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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 08:18

departementales.jpg

 

Alors que le scrutin des 22 et 29 mars s’annonce difficile pour la gauche, entre abstention et montée de la droite et de l’extrême droite, des alliances nouvelles au sein de la gauche alternative se traduisent par des candidatures communes. À la fois concrétisation et mise à l’épreuve pour un rassemblement déjà engagé.

 

 

LIRE la suite

ici

 

http://www.humanite.fr/elections-departementales-la-gauche-alternative-elargit-son-rassemblement-567039?IdTis=XTC-FT08-AOZES9-DD-WHJ5-DUCP

 

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 07:13


Copie de JAN10 010La « prime », la « rente » des pays dits « capitalistes, occidentaux, économiquement avancés avant les autres ».

Nouveau "mode de production asiatique occidental" en voie de dépassement ?

 

En réponse à des amis concevant une sorte de malthusianisme plus ou moins conscient, qu’ils imaginent comme une forme de solidarité vis-à-vis des peuples les plus pauvres, pour répondre au développement inégal dans le monde et aux pauvretés et aux richesses qui se font face géographiquement, je tente cette réflexion critique à leur égard. On pourra me répondre utilement sur la validité de cette réflexion comme réflexion intéressante, médiocre ou totalement fausse.

 

La « prime », la « rente » des pays dits « capitalistes, occidentaux, économiquement avancés », ayant procédé avant les autres à une accumulation primitive, c'est-à-dire encore dominants politiquement, institutionnellement, militairement…jusqu’à ce jour, même si c’est en bout de course, reposent sur le développement inégal des sociétés humaines et se vérifient dans les coûts du travail locaux (1), le développement et les fluctuations en avancées et en recul des services…

 

L’usage ici des termes « prime », « rente » n’est en aucune façon un usage scientifique, mais une image, une métaphore explicative (2). Mais je pense l’image juste.

 

Je ne reviens pas sur le processus général du capitalisme dans le monde, ses lois-tendances, les rapports dialectiques entre infrastructures et superstructures, le rapport dialectique entre les éléments des forces productives, techniques, machines, pensée, conscience, entité « globale » et personne dans leur activité productrice, le tout « fonctionnant » en unité d’éléments relativement autonomes.

Je n’aborderais qu’un élément du processus d’ensemble, et très brièvement, en forme de pense-bête soulignant une réalité :

 

La consommation majoritaire de ces pays, l’accumulation des moyens financiers dans ces nations du capitalisme avancé et le pouvoir qu’ils ont acquis dans les institutions mondiale financière, permet une « prime », une « rente » de niveau de consommation moyen pour les populations de ces nations en dissolution mondiale, mais en soutien institutionnel et politique de la globalisation capitaliste.

Ce qui fait des populations de ces nations à la fois un soutien inconscient de la globalisation capitaliste et une sorte d’entité d’exploitation collective des peuples les plus pauvres et-ou les moins consommateurs, à l’instar d’une sorte de mode de production asiatique,  en rapport avec leur coût de travail inférieur, élément historique local de la valeur de la force de travail.

 

Les solutions économiques (entre autre, les Pôles de crédit démocratiques, politiques et institutionnels à tous les niveaux) locales et mondiales de la ComMéco tiennent compte ces éléments d’inégalité de développement. Elles permettent de détourner à tous les niveaux, progressivement et radicalement une partie de la circulation du capital sans cesse croissante en fonction des luttes populaires conscientes du processus inconscient de la société.

 

Elles permettent de détourner à tous les niveaux, progressivement et radicalement une partie de la circulation du capital jusqu’à atteindre une « masse critique » constituant un bond en qualité de l’organisation sociale passant des critères de profit aux critères des besoins humains.

Ceci demande plus ample développement, mais je l’ai fait dans la masse des écrits de mon blog et les essais que j’ai dupliqué à disposition des amis qui s’y intéressent.

 

Certes l’accumulation partant des développements plus précoces et plus rapides n’est qu’une rente provisoire à l’entité humaine qui a bénéficié de cette prime de consommation et de valeur historique de la force de travail. Mais elle ne peut durer éternellement face à une réalité économique et culturelle mondiale qui ne correspond plus à la réalité acquise de la « rente ».

En ce sens les solutions de la ComEco répondent non seulement aux besoins de coopération mondiale, mais aussi au contenu de ce que doit être cette coopération pour une élévation générale de la condition humaine.

 

Pierre Assante, jeudi 5 mars 2015

 

(1) Tenant compte que le poids historique de la valeur locale de la force de travail doit être relié à la formation mondiale de cette valeur, dans la globalisation du capital et ses mouvements rapides à la fraction de seconde et lents dans le mouvement des marchandises-valeurs d’usage elle-même, de même que la valeur marchande locale et la dépendance relative de la formation des prix et des salaires de la formation de cette valeur.

 

(2) Pour connaître le sens réel d’une rente, sa réalité, lire « Le Capital » de Marx et les analyses des continuateurs de la critique de l’économie politique.

 

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 06:03

GARO PORTRAITEn librairie le 5 mars 2015 :

 

Marx politique

 

(Dirigé par Jean-Numa Ducange et Isabelle Garo)

 Kevin Anderson, Antoine Artous, Guillaume Fondu, Stathis Kouvélakis, Ellen Meiksins Wood

 

Editions La Dispute, 220 pages, 18 €

 

Marx est un penseur politique majeur, en dépit de préjugés qui demeurent tenaces. Mais en quoi consiste précisément sa pensée politique ? Pour répondre à cette question, ce livre présente des recherches internationales récentes, qui renouvellent le regard sur Marx – théoricien, journaliste et militant –  et sur l’actualité de sa pensée.

Cet ouvrage collectif aborde les divers terrains de Marx : philosophie, histoire, économie, théorie politique, question sociale. Stathis Kouvélakis montre que la critique de l’État, remise sur le métier au fil des évolutions historiques et politiques, le conduit à repenser les rapports entre économie et politique. Ellen Meiksins Wood relie critique du capitalisme, analyse des luttes de classe, examen des questions de la démocratie, du genre et de la race, en les replaçant dans une perspective historique de longue durée. Kevin Anderson remet en cause l’idée reçue d’un Marx ethnocentriste et souligne l’attention qu’il a accordée à l’étude des sociétés non-occidentales. Guillaume Fondu examine l’économie politique hétérodoxe contemporaine et souligne ses limites. Antoine Artous revient sur la théorie de la valeur en discutant un livre récent de Moishe Postone.

Fenêtre ouverte sur un marxisme contemporain divers et vivace, ce livre montre le caractère inséparable de la théorie et de la politique, qui fait de l’œuvre de Marx, et de ses prolongements, des outils cruciaux pour penser la transformation sociale et l’action politique aujourd’hui.

 

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 06:01
Le premier roman d'Emmanuelle HEIDSIECK  (dont vous avez des comptes rendus de diverses œuvres sur ce blog), "Notre aimable clientèle" a été adapté au théâtre, la première a eu lieu Vendredi 27 février à Vaulx en Velin, voici le lien du programme ou vous trouverez les informations sur ce spectacle :
LIRE
ici

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 06:00

POUR RIRESport et psychologie

 

Le Qatar suit de près l’évolution du PSG.

 

Ce n’est plus l’avancée triomphante permanente des premiers investissements.

Ce pays a sans doute des restes essentiels, précieux, riches et importants de l’antique culture de sa population originale, mais la vieille culture européenne qui nous amenés à Freud, Darwin, Marx, Weil, il doit l’importer en échange de pétrodollars.

 

Il faut puiser dans la culture étrangère et même dans la culture adverse pour réussir dans la finance. Bien sûr il fait un tri subtil, judicieux, correspondant à ses valeurs propres afin de ne pas être contaminé par les diableries qui s’opposent à sa modernité.

 

Le fait est que la psychologie et la psychanalyse ne lui sont pas étrangères, particulièrement dans le domaine du sport.

 

Ainsi, afin de donner plus de souplesse aux mouvements heurtés inévitables dans les rapports entre joueurs adverses et de l’équipe elle-même, il a été décidé d’appliquer aux footballeurs des méthodes permettant d’acquérir plus de rapidité dans l’adaptation aux multiples transformations des phases de jeu.

 

L’étude des grandes familles occidentales montre que la polyvalence dans le sport de loisir et même de la musique aide non seulement au perfectionnement de chaque sport mais aussi donne du punch et de l’habileté aux comportements de « gagneur » pour ne pas dire de « tueur » dans les affaires financières.

