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9 mars 2019 6 09 /03 /mars /2019 06:56

 

Ergologia, n° 19, Mai 2018 L’ÉNIGME DU CORPS AU TRAVAIL

 Yves SCHWARTZ

 

"...Le corps est une énigme : opposé à l’esprit, à la pensée, il ne parle pas, il ne se dit pas, et pourtant, il fait, il agit pour que l’on puisse vivre. Une énigme particulièrement gênante pour notre monde humain qui est un monde social : la vie sociale suppose des normes, des lois, des règles homogènes pour la vie en commun, et les corps, sont, comme une menace latente, un réservoir inépuisable d’hétérogénéités. Une énigme gênante particulièrement dans le champ du travail : dans le cadre de stratégies, d’objectifs anticipés et élaborés à distance de l’activité de travail, celle-ci doit œuvrer en suivant des prescriptions, des procédures, des programmes indépendants des personnes et donc de leurs singularités personnelles dont le corps est la face la plus parlante. Il y a donc eu, et c’est inévitable, des tendances très fortes à minorer le corps en faisant de lui un simple instrument de la part pensante et décisionnaire de la personne humaine.

1. La philosophie et le corps : lente montée en régime du concept d’activité Cette disciplination du corps commence avec l’histoire même de la philosophie. Si celle-ci est recherche du beau, du bien et du vrai, ces idées doivent échapper à la diversité des enracinements humains, enracinements passionnels provoqués par les désirs, les forces et les  frustrations de nos corps singuliers : exigence d’une sorte d’« ascèse héroïque ». Les corps doivent être mis hors-jeu si, pour Platon, on veut contempler les Idées éternelles, par la voie de la Réminiscence. Seule l’âme, comme substance pensante, peut chez Descartes accéder aux idées innées, semences de vérité versées en nous par Dieu, dont celle de la substance étendue qui nous permettra d’accéder à la connaissance de notre corps. Pour Kant, nous sommes astreints à vivre dans un monde d’espace et de temps, mais cette expérience n’est pas une expérience des corps, elle se structure universellement en un « je transcendantal » qui nous permet de comprendre comment toute connaissance est possible ; et notre jugement moral n’a de valeur universalisable que s’il a échappé à toute prise de penchants sensibles en nous. Ainsi a pu paraître conjurée l’emprise du corps. Mais cela n’a jamais été aussi simple que cela. Derrière ce qu’on a pu appeler « dualisme », l’énigme du corps reste latente....."

....Suite sur ce lien : ICI

http://www.ergologia.org/uploads/1/1/4/6/11469955/19_conf_1.pdf

 

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8 mars 2019 5 08 /03 /mars /2019 06:37

 

Lavorare stanca. Sono stanco (fatigué, las *)

MAIS je poursuis mes o.v.n.i. :

 

Au sujet du "renforcement" qui rétrécit, du conflit de loyauté, du conflit de fidélité, d'appartenance...

 

Lavorare stanca. Sono stanco mais je poursuis. Je continue mes O.V.N.I..

Nous avons eu tendance à fusionner mouvement communiste, mouvement ouvrier et mouvement de la société industrielle mécanisée. Ou à les dissocier, tant il était difficile de saisir le processus global de la société dans l’ampleur de son déroulement comme dans un moment précis de ce déroulement, un moment présent de ce déroulement.

Philosophie, économie et histoire vont d’un même mouvement, mais ont ET une autonomie ET des développements inégaux aléatoires dans lesquels interviennent les actes et les choix humains.

La confusion des moments est telle qu’au lieu de passer à l’ouverture, au dialogue avec la société, le mouvement ouvrier, dans le complexe mouvement de la révolution scientifique et technique qui modifie en même temps des conditions de production et les conditions culturelles de la régénération sociale, a carrément zappé ce qui faisait sa différence opérationnelle, sa capacité de transformer la société en santé : pousser son processus au-delà de l’échange A-M-A’ et tout ce que cet échange contient de frein au développement futur de l’humanité.

 

Cet abandon, au profit d’un « élargissement » qui n’est pas venu, au contraire, a produit un rétrécissement idéologique et numérique. L’abandon au profit du nombre, nécessaire d’autre part, a réduit le tout. Il a accentué presque mortellement les capacités de réponse aux transformations du monde.

 

Un des moments de cette réduction a été contradictoirement un moment de création, ou de tentative de création : le XXIIIème congrès du PCF. Le rapport de Paul Laurent, militant respectable et respecté, en a été un des modestes porte-parole dans son intervention sur la modification des statuts de son parti. L’abandon de la référence au marxisme n’est pas une petite affaire. C’était une transformation d’ouverture mais la suite a montré que c’était provoquer un vide non comblé. C’était se lâcher des pieds sans se tenir des mains. Cette « révision » obérait ce qui aurait pu être possible si le CC sur les intellectuels de 1966 et le colloque sur l’économie de 1965 avaient trouvé les moyens de se compléter et non de s’opposer. Question qui reste en suspens aujourd’hui. Waldeck Rochet dans son souci de préserver une unité de la philosophie et de l’économie dans sa conclusion, contestable et contestée, mais qui posait cette unité a été mis en difficulté dans la suite des évènements. Sa mise en  retrait et sa maladie sont peut-être liées, qui peut savoir les énigmes du corps-soi, de la personne en contradiction dans les contradictions sociales et celle d’une entité dont il est fortement partie prenante ?

 

Une illustration, petite et grande à la fois sur le rapprochement de toutes les catégories de salariés.

« …Cette question est reprise en 1969, par l’opposition entre Marchais, qui insiste essentiellement sur la classe ouvrière, et Garaudy qui parle d’un bloc historique sans considérer l’importance de la différenciation dans le rapprochement. Je m’oppose aux deux, comme le secrétaire général du PCF Waldeck Rochet, qui parle de la lutte sur les deux fronts et dont l’intervention à la conférence fédérale de Paris fin 69 est censurée sur ce point dans l’Huma. Après que mai 68 ait mis en avant l’ouverture de l’université à tous les salariés, c’est la loi de 1971 sur la formation continue, qui va conduire jusqu’à ma proposition d’une sécurité d’emploi ou de formation, pour commencer à dépasser le salariat..... » Ceci est extrait d'un article de Paul Boccara de l'Humanité sur 1968 (reproduit dans la revue "Economie et politique").

 

« … En second lieu, les propositions de modifications des statuts comportent une expression plus nette  du caractère de masse de notre parti. Les conditions d’adhésion sont mises en conformité avec la réalité que nous voulons. Par exemple il est clairement précisé que l’adhésion n’est assortie d’aucune condition philosophique ou religieuse… » Voilà ce que disait ce rapport sur les statuts. Il faut le lire en entier, et je peux vous le communiquer. Assortir de conditions est une chose, AUTRE CHOSE est couper les futurs militants et leur apport au mouvement de la société de cette immense avancée que représente la pensée de Marx et du mouvement d’analyse et d’action qu’il constitue pour poursuivre le processus humain en santé, en particulier à partir du travail, de la transformation de la nature pour assurer la satisfaction des besoins humains sans la détruire.

« ….Le travail est-il y un lieu adéquat pour aborder le problème de la subjectivité ? L'affirmer pourrait passer quelque temps encore pour un paradoxe. Bien des stéréotypes ou idées encore reçues semblent en effet contredire ce projet : les activités industrieuses se seraient-elles pas par excellence le lieu du mécanique et du répétitif ? L’indifférenciation des êtres n’y est-elle pas postulée de la sérialisation des choses ou de la codification de la procédure ? Parce que l'humanité n’a guère encore connu de travail social que contraint, longtemps on a déduit implicitement que ce dernier était opérateur d’abêtissement, d’asservissement et de dépersonnalisation. Face au travail-marchandise de la formation sociale capitaliste, comme seul contrepoint à l’équivalent général, on a tout juste reconnu des « savoir-faire », moins individualisés d’ailleurs que collectivement incorporés à travers des traditions plutôt interprétées comme des activités routinières, empreintes de passéisme… » Travail et usage de soi. Yves Schwartz.

 

« L’objectif communiste » ce n’est pas seulement se débarrasser de l’exploitation capitaliste, c’est entrer dans une nouvelle ère de l’humanité dépassant le clan, la société marchande, la division conception/exécution du travail, l’entrée dans un développement commun de l’humanité avec son univers, un progrès et un développement permanent de la conscience de la nature sur elle-même que constitue l’existence humaine, dans le développement général de la nature. Les manuscrits de 1844 de Karl Marx, un an après son mariage avec Jenny, ouvrent cette réflexion et cette perspective.

 

Pierrot, vendredi 8 mars 2019

 

* Lavorare stanca, titre d’un poème de Cesare PAVESE.

 

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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 09:30

 

Mon très Cher Augustin, Pierre Assante.

 

Mon très Cher Augustin,

Le courrier vient de m’apporter trois lettres. Ce sont les tiennes qui ont été acheminées le même jour. Tu sais à quel point j’apprécie ton amitié. Etre en ta présence et goûter les plaisirs de ta compagnie est une chose rare. C’est pourquoi, j’ai une grande appréhension à t’avouer non pas mon désaccord avec les propos de tes lettres, ce serait bien prétentieux, mais une façon de voir et d’être dans la vie qui n’est pas la tienne, qui est ma différence. Je sais que tu ne m’en voudras pas. Je t’expose ma pensée sans détours, avec franchise, sachant qu’une pensée est toujours précaire, mais que lorsqu’elle résout à peu près les problèmes quotidiens de l’humain, elle a déjà beaucoup de valeur humaine... 

 

....SUITE DE CE TEXTE SUR CE LIEN : ici

https://pierreassante.fr/dossier/lettre_a_augustin.pdf

 

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Un Recueil-Essai Février 2019

L’HUMANITÉ ENTRE-ELLE DANS SON ADOLESCENCE ?  : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/02/l-humanite-entre-dans-son-adolescence.essai-recueil-janvier-fevrier-2019.html

 

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5 mars 2019 2 05 /03 /mars /2019 06:52

 

CE À QUOI J’ESSAIE DE CONTRIBUER. Dans ce blog et dans la vie.

Pour comprendre autant que possible l’état du moment de l’humanité, de la personne, des entités qui la constituent pour une transformation en santé

 

Pour comprendre autant que possible l’état du moment de l’humanité, de la personne, des entités qui la constituent, il est nécessaire de situer ce moment dans le processus, l’évolution de l’humanité, de ses origines à aujourd’hui, et en tentant d’imaginer les possibles à venir, et si possible en santé, en condition de se poursuivre en santé.

Si l’on fait ce travail de tenter de saisir le processus, l’état du moment peut se caractériser par trois moments dans ce moment :

-Une révolution scientifique et technique en crise et dans cette révolution la numérisation de toutes les activités humaines, de la recherche à la production et à la distribution et la consommation qui contribuent à la transmission et à la régénération humaine.

-Une crise du mode de production et d’échange, l’échange A-M-A’, l’accumulation capitaliste et la suraccumulation-dévalorisation du capital, l’incapacité de résoudre la crise du taux de profit sans porter atteinte aux conditions de renouvellement élargie de la société, ce qui se manifeste in fine par une crise de la production nécessaire à la vie humaine, tant en quantité qu’en qualité.

-Une crise de croissance de l’humanité à l’instar d’une crise de croissance d’un enfant et qui doit la dépasser en santé pour survivre et poursuivre son développement.

 

Il ne s’agit pas de trois moments mais d’un seul moment comportant trois aspects distincts par l’observation.

La Crise de croissance est la conséquence de la révolution scientifique et technique et de la crise du système, du mode de production et d’échange.

La crise du mode de production et d’échange est la conséquence de la crise de croissance et de la crise de la révolution scientifique et technique.

La crise de la révolution scientifique et technique est la conséquence de la crise de croissance et de la crise du mode de production et d’échange.

 

Vous pouvez mettre cela dans l’ordre que vous voulez. Cependant la crise de croissance et la crise de la révolution scientifique et technique ne se résoudront sans entamer un processus de transformation du mode de production et d’échange sans dépasser l’échange A-M-A’, l’accumulation capitaliste, la vente-achat de la force de travail qui est le cœur de l’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus) et de l’organisation actuelle renforcée de la division du travail (conception/exécution).

