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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 06:48
Bravo pour le site « CAMBIAILMONDO ». Europe et Euro.

Bravo pour le site « CAMBIAILMONDO ».

Je le lis chaque jour et je suis intéressé par les différents points de vue qui s’y expriment et les diverses visions de l’Italie et du Monde, qui nous sortent du son de cloche dominant.

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Je fais une petite remarque sur un point développé par des participants à ce site en donnant succinctement ma façon de voir sur la question de l’Europe et l’Euro :

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Comment peut-on penser que le capital serait plus clément avec une Grèce, une Italie, une France qui reviendrait à la monnaie nationale ou-et sortiraient de l’Union Européenne ?

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Les mêmes moyens seraient employés par la Troïka (Fond Monétaire International, Banque Centrale Européenne, Commission Européenne non élue), agissant de l'intérieur comme de l'extérieur pour assécher les finances nationales, couper le robinet de la monnaie à la population, la priver des moyens d’échange et de production pour la faire plier encore plus facilement que par des armes.

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C’est ce que la Commission Européenne non élue a commencé à faire pour obtenir une reddition partielle après le référendum grec.

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Revenir à, aux la monnaies nationales, c’est déclencher une guerre des peuples à travers une guerre des monnaies.

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La dictature de la Commission Européenne consiste à empêcher toute politique anti-austérité de la part de tout gouvernement de gauche « radicale », et d’empêcher la constitution de forts rassemblements politiques PROGRESSISTES majoritaires dans les diverses nations et au niveau européen lui-même.

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La dictature de la Commission Européenne consiste à empêcher la constitution d’une Europe Confédérale des nations constituées historiquement et EN MOUVEMENT et des régions dans la nation.

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La dictature de la Commission Européenne consiste à empêcher la coopération, à empêcher la coopération de se développer contre la compétition.

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La dictature de la Commission Européenne consiste à permettre au système financier actuel de poursuivre la politique du capital et de ses hommes.

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Il ne s’agit pas de casser le système financier comme les Canuts cassaient les nouveaux métiers à tisser plus « performants » qui les mettaient au chômage et baissaient leurs salaires, mais de le transformer « du local au global », et lui permettre économiquement et politiquement d’investir dans les besoins humains et non plus dans la spéculation et le pillage du monde.

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Casser le système financier ce serait casser la circulation des échanges vitaux entre les humains : remède pire que le mal !

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Et si la Grèce n’a pas été expulsée de la zone Euro et de l’Europe par Shauble et consort, et qu’elle a obtenu 85 milliards d’Euro, qu’elle pourra (peut-être) utiliser pour son développement, c’est qu’il existe quand même des forces comme le Parti de la Gauche Européenne, Syriza, Podemos, etc. et des partis de transformation sociale tel que le Parti Communiste Français et d’autres et un mouvement ouvrier et populaire pour peser encore suffisamment et influencer les décisions politiques et les contrer relativement : forces en développement nouveau !

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Certes le rapport de force et la solidarité organisée des peuples européens ont été insuffisants pour faire reculer la Troïka par rapport aux luttes populaires en Grèce.

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Mais le rapport de forces en Europe, nous pouvons le faire grandir pour un développement des peuples et nations dans une Europe en tant que zone économique et culturelle suffisamment pertinente dans la mondialisation informationnelle qui est la réalité du monde aujourd’hui.

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L’humanité est comme un enfant qui grandit. On ne peut le faire redevenir plus petit. Mais on peut le soigner et l’aider à se développer en santé.

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Si la Commission Européenne non élue n’est pas allée jusqu’au bout de ses intentions contre la Grèce, malgré les apparences, c’est quelle sait qu’en asséchant totalement un membre du corps européen, elle aurait aussi porté un coup aux mécanismes du capital : contradiction qui fait partie des éléments du rapport de force qui joue en faveur de la lutte pour une autre Europe que nous voulons.

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Une chose essentielle est de vouloir ce changement du système financier. Autre chose essentielle est de créer le savoir populaire capable de gérer un autre système financier au service des peuples. Se former, c’est aussi la clef du changement !

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Pierre Assante, Jeudi 1er octobre 2015

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 16:43
Sophie Camard et Jean-Marc Coppola
Sophie Camard et Jean-Marc Coppola

Sur le blog de Marie Françoise PALLOIX :

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Nous sommes heureux

d’annoncer officiellement

aujourd’hui

la naissance de la liste

« Pour une Région-Coopérative, Sociale, Écologiste et Citoyenne,

avec Sophie Camard et Jean-Marc Coppola »,

pour les élections régionales

des 6 et 13 décembre 2015

en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

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Retenez bien le nom de cette liste, elle va faire parler d’elle.
Très proche de nous et de nos préoccupations,
elle ne peut que nous rassembler
:

« Pour une Région-Coopérative,Sociale, Écologiste et Citoyenne. »

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Lire la suite ici ou sur ce lien :

https://corvasce.wordpress.com/2015/09/29

/elections-regionales-2015-

conference-de-presse/

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Ce que la Région dans la Nation et dans l’Europe
pourrait modifier d’une
façon
progressiste :

Il y a les périodes d’accumulation théorique correspondant à l’essor d’un système social ou d’un moment particulier d’un système social et de l’essor de ses contradictions.

Et puis il y a le moment des travaux pratiques. Certes les choses ne sont pas séparées comme cela, mais il y a de cela dans tout moment historique. Il en est de même de l’individu comme de la société dans laquelle il vit.

Et il y a quelque chose de décevant et quelque chose d’enthousiasmant dans les travaux pratiques économiques et sociaux d’une société en transformation. Décevant parce que le moment de la réflexion semble dépassé et effacé dans l’action, enthousiasmant parce qu’on met en pratique ce à quoi on a pensé de mieux pour le futur.

Tant vis à vis des solutions économiques à la crise et des solutions civilisationnelles qui vont de pair, le moment de transformation et du saut dans le processus continu de civilisation est atteint, avec ses difficultés et ses espoirs.

La modification des scénarios politiques traditionnels fait partie de ces difficultés et espoirs, mais le substrat légué par les luttes populaires et les analyses ouvrières constitue un outil essentiel.

Oui, un outil essentiel, un bon bagage à ne pas négliger pour ce qui est du domaine à la fois large et limité de ce que la Région dans la nation et la nation dans l’Europe peut modifier d’une façon progressiste, si tant est que le contenu et la volonté des modifications soient à un niveau suffisant (1) correspondant à la réalité du monde nouveau et partant de ce qu'il est, tel qu'il est, mondialisé et informatisé dans son travail et toutes ses activités.

Monde mondialisé et informatisé ne veut pas dire uniformisé. Multitude et Diversité en quantité et en qualité des activités constituent une résistance à une mondialisation capitaliste inhumaine. La vie ne peut se passer de Multitude et Diversité en quantité et en qualité. Et la vie se serait éteinte si cette Diversité avait été vaincue totalement par l’échange en capital.

Un moment à la fois large et limité de ce que la Région dans la nation et dans l’Europe peut modifier est peut-être contenu dans cette nouvelle ci-dessous :

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Pierre Assante, 30 septembre 2015

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(1). Un extrait de l'entretien de Sophie Camard et de Jean-Marc Coppola sur l'Humanité de ce jour :

Jean-Marc Coppola : "...lier bataille sociales et batailles environnementales, ce qui signifie notamment de nouveaux modes de production dans les entreprises avec des aides publiques conditionnées à des critères économiques et sociaux. Et de s'en donner les moyens en créant, par exemple, un fond d'investissement régional pour les TPE et les PME..."

Sophie Camard : "...Nous prenons nos responsabilités en allant à la rencontre des citoyens avec un projet et des propositions pour les mobiliser pour leur dire que tout n'est pas perdu en politique. Il faut être modeste et responsable. On ne fait pas le deuxième tour avant le premier, une logique de mobilisation est nécessaire..."

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 16:37
Jean Pierre BELMON
Jean Pierre BELMON

Èra tot bèu just sepelit Joan Saubrement, que nos tombava la novèla de la despartida dau brave collèga Joan-Pèire Belmon, dalhat lo 25 de setembre per la mema òrra malautiá. Èra naissut a Marselha en 1952.

Lo rescontèri lo premier còp, Joan-Pèire, au mitan deis annadas 70, podriáu pas dire la data justa, en cò de Jòrgi Reboul. Se me ramenti ben, parleriam d’un projècte qu’aviá de far un jornau occitanista. Me demandèt d’i collaborar. Foguèt « La Bugada » aqueu jornau, que d’annadas de temps te faguèt una brava bolegadissa.

A aqueu moment èra encara mèstre d’escòla Joan-Pèire. Mai èra pas fach per aquest mestier e s’endraièt puei dins l’audiovisuau qu’anava mièlhs a son biais. D’en premier a Radiò França Vauclusa en 81, venguda puei Radiò Blau Vauclusa, e plus tard, per badat, a l’emission televisada « Vaquí » de França 3 Mediterranèa. Son totei lei parlars occitans de Provença que posqueriam ausir aquí, valent a dire, tot lo pòple nòstre que posquèt presentar son parlar. M’es agut arribar de participar ambé Joan-Pèire a d’emissions televisadas e tirèri totjorn de gròs profiechs de son professionalisme.

Òme de television e de radio, èra tanben un escriveire que gaubejava una lenga castigada tot estent populara. E amb aquò, una modestia e una dubertura d’esperit que li permetiá, tot servent seis idèas, d’aver de discussions ambé tot lo monde e mai lei gents !

Es aquò, e la fe dins l’umanitat, que lo butèt de prene a sa retirada, fa tres ans, lei destinadas dau Centre d’Etudes de la Parole d’Oc (CEP d’Oc), as Ais-de-Provença. Aquí, au caire d’un molonàs de realizacions coma de videòs per donar d’exemples de lenga viva, teniá un autre molonàs de projèctes per l’avenir. E dins un mèl mandat fa gaire, a Maria-Joana Verny, dau temps qu’èra espitalizat e qu’ai sota leis uelhs, t’aviá previt dins sei projèctes d’organizar au mes de janvier de 2016, una jornada sus lo romavatgi dei trobaires d’Ais de 1853 : n’aviá ja bastit lo debanament, eu que maugrat lo mau que lo rosigava cresiá dins l’avenir de la cultura nòstra e contunhava la lucha.

Adieu Joan-Pèire, que sabi pron que nosautrei dos se rescontrarem jamai dins leis astres, mai que tu auràs obrat per lei fremas e leis òmes d'aquest país.

Glaudi BARSOTTI, 30 de setembre 2015

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Dins lo CA du CREO de la fin deis annadas 70 e debuta de 80, que n'èri secretari, eriam pròchi per lo vejaire e lo sentit. E tanben après un molon d'annadas quand veniâs faire teis emissions dins lo canton a Marselha.

Me rementi nòstra emocion comuna quand te rampelèri per la batesta deis obriers qu'ocupavan l'usina de La Madraga, l'a quatre annadas, e tanben la tièuna a costat deis obriers de la SNCF coma a la tele.

E ton amor dei personas que t' aviân fa vèire un esperit de solidaritat coma lo tiâu, e pas solament per la lenga e la cultura, mais per la vida quotidiana e l'avenir de la populacion.

Joan Pèire, "Parlaras encar ai gabians escambarlant lei nivas" cada còp que leis ausirai, e de tot, qu'eras tanben lo poeta que rescontrava Bellaud, Rimbaud, e lo paure "Tonin" e tant d'autres qu'aimavas, que coma tu "tancava lo punh finau a l'òrle dei matins", laissant de que obrar a aquelei que restan.

Pèiron Assante, 30 de setembre 2015

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Despartida de Joan-Pèire Belmon, dalhat lo 25 de setembre. E un poema de Joan Pèire : "lei gabians".

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 06:15

2013 05 03 005

Article déjà publié sur ce blog le 20 décembre 2014

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MUTATION ?

 

Il n’y a pas nécessité de déstructuration d’une société pour qu’elle poursuive une évolution en santé.

C’est ce qu’exprime en creux (et en bosses !!!) le malaise de l’humanité et que les mouvements dogmatiques tentent de récupérer aux « deux bouts » des objets sociaux, humains, en n’obtenant rien d’autre qu’un pourrissement graduel en accélération.

