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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 22:15

Cela ne va pas jusqu'à ce qui est

déterminant,

en dernière instance :

l'économie

 

Des intellectuels, des sociologues, des écrivains, des comédiens, des psychologues, des représentants des « sciences dures » etc., dénoncent l’enfoncement des politiques hyperlibérales dans une régression de civilisation, en passant par le fascisme éventuellement.

 

Mais leur indignation, leur protestation, leur engagement, vont rarement jusqu'à ce qui est déterminant, en dernière instance, comme dit le vieux Marx : l'économie.

 

Je  partage leur indignation, leur protestation, leur engagement pour une autre politique, qu’il faudrait cependant définir, au-delà le la psychologie envoutante de l’argent, quand à ce qu'ils en disent de vrai, certainement, sur une population prête à être adaptée, de gré ou de force, consciemment ou pas, à tout, éventuellement jusqu’au fascisme, pour pouvoir survivre au quotidien, dans les petits et grands problèmes de chaque jour.

 

L'effet du fascisme sur l'économie ne peut qu'handicaper jusqu’au marché capitaliste lui-même. Et ça, ça touche aux intérêts du capital comme au quotidien pratique de tout un chacun, à travers ses difficultés croissantes à produire et échanger, au-delà de toute psychologie, si l'on peut dire.

 

Certes tout est lié, mais dans les deux sens, pas à sens unique, psychologie vers économie et vice versa.

 

Et l'ubérisation, la macronisation c'est finalement une autre forme "d'ordre nouveau" de classe dominante, qui n’est pas sans doute celle que voudraient les fascistes et leurs organisations mais qui déstructure à mort les droits symboliques et pratiques humains au profit du marché et du capital tout en disant vouloir préserver le marché des conséquences de cette déstructuration. Mission impossible. Cette déstructuration ne peut qu'être le marche pied du vrai fascisme.

 

Cette tentative de Macron et autres ubéristes convaincus ou idéologiquement contraints, de frapper les droits du travail tout en préservant le marché, tentative contradictoire et autoritaire, quels que soient les "volontés d'accompagnement social", se heurtera aux limites qu'est l'incapacité relative mais réelle du travailleur, du producteur de produire dans des conditions de contraintes effectives croissantes de soumission généralisée au marché. Incapacités qui touchent profondément à la perte relative et grandissante pour le travailleur des conditions nécessaires d'initiative dans son travail, d’exercice possible de son activité et d’obtention du produit.

 

Certes aussi, soit il peut y avoir réaction saine à cette tentative, soit « gel » progressif et enfoncement dans une régression générale plus ou moins lente.

 

Tout cela n'est que réflexion de Pierrot, partagée peut-être, mais à vérifier dans une réalité à venir...

 

Pierrot, Jeudi 13 avril 2017

 

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 07:59

Cet article a été mis en ligne une première fois sur ce blog le 02/01/2017

 

PRODUIRE MIEUX

 

Le capital de Marx a pour sous-titre « Critique de l’économie politique ».

 

Il pourrait avoir cet autre sous-titre, je crois : « Comment produire mieux pour le bien de l’humanité, pour sa survie et son développement « matériel et moral » ».

 

C’est de quoi s’est détournée la social démocratie dès le programme de Gotha, lors de son l'unification.

 

C’est de quoi ont été détournés les partis communistes, sous cette appellation ou sous une autre sous l'effet de la pression de la mondialisation capitaliste.

 

C’est ce à quoi le capital concret, sa fonction et les hommes qui l’assurent particulièrement, a réussi, jusqu’à présent, et qui condamne l’humanité au déclin progressif ou rapide si des forces sociales ne retrouvent pas le chemin du progrès, renouveau progressif ou rapide du produire mieux que le marxisme non dogmatique propose.

 

Produire mieux c’est, conjointement et en unité avec le dépassement de l’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-plus d'Argent),  rendre à la personne humaine, après la société marchande à son paroxysme, toutes la créativité du travail et à l’activité.

 

La sécurité de l’emploi et de la formation,  l’usage social sain de la création monétaire, du crédit, du système financier, du local au mondial en passant, pour nous ici, par la France et l’Europe, BCE, FMI, ONU etc. en est la transition.

 

Une fois dit cela, ce blog ne devrait plus avoir de raison d’être.

 

Pierre Assante, 02/01/2017 00:56:50

 

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 12:22

Un message information de Nicolas Marchand : 

 

" Bonjour

Avec Frédéric Boccara et Denis Durand nous avons participé hier, comme communistes et pour la pétition "rassemblement à gauche: urgence", à la conférence de presse de présentation des résultats du sondage commandé par le collectif "1 victoire - pas 2 défaites" qui rassemble les acteurs du mouvement unitaire.

Alors que la division à gauche mène toute la gauche à la défaite, le sondage révèle le potentiel si un processus de rassemblement s'engageait: 78% des électeurs de gauche (71% des électeurs Mélenchon), 79% de ceux qui prévoient de s'abstenir le souhaitent (contrairement à ce qu'affirme Mélenchon pour justifier son refus). Je te joins le sondage intégral.

L'Huma.fr a rendu compte de la conférence de presse et du sondage hier. L'édition papier d'aujourd'hui ne publiant que quelques lignes, je te joins le lien vers l'article complet et son texte en pièce jointe.

http://www.humanite.fr/78-des-electeurs-de-gauche-desirent-un-rassemblement-634296?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook#xtor=RSS-1

Lors de la consultation des communistes, nous avons été 92% à voter ceci:

"les communistes décident ... de continuer d’agir jusqu’au bout pour parvenir à une telle candidature commune et
empêcher la victoire de la droite et de l’extrême droite... Nous participerons à toutes les initiatives qui porteront cet objectif ..."

La résolution précisait aussi:
"Notre choix de candidature sera mis au service de la poursuite de ces efforts".

Il s'avère de plus en plus que cela confronte les communistes à une contradiction: un candidat communiste, dont l'absence pèse cruellement sur le contenu de cette campagne, l'aurait fait. Mais force est de constater que le candidat choisi s'oppose à ces efforts, se contentant d'un rassemblement autour de lui, avec l'objectif de capitaliser au seul profit de ses candidats, et à nos dépens, aux législatives.

Être de façon audible dans la bataille pour une candidature commune à l'élection présidentielle est un atout indispensable pour les législatives.

Fraternellement,

Nicolas Marchand, 5 avril 2017"

VOIR LE SONDAGE IFOP en cliquant ici

http://pierreassante.fr/dossier/IFOP_78_sur_cent_favorables_au_rassemblement.pdf

 

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 12:09

La lettre d’Economie et Politique et la revue ECO&PO de Janvier-Février 2017

LIRE LA LETTRE et la REVUE  ici

http://v9g5.r.ah.d.sendibm4.com/5v2pnxb3h6vf.html

 

Sommaire d’Economie et Politique Janvier-Février 2017

Cliquer sur les titres d’articles pour les ouvrir :

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 05:47

TRACES TRANSMISSION, poèmeS.

 

Pas de défense de Lyssenko mais intuition à partir de ce dogmatisme parce qu’issu du marxisme sur le TRAVAIL et l’activité formatrice de pensée CONCEPTS génétiques marxisme Lyssenko dogmatique et mécanique EPIGÉNÉTIQUE trace transmission mémoire de l’activité du travail du vécu et transmission par l’épigénétique et la trace globale de la NATURE dans le temps et l’espace, l’espace temps le mouvement intuition religieuse juste et non scientifique création de DIEU par l’homme domination POUVOIR ABSTRAIT loin du groupe au-dessus coupure existence de la matière indépendamment de la CONSCIENCE de l’EXISTANT par l’entité pensante Joseph Dietzgen intuition des traces de la PENSEE comme MATIERE des liens interactions dans la matière liens non tangibles mais matériels accessibles tangiblement par l’hypothèse  puis la science et l’expérience et la technique critique injuste de Lénine à Joseph Dietzgen difficulté de VOCABULAIRE philosophique fabriqué par l’idéalisme et difficilement transposable en matérialisme DIALECTIQUE ensemble de la matière ses liens interactivité et interdépendance au-delà des distanceS et du temps mais pas totale ni rigide sinon pas de mouvement univers LIMITÉ de Bergson erreur-horreur génome matière FINE du génome = épigénétique et matière fine en général OUI mais TOUT se perd et rien ne vous touche ni mes paroles ni mes mains et vous passez votre CHEMIN sans savoir ce que dit ma bouche ce POEME pas celui d’Aragon qui se suffit à lui-même mais celui-ci vaut mieux qu’un long essai je vous laisse développer VOUS-MÊME soi-même

 

*************

Allez, on y va :

 

L’épigénétique nous apprend que l’activité au quotidien laisse des traces dans la constitution du vivant de l’individu transmissibles générationnellement.

Lyssenko, appliquant de façon dogmatique et mécanique le concept marxiste du rôle du travail sur la formation de l’être humain, son corps et son mouvement et son intelligence qui en dépend et en fait partie l’affirmait en l’opposant à la découverte du génome et le niant.

Etait-ce de l’intuition ou un simple décalque du concept appliqué à l’interrogation que posait la découverte du génome qu’il niait autoritairement car elle n’entrait pas dans son schéma, comme l’Eglise avait nié la révolution copernicienne qui n’entrait pas dans son schéma.

