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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 10:42

 

La classe dominante arrivera tôt ou tard à perdre son propre contrôle.

Les salariés qui sont au cœur de la production, ouvriers, cadres et techniciens, ingénieurs et chercheurs…avec leurs alliés dans la population et les services et les personnes humaines qui la permettent prendront le relais.

 

Dans l'accélération d'une crise, physique, personnelle comme sociale, et pour la conscience de même, il y a un double mouvement où cohabitent régression et développement. 

 

Il faut avoir l'œil sur le second, le développement,  pour le favoriser.

 

La classe dominante est détentrice des mouvements des capitaux, à travers les institutions financières.

 

La production des biens nécessaires à la vie humaine est dépendante de ces institutions financières qui aujourd’hui répondent avant tout aux lois de l'échange en capital et ses contradictions d’avec les besoins humains, matériels et moraux, en quantité et en qualité.

 

La classe dominante arrivera tôt ou tard à perdre son propre contrôle avec ce que cela induit comme dangers pour la marche de la société humaine, et d'espérance si les salariés qui sont au cœur de la production, ouvriers, cadres et techniciens, ingénieurs et chercheurs …avec leurs alliés dans la population et les services et les personnes humaines qui la permettent, trouvent le savoir, la force et l'unité de substituer leur gestion à la faillite d'une gestion obsolète.

 

Du savoir des salariés qui sont au cœur de la production, avec leurs alliés dans la population, et de leur pouvoir politique dans les institutions, dépend une réforme radicale et progressive, salutaire et indispensable sur les Banques régionales, nationales, la BCE, le crédit, la création monétaire et la monnaie mondiale, le FMI…

 

Ce sont là les outils, les leviers comme le dit Denis Durand dans son dernier ouvrage *, pour une sécurisation de l’emploi et la formation nécessaire à la vie des salariés, de leurs familles et de la population, pour répondre à la bataille pour l’emploi et contre les fermetures qui s’intensifie.

 

Sécurisation de l’emploi et la formation et transformations radicales et progressives du système financier, du local au mondial en passant pas la BCE et l’Europe vont de pair, s’épaulent mutuellement.

 

La bataille pour une loi de Sécurisation de l’Emploi et de la Formation, dont le projet et les propositions élaborées par la Commission Economique du PCF sont déjà déposées par le groupe GDR et les députés et sénateurs communistes auprès des assemblées, sera, il faut l’espérer, au cœur des batailles syndicales et politiques des vacances et de la rentrée : c’est cela la vrai indépendance syndicale et de la personne, celle qui accorde la priorité aux solutions des problèmes des salariés et des populations et s’oppose aux régressions imposées.

 

Qu’il en soit ainsi dépend de l’action et des convictions des militants, des salariés, de la population dans l’organisation et le déroulement des luttes pour la démocratie, la paix et la production. C’est ce qu’avaient fait à juste titre et avec succès les mouvements de résistance après la libération nationale de 1945, et qu’il faut poursuivre à un niveau supérieur dans le mouvement généralisé de la mondialisation capitaliste numérisée, financiarisé.

 

De nouveaux « Conseils de la résistance » et leur rassemblement sont plus que jamais nécessaires, il en va de l’avenir politique, économique, écologique de la planète et de ses habitants.

 

Il n'y a pas de "petite" ou de "grande" activité humaine. Il y a l'activité humaine, sa cohérence avec la production des biens nécessaire à la vie humaine et son milieu. 

 

 

Pierre Assante, 26 juillet 2017.

 

* http://pierre.assante.over-blog.com/2017/07/une-bonne-page-de-sept-leviers-pour-prendre-le-pouvoir-sur-l-argent-editions-du-croquant.denis-durand.html

 

Site de la Revue Economie et Politique :

http://www.economie-politique.org/

 

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 07:34

 

ECOUTER (Version audio):  ici

http://pierreassante.fr/dossier/APRES_L_EPISODE_ELECTORAL_

DE_MAI_JUIN_2017_10MB.WAV

 

LIRE : L'APRES ÉPISODE ÉLECTORAL de mai-juin 2017 ET L’EXPÉRIENCE QUI COMMENCE, SE POURSUIT…

 

L’épisode électoral qui s’achève a été à la fois calamiteux et à la fois très instructif.

 

Sans doute s’ouvre un moment qui va conserver une volonté de tourner des pages et une volonté de répondre aux questions auxquelles cette période de grand débat enfumé par les grands media n’a pas répondu.

 

Les problèmes restant les mêmes, crise de la production et de la répartition, complexification des modes de vie, le tout subsumé par une révolution scientifique et technique et son informalisation numérisée, révolution scientifique et technique dominée par une classe minoritaire mais détentrice de l’usage du capital mondialisé, financiarisé, commence aujourd'hui le vrai débat local, national, européen et mondial.

 

Les intérêts particuliers au sens strict, c'est-à-dire ignorant les besoins humains, leur développement, au lieu de s’en inspirer, se heurteront à ces besoins, devront composer et céder tôt ou tard la place aux besoins de coopération des grandes zone de production et d’échange mondiales existantes ou en création, en développement.

 

L’esprit d’ouverture, les rejets du sectarisme rencontreront à nouveau cette réalité de base sans laquelle l’humanité n’aurait pu exister ni ne pourra exister : l’homme producteur concret, ses savoirs et savoirs faire en processus, dans son lieu de production et au-delà, son initiative, sa coopération et sa cohérence.

 

...tourner des pages et retourner aux sources pour les développer, pour répondre à la réalité nouvelle, celle du XXIème siècle, la construction d’une mondialisation en santé, aujourd’hui malade d’une suraccumulation-dévalorisation au paroxysme du capital, inhérente au système capitaliste en fin de course.

 

Il n’y a pas de coopération saine sans respect de la personne, c'est-à-dire sans dépasser le taylorisme organisé localement ou à distance, qui a été un élément essentiel dans l’accumulation du capital, et diffusé dans tous les lieux et champs d’activité et en a sucé jusqu’à l’os la substantifique moelle.

 

L'hyper-présidentialisme est la forme politique du taylorisme.

 

Nos progrès, après cet épisode reposeront à la fois sur la critique des erreurs conscientes et inconscientes économiques, politiques, philosophiques qui vont se poursuivre un temps et sur un autre type de construction sociale et son projet, issu de ces critiques.

 

L’hyper-libéralisme et la tendance à la marchandisation-privatisation de toutes les activités ne peut aboutir qu’à accélérer le besoin, l’aspiration et la construction d’une société échappant à cet hyper-libéralisme, pour construire une nouvelle civilisation du développement et du partage matériel et moral.

 

 

La vie du PCF reste un élément essentiel dans cette construction. Sa Commission économique est au cœur de la recherche sur les causes de la crise et sur les solutions à apporter  à la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital par des transformations  progressives et radicales du système financier local et mondial, des banques, de la BCE (Banque Centrale Européenne), du crédit, du FMI (Fond Monétaire International), de la création monétaire et d'une monnaie mondiale, du marché du travail par une sécurisation de l'emploi et de la formation, vers un dépassement du marché du travail, du capitalisme qui aliène le travail, l'activité humaine.

 

Pierre Assante, 18 juin 2017

 

Post Scriptum : Dans l'accélération d'une crise, physique, personnelle comme sociale, et pour la conscience de même, il y a un double mouvement où cohabitent régression et développement. Il faut avoir l'œil sur le second pour le favoriser.

 

 

Site de la Revue Economie et Politique :

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 07:28
Le Président et le MEDEF, fable de La Fontaine ?

 

Loi Travail : dérèglementation,

flexibilité et précarité à tous les étages.

La CGT propose de faire du 12 septembre une grande journée de grève  interprofessionnelle pour imposer un code du travail de progrès social.

 

Le cycle des 6 rencontres bilatérales d’une heure entre la Cgt et le ministère du travail est terminé.

Le gouvernement siffle la fin du premier acte  en ayant dévoilé  son projet à  dose homéopathique et sans préciser si les organisations syndicales seront associer à la suite.

A nous de nous imposer dans le débat !

Les mesures envisagées  sont  toutes  régressives  et taillées sur mesure pour satisfaire aux exigences patronales : plus de flexibilité, plus de précarité, moins de salaire...

Il s’agit aussi de brouiller les repères collectifs, jusque-là communs à tous et consignés dans le code du travail et les conventions collectives, et   instituer un contrat de travail, avec des règles différentes dans chaque profession.

Ainsi, tous les CDD, les contrats d’intérim, seraient règlementés au niveau de la branche voire dans certains secteurs par accord d’entreprise. Si on y ajoute le contrat de chantier, élargi à toutes les professions sous le nom de « contrat d’opération », c’est la précarité additionnée à la précarité, la précarité à vie.

Un accord de branche pourrait, par exemple, décider de  maintenir les 10% de prime de précarité  en vigueur aujourd’hui dans la Loi, pour un salarié en CDD  à condition d’accepter plus de 2 renouvellements de ce type de contrat.

Plus de précarité et pour plus longtemps en échange du maintien de droits déjà acquis, quelle belle contrepartie !

En cas de licenciement, le salarié (comme son employeur) pourrait être exonéré fiscalement sur ses indemnités de départ s’il accepte une rupture conventionnelle mais pénalisé fortement s’il va aux Prud’hommes.

Quand on sait que 92% des contentieux aux prud’hommes concernent des licenciements abusifs, on comprend aisément que le patronat vient d’obtenir le droit de licencier sans  contrainte

Le gouvernement envisage également de déréglementer le travail de nuit, de remettre en cause les primes d’habillage/déshabillage, le passage de consignes prévus dans le temps  de travail effectif pour certaines conventions collectives …

Payer moins cher le quart d’heure supplémentaire effectué par une hôtesse de caisse dans une enseigne d’alimentation, chacun comprendra que c’est une mesure cruciale pour lutter contre le chômage de masse !

Ce projet de loi est nuisible pour le monde du travail, il doit être combattu ! La CGT propose de faire du 12 septembre une grande journée de grève  interprofessionnelle pour imposer un code du travail de progrès social.

 

Communiqué de la CGT

MARDI, 18 JUILLET, 2017

HUMANITE.FR

 

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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 08:09

 

Article mis à jour le 27 août 2017

*

*

Choix d'articles du blog sur

LA PENSEE MARX

I. II. III. IV.V.

 

 

Pour LIRE ou imprimer les 47 pages ou une page choisie :

 

OUVRIR

ici

 

*

Sommaire en pages 1 et 2.

après ouverture

 

 

*

SOMMAIRE,

Pages►

I. LE CAPITAL. LA CRITIQUE DU PROGRAMME DE GOTHA. LE CMMNI. L’HISTOIRE DANS L’OBJET. MATER-IA

4►Le C.M.M.N.I., Qu’es aquò ? Le Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé. 7► L’HISTOIRE DANS L’OBJET 9► L’œuvre de Marx et d’Engels est une œuvre colossale. 11► La subsomption réelle du travail sous le capital ET LE « C.M.M.N.I .». Pour une vision et des actes réparateurs, pour l’affirmation et la libération des gestes du travail 13► Il est stupide et dangereux de prétendre défaire les liens matériels et moraux qui se sont constitués par régions mondiales. 14► La philosophie marxiste n’a pas comme but en soi la querelle théologique, mais la recherche de sens du mouvement des forces contradictoires qui habitent LE mouvement GLOBAL DE NOTRE SOCIÉTÉ dans son unité, pour les résoudre en un nouvel existant vivable. 16► Non, l’effondrement du « socialisme réel » n’est pas qu’un phénomène interne propre, c’est la conséquence aussi et avant tout d’une crise mondiale globale qu’il nous faut traiter incessamment. 17► Crise sociale : nous ne pourrons trouver d’issue à cette maladie tant que règnera la confusion sur sa nature 18► Cependant la condition pour qu’un bon cuisinier puisse cuisiner dépend, en dernière instance, de ce qu’il peut avoir dans le frigo. Crise, économie, paix et développement humain. Production et développement de l’être social 21► Une œuvre colossale peut-elle échapper à son temps ? 22►LA MATER-IA. Et le paroxysme de la dichotomie corps-esprit mis à la sauce politique Que ce soit du côté des dominants ou des dominés 24► Sur La Commune.