 

Pour comprendre autant que possible et pour agir en santé sur le processus de l’humanité, c’est ce que je fais article après article de ce blog, comme tant d’autres, et surtout comme le font les humains dans l’ensemble des activités de la société, du local au mondial en passant par l’Europe, entité indispensable de coopération entre grandes zones de développement du monde, sur laquelle il va falloir intervenir électoralement et politiquement le 26 mai, entre autres actions la concernant et nous concernant.

 

Avec au centre d’une initiation d’un processus possible en santé, un nouvel usage du crédit, de la création monétaire, de la BCE, du FMI, et du système financier mondial, et une sécurité d’emploi et de formation, condition de la production et de la régénération immédiate et générationnelle de l’humanité.

 

Quand on parle sérieusement de croissance pour le futur, il ne s’agit de la forme de croissance induite par l’échange A-M-A’.  Il s’agit d’une croissance qui concentre en temps et en espace les méthodes et les moyens de production et de consommation des biens matériels et moraux nécessaires à la vie humaine et aux rapports des humains avec leur univers. La conscience, son processus et sa croissance en fait partie.

 

Pierre Assante, lundi 4 mars 2019.

 

LIEN sur TEKHNE et ANANKE : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/11/tekhne-et-ananke.art-et-necessite.recueil-n-5-2018.html

 

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5 mars 2019 2 05 /03 /mars /2019 06:49

 

 

 

Conférence d'ECONOMIE

de

l'université permanente

 

 

 

 

avec Frédéric BOCCARA

 

vidéo

 

ici

https://www.facebook.com/universitepermanente/videos/285767955408413/

 

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4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 09:56

MILLS Leçons eco et po Marx

 

Cet article est republié régulièrement sur ce blog

 

 

Formation à l'économie politique de Marx.

 

 

LA BROCHURE COMPLETE :

ici

 

 

 

 

Bulletin d'abonnement à la revue

Economie et Politique :

http://www.economie-politique.org/sites/default/files/eco_po_bulletin_dabo.2016.pdf

   

Introduction (1° leçon)

http://www.pierreassante.fr/dossier/Mills_eco_et_po_lecon1.pdf

2° leçon

http://www.pierreassante.fr/dossier/Mills_eco_et_po_lecon2.pdf

3° leçon

http://www.pierreassante.fr/dossier/Mills_eco_et_po_lecon3.pdf

Dernière partie de la formation théorique

http://www.pierreassante.fr/dossier/Mills_eco_et_po_lecon4.pdf

 

 

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3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 10:45
__________ CLIQUER SUR L'IMAGE

 

L’humanité entre-elle

dans son adolescence ? 

ESSAI-Recueil janvier-FEVRIER 2019

Au-delà de la Manif Pour Tous qui veut rejeter l’humanité à la soumission des siècles en arrière ET de la Manif Pour Rien juste protestation mais sans le contenu et remède nécessaire à soigner les maladies, les douleurs sociales et leur cause, il y a la Manif qui pose et les douleurs et les solutions.

Il n’y a aucune mesure éventuellement proposée par un personnel politique même le plus dévoué et le plus sérieux qui puisse aboutir sans la participation profonde des masses. Et avant tout des salariés et vendeurs de leur Force de Travail sous toutes les formes séculaires et nouvelles. Vendeurs de leur Force de Travail d’exécution comme de gestion de la production, vers une abolition de la division manuelle/intellectuelle du travail.

Une classe sociale apte à gérer une entité humaine, un pays, des pays et peuples divers et unis, va de pair avec son expression et personnel politique, un intellectuel collectif et non une entité administrative quelles que soient ses qualités.

 

SOMMAIRE

pAGES :

3. le fait d’être objectivÉ, mais sur le fait d’être rendu étranger, aliéné, dessaisi.

3. mesure capitaliste du Temps  et Temps nouveau. De la rapidité à moins mais mieux.

5. ANTICAPITALISME ROMANTIQUE

8. MASSE CRITIQUE. Le libéralisme atteint-il une masse critique ne permettant plus de bifurcation prigogienne en santé ? De quelle équipe faites-vous partie ?

9. REGARDEZ

11. LES ADMIRATIFS

12. Comment passer de…

13. L’humanité entre-ELLE dans son adolescence ? « Croissance et décroissance ».

14. TOUT CHANGER POUR QUE RIEN NE CHANGE.

15. ROMPRE LE MUR CULTUREL A-M-A’ REFLET DU MUR CONCRET DE CE MODE D’ECHANGE

16. LES PANZERS C’EST LE DOLLAR. Pour une nouvelle NEP.

17. QUE DEVIENT ?

18. Les états du moment personnel, et du moment social actuels.SYNTHESE DE L'ETAT DU MOMENT.

20. Le cerveau est un outil

20. l’existence de réserves d’alternative

24. De la révolte à la révolution,

25. Avant « Das Capital »,

26. PREVENIR LA VIOLENCE ?

27. LE DIVERS ET LE COMMUN, CONTRE LA HIERARCHIE.

28. « apprendre, apprendre, apprendre » à gérer (« Moins mais mieux »).

29.QUESTIONS.La contradiction dans laquelle nous vivons semble souvent incompréhensible.

31. LA TERRE DES AUTRES. Terre promise et Terre des autres

32. De la chute des grandes concentrations ouvrières en France et en Italie…, à l’affaiblissement des solidarités, à l’affaiblissement communiste, et la montée des obscurantismes radicaux multiples et divers.

34. rupture de cohérence

LE RECUEIL sur ce lien :

https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_FEVRIER_2019_L_HUMANITE_ENTRE_DANS_SON_ADOLESCENCE..pdf

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3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 10:13

 

Université permanente était en direct.

19 février, 19:03 

 

Denis Durand nous parle de

« Finance et crise : du krach de 1929 aux subprimes ».

 

vidéo

 

ici

https://www.facebook.com/universitepermanente/videos/2122164808093723/

Après ouverture avancer un peu dans l'enregistrement pour ouvrir plus rapidement sur la vidéo

 

 

 

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2 mars 2019 6 02 /03 /mars /2019 18:24
Pendant la citation de "l'épilogue" de "LES POETES"

 

Université permanente était en direct.

12 février, 19:35 · 

Aragon en 1968.

Avec Hervé Bismuth

 

 

 

_L'exemplaire perso du blogueur, acquis en 1961....

vidéo

ici

https://www.facebook.com/universitepermanente/videos/2085060498451321/

 

__________

 

Post Scriptum du blogueur : 

Ceci est extrait d'un article de Paul Boccara de l'Humanité sur 1968 (reproduit dans la revue "Economie et politique"):

 

....Le rapprochement de toutes les catégories de salariés.

Cette question est reprise en 1969, par l’opposition entre Marchais, qui insiste essentiellement sur la classe ouvrière, et Garaudy qui parle d’un bloc historique sans considérer l’importance de la différenciation dans le rapprochement. Je m’oppose aux deux , comme le secrétaire général du PCF Waldeck Rochet, qui parle de la lutte sur les deux fronts et dont l’intervention à la conférence fédérale de Paris fin 69 est censurée sur ce point dans l’Huma. Après que mai 68 ait mis en avant l’ouverture de l’université à tous les salariés, c’est la loi de 1971 sur la formation continue, qui va conduire jusqu’à ma proposition d’une sécurité d’emploi ou de formation, pour commencer à dépasser le salariat.....

 

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Lire d'autres articles sur ce blog concernant "Les Poètes" et en particulier "l'épilogue"

 

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2 mars 2019 6 02 /03 /mars /2019 17:12

Proposition de témoignage

 

QUEL USAGE DE L’ERGOLOGIE DANS L’ACTIVITÉ MILITANTE ?

 

Yves Baunay

Chercheur à l’Institut de recherche de la FSU (Fédération Syndicale Unitaire)

Co-animateur au sein de cet institut et co-fondateur d’un séminaire de recherches-actions centré sur le travail comme activité humaine en lien avec l’activité militante syndicale.

Militant associatif sur les questions du travail et du lien avec le politique au sein des associations : « Travail et Démocratie », « Travail et Politique », « Étonnants Travailleurs »...des espaces de recherches-actions et réflexion sur les liens entre le travail, la vie et la démocratie.

 

Mots-clés : travail militant, ergologie et écologie, travail, constructions d’alternatives, mouvement des gilets jaunes, démocratie.

 

Résumé :

Je m’appuie sur des enquêtes, recherches-actions, expériences diverses d’investigation de l’activité de travail, dans des milieux divers. En adoptant une posture ergologique, je m’efforce de comprendre tout ce que la personne en activité de travail, ou autre, engage ; ce qu’elle produit comme savoirs, valeurs ; comment elle fait histoire et des alternatives de constructions d’autres mondes possibles. Je pense qu’en travaillant ces alternatives, en concevant une autre manière d’effectuer le travail politique au sein des institutions démocratiques, des organisations syndicales, des organisations associatives et productives, on peut trouver les clés pour une résolution des trois crises, étroitement imbriquées, qui travaillent toutes les sociétés : crise sociale, crise écologique, crise de la démocratie participative.

Le mouvement des « gilets jaunes » qui a émergé en France en novembre-décembre 2018, constitue une merveilleuse illustration de cette intuition.

 

Depuis plus d’une dizaine d’années, j’ai entrepris d’organiser un séminaire permanent sur le travail dans le cadre d’un institut de recherche syndical. Après avoir assumé, pendant ma vie professionnelle active, des responsabilités importantes dans mon organisation syndicale, je milite maintenant à la base comme simple adhérent de mon syndicat.

Les recherches théoriques et pratiques, les recherches-actions-formations m’ont conduit à explorer ce continent qui m’était complètement inconnu de l’activité de travail.

Je trouve très paradoxal d’avoir attendu d’être retraité pour m’intéresser à ce que les personnes engagent dans leur activité. Et cela m’a ouvert, en tant que militant syndical, des horizons insoupçonnés.

J’ai d’ailleurs rejoint différents espaces de réflexion et d’action qui développent un regard renouvelé sur le travail humain, considéré comme activité de transformation du milieu de vie, du milieu de travail, du milieu social...

Cette façon d’appréhender le travail en lien avec l’activité m’a conduit à mieux comprendre comment les personnes au travail se construisent le monde qui les entoure, le monde physique, comme le monde social. C’est ainsi que la dimension politique du travail m’est apparue de façon concrète, tangible.

En tant que militant, j’ai réalisé plus douloureusement que j’avais fonctionné dans mes activités politiques et syndicales, sans porter attention vraiment au travail réel, sans voir que l’activité des gens que je côtoyais et que je prétendais représenter étaient porteurs comme travailleurs et citoyens d’autres mondes possibles à construire. Cette capacité à agir, à réagir, à construire, à s’écarter des prescriptions, n’est pas réservée aux seuls militants. Bien au contraire. Cette capacité est la marque de l’humanité portée par chaque travailleur.

Cette découverte m’amène aujourd’hui à considérer avec un autre regard, la façon de concevoir et de réaliser ma propre représentation du politique et de la démocratie. Mon propre engagement syndical et politique se trouve élargi et enrichi à partir d’une démarche ou d’une posture nouvelles que l’ergologie m’inspire et m’aide à penser.

Je précise que je me sens d’autant plus libre dans mon activité militante ainsi renouvelée que je n’exerce plus aucune responsabilité exécutive dans mon syndicat ou ailleurs. Cela m’aide à prendre plus librement mes distances avec les pratiques syndicales, les normes et les valeurs qui s’y déploient......

 

.......Suite sur ce lien : ici

https://pierreassante.fr/dossier/BAUNAY_YVES_QUEL_USAGE_DE_L_ERGOLOGIE_DANS_L_ACTIVITE_MILITANTE.pdf

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2 mars 2019 6 02 /03 /mars /2019 16:11

 

LES MANIFS ET LES BESOINS HUMAINS INSATISFAITS ET A SATISFAIRE.

LE CERVEAU, LA PSYCHOLOGIE, L'ALIENATION... 

E. SOKOLOV : HABITUATION…

 

Une douleur sociale est une douleur à la fois individuelle et collective. Une douleur sociale est une douleur physique et mentale, c’est-à-dire une douleur physique. La douleur individuelle et la douleur de l’espèce humaine contiennent la contradiction individu/espèce et sa résolution dans l’espèce, sa régénération élargie. La régénération élargie de l’espèce humaine est la régénération sociale en santé.