 

Certes, comme nous en font la démonstration Hegel dans sa philosophie en tentant de sortir du conservatisme  spéculatif et Marx en y réussissant par son renversement à partir des besoins humains traités par les humains et non par l’héritage divin, monarchique et du chef (D’entreprise, entre autres chefs !), il y a à la fois continuité et saut dans un processus. Ce qui est tout différent d’un grand soir.

 

L’accumulation, quelle qu’en soit la lenteur ou la rapidité (c’est relatif !) ne peut être que progressive. Les sauts violents ont la qualité d’être périlleux, surtout s’ils ne réservent aucune réserve de diversité (1) aux innombrables composantes d’une société, qui elles sont diversissimes et se trouvent dans la contrainte du même péril « choisi » (2).

 

Les sauts qualitatifs contiennent et sont contenus dans l’accumulation progressive renouvelée.

 

L’usage du terme « mutation », terme originellement d’ordre biologique et non social, reflète cette difficulté d’imaginer, de projeter une transformation d’une autre qualité que le remplacement d’un despotisme par un autre despotisme, ce qui a été le modèle des révolutions depuis l’instauration millénaire de la société de classe, de la société marchande et des dominations  successives des détenteurs de la richesse jusqu’à aujourd’hui dans le capitalisme monopoliste mondialisé, informationnalisé.

 

La transformation progressive ne peut échapper à la lutte des contraires de laquelle nait un état nouveau. Mais l’état nouveau d’une société pensante et consciente, d’une conscience en processus n’est pas un état nouveau biologique, même s’il contient bien sûr la base minérale et biologique de toute espèce vivante et pensante.

 

Tout mouvement de la nature a une forme particulière dans la forme générale. Le mouvement de la société n’est pas un mouvement de mutation. Le terme mutation est un terme dogmatique, même si telle n’est pas l’intention de son utilisateur.

 

Mais l’essentiel n’est pas le choix d’un terme, même s’il reflète un état. L’essentiel est le contenu sémantique du terme et le lien qu’on fait entre lui et la réalité du mouvement, l’entrée en profondeur d’une vision du mouvement, le processus de la conscience dans l’observation du mouvement, et la constitution d’une expression collective et consciente d’un processus inconscient « au départ », toujours en avance sur la conscience.

 

Pour ce qui est du dogmatisme « mutationnel », je donnerai en France la médaille de la déstructuration sociale à Denis Kessler (3), initiateur des Sarkozy, des Valls et des Macron.

 

Mais c’est lui faire trop d’honneurs. La médaille générale revient de droit à l’orchestre Capital U.S.-C.I.A.-FMI.

 

Leur transformation (Aufhebung –Terme allemand utilisé par Marx : remplacement par transformation, destruction-continuité) est donc au cœur du besoin mondial de transformation en santé.

 

Ce n'est pas une "mutation" vers laquelle la multitude des mouvements devraient converger (4). C'est de la cohérence sociale en conscience, en processus nécessaire à atteindre qu'il est question (5).

 

Pierre Assante, 20/12/2014

 

(1) « Réserve d’alternatives » dirait Yves Schwartz ce qui est bien autre chose qu’une transformation prescrite par ceux qui tiennent le pouvoir sur la prescription et étouffent  la transformation en santé et le développement des besoins de transformation en santé. Réserves d’alternatives, qui comme le terme l’indique existent dans l’activité de l’humanité, et qu’il faudrait développer en santé, dans la recherche de cohérence de la personne incluse dans la recherche de cohérence du collectif, le collectif local, régional et général de production et de reproduction des besoins, leurs satisfactions, donc la production au sens strict, dans les « entités collectives relativement pertinentes » que sont les « entreprises » publiques et privées, mais encore de « droit monarchique » du travail.

 

(2) Lénine recommandait, peu avant sa mort un travail lent de transformation  de la paysannerie par elle-même pour constituer une accumulation primitive, réflexion que les difficultés et les échecs de la révolution inspiraient (à l’instar de la N.E.P.), recommandation foulée au pied par les tenants de ce qu’on appelle le stalinisme, comme tant d’autres « recommandations » et quelquefois à leur corps défendant, sous la pression du despotisme dictatorial et de l’inexpérience qu’il contient.

Ceci n’est pas un propos antirévolutionnaire, l’histoire passe toujours par l’inexpérience (c’est une lapalissade), et la classe ouvrière russe, l’homme producteur russe local, et ses interprètes organisés (c’était la situation historique !) étaient dans la situation de mener leur action dans les conditions de temps et de lieu. Je ne pense pas que la bourgeoisie russe aurait été merveilleusement démocratique. Mais là où l’erreur est grande c’est lorsqu’il n’est volontairement pas tenu compte de l’expérience, ceci pour satisfaire des visées personnelles…

 

(3) Dégénérescence de l’inventivité entrepreneuriale mulhousienne de la révolution industrielle… ?

 

(4) Au tournant de chaque expression de ce texte se cachent et des erreurs et des malentendus. C’est le lot de toute communisation et de ses outils humains rudimentaires, même lorsqu’ils sont travaillés au plus fin possible. Si une communication ouvre des sentiers, qui seront à piétiner et re-piétiner pour en former d’autres, c’est une grande victoire sur soi-même et une petite victoire humaine.

 

(5) L’histoire, l’aboutissement, les limites de la société marchande se confondent avec l’histoire de la mesure de la valeur. Quelle issue à ces limites ?

 

« …Désubalterniser le travail n’est donc pas chose facile. Et les exemples sont légions où le champ des forces productives sera rabattu sur une conceptualité purement économique, ou technologique…ou autre...

...Evaluer les véritable dimensions du travail ne saurait à nos yeux laisser à ce concept le statut d’un indéfini……

...L’extrême difficulté est de tendre à un mode de connaissance du travail qui conserve de cette visée de connaissance l’ambition de conceptualisation qui lui est propre, sans jamais s’enfermer dans un champ qui mutilerait son espace indéfini de capillarité...

...C'est-à-dire nouer dans un même effort, l’ambition de dimensionner et la pression à dédimentionner l’activité concrète des hommes au travail…

...Cela est-il possible ? Quelles sont les « dimensions du travail ?... »

 

Yves Schwartz, « Expérience et connaissance du travail », P. 408, Ed. Sociales, 1988. Les Editions sociales viennent de republier cet ouvrage augmenté et postface, 2012. 

 

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 13:23
27 SEPTEMBRE 2015 : Pietro INGRAO EST MORT. "Si nous ne sommes pas d'accord sur un modèle d'analyse, comment pouvons-nous être d'accord sur ce qu'il faut faire ? Pietro Ingrao, 1996".

"Si nous ne sommes pas d'accord sur un modèle d'analyse, comment pouvons-nous être d'accord sur ce qu'il faut faire ?"

Pietro Ingrao, 1996 (LIRE ici ou lien ci-dessous)

http://pierreassante.fr/dossier/

Pietro_Ingrao_est_mort.pdf

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 00:00
L’Office Public de la Langue Occitane est lancé (1)

L’Office Public de la Langue Occitane est lancé (1)

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Ambe la comission culturala regionala dau PCF, que n'eri secretari, a passat temps, dins les annadas 1870-80, avem fach batalha de lònga per una institucion culturala inter-regionala de la cultura dÒc et vaquí que neisse l'Office Public de la Langue Occitane. Osca !

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Coma siáu pas tròp assabentat dins lo detalh, estent que seguissi plus ben totei lei eveniments e lo monde militant d'Oc, per de rasons de santat e per mon temps (72 annadas), e qu’emai pensi qu'un ofici es fòrça ben mai depend de la tòca que li es donada e dau monde que se n'entreva, me pausi aquestas questions que chascun se pausarà per faire avançar la cultura d’Òc.

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* Quina fuelha de rota amb definicion dei missions ?
* Que mejans financièrs ?
* Que mejans umans ?
*Quina garantida de democracia dins l'atribucion dei me
jans ?

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Farà pas avans, la cultura d’Òc s’es pas ligada ai problèmas quotidians de la vida e en particulier a la question dau trabalh, de l’empleg, de la crisi de produccion e dau sistèma de produccion e d’escambi, e dei mejans per n’en sortir, aquì e dins lo monde.

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Disi pas aquò per redusir lo militantisme culturau a l’economia o a la politica, mai perque coma faire viure una cultura se laissam morir lo monde que la pòt sostenir, « lo baston que la dèu sostenir » ?

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Pèiron Assante, 24/09/15

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(1) La convention qui constitue la création d’un Office Public de la Langue Occitane vient d’être validée par l’Etat ce 18 septembre, nous informe le Conseil Régional d’Aquitaine.
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L’arrêté publié au Journal Officiel de la République Française, en le publiant, acte la signature de l’Etat, et par là-même la création de cet organisme multirégional destiné à impulser et soutenir les actions en faveur de la langue d’oc.

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 05:43

ARAGON-FERRAT-au-bout--jpg

 

 

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 07:30
EUROPE NATIONS REGIONS TERRITOIRES COMMUNES.  Pour une Europe confédérale sociale et autogestionnaire des nations et leurs régions contre une Europe fédérale centralisée, néolibérale et autoritaire, des régions vouées à la finance, déjà en construction avancée.

EUROPE NATIONS REGIONS TERRITOIRES COMMUNES.

Pour une Europe confédérale sociale et autogestionnaire des nations et leurs régions contre une Europe fédérale centralisée, néolibérale et autoritaire, des régions vouées à la finance, déjà en construction avancée.

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A. Etat apparent et état réel

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A1. Il faut soigner un état des choses tel qu’il existe et non comme on voudrait qu’il soit.

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A2. Ce qui fait la différence entre les comportements politiques (et autres), c’est la croyance à une crise cyclique passagère ou au contraire à une crise cyclique longue transformée processuellement en une crise systémique de longue durée indépassable sans transformation graduelle et radicale du système.

La question centrale dans les analyses est celle de la suraccumulation-dévalorisation du capital et ses conséquences et choix dans la vie économique, la vie quotidienne des peuples et des personnes, de l’ensemble des entités humaines constituées, entre autre et surtout de production, des mentalités que ces choix induisent dans toutes les activités humaines dans leurs riches diversités.

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A3. nous sommes dans une Europe fédérale autoritaire des régions.

A3 a) fédérale et autoritaire parce que les plus importantes décisions sont prises directement par la Commission Européenne et que le parlement européen et les parlements nationaux ont un rôle très réduit dans ces décisions. D’aucun prétendent que ces décisions découlent des orientations du Parlement mais à y regarder de près, la commission agit en interprétant et adaptant ses décisions aux besoins de la finance internationale qui domine la production, la politique, les institutions, la communication.

A3 b) fédérale autoritaire des régions par exemple parce que la réduction des moyens financiers nationaux est compensée de plus en plus, et à un niveau global relativement plus bas en moyens, par les crédits européens et que la politique des régions est sous la coupe de l’orientation générale dictée par la commission. Cette orientation, de plus, va à l’encontre des particularités, des besoins particuliers d’une région et l’aligne sur la politique néo libérale globale au paroxysme, y compris en matière d’autonomie culturelle, n’en déplaise aux illusions institutionnelles que l’on nous sert et dont certains dans les mouvements régionalistes font leur pain béni, mais la bénédiction est sans pain….

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B. Nous voulons une Europe confédérale des nations.

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B1. Nous voulons une Europe confédérale des nations au lieu d’une Europe qui refuse la démocratie si ce n’est pour dire des NON(S) qui ne sont pas respectés, des nonS, des contreS (sans POUR(S) constructifs et progressistes) qui font le lit de nationalismes d’extrême droite en réaction aux régressions et impuissances des peuples à construire.

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B2. Une Europe confédérale des nations suppose

B2 a) des institutions qui ne soient plus calquées sur les besoins du capitalisme monopoliste d’Etat instituées par le retour au pouvoir du Général de Gaulle en 1958 et confirmées par l’accès direct en 1961 d’hommes fondés de pouvoir des groupes financiers. Ces institutions ont depuis été calquées sur les besoins du capital mondialisé et informationnalisé, son organisation du travail, sa politique et ses guerres.

Elle suppose aussi et surtout une réponse graduelle mais radicale à la suraccumulation-dévalorisation du capital inhérente au système de production et d’échange A-M-A’ et ses effets sociaux regressifs.

Sortir de l'Europe et de l'Euro n'a aucun sens. sinon de renforcer la domination du Dollar et créer les condition d'une guerre monétaire Mortifère entre peuples. La monnaie est un outil à utiliser dans le sens des besoins humains et collectivités humaines.