 

En ce qui concerne le sport, la pratique du patin à glace donne plus de liant, plus de fluidité aux déplacements des footballeurs et à la cohésion de l’équipe. Le patinage artistique accompagné de musique est encore plus efficace.

 

Voilà une excellente mesure pour redonner punch et moral dans les moments plus difficiles de la saison sportive.

 

Une seule objection, veiller à ne pas multiplier les chutes dans la patinoire, car l’effet serait inverse : le joueur ayant chuté à plusieurs reprises pourrait sombrer dans l’apathie noire.

 

 

Pierre Assante, 28 février 2015.

 

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 06:00

photo-rassemblement-hsbc

 

 

 

VOIR ET ECOUTER

ici

http://www.dailymotion.com/video/x2i9qni_je-reve-d-une-reve-d-une-banque-qui-episode-1_news

 

Le PCF a initié un collectif intitulé "Je rêve d'une banque qui...".  

La première initiative s'est tenue jeudi dernier aux champs-élysées devant le siège français de la banque HSBC (Voir la vidéo)

 

Suivez les prochaines initiatives !

 

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 10:08

SOYONS-SERIEUX.jpgStratégies politiques, philosophies dominantes, paix et luttes sociales, laïcité.

 

Les stratégies réactionnaires et répressives contre les processus démocratiques au socialisme (1) s’appuient entre autre et aussi sur la diffusion d’une vision dominante du monde qu’on appelle « idéalisme » dans un des vocabulaires philosophiques, non en référence à un idéal humaniste, mais en référence à un mode de voir rendant la réalité abstraite, idéellement déformée, irrationnelle dans nos têtes, et par conséquent rendant inopérante la volonté mutilée par cette vision, de transformer la société en santé.

 

Voilà de ma part une formule trop condensée pour être claire et juste, mais ce n’est qu’une allusion effleurant la question philosophique, la question religieuse et la question de la laïcité.

 

Cette dernière, la laïcité, dans les derniers évènements ici et maintenant se retrouve transformée en « soyez tolérants, surtout ne vous montrez plus critiques, la démocratie, la paix sociale ne le supporterait pas… ».

 

Ce qui n’empêche pas nos bons donneurs de leçon de la faire, la leçon, (2) en ce moment aux imams et aux seuls imams pour leur expliquer ce qu’ils doivent dire et penser, au lieu de poser la question de la formation de tous les citoyens à un esprit critique et à une réelle participation à la société à travers ce qui lui assure sa survie, la production et donc le travail, l’activité de travail concret, libéré en particulier sur son lieu d'exercice du principe établi du patronat monarchique, excluant l’homme producteur des décisions….

 

Ceci fut un des idéaux du CNR et des communistes en France, et dans le PCI de La Libération de 1946 (3) et ses suites historiques, et de Berlinguer de 1971 à 1985 (sans doute assez isolé, très en avance dans la direction de son parti) d'une démocratie du producteur (4), du "que, quoi, comment produire" (c’était sa formule précise) dans une cohérence entre l'activité de la personne et une cohérence dans la société italienne et dans le monde.

 

Certes, le marché national s'est depuis transformé en marché mondialisé, informationnalisé, réagissant à la fraction de seconde dans le placement de capitaux et leur choix de placement productif de profit mais de moins en moins de production... Cela change la donne, mais pas le besoin de production et de cohérence de l'activité humaine...

 

J'en reviens à mon article de 2008 pour le congrès du PCF, au début d'accélération de la crise, que j’avais intitulé : "une crise de production et rien d'autre..."(***). Services, salaires différés socialisés, sont dépendants de la production et de l'efficacité de son organisation (5).

 

Pierre Assante, le Dimanche 1er mars 2015

 

1 Contre les stratégies pacifique et  démocratiques des années passées, dans les années 70 en France et en Europe, au Chili et en Italie en particulier… et aujourd’hui encore ici, en Grèce et partout dans le monde.

 

2 "On" oublie tout à coup toutes les autres religions et les autres philosophies (sans oublier la notre propre quand on en a une avouée, consciemment, à repenser sans cesse), quand leurs interventions politiques et leurs prises de positions rigides se transforment en errances maladives et nocivement influentes) 

 

3 Partisans Communistes de la résistance au fascisme et au nazisme, ouverts à l’unité ouvrière et l’union des forces populaires en Italie, DC comprise.

 

4  Lire des travaux italiens des prédécesseurs de l’ergologie (étude et concepts des situations de travail), en particulier à la FIAT. Puis les travaux ergologiques actuels, en partticuliers ceux d'Yves Schwartz.

 

5  Développer un tel article, de tels argument, celui-ci y compris, c’est parler « ancien », « martien », c’est un « ovni », pour toute personne (et celle-ci n’en est ni responsable ni incapable), en particulier pour la jeunesse (qui apprend aussi à nouveau à lutter à sa façon), parce qu’un certain nombre d’information et de concepts n’ont été données ni à l’école, ni dans les médias dominants, où dominent (lapalissade et tautologie) les idées dominantes de l’échange A-M-A’, (voir les articles précédents de ce blog sur la formule A-M-A’ ).

 

***http://pierre.assante.over-blog.com/article-crise-de-la-production-et-rien-d-autre-70602308.html

 

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 00:00

POUR-RIRE.jpgLa mouture des céréales du néolithique à nos jours.

 

L’on imagine mal l’évolution technique du conditionnement d’une des premières denrées, tant par son importance quantitative dans son usage culinaire que dans le temps long de son apparition dans la nourriture humaine.

 

C’est une erreur de croire que les céréales, le blé etc. ont été écrasés au début de leur utilisation avec une pierre ronde sur une pierre creusée servant de meule. Cette erreur est due à la représentation que nous nous faisons de la mouture de la cueillette découverte au paléolithique, telle celle des tubercules sauvages.

 

Les principaux sites du néolithique nous ont révélé la présence d’os de tibia d’origine animale dont la partie enflée à l’extrémité, à l’image du pilon de mortier du pistou provençal,  recèle des traces de frottement et des résidus de céréale écrasée. Des pierres creusées par une usure comportent les mêmes traces, et les préhistoriens considèrent ces os comme des outils à moudre primitifs.

 

Avec l’évolution de la meule à main, puis des moulins à vent et à eau qui couvraient autrefois nos sommets de villages et nos cours d’eau de montagne, et ensuite, il y a relativement peu de temps, les moulins géants industriels employant des centaines d’ouvriers meuniers concentrant la fabrication de farine pour des régions entières tel le moulin de La Giudeca à Venise (Hélas transformé en hôtel de luxe  pour rassemblement et congrès patronaux des groupes géants internationaux, et en vente aujourd’hui sous l’effet de la crise), la mouture artisanale à l’aide d’os d’animaux (nous n’avons pas trouvé d’ossements humains à cet usage), nous permet de mesurer l’évolution démographique de notre espèce.

 

Ces techniques primitives ont perduré bien après de paléolithique jusqu’à il y a une centaine d’années, dans les campagnes ou l’activité ménagère, héritée de la nuit des temps s’est perpétuée telle quelle, et même aujourd’hui dans certains milieux souhaitant reconstituer les modes de vie ancestraux, ou simplement parce que revient, renait aux côtés de l’activité industrielle une activité ménagère ou artisanale.

 

Cette  activité ménagère ou artisanale est formatrice de gestes et de savoir-faire, créatrice de loisirs conviviaux dans les temps d’activité non-contrainte, présageant la transformation sociale à venir où l’humain retrouvera ses racines industrieuse libres pour avancer mieux dans la modernité.

 

On peut noter cependant que la modernité n’est pas toujours autocréatrice d’humain si elle n’est pas utilisée dans le cadre de la citoyenneté, d’une démocratie du producteur, du « que quoi, comment produire », mais seulement dans celui d’une productivité coupée des besoins humains élémentaires et de leur complexification dans la société mondialisée et informationnalisée méprisant et niant l’activité sociale solidaire, les besoins. La société mondialisée et informationnalisée ne sera porteuse de civilisation supérieure, porteuse d’élévation de conscience, d’humanité en tant que conscience de la nature en processus sur elle-même que si elle dépasse le mode d’échange et de production «A-M’A’ » (Argent-Marchandise-Argent plus)

 

Pour en revenir à la durée d’usage de cette technique, on la voit, au-delà du néolithique, dans l’activité des civilisations antiques. On a trouvé, dans Vallée de Rois, en Egypte, de relativement modestes sépultures ornées de bas-reliefs illustrant les vies et les activités des paysans après les grandes crues et les moissons. On les voit pilant des grains et même des os avec des os pilant. « Des os pilant », c’est le terme donné à ces outils en os utilisés dans cette technique.