L’habituation (l’accoutumance) à un stimulus social causant une douleur induit la résignation. Mais la résignation n’est pas un abandon. Elle contient aussi les souvenirs qui vont se confronter aux effets en aller-retour du processus social sur l’individu, la personne humaine, ses jugements de valeur, ses choix, son activité.

La protestation interrogative, qui n’en est pas au point d’exiger des solutions opérationnelles conscientes à une douleur issue des insatisfactions du processus des besoins humains, contient l’habituation et l’habituation contient aussi la réaction en santé ou pas au processus social lorsque dans le processus social effets et savoirs accumulés entrent aussi en contradiction. C’est ce qu’on appelle une conscience révolutionnaire. Dans le cas des contradictions actuelles issues d’un mode de production et d’échange A-M-A’ obsolète à son paroxysme, la conscience révolutionnaire est une conscience de classe de l’homme producteur, du vendeur de sa force de travail et de ses alliés lorsque cette vente n’induit plus suffisamment la satisfaction des besoins nécessaire à la vie de la personne et de la société, de la personne dans la société. ET Particulièrement le besoin de conscience de la nature sur elle-même qu’est le processus en santé de l’humanité, l’activité de l’humanité lorsqu’elle poursuit son processus dans des conditions de renouvellement élargie, de rapports élargis avec son univers.

 

« …Sur l’habituation, E.Sokolov développait cette hypothèse en 1966 qui a utilité dont voici des extraits qui demandent réflexion :

On suppose habituellement que la liaison entre le stimulus conditionnel et la réaction inconditionnelle de l’organisme est le reflexe conditionnel le plus simple qui soit. Il s’agit d’une interaction complexe des analyseurs et d’une intégration efférente de la réponse. La combinaison de deux stimuli indifférents est un moyen de simplification de la structure de l’arc-réflexe conditionnel. On obtient une plus grande simplification de ce schéma en utilisant des stimuli adressés au même analyseur (réflexes conditionnels intra analyseurs). Le réflexe conditionnel de la pupille peut servir d’exemple lorsque l’on utilise comme stimulus conditionnel une lumière faible, et comme renforcement inconditionnel cette lumière intensifiée.

 

La simplification suivante de l’arc réflexe conditionnel peut être obtenue en utilisant seulement un signal conditionnel répété plusieurs fois de suite dans l’expérience. Dans ce cas il y a lieu de considérer comme renforcement les états du système nerveux central qui suivent le signal, en particulier l’effet d’interruption de la stimulation. Dans ce cas, le renforcement agira en sens opposé à l’effet inconditionnel du stimulus conditionnel. En définitive, la réaction au stimulus conditionnel diminue avec la répétition ; il survient une « habituation » à la base de laquelle se trouvent des mécanismes conditionnels… »

 

Le patronat-capital des monopoles financiers-industriels mondiaux et ses experts ont du comprendre ça, scientifiquement et  empiriquement et ils en tiennent compte dans l’organisation du travail et des réponses aux demandes sociales pour appliquer leur politique dans la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, la baisse tendancielle du taux de profit et ses remèdes provisoires. Compte tenu de la philosophie mécaniste de l’idéologie du capital, nous subissons une orientation comportementaliste de notre vie, de nos choix, de nos activités. A nous de dépasser le comportementalisme. L’ascèse ergologique (1) est un dépassement de ce comportementalisme, et une ouverture sur l’humain réel que nous sommes et les conditions de son activité en santé.

 

Voici le résumé des hypothèses « conclusives » de Solokov. Elles ont été très peu examinées. Les examiner de façon critique c’est reprendre une interrogation qui a été laissée en route, ou presque :

 

HYPOTHESE.

 « …

1. L’ « habituation » à des stimulations répétées est la forme la plus simple d’acquisition de l’expérience individuelle.

2. L’ « habituation », au niveau des neurones unitaires, apparait comme conséquence de la participation au réseau neuronique de neurones inhibiteurs activés par des stimulations répétitives.

3. La spécificité de L’ « habituation » par rapport aux paramètres du stimulus appliqué est déterminée par la potentiation sélective des contacts synaptiques.

4. L’extinction généralisée d’une série de composantes du réflexe d’orientation lorsque l’on répète le stimulus est liée au mécanisme généralisé de l’hyperpolarisation agissant simultanément sur un grand nombre de neurones pyramidaux.

5. On propose l’hypothèse  que dans le cortex cérébral, outre la « rétrohinibition », se réalisant suivant le principe du feed-back négatif, avec la participation de cellules analogues aux cellules de Renshav, un « freinage parallèle » se produit lorsque les collatérales des axones de neurones afférents aboutissent sur des neurones intercalaires...."

 

Réfléchir, critiquer, mais ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. En tout cas tenir compte des erreurs, donc les connaître (2).

 

Pierrot, 2 mars 2019.

 

(1) ERGOLOGIE. Lire « Expérience et connaissance du travail », Yves Schwartz, Editions sociales et « Le paradigme ergologique ou un métier de philosophe », Yves Schwartz, éditions Octarès. Voir aussi  "2 questions pour procéder" sur ce blog.

(2) L'image, la métaphore, la représentation, accompagne toujours la démonstration scientifique. Ce fut celle du mécanisme de l'horlogerie des moines techniciens et chercheurs pour se rapprocher d'avec l'astronomie moderne balbutiante, controversée et réprimée, ce fut celle de l'électronique dans les années 1960 et de l'informatique aujourd'hui...

Les neurosciences et la psychologie en usent, c'est bien, à condition de s'en méfier, des formules de même : ne pas en abuser, l'image et le raccourci ont des limites, celle d'un danger, celui de tomber dans le mécanisme ou le déterminisme.

 

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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 07:34

Petit à petit.....

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LE DERNIER recueil février 2019 :

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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 06:29

 

STRIATUM, CORTEX, MODE DE PRODUCTION ET D’ECHANGE ET CLASSE DOMINANTE.

 

« …C’est sans doute la raison pour laquelle la religion ne voit pas d’un très bon œil le progrès technique : celui-ci est avant tout un outil au service de l’animal en nous. C’est vrai au sens propre, car notre striatum  est le même que celui d’un singe ou d’un rat. Ce qui nous distingue de ces espèces, c’est l’usage collectif que nous faisons de notre cortex. Et malheureusement, les choses ont fait que ce cortex prend ses ordres du striatum.

Une des raisons de cette distribution inégale des rôles tient dans la nature des connexions dans notre cerveau. Celles-ci se résument  à un principe simple : « Le cortex propose, le striatum dispose. » Rappelez-vous ce que nous avons vu plus haut : dès qu’une action programmée et exécutée par le cortex se termine par l’obtention d’une des cinq récompenses (nourriture, sexe, statut social, moindre effort ou information), cette action est validée par le striatum qui asperge les connexions de ciment neuronal, la dopamine. En revanche, si nos actes n’atteignent aucun de ces objectifs, ils sont découragés ou éliminés… » "Le bug Humain", Sébastien Bolher.

Cet extrait caractérise à mon sens l'idéologie de cet ouvrage. Voilà ce qu’on peut appeler une vérité partielle, qui peut conduire à une erreur totale. « Ils croient faire une synthèse, ils ne font qu’une erreur composée. »  disait Marx dans ce cas.

Striatum et cortex agissent dans une culture donnée, un mode de production donné, une classe dominante aux manettes donnée.

Mentalités et comportements des iroquois décrits par Morgan ou des pêcheurs comoriens décrits par Abdallah Nouroudine et comportement dans l’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent Plus) et accumulation-suraccumulation du capital en crise sont des choses très différentes malgré les connexions du cortex « identiques »  mais  différentes parce dans une « structure », un processus mental personnel et collectif, social, culturel différent.

Finalement cette vision purement neuroscientifique est au service inconscient du système et de classe dominante en empêchant ou freinant le mouvement de libération de l’activité humaine aliénée par la propriété privée des moyens de production, la vente-achat de la Force de Travail, et leur mise au service de cette classe dominante avec l’outil de la financiarisation mondialisée et numériquement informationnalisée du capitalisme moderne.

Cette vision est celle de l’idéologie dominante, d’autant plus insidieuse et efficace qu’elle repose sur un constat de la réalité du monde actuel s’enfonçant dans une autodestruction tous azimuts.

Les remèdes à cette autodestruction tiennent au dépassement d’une société marchande arrivée à obsolescence dans le « CMMNIF » (Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé, globalement Financiarisé). L’humanité a plusieurs millions d’année et le capitalisme quelques centaines.

Résumer l’effet du striatum à celui actuel est quelque peu léger, malgré la pesanteur de la description humanisante mais dévoyée des réels dangers que court aujourd’hui l’humanité.

Conscience politique, économique, ergologique, anthroponomique n’ont pas besoin de ce détour pour rechercher les solutions à la crise humaine. Par contre elles ont besoin du progrès des  connaissances des neurosciences, comme de tous les progrès scientifiques. En dernière instance, elles ont besoin, dans l’explosion des contradictions du système, de l’accumulation capitaliste, oui elles ont besoin de l’expérience quotidienne des conséquences de ce système économique et social obsolète sur leur vie quotidienne, leur avenir et les solidarités humaines pour s’en sortir.

J’ai essayé à de nombreuses reprises de décrire le rapport entre mode de production et d’échange et mentalités, en particulier l’emprise de l’échange A-M-A’ et son dépassement nécessaire et possible.

Malgré les apparences et les emprises économiques sur le mental, le rapport striatum-cortex n’est pas le même pour la classe dominante et la classe dominée, malgré les nuances réelles tenant aux personnes et leurs places particulières diverses et multiples dans la société. C’est la raison de la lutte de classe, même lorsqu’elle est dans la difficulté idéologique que les immenses moyens techniques que le capital emploie dans le monde induisent, en matière de média, de police, d’armée, d’institutions et surtout d’organisation du Travail.

Nous aurions bien besoin d'une nouvelle critique de l'ordre de "l'idéologie allemande" de Marx-Engels ou d'une nouvelle critique de "l'empiriocriticisme" de Vladimir Oulianov. Des ouvrages y répondent comme "Le paradigme ergologique ou un métier de philosophe" d'Yves Schwartz ou "Théories sur les crises. La suraccumulation et la dévalorisation du capital" de Paul Boccara. Un retour sur les "Grundrisse" de Marx n’est pas inutile non plus. En étude collective, en université et dans les organisations syndicales et politiques du salariat, ça aiderait…

Comprendre le monde non pour le comprendre tout court, mais pour le transformer, en santé. L’essence de l’homme c’est l’ensemble des rapports sociaux. Ce n’est pas moi qui l’ai inventé…

Finalement, le stalinisme pavlovien et l'approche psychologisante sont deux extrémités d'une vision mécaniste du réel à partir d'un élément de ce réel pris isolément ou surévalué au détriment des autres éléments.

 

Pierre Assante, Jeudi 28 février 2019.

 

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25 février 2019 1 25 /02 /février /2019 21:10

 

__________ Einstein et Freud

LA TERRE DES AUTRES

Terre promise et Terre des autres

 

Le sionisme, quelles que soient les raisons de son existence a abouti à l’occupation de la terre des autres et au déplacement forcé de centaines de milliers de paysans, d’habitants qui y vivaient séculièrement.

Pour être comprise, la double incitation au sionisme doit se voir comme UNE, répression anti-juive d'une part et éducation solidaire dès la petite enfance des communautés juives des divers pays, des diverses nations, d’autre part, fonctionnant en action réaction, en interaction, économique, politique, solidaire et sentimentale.

 

Ne pas comprendre cette interaction c’est ne pas comprendre pourquoi des gens aussi intelligents, démocrates, pacifistes et respectables qu’Einstein ou Kafka ont été sionistes.

 

______ Le CROISSANT FERTILE du néolithique

Le jeu politique des puissances coloniales, la France et l’Angleterre et leur jeu diplomatique et militaire n’ont pas aidé, au contraire, à une solution équitable de suite du drame inouï de la Shoa.