B2 b) Toute transformation révolutionnaire des forces productrice (et depuis la naissance du capitalisme, productive de capital), attachées à une révolution scientifique et technique, dans toute l’histoire de l’humanité, induit des transformations du système historique social particulier puis général. Evidemment nous ne croyons plus à l’automatisme des formes de transformations induites, mais sommes attentifs aux formes qui se développent et comment les orienter en santé dans la poursuite du processus humain, d’humanisation de l’espèce, de conscience en processus et « en miroir » de l’humanisation de l’espèce.

B2 c) Evidemment reconstituer des parlements, des conseils (conseils communaux -minicipaux- base des relations humaines directes, territoriaux en général, régionaux, nationaux et européens) démocratiques et une coopération européenne tournée elle aussi vers une coopération avec les autres grandes zones de production et d’échange, et des formes de démocratie directe et autogestionnaire du citoyen et de la personne productrice et son respect, ne peut aller de pair qu’avec une longue construction graduelle mais radicale s’appuyant sur un mouvement populaire, un mouvement scientifique et philosophique allant de pair.

B2 d) Voilà un des éléments de réponse graduelle mais radicale à cette la suraccumulation-dévalorisation du capital que j’ai proposé à ma section du PCF, le 19/09/15, à l’instar de la COMECO qui en donne l’analyse et les données dont je me suis inspiré (bien ou mal...) :

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Au cœur des élections régionales de décembre 2015

la création d’un FREF en PACA

(Fonds Régionaux pour l’Emploi et la Formation)

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Il est nécessaire d’énoncer les demandes

répondant aux besoins de la population

EMPLOI, TRANSPORTS, SERVICES PUBLICS, ECOLE, SANTE, etc.

MAIS il faut aussi pouvoir les financer, sinon ces demandes et promesses restent sans lendemain.

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La création de Fonds Régionaux pour l’Emploi et la Formation, en coordination avec une politique de fonds Nationaux et Européens permettrait ces financements

CAR

Ils pourraient échapper aux monstrueux investissements spéculatifs du système financier actuel qui détournent l’argent des besoins de la population.

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Cette proposition s’adresse à la population et à tous les partis de gauche afin d’initier un mouvement populaire qui puisse l’imposer en santé dans la vie économique et politique.

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Il s’agit de sortir de la crise

par des mesures graduelles et radicales d’utilisation de l’argent public et de la création de monnaie par la Banque Centrale Européenne et sa gestion par les Banques Centrales Nationales et les Institutions démocratiques locales et nationales en fonction des besoins de la population.

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Il ne peut y avoir d’issue à la crise sans mesures financières qui relancent la production, la création de richesses dans la société par le travail humain, l’industrie, l’agriculture, les services publics, la création, la recherche, L’EMPLOI.

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Pierre Assante, Mardi 22 septembre 2015

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 16:43
Dans la revue ECO & PO N° 732-735 : « …Il n’y aura pas de renouvellement de la République sans démocratie sociale… »

« …Il n’y aura pas de renouvellement de la République sans démocratie sociale… »

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« …Car pendant qu’on s’acharne à baisser le «coût du travail», ce qui déprime la demande et accentue les pénuries de qualification, on laisse s’enfler le coût du capital. Les seuls dividendes et intérêts payés, en 2012, par les entreprises non financières représentaient un prélèvement de 298,6 milliards d’euros soit 30 % de leur valeur ajoutée ! C’est le double de leurs cotisations sociales effectives (157,9 milliards d’euros). C’est même bien supérieur à leurs dépenses d’investissement matériel (197,4 milliards d’euros) ! Voilà une raison fondamentale de l’asphyxie de notre croissance.

Bien sûr, il faut distinguer entre les grands groupes et les PME. Les premiers écrèment les aides aux entreprises sans contrepartie. Ils se soucient comme d’une guigne de l’emploi, des populations, de l’avenir des territoires.

Les PME sont écrasés par eux, surtout si elles se trouvent dans les chaînes de sous-traitance. Elles sont pressurées par les banques et souffrent de l’insuffisance de la demande. Selon Altares, on a recensé plus de 18 000 faillites au premier trimestre, en augmentation de 7,6 % sur le premier trimestre 2014, menaçant 66 000 emplois, soit le plus haut niveau depuis 2009 année de récession.

Le couple exécutif annonce un prétendu «small business act» à la française. On sait ce qu’il en est : nouveaux reculs importants des droits et des protections des salariés, encouragement à la précarité des emplois, baisse redoublée du «coût du travail»… Le «small business act» américain, lui, prévoit notamment de faciliter l’accès au crédit des PME !

Ce ne sont pas les dites « charges sociales » et les droits des salariés qui détruisent les PME, mais l’insuffisance de la demande, les charges financières et la sélectivité actuelle du crédit, la prédation des grands donneurs d’ordre et la boulimie de dividendes de leurs actionnaires… »

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La suite de l’article :

http://www.economie-politique.org/74630

Le tout de la revue ECO & PO N° 732-735

http://www.economie-politique.org/74768

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 07:43
La victoire de Syriza : « A nous de prendre le relais » (Pierre Laurent).

La victoire de Syriza : « A nous de prendre le relais » (Pierre Laurent)

COMMUNIQUE DE PRESSE

La victoire de Syriza : « A nous de prendre le relais » (Pierre Laurent)

Ce soir, avec 35% des voix, Syriza remporte nettement les élections législatives anticipées en Grèce. Malgré l'accord insupportable imposé en juillet et la crise politique dans la gauche, les Grecs viennent d'affirmer pour la 3e fois cette année, leur confiance en Syriza et Alexis Tsipras pour gouverner leur pays.

L'ensemble de la coalition gouvernementale de janvier est confortée. Syriza (144 sièges) et Anel (10 sièges) remportent la majorité parlementaire

La droite de Nouvelle démocratie est battue. Avec elle, l'ensemble des gouvernements européens qui se sont acharnés avec une violence extrême à déstabiliser le premier gouvernement Tsipras et à imposer de nouvelles mesures d'austérité, des privatisations, et des confiscations de souveraineté.

C'est un nouveau message de lutte envoyé par le peuple grec à toutes les sociétés européennes. La victoire de Syriza est un sérieux atout pour toutes les forces progressistes d'Europe.

De dures luttes attendent encore le peuple grec. La Grèce va avoir besoin de toute notre solidarité dans les semaines et mois qui viennent pour renégocier sa dette et déverrouiller le carcan d'austérité.

C'est aujourd'hui à nous de prendre le relais pour des victoires en France qui permettront de libérer tous les peuples européens de l'austérité, changer la table des négociations pour changer l'Europe.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, Président du PGE,

Paris, le 20 septembre 2015.

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 11:14
"Un sens de l'échange" (voir note)
"Un sens de l'échange" (voir note)

Sortir de l’Europe, qui est devenue aujourd’hui pour les nations européennes un espace pertinent de production et d’échange dans la mondialisation, c’est comme demander à un enfant en croissance de redevenir plus petit.

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Même pour une société qui n’est certes pas un corps humain, mais un corps social formé de corps humains, le remède est pire que la maladie.

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Certes, aussi, les nouvelles générations empruntent des chemins différents, aussi dangereux et surprenants par leurs inventivités et leurs erreurs conjointes, intuitions et sciences mêlées, que ceux des vieilles générations, et que les vieilles générations ont du mal à comprendre, malgré et à cause de leur expérience. Chemins et expériences différents sur le temps bref, mais comportant des itinéraires communs sur le temps long de l’histoire et du processus humain…

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Dans l’itinéraire commun des générations, il y a la période capitaliste déjà séculaire dans laquelle nous vivons, qui est une partie de la société marchande multimillénaire, et une partie du processus continu d’humanisation, qui lui a plusieurs millions d’années et a été inauguré par la naissance de l’homme et de son invention de l’outil primitif.

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Dans l’itinéraire commun des générations il y a le travail producteur des biens nécessaires à la vie et l’auto-connaissance de la propre activité humaine « en miroir » et en progrès, que ce travail producteur et la complexification et diversification de l’activité humaine que complexification et diversification de ce travail développe.

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Le néolithique et l'invention de l'agriculture en ont été un moment important, comme les étapes successives de mondialisation du commerce, la grande industrie et l'informationnalisation aujourd'hui et tout cela dans le processus de la vie humaine dans la communauté puis dans "la cité", l’entité de vie en terme général.

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En « fin de course », aujourd’hui, dans l’itinéraire commun des générations, si nous voulons le poursuivre, c'est-à-dire faire de nos goûts, de nos amours, de notre vie une continuité générationnelle, il y a la question à résoudre de la régulation et de la sortie de la suraccumulation-dévalorisation du capital en explosion mortifère inhérente à l’échange Argent-Marchandise-Argent plus dans la mondialisation capitaliste et ses effets en matière de frein à la satisfaction des besoins humains et jusqu’à leur destruction possible avec celle de l’humain.

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C’est ça la crise : crise exceptionnelle de croissance de l’humanité à travers la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et crise des échanges qu’elle induit.

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La mondialisation peut devenir autre chose que capitaliste, une mondialisation de coopération des peuples dans la diversité des corps-soi, des personnes et des sociétés du local au général, et de libération de l’activité humaine de la domination des hommes et des lois du capital.

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C’est ça la crise, en dernière instance, qui nous concerne tous, malgré les chemins différents qu’empruntent les nouvelles générations aussi dangereux et surprenants par leurs inventivités et leurs erreurs conjointes, intuitions et sciences mêlées.

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Chemins différents que ceux des vieilles générations, et que les vieilles générations ont du mal à comprendre, malgré et à cause de leur expérience, comme les nouvelles générations ont du mal à comprendre l’itinéraire des vieilles générations pour les mêmes raisons : malgré et à cause de leur expérience nouvelle.

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C’est la raison de la nécessité d’une transmission générationnelles des savoirs, des savoirs faire, des savoirs-vivre et de leur transformation en santé entre ces générations, transmission bien mise à mal par la recherche du profit immédiat contenus dans l’échange Argent-Marchandise-Argent plus.

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Pierre Assante, 20 septembre 2015

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(1) Ce schéma est extrait de "Un sens de l'échange" dans "Division sexiste du travail, résidu ou mode de gestion ? L'amor e pas mai." en ligne sur ce blog.

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 10:55
De la relation entre l’objet et la représentation de l’objet  en tant que conscience...

De la relation entre l’objet et la représentation de l’objet en tant que conscience

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Le processus de la conscience humaine est fait de relations, dans l’activité humaine, entre l’objet et la représentation de l’objet, la représentation de l’objet et la représentation de l’activité en tant qu’objet, devenant un objet elle même, un objet de conscience elle-même.

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C’est à dire tout le contraire de ce qu’on nomme la réification ou la chosification qui fige la représentation dialectique et son mouvement.

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La relation entre le mouvement ouvrier et la représentation en mouvement des objets, et l’activité de la représentation en mouvement des objets, et de l’objet industrieux en particulier comme de sa représentation en tant qu’objet, reste un rendez-vous encore à réaliser, rendez-vous qui peut permettre une renaissance au sens historique et social.

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La relation grossière du communisme grossier avec l’art n’est qu’une partie apparente du rendez-vous manqué et des causes et raisons objectives qui ont conduit et conduisent à ce rendez-vous manqué. Relations avec l'art et au-delà de toute représentation, scientifique comprise.

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Manqué relativement, puisque les « sauts » d’un processus n’existent que par la continuité d’un processus.

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MAIS une renaissance « nouvelle » attend un saut qui concrétise définitivement ce type de rendez-vous.

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Ce rendez-vous se construit dans chaque cerveau, chaque corps-soi, dans le processus de l’être social et avec, dans, les résultantes particulières et la résultante « globale », résultante aux frontières en mouvement, progressantes et "s’éloignantes" et notre mouvement individuel et collectif vers un rapprochement relatif.

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Pour faire une « conclusion » simple et opérationnelle : Le processus de la conscience humaine est fait de relations, dans l’activité humaine, entre l’objet et la représentation de l’objet.

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Le système d’échange « Argent-Marchandise-Argent plus » à son paroxysme handicape cette relation en la réifiant dans ses limites historiques propres, celle de la réalité concrète et de la "morale" de la finance, du capital dans son unité dont nous faisons partie.