En tout cas l’affaire montre une avancée dans la connaissance de l’humain, de l’animal, de la pensée, l’apport contradictoire de la dialectique matérialiste, son usage dogmatique ou circonspect en tant qu’outil de la pensée et non recettes ou formules mathématiques, chimiques et physiques, sans lien avec la complexité, le mouvement et l'aléatoire, et ses effets divers selon le cas, les cas.

 

Allez, on s’arrête là…….

 

Pierrot, 06/04/17

 

P.S. Ce que vous voyez là est un Homo sapiens neanderthalensis dont vous pouvez éventuellement porter jusqu'à 6% du génome, nous dit Svante Pääbo.

 

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 07:26

Publié une première fois sur ce blog le 03/04/2017

Combler l’attente

 

Combler l’attente est un mouvement.

Ce mouvement est permanent, ses effets provisoires et infinis, autant que puisse être infinie une espèce pensante, sous sa forme propre et développée sans cesse.

Effets provisoires et infinis parce que ce mouvement est celui de la fusion entre soi et le monde qui permet la satisfaction d’un besoin, du besoin élémentaire au besoin sublimé et aux besoins complexes, en systèmes.

 

La difficulté de perpétuation de ce mouvement peut venir de soi face à soi-même ou de soi face à une société devenue dans l’incapacité de le permettre.

L’essoufflement de ce mouvement est-il le signe pour la personne et-ou pour la société de lente et progressive perte d’instinct de survie, en effet réciproque ?

Ou bien sommes-nous, comme dans les temps anciens de l’humanité consacrée à la poursuite de la satisfaction des besoins élémentaires par le travail, et sa création culturelle correspondante adossée à l’activité nourricière de cueillette et de chasse, agricole et industrieuse, manuelle-intellectuelle, encore aujourd’hui, comme le Phœnix qui chaque soir meurt et chaque matin voit sa renaissance ?

Le Phœnix renouvelé, dans une qualité nouvelle d’être.

 

Est-ce la chasse et les causes matérielles qui y ont conduit, qui ont modifié les conditions culturelles de l’activité coopérative au profit relatif mais handicapant de la part de violence nécessaire à la survie ? Est-ce sur ce substrat que c’est construite l’accumulation privée plutôt que l’accumulation collective ? L’accumulation collective pouvait-elle susciter la même inventivité d’acquisition de ressources nouvelles, les techniques et la culture particulière et globale d’une société locale et mondiale.

Hypothèses gratuites ou nécessaires pour la suite des événements humains en santé ?

 

La fusion-satisfaction de l’individu avec le monde n’est possible que s’il y a séparation, en effets réciproques de participation de l’individu à l’espèce et d’alimentation nourricière-culturelle de la société pour l’individu de l’espèce pensante. Il n'y a pas de développement de l'individu dans l'espèce sans cette double condition contradictoire et fertile : fusion et séparation.

Résoudre en santé la faim dans le monde, la faim objective, condition pour résoudre les faims culturelles, ne peut être comblé que par un progrès de la conscience qui permet en action réciproque, les choix et les outils de cet objectif commun.

La conscience de soi au sens strict, s’appuyant sur le savoir au sens large contribue à ces choix et outils.

 

Comment faire en sorte que l'inventivité et la créativité humaines passent des mains de la poignée d'hommes qui possèdent le pouvoir du capital sur l'humanité, aux mains des peuples, des personnes qui les constituent dans leur ensemble ?

Il n'y a pas de production sans son organisation, ni de société sans réglementation. Mais les contraintes naturelles et sociales ne sont librement consenties que sur la base de l'égalité et du partage.

Le capital monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, sa financiarisation généralisée, forme finale à son paroxysme de la société marchande, dans son incapacité à l'égalité et au partage, son type d'économie est en dernière instance la cause de la crise de la production réglée par l'échange Argent-Marchandise-Argent plus et son accumulation privée, et la cause profonde de la crise des activités humaines, de civilisation.

 

Pierrot, lundi 3 avril 2017.

 

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 22:40

Publié une première fois sur ce blog le 2 avril 2017

Complexification simplificatrice

 

La croissance est constituée par une création-accumulation d’éléments mais aussi par une réorganisation permanente, en continuité et en sauts de ces éléments.

L’introduction d’éléments nouveaux dans l’entité en croissance entraine sans cesse cette ré-organisation.

Il s’agit de réorganisations sectorielles à l’interieur de l’ensemble et de réorganisation globale de l’entité.

Ce mouvement est permanent, mais connaît des ralentissements apparents pour un observateur potentiel et réels où l’accumulation quantitative prend une proportion relativement plus grande par rapport à la transformation qualitative, et des accélérations apparentes et réelles lorsque cette accumulation quantitative impose une réorganisation qualitative globale et qu’elle y réussit.

 

L’accumulation d’éléments entraine une complexification permanente des éléments de l’entité et une complexification globale de l’entité. Cette complexification elle aussi est quantitative et le phénomène d’accumulation de complexité entraine des transformations qualitatives partielles et globales de la complexité, et une réorganisation partielle et globale de la complexité.

 

On peut comparer cette transformation qualitative à une condensation des éléments et du mouvement des rapports entre eux à une « condensation » de groupes d’éléments et une « condensation » des groupes d’éléments globalisée. Cette condensation « réduit le volume » de l’entité tout en augmentant sa puissance.

Ainsi cette « réduction de volume » est une augmentation de la croissance de l’entité et de sa présence et son influence sur l’ensemble des entités constituant la nature.

 

Ce qui est le mieux connu en tant que capacité de croissance est celle du cerveau, de sa croissance de l’enfant à l’adulte et de la croissance de son accumulation d’éléments d’organisation de la pensée, de regroupement d’éléments de la pensée, quantitativement et qualitativement, mouvement qui peut se poursuivre malgré le vieillissement et ce que le vieillissement détruit d’éléments et à l’intérieur d’éléments « plus globaux » et de la globalité. La métaphore de la croissance du cerveau peut être « calquée » sur celle de l’humanité en tant qu’espèce et en tant que conscience individuelle et collective.

 

La métaphore peut-elle aller jusqu’à la croissance en volume physique du cerveau de l’enfant à la croissance du cerveau de l’enfant et de l‘adulte en non plus seulement en volume mais en contenu ? Je crois que lui, mais cela ne suffit pas à décrire ni la croissance, ni la complexification, ni la « croissance-condensation-puissance » dont il est question ci-dessus.

 

Le schéma bien implanté dans notre tête parce que vécu chaque jour dans la pratique et la pensée de la société capitaliste qui est le notre est celui d’une croissance quantitative à perte de vue limitée seulement par des frontières physiques, tangibles propres au capital.

Le schéma est juste et faux.

Juste pour une part, celle des limites physiques du naturelles et du moment, individuelles et sociales en unité.

Faux d’autre part parce qu’il fixe ces limites du moment comme une situation éternelle et non dans le mouvement de la société et de la nature et dans ce cadre il n’admet qu’un type de développement, celui d’une croissance mécanique et quantitative du capital, de ses techniques, de son organisation de l’échange Argent-Marchandise-Argent plus, A-M-A’, et de son accumulation sensée résoudre les besoins humains possibles.

Ainsi l’idéologie du capital réduit l’horizon des besoins humains en fonction de ses propres besoins, en ignorant la transformation qualitative de la croissance qui est contenue dans le développement du capitalisme lui-même et dont le capitalisme fixe physiquement, idéologiquement et psychologiquement les limites dans son champ propre.

 

La guérison de la société malade de l’accumulation-suraccumulation-dévalorisation du capital et sa transformation en santé ne peut être automatique, pas plus que tout autre phénomène dans le processus historique. Les micros transformations aléatoires induisent des résultantes dont les possibilités sont infinies. C’est de la connaissance des causalités et de leurs effets présents que la conscience humaine peut tirer des interventions nécessaires et possibles pour un développement en sante de l’entité humaine. C’est le rôle de l’interprète conscient du processus inconscient qu’est un parti de transformation sociale en santé.

Ce qui veut dire qu’en aucun cas son rôle peut être l’arrêt de la croissance, mais sa transformation qualitative, la condensation des ses éléments, ses groupes d éléments, leur organisation, leurs mouvement, sa complexification-condensation, ses effets en santé ou pas sur la nature.

 

Le réseau mondial, le « big-data », mal nommé, est un exemple de croissance et de condensation qui « réduit le volume » de l’entité tout en augmentant sa puissance. Mais pour qu’il augmente sa puissance en santé il doit aussi se réorganiser globalement en fonction des besoins individuels et globaux de production « matérielle et morale » nécessaire à la vie et à la croissance qualitative de la vie humaine. Cette réorbanisation c’est celle du mode de production et d’échange, le dépassement de l’accumulation capitaliste et la mise en commun des efforts humains. Réorganisation non mythique et non mystique du « grand soir », mais de la micro activité humaine dans la macro activité humaine, de sa cohérence à partir de la personne jusqu’à la cohérence relative globale, ses maladies et ses guérisons, ses marges nécessaires, son infinie diversité, mouvement, transformation sur lesquelles la conscience peut agir en connaissance d’une anankè dont l’humain peut reculer les limites et l’horizon, technique, culturel, naturel.