 

II. TRANSFORMATION DU TRAVAIL, MOUVEMENTS DE LA SOCIETE, LUTTE DE CLASSE Recueil juin 2016

26►MODERNITE DU CAPITALISME 27►LA RÉSISTIBLE ASCENSION DU « LOW COST » ET L’IRRÉSISTIBLE MOUVEMENT DU PROGRÈS POUR TOUS. 29►Et L’ECONOMIE CONTRIBUTIVE (1) EST-ELLE UNE COURSE AU PROFIT OU UNE COURSE AU PROGRES DE L’HUMANITE ? Suite → 2 29►LES RESERVES D'ALTERNATIVE. Comprendre les difficultés de la société en général, celle de la politique, celle d’un parti de transformation sociale en santé. 31►SHEMA 1 DEVENU ET DEVENIR 32►SHEMA 2 : Tableau « Un sens de l’histoire », extrait de l’essai « Division sexiste du travail, résidu ou mode de gestion ? »

 

III. REFLEXION COMMUNE AUX 2 RECUEIL DEBAT DE VALEURS ET TRANSFORMATION SOCIALE

33► « Débat de valeur », « débat de normes » etc. font partie du vocabulaire de l’ergologie initié par le Professeur Yves Schwartz (1).

 

IV. TRIPLE DANGER

35►RESUMÉ d’histoire qui est la nôtre. Le long processus de mondialisation, 38►NOTRE TEMPS comporte 3 caractéristiques par rapport à d’autres périodes historiques 39►CONSOLATION, SURVIE, SOCIETE, CRISE DU CAPITAL. « Notre besoin de consolation est impossible à rassasier » 41►L’ACTIVITÉ C’EST LE CORPS

V. AVRIL 2017

42►L’objectif et le subjectif,

44EN RAISON D’ÊTRE DANS L’UNIVERS

 

Post scriptum, août 2017

 

47DÉPASSER L’ÉTAT ACTUEL

 

"LA PENSEE MARX", CLIQUER SUR L'IMAGE

 

LA PENSEE MARX

I. II. III. IV

OUVRIR

ici

 

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http://pierreassante.fr/dossier/LA_PENSEE_MARX_II_+_TRANSFORMATION_du_TRAVAIL+REFLEXION+DANGER.pdf

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 06:37

 

 

Quelle politique pour prendre le pouvoir sur l'économie, pour une

nouvelle civilisation ?

La rencontre du 1er juillet en vidéo

 
 
La rencontre organisée le 1er juillet 2017 sous l'égide de la revue Economie et politique a été une réussite qui nous encourage à en organiser d'autres dans l'avenir.
L'enregistrement vidéo de la rencontre est accessible sur le site d'Economie et politique:  http://www.economie-politique.org/.
Première partie : de quel néolibéralisme Macron est-il le nom ?  http://www.economie-politique.org/101331
Deuxième partie : quelle politique pour prendre le pouvoir sur l'économie, pour une nouvelle civilisation ? http://www.economie-politique.org/101357
Ces thèmes seront largement évoqués dans le prochain numéro d'Economie et politique (sous presse) et dans le numéro à paraître à la rentrée de septembre.
Denis Durand

 

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 22:48


Article publié une première fois sur ce blog le 17 février 2012

 

Rien ne changera positivement, en santé, si l’on ne gagne pas les cadres de production...à...

 

Dans notre 21ème siècle, rien ne changera positivement, en santé, si l’on ne gagne pas les cadres de production, de gestion et de distribution (1) à la transformation du mode de production et d’échange sur la base de l’activité humaine et des besoins humains, par une sortie lente ou rapide de l’échange Argent-Marchandise-Plus d’argent propre au système capitaliste.

 

Je ne développerais pas plus sur cette transformation les conditions de cette transformation, que j’ai développée maintes fois dans ce blog.

 

J’insisterai par contre sur la nécessité d’une alliance de tout le salariat dans sa diversité et non d’une domination des couches moyennes sur la classe ouvrière et ses conditions de production qui perpétuent une division du travail hiérarchique, autoritaire, anti démocratique, et non une organisation basée sur la coopération des capacités humaines et un respect de la personne qui respecte (répétitions volontaires) la recherche de la cohérence de la personne dans une recherche de cohérence générale, généralisée.

 

En fait les conditions d’exploitation de l’ensemble du salariat, la prolétarisation généralisée par la crise peut détacher, à travers les luttes, à travers la lutte de classe,  les couches moyennes d’une alliance jusqu’a ce jour favorable au capital. Au capital non en tant qu’abstraction symbolique, expression qui fait malheureusement encore sourire par désinformation ou ignorance, mais en tant que réalité concrète déterminant la vie quotidienne des peuples du monde. Peuples du monde constitués de personneS !

 

Ce qui veut dire quand même qu’il y a, aujourd'hui encore, plus de chemin pour les cadres de production, de gestion et de distribution pour aller vers la classe ouvrière mondialisée, ici et ailleurs, hic et nunc, que l’inverse….

 

Lénine disait (je cite vaguement de mémoire) : « Dans la Russie, dans son état de développement (en 1917) la révolution c’était soulever une plume…dans un pays capitaliste avancé, c’est soulever du plomb ». (Lire Jean Elleinstein, « La révolution des révolutions »). Et l’on sait les conséquences de ce « sous-développement » (malgré des circonstances et des caractéristiques particulières de la Russie et des classes sociales de Russie en 1917), sur la suite des évènements en Russie et dans le monde, malgré une transformation « tyrannique » du mode d’échange qui avait cependant assuré un temps une meilleure stabilité de la planète, paradoxalement…

 

Une société complexe comme la notre ne peut souffrir un arrêt dans le temps de son processus, ce serait suicidaire. Ce sera suicidaire si ça se produit. Et ce ne serait pas le fait d’une « révolution », mais du blocage du capital tel qu’il est, et donc des échanges qui sont la base de l’existence de l’espèce humaine.

 

Rien ne changera positivement, en santé, si l’on ne gagne pas les cadres de production, de gestion et de distribution à la transformation du mode de production et d’échange, justement pour tout cela.

 

Mais une transformation qualitative du processus, partant de l’utilisation des crédits, d’autres choix d’investissements, qui fasse pénétrer progressivement et rapidement un mode d’échange basé sur les besoins et la coopération locale et mondiale, sur une transformation qualitative de la mesure de l’échange, OUI !

  

Pierre Assante, 17 février 2012

 

(1)...et d'éducation, de "culture", de création dans tous les domaines.....

 

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 07:45

4 articles de février 2012 et leurs liens. Economie, Ergologie, condition humaine, Commission économique.

Pour ouvrir, cliquer sur les liens. Une fois ouvert un  des 4 articles ci-dessous, retourner à l'article principal pour en ouvrir un autre.

 

Conscience du mouvement économique de la société et élections : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/article-la-crise-de-societe-l-economie-le-communisme-dans-les-batailles-electorales-actuelles-99796618.html

Valeurs, recherche et santé des activités, ergologie : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/article-epistemicites-reflexions-sur-les-travaux-du-professeur-yves-schwartz-commentaire-libre-n-engagean-99482524.html

Conditions humaine, fusion et séparation : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/article-un-peu-de-philo-qui-essaye-de-ne-pas-etre-une-copie-repetition-de-l-acquis-dans-la-mort-se-resout-c-97684503.html

Le travail anticipateur de la

Commission économique du PCF : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/article-stage-co-me-co-14-et-15-janvier-2012-colonel-fabien-photos-98216025.html

Site d'économie et Politique :

http://www.economie-politique.org/

 

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 23:21

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Article publié une première fois sur ce blog le 25/06/2017

LIBERTÉ

 

 

 

Un concept, une représentation isolée dans le mouvement de la pensée pouvant saisir la logique, la chronologie et le mouvement du réel, est évidemment abstrait du réel.

S’il en reste là il va rapidement s’ossifier, se chosifier (se réifier disent les philosophes), se fossiliser, et au lieu de servir le progrès de la pensée, il va la tirer vers la réaction conservatrice au mouvement de progrès.

 

Un concept ne vaut que dans un système de concepts liés entre eux dans le mouvement de la pensée abstraite du réel et pour développer le mouvement du réel en santé (1), puisque la caractéristique de l’humanité est sa capacité relative mais réelle elle aussi de choix des actes qui influent sur le réel constituant son milieu naturel et social et elle-même.

Il en est ainsi du concept de liberté, de son existence, de son mouvement dans le réel et les choix humains.

Plus la société se complexifie et ses bases se complexifient, celles sur lesquelles l’humain produit ce qui lui est nécessaire pour vivre et se développer, plus le processus de liberté doit suivre le processus de complexification sans quoi il y aura divorce entre les conditions nécessaires à cette production, et donc menace sur la poursuite du processus général de l’humanité.

 

Autrement dit plus la qualité de l’activité humaine, le degré de savoir et compétence nécessaire à la production progresse, plus l’initiative de la personne est sollicitée et en même temps plus cette initiative requière coopération et coordination, choses qui semblent contredire l’idée de liberté si elle consiste à penser que « chacun fait se qu’il veut » sans se préoccuper du mouvement d’ensemble de la société et de la personne dans la société et dans le lieu d’exercice de la production et des services qui la permettent.

C’est dire que La Liberté n’est pas chose simple ni chose banale, ni qu’on pourrait s’en passer.

Autogestion dans la production et maîtrise du mouvement réel de la représentation abstraite de la valeur réelle créée qu’est le capital dans l’état réel du moment (les capacités de choix du « placement », du réinvestisememnt des valeurs créées), ces deux choses vont de pair pour poursuivre le processus de la production.

 

Dans une société d’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Plus d’argent), d’accumulation du capital conduisant à la suraccumulation-dévalorisation du capital et sa tendance au blocage du processus de production nécessaire à l’humanité, la tendance à l’autoritarisme économique et l’autoritarisme politique vont de pair.

En même temps, la tendance à l’autoritarisme et la tendance à la liberté dans le mouvement de la personne et de la société cohabitent sous la forme de mouvements contradictoires dans le mouvement de la personne et le la société.

Le blocage du système A-M-A’ relatif mais suffisant pour empêcher une réponse suffisante au développement des besoins humains se concrétise par une marginalisation et une parcellisation du mouvement global de liberté dans l’activité.

 

C’est une liberté impuissante.

 

Les choix nécessaires à remédier à  la maladie de l’échange A-M-A’ à son paroxysme, la suraccumulation-dévalorisation du capital et au blocage relatif du processus humain et la liberté non en tant que concept abstrait fossilisé, cela va de pair : les conditions du développement de la conscience humaine, de la qualité des activités humaines sont liées à la capacité de transformation progressive et radicale de l’état actuel de la société. La réponse touche à une réforme progressive et radicale des institutions financière, de la BCE et de tout le système bancaire, du crédit, de la création monétaire, du système tayloriste du travail par une promotion de la sécurité de l’emploi et de la formation condition de la reconnaissance de l’individu, de l’homme producteur et des conditions d’exercice saines de l’activité de la personne humaine. Mettre la mondialisation numérisée de la production et de l'échange au service des besoins humains est possible et nécessaire.

 

Pierre Assante, 25 juin 2017

 

(1) Voir les "Thèses de Marx sur Feuerbach".

 

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 07:37
Matérialisme et Empiriocriticisme. Lénine 1909.

 

 

Cet article a été publié une première fois sur ce blog le 3 juillet 2017.

Un post scriptum y a été ajouté.

 

 

Cette attaque contre la raison

 

Cette attaque contre la raison au nom de la raison, c’est atroce. Elle a envahi tout, et quelquefois même les communistes sensés défendre une vision scientifique de l'humain et du politique (Voir post sriptum). Le refus de voir les choses le plus possible dans leur ensemble campe dans les cerveaux.

Ainsi cette même chose qui existe dans la nature et dans le cerveau et qui fait que le cerveau est capable d’être et de reproduire le mouvement de la nature et non de le créer de façon mystique, comme s’il n’existait pas de lien concret entre existence et création, cette même chose étonne la raison et les incrédules.

 

La raison étroite est celle de la bourgeoisie qui a envahi l’humanisé, la raison de l’argent, de l’accumulation du capital, son mode d’échange des biens humains qui déqualifie les biens humains, les réduit, les chosifie et les isole du développement des besoins élémentaires et des besoins complexes. Le bout de cette déraison de la raison, c’est Macron, pour ne citer que cette triste expérience, c’est en marche vers rien, et en marche arrière vers tout ce qui a fait le passé à dépasser pour continuer la marche : c’est le rejet de tout ce que le passé a contenu d’avenir dans le processus d’humanisation, dans la constitution de l’humanité en tant que part de la conscience de la nature sur elle-même, part contenant le tout.

 

Oui les conditions matérielles de la survie humaine et de son développement, la production des biens nécessaires à cette survie, les capacités humaines de production de ces biens, c’est ce que doit contenir essentiellement une vision spirituelle et non mécaniste et utilitariste qui est celle du capital. C’est de cette vision philosophique matérialiste au sens de la raison libre, délivrée d’un mode d’échange handicapant et obsolète, c’est cette vision qui peut débloquer un processus humain figé dans une agitation incohérente, bien que cette agitation contienne les moyens de sa cohérence, le merveilleux et l’utile du savoir, de la recherche, de la production.

 

Et de la raison philosophique, de l’usage de la dialectique non comme recette dogmatique, mais comme outil de recherche, de vérification, d’expérimentation, naît la raison économique.

