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23 janvier 2019 3 23 /01 /janvier /2019 06:05

INFO. Note de Nicolas Marchand – 21 janvier 2019

à la suite du congrès du PCF

 

38ème Congrès: le « Manifeste » amendé, enrichi, et confirmé sur le fond

Le 38e Congrès du PCF a adopté après débat et amendements, le texte intitulé « Pour un manifeste du Parti communiste du 21ème siècle ». Mais, dès le Congrès et depuis, on a entendu Pierre Laurent et d'autres, affirmer que ce texte aurait été « profondément modifié ». Le texte adopté n'aurait plus rien à voir avec le texte initial.

Quelle meilleure réponse que la lecture du texte ? D'ailleurs, il conviendrait de l'éditer en brochure, de le diffuser largement dans le parti, pour l'information des communistes et pour la formation.

J'ai pensé utile de regarder ce qu'il était advenu, sur quelques points clés qui ont particulièrement fait débat, des idées du projet de base commune choisi à la majorité par les communistes.

L'urgence vitale d'une réorientation stratégique confirmée .....suite en dessous de la pub....

Dès les premières lignes, comme dans le projet initial, le motif de la convocation d'un Congrès extraordinaire, la catastrophe électorale de 2017, est nommé sans détour, et est exprimée l'urgence vitale, en conséquence, d'une réorientation stratégique :

« Notre 38e congrès est vital. Au mois de juin 2017, nous décidions, à l’issue de la séquence électorale de la présidentielle et des législatives, de convoquer un congrès extraordinaire. Notre affaiblissement électoral et notre perte de visibilité nationale étaient et sont toujours au cœur des préoccupations des communistes qui veulent reconquérir l’influence de notre parti et reconstruire une organisation révolutionnaire de notre temps»

Après avoir affirmé qu' « Il n’y a jamais eu autant besoin de révolution, d’idées et de luttes révolutionnaires ; d’un parti et d’un projet communistes ... » il est dit que  « Leur absence dans le champ politique laisse la voie libre à tous les dévoiements … C’est pour cela que les communistes ont voulu un congrès extraordinaire pour une réorientation stratégique, une mobilisation nouvelle dans l’action et le développement d’une ambition communiste … Un bilan stratégique et organisationnel est nécessaire … Nous voulons conjurer le risque d’effacement … Nous avons la conviction qu’il ne peut y avoir de transformation révolutionnaire sans un Parti communiste fort et influent, porteur de cette ambition. »

Le texte formule un bilan stratégique sévère:

Après avoir constaté que « les rassemblements initiés ont abouti à notre affaiblissement et ont échoué à ouvrir une alternative. » le texte met en cause « le renvoi du rassemblement au sommet dans des cartels à vocation électorale … la difficulté d’appropriation et de mobilisation populaire autour des contenus … la diffficulté à articuler notre ambition indispensable de rassemblement avec la nécessité d’une intervention autonome permanente du PCF, porteuse du projet communiste » et conclut que « la dilution de notre action dans le cadre commun a conduit à l’effacement de nos idées et du Parti »

La proposition d'une réorientation stratégique est retenue, avec le choix d'  « une union populaire et politique agissante », impliquant une nouvelle méthode, tirant les leçons du passé pour conduire notre action pour l'union. Dans ce cadre le texte souligne la nécessité de «campagnes autonomes afin de faire progresser la conscience populaire des changements nécessaires et le rapport de forces en faveur de nos idées ». 

Il insiste : « Le développement des idées et des propositions communistes, dans la société, au service d’actions et de transformations de portée révolutionnaire, est aujourd’hui un enjeu politique majeur, en France, en Europe et dans le monde. Cest la clé de notre congrès extraordinaire. »

En cohérence avec cela, le congrès décide « d'une campagne permanente sur le coût du capital et sur la démocratisation du pouvoir dans l'entreprise », non sans formuler cette critique :

« Y aurait-il autant d’espace pour imposer des réformes qui ont toutes pour pivot la baisse du « coût du travail » si le Parti communiste avait mené dans la durée une campagne sur le coût du capital ? »

Dans le chapitre international, l'affirmation de la nécessité de reprendre une analyse critique de l'expérience soviétique avait fait l'objet de critiques virulentes de la part de camarades qui s'opposaient au Manifeste en lui prêtant des intentions rétrogrades. L'idée du texte d'origine est bien conservée : « L'expérience soviétique et celles des pays de l'ancien « bloc de l'Est » méritent une nouvelle analyse critique marxiste approfondie. »

Est confirmée aussi la prise en compte de la portée de l'enjeu majeur que constitue « la Chine, immense pays en état de contester le leadership mondial des États-Unis » et qui « mérite une analyse conséquente et lucide. »

A propos de l'Europe, comme le proposait le projet, une position claire et commune est affirmée, avec des propositions précisées; et alors que des camarades avaient contesté la référence à l'existence de différences au sein du parti et le besoin de poursuivre le débat, le texte charge la direction du parti d'impulser  l’actualisation de nos analyses  « de façon à progresser sans cesse vers un rassemblement de tous les communistes. Ceci pour permettre de dépasser dans l’action commune, avec nos propositions, les différences exprimées jusqu’ici ». Et il souligne la nécessité d'expliciter nos conceptions.

PCF : « un rôle irremplaçable » – « Redevenir une force motrice »

A propos du rôle du Parti, les idées clés portées par le Manifeste sont clairement exprimées :

« Le rôle irremplaçable du Parti communiste » est le titre d'un paragraphe ; un rôle dont il est dit qu'il doit l'assumer « alors que les idées dominantes pèsent tant dans la société et dans la gauche »

Et en conclusion de l'analyse de la situation politique, on lit : « il revient au Parti communiste français de redevenir une force motrice pour reconstruire une gauche porteuse d'une alternative de transformation sociale, écologique et démocratique. »

C'est que, précise le texte voté, validant des idées force du projet, « Le mouvement populaire et l’intervention citoyenne, aussi essentiels qu’ils soient, ne sont pas spontanément transformateurs, pas plus que le communisme ne se développe naturellement dans la société. Défendre les avancées sociales menacées, contester le partage des richesses ne conduit pas spontanément à mettre en cause les pouvoirs patronaux et du capital. Pour rendre majoritaire l’exigence d’autres choix, il faut avancer, entre autres, des idées originales capables de faire reculer l’emprise des idées dominantes. Il faut avancer sur des solutions transformatrices à la hauteur du défi lancé par la crise. Il faut agir pour que ces idées alimentent les luttes et les débats. »

Le texte final confirme aussi en les précisant les analyses proposées concernant le PS et FI :

« Le Parti socialiste … entré dans un long processus d'effondrement ... conserve néanmoins un enracinement dans les territoires grâce à un réseau d'élus encore solide. Une social-démocratie peut renaître dans le futur, exprimant la recherche d'un « changement à petits pas » de la part de certains secteurs de la société et du salariat. »

Quant à FI, « Deux dynamiques la traversent : participer de la recomposition d'une nouvelle force sociale-démocrate, avançant des réponses réformistes sans prendre en compte l'enjeu de l'entreprise et les questions de classes ; s'engager jusqu'au bout dans l'aventure du « populisme de gauche », au prix d'une rupture consommée avec les traditions de la gauche et du mouvement ouvrier ».

Notre présence à toutes les élections : décidée - Ian Brossat tête de liste aux européennes

Enfin, point majeur de la réorientation stratégique, le texte valide la nécessité « d'être présents avec nos candidates et candidats à toutes les élections », titre d'un sous-chapitre dans lequel il est dit :

« À partir des spécificités de chaque échéance électorale, il est essentiel d’être présents avec nos candidat·e·s à toutes les élections. »

Le Congrès décide aussi que « Le Parti doit travailler à créer les conditions d’une candidature communiste à l’élection présidentielle de 2022. »

Il décide : « nous proposons la candidature de Ian Brossat comme tête d’une liste de large rassemblement. »

Concernant l'organisation du parti, le Congrès adopte un ensemble d'objectifs forts, au premier rang desquels l'enjeu des entreprises et celui de la formation, accompagnés de cette remarque critique de la non mise en œuvre des décisions du précédent congrès, et exigeante vis à vis de nos nouvelles directions :

« L’expérience montre qu’il ne suffit pas de faire adopter en congrès un relevé de décisions détaillé. C’est à partir de la conception de notre parti et de l’orientation de notre organisation définies en congrès que les directions devront travailler »

Une  nouvelle direction élue

Notons pour conclure, que le Congrès a élu la direction du parti ; une nouvelle direction, avec un nouveau secrétaire national.

Cela n'était pas programmé à l'avance.

Cela aurait-il eu lieu si le Congrès avait invalidé le contenu du « Manifeste » ?

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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 17:23

 Les états du moment personnel, et du moment social actuels. SYNTHESE DE L'ETAT DU MOMENT

 

Les états du moment personnel, et du moment social, dépendants et liés mais relativement autonomes, c’est la résultante en mouvement d’une infinité et d’une diversité de mouvements de l’humanité dans la nature. Cette résultante n’est saisissable, relativement et qu’après coup, la conscience retardant sur la réalité puisqu’elle n’observe que les événements déjà accomplis dans leur détails et leur totalité. Il existe cependant une intuition dans le rapport général de l’entité existante, l’individu humain, et la totalité existante dans les rapports généraux de la nature avec elle-même.

Caractériser un des mouvements, un élément de cette infinie diversité, est nécessaire à la compréhension du mouvement général, à condition de ne pas le résumer à cet élément, même si cet élément peut prendre une dimension très importante dans la résultante générale, l’état des choses du moment, le processus social, de son passé à ses avenirs possibles.

Ces réflexions constituant une mise en garde par rapport à toute vision dogmatique non combattue, j’en viens à des éléments de la réalité passé qui peuvent éclairer la réalité actuelle.

D’abord, pour comprendre la réalité, compréhension toujours relative, nous avons besoins de repères pratiques, théoriques, historiques. Sans cela la réalité du moment, aussi bien détrites soit-elle en tant qu’instantané photographique a peu de chance de donner une vision opérationnelle, c’est-à-dire une vision aidant à agir sur la réalité dans un sens correspondant aux besoins humains du moment et à venir, car l’humanité n’a survécu qu’en prévoyant son avenir, non comme une partition de musique pré-écrite, mais comme une pratique tenant compte des possibles, ce qu’on appelle trivialement des prévisions. C’est ainsi qu’elle a planté des oliviers donnant des fruits que bien des années après et la Sécurité Sociale protégeant des maladies à venir, mise à mal par la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital dont il faut sortir par une transformation qualitative d’un système social de production et d’échange obsolète. ...suite au-dessous de la pub...

Si des lecteurs de ces réflexions se posent la question de « que vont devenir les mouvements de protestation actuelle » succédant à bien d’autres, dans l’histoire locale, nationale, européenne, mondiale du capitalisme, mais avec des caractéristiques relativement nouvelles, besoin est de lier les débouchés possibles de ces mouvements dans une organisation sociale de progrès, à toutes les tentatives réussies ou échouées ou dévoyées du passé. D’où les éléments isolés que je vous propose, sachant, redisons-le que des éléments isolés ne font pas une réalité générale, mais peuvent constituer des moments importants et peut-être essentiels :

-Connaissant l’histoire du mouvement ouvrier allemand dans le mouvement ouvrier mondial, de la répression de 1918, et de la répression nazi, la RDA (Allemagne de l’Est constituée après de refus de « l’occident » d’une réunification non-libérale) n’a-t-elle pas été, entre autre caractéristique, un régime d’aristocratie ouvrière, au sens donné par Marx ? Auquel cas quels éléments historiques ont conduit à un pouvoir de l’aristocratie ouvrière ?

-Toute comparaison relativisée, si la révolution française qui est un des éléments majeurs de l’état du monde capitaliste et entre autre des droits de l’homme, c’est-à-dire de sociétés marchandes et de droit, quelle est la classe sociale pouvant jouer aujourd’hui le rôle « équivalent » au rôle de la bourgeoisie révolutionnaire dans le dépassement de l’état actuel et la maladie actuelle de la société ?

-Peut-on imaginer une intervention populaire de transformation sociale progressiste assurant l’avenir du processus humain sans une organisation partisane imaginant, représentant et impulsant un projet constructif de cette transformation ?

- Une bourgeoisie monopoliste mondialisée, s’appuyant sur des couches dites moyennes de revenus moyens hauts,  ayant récupéré pour elle seule les grandes aspirations humaines qu’elle prônait jadis face à une aristocratie dominante, bourgeoisie monopoliste mondialisée réduite de plus en plus à des entités humaines actuelles dominant une concentration financière mondiale de plus en plus détachée du travail concret de production des biens nécessaires à l’humanité, un pouvoir vertical s’appuyant sur une activité horizontale n’est-il pas nécessaire face à l’horizontalité de celui de ces entités dominantes. Et un parti pluriel des dominés correspondant et répondant à cette domination verticale n’est-il pas incontournable, dans la visée future de l’abandon de la domination verticale ?

-Le PCF n’est-il qu’une pesanteur historique utile de l’organisation politique et idéologique des grandes concentrations ouvrières de main-d’œuvre de la première moitié du XX° et de ses alliés, intellectuels de création et de recherche compris, dont la grande œuvre est constituée par les lois sociales de la Libération de l’après nazisme ?  Ou peut-il contribuer à la possibilité d’une résurgence d’un mouvement de transformation en santé des victimes de l’obsolescence du capitalisme, humains producteurs vendeurs de leur force de travail sous les formes anciennes ou nouvelles, dans le monde moderne des moyens techniques de production réduisant la masse du travail physique mais contradictoirement pas le temps de travail du salarié correspondant aux possibilités, demandant une organisation du travail répondant aux besoins de toute l’humanité ? Rien n’est décidé d’avance, ne se joue contre la réalité et sa connaissance, et dépend de se saisir des capacités de sa transformation en santé ou pas.

