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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 16:53

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Revue Economie & Politique

N° 752-753 de Mars-Avril 2017 est arrivée.

« le vote communiste

pour l'humain d’abord

contre le pouvoir de l’argent »

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FEUILLETER

ici

http://riouclaire.fr/ECOPO/752-753/index.html#p=6

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Les articles du n° 752-753 de Mars-Avril 2017

ici

http://www.economie-politique.org/100350

 

 

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 09:44

L’ÉTAT DU MONDE N’EST PAS DÉSESPÉRÉ !

 

SALARIAT, MONDIALISATION, COUCHES MOYENNES, OUVRIERS CADRES ET TECHNICIENS, IDEOLOGIES. GOUVERNEMENT BOBO. ALLIANCES ANCIENNES ET NOUVELLES ALLIANCES.

 

L’état du monde n’est pas désespéré. Au contraire, les réserves d’alternative dans la production et dans l’activité humaine en général existent et s’accroissent, pour un développement en santé de l’espèce humaine et de sa maison Terre.

 

Le salariat de production des biens matériels est dans le monde la classe sociale qui assure les moyens de vie et de développement de l’humanité et de chacun des individus de l’espèce.

 

C’est à partir des biens matériels créés que peuvent reposer toutes les autres activités qui en retour donnent les moyens de cette création : services publics, activités culturelles…usent des biens créés à partir des richesses naturelles.

 

Il en a résulté à la fois une accumulation et une complexification. Dans le système capitaliste et l’échange Argent-Marchandise-Argent’plus, l’accumulation devient suraccumulation du capital qui ne trouve remède à ses crises que dans sa dévalorisation, relative en ce qui concerne la globalité du capital, sinon, la production et l’échange s’écrouleraient. Il ne faut pas en arriver jusque là…

 

Sans en arriver là, la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital a des effets négatifs sur la survie et le développement de l’humanité et la vie quotidienne des êtres humains, et sur la vie de la planète en tant que base des richesses à partir de laquelle se réalisent la production et le travail qui la permet.

 

Il y a osmose entre les secteurs producteurs de biens matériels stricto sensu et l’ensemble des activités, y compris les activités non productives de capital (1) qui nourrissent aussi les savoirs et la conscience qui en retour nourrit l’activité productrice

 

La recherche est une activité dont la double fonction, productrice et de création de conscience apparaît le plus évidemment.

 

Mais toute activité contient cette double fonction et la triple polarité d’accumulation d’activité, de gestion de l’activité, d’échange d’activité.

 

Dans la société de classe, dans le Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé, globalement financiarisé, (CMMNI) où une extrême minorité décide de l’usage du capital, de sa circulation, de là où il doit s’investir en fonction de ses profits, la production de l’humanité subit de graves détournements de la qualité et de la quantité des produits du travail, qui n’est pas sans conséquence sur la satisfaction des besoins humains et leur complexification concomitante.

 

En ce sens, la régression de « l’idéologie ouvrière » et les progrès de l’idéologie libérale a de graves conséquences sur la survie et le développement de l’humanité et des individus qui la composent.

 

Dans les pays historiquement les plus avancés dans le développement industriel et sa forme numérisée, qui contenaient souvent des avant-gardes syndicales et politiques ouvrières puissantes organisées, la transformation du travail, le poids quantitatif et qualitatif de la classe ouvrière, cadres et chercheurs de production compris a régressé.

Le transfert dans les pays en développement de la classe ouvrière "de main-d’œuvre" a participé à cette régression.

Cependant cette réorganisation mondiale du travail, au départ handicapante pour la cohérence entre la production matérielle et la production des idées,  est en train de permettre un développement nouveau au niveau mondial de l’élévation du rôle et de la pensée du salariat de production de biens matériels, du salariat en général et des populations.

 

La domination libérale et sa réorganisation du travail par une automatisation et une numérisation toujours plus grande de l’activité d’une part et par une masse toujours plus grande de main-d’œuvre de réserve d’autre part, contribue à la fois à la régression des idées ouvrières et à leur renaissance et leur approfondissement correspondant au nouvel état du monde.

 

Les gouvernements libéraux et leur rôle de soutien et d’interprète mondial du système financier du CMMNI, s’appuient sur cette régression idéologique et sur les « couches moyennes » qui à un moment en prennent le relais, influencent la classe ouvrière elle-même.

 

Le retournement d’alliance entre ces couches moyennes (2) au profit de la classe ouvrière et de ses composantes les plus avancées et les plus qualifiées dans la production et la gestion de la production, est d’un d’une nécessité absolue.

 

Les conditions que le libéralisme fait subir aux couches moyennes, de plus en plus graves, ne peut que rapprocher ces couches du salariat de production, et en priorité sur la question de l’emploi (3).

 

Pierre Assante, 29 mai 2017

 

(1) En terme de production de biens stricto sensu,  je n’utilise pas le terme « d’activité productive » qui caractérise la productivité du capital, sa reproduction élargie, qui hors temps de crise systémique, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, "se superpose en partie" et est la condition de la production dans le système capitaliste. En termes de production des biens stricto sensu j’utilise le terme « d’activité productrice ».

 

(2) Une partie de ces « couches moyennes » font partie « de ses composantes les plus avancées et les plus qualifiées dans la production et la gestion de la production ». La qualification de « couches moyennes », est plus liée au revenu et à leur place particulière dans l’idéologie dominante que dans leur place dans la production, ce qui rend le terme à la fois ambigu et opérationnel…

 

(3) Pour caricaturer, on pourrait à juste titre trouver une ressemblance du gouvernement Macron-Philippe de ces jours-ci avec un gouvernement « Bobo », ses attitudes, ses comportements et son image, et finalement l’acceptation et le soutien aux privilèges, aux inégalités les plus profondes, nonobstant les mesurettes d’accompagnement dit social. Mais plus que ses comportements, c’est son osmose avec la financiarisation capitaliste mondialisée qu’il faut caractériser et combattre.

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 07:30

Société civile ou société par action ?

DE PIERRE IVORRA
MERCREDI, 24 MAI, 2017
L'HUMANITÉ

La chronique économique de Pierre Ivorra.

Si l’on n’y prend garde, le prochain scrutin risque de se révéler comme un formidable festival de l’esbroufe. Qu’on en juge. Emmanuel Macron et son mouvement nous assurent que la moitié des candidats qu’ils présentent sont issus de la société civile et, lorsque l’on fouille un tant soit peu leur CV, l’on découvre que nombre d’entre eux sont des patrons ou de hauts cadres d’entreprise.

Plutôt que de société civile, il faudrait parler à leur propos de société anonyme, voire de candidats de sociétés par action, à l’image de la nouvelle ministre du Travail, ancienne DRH de Danone, groupe du CAC 40. Et tout ce beau monde est chargé de vendre du vent, par exemple que l’on va pouvoir élargir l’indemnisation du chômage à des non-salariés tout en faisant 10 milliards d’économies et qu’aucun chômeur n’aura à en souffrir ! On comprend que Bernard Arnault, PDG de LVMH, et Pierre Gattaz, du Medef, soient bienveillants à l’égard d’une telle mystification. D’autant que l’entourloupe ne s’arrête pas là. Tout comme Marine Le Pen, mais avec des modalités différentes, le nouveau président de la République considère que ce n’est surtout pas aux patrons de financer les augmentations de leurs salariés. Les travailleurs doivent payer pour les travailleurs ! Pour Emmanuel Macron, la hausse du salaire net permise par la baisse de certaines cotisations sociales doit être financée pour partie par les retraités et pour une autre par des économies sur les dépenses de santé et de protection sociale. Autrement dit, ce sont les salariés-assurés qui vont payer pour les salariés-salariés.

Le FN, de son côté, considère que l’augmentation du pouvoir d’achat des salariés-salariés devrait être financée par une taxe sur les produits importés acquittée par les consommateurs-salariés.

« Les Républicains » ne sont pas en reste. Éric Woerth, leur « monsieur programme », affirme que leur projet de baisse des cotisations patronales « est infiniment plus fort que celui d’En marche! », puisqu’il sera élargi à l’ensemble des salaires et qu’il y aura d’autres réductions en plus, une pochette cadeau en quelque sorte. Grâce à cela, la droite rasera gratis mais c’est le Medef qui tiendra le rasoir.

La caractéristique de toutes ces démarches est qu’elles considèrent les travailleurs comme des acteurs mineurs de la République, une volaille à tromper et plumer, même si, notamment sur ce sujet, le FN a droit à la palme. Tous veulent renforcer le pouvoir patronal sur l’entreprise et la société, celui des actionnaires, des grandes fortunes, afin de leur permettre d’accaparer encore plus. C’est là l’un des enjeux majeurs du scrutin.

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 07:25

Le sens des réformes d’Emmanuel Macron

DE PIERRE IVORRA
MERCREDI, 17 MAI, 2017
L'HUMANITÉ

La chronique économique de Pierre Ivorra.

Il serait souhaitable que le débat d’idées qui a souvent été escamoté lors de la présidentielle puisse enfin avoir lieu lors des législatives. C’est ainsi qu’il n’y a guère eu de controverses sur la question du financement de la protection sociale. Presque tous les candidats ont, par exemple, considéré qu’il fallait maintenir la CSG, certains proposant même de l’augmenter, d’autres, comme Jean-Luc Mélenchon, de la rendre progressive, Benoît Hamon envisageant lui aussi de la moduler, mais en la fusionnant avec un impôt sur le revenu à dix tranches. L’option d’Emmanuel Macron est pour sa part très significative.

Le nouvel élu prévoit d’augmenter la CSG de 1,7 point, en compensation de près de 20 milliards de baisse de cotisations chômage et maladie prélevées sur les salaires, équivalant à 3,15 points du salaire brut. Les retraités des catégories moyennes vont être ainsi particulièrement mis à contribution, tandis que l’ensemble des assurés sociaux vont pâtir d’une réduction de 25 milliards d’euros des dépenses sociales. Au total, le bénéficiaire exclusif de ces opérations sera le patronat. Le Cice va être transformé en une baisse de cotisations. Dans son programme, Emmanuel Macron s’engage à diminuer « les cotisations sociales employeurs de 6 points en remplacement du Cice et jusqu’à 10 points au niveau du Smic : les employeurs économiseront près de 1 800 euros par an et par salarié au Smic, 2 200 euros pour un salarié payé 3 000 euros brut par mois ».