Ce fut le chemin de Marx, de l’anthropologie vers l’économie et passant par la philosophie non seulement pour comprendre le monde mais pour le transformer en santé, en santé de la vie de la nature, de la société et de la pensée et de son développement.

 

Chemin à retrouver pour ne pas mourir sinon de vieillesse, mais d’accident de jeunesse de l’humanité, d’adolescence incontrôlée.

Cette attaque contre la raison au nom de la raison, c’est atroce. Elle a envahi tout, même les communistes. Baignant dans le même milieu de l’échange, dans le même mode d’échange, leur raison, au cours de l’acte de transformation, en a été limitée par l’osmose entre d’acte et le mode d’échange. Erreurs et crimes en ont découlé. Erreurs et crime partagés de l’humanité et non propres à la raison dialectique détournée de son sens.

 

Retrouver le chemin de la vue d’ensemble de la production et de la pensée qui la permet, et qui sont contenus l’un dans l’autre, pensée travail et production, c’est la condition d’une Renaissance. L’attaque contre la raison au nom de la raison fait le contenu aujourd’hui des media, reflet de l’activité pratique du capital et de la maladie sociale qu’il développe dans son paroxysme et sa fin.

 

La pensée est un mouvement de la matière dont l’individu, la société, l’humanité sont une part d’un ensemble.

 

Pierre Assante, 3 juillet 2017 (1) 

 

 

(1) 3 juillet, jour anniversaire du vote en 1905 de la séparation des Eglises et de l'Etat, et jour anniversaire en 321 du décret de Constantin du repos légal du Dimanche. Et de la triste défaite du Pélagisme (peut-être intrusion relative du matérialisme dans le christianisme ?) au Concile d'Orange, en 529.

 

Post sriptum : Le stalinisme , déformation monstrueuse du communisme, a été rejeté à juste titre. Il n'a pas non plus eu les mêmes effets partout dans le monde. Les conquêtes sociales et les droits humains de l'après guerre de 1945-1947 auxquels ont grandement contribué les communistes français en témoignent. En outre la disparition du "camp socialiste" a été l'occasion d'une attaque du capitalisme, de la finance, contre les droits sociaux acquis qui sont des éléments de liberté et de développement, attaque qui se poursuit et s'aggrave.

P.A. 14 juillet 2017

 

 

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 12:35

 

 

"Sept leviers pour prendre le pouvoir sur l'argent",

Editions du Croquant. Denis DURAND, 10€

Informations : Revue Economie et Politique,

2 Place du Colonel Fabien,

75019 PARIS. Tel. 01 40 4013 41

 

UNE BONNE PAGE :

 

« …D’un côté, l’allégeance aux marchés financiers et à leur obsession de rentabilité du capital présentée comme la seule rationalité économique concevable. De l’autre, la dénonciation de la finance, d’autant plus véhémente qu’elle dissimule le refus de tout projet concret pour que l’utilisation de l’argent devienne l’affaire des citoyens, au point que l’extrême-droite en vient à en faire un aliment de sa démagogie.

 

Sommes-nous pour toujours condamnés à cette impuissance ? Non, si nous trouvons la force, à gauche, de dépasser l’illusion que l’action de l’État aurait le pouvoir de corriger les méfaits du capitalisme sans qu’il soit besoin de conquérir des pouvoirs démocratiques sur l’argent dans l’entreprise et dans les banques.

 

Nous pouvons trouver cette force car le sujet intéresse nos concitoyens. Depuis la crise de 2007-2008, chacun a pu mesurer l’influence que les banques, les salles de marchés, les banques centrales exercent sur la situation des entreprises, les politiques économiques, et finalement sur l’emploi, les retraites et la situation de chacun. Les révélations sur l’évasion fiscale ont déclenché un vrai phénomène d’opinion.

 

L’exigence d’un autre comportement des banques et d’une autre politique de la Banque centrale européenne en matière de financement des PME rassemble un consensus étonnamment large.

 

Nous partons d’une conviction : la question de l’utilisation de l’argent va demeurer d’actualité dans le monde instable, fragile, traversé de logiques de guerre où le Brexit, l’élection de Trump aux États-Unis, l’approche de nouvelles crises financières, les premiers effets du réchauffement climatique nous ont fait entrer. La résistance aux politiques réactionnaires et néolibérales va nécessairement se heurter au pouvoir des banques et des marchés financiers. Pour faire émerger des alternatives, qu’elles soient globales ou relatives aux enjeux localisés de mobilisations sociales et écologiques concrètes, il faudra que les citoyens et les mouvements sociaux disposent d’une stratégie cohérente pour prendre le pouvoir sur l’argent ou, à tout le moins, pour commencer à prendre du pouvoir sur l’utilisation de l’argent.

 

« Prendre le pouvoir sur l’argent » pour contribuer à sécuriser tous les moments de la vie et jeter les bases d’une nouvelle civilisation, à partir des contradictions du capitalisme financiarisé en crise ? Le but est ambitieux – osons le mot : révolutionnaire.

 

L’objet de ce petit ouvrage est modeste : montrer, par quelques exemples, que le chemin pour y parvenir existe et que nous avons commencé à l’explorer. Ces observations guident la succession des sujets abordés dans les pages qui suivent……. »

 

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 12:22

 

Nicolas Marchand – le 12 juillet 2017

 

Après le CN des 23 et 24 juin

Quelques réflexions pour les débats des communistes et leur Université d'été (1)

 

Dans la situation, nouvelle et grave, issue des élections présidentielles et législatives il y a, pour les communistes, 2 questions principales, me semble-t-il:

  • l'apport des idées communistes, avec des initiatives, pour des luttes offensives face à la politique du nouveau pouvoir
  • le besoin d'un rassemblement majoritaire des communistes pour un bilan critique sérieux des causes de notre échec, une réorientation stratégique et une nouvelle direction capable de porter avec confiance les idées communistes

 

Le pouvoir veut avancer très vite, avec les ordonnances, pour parachever le bouleversement libéral du code du travail, tout en cherchant à désamorcer les résistances en divisant. Sont déjà sur la table des sujets comme de nouvelles réductions des dépenses publiques, le financement des retraites. Macron est aussi très actif sur le terrain de l'Europe.  Autant de sujets sur lesquels il va y avoir besoin d'une intervention communiste forte de toute l'originalité et la cohérence de nos apports.

Dès maintenant il y a le défi de rassembler non seulement pour protester contre les ordonnances, mais sur des propositions alternatives. C'est le moment de s'emparer de la proposition de loi Chassaigne pour la sécurisation de l'emploi et de la formation. Cette intention est annoncée dans la résolution du CN, avec la relance de la campagne « l'été n'est pas fait pour casser le code du travail », l'invitation à des initiatives et à un travail de popularisation durant tout l'été. Contribuons partout au passage à l'acte, avec esprit de suite.

 

Quelques mots sur les enjeux du débat qui s'engage dans le parti.

Dès le lendemain du 2eme tour des législatives, nous avons, Frédéric Boccara, Yves Dimicoli, Denis Durand et moi-même, formulé, dans une tribune (l'Humanité du 21 juin 2017), l'idée que la gravité de la situation du parti, son échec stratégique, rendait nécessaire un Congrès extraordinaire, pour un bilan, une réorientation et un changement de direction.

La demande d'un Congrès, formulée aussi par d'autres camarades, a été reprise par Pierre Laurent et par le CN, le secrétaire national cherchant à éloigner le plus possible, fin 2018, la date du Congrès.

Cette question n'a pas été tranchée au CN, la résolution situant le Congrès soit au printemps soit à l'automne. La proposition de réunion d'une assemblée des animateurs de sections a également été retenue. Par contre, sans surprise, la proposition de mise en place d'une direction provisoire, portée par notre tribune, et par plusieurs camarades au CEN et au CN n'a pas été retenue. La poser a permis cependant de prendre date.

 

S'il est positif qu'un Congrès extraordinaire ait été décidé – et si Pierre Laurent a du un peu bouger lors du CN – la conception avancée pour le Congrès, avec la multiplication des sujets à traiter,  indique une volonté de tenter de marginaliser ou d'éviter le débat sur la stratégie et sur la direction. Il est fait grand bruit sur la question des transformations, déjà à l'ordre du jour de chacun des précédents congrès, … et plusieurs fois déjà déclarées accomplies … Surtout, il s'agirait de chercher à améliorer des pratiques, en contournant le besoin primordial d'un bilan de la stratégie et de la direction, pour des changements en phase avec l'actualité du combat révolutionnaire, l'actualité de l'action politique visant un rassemblement agissant et majoritaire pour dépasser le capitalisme.

 

C'est l'assemblée des sections qui aura à préciser l'ordre du jour du Congrès. Elle va donc être très importante ; à plusieurs reprises de telles réunions ont pu bousculer la direction. Je pense qu'il faut prendre sa préparation, toute la phase qui va la précéder, très au sérieux. Et dans ce cadre, voir comment prévenir toute tentation de manipulation.

Le groupe dirigeant, qui veut absolument garder la maîtrise des décisions du congrès et le pouvoir, et qui a été alerté par sa défaite lors de la dernière Conférence Nationale, va tout faire pour contrôler ce qui sortira de cette assemblée.

L'assemblée des sections sera préparée par un questionnaire aux adhérents.

Cela serait, répondent certains, plus démocratique que des comptes-rendus de discussion, puisque beaucoup d'adhérents ne participent pas aux réunions ...

Ce questionnaire sera établi lors d'un séminaire du CN pendant l'université d'été, le 25 août.

Mais, lors de la réunion du CN, une demande d'engagement précis de transparence sur cette consultation a été refusée, la formule de la résolution sur ce point étant très vague et non contraignante pour la direction : « les débats, propositions et demandes des communistes [ devront être] consignés par écrit et transmis à la présidence du Conseil national pour une diffusion plus large ».

Ce processus a besoin d'être mis sous la pression de l'exigence de transparence et de démocratie : quelle conception et contenu du questionnaire ? Où iront les questionnaires, qui en aura connaissance, qui les traitera et en fera la synthèse, sous quel contrôle démocratique ?

Il ne faudrait pas laisser se centraliser cette consultation, sous maîtrise du groupe dirigeant, avec des moyens, comme pour les sondages, d'orienter les réponses, et de déterminer centralement ce qui sera annoncé comme prédominant. Cette méthode a déjà été expérimentée, lors de différentes assemblées et Congrès, avec la pratique des « ruches », débouchant sur des « synthèses » déformantes de ce qui s'était exprimé.

Il s'agit de contribuer au débat collectif le plus large, à son contenu, à sa remontée objective et à une transparence réelle ; d'encourager les dirigeants de section, de fédération à agir dans ce sens, à leur échelle, et vis à vis de la direction nationale. Les militants peuvent empêcher tout corsetage du débat, dès le processus de cadrage du Congrès.

 

Il y a l'exigence d'un bilan critique.

Pour l'élection présidentielle, les communistes ont été très partagés. Et leur vote final, qui a eu lieu sous pression de la prise de position de Pierre Laurent et de la majorité du CEN en faveur de la non-présentation d'un candidat communiste, malgré la décision de Congrès d'engager un communiste « dans le processus » , et le vote majoritaire de la Conférence nationale dans ce sens, a été quasiment 50/50. Depuis, nombre de camarades ont évolué, changé d'avis ou se posent des questions. D'autres trouvent une justification dans l’atterrissage à 11 députés et pensent que la situation aurait été pire avec un candidat communiste.

Cependant le constat de la réalité de notre effacement et de ses conséquences nationales aux législatives semble largement partagé. Il est difficilement contestable.

 

Pierre Laurent, qui avait dans un premier temps qualifié nos résultats de, seulement, « décevants », est obligé de reconnaître un échec, de parler de notre « manque de crédibilité nationale » et de dire : « il est évident que les choix que nous avons faits pour l'élection présidentielle ne nous ont pas permis de dénouer les difficultés et de déjouer les dangers que nous avions identifiés ». Néanmoins il ne va pas jusqu'à admettre que tout cela était prévisible ni à engager sa responsabilité personnelle, ni celle du CEN. La nécessité d'un bilan est actée, mais en marge, et pas incluse dans les chantiers dits de transformation proposés au Congrès. On va jusqu'à parler de « révolutionner le parti », mais de quelle révolution s'agit-il si elle ne doit concerner ni la stratégie, ni la direction !!! Pour des changements à la hauteur de la situation, il va falloir que les communistes s'en mêlent.

 

Il ne s'agit pas d'incriminer les camarades qui ont été influencés par la crainte d'une défaite si nous présentions un candidat, mais de nourrir la critique de fond d'une orientation politique, et de dirigeants qui n'ont pas respecté la démocratie et ont mené le parti à un échec qui met notre existence en danger.

