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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 05:00
Quelle politique de gauche pour l'éducation ? Samedi 23 mai de 9h à 18h  Lycée Diderot - Paris 19e.

Quelle politique de gauche pour l'école ?

23 mai, lycée Diderot, Paris 19e

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Inscrivez-vous : http://reseau-ecole.pcf.fr/69194

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À partir de 9h : Accueil des participants en présence d’Henriette ZOUGHEBI, vice- présidente (PCF) de la région Île de France en charge des lycées

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LES ATELIERS : TRAVAILLER ENSEMBLE LES PROPOSITIONS QUI CHANGERONT L'ÉCOLE (10H-12H30)

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1. Quelle place des familles et des jeunes dans les établissements ? Quelles constructions collectives ? Avec Bruno Masurel, ATD Quart Monde. Atelier animé par Fouzia Settahi.

2. Crise du recrutement, crise du métier d'enseignant… Quels enseignants pour assurer la réussite de tous ? Avec Claire Pontais, syndicaliste enseignante. Atelier animé par Anne Belleville.

3. Éducation : quels services publics complémentaires ? (culture, sport, loisirs, petite enfance…) Avec Nicolas Bonnet, président du groupe communiste à la mairie de Paris et la participation du collectif culture du PCF.

4. Mieux d'école, est-ce plus ou moins d'école ? Temps scolaire et scolarité obligatoire. Avec Brigitte Gonthier Morin, sénatrice (PCF).

5. Carte scolaire, éducation prioritaire, affectations, options… Quels outils pour construire l'égalité sur tout le territoire en matière d'éducation ? Avec Belaide Beddredine, conseiller départemental de Seine-Saint-Denis, adjoint au maire de Montreuil chargé de l'éducation, et Lorenzo Barrault-Stella, chercheur au CNRS spécialiste de la carte scolaire.

6. Défis nouveaux du travail, de la démocratie et de la mutation écologique: de quels savoirs a-t-on besoin ? Avec Yves Peuziat (Syndicat des Inspecteurs d'Académie). Atelier animé par Christian Foiret.

7. Quel avenir pour la jeunesse? De la formation à l'emploi : orientation, qualification, diplôme. Avec Henriette Zoughebi, vice-présidente de la région Île de France en charge des lycées.

8. "Difficulté scolaire", "Décrochage" : sortir du fatalisme et des réponses individuelles. Avec Christine Passerieux. Atelier animé par Pierre Marsaleix.

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LE DÉBAT : QUELLES PROPOSITIONS POUR CONSTRUIRE L'ÉCOLE DE L'ÉGALITÉ? (14h-16h30)

Avec

des représentants de la FSU, de la CGT, des syndicats lycéens,

Bertrand GEAY, Front de gauche éducation,
Benoît HAMON, PS, ancien ministre de l’éducation,

Marine ROUSSILLON, PCF

un(e) représentant(e) du NPA,

un(e) représentant(e) d'EELV.

DISCOURS DE PIERRE LAURENT, secrétaire national du PCF (16h30)

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 07:25
Compte rendu sur l'Humanité de "Marx politique". Editions La Dispute. Dirigé par Jean-Numa Ducange et Isabelle Garo.
Ci-contre en jpg, compte rendu sur l'Humanité de "Marx politique". Editions La Dispute. Dirigé par Jean-Numa Ducange et Isabelle Garo.
"Marx politique". Editions La Dispute. Dirigé par Jean-Numa Ducange et Isabelle Garo.

En librairie le 5 mars 2015 : Marx politique (Dirigé par Jean-Numa Ducange et Isabelle Garo) Kevin Anderson, Antoine Artous, Guillaume Fondu, Stathis Kouvélakis, Ellen Meiksins Wood Editions La Dispute, 220 pages, 18 € Marx est un penseur politique majeur,...

04/03/2015

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 07:23
En ce 1° mai 2015, fête du travail.

En ce 1° mai 2015, fête du travail.

Le I° Mai peut-il redevenir à l'avenir et de nouveau, à un niveau supérieur de développement humain, le corollaire du printemps, renouveau de la saison humaine après les premières lueurs du solstice d’hiver ?

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Les limites de l’espèce (humaine), de l’homme (en tant que genre humain, femme-homme).

Depuis l'allégorie de Platon-Socrate d'une caverne où nous vivrions, de la métaphore des ombres qui nous font vaguement entrevoir sur les parois de cette caverne ce qui se passe à l'extérieur de la caverne dans l’univers, nous savons les limites des perceptions de notre espèce.

Depuis le marxisme, nous savons que ces perceptions, il faut tenter de les interpréter dans leur mouvement et tenter de rassembler leur diversité dans un essai de synthèse en évolution.

Et depuis les inventions des appareils électroniques puis informatiques de perception, nous élargissons cette perception sans toutefois dépasser les limites de l’espèce.

A partir de cette constatation anthropologique de base.

A partir de cette constatation anthropologique de base, nous élargissons ce qui fait notre espèce, c'est-à-dire les capacités de travail capables de résoudre nos problèmes de survie, en tant qu’individu dans l’espèce, en tant qu’être social. Le miroir que nous tend notre observation de nous-mêmes dans la société et la nature nous permet de nous situer un peu mieux chaque jour dans notre processus social commun, pour le rectifier si possible et le maintenir dans la meilleure santé possible pour qu’il se poursuive et ne meure pas.

Rectifier si possible et le maintenir dans la meilleure santé possible.

Dans notre processus social commun, nous pouvons constater, à condition de dépasser une vision locale limitée et au jour le jour, que le processus humain traverse une crise de croissance fulgurante. Une crise de croissance, n’induit pas obligatoirement l’idée que c’est la croissance par elle-même qui est mortelle.

Au contraire l’absence de croissance équivaut à un processus de mort. Ce n’est pas la croissance qui est en cause, c’est le type de croissance.

C’est le type de croissance qui est en cause.

Alors que la croissance et les éléments qu’elle permet susceptibles de répondre au processus des besoins humains répondant au processus de la production, des techniques de production, des rapports symboliques entre les hommes accompagnant ce processus global, avec ses inégalités géographiques et thématiques de développement, le type d’accumulation privée entre en contradiction avec le besoin d’une logique de mise en commun des efforts humains, particulièrement en matière de conscience du réel.

Logique de mise en commun des efforts humains.

Le type d’échange basé sur l’accumulation du capital pour produire conduit, dans son paroxysme sans retour, à l’autodestruction du processus d’accumulation et 1) soit sa nouvelle reproduction 2) soit un autre type de production et d’échange relançant un processus en santé.

Un autre type de production et d’échange relaçant un processus en santé.

La bataille de classe s’est déplacée. Certes, elle garde des éléments anciens dans son processus nouveau. Cependant son centre se trouve aujourd’hui dans le contrôle du déplacement de cet élément symbolique représentant par convention pour les êtres humains, un équivalent des biens matériels-moraux à échanger pour vivre, l’argent devenu capital. Le capital se déplace dans les places financières à la micro seconde, mais les échanges réels de biens concrets, eux, poursuivent un déplacement concret qui devra, sous peine de mort continuer à répondre au besoin concret de l’individu dans ses relations avec la société qui les lui fournit

Protestation et transformations et le contrôle du déplacement du capital.

En ce 1° mai 2015, le niveau de la crise, ses conséquences pour la vie des populations et la situation des travailleurs engendre des protestations, des découragements, des désespoirs car la protestation par elle-même ne peut résoudre la crise. Cependant la crise engendre aussi un type de lutte de classe qui ne se contente pas de la protestation, mais agit sur ce contrôle du déplacement du capital, en s’orientant vers le remplacement graduel et radical des besoins de profit par la satisfaction des besoins concrets de la personne et de la société dont elle est un des divers et infinis éléments vivants et pensant.