Cette réforme a en fait un double objectif : d’une part, accroître les profits du capital au détriment de la santé et du bien-être du peuple travailleur ; d’autre part, engager une transformation radicale, systémique, du financement de la protection sociale. Depuis 1945, les médaillés des conseils d’administration, les gavés de la fortune, les abonnés aux dividendes jugent intolérable de devoir écorner leurs profits afin de donner un minimum de sécurité aux travailleurs et aux populations face à la maladie et au chômage, et, avec ce transfert vers la CSG, c’est cet égoïsme de classe qu’Emmanuel Macron entend satisfaire.

Si une réforme du financement de la protection sociale paraît nécessaire afin de répondre à la montée des besoins, elle doit être davantage liée à la production de richesses qu’aux revenus. C’est dire qu’elle ne doit pas décoller des entreprises. On peut concevoir un système modulant les cotisations de ces dernières afin de les inciter à produire plus et mieux, à créer des emplois, à former leurs salariés, à préserver l’environnement. Évidemment, dans cet esprit, la CSG serait appelée à disparaître.

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 15:11

Chers collègues, chers rapporteurs, Pierre et Guillaume, chère présidente Hélène, Madame la Ministre,

 

Cette année le Rapport annuel sur l’état de la France a une originalité : il relativise les 10 indicateurs sur lesquels il était basé depuis quelque temps.

Et pour cause. En matière de chômage et d’inégalités, on ne peut en rester à ceux-ci.

 

D’abord sur le constat.

1. Ainsi, dénombrer le nombre de gens ayant occupé un emploi, quelqu’il soit, un certain temps durant le mois écoulé pose des problèmes qui se voient de plus en plus. Nous observons certes un recul du taux de chômage ainsi calculé, mais il s’accompagne d’une augmentation du « halo » du chômage, comme on dit, c'est-à-dire du nombre gens qui passent à un moment ou un autre au chômage, d’une augmentation des emplois à temps partiel ou à temps incomplet, d’une augmentation notable du nombre de contrats précaire dans le « stock » de l’emploi (et pas seulement dans les flux d’embauche).

Au total, une précarisation accélérée de l’emploi et dans le même temps une précarisation des revenus et des situations.

Bref, nous pourrions être en marche, « en marche » je dis bien, vers ce qu’on observe en Angleterre ou aux Pays-Bas (par exemple) et que les économistes dominants appellent de façon trompeuse le « plein-emploi ». C'est-à-dire plus d’emplois mais mités, précaires et appauvris.

Ce n’est pas ce genre de taux de chômage qui doit être notre cible. Ce n’est efficace ni pour la société, ni pour l’écologie, ni pour l’économie.

2. Au contraire, il s’agit de viser la sécurisation de chacune et chacun dans l’emploi, dans un parcours professionnel et de vie. Avec mes amis je parle d’une « sécurité d’emploi et de formation ». Mais peu importe, il nous faut en définitive des indicateurs de la sécurisation de l’emploi, du développement des personnes et de leur revenu.

Votre rapport a le mérite de permettre de s’en apercevoir.

3. Il a aussi le mérite d’insister sur les problèmes posés dans l’enseignement et dans la Recherche (services publics et R&D des entreprises), sans trop se censurer sur la question des moyens financiers nécessaires e des politiques passées.

4. Vous avez raison d’insister sur l’enjeu majeur : non pas remettre en cause notre devise, « Liberté, Egalité, Fraternité », mais se donner les moyens de la réaliser.

5. Vous insistez à juste titre sur les discriminations de genre, même si le « mieux » dont vous parlez concerne plutôt le long terme que le court terme. Ce dernier faisant plutôt ressortir des tensions accrues, au croisement du genre et des classes sociales.

6. Vous abordez aussi les discriminations de type raciste (sans les nommer ainsi, ce qui est regrettable). C’est une bonne chose, mais je tiens à vous faire remarquer que l’outil statistique pour les mesurer est fort contesté, et souvent à juste titre.

Donc des éléments de diagnostic que je partage. Et une insistance sur les problèmes, car il faut bien les affronter. Sans pessimisme forcé. Et vous évitez aussi l’optimisme bien excessif du Rapport de l’an dernier.

 

Mais. Car il y a un mais. Et même plusieurs.

1. D’abord votre souci juste de distinguer le vécu subjectif et la réalité objective. Il ne vous évite pas le travers de culpabiliser les gens : le problème français serait-il surtout un manque de confiance dans l’avenir ?

Non. Je ne le crois pas.

Il faut mettre notre situation en regard de choix, d’orientations et d’idées, voire aussi de pouvoirs et d’institutions.

2. Ainsi, il faut s’interroger sur les politiques continuelles de baisse du coût du travail, engagées depuis des décennies. Et qu’on veut poursuivre ! Comme s’il n’y avait qu’un seul coût ! Comme si le coût du capital n’existait pas ! Et alors que les dépenses nouvelles devraient viser l’immatériel et les capacités humaines, y compris le développement des services publics.

3. Pourquoi cette insistance sur la transmission du patrimoine ? patrimoine dont on déplore par ailleurs qu’il soit une forte source d’inégalités.

4. Je suis aussi en désaccord avec la proposition concernant le logement social : demander aux gens de les quitter lorsqu’ils dépassent un certain seuil est un principe qui conduirait à « ghetttoiser » encore plus nos cités populaire, voire à donner un signal de précarisation des situations, et qui ne pose pas le problème majeur qui est celui du volume global de nouveaux logements sociaux.

 

Et puis, quels sont nos atouts et moyens ?

1. D’abord, les ingénieurs, les chercheurs, les ouvriers, tous les salariés, les créateurs, le stock de connaissances, de savoir-faire ; bref, le monde du travail et de la création, et toute la capacité de notre tissu économique, d’entreprises et de services publics. Peut-être faudrait-il mieux en faire l’état des lieux, notamment si nous nous considérons comme « l’assemblée du futur » : leur précarisation devrait nous inquiéter !

2. Deuxièmement nos services publics. Ce sont des atouts décisifs. Il leur manque des indicateurs plus systématiques.

3. Enfin l’argent. Plus précisément nos banques. Elles font partie de nos atouts. Elles peuvent être un formidable levier. Nous en avons convenu lors de l’avis sur les PME/TPE voté ici à la majorité. Or quelle est leur situation et quelle a été leur activité durant l’année 2016 ? Elles utilisent pourtant essentiellement l’argent des salariés et des retraités.

Mais comment cet argent est-il utilisé ?

Malheureusement, les indicateurs qu’on a, par ailleurs, montrent un accroissement des exportations de capitaux. Ils ne sont pas encourageants, de mêmes ceux montrant la financiarisation accrue des revenus et leur extraversion exagérée ou la disparition de l’excédent des services – possible indication d’une recrudescence de fuite de matière fiscale par les grandes multinationales vers des pays à fiscalité dite « accommodante ».

4. On devrait aussi s’interroger sur l’utilisation des disponibilités financières nouvelles des entreprises en 2016.

Bref, nous aurions pu mettre en lumière des leviers, voire des pouvoirs et institutions pour faire évoluer dans le bon sens cette utilisation de l’argent. Ceci non seulement en France, mais aussi en Europe, en questionnant, là, l’activité et les modes d’action de la BCE.

Il est regrettable que cela n’ait pas été fait.

Les problèmes posés par le Rapport résident sur tout dans les silences du diagnostic comme des recommandations. J’ai bien peur de ne pas en partager les silences, si l’on peut dire… !

Dans le doute, et en poussant à une amélioration pour le prochain rapport, j’ai choisi finalement de voter pour.

 

Photo prise lors de la présentation du projet de loi pour la Sécurité d'Emploi et de Formation (SEF), Assemblée Nationale.

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 15:01

Rapprochement entre des phénomènes de la pensée et des phénomènes économiques

 

Dans quelles conditions l’activité humaine peut-elle exister et en particulier le travail au sens capitaliste du terme, l'achat-vente de la force de travail et son produit ? C’est ce à quoi tente de répondre l’ergologie, non en tant que science et encore moins comme recette.

 

Un système de concepts en mouvements que peut être le marxisme en tant qu’anthropologie, économie et philosophie et dans son usage pour une théorie de la personnalité met en relation les conditions économiques diverses multiples et les actes producteurs de la personne (1)dans la société.

 

Dans le système capitaliste, devenu globalement mondialisé, numérisé, financiarisé quelles sont ces conditions ? Quel rapport entre le système, les conditions matérielles de vie, les mentalités en ce qu’elles peuvent avoir en commun ?

 

Pour suivre le parcours de Marx et des Marxistes dans son développement jusqu’à aujourd’hui et ses capacités de théoriser sur les possibilités de transformation en santé du mode de production et d’échange, on ne peut échapper à cette interrogation : ce que l’ergologie a pu dégager de concepts pour aider à la compréhension de l’activité et d’un processus en santé de l’activité ne peut ignorer les conditions générales des activités particulières et en ce sens quelles sont les conséquences d’une crise économique et ses différentes phases sur l’activité ?

 

Yves Schwartz, dépassant  sans en nier le rôle, les théories économiques des crises catastrophiques, met en avant la négation de la négation- résolution des crises,  en mettant au cœur des propositions de « mise en santé », le type d’organisation du travail et la personne dans un type d’organisation du travail.

 

Ce qui veut dire que la question du pouvoir politique ne résout pas à elle seule la question de la santé de l’activité et de la production des biens nécessaires à la vie humaine, ce en quoi il y a convergence avec l’économie marxiste, bien qu’ergologie et économie ont leur champ propre dans « le champ général » du savoir pour agir.