 

Malgré la promesse d'une campagne autonome, malgré les efforts de terrain de nombreux militants communistes, la campagne présidentielle n'a mis en avant que le candidat, et ses propositions, dans des conditions où s'est instaurée une grave confusion entre les programmes et les idées du PCF et de FI. En outre, la dynamique que le parti a lui-même nourri en faveur de Jean-Luc Mélenchon, a été retournée par lui avec, comme il l'avait annoncé, des candidats FI contre nous aux législatives, à l'exception de quelques circonscriptions qu'il a choisies.

 

La confusion n'a pas été seulement le résultat du système de l'élection présidentielle et d'une censure médiatique. Nos dirigeants ont eux-mêmes alimenté cette confusion, répétant que pour l'essentiel nos propositions étaient les mêmes.

Ainsi Marie-Pierre Vieu, répondant le 12 mai à la question « qu'est-ce qui différencie le PCF de FI?»: « en tout cas pas le programme puisqu'à 95 % c'est le même »

 Encore le 12 juin, Pierre Laurent était questionné sur Cnews. Le journaliste lui dit_ « Vous avez les mêmes idées que JLMélenchon, donc c'est pas un problème d'idées, c'est un problème de nom et un problème de personne éventuellement ? » Pierre Laurent répond : « On a une partie des idées en commun » … puis il ajoute « on a des choses qui sont différentes : il y a dans notre parti une culture politique, des pratiques politiques, une expérience dans la proximité locale »

 

En fait, niant ou minorant la différence sur les idées, on prétendait la faire sur notre volonté unitaire. Cela ne pouvait suffire. Cela n'a pas marché.

Mais cela ne prolonge-t-il pas une démarche à l’œuvre depuis plus longtemps ?  Une démarche qui fait primer la recherche d'accords de sommet sur la bataille d'idées au service des luttes, propre à conditionner un rassemblement au niveau nécessaire ; et qui va même jusqu'à opposer l'une et l'autre, avec l'idée qu'avancer nos propositions fait obstacle au rassemblement.

Une démarche qui est en pratique une démarche d'effacement de nos idées, de notre originalité, de l'utilité même de notre existence.

 

Cela renvoie aussi à l'incapacité, ou au refus, de la direction d'impulser des campagnes durables, tenaces permettant la promotion, la pédagogie, l'ancrage de nos idées, la perception de leur cohérence et de leur originalité.

Dernier exemple en date, la « campagne » sur le coût du capital, qui, malgré les efforts de quelques uns, notamment les camarades de la commission économique, malgré l'intérêt suscité dans le parti, s'est enlisée, puis arrêtée faute d'une volonté politique au sommet de l'impulser. Et cela en même temps qu'étaient, en pratique, fermées les portes de ce qu'on appelait «le secteur entreprises ».

 

Il ne suffit pas de prononcer des formules sur la sécurité de l'emploi et de la formation, ou sur la finance, cette dernière, d'ailleurs, souvent réduite à quelques enjeux de lutte contre la fraude fiscale, plutôt que d'affronter le principal, la maîtrise des banques et du crédit : elles sont vouées à rester sans impact, incompréhensibles, sans explications, précisions, pédagogie, dans le parti,  la société, les médias. Les idées novatrices, qu'elles recouvrent ont besoin d'être portées dans la durée, avec conviction, et dans l'action, avec l'engagement en première ligne des dirigeants. De même concernant nos propositions sur l'Europe.

 

Cela supposerait aussi d'en finir avec la culture (comment la qualifier ? réformiste ? sociale-démocrate?) consistant à limiter notre ambition à un autre partage des richesses, en omettant de faire le lien, qui donne à cette idée sa dimension révolutionnaire, et sa crédibilité, à la nécessité d'une transformation de la manière de les produire et de les financer, de conquérir les moyens de changer la gestion des entreprises et de les responsabiliser. (sujet sur lequel Mélenchon fait l'impasse totale au profit d'un impossible et archaïque « tout par l’État »).

 

Cette conception limitée à un partage des richesses, ne serait-elle pas justement, en l'état, le « dénominateur commun » de la prétendue « radicalité » ?

Or le projet de recomposition visant à nous entraîner sous une forme ou une autre au sein d'une « nouvelle force politique » de la gauche dite radicale, ou de transformation, est en train d'être relancé. Des idées qui ressemblent fort à celles que les communistes ont battu en 2007, refusant la dilution du PCF au sein d'une nouvelle force politique, reviennent. Frédéric Genevée, et d'autres proposent « un dépassement du PCF » ; Alain Hayot relance l'idée d'une « métamorphose ». Mais aussi, au sein du groupe dirigeant, Marie-Pierre Vieu qualifie de « question intéressante »,  la question de savoir s'il faut « un parti communiste, un parti communiste refondé », ou « un creuset collectif qu'on construira avec d'autres ».

Quant au discours de Pierre Laurent, il est trop variable, vague, ambigu, et sans relief …

 

Que penser à ce propos de la nouvelle piste avancée dans son rapport au CN, comme mot identificateur du communisme : le commun  ?

C'est articulé à un traitement assez bizarre de la question du changement de nom du PCF, abordée pour dire que ce n'est pas le principal, mais pas tabou non plus … On avait remarqué le questionnement insistant des journalistes pendant la campagne …

Déjà la Revue du projet, va changer de nom, mais pas pour introduire une référence au communisme ; pour devenir « Cause commune ».

Il ne s'agit pas de dire que le mot « commun » doive nous déplaire. Nous parlons de « biens communs de l'humanité » à propos d'enjeux d'appropriation sociale mondiale.

Les « communs » est un concept auquel se réfèrent certains groupes antilibéraux qui ne veulent pas, ou plus, se référer au communisme. Il est substitué parfois à « service public », ce qui n'est pas forcément un progrès.

Mais « commun » est-il substituable à « communisme » ?.

S'agirait-il d'ouvrir la voie à une prise de distance avec le communisme comme visée historique révolutionnaire, de transformation radicale de la société, d'une nouvelle civilisation dépassant le capitalisme ?

Là j'ai envie, sans épuiser le sujet, de citer la conclusion d'un article de Paul Boccara, le 9 octobre 2007, titré « Novation, non dilution du PCF »:

«Face à l’assimilation du communisme au stalinisme ou même à l’Union Soviétique, nous pouvons discuter d’une grande campagne, avec des actes symboliques, sur les valeurs humanistes des communistes de notre époque: pour un dépassement du capitalisme, de ses libertés dans l’inégalité, pour un partage des pouvoirs, des ressources, des informations,des rôles, pour un PCF d’un communisme de liberté pour chacun, de démocratie participative et d’intervention de tous».

 

Une reconstruction-refondation de la gauche est nécessaire.

Tout ne dépend pas de nous, et beaucoup de choses sont en mouvement, et incertaines.

Ne faut-il pas considérer avec conviction, et travailler à étayer l'idée qu'elle a besoin de l'apport autonome d'un parti communiste offensif, novateur, révolutionnaire, au service du développement continu des luttes sociales et de société, et de leur convergence.

Ni la dilution, ni le repli! L'autonomie pour avoir les moyens, avec nos idées et nos initiatives, de contribuer à un rassemblement transformateur.

Au delà, ce serait aussi la question de l'autonomie des autres composantes, et de recherche de modalités d'alliances rompant avec les logiques de sommet.


Parmi les questions mise en avant pour le Congrès par la résolution du CN, j'attire l'attention sur la première, ainsi formulée : « Comment redevenir le parti des classes populaires, au travail, à l'entreprise, dans les quartiers populaires et la ruralité ? »

Cette question peut plaire. Elle peut même chercher à réveiller, avec son « redevenir », la nostalgie du « parti de la classe ouvrière ». Mais, outre le fait qu'elle passe à la trappe la notion de classe ouvrière, elle porte une conception fausse, réductrice, de la base sociale qu'un parti communiste aujourd'hui doit chercher à se donner. Peut-on isoler la question des couches (doit-on dire classes?) populaires, de celle de leur rapprochement, avec les couches  moyennes salariées, voire une partie des couches supérieures. Ça concerne les entreprises, les services publics et aussi, de façon vitale pour la pérennité et la reconquête de notre influence, la plupart des communes, qu'on qualifiait autrefois « ouvrières », où notre parti est influent.

Une relance du parti communiste, dans la société de classes telle qu'elle est et se développe aujourd'hui, est-elle concevable avec une ambition limitée à influencer les couches populaires, en continuant de laisser les couches moyennes salariées à l'influence des autres forces politiques, et de la culture de gestion capitaliste. Un rassemblement populaire majoritaire est-il concevable sans le rassemblement des ouvriers, des employés, des cadres, des intellectuels face au grand patronat et aux marchés financiers ?

Enfin, la question de la direction. Le sujet a été ajouté dans la liste qui figure dans la résolution, mais sous la formule « quelle conception des collectifs de direction ? ». 

Attention : ce n'est pas l'inscription à l'ordre du jour de l'élection d'une nouvelle direction.

Pourtant si un bilan critique met en évidence l'échec du groupe dirigeant actuel, et conduit à des décisions de changement politique, en toute logique il y aura besoin d'une nouvelle direction, vraiment acquise aux décisions du Congrès, composée de camarades plus combatifs, plus convaincus de nos idées, mieux à même d'impulser un renouveau, une renaissance du parti communiste. Cela ne pourra pas attendre le Congrès suivant. Mais cela ne pourra se faire que si l'élection de la direction est inscrite à l'ordre du jour.

 

Je pense qu'il faut pousser cette question, tranquillement, mais avec exigence, comme l'ont fait plusieurs camarades au CN, en tenant compte du souci d'unité des communistes, mais aussi de la nécessité de vaincre les réflexes suivistes qui ont permis aux groupes dirigeants successifs de s'auto-renouveler. C'est inséparable du travail à mener pour préciser les bases politiques précises de la réorientation nécessaire. Un rassemblement majoritaire des communistes pour sortir de l'ornière et révolutionner vraiment le parti est possible.

(1) Ces réflexions personnelles se sont nourries d'échanges et d'apports de nombreux camarades, notamment Frédéric Boccara, Yves Dimicoli, Denis Durand et Jean-Marc Durand.

 

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 08:08
Commission Economique du PCF 27 juin 2017

 

Publié une première fois le 28/06/2017 

 

Quelques éléments sur la situation économique en

France, en Europe et dans le Monde.

 

CLIQUER ici

http://pierreassante.fr/dossier/

comeco_2017_06_27_video.pdf

 

 


Petit lexique pour lire les graphiques

GDP : PIB (Produit intérieur brut). RATE : Taux (%). Growth : Croissance. Unemployment : chômage. Aes : économies avancées. EMes : économies émergentes. VA/ ; Valeur ajoutée par rapport à (divisée par). Déflaté : corrigé. BIT : bureau international du travail. CVS : correction des variations saisonnières. SNF : Sociétés non financières. Household : consommation des ménages. Assets : actifs des banques. BPI : Banque publique d’investissement. 

Marché primaire :  du neuf) nouvelle introduction en bourse, augmentation de capital. Marché secondaire : (d’occasion) achat-vente d’actifs financiers existants. BCE : Banque centrale européenne.

 

Un nouveau N° de la Revue Economie et Politique est en préparation.

http://www.economie-politique.org/

 

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 09:30

 

Cet article a été publié une première fois sur ce blog le 23/10/2012

 

Cet article est un point de vue, un libre commentaire de l'auteur de ce blog et n'engage que lui-même

 

Lorsqu’Yves Schwartz publie en 1988 sa thèse, sur « Expérience et connaissance du travail », les délocalisations, la réorganisation mondiale du travail par le capital dans le cadre de la révolution scientifique et technique et de la réponse de ce même capital aux avancées théoriques et politiques qui le menacent mondialement, cette réorganisation commence, certes, à déjà frappé fort le salariat et les populations en général par contrecoup.

 

Mais à plus forte raison, son analyse du travail repose sur une diversité de situations, du développement le plus avancé du moment des forces productives dans le monde et sa réalité humaine dans sa totalité jusqu’aux prémices dans cette réalité humaine de la crise systémique à l'état actuel se manifestant dans le quotidien de l’homme producteur, de la personne humaine dans son activité.

 

Il n’y a pas de plus juste expression, qu’utilise Yves Schwartz, bien que formule à ne pas réifier comme il le développe, à ne pas détacher d’un contenu complexe, que celle de processus humain « en santé ».

 

Elle recouvre, je crois, et l’économie « en dernière instance » et la préoccupation opérationnelle de l’être humain pour les-la civilisations, leur-son processus, caractérisé par une autre formule de Marx, sur « l’humanité en tant que processus de conscience de la nature sur elle-même ».