 

Pierre Assante, 27 février 2015 

 

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 22:01

LIREAUGUSTIN

ici

 

http://pierreassante.fr/dossier/

MARX_RELIGION_HUMA_DIMANCHE_15.01.29.jpg

 

(ouvrir le lien et agrandir en cliquant dessus une fois ouvert)

 

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 05:40

Matérialisme-et-Empiriocriticisme-Lénine-1909Lénine cite et commente longuement Dietzgen, ouvrier communiste et philosophe, à deux reprise, dans "Matérialisme et Empiriocriticisme".

 

Cet ouvrage, destiné à contrecarrer les idées de Mach contient de la part de Lénine, politique et intellectuel du mouvement ouvrier, de fulgurantes visions scientifiques relatives à son temps (sur la masse et la matérialité de l’électron, par exemple, ce qui sera démontré 40 ans plus tard), au moment (1909) où la science est en train d'hésiter dans ses démonstrations et conceptions en essayant de s'approcher d'une vision de la constitution de notre cosmos, entre rationalité et mythes.

 

Mach et son école se revendiquent du bolchévisme et pensent révolutionner la pensée Marx avec un rapprochement conscient ou inconscient des idées de Berkeley.

 

La question pour Lénine est de s'approcher le plus possible d'une vision de la réalité en mouvement, pas par esthétique pure ou simple curiosité, mais pour permettre d'agir sur cette réalité en santé, et dans l'intérêt de la classe sociale exploitée, la classe ouvrière, et de la libération de toute la société à travers sa libération.

 

C'est en 1909, après l'échec de la révolution russe de 1905, reposer les bases d'une action et de conceptions opérationnelles pour cette transformation sociale.

 

Que Lénine "recommence" par la philosophie n'est pas sans signification militante.

 

L’on sait aussi depuis (plus ou moins, je crois !) que la transformation sociale, nécessaire et réelle depuis que l’humanité existe, demande aujourd’hui plus qu’hier une longue évolution et de solides connaissances s’opposant à un romantisme révolutionnaire généreux mais insuffisant en soi, et une interprétation consciente de son processus inconscient.

 

Vous trouverez en lien une brève réflexion personnelle, faite à mes risques et périls...et j'espère non aux périls de lecteurs (éventuels), sur ce débat d’alors qui se poursuit aujourd’hui, insuffisamment, sur « corps, pensée et société », miroirs de notre devenir.

 

Pierre Assante, 25 février 2015

LIRE

ici

http://pierreassante.fr/dossier/Pensee_et_matiere_Dietzgen_et_Lenine.pdf

(1,29Mo)

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 06:04

1844Toute aliénation de soi de l'homme à l'égard de soi-même et de la nature apparaît dans le rapport avec d'autres hommes, distincts de lui…

  

 ……Réfléchissons encore à la proposition précédente : le rapport de l'homme à lui-même n'est objectif, réel, pour lui que par son rapport à l'autre. Si donc il se comporte à l'égard du produit de son travail, de son travail objectivé, comme à l'égard d'un objet étranger, hostile, puissant, indépendant de lui, il est à son égard dans un tel rapport qu'un autre homme qui lui est étranger, hostile, puissant, indépendant de lui, est le maître de cet objet. S'il se comporte à l'égard de sa propre activité comme à l'égard d'une activité non-libre, il se comporte vis-à-vis d'elle comme vis-à-vis de l'activité au service d'un autre homme, sous sa domination, sa contrainte et son joug.

Toute aliénation de soi de l'homme à l'égard de soi-même et de la nature apparaît dans le rapport avec d'autres hommes, distincts de lui, dans lequel il se place lui-même et place la nature. C'est pourquoi l'aliénation religieuse de soi apparaît nécessairement dans le rapport du laïque au prêtre * ou, comme il s'agit ici du monde intellectuel, à un médiateur, etc. Dans le monde réel pratique, l'aliénation de soi ne peut apparaître que par le rapport réel pratique à l'égard d'autres hommes. Le moyen grâce auquel s'opère l'aliénation est lui-même un moyen pratique. Par le travail aliéné, l'homme n'engendre donc pas seulement son rapport avec l'objet et l'acte de production en tant que puissances étrangères et qui lui sont hostiles ; il engendre aussi le rapport dans lequel d'autres hommes se trouvent à l'égard de sa production et de son produit et le rapport dans lequel il se trouve avec ces autres hommes. De même qu'il fait de sa propre production sa propre privation de réalité, sa punition, et de son propre produit une perte, un produit qui ne lui appartient pas, de même il crée la domination de celui qui ne produit pas sur la production et sur le produit. De même qu'il se rend étrangère sa propre activité, de même il attribue en propre à l'étranger l'activité qui ne lui est pas propre…… »

Karl Marx, 1844

 

* Note du blogueur : il faut « resituer » ce « prêtre » dans le contexte de domination institutionnelle et idéologique de l’époque de Marx de la religion. On peut « assimiler » ceci aujourd’hui dans tout autre rapport de domination institutionnelle et idéologique, à l’entité, au journaliste des médias dominants complaisant ou à une personnalité médiatique éludant dans sa communication tout ce qui pourrait, en ne dévoyant pas des luttes concrètes les constats évidents de domination,  affaiblir la domination du système. On sent bien la complexification de la domination dans la complexification du système au niveau atteint aujourd’hui. Le reflet et l’effet concret de la domination dans l’idéologie et vice versa trouve contestation et action opposée dans la sphère de la domination elle-même. C’est le cas de la théologie de la libération ou de ses limites, comme de toutes limites dans un moment historique particulier, des forces anti-système, paradoxe apparent. Les contradictions, les forces contradictoires se manifestent dans tout mouvement de la société et de la nature. Evidemment toute idéologie qui rend abstrait les rapports entre les humains, en donne un reflet inversé, mutile les abstractions opérationnelle conduisant à l'action contre le système, pour sa transformation , son dépassement en santé. Cette note essaie de résumer en quelques mots ce qui prendrait beaucoup plus de place pour être développé, mais qu'on peut trouver, en beaucoup mieux, dans toute la pensée marxienne.

 

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 05:44

Eco Po Juil Aout 2011 UneDETTE GRECQUE : une alternative pour commencer à refonder l’Europe

Par

Dimicoli Yves,  Rauch Frédéric,  Boccara FrédéricDurand Denis.

Le 5 février 2015

 

En refusant l'austérité et de discuter avec la Troïka, le nouveau gouvernement grec ouvre la bataille pour une alternative de progrès en Europe.

 

 

Yanis Varoufakis, nouveau ministre des finances, a proposé de décider un moratoire sur le remboursement de la dette lié à une clause de croissance de l’économie grecque : rembourser quand la croissance dépasse 3%. Nous soutenons cette proposition.

 

En outre, nous proposons que le rachat de titres publics grecs par la BCE ne soit pas conditionné à l’austérité et soit l’occasion de les remplacer par des titres détenus jusqu’à leur échéance par la même BCE. L’État grec ne paierait pas d’intérêts dessus. Cela devrait être généralisé aux dettes de l’ensemble des États de la zone euro.

 

La seule façon, pour quiconque, de se débarrasser de la dette, c’est de relancer durablement la création de richesses en sécurisant l’emploi et la formation à l’occasion de l’injection de 1140 milliards d'euros annoncée par M. Draghi. Pour cela, il faut développer les services publics, investir efficacement pour redresser l'industrie et les productions en Europe en réduisant le poids des intérêts perçus par les créanciers (le coût du capital).

 

Car, au-delà de traiter la dette héritée du passé, il faut surtout financer l’avenir : services publics et investissements efficace des entreprises.

 

Pour les services publics, le PCF, le Front de gauche, le PGE et Syriza exigent la création d’un Fonds de développement économique, social, solidaire et environnemental européen financé à 0 % par l’argent de la BCE (le Traité de Lisbonne l’y autorise). Il prendrait les titres des États. Ses interventions seraient démocratiquement décidées et contrôlées. La France devrait proposer tout de suite à quelques pays une « coopération renforcée » en ce sens.

 

Pour les entreprises, la BCE doit agir autrement sur les banques : leur fournir de l’argent à bas taux, mais seulement pour refinancer les crédits aux investissements qui créent des emplois et développent leur qualité, les richesses réelles (la valeur ajoutée territoriale et non le profit de quelques-uns) et l’environnement. Et refuser de refinancer les crédits pour spéculer et délocaliser.