 

Lucien Sève établit une « analogie » entre baisse tendancielle du taux de profit et baisse tendancielle du taux d’intérêt psychologique. Il s’agit là non d’une analogie pure mais  d’un rapprochement entre des phénomènes de la pensée et des phénomènes économiques dont les processus sont liés dans l’activité générale de la société et la résultante des activités relativement autonomes de chaque personne.

 

La baisse tendancielle du taux de profit et la suraccumulation-dévalorisation du capital sont liées. Elles tiennent à l’évolution de la composition du capital : augmentation du capital constant (Investissement en machines...) dans le capital total capital variable (coût de la force de travail) compris, d’autant plus rapide que les révolutions techniques et scientifiques l’accélère.

 

Mais les conditions de vente et d’achat de la force de travail, les produits qui en résultent et les conditions de santé de l’activité ne sont pas uniformes dans le processus d’une crise décennale, pas plus que dans une crise et longue durée et d’une crise systémique durable, qui connaît une suraccumulation dévalorisation du capital durable tendant à l’épuisement du système de production et d’échange.

 

Quelles « analogies » pouvons-vous imaginer dans les différentes phases du processus de la crise, de la période de croissance de la production et de l’emploi à la période de croissance relative du salaire et la période de sous-consommation et d’excès d’épargne qui s’en suit et de longue durée d’une phase théoriquement finale lorsque la suraccumulation ne trouve plus remède dans le système lui-même ?

 

Dans la phase d'épuisement de la croissance, la phase de suraccumulation-dévalorisation du capital, vers une possible phase de re-développement de qualité nouvelle, n'y a t-t-il pas épuisement relatif des réserves d'alternative (2) et "entrave" relative aussi, à la dé-normalisation, par suraccumulation- dévalorisation des réserves d'alternative par « analogie » avec la  suraccumulation-dévalorisation du capital ? 

 

Et non pour être optimiste par principe, mais par raison, quelle analogie dans la période de transition vers une période de redéveloppement dans le dépassement du système et de la construction radicale et progressive de l’échange Argent-Marchandise-Argent’ et des structures et superstructures productrices, gestionnaires, politique : système symbolique de mesure de la valeur, système symbolique de l’échange et processus de la qualité « physique et mentale » de la production des biens, en rapport réciproque, dialectique, en unité.

 

Quel « type de conscience » ? Quel rapport de la personne avec la société, avec la nature ?

 

Si l’on s’en tient à la simplicité finalement finale du rapprochement effectué par Lucien Sève avec la baisse tendancielle du taux de profit et ses solutions, et pourquoi pas ?, le processus de conscience et le processus de transformation de l’organisation du travail, de l’activité, l’accroissement du temps non productif de capital, en formation depuis le début du capitalisme, pourrait bien trouver une issue commune à l’issue de la crise systémique.

 

Mais cela n’est pas suffisant en tant que réflexion d’un processus commun, incluant des développements inégaux des activités et des champs d’activité. Encore faut-il développer une analyse fine des conditions d’activité dans chaque phase de crise et de remèdes à la crise et de possible construction après crise, dans la continuité du processus humain.

 

Comprendre les crises économique, leur relation avec l’infinité et la diversité des activités et des comportements sociaux individuels et collectif, est une tâche de chercheur qui ne peut avoir lieu sans lien étroit avec les individus de l’activité sociale et leurs composantes locales de production, aspirant à la liberté.

 

Une fois de plus : économie et ergologie ont partie liée. Plus que l’ensemble des champs qui en dépendent ? Ce degré de dépendance ne peut être déduit que du travail de ces deux champs essentiels.

 

Pierre Assante, 25 mai 2017

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(1) Au deux sens de l'acte de la personne qui produit et l'acte producteur qui produit la personne.

 

(2) Au sens donné à ce concept par Yves Schwartz.

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 07:23

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Article mis en ligne

une première fois sur ce blog

le 13 mai 2017

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Colloque : « Philosophie, anthropologie, émancipation : autour de Lucien Sève »

(9-10/12/2016).

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Communication de Yves Schwartz

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« Activité et Personnalité : un débat avec Lucien Sève »

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La vidéo ici

https://www.youtube.com/watch?v=7Juqi7oM8Bc

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Extrait du texte :

"....Une Introduction à "......Ma dette à l’égard de TMP (1) n’est donc pas de peu d’importance. Comme une sorte de libération philosophique. Et c’est à partir de là que j’ai commencé à prendre connaissance d’une œuvre considérable, d’une érudition prodigieuse, particulièrement marxienne (Voir la Philosophie Marxiste), et d’une exigence impressionnante d’auto-interpellation par tous les apports intellectuels susceptibles d’interférer avec ses thèses. L’homme (2008) est un extraordinaire exemple.

Au delà de cette lecture, il y eut pour moi trois moments décisifs dans la rencontre que j’ai eu le bonheur d’avoir avec lui :

-comme directeur des Editions Sociales, il a favorisé la publication de L’homme Producteur, autour des mutations du travail et des savoirs (1985), où avec D.Faïta, nous tentions d’évoquer cette première expérience de travail sur le travail avec les travailleurs, nourrie et comme exigée par cette expérience de « visiteur du travail ». Noyau initial d’une dynamique formative et d’interrogation anthropologique aujourd’hui plus que trentenaire, totalement innovante dans l’université, et matrice de collaborations nationales et internationales.

-Contractant avec moi pour la fabrication d’un ouvrage militant synthétisant les acquis de ces « visites du travail », il a parfaitement accepté et encouragé la progressive transformation de ce projet en une thèse d’Etat, Expérience et Connaissance du Travail, soutenue en 1986 et qui heureusement devait revenir aux Editions Sociales pour publication en 1988, même s’il n’en était plus directeur.

-Enfin, en cette période intellectuellement et politiquement si féconde, s’est développé à l’IRM sous son autorité ce séminaire sur la question du statut de l’individualité dans le marxisme, dont le résultat final devait être Je, sur l’individualité, en 1987. Chacun a pu mesurer dans ce projet collectif qui a fait bouger les choses cette capacité du personnage à écouter, cette si rare disponibilité à se remettre en question si nécessaire, ses exceptionnelles qualités de générosité intellectuelle couplées à des convictions émancipatrices jamais prises en défaut.

Puisque est en question l’anthropologie dans ce colloque d’hommage, je souhaiterais éclairer brièvement un point clé pour lui comme pour moi, nos    convergences et nos divergences autour du concept d’activité........

.....SUITE du texte ici

http://pierreassante.fr/dossier/SCHWARTZ_SEVE_9-12-16.pdf

 

(1) Il s'agit de l'ouvrage de Lucien Sève " Marxisme et Théorie de la Personnalité", qui a marqué un important débat depuis les années 1970.

 

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 08:02

 

Plus qu’une vague description de l’addition des malheurs qui nous occupent pendant que d’autres, minoritaires puissants et ambitieux en profitent….

Théories sur les crises, la suraccumulation et la dévalorisation du capital

 

Comprendre les crises est indispensable pour rechercher et mettre en œuvre des solutions aux crises.

Les « à peu près » des divers programmes électoraux font la démonstration de leur incompétence à les résoudre.

Donner à tous le moyen de comprendre, d’une façon plus ou moins approfondie, mais toujours à partir d’une démarche pertinente est une exigence scientifique et militante pour tout citoyen.

Donner à comprendre c’est aussi organiser la formation par ceux qui ont avancé sur le chemin de la compréhension. Et c’est certainement une tache essentielle dans les décennies qui viennent pour donner à ceux que d’aucun appellent « une crise de civilisation » autre chose qu’une vague description de l’addition des malheurs qui nous occupent pendant que d’autres, minoritaires puissants et ambitieux en profitent.

 

Dans sa présentation (1) des 2 volumes de Paul Boccara « Théories sur les crises de suraccumulation-dévalorisation du capital », Catherine Mills résume :

 

« …Marx lui-même dans Le Capital, et ses trois livres de 1867 à 1894, a précisé les éléments fondamentaux, se rapportant aux deux côtés unilatéraux et aux facteurs permettant d’avancer vers leur articulation. Cela se rapporte à des éléments sous-consommationnistes et aussi sur- consommationnistes. Marx précise le gonflement ou le dégonflement cycliques de l’armée de réserve du travail des chômeurs. Il souligne tout particulièrement l’élévation du rapport moyens matériels de production/ salariés, caractéristique de la technique de la révolution industrielle de remplacement des travailleurs par des machines, pour rendre compte de la baisse du taux de profit et de la suraccumulation du capital à la base des crises. Il montre le rôle du crédit pour favoriser l’accumulation en machines, avec le gonflement des prix qui l’accompagne et la spéculation. Il considère que l’insuffisance de la consommation explique les crises en dernière analyse, même si on ne peut réduire l’explication des crises à la sous-consommation. Mais dans son ouvrage inachevé, il manque l’articulation de l’éclatement périodique des crises à la sous-consommation qui se manifeste en fin de cycle. Cette lacune concerne tous les enchaînements du processus conduisant à l’éclatement cyclique de l’excès d’accumulation et des crises capitalistes.

 

L’analyse néo-marxiste de Paul Boccara précise le déroulement effectif du processus complexe et ordonné conduisant aux crises capitalistes. Elle montre comment on passe des excès de salaires surconsommationnistes, suivant l’essor cyclique, à la réponse du remplacement des travailleurs salariés par des machines, avec la technique de la révolution industrielle, la montée du crédit et l’inflation du boom. C’est cette élévation de l’importance des machines par rapport aux travailleurs salariés productifs qui finit par entraîner l’insuffisance cyclique de consommation des travailleurs salariés , par rapport à la production accrue et aux prix gonflés par l’accroissement des machines et du crédit. D’où, non seulement la baisse du taux de profit en valeur, mais aussi en prix avec la surproduction, l’éclatement de la crise de suraccumulation du capital…. »

 

Comprendre les crises est le premier pas vers résoudre les crises, ce que propose la suite des deux volumes.