Ce drame inouï a été aussi celui, conjoint, uni et unique, du nazisme, des massacres antécédents de la classe ouvrière par la bourgeoisie réactionnaire, d’une guerre de dimension encore inconnue, à Stalingrad entre autre, d’une militarisation du mouvement ouvrier russe répondant aussi aux répressions bourgeoises, au gel de la révolution et du bonapartisme-nationalisme de Stalinien.

 

Il faut faire la différence entre les partis communistes des pays dits occidentaux et leur construction d’une démocratie avancée, dont les acquis sociaux de la Libération du nazisme sont un exemple, et la radicalisation policière plus ou moins forte des pays du « socialisme réel ». Il faut admettre aussi que sans la grande peur de la bourgeoisie du l’emprise concrète, économique, politique et militaire du socialisme réel, il est peu probable que son affaiblissement conséquent à sa collaboration avec Hitler ait permis aussi rapidement ces conquêtes sociales et les possibilités de lutte qui les ont soutenues.

Il faut aussi rappeler ce que le capitalisme a porté de malheur, de guerres, de massacres coloniaux et néocoloniaux immenses entre autre, qui a induit mécaniquement des réponses militaires, autant que sociales.

L’état de compromis des frontières d'avant 1967 était un bon compromis. Les accords d’Oslo un objectif juste. La réponse du sionisme tel que conçu par le gouvernement israélien après l’assassinat de Yitzhak Rabin, un malheur et une honte pour les communautés juives d’Israël et du monde  qui sont loin de partager unanimement cette politique d’occupation de toute la Palestine et d’hégémonie régionale et mondiale accrue comme but final.

Si Kafka et Einstein revenaient, ils seraient peut-être de cet avis, c’est-à-dire de l’existence et de la coexistence de deux nations, Israël et Palestine, mais il n’est pas possible de le savoir, évidemment, bien que dans leur écrits, rien ne laisse à penser qu’ils étaient pour l’écrasement actuel des palestiniens et des dérives qui en procèdent de part et d’autre.

Le Moyen Orient, Terre de l’invention du néolithique, de l’agriculture et de la Cité, est aussi la terre du pétrole et du contrôle d’un passage géographique et historique multimillénaire de l’humanité. Ce double héritage historique constitue des conditions économiques, politiques et symboliques aux conflits qu’il vit, et aux agressions qu’il subit.

 

Dans ces conditions, le sionisme tel que succédant à la Shoa est un double drame dont les peuples du monde ont à s’occuper, non sous forme d’ingérence, mais d’aide et de solidarité tant envers les palestiniens croyants ou pas, qu’avec les juifs croyants ou pas et envers cette terre qui doit redevenir une terre de démocratie multiculturelle, laïque, non formelle et répressive comme aujourd’hui, mais de démocratie généralisé, de la Cité et de l’homme producteur, de la coopération et des échanges régionaux et mondiaux.

 

Mais il ne suffit pas de le dire, d’en rester au pacifisme bêlant. De la lutte pour un post capitalisme, ici et maintenant, et des solutions à la crise du capital, à la suraccumulation-dévalorisation du capital qui en est au cœur, dépend la solution de cette région concrète et mythique qui est et qui fut il y a des millénaire, le « Croissant Fertile » créateur de notre civilisation arrivée aujourd’hui à un point obsolète de la société marchande qui demande transformation radicale.

 

Terre promise et Terre des autres. Drame sans fin ? Non, mais peut-être point et retour à des origines où se jouera le dépassement de la société marchande et se dénouera le futur général de l'humanité !

 

Pierre Assante, 25 février 2019

 

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24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 10:14

 

 

De la chute des grandes concentrations ouvrières en France et en Italie…, à l’affaiblissement des solidarités, à l’affaiblissement communiste, et la montée des obscurantismes radicaux multiples et divers.

 

 

Les grandes concentrations ouvrières contenaient des hiérarchies y compris à l’intérieur de  la classe ouvrière qui y travaillait. En bas de cette hiérarchie, la main-d’œuvre immigrée. Pourtant il s’y est établi des solidarités de classe généralisées à travers les luttes pour mieux vivre, salaires, conditions de travail, et de vie dans la cité où l’organisation communale subissait l’influence positive de ces solidarités ouvrières.

 

Les religions chrétiennes, catholiques, protestantes ont subi l’effet positif de ces solidarités en aller-retour. Les concepts archaïques représentant la Bible comme l’histoire réelle de l'humanité et le concept de collaboration de classe ont reculé, au profit d’une réflexion sur les capacités de l’espèce humaine de saisir la réalité de la société et de l’univers dans laquelle elle habite. Saisir cette réalité pour agir sur cette réalité dans le sens d’une vie meilleure, un temps de vie libéré de la vente-achat de la force de travail ouvrant la pensée humaine sur cette compréhension de la société et de l’univers dans laquelle l’espèce humaine habite.

 

On voit ainsi le rapport dialectique, l’interaction à double sens entre connaissance du monde et amélioration de la vie humaine, matérielle et morale.

 

Certes des choix dans cette période de solidarité peuvent être critiqués à juste titre, mais fondamentalement, les avancées humaines dues aux solidarités ouvrières font partie du progrès humain.

Le reflux de ces solidarités dans l’organisation par le capital du travail hors des zones ouvrières traditionnelles, puis mondialement, a porté un coup à ce progrès. L’affaissement de l’influence communiste dans les pays capitalistes développés, dit auparavant « avancés », avant l’explosion actuelle des grandes zones de développement nouvelles, est à la fois conséquence et cause dans les deux sens, en aller-retour, d’avec la dissolution de ces grandes concentrations ouvrières. Erreurs idéologique ou stratégiques du mouvement communistes ont prêté le flanc à la réorganisation mondiale du travail par le capital, mais c’est cette réorganisation mondiale capitaliste du travail par la trilatérale, le G7 etc. (qui entre d’autres mains que le capital pourraient être une organisation progressiste et démocratique de cohérence et de coopération humaine, dans la production, l’échange, la consommation, la recherche, la pensée…) qui est la cause première de l’affaissement des solidarités et des luttes qu’elles suscitent encore et toujours, malgré les difficultés accrues de cohérence, de contenu, d’organisation. Qui tient l’emploi tient les moyens de vie des autres et tient le pouvoir, tant que le système économique et social et le pouvoir qui le soutient gardent une cohérence relative suffisante pour que son despotisme réponde encore un peu au besoin d’organisation de la société.

 

Le vide idéologique accompagnant ce reflux ne pouvait subsister. Il a été rempli, avec l’aide des médias dominants du capital uni, malgré ses contradictions internes et ses contradictions structurelles, par les idées forces séculaires qui habitaient les civilisations, en particulier les religions, non en tant que philosophies avancées, ce qui ne plait pas au capital, auquel cas il tire aussi sur les religions, mais en tant que mythes fondateurs qui ne suffisent pas en eux-mêmes à la compréhension du monde d’aujourd’hui, du processus social actuel. Penser par exemple au mythe d'Eve et de la pomme dans notre époque de revendication d'égalité salariale femme-homme ....

Ces mythes fondateurs sont en compétition avec la rationalité, les sciences, mais parce qu’ils contiennent l’expression de la détresse humaine, dans les périodes de reflux de la rationalité ils prennent la place de la protestation des salariés divisés, écrasés par la mondialisation capitaliste numérisée multiplicatrice de l’armée de réserve du salariat au service d’un patronat « ordinaire » et d’un capital de plateforme numérique qui les exploite à distance.

La radicalisation existe chez les chrétiens, la « manif pour tous » en témoigne. Elle existe aussi chez les musulmans et trouve écho d’autant plus que les dominations et répressions coloniales et néocoloniales pèsent encore sur les mentalités des deuxièmes ou troisièmes générations qui continuent de subir les hiérarchies sociales y compris dans les hiérarchies populaires, et qui subissent la crise sans y voir d’issue. Les concentrations populaires « des banlieues » et leurs conditions de vie actuelle, l’affaissement du communisme municipal, va de pair avec l’affaissement des grandes concentrations ouvrières et des ressources de vie qu’elles permettaient, va de pair avec la perte de cohérence, de rationalité et la montée des superstitions et des radicalités religieuses conservatrices et réactionnaires.

 

Les propositions économiques de dépassement du système capitaliste sont dans ces conditions, en grande difficultés de s’exprimer, bien que leur besoin soit plus grand que jamais. La réalité de la crise du capital et ses conséquences sur la vie quotidienne ouvre cependant un espace de réflexion en leur faveur.

 

"La femme est l'avenir de l'homme". Aragon

Les explications bibliques, coraniques, contiennent des expériences humaines sur le long terme, mais un long terme qui ne couvre « que » la période millénaire de la société marchande et non la bien plus longue période de l’humanité dans laquelle c’est développé le travail et la pensée, dans une activité commune de clan et de groupe restreint, bien qu’en contact lent mais déjà généralisé. Ces « explications » reposent sur un monde passé où les lois de l’échange marchand « primaire » et les mythes et textes « sacrés » correspondaient. Ces mythes et ces lois suppléaient aux balbutiements du droit et de la science dans un mode de production marchand à ses premières grandes expériences de développement antique puis du moyen âge. Ces « explications », malgré les divers contenus historiques et philosophiques qu’elles contiennent, prises en tant que réalité scientifique, mettent en péril l’explication scientifique de la société et du monde actuel. Dieu, auquel on a la liberté de croire ou pas (ce n’est pas mon cas, je ne suis pas "athée militant" avant tout, je considère la question de Dieu sans fondement à la résolution de la vie humaine, et je considère la théocratie comme une invention des dominants), a une représentation monarchique dans la religion et dans la conscience majoritaire des croyants. Cela tient à l’éloignement progressif des représentants des pouvoirs du contact avec les populations restreintes puis élargie dans l’espace national puis mondial, qui rend le pouvoir abstrait. Cette abstraction est à l’origine des concepts de Dieu-Monarque, au-delà de toute réflexion philosophique sur notre existence ici et maintenant. En soi la religion n’est pas créatrice de démocratie, mais d’autocratie, ce qui n’empêche pas les croyants de lutter pour la démocratie et pour la libération de l’exploitation salariée, dans ses formes anciennes et nouvelles.

 

La suraccumulation-dévalorisation du capital sur laquelle repose les politiques d’austérités, les politiques  de dominations économiques et guerrières dans le monde, dont les populations musulmanes sentent les effets plus que les autres, dans leurs divers lieux d’existence, en particulier au Moyen Orient, Terre d'invention de l'agriculture et de la Cité écrasée par le capital,  ne peut survivre indéfiniment. Les remèdes économiques à la financiarisation mondiale numérisée qui pèse sur les salariés, les populations, y compris sur les petits et moyens patrons, doivent être mis en œuvre sous peine d’un effondrement civilisationnel, écologique, ergologique, humanitaire.

 

L’affirmation des nouvelles grandes zones mondiales de développement pose à l’Europe la question d’une coopération et du renouvellement des solidarités intérieures et extérieures, ce qu’on pourrait appeler un nouvel internationalisme. Il est possible, à commencer par une lutte pour un autre usage de la production monétaire de la BCE, une sécurisation de l’emploi et de la formation tout au long de la vie, la coopération intereuropéenne étant le corollaire des conditions d’une coopération mondiale.

 

Pierre Assante, dimanche 24 février 2019

 

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23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 09:05

 

mesure capitaliste du Temps  et Temps nouveau.

De la rapidité à moins mais mieux.

 

J’ai essayé dans « 2 questions pour procéder » de montrer le rapport entre la mesure du temps de travail déterminant la valeur marchande des valeurs d’usage que nous échangeons et employons, selon cette réalité sociale qui fait que nos conditions matérielles de vie déterminent nos mentalité et pas le contraire. Déterminations non mécaniques certes, puisque il s’agit de non de mentalité, catégorie abstraite, mais d’une infinité cependant marquée par ce que les rapports sociaux capitalistes contiennent de la mesure du temps qui est celle du capital (le TTMSN disait-on à juste titre).

