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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 08:01

Article remis en ligne le 17 juillet 2018

Le texte ci-dessous est une contribution faite pour le 34ème congrès du PCF de décembre 2008,

il y a donc près de 10 ans...

La crise de la répartition, c'est la crise de la production et de son mode,

CRISE DE LA PRODUCTION ! ET RIEN D'AUTRE.

Pierre Assante. Le 10 décembre 2008.

 

 

__LA PENSEE MARX. 2017. Cliquer sur l'image__

L'apparence des choses est trompeuse.

Et nous sommes trompés par nos sens.

Pour deux raisons.

Une raison naturelle : les conséquences, dans le mouvement qui se présente à notre observation, sont plus évidentes que les causes.

Les causes sont « lointaines », ce sont les conséquences qui sont immédiatement apparentes à notre vue, à nos sens, à nos sentiments ;

Une raison sociale : résoudre nos besoins quotidiens passe par l'échange. Cet échange est déterminé par la marchandise. Et la marchandise par l'argent.

La substitution du besoin et du désir par la quantité de valeur inverse les rapports sociaux et l'inversion des rapports sociaux entraîne l'inversion de la représentation que nous nous faisons de la réalité.

Pour le militant, c'est à dire celui qui recherche les solutions à la question sociale, cela fait des partis une pépinière de petits Proudhon et de petits Lassalle, non de synthèse mais « d'erreur composée ».

Un exemple « mécaniste », une métaphore, pour donner une idée de l'inversion des causes et des effets : un moteur est « mort ». Il est usé.

La cause est l'USURE. NON ! La cause est le mouvement de chaque instant qui a entraîné l'usure. L'usure qui est une réalité apparaît comme une cause alors qu'elle est un effet, une conséquence du mouvement. C'est dans le mouvement, son observation, son étude, que l'on peut dominer la question de l'usure et à quel moment on peut encore « réparer » et à quel moment « remplacer ».

Mais une société ne se répare ni se remplace comme un moteur. Elle est une construction continue parce qu'elle est une « construction BIOLOGIQUE » et une « construction pensante ». C'est-à-dire que l'humain s'auto-crée et s'auto-transforme.

La crise n'est pas « financière ». C'est une crise de la PRODUCTION. Nous inversons causes et effets en croyant le contraire. Les « lois d'usure du capital » sont contenues dans « Le Capital » de Marx qui a pu observer dans des conditions meilleures que nous ces lois. Conditions meilleures pour plusieurs raisons : proximité de leur formation, « virginité » de l'observation. « L'état de besoin » des théoriciens dominants les rend soumis au capital. Ils sont de plus au même titre que chaque humain soumis à cette « inversion des sens ».

La représentation de la société à partir du mouvement de consommation coupé de la production est significative. Cette inversion s'étend à tous les domaines. La représentation des institutions prend le pas sur celui de la production. Dans les esprits, ce n'est plus la production qui détermine les institutions mais le contraire. Tout est imaginé comme si toutes les activités humaines étaient indépendantes de la production, comme si elles étaient des fonctions indépendantes de la fonction générale de production. Comme si production de symbole était indépendante de production dite « matérielle », comme si la production de symboles n'était pas une fonction de la fonction générale de production. Et le dogmatisme de la production qui a marqué le mouvement ouvrier n'est que le reflet inversé de cette même dichotomie.

La « métamorphose » du parti, sa « mutation » est du même ordre. Elle tente de répondre au dogmatisme par un retour à l'inversion commune, dominante.

Je ne vais pas ré-écrire ici « l'introduction à la critique de l'économie politique » de 1857 et encore moins « Le Capital ». Je veux simplement décrire l'état de confusion du mouvement du salariat, du mouvement des producteurs stricto sensu et du mouvement populaire en général. Tout peut naître de cet état de confusion. Mais cet état de confusion n'est pas sans danger évidemment, d'autant plus que les moyens d'auto-destruction de l'humanité sont devenus terrifiants tant sur le plan de l'organisation sociale que sur ses capacités de destruction physique.

Evidemment, il y a un rapport dialectique entre toutes les fonctions de la société, toutes les activités. Mais la reproduction élargie de l'humanité ne peut se faire que par la fonction globale de production , la production dite « matérielle » étant à la fois « au centre » et « à la périphérie » , le « témoin » et le « moteur » . La « fonction symbolique » est dans la « fonction de production d'objets ».

La hiérarchie entre « le symbolique » et le « matériel » est une fonction elle-même. Elle découle de la division sociale du travail elle-même sous-tendue par l'accumulation privée des richesses, par la propriété privée des moyens de production.

Le mode de production et d'échange est un mouvement. Il est l'existence même de la société humaine. Il ne peut subir ni de métamorphose ni de mutation génétique. Pas plus que les éléments qui le composent, partis compris.

Chaque élément est en rapport dialectique avec les autres, chaque « fonction » avec les autres, entre elles, et toutes avec la « fonction » globale. Cette présentation des fonctions elles-mêmes est une abstraction nécessaire à la pédagogie mais en tant qu'abstraction, une simple vue de l'esprit ne représentant pas une réalité autre que cette représentation. Elle est utile et fait partie de la « production symbolique » indispensable à la « production matérielle ».

Il y a quelque chose non d'inhumain (l'inhumain étant dans l'humain) mais d'indécent chez les nantis de la production symbolique.

Résoudre la question de la répartition des richesses, c'est d'abord résoudre la crise de la production. J'ai tenté d'expliquer, avec et après d'autres, en quoi consiste cette crise dans « Métamorphose du travail ». Il y a dans le « cri » lancé sur la répartition des richesses, l'ignorance de la création des richesses, des lois qui de moteur du développement des forces productives ont fait du capitalisme un frein au développement des forces productives , tant en quantité qu'en qualité .

La confusion entretenue soit dans la sous-estimation de la classe ouvrière dans le salariat soit dans sa sur-estimation est du même ordre. Il n'y a pas uniformité dans le salariat, pas plus que dans toute chose, et toute chose de la vie humaine. Il y a une fonction globale et des fonctions sans existence indépendante. Toutes dépendent l'une de l'autre, sont l'une dans l'autre. Mais une chose est tangible si on veut bien la toucher, c'est le rôle de la marchandise en tant qu'objet fabriqué, en tant que valeur d'échange marchande en système capitaliste.

Contourner cette réalité, c'est s'allier objectivement au capital, renoncer au mouvement qui abolit l'état actuel des choses du système capitaliste. C'est reconstituer sans cesse le programme de Gotha qui a paralysé le mouvement du prolétariat, même si le prolétariat a trouvé des chemins indépendamment de ce programme. C'est être des Lassalle et des Proudhon, faire des erreurs composées impuissantes et non des synthèses opérationnelles.

Libérer le travail. Rendre une cohérence à l'activité de la personne en la libérant non des nécessités mais des contraintes sociales de classe par une cohérence globale de l'activité humaine, dans sa multiplicité et sa diversité -diversité multiple-. Abolir le salariat et la domination sexiste, les divisions sociales du travail. Abolir la mesure quantitative de l'échange au profit du besoin. Repérer les « finalités en mouvement ». Humaniser la nature, naturaliser l'humain. Libérer le mouvement de prise de conscience de la nature sur elle-même qu'est l'humanité.

Les droits de l'homme, ce n'est pas seulement le type de rapports qu’on a avec les autres ou que l’on aimerait que les autres aient avec soi. Les droits de l'homme c'est la capacité d'agir librement ensemble, de contribuer librement à l'activité humaine. Avoir ce droit c'est avoir tous les autres, droit un et indivisible. Idéal démocratique d'une révolution bourgeoise qui s'est brisé sur la propriété en niant l'usage. L'usage élargi à la richesse pour tous. Le mouvement ouvrier a élargi relativement cette possibilité en rétablissant partiellement des droits indépendamment des inégalités naturelles comme la maladie, avec la sécurité sociale, par exemple.

Dans d'autres domaines aussi. Mais aucune de ces avancées n'est allée jusqu'à la démocratie du travail, celle qui rejette la domination du « que produire et comment produire », domination liée à la propriété privée et au salariat.

La démocratie est liée non seulement aux institutions, mais au travail et à la production, et le mode de production détermine le type d'institution. Si le domaine d'activité est privé, aux mains d'intérêts privés, la démocratie ne peut être que tronquée, limitée, sujette à reculs à tout instant. Dans chaque recul il y a aggravation de la crise de la production.

La démocratie est née de la Cité, la mondialisation méditerranéenne, l'artisanat. L'artisanat est une forme supérieure d'alliance du cerveau et de la main. Le mode de production athénien antique a porté une classe marchande dominante avec des alliés historiques. La révolution française de même. Dans les deux, les travailleurs des techniques artisanales jouent un rôle-clef. Dans les deux le lien entre le travail, la démocratie, les techniques de production est évident. Dans la révolution française, la fédération nationale des cités va donner à la prise de pouvoir révolutionnaire un marché national.

Le rôle des techniques informationnelles, qui n'élimine pas les autres mais les domine, la dissolution relative des marchés nationaux au profit d'une féodalité industrialo-financière mondialisée, la transformation du salariat qui en découle, doivent donner des formes nouvelles aux droits de l'homme, les rapprochant de droits véritablement universels, celui de la démocratie de la production, le communisme qui ne sera toutefois qu'une finitude en mouvement illimité.

Une réflexion pour une nouvelle organisation du travail, une cohérence entre la personne et l'activité globale de production, et l'activité globale de production doit passer par une réflexion sur l'artisanat. Il ne s'agit pas de nier l'industrialisation et sa forme informatisée mais de lui donner une qualité nouvelle dans ce rapport entre l'homme et la nature, l'artisanat étant un « modèle » instructif.

Pierre Assante. Le 10 décembre 2008.

 

Ce texte est une contribution faite pour le 34ème congrès du PCF des 11 au 14 décembre 2008.

Le 38ème congrès aura lieu les 24, 25 et 26 novembre 2018.

10 ans les sépareront et les transformations du monde que je tente de décrire dans "La pensée Marx", 2017, devront marquer les nouvelles orientations, décisions et actions, se retourner sur le chemin parcouru ou pas afin d'envisager comment aller vers avenir de progrès.

Une des propositions de base commune du 38ème congrès, celle que je soutiens, avec, à ce jour 17.07.2018, plus de 1200 communistes sur ce lien : 

« Manifeste pour un Parti Communiste du XXIème siècle ».

http://manifestecommuniste2018.fr/

Liste nominative des soutiens au 16/7/2018 par ordre alphabétique : 

https://pierreassante.fr/dossier/Pour_un_manifeste_soutiens_au_16_juillet.pdf


 

________________________________Voir aussi ____________________________________

MANIFESTE POUR UN PARTI COMMUNISTE DU XXIème SIECLE

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/07/en-direct-sur-le-site-pour-un-manifeste-du-parti-communiste-du-21eme-siecle-avec-les-dernieres-nouvelles.html

_____________________________________________

 

QUELQUES RECUEILS ET LIENS :

 * Version AUGMENTEE de « PHILO », Le corps, Choix de 11 articles philosophiques  extraits du blog avec dates : ici

http://pierreassante.fr/dossier/LE_CORPS_Receuil_Copie_AUGMENTEE.pdf

*JOURNAL juillet-août 2017  : ici

http://pierreassante.fr/dossier/JOURNAL_juillet_aout_2017.pdf

*Site de la Revue Economie et Politique : http://www.economie-politique.org/

*Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

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20 juillet 2018 5 20 /07 /juillet /2018 07:34

Samedi 1 septembre 2018

Marc Jolivet, Jean-Philippe Dambreville

& l'Orchestre du Conservatoire d'Aix en Provence

interprètent

"Comic Symphonic"

 

de Marc Jolivet, avec la participation exceptionnelle de la cantatrice Pauline Courtin.

 

Quand l’humour et la musique font leur spectacle... Marc Jolivet et le chef d’orchestre Jean-Philippe Dambreville prennent leur talent à quatre mains pour ce spectacle d'un genre nouveau : une véritable symphonie en rire majeur !

Marc Jolivet monte sur scène et joue… le chef d'orchestre ! Sketches et musiques en parfaite harmonie se répondent l'un à l'autre. Un dialogue parfaitement ciselé entre les interventions de l’humoriste et une pléiade de styles de musique.

La musique tient une place majeure dans le spectacle, elle est le personnage secondaire, celui sans qui le spectacle n'aurait pas de raison d'être. A l'instar des comédies de Chaplin, la musique joue un rôle essentiel dans le processus comique de l'action. Pas moins de 30 musiciens, issus de l'orchestre du conservatoire d’Aix en Provence, jouent sur scène, avec l’aimable participation de la soprano Aixoise Pauline Courtin.

Du classique à la variété en passant par les musiques de films, de la verve à l'émotion, de la fougue à la dérision, une création originale où l'humour et la musique sont à l'honneur pour nous livrer une vision insolente et incisive de notre société.

 

Ce spectacle a été donné déjà à plusieurs reprises en différents lieux.

Pour celui-ci du 1° septembree 2018 : "Les Soirées de Saint-Marc", Association loi 1901.

Place de la mairie, 13100 Saint-Marc Jaumegarde.

Tel : 06 51 28 41 54. mail : info@lesamisdesaintmarc.fr

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(2) « Manifeste pour un Parti Communiste du XXIème siècle ».

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16 juillet 2018 1 16 /07 /juillet /2018 07:47

 

Article publié une première fois le Premier Février 2018.

 

Ne pas douter de la montée des protestations et leur donner une issue dans les propositions de solutions à la crise économique.

 

Je crois qu’il est de plus en plus difficile de mettre en doute une montée de la protestation contre les effets d’une politique ultra libérale mise en œuvre par le gouvernement Macron.

Cette politique ultralibérale est accélérée par la révolution scientifique et technique, son application par le capital dans l'organisation du travail.

La révolution scientifique et technique est  utilisée  dans le sens des intérêts des grands groupes capitalistes multinationaux devenus plus puissants que les Etats, mais elle pourrait être utilisée dans le sens du progrès humain.