 

Grâce à la restructuration de la dette, à une action conjuguée sur la demande et sur l’offre, par une autre orientation des financements, l’économie grecque se redresserait, ses chômeurs commenceraient à retrouver du travail et à produire des richesses. C’est le sens à suivre pour toute la zone euro qui aurait là l’occasion de se libérer des politiques d’austérité. Non seulement la Grèce ne ferait pas défaut, mais les Européens y gagneraient… sauf les financiers qui ont honteusement profité de l’endettement grec.

 

Le choc sur le reste des détenteurs peut être amorti par le système européen, dans un premier temps, et, si l’argent est correctement utilisé, le redémarrage simultané des économies européennes revigore l’ensemble, en repartant sur des bases saines faisant fondre les dettes.

 

On parle des européens ? Mais la puissante confédération syndicale allemande (DGB) soutient les demandes du nouveau gouvernement grec.

 

Le PCF a proposé une alliance des pays du sud, et au-delà (Irlande), pour surmonter les réticences des classes dirigeantes allemandes. Des voix nouvelles s’expriment dans le même sens (Gaël Giraud, Thomas Piketty...).

 

Même la BCE jette aux orties ses doctrines traditionnelles, mais sans changer la façon dont l'argent qu'elle crée est utilisé, « ciblé » ! Or c’est le cœur du problème.

 

La bataille qui s'ouvre désormais est celle d'une mobilisation dans toute l'Europe pour que les euros de la BCE soient utilisés pour les peuples et commencer ainsi à refonder démocratiquement l'Europe.

 

Le 5 Février 2015

http://www.economie-politique.org/66086

 

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 09:25

DEMOUSTIER.jpgLa "réSolution" *. LETTRES à Emilie…...et lettres à....

 

De 1786 à 1798, Demoustier écrivit « Lettres à Emilie sur la mythologie » (1). Il mettait dans cet enseignement toute la générosité, l’humour et la douceur (2) d’un monde ou les convulsions n’avaient pas atteint l’ampleur du notre.

Malgré les drames de la Révolution Française qui précédaient ou entouraient d’assez près ces écrits, ou plus tard les massacres de la Commune , pour ne citer que ces affrontements de classe-là, l’environnement de l’écrivain de ces siècles (XVIII° et XIX°) gardait, en lente évolution, transposés dans le milieu savant, intellectuel, cette continuité et ce conservatisme de la paysannerie traditionnelle et traditionnaliste séculaire, dans le "bien" et dans le "mal", que l’industrialisation capitaliste n’avait pas encore terrassés.

Ce qui constituait une contradiction dont nos convulsions actuelles semblent témoigner d’un processus de tentative de résolution à la fois subie et inconsciente, active et consciente.

 

La formule de la lettre à une personne et ouverte à tous, contient à la fois l’intimité de l’échange et la vérité du rapport humain de la particularité, cependant quelque peu faussées.

Elle peut aussi glisser vers la condescendance car enseigner à d’autres autrement que dans le cadre de la transmission nécessaire et officielle de la société à la jeunesse ou de la « formation permanente », place le transmetteur en situation de domination stérilisante si cet échange est à sens unique.

 

De plus, si la mythologie n’est pas figée, car son interprétation suit le mouvement, le processus des connaissances, elle peut mieux supporter une certaine rigidité d’enseignement, et un dogmatisme millénaire plus ou moins dépassé qu’elle a subi, que l’expression d’une opinion sur un sujet essentiellement présent et brûlant, même si tout sujet est sujet d’histoire à courte et longue durées fertilement mêlées.

 

Ces lettres, c’est pourtant ce que contient en grande partie mon blog, car adressées ou non, c’est à une opinion lue ou entendue d’une personne souvent connue en tant qu’individu concret, non que je répondais, mais avec qui je dialogue ou j’imagine dialoguer, non à son issue ni en polémiquant, mais en conversation intérieure retranscrite, ce qui ne peut être clair en termes d’intention pour la personne ou les idées qu’elle a émises et que j’ai reçues,  évidemment .

 

Mais à la « publication », cela peut s’éclaircir, peut-être

 

Pour ce qui est de l’actif, le conscient, la lettre ne peut être que pédante et les miennes le sont, mais cette propension au pédantisme annule-t-elle toute qualité d’échange qui se voudrait savant par nécessité, mais aussi sans doute naïves mais peut-être utiles. C’est la question du parler ou du mutisme, c'est-à-dire de l’agir et de ses erreurs et de l’observer en silence prudent, de la médiatisation plus ou moins intime et des vagues minuscules ou énormes auxquelles elle peut se mêler. En ce qui concerne « l’actif » la comédie populaire moyenâgeuse devait être « ainsi ».

 

J’ai adressé aussi des lettres à Augustin, à Marx, à Schubert, à Simone Weil, à Salvien de Marseille... avec une envie  prégnante de pouvoir les adresser à ces personnes vivantes.

 

C’est « ainsi » que l’effroi du bain idéologique dominant dans lequel je baigne moi-même comme un chacun,  m’a fait adresser aussi ces mots à une amie d’ici et de maintenant, sur le moralisme ambiant et l’économisme aveuglant.

 

« Chère A…..

Ce qui arrive sur notre table pour manger, pour nous et nos enfants, dans notre maison pour s’abriter, se protéger et penser, dans notre cité pour vivre tout ce que nous vivons d’humain dans nos cerveaux et nos muscles, n’existerait pas sans l’économie.

Ce n’est pas l’économie qui est mauvaise en soi, c’est un type de politique économique.

Lorsque morale et économie  divorcent, c’est que la politique économique doit être modifiée, améliorée, transformée.

Opposer économie et morale, c’est  couper la vie en deux, c’est la décapiter.

Si la Grèce est en crise, si les banques la mettent à mal, c’est que la politique économique est mauvaise en Grèce et en Europe.

Ce n’est pas seulement de soutien moral que la Grèce a besoin, c’est d’une autre politique économique, et cette politique économique ne tombera pas du ciel, mais viendra de l’initiative humaine, sa réflexion et son action, dans toute l’Europe, car nous avons besoin, comme la Grèce, d’une autre politique économique.

Certains se sont déjà préoccupés d’une politique économique nouvelle possible. De quelle nouvelle économie politique avons-nous besoin ? Il n’est rien de plus moral que de s’y intéresser, ce qui n’a rien à voir ni avec le « moralisme » ni avec « l’économisme » ou « l’économicisme », dans la mesure où nous voulons mettre en harmonie nos besoins vitaux et notre morale, dans le mouvement de l’humanité.

Parler de moralisme et d’économisme, c’est faire de la morale et de l’économie des activités coupées entre elles,  fonctionnant hors sol, comme ces tomates sans goût qui nous nourrissent très peu, je crois….

Bises à…...

Pierrot, le 17 février 2015 »

 

La vieillesse et « l’assurance » des incertitudes me donnent plus « d’assurance » et de témérité intellectuelle, aventureuse, individuelle, ce qui n’est pas sans danger ni pour moi ni pour la société et mes rapports avec elle, la société.

 

Pierre Assante, Vendredi 20 février 2015

 

* Dans le mouvement de la société, la réSolution, au sens de résoudre, n'est-elle pas le dépassement d'une entrave dans le mouvement des forces contradictoires, une ouverture nouvelle au processus humain en santé ? La réSolution n'est-elle pas la réVolution achevée, repartant vers un moment nouveau de progrès humain ?

 

(1) Couverture du livre de la bibliothèque de mon père en illustration.

les Lettres à Emilie sont des lettres à une Femme dans une intimité particulière. Mes lettres sont le plus souvent des lettres à des amis, simplement, sur la réSolution qui nous concerne tous et chacun, notre rapport singulier à cette réSolution et entre chacun de nous, Vous et Moi. Manquent-elles en cela d'humanité ? Oui, un peu, par leur retenue, malgré leur impudeur, elles ont quelque chose d'artificiel, apparemment...

Mes lettres sont souvent des lettres à des amis, simplement, que je ne nomme pas ni implicitement ni explicitement si j'ai peur de leur désaccord légitime à respecter si telle est leur volonté d'anonymat, ou du moins si je la suppose. Et quelquefois mes lettres sont des lettres à mes semblables de l'autre rive, de l'effort du "non commun", avec lesquels je ne partage pas d'amitié, et que je nomme précisément pour situer les rives "adverses" dans le mouvement de rencontre et de discorde des pensées.

 

(2) Par exemple, et "conformément" à son temps, dans le rapport aux femmes exprimé dans cet ouvrage, il y a contradictoirement et donc à la fois, l'amour et le respect de la Femme et une "gentille misogynie" comme on dit aujourd'hui. Notre temps par contre est généralement plus cynique, au sens populaire du mot.

