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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 23:49

QUIN-copie-1

La crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et ses conséquences sur la vie humaine est inscrite dans son être social dès son origine.

La crise est inscrite dans "l’être social" du capital, c'est-à-dire concrètement dans la vie qui est la nôtre en tant que système devenu généralisé, mondialisé, informationnalisé.

 

Cependant dès 1970, sous l’effet de l’introduction de techniques démultipliant les forces productive, des luttes ouvrières et anticoloniales induites, la crise s’est accélérée fortement et cette accélération s’est amplifiée dans les années 2000.

 

Accélération donc de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital amplifiée dans les années 2000, et particulièrement depuis 2008. Quel point de paroxysme peut-elle atteindre si des transformations radicales et progressives ne sont pas prises au niveau économique, politique et social ?

 

Un point sur le lien entre conditions matérielles et idées : les idées ont une autonomie relative par rapport aux conditions matérielles dans lesquelles elles naissent. Mais la distension sans limite entre les conditions matérielles et les idées, sous l’effet des types de relations superstructurelles (en rapports dialectiques) peuvent être sans retour et mortelles.

 

Autre point, les mesures des banques centrales et banques d’affaire dont on nous rabat les oreilles en ces jours, ont pour but de renflouer la dette des Etats mais surtout des banques d'affaire et prétendent remédier à la panne de production-consommation que crée le capital, mais ne contiennent évidemment ni l'orientation ni les décisions aptes à fournir aux secteurs producteurs de biens et des services les moyens nécessaires à leur développement : les moyens c'est à dire cette représentation symbolique et conventionnelle (mais opérationnelle) des richesses qu’est l’argent, l’argent fournisseur de moyens, d’acquisition de moyens concrets (travail –humain producteur-, matières première et machines) le permettant.

 

Ainsi le capital va toujours se placer en fonction du taux de rentabilité financière, et vers là où il s’accumule déjà et s’évapore en grande partie pour la société humaine, mais pas pour tous.

 

Boccara quelles réponsesLes communistes, alors que peu se souciaient de cette accélération dans les années 1970 fournissaient eux, des éléments d'analyse de cette involution sociale et des propositions pour y remédier.


On peut penser évidemment que ces solutions aient vieilli. Certainement, en partie du moins, car les circonstances sont différentes, le processus du mouvement du capital s'est complexifié, mais pas sur le fond de l’analyse de la suraccumulation-dévalorisation et la crise qui "colle à sa peau".

 

Pour les années 1970 il est cité ci-dessous un exemple d'analyse et de propositions, parmi tant d’ouvrages et d’actions des communistes sur la question, épaulant les mesures du Programme Commun de Gouvernement de 1972, avancée du moment non sans difficultés, initiative de longue patience des communistes dès 1962, continuée sous d'autres formes, qui en donne la preuve .

 

On peut aussi penser que les propositions des communistes ont échoué. C’est sans compter sur les capacités de réorganisation du travail, de la politique, des institutions par le capital au niveau local et mondial, mais cette réorganisation qui s’accélère encore aujourd’hui ne résout rien, on le voit bien dans la désagrégation mondiale qu'elle entraîne et la nécessité d’une autre cohérence et réorganisation qu’elle réclame pour les peuples et la personne humaine en tant que productrice de l'humain, de ses besoins et des moyens de les satisfaire, en santé.

 

Pierre Assante 22 janvier 2015

 

Couverture et sommaire de cet ouvrage de 1972, témoignage historique d’une longue action contre la crise et pour les solutions, non « miraculeuses », mais en tendance, à sa résolution, « Ce que coûte le capitalisme à la société, Claude Quin, 1972 ». Et pour aujourd’hui l’on peut faire une petit tour sur le site d’Economie & Politique et les ouvrages présentés, que vous avez en permanence dans les liens de ce blog ainsi que de nombreux comptes-rendus d’ouvrages et reproductions d’article de la ComEco et de ses animateurs.

 

2 exemples parmi d'autres :

1972 : cliquer ici (3 pages)

2013 : cliquer ici

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 08:03

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ou cliquer sur la page ou le lien :

 

BOCCARA_HUMA_15.02.02.jpg

 

http://pierreassante.fr/dossier/BOCCARA_HUMA_15.02.02.jpg

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 06:49

BRODA_LA_MARSEILLAISE_EXTRAIT-150202.jpg

 

 

 

 

 

 

 

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 09:00

L'indifférence

Soigner les effets peut-il guérir les causes ?

Nous sommes, dans la pensée, dans un moment d'inversion totale des causes et des effets

 

Lisant les auteurs et journalistes "médiatiques", je me dis que décidément nous sommes, dans la pensée, dans un moment d'inversion totale des causes et des effets. Et l'abstraction numérique et sa conquête des espaces d'échange, n'est pas responsable de cette inversion, mais l'amplifie incroyablement.

 

Soigner les effets peut-il guérir les causes ? Cela y contribue ou plutôt cela peut conduire aux causes, à condition de ne pas s'arrêter en route...de la logique restreinte à la dialectique.

Pour moi il est évident que c'est sur l'échange A-M-A' (1) que repose essentiellement l'inversion, même s'il est évident pour moi aussi que l'observation "naturelle" conduit plus facilement aux effets qu'aux causes.

 

Soigner les effets peut-il guérir les causes ? C'est ce que font les mouvements et-ou partis ici et ailleurs dans le monde, qui contestent à divers degrés et dans divers champs, et même sur le "champ global", le système et ses effets. Mais nous sommes encore loin de traiter les causes convenablement, même de la part des communistes (ou du moins certains communistes) qui pourtant ne sont pas les moins bons en ce domaine.

Car il ne fait pas bon d'être « hors sujet du moment » vis à vis de camarades, pourtant excellents militants, qui prétendaient y être constamment, dans le sujet, confondant mise en commun de l'action et tirer dans le même sens pour être efficace d'une part, et agir en continuant d'observer pour comprendre notre action "en miroir", la complexifier opérationnellement et l'améliorer d'autre part...

 

« Faute » de ne pas se limiter aux effets, mais traiter les causes, à pour effet de s'en trouver relativement handicapé médiatiquement, ce qui n'est pas grave mais qui est dommage, et ne lève en rien l’utilité de la réflexion et de la recherche anticipatrices dans un processus humain en santé.

 

Après les Forum régionaux et mondiaux en lien avec la recherche et les luttes locales, la montée de mouvements pour un pouvoir anti-austérité (2) constitue sans doute une deuxième étape d’importance. Elle appelle à une autre « répartition des richesses » mais aussi à la question de fond qui permet la production des biens nécessaires à la vie humaine en processus : le travail, la production et sa désaliénation.

A l’objectif d’une démocratie du producteur, du « que, quoi, comment produire », répondent la question économique et la question ergologique (3).

 

Pierre Assante, Vendredi 30 janvier 2015

 

(1) Argent-Marchandise-Argent plus.

(2) Il ne s’agit pas seulement de la Grèce ou de l’Espagne. Si l’on croit cela c’est oublier par exemple et entre autres le rôle joué par le PCF, certains de ses animateurs, pour la constitution du Parti De la Gauche Européenne dont Syriza et Podemos font partie, entre autres, ainsi que l’effort de la commission économique du PCF (ComEco) pour travailler avec le mouvement populaire à des propositions économiques ouvrant la voie en santé à la question de la production, donc de l’emploi etc., et d’une autre organisation ergologique et politique du travail.

 

(3) Ergologie : rapidement, c’est la recherche consistant en l’observation et théorisation du travail, à la fois de la personne par elle-même et dans un collectif, de l’entité locale d’organisation de production au sens large (même si la production de bien dits matériels stricto sensu a son rôle de base de la production générale), et de la société (Activité Tripolaire, concept de synthèse du Professeur Yves Schwartz), pour libérer les forces productives en libérant la personne ; et créer les conditions de répondre aux besoins humains en complexification et en processus de travail de production, de l’auto-création de l’humain par lui-même.

 

Voir aussi le recueil "L'indifférence" sur ce blog sur le rapport entre le mode d'échange et les mentalités.

 

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 03:02

TEMPS REGIONS ATOSS

 

 

OUF !

 

Recueil de 9 articles sur le 7 janvier.  Pierre Assante, janvier 2015

 

 

1) ETRE SUR LE VIEUX PORT, SAMEDI 10 JANVIER 2015, 15 HEURES, AVEC CHARLIE HEBDO, SANS ÊTRE CHARLIE HEBDO. 

2) 11 JANVIER 2015 et l'histoire HuMAINE. 11 JANVIER 2015. CE QUE VOUS AVEZ PEU ENTENDU DANS LES MEDIAS. 

3) Wolinski, l'Humanité, années 1970. 

4) DIALECTIQUE, TERRORISME, DÉMOCRATIE VRAIE ET DÉMOCRATIE FORMELLE.

5) Après la tuerie et la manifestation de solidarité.La norme del’échange par le capital, la dénormalisation  de ce mode d’échange… ? L’instant devenir ? 

 6) Après le 11 janvier 2014 : FRANCE, EUROPE FEDERALE OU EUROPE CONFEDERALE ?Brève réflexion en marge des énormes rassemblements de solidarité des 10 et 11 janvier

 7) Production de normesJugement de valeur.

 8) OUF !

 9) Ne parlez plus de résurrection !

 

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 1

54b1598543ebaETRE SUR LE VIEUX PORT, SAMEDI 10 JANVIER 2015, 15 HEURES, AVEC CHARLIE HEBDO, SANS ÊTRE CHARLIE HEBDO.

 

En quelques mots, insuffisants pour entrer dans la compréhension d’un processus humain général et ses contradictions :

 

Oui, comme dans tout mouvement, il y a un double mouvement contradictoire.

 

Oui, il y a la volonté de se rassembler contre le terrorisme, pour une société qui règle ses différents par le débat et les décisions démocratiques, sans violences portant atteinte à l’intégrité de la personne.

 

Oui, il y a aussi la peur, dans toute analyse,  d’être assimilé à un soutien à la violence terroriste, ce qui empêche ou qui retient beaucoup de faire le lien entre l’injustice et la violence d’Etat (1)et des tas d’injustices et de violences dans le monde, que la cohérence d’un système violent utilise en développant une incohérence de la pensée à son profit de dominant.

 

Mais, René, comme tu dis, citant Aragon (2), dans ces mobilisations pacifiques, leur générosité et leur utilité, comme dans leur manipulations officielles, « Fou qui fait le délicat », car il y en a besoin de ce rassemblement, comme de la conscience des violences et des injustices des possédants qui suscitent dans les milieux sociaux les plus fragiles leurs « symétriques inhumains" en miroir.

 

Je serai donc sur le Vieux Port pour la paix et la solidarité, comme Wolinski ou Charb étaient pour la paix et la solidarité dans des dessins contre les injustices sociales, publiés, entre autres, dans l’Humanité.

 

Je serai donc sur le Vieux Port pour la paix et la solidarité et pas pour un soutien à une politique antisociale.

  

Pierrot, Samedi 10 janvier 2015

 

(1) Sur et contre la violence d'Etat, lire la magnifique autobiographie d'Angela Davis dont la lutte est exemplaire de responsabilité politique, entre autre exemple)

 

(2) http://merlerene.canalblog.com/archives/2015/01/10/31289225.html

 

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 2


11 JANVIER 2015 et l'histoire humaine.

11 JANVIER 2015. CE QUE VOUS AVEZ PEU ENTENDU DANS LES MEDIAS :

 

Voir ci-dessous un extrait de l’abécédaire de Charb, directeur de publication de Charlie hebdo, 1° juillet 2011.... 


.....Dans ce rassemblement de solidarité des habitants de ce pays, la France et de celle du monde, peut-il mûrir la construction d’une société plus juste, pacifique et prospère, d’une action humaine, massive, des peuples dans leur diversité, répondant aux besoins de développement de l’humanité, des biens matériels et moraux nécessaire à la vie. Je le crois.

 

11 janvier 2015

 

Extrait du texte de Charb :


CHARB JUILLET 2011

 

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3


Wolinski, l'Humanité, années 1970 :

 

De mémoire, le dessin de Wolinski représentait un président à la télévision disant à peu près ceci :

"J'appelle ceux qui ont un peu à s'allier avec ce qui ont tout contre ceux qui n'ont rien".

 

Voilà la claire lucidité d'un citoyen parmi d'autres qui s'inquiétait, avec humour, d'une politique d'inégalité et de ses effets sur la république et les libertés, la vie humaine à défendre.

