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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 18:34

 

CONSTITUTION ORGANIQUE, TRAVAIL, PRODUCTION, SYSTEME FINANCIER

Garder le cap des transformations auxquelles procéder, à travers les soubresauts et convulsions sociales de tous ordres.

Une note est ajoutée à cet article en bas de page (1)

Les contradictions internes de la constitution organique d’une société s’accroissent au fur et à mesure qu’elle se développe.

A un certain niveau de croissance, les contradictions éclatent au point que la nécessité de dépasser cette constitution organique devient impérieuse et les soubresauts, les convulsions font la démonstration de cette nécessité.

J’entends par constitution organique non pas un texte de loi général définissant les règles de fonctionnement de la société, incluant implicitement ou explicitement celles des rapports de production, mais l’ensemble des fonctionnements, des processus du corps social, constitution légale et ses applications volontaires et aléatoires comprises évidemment, en unité organique.

Les affrontements apparemment incohérents et la multiplication de cette incohérence apparente ne sont que les effets du maintien et le maintien lui-même des contradictions au profit de la part de la société qui la domine, la gère et en profite tout en affaiblissant l’ensemble social.

Dans une société de classes antagoniques, cela s’appelle la lutte de classe.

Les soubresauts et convulsions n’aident pas à priori le rassemblement des humains intéressés par le dépassement des contradictions, mais indiquent dans quel sens ne pas aller et dans quel sens aller pour conduire à ce rassemblement.

C’est pourquoi, garder un cap au milieu des soubresauts et convulsions sociales est absolument nécessaire, quelques soient les difficultés, tempêtes et isolements traversés, réels, ou relatifs au moment. Pas de panique !

Pour dépasser le Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé Globalement Financiarisé, il n’y a pas 50 voies à expérimenter, il y en a une, sous diverses formes possibles, locales et globales, mais contenant une Transformation Radicale et Progressive, du Système Financier et Bancaire du local au mondial en passant par les Régions,  l’Etat National et l’Europe, de la Production Monétaire et du Crédit, et la Sécurisation de l’Emploi et de la Formation assurant une Continuité, une Cohérence et une Santé Personnelles à « l’homme producteur », à la production des biens nécessaires à la vie et une transition vers l’abolition de l’échange Argent-Marchandise-Argent'plus, salarial, la suraccumulation du capital qui en découle et la crise généralisée qu’elle induit définitivement en fin de course.

Au-delà de cette limite, sans ces remèdes à apporter, c’est une régression moyenâgeuse qui attend dont il n’est pas sûr de sortir indemne, même avec du temps, comme ce fut le cas pour le Moyen Age, le vrai, et son issue en Renaissance, Société de Classe et de Révolution Scientifique en gésine dès l’antiquité méditerranéenne entre autre, après celle de l’Agriculture bien avant, il y a 10000 ans, et Industrielle Mécanisée puis Numériquement Informatisée aujourd’hui.

La gangrène des populismes de gauche et de droite, et plus encore celle des nationalismes  de droite et d'extrême droite font partie des dangereuses convulsions demandant remède global à la crise globale du capitalisme.

La Société de Classe, aujourd’hui, est dominée par les Détenteurs des Mouvements du Capital et les Intérêts anti-sociaux qui y sont liés.

Le dépassement du capitalisme c’est la Maîtrise des Valeurs créées plus l’Autogestion de la Production qui, avec la Gestion de la Cité construiront en unité la Nouvelle Constitution Organique de la société, en Santé.

Pierre Assante, lundi 23 octobre 2017

Note.

Je reprends en note un extrait d'un article précédent, écrit en présentation d'interventions au CN du Pcf  de Denis Durand, Jean-Marc Durand, Frédéric Boccara :

(1) pour qu’une transformation sociale en santé ait lieu, dépassant un état de crise et créant des conditions nouvelles de développement du processus humain en santé, il faut que le réel et l’observation du réel révèlent à la conscience les possibilités de cette transformation.

Dans le cas contraire, c’est un affaissement ou un effondrement de la société qui devient hélas possible, en attendant ou non un lent mûrissement de nouvelles conditions d’une transformation en santé.

Dans la période de mûrissement, les idées rétrogrades dominantes, y compris à l’intérieur des éventuelles forces sociales de transformation, restent dominantes et les concepts de transformation en santé « attendent leur heure », agissent en préparant les conditions sociales et partisanes de cette transformation en santé, radicale et progressive en gésine et en développement dans la société présente.

P.A.20.10.17

 

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 08:10

 

CARNETS  ROUGES N° 11 (cahiers élaborés en particulier sur l’école)

http://fr.calameo.com/read/0034789031b9d256c8b27

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 07:55

Pour qu’une transformation sociale en santé ait lieu : interventions au C.N. des 13 et 14 octobre (3)...

Pour qu’une transformation sociale en santé ait lieu, dépassant un état de crise et créant des conditions nouvelles de développement du processus humain en santé, il faut que le réel et l’observation du réel révèlent à la conscience les possibilités de cette transformation.

Dans le cas contraire, c’est un affaissement ou un effondrement de la société qui devient hélas possible, en attendant ou non un lent mûrissement de nouvelles conditions d’une transformation en santé.

Dans la période de mûrissement, les idées rétrogrades dominantes, y compris à l’intérieur des éventuelles forces sociales de transformation, restent dominantes et les concepts de transformation en santé « attendent leur heure », agissent en préparant les conditions sociales et partisanes de cette transformation en santé, radicale et progressive en gésine et en développement dans la société présente.

Les trois interventions de chercheurs-militants (Denis Durand, Jean Marc Durand et Frédéric Boccara) de la Commission Economique lors du Conseil National du PCF des 13 et 14 octobre 2017, donnent une idée de ce qu’est une lutte idéologique interne et externe préparant cette transformation possible :

Jean-Marc Durand

Interventions au CN des 13 et 14 octobre

1ère Intervention 

Macron veut accélérer le remodelage social et politique du pays

Loi XXL contre le droit du travail, projet de budget 2018 sont deux piliers essentiels de l’édifice néolibéral qu’il souhaite construire avec l’objectif d’asseoir durablement une politique de chasse au «coût du travail » assurant au capital, en toutes circonstances, la meilleure rentabilité.