La protestation se porte de plus en plus contre un gouvernement qui  représente ces grands groupes capitalistes et  promeut  l’ultralibéralisme, la privatisation totale des activités humaines, production et services, à leur profit.

Il y a de très fortes probabilités que cette montée de la protestation se généralise dans les mois et l’année qui vient.

La question de fond n’est pas la capacité que s’exprime un mécontentement, même si bien sûr il faille aider à s’exprimer ce mécontentement.

La question de fond est comment donner une issue à la protestation, comment promouvoir des solutions à la crise de société.

La crise économique est au cœur de la crise de la société. C’est pourquoi porter des solutions à la crise économique est la tâche du présent du mouvement politique et social.

Et c’est en premier lieu la tâche d’une organisation de transformation sociale en santé qu’est  et que doit être le Parti Communiste.

C ‘est la raison du rappel de ces solutions dans les liens ci-dessous auquel j’ajoute un court texte d’Yves Schwartz paru dans l’Humanité résumant les réserves d’alternatives issues du travail et de la création qu’il contient.

Pierre Assante, 1er février 2018

 

*Boccara, Dimicoli, Durand, Mills, DOCUMENTS DES JOURNEES ECONOMIE ET POLITIQUE des 19-20-21 janvier 2018 :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/documents-des-journees-economie-et-politique-des-19-20-21-janvier-2018.html

 

SCHEMA : Objectifs sociaux-moyens financiers-pouvoirs :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/journees-economie-et-politique-19-20-21-janvier-2018-schema-1.les-objectifs-sociaux-les-moyens-financiers-et-les-pouvoirs.html

 

COMMENTAIRE PARTIEL ET PERSONNEL DES JOURNEES ECONOMIE ET POLITIQUE

des 19-20-21 janvier 2018 à Colonel Fabien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/commentaire-tres-partiel-et-trop-personnel-des-journees-economie-et-politique-des-19-20-21-janvier-2018-a-colonel-fabien.html

 

* Yves SCHWARTZ, « l’activité humaine génère des réserves d’alternative »:

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/10/l-activite-humaine-genere-des-reserves-d-alternatives-par-yves-schwartz-philosophe-du-travail.html

 

*Site de la Revue Economie et Politique : http://www.economie-politique.org/

 

 

________________________________Voir aussi ____________________________________

(2) « Manifeste pour un Parti Communiste du XXIème siècle ».

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16 juillet 2018 1 16 /07 /juillet /2018 07:27

 

ECONOMIE ET FOOT

Echange anonymé 

avec un camarade élu.

 

Réponse à D.,

Non non tu as très bien fait.

Il faut sans cesse rappeler ces choses pour faire avancer l'idée du contenu de la crise économique et sociale et la recherche des solutions à la suraccumulation du capital, dans un autre système de développement.

Simplement il vaut mieux dire que le taux de plus-value est moindre et que cela aiguise les contradictions du système, la guerre économique entre groupes capitalistes mondiaux et réduit de plus en plus les capacités du système à répondre aux besoins humain. 

Mais je comprends ce que veut dire de ta part "la plus-value est moindre"; je fais moi-même souvent cette abréviation pour ne pas développer indéfiniment. Tu as raison de même sur les conséquences de cette réduction de la plus-value sur le rôle d'épuisement de la social-démocratie.

Ce matin et toute la semaine, nous aurons l'exaltation de nos sympathiques gladiateurs qui il est vrai ont offert un spectacle et fortifié un sentiment d'appartenance pacifique et positif.

Viendra le moment où il faudra passer de l'instant de victoire sportive à l'instant de victoire sociale.

Mais ne soyons surtout pas pisse-vinaigre, positivons les joies simples du moment.

Et je crois aussi que les rounds de tentative de "redistribution générale de la domination" Trump-Capital US dans le monde sont à observer attentivement.

Les difficultés des cheminots, et autres luttes ouvrières, ne doivent pas nous désespérer et surtout pas les désespérer dans ce moment de polarisation médiatique (1).

Amitiés

Pierrot, 16.07.2018.

(1) http://pierre.assante.over-blog.com/2018/02/ne-pas-douter-de-la-montee-des-protestations-et-leur-donner-une-issue-dans-les-propositions-de-solutions-a-la-crise-economique.html

 

À Pierre,

Dans le dernier billet  (…) j'ai repris un extrait du capital diffusé dans l'Huma pour le 200ème anniversaire de la naissance de Marx. A savoir :

" Les capitalistes accumulent sans cesse des machines et des moyens de production pour réduire le coût du travail, en viennent à dégager relativement insuffisamment de plus-value source de profit .Son taux étant le régulateur a tendance à baisser, d’où les crises".

Ils ont arrêté là mon billet.

La suite voulait faire ressortir que aujourd'hui avec une haute composition organique du capital, la plus-value était moindre et qu'il n'y avait plus de place pour la social-démocratie, d’où sa reconversion vers le social-libéralisme.

Pendant la période de la révolution industrielle du 20eme siècle ou il y avait encore beaucoup de personnel dans les usines, le capital a pu digérer les conquêtes sociales et la social-démocratie a pu y faire sa place.

Aujourd'hui c'est terminé.

Nous sommes à la croisée des chemins .La visée doit être le dépassement du capitalisme dans des luttes immédiates sur un contenu de classe, l’évolution révolutionnaire.

Cette 2eme partie, ils ne l'ont pas diffusée. Peut être ai-je écrit une bêtise.

Bonne journée.

D. 16.07.2018.

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(2) « Manifeste pour un Parti Communiste du XXIème siècle ».

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15 juillet 2018 7 15 /07 /juillet /2018 06:15

 

MOINS MAIS MIEUX.

3 ARTICLES :

.Plus le processus social inconscient gagne en rapidité, en puissance…

.L’activité c’est le corps.

.MOINS MAIS MIEUX.

SUR CE LIEN : ici

https://pierreassante.fr/dossier/MOINS_MAIS_MIEUX_2.pdf

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13 juillet 2018 5 13 /07 /juillet /2018 08:00

L’activité c’est le corps.

Le développement des forces productives c’est l’activité globale de la société humaine, dans ses parties diverses et multiples en interactions.

 

 

L’activité c’est le corps.

Le développement des forces productives c’est l’activité globale de la société humaine, dans ses parties diverses et multiples en interactions.

Production matérielle et production mentale sont des fonctions humaines non séparables qui agissent en unité, dans un seul mouvement et dans les forces contradictoires et opposées qui constituent le mouvement.

Il n’y a pas de mouvement, de complexification du mouvement social et des corps-soi dont il est constitué, et de complexification progressiste, c’est çà dire en santé, en développement viable et vivable, sans crises de croissance et sans résolution en spirale des crises de croissance, c’est-à-dire sans résolution de la contradiction des forces contraires dans leur unité, dans une transformation en qualité nouvelle du mouvement.

Les forces productives ce n’est pas d’un côté les moyens matériels de production et d’un autre les moyens mentaux que sont les sciences, les savoir-faire, les cultures populaires et savantes, les capacités d’organisation sociale, mais l’ensemble de ces éléments et fonctions qu’on sépare mentalement pour en comprendre  la constitution, mais qui sont des, un, mouvement(s)  non en union mais en unité.

Un objet produit contient toute l’évolution humaine qui a mené à la capacité de le produire. Un objet produit contient toutes les techniques, les savoirs, les activités humaines de toutes sortes qui l’ont permis en tant qu’existant. Et son usage est la continuation de cet existant, progressif ou régressif, de la globalité de l’existant dans la globalité de l’activité humaine dans ses multiples et différentes composantes et leurs interactions.

M’asseoir sur cette chaise constitue une solidarité objective entre moi et la personne, les personnes qui l’ont produite. La solidarité subjective, la conscience de cette solidarité objective constitue une part du mouvement conscient du processus social inconscient dans son développement, ses progrès et ses régressions, ses accidents et ses états non d’équilibre mais de tendance à l'équilibre qui font le mouvement en santé.

Un organe humain fonctionne en unité conflictuelle du corps avec lui-même, une société fonctionne en unité conflictuelle avec elle-même et avec la nature, et corps et société de même, dans les limites viables de leurs forces contradictoires et dans la résolution en spirale des forces contradictoires, les deux, corps-soi et société humaine sont des mouvements de la nature unifiés et unificateurs du mouvement de complexification en spirale de la nature, qui connaissent des accidents , des morts, mais font partie de ce mouvement général, « Chant général » de Pablo Neruda. Et champ général des champs de l’activité humaine dans la nature dont elle tire les ressources et les transforme en développement en spirale. Il n’y a pas seulement métaphore et poésie dans ces dernières phrases, il y a reconnaissance de l’humanité en tant que conscience en développement de la nature sur elle-même, au sens de Marx dans des manuscrits de 1844, un an après son mariage avec Jenny, en pendant son séjour à Paris et ses extraordinaires rencontres amicales et sociales.

Le communisme c’est la résolution des forces contradictoires que sont le capital et les travail, l’achat et la vente de la force de travail pour pouvoir produire les biens nécessaires à la vie humaine. Prendre le pouvoir sur l’argent, au sens développé par la commission économique du PCF et par le « Manifeste pour un Parti Communiste du XXIème siècle », c’est le processus qui même de la production dans l’échange A-M-A’ à la production en fonction de besoins humains

 

Pierre Assante, 13 juillet 2018

 

Post Scriptum.  Et l'homme nouveau ? La réponse est dans le rapport entre le processus social et l'épigénétique et sa plasticité relative, comme celle du cerveau,  qui concerne le corps, le corps-soi dans sa totalité, ses acquis et développements possibles, techniques, scientifiques, moraux, éthiques et esthétiques, en mouvement de dénormalisation-renormalisation.  L'homme est toujours nouveau, mais sur quels choix personnels et collectifs et sur quel sens de l'histoire intervenir dans le processus social ? C'est tout le sens de la vie humaine.

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 « Manifeste pour un Parti Communiste du XXIème siècle ».

http://manifestecommuniste2018.fr/

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12 juillet 2018 4 12 /07 /juillet /2018 08:29

Plus le processus social inconscient gagne en rapidité, en puissance…

(Article en construction)

 

Plus le processus social inconscient gagne en rapidité, en puissance, ce qui est le cas dans la révolution scientifique et technique menée par le capitalisme mondialisé, numérisé, financiarisé, plus le besoin de repères et d’inventions combinés pour la conduite des affaires humaines se fait sentir.

Que le besoin de repères se fasse sentir ne veut pas dire que le besoin se réalise.

Pour que le besoin se réalise il est nécessaire que se forme un projet sur la qualité à donner au processus, c’est-à-dire que la conscience du processus soit suffisante pour qu’elle intervienne sur les choix de développement en qualité du processus et c’est là que repères et inventions vont de pair.

 

Dans les années 1960, les intellectuels communistes (Exemple l’étude des civilisations de J.J. Goblot et sa juste négation des analyses staliniennes sur les civilisations) ont procédé à un immense effort de compréhension sur les civilisations humaines, la civilisation humaine. Cet effort soutenu par la direction du PCF et en particulier par Waldeck Rochet, a été détourné dans les années suivantes au profit des objectifs immédiats et des dérives que cette concentration aveugle sur les objectifs immédiat a produites. Il en est de même des recherches et inventions économiques menées contre vents et marées par le petit groupe des économiste communistes considéré par leur parti plus comme un faire valoir que comme un outil humain de transformation sociale en santé.

 

La dérive essentielle étant l’abandon relatif mais certain, manifeste dans les années 1980-90, de la recherche et l'innovation théorique,  politique et économique (Exemple les travaux menés par Paul Boccara) ne disposant plus que d’un soutien limité, ou de travaux individuels et-ou extérieurs au parti (Exemple les travaux menés par Yves Schwartz sur les situations de travail) ce qui a accentué la coupure entre le PCF et les intellectuels, ingénieurs, cadres… dont la vie matérielle a été de plus en plus soumise, individuellement et collectivement aux impératifs financiers du capital.

 

Cette coupure s’est répercuté sur les ouvriers et les techniciens au cœur de la production et sur le parti devant être leur « interprète conscient », en aller-retour dialectique, mon cher Watson….  

 

L’abandon du marxisme dans les statuts du PCF, ayant pour but l’élargissement de ses bases n’a conduit qu’à un praticisme déboussolé. Celui du concept de dictature du prolétariat, abandon répondant à juste titre à l’erreur criminelle d’un régime policier perpétué après la grande révolution d’Octobre russe, après la guerre civile russe, après le communisme de guerre et après l’abandon de la NEP, n’a rien réglé sur le plan de la démocratie, mais a répandu l’illusion d’une transformation sociale sans lutte de classe.

 

A l’heure où la crise du capitalisme, dont Marx avait commencé à décrire le développement, se généralise, se mondialise radicalement, se développe monstrueusement et catastrophiquement, les abandons théoriques et l’état délabré de conscience des besoins de transformation qualitative de la société,  se font cruellement sentir. Pour le moment la réponse politique aux besoins de formation théorique (sinon dans une formation parcellisée et sans synthèse globale) tarde dramatiquement à se manifester

 

La réaction à cet état de délabrement donne la mesure des efforts de l’humanité à accomplir pour dépasser en santé une maladie de crise de croissance d’une ampleur historiquement inconnue. Dépasser une crise de croissance ne veut pas dire arrêter la croissance, comme arrêter celle d’un enfant qui doit grandir, mais donner qualité et santé au processus de cette croissance.

 

Cela veut dire que la réponse à l’urgence ne doit pas être de perpétuer les abandons et les régressions théoriques, mais de mettre au cœur des actes pour une transformation sociale progressiste à accomplir, celui de la formation théorique du mouvement social et du parti qui s’en réclame.

 

Pierre Assante, jeudi 12 juillet 2018

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 « Manifeste pour un Parti Communiste du XXIème siècle ».

http://manifestecommuniste2018.fr/

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11 juillet 2018 3 11 /07 /juillet /2018 11:21

Publié une première fois le 10/07/18 12:39

 

Une lettre de Nicolas MARCHAND ci-dessous.

et le texte  

"MANIFESTE POUR UN PARTI COMMUNISTE DU XXIème SIECLE"

 

déposé le 6 juillet 2018 sur ce lien :

http://manifestecommuniste2018.fr/Soutenez-le-manifeste

 

Bonjour,

Quelques infos sur la proposition de base commune de discussion "Pour un 
manifeste du parti communiste du XXIe siècle".