Finalement, l’organisation du travail ne reste-t-elle pas le cœur du processus de production et donc le cœur de la transformation en santé ou pas de la production nécessaire à la société et à l’individu, à la nature et à sa conscience en mouvement qu’ils constituent.

-Dissolutions ou dérives des partis communistes et prises de pouvoir des EGOS ne sont-elles pas liées, dès l'origine, à une insuffisance de com-préhension de la réalité du processus social ?

-Tout cela n’ayant pas pour but d’en rester à l’interrogation, mais de répondre en santé aux mouvements réels de gestion, d’économie et de politiques dépassés, de protestation induite et de construction du devenir.

Pierre Assante, 20 janvier 2019.

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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 17:10
Jeunes responsable du PCF, l'avenir !

LE CERVEAU EST UN OUTIL QUI PEUT NOUS EMMENER LOIN ET HAUT. MAIS IL PEUT ETRE AUSSI UNE PRISON POUR LES IDEES ET LES CORPS si....

Le cerveau est un outil qui peut nous emmener loin et haut. Mais il peut être aussi une prison pour les idées et les corps, pour le corps-soi pensant et agissant, pour l’activité humaine matérielle et morale en unité, productrice et consommatrice, la production consommatrice, au même titre que les contraintes sociales physiques, s’il n’est pas entrainé socialement à dénormaliser, renormaliser, accroître et condenser et dépasser sa production et ses acquis. La condition de la libération de la personne, du dépassement social, relatif et progressif  de l’anankè, de la nécessite physique et sociale, est celle de la libération de tous en rapport dialectique, celle de la société. La transformation qualitative brutale peut être aussi destructrice que son contraire, l’immobilisme relatif mortel, mais dans ces deux cas la transformation qualitative n'est pas atteinte, c’est un essai non transformé de la transformation précédente, des normes antécédentes, avec ses drames et ses douleurs accrues (1). « Populismes opportunistes », révisez Hegel et Marx !

Pierre Assante, 20 janvier 2019.

(1) Il n’y a pas de production sans consommation et vice-versa. C’est un même mouvement. En produisant on consomme et en consommant on produit. Rappel de la métaphore de la plante et de son processus de renouvellement, de la croissance consommatrice et productrice de la plante, de son processus qui implique une production qui consomme et une consommation qui produit, sa vie. Consommation productrice et production consommatrice. Rappel de l’image des deux personnes l’une tendant un objet, l’autre de la monnaie. Il n’y a pas de vente sans achat, pour la marchandise « force de travail » aussi. Celle qui tient l’objet tient aussi un produit de l’activité de production en amont et celle qui tient la monnaie est en train de pratiquer le circuit généralisé de distribution en aval, de consommation, d’échange qui va rejoindre en cercle fermé ou plutôt en spirale, le cycle élargi de la vie sociale, de la vie humaine. Et pour ce qui est du système capitaliste, la circulation élargie du capital comporte la circulation de ses tares propres, tout en assurant jusqu’à un certain point la circulation vitale. Circulation de sa tare : la suraccumulation-dévalorisation du capital stérilisant la circulation à terme s’il n’y a pas transformation qualitative du système. Mettre des garrots successifs aux membres malades d’une mauvaise circulation pour y injecter après le garrot des liquidités elles-mêmes malades n’a jamais sauvé un corps. Ce n’est qu’un palliatif illusoire auquel le capital et ses "contestataires à la Proudhon" l’aidant objectivement à cela, procèdent. Satisfaction des besoins sociaux, production, services sociaux vont de pair. La production, et l’économie en dernière instance, est l’origine de ce mouvement de circulation vital.

Pierre Assante. 20 janvier 2019

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15 janvier 2019 2 15 /01 /janvier /2019 13:14
Cliquer ci-dessus pour le texte complet

La connaissance de l’état du monde

est la tâche première d’un processus humain en santé

l’existence de réserves d’alternative

Condensé d’articles de Décembre 2018 Janvier 2019

EXTRAIT :

La différence entre un praticisme quotidien et la construction permanente du processus humain, car c’est une construction permanente et non un acquis éternel figé, c’est que les humains usent de leurs idées, de leurs analyses du processus dont on ne perçoit la réalité qu’après coup, pour pouvoir le poursuivre. Sinon le processus s’arrête plus ou moins lentement, plus ou moins vite et meurt.

Le praticisme quotidien étroit est devenu la philosophie des masses humaines. En ce sens on peut croire que le capital a gagné la lutte de classe, comme l’affirment certains maitres de la finance pendant que d’autres le pensent tout bas sans le dire en s’en réjouissant. Mais c’est à mon sens une erreur, même si ils ont réussi à renverser le rapport de force de la Libération, car cette inversion se retourne contre eux et précipite leur crise, certes sans issue immédiate apparente. Cependant les réserves d’alternative qui n’apparaissent pas existent bel et bien sinon la mort du processus aurait déjà eu lieu. L’emballement des fièvres protestataires de toutes sortes répondant aux conditions de vie matérielle et morales aggravées par la crise du capitalisme, qui ne montrent pas de cohérence en matière de projet tout en posant des questions partielles pertinentes concernant les moyens immédiats de vivre, illustrent cette philosophie et pose la question d’une nouvelle révolution philosophique.  suite après la pub...

 

Révolutions philosophique et économique sont liées. Et la révolution d’aujourd’hui ne peut être celle des Lumières et d’une bourgeoisie en quête de droits et d’égalité face à une aristocratie freinant et bloquant le développement des forces productives, mais une révolution ergologique, du rapport de l’activité avec l’organisation de l’activité, dans sa complexification, son infinie diversité.

Un usage de soi en santé par la société est un usage de soi par soi se fixant consciemment la satisfaction des besoins collectifs dont dépendent les besoins individuels.

Quant à la révolution économique, l’existence d’un renouveau contenu dans les progrès des analyses économiques néomarxistes dans le Parti Communiste dont le dernier congrès, malgré ses limites, a affirmé une présence dont Paul Boccara et les économistes de la ComEco qui poursuivent son travail  sont porteurs, démontre l’existence des réserves d’alternatives, affirmées par Yves Schwartz, et des possibilités de leur investissement pratique et théorique dans la société au fur et à mesure que toutes les tentatives libérales de sortie de crise auront fait la démonstration de leur impuissance et de leurs échecs.....

SUITE SUR CE LIEN : ici

https://pierreassante.fr/dossier/L_EXISTENCE_DE_RESERVE_D_ALTERNATIVE.pdf

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13 janvier 2019 7 13 /01 /janvier /2019 07:51
______________L'essai complet

 

ATTENTION, ce texte comme les autres, contient une publicité du serveur. Poursuivre la lecture au-dessous après la pub.

 

SUR LE TRAVAIL

Extrait de La metamorphose du travail, 

essai, 

rEPRISE d'un texte du 25 juillet 2007

Comment l’inversion économique des échanges est « LA » condition matérielle de vie DANS UN MODE DE PRODUCTION HISTORIQUEMENT DETERMINE

 

1 Dans le phénomène de pourrissement de la démocratie représentative, n’y a-t-il pas, contradictoirement, développement des conditions du développement des éléments du pouvoir des producteurs ?
2 L'on croit faire une synthèse et l'on fait une erreur composée...
Pourquoi ne pas repartir de l'échec, ou de la dernière avancée, ce qui est la même chose,

pour trouver de nouvelles voies plutôt que de faire table rase.

 

La contradiction dans laquelle nous vivons semble souvent incompréhensible. Des avancées immenses ont été faites en matière de santé, d’éducation, etc. Les techniques ont décuplé les forces humaines. Les comportements humains dans les démocraties semblent être mus majoritairement par un esprit de solidarité, de coopération, de respect des autres.

Pourtant ces efforts des personnes aspirant à cette paix, cette vie en commun, ne se concrétisent pas socialement.

Le mode de production ne le permet pas. Les échanges entre les personnes ne sont pas de nature à faciliter les rapports auxquelles elles aspirent : les échanges n’ont pas pour base les besoins de chacun et l’échange du travail que chacun peut faire pour soi et pour l’autre. La base des rapports, c’est l’accumulation monétaire, pour dire la chose simplement. On n’échange pas un travail, un objet contre un autre travail, un autre objet dont on a besoin, mais on échange à partir de l’argent, et l’individu, le groupe qui a le plus accumulé entre en rapport de domination avec les autres.

Ce n’est pas au niveau individuel que ce « mécanisme » fonctionne. Mais au niveau d’un groupe élargi et aujourd’hui de la planète. C’est la circulation du CAPITAL global qui permet de reproduire l’humanité. Dans tous les aspects de son activité, travail, loisirs, contraintes, désirs.

Il n’est pas question de développer ce que Marx a très bien développé et qui est présenté ici sous une forme un peu anecdotique, pour faciliter l’abord et la lecture de cet article. Marx explique bien comment s’est « renversé » l’échange humain basé sur l’échange des marchandises de toutes sortes nécessaires à la vie humaines (de l’utilitaire le plus immédiat au « bien culturel »). L’échange, dans son évolution est passé par la monnaie, pour simplifier la circulation des marchandises. Marx décrit l’échange par la formule simple M-A-M’, c'est-à-dire que la circulation se fait d’une marchandise M vers la production d’une autre marchandise M’ en passant par l’échange monétaire argent A. Car de même qu’on ne peut pas couper une plante en trois, racine, tronc, feuillage et la garder vivante, on ne peut pas couper en trois la vie humaine en production, distribution, consommation. Le processus de production, celui de distribution, celui de consommation est en fait un processus unique, comme toutes les fonctions de la plante sont un processus unique. Mais la comparaison s’arrête là : le processus de production chez l’humain fait appel à une activité propre à l’humain, le processus de la pensée. Ce processus est à la fois collectif et à la fois personnel, et l’autonomie de la pensée peut prendre une grande distance avec les besoins vitaux humains. La pensée de Hitler, du groupe humain qu’il concrétisait, par exemple démontre cette autonomie, sur un plan négatif. Cet exemple négatif pour la personne et l’espèce humaine est heureusement compensé par des autonomies positives qui depuis que l’espèce humaine existe lui ont permis tous les progrès que nous connaissons. Mais la mise à disposition de toute l’humanité de ces progrès dépend du mode d’échange mis à disposition de l’humain, et c’est là que nous revenons à la formule de l’échange.

L’évolution des échanges telle qu’elle s’est faite les a inversés, avons-nous dit : de moyens d’échange, l’argent (A) est devenu le but de l’échange, et le moyen de domination pour la personne et le groupe qui l’accumule. De M-A-M’, l’échange est devenu A-M-A’ : le groupe possesseur de l’argent produit des marchandises pour accroître l’accumulation de l’argent. Au bout de cette dérive, c’est le capital en tant que puissance financière et non en tant que puissance productive qui domine. Cette domination va influer sur les choix en matière de développement, sur la qualité du développement, leur correspondance ou non avec les besoins humains. Les catastrophes humaines que nous connaissons trouvent dans ce type de fonctionnement l’aliment premier, essentiel.

Mais la catastrophe ne s’arrête pas là. Dans un mode de vie où chaque personne, pour répondre à ses besoins quotidiens, doit se soumettre inconsciemment ou non au type d’échange A-M-A’ , toute son « âme », c'est-à-dire, tous ses modes de se comporter et de penser vont se soumettre au mode de production et d’échange A-M-A’.

Marx disait qu’un despote ne peut exister que si il a une fonction, c'est-à-dire, qu’il ne peut exister que par la contribution et à l’accord tacite de ceux qui y sont soumis et qui ont besoin de cette fonction. La question de fond est : comment remplacer le despotisme du CAPITAL par un mode d’administration de la société dont les besoins humains soient le centre. Comment faire pour que la définition des besoins ne soit pas déterminée arbitrairement, laisse la place à la réalisation personnelle sous toutes les formes désirées et permette une cohérence globale de l’activité humaine.

Je vous recommande la conclusion de Marx contenue dans ses manuscrits de 1844 sur le comportement humain face à l’argent, ce texte n’a pas pris une ride et il constitue une excellente introduction à l’analyse plus aride du fonctionnement du capital, contenue elle dans les trois livre du capital. Marx y tourne le capital comme un objet dans ses mains pour le voir sous tous ses angles, sous tous ses aspects, et en tant que processus qui se poursuit aujourd’hui et dont pour devons nous efforcer de comprendre le fonctionnement actuel. Je pense que les bases, les fondations marxienne restent un élément constant pour cette compréhension.

A ce stade de la réflexion, je vous soumet une série de questions liées à ce « comment », série de question qui ont comme centre ce qui permet de reproduire l’humain, son travail, non en tant que contrainte parmi les contraintes naturelles et sociales, mais en tant qu’activité libre, réalisatrice du corps-soi.

 

Voici ces questions :

 

1 comment l’inversion économique des échanges est LA condition matérielle de vie

 

2 Lutte des entités en tant qu’entité et échange entre l’entité et le milieu « extérieur » pour vivre.

 

3 L’outil capital, la reproduction de la société qu’est sa circulation, et l’inversion qu’il représente des échanges, est-il en contradiction avec le besoin d’échange au point d’en arriver à l’extrémité d’un blocage suffisant de l’échange pour menacer la reproduction de la société.

 

4 dans le cas où l’hypothèse précédente serait vraie, la solution est-elle :

A) un retour de A-M-A’ vers M-A-M’,

B) une évolution de A-M-A’ satisfaisante pour l’échange,

C) le remplacement du marché par une autre forme de distribution

a) distribution autoritaire

b) distribution par des micro-centres en rapport avec une cohérence centrale, sur la base de la conscience collective des besoins de chaque individu, de chaque micro-centre, des besoins de cohérence généralisée (démocratie généralisée).