 

Tout cela s’appelle les rapports sociaux en mouvement, en transformation quantitative et qualitative, qui sont l’essence de l’homme en tant qu’espèce pensante.

 

L’humanité en l’état actuel compose une vision de la réalité à partir d’observations partielles de cette réalité et de son mouvement. C’est comme si elle voyait chaque "morceau" de réalité à travers un tube qui n’en découpe qu’un tout petit cercle. Et la contradiction entre la vision naturelle et celle de l’idéologie du capital et de sa façon de saisir la réalité fait que c’est comme à travers un tube à chaque œil, les deux pointés vers deux points différents, qui nous font voir une réalité disjointe, divergente, sans la conscience de cette divergence et de l’effet de cette inconscience sur la conscience, en effet miroir.

Il s’agit de faire converger les deux tubes vers un même point puis balayer d’une façon convergente, cohérente, coordonnée, la réalité pour procéder à une croissance qualitative de la vision.

 

Le hasard a donné à quelques privilégiés du savoir et des conditions sociaux du savoir dans le mouvement de la connaissance cette capacité relative de convergence de la vision. La Renaissance du XVème siècle a été un moment d’accélération des convergences.

Nous entons peut-être dans une nouvelle période de convergence, ouverte par un usage en santé élargi à toute la société, de la nouvelle révolution scientifique et technique du XXIème siècle

 

Pierrot, 2 avril 2017

*

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 10:43

Le texte ci-dessous en italique, extrait du livre, a été écrit en 1982 (Revu en 1984 pour la 2ème édition) après l’élection de Mitterrand et l’accession au pouvoir d’un  gouvernement socialiste à participation communiste en 1981.

 

La question était de mettre en pratique une autre façon de produire répondant aux besoins humains. «Que, quoi, comment produire » disait Berlinguer. « La gauche devra opter pour des mesures de guerre économique » dit aujourd'hui Denis Durand. 

 

Le problème reste entier aujourd’hui, en France, en Europe et le Monde du Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé (CMMNI), sa financiarisation généralisée.

 

La bataille des présidentielles, des législatives, et le débat qu'elle contient pour donner un contenu transformateur aux luttes politiques, syndicales, sociales en général, est nécessaire pour changer en santé la société malade d'un système de production et d'échange à sa fin et à son paroxysme. P.A. 3.4.17

 

"….Le « préalable » du changement de pouvoir politique étant dépassé  depuis 1981 (1), nous en sommes à l’épreuve pratique. A la Libération Maurice Thorez lançait la bataille de la production : « Retroussons nos manches ! ». Aujourd’hui nous demandons beaucoup plus : « Faites-vous citoyens au travail, prenez l’initiative de la gestion ! ».

L’expérience depuis que la gauche est au pouvoir confirme totalement la valeur des initiatives politiques que nous avons prises et des travaux théoriques qui les sous-tendent [Note du blogueur : voir les travaux anciens et actuels de Paul BOCCARA, sur le site de la Revue "Economie et Politique", et présentations sur ce blog].

Les difficultés pour susciter le développement des initiatives dans la gestion restent énormes. Il s’agit d’une véritable révolution des mentalités. Le patronat ne tolère aucun partage de ses pouvoirs de gestion. Il se décrète seul compétent en la matière.

Selon l’adage d’Yvon Gattaz (2), le fraiseur n’a qu’à fraiser, c’est au patron de gérer. Le patronat s’est opposé tant qu’il a pu à l’extension des droits des travailleurs, puis s’est efforcé d’en maîtriser l’application, soit en l’évitant, soit en cherchant un consensus sur sa gestion (3). Mais il faut tenir compte des traditions du côté des travailleurs.

Le refus justifié de la collaboration de classe, mais aussi la tendance à renvoyer la solution des grands problèmes au sommet et le fait de rester dans l’attente d’une transformation complète de la société, ont dans le passé conduit le mouvement ouvrier à manquer d’intérêt pour la gestion. C’est ainsi que certains droits acquis des Comités d’Entreprise en matière économique et financière ont été inutilisé et sont restés méconnus des travailleurs. 

Il est vrai que dans de nombreuses entreprises…avant les succès des grandes grèves de 1982, l’atteinte aux libertés élémentaires et à la dignité des travailleurs constituaient la trame quotidienne du travail (4). Loin d’être de la collaboration de classes, quoi de plus révolutionnaire que de revendiquer une part d’exercice du pouvoir de gestion pour faire passer dans la pratiques ces critères nouveaux [l'exposé de ces critères sont énoncés dans le livre et les travaux de Paul Boccara] ? . La France n’est pas un pays sous-développé à industrialiser et alphabétiser (5). Une croissance différente, centrée sur un développement des hommes, ne peut être gérée sans les intéressés eux-mêmes… (6)"

Philippe Herzog, « L’Economie nouvelle à bras le corps, économiser le capital pour libérer les hommes », 2ème édition, 1984.

 

Notes du Blogueur (NDLR) :

(1) Ceci a été écrit en 1982.

(2) Dirigeant du CNPF, ex MEDEF, représentant du grand patronat monopoliste d’alors.

(3) Consensus que symbolise, aujourd’hui, en avril 2017, le candidat Macron et son programme. 

(4) Et en 2017 cela s’est aggravé !

(5) Mais en 2017, la pauvreté matérielle -et morale- s’est aggravée, d'une façon relative par rapport au PIB et pour certains de façon absolue, dans la population.

(6) Sans partager tout le parcours de Philippe Herzog, on peut apprécier ce point de vue on ne peut plus pertinent (c'est en tout cas à méditer), et son travail d’avancée d'alors, avec l’ensemble de la ComEco (Commission économique du PCF) qui continue un travail essentiel aujourd’hui. La question de l'intérêt à la gestion ne naît pas de rien, il se crée dans l'existant du moment.

 

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 09:15

L’UE peut-elle sortir de l’autoritarisme techno-libéral? Table ronde (1)

 

La défiance à l’égard du projet européen est-elle conjoncturelle ou est-elle l’indice d’une crise durable?

Anne Sabourin :

De toute évidence, il s’agit d’une crise de légitimité profonde, qui dure depuis des années, au moins depuis le passage en force du traité de Lisbonne après que plusieurs peuples ont voté contre le traité constitutionnel européen. Mais rappelons que le traité de Maastricht a été adopté en France avec une très courte majorité dès 1992. La « nouveauté », c’est que, avec le krach financier de 2008, sa gestion par l’austérité, le chantage à la dette et le harcèlement permanent vis-à-vis de la Grèce, l’insupportable a été atteint. Les tenants des traités se font sanctionner les uns après les autres aux élections. Regardez le sort réservé à Sarkozy, Hollande et Valls à la primaire ! La social-démocratie s’effondre et les extrêmes droites ont désormais atteint un niveau critique. Le Brexit est le premier signe d’éclatement de l’Union européenne (UE). La colère des peuples ne doit pas être étouffée ou nous irons vers de sombres années. Nous sommes dans un moment d’accélération de la crise, de grande polarisation des débats, de recompositions politiques….

.....La démocratisation des institutions est un objectif prioritaire pour une refondation de l’Union européenne. Nous voulons une «Union de peuples et de nations libres, souverains et associés». Ce projet implique une mise en cause des pouvoirs colossaux cédés aux institutions financières (2). Cela pourrait commencer très concrètement avec un Fonds de développement social et environnemental et cela doit, in fine, aboutir à une révision des statuts et des missions de la Banque centrale européenne.

Deuxième idée: le respect des souverainetés populaires et l’égalité des pays. Comment est-il possible que l’on refuse encore à la Grèce le ­rétablissement des conventions collectives? Comment est-il possible que les ministres de la France se rendent sans mandat du Parlement à l’Eurogroupe ou au Conseil européen? Troisième principe: la primauté des instances élues dans l’initiative et la prise de décision. Les parlements nationaux et le Parlement européen doivent avoir le dernier mot et tout projet majeur doit être soumis par référendum aux citoyens. Les nombreuses transformations nécessaires de l’UE doivent faire l’objet d’un grand débat national. Lorsqu’on veut plus de démocratie, il faut proposer une démarche démocratique.......

…SUITE ici

http://www.humanite.fr/lue-peut-elle-sortir-de-lautoritarisme-techno-liberal-634130

 

(1) Table ronde avec Anne Sabourin, responsable du PCF aux questions européennes, Marc Joly, sociologue, chercheur au CNRS, auteur de l’Europe de Jean Monnet. Éléments pour une sociologie historique de la construction européenne (CNRS éditions) et Michel Aglietta, professeur émérite à l’université Paris-Ouest et conseiller au CEPII et à France Stratégie, coauteur de la Double Démocratie (Seuil).

 

(2)  Note ajoutée par le blogueur : « …Une renégociation des traités n’a aucune chance d’aboutir à l’horizon d’une législature. Nous proposons une autre méthode : obtenir dès aujourd’hui, dans le cadre juridique et technique existant, que l’argent de la BCE serve à des projets précis d’investissements favorables à l’emploi, à la création de valeur ajoutée dans les territoires, à la transition écologique. Cette proposition peut nourrir des objectifs de lutte décentralisées et convergentes. C’est le meilleur moyen de construire une majorité pour une refondation de l’UE avec d’autres traités… » Denis Durand, Février 2017.