Son choix de bradage de fleurons industriels nationaux comme STX ou Alstom à des grands groupes européens atteste a la fois de son comportement d’affairiste et de son option fédéraliste nous mettant à la remorque de l’Allemagne en comptant être le premier sous le robinet.

Tout cela montre à quel point il y a besoin de propositions différentes, de choix radicalement opposés à cette logique. D’où le rôle déterminant du parti communiste à partir de ses propositions originales. D’où la nécessité qu’il soit porteur d’une nouvelle cohérence autour d’une alternative de contenus pour donner forme et espoir en un autre possible.

Face à un mouvement social qui se développe mais qui se cherche des issues et avec un JL Mélenchon dont la posture tribunicienne et les campagnes sans fond stérilisent la mobilisation et obscurcissent la perspective, face à la crise que traverse le FN et à un PS en grande difficulté, une espace énorme est vacant. Cette vacance offre au Pcf la possibilité d’y tenir une place centrale et d’y jouer un rôle majeur.

Mais encore faut-il que nous soyons audibles et visibles, que nous voulions vraiment jouer notre partition et que nous fassions le nécessaire pour cela ! C’est à dire que nous nous exprimions clairement et  nettement chaque fois que cela est nécessaire et en cette période c’est souvent ! Bien sur au plan médiatique mais là, tout ne dépend pas que de nous, et donc surtout auprès des salariés en lutte, de tous ceux qui sont dans des secteurs menacés avec nos analyses, nos propositions avec l’ambition de nous hausser à chaque fois à la hauteur des enjeux. Nous devons aussi proposer l’action : rassemblement, meeting, manifestation… Nous devons également assurer un vrai suivi de nos actions.

L’appel issu du débat organisé dans les locaux du CESE sur l’emploi, la lettre au Premier Ministre à propos d’Alstom, attestent de vraies possibilités pour un Pcf offensif d’être écouté et reconnu en même temps que de représenter un vecteur crédible du rassemblement.

On ne pourra plus encore longtemps tergiverser au risque de n’être bientôt plus qu’un beau mais oh combien attristant souvenir !

Idem sur les questions européennes. A la faveur du retour de la Grèce sur la scène médiatique, il nous faut dire et redire ce que nous pensons de la dette des Etats, ce que nous proposons pour sortir du cercle vicieux du creusement du déficit et de l’enfoncement dans la dette, pour transformer la BCE et sa politique monétaire. Et aussi ce que nous proposons face au constat d’un PGE pour le moins lui aussi en panne !

C’est tout l’enjeu de notre congrès extraordinaire. Il s’agit de bien autre chose que d’un questionnaire. Il s’agit d’un débat politique à instruire sur le fond à partir d’un bilan des choix et des expériences passés et à partir de l’exigence sociale, écologique, démocratique que portent les luttes. Il nous faut donc rapidement retrouver les voies qui nous mettront en capacité de proposer une démarche cohérente à partir de contenus constituant le projet politique d’un parti communiste révolutionnaire de notre temps. Et alors il s’agira de faire évoluer notre fonctionnement, notre organisation nos directions en fonction de cet objectif politique nouveau.

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2eme intervention (résumée), dans le débat sur la préparation de l'assemblée nationale des délégués de section du 18/11/2017.

Il s'agit d'abord que notre conseil national donne une idée et une vision assez précises de l'objectif de cette réunion afin que celle-ci  puisse à son tour jouer un véritable rôle et dégager des propositions concrètes et explicites pour la préparation de notre congrès extraordinaire.

De ce fait le questionnaire ne peut constituer un ensemble contraignant pour le débat et les décisions des délégués de section le 18/11. Il demeure donc toujours un problème de cohérence entre ces deux initiatives, d'efficacité et d'utilité respectives.

Quant au questionnaire lui-même 4000 réponses ce n'est pas un résultat terrible malgré ce que je viens d'entendre et surtout cela démontre que ce ne peut être un acte individuel. Il doit s'inscrire dans le cadre d'un débat, d'une réflexion collectifs en réunion de communistes puis à chaque adhérent de le remplir.

Une réflexion sur les propos que je viens d'entendre. Le parti, son organisation, sa structure, ne sont  pas un handicap à l'appréciation du nouveau, à la réactivité face aux événements. Il est au contraire le vecteur, le creuset d'une réflexion collective d'où peuvent émerger les réponses appropriées aux questions d'actualité. Ce n'est pas le parti qui a empêché la rédaction d'un tract immédiat aux entreprises suite à l'annonce des affaires Alstom et STX. C'est une conception de l'activité communiste et de son utilité qui en est la cause profonde.

 

*Essai sur LA PENSEE MARX : ici

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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 13:29

Pour qu’une transformation sociale en santé ait lieu : interventions au C.N. des 13 et 14 octobre (2)...

Pour qu’une transformation sociale ait lieu, dépassant un état de crise et créant des conditions nouvelles de développement du processus humain en santé, il faut que le réel et l’observation du réel révèlent à la conscience les possibilités de cette transformation.

Dans le cas contraire, c’est un affaissement ou un effondrement de la société qui devient hélas possible, en attendant ou non un lent mûrissement de nouvelles conditions d’une transformation en santé.

Dans la période de mûrissement, les idées rétrogrades dominantes, y compris à l’intérieur des éventuelles forces sociales de transformation, restent dominantes et les concepts de transformation en santé « attendent leur heure », agissent en préparant les conditions sociales et partisanes de cette transformation en santé, radicale et progressive en gésine et en développement dans la société présente.

Les trois interventions de chercheurs-militants (Denis Durand, Jean Marc Durand et Frédéric Boccara) de la Commission Economique lors du Conseil National du PCF des 13 et 14 octobre 2017, donnent une idée de ce qu’est une lutte idéologique interne et externe préparant cette transformation possible :

 

Il faut montrer que le mouvement social peut mettre Macron en échec mais il faut que tout le monde apporte sa contribution. Y compris le PCF.