 

5 à partir du 1 (comment l’inversion économique des échanges est LA condition matérielle de vie), comment la condition matérielle de vie qu’est la reproduction A-M-A’ est d’abord l’inconscient individuel dans l’inconscient collectif puis le conscient individuel dans le conscient collectif non critique

et

pourrait devenir le conscient individuel dans le conscient collectif  critique capable de transformer la société et son mode de reproduction par un mode de reproduction viable.

 

6 il est admis, par la norme de pensée, qu’un mode de reproduction de la société doit être basé sur la solidarité. Pourtant la reproduction A-M-A’ donne tous les signes concrets et abstraits (l’un dans l’autre) de contradictions avec l’exercice de la solidarité.

A) ces contradictions sont-elles à même de susciter, à l’intérieur de la reproduction A-M-A’ des évolutions contradictoires avec les blocages, la non solidarité qu’elle engendre dans la phase actuelle ?

B) ces contradictions ne peuvent-elles être résolues que par une « rupture »-renversement des conditions matérielles d’échange. Les dites « ruptures » n’étant que moments dans la durée des transformations, du mouvement des mouvements.

 

7 Production, distribution, consommation ne peuvent pas être scindées, si ce n’est pour l’étude, la gestion, la prévision, c'est-à-dire par une abstraction opérationnelle.

La production est la condition de l’échange. Plus la société peut donner à l’individu d’autonomie, plus la complexité de la dépendance de l’individu de l’ensemble social s’accroît, comme celle de l’ensemble social par rapport au milieu dans lequel il est lui-même partie intriqué.

Dans ce cas le mode de production, et à son origine, l’organisation du travail productif et des activités qu’il permet et engendre (services, production dite « immatérielle » et production dite « symbolique », dont la résultante, l’unité, forme l’activité humaine), cette organisation du travail est la condition première de résolution des contradictions arrivées au terme de leur impulsion productive.

 

8 L’hollywodisme de la culture d’entreprise « Gates-Berlusconi-Messier » n’est pas l’origine de l’américanisation de la société mondiale, mais l’américanisation et L’hollywodisme sont la conséquence du mode de reproduction A-M-A’ pénétré dans « l’âme » individuelle elle-même dans « l’âme » collective. Si nous nous imbibons de cette « grande » pensée qu’est celle de Gramsci, il ne faut pas oublier que pour se construire elle était elle-même imbibée des concepts Marxiens, en particulier du concept d’inversion des représentations dans la société marchande et de l’intrication de ces représentations avec les mentalités-activité humaine.

 

9 Le pouvoir qui joue les citoyens l’un contre l’autre dans la culture d’entreprise, contre la solidarité sociale le fait à travers l’organisation du travail. Le lien entre le mode de reproduction A-M-A’, l’organisation du travail et cette culture du pouvoir est évident.

 

10 le désaccord entre les forces de transformation n’est pas essentiellement dans la critique du mode de reproduction A-M-A’, quoique cette critique soit absolument nécessaire, mais dans la reconnaissance que cela implique dans la « quotidianité-mimétique-poïétique », connaissance, prospective, du travail.

 

11 la théorie et la réalité des désirs qui sont les moteurs des déterminations individuelles et collectives ne partent pas d’une réalité psychologique en soi, mais de la composition matérielle qui les suscite, de la connaissance de cette composition matérielle, des besoins « pour soi » que sa survie exige.

 

12 le travail en soi est voilé par la culture d’entreprise qui, contradictoirement se revendique du désir, c'est-à-dire de la consommation, d’autant qu’elle a besoin d’inciter le consommateur et de reléguer le producteur à son rang de « machine productive ». Par contre à terme, ce processus d’incitation du consommateur et de relégation du producteur à son rang de « machine productive », entre en contradiction violente avec la productivité, d’où le retour sarkosien à l’incitation au travail sur la base d’une division du travail aggravée qui elle-même entre dans le processus de crise de la productivité. Ainsi la revalorisation du travail ne peut que passer par la résolution de la contradiction induite par A-M-A’ à laquelle seule une vision et une organisation révolutionnaire du travail peut répondre  (1).

 

Pierre Assante 25 juillet 2007

 

(1) Post Scriptum : La suite de ces interrogations est dans les articles faisant références aux analyses et propositions de la commission économique du PCF et les réserves d'alternative énoncées par les ergologues progressistes. P.A. 09.01.2019

 

VOIR CI DESSOUS LE TEXTE INTEGRAL  : 

http://www.pierreassante.fr/dossier/BLOG_LA_METAMORPHOSE_DU_TRAVAIL_5.pdf

 

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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 13:31

Vœux des communistes de la section du 8° Arrondissement de Marseille du PCF en présence de Jérémy Bacchi,

secrétaire de la Fédération des Bouches du Rhône.

 

 

 

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10 janvier 2019 4 10 /01 /janvier /2019 16:36

Les risques de l’endettement mondial

Pierre Ivorra. 

Chronique économique. L'Humanité. 10 décembre 2018.

epuis la gueule de bois de septembre 2008, date de l’éclatement de la grande crise financière mondiale, on mesure que la finance et les pouvoirs publics à travers le monde - même en Chine - accumulent de nouveaux barils de poudre sans que l’on sache précisément à quel moment ils risquent d’exploser. De toutes les substances accumulées, la plus dangereuse est celle constituée par la formidable accumulation de dettes à travers le monde. 
Le Fonds monétaire international vient de révéler que l'endettement global des 190 pays qu'il observe a atteint l'équivalent de 225 % de leur Produit Intérieur Brut (PIB). Mais attention, contrairement à ce que l’on nous serine, toutes ces dettes ne sont pas seulement publiques, celles du secteur privé constituent le moteur principal de l’enflure en cours. Actuellement, la dette privée, celle des ménages et des entreprises, représente environ 65 % du total de la dette mondiale. En France, à la mi-2018, l’endettement privé représentait 131 % du PIB, contre environ 100 % pour l’endettement public. 
En quoi cette situation est-elle dangereuse ? Après la crise de 2008 et la récession qui s’en est suivie, gouvernements et banques centrales (la BCE dans la zone euro) ont ouvert les vannes du crédit, proposant aux banques une masse considérable de crédits à très bas taux d’intérêts, cela afin de tenter de relancer la croissance. Les Etats, les particuliers, les entreprises se sont rués sur cet argent abondant et pas cher, distribué sans condition, tout aussi bien au spéculateur qu’à l’entreprise soucieuse d’investir et de créer des emplois. C’est là que le bât blesse. Car, évidemment, une bonne partie de cet argent a servi de munition pour spéculer sur les marchés financiers. La bulle spéculative risque d’éclater, d’autant que la plus puissante banque centrale au monde, celle des Etats-Unis, a commencé à relever ses taux d’intérêts. Elle risque ainsi de déclencher un krach, car si les nouveaux titres financiers proposent une plus forte rémunération qu’auparavant, les investisseurs vont être tentés de céder leurs anciens titres pour acheter les nouveaux, plus rémunérateurs. La valeur de ces anciens titres, dont plus personne ne voudra, s’effondrera et ce sera un krach.
La question de la sélectivité du crédit bancaire – « Dis-moi ce que tu comptes faire de cet argent que je te prête, et je verrai quel taux d’intérêt tu devras payer » - visant à pénaliser la spéculation et à favoriser l’investissement, l’emploi, la recherche, la formation, la lutte pour le climat, est ainsi décisive. Les spéculateurs doivent payer très très cher.

Pierre IVORRA. ​​​​​​​Chronique économique. L'Humanité. 10 décembre 2018.

 

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10 janvier 2019 4 10 /01 /janvier /2019 07:12

« apprendre, apprendre, apprendre » à gérer (« Moins mais mieux »).

Lénine à partir du parti social démocrate russe construit un parti révolutionnaire fin XIX°-début XX°. A l’occasion de l’explosion de la crise de "sommet de cycle" de l’impérialisme du capital monopoliste en expansion, et de la guerre économique puis militaire mondiale qu’il induit, il organise la prise de pouvoir. Il l'organise dans un pays sous-développé, agraire et de post-servage mêlé à la propriété collective slave traditionnelle et au prémisses d’un capitalisme national à dominante de capital étranger, en régime monarchiste absolu et colonialiste, de classe ouvrière faible mais concentrée, de grande bourgeoisie naissante aspirant au pouvoir…, que de contradictions « ajoutées » ! (c’est « soulever une plume à côté de la prise de pouvoir dans un pays industriellement avancé et de démocratie bourgeoise », dit-il).

Après cela, c’est la fin de sa vie. Il dit la difficulté de construire des institutions et une économie capables de permettre une transition de cet état arriéré vers le socialisme, en passant par la NEP (Nouvelle Economie Politique mixte d'accumulation primitive du capital) comme transition au développement des forces productive en alliance entre la paysannerie et la classe ouvrière dans le pouvoir des soviets. Et il  note comme principal obstacle, l’impréparation humaine : « apprendre, apprendre, apprendre » à gérer (« Moins mais mieux »).

Je me permets cette remarque et interprétation personnelle : l’ergologie, "l'expérience et la connaissance du travail" dans le cadre de la recherche d’une cohérence de développement en santé de la personne dans l’entité locale et globale de production et d’échange, est la suite logique de ce « moins mais mieux », qui plus est dans une économie mondiale capitaliste monopoliste globalisée, financiarisée et numérisée où sont réunies les conditions objectives si ce n’est subjectives de cette transformation qualitative. LIRE: http://www.economie-politique.org/

Pierre Assante, Assisi, 9 janvier 2019

 

 

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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 05:50
______________PARIS 2005

PREVENIR LA VIOLENCE ?

 

Il devrait être compréhensible que les pauvres relativement aux et dans les sociétés les plus riches soient à « l’avant-garde » des protestations contre les effets d’un système social obsolète et entraînent autour d’eux de multiples mécontents et mécontentements. Cette protestation  interclassiste peut être porteuse de prises de conscience possible, mais non automatiquement acquise, sur les causes de la maladie sociale et sur les remèdes à y apporter. Mais aussi porteuse de son contraire, l’exploitation de la colère par le capital pour la détourner dans le sens de ses intérêts en attendant d’adapter pour un temps le système à l’évolution des forces productives, entre autre aujourd’hui la révolution numérique et sa prise en compte par les individus dans les entités locale et globale de production et d’échange tout en développant l’armée de réserve des actifs mis sur la touche de la production et du progrès social, et en contenant toute action libératrice opérationnelle. Enfin il est clair qu'au-delà des "pauvres de l'intérieur", l'immigration qui réclame aujourd'hui l'hébergement deviendra une pression mondiale pour le confort commun à tous les hommes, et la violence qui peut en découler risque d'être autrement dramatique qu'aujourd'hui.  

L'adaptation du capital à sa crise, par la modernisation  numérique, l’automatisation libératrice d’une part croissante des contraintes humaines dans la production des biens et la reproduction sociale élargie, se heurte à ses propres lois de "fonctionnement", à la baisse tendancielle du taux de profit qui limite et borne tout projet et sa mise en pratique. Dans le même temps, et en rapport dialectique avec la crise du système, le despotisme du système et de ses institutions ne peut que se renforcer. 

Toute adaptation du capital est porteuse d’aggravation de sa crise mais sa crise elle-même en tant que révélatrice des limites du système porte à terme les possibilités de transformation qualitative en santé de la vie humaine dans son univers. La révolution devra dissocier taux de profit et investissement productif. Et bien sûr apprendre à gérer toutes les activités humaines, la société, dans ces nouvelles conditions de progrès. Il n’y a aucun espoir de développement humain en santé sans effort et sans créativité, sans liberté non formelle, abstraite, mais comme mouvement de la société et des humains. La société et son mouvement, sa vie, les rapports sociaux, les rapports des humains entre eux, qui la constituent.

Pierre Assante, 9 janvier 2019

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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 07:43

(ATTENTION, ce texte comme les autres, contient une publicité du serveur. Poursuivre la lecture au-dessous après la pub).

LE DIVERS ET LE COMMUN, CONTRE LA HIERARCHIE.

Le « débat » ou plutôt la confusion du bavardage sur le « racisme » en dit long sur les inégalités sociales. La mesure de suppression du mot « race » pour combattre le « racisme », c’est à dire supprimer un mot dont on garde le dérivé comporte une contradiction essentielle et un comportement ridicule, celle d’ignorer les dominations, la formation historique de dominations et le développement de dominations de groupes humains sur d’autre groupes humains, d’individus sur d’autres.

Et d’ignorer les dominations  fondamentales, la domination sexiste, la domination de classe, la domination coloniale.

La domination de classe c’est l’exercice de la hiérarchie  du patron sur l’ouvrier par exemple, et qui s’étend du possédant dans le système capitaliste acheteur de la force de travail sur le vendeur de la force de travail, qu’il soit salarié « classique » ou pas.

Il y a dans les révoltes actuelles la révolte contre la mal vie « alimentaire » et la révolte contre les dominations hiérarchiques. A laquelle s’ajoute dans le capitalisme mondialisé et numérisé celle contre la mise en « jachère » de la force de travail inemployée au paroxysme d’une part et l’élitisation au paroxysme de la force de travail qualifiée et super qualifiée employée d’autre part, mais en relation dialectique. ...Suite en dessous de la pub...

 

Le mot race au XIXème siècle ne correspond pas aux notions nazi et pré-nazi. Il est employé scientifiquement ou empiriquement pour distinguer des groupes humains sur le plan des cultures, des modes de vie correspondant  aux particularité de développement des forces productives, des humains, de leurs outils, de leur psychologie, en rapports dialectiques, sachant qu’aucun groupe humain n’est isolé des autres groupes humains comme aucun individu est isolé des autres individus.

Le concept de race noire, jaune, blanche… est un concept qui étend la hiérarchie de sexe et de classe au développement du colonialisme.