Tout d'abord le texte a été amélioré et enrichi grâce à de nombreuses 
propositions depuis la diffusion de sa première version, même si, du 
fait de délais très court, toutes n'ont pu être prises en compte. Je 
vous adresse ci-joint le texte qui a été déposé et validé vendredi 6 
juillet. Il est aussi en ligne sur le site 
http://manifestecommuniste2018.fr/ .

Concernant les signatures, près de 1500 ont été reçues sur le site et 
par d'autres canaux, en seulement quelques jours. Il n'a pas été 
possible d'obtenir que toutes figurent dans le document qui sera adressé 
aux adhérents, ni même la totalité des camarades ayant adressé leurs 
attestations - plus de 800 - le nombre accepté étant strictement limité 
à 300. En conséquence, de nombreux camarades ne figurent pas sur cette 
liste. Mais une liste complète, qui ne cesse de s'élargir, va être 
établie par les initiateurs du texte et diffusée.

Elle comprend des militantes et militants de la quasi-totalité des 
départements (peut-être tous, je n'ai pas encore pu vérifier), de tous 
âges et de toutes responsabilités. Beaucoup de syndicalistes. Des jeunes 
et des étudiants communistes. Des intellectuels. 46 membres du CN et/ou 
secrétaires fédéraux, et beaucoup de membres de directions 
départementales et de section. Des élu.e.s, maires, conseillers 
départementaux et 5 parlementaires (Alain Bruneel, André Chassaigne, 
Jean-Paul Dufrègne, députés, Cathy Apourceau-Poly sénatrice et Eric 
Bocquet, sénateur).

Un rassemblement très large est en cours, avec une diversité qui se 
confirme et s'élargit, et un ciment: la volonté d'un Congrès de 
réorientation pour sortir de l'effacement et relancer le Parti 
communiste.  A la différence du texte issu du CN qui a divisé, le texte 
"Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" ouvre la voie, 
s'il devient notre base commune, d'une unité nouvelle et large des 
communistes au Congrès.

Fraternellement,

Nicolas Marchand. 
10/07/18 12:39

 

 http://pierre.assante.over-blog.com/2018/07/en-direct-sur-le-site-pour-un-manifeste-du-parti-communiste-du-21eme-siecle-avec-les-dernieres-nouvelles.html

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11 juillet 2018 3 11 /07 /juillet /2018 11:12

Un article du journal italien

 "IL  MANIFESTO" :

L’Otan expansible et toujours plus coûteuse s’élargit sur l’Europe
 
Manlio Dinucci
 
Les 11 et 12 juillet à Bruxelles se tient le Sommet Otan au niveau de chefs d’état et de gouvernement des 29 pays membres, au premier rang desquels le président étasunien Donald Trump qui il y a quelques jours seulement a demandé aux alliés d’augmenter la défense atlantique sinon “il perd patience”. Le sommet confirme au plus haut niveau la montée en puissance de la structure de commandement principalement en fonction anti-Russie. Vont être constitués un nouveau Commandement conjoint pour l’Atlantique, à Norfolk aux USA, contre “les sous-marins russes qui menacent les lignes de communication maritime entre États-Unis et Europe”, et un nouveau Commandement logistique, à Ulm en Allemagne, comme “dissuasion” contre la Russie, avec la mission de “déplacer plus rapidement les troupes à travers l’Europe dans n’importe quel conflit”.
 
D’ici 2020 l’Otan disposera en Europe de 30 bataillons mécanisés, 30 escadrilles aériennes et 30 navires de combat, déployables en 30 jours ou moins contre la Russie. Le président Trump aura ainsi en main des cartes plus fortes au Sommet bilatéral qu’il tiendra, le 16 juillet à Helsinki, avec le président russe Poutine. De ce que le président étasunien établira à la table des négociations dépendra fondamentalement la situation de l’Europe.
 
L’Otan -qui s’est constituée en 1949, six ans avant le Pacte de Varsovie, formellement sur la base du principe établi à l’Article 5- a été transformée en alliance qui, sur la base du “nouveau concept stratégique”, engage les pays membres à “mener des opérations de riposte aux crises non prévues à l’Art. 5, en-dehors du territoire de l’Alliance”. Sur la base du nouveau concept géostratégique, l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord s’est étendue jusque sur les montagnes afghanes, où l’Otan est en guerre depuis 15 ans.
 
Ce qui n’a pas changé, dans la mutation de l’Otan, est la hiérarchie à l’intérieur de l’Alliance. C’est toujours le Président des États-Unis qui nomme le Commandant Suprême Allié en Europe, qui est toujours un général étasunien, tandis que les alliés se limitent à ratifier le choix. Même chose pour les autres commandements clé. La suprématie USA s’est renforcée avec l’élargissement de l’Otan, car les pays de l’Est sont plus liés à Washington qu’à Bruxelles.

Le Traité de Maastricht même, en 1992, établit la subordination de l’Union européenne à l’Otan, dont font partie 22 des 28 pays de l’Ue (avec la Grande-Bretagne en sortie de l’Union). Il stipule, à l’article 42, que “l’Union respecte les obligations de certains États membres, lesquels retiennent que leur défense commune se réalise à travers l’Otan, dans le cadre du Traité de l’Atlantique Nord”. Et le protocole n° 10 sur la coopération instituée par l’art. 42 souligne que l’Otan “reste le fondement de la défense” de l’Union européenne. 
  La Déclaration conjointe sur la coopération Otan-Ue, signée hier à Bruxelles à la veille du Sommet, confirme cette subordination : “L’Otan continuera à jouer son rôle unique et essentiel de pierre angulaire de la défense collective pour tous les alliés, et les efforts de l’Ue renforceront aussi l’Otan”. La Pesco et le Fonds européen pour la Défense, a souligné le secrétaire général Stoltenberg, “sont complémentaires, non pas alternatifs à l’Otan”. La “mobilité militaire” est au centre de la coopération Otan-Ue, garantie par la Déclaration conjointe. Importante aussi la “coopération maritime Otan-Ue en Méditerranée pour combattre le trafic de migrants et alléger ainsi les souffrances humaines”. 
 
Le rayon d’expansion de l’Otan va bien au-delà de l’Europe. Celle-ci a une série de partenaires, reliés à l’Alliance par divers programmes de coopération militaire. Parmi les vingt qui entrent dans le Partenariat euro-atlantique, figurent Autriche, Finlande et Suède. Le partenariat méditerranéen comprend Israël et la Jordanie, qui ont des missions officielles permanentes au quartier général Otan à Bruxelles, l’Egypte, la Tunisie, l’Algérie, le Maroc et  la Mauritanie. Celui du Golfe comprend le Koweit, le Qatar et les Émirats, avec des missions permanentes à Bruxelles, plus le Bahrein. L’Otan a en outre neuf “Partenaires mondiaux” en Asie, Océanie et Amérique Latine -Irak, Afghanistan, Pakistan, Mongolie, Corée du Sud, Japon, Australie, Nouvelle-Zélande et Colombie- dont certains “contribuent activement aux opérations militaires Otan”.
 
Sous la pression des USA, les alliés européens et le Canada ont augmenté leur dépense militaire de 87 milliards de dollars depuis 2014. Malgré cela, le président Trump frappera du poing sur la table du Sommet, en accusant les alliés parce que, tous ensemble, ils dépensent moins que les États-Unis. “Tous les alliés sont en train d’augmenter leur dépense militaire”, assure le secrétaire général de l’Otan Stoltenberg.
 
Les pays qui consacrent à la dépense militaire au moins 2% de leur PIB passent de 3 en 2014 à 8 en 2018. On prévoit ainsi que d’aujourd’hui à 2024 les alliés européens et le Canada vont accroître leur dépense militaire de 266 milliards de dollars, en portant la dépense militaire totale de l’Otan à plus des 1000 milliards de dollars annuels. L’Allemagne la portera en 2019 à une moyenne de 114 millions d’euros par jour et planifie de l’augmenter de 80% d’ici 2024. L’Italie s’est déjà engagée à la porter des actuels 70 millions d’euros par jour à environ environ 100 millions d’euros par jour. Comme le requiert celui qui, dans le programme de gouvernement du “contrat” entre M5Stelle et Lega, est défini comme “l’allié privilégié de l’Italie”.
 
Edition de mercredi 11 juillet 2018 de il manifesto
Traduit de l’italien par M-A P.
 
 
Otan, méga-quartier général expansible, comme la guerre
 
Manlio Dinucci
 
Une grande importance symbolique est attribuée au fait que le premier Sommet convoqué dans le nouveau quartier général de l’Alliance, qui a coûté jusqu’à présent 1,3 milliards d’euros (mais le prix réel, dont 7% est à la charge de l’Italie, reste encore à établir) : une structure de plus de 250 000 mètres carrés, quasiment le double de la précédente, où travaille en permanence un staff d’environ 4000 militaires et civils, dotée de 18 grandes salles où se déroulent annuellement plus de 5000 réunions avec une participation moyenne de 500 hôtes par jour.
 
  La structure, maintenant constituée par 8 ailes majeures et 4 mineures reliées à un long corps central, est de type modulaire : donc expansible au fur et à mesure que l’Otan continuera à s’étendre. Comme elle le fait depuis plus de 20 ans.

   

   En 1990, à la veille de la dissolution du Pacte de Varsovie, le secrétaire d’état étasunien James Baker assurait le président de l’URSS Mikhail Gorbatchev que “l’Otan ne s’étendra pas d’un seul pouce à l’Est”. Mais en 1999, pendant qu’elle démolissait par la guerre la Fédération Yougoslave, l’Otan englobait les trois premiers pays de l’ex Pacte de Varsovie : Pologne, République Tchèque et Hongrie. Puis, en 2004, elle s’étendait à Estonie, Lettonie, Lituanie (auparavant membres du Pacte de Varsovie) ; Slovénie (auparavant partie de la Fédération Yougoslave). En 2008 l’Otan contribue à l’explosion de la nouvelle guerre en Géorgie. En 2009 l’Alliance incluait l’Albanie (autrefois membre du Pacte de Varsovie) et la Croatie (auparavant une partie de la Fédération Yougoslave) ; en 2017, le Monténégro, lui aussi faisant avant partie de la Fédération Yougoslave. Après s’être étendue en 1999-2017 de 16 à 29 membres, l’Otan laisse “la porte ouverte” : sont en attente d’entrer Ukraine et Géorgie, auparavant faisant partie de l’URSS ; Bosnie-Herzégovine et Macédoine, appartenant auparavant à la Fédération Yougoslave. Pour ce faire l’Otan s’est dotée d’un quartier général expansible.
 
 
Edition de mercredi 11 juillet 2018 de il manifesto
Traduit de l’italien par M-A P.
 

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9 juillet 2018 1 09 /07 /juillet /2018 07:17

 

ARTICLE Publié une première fois sur ce blog le 2 juillet 2018

 

Conférence-débat de Pierre IVORRA,

chroniqueur économique de l'Humanité

 

Pierre IVORRA, le chroniqueur économique de l'Huma et auteur de nombreux ouvrages,

dont vous pouvez trouver des textes sur ce blog,

nous communique qu'il sera à Menpenti,

 

 au Bar du Peuple, 

50, Place Pierre Roux, Marseille, 13005,  

pour une conférence-débat

sur les services publics et l'économie 

et sur le congrès du PCF,

le Lundi 9 juillet 2018 à 17h45.

 

Ne pas manquer si l'on est disponible.

Pierrot Assante, 2 juillet 2018

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8 juillet 2018 7 08 /07 /juillet /2018 07:37

SECURITE SOCIALE

CATHERINE MILLS : « LA CONCEPTION DE MACRON EST LIBÉRALE ET ÉTATISTE ».

Jeudi, 5 Juillet, 2018.

Lola Ruscio, l’Humanité.

 

Sécurite sociale. Pour l’économiste Catherine Mills, le président de la République applique la ligne dictée par le Medef de Denis Kessler au début des années 2000 en matière de casse du modèle social.

Après les attaques contre le Code du travail, le gouvernement Macron s’attelle à la destruction du modèle social hérité de la Résistance. Un amendement de la majorité, voté dans le cadre de la réforme des institutions, prévoit la suppression du mot « sécurité » sociale dans la Constitution pour le remplacer par « protection » sociale (1). De quoi permettre à l’État de prendre le contrôle de la Sécu. L’économiste Catherine Mills décrypte les enjeux.

Pourquoi le patronat comme les gouver-nements libéraux ont-ils toujours voulu mettre la main sur le système de Sécurité sociale ?

 

Catherine Mills : Le patronat a bien été contraint d’accepter la création de la Sécurité sociale, en 1945, fondée par des progressistes comme la CGT et le PCF. Ses principes se basent sur un système universel, de solidarité professionnelle et nationale, avec un financement fondé sur des cotisations sociales et patronales, donc lié à l’entreprise comme lieu de création des richesses par les salariés. Le patronat n’a jamais non plus accepté ses types de gestion. Depuis 1947, les administrateurs de la Sécurité sociale étaient élus sur des listes syndicales à la représentation proportionnelle, avec trois quarts de représentants des salariés et un quart de représentants des employeurs. Les salariés géraient donc eux-mêmes la Sécu jusqu’en 1967. Les ordonnances Jeanneney, sous de Gaulle, ont abouti à une gestion paritaire stricte, avec une moitié de représentants de salariés et une moitié d’employeurs. À partir des luttes contre les assurances sociales inefficaces de l’entre-deux-guerres, on a bâti un système visant à développer, autrement, la reproduction de la force de travail.

Dans le domaine de la maladie, une privatisation rampante est à l’œuvre depuis des décennies au profit des complémentaires santé, par essence inégalitaires, quel que soit leur statut (mutuelles, instituts de prévoyance et assurances privées). Ce changement constitutionnel permet-il au gouvernement d’aller plus loin ?