*

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 16:00

Plus que le contenu idéologique de son temps, ce texte donne une idée du degré de corruption et d’incohérence atteints par les représentants de la classe dominant politiquement et moralement, en son éloignement physique et mental des besoins humains.

 

« …L’Eglise chrétienne ayant été fondée par le sang, accrue par le sang, ils continuent à en verser, comme si le Christ de saurait pas défendre les siens à sa manière. La guerre est une chose si féroce qu’elle est faite pour les bêtes et non pour les hommes ; c’est une démence envoyée par les Furies, selon la fiction de poètes, une peste qui détruit les mœurs partout où elle passe, une injustice, puisque les pires bandits sont d’habitude les meilleurs guerriers, une impiété qui n’a rien en commun avec le Christ. Les Papes cependant, négligent tout, pour en faire leur occupation principale. On voit parmi eux des vieillards décrépits y porter l’ardeur de la jeunesse, jeter l’argent, braver la fatigue, ne reculer devant rien pour mettre sans dessus dessous les lois, la religion, la paix, l’humanité tout entière. Ils trouveront ensuite mainct docte adulateur pour décorer cette évidente aberration du nom de zèle, de piété, de courage, pour démontrer par raisonnement comment on peut dégainer un fer meurtrier et le plonger dans les entrailles de son frère, sans manquer le moins du monde à cette charité parfaite que le Christ exige du chrétien envers son prochain… »

Erasme, « L’Eloge de la folie », écrite en 1508, publiée en 1509. Editée avec 23 dessins à la plume d’Holbein en 1514. Mise à l’index en 1557.

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 11:26

Mis en ligne une première fois sur ce blog le 22 juin 2014

 

....les cavaliers épars, se massant tout à coup, ébranlent en chargeant le terrain qu'ils traversent -pourtant du haut des monts ils semblent en repos, immobile brillance au milieu de la plaine...*

 

 LICRECE

LUCRECE-jpg

      LUCRECE TRAD.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

René GOUAST

 

    *Editions SEGHERS, Bilingue, 1972, page119.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 00:30

 

A la suite de l’intervention « Une crise de production et rien d’autre » écrite pour le Congrès de Décembre 2008 du PCF, d’autres textes on suivi en février 2009 pour constituer cette réflexion en forme de mini-essai. C’est un moment d'écriture et de lecture, sans plus.

 

 

Page 1 La crise de la répartition, c'est la crise de la production et de son mode.

Page 5 Mettre l’humain en mouvement, se mettre en mouvement.

Page 8 Le processus de normalisation - dénormalisation – renormalisation.

Page 11 Pour une autre défense du mode de production : son dépassement.

LIRE en cliquant ici

http://pierreassante.fr/dossier/CRISE_DE_LA_PRODUCTION_TOUT.pdf

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 00:29

 

LE FANTÔME D'ERASME

 

Chacun sait que les fantômes existent, ce sont les rêves qui les produisent.

Grosse peur, l’autre nuit : le fantôme d’Erasme de Rotterdam m’est apparu, étrangement et quasiment nu, en pyjama dépenaillé, vieux, malade et suant, avec en fond le paysage de la ville de Bâle, un peu avant sa mort, en 1536, durant la Renaissance, qui m’a parlé et lu le contenu d’une tablette en porphyre bleu. A mon réveil, je me suis rappelé de tout.

Voilà ce qui y était écrit et qu’il lisait avec une voix éraillée :

 

« HYPOTHESES ELECTORALES, devant lesquelles chacun s’est prononcé ou a à se prononcer, si le cœur lui en dit...d’une façon caricaturale, mais pas fausse, il me semble :

Une fois repoussées dans notre choix les candidatures Le Pen (souverainisme de droite autoritaire au service du capital et pour certains éléments fascisant), Fillon (hyper libéralisme classique renforcé au service du capital) et Macron (hyper libéralisme mâtiné « d’accompagnement social » mais le plus radical dans son adaptation à la mondialisation capitaliste), il nous reste à choisir entre le franxit de Mélenchon, l’intégration fédéraliste dominatrice et militaire de Hamon, et méconnaissance des deux de l’activité productrice et du travail, malgré une liste revendicative qui se veut généreuse.

Ou suivre le mouvement populaire « de gauche », « le plus relativement » majoritaire, dans son choix afin de faire masse avec lui pour la suite? Dans ce cas les candidatures trotskistes ne rentrent pas dans ce contexte dans l’hypothèse « le plus relativement » majoritaire …ni les « petites » candidatures interclassistes et-ou souverainistes.

Certes, il s’agit de choisir ce qui peut permettre un petit bout de chemin vers le progrès, c'est-à-dire l’usage des failles de l’hyper-libéralisme qu’ils peuvent ouvrir à leur façon, c'est-à-dire d’une façon où il faut essayer de leur laisser le moins d’initiative possible pour pouvoir en promouvoir en saine efficacité : action ouvrière et populaire le permettant, peut-être.

Toujours dans le même esprit, comment, si « le plus relativement » majoritaire ne devient pas majoritaire, éliminer au second tour le plus grand danger et quel est le plus grand danger, et comment commencer à faire monter en santé un mouvement contre les mesures antisociales qui seront prises, « remèdes » illusoires à la suraccumulation-dévalorisation du capital sinon pour ses représentants, leurs effets et pour leur substitution par des solutions qui sortent des ornières de la crise et de ses causes ».

 

« Pas de réponse attendue ici, tout de suite », dit Erasme très rapidement et très gravement ce qui produisit un drôle d’effet, à ce moment de la lecture ». Puis il reprit :

 

« La mondialisation démocratique, car la mondialisation tout court est un phénomène croissant quantitatif et qualitatif « naturel » de l’humanité depuis son origine, avec ses progrès et ses maladies, passe, elle, par la démocratie du citoyen et de l’homme producteur, le « que, quoi, comment produire » de la personne de l’entité de production locale à l’entité de production mondiale, du local au mondial, en passant par les entités constituées et en constitution de la cité, des régions, des nations, des zones mondiales de développement, et leur coopérations mondiales « à tous les niveaux »  l’économie, politique, culture, l’ensemble de activités humaine dans leur infinie diversité.

Le « Forum européen des forces progressistes » annoncé pour les 10 et 11 novembre à Marseille, sera-t-il un pas vers de saines et efficaces solutions à la crise, pour une reconstruction et un nouveau développement économique, politique et culturel ? » conclut le Fantôme d’Erasme, en cette nuit du 1er avril 2017.

Et il partit en sautant sur une jambe, en chantant « On va gagner », jusqu’à être un point disparaissant à l’horizon d’où l’on entendit encore faiblement : « Il faut que tu réfléchisses à tout ça, Pierrot »

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 16:10

Au moment où :

-la crise de la V° République,

-la crise de cohérence de l'Europe et de ses institutions,

-la crise mondiale économique et de civilisation,

s'accélèrent et se déchainent, ce qu'illustre, entre autre mille choses, le déroulement des élections présidentielles,

 

il est indispensable d'en revenir aux causes profondes pour ne pas céder au superficiel.

C'est la condition d'une sortie par le haut du choix de candidatures, pour l'immédiat et le futur, et du choix de contenu de fond de mobilisation et de solutions concrètes à mettre en œuvre,

 

la sortie de crise est possible, sur tous les plans, économique, politique, culturel,

 

je reprends cette contribution publiée sur le site du Congrès du PCF de Décembre 2008 comme témoignage de participation au débat d'alors et de sa poursuite aujourd’hui :

 

La crise de la répartition, c'est la crise de la production et de son mode,

CRISE DE LA PRODUCTION ! ET RIEN D'AUTRE.

 

L'apparence des choses est trompeuse.

Et nous sommes trompés par nos sens.

Pour deux raisons.

Une raison naturelle : les conséquences, dans le mouvement qui se présente à notre observation, sont plus évidentes que les causes.

Les causes sont « lointaines », ce sont les conséquences qui sont immédiatement apparentes à notre vue, à nos sens, à nos sentiments ;

Une raison sociale : résoudre nos besoins quotidiens passe par l'échange. Cet échange est déterminé par la marchandise. Et la marchandise par l'argent.

La substitution du besoin et du désir par la quantité de valeur inverse les rapports sociaux et l'inversion des rapports sociaux entraîne l'inversion de la représentation que nous nous faisons de la réalité.

Pour le militant, c'est à dire celui qui recherche les solutions à la question sociale, cela fait des partis une pépinière de petits Proudhon et de petits Lassalle, non de synthèse mais « d'erreur composée ».

Un exemple « mécaniste », une métaphore, pour donner une idée de l'inversion des causes et des effets : un moteur est « mort ». Il est usé.

La cause est l'USURE. NON ! La cause est le mouvement de chaque instant qui a entraîné l'usure. L'usure qui est une réalité apparaît comme une cause alors qu'elle est un effet, une conséquence du mouvement. C'est dans le mouvement, son observation, son étude, que l'on peut dominer la question de l'usure et à quel moment on peut encore « réparer » et à quel moment « remplacer ».

Mais une société ne se répare ni se remplace comme un moteur. Elle est une construction continue parce qu'elle est une « construction BIOLOGIQUE » et une « construction pensante ». C'est-à-dire que l'humain s'auto-crée et s'auto-transforme.