 

L’appel d’Yves Schwartz à la pluridisciplinarité, à la coopération lancé par cette thèse, est, je crois, un impératif plus que jamais incontournable aujourd’hui. Le travail est formateur de l’espèce humaine et sa libération de contraintes sociales obsolètes, apparaît aujourd’hui, alors qu’elles se renforcent et se généralisent, rationnellement hors de portée et pourtant bien plus proche en tant que besoin vital, que ne l’imaginent nos élites dominantes. Libération proche et réalisable.

 

La vulgate marxiste (j’utilise ce mot qui ne me convient pas, mais qui fait encore malheureusement relativement référence dans un débat d’aujourd’hui), phénomène inhérent à toute avancée et diffusion d’un moment initial de pensée, est en phase d’être dépassée.

 

De plusieurs façon : d’une part par une nouvelle réflexion abondante sur Marx à travers les manifestations de la crise, dans laquelle se révèlent des « culture faibles et régressives » de la vision marxiste du développement humain, mais aussi d’extrêmement riches prises de conscience générale partant de travaux liés aux luttes populaires dans le travail, au quotidien et sur la durée, qui constituent une culture forte sur laquelle s’appuyer pour un processus humain « en santé ».

 

Dans cette « culture forte », la réédition augmentée d’« Expérience et connaissance du travail » ne doit pas échapper à toute personne soucieuse de participer au mouvement de la société à laquelle elle appartient, dont elle dépend, dans sa maladie générale à laquelle elle ne peut échapper, et dans ses immenses espoirs et possibilités de développement sain, à l’issue et pendant le développement même de la crise.

 

Pierre Assante, 23 octobre 2012

 

Citation : « …Ainsi, le concept de forces productives apparaît comme le concept synthétique le plus complexe de notre parcours. La dimension maximum d’horizon qui l’habite explique rétroactivement pourquoi nous achoppions dès le départ sur le problème de la culture. Il intègre tous les niveaux, le matériel, le biologique et l’historique, la pénombre et la structure, le travail productif et l’improductif, le savoir collectif et le savoir général…Il exprime et résume au plus haut point cette recherche, qu’il clôt sur le dimensionnement / dédimensionnement du travail : sans concept discriminateur, on n'a aucune prise sur le concept de forces productives. On approche en aveugle la différence entre les forces productives médiévales et les forces productives capitalistes. On donne trop ou pas assez aux mutations*  techniques présentes, qui vont changer l’intelligence des hommes et les conditions de survie du capitalisme, mais dont la genèse est parfaitement cohérente avec son mode de reproduction. Mais en même temps, ce concept est le point ultime de commensurabilité de tous les aspects de la vie humaine, il fait éclater toute exigence même de dimensionnement. Les commentateurs ont souvent noté cet étrange recours au concept physique le plus obscur de son histoire, celui de « force ». Nous croyons avoir montré que cette difficulté ne peut être réduite ; et que c’est à l’embrasser telle quelle qu’on peut s’en ouvrir à la richesse du continent du travail… » Y.S. (20.14)

 

* voir d’autre part la réflexion d’Yves Schwartz sur ce terme 

 

Présentation de l’ouvrage, lien :  Yves SCHWARTZ, les Editions Sociales re-publient "Expérience et connaissance du travail", présentation par Laurent Etre, l'Humanité

 

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 09:00

Mis en ligne une première fois sur ce blog le 18/12/2016 (1)

 

le "Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé" (C.M.M.N.I.), qu’es aquò ?

 

Au Professeur Yves Schwartz (2)

qui a souligné amicalement

ce concept

 

.

Les bases du mode de production et d’échange capitaliste ont été décrites par Marx, Engels et ceux qui ont vécu dans la période non de naissance, mais de jeunesse triomphante du système social correspondant, en particulier en Angleterre.

 

La jeunesse d'alors de ce mode d’échange, sa franchise dans l’expression de l’exploitation, de l’achat et la vente de la force de travail, ont rendu plus facile sa description, sa compréhension, à la masse des ouvriers et salariés, et  plus évidente qu’aujourd’hui, moins voilée, ce qui ne veut pas dire que les découvertes de Marx sur la marchandise, la plus-value, le profit et les lois-tendances du capital n’ont pas eu d’importance, n'ont pas été lumineuses, déjà, en leur temps. Elles ont dépassé de loin les connaissances des économistes bourgeois et donné des outils pour les luttes des ouvriers et du salariat en général et de leurs alliés dans le mouvement populaire.

 

Les succès eux-mêmes du mouvement ouvrier et anticolonialiste du XX° siècle ont contribué, paradoxalement, à voiler l’origine et la nature du capitalisme.

 

Marx a employé la formule A-M-A’ pour décrire le type d’échange dans ce système, c'est-à-dire que la base essentielle de l’échange entre les humains est celle de l’accumulation du capital dans l’échange Argent-Marchandises-Plus d’argent.

 

Le développement intensif des sciences, des techniques, particulièrement les techniques numériques et les transports physiques et informationnels mondiaux et leurs mises en pratique depuis les années 1960, dans l’échange concurrentiel dépassé du système monopoliste et de sa financiarisation a créé les conditions d’une « explosion » de la production et de la productivité. Le capital « n’a plus de lieu défini » dans la circulation dans le système financier donc aussi boursier, mais sauf là où il s’accumule, et là où il s’exprime en activité pour se renouveler, dans sa circulation élargie concrète où il retrouve un lieu, des lieux, l’entité, les entités de production.

 

La suraccumulation est un phénomène périodique où le capital entre en crise parce qu’une partie du capital accumulé ne trouve plus à s’investir, du fait que l’accumulation est toujours en contradiction avec le développement des besoins humains, en lien avec l’ensemble du développement humain, de la société, capital compris : il y a contradiction entre accumulation du capital et développement et satisfaction des besoins humains.

 

Ces crises périodiques se caractérisent par le fait qu’une partie du capital accumulé ne trouve plus à s’investir et aussi par une crise conjointe, dans un  mouvement unique de ses éléments, de la production et de la consommation, avec les souffrances correspondantes pour les populations. La crise périodique trouve issue dans la dévalorisation du capital qui permet de redémarrer une période d’accumulation jusqu’à la prochaine crise.

 

On peut aussi ajouter que les crises de suraccumulation-dévalorisation du capital mettent aussi en évidence la question de la crise permanente de croissance de la qualité  de la production et de la consommation, donc de la qualité de la vie, des rapports entre humains et des rapports des humains avec la nature.

 

La concurrence dépassée c’est la concurrence de monopole où leur puissance impose leurs propres conditions sur le marché, la « péréquation mondiale » en mouvement d’intérêt du moment du profit et de son drainage mondial dans leur usage de l’achat-vente de la force de travail et des services entretenant la force de travail, alliant la numérisation de l’informationnalisation mondiale et la base de l’exploitation de la main d’œuvre de base à bon marché de la production « de base » demandant moins de qualification.

 

Ainsi s’accroit la contradiction par la concurrence non libre et faussée, vestige et développement de la concurrence originelle qui libre n’aurait plus de sens pour le capital et le profit, au niveau atteint par le processus du capital, entre humains producteurs dans la vente-achat de la force de travail et des conditions particulières locales et générale de cette vente-achat, contradiction mise à profit par les acheteurs de la force de travail. Ainsi, plus le besoin de socialisation de la production s’accroit et se réalise, plus les tensions entre humains producteurs s’aiguisent.

 

L’introduction et la sophistication des machines de plus en plus couteuses accroissent le coût des marchandises. Cela entraine une baisse tendancielle du taux de profit sur un produit mis sur le marché et une contradiction entre la recherche-développement-modernisation et la recherche du taux de profit dans la modernisation, limité caractéristique du capitalisme et de ses lois qu’il faut dépasser pour poursuivre un développement humain.

 

Cette baisse tendancielle est « contrebalancée » par l’augmentation de la quantité du produit. Moins cher par unité, il donne plus de profit global par la multiplication du produit. La contradiction semble ainsi résolue, d’autant que le besoin accru pour le capital de la part non payé au producteur, la plus value absolue qui exige augmentation du temps de travail, ce besoin d’accroissement de la plus-value peut être résolu sans augmentation du temps de travail, mais par l’augmentation de la productivité, c’est la plus value relative.

 

Ce fut le cas des 30 glorieuses. Mais la résolution de cette contradiction trouve les limites dans l’explosion exponentielle de la production due à la révolution scientifique et technique, la mondialisation et l’informationnalisation numérique qui dans un premier temps réduit les coût, mais ne résolvent pas la croissance des besoins matériels et moraux en quantité et surtout en qualité (ça va ensemble), qui découlent des progrès eux même de la production, des progrès des capacités exponentielles du capital et ces limites par rapport à ces besoins. Il ne peut y avoir dépassement des limites sans dépassement de la suraccumulation dans un système où progresse sans crise catastrophique, non linéaire, non sans déséquilibre, mais dans un déséquilibre suffisant au mouvement sans déséquilibre catastrophique entre le développement du produit et développement des besoins. La continuité contient des sauts mais les sauts ne peuvent nier la continuité sans devenir mortels

 

L’informationnalisation existe depuis longtemps. Elle a été un élément d’accélération de la production et des échanges. On peut dire qu’elle a « débuté » avec les scribes, les moines copistes, l’imprimerie etc. Mais la mise en réseau mondial, c'est-à-dire l’informationnalisation numérisée mondialement, la numérisation du marché mondial et de toutes les activités qui y entrent, constitue des conditions exponentielles de son accroissement qui entrent doublement en contradiction avec la contradiction primitive du capital, son accumulation qui entre en suraccumulation durable et systémique, double contradiction entre besoins humains et besoins d’accumulation de capital.

 

Par ailleurs, la croissance de la masse parasite du capital spéculatif, de l'usage de la productivité spéculative du capital, sans production de biens, mais grâce à la production de biens dont elle use des profits, est permise par la croissance de la masse de surproduit liée à l'explosion de la production grâce à cette révolution scientifique et technique.

 

Cette eau que constitue notre société et s’est échauffée progressivement en accroissant ses moyens de vie, sa production, entre en ébullition  avec la mondialisation numérique de la production qui n’est qu’à son enfance mais ne peut grandir se détruire si elle ne résout pas les contradictions de base des échanges nécessaires à la vie humaine et qui sont dominés par le principe déjà cité de l’échange A-M-A’ et son principe d’accumulation- suraccumulation-dévalorisation systémique et durable de l’outil d’échange : l’argent en tant que capital.

 

L’ensemble de ces éléments correspondant aux développement des lois-tendance du « fonctionnement » du capital monopoliste, de la financiarisation des activités industrielles et d’échange dans un système financier du local au mondial en passant par les nations, les continents et les grandes zones de développement mondial, la mondialisation des échanges des marchandises et de toutes les activités les permettant, la numérisation de la production, de la gestion et des commandements de classe (politique, administrative, militaire…) constituent le C.M.M.N.I., le Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé.

 

Même les « miraculeux » algorithmes avec lesquels le capital monopoliste mondial, ses gestionnaires et ses détenteurs, ses institutions politiques et militaires croient pouvoir dominer le marché et le mode de vie humains, montrent leurs limites dans la crise, y compris dans leur des types de « domination électorale », car les algorithmes ne sont qu’un outil et dépendent de l’usage qu’en font les humains et des conditions dans lesquelles les humains les utilisent. Les limites que la crise impose à l’activité humaine s’appliquent aussi à leur usage.

 

Certes, l’enfumage des personnes et des peuples reste efficace pour le profit capitaliste, mais cette efficacité se retourne contre lui-même et menace d’effondrement l’ensemble social si les remèdes, le remède qu’est la transformation du système social dans un nouveau mode de production et d’échange, le communisme en passant plus ou moins rapidement par le socialisme et par un processus d’initiation à la sortie progressive de l’échange A-M-A’ :

 

-la lutte des peuples du monde, leurs convergences et leur alliance pratique, et pour nous en France en Europe et dans le monde, une révolution pour transformer progressivement et radicalement le système financier local, national, européen et mondial, le système monétaire et institutionnel (BCE, FED, FMI, ONU, G7, G20....), 

-la création monétaire, l’usage du crédit, et créer un système de sécurité de l’emploi et de la formation, prélude à un mode de production échappant progressivement  au type d’échange Argent-Marchandise-plus d’Argent (A-M-A’), source de la crise de suraccumulation du capital, et de ses « remèdes » consistant au développement de l’austérité, des conflits armés, de l’appauvrissement progressif et général et de plus en plus rapide de la société humaine, malgré les immenses moyens scientifiques et techniques qu’elle a développés et qui pourraient être utilisés en santé pour répondre aux besoins humains.

 

Les capacités de Marx et des marxistes non dogmatiques à lier anthropologie, philosophie, économie, de construire un système de concepts et de synthèse en mouvement des connaissances humaines a permis à l’humanité dont ils sont une expression essentielle, d’entrer dans la possibilité d’une « phase » nouvelle de développement et de constituer une force commune dans l’univers, à la fois multiple, diverse, et unie, développant de fait la conscience de la nature sur elle-même et un type nouveau d’existence en mouvement capable d’agir sur sa santé et de l’assurer dans ses fluctuation.