 

Nous serons beaucoup plus forts pour le faire si nous intervenons non pas comme une force politique parmi d’autres qui cherche à récupérer une part de marché électoral mais sous l’angle qui fait la spécificité du PCF : celui des tâches à accomplir pour s’attaquer aux causes profondes des attaques du pouvoir, et donc pour faire se développer, dans la réalité concrète d’aujourd’hui, les éléments d’un dépassement du capitalisme. Ce n’est donc pas seulement dénoncer les riches, c’est combattre le capital, donc prendre le pouvoir sur l’argent. Venir sur ce terrain, c’est aussi rencontrer une demande de radicalité qui existe dans la société. C’est le sens, par exemple, de notre proposition de sécurité d’emploi et de formation : le but est bien de créer une nouvelle liberté, celle de permettre à chacun de décider à tous les moments de sa vie, dans la sécurité, en s’en donnant les moyens à travers des mesures précises pour prendre le pouvoir sur l’utilisation de l’argent public, de l’argent des entreprises et de l’argent des banques.

 

Lorsque nous avançons des idées précises et originales, qui apportent des arguments et des points d’appui au mouvement social, nous touchons la cible, comme dans l’appel pour un autre agenda pour l’emploi et le code du travail, qui reprend très précisément les grands axes de notre proposition de sécurisation de l’emploi et de la formation, et qui a été signé par 600 personnalités extrêmement diverses. Le problème c’est qu’en l’occurrence on ne sait pas quel écho cet appel aurait dans les médias puisque même l’Humanité ne l’a pas publié.

 

Sur Alstom, nos interventions, celles de nos parlementaires ont de l’impact dans les médias, elles obligent le gouvernement à répondre et à révéler par exemple que c’est sur injonction des actionnaires de Siemens qu’il s’est engagé à ne pas exercer l’option d’achat des actions Bouygues dont il dispose. Mais nous ne nous contentons pas de dénoncer un sinistre industriel annoncé, nous contribuons à montrer qu’il est possible de lutter pour une alternative. Avec par exemple un plan démocratiquement élaboré et soigneusement ciblé d’investissements dans les infrastructures, les matériels de transport et dans les systèmes d’information qui en sont une partie essentielle. Avec les coopérations indispensables dans le monde d’aujourd’hui, y compris avec les Canadiens de Bombardier et les Chinois de CRCC, au lieu de brandir le péril jaune pour justifier la capitulation de la bourgeoisie française devant le capital allemand.

 

Et avec les financements qui vont avec : pourquoi pas un fonds de financement de ces investissements financé par les grandes banques européennes et par la BCE ?

Le succès de la pétition lancée par Patrick Le Hyaric sur les 8 milliards de bénéfices de la BCE montre un début de prise de conscience du rôle joué par cette institution dans la répression féroce du peuple grec et de sa tentative de mettre en cause l’austérité. Comme l’a dit Iannis Varoufàkis, aujourd’hui, la violence du capital, ce ne sont pas seulement des tanks, mais aussi des banques ! N’est-il pas temps d’exiger de la BCE une autre utilisation des 2 200 milliards d’euros qu’elle a injectés, sans aucune contrepartie, sur les marchés financiers depuis trois ans ? Pour le développement des services publics et pour la création de richesses dans nos territoires, c’est-à-dire le renforcement et la sécurisation de l’emploi.

 

Denis Durand, Conseil national du 13 octobre 2017

 

 

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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 08:20

 

Pour qu’une transformation sociale en santé ait lieu : interventions au C.N. des 13 et 14 octobre...

Pour qu’une transformation sociale ait lieu, dépassant un état de crise et créant des conditions nouvelles de développement du processus humain en santé, il faut que le réel et l’observation du réel révèlent à la conscience les possibilités de cette transformation.

Dans le cas contraire, c’est un affaissement ou un effondrement de la société qui devient hélas possible, en attendant ou non un lent mûrissement de nouvelles conditions d’une transformation en santé.

Dans la période de mûrissement, les idées rétrogrades dominantes, y compris à l’intérieur des éventuelles forces sociales de transformation, restent dominantes et les concepts de transformation en santé « attendent leur heure », agissent en préparant les conditions sociales et partisanes de cette transformation en santé, radicale et progressive en gésine et en développement dans la société présente.

Ces quasi notes de Frédéric Boccara composant une des trois interventions de chercheurs-militants de la Commission Economique lors du Conseil National du PCF des 13 et 14 octobre 2017 (Denis Durand, Jean Marc Durand et Frédéric Boccara), donnent une idée de ce qu’est une lutte idéologique interne et externe préparant cette transformation possible :

SUR CE LIEN :

http://pierreassante.fr/dossier/FBoccara_Interventions_au_CN_des_13_et_14_octobre.pdf

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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 21:51

Macron anticipe

la prochaine crise

Il est une motivation cachée des ordonnances que personne n’évoque : c’est la perspective d’une prochaine crise financière plus redoutable que celle de 2007-2009 frappant notamment la France et les pays les plus développés. On se souvient que lors de la violente récession qui avait suivi l’effondrement financier, le Medef et les grands groupes s’étaient alors plaint de ne pas avoir pu ajuster les effectifs avec la rapidité qui s’imposait selon eux. Or, les matières inflammables susceptibles d’embraser la planète financière s’accumulent. En France, à fin mars 2017, la dette des agents non financiers privés rapportée au PIB s'établit à 129,6 %. Par rapport à fin décembre 2016, le ratio de dette progresse de 1,7 point. Le taux d'endettement des sociétés non financières atteint 72,1 % du PIB et celui des ménages 57,5 % du PIB. Le ratio de dette des administrations publiques au sens de Maastricht augmente de 2,6 points pour atteindre 98,9 % du PIB. A l’exception de l’Allemagne, le mouvement est à peu près similaire dans la plupart des autres pays développés, particulièrement aux Etats-Unis. Parallèlement, la croissance de l’économie reste en retrait par rapport à l’énormité des capitaux mobilisés. Le soufflé financier risque de s’effondrer.