Catherine Mills : Il y a toujours eu des attaques contre la Sécu : des déremboursements en série, une politique familiale universelle que les gouvernements ont essayé de transformer en un système d’assistance, les plans Juppé ou Aubry contre la politique familiale et la réduction des dépenses de santé. Mais, ce qui se passe aujourd’hui est bien plus terrible : Macron applique la ligne de l’ex-vice-président du Medef Denis Kessler, c’est-à-dire une remise en cause de la démocratie sociale née de la Résistance et fondée sur la Sécurité sociale, le service public et la planification indicative française. On passe à un système d’assistance fondé sur l’impôt, aligné sur le modèle du RSA. Autrement dit, ce qui restera comme couverture des risques représentera le strict minimum et sera exclusivement dédié aux plus pauvres. Les riches pourront se permettre de se protéger par l’assurance privée, encore plus qu’aujourd’hui. Cette couverture individuelle des risques par les assurances est très inégalitaire, puisqu’elle instaure une sélection selon les revenus.

Quels sont cependant les risques pour les bénéficiaires ?

Catherine Mills : Le risque est une soumission à l’arbitraire de l’État, qui peut décider d’une baisse des dépenses publiques, donc de budgets restreints comme on le voit en Grande-Bretagne. Le gouvernement fera ce qu’il souhaite. La conception de Macron est libérale et étatiste. L’économie française a besoin d’une force de travail en bonne santé et qui travaille bien. La Sécu permet de couvrir les déséquilibres sociaux et économiques, l’usure de la force de travail et la dégradation de la santé. Or le projet de Macron va tout remettre en cause.

 

Catherine Mills.

Maître de conférences honoraire en sciences économiques, université Paris-I

 

(1)  Cet amendement a été « retiré » depuis, compte tenu des réactions d'indignation et des actions, pétitions etc. qu'il a suscitées mais l’attaque ultralibérale contre la Sécurité Sociale demeure (Note du blogueur). ____________________________________________________________________

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7 juillet 2018 6 07 /07 /juillet /2018 08:49

 

LE "POGNON DE DINGUE" DES MILLIARDAIRES.

Tableaux extraits de L'Humanité des 6, 7, 8 juillet 2108.

 

 

 

 

 

les plus riches ont vu leur fortune quadru-pler en l'espa-

ce de 10 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des fortu-

nes qui dépas-sent les riches-ses d'un pays

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un clas-sement large-ment domi-

né par les poids lourds du sec-teur de luxe

 

 

 

 

 

 

 

Pour se procurer le N° : https://humanite.aboshop.fr/common/product-subscription/3392

 

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7 juillet 2018 6 07 /07 /juillet /2018 04:33

Lettre à...  : Pour la BASE COMMUNE du congrès (1), elle n'existe pas, puisque pour le moment.....

 

« …Pour la base commune du congrès (1), elle n'existe pas, puisque pour le moment il n'y a, statutairement, qu'un premier projet des 49 membres du Conseil National qui ont voté pour et d'autres projets divers dont le "manifeste pour un parti communiste du XXIème siècle" (2).

Il existera une base commune, en principe, à l'issue du processus statutaire et de vote du 4 au 6 octobre.

Les AG de cellule, les conférences de section et fédérales débattront sur la base commune choisie.

Mais comme c'est parti, je ne sens pas trop de volonté d'ouverture  des 49....

C’est le repliement sur leur choix malgré les oppositions manifestes, le fait patent de considérer le projet de  base commune comme base commune de tous dès à présent en témoigne. L’amender comme si elle était déjà choisie est illogique. Le temps est à prendre connaissance des différents textes, puis en choisir un du 4 au 6 octobre, à amender dans les instances de préparation du congrès et dans le congrès. Belle bataille en prévision !

Le plus grave étant que le projet des 49 n’est pas à même de répondre aux besoins sociaux et à un Parti Communiste y répondant.

Heureusement, le "manifeste pour un parti communiste du XXIème siècle" (2) jouit dès à présent d'un fort soutien et mouvement dans le Parti, que l’on constate sur son site (2) et l’on sent qu’il peut le conquérir dans la société aux prémices des soutiens qu’il reçoit déjà. C’est une chance qu’il ne faudrait pas manquer.

Je considère ce soutien comme le moyen de sauver et développer un Parti Communiste, son contenant et son contenu.

Nous vivons un moment à la fois grave mais aussi un moment qui peut être un renouveau enthousiasmant pour le Parti, les luttes, la société humaine.

Nos formations ont un peu éclairci les idées sur ce que peut être un parti de transformation sociale d’aujourd’hui… »

Bonne journée, bonne fin de semaine et bon weekend.

Amitiés

Pierrot, 06/07/2018.

 

(1) Congrès du PCF, 24,25,26 novembre 2018

 

(2) « Manifeste pour un Parti Communiste du XXIème siècle ».

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4 juillet 2018 3 04 /07 /juillet /2018 17:20

 

IL SERA DEJA DIFFICILE….

mais le mouvement est enclenché

bien enclenché.

CONGRES.

http://manifestecommuniste2018.fr/

 

Il sera déjà, dans la situation de confusion de la société sur elle-même et du parti sur lui-même, difficile de créer les conditions, à partir d’un texte bien organisé, cohérent, dialectique et marxiste, d’une action progressiste sur et par un rassemblement humain.

MAIS Noyer le débat  dans un patchwork qui ne prétend pas à la recherche de la cohérence, mais à un exposé des questions à surmonter, ajoutera à la confusion et à la difficulté de comprendre et d’agir.

Et on sait bien les difficultés. Et on sait bien les dangers pour le parti et pour l’humain. Et on sait bien ce qui ne va pas chez l’humain d'aujourd’hui, son incapacité actuelle à ordonner relativement son processus au moment où celui-ci dérape dans la maladie d’une immense et nouvelle crise de croissance, naturelle, mais à surmonter sous peine d’y périr.

Et tout simplement, quelle perte de temps au moment où l’urgence est plus qu’évidente et où nos moyens sont encore si faibles : crise de l’économie, crise du travail et de la production, crise de l’Europe, crise de la paix locale et mondiale, crise du sens de la vie...

Certes, dans le danger, prendre le temps de comprendre pour agir le mieux possible, est la meilleure façon de répondre à l’urgence. Mais se plonger soi-même dans la confusion au nom d’une lutte contre un passé sectaire, c’est le contraire du but recherché, surtout en renouvelant sous une autre forme ce passé sectaire, un nouveau centralisme non-démocratique se parant d’une démocratie nouvelle. Le fait que 49 responsables feignent d’ignorer les raisons de l’échec relatif mais réel de leur démarche dans l’organisation et la réflexion du congrès, et continuent droits dans leur bottes, ce qui a conduit  à l’état actuel du parti, et entre autre au dernier épisode électoral organisationnel comme idéologique, montre à quel point la crise l’a gagné lui aussi. La moindre des choses serait de se dire 49 pour sur 91 votants et sur 168 membres du Conseil National ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Si nous avons raison comment aborder ce problème ? Nous mettons en les limitant, les responsables de cellules et de sections en grande difficulté avec notre texte mais pour nous ça va….

La réponse, ces responsables ne la donnent pas. C’est le « Manifeste pour un Parti Communiste du XXIème siècle » qui la donne (1). Certes le rassemblement de sauvetage du parti connaîtra aussi quelques cacophonies personnelles et collectives, mais le sens de l’histoire pour un processus humain en santé est pris. Réussira-t-il ? En tout cas agir dans le sens de la réussite est incontournable et le mouvement de sauvetage est enclenché, bien enclenché.

On pourrait dire bien encore. Mais à quoi bon aller au-delà de cette constatation. Mieux vaut tenter d’aller droit au but, certes sans sauter les relais matériels, mentaux et moraux nécessaires, mais sans prendre des fantômes et des leurres pour des relais et des repères.

C’est ceci mon point de vue.

"Dixi et salvavi animam meam…", Marx à la fin de sa lettre critique sur le programme de Gotha.

Pierrot. 4 juillet 2018

 

(1) Vive le Site ! de « Manifeste pour un Parti Communiste du XXIème siècle ».

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4 juillet 2018 3 04 /07 /juillet /2018 12:59

Article déjà publié sur ce blog le 04/07/2018

 

De la dissolution du PCI à l’hégémonie de Salvini (1).

Des effets de la crise économique à ses causes.

Des causes de la crise aux solutions à la crise.

Du rôle d’un parti communiste

dans un rassemblement

au contenu progressiste,

transformateur.

PRENDRE LE POUVOIR SUR L'ARGENT

 

L'annonce : Le ministre de l’intérieur italien et chef de file de la Ligue (LA LEGA), Matteo Salvini, a lancé dimanche 1er juillet l’idée « d’une Ligue des ligues en Europe », réunissant les mouvements « qui veulent défendre leurs frontières », à l’occasion du rassemblement annuel de son parti souverainiste à Pontida, dans le nord de l’Italie.

 

Le  commentaire adressé aux amis : Il est plus facile de montrer des effets de la crise du capitalisme que d’en analyser les causes.

Nous avons ces derniers temps consacré des demi-journées ou soirées pour comprendre ces causes et chercher les remèdes à cette crise, en particulier les remèdes économiques, économie qui en dernière instance détermine les moyens de vie. Les travaux de la commission économique du PCF, contenant depuis des décennies des avancées dans cette étude des causes et des remèdes, en liaison avec les luttes ouvrières et les luttes des populations.

Parmi les effets de la crise du capitalisme, qui s’est accélérée dans les années 1970 pour en arriver à son aggravation exponentielle d’aujourd’hui, il faut compter la disparition de partis communistes ou  leur affaiblissement matériel et idéologique.

L’exemple frappant est celui du Parti Communiste Italien (PCI). Sa disparition par auto-dissolution qui devait de la part de son ex-direction, assurer l’élargissement du rassemblement progressiste a abouti de fait la marginalisation du Parti Démocratique (P.D. Partito Democratico) qui devait être sa continuation.

Mais plus encore, elle a abouti à un gouvernement du capital mondialisé incarné politiquement dans une alliance de l'extrême droite fascisante (LA LEGA) avec le populisme dégagiste (5 STELLE : 5 étoiles).

Ce que nous vous annoncions est en train de se produire. Cette alliance est une alliance-piège, puisqu’au bout de quelques semaines, la LEGA a quasiment doublé au niveau des intentions de vote (30% contre 17% auparavant) et se trouve en situation de manger les dégagistes dont certains trouveront leur compte dans cette redoutable digestion...

Mais là ne s’arrête pas la question. Le phénomène d’extrémisassion de la droite et de sa fascisation gagne de nombreux pays européens, Autriche, Allemagne, Hongrie, République tchèque, Pologne etc. LA LEGA, avec d’autres dans l’U.E., s'apprête à "monter" un mouvement européen d'extrême droite. Et nous ? Que faisons-nous pour que nos thèses, plutôt que les siennes gagnent le terrain essentiel de l'Europe, grande zone de production et d'échange qui pourrait être une zone de développement et de coopération mondiale au bénéfice des nations et populations qui la composent.

Il n’y a pas, il ne peut y avoir  d’élargissement du mouvement populaire vers un pouvoir démocratique sans un contenu de ce rassemblement s’attaquant à la crise et ses causes.

S’en tenir aux effets est suicidaire, on le voit bien aujourd’hui, si tant est que nous ne pouvions pas le voir hier, ce dont je doute. La facilité d’hier, l'insoutenable légèreté, a les conséquences que l’on voit et l’on sait aujourd’hui.

La reconstruction que propose « POUR UN PARTI COMMUNISTE DU XXIème SIECLE » (lien ci-dessous) contient le bilan de ces années passées, de la société et du Parti, propose des remèdes à la crise, remèdes à mettre en œuvre en marchant et dans les luttes des ouvriers, techniciens, cadres, salariés et  les luttes démocratiques des populations, et l’organisation du parti à la fois ouverte au dialogue avec toute force progressiste en mouvement nouveau et-ou en formation nouvelle, à partir des solutions possibles répondant aux besoins humains, à la production et à la cohérence de la société, dans sa diversité et sa multiplicité.

La crise du « socialisme réel » et sa chute elle-même n’est pas étrangère à domination mondiale du capital. Et le renoncement à la NEP (Nouvelle Politique Economique) léninienne au profit du maintien d’un Etat policier stalinien après la révolution russe d’Octobre et la fin de la guerre civile et du communisme de guerre, de même, même si une formule ne peut résumer l’ensemble de causes du stalinisme.

Par ailleurs, la réussite de la NEP chinoise demande aujourd’hui en Chine aussi des remèdes à la suraccumulation du capital, et une organisation démocratique du travail et de ses organisations syndicales et politiques et de toute la société. A ce niveau de développement, la personne humaine, la cohérence entre ses besoins et ceux de la société répond aux freins étatistes de développement personnel, local et global. C’est le rôle de l'ergologie, entre autre.

Toute espèce vivante et tout individu d’une l’espèce vivante  joue son existence dans son développement, la qualité de son développement, dans ses rapports avec la nature, dans les rapports internes à l’espèce et pour les humains, les rapports sociaux et les rapports internes à son propre corps, techniques et culturels.

La qualité de son développement est dépendante de sa capacité à produire et échanger les biens matériels et moraux nécessaires à ce développement, au développement des besoins qualitativement et qualitativement, objectifs et subjectifs, constituant un ensemble inséparable, dialectique, en unité contradictoire. Cela c’est la dialectique matérialiste qu’il ne faut pas confondre avec la répétition automatique de formules de la « Dia-Mat », avatar dogmatique de la dialectique matérialiste dont les communistes ont fait majoritairement les frais, à leur corps défendant, car dans la bataille économique et idéologiques , le capital, son organisation du travail et ses médias ont pesé très lourd. Le capital en avait les moyens, y compris en usant des victoires limitées et relatives des luttes du salariat de production au sens strict, et du salariat en général. Manœuvre pernicieuse qui a failli triompher du processus humain. Failli, puisqu’aujourd’hui les communistes remettent en chantier des solutions économiques, politiques et culturelles pour une transformation sociale progressiste, en santé, à partir de l’analyse de la société actuelle, du Capitalisme Monopoliste Mondialisé, numériquement Informationnalisé, globalement Financiarisé  et sa crise de suraccumulation-dévalorisation du capital.