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La transformation du système devient donc une priorité, et le besoin de transformation du système financier dans le système « global » devient une évidence.

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Pierre Assante, 20 septembre 2015.

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P.S. M’excusant auprès de mon ami Luc X. qui « se méfie des philosophes »

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 00:00
FREF Fonds Régionaux pour l'Emploi et le Formation.

Pierre Assante, 19 septembre 2015

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 17:13
Réponse fraternelle mais sans retenue à Philippe Martinez et à la CGT dont je suis simple adhérent retraité (1):

Réponse fraternelle mais sans retenue à Philippe Martinez et à la CGT dont je suis simple adhérent retraité (1) :

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Agir : OUI

Pour augmenter les salaires : OUI

Pour diminuer le temps de travail : OUI

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Condition subsidiaire concernant ces revendications :

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On ne peut séparer ces revendications de l’offre sociale et par conséquent de la production et de quelle production : « que quoi, comment produire ».

En cela, Berlinguer l’avait mieux formulé, même si le substrat de la société italienne le permettait moins que le substrat de la société française, et peut-être aussi pour cela (2).

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Donc, offre et production, et de quelle production, « que quoi, comment produire » :

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Choix de l'offre :

-Soit par un choix quantitatif et qualitatif de la part du salaire différé ou social, comme vous voulez, service de formation compris.

-Soit par une nouvelle économie politique agissant sur un mouvement du capital le détournant du profit financier immédiat pour répondre aux besoins humains à court et long terme, besoin de formation compris.

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Ou les deux, car ces deux « soit » nous ramènent à la création et l’orientation de fonds pour l’emploi et la formation (3) à tous les niveaux des institutions, du local au mondial en passant par la Nation et l’Europe.

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Pierre Assante, 18.09.15

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(1) : voir l’H.D. du 10.09.15. Ma réflexion contient évidemment mes convictions et doutes humains divers. C’est l’occasion d’échanges pour qui le souhaite. Echange qui se fera de toute façon en dehors de ce blog et de mes propres réflexions.

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(2) Je ne parle pas de la recherche de l’économie marxiste et néo-marxiste dans le PCF, très avancée ici et dans le monde, mais non encore digérée massivement, et qui ouvre sur une nouvelle économie politique agissant sur le mouvement du capital et une régulation le détournant du profit financier immédiat pour répondre et vers les besoins humains à court et long terme.

La digestion en question passe par exemple par la crise et l’expérience européo-grecque et ses "échecs" provisoires et ses enseignements croissants, ainsi que par les conséquences irréversibles et massives dramatiques de toutes sortes et partout dans le monde, créées par la politique du capital et qui se retournent contre le capital lui-même et nous-mêmes.

Ce « nous-mêmes » réclame des actes-solutions concertés répondant à la crise.

Je reste persuadé que l’enseignement quotidien des évènements est bien plus efficace que tous les blogs sains réunis.

Et je reste persuadé aussi que les expériences que subissent les nouvelles générations les conduisent vers un néo-marxisme, quel qu’en soit l’ancien ou nouveau nom, intégrant la réalité de la mondialisation capitaliste informationnalisée et les remèdes à sa maladie de suraccumulation du capital, crise de croissance de l’humanité dans toutes les activités humaines « matérielles et morales » particulières et dans leur unité.

Ce qui me conduit à me poser sans cesse, comme d’autres amis, la question de l’utilité de ce blog, qui tente péniblement et laborieusement d’enfoncer un clou, atome de goutte d’eau dans l’océan des tentatives de santé du monde.

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(3) Les prochaines élections régionales de décembre peuvent porter cette proposition. Il s’agit de FREF (Fonds Régionaux pour l’Emploi et la Formation) dans ce cas, en coordination avec les autres « niveaux » géographiques et institutionnels.

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 07:55
Yves DIMICOLI * INTERVENTION au Conseil National du p.c.f. du 10/09/2015. "L'enjeu européen est désormais central comme le révèle le diktat imposé aux Grecs et qui suscite beaucoup de colère...."

Yves DIMICOLI

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INTERVENTION au C.N. du p.c.f. 10/09/2015

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L'enjeu européen est désormais central comme le révèle le diktat imposé aux Grecs et qui suscite beaucoup de colère. Il faut aider à ce que cette colère ne se transforme pas en nihilisme, en désespoir instrumentalisables par les nationalistes, mais qu'elle devienne un vecteur de luttes convergentes pour changer en pratique les rapports de force en France et en Europe.

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Pour défendre et épanouir les nations européennes, il faudrait plus que jamais les démocratiser et les faire contribuer activement à d'audacieuses coopérations zonales et mondiales de co-développement. L'extrême-droite cherche à récupérer le sentiment national blessé par la mondialisation capitaliste et la faillite des élites européennes. Sa fausse radicalité et sa démagogie occultent les antagonismes de classe, encouragent le racisme et la xénophobie, font désespérer de toute possibilité de changer l'Europe, alors qu'il le faut impérativement.

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On voit, avec la dérive de l'économiste J. Sapir vers le FN, combien le souverainisme, fut-il de gauche, peut conduire aux pires dérapages.

*

Certes, les Grecs ont été contraints, pour l'heure, de mettre un genou à terre face à la collusion des dirigeants européens derrière les exigences du capital financier allemand. Mais ils refusent de « déposer les armes », comme l'a dit A. Tsipras.

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Dés lors, un double impératif doit être considéré :

► Respecter la volonté majoritaire de ce peuple et des peuples européens de rester dans l'euro, au lieu d'affronter en ordre dispersé la spéculation mondiale et les défis du XXIème siècle ?

► Inséparablement, aider à faire triompher leurs aspirations à en finir avec l'austérité pour une nouvelle expansion durable partagée.

*

Alors, on entend parler de « plan B », mais tout ce que proposent ceux qui, pour l'heure, s'en prévalent conduit à :

► la sortie de la Grèce de l'euro ,

► sans jamais laisser entrevoir une quelconque perspective réaliste d' expansion permettant à ce pays de s'arracher à l'austérité, au contraire !

En fait, il faut prendre à bras le corps l'enjeu fondamental de l'heure qui, de la région à la Nation et jusqu'à l' Europe, exige de lutter, de se rassembler pour que l'argent de tous les Européens soit utilisé à développer les humains et à protéger leur planète au lieu d'alimenter les marchés financiers.

*

Dans l'immédiat, cela exige :

► s'agissant de la Grèce, que l'argent qui doit leur être versé ne le soit pas au compte gouttes et que la question de la restructuration de leur dette publique soit traitée.

► s'agissant de la France, que, dés les prochaines élections régionales nous portions, contre la politique d'austérité, l'exigence de la création de Fonds publics régionaux, bases pour une futur pôle financier public national, afin que les banques soient contraintes de financer les investissements des entreprises avec des crédits d'autant moins coûteux que ces investissements programmeraient plus d'emplois et de formation ;

*

Et, en même temps, il s'agit, pour les Grecs comme pour nous, d'agir pour bousculer la BCE jusqu'à l'obliger à utiliser autrement l' euro : les 60 milliards d'euros qu'elle injecte chaque mois dans le système financier doivent servir à l'emploi, la formation, les salaires, les services publics, la protection sociale, le redressement des potentiels productifs…

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Car, quels sont les problèmes à traiter en Grèce, comme ailleurs en zone euro ?

*

Il faut répondre aux besoins de développement économique et social durable, culturel et démocratique. Cela nécessite un puissant essor des dépenses sociales et de services publics, au lieu de l'enferment mortel dans le « pacte de stabilité » et l'austérité budgétaire.

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Qu'est-ce qui s'y oppose ?

*

Ce n'est pas l'euro en soi. Celui-ci est un instrument de mobilisation de l'argent des européens sous la férule, en l'état, d'un système de pouvoirs au service de la domination des marchés financiers, organisé du local et du régional jusqu'aux niveaux nationaux et européen. Il est constitué de la BCE, de la Commission de Bruxelles, des gouvernements européens, des états-majors des multinationales et des banques, ainsi que des majorités politiques à leur service. Supprimer l'euro ne changerait en rien l'orientation de ce système de pouvoirs qu'il faut conquérir à tous les niveaux.

*

Sortir de l'euro permettrait-il d'améliorer les choses ?

*

En aucune façon. La spéculation mondiale s'embraserait, les prélèvements financiers du capital s'envolerait, tandis que la course de chacun contre tous avec les dévaluations compétitives déclencherait une sorte de guerre civile entre européens. Comment peut-on croire que c'est en commençant par se taper les uns sur les autres que l'on arriverait, ensuite, à coopérer ?

*

Par contre, on laisserait passer l' opportunité historique de partager l'énorme capacité de création monétaire de la BCE, infiniment plus importante que celle de chaque banque centrale nationale, pour affronter ensemble, les gigantesques défis communs à venir. On s'interdirait de faire jonction avec les pays émergents pour s'émanciper de la domination écrasante du dollar avec une monnaie commune mondiale de coopération.

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En fait, le véritable plan B sur lequel il faudrait commencer, sans tarder, à organiser le débat et l'action en coopération c'est celui que nous mettons en avant avec notre proposition, reprise par le PGE, de lutter pour que soit institué un Fonds social solidaire et écologique de développement européen. Géré démocratiquement avec des critères explicites de création d’emplois et de développement des services publics dans chaque pays, il serait financé par la BCE, comme l'y autorise le Traité de Lisbonne (article 123.2). Il émettrait des titres publics que la BCE achèterait avec une partie des 1.140 milliards d'euros qu'elle s'est engagée à créer, le 22 janvier dernier, pour stimuler l'économie européenne et, notamment, une grande expansion des services publics.

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 15:53
Intervention en Syrie et ailleurs : notions élémentaires de société,  un peu oubliées...

Intervention en Syrie et ailleurs.

Notions élémentaires de société, un peu oubliées.

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Il ne faut pas confondre notions de société et lois physiques.

La société ne se conforme pas à des lois rigides, elle est humaine avec tout ce que contient d’énigmatique l’humain et son activité, ce qui n’empêche pas, à travers une multitude de données en relations dialectiques, de tenter de s’approcher d’une vision la plus en profondeur possible, des sociétés et de leur « composante » mondiale.

Cette précaution essentielle prise, essayons de rechercher des caractères, des catégories pouvant aider à une compréhension utile et opérationnelle pour agir en santé.

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Il existe des nationalismes, dans le mouvement des sociétés et leur propre mouvement, qui ne sont pas des fascismes, mais qui peuvent le devenir sous l’effet de circonstances historiques, économiques, politiques…

Des nationalismes « locaux », « régionaux » ont tenté et quelquefois réussi partiellement à s’orienter vers des politiques sociales (avec bien sûr les limites du nationalisme vis à vis de la lutte de classe), entre autre dans des luttes opposant leur impérialisme de dominé à des impérialismes dominants, et à l’impérialisme dominant mondialement (1). Les mouvements de libération nationales, réponse au colonialisme en ont engendré.

Un autre exemple qui nous est proche et qui passe aujourd’hui relativement inaperçu dans la complexité de la lutte contre Hitler et le nazisme et son histoire : les nationalistes d’extrême droite d’avant 1939 se sont divisés en deux camps, l’un du côté de la collaboration de Pétain avec Hitler, l’autre du côté de De Gaulle et de la Résistance. L’exemple du secrétaire de Jean Moulin, Daniel Cordier (comme il l’explique lui-même) chargé du rassemblement des forces résistantes est significatif d’une évolution qui est allé de l’antisémitisme vers son rejet au profit des positions sociales du Conseil National de la Résistance et du gouvernement national, communiste, socialiste, chrétiens de progrès dirigé par le Général de Gaulle.

Ce nationalisme français du Général De Gaulle, s’est perdu dans les illusions d’une collaboration fructueuse possible entre monopoles financiers et industriels d’une part et gouvernement social d’autre part, s’appuyant de plus essentiellement sur ces monopoles, et s’écartant du soutien d’un mouvement populaire revendicatif et de transformation sociale.

La rentrée de Pompidou comme premier ministre, représentant des banques, malgré d’autres qualités humaines et culturelles, a été une étape des illusions et désillusions gaulliennes jusqu’à la démission de 1969 (2), puis les avatars successifs d’une imitation formelle et peu glorieuse, pauvre et dangereuse, du gaullisme et de ses illusions, et leur aggravation de plus en plus extrême-droitière(3) ; puis des alignements généraux, bien que divers, sur le néo-libéralisme et ses régressions sociales et culturelles.