 

Avancer pas par pas dans cette compréhension passe par ce premier pas :

Le phénomène de suraccumulation-dévalorisation du capital est particulièrement décrit dans les pages 412-427 du volume 1, chapitre 3 de la 2ème partie intitulé « les linéaments d’un schéma dialectique marxien et néomarxiste du processus de suraccumulation ».

 

Paul Boccara conclut ce chapitre pas ces mots :

« …Avec la rupture d’accumulation, nous passons ainsi à l’étude de la suraccumulation du capital à celle de la dévalorisation consécutive, comme sa dépréciation. L’étude de la dévalorisation de capital permettrait de préciser le mouvement polycyclique du système. Et cela, dans les cycles de périodes plus ou moins décennales, comme aussi dans l’analyse des conditions de la mise en cause du système, à laquelle nous aboutirons dans le second volume de l’ouvrage… ».

 

En introduisant sa présentation, Catherine Mills nous dit :

« …En raison de l’exacerbation de la crise radicale en cours du capitalisme mondialisé, notamment depuis 2008, montent les préoccupations fondamentales concernant les crises du capitalisme. Cela va pourtant de pair avec le déni de leur importance et de leur caractère nécessaire dans certaines théories économiques récentes. C'est notamment l’irréalisme fondamental de trop de travaux universitaires ré­cents sur ces questions cruciales malgré l’effondrement de leurs illusions. Nous sommes aussi face à la relance des propositions néo- libérales d’adaptation du système considéré comme indépassable.

Cet ouvrage se propose de recenser les théories sur les crises depuis trois siècles. Il présente un bilan pluriséculaire des acquis des théories des différentes écoles de pensée sur les fondements des crises systémiques, ou de suraccumulation et de dévalorisation de capital durables.

Le premier volume concerne les théories des crises cycliques avec les limites fondamentales de l’accumu­lation des capitaux et leurs solutions,

Le second volume se rapporte aux théories des crises systémiques, de la croissance, des cycles de longue période et des transformations du système capitaliste lui- même. Il souligne aussi la radicalité de la crise écologique et climatique. Il concerne une théorie critique néo- marxiste cherchant à dépasser les diverses analyses néo- keynésiennes…. »

 

Paul Boccara : Théories sur les crises, la suraccumulation et la dévalorisation du capital, Delga, 1er vol 2013, 2è vol 2015.

 

Pierrot, 20 mai 2017

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(1) La conférence de Catherine MILLS est accessible en lecture et en vidéo sur le site de la Fondation Gabriel Péri et sur ce blog.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 08:00

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LA METAMORPHOSE DU TRAVAIL,

Essai, 2007-2009.:

ICI

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http://www.espaces-marx.net/IMG/pdf/contribution_P-Assante.pdf

 

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 17:05

Une présentation par Catherine Mills, d’après l’œuvre de Paul Boccara : Théories sur les crises, la suraccumulation et la dévalo­risation du capital, Delga, 1er vol. : 2013, 2e vol. : 2015.

Catherine MILLS
Maître de conférences honoraire en Sciences économiques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Directrice de la Revue "Economie & Politique".

Paris, Sorbonne, samedi 1er avril 2017

Introduction :

En raison de l’exacerbation de la crise radicale en cours du capitalisme mondialisé, notamment depuis 2008, montent les préoccupations fondamentales concernant les crises du capitalisme. Cela va pourtant de pair avec le déni de leur importance et de leur caractère nécessaire dans certaines théories économiques récentes. C'est notamment l’irréalisme fondamental de trop de travaux universitaires récents sur ces questions cruciales malgré l’effondrement de leurs illusions. Nous sommes aussi face à la relance des propositions néo- libérales d’adaptation du système considéré comme indépassable. Cet ouvrage se propose de recenser les théories sur les crises depuis trois siècles. Il présente un bilan pluriséculaire des acquis des théories des différentes écoles de pensée sur les fondements des crises systémiques, ou de suraccumulation et de dévalorisation de capital durables. Le premier volume concerne les théories des crises cycliques avec les limites fondamentales de l’accumulation des capitaux et leurs solutions, Le second volume se rapporte aux théories des crises systémiques, de la croissance, des cycles de longue période et des transformations du système capitaliste lui- même. Il souligne aussi la radicalité de la crise écologique et climatique. Il concerne une théorie critique néo- marxiste cherchant à dépasser les diverses analyses néo- keynésiennes…..

 

…..LIRE la suite en cliquant ici

http://pierreassante.fr/dossier/seminaire_MarxSD.pdf

......VOIR LA VIDEO en cliquant ici

https://vimeo.com/211237904

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Sur le Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé, essai du blogueur, voir sur ce lien ici

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 17:03

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leis aubres Les arbres

Poème bilingue Òc-Français

 

 

sur leur ligne de front

ne sont ni les plus vieux

ni ceux au bois épais

mais les plus pacifiques


restan

sus l'orle de resistencia

lei mai pacifics

e non lei mai vielhs

nimai lei pus lenhós


rien ne les sauve

ni le temps

ni leur dignité

sa dignitat

lei apara

tanpauc coma lo temps


j'ai souvent pensé leur force inépuisable

c'était sans compter

sur leur résignation

cresiáu

sa fòrça sensa fin

oblidèri

son resignament.........

 

......SUITE du  poème ici

http://pierreassante.fr/dossier/leis_aubres.pdf

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 17:02

La SEULE solution est la formation commune, collective.

L'affiche est une ancienne affiche, mais elle conserve toute sa valeur pour la suite !

 

Si j’ai acquis une toute petite avance, relativement à ceux dont l’avance n’est pas petite, sur la compréhension des causes de la crise quantitative et qualitative de la production, de l’échange et de la consommation (1) et la compréhension des solutions possibles à mettre en œuvre pour la dépasser, j’ai encore beaucoup à apprendre.

 

NOUS AVONS BEAUCOUP A APPRENDRE.

 

La SEULE solution est la formation collective, l’apprentissage commun, qui demande une organisation, une solidarité.

 

Cela aussi relève de l’organisation d’un parti qui prenne en charge la mise en commun d’une réponse de classe à une domination de classe qui détient et les moyens de production et l’alimentation en valeur des moyens de production par la maîtrise du mouvement mondial du capital (2).

 

Evidemment la prise en compte de cet apprentissage ne se fera pas dans les appareils idéologiques d’Etat. Les appareils idéologiques d’Etat (AIE)ont une double fonction contradictoire (3) :

 

Action limitée

-De formation, de transmission et de reproduction de la société

-De reproduction de classe de la société

 

Donc dépasser ces limites dépend de l’action des forces contradictoires de la société et dans la société, pas à côté.

Evidemment, le but est qu’à terme, un parti (les partis) devienne toute la population, mais des « étapes » doivent procéder vers cet objectif sinon, il ne sera qu’un vœu dans la tempête.

 

Il y a, à comprendre :

-La production des moyens de production

-La production de moyens de consommation

-L’échange Argent-Marchandise-Argent plus, A-M-A’

-La plus value

-Le profit et son taux

-La valeur marchande le prix les salaires les revenus

-La formation locale et mondiale des prix et les conditions variables de prix dans l’échange

-La baisse tendancielle du taux de profit

-La suraccumulation-dévalorisation du capital

-La sous consommation et d’excès d’épargne

-La surconsommation et l’insuffisance d’épargne

-L’élévation de la composition organique du capital

-La production monétaire et le crédit

-Le dépassement de classe de la maîtrise de l’appareil productif et d’échange et des mesures des valeurs (4) qui permettent la production, l’échange, la consommation, au quotidien et pour les prévisions assurant le futur des subsistances, la vie humaine et son développement (5).

…..

- Tous ces phénomènes DANS LEUR MOUVEMENT.

 

Pierrot, 21 mai 2017

 

(1) La production des « biens matériels » dont dépendent, en action réciproque les services et les « biens symbolique et moraux ».

(2) Maîtrise relative, car dans la crise et les contradictions du système capitaliste, cette maîtrise tend à lui échapper au capital lui-même, au détriment de tous.

(3) Contrairement à la conception unilatérale d’Althusser de ces AIE. Leur seule qualification "d'Idéologique" par Althusser escamote leur rôle dans la production l'échange et la consommation...

(4) Mesures (au sens de dimensions, mesure des dimensions de la production et l’échange, des produits à échanger) qui font partie du système productif, de l’appareil productif, qui sont exprimées par des signes symboliques relativement consensuels organisés.

La mesure de la valeur d’échange s’établit dans l’échange capitaliste sur la base du temps de travail. Le temps de travail (TTMSN, temps de travail moyen socialement nécessaire à une production) reste la base de la mesure de la valeur qui subit des distorsions énormes de plus en plus grandes dans la mondialisation, la financiarisation, les rapports de forces économiques et politiques, la masse grandissante de surproduit du travail et les possibilités ouvertes sur la réduction correspondantes de réduction du temps de travail. Cette masse grandissante résulte de l’accroissement exponentiel de la productivité, elle-même résultant de la révolution scientifique et technique. Les marges des lois du système et de son fonctionnement tendent à grandir, dépasser la "page".

Le capital est en « rupture » avec ses propres lois, qui se rigidifient et se dissolvent en même temps, signe de son obsolescence. Par exemple concurrence libre et non faussée et son contraire…

(5) Si l’on « transpose » cela sur le plan ergologique, partant de l’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus) à son paroxysme final, on peut sans doute parler, en fin de cycle et crise, de suraccumulation-dévalorisation des réserves d’alternative de l’activité humaine et la nécessité de dépassement pour les libérer. Les « réserves d’alternatives » c’est parmi ses créations scientifiques, une expression conceptuelle du Professeur Yves Schwartz.

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 17:01

FORME PARTI. PLURIDISCIPLINARITE. POLITIQUE. ELECTORALISME.

La défense de la forme-parti est-elle un réflexe sectaire ????