2 priorités : 1) le bilan social et politique, ce qui nous conduit à 2)comment prendre le pouvoir sur l'argent et aux propositions de la commission économique du PCF et au rassemblement dans les luttes unies sur ce contenu, ici et en Europe, et particulièrement au niveau de la BCE. (voir "7 leviers pour prendre le pouvoir sur l'argent", Denis Durand)

 

Pierre Assante, Mardi 3 juillet 2018

 

(1) Le ministre de l’intérieur italien et chef de file de la Ligue (LA LEGA), Matteo Salvini, a lancé dimanche 1er juillet l’idée « d’une Ligue des ligues en Europe », réunissant les mouvements « qui veulent défendre leurs frontières », à l’occasion du rassemblement annuel de son parti souverainiste à Pontida, dans le nord de l’Italie

 

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(2) « Manifeste pour un Parti Communiste du XXIème siècle ».

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4 juillet 2018 3 04 /07 /juillet /2018 09:56

5 IDEES RECUES SUR L'IMMIGRATION

L'humanité du 29 juin 2018

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1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 08:01

 

Article mis en ligne une première fois le

Mardi 17 avril 2018

 

MATERIALISME ET IDEALISME. REGRESSIONS AU NOM DU PROGRES.

 

Philosophie réactionnaire, théories économiques conservatrices et politiques néo-libérales au paroxysme sont liées. Y répondre par des théories philosophiques  et économiques de progrès est inséparable d’une action  politique de progrès.

 

1) Dans ce monde traversé par les guerres, les inégalités, les désordres et les répressions, par une maladie globale de la société,  nous regardons tantôt un objet, tantôt un autre, tantôt un événement, tantôt un autre, tantôt un mouvement tantôt un autre, sans comprendre les liens qu’ils ont entre eux, sans comprendre que dans leur diversité et leur énigmaticité, ils forment un tout (1). Et pour comprendre cette diversité dans ce tout, d’immenses progrès des connaissances ont lieu en même temps et font partie de ce tout, des guerres, des inégalités, des désordres et des répressions au lieu qu’une coordination, la construction commune d’une cohérence, vienne au secours de la guérison de la maladie.

Et quand nous observons nos hommes politiques au pouvoir en action  nous ne comprenons pas qu’ils sont dans l’impuissance car ils veulent permettre la marche en ne soignant qu’un bout du chemin sans tenir compte de toute son étendue, de toute sa durée, c’est-à-dire en y mettant des entraves tout en affirmant y mettre des libertés.

A plus forte raison lorsqu’ils nient l’emprise de l’argent sur la pression du parcours et favorisent au contraire la prédation des activités humaines à commencer par le travail productif de capital au détriment du travail producteur de biens nécessaires à la vie humaine. A plus forte raison lorsqu’ils nient la destruction de la valeur d’usage que constituent ces biens par leur transformation en valeur d’échange, c’est-à-dire la transformation des objets nécessaires à la vie en marchandise, y compris la forces de travail humaine physique et mentale, et les marchandises en objet d’accumulation capitaliste.

Certes il ne s’agit pas de détourner brutalement le fleuve des marchandises et tarir la production, il s’agit de transformer l’accumulation capitaliste, l’accumulation du capital en croissance quantitative et qualitative des ressources nécessaires au développement humain, au développement de la personne dans le développement de la société.

 

Cet immense progrès des connaissances de l’univers dans lequel nous vivons subit, comme à chaque bond en avant de la connaissance, l’attaque des ignorances héritées d’un niveau inférieur des connaissances passées, de leur dogmatisation, de leur arrêt sur image au détriment de la dé-adhérence conceptuelle créatrice de nouvelles connaissances et de leur mise en relation, leur aller-retour permanent avec l’effort d’observation de la réalité. Dans les dogmatisations, les philosophies conservatrices ne sont pas le moindre obstacle, en particulier les philosophies conservatrices contenues dans les religions, interrogation existentielles légitimes mises à part, expression humaine de la détresse humaine pour en sortir mise à part bien sûr.

Il n’est pas nouveau que la conception de l’univers qui nous entoure en tant que matière et mouvement soit niée par les philosophies conservatrices contenues dans les religions et les philosophies conservatrices en général, au profit d’une conception de l’univers en tant que pensée immatérielle, sans support corpusculaire et ondulatoire, sans matérialité dans le développement de sa connaissance, sans constitution tangible micro et macro. Certes les capacités propres de notre espèce et de notre société en matière de connaissance de cette constitution sont limitées malgré ces progrès immenses relativement à l’état précédent. Mais ces limites n’autorisent en aucun cas, fondamentalement, à établir des dogmes et des rites à partir d’une conception immatérielle de l’univers et de son mouvement, mouvement dont évidemment nous sommes partie intégrante et intégrée. Les mythes et les rites ont une fonction constructive de la communauté humaine certes, mais ne peuvent se substituer aux progrès de la connaissance. La science passe par l'empirisme mais n'en est pas prisonnière. Syncrétisme n'est pas synthétisme. Ne pas confondre synthèse et erreur composée comme disait Marx à propos de Proudhon...

 

Les progrès scientifique du début du XXème siècle en matière de connaissances de la matière, de sa constitution et des interrogations nouvelles posées a été l’occasion aux tenants de l’immatérialité de relancer leurs visions et de mettre leur vision au service d’une réaction aux progrès sociaux et aux luttes ouvrières et populaires. Ces progrès sociaux étant à la fois une défense des acquis et leur développement en tant que moyen de développement humain général dans une société en développement général, en relation dialectique entre la personne et l’organisation des moyens de production, de vie, de la société humaine.

 

2) Les questions philosophiques ne sont donc pas une petite affaire à mettre de côté du développement des connaissances et du développement qualitatif de la société humaine. L’exemple du débat sur la masse de l’électron, soulevé par Lénine dans « Matérialisme et empiriocriticisme », bien que sommaire et contenant les limites du moment, est un exemple de la lutte en matière philosophique pour le progrès humain et la conscience de la nature sur elle-même qu'il représente. Et les œuvres « Matérialisme et empiriocriticisme » traitant des progrès des connaissances scientifiques en relation avec les conceptions de la nature et de la société et « Impérialisme stade suprême du capitalisme » traitant de la forme monopoliste du capital sont totalement liées, complémentaires, inséparables.

Une révolution, une transformation en santé de la société humaine a besoin de concepts philosophiques liés aux concepts scientifique, de leurs progrès. L’écriture de « Matérialisme et empiriocriticisme » après l’échec de la révolution russe de 1905 en témoigne dans la préparation d’une renaissance d’un mouvement ouvrier et populaire capable de s’emparer du mouvement des contradictions de l’accumulation capitaliste et de ses effets, la guerre impérialiste de 1914 en étant un des plus importants, et de les retourner littéralement  dans un mouvement de progrès du moment et un processus à long terme. Evidemment rien n’est acquis définitivement et un processus à long terme connait des arrêts, des reculs, des régressions dans la progression, des vies et des morts micro et macro dans le mouvement général de la nature et de l’humanité en tant que partie de la nature.

 

3) Ainsi il est nécessaire d’en venir au débat actuel dichotomisant travail et emploi, c’est-à-dire faisant abstraction des conditions réelles du moment du travail et de la production pour pouvoir les transformer en santé, dichotomie présente dans les théories de Friot, de Mélenchon, de Hamon, sur le revenu universel par exemple, mais aussi d’une droite évidemment prête  à s’emparer de la chose en réduisant ce qui est déjà réduit à une production limitée à celle d’un capitalisme réduisant le travail à l’accumulation capitaliste ;  c’est-à-dire une accumulation réduisant la qualité à la quantité de profit immédiat. Tristement, c’est au nom d’une libération du profit que le revenu universel transformé en revenu et activité minimum pour le profit capitaliste maximum immédiat est mis sur la table, au menu d’un progrès social illusoire pour certain, magique pour d’autres. C’est une interdiction de fait à la participation de la personne, au pouvoir de la personne à la participation de toutes les personnes à la créativité et à la création des richesses et de  l’avenir à partir de l’activité présente. Interdiction qui sera évidemment combattue.

 

Pourquoi mettre en opposition, en « compétition » des concepts qui doivent être mis en relation dans l’étude et la compréhension de la réalité dans laquelle nous vivons afin de transformer ce qui nous parait nécessaire de transformer et le sens de la transformation ?

- L’emploi est une réalité et il existe un concept, une catégorie tendant à y correspondre mentalement et en mouvement. Et les luttes ouvrières pour l’emploi en sont une illustration pratique.

- Le travail est une réalité et il en existe un concept et une catégorie de même, utile à l’action humaine pour la santé de l’activité humaine.

Et dans la catégorie travail il y a le travail salarié capitaliste stricto sensu

Et il y a le travail en tant qu’activité millénaire, millionnaire, de transformation de la nature, d’action humaine, sociale, sur la nature pour en tirer nos subsistances.

Etc…

Et bien sur tout cela est lié.

Je trouve Yves Schwartz dans son études « Expérience et connaissance du travail » (Ergologie) et Paul Boccara dans son analyse marxiste de l’économie politique, « Théories sur la crise d’accumulation-dévalorisation du capital », sur les « nouveaux critères de gestion », sur la « sécurité d’emploi et-ou de formation » beaucoup plus proches qu’on ne le pense en général, puisqu’on les oppose souvent farouchement.

Certes, ils ont travaillé, dans des champs différents qui dans leur rencontre ont pu se heurter, mais qui se sont aussi enrichi l’un l’autre il me semble. Yves Schwartz y travaille toujours mais nous avons perdu notre vieux et profond lutteur Paul Boccara. La ComEco (Commission économique du Parti Communiste Français) poursuit son travail comme la SIE (Société Internationale d’Ergologie) soutient celui d'Yves Schwartz.

Dans la période de crise systémique aggravée exponentiellement que nous vivons, Ergologie et Economie convergent à mon sens pour une transformation de l’activité humaine en santé (2).

C’est plus important que toutes les remarques qu’elles peuvent légitimement se faire. L’on sait quelle importance et quelle activité j’accorde à l’ergologie, y compris dans mes rencontres et mon activité propre avec les économistes aussi, auxquelles je fais mutuelle référence.

Les travaux d’Yves comme ceux de Paul sont une poursuite, entre autres de la démarche marxienne se nourrissant aussi d’autres démarches, celle de Canguilhem sur « le normal et le pathologique », d’Oddone sur « l’ergonomie au service du travail et du travailleur » etc. et en ce qui concerne l’ergologie et l’étude de la santé de l’activité humaine, et les dépasse logiquement en tant que développement.

 

4) La plus-value, la création de la valeur capitaliste reste, non de par nos choix mais de par la réalité encore actuelle, au centre du renouvellement de la société humaine, avec ses tares, ses limites, ses crises. On ne peut transformer que l’existant, le présent, avec les outils d’aujourd’hui hérités d’une longue évolution toujours en cours évidemment.

La révolution de la création monétaire et de son usage, création monétaire issue de la plus-value (un autre usage possible des 4000 milliards d’€ créés par la BCE depuis 2008 par exemple, et les institutions politiques de décisions de cet usage, les luttes sociales démocratiques et autogestionnaires  pour y arriver…), est au centre des possibilités d’un processus de transformation radicale d’usage en santé de la force de travail humain devenant progressivement activité libre dans le développement qualitatif des forces productives, réduction exponentielle de la durée du travail contraint en particulier. Son détournement possible dès aujourd’hui par l’usage de l’article 123.2 du traité européen qui autorise la création de fonds publics dont on pourrait assurer un contrôle d'usage démocratique et progressiste et de qualité de la production et la démocratie du producteur, du "que, quoi, comment, pour qui produire", à la différence de l'article 123.1 qui interdit un financement public et des Etats au nom de la concurrence libre et non faussée, est une solution que les souverainistes rejettent ou ignorent volontairement. Allons-nous faire de même ? Surtout au moment où une réaction conservatrice se déroule violemment ?

Ce n’est qu’un point, mais un point-témoin important d’un projet de processus tendant à résoudre les objectifs de justice, de coopération et de cohérence et de santé sociale pour lesquels nous luttons. Du moins je le pense fermement.

 

Pierre Assante, Mardi 17 avril 2018

 

Notes.

(1) Saisir ce « tout » demande de l’enfance à l’âge adulte une formation à la conceptualisation. Quelle que soit la langue. La conceptualisation, la formation mentale de systèmes de concepts à partir de généralités élémentaires, puis de généralités de généralités, des catégories philosophiques que nous employons quelquefois sans le savoir, cela est décrit par Lev Vygotsky dans « Pensée et langage » dont il faudrait encore et entre autre s’inspirer dans la transmission immédiate et la transmission générationnelle des savoirs et savoirs faire. Sans quoi, notre quotidien en matière de capacité de vivre sera en danger. Les rapiéçages des programmes scolaires et universitaires qui prétendent réparer ne font qu’aggraver la maladie. Le malaise étudiant sur son avenir de producteur rejoint les maladies de la production et celle des producteurs en découlent.

(2) La santé c'est le déséquilibre de la personne en relation dialectique dans le déséquilibre de la société qui fait le mouvement de la personne et de la société humaine, et la tendance au rééquilibre qui permet au mouvement de se poursuivre sans se casser la gueule.....

Il en est de même des mouvements de la nature et toute existence d'objet naturel, vivant et vivant et social à la fois implique le mouvement. Aucun objet d'existe qui ne soit en mouvement.