 

Rendre un hommage à cet homme et à toutes les victimes de la parole libre, ici et partout est indispensable, de même que rendre hommage aux victimes de la lutte pour la liberté, l'égalité, la fraternité ici et dans le monde.

 

Défendre la vie, tout simplement !

 

Au-delà de l’émotion nécessaire, il y a les solutions à la crise à mettre en œuvre, face à la politique d'austérité, les solutions économiques en particulier, indispensables, dont il est débattu dans ce blog.

 

Jeudi 8 janvier 2015

 

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4

 


Copie de 10unnamedDIALECTIQUE, TERRORISME, DÉMOCRATIE VRAIE ET DÉMOCRATIE FORMELLE.

 

Pour résumer d’une façon ultra lapidaire ce qu’est la dialectique, c’est la capacité de voir les choses en mouvement, ou avec un mot un peu plus précis, en processus.

 

Il est clair que les « djihadistes radicaux» ou ceux qui les inspirent et qu’ils suivent, ne voyaient pas les choses en mouvement, puisqu’en s’attaquant ainsi à Charlie Hebdo, ils ont fait le contraire de ce qu’ils voulaient faire, c’est à dire la plus la plus formidable promotion de Charlie Hebdo qu’on pouvait faire…

 

Il est clair que les « démocrates radicaux formels » ou ceux qui les inspirent et qu’ils suivent, ne voyaient pas les choses en mouvement, puisqu’en prônant l’appel à la guerre, chefs d’orchestre gouvernementaux en tête, contre les gouvernants de la Libye, de la Syrie, etc. ou en ouvrant des contre-feux aux révolutions dites arabes, et leurs espérances, ils ont ouvert la porte aux contras islamistes terroristes, là-bas et aujourd’hui ici…

 

La dialectique est la plus puissante arme contre toute régression économique, politique, sociale, culturelle et pour la paix et le développement humain.

 

Mais elle ne nait pas toute seule dans la tête des jeunes et des vieux. Comme tout savoir, elle a besoin de transmission sociale.

 

C’est ce que faisait par exemple Georges Politzer, le fusillé des Nazi, ce que ne plus faire librement l’école, et ce qu’ont étouffé 70 ans de société marchande, son mode d’échange "argent marchandise argent plus" à son paroxysme final, et ce que ne font plus suffisamment non plus les forces de transformations auxquelles j’adhère.

 

Se poser la question, n’est-ce pas y répondre ?

 

Un des maîtres d’école de mon père, dans le Panier à Marseille, avait composé et appris à ses élèves, tout de suite après la guerre de 1914-1918, une chanson qui disait : «  Notre plume nous sert d’épée et plus tard ce sera notre outil…Soyons les soldats de l’idée et non plus les guerriers à venir… ».

 

Certes la question de la crise économique demande dans cet effort de réflexion, des connaissances économiques qui nous font défaut et qui sont devenues dans champ de bataille de la crise qui s’accentue chaque jour et menace notre processus d’humanisation, l’outil en dernière instance parmi tous les savoirs et activités à développer.

 

Une révolution, de nos jours, c’est une démocratie de l’homme producteur, une démocratie du « que, quoi, comment produire » * les biens nécessaires à notre vie.

 

Lundi 12 janvier 2015

 

* Je crois aussi qu'il ne faut pas confondre fascisme et barbarie, confusion très entretenue ces derniers temps. Simone Weil a, je crois,  une excellente définition et comparaison des deux choses. Pour ma part j'ai donné ma petite analyse sur le fascisme dans ce blog, partant de la réalité des forces productives et de leur relations avec les mentalités, non automatiques et diverses, évidemment.

** Terme utilisé par Enrico Berlinguer en 1971.

 

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5


 

 Après la tuerie et la manifestation de solidarité.

La norme de l’échange par le capital, la dénormalisation  de ce mode d’échange… ?

L’instant devenir ?

 Normes et représentations.

Adaptation-déadaptation-réadaptation au processus des besoins humains solidaires.

 

L’instant devenir

 

Wolinski qui en s’écroulant voit s’écrouler le plaisir de la bonne bouffe, de l’amour, de la solidarité humaine, « je crois que je suis cuit ». Le tireur qui se voit se réaliser l’instant devenir du héros vengeur du film à l’américaine sans comprendre qu’il fait la plus grande promotion possible de ce qu’il hait et la poursuite des aliénations inconscientes qu’il subit.

 

L’instant devenir. Les pleurs de désespoir de ce que devient le monde dans cet instant de tuerie de ce qu’il aime dans l’humanité telle qu’elle s’exprime avec Charlie, ses outrances, son besoin de rationnel et de déconnage.

 

La dénormalisation malade d’une normalisation qui produit des cités à 50% de chômeurs et le dealer qui nourrit plusieurs familles et se prend en fin de compte pour un caïd et dont cela devient pour lui la norme, kalachnikov incluse.

 

La volonté de dire « je veux vivre libre et solidaire » par millions, en voyant ou sans voir toutes les solidarités et insolidarités liées à notre vie quotidienne, ici et dans le monde, pour la maintenir plus ou moins égoïstement, plus ou moins généreusement « en l’état », en équilibre alors que l’équilibre est la négation du mouvement, qu’un trop grand déséquilibre c’est la chute et que le déséquilibre relatif et la tendance, seulement la tendance  à l’équilibre et le mouvement qu’elle entraîne c’est la vie.

 

L’instant devenir. Et maintenant ? Se retrouve-on dans l’impuissance ou pouvons-nous faire de notre rassemblement une force de transformation en santé et non une allégeance aux normes de soumission, d’inégalité, d’injustice ?

 

Instant devenir. En me levant chaque matin pour travailler, puis-je un jour ne plus être un pion dans la machine à produire, devenir un citoyen d’une démocratie du « que quoi comment produire » ? Biens « matériels et moraux »…Biens « matériels » base d’appui des biens « moraux » et des services…Transformation du mode de croissance, besoins d’une autre croissance.

 

La norme de l’échange par le capital, la dénormalisation  de ce mode d’échange et le contrôle des moyens d’investir en santé, des banques,  en fonction des besoins de développement humain et non du processus « argent-marchandise-argent plus » : normalisation-dénormalisation-renormalisation possible ou pas dans cet instant devenir de la fusillade et de la manifestation par millions ?

 

Besoin d’un interprète collectif conscient d’un processus inconscient ? Besoins d’une vision en miroir de nos propres gestes ?

 

Besoin de volonté dans la nécessite. Besoins d’une relation entre désirs et besoins collectifs de développement de l’humain. Besoins d’être la conscience en processus de la nature sur elle-même.

 

Mercredi 14 janvier 2015

  

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6

 Après le 11 janvier 2014 : FRANCE, EUROPE FEDERALE OU EUROPE CONFEDERALE ?

Brève réflexion en marge des énormes rassemblements de solidarité des 10 et 11 janvier

 

Ces rassemblements et leur ton ont fait la preuve que parmi les identités, les diverses entités auxquelles nous appartenons les uns et les autres, au titre légal de la nationalité ou au titre d’habitant et de salarié etc., l’entité France est fortement ressentie.

Forces centrifuges et forces centripètes d’appartenance en fonction des besoins humains qui y sont liés, et des capacités des entités à y répondre posent cette question :

 

Une Europe fédérale répond-t-elle aux anciennes structures fortement ancrées dans la vie économique, politique et culturelles des diverses nations formant l’Union Européenne ?

 

L’Union Européenne  peut-elle former un ensemble régional pertinent à l’échelle mondiale ?

 

A la première question je crois pouvoir répondre NON…

 

A la deuxième question je crois pouvoir répondre OUI…

 

Cela veut dire qu’au titre de ma conviction propre comme de l’organisation politique à laquelle j’adhère, la construction d’une Europe CONFEDERALE, c'est-à-dire ou les nations qui la composent conservent une autonomie dans une cohérence générale correspond à la fois

 

-  à la réalité de l’économie mondiale.

-  à la réalité des ensembles humains constitués dans leur état historique du moment long.

-   Au processus possible d’unification dans la diversification du processus de développement de l’humanité.

 

Si le monde actuel peut difficilement supporter un taux de chômage tendant à écarter 1 salariés sur 3 producteurs potentiels, la modernisation des techniques tendant à rendre dans quelques décennies au plus tard, « inutiles » 9 salariés sur 10 dans les mêmes conditions de temps de travail et d’organisation du travail actuels, deviendrait impossible, et impliquerait un écroulement de la cohérence sociale déjà bien menacée aujourd’hui.

 

L’Europe confédérale, dans son processus de vieille tradition peut promouvoir, partant des conquêtes sociales nationales, un autre type de développement que celui issu d’une construction sociale capitaliste dans les normes d’une nation neuve, les Etats Uns, dépassant les normes anciennes et les ignorants d’une façon mortifère dans son processus. C’est d’ailleurs le lot de toute « constructions sans passé », quelles que soient leurs potentialités à venir et leur rôle dans la modernisation nécessaire du monde.

 

Mais ce processus de mondialisation-modernalisation cohérente, poursuivant un processus humain sans rupture-destruction irrémédiable peut venir de partout, dans notre économie mondialisée.

 

Les canuts « qui allaient tout nus » alors qu’ « ils tissaient pour les grands de la terre chasubles d’or et manteaux en sautoir »  nous ont appris que « nous tisserons le linceul du vieux monde » et que « notre règne arrivera quand votre règne finira », c'est-à-dire quand les techniques et institutions politiques seront mises au service de tous et non de privilégiés….plutôt que de casser les nouveaux métiers à tisser…

 

14 janvier 2015

 

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 7

 

Humanisation, économie et sexualité, histoire réelle et représentation de l’histoire.

Production de normes.

Jugement de valeur.

Le ien et le mal.

 

 Sexualité

 

Dans le sado masochisme, il y a le paroxysme de la possession et de l’abandon sexuels du corps dans la jouissance sexuelle, de son origine biologique support de son développement culturel.

 

Considérer la chose comme marginale, c’est mutiler le lien entre constitution biologique et culturelle de l’humain ; au même titre que de ne pas mettre le travail, son évolution et sa complexification au centre de la formation de la pensée son évolution et sa complexification, est antihistorique, et brouille la vision de ce qui en retour de miroir nous permet d’être humain.

 

Economie

 

Le « bien » et le « mal » ne sont pas des choses en soi figées, mais des mouvements micro et macro dans l’histoire.

 

Dans le processus d’humanisation, de construction d’une société humaine, ils sont l’usage des normes antécédentes de la production antécédente d’une part et de l’utopie opérationnelle en construction de la production future d’autre part, en « fonctions autonomes » pourtant « simultanées ».

 

Il y a peut-être dans la « déconstruction » à la Derrida quelque chose de non accompli à la manière d’Onfray, c'est-à-dire quelque chose d’une négation sans résolution positive des contradictions dans le mouvement et l’unité des forces contraires qui l’animent ; négation qui conduit peut-être plus à la déstructuration à laquelle nous assistons de façon flagrante aujourd’hui qu’à la restructuration libérée, avec le « minimum » d’entrave, le minimum de contraintes naturelles et sociales.

 

En ce sens, il faudrait bien se représenter dans un même mouvement de forces contraires, le rôle producteur des crimes (ne pas inverser, mais mettre dans les deux sens ce en quoi le crime produit, au sens de la production humaine des biens et ce que la production des biens produit de crimes. Ca va comme ça ?), « du mal », de la maladie de la production, et du « bien », de la santé de la production tendant à l’humanisation considérée « pure », « directe », c'est-à-dire de la vie de la conscience de la nature sur elle-même.

 

Mais cette vision de chemin « pur », « direct », est une résurrection permanente de la vision religieuse. En quoi, elle ressuscite paradoxalement et contradictoirement l’opposition et le frein à sa motivation choisie : le chemin « le plus court » au progrès « matériel et moral ».

 

Il y a donc, contradictoirement, « du bien » et « du mal » dans la « sainteté » prise au sens large comme au sens étroit, ce qui peut conduire au moralisme stérile et réactionnaire, donc au « mal » en tant que production de normes relativement figées, frein au désir de sainteté positive.

 

La vision de chemin « pur », « direct », est le versant opposé de la même tendance à réduire le mouvement producteur, à réduire le mouvement créateur d’humanité, d’humanisation.

 

Dichotomie

 

Séparer économie et sexualité est un mouvement de la pensée qui transforme une vision concrète et la transforme en vision abstraite abstraite (doublé volontaire), qui fait du corps et du travail deux entités sans lien, donc plus qu’autonome alors qu’ils sont une unité parfaite (dire « unité parfaite » est une tautologie).