Un des divers et infinis éléments vivants et pensant.

Les humains ont constitué, à travers le travail et l’activité l’outil principal de la satisfaction de leurs besoins en évolution permanente : la conscience. La conscience faite d’observations, d’intuitions, de recherches de savoirs, de sciences et d’expression humaine des multiples événements de l’existence et de son ressenti.

L’évolution et le travail d’évolution de la conscience est donc devenu le besoin des besoins de l’espèce humaine, en même tant qu’une conscience de la nature sur elle même, puisque l’humain qui fait partie de la nature trouve dans l’activité de conscience une vision de celle-ci à travers lui-même. C’est encore la vision de la caverne de Platon, mais en conscience de son processus et non d’une réel éternel et immobile.

L’humain qui fait partie de la nature trouve dans l’activité de conscience une vision de celle-ci.

Peut-on en déduire qu’il ait une téléologie, un but final individuel ou collectif de ce mouvement de l’humain, but final tel que l’imaginent des religions en réduction de fréquentation mais bien présentes dans notre conscient-inconscient et influençant très fortement nos choix face à la politique (la gestion de la cité), la morale (choix de vie), l’activité humaine dans tous ses champs et leurs types d’inégalité de développement.

Ne serait-il pas « suffisant », au-delà de l’interrogation existentielle inévitable et même belle sur notre présence sur cette terre, et même à l’intérieur des nos conceptions religieuses ou pas, philosophiques et de nos savoirs généraux en mouvement, de nous assurer de la santé des actes individuels-collectifs, pour assurer la santé du processus d’humanisation et la solidarité objective et subjective qu’il nécessite.

La Noël, dans diverses religions symbolise la lueur naissante d’un renouveau de saison et d’humanité. Le I° Mai doit retrouver et se relier au besoin de travail pour produire en commun le nécessaire à la vie humaine et les sentiments qui accompagnent cette solidarité concrète. Il n’y pas chez l’être humain d’acte sans concret symbolique dans la formation de son processus mental, cérébral-corporel-social, nourriture, pain, vin, en tant que nourritures réelles historiques et symboliques, et pensée du pain et du vin, ce qui les emmène sur notre table et qui fabrique notre table, celle de Platon.

Le I° Mai sera-t-il de nouveau, et à un niveau supérieur de développement humain, le corollaire du printemps, renouveau de la saison humaine après les premières lueurs du solstice d’hiver ?

Pierre Assante, 1er mai 2015

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 05:50

Avec le groupe RASSEGNA et Bruno ALLARY

 

Cliquer sur l'image pour écouter

(attendre quelques secondes l'ouverture si besoin)

 

Avec Rassegna

http://pierreassante.fr/dossier/19_pour_contempler.wav

 

(  "Ce que j'aime", 19 poèmes, dépôt légal 7 octobre 1969 :  ici  )

 

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 16:49
brochure-eco-et-po-perso.jpg
brochure-eco-et-po-perso.jpg

POUR Ecouter un extrait, cliquer 1 fois sur le lien puis cliquer 2 fois sur le fichier qui apparaît :

ECOUTER ici

https://share.orange.fr/

#PdzAHEglaM414a09d903/

read/video/eco et po video 1 et 2 .MP4

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Lire la brochre :

LIRE ici

http://pierreassante.fr/dossier/

petit_rappel_economie_

politique_elementaire.pdf

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 18:39

Pour voir tous les bleus,

Cliquer sur ce dossier :

http://share.orange.fr/#jQj85dH6uc3ef5fe3911

BLEU(s)

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 13:48
la-philo-du-prolo-n-3
la-philo-du-prolo-n-3

« La Philo du Prolo » N° 3, Avril 2015.

La beauté.

Toujours partant de l’ontologie de l’être social et de sa base biologique support du mouvement de la pensée, de concepts, de systèmes de concepts opératifs de transformation de la nature pour résoudre des besoins ou pas, en santé ou pas, la beauté c’est la sublimation des formes physique et mentales, dans leur unité, la sublimation de l’attraction sexuelle et des bases du besoin de reproduction de l’espèce, rendues relativement autonomes de leur origine.

Mais c’est aussi en même temps cette émotion multiple qu’elle produit et qui agit en retour sur la beauté.

LIRE SUR CE LIEN :

http://pierreassante.fr/dossier/

LA_PHILO_DU_PROLO_N3_AVRIL_2015.pdf

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 17:27

Avec le groupe RASSEGNA et Bruno ALLARY

 

Cliquer sur l'image pour écouter

(attendre quelques secondes l'ouverture si besoin) 

Avec Rassegna

 

http://pierreassante.fr/dossier/C_ma_douceur_terne.wav

 

(  "Ce que j'aime", 19 poèmes, dépôt légal 7 octobre 1969 :  ici  )

 

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 12:01

London-StrunskyLe temps. Le je et le nous. La beauté.

 

RÉSUMÉ

 

♦Pour nous, le temps c’est une mesure d’une dimension des 3 autres dites de l’espace isolé artificiellement par la pensée abstraite.

 

♦Le nous et le je n’existent pas l’un sans l’autre, ce qui ne peut nier l’autonomie relative du je. Nous en revenons sans cesse à l’ontologie de l’être social, de sa poursuite possible, de la conscience de la nature sur elle-même en leur mouvement, leur processus, leurs régressions et leurs progrès non linéaires.

 

♦La beauté c’est la sublimation des formes physique et mentales, dans leur unité, la sublimation de l’attraction sexuelle et des bases du besoin de reproduction de l’espèce, rendues relativement autonomes de leur origine.

 

♦Conclusion (et rassemblement des résidus) s’il en est une possible et provisoire : tout le corps est habité par le type de rapports sociaux qu’il crée et le mouvement des rapports sociaux qu’il crée. Existe-t-il un dépassement possible et relatif de l’ambigüité animale de la compétition-solidarité espèce-individu ? Cela s’appelle humanisation au-delà de la préhistoire de l’humanité présente........

 

Pierre Assante, 19/04/2015 09:00:25 mais pas à un moment précis, en intériorisation permanente, autant que cela se peut.

 

...Suite du texte

ici

 

http://pierreassante.fr/dossier/Le_temps._Le_je_et_le_nous._La_beaute.pdf

 

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 07:14

Déjà publié le 14/04/2015, mais important à rappeler :

 

2012 01 15 020

DIVERSES Interventions au Conseil national du PCF 10 avril 2015 touchant à l'économie et la politique, ensemble.

Voir Mercredi l'ensemble des interventions sur le site PCF.fr

D'autre part le nouveau N° d'ECO&PO sera bientôt sur son site (en lien des préférés sur ce blog)

 

Comme l’a signalé le rapport introductif, la colère contre les banques est un des éléments du paysage politique, dont la campagne « je rêve d’une banque qui… » est un excellent début de prise en compte.

C’est une question très politique car les banques ont ce pouvoir de 

créer la monnaie qui permet ou non de réaliser des projets, de créer des richesses grâce au travail des êtres humains. Investir, c’est se donner les moyens de créer des richesses longtemps dans l’avenir, mais cela suppose de disposer d’argent tout de suite. En ayant trahi leur mission sociale, elles ont donc eu une responsabilité énorme dans la financiarisation de l’économie qui est l’autre face du chômage de masse.