Il faut ajouter à cette remarque touchant à la nécessaire tendance à l’équilibre-déséquilibre, la critique des analyses unilatérales soulignées par Paul Boccara de suraccumulation-dévalorisation du capital, telle celle de Keynes qui note la crise due à la sous ou surconsommation ou au sous ou surinvestissement, mais ne développe pas le double processus dialectique, à double sens, d'une crise où se manifeste progressivement une croissance du déséquilibre entre consommation et production des moyens de consommation et des moyens de production. L'échange A-M-A' (Argent-Marchandise-Argent plus)induit dans le processus des crises décennales, accumulation, suraccumulation, dévalorisation du capital et revalorisation par destruction d'une partie du produit accumulé de la force de travail exprimée en capital. Au niveau de production induit par la révolution scientifique et technique digitale mondialisée, la masse exponentielle du surproduit accroît  la crise de suraccumulation qui devient systémique et requière une transformation du mode d'échange et de production, en passant par une régulation de la création monétaire, du crédit, du système financier et une transformation systémique en santé, en relation avec les droits et l'organisation du travail, la cohérence de la personne dans l'entité de production, du local au global, et le développement en santé de toutes les activités humaines.

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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 13:53

 

Article déjà publié le 14/06/2018

Moins mais mieux.

Compromis historique sur la base d’un rapport de forces de classe.

l’état ACTUEL du processus social et des forces productives.

Régulation et transformation.

Moins mais mieux.

 

Le capitalisme entraine la société humaine dans le flot impétueux du profit et de l’accumulation du capital. La noyade généralisée est possible.

Toute régulation est emportée par ce flot.

 

Le Parti Communiste a joué un grand rôle de régulation qui a permis une certaine santé dans le capitalisme. Régulation politique, économique, culturelle, philosophique. Il y a lieu de réfléchir à l’état économique et idéologique des quartiers populaires et au recul des communistes, certes liés, mais c’est les communistes qui ont joué le rôle de régulateur, ils ne sont pas responsable de la dérégulation, mais aussi victimes dans le développement du capitalisme numérisé mondialisé, sa création de recul de l’emploi, des savoirs, des savoir-faire, recul relatif par rapport taux de croissance des forces productives mais tendant à devenir absolu.

L’exemple de régulation en santé de la société humaine le plus parlant est le compromis historique acté lors de la libération de l’occupation nazi de 1945-47.

Un Ambroise Croizat, entre autres exemples, a été un porte-parole inventif de ce compromis, partant de l’intelligence de l’état de développement de la société et de son mouvement, du rapport de force du moment et de ses possibilités de développement du moment.

La sécurité sociale de santé, financée par les cotisations patronales et ouvrières, sur la base d’un usage possible, en santé (sans jeu de mot), progressiste, d’une part de la plus-value arrachée par les luttes. Ce compromis historique n’est pas celui de la sociale-démocratie, mais d’un mouvement ouvrier combatif apte à saisir les possibilités du moment. La revendication et les luttes actuelles pour une sécurité d’emploi et de formation est la poursuite de ce processus, mais le compromis historique de la Libération n’est plus à l’ordre du jour, les lois du développement capitaliste et l’état de suraccumulation-dévalorisation du capital, la crise générale du capital que l’état de cette suraccumulation dévalorisation caractérise, rendent le processus à déterminer très différent. Ce qui nous surprend dans nos habitudes et nos savoirs acquis à reconsidérer.

 

La mondialisation numérique n’est pas le seul qualificatif à donner à l’explication de la dérégulation du capitalisme. L’impossibilité de régulation du capitalisme qui va de pair avec l’abaissement drastique de l’influence communiste, bien que sur le plan municipal, entre autre, les communistes restent une force non négligeable pour la suite du développement humain, sont en relation dialectique, c’est à dire qu’on ne peut concevoir l’une sans l’autre. C’est ce qu’a sous-estimé le PS et Mitterrand leur non-respect des engagements du programme commun de la gauche, insuffisant entre autre sur les questions du pouvoir sur l’argent certes,  mais nécessaire, et qui a conduit à l’état du PS actuel et sa récupération macroniste ultralibérale.

 L’état du processus capitalisme numérique mondialisé implique un besoin transformation-dépassement du système, qui ne peut être assumé que par une solution communiste de partage, de coopération et de qualité dans le développement, ce qui ouvre un champ nouveau possible aux communistes et à toute force s’en réclamant, et qui au contraire ferme la porte aux forces se réclamant d’un compromis capital-travail devenu impossible.

 

La mondialisation numérique  est un état de développement capitaliste des forces productives où la contradiction interne des lois de développement du capitalisme décrites par Marx, plus tard par Paul Boccara dans l’évolution du capital, pour ne citer qu’eux,  ne le rend plus en mesure de se réguler, mais au contraire l’oblige à une course en avant totalement incontrôlée, dont le Trumpisme est un symbole fort et évident.

 

Dans ces conditions, MOINS MAIS MIEUX devient un impératif vital pour le monde, pour les peuples, pour les personnes humaines et pour les communistes s’ils veulent non plus jouer un rôle régulateur devenu impossible dans cette course, mais un rôle curateur par le détournement progressif de la circulation du capital et entre autre par l’usage de l’argent rendu à un rôle d’échange dans un processus de sa restitution aux besoins sociaux, de production en santé, réparation en vol de la société affolée.

 

Ce qu’on peut rappeler brièvement dans des mesures économiques à décider et à mettre en œuvre politiquement et législativement, en relation avec le processus de conscience des luttes du salariat et de la population : c’est le contenu des propositions de la commission économique sur la BCE (Banque Centrale Européenne), la loi SEF (Sécurité Emploi Formation), les fonds régionaux, nationaux, européens, les DTS (Droits de Tirages Spéciaux au niveau du Fonds Monétaire International) en réponse à la domination du dollar, le crédit progressif, les droits nouveaux du travail allant dans le sens d’une démocratie du « que, comment produire » pour mettre en cohérence l’homme producteur, ses besoins et ceux de toute la société qui est au cœur d’une politique de changement progressiste. Il n’y aura pas de changement en santé sociale, progressiste, sans ce contenu.

 

MOINS MAIS MIEUX cela veut dire donner la priorité au mouvement qualitatif dans le mouvement quantitatif du processus de développement de l’humanité, développer la qualité dans une croissance-condensation (1), selon des termes de Marx, qui sentait déjà l’emballement quantitatif de la croissance capitaliste, dans son exploitation sans mesure ni rationalité saine incompatible avec l'essence du capitaliste, de la force de travail et des richesses de la nature.

 

Pierre Assante, 10 juin 2018.

 

(1) Pour faite bref, mais un peu compliqué, à l'image de la croissance-condensation de l'organisation cérébrale de l'enfant à l'adulte puis de sa maturation continue, et de ses capacités à former des systèmes de concepts en mouvement,

ou à l'image de la croissance-condensation des moyens, des techniques, et de l'organisation du computer-usine originel au computer portable multiplié et du réseau mondialisé, son algorithmisation, à mettre au service du développement humain et non du profit financier capitaliste.

La personne humaine est un être SOCIAL, PENSANT et COMMUNIQUANT, une part en relation dialectique de l'ensemble que constitue l'espèce humaine, laquelle constitue un mouvement fluctuant mais jusqu'alors en croissance, de la "conscience de la nature sur elle-même", expression extraite des manuscrits de 1844 de Marx.

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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 08:31
_________________________Fraternité_________________________

 

LA SPIRALE S’APLATIT, LE CHANGEMENT POINTE.

 

Dans le développement d’un système de production de classe, il existe des phases, dans les mouvements locaux et globaux de rapport de force interne et externe, avant des stabilisations relatives de la classe dominante, où des éléments distincts de la classe dominante sont en conflit croissant entre eux. C’est le cas des composantes de la féodalité vers l’an 1000 en Europe occidentale, où se cherche une paix permettant au régime et aux féodaux de profiter au maximum de leur domination.

On sait que cette tentative d’humanisation de la féodalité s’est heurtée au système féodal, et que les éléments les plus guerriers ont repris le dessus pour imposer un état des forces favorisant une guerre permanente dont ils voulaient  tirer plus de profit que dans la paix, et ce qui a donné au contraire une force plus grande aux contradictions du système et a sa crise qui s’est résolue provisoirement par la montée de la classe bourgeoise puis sa victoire économique et politique, relative au moment de la Renaissance, consolidée dans les révolutions des XVIIème et XVIIIème siècle, anglaise, française etc.

Il en est de même de « l’humanisation » du capitalisme aujourd'hui, et des reprises guerrières, nationalistes et fascistes qu’il connait. Trump est à la fois une phase et une contre-phase des tentatives illusoires d’humanisation d’un système de classe. Les avancées d’humanisation pratiquées dans les marges du système sont sans cesse remises en cause et seules des phases progressistes de rapport de force, comme la libération de l’occupant nazi et sa défaite mondiale, ouvrant des phases de réformes structurelles du système, connaissent des avancées de l’humanisation. Mais ces avancées elles-mêmes ne peuvent qu’être remises en cause dans et par l’aggravation des crises du système. Une transformation du système dans un mode de production et d’échange sans classes c’est l’ouverture à un approfondissent radical de l’humanisation. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’existera plus de contradictions entre les humains, mais qu’elles seront d’un autre ordre, non un pur frein mais une compétition pacifique créative pouvant dépasser chaque étape du développement humain. Pouvant.

Les crises se résolvent dans des crises finales qui sont les conditions de dépassement d’une phase de développement humain parvenue à obsolescence. La suraccumulation-dévalorisation du capital ne peut déboucher que sur une catastrophe ou un autre mode de production basé sur les besoins humains et le dépassement du cycle élargi d’accumulation du capital, dont la spirale s’aplatit, se resserre faute de pouvoir guérir sa maladie congénital et inguérissable de suraccumulation issue de l’échange A-M-A’.

Si je n’avais pas fait dans ma jeunesse 15 jours intensifs de formation du PCF d’alors sur l’économie politique marxiste et le CME , je n’aurais sans doute pas été jusqu’à la dialectique et je serai resté un contestataire impuissant, à mon corps défendant. Merci René Féniche !* Le Capitalisme Monopoliste d’Etat est devenu le Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé, globalement Financiarisé, mais toujours le capitalisme et l’échange Argent-Marchandise-Argent plus et ses limites structurelles et sa crise générale aggravée et accélérée.

Pierre Assante, jeudi 28 juin 2018

* René était un ancien ouvrier camionneur responsable de l'école fédérale.

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RECUEIL N°3 TROISIEME DE 2018 :

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 07:21
Légende de Protis et Gyptis, l'offrande de la coupe d'eau.

«Le désir implique le besoin; c'est l'appétit de l'esprit, lequel lui est aussi naturel que la faim l'est au corps. C'est de là que la plupart des choses tirent leur valeur»

 note N°2 de la première page de "Das Kapital" de Karl Marx, Nicholas BARBON, 1696

 

La première page :

"...La richesse des sociétés dans lesquelles règne le mode de production capitaliste s'annonce comme une « immense accumulation de marchandises (1) ». L'analyse de la marchandise, forme élémentaire de cette richesse, sera par conséquent le point de départ de nos recherches.

La marchandise est d'abord un objet extérieur, une chose qui par ses propriétés satisfait des besoins humains de n'importe quelle espèce. Que ces besoins aient pour origine l'estomac ou la fantaisie, leur nature ne change rien à l’affaire (2) . Il ne s'agit pas non plus ici de savoir comment ces besoins sont satisfaits, soit immédiatement, si l'objet est un moyen de subsistance, soit par une voie détournée, si c'est un moyen de production.

Chaque chose utile, comme le fer, le papier, etc., peut être considérée sous un double point de vue, celui de la qualité et celui de la quantité. Chacune est un ensemble de propriétés diverses et peut, par conséquent, être utile par différents côtés. Découvrir ces côtés divers et, en même temps, les divers usages des choses est une œuvre de l’histoire (3) . Telle est la découverte de mesures sociales pour la quantité des choses utiles. La diversité de ces mesures des marchandises a pour origine en partie la nature variée des objets à mesurer, en partie la convention.

L'utilité d'une chose fait de cette chose une valeur d'usage (4) . Mais cette utilité n'a rien de vague et d'indécis. Déterminée par les propriétés du corps de la marchandise, elle n'existe point sans lui. Ce corps lui-même, tel que fer, froment, diamant, etc., est conséquemment une valeur d'usage, et ce n'est pas le plus ou moins de travail qu'il faut à l'homme pour s'approprier les qualités utiles qui lui donne ce caractère. Quand il est question de valeurs d'usage, on sous-entend toujours une quantité déterminée, comme une douzaine de montres, un mètre de toile, une tonne de fer, etc. Les valeurs d'usage des marchandises fournissent le fonds d'un savoir particulier, de la science et de la routine commerciales (5)  .

Les valeurs d'usage ne se réalisent que dans l'usage ou la consommation. Elles forment la matière de la richesse, quelle que soit la forme sociale de cette richesse. Dans la société que nous avons à examiner, elles sont en même temps les soutiens matériels de la valeur d'échange.

La valeur d'échange apparaît d'abord comme le rapport quantitatif, comme la proportion dans laquelle des valeurs d'usage d'espèce différente s'échangent l'une contre l’autre (6) , rapport qui change constamment avec le temps et le lieu. La valeur d'échange semble donc quelque chose d'arbitraire et de purement relatif ; une valeur d'échange intrinsèque, immanente à la marchandise, paraît être, comme dit l'école, une contradictio in adjecto (7) . Considérons la chose de plus près..."....La suite en lien en bas de page....

 

Notes de la première page :

[1] Karl MARX, Contribution à la critique de l’économie politique, Berlin, 1859, p. 3.

[2] « Le désir implique le besoin ; c'est l'appétit de l'esprit, lequel lui est aussi naturel que la faim l'est au corps. C'est de là que la plupart des choses tirent leur valeur. » (Nicholas BARBON, A Discourse concerning coining the new money lighter, in answer to Mr Locke's Considerations, etc., London, 1696, p. 2 et 3.)

 [3] « Les choses ont une vertu intrinsèque (virtue, telle est chez Barbon la désignation spécifique pour valeur d'usage) qui en tout lieu ont la même qualité comme l'aimant, par exemple, attire le fer » (ibid., p. 6). La propriété qu'a l'aimant d'attirer le fer ne devint utile que lorsque, par son moyen, on eut découvert la polarité magnétique.