 

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 08:38

CHASSAIGNE-150219Certes, voilà un travail de longue haleine, mais dont les objectifs démocratiques décrits ne sont peut-être pas si éloignés que l'on peut penser. Rien n'est automatique, les possibles heureux demandent aussi l'effort de conception et de réalisation des humains.

Cependant tout ne se passera pas au parlement, cela est dit, mais le parlement peut être un des interprètes d'un mouvement progressiste de la société.

Conscience, démocratie et pouvoir doivent pouvoir se rejoindre en santé. La démocratie du "que quoi, comment produire" étant le coeur de l'issue à la crise économique et de civilisation.

P.A. 19.02.2015.                         

L'entretien d'André Chassaigne est publié dans l'Humanité de ce jour.                            

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 09:29

pierre-assante.gifSUR Le double mouvement de parcellisation et de commun, dans le système producteur-produtif *, les mentalités qui en sont issues et leurs autonomies relatives.

 

La prise de pouvoir par la classe bourgeoise dans une partie du monde des XVIII° - XIX° siècle a permis à cette dernière de développer son mode de production (1) et les forces productives jusqu’à les généraliser dans la mondialisation-informationnalisation de la production, des échanges, des gestions, des politiques nationales et mondiales, des spéculations financières elles aussi mondialisées, liées au système.

 

C’est, contradictoirement sinon paradoxalement en s’appuyant sur le développement des forces productrices dominées par une classe exploiteuse, et sur les besoins en consommateurs du marché, que la classe ouvrière productrice, et les autres couches dominées (2) dans le système, ont pu par leurs luttes s’approprier une part des nouvelles capacités productrices humaines.

 

Sur le plan des mentalités, cette révolution économico-politique a eu un double effet :

 

(a)  Une émancipation de croyances figées à travers les siècles, une avancée générales de connaissances nouvelles en développement, la capacité, à l’image de la bourgeoisie de s’organiser individuellement dans sa vie et dans les limites imposées par le système évidemment.

 

(b)  Mais cette émancipation a son revers de médaille. Au fur et à mesure que les forces productrices et le système productif de plus-value se développent, c’est l’organisation en commun du travail producteur des biens nécessaires à la vie humaine, sa parcellisation et surtout l’écart croissant entre l’organisation collective croissante et l’autonomie relative croissante entre les individus dans leurs poste de travail (3) qui se développent.

 

Dans ce double mouvement de parcellisation et de commun, c’est le commun qui disparaît relativement, objectivement et subjectivement, malgré et à cause de leur croissance respective (c’est le sens de l’adverbe « relativement » de cette phrase). Cette disparition relative connaît une accélération liée au paroxysme du développement des lois du système, leur rigidification-dissolution (4) dans le développement accéléré et terminal du système.

 

Le double mouvement créateur-destructeur de commun, de commun objectif et subjectif, issu des contradictions du système social, est à la fois lourd de menaces des incapacités à surmonter les contradictions et de les résoudre, ET porteur d’espoir de transformation du système dans un système nouveau surmontant ces contradictions, par l’action des victimes du paroxysme du système.

 

J’en finis, à l’instar de Berlinguer, par là : il s’agit de passer, objectivement et subjectivement de la démocratie restreinte, dont nous défendons toutes les avancées, malgré leurs limites, à la démocratie de l’homme producteur des biens « matériels et moraux dans leur unité » nécessaires à l’humanité, du « que, quoi et comment produire », du "produire commun" (5).

 

Cette dichotomie du travail n’empêche pas le travailleur d’exister en tant que producteur de valeurs d’usages, en tant que création d’activité humaine auto-créatrice d’humanité (6), mais induit un type de maladie de la production qui est propre au système capitaliste. Maladie qui ressemble à celle de l’Empire Romain à un niveau supérieur de développement objectif et subjectif des forces productrices et de leur rapport écologique au monde.

 

Pierre Assante, lundi 16 février 2015

 

(*) Producteur en tant de créateur de produits, productifs en tant que créateur de plus value.

 

(1) L’accumulation du capital par la plus value (partie non payé au travail humain transformateur-créateur de produits), dans l’échange « Argent-Marchandise-Argent plus ».

 

(2) Ouvriers, employés, enseignants et chercheurs, petits paysans propriétaires, petites professions libérales, petits commerçants…bloc historique au sens gramscien et non à son sens dévoyé fourre-tout...).

 

(3) Poste de travail ouvrier dans l’industrie informationnalisée et mondialisée en premier lieu, mais aussi dans la gestion, l’échange, la recherche, même si paradoxalement, mais « naturellement » il  a un double mouvement d’autonomie et de commun…

 

(4) Rigidification-dissolution inhérente à toute transition d’un système social à un autre, transition dans laquelle co-habitent puissamment l’ancien et le nouveau.

 

(5) La recherche paradoxale du commun en dehors du travail, dans les rapports festifs par exemple, etc., ce qui est agréable et utile en soi et pour soi, outre la parcellisation-séparation du travailleur, reflète l’indifférence du capital vis-à-vis de la valeur d’usage, c'est-à-dire, peu importe pour ce capital ce que l’on fait concrètement de son cerveau et de ses muscles, peu importe l’activité humaine, mais importe pour ce capital le profit qu’on en tire en matière d’accumulation de capital.

 

(6) Yves Schwartz en fait la démonstration, dans « Expérience et connaissance du travail », entre autres de ses ouvrages, présenté dans ce blog à plusieurs reprises 

 

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Sur le blog de l'Elue M.F. Palloix: https://corvasce.wordpress.com/2015/02/15/une-nouvelle-politique/

 

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 00:03

Seule une nouvelle politique

économique peut sortir

la France et l’Europe

de la crise

 

La Banque CentraleEuropéenne (BCE), qui impose sa politique d’austérité et de chômage avec les gouvernements sociaux-libéraux des pays d’Europe,  commence à reculer en annonçant l’injection de 1140 Milliards d’€uros !

 

Il faut brancher cela sur les besoins populaires, sinon c’est la suraccumulation du capital renforcée et la crise s’aggravera en France et partout en Europe.

 

Pour la dette passée, l’argent de la BCE doit :

(a) racheter les titres publics

(b) sans mettre comme condition l’austérité

(c) renégocier la dette.

C’est bon pour tous.

 

Il est nécessaire de traiter en même temps l’offre et les dépenses nouvelles, sinon cela ne marchera pas. Chaque mois des infirmières et des profs, etc. (et tous les services publics) sont à payer et chaque mois les entreprises suppriment des emplois et délocalisent.

 

Alors un système productif est à construire ou à mettre à niveau ! Nous (PCF, PGE, Syriza) proposons :

(a) de Créer un fonds européen, démocratique, pour les nouvelles dépenses des services publics dans toute l’UE. Recevant l’argent de la BCE il achèterait les titres des Etats pour ces dépenses.

(b) Le bas taux de la BCE pour les crédits des banques aux investissements créateurs d’emploi, pas pour spéculer et délocaliser. Nous pouvons organiser des initiatives de luttes là- dessus.

(c) Créer une coopération pour produire dans le monde et battre la politique mondiale de concurrence et d’affrontement.

 

Seule une politique économique de cet ordre peut sortir la France et l’Europe de la crise. Chacun le sait au fond de soi, mais a du mal à imaginer comment la réaliser.

 

Le Parti Grec Syriza a gagné les élections en Grèce et accédé au gouvernement, sur une ligne « changer l’euro et non pas en sortir ».

 

Le vote Front de Gauche en France propose de la mettre en œuvre.

 

Alors ne nous trompons pas de solidarité et d’action pour vivre mieux, arrêter le recul économique et de civilisation.

  

Pierre Assante, Section du 8°,  la Madrague, Parti Communiste Français

 Février 2015, tract inspiré de l'intervention de Frédéric Boccara.

 

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Sur le blog de l'Elue M.F. Palloix :

https://corvasce.wordpress.com/2015/02/15/une-nouvelle-politique/                                                           

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 07:44

“Io sto con la Grecia. E tu ?” 

 

io-sto-con-la-greciaCampagna europea a sostegno della Grecia e del suo governo democratico nella difficile negoziazione per il ripristino dei diritti del popolo greco e dei popoli europei 

E’ importantissimo far sentire in questi giorni, la voce dei cittadini europei a favore delle posizioni del legittimo e democratico governo greco che si sta battendo per una revisione e del debito. Un debito che è nato privato ed è diventato “pubblico” solo per salvare banche e istituzioni finanziarie (nord europee) che hanno speculato e giocato col fuoco dei derivati.