Copie de 2012 01 15 023

A l’inverse, l’alternative à l’austérité nécessite de l’argent. C’est ce que montre la bataille du gouvernement grec pour obtenir les moyens de créer efficacement des richesses dans le pays en permettant aux 25 % de chômeurs de retrouver des emplois efficaces, en s’appuyant sur un renouveau des services publics. C’est bien la responsabilité du système bancaire, avec à son sommet la Banque centrale européenne.

De fait, la BCE a été très loin dans la mise en cause de sa doctrine traditionnelle pour sauver le système financier et pour éviter une implosion de l’économie, ce qu’on appelle la déflation. Elle en est réduite, en désespoir de cause, à acheter massivement des titres en espérant que ça finira par donner des résultats dans l’économie réelle. En sachant qu’une nouvelle crise financière va avoir lieu d’ici à quelques années maximum comme vient de le dire le PDG de JP Morgan devant ses actionnaires.

2012 01 15 018Or, une des choses que les gens voient bien, c’est que les banques et la BCE créent beaucoup d’argent mais que cet argent ne sert pas à résoudre leurs problèmes. Nous avons là un levier politique pour agir.

Ce qu’il faut, c’est deux choses :

des projets concrets, répondant à des critères précis, chiffrés et contrôlés en matière de créations d’emplois, de recherche, de formation, de préservation des ressources naturelles, de développement des services publics… le mouvement social n’en manque pas….. 

 

Denis DURAND

 

ET LIRE diverses interventions

 

l'intervention d'Yves Dimicoli: YD_CN_10_et_110415

l'intervention de Denis Durand: DD_CN_2015_04_10

l'intervention de Jean-Marc Durand: JMD_CN10110415

l'intervention de Nicolas Marchand:   NM_intervCN_2015_04_10

 

Photos d'un stage d'économie et politique à Colonel Fabien.

 

 

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 23:12

GARO.jpgIsabelle GARO, a publié l'article ci-dessous

dans l'Humanité, 16 avril 2015.

Vous trouverez aussi dans ce blog la présentation d'un ouvrage "Marx politique" publié sous la direction d'Isabelle GARO et de jean-Numa DUCANGE

 

Que faire ? Cette question indémodable est double, au lendemain des élections départementales. Quel sursaut face au recul de la gauche française (quoi qu'on pense de ce singulier), face à la montée des droites (quoi qu'on pense de ce pluriel), et face à l'abstention populaire ? Mais aussi : quelle alternative au capitalisme et à sa crise en cours, à l'explosion des inégalités et à la dégradation de l'environnement, dans une situation d'urgence sociale et politique montante ?

La question électorale tend parfois à effacer la question de la crise du capitalisme, qui n'est pas sa toile de fond mais sa cause immédiate. Car il faut bien, sans les confondre, relier à la crise économique ses dimensions sociales, politiques, idéologiques au sens large : parce qu'elles en résultent, mais aussi parce qu'elles l'alimentent en retour, jetant les uns contre les autres opprimés et exploités. Dans le même temps, les classes dominantes et leur fraction dirigeante vantent la démocratie et la frugalité, tandis qu'elles pratiquent leurs exacts contraires : autoritarisme et pillage des richesses collectives. Une telle situation est explosive, au meilleur mais aussi au pire sens du terme.

Dans l'immédiat, du côté des forces de gauche qui n'ont pas renoncé à la transformation sociale, toute la difficulté est de parvenir à relier ces dimensions sur le terrain des mobilisations et de la construction d'un projet à la fois radical et majoritaire. Si une telle équation est complexe, elle est aussi parfaitement concrète et stratégique : comment articuler des mesures immédiates de résistance aux politiques d'austérité, des mobilisations unitaires, un rassemblement des forces politiques et sociales disponibles, et un horizon alternatif au capitalisme et aux politiques menées aujourd'hui par le trio Hollande-Valls-Macron ? Et demain par ceux dont ils auront fait le lit ? Comment relier les combats de classe, le refus de la précarité, les luttes contre toutes les discriminations, l'internationalisme, avec une perspective d'ensemble, avec la sortie hors de la cage d'acier néolibérale et ses catastrophes en cours ?

Ces questions ne sont pas neuves et des forces organisées, politiques, syndicales, associatives, s'y attellent. Et l'analyse fine des dernières élections montre un recul mais aussi des points de résistance. Il n'en demeure pas moins que le paysage politique se défait sous nos yeux. Il ne s'agit pas de défendre les vieilles structures, ni de se réjouir du dépérissement des formes organisées du mouvement ouvrier, mais de mesurer à quel point, face à cet éclatement et aux replis sectaires et racistes qu'il attise, la seule solution réside dans la refondation collective d'organisations puissantes et de perspectives communes, autorisant l'adhésion directe de tous ceux qui le souhaitent. Ce n'est qu'un exemple. Mais commençons par les petits ruisseaux...

La Grèce, où la gauche radicale rassemblée a obtenu une victoire historique, donne bien des leçons : la moindre volonté de rupture par rapport aux politiques d'austérité les plus désastreuses s'attire la sanction immédiate des responsables de l'Europe libérale. Mais aussi un large soutien populaire. On peut y voir la puissance de ce carcan idéologique et politique, antidémocratique. Mais il faut aussi y lire la peur panique des classes dominantes, leur peur que le moindre refus des normes austéritaires soit la porte grande ouverte à l'alternative, en Europe et dans le monde. Les efforts seront longs et nombreux, sans doute, avant de desserrer ce nœud coulant. Mais il est clair qu'unité et radicalité combinées sont la réponse à la double question initiale. Il est urgent de parvenir à lui donner, collectivement, forme et contenu.

 

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 23:11

mode de production asiatiqueL'avenir de l'humanité n'est pas contenu dans ces seuls éléments suivants. D'autres conditions sont nécéssaires à la vie humaine, mais ils ouvrent des possibles, dans une alliance avec la recherche du développement en santé.

 

Chen Junxia et Jin Minmin : "La baii [Banque Asiatique d'Investissements dans les Infrastructures, crée à l'initiative de la Chine] ne devrait pas être un théâtre de confrontation entre la Chine et les Etats-Unis...les deux pays...ont de vastes intérêts et responsabilités communs....et devraient transformer le "gagnant-prend-tout" en "gagnant-gagnant"..."

 

Et,     

Ding Yifan, chercheur au centre de recherches sur le développement du conseil des affaires d'Etat en Chine sur ce lien: 

http://pierreassante.fr/

dossier/CHINE_150418.jpg

 

 

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 07:18

SCHWARTZ 1988Pas  de processus humain sans production, sans les conditions de la production : l’engagement de la personne et un type d’échange en santé.

 

Durant les "30 glorieuses" et en gros la période du capitalisme monopoliste d’Etat social, la tendance à la baisse de profit a été contrecarrée par l’augmentation de la plus value relative basée sur la productivité issue des avancées technologiques et de la situation de domination monopoliste dans le monde des pays industrialisés dits « avancés » et « occidentaux ».

 

La mondialisation informationnalisée qui a suivi les 30 glorieuses a cassé les cohérences nationales, des acquis et compromis sociaux constitués sur la base des nations entre les monopoles nationaux, leurs besoins de mains d’œuvre "non qualifiée" et qualifiée, et les forces sociales des salariés organisés, partis ouvriers et syndicats en particulier.

 

Si la nation reste une base des luttes sociales de résistance et de transformation, il n’en est pas moins réel que la lutte et l’organisation de la cohérence sociale doit s’organiser sur la base de grandes unités régionales constituant des espaces cohérents capables de jouer un rôle, de constituer un rapport de forces suffisant dans l’organisation de la mondialisation informationnalisée, l’organisation internationale du travail de la production répondant aux besoins de survie et de développement général.