 

Ce n’est pas la forme parti qui introduit du sectarisme dans la politique, c’est la pauvreté et la faiblesse de la pluridisciplinarité dans la politique.

 

D’autant que la monodisciplinarité rétrécit son propre champ pour le cantonner à un aspect et un sujet de plus en plus étroit de la politique. L’électoralisme par exemple.

 

Certes la crise de l’échange A-M-A’ dans le C.M.M.N.I. et sa financiarisation globalisée, est en dernière instance ce qui induit en action réciproque une monodisciplinarité au service d’une domination étroite et puissante des quelques détenteurs du mouvement du capital, des valeurs,  sur une masse d’humains dépossédés de la décision. Elle l’induit y compris dans l’idéologie de cette classe dominante, réduisant relativement ou de façon absolue la création scientifique fondamentale et appliquée générale et à son service.

 

L’emprisonnement de la création, du geste producteur et du produit dans les confins de la personnalité n’est pas un phénomène « à part ».

Monodisciplinarité et domination de classe, d’une classe toujours plus restreinte exerçant le pouvoir sur le mouvement des valeurs marchandes et par contrecoup des valeurs morales unies à la  hiérarchie des activités par cette domination de classe,  induisent l’encerclement de la valeur d’usage par la valeur marchande.

 

Exemple :

 

Une découverte et une technique révolutionnaire, du type de l’usage du feu dans la préhistoire ou de l’électricité dans la période de l’industrialisation encore mécanisée, qui répondraient au développement indispensable de consommation d’énergie pour répondre AUJOURD'HUI en santé aux besoins nouveaux en développement général, et qui le feraient tout en économisant l’exploitation de la nature et économiseraient par la même occasion, quantitativement le travail humain, résoudraient-t-elles les LIMITES auxquelles se heurte le processus humain dans la période actuelle ?

 

Oui et non.

 

Non parce qu’elles se heurteraient à la contradiction du déséquilibre accentué de la surconsommation par rapport à l’insuffisance d’épargne d’une part et à la sousconsommation par rapport à l’excès d’épargne d’autre part, déséquilibre accentué qui « fonctionne » non séparément mais en unité dialectique des deux mouvements, lié à l’échange A-M-A’, son accumulation de capital, sa suraccumulation-dévalorisation du capital.

 

Oui parce qu’en développant les conditions d’un dépassement des pénuries, elles ouvriraient les portes à un dépassement du type d’échange A-M-A’.

 

On comprend que ce type de conscience ne peut ouvrir que des possibilités en matière de pluridisciplirinisation de la politique et des partis, dont nous avons gravement besoin, et sans laquelle la politique a sombré dans un lamentable et terrifiant recul.

 

Certes, cet exposé nous fait comprendre que nous sommes dans un « cercle vicieux » duquel il nous faut échapper. Sciences et politique ont partie liée.

 

Pierrot, 18 mai 2017.

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VOIR AUSSI : METAMORPHOSE DU TRAVAIL :

 http://www.espaces-marx.net/IMG/pdf/contribution_P-Assante.pdf

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Les mouvements peuvent-ils remplacer les partis politiques ?

ENTRETIENS CROISÉS RÉALISÉS PAR PIERRE CHAILLAN, VENDREDI, 19 MAI, 2017. L'HUMANITÉ

Les interventions de Francis Wurtz :

http://pierreassante.fr/dossier/Les_mouvements_peuvent-ils_remplacer.pdf

 

L’entretien complet :

http://www.humanite.fr/les-mouvements-peuvent-ils-remplacer-les-partis-politiques-636314

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 17:23

André CHASSAIGNE : Plus que la simple abrogation de la loi travail, nous mettons en débat une grande loi pour la sécurité de l'emploi et de la formation

 Avec les députés PCF-Front de gauche, nous avons présenté, une proposition de loi construite avec le mouvement social depuis le printemps dernier, au cœur de la lutte contre la loi El Khomri.Le texte pose les fondements d’une sécurité d’emploi et de formation pour chacun, en vue d’éliminer le chômage et la précarité. Plus que la simple abrogation de la loi travail, il s’agit de construire un nouveau projet de société, un monde plus juste, un monde sans chômage qui tire toute la société vers le haut. Le texte concrétise la proposition phare du Parti communiste français d’une sécurité d’emploi et de formation. Par sa coélaboration, le texte final est une œuvre collective,largement discutée, améliorée avec l’apport d’économistes, de syndicalistes et de juristes pour converger sur 20 articles d’avenir pour l’ensemble du monde du travail. Il servira de base à la construction d’une grande loi « Travail ».

 Si je devais résumer en un mot cette proposition, je dirais qu'il s'agit aussi d'un « condensé » de l’esprit combatif et de l’action déterminée des députés du Front de Gauche qui ont prévalu tout au long de ce quinquennat, et qui prouve toute l’utilité de notre groupe parlementaire. Depuis 2012, notre groupe n’a cessé de dénoncer et de combattre les projets de loi de régressions sociales qui ont émaillé cette législature : le refus de la loi de sécurisation de l’emploi dès 2013, la lutte contre loi « Macron », ou encore notre mobilisation contre la loi Travail, où nous avons prolongé la bataille de la rue par la bataille parlementaire avec 4000 amendements déposés, et initié un rassemblement bien au-delà de nos rangs pour essayer de déposer deux motions de censure issues de la gauche anti-libérale de notre assemblée.

 Nous proposons donc avec ce texte fondamental de revenir sur toutes les mesures les plus nocives : l’interdiction du travail du dimanche, le rétablissement de la hiérarchie des normes, l’encadrement des licenciements économiques, ou encore la restauration de la majoration des heures supplémentaires pour ne citer que quelques exemples. Dans le même temps,face à la dérive libérale du gouvernement, nous avons toujours porté des contre-propositions progressistes, que ce soit à travers la rédaction d'amendements ou nos propositions de lois. C'est tout ce travail que nous avons voulu poursuivre et amplifier avec ce texte.....

SUITE SUR CE LIEN ici

http://www.andrechassaigne.fr/2017/02/plus-que-la-simple-abrogation-de-la-loi-travail-nous-mettons-en-debat-une-grande-loi-pour-la-securite-de-l-emploi-et-de-la-formation

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 17:16

IL N’Y A PAS DE CREATION DANS L’ALLEGEANCE.

 

Le progrès social, « matériel et moral », a besoin de création, d’invention, de courage.


Il n’y a pas de création dans l’allégeance. En tout cas handicap à la création (1).

 

Dans les grandes grèves de 1995 (2), Pierre BOURDIEU avait pointé la perte grandissante d’autonomie de « la production culturelle ». Dit d’une autre façon, l’approfondissement de l’allégeance des intellectuels aux pouvoirs qui les emploient.

 

Cette juste revendication d’autonomie de Bourdieu, grand et magnifique honnête homme, pour lui et les autres intellectuels, dernier sursaut de taille d’un période de résistance du « monde de la création » qui redevient à l’ordre du jour d'urgence, d’une façon confuse et dramatique, péchait par un point : il n’y a pas d’autonomie « culturelle » en omettant peu ou prou le lien entre culture savante et production « matérielle », production de biens au sens strict.

Autrement dit il n'y a pas d'autonomie de la production culturelle sans autonomie du travail et de l'activité humaine en général des pouvoirs dominant la société humaine. La domination des pouvoirs tenant en dernière instance à la domination de classe, ce qui n'est pas le seul problème à résoudre pour la société humaine mais qui en est un de taille dont dépendent aussi les autres : condition non suffisante mais nécessaire...

 

L'appel de Bourdieu à solidarité entre intellectuels et ouvriers contenait intuitivement, mais pas de façon scientifique, au sens marxiste, cette remarque. Son choix des « Méditations pascalienne », titre d’un de ses ouvrages, plutôt que de « Méditations marxistes » qui le tentaient, reflète cette prévention handicapante.

 

« Les règles de l’art » sont un plaidoyer quelque peu désespéré contre l’allégeance, à la fois courageux et limité par cette prévention.

 

En d’autres termes, la tendance à l’indépendance de la culture (3) par rapport à la production générale humaine, porte atteinte à l’autonomie justement revendiquée de la création-production culturelle, scientifique, philosophique, politique etc. vis à vis des pouvoirs. Cette tendance met l’échange humain en difficulté, en état de santé précaire. Il n'y a pas d'autonomie par rapports aux pouvoirs politiques sans autonomie par rapport au mode d'échange basé sur l'accumulation capitaliste qui les domine et les entraîne dans sa propre crise, en relation réciproque.

 

L'objet produit est objectivement la solidarité "matérielle" entre le producteur et l'usager, réciproquement. Et la solidarité morale, subjective, est la conscience de la solidarité matérielle entre eux. La production, toute la production constitue la culture au sens large, et la réification, le maintien forcé, de la division de classe du travail (4) son contraire. De cette lutte, de la crise de la société actuelle, peut naître une société nouvelle en santé poursuivant le processus humain.

 

Sauver les meubles lorsqu’on y a mis le feu et une tâche difficile. Les apprentis sorciers de la recomposition politique conservatrice du moment devraient aujourd’hui y réfléchir à deux fois, si ce n’est pas trop tard, en tout cas pour un moment.

 

Pierrot, mardi 16 mai 2017

 

(1)  Ou du moins il y a contradiction entre allégeance et création. Contradiction dans laquelle le mouvement fertile est dominé par le mouvement stérilisant, tendance à la régression à l'intérieur même du mouvement en avant.

(2) Grèves de 1995 qui après ma participation politique et syndicale marseillaise de 1968, racontée dans l’Huma (« Les bureaux de paye ») était ma première expérience de grande lutte au titre de responsable national d’un (petit, 5000 adh.) syndicat et du CDFN et BDFN de la FSU et enfin d'une commission "TNQ" du C.G. au Plan, plus tard, instructive sur les rapports au pouvoir, de même que les négociations ministérielles.

(3) Indépendance qui ne peut exister.

(4) Autre chose est la division du travail pratique et théorique réparti et concerté, non hiérarchisé.