*

Le partage du monde par le capital, sa lutte acharnée, idéologique et militaire, contre les forces saines de transformation sociale et l’élimination physique et morale d’un part de ces forces(4), a suscité la formation de nationalismes locaux correspondant à un état du moment de divers peuples, de leurs forces productives et des substrats et superstrats culturels dans lesquels ces forces productives se mouvaient dans le processus général.

Les interventions impérialistes (5), sous leur dehors humanitaires justifiés mais non poursuivis, continuent de créer des nationalismes locaux. La question de fond déterminant les guerres actuelles est que certains nationalismes correspondent « mieux » aux intérêts de l’impérialisme dominant et d’autres pas…et que l’impérialisme dominant et ses composantes n’hésitent pas à déstructurer des nations entières et le monde. Cette déstructuration, à travers les guerres, les émigrations chaotiques et contraintes (mais voulues quand il est question de main-d’œuvre bon marché), menace la transmission générationnelles des acquis culturels du monde dans leur diversité et multiplicité, et provoque l’acculturation des peuples au profit de la nouvelle culture (en expansion globale et à son paroxysme) du profit capitaliste, le grand et ses miettes clientélistes (6).

*

Ces notions générales ne prétendent régler aucun problème, mais être utiles à la réflexion sur le règlement de ces problèmes. Avec intelligence et force, dans une assemblée avec des représentantes et représentants acquis en majorité, volontairement ou involontairement, au renforcement de la guerre, malgré les échecs d’Afghanistan, de Libye et aujourd’hui de Syrie et d’ailleurs (échec pour la paix, pas pour les profits financiers accaparés par les groupes capitaliste multinationaux), Pierre Laurent, une fois de plus a fait le « CQFD » (7) de la nécessité d’un règlement avec la participation de toutes les forces en présence et impliquées et sous l’égide de l’ONU, ce qui n’est pas impossible ni trop long à atteindre, des conditions existent à condition d’en avoir la volonté. Ceci, sans naïveté, mais avec la certitude que l’effet de groupe à l’intérieur d’entités gouvernementales et institutionnelles et l’effet de groupe entre ces entités elles-mêmes conduit à un emballement dépassant négativement les visions des intérêts égoïstes eux-mêmes, les conduisant à des destructions les menaçant en menacant le monde.

Je mettrais donc, à tort ou a raison un petit bémol au propos de Pierre, en insistant comme lui sur la nécessite de la participation de toutes les forces populaires, et pouvoirs politiques et leur influence présente issue du passé historique tel qu'il a été (8), mais en évitant les jugements publics susceptibles de les écarter et de handicaper un règlement du conflit multiple, ce qui n’est pas du ressort de qui souhaite un règlement politique (9). De justes réserves peuvent devenir une concession inutile aux arguments des dominants s’opposant ou freinant la résolution du conflit.

*

Je voudrais finir en renvoyant à la formidable intelligence d’un Yasser Arafat ou d’une Leïla Chahid dans leur capacité à faire avancer la cause palestinienne en comprenant et les contradictions des gouvernements en présence et les contradictions, mêlées, liées au système de production et d’échange, et les contradictions internes des peuples et entre peuples, issues de leur histoire ; cause palestinienne d’ailleurs au cœur du « conflit du Moyen Orient », que ce soit économiquement, politiquement, et n’en déplaise aux rationalistes étroits, philosophiquement.

Pour vous en faire une idée, vous pouvez lire, sur ce blog, l’entretien réalisé par Leïla Shahid, à l’occasion de sa retraite, après 25 ans de représentation des palestiniens en France et en Europe, dans le journal l’Humanité et ailleurs.

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Pierre Assante, 16 septembre 2015

*

Notes :

(1)Lénine mettait déjà en garde de ne pas confondre impérialisme dominant et impérialisme dominé. Il mettait en garde aussi par rapport aux conceptions de Staline sur la question des nationalités par un règlement autoritaire et de domination.

(2)Le survol de ces événements est insuffisant et demande plus d’approfondissement. Un ancien ouvrage, « La concentration capitaliste » d’Henri Claude avait donné d’excellents éléments de cette évolution rétrograde.

(3)Parmi ces avatars-ennemis, on peut compter Le FN et le rapprochement d’une partie de la droite dite républicaine avec le FN. Ne pas oublier que le coup d’Etat du 13 mai 1958 (qui remet le général De Gaule* au pouvoir après une décennie d'absence en jouant une deuxième fois le sauveur et en s'appuyant sur un push des généraux à Alger) s’est fait avec le soutien de forces d’extrême droite fascisante qui, en partie, ont animé ensuite la création du Front National actuel qui a eu la triste audace de choisir le même nom que le Front National de la résistance aux Nazi. Il ne faut d’ailleurs pas confondre une masse d’électeurs trompés, comme le fut un moment de son aveu même le secrétaire de Jean Moulin, et les dirigeants du FN actuel, emportés par leur culture conservatrice, leurs conceptions de supériorité élitaire, inégalitaire, dans la guerre contre les pauvres au nom d’un réalisme national qui n’est autre qu’un égoïsme mortifère, s’opposant à toute solution en santé des maladies du monde, du capitalisme mondialisé et informationnalisé en obsolescence. Ils confondent le processus mondial du monde avec celui du capitalisme. Ils dénoncent le capitalisme pour mieux assurer sa poursuite.

* Certes, De Gaulle, comme il l'a dit dans un discours célèbre, n'a pas fait une carrière de dictateur mais a réduit la démocratie avec la constitution présidentielle de la V° République, et ouvert la voie au pouvoir des monopoles, du capitalisme monopoliste d'Etat social aujourd'hui mondialisé et informationnalisé.

(4)En qualifiant de forces saines des forces sociales progressistes, je ne les qualifie pas de forces saintes, de forces infaillibles, mais de forces allant peu ou prou dans le sens du mouvement de progrès de l’humanité, ici et dans le monde et maintenant.

(5)Le mot impérialisme est fort démodé. Pourtant il dit bien ce qu’il veut dire. Il s’agit, entre autre, et pour faire simple de la domination par l’économie dominante (donc économiquement, politiquement, militairement) et de ses intérêts sur des régions, nations du monde. Il fut un temps où les progressistes englobaient dans une politique en santé tout ce qui s’opposait à l’impérialisme dominant, quelles que soient les méthodes et les raisons.

(6)Aujourd’hui les progressistes tentent d’avoir une vision moins réductrice, plus éclairée des événements du monde et de la place qu’ils tiennent dans le processus humain. Mais d’autres, au nom de la clairvoyance et de l’idéal nécessaire à une transformation du monde en santé, mettent dans un même sac dominants et dominés. Certaines alliances sont surprenantes qui renforcent l’impérialisme dominant au nom de cette clairvoyance. Nous sommes bien capables de faire la différence entre un impérialisme dominé et les forces de progrès saines qui s’y meuvent sans pour cela armer l’impérialisme dominant à détruire les entités nationales et la structuration nécessaire des peuples.

(7)« …Le règlement politique auquel la France doit travailler sans relâche ne peut être celui du partage futur des zones d’influence, mais celui d’une reconstruction nationale et démocratique de la Syrie, respectant son intégrité territoriale. Toutes les parties, toutes les puissances régionales, sans en exclure aucune ni la Russie, ni l’Iran, ni la Turquie, ni les monarchies du Golfe. Mais dans ce processus, la France doit porter clairement des objectifs de paix clarifiés… ». Pierre Laurent, 16 septembre 2015 au Sénat.

(8)Particulièrement lorsqu’ils ont représenté, qu’on le veuille ou non, un des peuples menacé par la destruction structurelle et anti-processus d’humanité d’un DAESH (dont l’impérialisme porte essentiellement la responsabilité), ce qui est le cas du gouvernement syrien et du pouvoir personnel d’El Assad, de sa politique relativement laïque qui met en fureur les religieux fanatiques prêts à s’allier avec tout fondamentalisme et instrumentalisant toute opposition démocratique, et qui a, tout en s’assurant son pouvoir, promus des mesures et une relative stabilité de la cohérence sociale. Sous réserve que je ne me trompe pas… .

Est-on sûr que ce pouvoir ait employé les gaz ? Où sont les preuves. On a par contre la preuve que DAEH les produit. Certes les répressions par Assad d’un printemps arabe naissant, d’autre part instrumentalisé, n’a pas aidé à la défense de l’acquis du peuple syrien et encore moins à leur progrès, ni à la défense du régime.

(9)Autre chose est de ne pas cacher les atteintes et répressions quand des forces démocratiques, de transformation sociale en santé en sont victimes, de les soutenir dans le but d’aider aux progrès des nations, du monde, de la production et l’échange en santé des biens nécessaires à la vie humaine. Ceci sans aider involontairement ou pas (mais en faisant appel à la raison tout autant qu’aux sentiments) les forces rétrogrades qui freinent les progrès, ou détruisent systématiquement comme le fait DAEH.

*

Ecouter l'entretien audio de Hisham al Hashimi sur le fonctionnement de DAEH ici

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 07:05
Fête de l'Humanité 2015
Fête de l'Humanité 2015

Ecoutant les débats de l'immense Fête de l’Humanité (malheureusement boycottée par des médias), je suis enthousiaste des avancées des idées de progrès, aux réponses à la politique d’austérité, à l’avancée de convergences à l’intérieur des diverses façons de voir, de la diversité des opinions et des actions populaires.

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Dans le même temps je me dis que beaucoup de débats soulignent les besoins de changement de politique, sans toutefois aborder la question des lois du système économique, et de la suraccumulation du capital qui en fait partie et qui telle quelle crée les conditions d’imposer aux politiques cette austérité.

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La crise de société est totalement liée à la crise systémique de suraccumulation du capital qui assèche le progrès de l'échange et de la production en santé.

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Aussi je crois que le débat politique, le débat écologique, le débat sociétal et culturel, y compris la question de la guerre ou de la paix, ne peuvent plus contourner, ne peuvent plus échapper, au point où en est arrivé cette crise, à mettre à son menu et au menu du mouvement populaire, la question d’une régulation des mouvements du capital, des transformations politiques et démocratiques des institutions financières locales, nationales et européennes et mondiales dans ce sens, ce qui peut permettre la sortie de crise, partant de la réalité mortifère de la suraccumulation du capital et ses effet sur la vie.

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La proposition et la mise en place de Fonds Régionaux pour l'Emploi et la Formation (F.R.E.F.) font partie des outils d'une régulation économique en santé.

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Le débat et le rassemblement sur ces questions sera difficile, c’est une question complexe, nous le voyons aux confrontations à l’intérieur de la gauche, mais nous avons des idées et agissons dans ce sens. La chose se fera et nous avancerons tous ensemble vers de nouveaux progrès comparables à ceux de la victoire contre le nazisme, comparables à ceux de la Libération et ses avancées sociales et culturelles.

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Pierre Assante, 13 septembre 2015.

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 05:49

L’Assemblée générale des Nations unies autorise la Palestine à hisser son drapeau devant son siège à New York.

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A CETTE OCCASION, je reprends cet entretien paru dans l’Humanité du 24 mars 2015 au moment où Leïla Shahid a cessé ses activités officielles après avoir représenté pendant 25 ans la Palestine.

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Leïla Shahid était à Marseille lors d’une initiative à la Maison de la Méditerranée, le 12 septembre à Marseille, « Les Nouvelles Antigones » (1)....

J’aurais aimé mettre ici la magnifique intervention de Leïla Shahid s’adressant aux femmes méditerranéennes, mais je ne l’ai pas.

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L’ENTRETIEN du 24 mars 2015 :

Infatigable combattante palestinienne, diplomate hors pair, celle qui pendant longtemps a représenté le visage de la Palestine en France puis auprès de l’Union européenne, Leïla Shahid, cessera ses activités officielles à la fin du mois d’avril. L’occasion de retrouver cette amie de longue date de "l’Humanité", d’évoquer sa carrière et de tirer les leçons du passé pour arriver à construire l’avenir de la Palestine et des Palestiniens.

Après vingt-cinq ans de diplomatie, vous annoncez votre départ. J’imagine que c’est une retraite mais pas un retrait du combat qui a toujours été le vôtre ?