 

L’Europe constitue un de ces espaces cohérents possibles, mais elle est malade comme le monde et peut-être plus que les autres ensembles, d’une finance dont le rôle de renflouement de la baisse tendancielle du taux de profit assèche l’investissement productif et de rôle que les institutions pourraient jouer dans une organisation et une régulation en santé des mouvements de toute sorte de la société nécessaires à sa vie.

 

Au-delà, il y a cette simple évidence que l’ergologie met en lumière : quelle que soit l’accession au pouvoir de forces de progrès, la question du travail, de l’activité productrice est déterminée par l’engagement à la production de l’individu, de sa conviction à la participation dans le travail producteur stricto sensu, comme dans l’activité générale de la société sous toutes ses formes multiples et variées, de l’acte dit « manuel », à l’acte dit « intellectuel », à l’art et la réflexion philosophique sur les raisons d’être de notre espèce dans la nature.

 

ElleinsteinLes écrits de Lénine, parmi les nombreux écrits révolutionnaires, et dans ses limites humaines et de son temps, dans la constitution de la social démocratie russe, puis du parti majoritaire bolchévik, dans l’accession au pouvoir, la guerre civile et le communisme de guerre, enfin la NEP (économie mixte de transition assurant l’accumulation primitive du capital pour le développement des forces productives nécessaires à une transformation sociale radicale en santé) et la mise en projet d’un processus lent et long de transformation des forces productrices et des institutions les coordonnant (cassé par le stalinisme à travers des conditions historiques), pointent dramatiquement en particulier dans la fin de sa vie la question cruciale de l’engagement de l’individu dans la marche de la société, prémices et alerte non saisie d’une ergologique latente avant l’heure.

 

Les révolutionnaires du yaka et du ilfo, d’un romantisme limité irresponsable, dans lesquels tout un chacun peut sombrer, doivent sans cesse lier leurs propositions et leurs rapports avec leurs semblables, les humains, avec cette réalité non contournable :

 

1) On ne peut transformer que le réel, on ne peut pas transformer ce qui n’existe pas, tout acte opérationnel ne peut partir que de l’existant, qu’il nous convienne ou pas, en particulier de l’existant économique et financier qui permet jusqu’à nouvel ordre l’échange de la production dans l’existant général, sa multitude et son unité.

 

2) Ce sont des être humains en tant que personne dans l’espèce et la société et l’ontologie de l’être social « contenue » dans la personne, sa multitude et son unité, qui peut permettre la poursuite du processus humain partant de ses propres besoins dans les besoins solidaires de l’unité de production, l’entité locale, et la cohérence globale de la société.

 

3) En dernière instance le type d’échange « Argent-Marchandise-Argent’- plus » à son paroxysme évolutif malsain ne peut supporter la demande des besoins humains s’il veut poursuivre la course au profit qui est sa loi et sa raison d’être et devient donc obsolète en fin d’évolution : il ne peut prendre en compte les valeurs sans dimension de l’activité ni le travail concret en tant que tel et premier. Sa loi est figée dans une seule mesure abstraire, le temps de travail. La création humaine ne peut se développer, limitée par une mesure correspondant à une accumulation primitive de période de pénurie due à un état ancestral des forces productives se développant dans l’industrialisation mécanisée. La révolution scientifique et technique se heurte au système. L’accroissement de la division du travail, hiérarchique plus et bien que technique, l’accroissement de la mise à l’écart d’une masse de population de l’activité productrice, les conséquences négatives sur la formation de la pensée et la motivation sociale que cet état de fait provoque ne sont pas sans conséquences sur l’état de guerre du monde.

Cet état de guerre sert les dominations et la course au profit, et loin de susciter de saines réactions est remise en jeu dans un circuit de violence et d’exploitation de la violence pour poursuivre violence, domination et profit.

 

berliguerComprendre l’humain dans « l’expérience et la connaissance du travail » est indissoluble de la compréhension des conditions objectives de la production et de l’échange. Le détournement sain de la circulation du capital, du profit vers les besoins et donc vers l’investissement producteur pour ces besoins et par la même occasion les désirs que ces besoins induisent, ce détournement radical et progressif ne se fera que dans le « rassemblement » de l’homme producteur qu’ergologie et critique de l’économie politique constituent en tant qu’outils de la conscience et de l’acte transformateur que la conscience permet.

 

Ceci n’est pas un détour inutile, une rêverie  ou une fantaisie d’intellectuel, mais une condition incontournable, au même titre que le rassemblement des savoirs cloisonnés que l’aliénation du producteur de ses gestes et des produits de producteur provoque.

 

Tout cela est à la fois lié mais divisé par un système limité, mutilé, système en besoin et attente de transformation

 

 

Pierre Assante, 15 avril 2015 

 

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 14:03

Avec le groupe RASSEGNA et Bruno ALLARY

 

Cliquer sur l'image pour écouter

(attendre quelques secondes l'ouverture si besoin)

 

Avec Rassegna

http://pierreassante.fr/dossier/B_ah_qu_importe.wav

 

(  "Ce que j'aime", 19 poèmes, dépôt légal 7 octobre 1969 :  ici  )

 

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 13:50

ANTI DUHRINGL’UNION EST UN COMBAT,

 

Il y a sans doute un rapport dialectique, causal mais non déterministe ENTRE la personnalité et son hétérogénéité parmi laquelle les origines sociales et les rapports sociaux qui s’en suivent jouent un rôle, ET les choix politiques sociologiques et économiques en dernière instance que cette personnalité effectue.

 

Cependant, je pense que dans cette hypothèse dans la période actuelle ce qui différencie avant tout les comportements politiques, ce sont les différences d’analyse économique. En fonction de ces analyses l’on peut SOIT choisir de réduire les méfaits de la crise de croissance de l’humanité mondialisée, informationnalisée et capitaliste en attendant que les remèdes fassent effet ou pas, SOIT agir dès à présent en mettant en œuvre des remèdes à la suraccumulation-dévalorisations du capital dont les effets sur les institutions les rapports de civilisations et l’économie et avant tout LA PRODUCTION, rendent la société humaine MALADE .

 

C’est en ce sens qu’une politique d'ACTION COMMUNE entre des composantes de la gauche apparemment irréconciliables, peut trouver concrétisation, paradoxalement.

 

L’union est un combat, dans lequel honnêteté et corruption, amabilité et detestabilité, gentillesse et vacherie, faculté et inaptitude, ont une place importante mais pas déterminante en dernière instance, si l’on croit que les conditions matérielles de vie ont un rôle important sur les mentalités et les capacités, ce qui est mon cas.

 

Pierre Assante, 12 avril 2015

 

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 17:27

Publié la première fois sur ce blog le 4 décembre 2010 

 

 

bloch principe espérance

Depuis l’antiquité grecque, et sans doute avant, dans les floues intuitions du regard dit primitif, le cosmos désigne l’univers dans la conception humaine limitée par l’espace et les savoirs historiquement accessibles.

 

L’accessibilité à une vision plus large de l’univers est liée à la capacité humaine de saisir plus largement l’infiniment grand.

 

Materialisme-et-Empiriocriticisme-Lenine-1909.jpgMais il faut ajouter, plus encore, bien plus encore, à l’infiniment petit qui nous est si proche dans toutes les dimensions. En ce sens l’accessibilité au cerveau humain, contient celle à l’infini, le cerveau contenant cet infini, dans ses structures minéralo-biologico-mentales, et bien au-delà de notre accessibilité aux particules les plus fines que nous connaissons aujourd’hui, leur organisation, leur mouvement, leur trace.