L’utilisation du terme « genre » pour remplacer le terme « sexe » est significatif. De même l’abandon du terme « ethnie » qui est proche du sens ancien du mot race n’aide pas à comprendre le fondement sur lequel les détenteurs du capital dans les marchés nationaux ont développé les dominations nationales dont la première guerre mondiale a été une des conséquences majeure. Et dont nous subissons encore les conséquences civilisationnelles négatives.

L’usage de classe qui met en opposition le divers et le commun est un élément encore actuel prégnant de l’idéologie dominante qui malgré la maturité des conditions de transformation sociale de dépassement du capitalisme, empêche une maturation des conditions subjectives de ce dépassement. Le développement des national-populismes qui « répondent » à l’aggravation de la crise générale du capitalisme mondialisé, financiarisé, numérisé, en est l’illustration et la réalité dramatique.

Il est une réalité triviale qui est constatée mais dont le constat n’entraîne pas de bataille idéologique et « alimentaire » au niveau nécessaire, c’est la transmission des dominations et des hiérarchies par les dominé.e.s aux dominé.e.s, à l’intérieur du mouvement général de domination par les dominants, des mères et groupes féminins aux filles, des salariés aux salariés, comme si un état de la société était un état naturel infini et indépassable.

C’est que l’état de la société est celui dans lequel nous avons à vivre et à survivre jusqu’à ce que cet état ne devienne absolument plus viable, auquel cas la société entre en « révolution » du mode de production ne correspondant plus aux forces productives. Ou entre en régression et destruction des forces productives en attendant une restauration possible ou pas et un nouveau développement des forces productives et d’un autre mode de production et d’échange y correspondant.

La génétique comme l’épigénétique démontrent la diversité des humains et des groupes humains. Elles ne démontrent en aucun cas ni ne justifient les dominations des groupes humains sur les autres groupes humains et de l’individu humain sur d’autres individus humains.

Par contre elles démontrent scientifiquement la supériorité de la coopération entre humains sur l’élimination de l’humain concurrent. L’intérêt social de l’individu de l’espèce humaine et celui de l’espèce et de la société humaine contiennent, comme tout mouvement et développement social une contradiction fertile que le capital et tout système de classe réduit à la domination.

Cette contradiction est celle de l’unité du divers et du commun, que le progrès humain désigne dans son aboutissement social à venir par la société sans classe, le communisme. Aboutissement mains non fin, étape du développement de l’humanité dans la nature et conscience en mouvement de la nature sur elle-même qu’est une humanité en progrès.

Mais certes, une société ne passe pas d’un état à un autre sans un processus qui ne peut se produire sans la conscience de la nécessite de ce changement d’état et un projet de changement d’état qui nécessité un parti de la classe dominée, aujourd’hui et depuis l’instauration du capital, le vendeur de la force de travail.

Autre confusion à signaler, celle de possession, qui est dans la « génétique » et l'épigénétique humaine, lesquelles ne sont d’ailleurs pas immuables, avec la propriété qui est un phénomène proprement social et dans la société classe un élément, dans et avec les lois propres au capitalisme, que l’on trouve développées dans la critique de l’économie de Marx à P.Boccara en passant pas les analyses du travail et de l’activité humaine d’Y. Schwartz etc., la cause la crise de la suraccumulation-dévalorisation du capital qui menace de priver l’humanité de toutes les solutions nécessaires à son développement, du rapport des hommes entre eux et des hommes avec la nature dans ils sont partie.

Certes, ces considérations générales souffrent d’un manque de développement scientifique du contenu de ce qu’est le divers et le commun humain et de société et de la nature en général en rapport dialiectique. L’étude de la dialectique de la nature à laquelle le capital a donné non un arrêt mais un coup de frein caractérisé par la philosophie et la méthode structuraliste est à relancer sous peine que toute révolution ne soit que révolte sans issue (1).

Pierre Assante, 8 janvier 2019

 

(1) La fin de cet article a été détachée pour être publiée à part sous le titre "Prévenir le violence ?"

 

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6 janvier 2019 7 06 /01 /janvier /2019 16:16
Ne pas se fier aux apparences, note(1)après la pub

 

A propos NON PAS des gilets jaunes, MAIS DES FIEVRES QUI AGITENT  la France, l'Europe, le monde et à propos des REMEDES non à la fièvre, mais à la MALADIE SOCIALE qui la provoque....

 

"...Le résultat général auquel j'arrivai et qui, une fois acquis, servit de fil conducteur à mes études, peut brièvement se formuler ainsi : dans la production sociale de leur existence, les hommes entrent en des rap­ports déterminés, nécessaires, indépendants de leur volonté, rapports de production qui corres­pondent à un degré de développement déterminé de leurs forces productives maté­rielles. L'ensemble de ces rapports de production constitue la structure économique de la société, la base concrète sur laquelle s'élève une superstructure juridique et politique et à la­quel­le correspondent des formes de conscience sociales déterminées. Le mode de production de la vie matérielle conditionne le processus de vie social, politique et intellectuel en général. Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur être; c'est inversement leur être social qui détermine leur conscience. À un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n'en est que l'expression juridique, avec les rapports de propriété au sein desquels elles s'étaient mues jusqu'alors. De formes de développement des forces productives qu'ils étaient ces rapports en deviennent des entraves. Alors s'ouvre une époque de révolution sociale... (2)" CECI EST UN EXTRAIT DE :

 

Critique de l'économie politique(3)de Karl MARXSur ce lien : ici

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1859/01/km18590100b.htm

Notes

(1) Ne pas se fier aux apparences, ceci est un feu de joie en campagne à l'occasion du changement d'année, "il Faló" du "Capodanno" italien  de Ombrie...

(2) VOIR Le site d’Economie et Politique : http://www.economie-politique.org/

(3) Lorsqu'on ouvre le lien sur l'ouvrage de Marx, il y a des flèches en bas de pages qui permettent de naviguer dans l'ensemble du livre.

**********************

LIRE : http://pierre.assante.over-blog.com/2018/12/l-existence-de-reserves-d-alternative.condense-d-articles-de-decembre-2018.html

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5 janvier 2019 6 05 /01 /janvier /2019 07:11

"Le CONCRET est concret parce qu'il est la

SYNTHESE de multiples DETERMINATIONS,

donc UNITE de la DIVERSITE". Marx. 1857.

 

PRESENTATION

Avant de commencer l’écriture de « Das Capital », « Le Capital » (livre 1 publié en 1867), Marx écrit une « Introduction à la critique de l'économie politique » en 1857, première étude préfigurant la Critique de l'Economie politique, publiée dix-huit mois plus tard, en 1859.  SUITE APRES LA PUB......

 

« Le capital » est un aboutissement de ses recherches philosophiques, anthropologiques qui l’emmène à l’économie. Comment répondre aux souffrances humaines, aux besoins de développement de la personne humaine et de l’humanité sans passer par la compréhension historique la plus développée possible de ce qu’est l’homme, son organisation sociale en mouvement, son mode de production et d’échange. Dans ses thèses sur Feuerbach, il dit déjà que comprendre philosophiquent le monde ne suffit pas, mais qu’il  faut le comprendre pour le changer (en santé diront les ergologues), assurer un processus humain de progrès matériel et moral, dans le respect de la diversité humaine.

Cette introduction traite de connaissances empiriques et de leur synthèse. Mais Marx dans la préface au Capital ajoute qu’il fallait encore faire la démonstration scientifique de cette synthèse en lui apportant toutes les données et analyses nécessaires, ce qu’il fait tout le reste de sa vie, en lien avec les luttes concrètes et le mouvement de la société. Des économistes marxistes depuis Marx ont poursuivi ce travail, en particulier pour comprendre les transformations de la société capitaliste mondialisée, financiarisée, numérisée, en gésine d’automatisation généralisée dans les limites de ses contradictions qui s’y opposent, pour proposer les solutions à apporter pour dépasser un mode de production et d’échange obsolète arrivé à son terme propulseur de développement humain.

Mais cette introduction de Marx, si elle « n’expose que » des connaissances empiriques, elle est d’une clarté de conscience unique  et historique extra-ordinaire sur  la réalité du procès de production et d’échange humain. Elle garde encore aujourd’hui et pour longtemps ses capacités d’illumination et de construction du devenir jusqu’à ce qu’elle devienne dans le futur un repère historique fondamental d’évolution humaine.

On peut dire qu’une fois faite le mieux possible l’étude des livres du « Capital » de Marx, et des travaux des économistes communistes d’aujourd’hui, les travaux actuels néomarxistes dont Paul Boccara a été un des principaux animateurs et chercheurs, retourner à « L’Introduction à la critique de l'économie politique » est un test de compréhension du développement postérieur de l’analyse du capital concret dans son état passé, son état actuel et des possibilités de dépassement, « pourquoi et comment ». la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital n’est plus seulement cyclique mais systémique de longue durée appelant au dépassement du système économique et social actuel, capitaliste, ultralibéral, ultra présidentiel. Ce despotisme repose sur une fonction destinée à répondre aux besoins quotidiens qu’il assume de moins en moins et négligeant la construction des futurs possibles et la survie et le développement humains par conséquent.

Si le livre 1 nous découvre la réalité de ce qu’est la marchandise en tant que valeur marchande et valeur d’usage, de sa circulation en tant que capital A-M-A’, de son fétichisme, du prélèvement du capital sur la valeur marchande du travail concret, du taux de plus value et de profit dans la société capitaliste, des retombées pratiques d’alors et de maintenant sur l’insatisfaction des besoins humains etc., le livre 3, saisit le processus jusqu’à la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital) dont l’étude a souvent manqué dans la transmission politique élémentaire de la connaissance du capital.

Le livre 2 nous ouvre sur le procès de circulation du capital, le 4 sur les thèses approfondies sur la plus-value.

« L’Introduction à la critique de l'économie politique » est une synthèse extraordinaire sur le « fonctionnement » le mouvement du capital, de la production, des échanges, de la vente-achat, de la distribution, de la consommation dans leur  globalité et leur unité. Cette présentation ici et maintenant n’est pas à la hauteur du texte de Marx, évidemment, mais se veut insister sur l’importance du texte, et peut-être inviter et motiver à le lire, l’étudier et le comprendre « pour changer le monde ».

Pierre Assante. 30 Décembre 2018

EXTRAIT  du texte de MARX

Le concret est concret parce qu'il est la synthèse de multiples déterminations, donc unité de la diversité. C'est pourquoi il apparaît dans la pensée comme procès de synthèse, comme résultat, non comme point de départ, bien qu'il soit le véritable point de départ et par suite également le point de départ de la vue immédiate et de la représentation. La première démarche a réduit la plénitude de la représentation à une détermination abstraite; avec la seconde, les déterminations abstraites conduisent à la repro­duc­tion du concret par la voie de la pensée. C'est pourquoi Hegel est tombé dans l'illusion de concevoir le réel comme le résultat de la pensée, qui se concentre en elle-même, s'approfon­dit en elle-même, se meut par elle-même, alors que la méthode qui consiste à s'élever de l'abstrait au concret n'est pour la pensée que la manière de s'approprier le concret, de le reproduire sous la forme d'un concret pensé. Mais ce n'est nullement là le procès de la genèse du concret lui-même. Par exemple, la catégorie économique la plus simple, mettons la valeur d'échange, suppose la population, une population produisant dans des conditions déterminées; elle suppose aussi un certain genre de famille, ou de commune, ou d'État, etc. Elle ne peut jamais exister autrement que sous forme de relation unilatérale et abstraite d'un tout concret, vivant, déjà donné. Comme catégorie, par contre, la valeur d'échange mène une existence antédiluvienne. Pour la conscience - et la conscience philosophique est ainsi faite que pour elle la pensée qui conçoit constitue l'homme réel et, par suite, le monde n'apparaît comme réel qu'une fois conçu - pour la conscience, donc, le mouvement des catégories apparaît comme l'acte de production réel - qui reçoit une simple impulsion du dehors et on le regrette - dont le résultat est le monde; et ceci (mais c'est encore là une tautologie) est exact dans la mesure où la totalité concrète en tant que totalité pensée, en tant que représentation mentale du concret, est en fait un produit de la pensée, de la conception; il n'est par contre nullement le produit du concept qui s'engendrerait lui-même, qui penserait en dehors et au-dessus de la vue immédiate et de la représentation, mais un produit de l'élaboration de concepts à partir de la vue immédiate et de la représentation. Le tout, tel qu'il apparaît dans l'esprit comme une totalité pensée, est un produit du cerveau pensant, qui s'approprie le monde de la seule façon qu'il lui soit possible, d'une façon qui diffère de l'appropriation de ce monde par l'art, la religion, l'esprit pratique. Après comme avant, le sujet réel subsiste dans son indépendance en dehors de l'esprit; et cela aussi longtemps que l'esprit a une activité purement spéculative, purement théorique. Par conséquent, dans l'emploi de la méthode théorique aussi, il faut que le sujet, la société, reste constamment présent à l'esprit comme donnée première.

Mais ces catégories simples n'ont-elles pas aussi une existence indépendante, de caractère historique ou naturel, antérieure à celle des catégories plus concrètes ? .......

......Extrait de: Introduction à la critique de l'économie politique. Karl MARX. 1857.