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 12:17

Article publié sur ce blog une première fois

le 14 mai 2017

 

C’est par l’état présent des choses, l’état présent de la société qu’ils justifient les reculs comme une nécessité, alors que l’état présent est la résultante au moins partielle des choix passés incohérents, de culture politique, théorique, pratique, faible.

 

Ainsi de choix en choix inopportun pour être opportuniste, et de recul en recul, c’est vers la mort et le suicide, ou au moins au reniement (provisoire ?) des potentialités de transformation sociale progressive et radicale, auxquels nous assistons. 

 

Rien dans les actes et décisions n’a été conforme aux débats et analyses de congrès, parenthèse immédiatement oubliée et jetée au placard. Rien n’a été conforme sinon à la marge, comme supplément d’âme, loi SEF, affrontement avec la finance, Europe, cohérence programmatique, propositions de la ComEco reprises par le congrès puis glissées sous le tapis ou évoquées en brèves citations sans explications à part celles de leurs auteurs, avec leurs petits moyens, dans un environnement interne et externe complexe...

 

L’optimisme serait de déclarer haut et fort, mais quel intellectuel trouvera l’autonomie suffisante et le courage, et les moyens qui lui soient donnés pour le faire : « le parti communiste est mort, vive le parti communiste re-né ».

 

Pierrot, 14 mai 2017

 

Sur le Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé, globalement financiarisé, voir sur ce lien ici

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 11:26

 

Intervention de Frédéric Boccara

Au CN du PCF du 11 mai 2017

 

La situation est grave, très grave.

Pour le pays, pour la gauche, qui n’est qu’à 30 %, … et pour notre Parti ! Il est réellement en danger de mort.

Il faudra faire le bilan de tout cela, nous concernant, après les législatives.

 

Sur Emmanuel Macron

La gravité : la gauche est historiquement basse et le FN, à un niveau égalé, est en capacité avec la Droite d’exercer une pression inouïe sur toute la politique.

E. Macron, nouveau président de la République, va tout de suite attaquer le code du travail au service des profits et du grand capital. Et il va rouler des mécaniques sur l’Europe. Il va donner l’impression d’entrer dans une négociation sur l’Europe. Il va présenter sa réforme du code du travail comme contrepartie facilitant la discussion en Europe, sur le mode : « avec mes réformes, nous pourrons obtenir de nos partenaires européen de pouvoir dépasser un déficit public de 3% du Pib », sous-entendant que cela permettrait d’éviter l’austérité. Mais il annonce une baisse des dépenses publiques de 60 à 65 Md€ en 5 ans, cela fait plus de 10 Md€ par an. Rappelons que le premier plan d’austérité de Hollande a été de 8 Md€… « seulement » !

Il annonce aussi la suppression des cotisations sociales salariales et une hausse de la CSG (la droite en fait d’ailleurs la base de sa surenchère pour baisser les dépenses publiques de 100 Md€ en 5 ans en récusant toute hausse de la CSG).

Quant au code du travail, il a annoncé trois directions de la réforme qu’il veut mettre en œuvre :

Etendre la négociation par entreprises au maximum de sujets ; on va ainsi tendre vers « un code du travail par entreprise », comme le dit Ph. Martinez secrétaire général de la CGT.

Limitation des indemnités prudhommales que peut recevoir un salarié. Il faut dénoncer ce dernier point, dont un sondage publié par Les Echos a montré qu’il est majoritairement refusé par la population.

Fusion des institutions représentatives (délégués du personnel, CE, CHSCT).

 

Les autres forces

 

La Droite fait pression et va continuer, elle réclame par exemple une baisse de 100 Md€ des dépenses publiques en 5 ans, ce qui fait 20 Md€ par an. Elle a des prétentions d’un grand résultat aux législatives pour peser très fort.

 

Le FN est très élevé et heureusement que le vote Le Pen a été limité au second tour à 33,9 %. Nous avons eu raison sur notre positionnement de 2d tour. Et Jean-Luc Mélenchon a commis une faute politique grave, qui le met d’ailleurs en porte- à-faux avec nombre d’électeurs qui ont voté pour lui au premier tour.

Le FN va être utilisé par E. Macron comme une menace pour bloquer et tétaniser le mouvement social, syndical et la gauche, afin de faire passer ses réformes néo-libérales teintées de social et de modernisme. N’oublions pas la convergence LePen-Macron, lors du débat télévisé, pour une baisse des « charges » sociales des entreprises…

Le FN va aussi être utilisé par Macron et les médias dominants pour caricaturer le débat et l’enfermer entre « nationaux » et « mondialistes ».

La ligne de Jean-Luc Mélenchon va le conduire à abonder dans ce même sens …

 

Par ailleurs, concernant Jean-Luc Mélenchon, ne nous laissons pas tromper, et attention au mot « populisme » qui peut être trompeur. Voyons bien que son projet est de casser la gauche, pas de construire. Dans son positionnement il y a en outre une certaine stérilisation politique de la protestation sociale. Mais sur le fond, je crois qu’il faut aussi avoir bien conscience que son positionnement est bien de dépasser le clivage gauche/droite, ainsi que la lutte des classes, en substituant à ces deux structurations fortes du combat social et politique, une notion très floue de peuple, flirtant avec le nationalisme. Cela va très loin, jusqu’à adouber le patronat en soi : « il doit faire ce qu’il sait faire ». Toutes celles et ceux qui ont combattu la loi El Khomri apprécieront… ! D’ailleurs, une des façons de développer la conscience de classe est d’insister sur le grand capital, qui structure une classe sociale bien identifiable. C’est bien autre chose que de dénoncer les « riches ».

 

Notre ennemi, bien sûr, c’est la droite, l’extrême-droite et le patronat, tout particulièrement comme représentants et défenseurs des intérêts du grand capital productif et financier. C’est aussi pour cela que nous avons appelé à voter contre Le Pen car son combat protège, en le faisant disparaître des radars, le grand capital et la domination patronale.

Justement le positionnement hors clivage gauche-droite et hors lutte de classes pose problème et, d’ailleurs, qui a intérêt à un PCF affaibli ? pourquoi Mélenchon tape ainsi sur le PCF ?

Sans en faire une polémique, il ne faut pas hésiter à se défendre et à répondre à Jean-Luc Mélenchon, ainsi qu’à faire savoir son positionnement et expliquer nos différences de fond. C’est aussi une question de dignité.

 

Un potentiel

Ceci dit, il y a un réel potentiel, aussi bien de résistance que de recomposition positive de la gauche. Ce qui s’est manifesté dans le combat contre la loi El Khomri, particulièrement au niveau syndical avec le rapprochement historique de FO non seulement vers la CGT mais aussi vers le dialogue avec le PCF est très important, de même que le front solide CGT-FSU-FO et solidaires. De ce point de vue, la très large majorité que j’ai obtenue au CESE pour l’avis sur le financement des PME n’est pas un hasard. Cet avis peut nous servir d’appui pour avancer, dès la bataille des législatives, une bataille nouvelle sur les banques comme lieu décisif pour conquérir des pouvoirs et avancer sur une transformation pour révolutionner la société, ses critères, ses valeurs, sa démocratie et ses buts. En s’appuyant sur des idées nouvelles. J’attends toujours que l’Huma traite de cet avis...

 

Sur nos tâches

Il faut prendre des initiatives et délivrer un message plus politique et clair : pour l’unité et l’affirmation du PCF pour des combats d’alternative contre la politique d’E. Macron.

 

Nous avons une alliance mortifère à dénouer, et de ce point de vue, bien qu’il faille se méfier des parallèles historiques, on pourrait tenter des parallèles avec le dénouement de l’alliance des communistes chinois avec les nationalistes du Kuommintang dans les années 1930. Le processus de la longue marche a été dur et coûteux, et il a nécessité des efforts importants d’élaboration stratégique, d’idées, de formation et de ré-organisation.

 

Dans l’immédiat je propose :

D’agir pour l’unité et la défense du PCF, en réagissant à JL Mélenchon et à l’hémorragie possible. En affirmant notre parole, en confortant notre positionnement unitaire « tous azimuts », mais pas dans un discours « pleurnichard » sur l’union. Et en s’adressant à tous les électeurs de gauche : tout l’électorat, pas les « grosses têtes », de façon à être bien compris.

De répondre, dans nos discours et dans les faits à la question : à quoi sert le PCF et à quoi sert-il d’élire des députés PCF.

En ce sens, la boussole qui doit nous guider est : Résistance à l’Assemblée nationale (à commencer par la résistance aux ordonnances et aux projets de casse) ; Organisation de luttes ; Rassemblement ; Alternatives (par un nouveau type d’union et par de nouvelles idées).

 

En conséquence, je propose de prendre quelques décisions :

a) Refuser la double appartenance PCF / France Insoumise : on ne peut pas être membre de deux partis politiques à la fois.

b) Organiser une journée de manifestation dans toutes les grandes villes (chaque département ?) avec les communistes et leurs candidats, face aux projets de Macron de démantèlement renforcé du code du travail et pour les démasquer :

Contre l’adoption d’ordonnances par la future assemblée nationale

Contre la casse du code du travail

Pour instaurer de nouveaux pouvoirs des salariés et de nouveaux droits à la sécurité de l’emploi et de la formation, dans la mobilité et dans la sécurité de revenu

Avec une pétition contre la hausse de la CSG pour une hausse de tous les salaires (1), pensions, allocations de chômage, de formation, garantie jeunes et minimas sociaux, en responsabilisant les entreprises, les banques et l’Etat.