Pour aller au-delà de cette démonstration limité à un moment historique donné, et pour en venir à ce qui est spécifique dans le capitalisme d’aujourd’hui (CMMNIF), il faut mettre en avant la contradiction entre ce que la productivité du capitalisme dans la révolution scientifique et technique pourrait libérer le temps et la poursuite de l’aliénation du temps à l’homme dans le maintien des rapports de production, d’échange et de consommation, dans la perpétuation anachronique des lois du capital : échange A-M-A’, suraccumulation-dévalorisation du capital. A la dissolution du principe de TTMSN (temps de travail moyen socialement nécessaire à la production d’un objet-marchandise et la détermination de sa valeur d’échange dans l’échange A-M-A’) par l’explosion de la productivité, ne correspond par un nouvel et nécessaire usage du temps. On pourrait dire qu’il s’agit d’une dissolution-rigidification des lois du capital au détriment des besoins humains, dans une contradiction croissante explosive entre possible et réel, ce qu’on retrouve dans le rapport travail prescrit/travail réel. C’est une explosion des contradictions du système, opérationnel un temps puis obsolète aujourd’hui, appelant son dépassement.

Cet anachronisme entre les capacités des moyens de production et l’usage qui en est fait pas le capital produit une déchirure dans l’usage du temps par les hommes. Il existe un possible d’usage du temps qui fut celui du créateur antique (philosophique, scientifique, historique) usant du surproduit mais ne produisant pas, étant au service d’un pouvoir exploitant sa créativité en l’exemptant de cette production agricole ou artisanale dans l’antiquité, industrielle et mécanique dans les temps plus rapprochés.

L’homme du CMMNIF (Capitalisme monopoliste mondialisé globalement financiarisé) se trouve entre deux temps, celui d’un usage du temps désaliéné et celui du temps aliéné. Il ne peut remettre en cause la RAPIDITÉ au profit du MOINS MAIS MIEUX (terme historique selon la réflexion de Lénine à la fin de sa vie par rapport aux suites de la révolution-prise de pouvoir) qui garantirait la qualité de l’usage du temps c’est-à-dire la qualité nécessaire au développement du processus humain, le rapport de l’homme à la société, à lui-même et à la nature, mis à mal par la maladie du capital.

L’illusion consistant à vouloir désimprégner les mentalités de l’imprégnation du mode d’échange en valeur marchande exacerbée du rapport au temps que contient cet échange, sans le transformer et le dépasser, fait partie de l’anticapitalisme romantique lassallien (1), lui-même imprégné d’une conception religieuse séculaire de la société marchande et aujourd’hui d’un mélenchonisme ou d’un scientisme qui ignore le processus nécessaire à une libération. Certains successeurs de la philosophie de Monod, celui de l’institut Pasteur font preuve d’usage d’une science développée pourtant coupée de la question sociale et de l’analyse du mode de production et d’échange dans lequel ils vivent pourtant de façon prégnante et contraignante.

Cette illusion consiste à ignorer le corps-soi, à scinder corps et esprit, à nier l’être social, son processus passé, sa résultante présente, l’ontologie qui l’a conduit du communisme primitif de clan et de travail collectif à aujourd’hui en passant par tous les stades de la société marchande et leur besoin de dépassement. Leur vision scientifique et leur vision sociale sont en opposition, l’une se voulant en mouvement, l’autre éternisant l’Etat présent de l’organisation générale de la société, même si elle consent une influence du mouvement des savoirs (2).

« Les verts » insistent sur l’idée qu’il faut économiser l’énergie et les matières premières contenues de façon limitée sur notre terre et leur usage par la société humaine. Souvent ils conçoivent la croissance telle qu'elle est pratiquée par le capital et ont du mal à imaginer une autre type de croissance. Pour eux la croissance est la croissance. Celle d’aujourd’hui, point. C’est s’enfermer dans le mode de production et d’échange actuel, se condamner donc à la destruction humaine et terrestre. Il n’y a pas d’issue vers une qualité de la croissance économisant la terre et les hommes sans une transformation qualitative du mode de production et d’échange en commençant immédiatement à s’attaquer à la financiarisation, à l’usage actuel de la production monétaire, par la BCE entre autre,  qui est la pointe extrême du libéralisme, de l’échange Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A') par le capital. Une entité qui ne croît pas est comme un enfant qui meurt. La question est une croissance en santé qui permette à l’entité d’aller jusqu’au bout de sa vie et transmettre en spirale, en cercle croissant, son existence.

Et c’est bien là que le bât blesse. La résistance du capital par tous les moyens les plus puissants et les plus sophistiqués pour empêcher la transformation du mode de production et d’échange imprègne la société et les hommes et l’imprégnation consiste aussi en l’aliénation du temps.

La libération du temps,  la libération de l’exploitation, de la vente-achat de la force de travail, et la libération des despotismes d’Etat vont de pair.

Le rapport en santé aux nécessités, à l’anankè en mouvement en fonction du développement des capacités humaines, passe par l’usage en santé du temps, et sa libération de sa mesure pour déterminer la valeur marchande des valeurs d’usage, pour rendre aux valeurs d’usage une circulation en fonction des besoins et non du taux de profit, ce que peut permettre la productivité de l’industrie numérisée, l’automation, et la mondialisation mettant en commun les forces humaines de production et de pensée. « Artisanat » nouveau de développement des capacités, en opposition à l’aliénation des gestes  de la production dans le  capitalisme industriel (aliénation du travail par la division du travail manuel et intellectuel, jusqu’à la croissance actuelle exponentielle de la masse de l’armée de réserve des travailleurs, des producteurs), et recherche pratiquée par tous pourront être le nouvel usage du temps, la liberté et la propriété de l’homme nouveau s’attaquant à la préhension  de son univers et d’une conscience universelle en mouvement progressif, qui vont de pair.

Pierrot, samedi 23 février 2019

(1) Je crois qu'on pourrait considérer le romantisme allemand originel, celui de la bourgeoisie allemande aristocratique, politiquement impuissante dans un système encore quasiment féodal, aux forces productives capitalistes insuffisamment développées, lorgnant aussi sur l’Angleterre et son industrie ; ses philosophes et ses artistes, romantisme éclairé (Aufklarung) aussi par la bourgeoisie révolutionnaire française en action, romantiques allemands révolutionnaires en avance sur leur temps et en théorie sur la révolution bourgeoise, par rapport au néo-romantisme qui a suivi, y compris en Allemagne et ici même aujourd'hui, qui n'en est qu'une copie figée, anachronique, ridicule. En avance y compris sur la traduction de la praxis politique d’un Marivaux ou d’un Beaumarchais. Marx et Engels, leur analyse du capital en Angleterre et du capital tout court par extension, ne sont pas nés de rien… Mais cette avance a son revers de médaille, dont l’histoire allemande, la nôtre ici en France et celle de l’Europe et du Monde a fait les frais et auquel il faut porter remède. Remède au romantisme.

(2) Exemple récent, « Le bug humain », Sébastien Bolher, développe un savoir certain, mais où cerveau et société sont dissociés, malgré l’argument comportementiste insidieux et faux de la relation du cerveau à la société , et mis de fait objectivement, volontairement ou pas, au service du système actuel et du pouvoir actuel. Il n'en faudrait pourtant pas beaucoup pour basculer de cette vision comportementaliste et sociétale à une vision et une action sociale.

 

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22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 08:42

 

ANTICAPITALISME ROMANTIQUE

 

L’anticapitalisme romantique constitue-t-il une voie d’accès à une transformation progressiste de l’organisation sociale ? Je crois qu’il est difficile de le penser lorsqu’on tire le bilan séculaire de Lassalle et de ses avatars, de ses effets de 1875 sur la constitution de la social-démocratie allemande jusqu’au monde d’aujourd’hui et la permanence donnée et issue du Programme de Gotha.

Certes des conditions objectives et subjectives sous-tendent cette réalité dans la réalité globale du processus humain. Il se vérifie encore aujourd’hui dans l’affirmation de « s’adresser au cœur plutôt qu’à la raison », et les effets d’une telle affirmation et conception sur les réponses immédiates et à long terme à donner à la dramaticité des évènements qui se succèdent trivialement, du local au mondial, leur exploitation idéologique et leur concrétude dans la production-consommation et les rapports de production et d’échange.

Les sentiments font partie des réactions aux perceptions, ils sont une réaction du corps-soi (« social », ce qui est une tautologie) entre cette perception et la réalisation des besoins et des désirs qui en découlent.

Mais si le corps-soi n’est pas en capacité de synthétiser l’ensemble des perceptions à partir d’acquis conceptuels mis en œuvre, le mouvement de ces acquis ne pourra répondre en santé à la réalité ni à sa perception en relation dialectique, c’est-à-dire en fonction de ces besoins tout en assurant l’avenir du processus en santé aussi, même objet dans l’objet.

Une des plus fortes réponses à l’anticapitalisme romantique est la critique que fait Marx au programme de Gotha. C’est un document exceptionnel de la civilisation humaine qui devrait devenir non un « petit livre rouge », mais une communication d’un très haut niveau de conceptualisation apte à aider à la santé du processus humain.

MAIS Il faut constater que plus la puissance du capital, sa structure et sa superstructure, son « fonctionnement », sa « religion »,  son processus qui est le nôtre,  et sa complexification, se développe, croît, plus la réponse qui lui est donnée est romantique et plus la réponse romantique handicape son dépassement dans une action construite des victimes du capital, plus sa crise se développe aussi, plus ses contradictions le menacent de mort et menace de mort la société avec lui.

Etat réel en mouvement, négation de l’état réel, dépassement de l’état réel, 3 « moments » d’un processus qui les unit et les constitue en complexe 2 par 2 pour agir sur le troisième.  Chaque moment d’un processus et chaque élément d’un processus initie en boucle-spirale l’accomplissement du  processus  de l’état présent vers la négation de la négation en passant par la négation. La négation, c’est peut-être cela l’anticapitalisme romantique. La résistance à et de chaque élément-moment est constituée dans la relation dialectique aux 2 autres éléments et la chronologie des actions des uns sur les autres est d’ordre circulaire ou plutôt en spirale, puisque quelle que soit la croissance, sa qualité, sa causalité et l’infinie résultante de la causalité naturelle et historique, il y a croissance. En santé ou pas pour nous et notre espèce et son rapport à la nature et la conscience en mouvement de la nature qu’elle constitue.

Ce n’est pas là la négation de la flèche du temps, mais une vision hégélienne et marxienne de la dialectique de la nature et de la dialectique sociale qui emporte ma conviction dans la recherche de la vérité, et d’une vérité qui décrit le monde et ses capacités de se transformer en santé dans et pour le processus de l’humanité. Le dogmatisme est constitutif d’un « arrêt sur image » d’un élément-moment d’un processus, en négligeant les autres, arrêt sur image d’autant plus fréquent si l’on confond synthèse et syncrétisme.

Mais il faut bien reconnaître que la tendance à l’anticapitalisme romantique est une tendance des plus partagées (et dont chacun doit se poser la question pour soi-même), ce qui est finalement naturel, tant que le capitalisme, mode d’échange A-M-A’ au paroxysme du libéralisme, dans tout ce qu’il imprègne dans la société et le corps-soi, de ce mode d’échange qui est notre monde, n’est pas dépassé dans un autre mode de production et d’échange. La question est donc de la dénormalisation-renormalisation permanente micro agissant sur le macro, à partir de ses contradictions et du projet de dépassement qui peut en résulter et qui peut être à l’œuvre dans cette réalité contradictoire. La question est la conscience des obstacles qui sont dans la société et en nous pour procéder au double dépassement, celui de l’anticapitalisme  romantique et celui de la prégnance physique et morale de l’échange A-M-A’ qui sont une même réalité. Il n’y a pas de séparation entre la construction des mentalités, des systèmes de concepts individuels et collectifs qui se forment et la réalité concrète de notre quotidien et l’aliénation des produits et des gestes de production des produits dans la vente-achat de la force de travail. C’est valable pour l’acheteur comme pour le vendeur, mais évidemment l’effet n’est pas le même pour l’acheteur et pour le vendeur.

Enfin, comme exemple actuel, le rapport social entre l’usager d’uber et le conducteur d’uber n’est pas la vente de la force de travail du conducteur au réseau capitaliste mondial qui prélève une part de la valeur du produit du travail du conducteur. Les 2 premiers répondent à un besoin à satisfaire, le troisième à l’accumulation du capital qui va lui fournir sa puissance dans la guerre du capitalisme mondialisé, financiarisé, informationnalisé, le tout conduisant à la suraccumulation-dévalorisation du capital entrainant la crise de production et la crise de développement de la société et de la civilisation.