C’est notamment à ce risque que prétendent répondre la loi travail et les ordonnances Macron. Leurs dispositions plutôt que de permettre de mieux licencier pour mieux embaucher visent notamment à plus mal embaucher pour mieux licencier. De ce point de vue la précarisation est une arme essentielle. Et elle avance à grand pas, avant même la mise en œuvre des ordonnances. Ainsi, alors que la croissance se redresse légèrement, le nombre total de demandeurs d’emploi (catégories A, B, C) augmente de 2,5 % sur un an. Sur trois mois, le nombre de personnes exerçant une activité réduite courte (78 heures ou moins dans le mois, catégorie B) augmente fortement, de 5,8 %. Entre 2000 et 2016, les embauches en CDD d’un mois ou moins sont passées d’un peu plus de 1,5 million par trimestre à plus de 4 millions. Sur le 1er trimestre 2017, le volume de travail intérimaire continue de progresser. Plus de 200 000 ruptures conventionnelles ont eu lieu au premier semestre 2017, en hausse de 7 % sur un an.

Mais en multipliant les possibilités de réduire le coût du travail et l’action des services publics afin d’accroître la rentabilité des capitaux, nos gouvernants affaiblissent la demande, précarisent l’offre et renforcent le risque d’éclatement de la crise financière. Ils jouent les apprentis sorciers, à nous de conjurer le mauvais sort.

Chronique économique, l'Humanité, 18 octobre 2017.

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 11:38

 

Comment CONSTRUIRE UNE ALTERNATIVE à Macron ? L'Humanité, Lundi 16 octobre 2017

Sans une organisation de la société humaine,  l’activité nécessaire à sa survie s’écroule.La destruction de l’organisation de la société dans le Moyen Orient par l’intervention des intérêts capitalistes n’en est qu’un petit aperçu local.L’équilibre ça n’existe pas. L’équilibre  n’est qu’un mouvement, qui maintient sur pied la société. C’est ce qu’on constate en bicyclette…Il ne s’agit donc pas de détruire l’organisation sociale mais de la transformer en santé.L’analyse marxiste est un instrument essentiel de connaissance de la société capitaliste pour la transformer. Pierre Laurent l’a rappelé dans la fête de l’humanité devant les militants et personnalités. Mais il ne suffit pas de faire une référence au marxisme, il faut mettre en pratique jusqu’à l’économie l’analyse marxiste et son mouvement, ce qu’a fait Marx en partant de la philo, en passant par l’anthropologie et en arrivant à la rédaction du Capital à l’usage du mouvement démocratique et ouvrier organisé. Pendant que certains acteurs de la Commune de Paris faisaient des discours romantiques qui occupaient l’espace du débat général, Marx soulignait l’importance de prendre pouvoir sur la banque centralisée à Paris pour se donner les moyens des réformes et transformations nécessaires dans tous les domaines, travail, éducation, paix. Faute d’aller jusqu’au bout de la réflexion  (liée à l’action et l’expérience de l’action) sur les conditions d’une transformation sociale, d’un processus  de dépassement du capitalisme, beaucoup de camarades, y compris de ceux qui se sont prononcés pour le choix 2, considèrent la Commission Economique du PCF et ses travaux, ses efforts pour les partager dans le parti, les organisations, et la population, comme un supplément d’âme ou une chapelle intérieure au parti voulant plus de place pour soi. Le rassemblement et l’unité ne se feront que sur un projet transformateur mis en expérimentation, en rectifications, en avancées, loin des envolées protestataires, celle de Mélenchon et les nôtres mêmes. Plus la crise s’avancera, plus cette exigence se manifestera. C’est donc de la volonté et de l’intelligence humaine que dépend la sortie de la crise. L’état de survie de la planète, les conditions biologiques et économiques en dernière instance n’a pas été la préoccupation du capital en particulier durant les décennies qui ont suivi l’après guerre et malgré les possibilités que la libération du nazisme avaient offertes, dans le développement du programme du Conseil National de la Résistance, où les communistes ont joué un grand rôle, par exemple. Au contraire ce programme a été d’abord freiné et aujourd’hui mis en démolition.Il s’agit au contraire d’aller au-delà  de ce programme et non de le détruire, par exemple en complétant la Sécurité Sociale actuelle par une Sécurité d’Emploi et de Formation. Il s’agit d’en donner les moyens à la société par l’usage sain et progressiste des valeurs produites en transformant le système bancaire et financier, en usant différemment de la création monétaire, du crédit, dans les institutions du local au mondial, en France et en Europe, avec l’intervention du mouvement populaire, ses capacités et sa diversité pour ce faire. La transformation sociale en santé, c’est le mouvement populaire lui-même, il n’y a pas l’un d’un côté et l’autre de l’autre, c’est la même chose.Le congrès du PCF, le débat qui le précède ne peut pas faire l’impasse sur ces questions en tournant sur le bilan apparent sans aller au fond des causes de la crise de la société, des partis et du parti, sous peine de reculer l’échéance des solutions aux catastrophes annoncées.

Ce texte est extrait d'un dossier  de 3 articles "Comment CONSTRUIRE UNE ALTERNATIVE à Macron ?" exposant des points de vue différents, par des contibutions d'Olivier Gebuhrer, professeur d’université honoraire et militant PCF, Pierre Assante, retraité, syndicaliste et un texte collectif. L'Humanité, Lundi 16 octobre 2017

*Essai sur LA PENSEE MARX : icittp://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 19:18

 

1. Intellectuel collectif et producteur collectif

VENDREDI, 24 MARS, 2017

L'HUMANITÉ

De la Renaissance à notre futur par Pierre Assante Retraité, syndicaliste.

Le XVIe siècle et le XXIe siècle ont en commun deux révolutions scientifiques et techniques accélérées et explosives en rapport avec les moyens de production. Ils sont chacun l’initiation d’un nouveau mode de production et d’échange à naître. Une régulation démocratique, du local au mondial, de ces transformations de l’humanité dont la croissance réclame des changements en qualité et pas seulement en quantité, peut être initiée à partir du réel du moment : dans l’organisation du travail, de la production des biens « matériels et moraux » nécessaires à notre vie, des moyens et institutions d’échange, monétaires et financiers, gravement malades.