La battaglia della Grecia è la battaglia di tutti i cittadini europei contro le elites nazionali e internazionali dell’1-10% che negli anni della crisi si sono arricchiti oltre ogni limite a danno dei lavoratori, dei precari dei disoccupati.

L’Europa avrà un futuro solo se sarà ripristinato un equilibrio sostenibile tra paesi del nord e paesi del sud, solo se la ricchezza sarà ridistribuita all’interno dei singoli paesi,  solo se le istituzioni finanziarie torneranno a rispondere ai governi democratici.

Lanciamo e diffondiamo una campagna europea a sostegno del governo greco. Dagli esiti della negoziazione in corso, dipenderà il futuro del nostro continente e delle generazioni future.

 

(Cliquer ici pour accéder à la pétition)

 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 12:45

ÉPINOSUS. 1 - Coleurs inverséesLE CORPS

 

Une personne digne décrivant une situation de souffrance propre prononce la phrase : « je n’étais plus qu’un corps ».

Cela me ramène, contradictoirement, au concept de « corps-soi » et à la réalité de « corps-soi » (Lire « Pourquoi le concept de ˝corps-soi ˝, Corps-soi, activité, expérience », Revue « Travail et Apprentissage » N° 7 d’Yves Schwartz ou mieux sa thèse rééditée aux Editions Sociale -première édition en 1988- « Expérience et connaissance du travail » 2012).

 

Pour ne pas réinterpréter la thèse d’Yves Schwartz, mais pour s’en inspirer librement, en n’engageant que mon point de vue :

 

1) La perception du monde extérieur à son corps et de son corps, 2) la pensée de l’être social aux divers « niveaux » de conscience, 3) les sentiments aux divers « niveaux » de conscience, sont des « fonctions » du corps.

 

Ces « fonctions » ne « fonctionnent » pas indépendamment les unes des autres mais les unes avec les autres, constituant une fonction unique, celle de la vie humaine pensante (1).

 

Résumons : perceptions, pensée, sentiments, constituent une unité de fonctions du corps, qui est le corps-soi dont on peut analyser les mouvements, le processus découlant des besoins, les résolvant dans le travail producteur  auto-créant de pensée et d’humain, dans l’activité humaine, sa complexification et l’aller-retour simultanés qu’elle entretien avec son milieu qu’elle transforme, avec « son » cosmos.

 

Il n’y a pas d’indépendance des fonctions du corps comme il n’y a pas d’indépendance des fonctions des organes du corps, mais une unité de processus et des autonomies relatives, des inégalités de processus des organes et des fonctions. On peut user d’une métaphore entre le corps et la société, mais d’une métaphore seulement : le type de rapports dans la société est propre à la société et le corps-soi est  l’unité de rapports sociaux, de l’individu et sa conscience dans l’espèce pensante, de la conscience collective en rapports sociaux, évidemment. 

 

Au niveau atteint de transformation de la nature pour se nourrir, se vêtir, se loger, etc., en développant la recherche fondamentale et appliquée, sciences et techniques,  et l’expression du reflet de sa propre activité dans l’art et la philosophie, l’auto-création de l’humain par lui-même me semble crever les yeux par son évidence pour qui veut voir.

 

Faire une dichotomie du corps et de l’esprit me semble une offense à l’humain et à la nature, une mutilation faite à  la plus haute spiritualité qui soit possible au niveau de développement de l’humanité en processus, une mutilation de la pensée dans l’univers.

 

La souffrance imposée à un corps peut réduire les capacités de ce corps à agir, à penser, dans l’unité de l’activité « physique et mentale », sans dichotomie des deux termes qui expriment une réalité.

 

En ce sens, décrire cette souffrance et ses effets dans les termes « je n’étais plus qu’un corps », peut être une expression humaine profonde si elle n’est qu’une expression « impressionniste » et ne réduit pas le corps humain vivant à ce qui serait un cadavre que l’activité de pensée a fui comme toute autre activité humaine : un cadavre, un assemblage biologique en dissolution totale de cohérence acquise dans la naissance et la croissance.

 

Un humain imposant une souffrance réduisant le corps vivant à cette sensation de corps sans pensée est lui-même en souffrance, mutilé à un haut niveau d’insatisfaction de ses besoins humains, dont la « vie-biographie », en termes de processus vital a subi de graves dommages dans son travail de constitution d’humanité.

 

Dans une situation d’organisation sociale d’une telle souffrance, cet individu organisateur est constitué en monstre.

 

Aussi, au-delà de la défense immédiate nécessaire contre ce type d’organisation, c’est un soin apporté à la société dont cette société a besoin, dans son processus de constitution, ses avancées et régressions. Soigner par la répression conduit à la renaissance continuelle des maladies de développement.

 

La douleur est une alerte signalant un danger à résoudre, un besoin à satisfaire. L’organisation sociale de la douleur « en soi » est une maladie de la douleur, une maladie de la société en la matière, à guérir par l’observation des effets qu’elle provoque, pour remonter aux causes qui la constitue et les guérir, guérir « à la source ».

 

La conscience de la douleur « pour soi » contient la recette de la guérison des causes.

 

Pierre Assante, Mercredi 11 février.

 

(1)  Peut-on rapprocher l’espace tripolaire de l’activité humaine (Dans un champ de savoir et d’activité : 1) l’activité du champ, 2) l’accumulation  antécédente du champ, 3) le contact du champ avec « l’inconnu », l’extérieur, les autres champs. OU dans la société « marchande et de droit »: la politeïa, le marché, la gestion. OU…etc.) ?

 

Peut-on remarquer qu’entre les pôles et leur  relation dialectique, un pôle est la négation de la négation, la « positivation » des deux autres. Dans l’action des forces contradictoires, ce n’est pas l’opposition de deux pôles qui constituent la contradiction  à résoudre, mais leur support historique dans le processus de développement : pour la société marchande et de droit en « fin » de mode d’échange obsolète et par conséquent de production (la production s’exprime dans l’échange), c’est dans la pratique des lois d’échange du capital support  de valeur d’échange des valeurs d’usage à échanger que réside la contradiction ?

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 L'illustration est une œuvre de Roger Frosini

 

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 18:09

La loi Macron contre les valeurs républicaines

Un grand élan populaire s’est levé contre le terrorisme et pour la défense des valeurs républicaines, après le massacre de nos amis de Charlie Hebdo, de policiers et de civils, notamment les victimes de l’hyper-casher de la porte de Vincennes.

Nous voulons construire l’union populaire. Mais pas question de participer à une union sacrée derrière Hollande et Valls qui veulent ainsi faire passer tous les textes qui, tel le projet de loi Macron, permettraient de construire une France ultralibérale.

Sur le plan théorique, la loi Macron est proche des idées libérales de droite de Jean Tirole contre les soi-disant rigidités, syndicales, publiques et de l’État... Bref, tous les chevaux de bataille libéraux néoclassiques. Cela rejoint et dépasse le rapport de la Commission Attali dont Macron était rapporteur sous Sarkozy. On vise surtout à « libérer » le patronat de ses « charges » et, en fait, de toute responsabilité sociale et territoriale......

Lire la suite de l'édito de Catherine Mills

ici

 

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 06:08


Travail....Continuité et sauts. Instant-devenir et durée.

"Le Capital".

 

 

Sans doute,

la vérité n’est que la représentation

la  plus « exacte » possible

que nous nous faisons du réel,

le notre d’abord, le réel commun enfin.

….Il me semble.

 

 

Schéma de réflexion sur continuité et sauts, sur « le Capital » de Marx et sa validité constante dans ce système et son ajournement à la lumière de la mondialisation-informationnalisation-capitaliste réelle et ses effets sur les lois-tendances du capital réel dans une transition vers un autre mode d’échange (et donc de production-échange) dont  l’obsolescence effective se manifeste dans une dissolution-rigidification des lois-tendances.

 

1) Transformation quantitatives et qualitatives et rapports dialectiques, simultanéités et durées.

 

2) Lois-Tendances du capital découvertes par Marx toujours d’actualité et réelles dans leurs bases et leurs transformations à partir de leurs bases.

 

3) Leur continuité et leur transformation à l’intérieur du capitalisme et leur transformation dans un autre type de mode d’échange en gésine avancée (donc déjà réel), donc lois-tendances les mêmes déjà autres.

 

4) Exemple de la formation des prix dans « le Capital », de la relation entre valeur marchande et prix, de la dissolution-rigidification des lois-tendances au fur et à mesure que les besoins-règles d’échange se distendent entre elles et la réalité nouvelle de l’échange (et de la production qui les induisent, non mécaniquement mais dans le contexte, les diversités, les inégalités de développement mondialisé-informationnalié et en même temps de leur uniformisation-diversification)

 

5) Dissolution-rigidification des lois-tendances qui restent celles du capital et en même temps subissent des « transformations forcées » dans le chemin vers un autre type de mode d’échange dont la possibilité naissante s’annonce.