 

Copie de 100 1686

J’imagine le voyage dans le cerveau au même titre que le voyage dans l’espace, sous des formes autrement plus développées que celle de l’imagination des « voyages interstellaires » mythiques. Le cerveau et ses liens avec le corps, la société, la nature.

 

L’accessibilité au cerveau et ses traces est celle à l’univers pensant, à la conscience de la nature sur elle-même. Le miroir, la représentation et l’intrication de l’univers en « un lieu ».

 

Copie de 8juin10 001Voilà qui donne à nos limites terrestres, au sens propre, matériel,  et particulièrement au sens géographique, une soudaine et fulgurante avancée, une soudaine et fulgurante ouverture à la recherche scientifique et à l'espérance humaine.

 

Tout ce blog tente d’approfondir cette question…..mais si superficiellement !

 

Pierre Assante, samedi 4 décembre 2010 

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 17:22

Théorème.Pasolini.ExtraitRADIO FRANCE, LE GOUVERNEMENT DE LA FRANCE

ET LE GOUVERNEMENT DU MONDE

 

L’intrusion des ouvriers, techniciens et journalistes de Radio France depuis quatre semaines est un scandale pour Macron et Fleur Pellerin, scandale dont ils tentent de tempérer l’expression vis-à-vis de l’opinion, mais auquel ils voudront réagir (1). Mais ils devront tenir compte de cette lutte…et des autres à venir. A ce jour les syndicats de Radio France insistent auprès du médiateur pour trouver des solutions et pas de l’enfumage.

Je ne parle pas du duo Hollande-Valls qui plane lourdement au-dessus de ça, se prenant pour Gerhard Fritz Kurt Schröder de 2002 et prenant la France pour l’Allemagne de 2002.

 

I. Au-delà de l’opinion qu’on peut avoir des personnalités de chacun, il est clair que le courant social démocrate majoritaire (2), en imposant la voie de la  libéralisation totale de la société ET L'AUSTERITE qui y conduit,

1) ne croit pas, avec des œillères,  à d’autres solutions que celle-ci

2) fait preuve d’une ignorance poussée sur les lois du capital, ignorance poussée car il n’est capable de voir la réalité qu’à court terme, pensant la voir à moyen et long terme.

 

II. Cette vision des plus étroites ignore,

1) Le phénomène complexe de suraccumulation-dévalorisation du capital, la justifiant seulement par un seul anachronisme qu’elle croit voir entre institutions et droit du travail et la mondialisation-informationnalisation qu’elle ne voit que par un côté superficiel, la concurrence en tant que phénomène unique de la crise, alors qu’elle n’est que la conséquence de la crise de la production dans la crise systémique.

2) La réalité des femmes et hommes qui constituent la société, leurs besoins de développement  personnel dans celui de la société, en particulier dans l’activité du travail producteur des biens répondant concrètement à ces besoins.

 

Non l’Allemagne et la France ne sont plus celles de 2002. L’accélération de la crise de la production après celle des années 1970,  encore plus accélérée depuis 2008, qui a engendré un renforcement des dominations et placé l’Allemagne en position de premier producteur exportateur d’Europe, ne laisse qu’une place subordonnée à une France qui se veut dans le sillage politique de cette domination.

Mais l’Allemagne elle-même comme les Etats-Unis au niveau mondial, ne peut conserver ces atouts dans un monde qui s’appauvrit relativement à ses besoins réels.

Comme l’écrit Pierre Ivorra dans l’Huma, « les empires ne sont pas éternels » (3) 01.04.15, et « en finir avec l’assistanat du capital », 08.04.15.

 

Finissons par cette remarque : comment peut-on s’estimer avisé lorsque l’on use chaque jour dans sa consommation de l’atelier du monde, la Chine et les « émergeants », et qu’on se cache les yeux pour l’ignorer, comme si la critique tronquée d’une réalité et ses tares pouvait pallier aux besoins qu’elle résout pourtant, d’une façon qui choque notre ethnocentrisme (4).

 

Pierre Assante, vendredi 10 avril 2015

 

(1) A la façon de la classe sociale qu’ils défendent, plus ou moins radicalement selon les besoins et le rapport de force du moment, et d’abord en tapant sur le lampiste ambitieux, crédule, et imprudent, privilégié.

(2) Pour le moment dans ces partis, et dans une population enfumée par les médias en train de se révolter. Jacquerie n’est pas révolution, mais en contient une part.

(3) Moi je pense aussi à l’Empire Romain (Lire Salvien de Marseille, De Gubernatione Dei, Livre V)

 

(4) Et aussi les valeurs de progrès contenues dans l’histoire de la France et de l’Europe, mais qui ne nous dispensent pas de considérer l’évidence de ce que nous devons à ces ateliers, et qu’une coopération entre la France dans une Europe confédérale et l’Europe avec la Chine, entre autres, et en particulier dans une démocratisation financière et politique que en serait favorisée.

Le CAC 40 est passé de 2008 à aujourd'hui de environ 2800 à plus de 5000. Expliquer cette croisante boursière en comparaison à la croissance économique ? Au sujet de la croissance, penser à une transformation qualitative de cette croissance dont il est question dans ce blog.

 

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 07:31

BULLETIN HETERODOXE MARS N 2

 

« La Philo du Prolo » N° 2

 

LIRE

ici

 

http://pierreassante.fr/dossier/

LA_PHILO_DU_PROLO_N2_MARS_2015.pdf

 

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Le N° 1

LIRE ici

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 05:22

Article publié une première fois sur ce blog le 29/03/2015 

 

SALVIEN OEUVRES IILe communisme primitif du paléolithique, les expériences de communauté des XIX° siècle du socialisme utopique, celles du « socialisme réel » du XX° siècle, de la collectivisation, de la NEP de Lénine, de la NEP et du capitalisme d’Etat chinois actuel, en passant par la réforme russe avortée de réintroduction  de marché social « de Gorbatchev » (et de tant d’autres expériences autoritaires ou autogestionnaires), nous sommes arrivé à un point de bilan nécessaire pour le courant communiste et pour le courant social-démocrate (pour « faire simple »).

 

Ce point c’est celui de la mondialisation informationnalisée généralisée de la production et de l’échange sur la base d’une possibilité d’abondance quantitative et qualitative limitée et rendue malade par le type d’échange « Argent-Marchandise-Argent’ (plus) » à son paroxysme : l’échange par le capital et sa suraccumulation-dévalorisation bloquant progressivement cette circulation-échange (relativement mais dans un éventuel horizon sans transformation qualitative, de façon absolue, « à la manière de l'Empire Romain croulant sous le renouvellement insuffisant de la force de travail -lire Salvien de marseille, "De Guvernatione Dei", Livre 5 »).

 

C’est donc une évolution, plus ou moins rapide selon les possibilités et les besoins,  de ce type de circulation-échange, en la détournant progressivement,  quantitativement et qualitativement du principe de suraccumulation, c'est-à-dire en la détournant au profit du besoin social (pas celui qualifié ainsi par les théoriciens du libéralisme) et contre le profit capitaliste.

 

Je ne reviens pas sur les « pôles financiers démocratiques » en tant qu’instrument de ce détournement progressif et radical, c’est essentiel.

 

Je ne reviens pas non plus sur la démocratie du « que, quoi, comment produire » en tant que type de relation, de rapport social libérant l’activité humaine de la domination de classe, libérant sa création et son initiative, c’est essentiel et complémentaire-fusionnel des pôles financier de répartition démocratique de la valeur d’échange symbolique, l’argent redevenu outil d’échange, en tant que rapport dialectique sain entre pôle de la politeïa, de la gestion et du marché devenu public.