 

Cependant, l’économie du communisme est celle où la personne et l’humanité entrent en cohérence parce que les conditions de l’activité, non seulement demandent la libération des contraintes sociales dominantes qui pèsent sur le producteur par l’aliénation de l’usage et de la propriété de son produit et des gestes de production du produit, pour se transformer en usage libre global de tous les produits de la société en passant par l’usage libre des gestes de production de ces produits. En cela réside l’ascèse de ce que l’on a nommé l’Ergologie (1) et qu’une fois pour toute on ne peut considérée séparée, dichotomisée de l’observation et la réflexion sur les conditions de production.

 

Cette « spiritualité » qui consiste en une sublimation mentale donc bien matérielle évidemment de l’activité humaine, dépasse de loin la spiritualisé religieuse qui en séparant corps et esprit reflète la hiérarchie de classe de notre société et handicape le développement du corps-soi, de l’être social qui seul a les moyens d’atteindre cette spiritualité par son existence, c'est-à-dire cette conscience individuelle et collective de la nature sur elle-même pour atteindre un degré supérieur de développement dans la spirale que constitue le développement de la pensée dans le développement de la nature.

 

La dichotomie corps-esprit, domination de classe trouve son expression dans le rejet des plaisirs, qui n’ont objectivement et subjectivement qu’un siège, le corps, et sont l’expression des besoins, de leur développement, de leur complexification, de la complexification de la vie, tout en réservant les plaisirs aux classes dominantes. Les protestantismes de tous ordres, à travers les millénaires de la société marchande de classe tendent à dépasser ces interdits, mais veulent nier ces interdits en les généralisant à toutes les classes, et ainsi les perpétuent, en même temps que les privilèges, paradoxalement. Malheureusement avant d’être des créateurs libérés, nous passons par des protestantismes. Mais chaque chose en son temps, de la jeunesse à la mort pour l’individuel comme pour le collectif.

 

La libération de la personne est indissoluble de la libération économique et la libération économique est indissoluble de la liberté de l’acte producteur et le tout de l’unité de la personne, de la société et de la nature, dans la diversité et la multiplicité créatrice.

 

Pierre Assante, 13 décembre 2016

 

 

 

(1) Cet article a été reproduit dans un recueil intitulé "La pensée Marx :

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

 

 

 

 

 

(2)  Yves Schwartz, auteur de nombreux ouvrages, est le fondateur des concepts ergologiques, et du département d'ergologie de l'Université de Provence.

Un extrait de "Travail et usage de soi" :

https://allsh.univ-amu.fr/sites/allsh.univ-amu.fr/files/005-travail_soi-screen.pdf

 

 

 

P.S. « Qu’es aquò ? », veut dire, en langue d’Òc : qu’est-ce que c’est que cela ?

 

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 00:52

Vient de paraître : Denis DURAND. "Sept leviers pour

prendre

le pouvoir sur l'argent".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.economie-politique.org/

 

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 11:22

Des députés mobilisés à l'Assemblée nationale contre les ordonnances Macron

Casse du CDI, conditions de travail dégradées, baisse des salaires, licenciements facilités, instances du personnel affaiblies... voilà quelques-unes des conséquences gra- vissimes des ordonnances programmées par Macron. Ce projet, qui s’inscrit dans la continuité de la loi El-Khomri, les Français l’ont déjà rejeté. Mobilisons-nous pour le mettre en échec !

Les députés communistes s’engagent pour :

  • Un service public de l’emploi profondément transformé avec pour missions l’appui au salarié, la sécurisation de son parcours et une formation pro- fessionnelle de qualité.
  • Un pouvoir de contre-propositions des salariés face aux plans de licenciement, moyens nanciers à l’appui, pour baisser le coût du capital (les divi- dendes et les intérêts payés aux banques) et pas le soi-disant coût du travail.
  • La création de fonds régionaux pour l’emploi et la formation, et un fonds national, pour nan- cer dans nos territoires l’octroi de crédits pour des projets respectant des critères sociaux - comme la création d’emplois stables - et environnementaux.

Une loi pour une sécurité d’emploi et de formation

Les communistes proposent de construire un code du travail du XXIe siècle pour un nouveau droit à la mobilité et à la sécurité professionnelle des salariés accompagné de nouveaux pouvoirs d’intervention dans les entreprises. C’est le sens de la proposition de loi « pour une sécurité de l’emploi et de la formation » qu’ils ont déposé à l’Assemblée nationale. 

.

PROPOSITION DE LOI POUR UNE SÉCURITÉ DE L'EMPLOI ET DE LA FORMATION

SUR CE LIEN :

http://www.economie-politique.org/sites/default/files/ppl_com_eco_pcf_sef_v5_23_01_2017.pdf_.pdf

 

Le tract : http://www.pcf.fr/sites/default/files/tract_a5_as_nat_macron_0.pdf

 

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 10:42

 

 

Le collectif « Pour nos droits sociaux » 

lance cet appel à empêcher la loi travail d’E. Macron et à abroger la loi El Khomri. Il organise un grand meeting unitaire le samedi 9 septembre, place de la République, à Paris. 

.

 

SIGNER L'APPEL

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfBYl6aMevrx-1IVUhen4i_Ra8Xm_u6Dm8u-VgwAVUhqtPYKg/viewform

 

Fraîchement élus, E. Macron et sa majorité entendent casser encore plus le Code du travail. 

 

Ils s’inscrivent dans les objectifs poursuivis au titre des lois Macron, Rebsamen et El Khomri, et aggravent le démantèlement du droit du travail au détriment des salarié-es, particulièrement des jeunes et des plus précaires, qui sont majoritairement des femmes.

Comment parler de démocratie quand un simulacre de négociation syndicale à huis clos est organisé et que les organisations syndicales ne sont pas écoutées alors qu’elles portent des propositions et des revendications alternatives ? 

Comment parler de démocratie quand les ordonnances, ce procédé autoritaire, réduisent l'Assemblée Nationale à n’être qu’une chambre d’enregistrement ? 

Quelle démocratie quand tout se déroule principalement l’été, pour éviter tout débat avec le monde du travail, et plus largement avec les citoyen-n-es qui ne manqueront pas de s’exprimer et de se mobiliser ?   

Sous prétexte de favoriser l'emploi, alors que les politiques de flexibilité sont un échec et appauvrissent les salarié-es, E. Macron entend organiser un passage en force pour des contre-réformes promues de très longue date par le Medef.

Le projet de loi d'habilitation, qui cadre les ordonnances, le signifie très clairement. Se préparent un grave rabotage des droits des salarié-es et la quasi toute-puissance des employeurs, avec :

  • la définition de l’ensemble de la réglementation du travail, y compris les salaires et les règles de sécurité, au niveau de l’entreprise, même si l’accord de branche ou le contrat de travail ont prévu des dispositions plus favorables. Alors que nous militons pour une hiérarchie des normes, ils veulent imposer un code du travail par entreprise !
     
  • le levier du référendum d’entreprise à l’initiative des patrons et au détriment de la démocratie sociale, pour soumettre toujours plus les salarié-e-s aux exigences patronales, 
     
  • le plafonnement et la barémisation imposés des indemnités prud’homales suite à un licenciement abusif,
     
  • des conditions des licenciements économiques facilitées,
     
  • l'assouplissement du recours aux contrats précaires, notamment un CDI « de projet » qui de facto fait du CDD la norme,
     
  • la révision du compte pénibilité,
     
  • une fusion des instances représentatives des salarié.e.s, qui va diminuer encore leurs prérogatives, supprimer de facto la spécificité des CHSCT, et amorce la remise en cause des délégués syndicaux dans l’entreprise,

 Cette casse lourde du code du travail change notre modèle social et détruit presque toutes les conquêtes des luttes sociales d’hier, longues et douloureuses. Elle renforce une contre-révolution libérale-autoritaire, au service des plus fortunés...et aux dépens d'une majorité de la population qui se paupérise !

 Cette casse du Code du travail n’est qu’une partie du projet de société Macron !

 Outre la banalisation de l'état d'urgence qui permettra de museler le mouvement social, c'est aussi la continuité de l'austérité, les attaques contre les Services publics, les fonctions publiques de l’Etat, hospitalière et territoriale, la remise en cause du statut général des fonctionnaires et de leurs statuts, de la Sécurité sociale et plus généralement de la protection sociale et des retraites, qui sont programmés. Les projets du gouvernement prévoient également un soi-disant élargissement des droits au chômage -aux non-salariés /es et aux démissionnaires - qui s’accompagne de la fin de l’assurance chômage remplacée par un système de solidarité d’Etat financé par une hausse d’impôt (la CSG) qui touchera avant tout les classes moyennes et les salarié/es.

 Des alternatives existent à la casse du Code du travail, des services publics, de la sécurité sociale et plus largement des protections sociales. Des alternatives existent au manque de démocratie et à l'état d'urgence permanent. 

 Nous demandons l’abrogation de la loi El Khomri et de tous les textes régressifs qui l’ont précédée. Nous refusons cette loi de casse XXL du code du travail. Nous défendons un droit du travail avec davantage de droits pour tous et toutes les salarié-es, leurs représentant-es, les Comités d’entreprise (CE), les Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Nous voulons des médecins du travail non soumis au patronat, et davantage d’inspecteurs-trices du travail avec une garantie d’indépendance. Nous voulons un droit du travail plus accessible, plus effectif, avec un accès au juge facilité, des sanctions réelles et rapides des violations aux règles qu’il prévoit. Nous portons ces alternatives et d'autres, pour une société plus juste, plus égalitaire, plus écologique, qui respecte l'égalité femmes-hommes. Nous exigeons une réforme du service public de l’emploi qui maintienne le régime assurantiel, permette la représentation des chômeurs, et chômeuses, réintroduise le droit du chômage dans le code du travail.

L’heure est aujourd’hui à la mobilisation la plus large !

 Nous, militant-es associatifs, syndicalistes, politiques, intellectuel-le.s, salarié.e.s de toutes catégories avec ou sans-emploi, jeunes, retraité.e.s, appelons à construire la mobilisation pour faire échec à ces projets et construire une alternative au service du progrès social. 

 

Le collectif « Pour nos droits sociaux »

.

VOIR AUSSI : 

.

PROPOSITION DE LOI POUR UNE SÉCURITÉ DE L'EMPLOI ET DE LA FORMATION

sur ce lien :

http://www.economie-politique.org/sites/default/files/ppl_com_eco_pcf_sef_v5_23_01_2017.pdf_.pdf

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 10:26

 

I GATTOPARDI

 

Ce ne sont pas des princes.

Ils n’exploitent ni ne dominent personne

 

Devant les boites à l’aube

Dans les débats le soir

Et leurs bibliothèques pleines

 

Le tract et la parole

Les grèves et les manifestations

Les élections

 

Ce ne sont pas des princes.

Ils n’exploitent ni ne dominent personne

Mais ils sont des guépards

Ces vieux militants marxistes communistes et syndicalistes

Qui ont animé les luttes ouvrières

Les luttes de la production de qualité

Répondant aux besoins humains de masse et individuels.

 

Ils s’en vont avec leur vieille et profonde culture

Laissant un héritage

 

Leis agantaretz a l’embrunit.

 

Pierrot, 4 juillet 2017

 

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 07:43

.Article publié une première fois sur ce blog le 26/03/2016 07:09

 

 

AVIS CRITIQUE SUR LA « DISCONTINUITÉ DE L’HISTOIRE » (1) SELON FOUCAULT.

 

 

 

Voir dans l’histoire seulement une discontinuité est dogmatique parce que non dialectique.

.

Il y a discontinuité ET continuité.

La continuité découle de la causalité, du fait que dans l’infinité des bifurcations historiques possibles, aucune ne peut être indépendante de la flèche du temps, de l’état présent des choses issu d’un processus et à partir duquel le processus se poursuit, comme la thermodynamique de Prigogine le démontre dans le cas d’un processus physique, autant que cela se peut, mais auquel nous, espèce biologiquement pensante, appartenons universellement, en ce qui concerne le temps concret.

.

La discontinuité découle de l’accumulation des contradictions, des accumulations dans les composantes des forces contradictoires d’un mouvement particulier et du mouvement général dans le processus général constitué lui-même d’une infinité de processus, et des sauts de résolution des contradictions dans la continuité qui forme la suite du processus.

.

C’est donc fondamentalement une continuité et une infinité de possibles dans le devenir et le devenu. Il en est de même pour l’histoire des savoirs.

.