La crise n'est pas « financière ». C'est une crise de la PRODUCTION. Nous inversons causes et effets en croyant le contraire. Les « lois d'usure du capital » sont contenues dans « Le Capital » de Marx qui a pu observer dans des conditions meilleures que nous ces lois. Conditions meilleures pour plusieurs raisons : proximité de leur formation, « virginité » de l'observation. « L'état de besoin » des théoriciens dominants les rend soumis au capital. Ils sont de plus au même titre que chaque humain soumis à cette « inversion des sens ».

La représentation de la société à partir du mouvement de consommation coupé de la production est significative. Cette inversion s'étend à tous les domaines. La représentation des institutions prend le pas sur celui de la production. Dans les esprits, ce n'est plus la production qui détermine les institutions mais le contraire. Tout est imaginé comme si toutes les activités humaines étaient indépendantes de la production, comme si elles étaient des fonctions indépendantes de la fonction générale de production. Comme si production de symbole était indépendante de production dite « matérielle », comme si la production de symboles n'était pas une fonction de la fonction générale de production. Et le dogmatisme de la production qui a marqué le mouvement ouvrier n'est que le reflet inversé de cette même dichotomie.

La « métamorphose » du parti, sa « mutation » est du même ordre. Elle tente de répondre au dogmatisme par un retour à l'inversion commune, dominante.

Je ne vais pas ré-écrire ici « l'introduction à la critique de l'économie politique » de 1857 et encore moins « Le Capital ». Je veux simplement décrire l'état de confusion du mouvement du salariat, du mouvement des producteurs stricto sensu et du mouvement populaire en général. Tout peut naître de cet état de confusion. Mais cet état de confusion n'est pas sans danger évidemment, d'autant plus que les moyens d'auto-destruction de l'humanité sont devenus terrifiants tant sur le plan de l'organisation sociale que sur ses capacités de destruction physique.

Evidemment, il y a un rapport dialectique entre toutes les fonctions de la société, toutes les activités. Mais la reproduction élargie de l'humanité ne peut se faire que par la fonction globale de production , la production dite « matérielle » étant à la fois « au centre » et « à la périphérie » , le « témoin » et le « moteur » . La « fonction symbolique » est dans la « fonction de production d'objets ».

La hiérarchie entre « le symbolisme » et le « matériel » est une fonction elle-même. Elle découle de la division sociale du travail elle-même sous-tendue par l'accumulation privée des richesses, par la propriété privée des moyens de production.

Le mode de production et d'échange est un mouvement. Il est l'existence même de la société humaine. Il ne peut subir ni de métamorphose ni de mutation génétique. Pas plus que les éléments qui le composent, partis compris.

Chaque élément est en rapport dialectique avec les autres, chaque « fonction » avec les autres, entre elles, et toutes avec la « fonction » globale. Cette présentation des fonctions elles-mêmes est une abstraction nécessaire à la pédagogie mais en tant qu'abstraction, une simple vue de l'esprit ne représentant pas une réalité autre que cette représentation. Elle est utile et fait partie de la « production symbolique » indispensable à la « production matérielle ».

Il y a quelque chose non d'inhumain (l'inhumain étant dans l'humain) mais d'indécent chez les nantis de la production symbolique.

Résoudre la question de la répartition des richesses, c'est d'abord résoudre la crise de la production. J'ai tenté d'expliquer, avec et après d'autres, en quoi consiste cette crise dans « Métamorphose du travail 3 ». Il y a dans le « cri » lancé sur la répartition des richesses, l'ignorance de la création des richesses, des lois qui de moteur du développement des forces productives ont fait du capitalisme un frein au développement des forces productives , tant en quantité qu'en qualité .

La confusion entretenue soit dans la sous-estimation de la classe ouvrière dans le salariat soit dans sa sur-estimation est du même ordre. Il n'y a pas uniformité dans le salariat, pas plus que dans toute chose, et toute chose de la vie humaine. Il y a une fonction globale et des fonctions sans existence indépendante. Toutes dépendent l'une de l'autre, sont l'une dans l'autre. Mais une chose est tangible si on veut bien la toucher, c'est le rôle de la marchandise en tant qu'objet fabriqué, en tant que valeur d'échange marchande en système capitaliste.

Contourner cette réalité, c'est s'allier objectivement au capital, renoncer au mouvement qui abolit l'état actuel des choses du système capitaliste. C'est reconstituer sans cesse le programme de Gotha qui a paralysé le mouvement du prolétariat, même si le prolétariat a trouvé des chemins indépendamment de ce programme. C'est être des Lassalle et des Proudhon, faire des erreurs composées impuissantes et non des synthèses opérationnelles.

Libérer le travail. Rendre une cohérence à l'activité de la personne en la libérant non des nécessités mais des contraintes sociales de classe par une cohérence globale de l'activité humaine, dans sa multiplicité et sa diversité -diversité multiple-. Abolir le salariat et la domination sexiste, les divisions sociales du travail. Abolir la mesure quantitative de l'échange au profit du besoin. Repérer les « finalités en mouvement ». Humaniser la nature, naturaliser l'humain. Libérer le mouvement de prise de conscience de la nature sur elle-même qu'est l'humanité.

Les droits de l'homme, ce n'est pas seulement le type de rapports qu’on a avec les autres ou que l’on aimerait que les autres aient avec soi. Les droits de l'homme c'est la capacité d'agir librement ensemble, de contribuer librement à l'activité humaine. Avoir ce droit c'est avoir tous les autres, droit un et indivisible. Idéal démocratique d'une révolution bourgeoise qui s'est brisé sur la propriété en niant l'usage. L'usage élargi à la richesse pour tous. Le mouvement ouvrier a élargi relativement cette possibilité en rétablissant partiellement des droits indépendamment des inégalités naturelles comme la maladie, avec la sécurité sociale, par exemple.

Dans d'autres domaines aussi. Mais aucune de ces avancées n'est allée jusqu'à la démocratie du travail, celle qui rejette la domination du « que produire et comment produire », domination liée à la propriété privée et au salariat.

La démocratie est liée non seulement aux institutions, mais au travail et à la production, et le mode de production détermine le type d'institution. Si le domaine d'activité est privé, aux mains d'intérêts privés, la démocratie ne peut être que tronquée, limitée, sujette à reculs à tout instant. Dans chaque recul il y a aggravation de la crise de la production.

La démocratie est née de la Cité, la mondialisation méditerranéenne, l'artisanat. L'artisanat est une forme supérieure d'alliance du cerveau et de la main. Le mode de production athénien antique a porté une classe marchande dominante avec des alliés historiques. La révolution française de même. Dans les deux, les travailleurs des techniques artisanales jouent un rôle-clef. Dans les deux le lien entre le travail, la démocratie, les techniques de production est évident. Dans la révolution française, la fédération nationale des cités va donner à la prise de pouvoir révolutionnaire un marché national.

Le rôle des techniques informationnelles, qui n'élimine pas les autres mais les domine, la dissolution relative des marchés nationaux au profit d'une féodalité industrialo-financière mondialisée, la transformation du salariat qui en découle, doivent donner des formes nouvelles aux droits de l'homme, les rapprochant de droits véritablement universels, celui de la démocratie de la production, le communisme qui ne sera toutefois qu'une finitude en mouvement illimité.

Une réflexion pour une nouvelle organisation du travail, une cohérence entre la personne et l'activité globale de production, et l'activité globale de production doit passer par une réflexion sur l'artisanat. Il ne s'agit pas de nier l'industrialisation et sa forme informatisée mais de lui donner une qualité nouvelle dans ce rapport entre l'homme et la nature, l'artisanat étant un « modèle » instructif.

Pierre Assante. Le 10 décembre 2008.

http://www.bdr13.pcf.fr/CRISE-DE-LA-PRODUCTION-ET-RIEN-D.html

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 06:39
Compte rendu et décisions du débat-rencontre du 29 mars 2017, Salle Jean Dame, Paris 2°, avec  Jacques Boutault (maire EELV du 2è),Gérard Filoche (PS),Pierre Larruturou (Nouvelle Donne),François Pélissier (Ensemble)
Frédéric Boccara (PCF),Marie-Christine Vergiat (FdG, députée européenne),Guy Trésallet (syndicaliste),La fille de Stéphane Hessel.
Bonsoir
100 personnes à ce débat-rencontre.
 Ambiance très dynamique. Décision d'écriture collective d'un appel qui sera envoyé aux candidats et à la presse.
A Paris : 14h30 à République samedi.
C'est le 1er avril il pourrait y avoir des surprises.
Nous avons décidé
1. de nous mobiliser à nouveau ce samedi. Avec l'idée d'un "mariage" poisson d'avril entre JLMélenchon et BHamon
et ceci tous les samedi
2. de commander un sondage sur le score éventuel d'une candidature unitaire de BHamon + JL Mélenchon (600 euros 1 question)
3. Rédiger le communiqué ci-joint et ci-dessous,
Bien amicalement,
Frédéric Boccara.

Une victoire pas deux défaites

Réunis ce soir, nous, les différents appels à l’unité, après la réussite du rassemblement place de la République le 25 mars pour « #Unevictoirepasdeuxdéfaites » appelons à poursuivre la lutte pour l’unité de la gauche sociale et écologiste.