Mettre en place dispositif national clair de campagne, voire des coordinateurs/trices régionaux

c) S’appuyer sur le slogan proposé par Pascal Savoldelli dans son rapport : « L’humain d’abord contre la finance pour la France en commun »

en portant la colère (les députés communistes « porteront votre voix » et les candidats organisent dès à présent des mobilisations)

en insistant sur les pouvoirs, les « points d’appui » à conquérir contre la finance 

d) A partir de notre programme, rendre plus concrets 5 ou 6 points :

Salaires, retraites, Allocation chômage, Jeunes, Minimas sociaux

Code du travail (en « contre » et en « pour », avec le projet de loi SEF, sécurité d’emploi et de formation)

Responsabilisation des entreprises (leurs profits et leurs décisions d’investissement, de production), des banques (leurs crédits versus placements financiers) et de l’Etat (ses aides)

L’Ecologie (avec un plan d’investissement, de formation et de dépenses publiques, écologiques et sanitaires)

Services Publics et Europe : X emplois dans les services publics (enseignement, recherche, hôpital, police) doivent être financés par les euros « gratuits » que crée chaque mois la BCE : les députés communistes exigeront que le gouvernement ouvre les négociations là-dessus en Europe pour tous les peuples européens

 

Enfin

Présenter notre conception de l’union : pluraliste, permettant la transversalité sur le terrain, basée sur l’autonomie d’action des composantes.

Bilan et posture. Porter très fort, dans l’esprit du rapport, le bilan des députés communistes et la posture de combat et de construction qui a été la nôtre, André Chassaigne en étant en quelque sorte le symbole.

 

(1)  dont le SMIC, mais pas que lui car tous les salaires sont de plus en plus rattrapés par le SMIC : une hausse du seul SMIC abaisserait encore le niveau relatif de tous les autres salaires

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 21:59

SUR LA COHÉRENCE PROGRAMMATIQUE NÉCESSAIRE A UNE CONSTRUCTION SOCIALE.

Un ami me propose, dans une brève et rapide note, de préciser et de développer les thèmes suivants, ce que je partage absolument :

 

"Comment imaginer s'en sortir sans mettre les banques au cœur d'un projet alternatif, elles qui sont devenu un lieu de pouvoir fondamental de nos économies voire nos sociétés ? Elles qui sont devenues les tanks d'aujourd'hui contre les alternatives sociales ? Même justes social-démocrates ?

- on peut aussi parler d'un "keynésianisme de comptoir", alors qu'avec la révolution informationnelle, il faut des idées neuves du 21è siècle, et pas seulement de mots fourre-tout comme "éco-socialisme"

- il faudra (plus tard) faire allusion au lamentable échec de Chavez : pas de vraie politique alternative de l'offre : uniquement utilisation de la rente pétrolière... ».

 

Les parties de mon article « Le coucou a fait son nid » qui ont suscité ces propositions sont celles-ci, résumées :

 

« …Le programme, celui du Parti traditionnel des Salariés qui a 97 ans (Le PCF), hormis la mention d'une bataille essentielle opportune et pertinente contre la finance, ressemble à celui du coucou (J-L.M., une "liste" sans synthèse, sans cohérence générale).

 

CAR La bataille des constructeurs DOIT PASSER. Par un autre crédit. Par une autre création monétaire de la BCE et du FMI. Par un pôle public financier producteur de biens. Pour les humains. Par une démocratie des producteurs. Du Que Quoi Comment produire. Par un système de sécurité d'emploi et de formation. Par une Confédération des Peuples d'Europe coopérant avec les autres grandes zones mondiale de développement.

 

La bataille des constructeurs a quelques officiers pour l’emmener, le bataillon des volontaires des 46% (Du vote interne N°1, un candidat du PCF et une alliance populaire et de gauche pour un contrat de majorité) et le secours possible des 54 autres %.

 

On ne construit pas sans plans d’architectes. Chevronnés et apprentis. Ou bien la maison risque de s’écrouler… »

 

Pierrot, 13 mai (1) 2017

 

Le 13 Mai 1958 est la date du coup d’Etat du Général de Gaulle, utilisant les événements d’Algérie pour revenir au pouvoir. Pouvoir nationaliste,  contenant des aspects progressistes mais qui a donné l'actuelle constitution dont on critique à juste titre le "monarchisme" et a sombré dans une alliance avec les représentants des Monopoles Capitalistes et des Banques, lesquels se sont passé de lui par la suite pour poursuivre leurs politiques antisociales, guerrières et l’austérité contre les besoins sociaux. La victoire de la gauche en 1981 ayant été un bref et positif intermède suivi en 1983 par un retour à l’austérité.

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Sur le Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé, voir sur ce lien ici

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 21:54

René MERLE. Visions de « l’idiome natal » à travers l’enquête impériale sur les patois (1807-1812) – Langue d’oc, catalan, francoprovençal (France, Italie, Suisse), Trabucaire, 2010

Accès au texte intégral de mon ouvrage « Visions de « l’idiome natal » à travers l’enquête impériale sur les patois (1807-1812)

Sur ce lien ici

http://archivoc.canalblog.com/archives/visions_de_l_idiome_natal___enquete_de_1807/index.html

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 13:41

Cet article a été publié une première fois sur ce blog au soir du 7 mai, 20h15, après l'annonce de l'élection présidentielle.

 

MANIFESTE II (1)

 

apres ces Élections prÉsidentielles

et avant les legislatives

Avis a la population et au pouvoir :

 

LA SOcIETE DE MONDIALISATION NUMÉRISÉE

peut entrer

en crise catastrophique

PLUS OU MOINS RAPIDE

ou

EN SANTÉ SI....

 

 

L’hyper libéralisme et la volonté des dominants d’une société d’ubérisation généralisée (2)  est une contradiction du mouvement de développement de la société. Par contre une "démondialisation", un "retour en arrière" est impossible et ne peut en aucun cas constituer une lutte opérationnelle. La lutte opérationnelle consiste à rendre santé au mouvement de mondialisation "naturel", millénaire de l’humanité, pour en faire une mise en commun, donc en cohérence et en santé unies de la multiplicité et la diversité de l’activité humaine.

 

Certes la révolution scientifique et technique, la numérisation mondialisée des tâches, dans le cadre du capitalisme connaîtra et connaît déjà des révoltes des Canuts Modernes, de plus en plus grandes jusqu’à devenir énormes.

 

Le capitalisme ne peut absolument pas réguler de lui-même son type d’échange et de production basé sur l’accumulation capitaliste et finalement sa suraccumulation-dévalorisation structurelle.

 

OUI, il connaîtra des révoltes de Canuts moderne et c’est une bonne chose à condition qu’elles ne conduisent pas au massacre idéologique et physique de ses acteurs par la classe dominante ultra minoritaire. Elle est ultra minoritaire mais concentre le pouvoir sur la circulation et l'usage du capital dans le monde et les moyens que cela lui donne pour tenter de faire disparaître ou pour "effacer" la révolte des Canuts Modernes dans sa réorganisation mondiale du travail, son exploitation jusqu'à étranglement de la société.

 

Le mouvement de mondialisation numérisé continuera à se développer :

 

 

- EN SANTÉ si le mouvement politique et culturel (et d’éducation et transmission des savoirs...) des ouvriers-techniciens-cadres producteurs du public et du privé, du salariat, des populations, réussit à l’orienter progressivement et radicalement hors des rails du type d’échange "Argent-Marchandise-Argent plus" à sa fin paroxysmique actuelle, le C.M.M.N.I. (3) et sa financiarisation globalisée.

Pour cela, il faut constituer des rassemblements d’humains qui agissent en commun dans ce sens et aident au mouvement d’ensemble de la société, en action réciproque.

Cela s’appelle un parti, ce qu’ont été et sont les partis communistes lorsqu'ils ont suivi la voie de l’Internationale Ouvrière marxiste non dogmatique, de l’origine, embryonnaire puis en croissance difficile.

Cette croissance c'est heurtée aux répressions "naturelles" de la classe dominante et a été poussée à une "militarisation militante" , en particulier pendant et après la première guerre mondiale.

Cette "militarisation militante" d'abord victorieuse, c'est avérée par la suite stérile et vaincue dans sa course de fond pour un autre type de développement.

 

- EN MALADIE et destruction s’il n’y réussit pas.

 

 

Le mouvement de mondialisation réussira un développement en santé, d’autant mieux que ce parti se dotera des expériences et connaissances nécessaires, en tant que mouvement des classes sociales et couches sociales intéressées à une transformation progressive et radicale de la finance du local au mondial, de la création monétaire, du crédit, la sécurité de l’emploi et de la formation, transitions pratiques vers un autre type de mode de production et d'échange.

 

Cela passe, pour nous ici, par une coordination et une coopération des luttes nationales vers un mouvement démocratique Européen d'ensemble. Il existe dès à présent, dans l'U.E. des dispositions permettant d'autres orientations de la finance et de mener la guerre à la finance, sans attendre l'élaboration de nouvelles dispositions nécessaires, qui ne peuvent être construites qu'avec du temps, dans une législature. L'exemple du Front Populaire ou de La Libération de 1945 montre que la transformation sociale part toujours des possibilités existantes, de la réalité.

 

L’attaque par l’hyper libéralisation macronienne en ce qui concerne le "débat patronal" réactionnaire va s'intensifier rapidement sur la Sécurité Sociale (4). Cela va dans sa nature, quel qu'en soient les représentants
 

Ici, comme dans tous les domaines, la capacité de fournir des biens tient à celle de produire, donc du travail, des conditions de travail, du haut niveau de qualification qu’il réclame dans cette Renaissance Nouvelle qui est celle de nôtre siècle, et des droits nouveaux du travail en matière de temps de travail, de démocratie du travailleur en matière de que, quoi comment produire.

Le monde humain numérisé, mondialisé ouvre la possibilité de développer infiniment la capacité première d’une espèce pensante, la conscience sur elle-même et sur la nature, de la nature sur elle-même et de sa jouissance en santé. Il ouvre les conditions d’une coopération généralisée et de la paix généralisé, dans des contradictions créatives, fertiles, en santé, non antagoniques.

 

L’humanité est une accumulation "locale", dans l’accumulation universelle, d’une mémoire et d'une conscience en activité, en processus, en mouvement.

 

Pierrot, Dimanche 7 mai 2017, 20h15.