*

Leïla Shahid Il est évident que, après avoir consacré un demi-siècle à la Palestine, je ne vais pas l’oublier ou vivre loin de la cause palestinienne alors que j’ai maintenant soixante-cinq ans. Mais après vingt-cinq ans de travail de diplomate, j’ai envie de revenir à un engagement plus citoyen, qui me donnera plus de liberté de mouvement, que ce soit avec la société civile palestinienne, israélienne ou européenne, avec le monde de la culture, des arts, des femmes, des syndicats… J’ai le sentiment d’avoir fait le maximum de ce que je pouvais faire sur le plan diplomatique, que ce soit en Irlande, aux Pays-Bas, en France, en Belgique ou dans l’Union européenne. Je suis arrivée au bout d’un cycle de ma vie de diplomate que j’ai envie de renouveler en reprenant un travail citoyen. Je ne prends pas ma retraite parce que je me sens vieille. Au contraire, je me sens pleine de vitalité, plus que jamais, pour continuer le combat.

Quel regard portez-vous sur ces vingt-cinq années qui n’ont pas toujours été de tout repos et, en tout cas, loin d’avoir été linéaires?

Leïla Shahid Pour faire le bilan de ces années, vingt-cinq années qui ont englobé le processus d’Oslo, le retour du président Arafat et de l’OLP en Palestine, de l’espoir qui a germé après la reconnaissance mutuelle, il faut prendre du recul. Il faut reconnaître les réalités, bonnes et mauvaises.

Les bonnes, d’abord. Il y a une vraie conquête de l’opinion publique internationale et, plus précisément, européenne. Aujourd’hui, tout le monde connaît le peuple palestinien, reconnaît ses droits légitimes, connaît la solution du problème. Malgré ce que prétend Benyamin Netanyahou, tout le monde sait qu’il n’y a aucune tentative ni de délégitimer Israël ni de le détruire mais, au contraire, de trouver une solution qui sauve les deux peuples. C’est un vrai succès qui n’est pas seulement dû à la diplomatie palestinienne et à la lutte du peuple palestinien. Il est dû, pour beaucoup, à la lutte extraordinaire des amis de la Palestine à travers le monde: les mouvements de solidarité, les collectivités locales et particulièrement européennes qui ont travaillé avec les collectivités palestiniennes, les parlements, les syndicats, les étudiants, les femmes… Des mouvements de solidarité de ce type, on n’en connaît que dans les moments vraiment historiques, comme la guerre du Viêt Nam, la décolonisation en Algérie, la lutte de libération en Afrique du Sud. Qu’on se rappelle de la campagne de boycott de l’apartheid d’Afrique du Sud, qui suscitait moins de controverses que la campagne Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS), en France, où on veut pénaliser les militants courageux en prétendant que ce boycott relève de l’antisémitisme! C’est honteux! C’est un boycott qui montre qu’il y a des méthodes populaires et citoyennes, non violentes, pour condamner des violations évidentes des droits de l’homme. Les citoyens, dans ce cas, sont bien plus courageux que leur gouvernement. Il y a donc un succès réel qui se manifeste par la reconnaissance de la Palestine par 138 États membres de l’Assemblée générale des Nations unies.

Mais il y a les aspects négatifs, les déceptions, dont il faut aussi tenir compte ?

Leïla Shahid Il ne faut pas les oublier car elles doivent nous permettre de repartir sur de meilleures bases. La première chose est d’avoir sous-estimé le fait que, dans un rapport qui est asymétrique entre nous et les Israéliens, des négociations bilatérales, comme c’était le cas pour Oslo, risquaient de devenir des négociations aux dépens de la partie la plus faible. C’est exactement ce qui s’est passé. Je rappelle que l’accord d’Oslo était un accord intérimaire, c’est-à-dire qu’il était spécifié dans le temps. En 1999, devait se terminer la mise en œuvre de la déclaration de principe et de la première phase d’Oslo. C’est une année où nous aurions pu déclarer un État de Palestine car c’est un droit inaliénable qui ne dépend de personne. Nous ne l’avons pas fait car nous avions vraiment cru que nous avions, avec la partie tiers, en l’occurrence les États-Unis, un partenaire sérieux, qui allait suivre la mise en œuvre d’Oslo. Mais en réalité, la mise en œuvre d’Oslo s’est arrêtée avec l’assassinat de Rabin en novembre 1995 parce que les premiers ministres qui lui ont succédé y étaient opposés. Vingt-deux ans après, nous réalisons qu’il faut à tout prix tourner la page d’Oslo parce que les Américains n’ont pas été les parrains objectifs qu’ils auraient dû être et que les Européens ne sont pas parvenus à s’affirmer même s’ils ont été très présents dans tout ce qui est coopération bilatérale avec nous et qu’ils ont contribué à créer les institutions de l’État.

Mais Israël est traité par tout le monde comme un État au-dessus du droit international et aucune sanction (ni politique, ni économique, ni diplomatique, ni commerciale) n’a été prise contre ce pays. Ce qui est scandaleux! Cette impunité totale a créé la frustration, la colère et même la rage qu’on voit aujourd’hui dans le monde entier de la part de ceux qui soutiennent les Palestiniens. Parce que c’est la preuve qu’il y a deux poids, deux mesures. Lorsqu’il y a une occupation qui dure depuis quarante-huit ans, le silence est une complicité. Israël en a profité pour développer sa politique de colonisation avec aujourd’hui 600 000 colons dans les territoires occupés, un mur construit en territoire palestinien, malgré l’avis de la Cour internationale de justice. Et surtout, en faisant en sorte que le territoire sur lequel cet État palestinien doit se construire n’existe plus dans une homogénéité géographique, démographique ou environnementale. En construisant le mur, ils ont séparé Jérusalem-Est de la Cisjordanie, séparé Gaza de la Cisjordanie et, avec les colonies tout autour, ils ont pratiquement annexé Jérusalem-Est.

Il y a bien sûr ce discours, ce leitmotiv si agaçant des diplomates européens et américains qui continuent à parler de deux États, de Jérusalem comme capitale. Mais dans la réalité, il n’y a plus d’espace homogène, ni pour construire l’État palestinien ni pour faire de Jérusalem une capitale de deux États puisqu’elle est pratiquement annexée par Israël. Il y a beaucoup de supercherie et de mauvaise foi dans le discours diplomatique international qui donne l’impression qu’on prend les Palestiniens pour des imbéciles, eux qui vivent dans la réalité des territoires occupés. Nous avons maintenant besoin d’un langage de vérité. Il faut regarder la réalité en face. C’est pourquoi je pense important de soutenir la résilience de la société civile, la capacité de renouvellement extraordinaire de la société palestinienne, face à la démission des États du monde vis-à-vis d’Israël.

La solution à deux États serait maintenant impossible ?

Leïla Shahid Elle peut encore être possible. Tout dépend de la volonté politique de tous les partenaires. Si demain il y a un courage politique au niveau international. C’est-à-dire si les Américains, les Européens et les Arabes se mettent d’accord au Conseil de sécurité pour dire que trop c’est trop, que le gouvernement israélien doit assumer les mêmes obligations que toutes les puissances occupantes dans un conflit armé. De même, le mur peut être déplacé, le siège de Gaza levé et Jérusalem-Est rattachée de nouveau à la Cisjordanie. On peut négocier le transfert des colonies à l’Autorité palestinienne comme logement pour les réfugiés qui rentrent, comme cela avait été le cas à Taba en 2001. On peut arrêter la politique de nettoyage ethnique à Jérusalem… Mais tout cela exige une volonté politique. Ce n’est pas la victime de l’occupation qui peut rétablir un rapport de forces équilibré avec ce premier ministre qui va même avec chutzpah (l’arrogance en hébreu – NDLR) jusqu’à défier les États-Unis dans leur propre Congrès. La communauté internationale porte une grande responsabilité. Étant donné cette impunité totale accordée à Israël par tous les gouvernements en Europe ou aux États-Unis, il n’y a rien qui donne le sentiment au gouvernement israélien qu’il est obligé de respecter le droit, ou qu’il y a urgence. Il n’y a aucune pression, ni politique, ni économique, ni diplomatique, ni militaire. Il va continuer à aller de plus en plus loin, même à appeler à une guerre contre l’Iran. Ne rien faire c’est de la lâcheté, de la complicité, même !

Surtout au vu de la situation régionale, voire mondiale ?

Leïla Shahid À mon avis, on commet une erreur en ne voyant pas l’articulation entre le conflit israélo-palestinien et le reste des conflits dans la région. Nous voyons les forces les plus rétrogrades, les plus violentes, les plus barbares qui sont un peu la conséquence de la stupidité et de la criminalité de la politique américaine en Irak et en Afghanistan. Daesh (« l’État islamique » – NDLR) est sorti des prisons américaines en Irak. Bush a dû reconnaître qu’il n’y avait pas d’armes de destruction massive mais, entre-temps, il a détruit l’Irak et a semé les graines d’une guerre confessionnelle entre chiites, sunnites et Kurdes. Nous n’avons pas les moyens de voir le droit international foulé pas seulement par Daesh mais aussi par Israël. Nous payons le prix de la stupidité américaine mais aussi française en Libye avec une destruction du système politique – non pas que j’aie eu beaucoup d’admiration pour Kadhafi – mais, aujourd’hui, le peuple libyen en paie le prix, de même que les peuples tunisien et algérien. C’est des camps d’entraînement en Libye que viennent tous les terroristes comme ceux qui ont attaqué le musée du Bardo, à Tunis, et des camps d’entraînement du Yémen que viennent les auteurs des attentats de Paris. Malheureusement, je ne pense pas que ce soit les derniers attentats. Le monde a perdu ses repères. Après la guerre froide, les Américains ont pensé qu’ils avaient le droit de déclencher des guerres préventives, des guerres prétendument du bien contre le mal, accompagnées de discours religieux, Bush parlant même de croisades. Les discours que l’on entend maintenant sont les mêmes que ceux de Bush: des guerres préventives des islamistes contre les soi-disant apostats et mécréants en adoptant les thèses néoconservatrices américaines. Nous devons être à la hauteur du défi. Pour les citoyens du monde, il est terrifiant de se demander où les prochains attentats auront lieu, où les prochains bombardements auront lieu. Or, pour combattre le terrorisme, il faut travailler avec les citoyens de ces sociétés, avec les Irakiens, les Syriens, les Libyens, les Yéménites. Ça ne peut pas être une nouvelle guerre coloniale. Avec leur coalition, ils pratiquent le néocolonialisme qui n’emploie que des méthodes militaires et qui, au lieu de combattre le terrorisme, le nourrit. Ils n’ont aucune vision politique de ce qu’ils doivent faire. Au lieu d’envoyer un message qui pourrait être salvateur dans cette région du monde si déchirée depuis un demi-siècle, ils mettent de côté le conflit israélo-palestinien comme si cela n’avait aucune incidence sur ce qui se passe. Or, s’il y a une question dans toute cette région qui peut avoir un effet positif si elle est résolue c’est la question israélo-palestinienne. Si le droit international est appliqué, si la justice règne, si la solution de la coexistence devient une réalité, la haine, la rage et la violence s’apaiseront. Il existe des instruments diplomatiques et politiques qui nous épargneraient les solutions militaires actuelles. Comment se fait-il qu’on ne les emploie pas ? Pourquoi n’utilise-t-on pas le chapitre VII de la Charte de l’ONU pour que les décisions du Conseil de sécurité soient appliquées comme on l’a fait en 1991 pour la guerre du Golfe ? Le peuple palestinien serait-il un peuple qui n’aurait pas droit, qui ne serait pas protégé par les Conventions de Genève, qui n’aurait pas le droit de revendiquer son appartenance à l’humanité ? 194 pays pourraient reconnaître la Palestine, mais tant qu’il restera un soldat israélien en territoire occupé, la paix n’existera pas. Il est temps maintenant de mettre fin à l’occupation militaire et de lever le siège de la bande de Gaza.

Vous avez souvent été l’invitée de la Fête de l’Humanité. Quel souvenir en gardez-vous ?