 

L’autonomie des mouvements entre eux (et non leur indépendance) est une réalité sans conteste possible pour moi, qui ne nie en rien l’unité du mouvement, celui du corps et de la pensée (La séparation des deux termes, reflet de leur séparation dans notre représentation est courante mais insensée), l’unité du corps-soi, ni ne nie l’unité de mouvement de la nature et des autonomies de mouvement, sur laquelle la physique, entre autre, recherche les solutions à ses limites et à son horizon en marche infinie, flèche et concentration du temps : autonomie et unité des actions et interaction des forces, des énergies du moment de leur existence.

 


SCHWARTZ 1988Jugement de valeur.

 

Il n’y a jugement de valeur qu’en fonction d’une production. Jugement de valeur d’échange marchand et jugement de valeur d’usage « matériel et moral dans leur unité » s’entremêlent dans notre vision, dans les rapports sociaux et dans la production humaine, dans la pratique humaine, l’activité.

 

Le jugement de valeur est inséparable de la constitution d’une entité humaine, de ses constituants c'est-à-dire de ses diverses et multiple entités, et des personnes qui les constituent. Jugements de valeurs dichotomisés existent certes, mais affaiblissent le mouvement de la pensée, la conscience de la nature sur elle-même que constituent l’humanité et les individus qui la constituent en autonomie et en unité, en croissance et transformation générationnelle.

 

Un jugement de valeur « éclaté » c’est en quelque sorte une force relativement in-opérationnelle,  relativement à contre sens du mouvement du progrès humain, c'est-à-dire relativement à contre sens de la qualité de sa croissance, au profit « malsain » d’une quantité malade de normes antécédentes en obsolescence, d’une quantité dont la croissance ne recherche pas une autre qualité de croissance.

 

Un effort permanent de constituer une unité du jugement de valeur dans l’unité des jugements de valeurs, c’est agrandir le miroir de nos actes qui nous permet d’être humains.

 

17 janvier 2015

 

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8


OUF !

 

ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf

 

La plus grande atteinte au droit d'expression est le silence sélectif de médias dominants, dominants au même titre que la classe dominante qui  exige l’autocensure à qui veut s'assurer de beaux jours dans un système en crise, inefficace et injuste.

 

16 janvier 2015

 

« J’aimerais beaucoup partager ce que je vois, mais je le vois seulement parce que ça m’a coûté de le voir, et ce coût, il faut que les autres en fassent l’expérience. Le chemin est à faire pour chacun. Malheureusement, on ne peut amener l’autre à un degré de plus de vérité s’il n’en a pas déjà le pressentiment »…

…Ce qui est dit n’est jamais entendu tel que c’est dit : une fois que l’on s’est persuadé de cela, on peut aller en paix dans le monde…..

 « L’éloignement du monde », Christian Bobin

 

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  9

Ne parlez plus de résurrection !

 

2014 01 28 002Parler de résurrection c’est parler de la mort de la personne comme une fin de sa trace dans la nature, et gommer la continuité humaine.

 

Parler de résurrection, c’est vouloir la survie, l’éternité d’une entité constituée par un seul individu ; c’est résumer la nature à soi-même, un soi-même finalement bien pauvre, qui ne contiendrait que cette part infime de la conscience, dans un temps donné et un espace donné étroits, limité à soi.

 

C’est ainsi ignorer la non-existence, l’impossibilité de l’existence de l’individu isolé du processus global de l’humanité et c’est réduire la vision de l’individu sur lui-même et appauvrir en conséquence l’unité originale qu’il constitue dans la part de temps et d’espace.

 

La mort d’un individu ce n’est pas seulement une trace laissée de sa part de temps et d’espace, c’est une globalité dans la globalité du temps et de l’espace de l’humanité, et l’on peut reprendre dans le même sens cette vision de globalité du temps et de l’espace de l’homme individu pour l’humanité elle-même dans la nature et leur unité commune.

 

La douleur instinctive de la mort, douleur qu’induit le nécessaire instinct de lutte pour la vie, nécessaire à tout développement, nous voile nos capacités à un bonheur plus grand, à une jouissance de la vie plus grande, à une étroite solidarité humaine objective et subjective, si tant que la constitution biologique d’une personne, support de son développement, lui permette une vie humaine dans une société possédant elle aussi une santé suffisante.

 

Le respect de la vie et du handicap vont de pair avec une liberté qui ne soit pas limitée à soi-même, limitation à laquelle une classe sociale dominante aspire et qui nie et limite le processus de conscience de la nature sur elle-même que constitue l’homme.

 

Qu’on ne confonde pas l’idéologie nazie eugéniste et la liberté de l’avortement, ce sont deux choses totalement incomparables, sans comparaison possible, mais qu’on crée les conditions d’un développement de la société vers une qualité qui dépassera cette contradiction, qui permettra la résolution de la contradiction élitiste attachée à l’existence de classe dominante et de classe dominée.

 

En commençant pas pouvoir investir, « matériellement et moralement » dans la vie et plus dans le profit dont la résurrection pour soi est l’image et le symbole.

 

D’ailleurs je ne crois pas que le christianisme original concevait ainsi la résurrection, sinon comme allégorie, comme métaphore, comme de la continuité de l’humain et contre la peur et l’égoïsme que la mort suscite dans le cadre d’une société malade d’une solidarité malade.

 

Les rois antiques imaginaient leur survivance en tant que celle du peuple, mais société de classe oblige, ils la concevaient plus pour eux que pour les autres individus. Ce plus de la domination, c’est bien cela qu’il faut dépasser et le dépasser cela s’appelle « Liberté, Egalité, Fraternité » non en parole mais en réalité et porte aussi le nom de communisme.

 

19 janvier 2015

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 15:50

Article publié une première fois sur ce blog le Vendredi 23 janvier 2015

 

BCE_15.01.23-01.jpg

 

L'humanité, 23 janvier 2015.

 

 

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 12:06

PASTRE 2014 11 03 004La crise de la répartition, c'est la crise de la production et de son mode,

CRISE DE LA PRODUCTION ! ET RIEN D'AUTRE.

 

L'apparence des choses est trompeuse.

Et nous sommes trompés par nos sens.

Pour deux raisons.

Une raison naturelle : les conséquences, dans le mouvement qui se présente à notre observation, sont plus évidentes que les causes.

Les causes sont « lointaines », ce sont les conséquences qui sont immédiatement apparentes à notre vue, à nos sens, à nos sentiments ;

Une raison sociale : résoudre nos besoins quotidiens passe par l'échange. Cet échange est déterminé par la marchandise. Et la marchandise par l'argent.

La substitution du besoin et du désir par la quantité de valeur inverse les rapports sociaux et l'inversion des rapports sociaux entraîne l'inversion de la représentation que nous nous faisons de la réalité.

Pour le militant, c'est à dire celui qui recherche les solutions à la question sociale, cela fait des partis une pépinière de petits Proudhon et de petits Lassalle, non de synthèse mais « d'erreur composée ».

Un exemple « mécaniste », une métaphore, pour donner une idée de l'inversion des causes et des effets : un moteur est « mort ». Il est usé.

La cause est l'USURE. NON ! La cause est le mouvement de chaque instant qui a entraîné l'usure. L'usure qui est une réalité apparaît comme une cause alors qu'elle est un effet, une conséquence du mouvement. C'est dans le mouvement, son observation, son étude, que l'on peut dominer la question de l'usure et à quel moment on peut encore « réparer » et à quel moment « remplacer ».

Mais une société ne se répare ni se remplace comme un moteur. Elle est une construction continue parce qu'elle est une « construction BIOLOGIQUE » et une « construction pensante ». C'est-à-dire que l'humain s'auto-crée et s'auto-transforme.

La crise n'est pas « financière ». C'est une crise de la PRODUCTION. Nous inversons causes et effets en croyant le contraire. Les « lois d'usure du capital » sont contenues dans « Le Capital » de Marx qui a pu observer dans des conditions meilleures que nous ces lois. Conditions meilleures pour plusieurs raisons : proximité de leur formation, « virginité » de l'observation. « L'état de besoin » des théoriciens dominants les rend soumis au capital. Ils sont de plus au même titre que chaque humain soumis à cette « inversion des sens ».

La représentation de la société à partir du mouvement de consommation coupé de la production est significative. Cette inversion s'étend à tous les domaines. La représentation des institutions prend le pas sur celui de la production. Dans les esprits, ce n'est plus la production qui détermine les institutions mais le contraire. Tout est imaginé comme si toutes les activités humaines étaient indépendantes de la production, comme si elles étaient des fonctions indépendantes de la fonction générale de production. Comme si production de symbole était indépendante de production dite « matérielle », comme si la production de symboles n'était pas une fonction de la fonction générale de production. Et le dogmatisme de la production qui a marqué le mouvement ouvrier n'est que le reflet inversé de cette même dichotomie.

La « métamorphose » du parti, sa « mutation » est du même ordre. Elle tente de répondre au dogmatisme par un retour à l'inversion commune, dominante.

Je ne vais pas ré-écrire ici « l'introduction à la critique de l'économie politique » de 1857 et encore moins « Le Capital ». Je veux simplement décrire l'état de confusion du mouvement du salariat, du mouvement des producteurs stricto sensu et du mouvement populaire en général. Tout peut naître de cet état de confusion. Mais cet état de confusion n'est pas sans danger évidemment, d'autant plus que les moyens d'auto-destruction de l'humanité sont devenus terrifiants tant sur le plan de l'organisation sociale que sur ses capacités de destruction physique.

Evidemment, il y a un rapport dialectique entre toutes les fonctions de la société, toutes les activités. Mais la reproduction élargie de l'humanité ne peut se faire que par la fonction globale de production , la production dite « matérielle » étant à la fois « au centre » et « à la périphérie » , le « témoin » et le « moteur » . La « fonction symbolique » est dans la « fonction de production d'objets ».

La hiérarchie entre « le symbolisme » et le « matériel » est une fonction elle-même. Elle découle de la division sociale du travail elle-même sous-tendue par l'accumulation privée des richesses, par la propriété privée des moyens de production.

Le mode de production et d'échange est un mouvement. Il est l'existence même de la société humaine. Il ne peut subir ni de métamorphose ni de mutation génétique. Pas plus que les éléments qui le composent, partis compris.

Chaque élément est en rapport dialectique avec les autres, chaque « fonction » avec les autres, entre elles, et toutes avec la « fonction » globale. Cette présentation des fonctions elles-mêmes est une abstraction nécessaire à la pédagogie mais en tant qu'abstraction, une simple vue de l'esprit ne représentant pas une réalité autre que cette représentation. Elle est utile et fait partie de la « production symbolique » indispensable à la « production matérielle ».

Il y a quelque chose non d'inhumain (l'inhumain étant dans l'humain) mais d'indécent chez les nantis de la production symbolique.

Résoudre la question de la répartition des richesses, c'est d'abord résoudre la crise de la production. J'ai tenté d'expliquer, avec et après d'autres, en quoi consiste cette crise dans « Métamorphose du travail 3 ». Il y a dans le « cri » lancé sur la répartition des richesses, l'ignorance de la création des richesses, des lois qui de moteur du développement des forces productives ont fait du capitalisme un frein au développement des forces productives , tant en quantité qu'en qualité .

La confusion entretenue soit dans la sous-estimation de la classe ouvrière dans le salariat soit dans sa sur-estimation est du même ordre. Il n'y a pas uniformité dans le salariat, pas plus que dans toute chose, et toute chose de la vie humaine. Il y a une fonction globale et des fonctions sans existence indépendante. Toutes dépendent l'une de l'autre, sont l'une dans l'autre. Mais une chose est tangible si on veut bien la toucher, c'est le rôle de la marchandise en tant qu'objet fabriqué, en tant que valeur d'échange marchande en système capitaliste.

Contourner cette réalité, c'est s'allier objectivement au capital, renoncer au mouvement qui abolit l'état actuel des choses du système capitaliste. C'est reconstituer sans cesse le programme de Gotha qui a paralysé le mouvement du prolétariat, même si le prolétariat a trouvé des chemins indépendamment de ce programme. C'est être des Lassalle et des Proudhon, faire des erreurs composées impuissantes et non des synthèses opérationnelles.