 

Note :

(1) Cet article n'est pas intitulé "Manifeste" en tant qu'appel personnel, ce qui serait ridicule, sans aucun doute, mais en tant que participation à un appel de fond généralisé. Il est une reprise d’un article du 29 avril 2017 replacé dans un contexte général et non dans le seul contexte des élections.

Il vaut pour les élections législatives et la nécessité d’une union de majorité sur des options radicales et progressives dont il est fait part abondamment sur ce blog et dans la Revue Economie & Politique.

Il vaut pour le contenu à donner aux luttes qui ne manqueront pas de se manifester pour répondre aux effets de la crise.

Luttes qui doivent être plus que de simples protestations mais aussi des actions syndicales et politiques pour promouvoir ces options radicales et progressives.

(2) Notre société est encore loin de l'être -ici 80% des emplois sont sous contrat- et ne sera pas globalement ubérisée, ses contradictions éclatant sans doute positivement ou négativement avant.

(3) Sur le Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé, voir sur ce lien ici)

(4) Il faut rappeler ici que la Sécurité Sociale est une conquête partielle mais très importante de la Libération de 1945, avec un ministre communiste de la Santé issu de la CGT et du PCF, Ambroise Croizat.

Que demandent les réactionnaires qui veulent s'attaquer au principe de la Sécurité Sociale ? : une médecine toujours plus privée, mais paradoxalement des paiements publics de plus en plus nombreux pour des actes divisés, à la carte, morcelés par la société hyper-libérale globalisée.

Une médecine ne reposant plus sur la solidarité entre membres de la société dans différentes situations personnelles réclamant la correction des inégalités naturelles et sociales durables ou du moment, et le développement des capacités de tous pour tous est une médecine en recul historique et une contradiction insurmontable reposant sur l’illusion et le mensonge "affirmant" un besoin sans en développer les moyens et l'organisation cohérente, et en les affaiblissant relativement ou d’une façon absolue.

C’est un exemple dans un domaine de l’activité humaine, entre autres.

Il n’y a pas de production sans assurer la santé physique des producteurs comme leur santé psychologique et morale, dans leur unité. Il est de même pour tous les autres domaines de l’activité humaine, en unité aussi.

 

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 12:36

L’éloge de la folie,

version « maiaKOVSKY »

poeme : Le coucou a fait son nid

 

Le coucou a fait son nid dans les pays. Dans celui du Parti Traditionnel des Salariés. Celui qui a 97 ans. Aidé de droite et de gauche. Volontairement par les puissants. Involontairement par les faibles. Et pas qu'ici.

 

Il continue à Marseille

 

Ce qu’il dit vouloir faire. Dans le pays. Il ne le fera pas. Il ne peut le faire

Ou il ne le fera pas tout seul

 

Son programme n’est pas un programme. C’est une addition de bonnes revendications. Et de moins bonnes revendications. Sans cohérence entre elles.

 

On ne construit pas sans plans d’architectes. Chevronnés et apprentis. Ou bien la maison risque de s’écrouler

 

On ne construit pas une maison en commençant par la toiture. En voulant prendre une douche sans les tuyaux de la salle de bain.

 

En principe

 

Le parti traditionnel des salariés. Celui qui a 97 ans. Sauvera peut-être des législateurs constructeurs. Le coucou farfelu ne sera plus seul

 

Mais quel programme auront ces législateurs constructeurs ?

 

Leur programme. Celui du Parti traditionnel des Salariés. Hormis une bataille essentielle opportune et pertinente. Contre la finance. Pour beaucoup. Ressemble à celui du coucou.

 

CAR La bataille des constructeurs DOIT PASSER. Par un autre crédit. Par une autre création monétaire de la BCE et du FMI. Par un pôle public financier producteur de biens. Pour les humains. Par une démocratie des producteurs. Du Que Quoi Comment produire. Par un système de sécurité d'emploi et de formation. Par une Confédération des Peuples d'Europe coopérant avec les autres grandes zones mondiales de développement. (1)

 

La bataille des constructeurs a. Quelques officiers pour l’emmener. Et le bataillon des volontaires des 46%. Et le secours possible des 54 autres %

 

L’expérience du quotidien. Montrera qu’un coucou est un coucou. Et qu’un constructeur est un constructeur

 

Les conditions matérielles de vie. Déterminent les mentalités

 

Pour un humain solidaire et amoureux. Changer. Les conditions matérielles de vie.

 

Pierrot, Vendredi 12 mai 2017.

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(1) Sur cette strophe, j’ai reçu ce commentaire rapide d'un ami, que je partage :

"comment imaginer s'en sortir sans mettre les banques au cœur d'un projet alternatif, elles qui sont devenu un lieu de pouvoir fondamental de nos économies voire nos sociétés ? Elles qui sont devenues les tanks d'aujourd'hui contre les alternatives sociales ? Même justes social-démocrates ?

- on peut aussi parler d'un "keynésianisme de comptoir", alors qu'avec la révolution informationnelle, il faut des idées neuves du 21è siècle, et pas seulement de mots fourre-tout comme "éco-socialisme"

- il faudra (plus tard) faire allusion au lamentable échec de Chavez : pas de vraie politique alternative de l'offre : uniquement utilisation de la rente pétrolière...

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 10:22

....Mais à mon sens, aucun candidat de gauche n'avait une analyse économique me semblant pertinente.

Je crois que l'essentiel demeure de replacer le débat ailleurs que sur le seul pouvoir politique, sortir des démagogies de la société ludique, de la délégation de pouvoir, de la facilité, de l'irresponsabilité, de celle des "représentants" en premier lieu.

Il sera dur de promouvoir une autre conception du travail qui ne soit ni libérale ni conservatrice, ce qui va de pair...

Mais la crise tous azimuts peut ouvrir une réflexion de fond.....

Pierrot, à un ami, 9 mai 2017.

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http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 10:12

Bousculer la politique de Macron

 

Les réactions du candidat Macron lors de sa visite à l’usine Whirlpool donnent idée des points sur lesquels il est possible d’agir pour mettre en échec le positionnement libéral du nouveau président et engager des luttes pour sécuriser les travailleurs et leurs emplois en opposition aux déréglementations, aux délocalisations, aux nouveaux accaparements de  richesses et de pouvoir envisagés. Effectivement, aussitôt élu, le chef de l’Etat va être confronté à la question de l’emploi et du chômage. Et l’héritage est lourd : la France compte 5,5 millions de chômeurs, toutes catégories, un million de plus qu’en 2012.

A Amiens, face à la colère des salariés du géant américain d’électroménager il leur a répondu que l’on ne pouvait entraver le libre choix des actionnaires de transférer la production de France en Pologne. Pourtant rien n’interdit que les représentants des salariés puissent avoir le droit de mettre en cause des délocalisations en proposant des solutions alternatives. Cela pose une question majeure, celle des pouvoirs au sein des entreprises, de la démocratie au travail. Face à une révolution technologique qui requiert davantage d’initiative humaine, la monarchie patronale est dépassée.

En réponse aux licenciements et aux délocalisations, le candidat Macron répond baisse du coût du travail, mise en formation, arrivée de nouveaux investisseurs. Depuis plus de 40 ans les gouvernements successifs de droite et du PS multiplient les exonérations de cotisations, les baisses et crédits d’impôt en faveur des actionnaires. Le problème est que presque tous les gouvernements en Europe et même dans le monde jouent cette musique et que cela ne produit que de la cacophonie et du malheur. A l’opposé, la mise en formation peut être un outil efficace dès lors qu’elle n’est pas conçue comme une voie de garage permettant de baisser artificiellement les chiffres du chômage. Pour cela, elle doit permettre aux salariés de retrouver à terme un nouvel emploi de qualité, correctement rémunéré, un emploi si possible plus qualifié car, effectivement, la voie d’une nouvelle industrialisation appelle notamment une meilleure maîtrise française des nouvelles technologies, permettant de gagner en efficacité.

Mais il faut aussi pouvoir disposer des moyens financiers pour ouvrir cette nouvelle voie. Cela suppose de chercher des ressources ailleurs que sur les marchés financiers, en mobilisant les crédits bancaires, ceux de la BCE et des banques commerciales, sur d’autres critères que ceux de l’argent pour l’argent. Cela suppose effectivement de bousculer la politique du nouveau président.

Pierre Ivorra, Chronique économique. L'Humanité, 10 mai 2017

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 20:00

"Justum et tenacem propositi virum

Non civium ardor prava jubentium

Non vultus instantis tyranni

Mente quatit solida"

L'homme juste et ferme en son dessein ne s'émeut pas de la fureur d'un peuple qui ordonne des crimes. Le regard menaçant d'un tyran ne remue pas son âme inébranlable.

Citation du poète Latin Horace (Fils d'esclave, qui fut ensuite à la bataille de Philippes après l'assassinat de César, mais devint pourtant poète officiel sous Auguste) faite par DARWIN, génial auteur et découvreur de "l'origine des espèces", dans son autobiographie.

Si la génétique fait actuellement d'immense progrès dans l'approfondissement de sa complexité, "l'origine des espèce" marque un tournant théorique et pratique de la vision de l'humanité sur la vie et sur elle-même. Magnifique éclosion du XIXème siècle, avec celle de Marx, toujours combattue par les forces conservatrices et la classe dominante du capitalisme mondialisé, informationnalisé, financiarisé : paradoxe et contradictions de l'extrême modernité, des progrès humains et de l'extrême réaction qu'ils contiennent en même temps.

Une "Eclosion finale" au XXIème siècle et une Nouvelle Renaissance nous attendent-elles après les bonapartismeS "modernes" divers que nous traversons à présent ???

Pierrot, 8 mai 2017

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 23:01

L’AFFICHE ROUGE

 

Vous n'avez réclamé la gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servi simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans

 

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

 

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et
les mornes matins en étaient différents

 

Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

 

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

 

Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le cœur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant

 

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant

ARAGON

Le Roman inachevé, 1956

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L'HISTOIRE et les personnes retracés par des lycéens : ici

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