Evidemment, pour dépasser une vision dogmatique de l’histoire, tout dépend si l’on considère l’histoire en tant que processus ou l’histoire en tant que description d’un processus et si l’on dichotomise l’un de l’autre, et dans le cas d’une vision dialectique, si on l’immobilise ou au contraire si on la vérifie sans cesse et on la développe sans cesse.

.

Cela est de plus infiniment important pour l’humanité si l’on considère la situation de nécessités naturelles et sociales dans laquelle l’homme a à effectuer des choix qui vont contribuer aux bifurcations du processus d’humanisation. Non que le processus de l’univers dépende uniquement du processus humain, mais parce que le processus humain contribue au processus de l’univers connu par nous, et que ce processus humain est le notre, celui dont dépend notre survie et notre développement et auquel notre instinct de vie est attaché.

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La fin du processus d’humanisation sera la fin de l’humanité, mais pas la fin d’un processus de la conscience de la nature sur elle-même qui pourra se poursuivre (ou pas) sous d’autres formes et dont le processus humain constituera une part de la causalité.

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On devrait supposer que le processus de conscience de la nature sur elle-même puisse prendre la forme d’une humanité globalisée correspondant à ce qui est aujourd’hui pour nous un individu de l’espèce à une échelle de temps et d’espace supérieure, c'est-à-dire que l’humanité puisse constituer une « unité corporelle, organique » cohérente multipliant ses capacités, ses forces et la cohésion d’une méta-humanisation, une unité physique d’existence pensante immensément plus grande.

.

Evidemment une telle hypothèse exclut une vision précise de notre part de la « forme concrète suivante » de la conscience de la nature sur elle-même qu’est aujourd’hui pour nous l’humanité.

C’est encore là toute la question de l’infinité des possibles et du dogmatisme que constituerait non la volonté de projets mais la croyance en un futur pré-établi.

.

Mais rien n’empêche de faire fonctionner notre imagination, pour le plaisir, le plaisir étant une fonction créatrice, sinon il n’existerait pas parmi les propriétés d’une espèce viable, particulièrement une espèce dont l’outil premier est la pensée.

.

Pierre Assante, 26 mars 2016

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(1) https://www.google.fr/webhp?sourceid=chrome-instant&ion=1&espv=2&ie=UTF-8#q=%C2%AB+DISCONTINUITE+DE+L%E2%80%99HISTOIRE+%C2%BB+SELON+FOUCAULT.​

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 07:36

Article publié une première fois sur ce blog le 29/03/2016 08:22

 

" RÉVOLUTIONNER ce n'est pas DÉTRUIRE,

c'est TRANSFORMER ".

 

Pour LIRE et-ou ÉCOUTER

 

LIRE :

CLIQUER ici

ou sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2016/03/un-peu-de-bon-sens-revolutionner-ce-nest-pas-detruire-c-est-transformer.html

.

ÉCOUTER :

CLIQUER ici

ou sur ce lien :

http://pierreassante.fr/dossier/Vocal%20007.m4a

 

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 07:29

 

Article mis en ligne une première fois sur ce blog le 26/06/2017 14:41

 

DENIS DURAND : « ...Nous ne nous placerons plus dans une logique de fusion qui conduit en pratique à l’effacement de nos propositions mais dans une logique d’alliance... »

 

Pierre Laurent a insisté sur l’importance que devrait tenir, dans notre riposte aux assauts de Macron, la « proposition de loi Chassaigne » pour la sécurisation de l’emploi et de la formation.

 

J’informe le CN que ce travail continue, dans des contacts avec des interlocuteurs très divers, notamment en coopération avec le secteur ESS du Parti, dans l’élaboration, dans les sections, de supports de communication qui sont à la disposition du Parti, et dans la rencontre organisée le 1er juillet après-midi par la revue Economie et politique dans une salle de la mairie du 2ème arrondissement sur la politique de Macron et les aspects économiques et politiques de la riposte à lui apporter.

 

Mais si cette proposition est vraiment un axe de riposte politique, et non pas un élément de programme à objet essentiellement décoratif, alors nous ne pouvons plus dire, comme on l’entend encore, que nous avons un programme identique à 95 % à celui de la « France insoumise ».

 

En effet, avec notre proposition d’un système de sécurisation de l’emploi et de la formation, nous prenons à la racine la crise du marché du travail capitaliste. Nous faisons des propositions précises pour que nos vies ne soient plus décidées par le marché, mais pour en sécuriser tous les moments avec un nouveau service public de l’emploi et de la formation, et surtout pour rendre possible cette transformation radicale avec des luttes cohérentes pour prendre le pouvoir sur l’utilisation de l’argent, en particulier dans les entreprises et dans les banques. Ce n’est pas du tout ce que propose Jean-Luc Mélenchon : il suppose que dès l’annonce d’un vaste plan d’investissements dans la transition énergétique ou dans la conquête de l’espace les patrons se précipiteront spontanément pour créer des millions d’emplois, sans que les travailleurs prennent des pouvoirs sur la gestion des entreprises et sur le comportement des banques ; que si, après ça, il reste quand même des chômeurs de longue durée, l’État les embauchera pour faire le travail des fonctionnaires qu’il ne recrutera pas ; que de toute façon, il restera un « volant incompressible » de 7 % de « chômage frictionnel » du fait des lois éternelles du marché du travail capitaliste. Bref, cela signifie que pour lui le dépassement du capitalisme jusqu’à son abolition n’est pas à l’ordre du jour.

 

C’est tout à fait contraire à ce que nous appelons communisme. Ce terme désigne – notons-le au passage - un autre aspect de la réalité que le terme de « communs » qui qualifie, non pas « le mouvement réel qui abolit l’état de choses existant » mais un état de choses existant ou à créer sous l’effet de ce mouvement.

Je pense que l’ambition d’une transformation révolutionnaire pacifique de la société est susceptible de rassembler bien davantage, dans le Parti et au-delà, que la stratégie qui prévaut maintenant depuis des années, et qui consiste à occulter nos propositions dès qu’il est question de rassemblement.

 

En effet, si nous décidons de nous engager dans cette voie, cela veut dire que par rapport à des forces comme la « France insoumise » ou tous autres courants progressistes et de gauche avec qui nous voulons nous rassembler, nous ne nous placerons plus dans une logique de fusion qui conduit en pratique à l’effacement de nos propositions mais dans une logique d’alliance où notre apport doit être respecté dans son originalité et dans sa capacité à rassembler, au même titre que tous les autres apports.

 

Il faut avoir conscience qu’il s’agit là d’une révision déchirante par rapport au cours suivi depuis de nombreuses années maintenant. Elle ne pourra être menée à bien qu’avec des dirigeants prêts à s’engager personnellement, avec conviction, dans cette bataille. Souvenons-nous du mot de Mirabeau sur Robespierre : « celui-là ira loin, il croit tout ce qu’il dit ».

 

Denis DURAND, au Conseil National du P.C.F. du 23 juin 2017

*

Photos prises lors d'un stage d'Economie et Politique

*

RAPPEL:

ECONOMIE ET POLITIQUE vous invite à une RENCONTRE Samedi 1er juillet 

de 14h30 à 17h,  8 Rue dela Banque, Salle de la Mairie du 2ème Arrondissement

Métro Bourse, Paris.

De quoi le néolibéralisme de Macron est-il le nom ?

Quelle politique pour prendre le pouvoir sur l’économie, pour une autre civilisation du XXIème siècle.

 

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 09:25

 

Article publié une première fois sur ce blog

au soir du  18 juin 2017

 

L’épisode électoral qui s’achève et l’expérience qui commence, se poursuit…

 

L’épisode électoral qui s’achève a été à la fois calamiteux et à la fois très instructif.

 

Sans doute s’ouvre un moment qui va conserver une volonté de tourner des pages et une volonté de répondre aux questions auxquelles cette période de grand débat enfumé par les grands media n’a pas répondu.

 

Les problèmes restant les mêmes, crise de la production et de la répartition, complexification des modes de vie, le tout subsumé par une révolution scientifique et technique dominée par une classe minoritaire mais détentrice de l’usage du capital, commence le vrai débat local, national, européen et mondial.

 

Les intérêts particulier au sens strict, c'est-à-dire ignorant les besoins humains, leur développement, au lieu de s’en inspirer, se heurteront à ces besoins, devront composer et céder tôt ou tard la place aux besoins de coopération des grandes zone de production et d’échange mondiales existantes ou en création, en développement.

 

L’esprit d’ouverture, les rejets du sectarisme rencontrera à nouveau cette réalité de base sans laquelle l’humanité n’aurait pu exister ni ne pourra exister : l’homme producteur concret, ses savoirs et savoirs faire en processus, dans son lieu de production et au-delà, son initiative, sa coopération et sa cohérence.

 

...tourner des pages et retourner aux sources pour les développer, pour répondre à la réalité nouvelle, celle du XXIème siècle, la construction d’une mondialisation en santé, aujourd’hui malade d’une suraccumulation-dévalorisation au paroxysme du capital, inhérente au système capitaliste en fin de course.

 

Il n’y a pas de coopération saine sans respect de la personne, c'est-à-dire sans dépasser le taylorisme organisé localement ou à distance, qui a été un élément essentiel dans l’accumulation du capital, et diffusé dans tous les lieux et champs d’activité et en a sucé jusqu’à l’os la substantifique moelle.

 

L'hyper-présidentialisme est la forme politique du taylorisme.

 

Nos progrès, après cet épisode reposeront à la fois sur la critique des erreurs conscientes et inconscientes économiques, politiques, philosophiques qui vont se poursuivre un temps et sur un autre type de construction sociale et son projet, issu de ces critiques.

 

L’hyper-libéralisme et la tendance à la marchandisation-privatisation de toutes les activités ne peut aboutir qu’à accélérer le besoin, l’aspiration et la construction d’une société échappant à cet hyper-libéralisme, pour construire une nouvelle civilisation du développement et du partage matériel et moral.

 

La vie du PCF reste un élément essentiel dans cette construction.

 

Pierre Assante, 18 juin 2017.

 

Post Scriptum : Dans l'accélération d'une crise, physique, personnelle comme sociale, et pour la conscience de même, il y a un double mouvement où cohabitent régression et développement. Il faut avoir l'œil sur le second pour le favoriser.

 

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ECONOMIE ET POLITIQUE vous invite à une 
 

RENCONTRE

Samedi 1er juillet 

de 14h30 à 17h,  8 Rue de la Banque

Salle de la Mairie du 2ème Arrondissement

Métro Bourse, Paris.

 

De quoi le néolibéralisme de Macron est-il le nom ?

 

Quelle politique pour prendre le pouvoir sur l’économie, pour une autre civilisation du XXIème siècle.

__________________________________________________________________________

 

LA PENSEE MARX ESSAI.

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

 

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 19:37

Concepts, transformation sociale, luttes quotidiennes :

Section du 8ème arr. de Marseille

Contribution du 12 janvier 2008 à la préparation

du XXXIVème Congrès du PCF de décembre 2008

 

 

Au point où en sont ces échanges, une réflexion s’impose sur les notions employées. Je vais aller brièvement à ce qui me parait l’essentiel dans l’utilisation des notions employées, restant ensuite à les confronter et les enrichir.

Schématiquement :

Un concept est une représentation mentale de la réalité.

Mais cette représentation fait partie de la réalité, de la réalité dans sa « globalité ».

D’autant plus si ce concept s’empare d’un grand nombre d’individus, sous la forme propre à chaque individu et sous sa forme collective.

Un concept est relatif, même s’il décrit vraiment la réalité. Il réclame à la fois une fidélité parce qu’il est arrivé à un certain degré de maturité de la conscience collective, et une infidélité parce qu’il doit être confronté sans cesse au mouvement de la réalité.

Par exemple, le concept de mondialisation. La mondialisation est un phénomène permanent de l’humanité, pas seulement de l’humanité, mais l’humanité lui donne un caractère propre à ce qui forme les propriétés de l’humain, sur le temps long et le temps court. Mais s’il y a continuité dans l’évolution sociale humaine, il y a aussi des transformations en qualité. La qualité de la mondialisation n’est pas la même du temps du commerce maritime méditerranéen antique, du temps de l’Angleterre de Marx, et aujourd’hui.

 

A mon avis, ce qui a causé la « chute » des « modes de production » et des institutions des « pays de l’est », c’est l’inadaptation aux techniques nouvelles de reproductibilité permise par l’informationnalisation, inadaptation elle-même découlant d’une organisation régionale de la mondialisation, du type décrit par Marx pour l’Angleterre, et transposée à un autre type de mode de production par Lénine, les Bolcheviks et le peuple Russe à la Russie. Il y a de fortes chances à parier que si les dirigeants des années 70 de l’Union Soviétique avaient eu la clairvoyance de Lénine, ils auraient tenu compte de cette qualité nouvelle de la mondialisation. Mais c’est raisonner par l’absurde, puisque la société soviétique n’a pas engendré ces dirigeants, même si elle a engendré des débats sur la question, débats qui n’ont pas abouti à une concrétisation au niveau des décisions.