Libérer le travail. Rendre une cohérence à l'activité de la personne en la libérant non des nécessités mais des contraintes sociales de classe par une cohérence globale de l'activité humaine, dans sa multiplicité et sa diversité -diversité multiple-. Abolir le salariat et la domination sexiste, les divisions sociales du travail. Abolir la mesure quantitative de l'échange au profit du besoin. Repérer les « finalités en mouvement ». Humaniser la nature, naturaliser l'humain. Libérer le mouvement de prise de conscience de la nature sur elle-même qu'est l'humanité.

Les droits de l'homme, ce n'est pas seulement le type de rapports qu’on a avec les autres ou que l’on aimerait que les autres aient avec soi. Les droits de l'homme c'est la capacité d'agir librement ensemble, de contribuer librement à l'activité humaine. Avoir ce droit c'est avoir tous les autres, droit un et indivisible. Idéal démocratique d'une révolution bourgeoise qui s'est brisé sur la propriété en niant l'usage. L'usage élargi à la richesse pour tous. Le mouvement ouvrier a élargi relativement cette possibilité en rétablissant partiellement des droits indépendamment des inégalités naturelles comme la maladie, avec la sécurité sociale, par exemple.

Dans d'autres domaines aussi. Mais aucune de ces avancées n'est allée jusqu'à la démocratie du travail, celle qui rejette la domination du « que produire et comment produire », domination liée à la propriété privée et au salariat.

La démocratie est liée non seulement aux institutions, mais au travail et à la production, et le mode de production détermine le type d'institution. Si le domaine d'activité est privé, aux mains d'intérêts privés, la démocratie ne peut être que tronquée, limitée, sujette à reculs à tout instant. Dans chaque recul il y a aggravation de la crise de la production.

La démocratie est née de la Cité, la mondialisation méditerranéenne, l'artisanat. L'artisanat est une forme supérieure d'alliance du cerveau et de la main. Le mode de production athénien antique a porté une classe marchande dominante avec des alliés historiques. La révolution française de même. Dans les deux, les travailleurs des techniques artisanales jouent un rôle-clef. Dans les deux le lien entre le travail, la démocratie, les techniques de production est évident. Dans la révolution française, la fédération nationale des cités va donner à la prise de pouvoir révolutionnaire un marché national.

Le rôle des techniques informationnelles, qui n'élimine pas les autres mais les domine, la dissolution relative des marchés nationaux au profit d'une féodalité industrialo-financière mondialisée, la transformation du salariat qui en découle, doivent donner des formes nouvelles aux droits de l'homme, les rapprochant de droits véritablement universels, celui de la démocratie de la production, le communisme qui ne sera toutefois qu'une finitude en mouvement illimité.

Une réflexion pour une nouvelle organisation du travail, une cohérence entre la personne et l'activité globale de production, et l'activité globale de production doit passer par une réflexion sur l'artisanat. Il ne s'agit pas de nier l'industrialisation et sa forme informatisée mais de lui donner une qualité nouvelle dans ce rapport entre l'homme et la nature, l'artisanat étant un « modèle » instructif.

 

Pierre Assante. Le 10 décembre 2008.

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 20:38

tsipras 2 0

Grèce : «  la victoire de Syriza ouvre la voie au changement en Europe »

 

Avec la victoire de Syriza, le peuple grec vient

de retrouver sa dignité et d'écrire une

page historique. Déjouant toutes les pressions,

les menaces et les tentatives de

divisions, les Grecs se sont exprimés avec force

pour affirmer leur souveraineté et

montrer qu'il existe une autre voie en Europe que celle de la dictature des marchés et de

l'austérité. Ils ont affirmé leur refus de l'extrême droite xénophobe et raciste, ils ont

affirmé leur volonté d'une Grèce de justice sociale et de solidarité.


La participation de 75 % et le score de Syriza, entre 37 et 39 % à cette heure, montrent

un choix clair pour le pays et pour l'Europe.

La victoire de Syriza ouvre la voie du changement en Europe. François Hollande a raté le

rendez-vous de l'histoire d'une réorientation de

mikis-theodorakis-manolis-glezos

 la construction européenne en 2012 ;

l'espoir désormais vient d'Athènes.

Le Parti communiste français appelle le peuple

français et tous les Européens à soutenir

le peuple grec et son gouvernement, et à se

saisir de ce moment pour porter des

solutions alternatives aux politiques nationales

austéritaires et à la construction

européenne actuelle.


En France, c'est possible aussi. Toutes les

forces anti austérité de gauche et écologiste

doivent se rassembler pour construire une alternative politique sociale et écologique

dans notre pays.


Pierre LAURENTPierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, président

du Parti de la gauche européenne


Dimanche 25 janvier 2015 à 19h40

 

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Note du blogueur : Syriza fait parti du PGE et a soutenu le programme économique proposé par le

PCF lors du Congrès du PGE. Voir l'article de Boccara, Dimicoli et Durand sur la BCE sur ce blog qui

les expose, et sur ce lien :

 

http://pierreassante.fr/dossier/BCE_15.01.23.pdf

 

 Les illustrations :

La deuxième : Manolis Glezos (qui a arraché le drapeau nazi de l'acropole sous l'occupation) et Mikis Théodorakis (Compositeur et militant emprisonné par les colonels) lors d'une manifestation avec Syriza.

La première : A.Tsipras, P. Laurent et des représentantes européennes (dont je n'ai pas le nom, mais une est  responsable politique en Espagne) au congrès du PCF.

 

 

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flyer meeting 26 01 2015 p1

 

        ET à Marseille →:

 

 

 

 

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 08:56

DURAND DENISDenis Durand : "La BCE a besoin de trois vrais changements"

Entretien avec l'économiste, secrétaire général de la CGT de la Banque de France et membre du PCF, Denis Durand qui revient sur l’enjeu d’une autre politique monétaire. 

La Banque centrale européenne (BCE) devrait annoncer aujourd’hui qu’elle se lance dans des rachats de dettes publiques. Comment accueillez-vous cette nouvelle ?

Denis Durand Je pense que c’est un événement important pour au moins deux raisons. La première est qu’il faut à tout prix que la BCE fasse quelque chose : la zone euro est au bord de la déflation et le FMI a encore révisé à la baisse ses prévisions de croissance (à 1,2 % – NDLR), alors qu’elles étaient déjà faibles. Ensuite, il y a une pression qui monte pour demander un changement radical de la politique monétaire. La poussée électorale de Syriza en Grèce traduit ce besoin. Mais il faut être conscient que ce ne sera pas suffisant pour combattre la déflation, car la BCE veut bien tout changer, à condition que cela favorise les marchés financiers. C’est pour cela que ses mesures ne marcheront pas. Elle va inonder le marché de liquidités, il en fera ce qu’il veut et spéculera avec, ce qui risque de nous mener à une nouvelle crise et de prolonger l’appauvrissement de l’Europe en cours. Dans le même temps, les dirigeants européens comptent poursuivre dans la voie de l’austérité. La précarisation de l’emploi et les pressions sur le pouvoir d’achat continueront de peser sur l’inflation.

Que devrait alors faire la BCE ?

Denis Durand Il faut qu’elle renverse ses objectifs. Elle doit favoriser le renforcement des services publics plutôt que les intérêts des marchés financiers. Pour cela, la BCE doit procéder à trois changements. D’abord, elle doit racheter massivement des dettes publiques par création monétaire pour les faire fondre. Il faudrait se servir de cette monnaie pour soutenir les services publics et pas pour renforcer la rentabilité du capital. En prêtant à un taux d’intérêt à 0 %, la charge de la dette – qui représente en France une somme équivalente au budget de l’éducation nationale – diminuerait, ce qui aiderait les États à sortir de la tutelle des marchés financiers. Deuxièmement, la BCE doit prêter en priorité aux banques qui financent des projets utiles au développement de l’emploi, à la création de richesses ou au renforcement de la protection de l’environnement et à la transition énergétique, plutôt qu’à celles qui recherchent la rentabilité. La BCE pourrait refuser de prêter aux banques qui spéculent ou sinon pratiquer leur imposer des taux dissuasifs. Pour finir, il faut développer de nouveaux moyens pour financer les services publics, dont nombre de pays comme la France ou la Grèce ont besoin. Pour cela, depuis des années, le PCF, le Front de gauche, ou Syriza proposent la création d’un fonds de développement économique, social et écologique européen. Ce dernier subventionnerait les services publics. Il serait financé par la BCE, qui prêterait directement à ce fonds à des taux d’intérêt nuls, ce qui n’est pas contraire aux traités européens.

Le prochain gouvernement grec risque d’avoir de forts besoins de financement. Est-ce que cette mesure sera suffisante ?

Denis Durand Non, la Grèce a besoin des trois mesures que j’ai décrites précédemment. C’est un combat qui nous engage tous, pas seulement à l’échelle européenne, mais également à l’échelle mondiale. Car l’enjeu est de sortir de l’emprise des marchés financiers et du pouvoir du dollar américain. C’est en réalité une lutte des classes, car une minorité accapare de plus en plus de richesses.

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR KEVIN BOUCAUD
JEUDI, 22 JANVIER, 2015
L'HUMANITÉ

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 06:04

Après le 11 septembre 2001, questions posées.

 

Après le 7 janvier 2015, questions reposées.


Copie de 100 1686Construction du devenir

Epître aux citoyens

ESSAI, OCTOBRE 2001

 

à René Merle

 

…et si la dialectique doit finir  par « rentrer dans les têtes », c’est bien parce qu’elle se manifeste, aussi et avant tout, en tant que mouvement objectif, entraînante comme l’histoire et instructive comme un fait.

 (Marx, une critique de la philosophie)

 Isabelle Garo.

 

Le nettoyage philosophique de la religion catholique n’a jamais été fait. Pour le faire, il faudrait être dedans et dehors », « l’attention absolument sans mélange est prière »

 (La pesanteur et la grâce)

 Simone Weil

 

On ne répond à une crise de civilisation que par une refondation de civilisation. Et ça passe par les IDEES de refondation de civilisation.

Les citoyens sont moins absurdes que les raisonnements politiques qu’on fait sur eux.

Ils s’abstiennent, se « désintéressent » de la démocratie parce que leur intuition leur dit que la « solution » n’est pas dans les débats politiques sectoriels, qu’ils voient comme des matchs de boxe, qu’ils soient de gauche ou d’extrême droite.

Les mesures sociales que nous proposons, fondamentales, seront entendues dans la mesure où elles s’insèrent dans une visée qui les rendent lisibles. Elles sont un peu mieux perçues exprimées pas les syndicats qui n’ont pas atteint de même degré d’usure que les formations politiques.

Dans le débat sur la « mondialisation » se développe l’idée d’une refondation de civilisation, c’est ce qui en fait son succès. Mais ce débat tournera court si cette refondation, est seulement la refondation économique et non surtout la refondation philosophique.

P.A. 20.02.02

 

Introduction

 

Questionner, c’est déjà répondre, car dans la question, il y a l’intuition et la connaissance.

 

Et répondre c’est déjà dogmatiser. Mais la réponse, il la faut, et nous allons y travailler.

 

Si nous devons rebâtir l’ensemble, (pour les réponses), nous dirons ce qui nous semble le plus important : l’alliance de l’instant infini et de l’instant devenir.

 

Cette  alliance dépasse le concept de dieu et dépasse le concept matérialiste « traditionnels ».

 

C’est un concept d’humanisme marxiste, car nous ne partageons pas l’idée d’anti-humanisme théorique,  celui-ci nous semblant un concept de passage nécessaire de l’humanisme idéaliste à l’humanisme marxiste.

 

De plus, tant que l’anti-humanisme théorique n’est pas dépassé, il peut être plus dangereux que l’humanisme idéaliste.

 

Origine et développement du monothéisme. Du surproduit à la société de classe. Monarchie, patriarcat, société marchande et démocratie restreinte.

 

Le monothéisme se développe dans les même conditions générales que la monarchie. Ils sont issus tous deux de l’éloignement du pouvoir par rapport à la population, au groupe d’individu. Sa représentation devient abstraite, le mythe du chef s’identifie au mythe du père de la société patriarcale.

La société patriarcale elle-même répondra aux besoins du moment en matière d’organisation de la production et à l’intérieur de la production, de l’organisation militaire etc.

Le surproduit permet ces phénomènes sociaux. L’appropriation de cette production supplémentaire au besoin de survie d’un individu va dégager les moyens pour qu’un groupe restreint se constitue en classe privilégiée, que de superstructures instituant et perpétuant leur domination naissent.

Les opinions divergent sur le fondement de la religion. Mais la nouvelle organisation sociale crée les conditions pour qu’un monothéisme existe. Sur les fondements nous y reviendrons.