 

LA SUITE sur ce lien :

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1857/08/km18570829.htmhttps://www.marxists.org/francais/marx/works/1857/08/km18570829.htm

******

LIRE : http://pierre.assante.over-blog.com/2018/12/l-existence-de-reserves-d-alternative.condense-d-articles-de-decembre-2018.html

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3 janvier 2019 4 03 /01 /janvier /2019 09:26

 

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COMPTE RENDU DE LA

COMMISSION ECONOMIQUE DU PCF DU 18 DECEMBRE 2018

En introduction, Frédéric Boccara a replacé les batailles politiques en cours – mouvement des gilets jaunes, campagne pour le pouvoir d’achat – dans le contexte économique – montée des périls à l’approche du retournement de conjoncture en présence d’une énorme suraccumulation financière – et dans le contexte politique après la réorientation décidée au 38ème congrès pour sortir de l’effacement et affirmer l’action révolutionnaire du PCF dans la bataille d’idées, dans les luttes, dans les institutions et dans la solidarité internationale :
La conjoncture mondiale est dominée par la guerre commerciale, financière et informationnelle lancée par les Etats-Unis de Trump contre la Chine, au détriment du reste du monde et particulièrement de l’Europe. L’utilisation massive de la monnaie n’a pas fait reculer la déflation : tout cela va exploser avec la question du dollar.
En France, la croissance a été faible en 2018 et elle est « empoisonnée », socialement (chômage, pauvreté, inégalités) et écologiquement. Le déficit commercial traduit aussi l’extraversion des multinationales à base française qui réalisent une part majeure de leur valeur ajoutée à l’étranger.
La situation peut faire grandir la conscience qu’une révolution est nécessaire, c’est-à-dire l’inversion des logiques à l’œuvre dans le capitalisme financiarisé en crise.
Inverser la logique, c’est à la fois soutenir la demande (avec la croissance de nouveaux services publics) et renforcer l’offre (une autre production). La sécurisation de l’emploi et de la formation – une exigence qui hante le mouvement social des gilets jaunes même s'il 'l'exprime rarement en ces termes – est le nœud qui relie entre elles ces deux aspects de l’alternative au capitalisme en crise. Mais pour le faire, on se heurte aux prélèvements du capital.
Faire reculer le coût du capital doit servir à utiliser l’argent autrement en agissant par les moyens de l’État, dans les entreprises et sur le crédit bancaire. C’est une logique qui s’organise autour du triangle systémique : poursuite d’objectifs systémiques, conquête des moyens financiers de les atteindre, et pour cela de pouvoirs démocratiques décentralisés.
Ainsi, répondre à la colère des gilets jaunes ne peut pas consister à taxer les entreprises pour payer les salaires à leur place : ce qu’il faut, c’est obliger les entreprises à payer les augmentations de salaires !
Nous proposons trois ordres de mesures :
...(Suite après la pub).....

 

  • en matière de fiscalité et de dépenses publiques, le rétablissement de l’ISF, la baisse de la TVA et surtout la hausse de l’impôt sur les sociétés et sa modulation en fonction du comportement des entreprise en matière d’embauche, de formation, de recherche, d’investissement et de salaires ;
  • en ce qui concerne l’argent des entreprises, un pôle financier public élargi pour aider les entreprises à financer une véritable transition écologique et sociale, et des batailles immédiates pour la reprise d’entreprises menacées (Ford Blanquefort). L’argent public dépensé pour le CICE (40 milliards en 2019 sous condition de bas salaires !) serait bien mieux utilisé s’il servait à financer un programme de prêts bonifiés à taux zéro pour les entreprises qui sécurisent l’emploi, la formation et la création de richesses dans les territoires, avec une super-bonification pour les PME ;
  • en ce qui concerne l’argent des banques, la dénonciation de l’absence de critères d’efficacité sociale dans l’attribution des 700 milliards de refinancement de la BCE à taux 0 ou négatif pour les banques, et des 2 600 milliards injectés par achats de titres sur les marchés financiers. Le financement par cette création monétaire d’un fonds de développement économique, social et écologique européen pour le développement des services publics pourrait être anticipé dès maintenant par l’intervention d’institutions financières publiques (CDC, BPI France, Banque européenne d’investissements).

Le grand problème c’est la jonction entre la colère et les luttes dans les entreprises et les banques. Nous proposons la convocation, dans les régions et au niveau national, d’assemblées populaires sociales, écologiques et financières.

Clément Roll a ensuite présenté la note sur le financement de l’augmentation du SMIC et de tous les salaires, qui sert de support à la campagne du PCF pour le pouvoir d’achat.

Fanny Chartier a présenté son étude sur la CSG et le financement de la Sécurité sociale, également à paraître dans le prochain numéro d’Economie et politique. 

La discussion a souligné l’urgence d’une mise en œuvre offensive de la réorientation décidée au congrès. Il s’agit de progresser fortement dans l’action concrète, sans perdre de vue, bien sûr, que « sans théorie révolutionnaire, pas de pratique révolutionnaire ».

Les échanges ont en particulier porté sur

  • l’appréciation du mouvement des gilets jaunes, de ses ambivalences et de son potentiel révolutionnaire, en particulier par l’exigence démocratique dont il est porteur ;
  • la concomitance entre la maturation de la crise systémique et le tournant décidé par le 38ème congrès ;
  • l’importance de notre contribution à la relance de la présence du PCF dans les entreprises ;
  • le besoin énorme de formation à tous les niveaux du parti, et le besoin d’y consacrer les moyens nécessaires ;
  • l’appel à un prélèvement à la source de l’impôt sur les sociétés, qui fait mouche dans l’opinion et qui a déjà fait l’objet d’une proposition de loi des députés communistes. Fondamentalement, il est juste que le prélèvement fiscal sur la valeur ajoutée et les profits soit opéré là où ils sont produits : mais il faut pour cela des pouvoirs nouveaux des salariés dans les entreprises. Il ne s’agit pas seulement d’agir sur la répartition des richesses mais, plus fondamentalement, sur les pouvoirs qui déterminent comment et dans quels buts elles sont produites ;
  • le caractère structurant de la campagne sur le coût du capital et pour une autre utilisation de l’argent, décidée par le congrès dans les termes suivants : « Sur l'ensemble des questions de classes et de lutte pour l'égalité et l'émancipation, nous voulons construire des campagnes dans la durée. Aussi, outre les fronts que les luttes et l’actualité imposent, nous décidons d’une campagne permanente sur le coût du capital et sur la démocratisation du pouvoir dans l'entreprise. Nous voulons faire grandir la contestation radicale des critères de rentabilité imposés par le patronat, les actionnaires, les banques et les marchés financiers. Et indissociablement, nous voulons leur opposer le besoin d'une autre utilisation de l’argent pour l’emploi, la formation, la création de richesses dans les territoires, la satisfaction des revendications sociales et des besoins écologiques. Jugée importante par les communistes, cette campagne pourrait être transversale à nos différentes batailles et les renforcerait ». Dénoncer le coût du capital et agir pour une autre utilisation de l’argent, c’est ainsi ouvrir la voie à la prise en compte du caractère révolutionnaire des questions politiques posées au moment où la colère sociale bute contre le « mur de l’argent », sans avoir toujours clairement conscience que l’obstacle, c’est le capital. Le coût du capital, ce n’est pas seulement l’argent perçu en excès par les méchants actionnaires, qu’il suffirait de redistribuer aux pauvres. C’est une norme de taux de profit, conduisant à sélectionner les placements et investissements annonçant la rentabilité la plus élevée même s’ils ne s’accompagnent pas d’une création de valeur ajoutée à la hauteur des moyens financiers mobilisés, et à éliminer au contraire des projets qui présenteraient un caractère d’efficacité économique (création de valeur ajoutée en économisant le capital matériel et financier) sociale (emploi, salaires, formation et, de façon générale, toutes les dépenses qui concourent au développement des capacités humaines) et écologique (économies d’énergie et de matières premières) ;
  • le déploiement de ces propositions et de ces argumentations dans la campagne des élections européennes.

 La réunion s’est conclue sur les décisions suivantes :

  1. élargissement du collectif d’animation de la commission ;
  2. campagne sur le coût du capital : réalisation d’une brochure militante, de vidéos, et d’un tract, pour contribuer à la campagne pour le pouvoir d’achat ;
  3. constitution d’un groupe de travail sur la fiscalité des entreprises : « prélèvement à la source » et modulation du taux de l’impôt sur les sociétés en fonction de la politique de l’entreprise en matière d’emploi, de formation, de salaires ;
  4. proposition d’expérimenter des mobilisations locales, en commençant par un ou deux départements où des forces sont disponibles, autour de « cahiers de doléance », depuis la mise en cause de l’utilisation du CICE par les entreprises du territoire jusqu’à nos propositions sur le crédit et la fiscalité ;
  5. organisation d’une nouvelle rencontre sur Alstom, courant janvier, au CESE ;
  6. campagne européenne : organisation d’une rencontre (avec la participation de syndicalistes, de responsables politiques et de nos candidats), en avril, sur la proposition de fonds de développement économique, social et écologique européen qui est à la jonction des points clés de la campagne : l’Europe, l’argent, l’écologie, les services publics ;
  7. Economie et politique : le prochain numéro comprendra un dossier sur la campagne pour le pouvoir d’achat et contre le coût du capital, grandement nourri par les travaux de la réunion d’aujourd’hui. A plus longue échéance, la nouvelle situation politique justifie de nouvelles ambitions pour la revue. Un amendement voté au congrès après débat a réaffirmé son rôle de revue du Parti communiste français, au côté de Cause commune et de Progressistes. Le conseil de rédaction se réunira en début d’année pour prendre en compte cette nouvelle situation ;
  8. relance de la présence de la commission économique sur les réseaux sociaux. Poursuite du travail engagé pour publier régulièrement des vidéos sur des sujets d’actualité et des vidéos pédagogiques ;
  9. événement Paul Boccara : nous envisageons une rencontre, au siège du PCF, où serait évoqué le souvenir du grand théoricien marxiste par ceux qui l’ont connu, et qui serait, tout autant, un moment de débat et de mobilisation autour de ses travaux. Le thème qui paraît convenir en cette période politique pourrait être de mettre en valeur en quoi il a contribué à émanciper la politique du PCF du dogmatisme soviétique, et à ouvrir ainsi la perspective d’une novation théorique et politique qui reste à développer aujourd’hui, après le pas en avant franchi au 38ème congrès. Cet événement marquera le processus de lancement de la fondation Paul-Boccara ;
  10. organisation de la commission économique : les correspondants de la commission contribuent traditionnellement à ses travaux en fonction des sujets qui correspondent à leurs centres d’intérêt : nous vous invitons à indiquer sur ce petit questionnaire en ligne les thèmes sur lesquels vous souhaitez plus particulièrement apporter votre contribution. En outre, il convient désormais de définir plus précisément un certain nombre de tâches opérationnelles : alimentation de la direction du PCF en notes de politique économique et en chiffrages, campagne « coût du capital », mondialisation, lien au parti (fédérations, autres commissions de travail), aide à l’action du PCF dans les entreprises, formation, communication, Economie et politique, Lettre du RAPSE.

LIRE: http://pierre.assante.over-blog.com/2018/12/l-existence-de-reserves-d-alternative.condense-d-articles-de-decembre-2018.html

 

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1 janvier 2019 2 01 /01 /janvier /2019 00:00

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26 décembre 2018 3 26 /12 /décembre /2018 06:17
36 ans déjà... ___________

 

L’ECONOMIE POLITIQUE A ETE SUPPLANTEE PAR UNE COMPTABILITE ETROITE ET SOPHISTIQUEE.

Mais l’existence d’un renouveau démontre l’existence des réserves d’alternatives.

(Suite de l'article du 24 décembre auquel elle est intégrée)

 

(ATTENTION, ce texte comme les autres, contient une publicité du serveur. Poursuivre la lecture au-dessous après la pub).

 

L’économie politique, ses grands créateurs, des économistes anglais aux économistes marxistes ont été supplantés par une comptabilité étroite et sophistiquée s’appuyant sur toutes les technologies  numériques utilisant mathématiques et algorithmes mises au service de cette comptabilité. C’est le triomphe d’un praticisme quotidien borné au détriment des idées. C’est le règne de la gestion de l’argent au détriment de la production et des besoins vitaux de l’humanité au moment même où l’humanité pourrait se libérer d’une part des contraintes des subsistances  immédiates et envisager une véritable prospective de développement de ses qualités propres : la pensée issue du travail, la conscience issue de la pensée, sa place en tant qu’espèce dans le mouvement de complexification de la nature. La bourgeoise arrive au bout d’une idéologie conforme à ses buts : l’action quotidienne d’accumulation de l’argent comme but unique généralisé, le capital monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé. C’est sa « morale » et son mode d’être.

 

Le 27 mai 1943, quelques « utopiste illuminés » diraient nos praticiens d’aujourd’hui se jugeant  très concrets, imaginaient, dans la noirceur de la clandestinité d’un pays occupé par les nazi,  décidaient lumineusement d’unir les mouvements de résistance, chasser l’occupant, créer les lois sociales qui sont les nôtres depuis la Libération. C’était la création du CNR. Certes ils se sont appuyés ensuite sur le débarquement allié qui s’est appuyé lui-même sur la formidable bataille de Stalingrad, sans doute une des plus monumentales et tragiques de l’histoire de l’humanité, qui a marqué un recul déterminant des armées nazi dont la majorité des divisions se trouvaient en Union soviétique, remarque qui ne constitue pas un éloge du stalinisme, mais d’un peuple et des idées sociales et de résistance qu’il portait, autonomément du pouvoir en place.

La différence entre un praticisme quotidien et la construction permanente du processus humain, car c’est une construction permanente et non un acquis éternel figé, c’est que les humains usent de leurs idées, de leurs analyses du processus dont on ne perçoit la réalité qu’après coup, pour pouvoir le poursuivre. Sinon le processus s’arrête plus ou moins lentement, plus ou moins vite et meurt.

 

Le praticisme quotidien étroit est devenu la philosophie des masses humaines. En ce sens on peut croire que le capital a gagné la lutte de classe, comme l’affirment certains maitres de la finance pendant que d’autres le pensent tout bas sans le dire en s’en réjouissant. Mais c’est à mon sens une erreur, même si ils ont réussi à renverser le rapport de force de la Libération, car cette inversion se retourne contre eux et précipite leur crise, certes sans issue immédiate apparente. Cependant les réserves d’alternative qui n’apparaissent pas existent bel et bien sinon la mort du processus aurait déjà eu lieu. L’emballement des fièvres protestaires de toutes sortes répondant aux conditions de vie matérielle et morales aggravées par la crise du capitalisme, qui ne montrent pas de cohérence en matière de projet tout en posant des questions partielles pertinentes concernant les moyens immédiats de vivre, illustrent cette philosophie et pose la question d’une nouvelle révolution philosophique.

