant de sa propre morale religieuse et expérience caritative, insuffisante mais à souligner, au même titre que les positions du Pape François aujourd'hui, du moins sur cette question.

(2) Certes une réponse a été donnée par le mouvement ouvrier de longue date aussi : l'internationalisme (et sa renaissance pour aujourd'hui) et les choix politiques et institutionnels qu'il induit dans les droits et devoirs de chaque peuple et région économique du monde, dans le processus de mondialisation qu'il faut orienter différemment, extraire progressivement et radicalement du système d'échange et de production actuel obsolète.

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 08:35
RENTREE, contraintes, travail... La « Société strictement ludique »...

RENTREE, contraintes, travail...

*

La « Société strictement ludique », EST non UNE réalité mais UNE tendance adoptée massivement par les couches moyennes (1) dans la société de classe occidentale moderne et suivie autant que faire se peut par toutes les couches subalternes et leurs progénitures, et tendance à répandre leur idéologie sur l’activité de la personne dans le monde en réponse aux contraintes (2) d’un système détachant l’activité sociale de la réponse aux besoins sociaux et la mutilant.

*

Le capital a besoin du marché : de la production, de l’échange et de la consommation, mais il le détruit en dé-citoyenisant le travail et en le déconnectant relativement mais de plus en plus des besoins humains, de leur développement, de leur processus nécessaire de complexification et de croissance (de complexification-croissance). La dé-citoyenisation du travail c’est la contradiction secondaire du capital, la première étant le profit capitaliste, ce qui fonctionne en un seul mouvement.

*

Pour que le travail, la production des biens nécessaires à la vie redevienne un intérêt et une recherche pour la masse des personnes y participant (3), la démocratie du producteur, le « que, quoi, comment produire » doit se libérer et naître conjointement de la libération de dictature du profit,

*

La démocratie du producteur doit se libérer en commençant par ses causes-conséquences : la suraccumulation-dévalorisation du capital et le handicap à la satisfaction des besoins humains et à l’activité humaine, que cette suraccumulation-dévalorisation du capital (4) constitue en dernière instance des lois-tendances du système capitaliste obsolète (5).

*

Pierre Assante, 1er septembre 2015

*

(1) Les couches moyennes à la fois subalternes du capital et intermédiaires de son système (dans le capitalisme mondialisé, informationnalisé, des fonds financiers « anonymes », de la spéculation tirée et retirée de la production, aliénant l’investissement producteur).

*

(2) « La vie est courte, privons-nous du plaisir des choses utiles…et de la solidarité que nous réclamons pour nous seuls, à titre personnel et égoïste ! Et vive la vente super lucrative (pas pour le joueur) des jeux en ligne »

*

(3) Et pour que le taux d’intérêt psychologique à l’activité productrice remonte, comme dirait Lucien Sève, il faut que dans le travail producteur, la personne retrouve la satisfaction de ses besoins. Le besoin d’élévation de la conscience étant le premier besoin humain depuis qu’il transforme la nature pour survivre, c'est-à-dire qu’il a inventé l’outil, l’agriculture etc….et avant que la société de classe n'envahisse toute les activités en contraintes pour le profit et aliène le besoin d’élévation de la conscience.

*

(4) La réorientation du crédit et la création d’institutions de contrôle et d’action sur les mouvements du capital en seront l’outil premier possible, à imposer par le mouvement de masse des peuples, de toutes les couches subalternes, en prémices aux transformations progressives et radicales du système.

*

(5) "Argent-Marchandise-Argent' (plus)", mode d'échange s'étant substitué à l'échange "Marchandise-Argent-Marchandise". L'échange (A-M-A') remplaçant, se substituant à l'échange marchand ordinaire M-A-M (dans lequel existe déjà les prémices de l'échange capitaliste) en argent par l'échange en capital.

C'est une note très lapidaire, mais il faut renvoyer le lecteur au chapitre du Kapital de Marx sur la marchandise, chapitre auquel il faudrait ajouter les conditions actuelles d'échange en capital dans la mondialisation capitaliste informationnalisée....

Sans oublier qu'il n'y a pas d'achat sans vente et vice-versa.....c'est un même mouvement. Ni que le capitalisme se caractérise, pour faire "fonctionner" ce type d'échange A-M-A', entre autre par le producteur libre qui vend sa force de travail etc.....