 

6) Le constat de ces transformations qui ne sont pas qualitatives, et en même temps non seulement indiquent un besoin de dépassement du mode d’échange, mais aussi une sorte de dépassement forcé avant le dépassement réel accompli, tout en restant lois du capital, qui ont à la fois une caractéristique de transformation qualitative « sans l’être vraiment ». Cela ne dénote-il pas la réalité d’une infinité de transformations qualitatives dans les transformations quantitative préparant les possibilités de saut de qualité à « un niveau plus élevé, plus global ». Cela ne dénote-t-il pas aussi la relative rigidité de notre perception du réel et de notre action sur le réel extérieur-intérieur a chacun de nous et à nous tous collectivement, limites en mouvement, en avancées et en régressions de notre espèce vers de nouvelles possibilités en santé, et dans la nécessité à laquelle nous donnons mouvement de même.

 

7) N’y a-t-il pas dans cette notion abstraite de niveau plus élevé non un jugement de valeur hiérarchisée, physiquement et mentalement, mais une réalité de l’unité du macro-micro-cosmique et de continuité non seulement dans le temps mais dans l’espace, le temps-espace du physicien comme de la conscience de l’être social, et donc de la société en inégalité de développement, dans cet espace-temps ?

 

*******

 

Il n’y a pas là matière à élucubration, mais matière à recherche et action car la période de transition possible , c’est le spectacle du monde, de notre vie qui nous le fournit en tant que crise généralisée du mode de production-échange, son niveau de violence économique et civilisationelle et le niveau d’échec des solution traditionnelles aux crises auxquelles s’accrochent l’individu propriétaire-accumulateur de capital ou la classe en individus ou en entités d’individus groupés dans l’usage privé du mouvement du capital, achetant la force de travail du, des producteurs.

 

Je n’oublie pas en cela ni la recherche économique et l’action économique « stricto sensu », idem pour la recherche des situations de travail de l’individu et de l’entité de production, ni le recherche et l’action politique, mais l’unité de marche et de développement dans leur inégalité de développement sur laquelle agir.

 

Ne pas oublier non plus l’autonomie des objets dans l’unité de mouvement, par rapport au moment de leur création naturelle et humaine, « des deux types superposés en strates vivantes, et leur création et auto-création continue », autonomie-unité qui rappelle le principe de continuité-saut-processus ;

 

….autonomie de l’objet idée-conscience et de son processus en particulier, puisque justement notre conscience du moment tend à nous la faire rigidifier…relativement

 

Pierre Assante, Lundi 2 février 2015

 

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 10:23

2012 11 23Besoins biologiques de l’espèce humaine,

complexification et satisfaction des besoins, conscience.

 

 

Très brièvement :

 

Le processus de développement de l’humanité ne connaît meilleure santé et meilleur approfondissement de sa conscience que lorsqu’il adhère profondément aux besoins biologiques de l’espèce humaine *.

 

Pour préciser, je propose une formule concentrée un peu compliquée mais nécessaire je crois:

 

La « déadhérence-réadhérence »** conceptuelle en aller retour simultané dans le mouvement interne-externe du « corps humain-activité cérébrale-milieu » (« Corps-soi »), et dans mouvement de « déadhérence-réadhérence » de ce corps avec le corps social-milieu élargi, « déadhérence-réadhérence » interne-externe indispensable à production des biens et à la satisfaction des besoins « primaires » et des besoins complexes « fonctionnant » en unité, c’est le travail, l’activité toujours sociale, qu’elles qu’en soient les apparences,  qui la produit et sur lequel elle agit en rapports dialectiques.

 

C’est là une formule tautologie et une lapalissade, puisqu’il ne s’agit pas d’en faire la démonstration, mais un constat donc l’hypothèse et la conclusion (Evidentes je crois…) reposent sur la même donnée, la même affirmation : le travail en tant que formateur de conscience et les rapports d’une entité pensante avec son « extérieur ».

 

Dans un poème, j’écrivais :

 

pour contempler un vol d’oiseaux

ou le silence des étoiles

il faut élever son regard

car il est des gestes

inexplicablement

essentiels

 

Il ne s’agit pas là de substituer un constat à la recherche. Le constat est le résultat d’une recherche, empirique ou-puis scientifique. Et le processus de recherche agit sur la conscience au même titre que toute activité productrice**, productrice directement ou indirectement. Il s’agit de donner à réfléchir sur la validité de ce constat.

 

La question révolutionnaire est encore toujours la question des subsistances, à l’instar de la révolution robespierriste (Bourgeoise mais non seulement), quel que soit le niveau de développement et de complexification des subsistances et le niveau de développement et de complexification des structures sociales en développement. Il n’y a pas de spiritualité plus grande et profonde que celle-ci.

 

C’est peut-être ce dont avait l’intuition, ce qu’est la raison, et l’être profond, du christianisme dans sa symbolique du pain et du vin et du dieu à corps humain, au-delà de la mobilisation sociale face à une société de classe, une société coloniale, un affaissement des rites fondateurs,

 

Pierre Assante, 1er février 2015

 

Notes :

 

* Ce qui paradoxalement ne correspond ni au malthusianisme d’hier ni aux nouvelles théories de la décroissance et de la « qualité de vie » dans la décroissance, lesquelles ne posent souvent (mais pas toujours) la question de la croissance qu’en terme quantitatif qui est celui de capitalisme et non en terme qualitatif-quantitatif qui est celui d’un communisme encore à venir, c'est-à-dire de l’économie et du développement des moyens de vie, de produire. Adhérer profondément aux besoins biologiques de l’espèce humaine ce n’est pas les limiter. La conscience humaine a besoin de moyens de développement, en santé bien sûr. Toute l’évolution dans la nature, les espèces animales dont notre espèce pensante découle, semble l’illustrer. La disparition d’espèces est liée à la disparition de leurs moyens de vivre soit par une bifurcation malade dans leur processus soit par une maladie de leur milieu ne permettant pas une bifurcation en santé. Un processus est une bifurcation permanente, une continuité et des sauts de bifurcation, au sens qu’en donne Prigogine.

Autre chose que les théories de la décroissance et de "retour à la nature" de ceux qui peuvent, est le besoin de diversité biologique et culturelle, de coexistence de strates productrices (forces productrices, techniques, cultures productrices, populations "superposées", accumulées « verticalement » et « horizontalement »), traces du temps et conscience anticipatrice du futur. Et plus que trace, mais point de jonction de la durée et de l’instant-devenir.

 

** Les termes en italique, ergologiques, ont été crée par Yves Schwartz.

 

*** Noter que j’utilise le terme « productive » du point de vue et de la réalité capitaliste, de production de profit, et « productrice » (j’oublie parfois !) du point de vue du double contenu de l’objet de production et de production d’objets dans leur double contenu « physique et culturel » et « bien matériel et de service », parasitaire ou non, en système capitaliste, c'est-à-dire de la valeur d’usage et de la valeur d’échange mêlées.

 

Quel terme futur, à venir, à choisir, pour une production et pour un travail d’un producteur libre, jusqu’au bout, et non au sens où le producteur à la droit de vendre non soi mais sa force de travail et le propriétaire ou la classe en individus ou en entités d’individus groupés dans l’usage privé du mouvement du capital, d’acheter la force de travail du, des producteurs

 

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 09:13

Copie de 000 1493

 

LIRE

ici

 

http://pierreassante.fr/dossier/

ROMERO_L_HUMANITE_150206.pdf

(2 pages en pdf)

 

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 12:35

RAUCHBonjour à tous,

Suite à la décision mercredi soir du Conseil des gouverneurs de la BCE de mettre fin au dispositif dérogatoire permettant aux banques grecques d'obtenir des liquidités auprès de la BCE en échange de titres de l’État grec, un rassemblement national est organisé devant la Banque de France ce soir (5 février) à 18h30 avec prise de parole de Denis Durand.

Prenant prétexte des déclarations du nouveau gouvernement grec de ne plus négocier avec la troïka (dont la BCE fait partie) et de renégocier la dette grecque, cette décision de la BCE va réduire les possibilités de refinancement des banques grecques au risque de déstabiliser encore plus la Grèce.