Le chef de clan est devenu un exécuteur des ordres venus « d’en haut ». Le surproduit permet l’accumulation, l’échange marchand peut se développer. En fonction d’autres données, la société marchande et esclavagiste pourra passer de la monarchie à la démocratie restreinte, celle d’un groupe privilégié.

 

Monothéisme et organisation sociale (matérielle et spirituelle).

 

Outre les conditions générales, des sous-conditions peuvent faciliter la naissance et le développement du monothéisme. La société israélite réunit certaines conditions particulières. Ont-elles été déterminantes ? Peuples de pasteurs puis aussi d’agriculteurs, ils ont subi diverses influences. Influences phénicienne, égyptienne, syrienne, arabe …Ils connaissent une évolution de leur organisation sociale à travers l’institution de royaumes instables. Leur puissance ne s’établit jamais durablement, ni leur unité.

 Mais au moment de leur unité, ils réunissent l’expérience de la monarchique et militaire de l’Egypte, ils sont libérés en partie des cultes polythéistes qui pour eux n’ont pas les structures de la stabilité qui peut exister ailleurs.

La défense de la communauté va donc pouvoir se concrétiser autour d’un seul dieu et déjà poser la question de la conviction dépassant la seule loi.

Ainsi les conditions matérielles de la constitution de ces sociétés déterminent la loi et la pensée nécessaire à la survie du groupe. Elles les déterminent non seulement instinctivement, comme dans la communauté primitive, mais aussi formulée abstraitement, ce qui est un progrès fondamental dans les conditions de reproduction matérielle et idéologique de la société.

 

Christianisme et pensée grecque.

 

La pensée grecque va être présente tôt dans la société israélite. Tout d’abord parce que la société grecque n’est pas étroitement grecque. Elle est en gestation dans toute la Méditerranée, de par le début de l’accumulation, de développement du commerce et d’une pré-bourgeoisie marchande et esclavagiste. Mais aussi parce qu’en se développant grâce aux échanges maritimes favorisés initialement et géographiquement par l’essaimement insulaire, elle va fournir les prémisses d’une bourgeoisie dont l’influence va en retour gagner le bassin méditerranéen, l’Asie mineure.

C’est sous les féodaux agrariens que naît le poème Homérique, mais c’est à partir du V° siècle qu’apparaissent les dramaturges et les philosophes atomistes, et avec les conquêtes d’Alexandre le Grand que se répandent l’Eléatisme, le Platonisme et que débute la conquête hégémonique de l ‘Aristotélisme.

Le christianisme va apparaître au moment de la plus grande influence de cette classe sociale marchande propre à la Grèce, groupe social précurseur mais éphémère, minoritaire mais rayonnant par toutes les ramifications qu’il a crée et qui vont perdurer à travers les siècles.

La démocratie restreinte tant socialement que géographiquement va pouvoir se marier à la pensée abstraite juive.

 

Développement de la démocratie antique restreinte  et libre arbitre

 

Quel est l’apport grec à ce mariage ?

La structure sociale démocratique restreinte se développe d’autant plus facilement qu’elle est restreinte, justement. Et qu’elle va connaître un taux d’accumulation rapidement exceptionnel dans les conditions d’héritage social et culturel de la Grèce pré-marchande.

Quelques milliers d’hommes vont élaborer en un temps record -un siècle- le contrat nécessaire pour pouvoir modifier en permanence les règles du jeu qui garantisse l’intérêt de son groupe à chaque moment mouvant du commerce, que ce soit en temps de paix, en temps de guerre, en temps de crise comme en temps de développement etc.

Au respect de la loi va donc s’adjoindre la capacité concrète et juridique de l’initiative individuelle s’intégrant à l’initiative collective : la légalisation du libre arbitre.

 

Atomisme, Eléatisme et Christianisme.

 

Ce libre arbitre va d’autant se développer que la Grèce ne connaît pas de pouvoir monarchique centralisé, que les marchands ont besoin d’une alliance avec les artisans contre l’aristocratie terrienne, et que cet équilibre instable des forces contraint chacun à tenir compte de l’autre.

Le surproduit confisqué par les classes privilégiées va permettre de faire naître en leur sein une catégorie d’individus pouvant se spécialiser dans « l’activité de  penser ».

Et, étant issu de ces classes, leur mode de pensée sera celui de ces classes. La différence entre le scribe égyptien et le philosophe grec tient à l’hégémonie de la classe marchande issue des conditions globale de la société grecque.

Ils sont les prototypes de nos intellectuels, qui eux aussi connaissent des conditions de consommation du surproduit privilégiées.

Heureusement, car sans cela, l’humanité n’aurait pas connu le développement quelle a connu. Mais sans doute, maintenant, il faudrait que cela change.

Là où les choses se compliquent encore plus, c’est quand la société antique oscille entre l’idéologie des propriétaires terriens grecs et celle des marchands alliés aux artisans.

J.J. GOBLOT a bien montré, dans sa préface au Prométhée Enchaîné, l’évolution du mythe de Prométhée Lors de la montée de la classe marchande, le vol du feu pour les hommes par Prométhée était à la foi admiré et apeurant, alors que ce mythe évolue sur l’unique peur par la suite ( résumé schématique d’un volumineux exposé).

Le christianisme va donc hériter de la révolte, de la révolution sociale.

Mais aussi de la culture du moment infime, moment qui cristallise l’esprit d’un individu dans une société et des conditions données, de plus dans des conditions sinon éternelles, du moins de l’ordre de l’universel.

Les atomistes répondant plutôt à une philosophie du devenir, les Eléates au culte de l’instant infini, Epicure faisant la charnière, Socrate et Platon immobilisant l’acquis, Aristote codifiant l’acquis.

 

Egoïsme, angoisse, comme sentiment de défense et sentiment moteur, liés à   éléatisme et atomisme.

 

Nos biologistes modernes ont retrouvé dans les être monocellulaire les ancêtres des hormones qui déterminent nos sensations de peur, de joie ne faisons pas une liste.

La vie n’existe que parce qu’elle possède les éléments nécessaires à sa non-destruction par le milieu extérieur ou par elle-même, ce qui se confond parfois, tout dépend de l’échelle considérée.

Elle a besoin d’un stimulus pour réagir aux changements, donc s’y adapter, donc changer elle-même.

Elle a besoin de fortifier ce qu’elle a crée pour faire face aux changements à venir.
Et il y a besoin de fortifications permanentes et de réactions permanentes.

Si bien que l’on assiste à une immobilité permanente apparente et à un mouvement permanent apparent.

On pourrait craindre de tomber dans le paradoxe de Zénon si depuis on n’avait pas connu les Quanta et la loi de la thermodynamique de Prigogine.

Heureusement, il nous reste l’évidence des deux sentiments : sentiment d’égoïsme, qui nous permet de nous isoler du milieu extérieur pour se défendre et sentiment d’angoisse qui nous permet de faire l’effort de changer, toujours pour ne pas être détruits par le milieu extérieur.

J’ai dit sentiment et non sensation. Parce qu’une sensation peut avoir une autonomie par rapport à ce qui la provoque, alors qu’un sentiment est de par essence de l’autonomie par rapport à ce qui l’a provoqué, et par cela est spécifiquement humain, dans l’ensemble de la nature que nous connaissons.

La bataille entre Eleatisme et Atomisme n’est donc pas fortuite.

Mais le choix entre la forteresse assiégée et la bataille mobile est un choix réel, qui peut constituer une « majorité idéologique permanente » sur un laps de temps historique.

Là où la chose se corse, c’est quand l’unité de la vie est regardée par le petit bout de la lorgnette, ce qui n’est pas que l’apanage des Éléates.

 

Béatitude et immobilisme.

 

Qui peut nier ce sentiment de bonheur que l’être humain éprouve en « perpétuant » la sensation de la beauté, ce qu’on peut définir par la béatitude.

Est-ce cultiver l’immobilisme ? oui et non.

Non car une chose n’existe qu’en mouvement, même lorsqu’il y a apparence d’immobilité.

Oui car pendant qu’on cultive cette chose devenue autonome pour soi ou pour le groupe, la vie dans son ensemble va son train.

A un moment, cette culture va s’opposer au mouvement d’ensemble de la vie, et si elle gagne, elle bloquera tout, c’est à dire fera tout mourir. Sinon elle sera culbutée et permettra ainsi à la vie de se perpétuer.

Mais il n’est pas possible d’en demeurer à cela. La béatitude n’est pas seulement une chose à culbuter, elle a un rôle, un contenu, une essence inséparable de l’essence de la vie, sans laquelle la vie n’existerait pas. La vie est une unité de contraires.

 

Passion et philosophie du devenir.

 

De même, la philosophie du devenir n’est pas un objet inerte, et si elle donne cette apparence, ce ne peut être qu’une apparence. Et si ce n’est qu’une apparence, ce n’est pas une philosophie du devenir.

Ca peut être un stalinisme, un structuralisme moins méchant, je ne sais quoi encore.

Comme la béatitude est une passion (paradoxe apparent), la philosophie du devenir est bien sous-tendue par une passion violente, à tel point que cette violence, équivalente quelquefois à un excès d’angoisse peut détruire la philosophie du devenir et la transformer en dogme, la faire vieillir prématurément.

C’est bien ce qui est arrivé quand est apparu l’éléatisme.

La démocratie restreinte grecque était arrivée momentanément au bout de son développement et régressait, dépassée par une transformation du mode de production à laquelle elle n’était plus adaptée.

 

De la philosophie du devenir à la construction du devenir.

 

La philosophie du devenir est adaptée aux mutations du monde dans le cadre d’une évolution d’un type donné d’organisation sociale, à différentes étapes de cette organisation sociale, mais en aucun cas ne correspond universellement à l’étape de développement d’un système non marchand.

Comparant la situation de l’intellectuel dans une société de privilèges, la philosophie du devenir est attachée à cette société de privilèges.

 

Au-delà de la philosophie du devenir, c’est de la construction du devenir qu’il est question, construction qui ne réclame pas moins de savoir, pas moins d’effort personnel et collectif, mais une démocratisation universelle, élargie du savoir, de  l’initiative, de la création.

 

Dépasser la passion, dépasser la béatitude, identification de la passion et de la béatitude, unité de l’amour, condition matérielle de la naissance de l’amour.

 

Oui, car c’est bien d’amour dont il est question.

L’héritage biologique humain comporte (de comportement) l’héritage de la solidarité, de la violence etc.

Le développement culturel de l’humanité a donné une autre qualité à ces comportements.

Chaque fois qu’il y a un recul de civilisation, c’est la qualité de ces comportements qui recule et vice-versa.

De même que « la faim » évolue culturellement en « le goût » (la culture du goût), aimer biologiquement une chose a donné l’amour (la culture du goût) de la chose.

La chose vous devient indispensable alors que vous n’en avez plus besoin (mais attention à l’excès d’angoisse !).

Nous en revenons encore à la question de l’autonomie du sentiment par rapport à ce qui l’a crée.

Je ne voudrais pas qu’il y ait confusion sur le mot « chose ». Alors je reviens au mot adapté : l’objet. Un objet pouvant être apparemment unique, faisant partie d’un ensemble, étant un ensemble, tout cela étant relatif.

 

Revenant sur l’unité béatitude/passion, comme unité des contraires et non-égalité du terme.

 

Constitution matérielle de la pensée. Complexité de l’héritage biologique et culturel. De la chimie à la pensée. Complexité de la représentation de la connaissance.

 

Je ne reviens pas, par contre sur les hormones, comparaison n’étant pas généralisation.

De tous ces courants qui traversent sans cesse mon cerveau, je fais, je constitue ma personne, sans cesse la même et sans cesse différente, croyant pourtant, dans la représentation dominante de la connaissance avoir à faire toujours à la personne constituée par mon état civil.

Si l’on tient compte de la complexité d’un individu, et si l’on imagine que la société, ses lois, l’idée que chacun s’en fait est la relation complexe de toutes ces complexités, il n’est pas étonnant que certains refusent une explication purement rationnelle de la réalité, de la nécessité, des possibilités d’une part, et des choix possibles et voulus qui en découlent d’autre part.

 

Inconnu, rationalité et intuition. Convergence possible de l’athée et du croyant à partir d’une convergence de la représentation de la connaissance.

 

Il est donc non seulement acceptable intellectuellement mais incontournable pratiquement (que cette pratique soit considérée comme simple ou complexe) de reconnaître le rôle de l’intuition dans nos actions, décidées ou spontanées, conscientes ou non.

 

Autonomie de l’amour et amour moteur.