Leïla Shahid Le plus beau! Je suis venue presque chaque année depuis que, étudiante, je suis arrivée en France en 1974. Et je serai à la Fête de l’Humanité en septembre prochain

Entretien réalisé par Pierre Barbancey

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Une carrière de diplomate Un appel au courage politique
Née en 1949 à Beyrouth, Leïla Shahid a été déléguée générale de Palestine en Irlande, aux Pays-Bas et en France, puis est devenue ambassadrice de Palestine auprès de l’Union européenne, du Grand-Duché de Luxembourg et de la Belgique. Nommée par Yasser Arafat, elle avait été la première femme palestinienne à accéder à ce poste en 1989. En 1982, elle s’était rendue avec Jean Genet dans les camps martyrs de Sabra et Chatila au Liban, dont il avait tiré le Captif amoureux et Quatre heures à Chatila. Elle-même est mariée à l’écrivain marocain Mohammed Berrada.

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(1) Ecritures contemporaines de femmes en Méditerranée Rencontres - Débats - Concerts avec SYLVIE PAZ, chanteuse hispanique, Perrine Mansuy, pianiste de jazz, Naïssam Jalal, flûtiste aux influences multiples, Ipek Ipekçioglu, célèbre DJ berlinoise et Anne-Laure Bourget aux percussions :

https://youtu.be/BMy5n2KCbvU?t=23

La comédienne libanaise Darina Al Joundi a accompagné les musiciennes et lu des écrits de blogueuses et poétesses de Méditerranée.

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 12:27
Pierre Laurent et Christian Piquet.
Pierre Laurent et Christian Piquet.

JULIA HAMLAOUI, VENDREDI 11 SEPTEMBRE, 2015

L'HUMANITÉ.

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La direction du Parti communiste, réunie jeudi à Paris, a convoqué son prochain congrès du 2 au 5 juin 2016 avec à l’ordre du jour la réécriture de son projet de société, ses transformations internes et 2017.

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La rentrée à peine sonnée, c’est déjà une année chargée en débats et mobilisations qui s’annonce pour les communistes à en croire leur direction réunie, jeudi à Paris, pour un conseil national (le parlement du PCF). Après avoir validé à l’unanimité l’arrivée au sein du parti des membres de la Gauche unitaire de Christian Picquet (lire sur l’Humanité.fr), celui-ci a officiellement convoqué le 37e congrès du PCF, fixant sa date du 2 au 5juin 2016. À l’ordre du jour de ce rendez-vous, Jacques Chabalier, membre de l’exécutif en charge d’introduire les débats de jeudi, a listé trois points: «porter une ambition de transformation sociale» avec un travail sur le projet de société défendu par les communistes qui a déjà commencé et qui doit faire l’objet d’une «convention national» au printemps; «décider des transformations audacieuses du parti» et de son fonctionnement; «travailler (à la) démarche, (aux) objectifs et (à la) méthode (du PCF) pour affronter les échéances politiques de 2017». À cet égard, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a estimé en début de semaine que «François Hollande et Manuel Valls conduisent la gauche à la défaite. Nous devons construire une autre voie qui peut conduire un véritable projet de gauche à la victoire en 2017», a-t-il prévenu.

Lancement de la campagne des régionales

Comment y parvenir? La question compte parmi les «interrogations légitimes » sur lesquelles les communistes auront à se pencher en prise avec l’actualité, à commencer par la « crise grecque », a souligné Jacques Chabalier jugeant que «l’alternative à l’austérité en Europe est un élément indissociable du sens de (la) bataille politique (du PCF) en France». Si, régionales obligent, la «préparation active» du rendez-vous de juin ne devrait être lancée qu’à un prochain conseil national prévu les 16 et 17 janvier, les militants semblent déterminés à conduire le débat sans attendre.

Dès ce week-end, à la Fête de l’Humanité, la réflexion s’engagera, notamment sur l’alternative en Europe.

Mais le rendez-vous du Bourget sera aussi «celui du lancement public de (la) campagne (du PCF), nationalement et dans les régions» en vue des échéances de décembre, selon Jacques Chabalier. Alors que dans nombre de régions, les discussions avec ses potentiels partenaires (du Front de gauche, d’Europe Écologie-les Verts…) se poursuivent, parfois avec difficultés, le PCF a défini, jeudi, ses trois axes de bataille: «un nouveau développement créateur d’emplois contre l’austérité», «la promotion des services publics», et «l’égalité des territoires et la démocratie citoyenne». Le tout avec l’objectif, a insisté Pierre Laurent, de «battre la droite et l’extrême droite qui rêvent de grand chelem». Une initiative nationale est également prévue le 17 octobre alors que l’ambition affichée est de parvenir à boucler l’ensemble des listes pour la fin septembre.

D’ici là, de nombreuses batailles s’annoncent : la mobilisation face à l’offensive du gouvernement contre le Code du travail, avec, notamment, un rendez-vous le 6 octobre qui réunira spécialistes du travail, syndicalistes, responsables politiques ; la situation des migrants avec la volonté du PCF, au-delà des actions immédiates, de faire de la Journée mondiale pour la paix, le 21septembre, une grande journée de solidarité ; ou encore «l’ambition de gagner un accord qui réponde à l’urgence» lors de la conférence climat de la fin de l’année avec des mobilisations autour de l’avenir du ferroviaire ou encore de l’agriculture.

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Photo : Pierre Laurent et Christian Piquet lors d'un débat à la Fête de l'humanité 2012.

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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 07:34
Débat avec un ami italien engagé dans la lutte sociale et ouvrière...

à RODOLFO X.

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Amico mio, ne prends pas ça comme une leçon du professeur à un élève, mais comme un échange de point de vue :

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Fuir le système parce qu’il nous déplait n’est pas la solution pour le combattre.

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Cela peut sembler plus efficace et correspondre mieux à nos profond sentiments de rejet de la politique du capitalisme, de l’U.E., mais cette réaction sentimentale nous écarte de l’essentiel : combattre le système financier local, national et international, même si la route est longue et difficile, et même si l’on n’est jamais sûr de gagner une bataille, surtout de cet ordre.

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Marx, déjà, lors de la Commune de Paris avait dit que l’erreur essentielle c’était de n’avoir pas pris la Banque de France pour couper les moyens au gouvernement versaillais.

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Le chemin apparemment le plus facile, c’est celui suivi à l’époque par ceux qui ont dissout le PCI, pour faire un « grand parti démocratique italien » : on voit le résultat obtenu aujourd’hui.

*

Le PCF qui s’est maintenu en vie a pu contribuer à la création du Parti de la Gauche Européenne et le groupe GUE, avec lequel les italiens eux-mêmes, avec la « Liste Tsipras », ont obtenu des élus aux dernières élections européennes, par exemple.

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L’Europe fédérale et des régions centralisatrice et autoritaire, au service de la finance, et employons le mot exact, du capital en crise qui met toute la société en crise, cette Europe existe déjà, le traitement vis-à-vis de la Grèce l’a prouvé, et les "réformes" du travail, de l’école, etc. le démontrent aussi.

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Je ne reviens pas sur le contenu de l’intervention de Dimicoli au C.N. du PCF du 10 septembre 2015 (Qui n’est pas la sienne à titre strictement personnel, mais déjà contenue en partie dans l’orientation économique du PGE et surtout issue en plus grande partie encore de l’orientation de la Commission économique du PCF), qu’il faut encore approfondir, il ne peut qu’être la conclusion de mes propos ici.

*

Cette orientation a déjà produit des batailles justes et efficaces.

*

« L’échec grec » c’est aussi, paradoxalement et contradictoirement le résultat de la montée des luttes populaires et ouvrières que cette orientation économique du PGE contre la politique de la « Troïka » (Commission UE, BCE, FMI) a permis, car cet « échec » qui a donné quand même une (peut-être) possible bouffée d’air à Syriza et aux grecs (et aux européens) pour la suite des luttes, n’est qu’un moment de cette montée qui se poursuivra si nous ne suivons pas des chemins à la fois sectaires et opportunistes que des mêmes leaders qui votèrent autrefois pour le traité de Maastricht veulent nous faire prendre, honnêtement ou pas, mais quelquefois dans leur paysage intérieur, avec la boussole de leurs ambitions personnelles, ou justes, ou pas justes comme ce fut le cas, de façon plus grave pour les leaders (et frères-ennemis) de la création du PDS, puis du PD en Italie.

*

Car enfin l’ostracisme d’hier et d’aujourd’hui envers le communisme n’est pas seulement une légitime et juste méfiance contre le stalinisme, ça une telle méfiance se comprend et se justifie. Mais l’ostracisme envers le communisme reflète aussi une croyance dans une incapacité des communistes à agir contre le système et de rassembler dans la lutte au quotidien et dans des projets opérationnels. En quelque sorte, ils attribuent aux communistes leurs propres défauts, sans voir l’apport qui est celui des communistes en matière de changement ici et maintenant, ce qui ne les empêche pas d’enfourcher les arguments des communistes quand ceux-ci deviennent évidents pour qui suit sérieusement les évènements

*

Alors, pourquoi faire des alliances avec ces leaders issus de la social-démocratie et passés à l’opposition? Parce que dans le chemin politique il est toujours besoin de faire des bouts, grands ou petit (et même possiblement jusqu’au bout) d’un chemin commun vers un but à distance encore confus, avec ceux qui n’ont pas, à tort ou a raison, la même expérience de la lutte de classe, ou une toute autre expérience sociale, politique, philosophique, culturelle, et ses points de rencontre ; faire des bouts de chemin avec tous ceux prenant conscience de la nécessaires bataille contre l’austérité, mais gardant en partie leur analyse de fond précédente qui fait la différence légitime avec un communisme pratique et idéologique passant par un processus graduel et radical auquel « je crois », comme dans toute histoire humaine, avec ses continuités et ses « sauts ».

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L’histoire humaine est faite de passé, de quotidien et d’imagination du futur.

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Cette imagination est diverse, mais la réalité de la POLITIQUE DES INSTITUTIONS FINANCIERES AUJOURD’HUI EST une réalité, pas une imagination. Et cette politique financière est plus puissante contre les peuples et les nations que ne fut puissante l’armée versaillaise contre la Commune de Paris de 1871, pour ne citer que cet évènement important.

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C’est dire la difficulté du combat pour sortir de la crise de croissance de l’humanité induite par le processus non de la mondialisation informationnalisée en soi mais du capitalisme mondialisé informationnalisé qui l'a permise, ses institutions et son organisation du travail, de la production.

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Difficulté à surmonter, par l’action, la volonté, les choix.

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Je continuerai de me battre, calmement et démocratiquement, avec ma faiblesse et ma fatigue de vieillard, dans la direction résumée par Dimicoli, dont je t’ai fait part, qui n’est pas la sienne à titre personnel, mais en partie du PGE et surtout de la Commission économique du PCF.

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Baci e Abbracci. Un caro saluto.

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Pierre, 12/09/2015 06:27:19

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 09:13
Cliquez sur la photo et écoutez, si le cœur vous en dit...

ah qu’importe la césure et la rime aux mots que j’écris

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ah qu’importe la césure et la rime aux mots que j’écris

toi qui vécut cent fois et mourut et sua sur ta propre poussière

et qui fut à souffrir à aimer à haïr simplement pour ma vie

je demande pardon aujourd’hui par ma voix de ta propre misère

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ah tout ce temps passé pour cet instant présent

tous ces rêves perdus pour fabriquer mes rêves

tous ces chagrins flétris pour ces chansons d’antan

et tous ces arbres morts pour ces gouttes de sève

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quel malheur cet espoir sans fin sans issue sans recours

ah frère que sur toi tombe enfin une larme un sourire une flamme

une flamme à la douceur triste et forte un frôlement de l’âme

une femme un abri un silence un ciel bleu un amour

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1965

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 11:18
ELECTIONS REGIONALES, FREF (Les FREF, qu'es aquò ?), SOCIETE, TRAVAIL.  …Elémentaire mais pas évident…

ELECTIONS REGIONALES, FREF, SOCIETE, TRAVAIL. …Elémentaire mais pas évident…

Les FREF, qu'es aquò ?

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Nous n’existons que dans et par la société.

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Et même si tu t’installes dans une ile déserte où trouver à survivre, tu ne le pourras que parce que la société, partant de tes aptitudes t’en a déjà donné les capacités et les moyens.

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Ainsi les moyens de production et d’échange « en grand » des biens nécessaires à la vie humaine, et que l’on ne trouve pas dans une ile déserte, dépendent de chacun.

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Ainsi, lorsque la gestion de l’outil d’échange qu’est la monnaie, tombe dans les mains, sous la dictature d’une extrême minorité qui s’en sert pour maintenir son pouvoir et ses privilèges exorbitants qui s’en suivent, la conséquence (1) en est que la masse subalterne de la population voit la satisfaction de ses besoins diminuer (2).