Cette décision politique de la BCE n'est ni plus ni moins qu'une mesure de rétorsion contre le choix démocratique des grecs. Il est nécessaire de s'y opposer fermement dès ce soir. C'est pourquoi nous invitons à se rendre au rassemblement à 18h30 devant la Banque de France (Place du Palais Royal - Métro Palais Royal).

Frédéric Rauch, 
Rédacteur en chef de la revue Économie et politique.

5 février 2015.

 

Et 

Face aux pressions de la BCE contre la Grèce, le PCF appelle au rassemblement :

Lire sur ce lien : 

http://www.pcf.fr/66065

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Voir aussi le site d'Economie & Politique en lien sur ce blog

 

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 12:06

Copie de 2012 01 15 023Se libérer des politiques d’austérité.

 

Texte collectif (Frédéric Boccara, Yves Dimicoli, Denis Durand et Frédéric Rauch)

 

En refusant l’austérité et de discuter avec la troïka, le nouveau gouvernement grec ouvre la bataille pour une alternative de progrès en Europe. Yanis Varoufakis, nouveau ministre des Finances, a proposé de décider un moratoire sur le remboursement de la dette lié à une clause de croissance de l’économie grecque: rembourser quand la croissance dépasse 3%. Nous soutenons cette proposition. En outre, nous proposons que le rachat de titres publics grecs par la BCE ne soit pas conditionné à l’austérité et soit l’occasion de les remplacer par des titres détenus jusqu’à leur échéance par la même BCE. L’État grec ne paierait pas d’intérêts dessus. Cela devrait être généralisé aux dettes de l’ensemble des États de la zone euro. La seule façon, pour quiconque, de se débarrasser de la dette, c’est de relancer durablement la création de richesses en sécurisant l’emploi et la formation à l’occasion de l’injection de 1 140 milliards d’euros annoncée par M. Draghi. Pour cela, il faut développer les services publics, investir efficacement pour redresser l’industrie et les productions en Europe, en réduisant le poids des intérêts perçus par les créanciers (le coût du capital). Car, au-delà du traitement de la dette héritée du passé, il faut surtout financer l’avenir: services publics et investissements efficaces des entreprises. Pour les services publics, le PCF, le Front de gauche, le PGE et Syriza exigent la création d’un fonds de développement économique, social, solidaire et environnemental européen financé à 0 % par l’argent de la BCE (le traité de Lisbonne l’y autorise). Il prendrait les titres des États. Ses interventions seraient démocratiquement décidées et contrôlées. La France devrait proposer tout de suite à quelques pays une «coopération renforcée» en ce sens. Pour les entreprises, la BCE doit agir autrement sur les banques: leur fournir de l’argent à bas taux, mais seulement pour refinancer les crédits aux investissements qui créent des emplois et développent leur qualité, les richesses réelles (la valeur ajoutée territoriale et non le profit de quelques-uns) et l’environnement. Et refuser de refinancer les crédits pour spéculer et délocaliser. Grâce à la restructuration de la dette, à une action conjuguée sur la demande et sur l’offre, par une autre orientation des financements, l’économie grecque se redresserait, ses chômeurs commenceraient à retrouver du travail et à produire des richesses.

 

C’est le sens à suivre pour toute la zone euro qui aurait là l’occasion de se libérer des politiques d’austérité. Non seulement la Grèce ne ferait pas défaut, mais les Européens y gagneraient… sauf les financiers qui ont honteusement profité de l’endettement grec. Le choc sur le reste des détenteurs peut être amorti par le système européen, dans un premier temps, et, si l’argent est correctement utilisé, le redémarrage simultané des économies européennes revigore l’ensemble, en repartant sur des bases saines faisant fondre les dettes. On parle des Européens ? Mais la puissante confédération syndicale allemande (DGB) soutient les demandes du nouveau gouvernement grec. Le PCF a proposé une alliance des pays du Sud, et au-delà (Irlande), pour surmonter les réticences des classes dirigeantes allemandes. Des voix nouvelles s’expriment dans le même sens (Gaël Giraud, Thomas Piketty...). Même la BCE jette aux orties ses doctrines traditionnelles, mais sans changer la façon dont l’argent qu’elle crée est utilisé, ciblé! Or c’est le cœur du problème. La bataille qui s’ouvre désormais est celle d’une mobilisation dans toute l’Europe pour que les euros de la BCE soient utilisés pour les peuples, et commencer ainsi à refonder démocratiquement l’Europe.

 

Les signataires: Frédéric Boccara, Yves Dimicoli, Denis Durand,économistes PCF auteurs d’Une autre Europe contre l’austérité (éditions Le Temps des Cerises), et Frédéric Rauch, rédacteur en chef de la revue Économie et politique.

 

Publié dans l’Humanité, Jeudi 5 février 2015

 

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 23:49

QUIN-copie-1

La crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et ses conséquences sur la vie humaine est inscrite dans son être social dès son origine.

La crise est inscrite dans "l’être social" du capital, c'est-à-dire concrètement dans la vie qui est la nôtre en tant que système devenu généralisé, mondialisé, informationnalisé.

 

Cependant dès 1970, sous l’effet de l’introduction de techniques démultipliant les forces productive, des luttes ouvrières et anticoloniales induites, la crise s’est accélérée fortement et cette accélération s’est amplifiée dans les années 2000.

 

Accélération donc de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital amplifiée dans les années 2000, et particulièrement depuis 2008. Quel point de paroxysme peut-elle atteindre si des transformations radicales et progressives ne sont pas prises au niveau économique, politique et social ?

 

Un point sur le lien entre conditions matérielles et idées : les idées ont une autonomie relative par rapport aux conditions matérielles dans lesquelles elles naissent. Mais la distension sans limite entre les conditions matérielles et les idées, sous l’effet des types de relations superstructurelles (en rapports dialectiques) peuvent être sans retour et mortelles.

 

Autre point, les mesures des banques centrales et banques d’affaire dont on nous rabat les oreilles en ces jours, ont pour but de renflouer la dette des Etats mais surtout des banques d'affaire et prétendent remédier à la panne de production-consommation que crée le capital, mais ne contiennent évidemment ni l'orientation ni les décisions aptes à fournir aux secteurs producteurs de biens et des services les moyens nécessaires à leur développement : les moyens c'est à dire cette représentation symbolique et conventionnelle (mais opérationnelle) des richesses qu’est l’argent, l’argent fournisseur de moyens, d’acquisition de moyens concrets (travail –humain producteur-, matières première et machines) le permettant.

 

Ainsi le capital va toujours se placer en fonction du taux de rentabilité financière, et vers là où il s’accumule déjà et s’évapore en grande partie pour la société humaine, mais pas pour tous.

 

Boccara quelles réponsesLes communistes, alors que peu se souciaient de cette accélération dans les années 1970 fournissaient eux, des éléments d'analyse de cette involution sociale et des propositions pour y remédier.


On peut penser évidemment que ces solutions aient vieilli. Certainement, en partie du moins, car les circonstances sont différentes, le processus du mouvement du capital s'est complexifié, mais pas sur le fond de l’analyse de la suraccumulation-dévalorisation et la crise qui "colle à sa peau".

 

Pour les années 1970 il est cité ci-dessous un exemple d'analyse et de propositions, parmi tant d’ouvrages et d’actions des communistes sur la question, épaulant les mesures du Programme Commun de Gouvernement de 1972, avancée du moment non sans difficultés, initiative de longue patience des communistes dès 1962, continuée sous d'autres formes, qui en donne la preuve .

 

On peut aussi penser que les propositions des communistes ont échoué. C’est sans compter sur les capacités de réorganisation du travail, de la politique, des institutions par le capital au niveau local et mondial, mais cette réorganisation qui s’accélère encore aujourd’hui ne résout rien, on le voit bien dans la désagrégation mondiale qu'elle entraîne et la nécessité d’une autre cohérence et réorganisation qu’elle réclame pour les peuples et la personne humaine en tant que productrice de l'humain, de ses besoins et des moyens de les satisfaire, en santé.

 

Pierre Assante 22 janvier 2015

 

Couverture et sommaire de cet ouvrage de 1972, témoignage historique d’une longue action contre la crise et pour les solutions, non « miraculeuses », mais en tendance, à sa résolution, « Ce que coûte le capitalisme à la société, Claude Quin, 1972 ». Et pour aujourd’hui l’on peut faire une petit tour sur le site d’Economie & Politique et les ouvrages présentés, que vous avez en permanence dans les liens de ce blog ainsi que de nombreux comptes-rendus d’ouvrages et reproductions d’article de la ComEco et de ses animateurs.

 

2 exemples parmi d'autres :

1972 : cliquer ici (3 pages)

2013 : cliquer ici

 

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