 

L’échange à la microseconde des valeurs (valeurs du capital, la mesure abstraite indifférente du travail concret), comme son échange « physique » de moyenne et longue durée des valeurs marchandes-d’usage, comme l’échange de valeurs mentales en découlant, constituent la crise de civilisation, car ces échanges sont marqués par les limites du système marchand porté à son paroxysme dans le capitalisme monopoliste d’Etat social mondialisé, informationnalisé, en crise de rigidification-dissolution.

 

Pierre Assante, vendredi 27 mars 2015

 

http://pierreassante.fr/dossier/R-E-S-U-M-E.pdf

 

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 17:39

2015-03-31-015.jpg

 

 

« …le sentiment qu’au fond, et en partant du fond,  tout se relie avec tout ; et que s’obstiner à ne suivre qu’une seule voie, isoler un fil conducteur à des fins narratives ou de recherche endommage tout le tissu et le fil conducteur lui-même… »

Christa Wolf, Cassandre, 1983.

 

 

 

 

ET

Lettre de Pierre à Frédéric Boccara,

pour souligner l'avenir ouvert par ses travaux

et avec citation d'une lettre de Christa Wolf à A.

 

LIRE

ici

 

http://pierreassante.fr/dossier/LETTRE_DE_P._a_F.-150405.pdf

 

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et Lire :

Frédéric Boccara "des alternatives radicales et graduelles..."

http://pierreassante.fr/dossier/BOCCARA_FREDERIC_5.01.15.jpg


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Published by Pierre Assante - dans EPISTEMICITE
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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 10:11

Copie de 20101208 012Salaires directs, salaires indirects

et satisfaction des besoins.

Sur la mise en valeur du salaire indirect « socialisé » « différé ».

 

Certes, avec une augmentation de salaire direct vous pouvez payer, c'est-à-dire acquérir des biens qui sans cela vous feront défauts (et d’autres qui relèvent du fétichisme des objets, mais ce n’est pas le sujet, quoique ce soit lié…).

 

Mais revenons à ceux qui vous font défaut et dont votre santé physique et morale dans son unité, hormis celle qui dépend du fétichisme des objets, a besoin.

 

La lutte entre détenteurs de capital acheteurs de la force de travail ( et mise en réserve de la force de travail si besoin est pour le profit) et détenteurs de leur force de travail et de sa vente (s’il y a achat il y a vente…) entraîne une fluctuation de la valeur de cette force de travail en facteur de conditions historiques du marché, techniques, culturelles, mondiales et locales, et du rapport de force que ces conditions peuvent déterminer ou pas, dans leur unité.

 

Ce salaire direct est accompagné du salaire indirect qui souvent touche à l’usage des biens qu’une personne seule ne peut s’approprier : une école, une université, un hôpital, une route, une crèche, une maison de la culture ou de la radio publique etc.

 

Le libéralisme et son idéologie pousse tout un chacun à ne vouloir « dépenser » que s’il a besoin personnellement d’un bien. Mais cette idéologie libérale se heurte au fait que ces besoins se sont généralisés, d’où une contradiction interne à la personne et à la société qui fait que l’idéologie dominante ne peut gagner totalement, malgré les reculs du rapport de force (entre la classe ouvrière et le capital) lié à la désindustrialisation relative (et l’extinction des grandes concentrations ouvrières bases de l’influence du salariat conscient sur la société) dans les pays capitaliste « occidentaux » dits « avancés » et en recul relatif dans le monde.

 

Mais le salaire indirect dont l’impôt finance les biens collectifs pourrait très bien financer aussi des productions de « biens matériels » dont la nécessité est tout aussi évidente que les services pour la vie de la personne dans la vie de la société. Mais cela les mettrait en compétition avec le capital pour la répartition de la plus-value et donc toucherait a ses profits, ce qui explique la disparition ici et maintenant de toute « industrie publique » ; Bien que dans la crise actuelle, des productions non rentables dont ne peut se passer le capital puisse être rendu au public, ce qui ne modifie en rien le système, puisque le capital en profite en priorité et non toute la société au même niveau de besoins collectifs.

 

C’est là qu’on touche à la contradiction entre salaire et besoins, lequel salaire est totalement lié à l’existence du capital et de l’achat et la vente de la force de travail, c'est-à-dire d’une société particulière, capitaliste, et non à celle d’une société en général et ses besoins généraux et particuliers.

 

La question du salaire direct et du salaire indirect et de la part de l’un et de l’autre ne peut être réglée que par un processus, par des « alternatives radicales et graduelles... » (Entre autre des pôles politiques et démocratiques financiers du crédit à l’investissement détournant une part croissante de la circulation du capital vers son profit immédiat) qui transforment l’échange A-M-A’ (Agent, Marchandise, plus d’Argent) en échange de valeurs d’usage en fonction de besoins évalués socialement.

 

Cette évaluation sera soit autoritaire et sans avenir, comme l’a montré le communisme grossier, soit démocratique, avec des erreurs, des corrections et un mouvement permanent que la vente et l’achat de la force de travail ne peut pas assurer puisqu’elle tend à rigidifier (tout en les dissolvant dans son obsolescence) les règles de domination d’une classe sur une autre.

 

En ce sens, l’argent peut être rendu à son rôle d’échange et de répartition démocratique du surproduit du travail dans tous les secteurs d’activité humaine et d’investissement les assurant.

 

La lutte pour l’augmentation des salaires directs et indirects est donc insoluble sans une transformation des rapports sociaux de domination, de classe. Mais à l’intérieur de la lutte pour une autre répartition de la plus value et dans ce processus qu’elle peut créer vers un autre mode de production et d’échange, la mise en valeur du salaire indirect « socialisé », « différé », est un élément de formation de la conscience au socialisme autogestionnaire puis au communisme démocratique, à la mise en commun des efforts humains de production de biens et de conscience.

 

Deux siècles de sous estimation du salaire indirect n’a pas aidé à la lutte pour le salaire direct, mais au contraire a abaissé les deux luttes dans leur unité et a abaissé la conscience des besoins communs, collectifs qui porte en elle le besoin d’une société de justice et de mise en commun des efforts humains de production de biens et de conscience.

 

 

Pierre Assante, 5 avril 2015

 

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Published by Pierre Assante - dans ECONOMIE ET POLITIQUE
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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 06:00

2013 10 01 002-copie-1Sur la classe ouvrière et le salariat,  à la fois exploité et créateur d’alternatives,  et sur la tendance ACTUELLE CONTRADICTOIRE a l’abolition  de toute forme de contrôle du mouvement du capital par lui-même.

 

Le contrôle-régulation que se fixe le capital au niveau des banques, des banques centrales, de la BCE, de la FED, du FMI, des Etats, du G7 héritier de la Trilatérale, etc. n’est pas sans effets à court terme, demande une grande connaissance et expérience des phénomènes économiques, mais ce contrôle-régulation court  derrière l’horizon de la crise qui court de plus en plus vite que lui.

 

De fait, courir derrière les phénomènes économiques « managériaux » même au niveau mondial, n’a aucun sens pour un effet durable en santé, quand on isole l’économie de la réalité globale de la société qui est constituée d’êtres humains qui ne peuvent s’accommoder des manipulations antisociales que le capital leur impose pour se sauver. Le capital ne peut faire jusqu’au bout une critique véritable de l’économie politique qui le condamnerait et c’est aux exploités et aux forces de transformation sociale qui les rassemble de le faire.