Révolutions philosophique et économique sont liées. Et la révolution d’aujourd’hui ne peut être celle des Lumières et d’une bourgeoisie en quête de droits et d’égalité face à une aristocratie freinant et bloquant le développement des forces productives, mais une révolution ergologique, du rapport de l’activité avec l’organisation de l’activité, dans sa complexification, son infinie diversité.

Un usage de soi en santé par la société est un usage de soi par soi se fixant consciemment la satisfaction des besoins collectifs dont dépendent les besoins individuels.

 

Quant à la révolution économique, l’existence d’un renouveau contenu dans les progrès des analyses économiques néomarxistes dans le Parti Communiste dont le dernier congrès, malgré ses limites, a affirmé une présence dont Paul Boccara et les économistes de la ComEco qui poursuivent son travail  sont porteurs, démontrent l’existence des réserves d’alternatives, affirmées par Yves Schwartz, et des possibilités de leur investissement pratique et théorique dans la société au fur et à mesure que toutes les tentatives libérales de sortie de crise auront fait la démonstration de leur impuissance et de leurs échecs.

 

Pierre Assante. 26 décembre 2018

 

Pierre Assante, 24-26 décembre 2018.

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/12/100-intellectuels-s-engagent.une-catharsis-liberatrice-emanant-de-ces-cheminements-est-possible.html

 

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24 décembre 2018 1 24 /12 /décembre /2018 09:49

« 100 intellectuels s’engagent

pour un post-capitalisme"

une autre voie pour l’humanité

 

 

Une catharsis libératrice

émanant de ces cheminements 

est possible.

 

Le sentiment de satisfaction ou d’insatisfaction est une réaction du corps en réaction à une situation donnée.

Dans le contexte global, en unité des « possibles » imaginés et intégrés d’un moment de la relation individuelle entre la personne et la société, toujours en unité, ce sentiment va être un élément de détermination de choix. Choix d’agir ou de non agir, avec les multiples possibles de choix. Choix non mécaniques et non prédéterminés mais éléments d’un processus accumulé.  ....suite après la publicité...

 

Chez la paramécie, le « sentiment » est biologique, chez l’homme « biologico-neuro-psychique », c’est le corps-soi social (le concept de corps-soi contient déjà en soi l'épithète de social). Mais il y a toujours chez l’une comme chez l’autre, appropriation (Aneignung disent Marx, Sève et Y. Schwartz) du processus antécédent. Sans doute depuis la formation de l’univers connu… Il n’y a jamais abandon du processus antécédent, mais transformation d’un réel non prédéterminant mais processuel.

 

Dans les choix humains les normes antécédentes individuelles dans les normes antécédentes collectives, sociales, procèdent par sauts micro dans les sauts macro, c’est la constitution matérielle discrète (dans une constitution continue plus « fine encore ?). Mais pour la solution immédiate et à courts termes de nos besoins, indépendamment des savoirs non atteints, mais en facteur de nos savoir « de survie et de développement » atteints, historiques, du moment, cette question de fond du continu et du discret n’est pas à notre portée sinon d’une façon intuitive développée sur l’observation empirique et scientifique accumulées en mouvement.

 

En ce sens de même que cette continuité de faits, de processus, et des sauts qu’elle contient, le mouvement des idées dans leur processus a une autonomie par rapport aux conditions matérielles qui les ont produites. Le terme « conditions matérielles » étant de fait une sorte de tautologie. De même les sentiments et ceux de satisfaction et d’insatisfaction sont autonomes des conditions qui les ont produites initialement (initialement au sens relatif d’un moment initial historique), conditions dont la multiplicité et la diversité, infinies, sont insaisissable sinon, de même par intuition, c’est-à-dire dans un rassemblement mental qui inclut certes des savoirs normés, mais une infinie appropriation du processus et des processus dans le processus qui fait de nous un élément de la nature dépendant et relativement autonome. Depuis l’antiquité les débats théologiques divisent en volonté de Dieu et volonté de l’homme. L’intuition animale primitive et les débuts de l’hominisation rassemblaient sans doute ce que le rapport au pouvoir d’un chef abstrait, chef de chefs de clan, Pharaon, Roi et Dieu, a divisé et qu’il faut rassembler à nouveau.  Le débat théorique, dialectique, rassemble dans le rapport entre l’autocréation de l’homme par lui-même et les transformations sociales de la nécessité naturelle et sociale dans l’effort commun social de subsistances dans lequel la pensée, son mouvement, son processus, est devenue l’outil des outils du processus humain général.

 

La nécessité, l’anankè, conçue comme immuable va de pair avec une vision de la société de classe immuable, ses inégalités, ses dominations, dans la résolution des besoins « matériels et moraux ». C’est la fonction provisoire, dépassable, du despotisme. Sentiment « d’Immuabilité » dans les modes d’exploitation normés, leurs transformations et l’infinité de réalités que la norme d’exploitation dénormalisée-renormalisée  contient sans en changer qualitativement de forme et de fond.

 

L’autonomie des idées et des sentiments par rapport aux conditions qui les ont fait naître font que leur mouvement à l’intérieur d’une phase d’un processus est en contradiction majeure avec le besoin de transformation et de passage à une autre phase d’ordre qualitatif. C’est bien la contradiction de notre temps qui voit l’humanité acquérir des moyens de transformation qualitatifs de son essence, des moyens de transformation qualitative pouvant la placer en tant que conscience en mouvement de la nature sur elle-même à un niveau universel, comme élément global d’intervention cosmique.

 

Certes cette intervention cosmique de l’humanité terrestre sur elle-même existe et est liée dès sa formation, dès les prémices de l’hominisation à des propriétés physique (autre tautologie) de la nature qui ne peuvent exister hors de la nature évidemment, qui sont donc contenues dans tout mouvement de la nature, sans faire de ce principe quelque conception divine que ce soit, l’athéisme étant une forme extrême, négation limitée du théisme (et non négation de la négation) que le rapport libre de l’homme à la nature, à sa société, le dépassement de la société de classe, devrait dissoudre.

 

Oui c’est bien la contradiction d’une société possédant des moyens très développés de sa transformation qualitative à un stade supérieur de ses relations avec elle-même et avec la nature en unité, excepté la liberté de choix aliéné par la pression de la force militaire, institutionnelle et idéologique combinées que ces moyens donnent à la classe exploitante. Marx avait-il la possibilité de prévoir, d’intuition, l’intervention de la numérisation mondialisée et sa « pensée numériquement informationnalisée », l’intelligence artificielle, l’automatisation, l’algorithmisation, dans l’usage que pouvait en faire la bourgeoisie et aujourd’hui les détenteurs mondiaux du mouvement du capital et ses privilège ? Sans doute en partie dans les prémices de l’automation industrielle et le rapport de la force de travail et de ses transformations avec elle. Performances, performances…

 

Savoir cela est la condition de dépassement du stade de développement économique actuel et de toutes les caractéristiques capitalistes des activités humaines qu’il contient, la suraccumulation-dévalorisation du capital et ses effets sur les choix des subsistances matérielle et morale de survie et de développement étant au cœur des contradictions que le rapport de force et d’aliénation du travail et de la force de travail, des produits de consommation et de production et des gestes de production des produits que maintiennent l’armée, la culture, les institutions et l’idéologie dominante en unité.

 

Les « moments » de régénération (au sens large, social) parental, travail, informationnel, politique, distingués en et dans les sous-systèmes par Paul Boccara, inscrits dans une posture d’Yves Schwartz d’un « dispositif dynamique a trois pôles, des savoirs formalisés, des savoirs-valeur et le pole du monde commun à construire constituent une unité de vision en formation à rassembler.

 

Les réserves d’alternatives accumulées ouvrent d’immenses possibilités d’immense pouvoir de progrès dans sa situation cosmique (au sens concret contenant les subsistances biologiques et les subsistances symboliques et non dans un sens mystique) de l’humanité sur elle-même.

 

L’excellente et judicieuse proposition d’André Prone d’ouvrir une réflexion extrêmement diverse mais décousue par force de « 100 intellectuels s’engageant pour un post-capitalisme, une autre voie pour l’humanité » (Editions Delga, Décembre 2018) est étonnante de résultats à prendre en compte. Propositions éclatées, erreurs composées ou pas qui rassemblées, synthétisées,  et non « ajoutées » peuvent se débarrasser de leur isolement de la globalité du réel qui en feraient pour de bon des erreurs composées, intéressantes mais non « concluantes », au moins dans le moment du processus global. Une catharsis libératrice émanant de ces cheminements, reflets intellectuels de cheminements en recherche de cohérence existant dans toute la société, tous les humain.e.s, est possible, alliant « l’horizontal » qui rassemble et le « vertical » qui ensemble donnent cohérence à un projet dans lequel, entre autre, le rapport de force physique entre en compte. La puissance des groupes économico-financiers mondiaux, plus puissant que les Etats, dont le taux de profit déterminent les choix de subsistance et de société agissent par un pouvoir vertical qui organise horizontalement la production et les gestes de la production et l’exploitation de l’homme dans la production. Cette verticalité est un besoin supplémentaire dans la lutte des exploités contre l’exploitation verticale aussi jusqu’à son abolition et celle de l’Etat.

 

Certes, le développement d’un individu de l’espèce humaine, c’est le développement de la personnalité de l’individu de l’espèce humaine. En ce sens Lucien Sève après Marx et cette forme de pensée considère le communisme comme un développement de l’individualisme dans et pour l’effort commun. Mais ne vaut-il pas mieux simplifier le concept de cette façon : plus la société se complexifie pour répondre au développement de ses besoins, plus les capacités individuelles nécessaires au développement global de la société dont l’individu de l’espèce a besoin doivent se développer. Ainsi, c’est la croissance de l’autonomie de l’individu par rapport à sa société qui assure la croissance des capacités de la société. Contradictoirement et dialectiquement, croissance de l’autonomie de l’individu et croissance de la dépendance de l’individu à sa société et à la nature dont il fait partie vont de pair. C’est de l’ordre de la contradiction fertile de la défense individuelle de l’individu d’une espèce à l’intérieur de son espèce qui assure la défense de l’espèce. Paradigme qu’on peut tenter d’imaginer dans de multiples sujets et situations, pour le plaisir de la réflexion et pour l’utilité qui va de pair.

 

Le développement cérébral de l’enfant issu de la transmission génétique alliée à l’épigénétique doit s’accorder en rapport réciproque dialectique, en aller-retour entre la « mise en ordre des perceptions » et la constitution des aptitudes mentales, avec le développement culturel, social. C’est ce qui se produit avec la régénération parentale au sens large et ses "rythmes" à respecter et l’ensemble des régénérations précédemment citées que constituent les activités humaines de la personne dans les activités de la société. Et ce qui ne se produit pas si l’enfant est privé de contacts humains, sociaux. Certes le développement social est fait d’infinité de développements et la concordance relative entre le développement biologique et le développement culturel contient des inégalités multiples de développement. C’est sans doute ces inégalités, « ces décalages, ces rattrapages » qui constituent, avec et dans les perceptions et expériences uniques de l’individu, une part de la personnalité de l’individu et du système mental unique de chaque individu, de la constitution des systèmes de concepts en mouvement permanent de dénormalisation-renormalisation. " ‘Je’ est un autre" disait Rimbaud. Dans les remarques de Freud sur ses «Trois essais sur la théorie sexuelle », la troisième préface précise « …la prédisposition  phylogénétique se fait remarquer derrière le processus ontogénétique. Mais la disposition est au fond justement le précipité d’un vécu  antérieur de l’espèce… » Et plus loin « ...Il me faut souligner, parmi les caractéristiques [de mon travail], son indépendance délibérée vis-à-vis de la recherche biologique… », ce qui pourrait faire resurgir dans le travail rationnel qui est le sien l’irrationnel et le religieux de la séparation conceptuelle corps/esprit. Remarque élémentaire et sans doute faut-il réfléchir à cette remarque qui appelle à une critique que fait ensuite Freud sur lui-même et ses recherches, à la lumière de tout ce qui est dit précédemment dans cet article et qui ne m'est pas proprement personnel, évidemment, remarque cette fois personnelle qui se veut auto-ironique et qui illustrerait ainsi en « conclusion » le rapport de l’individu et de l’espèce.

 

L’économie politique, ses grands créateurs, des économistes anglais aux économistes marxistes ont été supplantés par une comptabilité étroite et sophistiquée s’appuyant sur toutes les technologies  numériques utilisant mathématiques et algorithmes mises au service de cette comptabilité. C’est le triomphe d’un praticisme quotidien borné au détriment des idées. C’est le règne de la gestion de l’argent au détriment de la production et des besoins vitaux de l’humanité au moment même où l’humanité pourrait se libérer d’une part des contraintes des subsistances  immédiates et envisager une véritable prospective de développement de ses qualités propres : la pensée issue du travail, la conscience issue de la pensée, sa place en tant qu’espèce dans le mouvement de complexification de la nature. La bourgeoise arrive au bout d’une idéologie conforme à ses buts : l’action quotidienne d’accumulation de l’argent comme but unique généralisé, le capital monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé. C’est sa « morale » et son mode d’être.