La Renaissance ! Érasme, Galilée, Kepler, Rabelais, More, Paré… extraordinaire éclosion de pensées, opposées, diverses et convergentes à la fois. Notre siècle commence à nous donner une telle et nouvelle éclosion. Le « monde de la pensée » s’est enrichi de la masse de ceux qui ont accédé à la parole, aux connaissances, à l’expression moins isolée, plus collective, s’appuyant sur l’affirmation d’individualités en masse. Le réseau mondialisé, instrument du capital, permet contradictoirement la contestation et la transformation du système social obsolète. En même temps, la distance, l’avancée et l’approfondissement des savoirs sur la nature et sur nous-mêmes, entre le commun des mortels et ceux qui se sont spécialisés dans leur poursuite et leur mise en pratique, s’accroissent exponentiellement. Ceci pose le problème de mettre en adéquation les capacités et la conscience de l’humanité avec sa partie la plus avancée, sous peine de constituer un rapport élitiste inviable.

Sur le rapport que peut avoir un humain avec la connaissance et l’expérience élargie, du quotidien au mondial, à court et long terme, leurs interactions et leur unité, voici une citation sur une démarche initiant la libération de la pensée des pesanteurs idéologiques dominantes : « Depuis Galilée, l’homme a sans cesse enrichi sa connaissance de la nature, il a suivi la trace des relations naturelles et a fini par les utiliser pour des combinaisons techniques… Chez Galilée, nous avons deux démarches méthodiques : la décomposition en éléments rendant possible l’expérience, le dissecare naturam permettant de découvrir les éléments les plus simples du mouvement grâce auxquels on pourra déterminer les processus du mouvement. Galilée appelle cette première méthode, qui consiste à diviser, à disséquer, à démonter, à décomposer la réalité, la méthode résolutive : elle “partage et résout”. La deuxième opération, celle qui recourt à l’expérience, a reçu le nom de méthode compositive. Cela veut dire : partant des éléments de mouvement les plus simples, on doit parvenir par la représentation mathématique des phénomènes aux résultats que l’expérience quotidienne nous a montrés ; on obtient en procédant ainsi une expérience à composante scientifique, la seule qui mérite vraiment le nom d’expérience. » Je vous laisse lire la suite dans le bel ouvrage d’Ernst Bloch, la Philosophie de la Renaissance. XVIe siècle et XXIe siècle : l’un est la naissance du capitalisme, l’autre sa fin. Une transformation en santé a besoin de connaissance, d’expérience et de création, comme nous le montre la Renaissance.

2. Moins mais mieux, brève introduction à l’ergologie

VENDREDI, 5 FÉVRIER, 2016

L'HUMANITÉ

Par Pierre Assante, syndicaliste. « Un des concepts ergologiques : usage de soi par soi et usage de soi par les autres. »

Au fond, l’ergologie consiste à poser la qualité de l’activité humaine. Problème majeur dans un temps où la recherche de rentabilité du capital nous entraîne dans une course effrénée à une quantité de plus en plus ­indifférente à la qualité. L’ergologie, pluridisciplinarité au service de l’expérience et la connaissance du travail, fournit des outils pour la qualité de l’activité. J’aurai tendance à l’appeler « pensée Yves Schwartz » (1) puisque, les concepts essentiels tirés de l’observation du travail, nous les lui devons. Ils constituent le miroir en aller-retour de l’activité développant la conscience de ses contenus. Lénine, usant des concepts de la pensée de Marx les plus avancés sur le processus de la société humaine, sur l’autonomie relative des divers champs d’activité humaine, a contribué à une construction politique. Des organisations rassemblant des individus pour un objectif de transformation sociale à la prise de pouvoir pour cette transformation sociale, les « étapes » ont apporté chaque fois l’expérience des difficultés à surmonter, des retours à effectuer pour mieux avancer. Il n’y a pas de parcours humain échappant au pas à pas, à la continuité et aux sauts dans la continuité. Au-delà de la prise de pouvoir, les dernières analyses de Lénine (« Moins mais mieux ») vont à la question de la qualité de la construction, de la transformation, de l’activité ­humaine. Le bilan qu’il établit est clair, et nous pouvons en tirer des conclusions ­diverses pour tenter de mener à bien d’autres expériences. Il n’y a aucune transformation sociale saine qui ne pose comme base, « quel contenu de l’activité humaine », quelle qualité à donner au « que, quoi, comment produire » les biens « matériels et moraux » nécessaires à la vie humaine. L’ergologie pose la question de la cohérence du geste producteur de la personne, celle du geste producteur collectif, de l’entité locale de production aux entités plus larges constituées et de la société humaine mondialisée, informationnalisée.

Quels sont ces concepts ergologiques ? Énumérons-en quelques-uns, laissant au lecteur le choix de les connaître dans la littérature ergologique et dans les activités de ce champ de recherche. Corps-soi. Forces d’appel et de rappel. Inconfort intellectuel. Normes et débats de normes. Dé-normalisation, re-normalisation. Double anticipation. Activité tripolaire, pôles de la gestion de la politeia, du marché à dépasser. Usage de soi par soi et usage de soi par les autres. Le travail concret « dans » le travail abstrait. Taylorisme à double effet. Productif et improductif. Concepts d’horizon… Je vous recommande la lecture, sur le site de la Fondation Gabriel-Péri, des « réserves d’alternative » que nous pouvons mettre en œuvre pour dépasser la crise de suraccumulation du capital décrite par Paul Boccara et la commission économique du PCF, crise qui paralyse de plus en plus le processus humain. Critique de l’économie politique et critique de l’organisation de l’activité productrice humaine vont de pair, de même que la question des pouvoirs politique, économique et de l’organisation du travail, relativement autonomes entre eux mais liés.

3.Une reconstruction s’impose sur une autre base

L'Humanité des débats

PIERRE ASSANTE

VENDREDI, 4 MARS, 2016

L'HUMANITÉ

Par Pierre Assante, syndicaliste. La survie à crédit mondial du capital, dans ses monopoles, ses entreprises 

L’humanité a constaté, dans tout processus de ce cosmos observable par elle-même, que son propre processus humain procède par continuité et par sauts, par sauts dans la continuité. Elle a constaté qu’un processus est constitué d’innombrables processus relativement autonomes formant le mouvement général.

La puissance centralisée économique, financière et politique du capital monopoliste mondialisé, informationnalisé est telle que la continuité du processus a été forcée et les sauts freinés, ce qui suppose et induit des sauts non graduels mais des convulsions révolutionnaires sévères dont on ne connaît pas l’aboutissement. Cependant, pour qui veut agir en santé pour une société en santé, il nous faut nous saisir des hypothèses les plus opérationnelles pour un changement le plus heureux.