 

Je n’entre pas dans l’analyse historique de ces éléments, mais rapidement sur l’aspect économique global : le concept de mode de production est un concept juste. Mais comme dit Marx dans une de ses préfaces au « Capital » et dans d’autres textes, la dialectique ne s’utilise pas d’une façon dogmatique, elle a les limites du moment historique des concepts et elle ne permet que des abstractions opérationnelles qu’il est nécessaire de confronter à une réalité « particulière », sans perdre de vue la réalité « globale ». Par exemple la baisse tendancielle du taux de profit se vérifie dans le stade de mondialisation actuel, comme dans le stade régional de l’Angleterre de Marx. Ses effets sont vérifiables dans le regain du phénomène de surpopulation relative et d’augmentation d’armée industrielle de réserve aujourd’hui.

 

L’automatisation et ses effets dans les conditions du capitalisme, de même, l’accumulation capitaliste et la centralisation capitaliste. Si Sarkozy ne le sait pas, ceux qui inspirent sa politique du « travailler plus pour -soit disant- gagner plus » (le MEDEF) connaissent cette constatation scientifique de Marx qu’« avec l’accumulation du capital qu’elle produit elle-même, la population ouvrière produit donc en un volume croissant les moyens de sa propre surnumérisation relative », et que « tout capitaliste a absolument intérêt à extorquer une quantité de travail d’un nombre plus restreint de travailleurs, plutôt qu’une quantité de travail aussi bon marché, voire meilleur marché d’un nombre de travailleurs plus important. » Ceci du temps de Marx, alors pensez de notre temps ou l’automation informatique est arrivé à faire fonctionner avec une équipe réduite une chaîne de production immense (concentrée ou parcellisée grâce aux progrès des transports), et que les services ont pris, contradictoirement aux lois-tendances du capital, une ampleur découlant des besoins contradictoires qu’il engendre et que les luttes populaires réalisent partiellement !

Mais aussi ils savent que « la composition [organique] du capital [à ses débuts]ne s’est transformée que de façon très progressive » et que « le curriculum vitae caractéristique de l’industrie moderne, la forme d’un cycle décennal, interrompu de légères fluctuations, de périodes de vivacité moyenne, de phase de presse productive, de cris et de stagnation, repose sur la constitution permanente, l’absorption plus ou moins grande et la reconstitution de l’armée industrielle de réserve ou surpopulation. De leur côté, les aléas du cycle industriel se chargent du recrutement de cette surpopulation et deviennent un de ses agents de reproduction les plus énergique ».

 

Tout ceci fait dire à Alan Greenspan, ancien directeur de la Réserve Fédérale Américaine (FED), cité par l’Huma Dimanche de cette semaine « j’ai attendu et attends encore quelque normalisation dans le partage du profit et des salaires car la part des salaires dans la valeur ajoutée est historiquement basse, à l’inverse d’une productivité qui ne cesse de s’améliorer, or ce découplage entre faible progression salariale et profits historique des entreprises fait craindre une montée du ressentiment, aux Etats-Unis comme ailleurs, contre le capitalisme et le marché ».

D’après la commission européenne, la part des salaires dans le PIB ayant chuté en Europe entre 1983 et 2006 de 8,6 et en France de 9,3%.

 

Dans la notion de concepts, peut-on parler de lois en ce qui concernent « les lois du capitalisme » ? Oui et non : oui parce qu’elles illustrent des fonctions constantes dans le capitalisme, non, parce que le capitalisme (donc des humains) invente chaque jour des remèdes non à ces lois mais aux conséquences de ces lois qui pallient relativement à l’effet de ces lois qui de fait sont donc des lois-tendances.

 

Quand à l’emploi du concept de mode de production appliqué à chaque période d’un développement social, indépendamment des « ruptures » historiques, il n’est pas contradictoire avec la notion de modes de production propres aux « intervalles » entre ces ruptures historiques, s’il sous-entend et une continuité de l’évolution humaine, et les ruptures qualitatives qu’elle comporte.

 

Et puis, il n’y pas que les lois économiques. Des besoins d’une espèce perdurent qui datent de bien avant que soit établis des modes de production modernes (des prémisses de l’agriculture à l’informationnalisation), qui font que l’abolition des classes sociales n’est pas la fin de l’évolution humaine, pas plus que la mondialisation la solution ultime à la survie de l’humanité dans ses individus comme dans son espèce. Elle peut même et aussi, être sa mort, dans la mesure où la mondialisation viable exige certaines conditions, parmi lesquelles, l’abolition de la société de classe, condition nécessaire mais pas suffisante. Il y a lieu de ne pas sombrer dans un concept déterministe ni de la lutte des classes ni de l’évolution de l’humanité et de la nature en général dont l’humanité fait partie, et reconnaître « le droit de la téléologie à une participation causale » en est la condition.

 

Un dernier mot, et une dernière citation de Marx qui doit contribuer aux inquiétudes d’Alan Greenspan :

« Les effets deviennent à leur tour des causes, et les alternances dans l’ensemble du procès, qui reproduit constamment ses propres conditions, prennent la forme de périodicité……. »

« Jusqu’ici, la durée périodique ce ces cycles est comme constant…Au contraire on doit inférer des lois de la production capitaliste, telles que nous venons de les développer, qu’il est variable et que la période de cycles se raccourcira graduellement » (1).

La convergence de ces lois avec une intelligence de la lutte de classe (donc des humains concrets), de ses formes appropriées du moment, dans une période de maturation de la mondialisation informationnelle en crise n’ouvre-t-elle pas la possibilité d’accélération de ces cycles et d’un cycle nouveau, et pour cela, d’une intervention humaine décisive pour la transformation sociale. Et n’est-il pas plus que jamais indispensable de ne pas sombrer dans une vision sociale-démocrate de la transformation sociale ? En tout cas il y a lieu de se préparer à ces éventuelles nouvelles conditions de lutte des communistes, partie intégrante des luttes populaires.

Pierre Assante, le 12 janvier 2008

 

(1) Post scriptum de 2017 : les diverses et multiples théories unilatérales sur les crises considéraient des situations de sous-consommation et d’excès d’épargne où au contraire de surconsommation de d’insuffisance d’épargne. Hors, le développement d’une crise décennale connaît les deux situations. Une vision dialectique tient compte de cette double réalité pour rechercher les remèdes à la suraccumulation-dévalorisation du capital.

D’autant que cette suraccumulation-dévalorisation devient durable dans des crises catastrophiques de cycle long, cycles longs se transformant en une crise systémique durable généralisée du capitalisme, crise de la  production et de la consommation et ses effets sur l’ensemble de l’activité humaine, sans issue sinon dans l’intervention humaine de dépassement du système.  

Marx a découvert des lois du capitalisme : plus-value, profit, baisse tendancielle du taux de profit et lois qui la contredisent, suraccumulation du capital, rôle de l’évolution de la composition du capital, capital constant et capital variable.

Il n’a pu arriver en observant et analysant l’économie politique dans la deuxième moitie du XIXème siècle, jusqu’au capitalisme globalement mondialisé, numérisé, globalement financiarisé, évidemment. Il avait cependant eu une vision anticipatrice de ce capitalisme dans l‘observation des prémices d’une automatisation.

Paul Boccara a développé une théorie dialectique, non unilatérale, des crises de suraccumulation-dévalorisation du capital, (publiée dans les 2 volumes présentant les diverses théories) nécessaire à la compréhension de notre temps et à l’action de transformation sociale en santé. Catherine Mills en a fait la présentation dans la revue « Economie et Politique » et une conférence à la Fondation Gabriel Péri reprise sur ce blog.

 

Le site du PCF contenant les contributions à la préparation du XXXIIIème congrès a….disparu.

En cherchant sur internet j’ai trouvé celle-ci sur ce site ! :

http://collectifbrignoles.over-blog.fr/article-15800241.html

Même s’il y a à redire à cette contribution, j’en suis relativement et modestement satisfait, à postériori.

 

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 07:29

 

BAYROU, L’arroseur arrosé ???

 

Les media présentent l’éviction de Bayrou en parlant d’arroseur arrosé dans son installation de moralisation de la politique. Il ne s’agit pas de cela. S’il y a séquence d’arroseur arrosé, c’est pour Bayrou celle d’avoir utilisé un néo-hyper-libéralisme comme strapontin du pouvoir et d’en subir le retour de flamme (1).

Maintenant, le président installé ayant fait place nette pour son opération ordonnances au service du capital financier, de la baisse du coût du travail par une réorganisation drastique du travail, faut-il désespérer ?

 

Certes, nous vivons des moments dramatiques pour notre communauté nationale, ses habitants, pour l’Europe et le monde. Mais la nouvelle équipe au pouvoir et son chef de clan se fait des illusions sur la facilité de mise en pratique de ses choix idéologiques.

Désorganiser le cours d’un processus social en le bousculant gravement et à contre sens des besoins humains ne peut que provoquer de graves difficultés pour les entreprises dont on prétend libérer les forces, et l’homme producteur qui y produit la production.

 

L’arroseur arrosé ce sera le néo-hyper-libéralisme qui s’attend à une mise en santé de son système alors qu’il se tire une balle dans le pied et dans celui de chaque citoyen par la même occasion.

La réponse aux difficultés et à la crise systémique catastrophique tient dans les capacités de guerre pacifique à mener pour une régulation de l’échange Argent-Marchandise-Argent plus et l’accumulation du capital qu’elle produit à son paroxysme. Ce n’est pas à un tel programme qui faut s’attendre du côté de France Insoumise et de sa dénonciation vertueuse et véhémente sans issues.

La réponse touche à une réforme radicale des institutions financière, de la BCE et de tout le système bancaire, du crédit, de la création monétaire, du système tayloriste du travail par une promotion de la sécurité de l’emploi et de la formation condition de la reconnaissance de l’individu, de l’homme producteur et des conditions d’exercice saines de l’activité de la personne humaine. Mettre la mondialisation numérisée de la production et de l'échange au service des besoins humains est possible et nécessaire. Elle est la condition du développement quantitatif et qualitatif des ressources humaines et de la conscience humaine qui en est le centre.

 

Cela est du ressort d’un mouvement syndical et politique capable de s’allier toutes les forces sociale de rappel à une orientation autogestionnaire de la production et d’usage social du mouvement de la représentation de la valeur créée qu’est l’argent sous forme actuelle de capital, qu’il faut développer, tâche difficile mais incontournable.

Il faut espérer aussi que l’existence indépendante d’un groupe communiste -et alliés- à la chambre des députés contribue à cet objectif plutôt que de se noyer dans ladite dénonciation vertueuse et véhémente sans issues.

 

Pierre Assante, Jeudi 22 juin 2017

 

(1) Toutes les opérations « main propre » ne s’attaquant pas aux causes profondes de l’usage malsain de l’argent est détournée tôt ou tard au service de l’argent, et pour protéger la finance tire de préférence sur le pianiste. « Mani Pulite » en Italie a été consciemment et inconsciemment, le marche pied du pouvoir pour Berlusconi. Les opérations mains propres à la française ont été et sont orchestrées, instrumentalisées, pour la montée de Macron et son renforcement. Et ce n'est pas fini...

 

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 07:56

Loi d’expérimentation
entreprises de territoires et nouvelle régulation démocratique

Contexte : 
« Changer la donne locale de la mondialisation »

 

Commission économique

Aux correspondants de la commission économique du PCF

Bonjour,

À la suite des contacts noués dans la préparation de la loi de sécurisation de l’emploi et de la formation déposée par André Chassaigne et ses collègues du Front de gauche à l’Assemblée nationale en janvier dernier, un groupe de travail animé par Sylvie Mayer (secteur ESS du PCF), Hervé Defalvard (professeur à l’université de Marne-la-Vallée) et la commission économique du PCF a tenu une série de réunions de travail sur le thème : « les territoires dans la transition postcapitaliste ». Un des résultats de ces travaux est une ébauche de proposition de « loi d’expérimentation » sur la définition d’un nouveau statut d’« entreprise de territoire », qui traduit en particulier plusieurs dispositions de la « proposition de loi Chassaigne ».

Ce document peut être consulté à l’adresse suivante : http://www.economie-politique.org/sites/default/files/2017_trame_loi_dexperimentation_v5_stabilisee_0.docx

Nous souhaitons recueillir les avis de personnalités ou organismes intéressés (syndicalistes, juristes, économistes, élus locaux ou nationaux…) pour pouvoir rendre publique à l’automne une version amendée de cette proposition. N’hésitez pas à faire circuler ce texte auprès de personnes susceptibles d’être intéressées, et à nous transmettre leurs observations et les vôtres. Merci d’avance !

Bien cordialement,

Denis Durand 

http://www.economie-politique.org/

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