Mais si cette accumulation du capital, et si la financiarisation, et si la spéculation, et si le drainage des capitaux existent, dans le cas d’uber et tant d’autres dans le capitalisme d’aujourd’hui, c’est qu’il existe plus que jamais une production massive des « biens matériels » dans l’industrie de main d’œuvre et l’industrie numérisée que l’industrie de main-d’œuvre permet. C’est de « l’économie productive de biens matériels » que peut être extraite la plus-value alimentant la production monétaire et l’investissement reproducteur élargi de cette plus-value et les marges de plus en plus larges d’usage du capital les plus extravagantes et les plus nocives. De l’ensemble des activités matérielles, morales et symboliques, productives de biens et productrice de capital supplémentaire, le capital  extrait le profit, et avec lui la reproduction et la légitimation de son despotisme. Cette reproduction permet la reproduction de la société et de l’individu, sa vie et son processus. L’économie productive de biens matériels en permettant une plus-value dans la transformation d’un objet en marchandise  et sa valeur marchande par le travail et le temps de travail qu’elle a intégré permet en surplus la productivité de capital sans activité productrice sinon celle dont elle découle en amont. La crise est ce qui met à mal cette reproduction « immédiate » et à long terme. Et c’est bien dans la crise du taux de profit dans la révolution scientifique et technique que se dissout la société capitaliste. La société capitaliste est menacée de cette dissolution par les forces productives qu’elle a créées, homme, machines, technique, culture et morale qui en découlent. La Causalité n’est pas un automatisme mécanique, mais tout état découle de l’état passé, dans une infinité de bifurcations et de possibles qui se réalisent en santé pour l’humanité ou pas. Sachant que l’action de l’humanité sur elle-même et de l’individu dans l’humanité et leurs choix, intervient dans la continuité des résultantes, des sauts qualitatifs micro et macro.

Contradiction des AIE (Appareils idéologiques d’Etat, Ecole, médias d’Etat etc.) dont Althusser qui les nomme ainsi ne saisit qu’une partie de la contradiction, et idem dans les diverses « fonctions » de l’Etat. Exemple, l’impôt sur le revenu destiné à une répartition réduisant les inégalités pour assurer à la fois l’achat d’une force de travail en « bon état » et un « bon état » dont use de son côté la force de travail. L’impôt sur le revenu dont on a cassé passablement depuis longtemps cette  logique de répartition, progrès de la démocratie bourgeoise, est un compromis dans le rapport de force entre le capital et le travail. Vouloir aujourd’hui tirer de l’impôt, au moment  de la crise générale du capitalisme mondialisé, financiarisé, numérisé, et non directement de la plus-value, les moyens financiers de la transition vers un autre mode de production et d’échange post-capitaliste, c’est lui permettre de prolonger son agonie, sa nuisance et ses contradictions croissantes. C’est un compromis assurant la reproduction de la société et de la force de travail, mais ce compromis est remis sans cesse en cause, en détachant les financements de la production des richesses, des entreprises, au profit d’un impôt lui-même coupé de plus en plus d’une répartition assurant le renouvellement de la société. C’est l’exemple que donne déjà Salvien de Marseille dans la société esclavagiste et de petite paysannerie, l’Empire Romain dans lequel il vit au Vème siècle et dont il dit que les prélèvements sont tels que le travail agricole ne peut se renouveler suffisamment. S'en suivent vente en esclavage des paysans endettés, révoltes Bagaudes, ou fuite vers les zones barbares où la propriété de la terre n'existe pas. Contradiction d’autant plus forte aujourd’hui, dans une société développée et en pleine révolution scientifique et technique, ayant besoin d’une compétence en croissance exponentielle de la part de toute les populations, et en voie et en attente d’automation généralisée, d’introduction de "l’intelligence artificielle" assurant des marges énormes de surproduit et de libération de la main d’œuvre, libération usée par le capital pour réduire le coût du travail en augmenter la masse de l’armée de réserve salariée. Le capital, organisation obsolète de la société humaine,  et sa crise de suraccumulation du capital dans la crise de croissance de l'humanité, au même titre qu'une crise de croissance de l'enfance qui doit grandir en santé, sont une entrave croissante à un besoin de développement humain sans commune mesure avec le passé.

Le capital induit une morale contradictoire aux objectifs moraux dont il veut affubler ses victimes. C’est bien ce qui brouille le rapport de jugement moral de la masse des exploités d’avec les évènements induits par l’exploitation. Il n’y aurait pas à s’en étonner si nous étions pleinement conscients des causes de cette contradiction. Mais nous nous ne pouvons l’être qu’après coup, ce qui est peut-être quand même un processus de résolution des contradictions à travers à la fois l’éclairage moral conjointement aux conditions matérielles de vie créées par le capital, en dernière instance.

 

Pierrot, 20 février 2019

 

Schéma s'inspirant du schéma du DD3P d'Yves Schwartz et le développant en le combinant avec la production et le dépassement des aliénations "matérielles et morales" dans le Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé, globalement Financiarisé (CMMNIF).

 

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22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 08:42

 

Je constate dans les statistiques qu'il y a pas mal d'entrées sur un lien de ce blog dont l'article a été supprimé, sur demande, et sur lequel les lecteurs tombent sur... du vide. en conséquence :

 

Les articles du site de "LE MANIFESTE" ayant été supprimés sur demande de ce blog, je reprends ici le texte original résumé, que j'ai fortement soutenu et soutiens encore, pour mémoire historique.

 

Pour un manifeste du parti communiste du 21ème siècle (résumé)

 

............

Comment définir l’objectif du communisme, les voies et moyens de l’atteindre ? Quelle articulation entre nos propositions, les luttes immédiates, les étapes indispensables et la visée communiste qui se construit dans ce mouvement tout en l’éclairant ?

Un changement profond de la direction nationale est-il nécessaire ? Quel engagement des dirigeants pour un effort de réorientation des idées, de la pratique et de l’action ?

C’est pour permettre aux communistes de débattre de ces questions essentielles et de se rassembler autour de choix clairs que, dans la diversité de nos analyses et réflexions, nous proposons ce texte comme base commune pour la discussion du 38ème congrès du Parti communiste. 

1. Un bilan critique

De la gauche plurielle aux collectifs anti-libéraux, jusqu’à notre résultat aux dernières élections législatives (2,72% des exprimés, le plus mauvais de notre histoire), notre affaiblissement n’est pas une fatalité. De fait, les profonds bouleversements qu’a connus le monde nous plaçaient au défi d’une analyse approfondie et du choix d’une novation communiste. Mais nos directions successives ont été gagnées par le renoncement, jusqu’à des choix qui ont déstabilisé et déstructuré notre parti.

2. Relever les défis de la crise

Le monde capitaliste connaît une crise systémique sans précédent qui aggrave ses fléaux et ses contradictions (chômage, surexploitation, destruction de l’environnement) et met en cause sa légitimité. L’idée qu’il est nécessaire de rompre avec ce système peut grandir. Encore faut-il dessiner les chemins d’une telle rupture. La montée des protestations, la révolution des forces productives et des mentalités peuvent ouvrir la voie vers une nouvelle civilisation.

Cela fonde l’actualité de la lutte de classes, main dans la main avec la révolution féministe qui s’engage, les luttes écologiques, les solidarités nouvelles qui se développent contre la xénophobie et le racisme, les luttes de la jeunesse. Un nouveau choc se prépare, plus profond, face auquel il ne sera plus possible de s’en remettre aux idées de conciliation avec la logique du capital. Notre parti doit se préparer à l’affronter.

3. Le communisme de notre temps : idéal éthique, visée historique, chemin de lutte

Le projet communiste vise une transformation radicale – processus révolutionnaire de dépassement du capitalisme - pour une société de partage des richesses, des pouvoirs, des savoirs et des rôles : une société sans classes, sans guerres, dépassant les nations où exploitation et aliénations sont abolies. Les luttes et rassemblements à construire et organiser doivent contribuer à ouvrir le chemin vers cette nouvelle société (sécurité d’emploi et de formation, services publics, productions écologiques et sociales, droits à l’égalité réelle, pouvoirs d’intervention sur l’argent et les moyens financiers, et appropriation sociale des moyens de production, d’échange et de financement).

4. Un nouvel internationalisme pour relever le défi de la mondialisation capitaliste

Affrontement généralisé ou coopération et paix ? Face à la montée des périls, notre action internationale doit prendre une tout autre dimension. Il faut promouvoir la coopération et faire vivre nos valeurs anti-impérialistes, de paix, de solidarité et de codéveloppement

Pour sortir de la crise, il faut changer l’Europe pour une autre mondialisation : en finir avec la construction européenne actuelle, conçue au service de la domination du capital, et qui concentre la colère populaire. Notre responsabilité est de donner une perspective à cette colère. Comment ? Une position a été actée par nos précédents congrès. Cela continue de faire débat parmi les communistes. Ces questions doivent être instruites en avançant dans l’action, à partir de grandes batailles populaires permettant à la fois de porter la colère et de remporter des victoires.

5. Pour une nouvelle stratégie de rassemblement et d’unité populaires

Notre projet est démocratique et révolutionnaire. Il faut donc un rassemblement majoritaire, dont le contenu soit à la hauteur pour transformer l’ordre existant : c’est la stratégie du PCF.

L’unification du salariat est décisive pour construire les bases sociales de ce rassemblement. Les dominations – de classes, de genres, de générations, racistes, culturelles… se renforcent entre elles. Les luttes contre ces dominations peuvent s’épauler pour une émancipation conjointe.

Face à la recomposition politique en cours, la démarche communiste doit se déployer dans trois directions : construction politique, bataille d’idées et luttes sociales. Il s’agit de construire une union populaire et politique agissante pour sortir de la crise.
Il est essentiel d’être présents avec nos propres candidates et candidats à toutes les élections pour porter nos propositions originales : travaillons à en créer les conditions.

6. Pour un parti communiste utile, agissant, audacieux et novateur, internationaliste et révolutionnaire

Il y a besoin d’un parti révolutionnaire, organisé dans la continuité pour animer les luttes et ouvrir les perspectives politiques dont elles ont besoin pour gagner. Cela nécessite le développement, en son sein, d’élaborations théoriques et d’éducation populaire nourries du marxisme vivant, d’expérimentations et d’échanges.
Pour changer cette société, le parti doit permettre l’intervention politique des travailleurs, des travailleuses et de tous ceux qui sont exclus du travail, dans la proximité (celle de l’entreprise ou du territoire) comme au plan national et international.

Cela demandera un effort acharné. Ne nous contentons pas d’un relevé de décisions, fût-il détaillé, s’il reste inappliqué. Il faut décider d’une orientation générale et se donner les moyens d’un suivi de sa mise en œuvre.

Vie politique de proximité, formation et accès aux responsabilités sont indispensables pour, dans un même mouvement, repolitiser, répondre à la crise de la politique et commencer à engager des transformations de portée révolutionnaire.

 

Pour la totalité du texte, et les diverses interventions, aller sur le site de "Pour un manifeste du parti communiste du 21ème siècle".

 

 

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21 février 2019 4 21 /02 /février /2019 07:16
 

LUKACS-TRAVAIL-COUV-jpgArticle publié une première fois le 21 octobre 2011

 

EXTRAIT DE L'OUVRAGE, SUR LE LANGAGE (Lien en bas d'article), pages 286 à 311, avec l'aimable autorisation de l'éditeur (Editions Delga)

 

 

Notes rapides et remarque de développements possibles à partir, sur le dernier chapitre de ce volume de Georges LUKACS par rapport aux chap. précédents.

(et un "parallèle" personnel sur l'ergologie)

Editions Delga

 

 

Ontologie de l’être social

LE TRAVAIL

LA REPRODUCTION

Chap. « la reproduction de la société dans sa totalité ».

 

Pages

420 : Valeur

421 : Travail

Fin 422 début 423 : Forces productives. Apparences.

448 : à nuancer « réflexes conditionnés » par la suite de ce chapitre. Relire chapitre « complexe de complexes" (ici Lukacs revient sur  la critique du programme de Gotha par Marx, "droit égal", "langage", "phases de la société communiste"...) à la lumière de « la reproduction de la société dans sa totalité ».