*

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

*

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 18:17
Lev Vygotski
Lev Vygotski

"…Le développement de la pensée a donc une importance centrale pour toute la structure de la conscience et pour tout le système des activités de fonction psychique. A cela se rattache étroitement l’idée « d’intellectualisation » de toutes les autres fonctions psychiques, c'est-à-dire l’idée de leur transformation due au fait que la pensée à un niveau déterminé rend possible la prise de conscience de ces fonctions. L’enfant commence à avoir un rapport conscient à sa propre activité psychique. De ce fait, un grand nombre de fonctions qui agissaient auparavant de manière automatique commencent à agir de manière consciente, de manière rationnelle. Cette idée peut servir de point d’appui pour un grand nombre de recherches qui auront pour objectif de vérifier pratiquement cette hypothèse. Mais cette conception peut aussi servir de fondement à la tentative encore plus large de démontrer (et cela semble extrêmement important pour la pédagogie) qu’un certain degré du développement de la pensée de l’enfant, un certain degré de développement de ses catégories, fournit les conditions psychologiques pour le développement d’un système déterminé de pensée de l’enfant caractérisé par la conscience réfléchie ou par l’absence de conscience réfléchie...

...De la même façon, les étapes formelles fondamentales aux cours desquelles se développe la personnalité de l’enfant sont directement liées aux étapes à travers lesquelles se développe sa pensée. La manière dont le système psychique découpe, analyse, relie et retravaille l’expérience externe et interne de l’enfant dépend du système de connaissances au sein duquel se réalise cette expérience. En particulier, un des problèmes centraux qui se pose à notre psychologie est celui de clarifier d’une part les voies qui conduisent l’enfant à l’enseignement polytechnique et d’autre part les voies par lesquelles cet enseignement polytechnique agit en unifiant l’activité pratique de l’enfant avec l’assimilation des connaissances scientifiques. Il semble qu’on ne trouve dans aucun autre des chapitres développés par la psychologie de l’enfant un point de convergence aussi précis que dans la théorie qui fait dépendre toute l’activité de l’enfant et toute sa pensée de la réalité extérieure du développement de l’aspect sémantique de son langage (1) (à partir de la s’ouvrent les voies d’une recherche concrète, effective)..."

Lev Vygotski, « Leçons de psychologie », 1932, page 120, Ed. La Dispute.

*

(1) « …Plusieurs auteurs ont travaillé sur ce problème du développement de la signification du mot chez l’enfant. Ils s’efforçaient d’identifier les étapes de ce processus. Dans la psychologie contemporaine, plusieurs schémas caractérisant telle ou telle étape du développement ont été proposés. Mais bien qu’aucune de ces tentatives ne puisse être considérée comme pleinement aboutie, ni même comme un travail préliminaire satisfaisant, si nous en prenons une vue d’ensemble, elles nous apportent un matériau d’une richesse qui nous donne une idée de l’extrême complexité du développement de la signification des mots chez l’enfant, du développement de ses connaissances. Cette première approche a révélé des faits d’une extraordinaire complexité que la psychologie contemporaine a du mal à traiter, même si elle ne se donne pour tâche que la description de la complexité à l’œuvre. Les conclusions qui en seront tirées seront d’une importance primordiale pour la psychologie du développement et la compréhension globale de la pensée… »

Lev Vygotski, « Leçons de psychologie », 1932, page 117, Ed. La Dispute.

*

Réflexion d'importance pour la transmission générationnelle et institutionnelle des savoirs, "savoir-faire" et savoir-vivre nécessaires à la reproduction élargie des activités humaines. Particulièrement dans notre période de crise de croissance extraordinaire de l'humanité et de crise de la mondialisation capitaliste informationnalisée. P.A.

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

*

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article
30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 09:43
Nouvelles à profusion dans les grands médias, sur l'université d'été du p.c.f.

*

Bien que vous ayez des infos à profusion sur l'université d'été du p.c.f. (700 communistes réunis ce week-end aux Karellis en Savoie), de la part des grands médias, télé, magazines, presse à grand tirage.... je vous ajoute celle-ci, qui n'en doutons pas en fera leurs unes, comme pour les universités du m.e.d.e.f. ou du p.s., sans compter celles des "petits partis" ou de l'extrême droite..... : ici

ou sur ce lien : https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Jsm7fh2H4Ig

******

Et quelques autres PAROLES EN VIDEOS recueillies à l'université d'été du p.c.f. ici

******

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

30 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

*

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

******

Repost 0
Published by Pierre Assante
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de pierre.assante.over-blog.com
  • Le blog de pierre.assante.over-blog.com
  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
  • Contact

pierre.assante.over-blog.com

Recherche