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Le pouvoir sur la monnaie, et donc sur les banques (3) et les institutions financières, est donc la première tâche d’un mouvement de libération des couches subalternes (4), ouvriers, travailleurs et population ruraux, employés, cadres, enseignants, travailleurs intellectuels…, n’en pouvant plus, pestant et manifestant, mais non encore organisés politiquement (5).

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Dans le cadre des élections régionales de décembre 2015, les économistes communistes du PCF proposent la création et l’extension de FREF, FNEF, FEEF, (Fonds Régionaux, et à tous les niveaux -national, européen etc.- pour l’Emploi et la Formation), première prise de pouvoir sur l’argent, alliant autogestion et cohérence globale et libération de l’initiative de la personne au travail.

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Encore une institution bien compliquée me direz-vous ? Non, si nous avons compris le rôle de l’argent dans notre système social et les transformations à apporter à ce système, comme « l’échec » provisoire de la Grèce (mais aussi la bataille que Syrisa et que le peuple grec poursuit en s’étant donné un peu d’air) et le besoin de plus d’action populaire au niveau national et de toute d’Europe l’a démontré, nous comprendrons aussi que les FREF devraient être la préoccupation première des élections régionales pour répondre aux listes de légitimes revendications et à leur financement progressif et radical.

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Sur le site d’ECO & PO, et sur ce blog, vous trouverez plus d’éclaircissements sur ces FREF et sur le besoin de leur création (6). On ne vous en parlera pas dans les « grands médias », alors profitez-en…

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Pierre Assante, 9 septembre 2015.

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(1)…et non la cause, la cause étant en dernière instance les lois-tendances du système de production et d'échange obsolète A-M-A', la suraccumulation-dévalorisation du capital au centre de la crise "matérielle et morale".

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(2)…et la société s’appauvrir globalement. D'une façon relative ou absolue, tout dépend du niveau du processus et des réponses données.

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(3) …faute de contrôle populaire politique, les outils d’échange et des choix économiques répondant aux besoins humains est entre leurs mains, la bataille de la Grèce éclaire cette réalité. Le pouvoir sur l'outil d'échange et ses choix d'utilisation se pose évidemment à « tous les niveaux », et de façon complémentaire, dans les collectivités territoriales, en commençant par les Communes, la Nation, l'Europe (BCE etc.), le monde (FMI).

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(4) …petites et moyennes, donc la majorité).

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(5) …Ou du moins insuffisamment, trop minoritairement. La démocratie du travail, le « que, quoi, comment produire" utilement et sainement en dépend. L’Europe fédérale centralisée et sa dictature financière, comme l’Europe des (grandes) régions (« réformeS » actuelleS des institutions et du code du travail répondant aux besoins du capital) existe déjà bel et bien dès aujourd’hui (les décisions politiques et économiques prises au sommet sans démocratie le montrent). L’Europe fédérale des nations peut exister, cela dépend du niveau des luttes politiques populaires.

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(6) …Quel travail me direz-vous ! Est-ce possible ? En 1788, qui pensait que la monarchie allait tomber, et se développer, s’installer avec le temps, un autre mode de production et d'échange (mais devenant aujourd'hui obsolète, le processus social et productif capitaliste mondialisé et informationnalisé réclamant un niveau supérieur concerté d’organisation et de conscience) ?

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 11:17
« GRÈCE, élargir la brèche, refonder l’Europe »  Ouvrage collectif sous la direction de Frédéric Boccara, Denis Durand  Préface de Pierre Laurent.

Ce livre sera disponible sur la Fête de l'Humanité au stand d’Économie et Politique au Village du Livre. Son prix est de 5 euros.

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« GRÈCE, élargir la brèche, refonder l’Europe »

Ouvrage collectif sous la direction de Frédéric Boccara, Denis Durand

Préface de Pierre Laurent

Auteurs : Joachim Bischoff, André Chassaigne, Yves Dimicoli, Jean-Marc Durand,

Pierre Ivorra, Patrick Le Hyaric, Yannis Milios, Bruno Odent, Francis Wurtz

Ouvrage coordonné par Catherine Mills et Frédéric Rauch

Cet ouvrage est un outil pour le combat, avec les Grecs, pour refonder l'Europe. La victoire électorale de Syriza en janvier a ouvert une brèche dans le mur de l'austérité. Le "coup d’État" du 13 juillet a révélé à beaucoup la violence des forces qui s'opposent à toute alternative en Europe. Elle a permis aussi d’identifier les verrous majeurs : au premier rang d’entre elles, la BCE !

Pourtant, il y a une alternative ! C'est ce que montrent les documents, les analyses et les propositions réunis dans cet ouvrage en prenant appui sur ce qui bouge et rassemble dans la conscience des peuples européens. Le cas de la Grèce montre que la question la plus décisive est de développer les pays et les peuples dans toute l’Europe avec son double enjeu : les services publics et l’emploi des entreprises pour une autre production au Nord comme au Sud. Donc des dépenses nouvelles.

Mais la BCE, pointe avancée du système de pouvoirs, s’y oppose de toutes ses forces avec ses critères au service des marchés financiers et des profits. Pourtant, elle émet l’argent des européens… « Où va l’argent ? » peut vraiment devenir une question décisive en Europe. Cela dépend de la bataille qui sera menée. Lutter pour prendre le pouvoir sur l'utilisation de l'argent de la BCE et des banques, et faire de l’euro un autre euro pour l'emploi et les services publics constitue un vrai "plan B", non pas des formules miracles pour esquiver la dureté du combat mais des enjeux de luttes pour aujourd'hui.

A travers les différents textes l’ouvrage met particulièrement en avant la proposition radicale de créer un Fonds européen de développement social et solidaire, intercalé entre la BCE et les États. Il financerait les États à taux proche de zéro pour développer les services publics. Pour les auteurs, cela peut devenir une revendication populaire. Cette bataille non encore menée est celle, disent-ils, qu’il faut organiser en grand pour commencer à changer radicalement et concrètement l’Europe en développant la mobilisation européenne qui a commencé à se faire jour et en l’orientant face à la BCE pour une autre utilisation de l’euro, argent des européens.

Ce livre sera disponible sur la Fête de l'Humanité au stand d’Économie et Politique au Village du Livre. Son prix est de 5 euros.

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 11:19
Yves Dimicoli. Des régions à l’Europe, utiliser l’argent autrement

Des régions à l’Europe, utiliser l’argent autrement

Par Yves Dimicoli

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L’été a été chaud à tous points de vue. La rentrée sociale pourrait l’être aussi et peser lourd pour les élections régionales, en décembre prochain.À l’heure où les régions vont jouer un rôle beaucoup plus décisif dans l’utilisation de l’argent, en France et en Europe, il faut, en effet, barrer la route à la droite et à l’extrême droite qui, surfant sur le désespoir et la colère engendrés par le social-libéralisme, comptent accentuer l’austérité au niveau régional. Il faut créer les conditions pour que soient mises en oeuvre, dans le maximum de régions, des politiques publiques de gauche permettant d’organiser la résistance et de commencer à changer l’utilisation de l’argent en écho aux attentes sociales et pour préparer les échéances suivantes.

Il y a besoin d’un puissant mouvement populaire, portant des exigences précises susceptibles d’être relayées dans les institutions par des élus soucieux d’y répondre. Plus que jamais, donc, il faut conjuguer luttes, avancée d’idées nouvelles et élections. Aujourd’hui, les aspirations progressistes buttent sur le manque de perspectives leur permettant de surmonter le double obstacle sur les moyens financiers (l’argent) et les pouvoirs (la démocratie).

Il ne saurait donc être question de se laisser paralyser dans d’interminables débats et manoeuvres de sommet pour la recherche préalable d’alliances électorales étroites, au détriment de la bataille d’idées sur le terrain, avec des propositions précises, nécessaire à la promotion de larges listes de rassemblement citoyens avec le PCF et le Front de gauche.

SUITE SUR CE LIEN ICI

Lire la suite de l'éditorial d'Yves Dimicoli

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 20:32
Pierre Laurent, "Face à ce que l'on appelle le drame des migrants, en réalité le drame de centaines de milliers de réfugié-e-s qui fuient la guerre, le chaos, et la misère, notre colère et notre émotion sont immenses. Pour les communistes, la première des urgences..."

Déclaration de Pierre Laurent

Secrétaire national du PCF, président du Parti de la Gauche Européenne

lors de la 31ème édition de la fête des communistes de Béziers-

en résistance à la haine du FN- samedi 5 septembre 2015

Face à ce que l'on appelle le drame des migrants, en réalité le drame de centaines de milliers de réfugié-e-s qui fuient la guerre, le chaos, et la misère, notre colère et notre émotion sont immenses. Pour les communistes, la première des urgences est sans tergiverser la solidarité et le devoir d'accueil.

Tous ces derniers mois, souvent bien seuls parmi les formations politiques, nous avons combattu des discours pleins d’égoïsmes et de haine, en exigeant le changement de politique de la France et de l'Europe. J'avais alerté, après la visite des camps de réfugiés près de Kobané, à l'automne 2014, sur la détresse de ces milliers de réfugiés alors entassés dans ces camps sans aucune aide internationale. Nos appels sont restés lettre morte. Nous dénonçons depuis des mois la construction de murs tout autour de l'Europe forteresse, des murs en durs, et des murs dans les têtes, un dangereux cocktail de haine et de fils barbelés. Et nous avons sans cesse questionné : quel monde inhumain sommes -nous en train de construire ?

Aujourd'hui, enfin, grâce à l'engagement citoyen devant l'insoutenable, grâce aux initiatives de nombreuses forces démocratiques en Europe, grâce à l'engagement du Pape et au changement de posture de certains États Européens, les verrous de l'égoïsme sont en train de sauter. Nous saluons le réveil des consciences, et toutes celles et tous ceux qui en sont les artisans. Le temps a été trop long, il a coûté trop cher en vies humaines : 29000 morts en Méditerranée et aux portes de l'Europe.

Aujourd'hui la France doit s'engager en actes et pas seulement en mots. Nous demandons que notre pays :

- respecte la convention de Genève sur les réfugiés et mette aux normes du Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU des centres d'accueil en doublant leurs capacités.

- mette en place des dispositifs de soutien médico-social, des parcours d'insertion professionnelle et de scolarisation des enfants dans le respect des droits des enfants tel qu'il est défini par la convention de l'ONU

- soutienne la mise en place du réseau des villes solidaires lancé par la mairie de Barcelone et les villes françaises qui s'y engagent

-remette à plat les politiques de visas de l' UE et demande l'abrogation de la directive de Dublin

- dote de nouveaux moyens Frontex pour assurer un accueil digne des migrants avec la mise en place de parcours plus sûrs.

Les élus communistes, les villes à direction communiste, qui ont une grande tradition d’accueil des réfugiés et migrants et ont déjà pris de nombreuses initiatives ces derniers mois, vont s'engager avec plus de force encore dans ce devoir de solidarité, en faisant partager leurs expériences.

J'appelle tous les communistes français à s'inscrire dans toutes les initiatives citoyennes, locales, départementales, régionales, nationales et internationales de solidarités concrètes. La fête de l'Humanité s'annonce comme un grand moment de mobilisation.

Nous exigeons également de la France qu'elle cesse d'alimenter les logiques de guerre qui sont à l'origine des terribles drames et du chaos que fuient ces réfugiés. La France semble s'engager dans une nouvelle escalade sans aucun mandat de l'ONU, tandis qu'elle reste silencieuse face à la répression du gouvernement Erdogan contre les kurdes. La France doit d'urgence prendre de nouvelles initiatives pour des solutions de paix dans toute la région. La France, dont la responsabilité est engagée dans la déstabilisation de la Libye et les engrenages guerriers de la région, doit changer la nature et les objectifs de son engagement.

Le 21 septembre est la journée mondiale pour la Paix. Cette année, nous appelons à en faire une grande journée d'actions et de mobilisations, pour la Paix, la solidarité avec tous les migrants, dans tout le pays.

Face à la tragédie inhumaine que nous vivons, les communistes se sentent pleinement engagés pour la paix, contre la guerre et la barbarie, pour la solidarité et l'accueil des réfugiés dans notre pays, la France.

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