La survie à crédit mondial du capital, dans ses monopoles, ses entreprises industriello-financières, ses États nationaux et ses institutions internationales et les familles elles-mêmes, est arrivée à un tel point qu’on peut supposer qu’une récession mondiale est inévitable et qu’une prise de pouvoir d’une « gauche communiste et communisante » s’effectuera dans cette récession.

Ce n’est pas qu’une dette soit mauvaise en soi. Une dette suppose une possible avance nécessaire sur résultats, et un réinvestissement sain assurant un développement humain général.

Mais ce n’est pas la situation actuelle : le niveau de suraccumulation du capital, de baisse tendancielle du taux de profit, de drainage pour le renflouer sur tous les outils de vie, de production, d’échange, de service public et de moyens locaux et généraux de vie humaine est tel qu’une reconstruction s’impose sur une autre base que celle de notre système.

Ce n’est qu’à partir d’une telle reconstruction qu’on peut imaginer un redressement, et un nouveau départ et un nouveau développement.

Nous en sommes, en comparaison, à la chute du système féodal et aristocratique de l’Ancien Régime par la prise de pouvoir de la bourgeoisie révolutionnaire, à la différence que ce nouveau régime qui est en train de devenir un ancien régime est éminemment plus puissant, plus centralisé, mondialisé, et possède les outils de sa maintenance jusqu’à une extrémité catastrophique mondiale.

Le salariat, et ses alliés, est la force qui peut lui succéder mondialement, à condition de l’organiser localement, nationalement, mondialement, lui aussi comme le capital, pour le transformer non en un vendeur de force de travail qu’il est déjà, mais en un producteur-consommateur sain des biens sains nécessaires à sa reproduction saine élargie, c’est-à-dire à la poursuite de son processus d’humanisation.

La « démocratie du producteur », du « que, quoi, comment produire », de la « maîtrise de la circulation des biens », d’abord par une transformation des institutions financières locales et mondiales allant vers une administration démocratique des moyens d’échange.

 

1. Intellectuel collectif et producteur collectif | L'Humanité

De la Renaissance à notre futur……

24 mars 2017

Le lien : ici

https://www.humanite.fr/intellectuel-collectif-et-producteur-collectif-633813

 

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2. Moins mais mieux, brève introduction à l'ergologie | L'Humanité

Le XVIe siècle et le XXIe siècle ont en commun deux révolutions ...

5 févr. 2016

« Un des concepts ergologiques : usage de soi par soi et usage de soi par les autres. »

Le lien : ici

www.humanite.fr/moins-mais-mieux-breve-introduction-lergologie-598115

 

*

3. Une reconstruction s'impose sur une autre base | L'Humanité

La survie à crédit mondial du capital, dans ses monopoles, ses entreprises.

6 mars 2016

Le lien : ici

www.humanite.fr/une-reconstruction-simpose-sur-une-autre-base-601025

 

 

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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 08:14

 

Article publié une première fois sur ce blog

le 18 février 2012

 

CASSANDRE

  CASSANDRE_0001.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour accéder à ces 12 pages,

Cliquer : ici

 

 

 

 

 

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/CASSANDRE_CHRISTA_WOLF_12_PAGES_CHOISIES.pdf

 

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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 08:25

 

MARX. Le « retour » ? Vraiment ?

 Sur un "comprendre" lui-même  limité, stérilisé, aliéné.

 

Le marxisme est un mouvement de pensée qui allie dans une profonde unité organique la volonté de comprendre le monde et la volonté de le changer en santé.

Le terme en santé n’est pas dans le vocabulaire de Marx. Mais lorsqu’il décrit les conditions de travail des enfants, des lois juridiques qui le permettent, et des causes dans les lois économiques du système capitaliste qui l’exigent dans une période donnée, comme elle a exigé l’esclavage ou la spoliation des terres dans l’accumulation primitive du capital, il le fait pour créer les conditions d’un changement de cette réalité, un changement en progrès de l’humanité, en santé.

Il n’y a pas de marxisme, au sens du mouvement auquel participait Marx, et dont il était un des initiateurs dans la montée de ces idées et dans la réalité du mouvement de la société, sans unité organique de comprendre pour changer.

C’est à cette aune qu’il faut juger les « retours » individuels d’interprètes conscients du processus inconscient de la société, de Marx et du marxisme. Sans la volonté de constituer une force sociale capable de procéder progressivement et radicalement à ce changement, le dépassement du mode d’échange argent-marchandise-argent plus, la suraccumulation de capital et sa crise qu’il produit, il n’y a pas d’alliance du comprendre et du changer ce qui veut dire que le comprendre lui-même est limité, stérilisé, aliéné.

Ce rassemblement ça s’appelle un parti, un parti destiné non à lui-même mais à contribuer au changement et l’action démocratique de tout un peuple pour le changement, à partir de la force première de ce changement, ceux qui produisent sous le joug de la vente-achat de la force de travail.

Ce parti existe. Encore faut-il qu’il soit imprégné de marxisme, c'est-à-dire de cette volonté organique de comprendre et de changer.

Le retour de Marx est l’effet de la crise généralisée, mondialisé, du capital globalement financiarisé. Mais ce retour est limité sans l’adhésion, au sens propre et premier d’adhérer, pas seulement l’idée d’avoir une carte, à un parti possédant ces caractéristiques de comprendre pour changer.

Il existe un comportement esthétisant se référant subjectivement au marxisme, mais à un marxisme individuel, ce qui est une contradiction aliénante pour l’individu et ses capacités d’agir. Il n’y a pas de progrès social sans progrès de l’esthétique et de l’éthique qui font parti d’un processus en santé de l’homme dans son espèce, de l’humanité et sa relation avec elle-même et la nature.

Une position esthétisante n’est ni esthétique ni éthique. Le marxisme ne constitue pas une référence à des citations. Il possède une base fondamentalement qui a été développée et qui est à développer, indéfiniment, mais sans que ce développement se transforme en attente indéfinie de l’action de comprendre et de changer en santé, avec un parti et dans la société.