 

Le 27 mai 1943 (le 27 mai 44, c’était le bombardement américain sur Marseille), quelques « utopiste illuminés » diraient nos praticiens d’aujourd’hui se jugeant  très concrets, imaginaient, dans la noirceur de la clandestinité d’un pays occupé par les nazi,  décidaient lumineusement d’unir les mouvements de résistance, chasser l’occupant, créer les lois sociales qui sont les nôtres depuis la Libération. C’était la création du CNR. Certes ils se sont appuyés ensuite sur le débarquement allié qui s’est appuyé lui-même sur la formidable bataille de Stalingrad, sans doute une des plus monumentales et tragiques de l’histoire de l’humanité, qui a marqué un recul déterminant des armées nazi dont la majorité des divisions se trouvaient en Union soviétique, remarque qui ne constitue pas un éloge du stalinisme, mais d’un peuple et des idées sociales et de résistance qu’il portait, autonomément du pouvoir en place.

La différence entre un praticisme quotidien et la construction permanente du processus humain, car c’est une construction permanente et non un acquis éternel figé, c’est que les humains usent de leurs idées, de leurs analyses du processus dont on ne perçoit la réalité qu’après coup, pour pouvoir le poursuivre. Sinon le processus s’arrête plus ou moins lentement, plus ou moins vite et meurt.

 

Le praticisme quotidien étroit est devenu la philosophie des masses humaines. En ce sens on peut croire que le capital a gagné la lutte de classe, comme l’affirment certains maitres de la finance pendant que d’autres le pensent tout bas sans le dire en s’en réjouissant. Mais c’est à mon sens une erreur, même si ils ont réussi à renverser le rapport de force de la Libération, car cette inversion se retourne contre eux et précipite leur crise, certes sans issue immédiate apparente. Cependant les réserves d’alternative qui n’apparaissent pas existent bel et bien sinon la mort du processus aurait déjà eu lieu. L’emballement des fièvres protestataires de toutes sortes répondant aux conditions de vie matérielle et morales aggravées par la crise du capitalisme, qui ne montrent pas de cohérence en matière de projet tout en posant des questions partielles pertinentes concernant les moyens immédiats de vivre, illustrent cette philosophie et pose la question d’une nouvelle révolution philosophique.

 

Révolutions philosophique et économique sont liées. Et la révolution d’aujourd’hui ne peut être celle des Lumières et d’une bourgeoisie en quête de droits et d’égalité face à une aristocratie freinant et bloquant le développement des forces productives, mais une révolution ergologique, du rapport de l’activité avec l’organisation de l’activité, dans sa complexification, son infinie diversité.

Un usage de soi en santé par la société est un usage de soi par soi se fixant consciemment la satisfaction des besoins collectifs dont dépendent les besoins individuels.

Quant à la révolution économique, l’existence d’un renouveau contenu dans les progrès des analyses économiques néomarxistes dans le Parti Communiste dont le dernier congrès, malgré ses limites, a affirmé une présence dont Paul Boccara et les économistes de la ComEco qui poursuivent son travail  sont porteurs, démontrent l’existence des réserves d’alternatives, affirmées par Yves Schwartz ,et des possibilités de leur investissement pratique et théorique dans la société au fur et à mesure que toutes les tentatives libérales de sortie de crise auront fait la démonstration de leur impuissance et de leurs échecs.

 

Pierre Assante, 24-26 décembre 2018.

 

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22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 18:56

NOËL. ANTHROPOS.  

Que nous nous considérions.... serait une grande révolution,

un grand pas en avant  de la personne et de l’humanité

 

Que nous nous considérions profondément et en permanence comme dépendant de notre espèce et de la société humaine, et que tout progrès de notre personne dépend de tout progrès de la société, serait une grande révolution, un grand pas en avant  de la personne et de l’humanité.

 

Que nous considérions que notre résurrection est permanente parce qu’à chaque instant nous nous transformons et à chaque instant nous sommes un.e autre, une autre part de la société autonome et non indépendante, que notre résurrection en tant que personne tient à la continuité que notre action lègue à l’humanité, à la société humaine, et non à nos cendres individuelles, serait une grande révolution, un grand pas en avant  de la personne et de l’humanité. ...suite plus bas...

 

 

Que nous considérions que la solidarité familiale est une richesse si elle concourt à la solidarité de l’humanité et un malheur dans le cas où la famille se replie sur elle-même au détriment de l’apport général de la personne au progrès de l’humanité, serait une grande révolution, un grand pas en avant  de la personne et de l’humanité.

 

Que nous considérions donc que la mise en commun des efforts des êtres humain démultiplie les possibilités de l’humanité dont nous dépendons et que l’usage des biens nécessaires à la vie humaine et à son développement prenne le pas sur la propriété égoïste serait une grande révolution, un grand pas en avant  de la personne et de l’humanité.

 

Que nous considérions que le principe d’accumulation du capital sans redistribution en fonction des besoins sociaux va à l’encontre de la mise en commun des efforts humains serait une grande révolution, un grand pas en avant  de la personne et de l’humanité.

 

Que nous considérions qu’une transformation sociale de mise en commun des efforts humains en dépassant l’accumulation du capital privé dépend de la mise en œuvre d’un processus de libération du taux de profit dans les échanges de biens, d’activité, de travail, serait une grande révolution, un grand pas en avant  de la personne et de l’humanité.

 

Que nous considérions  qu’un tel processus passe par un rassemblement ayant pour but ce processus et qu’une totalité des humains ne peut adhérer spontanément parce qu’un partie est adhérente au système existant basé sur cette accumulation privée,  serait une grande révolution, un grand pas en avant  de la personne et de l’humanité.

 

Que nous considérions que le système financier, la production monétaire, une organisation du travail ne garantissant pas une sécurité de l’emploi, de la formation, d’une entraide digne et respectueuse des droits concrets égaux de la personne, sans dominations, en fonction des difficultés de santé ou toute autre, va à l’encontre d’un tel processus, serait une grande révolution, un grand pas en avant  de la personne et de l’humanité.

 

Que nous considérions que la crise que nous traversons, de pauvreté , d’inégalité monstrueuse, de fièvres et de guerres demande à notre conscience un effort de compréhension nouveau hors du commun, et un comportement correspondant, serait une grande révolution, un grand pas en avant  de la personne et de l’humanité.

 

Que nous considérions que le processus passé et présent de l’humanité nous a conduit aujourd’hui à une maturité des possibilités en matière de production et d’échange en quantité et en qualité, ouvrant, permettant, ce grand pas en avant de la personne et de l’humanité serait …  une grande révolution, un grand pas en avant  de la personne et de l’humanité : négation de la négation = affirmation de ce grand pas en avant de la personne et de l’humanité (Hegel "+" Marx "+" le christianisme original : la somme et le reste, dialectiquement et non mécaniquement).

 

Que nous considérions que nos mythes et nos rites sont une richesse s’ils sont un témoignage de l’éveil de la conscience humaine à son essence de transformation de la nature par le travail pour répondre à ses besoins d’espèce et non un système de concepts et de catégories achevé et rigide, serait une grande révolution, un grand pas en avant  de la personne et de l’humanité.

 

Que nous considérions que cette grande révolution, ce grand pas en avant  de la personne et de l’humanité est la condition d’un usage en santé de soi par la société en réciprocité en en interaction et de la nature que nous sommes par elle-même serait la confirmation d’une grande révolution, d'un grand pas en avant  de la personne et de l’humanité.

 

Que nous considérions que nous sommes un être social, un produit de la société, en coopération et en contradiction avec elle,

-comme tout individu d’une espèce qui a à lutter à la fois pour sa survie individuelle et la survie de l’espèce dont il dépend,

-mais que le développement de l’activité humaine, la formation d’une conscience individuelle et collective en unité,

-et de pair avec les moyens matériels et moraux permis par le niveau de développement des forces productives, « hommes, techniques, machines, cultures, institutions » en unité, de solidarité objective et subjective,

-permet de dépasser la phase élémentaire de cette contradiction, dépassement dont les prémisses existent dans le travail social, les revenus sociaux, les services publics, les salaires et revenus différés,

- créent les conditions d’un communisme dépassant le communisme grossier des tentatives avortées et permettant la libération de l’activité humaine et des produits de l’activité humaine dans sa multiplicité et ses diversités infinies, de l’échange marchand à son paroxysme historique, et de la crise mortelle de suraccumulation du capital qui en est issue…

 

…serait une grande révolution, un grand pas en avant  de la personne et de l’humanité.

 

Pierrot, pour  Noël 2018.

 

_______________________Voir aussi sur ce blog ____________________________

SUR LA REGULATION : http://pierre.assante.over-blog.com/2018/09/sur-la-regulation.html

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* 31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

QUELQUES RECUEILS ET LIENS DE CE BLOG :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/08/quelques-recueils-et-liens-de-ce-blog.html

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22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 07:48
_____________________________CLIQUER SUR L'IMAGE

 

VIDEO. Frédéric BOCCARA. COÛT DU CAPITAL .

Comment répondre aux revendications des gilets jaunes....

 

https://youtu.be/9gqcOMReDyA

 

 

 

 

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 07:37
______________________CLIQUER SUR L'IMAGE____________________

Denis DURAND. VIDEO : LE COUT DU CAPITAL, L'argent existe pour augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux.

 

La preuve par Denis Durand de la commission économique du PCF

sur ce lien :

https://www.facebook.com/Particommuniste/videos/804170813277809/

 

***************

 

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 07:16
____________"La femme est l'avenir de l'homme". ARAGON.

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ACTION. PROTESTATIONS ET PROCESSUS EN SANTÉ. CONNEXION NUMÉRIQUE et CONNEXION HUMAINE PHYSIQUE et SOLIDAIRE EN SANTÉ.

ÉLECTIONS EUROPÉENNES.

 

La protestation va continuer de grandir. Avec des pics et des creux.

 

Nous allons faire Noël et le Jour de l’An.

Pendant ce temps le processus de connexion NUMÉRIQUE des activités humaines dans les villes, le pays, l’Europe va se poursuivre. Travail, Production, échanges, transports, énergie, relations ENTRE personnes, ETC. le tout sous la domination des GAFAM et du taux de profit qui sont leur loi et leur moteur. CELUI DU CAPITAL.... ....Suite après la pub....

 

.....La consommation et la production d’énergie de même sans que soient développées des recherches mondiales pour une énergie propre QUANTITATIVEMENT ET QUALITATIVEMENT. Exemple, développer des recherches comme ITER et d'autres recherches mondialisées en santé.

 

A quelques mois des ELECTIONS EUROPENNES Européennes le mouvement social se désintéresse de la construction européenne, de son orientation.

Pire, ce désintérêt côtoie la croissance d’un souverainisme tendant au fascisme. Dans la construction européenne entrent les questions de la connexion numérique des personnes et du monde, de l’énergie, et du profit, du taux de profit qui pèse sur le développement humain. Dans la construction européenne entrent les questions du pouvoir sur l’argent, des droits du travail et de la sécurité de l’emploi et de la formation, de la production monétaire de la Banque Centrale Européenne, du Fonds Monétaire International, du crédit et de son accaparement par le système financier en fonction du taux de profit. Les choix en faveur des besoins sociaux, des besoins humains, de leur développement et leur qualité demandent à s’attaquer au COÛT DU CAPITAL.

 

Moins mais mieux disait Lénine et aussi apprendre apprendre APPRENDRE pour gérer la société, de la ménagère au savant, du militant au responsable politique.

 

La connexion numérique de la personne et de la société va-t-elle aboutir à une salle de contrôle contrôlée par le capital et une élite à son service, ou bien la connexion entre humains fera-t-elle appel à la participation horizontale et verticale des humains au contrôle de la salle de contrôle comme de toutes les fonctions de connexions qui y aboutissent, et les algorithmes y participent, c’est-à-dire que la démocratie horizontales qui émane d’une partie du mouvement « gilets jaunes, rouge, blancs ou bleus… » actuel va-elle s’emparer de cette gestion ou restera-t-elle impuissante et aboutir à "5 stelle" italiennes ou pire, à un « Salvini » au niveau international ?

 

C’est toute la question des CONTENUS de la protestation et du type de solutions à apporter aux aspirations que ces protestations portent.

 

C’est là que l’intellectuel collectif que peut être un parti et qu’il a peine à être, entre en jeu. Mais le rejet partiel mais réel, et qui se veut populaire, du travail intellectuel et des collectifs du parti et du sommet du parti qui l'animent, c’est plus que de "l’ouvriérisme". Cela va à l'encontre de l’indispensable prise en compte du salariat de production au cœur de la satisfaction des besoins humains : c’est de la régression sociale partisane dans la régression sociale générale. Les mouvements actuels seraient porteurs d’avenir en santé s’ils n'étaient pas freinés par des positions qui campent fermement sur les normes tayloriennes micro, macro, partisanes, industrieuses et générales antécédentes, obsolètes, parce que issues et soumises au taux de profit et à la suraccumulation du capital. L’organisation taylorienne généralisée du travail y compris dans son organisation connectée, ubérisée, y compris sur les activités de création symbolique, artistique et « distractive », c'est l’expression de besoin d'accumulation capitaliste au détriment des besoins humains.

 

Les traditions de protestation sans projet de processus de transformation de l'organisation sociale en santé bloquent en tendance sur place en temps et espace le processus social nécessaire, et bloquent ainsi en tendance régressive toute expression des réserves d’alternative pourtant infinies et riches qui habitent l’humanité, dans le travail producteur des biens nécessaires à la vie humaines comme dans toutes les activités humaine que le travail a créées. Les prémices d'une société nouvelles dans l'ancienne sont très discrets et tout le contraire de ce qui agite la communication de masse au service de la poursuite de l'état présent du mode de production et d'échange et de vie, en crise par obsolescence, malgré sa façade d'apparence moderne et d'avenir.

 

Le traitement que le taux de profit fait subir à l’espace terrestre et bientôt à son environnement spatial, si nous ne provoquons pas une issue en santé, est du même type que celui qu’il fait subir au corps social et à la personne. Nous en sommes moins conscients parce que nous avons l’habitude de vivre dedans. ET L’aggravation de ce traitement ne garantit pas une prise de conscience des moyens d’en sortir et de construire le nouveau en santé. C’est en agissant sur le mouvement du réel, là où les prémisses d’un nouveau en santé se manifestent, et non en le suivant dans les maladies de son processus inconscient, qu’un parti de transformation sociale, conscience de ce processus inconscient, peut espérer avoir effet en santé sur le processus humain général et celui de la personne dans ce processus général.