 [4] « Ce qui fait la valeur naturelle d'une chose, c'est la propriété qu'elle a de satisfaire les besoins ou les convenances de la vie humaine. » (John LOCKE, Some Considerations on the Consequences of the Lowering of Interest, 1691 ; in Works, Londres, 1777, t. II, p. 28.) Au XVIIe siècle on trouve encore souvent chez les écrivains anglais le mot Worth pour valeur d'usage et le mot Value pour valeur d'échange, suivant l'esprit d'une langue qui aime à exprimer la chose immédiate en termes germaniques et la chose réfléchie en termes romans.

 [5] Dans la société bourgeoise « nul n'est censé ignorer la loi ». — En vertu d'une fictio juris [fiction juridique] économique, tout acheteur est censé posséder une connaissance encyclopédique des marchandises.

 [6] « La valeur consiste dans le rapport d'échange qui se trouve entre telle chose et telle autre, entre telle mesure d'une production et telle mesure des autres. » (LE TROSNE, De l'intérêt social , in Physiocrates, Ed. Daire, Paris, 1846, t. XII, p. 889.)

 [7] « Rien ne peut avoir une valeur intrinsèque. » (N. BARBON, op. cit., p. 6) ; ou, comme dit Butler:The value of a thing Is just as much as it will bring.

 

La suite :

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-I-1.htm

Et puis, il y a :

Le caractère fétiche de la marchandise et son secret.

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-I-4.htm

Le livre 1 complet :

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/index.htm

Le livre 3 complet :

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-III/index.htm

d'où est tirée l'analyse de la baisse tendancielle du taux de profit, la suraccumulation-dévalorisation du capital, sa crise généralisée qui nous mène à celle d'aujourd'hui, catastrophique, et aux études de Paul BOCCARA et les solutions proposées par la Commission Economique du PCF pour en sortir, radicalement et progressivement  :

http://www.economie-politique.org/

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22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 10:52

 

POUR UN MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE DU 21EME SIECLE (PROJET)

 

Préambule (Projet).

Notre 38eme Congrès est vital.

Au mois de juin 2017, les communistes décidaient à l'issue de la séquence électorale des présidentielles et des législatives de convoquer un congrès extraordinaire. Notre affaiblissement électoral et notre perte de visibilité nationale étaient et sont toujours au cœur des préoccupations des communistes qui veulent reconquérir l'influence de notre parti et reconstruire une organisation révolutionnaire de notre temps.

C'est au parti communiste, français et internationaliste, d'assumer cette ambition face à la force du capital qui se pare des atours de la modernité, face à la profondeur de sa crise systémique, mais aussi face à l'attraction des idées réformistes de conciliation, comme celles nationalistes et xénophobes de bouc-émissaire.

C'est d'autant plus nécessaire que Macron et son gouvernement mettent à profit la confusion politique et l'absence d'alternative progressiste crédible, pour conduire à marche forcée la destruction du modèle social français. Ils cherchent à faire de la France, à coté de l’Allemagne, le second pilier d'une Europe au service des marchés financiers et de l'ordre mondial dont ils ont besoin.

Macron prétend que ses options sont les seules à même d'arracher la France et l'Europe à la crise très profonde d'un système capitaliste qu'il entend sauver. En réalité cette politique va accentuer les vulnérabilités propres de la France et les fractures sociales dans un monde en crise alors que se prépare une nouvelle phase d'aggravation des difficultés mondiales. Elle s'annonce beaucoup plus grave que celle de 2007-2008 dont les forces du capital n'ont voulu retenir aucune leçon.

Après une période d'observation, des luttes importantes se développent. Elles concernent les bases même du modèle social français, dont elles cherchent un nouveau développement : services et entreprises publiques, refus des inégalités, du déclassement et des discriminations, égalité des territoires, protection sociale et son mode de financement à partir des richesse produites, l'emploi, sa sécurité et sa promotion, l'augmentation des salaires, toutes les batailles sur l'éducation et la formation, droits et pouvoirs des salariés sur les lieux de travail.

Il n'y a jamais eu autant besoin de révolution, d’idées et de luttes révolutionnaires; d'un parti et d'un projet communistes pour permettre au mouvement populaire de s'élargir et de se renforcer jusqu'à contraindre le gouvernement à des reculs, imposer de nouvelles conquêtes, ouvrir une issue politique. Leur absence dans le champ politique laisse la voie libre à toutes les récupérations nationalistes, populistes, xénophobes ou racistes.

Quel défi pour le Parti communiste français !

Mais après son effacement en 2017 et son résultat désastreux aux législatives, son pronostic vital est engagé.

Tout cela constitue un électrochoc. C'est pour cela que les adhérents ont voulu un Congrès extraordinaire pour une réorientation stratégique, une mobilisation nouvelle dans l'action et le développement d'une ambition communiste.

Un bilan stratégique et organisationnel est nécessaire pour permettre un débat sans tabou et des décisions audacieuses.

Nous considérons que la proposition de base commune votée le 3 juin (par 49 voix sur 91 votants et 168 membres du CN) ne répond pas aux exigences du débat, pas plus qu'elle ne permet d'analyser précisément la situation du monde et celle de notre parti. Se refusant à formuler clairement les termes du débat, elle ne permet ni la discussion sur la réorientation et les changements que les communistes sont si nombreux à penser nécessaires, ni la prise d'initiative par celles et ceux qui aspirent à changer l'ordre existant.

Ce n'est pas d'un collage d'options et de synthèses habiles dont notre Parti a besoin pour construire une unité réelle et agissante des communistes.

Nous proposons une base commune qui permette de répondre à cette question essentielle :

Faut-il continuer dans l'effacement, dans une pratique du coup par coup, dans une stratégie illisible, et dans le manque d’ambition et d’incarnation ? Ou construisons-nous collectivement la voie d’un renouvellement politique profond de notre organisation, à même de renforcer notre influence et notre place au sein d’un rassemblement efficace pour notre peuple ?

Pour le débat le plus conséquent des communistes et des choix clairs, cette proposition de base commune entend apporter des éléments de réponse précis aux questions centrales suivantes :

•             nos difficultés actuelles résultent-elles d'une mauvaise mise en œuvre des choix faits depuis une vingtaine d'années, ou bien ces choix mêmes sont-ils à remettre en question ?

•             Quel bilan faisons-nous aux plans stratégique, organisationnel et électoral ? quel bilan de l'activité de la direction nationale ?

•             Quelle place du marxisme vivant pour armer le combat et pour la confrontation d'idées à tous les niveaux ?

•             Une réorientation stratégique est -elle nécessaire ou suffit-il de chercher à mieux tenir le même cap sous l'appellation « nouveau front social et politique » ?

•             Faut-il se résigner, aux élections européennes, à un nouvel effacement du parti et de ses idées au nom du rassemblement derrière une possible tête de liste issue d'une autre formation politique ? Ne s'agit-il pas plutôt de construire une liste de large rassemblement initiée et conduite par le PCF ?

•             Comment définir l'objectif du communisme, les voies et moyens de l'atteindre ? Quelle dialectique nécessaire entre nos propositions, les luttes immédiates, les étapes indispensables et la visée communiste qui se construit dans ce mouvement tout en l'éclairant ?

•             Un changement profond de la direction nationale est-il nécessaire ? Quel engagement des dirigeants pour un effort de réorientation des idées, de la pratique et de l'action ?

 

L'heure est grave, c'est pourquoi, dans la richesse de notre diversité, nous proposons ce texte comme Base commune pour la discussion du 38éme congrès des communistes. Nous ne nous résignons pas à l'idée que le congrès extraordinaire puisse sombrer dans les habitudes, les redites et le refus des remises en cause.

Nous voulons sortir le PCF de la spirale de l’affaiblissement. Nous partageons cette conviction qu'il ne peut y avoir de transformation révolutionnaire sans un parti communiste fort et influent, visant cette ambition : c'est ce qui nous rassemble, même si nous avons des différences sur un certain nombre de points.

 

Cette proposition de base commune vise à réussir, dans une unité enrichie de notre diversité, un Congrès permettant le développement d'actions transformatrices ambitieuses au lieu de la paralysie liée à la recherche de faux équilibres.

 

Nous la formulons en 5 chapitres :

•             un bilan critique

•             nos responsabilités face à la nouvelle phase de la crise du capitalisme et de la société

•             le communisme de notre temps et l'action pour y parvenir

•             pour une nouvelle stratégie de rassemblement et d'unité populaires

•             pour un parti communiste utile, agissant, audacieux et novateur, internationaliste et révolutionnaire.

 

Extrait de l'Art.III.11.1 des statuts du PCF sur les Congrès,

"...A l'issue de cette période, trois cents adhérent-e-s à jour de leurs cotisations peuvent proposer une base de discussion alternative (1). Ces adhérent-e-s doivent être issu-e-s d'au moins un quart des fédérations. Le nombre de signataires par fédération ne peut excéder 10% de la totalité de la liste. Ils et elles y apportent leur soutien par une attestation signée et fournissent le justificatif de paiement de leur cotisation... "

(1) Dans le cas présent la date limite est le 6 Juillet 2018, date à laquelle les ou la base dite "alternative " doit être déposée avec les attestations individuelles de soutien et les attestations individuelles de paiement de cotisation. La base initiale a été votée le 3 juin 2018 par 49 voix pour sur 91 votants et sur 159 membres du Conseil National.

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22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 07:40

L'ARBRE N'EST PAS UN HOMME,

une petite réflexion économique, politique, 

ergologique et philosophique,

suivie

d'UN POEME : "Les arbres", en lien.

 

L’activité du capital, comme toute activité humaine pratique la double anticipation des actes qu’on peut « décomposer » ainsi : 1) l’activation par le profit, 2) le blocage (relatif mais croissant) par le profit dans le "retour d'anticipation", son taux, sa baisse tendancielle, contradiction antagonique dans la double anticipation du capital. Il y a incompatibilité entre un maintien en santé de la société et les mesures de maintien du taux de profit.

 

La double anticipation consiste à imaginer un acte et le contrôler dans son déroulement. Le blocage par le profit (1) est la conséquence des contradictions internes du système. Le contrôle en santé du mouvement et la correction-amélioration-complexification qu’il implique ne peut s’effectuer librement dans la contrainte du profit, à plus forte raison dans un marché contrôlé par une organisation mondiale du profit et de ses contraintes économiques et guerrières, les algorithmes en usage pour plier les mentalités au taux de profit en étant la pointe avancée.

Technique et symbolique marchent ainsi éclatées alors qu'elles ne peuvent marcher l’une sans l’autre, « le lit de Platon » étant une réflexion-démonstration de la chose.

L’arbre n’est pas un homme et l’homme n’est pas un arbre. Certes, ils ont évolué ensemble et leurs évolutions restent tributaires l’une de l’autre, y compris mentalement pour l'homme. Mais l’arbre n’a aucunement développé la déadhérence conceptuelle, même si ses réactions de défense et de développement  des modifications en rapport avec son milieu existent.

 

La déadhérence conceptuelle demande une société humaine et le rapport des corps et des cerveaux entre eux dans l’imagination d’une construction consciente. Il s’agit que l’observation du réel crée une représentation du réel et de son mouvement dans un mouvement interne de la conscience et son aller-retour entre le réel et son observation, et modifie en retour ce réel par la pratique d’une technique et de son évolution.

On pourrait entrer encore plus dans cette description comme Yves Schwartz le fait sur les ingrédients de la compétence (In "Activités en dialogues 1", Octarès) ou sur les épistémicités (lien), accumulation cognitive et exercice de l’accumulation cognitive et résultats en mouvement et en miroir de ce rapport entre accumulation et exercice, praxis.

 

De la structure de l’entreprise jusqu’à la religion, la déadhérence conceptuelle est « impactée » par le profit et la simplification-régression qu’il impose à la déadhérence conceptuelle, sinon pour une « élite » dont la spécialisation étroite équivaut à la même régression.

Si dans le système d’échange A-M-A’ (1) porté à son extrémité, et il est dans l’ordre des choses qu’un mouvement se pousse vers son extrémité pour trouver sa propre transformation nécessaire à la santé du mouvement général, on pourrait dire que l’arbre garde ses qualités d’arbre, on pourrait dire aussi que l’homme tend à perdre ses qualités d'homme dans la régression de la déadhérence conceptuelle imposée par le système du profit à son paroxysme « naturel ».

 

La déadhérence conceptuelle, qualité propre à l’homme, même dans les limites de l’espèce et de la société humaine et à toute conscience de la nature sur elle-même, est en grandes difficultés dans les techniques économiques et politiques mises au point par le capital pour une guérison provisoire et illusoire à la baisse tendancielle du taux de profit dans une composition du capital ou le capital constant « mange » de plus en plus le rapport capital/valeur ajoutée, c’est-à-dire mine le moteur du système, le profit et son taux.

Evidemment, l'état de dépendance de la déadhérence conceptuelle du phénomène du profit et de la baisse tendancielle de son taux au paroxysme impacte les réserves d'alternatives elles-mêmes et tend (relativement ?) à les stériliser.  

Le développement de la conscience de l’homme sur sa propre activité et les moyens de dépasser les contradictions qui s’y opposent auront sans cesse plus de mal à trouver issue, si un choc qui peut être lui-même mortel, ne « réveille » pas ce besoin de conscience.

 

Je suis en train de relire le 18 brumaire de Louis Bonaparte réédité par l’Humanité en supplément. Je constate à quel point Marx reliait le mouvement de la pensée au mouvement historique de la société, c’est-à-dire les considérait dans une unité, même si leurs composantes, dans leur relation dialectique connaissent des inégalités variables de développement. Le recul du marxisme fait partie du recul (relatif ?) de la déadhérence conceptuelle, de la dichotomie technique/symbolique dont l’unité a été le cœur de l’humanité dès ses origines dans le travail, l’activité, lesquels ne sont pas cette chose à laquelle on les a réduits dans notre société du capitalisme monopoliste mondialisé, numérisé, financiarisé.