Tourner autour de cette base comme tourner autour du pot pour ne pas y tomber, c’est cela l’esthétisation marxiste qui se développe  et est soutenue par les forces du capital pour empêcher ou retarder un marxisme transformateur en santé.

C’est entre autre mais surtout, à l’aune du temps de parole accordé par les médias dominants que l’on peut juger de la santé d’une proposition sociale ou de sa nuisance.

Encourager les tendances au retour du marxisme, ce n’est pas caresser dans sens du poil les efforts honnêtes d’un retour encore timide et aliéné, c’est permettre de le dépasser dans une organisation politique de la transformation sociale, économique en dernière instance.

Non que l’économie doive être séparée de l’ensemble des activités multiples et diverses et nécessaires de la personne humaine et de la société, mais parce que créer les conditions en santé de la production des biens, nécessaires à la vie humaine est incontournable pour ces activités.

Si Marx est passé de la philosophie atomiste à la défense du peuple qui volait du bois pour survivre, à l’anthropologie progressiste des manuscrits de 1844, puis à l’organisation du parti en 1848 (Le Manifeste du Parti Communiste) pour aboutir à la rédaction puis publication de « Das Kapital » en 1867 (« Le Capital » en français) qui consiste à faire progresser la connaissance de la réalité pour la changer en santé, tout cela n’est pas un hasard, ni pour lui, ni pour nous.

C’est ce que doivent se dire, je crois, personnes et partis se réclamant d’une transformation en santé, qui passe, transitoirement par celle du système financier, du crédit, du système bancaire du local au mondial et passant par l’Europe, la création monétaire, le tout ayant pour base la sécurité d’emploi et de formation permettant la reproduction de la vie humaine, en santé.

Pardon pour cette « plaidoirie » de la part d’un militant qui ne peut plus « être » sur le pont comme il le fut. Que cette plaidoirie devienne, en héritage celle de la jeunesse, c’est le but recherché.

Pierre Assante, samedi 7 octobre 2017

 

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 10:32

 

Éloge de la sécurité, emploi et formation

DE PIERRE IVORRA

 

MERCREDI, 27 SEPTEMBRE, 2017

L'HUMANITÉ

La chronique économique de Pierre Ivorra.

Dans le débat sur le droit du travail, ce qui fait l’originalité de la proposition communiste de sécurité d’emploi et de formation (SEF), par rapport à d’autres démarches progressistes, c’est évidemment la garantie pour chacun de disposer d’un revenu tout au long de sa vie, la possibilité de choisir son parcours en alternant les périodes en emploi et celles en formation, avec une continuité de rémunération sans souffrir du chômage et de la précarité. Le rôle envisagé pour la formation dans la sécurisation des parcours est capital.

Les milieux patronaux et les macroniens de service invoquent souvent la révolution informationnelle en cours pour tenter de justifier un recours accru à la flexibilité. Foin de cette bouillie pour actionnaire ! Ce qui peut permettre aux travailleurs d’être en phase avec les transformations technologiques, accroître leur disponibilité pour passer d’un emploi à un autre et leurs capacités à s’adapter en permanence, c’est notamment qu’ils puissent disposer d’un droit à la formation dans la sécurité. Autre trait original particulièrement important et fécond : la place accordée aux moyens financiers que nécessite une telle révolution sociale. Tout aussi bien chez Hamon que chez la France insoumise et les Verts, c’est particulièrement là qu’est le maillon faible. Avec la SEF, pour pouvoir disposer des ressources nécessaires à une telle transformation, il ne s’agirait pas seulement d’instituer une autre répartition des richesses, de taxer les riches, de lutter efficacement contre la fraude fiscale et sociale ; l’ambition serait de réformer en profondeur la manière de produire, à la fois pour lutter contre le gâchis de ressources naturelles, pour respecter l’environnement, pour améliorer les conditions de travail, et aussi pour réduire le coût du capital. Produire ainsi mieux et plus. Et à cette fin, il s’agirait de financer autrement. D’où le rôle nouveau envisagé pour la Banque centrale européenne et l’ensemble du système bancaire, avec la convocation de conférences régionales et nationales associant tous les intéressés pour décider d’objectifs chiffrés de créations d’emplois, de développement de la formation, de production et de création de valeur ajoutée dans les territoires.

Enfin, dernière gâterie pour la route : le projet de SEF fait à juste titre la part belle aux critères de gestion et de financement.

Réduire le coût du capital pour accroître de manière économe la redistribution sociale, financer plus, mobiliser les services publics, mais pour promouvoir l’emploi efficace et durable et la recherche. C’est le critère des critères !

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 07:46

 

 

 

JOURNAL

juillet-août 2017

 

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 23:30

PHILOSOPHE ERGOLOGUE

Le philosophe ergologue est quelquefois en bute, de droite et de gauche, à une non reconnaissance en tant que philosophe.

De gauche, c’est d’autant plus étrange que s’il y a une suite, une mise en pratique des thèses sur Feuerbach, c’est bien dans l’ascèse ergologique et l’action de transformation sur le travail producteur  des biens nécessaires à la vie humaine, qu’elle induit dans la confrontation entre l’activité concrète et son système de concepts en développement,  et entre action ergologique et action économique agissante « en dernière instance ».

En particulier la XI° thèse, mais on ne peut détacher les thèses les unes des autres, on ne peut que les développer à la lumière des progrès de la connaissance et de l’expérience pratique du processus de l’activité humaine

« La question de savoir  si la pensée  humaine peut aboutir à une vérité objective n’est pas une question théorique, mais une question pratique… » (IIème thèse). C’est l’antithèse de cette thèse que l’on rencontre dans les vestiges de la philosophie spéculative que charrie une certaine philosophie médiatique à la mode qui prétend s’en dégager mais n’y réussit pas ou mal, ce qui est la même chose.

Il arrive, paradoxalement que la philosophie spéculative prenne de l’avance sur  une « philosophie de la transformation sociale du moment », lorsqu’elle pose la question de la transformation sociale avec plus de méthode.

La mise en pratique philosophique ne peut exister que si la philosophie elle-même en a l’objectif et se donne les moyens d’échapper à la dichotomie de l’être social, du corps soi, de son ontogénèse et sa phylogénèse. Freud lui-même reconnaissait la nécessite d’une refondation permanente de la psychanalyse à partir du mouvement et de la transformation phylogénétique, ce qui dans une période de transformation accélérée du mouvement de la société actuel rend à la philosophie marxiste et au matérialisme dialectique non dogmatique, sa puissance  initiale, ce qui explique son « retour ».