Face à la dangerosité des projets de la droite, de l’extrême-droite et d’Emmanuel Macron, nous affirmons que l’espoir est possible. Seule une alliance des deux candidats de gauche, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, créera une dynamique de nature à porter la gauche sociale et écologique au second tour. Nous sommes face à un enjeu décisif.

Dans cette perspective le départ de Manuel Valls vers Emmanuel Macron clarifie les choses pour nous qui étions unis contre la loi « travail ». L’appel de Pierre Laurent secrétaire National du Parti Communiste à une rencontre de toutes les forces et candidats de gauche en vue d’un front politique uni change la donne.

Peu importe celui qui sera porteur de la candidature, la campagne sera collective avec l’ensemble des représentant.e.s et forces de la gauche sociale, écologiste, féministe.

Personne à gauche ne peut accepter que Benoit Hamon et Jean Luc Mélenchon refusent de répondre à la demande d’unité portée par tant de citoyens, de collectifs, de membres du PS, d’EELV, de la France Insoumise, du PCF, d’Ensemble, de Nouvelle Donne, de République et Socialisme.

Les convergences des programmes des deux candidats permettent de construire une plate-forme commune. Elle peut répondre aux exigences sociales, écologiques, démocratiques, d’une autre Europe, avec les moyens financiers indispensables.

Puisque nous sommes tous ensemble pour une VIè République parlementaire, la future Assemblée, que nous souhaitons élue à  la proportionnelle, permettra que nos différences nous enrichissent et de préciser les lois à mettre en œuvre.

La responsabilité des deux candidats est historique. Pour obtenir le rassemblement la mobilisation la plus large est nécessaire.

Nous appelons à se rassembler chaque samedi à 14h30 place de la République à Paris, à multiplier les initiatives dans un maximum de villes.

Rendez-vous ce samedi 1er avril à 14h30 place de la République (Paris) pour célébrer collectivement l’alliance Hamon-Mélenchon !

Collectif UneVictoirePasDeuxDéfaites qui regroupe :

L’appel des 100 ; la pétition 1maispas3 ; la pétition Vous attendez quoi ;des syndicalistes la pétition Rassemblement à gauche urgence ; des syndicalistes ; des féministes ; des membres des collectifs Les jours heureux, Utopia.

Et des membres de forces politiques de gauches et écologistes (EELV, Ensemble !, PCF, PS, Nouvelle Donne, République et Socialisme, Gauche démocratique et sociale).

Paris, le 29 mars 2017

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 16:09

Suite au ralliement de Valls à Macron, Pierre Laurent demande  à Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et Yannick Jadot une réunion en urgence.

 

Déclaration de Pierre Laurent

secrétaire national du Parti communiste français

(29 mars 2017, 13h).

La conversion de Manuel Valls à la candidature d'Emmanuel Macron clarifie le sens de cette candidature. Celle-ci devient le point de ralliement de tous les libéraux et socio- libéraux. Ce choix sonne le regroupement de tous les responsables des renoncements du quinquennat et de la division de la gauche, autour d'une candidature dont les orientations de droite sont désormais clairement affichées.

Dans cette situation, face à une menace de droite et d'extrême droite qui s'aggrave encore, il est urgent que toutes les forces de gauche engagées dans la campagne des présidentielles se rassemblent autour d'un projet profondément ancré à gauche, d'une campagne et d'une candidature commune.

Engagé dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, je demande une rencontre dans les tous prochains jours entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Yannick Jadot et moi-même pour créer les conditions de la victoire.

C'est plus que jamais nécessaire et, désormais, possible dans la clarté.

 

Paris, le 29 mars 2017

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 07:27

Mercredi 29 mars à partir de 19h

Débat-Rencontre pour l'Unité des candidats de gauche et des forces qui les soutiennent
Salle Jean Dame
17 rue Léopold Bellan
métro Sentier (2eme arrondissement)

 

Participeront notamment à ce débat 

Jacques Boutault (maire EELV du 2è)
Gérard Filoche (PS)
Pierre Larruturou (Nouvelle Donne)
François Pélissier (Ensemble)
Frédéric Boccara (PCF)
Marie-Christine Vergiat (FdG, députée européenne)
Guy Trésallet (syndicaliste)
La fille de Stéphane Hessel

Deux aspects devraient être abordés : type d'union-coalition ; éléments des programmes électoraux.

Merci de cliquer pour s'inscrire: https://goo.gl/forms/CvRqKZh57SiQI9e33

 

Et Samedi 1er Avril à 14h30, nouveau rendez-vous place de la République

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 00:59

 

Pierre ASSANTE : "Intellectuel collectif et producteur collectif" ,  VENDREDI 24 MARS, 2017 L'HUMANITÉ

Cliquer :   ici

http://www.humanite.fr/intellectuel-collectif-et-producteur-collectif-633813

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 00:58

Une négation idéologique et concrète du vivant pensant,

sa mise à mort.

Politique et philosophie, en santé, s’épaulent mutuellement

 

L’accélération de la crise économique et de civilisation nous fait la démonstration par les faits que les processus historiques ne sont pas linéaires, rencontrent une infinité de possibles mais que les résultantes infinies de ces possibles en laissent aussi une infinité de côté pour constituer le réel du moment.

Les processus historiques, de l’humanité et de ses composantes et de la personne, comme ceux de la nature dont l’humanité fait partie.

Ainsi l’intervention de la personne devient intervention sur l’humanité et la nature.

 

Et lorsque l’intervention de la personne est consciente et coordonnée entre les personnes, elle peut déterminer des choix qui vont influencer le processus social.

Influencer le processus social n’est pas déterminer le processus.

Si les choix partent de la conscience la plus grande possible du réel, des causes passées qui sont intervenues sur la résultante présente, le réel présent, alors ils peuvent constituer un projet.

 

Selon la qualité du projet, son contenu partant du réel et de l’accumulation des potentialités matérielles et morales, le processus humain peut se dérouler en santé ou pas, en victoires ou en défaites sur les maladies sociales, et dans le premier cas en résultante globale sur la conscience globale en processus de l’humanité sur elle-même et de la nature sur elle-même que constitue l’humanité.

 

On conçoit dans cette « formulation tautologique » qui résume deux aspects d’une réalité, l’unité de cette réalité : ce « rassemblement » du concept de conscience et du concept d’humanité constitue une représentation du mouvement de la matière, de la réalité en processus, partant de l’intuition qui traverse aussi d’une façon non scientifique les religions.

 

Cette intuition vient buter sur les limites de la religion, qui fige la réalité dans un « moment éternel », qui met en concurrence mythes et sciences, ce qui crée une tendance à séparer la pensée du corps, du mouvement de la matière et son processus.

Cette séparation tend en définitive à considérer que la conscience existe indépendamment de la matière, que les objets n’existent que si l’on en a conscience, ce qui en fait revient à croire que notre conscience crée les objets sans relations matérielles entre nous et la matière qui les constitue, grave vision qui mine l’action humaine de transformation et d’auto-transformation de l’homme par lui-même, en santé.

 

Il y a confusion entre les réalités matérielles en mouvement que sont la perception, la pensée et la création et difficulté de les mettre en relation concrète et de les considérer en tant qu’outils humains sociaux. En ce sens le travail transformateur de la nature pour répondre aux besoins concrets, leurs bases corporelles, leurs complexifications sociales, leur sublimation dans la formation et le processus de complexification d’une conscience sur soi, la société, la nature, ce travail est dévalorisé parce que nié dans les faits.

 

C’est tout le débat depuis l’antiquité en passant par Augustin, Pascal, Bergson, et leur caricature dans les « nouveaux philosophes », qui, partant de la réalité de la nécessité, de l’anankè, nient l’action humaine de transformation en santé de la réalité, de la société humaine dans son univers.

 

Il y a soit la croyance en l’impossibilité de transformer, soit la croyance en l’acte de pensée sublimé d’une façon réductrice et non amplificatrice, donc en fait le contraire de sublimé malgré la croyance en la sublimation, séparé du corps et de son milieu en tant que force transformatrice.

Même dans la théologie de la libération qui traverse les religions, les « chapelles » des croyances les plus diverses, combattue par la part la plus importante des religions en l’intérieur, les théologies de la libérartion sont habitées par cette dichotomie « corps-esprit » qui mine l’action de transformation.

Le mouvement de progrès lui-même est habité par ce phénomène de dichotomie religieuse, pesanteur d’une erreur composée que constituent les syncrétismes mythiques, à l’opposé des synthèses que constituent les systèmes de concepts en processus, en diversification-rassemblement.

 

Cette diversification-rassemblement est la constitution de l’humanité en tant que conscience en processus de la nature sur elle-même et action de transformation de la nature par elle même, en santé, c'est-à-dire en transformation-perpétuation de la vie, de la pensée.

Cela devrait rejoindre une conception de Dieu échappant aux mythes, aux soumissions de classe et de personne, à la jonction militante entre idéalistes et matérialistes non dogmatiques, non mécanistes, dans leurs diversités à travers le mOnde.

 

La diversification-rassemblement dans la formation humaine d’un système de concept global en processus se heurte à son contraire vivant dans le système capitaliste, progrès limité à dépasser par une transformation qualitative, au phénomène de rigidification-dissolution du stade final du mode d’échange Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A’) et l’accumulation du capital dans son paroxysme du Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé (CMMNI), sa financiarisation généralisée.