 

En réalité, cette régulation n'en est pas une car le capital, de par ses lois-tendances, dans son mouvement doit abolir et tend à abolir, contradictoirement, toute forme de contrôle, de régulation extérieure et intérieure. Ce mouvement de destruction de tout contrôle (contradictoire à l’intérieur de ses besoins de fonctionnement) institué ou naissant lui est d’autant plus nécessaire que sa crise le menace. Sa crise le menace dans son propre mouvement et les contradictions insolubles de son mouvement, et dans les réactions sociales qu’elle induit et qui tendent à s’opposer à son mouvement.

 

Le capitalisme d’Etat à la chinoise, qui aurait pu constituer une transition vers un autre type de production et d’échange semble de même emporté dans le mouvement sur les rails d’une suraccumulation des capitaux irrésistible et incontrôlable.

 

La régulation extérieure et intérieure du mouvement du capital peut être constituée par les organismes d’Etat et par les organismes de la « société civiles », partis, syndicats, la multitude de mouvements plus ou moins importants numériquement et idéologiquement que la société génère.

 

La démocratie restreinte correspondant à la prise de pouvoir révolutionnaire de la bourgeoisie et son histoire développée depuis, ne peut donc qu’être en crise puisque le mouvement du capital s’oppose à sa propre création.

 

La « balkanisation des partis » que dénonce le nouveau secrétaire de la CGT, effective c’est vrai, n’est donc pas une cause comme il semble le penser, mais une conséquence du mouvement du capital, qui, il faut le rappeler est mondialisé et informationnalisé et n’est pas le seul patronat français ou autre, petit ou grand.

 

Le déplacement à la micro-seconde du capital et sa contradiction avec le mouvement réel et lent des échanges "concrets de biens matériels" et des besoins est la nouvelle donne, ce que Frédéric Boccara, Yves Dimicoli et Denis Durand,  rappellent dans « La bataille de classe moderne s’est déplacée… » ou Frédéric Boccara dans ou "des alternatives radicales et graduelles...". Le contrôle de ce mouvement et sa transformation quantitative et qualitative devient donc essentiel pour toute transformation sociale en santé, s’appuyant sur les luttes évidemment, ce en quoi P. Martinez a raison.

 

Une « NEP », nouvelle politique économique à la française et à l’européenne, aurait par rapport au capitalisme d’Etat à la chinoise à travers le détournement d’une partie croissante de la circulation du capital vers les besoins et une meilleure santé des forces productrices, grâce au développement de  pôles politiques, financiers et démocratiques de gestion du crédit, la possibilité d’échapper progressivement au mouvement massif et généralisé du capital. Ce en quoi, l’Europe pourrait constituer un espace pertinent, de coopération avec les pays dits émergeants et constituer avec eux, puis dans le monde un ensemble nouveau dépassant le capitalisme d’Etat.

 

L’inversion des causes et des effets est liée organiquement au mouvement du capital (1) et les tentatives d’opposition au mouvement du capital sont marquées par cette inversion et demeurent donc inefficaces, tant que ne se manifeste pas dans les têtes un début de rétablissement de cette inversion. Cette « remise sur pied » est le rôle d’un « témoin collectif conscient du mouvement inconscient du processus de la société ».

 

La maladie de mouvement du capital, de sa vie et sa survie ne trouve donc pas réponse efficace, pour le moment.

 

Les multiples analyses de la réalité des mouvements du capital, de ses maux, telle celle de l’usage qu’il fait des algorithmes par exemple pour précéder les mouvements des consommateurs dans le marché qui est sa nourriture, la nourriture du capital et de la société intriqués, ne peuvent  être comme les partis, que fortement balkanisées, et les tentatives d’unification, de synthèse pouvant conduire à un rassemblement des idées et des personnes subissent la loi générale de la destruction des régulations.

 

Les perspectives d’autorégulation sociale par le mouvement social n’aboutissent donc, pour l’instant qu’à des formes de « jacquerie moderne » que de plus la complexification et l’intrication de la société capitaliste mondialisée et informationnalisée ne peut supporter sans grand dommage : nous ne sommes plus dans une société rurale, qui avait sa propre complexité économique et idéologique, mais dont la stabilité était beaucoup plus grande.

 

La régulation, la synthétisation, le rassemblement « matériel et moral » en santé de la société, s’il a besoin des analyses et de multiple mouvement partiels, ne peut se faire qu’autour de la question de l’expérience et la connaissance du travail, comme le souligne Yves Schwartz, lequel travail produit et satisfait les besoins humains, et en premier lieu le besoin de développement de la conscience : le travail formateur de l’humanité depuis ses origines : qu’autour d’une démocratie du producteur, du « que, quoi, comment produire » comme l’énonçait E. Berlinguer.

 

Le chômage, la dé-intellectualisation du travail manuel et intellectuel dans le paroxysme de la division organique du travail, son défaut de transmission des savoirs et savoir-faire générationnelle et inter-générationnelle, forment les conséquences de la crise du mouvement du capital, et donc la crise du travail formateur de l’humanité.

 

L’organisation cohérente micro et macro du travail, de l’activité de la personne ne peut être que le seul effet de la volonté de la personne, mais l’effet conjoint de la volonté de la personne dans une volonté collective née de l’activité elle-même. Toute prise de pouvoir la plus généreuse qui soit ne peut que se pourrir et s’éteindre, avec la civilisation qui la porte, si elle ne résout pas la cohérence micro-macro de la production (et de la distribution-consommation-échange), et de la solidarité objective et subjective qu’elle contient.

 

Les dissolutions et éclatements du monde, les « terrorismes » et « contre terrorismes » instrumentalisés, la crise économique et de civilisation, etc. …. ne sont pas les causes de notre maladie sociale, ses douleurs et ses morts et de la mort annoncée mais non fatale, mais les effets du mouvement du capital et de la destruction des régulations institutionnelles et sociales qu’il avait construites dans un mouvement social comprenant le mouvement contradictoire de la classe ouvrière et du salariat à la fois exploité et créateur d’alternatives au mouvement du capital et de sa maladie mortelle (2).

 

Pierre Assante, 4 avril 2015

 

(1Cette inversion cause-effets voilant l’acte humain à lui-même et handicapant sa créativité, son opérationnalité et mettant à mal sa santé dans des processus multiples et divers, certes obligatoirement complexes, difficiles et pas sans accidents micro et macro, est aussi la même inversion état original → résultat,  matière → pensée, marchandise→ argent,  marchandise → argent plus, objet tangible→ objet pensé symbolique, ….dans leur rapport dialectique : processus multiples et divers constituant le processus global passé du rapport valeur d'usage-valeur marchande et les possibles à venir sur la base de la satisfaction des besoins.

 

(2) Evidemment un abaissement général et relatif de développement peut trouver un "rééquilibrage"  local, et des rééquilibrages locaux de la croissance, mais au prix d'un appauvrissement local relatif. Ce n'est en aucun cas un remède durable, mais un palliatif provisoire à la suraccumulation-dévalorisation du capital, et de toute façon cause de souffrances sociales accrues réclamant un développement nouveau .

 

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 13:38

ELUS FdG huma 31.03.15A l'issue du second tour des élections départementales, le Front de gauche comptent 176 conseillers départementaux en métropole, dont 167 PCF et apparentés. Le PCF et le Front de gauche sont donc la 3ème force politique en terme d'élus, derrière l'UMP-l'UDI, le PS, et loin devant le FN.

2 fois sur 3, lorsqu'un binôme FDG était présent au 2ème tour, il l'a emporté, témoignant ainsi de la grande capacité de rassemblement de nos candidats.