462 : par opposition…. etc.

461 : c’est ainsi que…. etc.

464 : c’est pourquoi…. etc.

465 : Naît ici….une nouvelle marge de manœuvre.

 

Développer la théorie pour l'action : la croissance de la plus value relative par rapport à la plus value absolue décrite par Lukács (et politiques de Roosevelt et de Kennedy) et aujourd’hui (par rapport à Lukács), le « retour » de la PV abs. et la décroissance relative de la productivité par rapport à sa croissance d’après guerre (1939-45) puis sa courbe « ralentie », relativement bien sûr et quelles nouvelles croissances et transformations de la socialité que contient le capitalisme actuel comme prémices internes d’un nouveau mode de production.

 

Rapidité et contradiction du développement interne de socialité et de transformation. Transformation qualitative lente ou accélération-« explosion » ou pourrissement ? Optimisme révolutionnaire raisonnable et justifié.

 

Lien théorique et pratique avec la « nouvelle crise » et accélération du besoin supérieur de socialité. Base de recherches sur lesquelles s'appuyer pour le développement et un autre mode de production. Besoin de théorie, de travail théorique pour une société future à partir de la société présente. Le mouvement populaire et ouvrier quasiment démuni dans ce domaine, "avance à l'aveuglette" depuis sa formation y compris dans ses "essais pratiques" avortés courts et longs et ses transformations internes du système capitaliste..

 

Lien subjectif hors de l'ouvrage : Rapport de l’ergologie et rencontres du travail avec cette continuité accélérée de la socialité à l’intérieur du système. Besoin de GRT-Groupes de rencontre du Travail (auto-étude du travail, de leur activité, par les salariés et particulièrement les producteurs des "biens matériels stricto sensu" partout dans le monde, dans "le particulier et le général", eux-mêmes, à la lumière, avec l’aide de la recherche pluridisciplinaire sur le travail) sur les bases de la connaissance de tous ces éléments et non d’une ergologie « restreinte ».

 

-         et nouvelles formes de la propriété du capital et de sa gestion. Comment les "apprécier" ces nouvelles formes dans l'acte de transformation de socialité et de mode de production et d'échange nouveau, dans les luttes populaires, entre autre leur rapport "concret" aux interlocuteurs gestionnaires du système.

-         Epuisement relatif des nouvelles techniques contenu dans leur propre expansion. Suraccumulation accélérée. Transformation de la suraccumulation dans le nouceau mode de production, communiste.

 

Contradiction en apparence (en particulier dans certains constats sur le rapport du travailleur à l'organisation collective parcellisée -et aujourd'hui mondialement informationnalisée) entre les théories ergologiques et l'analyse du travail de Lukacs, mais convergences à mes yeux dans le rapport du "particulier" et de la "totalité" du travail et de la reproduction. Et le besoin pratique de théorie et de "prospective".

 

à méditer et à discuter sur le travail. Cet extrait n'est cependant pas détachable de son ensemble : « …Il nous faudra revenir dans d’autres contextes sur ce motif de l’orientation de l’évolution de l’homme par le travail et compléter ces remarques. Nous devons, pour dégager pleinement la nouvelle structure fondamentale née du travail, nous limiter ici au fait que dans le reflet de la réalité, comme condition de possibilité de l’objectif et des moyens du travail, se produit une séparation, un détachement de l’homme de son environnement, une distanciation qui se manifeste clairement dans la confrontation du sujet et de l’objet. Dans le reflet de la réalité, la représentation se sépare de la réalité représentée, et se condense dans la conscience comme une « réalité » particulière. Nous mettons le mot réalité entre guillemets, parce que la réalité est simplement reproduite dans la conscience ; une nouvelle forme objective naît sans doute de la sorte, mais pas une réalité, car précisément, sur le plan ontologique, il est impossible que le reflet soit du même ordre que ce qu’il reflète, sans même parler d’identité. Au contraire, du point de vue ontologique, l’être social se scinde en deux facteurs hétérogènes, qui, du point de vue de l’être, ne sont pas simplement hétérogènes, mais directement opposés : l’être et son reflet dans la conscience.

Cette dualité est un fait fondamental de l’être social. Les degrés antérieurs de l’être sont en comparaison très unitaires… »

Georges Lukács, « le travail comme position téléologique » Ed. Delga 2011. 

 

Pierre Assante, 2 juillet 2011

 

Partie de l'ouvrage sur le langage :

http://www.pierreassante.fr/dossier/LUKACS_LANGAGE_1.12MB.pdf

 

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20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 08:35

Article publié une première fois le 16 juin 2012LUKACS2

LUKACS TRAVAIL COUV.-copie-1

 

La dernière grande oeuvre de Georges LUKACS "Ontologie de l'être social", le travail, la reproduction, l'idéologie, l'aliénation, comporte ces pages sur aliénation et division du travail.

On peut imaginer à la lumière de la mondialisation informationnelles aujourd'hui, son organisation du travail et ses institutions, combien le phénomène d'aliénation s'est amplifié, quelles sont ses conséquences sur les comportements sociologiques, politiques de la personne et de la société en tant que résultante.

 

12 bonnes pages sur ce lien :

http://www.pierreassante.fr/dossier/LUKACS_Alienation_1971_12%20pages.pdf

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19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 07:06

rupture de cohérence.

 

Cette société, son système économique et social, et l'Empire, sont en rupture de cohérence.

Qui confond Bagaudes et révolutions, ordre et soumission, sécurité et éternité de l'ordre social. 

Dans une situation qui y ressemblait, en moralisant sur l'état des choses de son moment, mais rien n'est jamais pareil, Salvien de Marseille a bien essayé, sans succès...

Enrico de même avant de disparaître, dans un état de confusion national et mondial prémonitoire après le coup d'Etat du Chili.

C'est bien d'une dénormalisation-renormalisation indispensable de l'état existant dont il est question, en premier lieu comme réponse à la crise de suraccumulation du capital qui ne peut se résoudre dans le système existant. Et qui est un aboutissement économique malade, d'un processus philosophique, anthroponomique, ergologique, écologique, contenant un vers dans le fruit. Il en résulte une crise de la production élargie, quantitative et qualitative, des biens nécessaires à la vie humaine.

Toute réponse sociale en santé, c’est le renouvellement élargi de la création de richesses et leur qualité, sans lequel la société n’a pas les moyens concrets de créer ses propres remèdes. La création et non la simple consommation immédiate dans le cycle infirme A-M-A', qui est la réalité concrète et aussi la morale stérile du système et de ceux qui l’habitent, dans le déroulement quotidien de leur vie.

 

Pierrot, 19 février 2019

 

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 11:55

 

MASSE CRITIQUE. Le libéralisme atteint-il une masse critique ne permettant plus de bifurcation prigogienne en santé ? De quelle équipe faites-vous partie ?

 

Lorsque la masse d’un phénomène s’approche d’une masse critique elle s’approche aussi de son explosion.

C’est-à-dire que si les micros dénormalisations-renormalisations permettant une transformation qualitative lente, à l’image de l’évaporation lente transformant l’eau en vapeur, sont contraintes, l’eau bout

 

L’exemple de la masse critique des équipements du transport routier, procède à l’élimination des transports ferroviaires dont un re-développement répondrait pourtant aux besoins d’économie d’énergie, d’espace et de temps ; de modernisation en santé qu’ouvrent la révolution scientifique et technique, la mondialisation, la numérisation, l’informationnalisation et l’automatisation mondialisée, d’une organisation en santé du travail, pour l’homme producteur-consommateur dans son unité.

 

L’exemple des transports peut être transposé à l’ensemble des activités humaines, le travail salarié entre autre, y compris lorsqu’il n’est pas codifié, évidemment, c’est à dire lorsque la vente-achat de la force de travail n’est pas reconnue comme telle par l’institution. La  reconnaissance comme telle par l’institution passe par l'action syndicale et politique et par la prise de conscience de la réalité de cette ventre-achat de la force de travail, c’est-à-dire par une conscience de classe, le mot est démodé mais la chose est exacte.

 

Comment demander à une population jeune dont l’existence des services privés en ligne est le quotidien de poser la question du droit ?

 

Une société de droit formalise, codifie les rapports de production et d’échange. Le libéralisme élimine les codes. Codes du travail. Code civil… Le code unique et central devenant la gestion financière du taux de profit répondant à la baisse tendancielle propre à la modernisation dans une société dont le développement est basé sur l’accumulation du capital et la suraccumulation-dévalorisation qui en découle. Pourtant les aspirations à des règles, souples, en mouvement, mais des règles (Anthroponomie) répondant aux rapports en santé entre humains existent lorsqu’on va chercher loin dans les comportements et la pensée de la jeunesse.

 

J’en reviens de nouveau à l’idée qu’un mouvement de protestation contre les contradiction du système économique et social qui menacent le processus humain en santé ne peut trouver d’issue que dans ceux qui vendent leur force de travail ET qui possèdent les capacité de gérer cette société et qui peuvent utiliser cette capacité pour gérer dans un futur une société nouvelle à préparer et développer dans celle-ci. Le manifeste ergologique, issu des recherches ergologiques, par la voie d’une sortie du système taylorien,  pose la question d’une telle organisation du travail.

 

Les gilets jaunes (et tout mouvement de protestation) ne peuvent devenir des "sans-culottes" que s’ils rencontrent une classe jouant le rôle de la bourgeoisie révolutionnaire d’alors. En  juin 1789 le Tiers Etat se constitue en Constituante, la bourgeoisie s’appuie sur le mouvement populaire et la Prise de la Bastille le 14 juillet pour faire reconnaître la Constituante et elle décrète l’Abolition des Privilège de 4 août…. Nous n’en sommes pas là et une transformation du système économique et social n’est plus « soulever une plume » ni un coup d'Etat…

 

La classe révolutionnaire aujourd’hui c’est le rassemblement d’une majorité populaire pour la transformation en santé du système économique et social, sans quoi ce serait tout changer pour que rien ne change, ce serait remplacer une domination par une autre, bouclant la boucle sur une nouvelle société de classe, une nouvelle dictature de « l’élite ».

 

Une transformation radicale et progressive économique et politique s’attaquant et transformant le système financier du local au mondial en passant par l'Europe et la BCE demande une grande conscience des solutions à promouvoir.

Ce qui peut permettre ce rassemblement c’est justement la révolution scientifique et technique qui réclame et permet une participation de la masse des humains à leur propre gestion. Empêcher cette dénormalisation-renormalisation s’est créer une société "d’élite" sans avenir car elle ne serait capable que de s’autodétruire, accompagnant dans sa chute l’humanité. La question climatique, l’armement nucléaire, la crise de l’énergie étant des exemples d’autodestruction en cours.

 

On me demande si je fais partie d’une équipe. Oui, mon équipe c’est l’humanité, pas le journal que j’aime beaucoup et que je soutien, mais l’ensemble des humains qui forment l’espèce à laquelle j’appartiens en alliance avec la nature dont ils font partie.

 

Pierre Assante, 18 février 2019

 

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17 février 2019 7 17 /02 /février /2019 13:50

EUROPE NOUVELLE (1)

Une nécessaire zone de développement et de coopération mondiale économique, politique, culturelle. (brouillon, projet, proposition). 

(reprise d'un article du 1° août 2018)

 

Pétrarque, 1304-1374 dans son poème sur l’Italie exprime de fait  une volonté l’unité nationale rassemblant les différents Etats en formation puis en développement qui la constituent. Elle s’exprime aussi non seulement dans sa demande du retour du Pape d’Avignon en Italie par exemple, mais aussi par sa conception de la culture, du savoir, du monde, dans ses œuvres latines, de ses jugements moraux sur les comportements humains à ses poèmes en « langue vulgaire », le toscan, sur ses rapports à la femme, qui illustre plus largement les rapports des être humains entre eux à un moment historique,  à travers la Laura de son Canzoniere.

Machiavel, (1469-1527) se trouve dans une situation plus concrète de mise en œuvre d’une politique dans La Toscane des banques, de la naissance des prémices de l’achat-vente de la force de travail (remplaçant la servitude) qui est la forme actuelle généralisée du contrat social, Toscane de l’explosion artistique symbolisant le progrès d’une société marchande en période de santé et d’expansion.