 

Il y a à la fois transformation physique et transformation morale dans toute transformation sociale en santé, et en aucune façon on peut séparer l’une de l’autre en créant une dichotomie mentale corps-esprit qui est une négation idéologique et concrète du vivant pensant, sa mise à mort.

 

Pierrot, 29 mars 2017

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 10:19

Paul BOCCARA, 24ème Congrès du PCF, 1982 : « Sinon on abandonne au patronat, à la droite et aux réformistes ce terrain décisif de la lutte révolutionnaire d’aujourd’hui ».

 

Certes, user du mot trahison correspond à un sentiment légitime de trahison, quand après avoir fait de « la guerre contre la finance » le mot d’ordre de sa campagne électorale, le président Hollande et son équipe ont cédé aux injonctions du MEDEF. Le comportement de ses ministres aux instances de cette représentation patronales en étant l’aspect le plus visible, et le financement accru par l’Etat des profits capitalistes en étant les moyens, de cette trahison.

 

Le MEDEF, ce n’est pas la petite entreprise, c’est le CAC 40, ce sont les grands groupes financiers, leurs bases industrielles et commerciales monopolistes « à base française » dans le monde numériquement informationnalisé, c’est à dire où ils exercent le plus de pression sur les Etats.

 

Mais la trahison n’est pas l’essentiel. S’en tenir à ce sentiment c’est conforter toutes les opérations de rechange du capital, telle l’opération de Macron, au lieu de mettre en œuvre des mesures susceptibles de s’attaquer vraiment à la finance pour gouverner autrement et sortir la France, l’Europe et le Monde de la crise.

 

Car en fait de trahison, elle s’accompagne de l’incapacité de la part des accusés de gérer le pays, l’Europe et le Monde et de les gérer non en monarques mais en animateurs d’une action populaire sans laquelle aucun progrès ne peut être promu.

 

Dans l’Humanité d’aujourd’hui, deux articles, parmi d’autres retiennent particulièrement mon attention ;

 

- l’appel à une candidature commune Hamonmélanchon sans laquelle le pouvoir reviendra à ceux dont le programme est « tout changer pour que rien ne change » avec à la clef une politique de poursuite de l’austérité et de l’autoritarisme qui aggravera encore la crise ici et partout et ses conséquences sur la vie quotidienne des êtres humains, les salariés et les plus démunis en priorité.

 

- l’article de Denis Durand sur les mesures nécessaires pour mener une guerre victorieuse contre la finance, soulignant les limites des programmes des candidats Hamon et Mélenchon dans ce domaine, limites à combler par l’intervention populaire, économique et scientifique sur ces programmes.

 

Le rassemblement populaire, syndical et politique sur des objectifs de contenu opérationnel, économique en particulier (ce qui n’empêche pas que « le cœur » parle aussi) est donc une tâche à poursuivre, y compris en cas de victoire politique des forces de progrès aujourd’hui ou plus tard, la bataille ne se limite pas aux présidentielles.

 

En témoigne les échecs de l’après 1981 mitterrandien et de l’après 1997 jospinien.

 

Rien ne peut changer en bien sans une capacité de gérer, sans mesures autre que des indignations et des sentiments et des mesures décousues constituant non une synthèse mais une erreur composée,  mais en étant capable d’inventer et d’appliquer des mesures rationnelles, scientifiques, soutenues pas un mouvement populaire et par une participation consciente des salariés et de la population à la construction de moyens de production et d’échange correspondants aux besoins humain en mouvement. Ceux d’un XXIème siècle de révolution scientifique et technique inouïe, de renaissance économique, politique et culturelle et de son déroulement en santé.

On ne peut parvenir à un progrès quantitatif et qualitatif de la production sans les producteurs, leurs savoirs, leurs savoirs faire, leur implication matérielle et morale dans une cohérence collective librement construite par tous, dans leur infinie diversité.

 

J’ai repris les interventions du 24ème congrès du PCF, 1982, en particulier celles de Paul Boccara et celles de Philippe Herzog. Ce Congrès avait lieu après la victoire de la gauche de 1981. Les nationalisations battaient leur plein. Mais l’usage du capital restait le même y compris dans les entreprises nationalisées. Rien n’était fait pour une autre gestion des entreprises, pour une action sur les mouvements nationaux et mondiaux des capitaux et leur poursuite du profit sans tenir compte des besoins de développement de la production, de l’emploi, de la personne dans son travail, et de la population dans sa vie.

 

Comme il est  difficile aujourd’hui d’accéder à ces documents il serait du plus grand intérêt, dans le but d’utiliser les expériences passées pour éclairer le présent et construire le futur proche et lointain, de débattre politiquement des propositions et critiques d’alors.

 

Je ne citerai que cette phrase afin de tirer la substantifique moelle de ces interventions et amorcer un débat nouveau nécessaire. Il faudrait en citer bien d’autres sur les critères de gestions, sur les batailles internationales et les replacer dans leur contexte, c'est-à-dire un stade de la mondialisation capitaliste beaucoup moins développé qu’aujourd’hui, mais dont les orientations de base encore actuelles étaient déjà en œuvre.

 

« …On dit enfin : on risque d’entrer dans la collaboration de classe. C’est évident que les patrons, les dirigeant acquis à la gestion actuelle et d’autres essaieront d’avoir des travailleurs qui cherchent à intervenir dans la gestion. Et alors ? Les communistes aussi agiront et apprendront en se battant. Si l’on craint de prendre des coups, on ne peut en donner. Même si l’on va au tapis, on se relève, et on frappe mieux à la fois suivante. Sinon on reste en spectateur de la gestion, on ne monte pas sur le ring, on abandonne au patronat, à la droite et aux réformistes ce terrain  décisif de la lutte révolutionnaire d’aujourd’hui…

…Non, les propriétaires du capital de l’entreprise ne doivent plus monopoliser le droit à la gestion ! Ils doivent le partager, et de plus en plus, avec les travailleurs de l’entreprise.  OUI, il faut démolir les bastilles de la gestion monarchique des entreprises. Mais en construisant pierre à pierre, en organisant l’intervention de tendance autogestionnaire des travailleurs.  Et cela même si les dirigeants du CNPF (ex-MEDEF ndlr) protestent contre le caractère prétendu « anormal » d’une intervention des travailleurs dans la gestion… ». Paul Boccara, Février 1982.

 

Le gouvernement de gauche était alors majoritairement socialiste mitterrandien, avec participation de ministre communistes. la crise systémique n’en était pas au point actuel de blocage et d’effondrement lent ou rapide possible, économique et écologique d'aujourd'hui. C’est dire que ces questions sont plus urgentes et capitales que jamais. J’y ajouterai une autre citation d’aujourd’hui, qui découle aussi des travaux de Paul et de la Commission Economique du PCF et  qui pointe la critique des limites des programmes de gauche présidentiels actuels :

 

« …Une renégociation des traités n’a aucune chance d’aboutir à l’horizon d’une législature. Nous proposons une autre méthode : obtenir dès aujourd’hui, dans le cadre juridique et technique existant, que l’argent de la BCE serve à des projets précis d’investissements favorables à l’emploi, à la création de valeur ajoutée dans les territoires, à la transition écologique. Cette proposition peut nourrir des objectifs de lutte décentralisées et convergentes. C’est le meilleur moyen de construire une majorité pour une refondation de l’UE avec d’autres traités… » Denis Durand, Février 2017.

 

Notre civilisation est-elle "à la hauteur" de ces objectifs pour construire un futur, et un nouveau viable, une poursuite en santé du processus humain ? Si nous n’essayons pas, la réponse est d’ores et déjà négative.

 

Si nous essayons, nous pouvons avoir grand plaisir de notre action dans le drame humain.

 

Pierrot, 27 mars 2017

 

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 21:47

(Voir informations sur ce N° en fin de page)

http://pierreassante.fr/dossier/INTELLECTUEL_COLLECTIF_HUMA_170324.jpg

 

Les dossiers de Pierre CHAILLAN, Journaliste à l'Humanité :  https://www.facebook.com/pierre.chaillan.3

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Abonnement à l'Humanité (et achat au N° du jour) :

http://boutique.humanite.fr/www/

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Dans cette même édition article de Paul BOCCARA " L'énigme de la Mehrwert de Marx" à lire en achetant l'HUMA du Week-end des 24-25-26/3/17 en kiosque ou en ligne.

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 20:00

Macron s’usera comme s’est usÉ Hollande

Establishment et protectionnismes de droite et de gauche.

 

Macron, qui pour le moment est le favori du capital ultralibéral, avec tous les moyens dont il dispose contre le salariat et ses alliés (sous toutes les formes de vente de la force physique et mentale de travail ),  s’usera comme s’est usé Hollande.

De grands effort, justement, sont faits par une partie de la gauche, dont des communistes, pour un "Rassemblement à gauche: urgence - Pour une candidature commune à l'élection présidentielle et un pacte de majorité" . La suite, nous verrons. Ces efforts, s'ils ne portent pas de fruits immédiatement pourront en porter dans l'avenir. Aux législatives peut-être et dans le mouvement social.