 

Le Val-de-Marne que beaucoup de commentateurs de la vie politique annonçaient comme perdu pour la gauche, garde sa majorité et une présidence communiste. C'est une politique de progrès social au service de ses habitants qui est ainsi confirmée dans les urnes.

 

Déclaration de Pierre Laurent Dimanche soir 29.03.15 :

http://www.dailymotion.com/video/x2l1iq1_elections-departementales-2015-declaration-de-pierre-laurent-29-mars-2015_news?start=20

 

Et sur le site Italien Cambiailmondo : http://cambiailmondo.org/2015/03/31/francia-la-terza-forza-politica-in-francia-e-il-front-de-gauche/

 

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 00:00

PERESTROIKA.jpgHISTOIRE : Une rÉforme était entreprise, SANS DOUTE POSSIBLE DANS LA coopERATION ET UN CHOIX DE LA COEXISTENCE PACIFIQUE DANS LE MONDE, MAIS….

 

Une réforme était entreprise. C'est de l'Histoire...

 

Le coup d’Etat ridicule (d’une vieille garde prétentieuse et incapable),

préventif au coup d’Etat réel, international sous l’égide de

l’homme de paille Eltsine, a stoppé cette expérience.

 

Certes l’état de la société soviétique était fort dégradé et il fallait répondre à ses tares historiques soulignées déjà par Lénine à l’époque des débuts, et à sa transformation indispensable.

 

Il faut quand même de pas laisser le dernier mot aux censeurs de pacotille dont la valeur de  jugements est sacrément dévalorisée au moment où la conscience universelle reconnaît que la crise est mondiale, qu’elle est de civilisation, et qu’en dernière instance l’économie est décisive.

 

Le texte ci-dessous (petit extrait) peut nous montrer ce qu’une coopération des nations pouvait tenter de réaliser en matière de guérison de la crise de croissance de l’humanité dans la période de mondialisation informationnalisée de la production et de l’échange.

 

Le communisme de guerre civile et la période stalinienne a évidemment mis à mal le processus socialiste et humaniste originel. Qui veut s’instruire peut connaître les critiques de ce processus par Lénine lui-même.

 

La décentralisation industrielle et sa reconstitution autogestionnaire en Asie soviétique, pendant la « grande guerre patriotique » de 1941-1945, et la victoire de Stalingrad (voir lien plus bas)  qu'elle a permis  contre le nazisme (essentielle, contre le plus gros des divisions hitlériennes dans monde), a montré les ressources de la démocratie, en matière d’efficacité et de motivation.

 

Mais les deux « marche arrière » et retour au centralisme autoritaire et criminel de l’après guerre et « moindrement criminel, si l’on peut dire » de l’après Kroutchev ont accru les retards et destructions de développement de la participation autogestionnaire en Russie et dans « l’empire » selon les termes usités par les tenants du « rien n’est bon dans cette expérience », comme si on devait tenir comme non avenues des décennies de vie de peuples dans un contexte interne et externe de leur choix dans les choix du monde.

 

Attention, ce texte ci-après est lourd (5 Mo). Il est extrait de « Perestroïka », Mikhaïl  Gorbatchev, (interprète du moment…sans plus, comme les autres humains). 1987, Ed. Flammarion.

 

C’est un extrait du chapitre II « La nouvelle politique sociale en action », comprenant les sous-chapitres « Comment la Perestroïka s’est-elle développée dans l’économie », « La réforme économique. La séance plénière di Comité Central du PCUS de juin 1987 », « Une nouvelle conception du centralisme », « l’objectif : des normes technologique mondiales », « Le tissu vivant de la Perestroïka », « Politique sociale de restructuration ».

 

Sans doute cette expérience nous ramène à considérer en quoi consistait son échec, en quoi on peut le rapporter à celui d’aujourd’hui dans le monde, en quoi elle peut être instructive pour d’autres solution d'aujourd’hui, radicalement différentes, dont quelques proposition sont faites dans ce blog.

 

Pierre Assante, 25 mars 2015

 

LIRE

(Ouvrir puis effectuer une rotation du document dans le sens des aiguilles d'une montre)

ici

  http://pierreassante.fr/dossier/PERESTROIKA_5_Mo.pdf

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ET sur la bataille de Stalingrad : http://pierre.assante.over-blog.com/article-fevrier-1941-stalingrad-115666166.html

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 14:28


2015-03-03-006.jpgHISTOIRE, CITATIONS ET QUESTIONS

 

Ces citations sont extraites de « Perestroïka », Mikhaïl  Gorbatchev, 1987, pour répondre à la crise de développement de l’Union Soviétique. Il y a quelque chose d’actuel dans ces mots…

 

« …Au début du mois d’aout….j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec une équipe qui travaillait depuis cinq ans de manière contractuelle sur un projet de technologie agricole intensive. Ils cultivaient des semences de pomme de terre, et l’an passé, cette équipe de cinq personnes a rapporté d’énormes profits à la ferme d’Etat. Il se passe des choses extraordinaires quand les gens prennent la responsabilité de tout ce qu’ils font eux-mêmes. Non seulement les résultats sont différents, mais il arrive que les gens eux-mêmes en soient transformés. Le travail change, ainsi que l’attitude face au travail.

Dans notre société, les individus veulent être partie prenante dans tout ce qui se passe, et c’est une bonne chose. Ils n’aiment pas les situations dans lesquelles on est indifférent à leur opinion, où ils ne sont considérés que pour leur force de travail, où leurs qualités humaines et civiques ne sont pas appréciées. Le contrat collectif et la démocratie qui en est inséparable sont précisément ce qui aide chacun à se sentir son propre maitre, et pleinement citoyen…

 

...Un autre obstacle vient de ce que certains des éléments les plus importants des nouveaux mécanismes de gestion ne sont pas encore prêts et ne pourront pas être mis immédiatement en place. Il nous faudra encore deux ou trois ans  pour élaborer la réforme du calcul des prix et des mécanismes de financement et de crédit, et cinq ou six en pour passer du commerce de gros dans les moyens de production…..

 

…Nous allons donc passer une période de transition extrêmement compliquée, pendant que vont cohabiter les anciens et les nouveaux mécanismes de gestion….

 

…Chaque fois que je rencontre des gens qui travaillent dans l’industrie ou même dans les ministères, je leur dis « Ne reculez jamais. Expérimentez, essayez. Le peuple manifeste une telle sagesse et un tel sens des responsabilités que vous pouvez et devez agir audacieusement, avec confiance. Bon, supposons que nous fassions des erreurs. Et alors ? On pourra les rectifier ; c’est toujours mieux que de rester les bras croisés ! »

 

Ces citations sont extraites de « Perestroïka », Mikhaïl  Gorbatchev, 1987, pour répondre à la crise de développement de l’Union Soviétique. Il y a quelque chose d’actuel dans ces mots…

 

N’y a-t-il pas ce même type d’appel à transformer le mode de production et d’échange actuel devenu mondialisé, informationnalisé, globalisé ?

 

Et la crise du « socialisme réel » ne ressemblait-elle pas à un moment de la crise de la société du capitalisme mondialisé qui est la notre et de l’extinction actuelle de l’impulsion qui fut celle de la société bourgeoise et des révolutions débutées au XVIII° siècle et en fin de course dynamique ?

 

Les questions de la Perestroïka et celle de l’aspiration à une démocratie de l’homme producteur, du « Que, quoi, comment produire » les biens nécessaires à la vie humaine n’ont-elles rien en commun ?

 

Pierre Assante, 25 mars 2015

 

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