 

Et c’est là qu’intervient l’amour comme moteur (attention à l’angoisse excessive !)

Il ouvre. Il fait sortir de la forteresse assiégée. Il empêche la mort. La mort physique !

Ca ne vous rappelle rien, tout ça ?

 

Christianisme et intégration contradictoire de l’instant infini et le l’instant devenir.

 

La revendication chrétienne de l’amour comporte une contradiction : il revendique la loi et rien que la loi (que l’on rende à César ce qui est à César). Mais il l’adoucit (que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre).

Ceci au nom de l’amour. Et aussi au nom du père (patriarcat). Mais quel humain peut nier aussi le rôle paternel, au sens psychanalytique (par exemple).

Et quand se confondent le rôle du patriarcat (société dépassée, ne correspondant pas ou plus au mode de production), et notion et réalité du rôle paternel,  cette confusion –(entre autres)- aide-t-elle à comprendre ?

Comprendre au sens rationnel, comme au sens sentimental, dans toute l’autonomie du sentiment.

Peut-on poser la question de l’unité contradictoire, « intuitive » mais  réelle de l’essence du christianisme ou devons-nous nous considérer comme d’affreux éléates en disant cela ?

 

Le christianisme réalise-t-il l’unité de l’instant infini et de l’instant devenir, et donc, au-delà de l’héritage humain que constitue le passé humain, doit-on le considérer comme un héritage non à détruire mais à dépasser ?

 

Hégémonie idéologique du christianisme sur l’atomisme et l’éleatisme original parce que répondant plus au questionnement  devenir / devenir proche.

 

Revenons un peu en arrière.

Ne répondant pas à la question précédente, constatons quand même que le christianisme traverse plusieurs millénaires de société marchande, avec des retours aux sources chaque fois que le mode de production réclame plus d’initiative des producteurs :

pré-renaissance des marchands du moyen âge (San Francesco)

renaissance (protestantisme)

 

Avec chaque fois le double comportement du protestantisme (au sens de protester) de Jésus chassant les marchands du temple :

retour au passé (rejet de la consommation)

critique mais non-rejet de la loi marchande (valorisation des pauvres)

 

L’atomisme répond aux questions sociales du moment, il envisage un avenir non concrétisé, un avenir « idée », une idée de l’avenir sans autonomie.

L’éléatisme répond aux questions du moment, il n’envisage qu’un avenir immédiat.

Le christianisme pose intuitivement la question du moment et rend la recherche de l’avenir universelle.

Mais en se dogmatisant, en s’institutionnalisant, il fait éclater son unité, il ne garde une permanence qu’en faisant un aller-retour entre son moment création et son moment institution.

 

Exemple de la trinité : dans son instant infini comme dans son instant devenir, l’homme individu adhère à l’universel (dieu, le père), au particulier donc soi-même (le fils), la pensée universelle, l’acquis historique humain (le saint esprit).

 

C’est là que la représentation se dogmatise.

Il serait d’ailleurs intéressant de rechercher plus en détail comment se constitue cette abstraction, à quel moment de l’antiquité, puis de la féodalité elle se précise, comment elle prend le dessus sur la diversité des autres expressions religieuses.

Pourtant elle revêt un contenu de grand intérêt et ce n’est pas sa dogmatisation qui devrait nous la faire rejeter, comme l’on jetterait le bébé avec l’eau sale.

 

De l’abstraction au mythe.

 

L’explication ou une des explications de son chemin jusqu’à sa dogmatisation, c’est son passage de l’abstraction au mythe.

Le passage au mythe est un phénomène humain qui n’est dépassé que quand il y a prise de conscience de ce passage.

Il est facile après que le mythe se fossilise. L’intérêt des classes privilégiées dominantes, est bien de conserver une notion, un concept pour pouvoir le ressortir de la naphtaline chaque fois qu’un besoin d’alliance le rend universel, donc opérant pour elles

 

L’héritage égyptien. Israël, Egypte et moyen orient, de la concentration du pouvoir à l’abstraction du pouvoir, du polythéisme au monothéisme, culte du soleil et naissance de l’ancien testament, pesanteur bloquantes des superstructures égyptiennes, le roi-dieu.

 

Malgré ce roi-dieu, il n’y a eu que des passages furtifs au monothéisme chez les Egyptiens.

On peut imaginer que le poids des superstructures, installées rigidement depuis des millénaires a empêché ce passage.

A contrario, le passage rapide à une démocratie restreinte à maintenu le polythéisme chez les Grecs, bien que cette façon de voir soit bien schématique et qu’il cohabite, dans une société, aux côtés d’une représentation « majoritaire », avec la diversité des représentations, les résidus des anciennes représentations, les embryons des nouvelles, les nouvelles ne naissant pas de rien.

 

Créations aux périphéries.

 

La situation israélite peut aussi confirmer le rôle des périphéries, des résidus, comme éléments constitutifs de la création.

 

L’organisation sociale et la loi (ancien testament et Coran), le libre arbitre et l’initiative individuelle, la foi ( nouveau testament).

 

Sortant du communisme primitif et passant par le patriarcat, la conscience de la nécessité de règles de fonctionnement pour chacun et pour la communauté donne naissance, non à la loi libre, mais à la loi aliénante

C’est le stade de développement des tribus de Juda et du Nord. Est-il celui des tribus arabes à la naissance de l’Islam ?

 

Il n’y a rien de péjoratif à cette considération, chaque conception humaine prenant sa propre autonomie, elle-même en liaison avec l’autonomie de l’individu.

Après, les choix correspondent à la représentation que chacun se fait de la chose, chacun ayant le droit et la nécessité de se faire sa propre représentation.

 

Heureusement et malheureusement, ces représentations sont en compétition, l’autonomie comportant ces deux aspects contradictoires : coopération et affrontement.

 

C’est là qu’intervient la nécessité, non de la tolérance, mais du dialogue et de cette vertu (pour moi chrétienne, mais pour d’autre peut-être pas, y compris pour de nombreux se réclamant du matérialisme) qu’est l’amour comme lumière, l’amour pour voir.

 

Comme nous l’avons déjà développé, à partir du moment où le christianisme intègre le libre arbitre de la démocratie restreinte, il accède à ce statut, me semble-t-il !

 

Illustration par le nouveau testament en particulier les épîtres.

 

Paul, Saint Paul pour les « pratiquants » insiste sur le fait que ce n’est pas parmi les Juifs mais parmi les païens qu’il développera le christianisme. En fait, il affirme que pour dépasser un concept, il faut le vouloir, mais il faut aussi créer les conditions matérielles qui imposent de sortir du milieu matériel qui a construit l’ancienne réalité. En même temps, il accepte la « loi » judaïque car il sait très bien que le terreau originel ne peut être jeté.

Une construction idéologique n’étant pas de raser le passé mais de construire par-dessus, comme une maison est l’accumulation des connaissances architecturales depuis l’origine.

Ses recommandations d’ordre moral reprennent tous les impératifs de l’ordre patriarcal.

Mais, des païens (les Grecs), il dit : ils ne connaissent pas la loi mais ils l’ont dans le cœur. Nous avons été affranchis de la loi, notre loi est celle de l’esprit et non la lettre.

L’Epître de Jacques sur la richesse en dit long déjà sur les contradictions qui agitent dès cette époque, et sans doute dès l’origine, la société marchande.

Quelles qu’aient été les réécritures, les interprétations tardives, il nous faut prendre en compte ces données.

 

De la création à l’institutionnalisation. De Paul à Constantin. Comment la création résiste à l’institutionnalisation ? L’adéquation au système marchand en développement, ce que le système marchand porte en matière de développement humain, limites du système.

 

Les considérations précédentes en disent assez sur ces aspects, y compris les recommandations de Paul ou de son ou ses équivalents qui n’ont pas été respectées par l’institution.

 

Mais en même temps, ce que nous transmettent les religions et le christianisme nous donne des clés universelles pour un dépassement de la société marchande et la construction (pas l’élévation subite et miraculeuse) d’une société d’échange du travail.

 

Le christianisme philosophique, le christianisme militant, la poésie intime et la poésie épique du christianisme.

 

La réalité créative de religions est attestée par la splendeur de leurs poésies.

Poésie Homérique, poésie Biblique etc.

La créativité grecque est celle de l’origine de la démocratie. Il y a encore unité de la création scientifique et philosophique.

La religion grecque me paraît moins aliénante, d’ailleurs, elle n’exige pas l’obéissance aux dieux,  et souvent on ne leur obéit pas, à ses risques et périls.

 

Mais ce n’est pas parce qu’une idéologie est aliénante qu’elle n’est pas un progrès.

Le capitalisme accentue l ‘aliénation, puisqu’il augmente l’écart entre l’aspiration de l’être humain et le moyen de l’atteindre, alors que le développement des sciences et techniques lui ouvrent des possibilités gigantesques. Et pourtant il offre plus de possibles à l ‘être humain (donc de services, de connaissance, de culture…).

Si nous pouvons échanger ces idées, celles du christianisme, celles de Marx, avoir une vision plus globale de notre planète, y compris de sa diversité, c’est grâce au capitalisme, aux moyens matériels qu’il nous donne de la faire (nourriture, transports, logement, instruments scientifique, temps d’étude, temps de méditation….) .

 

Quels formidables militants pacifiques que ces « inventeurs » du christianisme !

Lisez leurs « aventures » et réfléchissez-y.

 

Le christianisme a aiguisé des contradictions qui ont fait exploser les capacités d’innovations humaines, et ce n’est pas un hasard s’il a accompagné les sociétés marchandes les plus développées jusqu’à ce jour.

 

Le moteur progressiste du rationalisme, l’interrogation humaine, l’institutionnalisation du rationalisme.

 

A contrario, le rationalisme, dont je me réclame (aussi) a pu s’instituer comme un dogme, et ce n’est pas un moindre danger.

Le rationalisme ne doit pas être, paradoxalement, un prétexte pour amoindrir, atténuer les interrogations.

Les intégrismes musèlent les interrogations. Les Musulmans progressistes revendiquent haut et fort, avec courage et dignité, et d’autres avec eux, de combler de déficit interne que connaît l’Islam par rapport à sa période de rayonnement intellectuel, de son fait propre, mais aussi du fait de la domination impérialiste (et chrétienne intégriste ! , et stalinienne !).

 

Un croyant peut se réclamer d’un rationalisme non intégriste, d’un rationalisme du retour aux sources, celle des atomistes, de Diderot, de Marx, de l'interrogation passion, ouverte et amoureuse.

 

Bifurcation, sclérose, régression ? Quel possible social, quelle forme idéologique de dépassement ?

 

Les interrogations auxquelles nous avons essayé d’enrichir le contenu nous ouvrent la voie.

A chaque moment il nous faut choisir entre plusieurs chemins, individuellement, ce qui donne ou non un chemin collectif.

Tous les chemins ne mènent pas quelque part, au sens de la part que nous aimons.

Par rapport au sens (signification) de la part que nous aimons, ils peuvent retourner en arrière, non dans le sens (signification) du temps qui, lui, a une flèche, et qui donc ne se répète pas, mais dans le sens (direction) de ce que nous n’aimons pas.

 

Les pistes sont tracées par des chercheurs, des associations spécialisées, mais surtout par tous les rapports que nous tissons (ce sont les peuple qui font l’histoire), et que nous ne pouvons tisser sans amour.

Comprenons bien, il ne s’agit pas de cet amour représentation isolé de tout. L’autonomie n’est pas une construction furtive. Un élément, un corpuscule n’est pas le tout, nous pensons l’avoir pensé assez fort précédemment.

L’amour aussi est une construction, mais pas une brique. C’est l’élément durable qui lie le tout.

 

La société non marchande a commencé de se construire, pas la peine de vous le dire. C’est une question de générations, mais chaque moment de la construction est un bonheur, un instant infini de l'instant devenir.

 

Du christianisme patriarcal à la théologie de la libération. L’humanisme marxiste au cœur de la construction du devenir. De la société marchande à la société de coopération, du monarchisme absolu ou relatif à la démocratie élargie ou générale.

 

Pensons-y ensemble, à partir de l’expérience de chacun.

 

Je suis marxiste et je relis Engels qui disait :  « j’en ai mare de cette confusion, et s’il y avait une revue [scientifique] qui ne soit pas l’organe d’un parti, je lui accorderai la préférence pour ne plus être exposé à des débats de congrès. Il n’y a pas, et je le regrette mais c’est ainsi, de forums démocratiques pour les travaux scientifiques »

 

Sans renier nos Eglises, faisons que nos congrès soient des forums démocratiques, car les « débats de congrès » confinant plus à la mimésis (restreinte) qu’à la praxis (générale) par défaut de poiésis sont le lot de chacun.