Macron, Hollande ont prétendu et prétendent accompagner les transformations du monde et de l’humanité en introduisant des éléments de « modération » protecteurs de l’hyper-libéralisme (Tout doit être marchandise), et de l’hyper-présidentialisme (Tout doit être « sous leur protection »).

L’échec passé de cette stratégie est garante de ses échecs futurs, pour le plus grand dommage des citoyens, des femmes et des hommes de ce pays, jeunes et vieux, d’Europe et du Monde, des déplacés de la misère ou pour toute autre raison, qui y vivent ou voudraient y vivre.

Ils resteront, Macron, Hollande, la droite dure et la droite fascisante,  en réserve ou trouveront nouveaux concurrents plus adaptés à la situation pour poursuivre l’austérité, le drainage des capitaux de toutes parts, le drainage du travail producteur au sens strict et des services, dans la financiarisation capitaliste, quel que soit l’affaiblissement produit pour l’humanité.

 

La question, c’est que le capital sait sans cesse jouer du levier de l’usure elle-même pour maintenir ses intérêts dans sa propre crise !

Le protectionnisme de droite et de gauche qui est pour le capital lui-même un danger, autant et contradictoirement que pour une mise en commun saine des efforts des hommes sur cette terre, ce protectionnisme le menace et en même temps il l’utilise, l’instrumentalise.

 

Le protectionnisme c’est l’effort d’individus ou de groupes opposant leur intérêt à l’intérêt général. Mettre en commun les efforts des humains du local au mondial en passant par toutes les entités humaines constituées et en constitution, c’est le contraire du protectionnisme.

Autre chose est la régulation en fonction des intérêts des personnes et des entités en passant par l’organisation du partage, de la coopération, de la production et à travers toutes les activités sous toutes leurs formes, salariées en premier lieu pour ce qui est de notre période historique : mais répétons, activités sous toutes leurs formes d’exercice et de coopération.

 

L’élection de Trump montre que les plans de l’establishment ne fonctionnent pas toujours tel que cet establishment les prévoit parce que cet l’establishment 1) est divisé dans la guerre entre monopoles internationaux et les choix internes à la financiarisation mondiale 2) est prêt à tout s’il se sent acculé à la défaite, ce qui est une menace pour tous, l’humanité et chacun de ses membres 3) face à un salariat, une classe ouvrière, ses partis, et les peuples divisés historiquement et pour cela faible idéologiquement, son idéologie dominante elle-même ne trouve pas de contre-feu, de garde-fou et d’auto-critique qui aille avec pour tempérer ses maladies congénitales.

 

Changer la société ce n'est pas la détruire, pour le capital comme pour le salariat.

La tâche du salariat est de défendre ce qui va dans le sens de réduire la plus-value pour la mettre au service des besoins humains et in fine de la transformer qualitativement en moyen de création de biens matériels et moraux nécessaires à la vie en sortant radicalement et progressivement, plus ou moins rapidement de l’’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus) et de l’accumulation du capital et son usage de classe.

Pour le salariat, il ne s’agit ni d’accompagner le processus de la mondialisation capitaliste, ni de s’arcbouter sur une tradition de lutte issu des succès ouvriers nationaux. Les luttes nationales sont perdantes si elles n’ont pas l’objectif d’une lutte européenne et mondiale pour la coopération et le partage sain des richesses de la nature et la transformation saine et protectrice de la nature par le travail pour produire. Laissant le « malsain » à la marge tolérante inhérente à toute vie même dans un corps sain : la maladie fait partie de la vie, et la diversité est le contraire de la maladie.

 

Il ne s’agit pas de poursuivre une productivité capitaliste, mais une productivité sociale reposant sur des transformations qualitatives de la production. La croissance capitaliste c’est celle de l’accumulation du capital. La croissance communiste c’est la croissance quantitative de l’humanité à condition d’être qualitative, de choix élevant ses capacités physiques et morales.

Il faut cesser d’imaginer l’avenir avec le moule du système capitaliste dans notre cerveau, sinon on ne peut imaginer que des dangers, des destructions sur lesquelles dansera le capital dans une danse macabre de toute l’humanité.

 

Mettre les moyens de production et d’échange au service des humains, ça passe par une autre utilisation de la représentation symbolique de la valeur, la monnaie, son organisation, sa production, ses institutions, en attendant de construire à travers les nouvelles générations un système d’échange du travail, de l’activité productrice commune, partant de celle de chaque personne.

 

Les expériences strictement locales d’échange, de partage, de coopération, sont des expériences intéressantes et nécessaires. Mais croire que cela aboutisse sans que l’humanité ne s’organise conjointement et globalement pour, c’est laisser à l’échange capitaliste et au capital, au CMMNI (Le Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé) toutes ses aises pour poursuivre son enrichissement privé, l’appauvrissement relatif ou absolu de l’humanité, et entraîner cette dernière dans sa chute.

 

Echange, partage, coopération à l’échelle mondiale passe par l’échange, le partage, la coopération à partir de l’activité de chaque individu au local et de chaque grande zone mondiale constituée et en constitution vers une constitution d’activité globale de l’humanité, dans son infinie diversité, diversité développée en processus infini.

 

La Chine, L’Europe de l’UE, etc. en étant des exemples parlants grande zone mondiale constituée et en constitution, quel que soient les besoins de transformation démocratique de la Chine après son rapide développement, et à partir d’où elle vient en tant que pays ex-colonisé et ex-sous-développé au XIXème siècle de l’industrialisation et de la constitution de l’accumulation capitaliste primitive . Mais les besoins démocratiques de L’UE, des Etats-Unis, et autres « zones » mondiales de développement n’en sont pas moins évidents.

 

Recherche et développement ! Par tous et pour tous ! Processus de conscience du processus humain.

 

« ...L’homme (au sens de genre humain)...constitue la conscience de la nature sur elle-même...» Marx, 1844.

« ...Le temps n’attend pas... » Lénine, 1918

 

Pierrot, Samedi 25 mars 2017.

 

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 10:35

Article publié une première fois sur ce blog le 23/03/2017 07:36

Rendez-vous Samedi 25 mars à République (Paris) - 14h30

"Rassemblement à gauche: urgence - Pour une candidature commune à l'élection présidentielle et un pacte de majorité"

Rassemblement URGENCE

France

Rendez-vous Samedi à Paris pour une mobilisation cruciale !

Frédéric Boccara, 23 MARS 2017 —

".....Ne laissons pas Macron, Le Pen ou Fillon gagner.
Une coalition Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, les Verts, Ensemble, PCF au premier tour de la présidentielle pourrait tout changer et, contrairement à ce que certains veulent faire croire, elle est loin d’être enterrée. Mais une pression citoyenne intense est nécessaire pour les convaincre....."

 

LIRE L'APPEL pour SAMEDI  ici

 

https://www.change.org/p/pr%C3%A9sidentielle-l-urgence-d-un-rassemblement-%C3%A0-gauche/u/19791320?utm_medium=email&utm_source=47695&utm_campaign=petition_update&sfmc_tk=NQJ205GK1OG12IH%2be%2bJH8lEP9e3E8jqXb0f6anzhXDUmDDnVrRk797ZE27VHXvW8

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 15:35

Bonjour

Je te transmets un texte de Frédéric Boccara, que je trouve important et utile à la réflexion des communistes sur la situation et l'avenir. Il s'agit de l'éditorial du numéro à paraitre de la revue "Économie et Politique". Son titre: "Face au blietzkrieg des droites, Union, Action, Plate-forme commune".

Je profite de ce message pour informer d'une nouvelle initiative prise en commun par les initiateurs des appels et pétitions unitaires (rassemblement à gauche:urgence, appel des cent, un mais pas trois, etc ...): rassemblement et organisation, samedi 25 mars, d'une chaine humaine reliant les sièges de campagne de Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon. 

 

Fraternellement,

Nicolas Marchand. 22.03.17.

Le texte de Frédéric Boccara, l'éditorial :

http://pierreassante.fr/dossier/FB_UnionAction_PlateFormeCommune.pdf

Les PME/TPE et le financement de leur développement pour l’emploi et l’efficacité - cese - Video 8mn45:

https://www.youtube.com/watch?v=1BdTMGYpA3Q&feature=youtu.be&t=9

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 11:47

Chroniques de pierre IVORRA

(Cliquer sur les TITRES)

 

Quel partage des richesses?

MERCREDI, 22 MARS, 2017

Le contraste entre les conditions de vie de la masse de la population et la minorité privilégiée suscite colère et indignation. En 2015, selon l’Insee, les dividendes perçus par les ménages (plutôt aisés) ont encore progressé de 6,4 % après une hausse de 3 % en 2014. À l’opposé, selon l’Institut, le…… suite : ici 

 

Autres Chroniques de Pierre Ivorra en ligne :

Macron, un vrai-faux derche

15 mar 2017

Le pipeau du protectionnisme

08 mar 2017

Dis-moi qui tu es, je te dirai où habiter

01 mar 2017

L’archaïsme du Front national

22 fév 2017

Du malheur d’être jeune

15 fév 2017

Question sur les aides aux entreprises

08 fév 2017

Éloge d’un projet de loi

01 fév 2017

L’ivresse des sommets spéculatifs

25 jan 2017

Les dessous du revenu universel

18 jan 2017

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Pages 1 2.3.4.5.6.7.8.9.…SUIVANT ›

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