Leur point commun, c’est la richesse de développement moderne tant culturellement que dans l’avancée des forces productives de l’Italie d’alors et de ses entités étatiques morcelées dans le cours de l’histoire de la péninsule, de l’antiquité aux invasions barbares et à la reconstitution d’une société marchande nouvelle en avance sur son temps.

Mais c’est aussi ce qui les suivra dans l’échec de leur effort. Les Etats modernes de la Renaissance Italienne vont être dominés par les Etats centralisés en formation, leur puissance militaire, la puissance politique et économique qui en naitra.

L’Europe imite quelque peu l’incapacité des Etats italiens de la Renaissance, et ce n’est pas d’aujourd’hui. La puissance des USA naît aussi de la division capitaliste des pays européens développés, des guerres impérialistes qui en découlent, le tout évidemment de l’incapacité des marchés nationaux à coopérer plutôt qu’à s’affronter. Mais encore de l’incapacité du capitalisme lui-même, en soi, de se développer sur les vieilles règles héritées des développements historiques passés. Double pesanteur de l’Italie du Sud et de son substrat grec antique et ses règles.

Il n’est pas question de faire de cette comparaison simpliste une doctrine au service d’un nationalisme européen. Le centre d’une transformation progressiste du monde d’aujourd’hui est le dépassement de la forme actuelle du mode de production et d’échange, le capitalisme tel qu’il est devenu, mondialisé, financiarisé, numérisé, donc dépassement engendrant la coopération dans toutes les relations entre zones mondiales de développement et d’échange. A condition de favoriser le développement de ces zones pour le développement de toutes, l’Europe parmi elles. Cohérence et cohésion économique et politique font partie de ces conditions. Pour l’Europe de même, et pour l’EU et une future EU de coopération démocratique de même.

Evidemment, le centralisme et les décisions autoritaires camouflées  dans l’ignorance des peuples de leur contenu et leur projet capitaliste inavoué ou avoué, mais claires dans leurs effets négatifs, et effectives dans leur application, par la Commission et de la BCE, c'est-à-dire les Etats de l’UE concertés ou pas, les plus puissants en tête, ne vont pas dans ce sens d’une Europe de coopération démocratique et de développement général. Mais le rejet des méfaits du capitalisme sur l’Europe et la solution des replis nationaux et nationaliste non plus.

On peut poursuivre, sans en faire une assimilation historique entre les deux moments, celui de Pétrarque ou de Machiavel et le notre (2), ce qui serait ridicule et anti historique, la réflexion sur les événements et décisions actuelles de nos apprentis sorciers au gouvernement des Etats européens et de L’EU, par rapport aux Etats Italiens du XIVème et XVème siècles, et au gouvernement du monde : domination du capital US en tête et aujourd’hui le degré supplémentaire du capitaliste symbolisé par l’éclatement « trumpien » de ses propres règles internationales, bafouées systématiquement certes depuis toujours, mais plus prudemment pour les intérêts capitalistes, après le conflit de 1939-45 et avant Trump, illustration du degré supplémentaire de la guerre économique capitaliste et de la concentration capitaliste, qui sont un même mouvement dans deux manifestations de la réalité de notre monde malade à soigner par dépassement du système.

 

J’essaie d’énumérer en vrac et sans grande clarté et organisation du propos sans doute, les points et besoins auxquels répondre pour cela, et sur lesquels réfléchir pour agir.

1) une nécessaire zone de développement et de coopération mondiale économique, politique, culturelle.

2) mesures progressives et radicales de transformation du système bancaire et financier, de la création monétaire, de Fonds démocratiques (régionaux, nationaux, européen, mondial, reforme du FMI, usage des DTS pour échapper à la domination du dollar, etc.), loi SEF, organisation du travail mettant en cohérence la personne, l'entité de production locale et globale, les besoins humains de la personne, du local au global. Economie, politique, ergologie, écologie, anthroponomie, en interdépendance. Développement de la conscience de la nature sur elle-même, l'humanité. Mise de la révolution scientifique et technique, de la numérisation mondialisée au service des besoins humains. Construction d'une nouvelle civilisation correspondant à ces moyens et ces besoins en développement

3) Bilan de la construction capitaliste de l'UE. Conquête des marchés vers l'Est au détriment du développement global de l'Europe, de ses salariés, de la population, au détriment de marchés et de coopérations stables et en développement historiquement institués dans le passé et à réformer dans un sens progressiste et non par destruction de l'ensemble. Aggravation d'inégalités locales, nationales, générales. Domination stérilisante des Konzern sur l'économie européenne eux-mêmes dominés par le capital US.

4) Analyser l'épisode de la destruction de l'entité yougoslave, initiation de l'aggravation de l'état de guerre des marchés, de la montée des nationalismes contre la coopération, date marquant la fin de l'effet de marché dominant sur l'état de  paix relatif.

6) besoin d'Europe, confédérale, d'une zone de développement et de coopération avec les autres zones de développement et de coopération pour une mondialisation progressiste.

7) danger impérieux de dissolution des entités humaines de coopération et de développement et de l'état de paix relatif si cette politique n'est pas mise en œuvre sous la pression des luttes ouvrières et populaires dont la situation de l'emploi, entre autre, s'aggrave exponentiellement.

6) besoin d'organisation du salariat au niveau de la mondialisation numérisée, de l'Europe à partir des luttes locales et nationales et des besoins qu'elles manifestent, à unir à l'international.

7) lien entre les acteurs du cœur de la production des biens nécessaires au développement humains, ouvriers, ingénieurs, techniciens, cadres, formateurs et tout le salariat (3) dans sa diversité et toute la population qui souffre comme eux des contradictions entre besoins humains et taux de profit lié au mode de production A-M-A', suraccumulation du capital, dévalorisation du capital, et guerre de marché contre la coopération et la paix.

6) Prolétaires de tous les pays, vendeurs de votre force de travail, unissez-vous, reste au cœur du développement humain. La réalité du capitalisme en tant que mode de production et d'échange, sa force de développement s'éteint. Sa poursuite menace l'humanité. Une action humaine de transformation-dépassement conscient partant de projets concrets, de rassemblement-synthèse de la recherche sur l'activité humaine dans sa diversité et sa multiplicité est un besoin impératif. Je renvoie encore aux propositions de la commission économique du PCF, mais pas seulement, aussi à toutes les recherches et formes d'organisation tendant au progrès de l'activité humaine, de l'organisation du travail en fonction de la personne humaine en premier lieu.

 

Pierre Assante, 1° août 2018.

 

Notes

 (1) Il fut un temps où un hebdomadaire de recherche politique, lorsque la production était organisée en dernière instance économique au niveau du marché national, avait pour titre "France Nouvelle", celle du CNR (Conseil National de la Résistance, créé le 27 mai 1943), d'Ambroise Croizat (Responsable CGT métallurgie puis ministre communiste du travail, au centre de la création humaine que sont la Sécurité Sociale et les systèmes de retraite), etc.

Aujourd'hui pour un nouveau développement humain, pourquoi pas "Europe Nouvelle" pour une France nouvelle, et une civilisation nouvelle de coopération, de liberté et de partage d'une croissance qualitativement nouvelle.

 (2)  Gramsci s’est essayé à la chose sur la question du pouvoir, du Prince moderne, de l’intellectuel collectif.

(3) Cette illustration : une chaîne automatisée ne doit pas nous cacher les être humains qui l'ont réalisée, l'entretiennent, la font fonctionner et l'alimentent en matière première brute ou élaborée. Et tout ce qui la relie à l'ensemble de la société.

 

POST SCRIPTUM. J'ai voté (Nous avons voté nombreux) NON au référendum sur le traité de Maastricht de 1992, et NON au TCE (Traité instituant une constitution pour l’Europe) de 2005, pas contre une construction politique, économique et culturelle, une entité européenne (confédérale dirai-je pour ma part aujourd’hui), mais contre une constitution antidémocratique confiant par l'intermédiaire de ses institutions les pouvoirs aux monopoles capitalistes, financiers, renforçant les attaques antisociales contre les acquis de la Libération et contre leur développement, et renforçant aussi les divisions agressives du monde. Des résistants et partisans s'étant battu sous l'occupation nazi pour l'entité française ont voté NON  à la constitution gaulliste, pour les mêmes raisons et pas contre l’entité française, ça se comprend très bien.  Ce qui n’empêche pas de lutter dans le cadre de ces traités contre leur politique antisociale, comme nous nous battons dans le cadre de la république française pourtant tout aussi capitaliste que l’U.E, par exemple pour la création de fonds financiers démocratiques mis à disposition de la production et des services publics en fonction des besoins des travailleurs, producteurs, et de la population, entamant un processus de transformation révolutionnaire du mode de production et d’échange. L’article 123.2 du traité par exemple peut être utilisé comme une brèche dans la politique du capital pour ce faire.

D’autres, en haut lieu qui ont voté OUI se parent aujourd’hui des vertus anticapitalistes. Un rassemblement de progrès ne peut être leur œuvre, ils ne peuvent en être les maîtres d’œuvre. On le comprend de mieux en mieux dans leur comportement politique, économique et social et même personnel. Et leur souverainisme plus ou moins avoué n’est que le voile de leur soumission objective, sinon subjective, à l’état actuel du monde.

Il s’agit d’éclaircir le paysage et de tracer dans l’union un chemin.

Le débat (scission?) à l'intérieur de Die Link ou le départ (provisoire?) du PCB de l'organisation du PGE, évènements récents, comme les positions plus anciennes du PdG  ou de FI relèvent de la confusion à dissiper, sous peine des plus grands dommages.

15 août 2018

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/07/europe-nouvelle-une-necessaire-zone-de-developpement-et-de-cooperation-mondiale-economique-politique-culturelle.brouillon-projet-pro

 

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17 février 2019 7 17 /02 /février /2019 08:03
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ERGOLOGIE

CONSTRUIRE UNE NOUVELLE ÉTHIQUE.

Essai Avril 2014

 

CONSTRUIRE UNE ÉTHIQUE EN MOUVEMENT CONTRE UNE ÉTHIQUE FIGÉE.

DÉPASSER LES NORMES ACTUELLES DE LA MESURE DU TEMPS DE TRAVAIL.

C’EST ENTRER DANS UNE ÈRE DE L’ÉTHIQUE AUJOURD’HUI ENCORE EN PRÉHISTOIRE.

Chacun de tes rapports à l’homme –et à la nature- devra être une manifestation déterminée, répondant à l’objet de ta volonté, de ta vie individuelle réelle. Si tu aimes sans susciter l’amour réciproque, c'est-à-dire si ton amour, en tant qu’amour, ne suscite pas l’amour réciproque, si par ta manifestation vitale en tant qu’homme aimant tu ne te transformes pas en homme aimé, ton amour est impuissant et c’est un malheur » Karl. Marx, 1844.......

 

 

lire : ici

http://pierreassante.fr/dossier/ECRITS_SUR_L_ERGOLOGIE_ET_LES_EPISTEMICITES.pdf

 

 

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Voir aussi : Colloque national 

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/02/colloque-national-les-16-et-17-mai-2019.bases-theoriques-et-pratiques-pour-l-apres-capitalisme.html

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16 février 2019 6 16 /02 /février /2019 12:10

Article publié une première fois sur ce blog le 12 février 2019

 

APPEL DES 7

 

Un appel à la convergence unitaire, dont le texte à l'intérêt de mettre l'accent sur les enjeux de contenu de l'indispensable unité. Ce texte est titré:

"Urgence sociale, urgence écologique, urgence européenne. Pour y faire face, FORCES DE TOUTE LA GAUCHE, RÉVEILLONS - NOUS ! Sans une tout autre politique économique il n'y aura ni justice sociale, ni voie de salut pour la planète et pour l'Europe"

Cet appel est initié par trois philosophes et quatre économistes:
Économistes : Laurence Scialom, Frédéric Boccara, Ulf Clerwall et Robert Salais.
Philosophes : Robert Lévy, Xavier-Francaire Renou et Hadi Rizk.

Ce texte sera ensuite installé sur change.org où il sera aussi possible de le signer sur le site des organisateurs.

 

LIRE le texte : ICI

https://pierreassante.fr/dossier/Appel_des_7.pdf

 

POUR SIGNER : ici

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  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
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