 

Notre comportement l’indique. L’on accorde plus d’importance aux morts des USA que du Rwanda.

Dire cela ce n’est pas ne pas honorer les New-Yorkais.

C’est ignorer les conditions nécessaires à notre propre bonheur.

 

Nous ne sortirons pas de la société marchande tant que nous serons réglés par des rapports de force militaires, d’état.

 

Mais comme cela change vite. Même si les obstacles sont bien là, menaçants (la vie est un combat !) . Seule l’ouverture du cœur ouvre l’esprit individuel et collectif. Ce n’est pas une considération « idéaliste ». La volonté humaine, sauf admettre que nous sommes tous réglés comme des montres, a son rôle à jouer

 

8 OCTOBRE 2001

Pierre ASSANTE

      Militant Syndicaliste

 

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 13:49

Article déjà publié sur ce blog le 17 janvier 2015


JAN10 010Humanisation, économie et sexualité, histoire réelle et représentation de l’histoire.

Production de normes.

Jugement de valeur.

"Le bien et le mal".

 

      « J’aimerais beaucoup partager ce que je vois,

mais je le vois seulement parce que ça m’a coûté de le voir,

et ce coût, il faut que les autres en fassent l’expérience.

Le chemin est à faire pour chacun. Malheureusement,

on ne peut amener l’autre à un degré de plus de vérité

s’il n’en a pas déjà le pressentiment ».

Christian Bobin

 

Ce qui est dit n’est jamais entendu tel que c’est dit :

une fois que l’on s’est persuadé de cela, on peut aller en paix dans le monde…..

 (L’éloignement du monde)

Christian Bobin

Sexualité

 

Dans le sado masochisme, il y a le paroxysme de la possession et de l’abandon sexuels du corps dans la jouissance sexuelle, de son origine biologique support de son développement culturel.

 

Considérer la chose comme marginale, c’est mutiler le lien entre constitution biologique et culturelle de l’humain ; au même titre que de ne pas mettre le travail, son évolution et sa complexification au centre de la formation de la pensée son évolution et sa complexification, est antihistorique, et brouille la vision de ce qui en retour de miroir nous permet d’être humain.

 

Economie

 

Le « bien » et le « mal » ne sont pas des choses en soi figées, mais des mouvements micro et macro dans l’histoire.

 

Dans le processus d’humanisation, de construction d’une société humaine, ils sont l’usage des normes antécédentes de la production antécédente d’une part et de l’utopie opérationnelle en construction de la production future d’autre part, en « fonctions autonomes » pourtant « simultanées ».

 

Il y a peut-être dans la « déconstruction » à la Derrida quelque chose de non accompli à la manière d’Onfray, c'est-à-dire quelque chose d’une négation sans résolution positive des contradictions dans le mouvement et l’unité des forces contraires qui l’animent ; négation qui conduit peut-être plus à la déstructuration à laquelle nous assistons de façon flagrante aujourd’hui qu’à la restructuration libérée, avec le « minimum » d’entrave, le minimum de contraintes naturelles et sociales.

 

En ce sens, il faudrait bien se représenter dans un même mouvement de forces contraires, le rôle producteur des crimes (ne pas inverser, mais mettre dans les deux sens ce en quoi le crime produit, au sens de la production humaine des biens et ce que la production des biens produit de crimes. Ca va comme ça ?), « du mal », de la maladie de la production, et du « bien », de la santé de la production tendant à l’humanisation considérée « pure », « directe », c'est-à-dire de la vie de la conscience de la nature sur elle-même.

 

Mais cette vision de chemin « pur », « direct », est une résurrection permanente de la vision religieuse. En quoi, elle ressuscite paradoxalement et contradictoirement l’opposition et le frein à sa motivation choisie : le chemin « le plus court » au progrès « matériel et moral ».

 

Il y a donc, contradictoirement, « du bien » et « du mal » dans la « sainteté » prise au sens large comme au sens étroit, ce qui peut conduire au moralisme stérile et réactionnaire, donc au « mal » en tant que production de normes relativement figées, frein au désir de sainteté positive.

 

La vision de chemin « pur », « direct », est le versant opposé de la même tendance à réduire le mouvement producteur, à réduire le mouvement créateur d’humanité, d’humanisation.

 

Dichotomie

 

Séparer économie et sexualité est un mouvement de la pensée qui transforme une vision concrète et la transforme en vision abstraite abstraite (doublé volontaire), qui fait du corps et du travail deux entités sans lien, donc plus qu’autonome alors qu’ils sont une unité parfaite (dire « unité parfaite » est une tautologie).

 

L’autonomie des mouvements entre eux (et non leur indépendance) est une réalité sans conteste possible pour moi, qui ne nie en rien l’unité du mouvement, celui du corps et de la pensée (La séparation des deux termes, reflet de leur séparation dans notre représentation est courante mais insensée), l’unité du corps-soi, ni ne nie l’unité de mouvement de la nature et des autonomies de mouvement, sur laquelle la physique, entre autre, recherche les solutions à ses limites et à son horizon en marche infinie, flèche et concentration du temps : autonomie et unité des actions et interaction des forces, des énergies du moment de leur existence.

 

Jugement de valeur.

 

Il n’y a jugement de valeur qu’en fonction d’une production. Jugement de valeur d’échange marchand et jugement de valeur d’usage « matériel et moral dans leur unité » s’entremêlent dans notre vision, dans les rapports sociaux et dans la production humaine, dans la pratique humaine, l’activité.

 

Le jugement de valeur est inséparable de la constitution d’une entité humaine, des ses constituants c'est-à-dire de ses diverses et multiple entités, et des personnes qui les constituent. Jugements de valeurs dichotomisés existent certes, mais affaiblissent le mouvement de la pensée, la conscience de la nature sur elle-même que constituent l’humanité et les individus qui la constituent en autonomie et en unité, en croissance et transformation générationnelle.

 

Un jugement de valeur « éclaté » c’est en quelque sorte une force relativement in-opérationnelle,  relativement à contre sens du mouvement du progrès humain, c'est-à-dire relativement à contre sens de la qualité de sa croissance, au profit « malsain » d’une quantité malade de normes antécédentes en obsolescence, d’une quantité dont la croissance ne recherche pas une autre qualité de croissance.

 

Un effort permanent de constituer une unité du jugement de valeur dans l’unité des jugements de valeurs, c’est agrandir le miroir de nos actes qui nous permet d’être humains.

 

 

Pierre Assante, Samedi 17 janvier 2015

 

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 21:02

FROSINI-150119-001.jpg

 

Exposition

"Deux papets cassidens"

 

Créations de Roger FROSINI et M. ROCCA

 

SALLES VOUTEES

MAIRIE DE CASSIS

Du 24 janvier au premier février 2015

Inauguration le 24 janvier à 12 heures

 

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 06:00

14mai10 003Après les 10 et 11 janvier 2014 : FRANCE, EUROPE FEDERALE OU EUROPE CONFEDERALE ?

Brève réflexion en marge des énormes rassemblements de solidarité des 10 et 11 janvier

 

Ces rassemblements et leur ton ont fait la preuve que parmi les identités, les diverses entités auxquelles nous appartenons les uns et les autres, au titre légal de la nationalité ou au titre d’habitant et de salarié etc., l’entité France est fortement ressentie.

 

Forces centrifuges et forces centripètes d’appartenance en fonction des besoins humains qui y sont liés, et des capacités des entités à y répondre posent 2 questions :

 

1) Une Europe fédérale répond-t-elle aux anciennes structures fortement ancrées dans la vie économique, politique et culturelles des diverses nations formant l’Union Européenne ?

 

2) L’Union Européenne  peut-elle former un ensemble régional pertinent à l’échelle mondiale ?

 

A la première question je crois pouvoir répondre NON…

 

A la deuxième question je crois pouvoir répondre OUI…

 

Cela veut dire qu’au titre de ma conviction propre comme de l’organisation politique à laquelle j’adhère, la construction d’une Europe CONFEDERALE, c'est-à-dire ou les nations qui la composent conservent une autonomie dans une cohérence générale correspond à la fois

 

-  à la réalité de l’économie mondiale.

-  à la réalité des ensembles humains constitués dans leur état historique du moment long.

-   Au processus possible d’unification dans la diversification du processus de développement de l’humanité.

 

Si le monde actuel peut difficilement supporter un taux de chômage tendant à écarter 1 salariés sur 3 producteurs potentiels, la modernisation des techniques tendant à rendre dans quelques décennies au plus tard, « inutiles » 9 salariés sur 10 dans les mêmes conditions de temps de travail et d’organisation du travail actuels, deviendrait impossible, et impliquerait un écroulement de la cohérence sociale déjà bien menacée aujourd’hui.

 

L’Europe confédérale, dans son processus de vieille tradition peut promouvoir, partant des conquêtes sociales nationales, un autre type de développement que celui issu d’une construction sociale capitaliste dans les normes d’une nation neuve, les Etats Uns, dépassant les normes anciennes et les ignorants d’une façon mortifère dans son processus. C’est d’ailleurs le lot de toute « constructions sans passé », quelles que soient leurs potentialités à venir et leur rôle dans la modernisation nécessaire du monde.

 

Mais ce processus de mondialisation-modernalisation cohérente, poursuivant un processus humain sans rupture-destruction irrémédiable peut venir de partout, dans notre économie mondialisée.

 

Les canuts « qui allaient tout nus » alors qu’ « ils tissaient pour les grands de la terre chasubles d’or et manteaux en sautoir »  nous ont appris que « nous tisserons le linceul du vieux monde » et que « notre règne arrivera quand votre règne finira », c'est-à-dire quand les techniques et institutions politiques seront mises au service de tous et non de privilégiés….plutôt que de casser les nouveaux métiers à tisser…

 

Pierre Assante, 14 janvier 2015

 

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 06:19

Copie de 100 1686Après la tuerie et la manifestation de solidarité

La norme de l’échange

L’instant devenir

 

 

Normes et représentations.

Adaptation-déadaptation-réadaptation au processus des besoins humains solidaires.

 

L’instant devenir

 

Wolinski qui en s’écroulant voit s’écrouler le plaisir de la bonne bouffe, de l’amour, de la solidarité humaine, « je crois que je suis cuit ». Le tireur qui se voit se réaliser l’instant devenir du héros vengeur du film à l’américaine sans comprendre qu’il fait la plus grande promotion possible de ce qu’il hait et la poursuite des aliénations inconscientes qu’il subit.

 

L’instant devenir. Les pleurs de désespoir de ce que devient le monde dans cet instant de tuerie de ce qu’il aime dans l’humanité telle qu’elle s’exprime avec Charlie, ses outrances, son besoin de rationnel et de déconnage.

 

La dénormalisation malade d’une normalisation qui produit des cités à 50% de chômeurs et le dealer qui nourrit plusieurs familles et se prend en fin de compte pour un caïd et dont cela devient pour lui la norme, kalachnikov incluse *.

 

La volonté de dire « je veux vivre libre et solidaire » par millions, en voyant ou sans voir toutes les solidarités et insolidarités liées à notre vie quotidienne, ici et dans le monde, pour la maintenir plus ou moins égoïstement, plus ou moins généreusement « en l’état », en équilibre alors que l’équilibre est la négation du mouvement, qu’un trop grand déséquilibre c’est la chute et que le déséquilibre relatif et la tendance, seulement la tendance  à l’équilibre et le mouvement qu’elle entraîne c’est la vie.

 

L’instant devenir. Et maintenant ? Se retrouve-on dans l’impuissance ou pouvons-nous faire de notre rassemblement une force de transformation en santé et non une allégeance aux normes de soumission, d’inégalité, d’injustice ?

 

Instant devenir. En me levant chaque matin pour travailler, puis-je un jour ne plus être un pion dans la machine à produire, devenir un citoyen d’une démocratie du « que quoi comment produire » ? Biens « matériels et moraux »…Biens « matériels » base d’appui des biens « moraux » et des services…Transformation du mode de croissance, besoins d’une autre croissance.

 

La norme de l’échange par le capital, la dénormalisation  de ce mode d’échange et le contrôle des moyens d’investir en santé, des banques,  en fonction des besoins de développement humain et non du processus « argent-marchandise-argent plus » : normalisation-dénormalisation-renormalisation possible ou pas dans cet instant devenir de la fusillade et de la manifestation par millions ?