Et je constate à quel point un matérialisme dialectique non saisi dans son mouvement par un dogmatisme et la régression, est bien supérieur en symbolique que tout autre mouvement prétendant au symbolique exclusif.

L’anthropomorphisme pratiqué sur l’arbre est vraiment un signe de confusion mentale sur la connaissance de la nature qu’on peut rapprocher de la confusion de notre conscience sur le réel  partant d’une confusion sur la société humaine, le voile jeté sur les rapports de classe et leur travestissement en étant un des outils utilisés majeurs dans cette confusion. La loi PACTE va y ajouter une couche. Mais la confusion sur le réel a des conséquences sur les capacités d’exploitation de la force de travail par le capital, et le menace donc, contradiction supplémentaire en mouvement. Le malheur serait  que la conscience des exploités ne trouve pas issue et transformation-dépassement en santé du système, et des techniques et symboliques qu’il contient.

 

C’est un problème essentiel qui se pose en premier lieu pour les classes ouvrières, les ingénieurs cadres et techniciens de production ; celle du vieux monde organisé syndicalement et politiquement, affaiblie organisationnellement et idéologiquement dans la mondialisation capitaliste numérisé; mais aussi à celle des E.U. dans le contexte d’un affaiblissement du capitalisme dominant par la crise généralisée du capital ; enfin et peut-être surtout celle des « pays émergents » un temps frappés par le retour de domination de marché d’un capitalisme nationaliste aux abois ; et dans cette « émergence », celle de la Chine, 2ème puissance économique : l’émergence a besoin aussi, outre d’une organisation de la classe ouvrière, c’est-à-dire d’une indépendance, ou du moins d’une autonomie vis-à-vis d’un Etat où le PCC joue un rôle progressiste limité par cette NEP "au carré" (2) encore nécessaire mais qui ne peut constituer la fin en soi de la révolution en santé au sens général de tous les domaines d'activité humaine, mais au contraire son "arrêt" possible avec régression généralisée. La contradiction du profit et de la suraccumulation-dévalorisation du capital demeure pour la Chine à l’échelle mondiale et elle impacte la double anticipation et la déadhérence conceptuelle nécessaires au mouvement de la création des produits matériels et moraux, et à l’invention sociale, dans les rapports internationaux entre grandes zones de développement.

 

Le capitalisme mondialisé numérisé et financiarisé est en train de chercher à construire une forme d'Etat correspondant aux impératifs de ses forces productives en l'état et dans leur mouvement et leurs contradictions en mouvement exponentiel explosif. Comment les hommes producteurs pourraient-ils dans ces conditions de se contenter des formes anciennes d'organisation et de pensée, en particulier celles des marchés nationaux au sens étroit et encore plus des formes de constat limité à la protestation ? 

 

Pierre Assante,  Samedi 16 juin 2018

 

(1)Echange Argent-Marchandise-Argent plus’, accumulation-suraccumulation-dévalorisation et ses effets sur l’insatisfaction concrète et symbolique  des besoins humains vitaux.

(2) Nouvelle Politique Economique tentée en 1920-21 en Russie par Lénine et développée en Chine "au carré", ce qui lui a permis son développement des forces productive, étape première et nécessaire d’un développement général.

 

Post Scriptum.

La maladie est un mouvement du corps animal, du corps humain, de la société, de la nature.

La santé n'est pas un état mais une tendance dans le mouvement. De même les vertus et les défauts humains, une tendance dans le mouvement.

Y a-t-il tendance nouvelle au rapprochement entre poésie et exposé rationnel, c'est à dire symbolique et technique ? C'est un besoin impérieux. Walter Benjamin y a réfléchi dans « Les régressions de la poésie » ou « l’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité ».

Malgré les apparences, le symbolique ne nuit pas à la compréhension rationnelle, mais l'élargit à tous les champs de savoirs et de savoir-faire. Les savoir-faire et les objets qu'ils produisent contiennent toute l'histoire de la pensée humaine et de la technique humaine, en unité, et unissent avoir et être. Eclater cette unité c'est éclater la vie, tendre à la disparition du mouvement, de la vie, de l'être. Disparition impossible dans sa totalité, mais possible dans des éléments et des fonctions ? C'est ce que contiennent les régressions de la société humaine.

Philosophie et économie, y  a-t-il moyen de tenir les deux bouts ? 

La production industrielle numérisée c'est de l'activité et encore du travail, et la transformation qualitative des moyens de production ne peuvent plus s'accommoder de l'état dépassé du système d'échange, de l'achat -vente de la force de travail par le possesseur de capital.

Je me permets, pour finir,  une auto-citation poétique concrète dans une activité libre : « Depuis mon enfance je parcours la colline en espadrilles, sauf les jours de pluie... ». Bizarre ? Qui fait les espadrilles et comment ?

 

http://pierre.assante.over-blog.com/article-epistemicites-reflexions-sur-les-travaux-du-professeur-yves-schwartz-commentaire-libre-n-engagean-99482524.html

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LES ARBRES, POEME : ...... ici

http://pierreassante.fr/dossier/leis_aubres.pdf

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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 08:06

 

On ne résoudra pas l’état de crise économique et politique AVEC....

 

On ne résoudra pas l’état de crise économique et politique dans lequel se trouve le monde avec de bons sentiments et les vieilles recettes.

Ni par des formules ronflantes et-ou agréables à entendre.

Ni par la compassion nécessaire mais sans effet sur un système en crise de par l’organisation de son mode d’échange parvenu à son extrémité possible.

Ce qui est possible dans une situation ne l’est plus dans une autre.

 

Le mode d’échange institué par le système capitaliste ne peut plus faire vivre l’activité sociale, et en premier lieu ne peut plus faire vivre la production nécessaire à la vie humaine, à faire vivre les qualités nécessaires à une production correspondant aux besoins de l’humanité et de la personne humaine dans son développement.

 

C’est dans un enfoncement lent ou brutal de la civilisation humaine que nous nous dirigeons, et nous y sommes déjà en partie.

Les vieilles recettes, tout le personnels politique, ici et dans le pays, les pratiquent. Il les pratique parce que nous vivons dans un système de pensée que le système économique a formé. C’est d’un effort immense de réflexion et de remise en cause des idées dominantes dans lesquelles nous naviguons à vue, dont nous avons besoin.

 

Nous avons besoin de voir le chemin à distance, le plus loin possible, pour avancer sans se fracasser sur les écueils du système. La véritable compassion avec les souffrances humaines et la véritable solidarité entre les hommes a besoin, plus que de bons sentiments, elle a besoin de transformer le mode de fonctionnement de l’échange et de la production humaine tel qu’il est organisé jusqu’à aujourd’hui.

 

C’est ce que proposent les économistes communistes, marxistes, depuis le début d’accélération de la crise, dans les années 1960-70, dans l’expérience manquée de 1981-84, dans celles de la gauche plurielle, où les mesures adoptées, quelquefois progressistes comme la retraite à 60 ans ou les lois très limitées de la gauche sur les droits du travail, ne répondaient pas suffisamment à l’état de crise du système.

 

Et ces propositions ont pour centre, et pour initiation d’un autre système de production et d’échange, la question du pouvoir politique sur l’argent. Cette question a toujours été contournée par la gauche, faute de s’attaquer aux puissances de l’argent, pour être plus précis, du capital. C’est la raison de ses échecs, de son accompagnement volontaire ou pas du système et de sa crise.

 

Aujourd’hui, le système et ses hommes n’ont plus de marge d’intervention d’accompagnement social de la crise. Son action, leurs actions consistent à s’y enfoncer toujours plus, dans la crise.

 

L’alerte lancée par les économistes communistes, marxistes, à la société et aux communistes mêmes, entre autre dans la période du début de « l’ère Mitterrand », n’a pas été entendue. Elle ne l’est toujours pas. La crise a besoin de résolution économique, cette résolution a besoin d’un parti et grand ou petit, grand de préférence, qui mette en avant ces solutions économiques dans les luttes de protestation ouvrière, des salariés, et populaires, sans quoi ces luttes ne seront que des jacqueries modernes.

 

Et pour qu’un tel parti existe, il faut que ce pouvoir sur l’argent soit la logique centrale d’une base commune, logique sur laquelle assoir l’ensemble des autres questions sociales et sociétales.

 

La logique du système, c’est celle dans laquelle vit toute l’humanité, nous y compris. Il ne sera pas facile de faire l’effort d’en sortir, surtout si nous nous contentons d’effleurer, de saupoudrer, par-ci par-là une autre logique pour s’attaquer à la crise du système. Il nous faut partir des forces qui dans le parti s’y attaquent, pour les faire grandir dans le parti et dans toutes la société, en France et ses régions, en Europe et dans le monde.

 

Je ne fais que citer pour aller vite les points à expliquer et approfondir et non à saupoudrer dans un texte comme des ajouts sans lien entre eux : c’est le contenu des propositions de la commission économique sur la BCE (Banque Centrale Européenne), la loi SEF (Sécurité Emploi Formation), les fonds régionaux, nationaux, européens que l’article 123.2 du traité européen rend possibles dès à présent, les DTS (Droits de Tirage Spéciaux du Fond Monétaire International- FMI) en réponse à la domination du dollar, le crédit progressif, les droits nouveaux du travail allant dans le sens d’une démocratie du « que, comment produire » pour mettre en cohérence l’homme producteur, ses besoins et ceux de toute la société qui est au cœur d’une politique de changement progressiste. Il n’y aura pas de changement en santé sociale, progressiste, sans ce contenu.

 

Je soutiens la démarche des camarades du conseil national qui demandent une refonte profonde du texte sur la base de ces remarques et non un ajout d’encadrés qui ajoutent à une incohérence et à la confusion dans laquelle nous et la société nous trouvons. Je souhaite que notre section fasse majoritairement de même. Un texte de congres ce n’est pas rien, c’est ce qui va servir de points de repères aux militants communistes et à la direction de leur parti.

 

Pierrot, Mardi 19 juin 2018

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20 juin 2018 3 20 /06 /juin /2018 07:28

EUROPE : LA MENACE DE L’ÉCLATEMENT

Mercredi, 6 Juin, 2018, l'Humanité

La chronique économique de Pierre IVORRA.

 

Certes, dans ces pays, ces faibles taux s’accompagnent souvent d’une forte précarité et d’une réelle pauvreté. C’est le cas de l’Allemagne, qui a un faible taux de chômage mais où un habitant sur cinq est dans une situation de risque de pauvreté ou d’exclusion sociale, un taux supérieur à celui de la France (17 %). D’autres indicateurs montrent que, contrairement à ce qui était promis aux différentes étapes de la construction européenne, notamment lors de la création de l’euro, la façon dont l’édifice a été bâti n’a que peu permis de réduire les écarts de développement entre pays. Dix pays situés à l’est du continent disposent d’un salaire minimum inférieur à 500 euros. Dans cinq, situés au sud, Portugal, Grèce, Malte, Slovénie et Espagne, il est compris entre 500 et 1 000 euros. Il est supérieur à 1 000 euros dans les pays fondateurs de la construction européenne ou qui y ont adhéré rapidement. Les écarts subsistent là encore.

Si l’on prend un tout autre indicateur, celui des dépenses de recherche et développement en proportion de la richesse créée, on retrouve à peu près la même cohorte des « vainqueurs », pays du nord de l’Europe : Suède, Autriche, Danemark, Finlande, Allemagne… Et qui donc ferme la marche ? L’Europe du Sud et de l’Est : Chypre, la Roumanie, la Lettonie, Malte, la Croatie, la Grèce. L’Espagne, le Portugal, l’Italie sont en deçà de la moyenne des pays de l’Union. La France, qui est à la fois du Nord et du Sud, colle plutôt au peloton de tête.

Ce n’est évidemment pas en quittant ou en défaisant cette construction bancale que l’on se sauvera soi-même. Il s’agit plutôt de la redresser. La domination de la finance sur les politiques conduites au sein de l’Union et dans les pays qui la composent est la force centrifuge qui menace constamment de la briser, et ce n’est pas en l’affrontant seul que l’on parviendra à en desserrer l’étreinte.

Une nouvelle solidarité est à construire, mais pour cela il faut maîtriser l’argent.

Les six pays qui sont au-dessus du taux de chômage moyen de l’Union européenne (8,5 %) en mars 2018, la Grèce (20,6 %), l’Espagne (16,1 %), l’Italie (11 %), la Croatie (9,4 %), Chypre (9,1 %) et la France (8,8 %), sont tous du Sud méditerranéen. À l’opposé, nombre de pays d’Europe du Nord, particulièrement ceux qui sont dans la mouvance économique de l’Allemagne, voire sont sous sa dépendance, ont une situation de l’emploi moins dégradée. Le taux de chômage est de 3,4 % chez notre voisin d’outre-Rhin, de 2,2 % en République tchèque, de 3,9 % aux Pays-Bas, de 4,4 % en Pologne, de 4,8 % au Danemark, de 5 % en Autriche…_________________________________________________

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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 08:36

 

UNE MAGNIFIQUE EXPRESSION

DE LA DETRESSE HUMAINE.

 

Par le petit garçon qui meurt près de sa mère

Tandis que des enfants s'amusent au parterre

Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment

Son aile tout à coup s'ensanglante et descend

Par la soif et la faim et le délire ardent

Je vous salue, Marie.

 

Par les gosses battus, par l'ivrogne qui rentre

Par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre

Et par l'humiliation de l'innocent châtié

Par la vierge vendue qu'on a déshabillée

Par le fils dont la mère a été insultée

Je vous salue, Marie.

 

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids

S'écrie : « Mon Dieu ! » par le malheureux dont les bras

Ne purent s'appuyer sur une amour humaine

Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène

Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne

Je vous salue, Marie.

 

Par les quatre horizons qui crucifient le monde

Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe

Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains

Par le malade que l'on opère et qui geint

Et par le juste mis au rang des assassins

Je vous salue, Marie.

 

Par la mère apprenant que son fils est guéri

Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid

Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée

Par le baiser perdu par l'amour redonné

Et par le mendiant retrouvant sa monnaie

Je vous salue, Marie

 

PRIERE, FRANCIS JAMMES

Mise en musique par Georges Brassens

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