 

Pierre Assante, vendredi 21 décembre 2018

 

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16 décembre 2018 7 16 /12 /décembre /2018 10:07

LETTRE SUR SALVIEN de Marseille (1) et un mot sur Noiriel. 

(ATTENTION, ce texte comme les autres, contient une publicité du serveur.

Poursuivre la lecture au-dessous après la pub).

Entre deux exposés de pensée et même entre fragments d’un même exposé de pensée, pour permettre un jugement de valeur sans dimension, il faut pouvoir repérer les différences de processus de la pensée, le cheminement, les « arrêts », les rassemblements de concepts et de systèmes de concepts épars et en recréation personnelle, et les « redémarrages », c’est-à-dire les choix.

Sans ce repérage, tout peut sembler la même chose sous des formes différentes, ce qui ne peut être le cas, il n’y a rien de pareil, d’égal, il n’y a que des semblables, dans tout existant, donc dans tout mouvement matériel (tautologie) qu’est aussi la pensée.

Salvien (1), par pente naturelle vers l'intervention sociale en santé, après son départ de Trèves (Ville de Marx aussi ! Touchée comme Marseille le fut et la France par la dernière guerre), son passage au monastère des îles de Lérins, et son installation de prêtre ou de moine à Marseille, au Vème siècle, s'adressait à ses concitoyens en chaire d'église, peut-être à St Victor, retranscrivait en manuscrits, sur les impôts, sur le travail, sur les révoltes, sur les dominations, sur l'organisation sociale. Comme le font aujourd'hui des militants sur les réseaux.

- Salvien nous donne l’occasion de repérer des possibles et des impossibles imaginés dans le processus humain, à sa façon, à la façon aussi d’un Prigogine littéraire avant l’heure, au niveau du processus de la pensée de son temps, dans son développement particulier des forces productives, les hommes, leurs outils et leur culture en unité.

- Noiriel (2) remonte aux jacqueries et à la Guerre de 100 ans pour nous faire le portrait d’une collectivité nationale en gestation. La collectivité nationale est aussi celle de la formation d’un marché capitaliste national en embryon puis en maturité en 1789 et après, en décomposition aujourd’hui au profit de la mondialisation capitaliste financiarisée, de son marché mondial . Mais la collectivité et les jacqueries c’est déjà dans les Bagaudes de l’Empire romain rapportées par Salvien, en opposition à la cité et ses contradictions créatives et stériles en unité et elle se retrouve quelques siècles plus tard dans la reconstitution et la transformation d’un nouveau mode de production, ses institutions et ses révoltes : signe d’un nouveau nouveau mode de production en gestation et en possible naissance (3), re-naissance en spirale et en sauts de qualité.

Pierre. Dimanche 16 décembre 2018.

Notes :

(1) Détails sur Salvien : http://pierre.assante.over-blog.com/2018/04/salvien-et-nous.html

(2) https://www.youtube.com/watch?v=RiaIDaBIKkU

(3) Priorités d'aujourd'hui sans ordre de priorité en unité :

-7 leviers pour prendre le pouvoir sur l’argent et les besoins sociaux dans le pays et le monde.

-Travail et cohérence entre l’homme producteur et l’organisation de l’entité d’activité.

-Construction européenne.

-Multiplication des moyens de recherche internationale sur de nouveaux moyens du XXI° siècle de production de l’énergie. ITER etc.

-Revitalisation des fonctions de l’organisation des nations unies.

 

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 13:35

FORMATION

Priorités sans ordre de priorité en unité.

 

-7 leviers pour prendre le pouvoir sur l’argent et les besoins sociaux dans le pays et le monde.-Travail et cohérence entre l’homme producteur et l’organisation de l’entité d’activité.-Construction européenne. -Multiplication des moyens de recherche internationale sur de nouveaux moyens du XXI° siècle de production de l’énergie. ITER etc. -Revitalisation des fonctions de l’organisation des nations unies

BONNE FÊTES

Pierrot. 13 Décembre 2018

 

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 11:17

Article déjà publié

le 7 décembre 2018

J’ACCUSE.

DE LA RÉVOLTE A LA RÉVOLUTION.

(ATTENTION, ce texte comme les autres, contient une publicité du serveur. Poursuivre la lecture au-dessous après la pub).

 

De la révolte à la révolution, cela va de la prise de conscience des injustices, aux solutions à la crise du système politique et social qui les causent.

 

Le système social c’est celui du capital, de son accumulation et les contradictions entre cette accumulation et le développement et la satisfaction des besoins humains, du processus de l’humanité et de sa révolution scientifique et technique, sa numérisation, sa mondialisation.

 

Ce n’est pas la révolution scientifique et technique qui est en cause, c’est son usage par le capital, et les capacités des forces de transformation sociale d’en user en santé. (suite après la pub)...

 

 

....Le passage d’un système social obsolète à un système social en santé ne peut se faire sans un processus de transformation  radical et progressif. Ce qui n’empêche pas de prendre des mesures d’urgence telles que les réclament la population à près de 80% dans son expression de soutien aux gilets jaunes sur la fiscalité, les salaires, les pensions etc.

 

MAIS des mesures politiques sont indispensables, des mesures tendant à prendre le pouvoir sur l’argent, l’usage de la création monétaires de la Banque Centrale Européenne (3000 milliards en 10 ans !), du crédit, par des fonds échappant à la loi du taux de profit, permettant le développement des activités humaines et libérant le travail, l’homme  producteur, les salariés, et par contre coup toute la population, de la compétitivité capitalistique, avec une sécurité d’emploi et de formation, à l’instar de la Sécurité Sociale. Un projet de loi en ce sens a déjà été déposé à l’assemblée et au sénat par les groupes auxquels appartiennent les élus du Parti Communiste Français. Le mouvement social doit s’en emparer.

 

J’accuse avec tant d’autres, le gouvernement et au-delà toutes les forces politiques  qui  étouffent les propositions des économistes communistes, du PCF tendant à un tel processus économique et écologique.

 

J’affirme, avec les économistes communistes et les militants qui portent leurs propositions économiques, que seule l’expérimentation de telles propositions peut transformer la révolte en révolution, en sortie de crise et en construction d’une société démocratique répondant aux besoins humains.

 

CERTES, Il y a inégalité de développement entre le processus de protestation et le processus de prise de conscience des solutions à la crise. C’est dans l’ordre des choses, mais le rattrapage du processus de conscience dans le mouvement politique et social, dans la croissance de la protestation, est la condition d’une révolution pacifique et opérationnelle, qui sortira le pays et l’Europe de la crise.

 

En ce sens, les propositions en matière de processus de transformation économique par la prise de pouvoir politique sur l’argent doit être au cœur des élections européennes comme au cœur des luttes actuelles sous peine que les pays européens connaissent un après l’autre la situation de la Grèce.

 

La révolution de 1789 est devenue révolution lorsque la Constituante issue de la convocation des Etats Généraux ET les objectifs de transformations économiques et sociales de l'Ancien Régime au Nouveau, se sont rencontrés, ce qui n'implique aujourd'hui aucune nécessité de violence physique, entre autre celle du pouvoir en place. Un grand débat transformateur, politique et social est à notre portée.

 

Pierre Assante, 7 décembre 2018.

 

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 10:47

COMMISSION ÉCONOMIQUE

 

CONVOCATION POUR LES MEMBRES et pour tous les correspondants de la commission économique.

Et information pour tout un chacun s'intéressant à la question.

Un compte rendu et des documents seront assurés suite à cette réunion.

 

Cher.e.s ami.e.s, cher.e.s camarades,
Il y a un besoin urgent de répondre aux cris, à la détresse du peuple et aux alertes qu’il lance. Il y a besoin d'une nouvelle démocratie. Au-delà des provocations du pouvoir et des dangers de récupération pour le pire, la colère qui s’exprime sous les gilets jaunes et dans les autres mouvements sociaux en cours vient de loin. Elle révèle le besoin et le potentiel d’une révolution face à une profonde crise de civilisation.
Nous tendons la main en offrant une cohérence partant des objectifs inséparablement sociaux et écologiques qui concrétisent aujourd’hui l’émancipation humaine, passant par les moyens financiers à mobiliser pour les satisfaire et par les pouvoirs à conquérir pour les réaliser. C’est la responsabilité du PCF. C’est tout le sens, en particulier, de la campagne sur le coût du capital décidée par le congrès qui vient d’avoir lieu.
Les choix décidés par ce 38ème congrès ouvrent des possibilités nouvelles pour mettre en débat les idées novatrices, les propositions et solutions originales qu'exige la réponse à la crise du capitalisme financiarisé et du libéralisme. Ils donnent une responsabilité accrue à la commission économique du PCF pour développer ses travaux d’analyse, de critique, d’élaboration nourrie de marxisme vivant, et de proposition, dans la bataille politique et en liaison avec les luttes. Ils nous appellent à élargir notre collectif, à redéployer et à renouveler nos méthodes de travail. 
Ce sera l’objet de notre réunion du

Mardi 18 décembre prochain,
à 18 heures 30,
au siège du PCF, salle 25

Nous vous invitons cordialement à cette réunion ouverte à tous les correspondants de la commission économique.
Bien fraternellement, le collectif d'animation de la commission. (suite après la pub)

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 10:28

Article publié une première fois le 11 décembre 2018

 

(ATTENTION, ce texte comme les autres, contient une publicité du serveur.

Poursuivre la lecture au-dessous après la pub).

 

LA MOTIVATION et l'usage de soi par les autres.

 

A la citation ci-après, il faut joindre la question du travail dans une société de classe, de pouvoir vertical, de grandes inégalités, et dans certains cas quasi "monarchique" lié à la propriété privée des moyens de production et ses principes de droit, sujet traité par ailleurs dans ce blog à travers l'économie politique : pour un processus démocratique d'usage de la monnaie, du crédit, du système bancaire, de la BCE, en fonction des besoins sociaux, et de sécurité de formation et d'emploi qui va de pair avec la sécurité sociale conquise après la Libération du Nazisme de 1945. C'est la condition d'une sortie de crise et une transformation sociale progressive et radicale, en santé.

Cohérence de l'activité de la personne et cohérence de l'entité humaine collective d'activité, de production, de gestion, sont liées. P.A. 11.12.18 ....La suite après la pub....

 

"....La motivation ? Oui, c’est un concept en effet très ambigu qui a beaucoup cours en psychologie, en psychologie du travail, en management, en gestion et cela donne la clef à tout. « Soyez motivés ». C’est vrai que cela a quelque chose d’un peu ridicule : « soyez motivés ».

Mais c’est un peu ridicule pourquoi ? Si l’on trouve que c’est risible, il faut se demander pourquoi. Parce qu’on a l’impression que la motivation, c’est quelque chose qui est « dans » la personne, qui dépend d’elle : il faut qu’elle se travaille elle-même à être motivée et du coup, ça ira mieux pour tout le monde et pour elle.

Comme très souvent d’ailleurs, dans les relations que nous avons, les relations qu’ont les hommes entre eux et notamment dans le champ du travail, et encore plus du travail marchand avec les critères qui lui sont propres, on essaye de neutraliser quelque chose qui fait toujours problème. C’est, je dirais, le champ des débats de norme, qui s’oriente à des valeurs.

Une forme de neutralisation, c’est de faire de la motivation une espèce de caractère psychologique interne à la personne, sans voir que derrière la motivation il y a un lien entre des personnes et des milieux où elles ont à vivre leur vie et à exercer leur activité. Et il faut tenir les deux ! De ce point de vue-là, la motivation ne relève pas uniquement de la personne. C’est aussi la question du milieu où elle a à agir, où on la fait agir. Et donc la question de la motivation regarde aussi bien vers le milieu, pose aussi bien des questions à la personne qu’au milieu auquel elle est confrontée. S’il y a baisse ou « insuffisance de motivation », c’est un va-et-vient entre les deux pôles qui est en question. C’est beaucoup trop facile d’en oublier un pour essayer, si je puis dire, de « psychologiser » cette question.

C’est la raison pour laquelle nous disons précédemment : il n’y a pas exécution mais usage. Personnellement, j’ai été conduit à proposer l’idée que toute activité -tout travail- est toujours usage. Usage de soi, mais avec cette dualité à la fois simple et en même temps très compliquée, qui est usage de soi « par soi » et par d’autres. Et c’est précisément parce qu’il y a à la fois ces deux moments, ou ces deux polarités de l’usage, que tout travail est problématique -problématique et fragile- et comporte un drame.

« Un usage de soi par soi, usage de soi par d’autres ». L’usage de soi par d’autres, d’une certaine manière, c’est le fait que tout univers d’activité, d’activité de travail, est un univers où règnent des normes de toutes sortes : encore une fois, qu’elles soient scientifiques, techniques, organisationnelles, gestionnaires, hiérarchiques, qu’elle renvoient à des rapports d’inégalité, de subordination, de pouvoir : il y a tout cela ensemble.

Lorsque nous disons que chacun essaye de se vivre comme centre d’un milieu, avec toutes les réserves nécessaires, cela signifie qu’on entre dans un milieu où les contraintes sont très fortes. On ne fait pas ce qu’on veut -très, très loin de là- et chacun le sait bien. Au point qu’on a eu tendance, dans la culture et les sciences sociales, à uniquement envisager l’usage de soi par les autres, par d’autres, c'est-à-dire à ne supposer ou à n’évoquer que le monde de contraintes, en pensant que cela suffisait pour comprendre l’activité……"

Yves Schwartz, « Travail et Ergologie, entretiens sur l’activité humaine », Editions Octarès, Ouvrage collectif.

 

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