 

Besoin d’un interprète collectif conscient d’un processus inconscient ? Besoins d’une vision en miroir de nos propres gestes ?

 

Besoin de volonté dans la nécessite. Besoins d’une relation entre désirs et besoins collectifs de développement de l’humain. Besoins d’être la conscience en processus de la nature sur elle-même.

 

Pierre Assante, Mercredi 14 janvier 2015

 

* Mohamed Mechmache : « La banlieue n’est pas un réservoir de coupables, elle est une partie de la solution »

 

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 06:00

11 JANVIER 2015 et l'histoire humaine.

CHARB et L'Humanité, journal.

 

11 JANVIER 2015. CE QUE VOUS AVEZ PEU ENTENDU DANS LES MEDIAS :

Voir ci-dessous (photo de texte) un extrait de l’abécédaire de Charb, directeur de publication de Charlie Hebdo, 1° juillet 2011....

.....Dans ce rassemblement de solidarité des habitants de ce pays, la France et de celle du monde, peut-il mûrir la construction d’une société plus juste, pacifique et prospère, d’une action humaine, massive, des peuples dans leur diversité, répondant aux besoins de développement de l’humanité (de l'espèce humaine), des biens matériels et moraux nécessaires à sa vie ?

Je le crois.

Pierre Assante, Dimanche 11 janvier 2015

L'abacédaire de CHARB, extrait :

CHARB JUILLET 2011

 

 

 

 

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 05:00
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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 04:32

Copie de 10unnamedDIALECTIQUE, TERRORISME, DÉMOCRATIE VRAIE ET DÉMOCRATIE FORMELLE.

 

Pour résumer d’une façon ultra lapidaire ce qu’est la dialectique, c’est la capacité de voir les choses en mouvement, ou avec un mot un peu plus précis, en processus.

 

Il est clair que les « djihadistes radicaux» * ou ceux qui les inspirent et qu’ils suivent, ne voyaient pas les choses en mouvement, puisqu’en s’attaquant ainsi à Charlie Hebdo, ils ont fait le contraire de ce qu’ils voulaient faire, c’est à dire la plus la plus formidable promotion de Charlie Hebdo qu’on pouvait faire…

 

Il est clair que les « démocrates radicaux formels » ou ceux qui les inspirent et qu’ils suivent, ne voyaient pas les choses en mouvement, puisqu’en prônant l’appel à la guerre, chefs d’orchestre gouvernementaux en tête, contre les gouvernants de la Libye, de la Syrie, etc. ou en ouvrant des contre-feux aux révolutions dites arabes, et leurs espérances, ils ont ouvert la porte aux contras islamistes terroristes, là-bas et aujourd’hui ici…

 

La dialectique est la plus puissante arme contre toute régression économique, politique, sociale, culturelle et pour la paix et le développement humain.

 

Mais elle ne nait pas toute seule dans la tête des jeunes et des vieux. Comme tout savoir, elle a besoin de transmission sociale.

 

C’est ce que faisait par exemple Georges Politzer, le fusillé des Nazi, ce que ne peut plus faire librement l’école, et ce qu’ont étouffé 70 ans de société marchande, son mode d’échange "argent marchandise argent plus" à son paroxysme final, et ce que ne font plus suffisamment non plus les forces de transformations auxquelles j’adhère.

 

Se poser la question, n’est-ce pas y répondre ?

 

Un des maîtres d’école de mon père, dans le Panier à Marseille, avait composé et appris à ses élèves, tout de suite après la guerre de 1914-1918, une chanson qui disait : «  Notre plume nous sert d’épée et plus tard ce sera notre outil…Soyons les soldats de l’idée et non plus les guerriers à venir… ».

 

Certes la question de la crise économique demande dans cet effort de réflexion, des connaissances économiques qui nous font défaut et qui sont devenues dans champ de bataille de la crise qui s’accentue chaque jour et menace notre processus d’humanisation, l’outil en dernière instance parmi tous les savoirs et activités à développer.

 

Une révolution, de nos jours, c’est une démocratie de l’homme producteur, une démocratie du « que, quoi, comment produire » ** les biens nécessaires à notre vie.

 

Pierre Assante, Lundi 12 janvier 2015

 

* Je crois aussi qu'il ne faut pas confondre fascisme et barbarie, confusion très entretenue ces derniers temps. Simone Weil a, je crois,  une excellente définition et comparaison des deux choses. Pour ma part j'ai donné ma petite analyse sur le fascisme dans ce blog, partant de la réalité des forces productives et de leur relations avec les mentalités, non automatiques et diverses, évidemment.

 

** Terme utilisé par Enrico Berlinguer en 1971.

 

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 08:45

CHARLIER et KOBANÊ

    CHARLIE et LA REPUBLIQUE54b1598543eba

 

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 07:29

Angela DavisETRE SUR LE VIEUX PORT, AVEC CHARLIE HEBDO, SANS ÊTRE CHARLIE HEBDO.

 

En quelques mots, insuffisants pour entrer dans la compréhension d’un processus humain général et ses contradictions :

 

Oui, comme dans tout mouvement, il y a un double mouvement contradictoire.

 

Oui, il y a la volonté de se rassembler contre le terrorisme, pour une société qui règle ses différents par le débat et les décisions démocratiques, sans violences portant atteinte à l’intégrité de la personne.

 

Oui, il y a aussi la peur, dans toute analyse,  d’être assimilé à un soutien à la violence terroriste, ce qui empêche ou qui retient beaucoup de faire le lien entre l’injustice et la violence d’Etat (1)et des tas d’injustices et de violences dans le monde, que la cohérence d’un système violent utilise en développant une incohérence de la pensée à son profit de dominant.

 

Mais, René, comme tu dis, citant Aragon (2), dans ces mobilisations pacifiques, leur générosité et leur utilité, comme dans leur manipulations officielles, « Fou qui fait le délicat », car il y en a besoin de ce rassemblement, comme de la conscience des violences et des injustices des possédants qui suscitent dans les milieux sociaux les plus fragiles leurs « symétriques inhumains" en miroir.

 

Je serai donc sur le Vieux Port pour la paix et la solidarité, comme Wolinski ou Charb étaient pour la paix et la solidarité dans des dessins contre les injustices sociales, publiés, entre autres, dans l’Humanité.

 

Je serai donc sur le Vieux Port pour la paix et la solidarité et pas pour un soutien à une politique antisociale.

 

Pierrot, Samedi 10 janvier 2015

 

(1) Sur et contre la violence d'Etat, lire la magnifique autobiographie d'Angela Davis dont la lutte est exemplaire de responsabilité politique, entre autre exemple)

(2) http://merlerene.canalblog.com/archives/2015/01/10/31289225.html

 

Sur "la question religieuse", voir dans ce blog le texte "Epître aux citoyens" ,

écrit après le 11 septembre 2001.

 

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 05:41

CHARB-150108.jpg

 

L'H.D. du 8 au 14 janvier 2015, la dernière "LA SEMAINE DE CHARB".

 

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…Certes, toute classe, pour légitimer son existence et ses actes historiques doit « donner à ses pensées la forme de l’universalité »… »  Marx, 1844

 

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Débat :

 

http://pierreassante.fr/dossier/EPITRE_AUX_CITOYENS_2001_Lettre_dans_REGARDS.jpg

 

Voir le texte complet "Epître aux citoyens" 2001, dans ce blog.

 

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 06:55

REGARDS_NOVEMBRE_2001_UNE.jpgWolinski, l'Humanité, années 1970 :

 

De mémoire, le dessin de Wolinski représentait un président à la télévision disant à peu près ceci :

"J'appelle ceux qui ont un peu à s'allier avec ce qui ont tout contre ceux qui n'ont rien".

 

Voilà la claire lucidité d'un citoyen parmi d'autres qui s'inquiétait, avec humour, d'une politique d'inégalité et de ses effets sur la république et les libertés, la vie humaine à défendre.

 

Rendre un hommage à cet homme et à toutes les victimes de la parole libre, ici et partout est indispensable, de même que rendre hommage aux victimes de la lutte pour la liberté, l'égalité, la fraternité ici et dans le monde.

 

Défendre la vie, tout simplement !

 

Au-delà de l’émotion nécessaire, oui, nous pleurons, il y a les solutions à la crise à mettre en œuvre, face à la politique d'austérité, les solutions économiques en particulier, indispensables, dont il est débattu dans ce blog.

 

 

Pierre Assante, Jeudi 8 janvier 2015

 

 

Epître aux citoyens, construction du devenir :

http://pierreassante.fr/dossier/CONSTRUCTION_DU_DEVENIR_Epitre_aux_citoyens.pdf

 

 

REGARDS, Novembre 2001, Epître aux citoyens, construction du devenir , présentation :

http://pierreassante.fr/dossier/REGARDS_NOVEMBRE_2001.jpg

 

 

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 21:06

Copie de REGARDS

NOVEMBRE 2001, dans REGARDS : "les musulmans progressistes revendiquent, avec courage et dignité, et d'autres avec eux....de combler le déficit interne..... par rapport à la période de rayonnement intellectuel..."


épître aux citoyens

PRESENTATION DANS "REGARDS":

  http://pierre.assante.over-blog.com/article-construction-du-devenir-52749319.html

 

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       Pierre Assante

  Construction du devenir

Epître aux citoyens

 Texte en cliquant:  ICI

 

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 20:36

escalier contesse 2juin10 002

 

 

LIRE 

ici

 

 

 

 

 

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 08:50

escalier contesse 2juin10 002

POUR ABORDER LA QUESTION DU  TRAVAIL

A PARTIR DE L’ACQUIS

                                  

 Lorsqu’on veut parler TRAVAIL, penser TRAVAIL, on ne peut pas ne pas avoir en arrière-plan les notions élémentaires d’évolution de l’activité humaine, de l’HOMO HABILIS à l’industrialisation sous la forme actuelle du capitalisme, informationnel, mondialisé. On ne peut pas ne pas faire le lien entre le travail, l’outil, les techniques et les « formes de pensée » induites.

Cet arrière plan permettant d’entrer dans l’étude micro et macro du travail ne peut non plus contourner la question de la production, de la distribution, de la consommation, c'est-à-dire la production en tant qu’échange et ses diverses formes vécues et possibles.

« L’introduction à la critique de l’économie politique »forme les prémisses à la rédaction du « CAPITAL » de Marx, qui vont se développer au livre I avec l’étude de la marchandise, de la valeur, puis de la révolution industrielle : libération du travail de la « force biologique », de « l’adresse de l’artisan », de « l’initiative de l’opérateur exécutant », avec ce que cela induit dans l’explosion des forces productive mais aussi de l’aliénation de l’homme producteur.

Enfin, la vision globalisée de Marx qui aboutit au livre III aux questions de la baisse tendancielle du taux de profit, la péréquation des salaires, prix, profits.            Puis Marx s’arrête où sa vie s’arrête.

Aussi je me permets, si vous le voulez bien de joindre au dossier sur le thème « société et travail », ce texte fondamental qui résume un peu la pensée marxienne, cette Introduction à la critique de l’économie politique, de 1857.

Amicalement à tous les participants.

 

Pierre Assante 5 août 2007

 

Sommaire.

A.  INTRODUCTION.

 

1º   La production en général.

2º   Rapport général entre production, distribution, échange et consommation.

3º   La méthode de l'économie politique.

 

4º   Moyens (forces) de production et rapports de production - rapports de production et rapports de circulation, etc.

 

LIRE

ici

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1857/08/km18570829.htm


 

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 08:03

Ces manuscrits de Marx marquent une étape importante dans une nouvelle, et sans doute très nécessaire vision en mouvement, économique, anthropologique, philosophique de l'existence humaine, pose des questions éminemment actuelles sur la religion, les sciences, nos actes quotidiens.

 

Certes ces manuscrits, relativement courts,  contiennent quelques moments difficiles et importants tels que les commentaires sur l'œuvre de Hegel, mais aussi des moments d'une grande simplicité et aussi importants dans une réflexion essentielle sur la simple et complexe humanité. 

Nous pouvons passer, directement ou pas à la science économique du Capital. Mais ne nous privons pas de lire et relire ces manuscrits pour nous en imprégner, car ils constituent une entrée majeure, un passage essentiel d'éclaircissement qu'il nous faut accomplir, je crois, comme Marx l'a accompli en son temps, non en prophéte mais en simple humain parmi les autres, pour passer aux "travaux pratiques" de transformation d'une société qui en a encore plus besoin qu'en son temps, crise économique et de civilisation actuelle en témoigne.

 

Pierre Assante, 26 décembre 2014

  

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