Si Politzer n’a fait que reposer des bases d’une « psychologie concrète », sans avoir le temps de la développer ni de la critiquer, c’est bien sur l’unité de la personne humaine et l’unité de l’activité de la personne humaine qu’il a insisté : « La totalité de l’individu ne doit pas être le terme et le couronnement de la recherche, mais son hypothèse initiale ». Il était aussi un philosophe et il a fait de la diffusion de la philosophie une tâche militante.

Son assassinat par les nationaux-socialistes (na-zi), les fascistes, et sa vie dans sa totalité  illustrent non une complémentarité du corps-soi, mais son unité. Ce n’est pas là une formule. Il faut bien faire progresser l’idée que les choses ne sont pas séparées pour que les transformations sociales en santé sortent l’humanité non de la croissance mais de l’énorme et terrible crise de croissance qu’elle connait, dans son rapport avec la nature et dans son rapport avec elle-même ;  que cette idée devienne une force matérielle en « s’emparant des masses ».

En dernière instance, le dépassement de l’échange A-M-A’ et la suraccumulation-dévalorisation du capital à son stade final, au paroxysme, en découlant, aura encore besoin de la philosophie et de ses travaux pratiques qui ne sont que sa continuation non spéculative, opérationnelle.

Pierre Assante, 30 septembre 2017

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 17:25

CONTRIBUTION « OFF »

au colloque d’ergologie

et auX débatS économiqueS atterré et marxiste

 

Schématiser pour simplifier l’exposé n’est pas la meilleure façon pour se faire comprendre. C’est pourtant une entrée dans un débat qui doit ensuite se débarrasser souvent avec difficulté du schéma de départ. Je vais essayer donc un schéma dont il faut ensuite se débarrasser.

Le débat scientifique savant est à la fois une négociation au sens propre entre « savants » et un débat entre influence de la science et influence des conditions matérielles de vie de la société où a lieu le débat, et les conditions « morales » « découlant » des conditions matérielles, en fait en unité organique des conditions matérielles et morales (Hommes, techniques, culture, organisation sociale…).

C’est tout le débat que l’on croit dépassé sur infrastructures sociales et superstructures sociales, leur séparation OU leur unité organique, débat qui, en fait, a été stoppé par un structuralisme sous-jacent voilé et consanguin à la société de classe et son caractère toujours plus écrasant dans le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé. Le débat savant n’est en aucun cas un lieu d’effacement du combat dominant/dominé et la forme qu’il prend, l’évolution qu’il prend en fonction de l’évolution des forces productives, évolution objective et subjective en unité et inégalité de développement des champs de savoir comme des entités humaines du local au mondial.

Ce n’est pas en cachant les problèmes sous le tapis que le débat avance et la question des relations entre champs de savoir, comme entre courants politiques et sociaux (oui c’est lié !) est de la plus grande importance dans la solution d’une crise qui menace les conditions de production des bien nécessaires à la vie humaine comme celle du rapport entre l’homme et la nature dont il extrait ses biens, et qui menace la civilisation in fine.

J’en reviens à mon schéma, et j’en resterai à mon schéma, laissant à plus savants que moi le soin de faire fructifier le débat (et peut-être ce schéma aussi ?) et d’en prendre à témoin l’opinion dont je suis pour qu’elle puisse s’en mêler à égalité.

L’ergologie (mon schéma) se préoccupe de connaitre les conditions d’exercice de l’activité de la personne dans l’entité collective relativement pertinente d’activité et que ceux qui exercent cette activité puissent être en capacité de tendre à la transformer dans le sens des besoins de la personne (dont en unité, de la société), en santé. En santé, c'est-à-dire de façon à ce que le mouvement de la vie préserve la vie et l’accélère en fonction de l’accélération des besoins sans la mettre gravement en danger. C’est tout le schéma du développement économique non unilatéral, c'est-à-dire un schéma économique tenant compte en unité du mouvement et du rapport entre le processus de la consommation et l’excès ou l’insuffisance d’investissement dans le processus de production et d’échange.

L’économie, en tout cas l’économie progressiste, et marxiste se préoccupe des rapports de production et d’échange et leur relation en unité avec l’organisation politique, ce que l’ergologie va schématiser dans l’organisation tripolaire de la société, que je schématise moi-même par la citation de cette formule qui est avant tout un concept bien plus développé (Jaurès avertissait sur le danger des formules en politique et en philosophie). Pour l’économie marxiste, elle propose de s’affranchir de l’échange A-M-A’ et de la suraccumulation du capital qui en découle, son blocage congénital à terme du processus de production et d’échange, par des mesures économiques et politiques radicales et progressives sur le système financier local et mondial, les banques et le crédit, la création monétaire, la BCE, la FED, le FMI, et les institutions politiques locales et mondiales qui les pilotent et en sont pilotées. La sécurisation de l'emploi et de la formation est au cœur de ces mesures.

Fini le schéma, voici ma réflexion :

Parmi tous les dialogue sociaux, les réflexions, l’expérience et la connaissance de l’ontologie de l’être social, plus économie et ergologie tardent à dialoguer, plus les conditions de mise en santé du processus sera difficile, et à terme impossible. Le dialogue suppose engagement non dogmatique, mais engagement dans le processus quotidien des évènements sociaux.

Certes l’ergologie subit une pression des autres savoirs investis pour lesquels elle est une sociologie parmi d’autre alors qu’elle est les travaux pratiques des concepts de transformation du processus social en santé. C’est une situation qui la met en tendance de prudence.

Il y a pourtant dans l’ensemble des points de contact entre ergologie et économie, qui à terme les permettrait de « fonctionner » en unité, un point de contact particulier, les droits nouveaux à développer dans le travail, travail qui est encore et toujours, y compris dans la diminution de sa forme contrainte, à terme, par l’évolution scientifique et l’organisation automatique généralisée et mondialisée de la production, le lieu privilégié de l’activité et du processus de conscience humaine que Marx qualifie de processus de conscience de la nature sur elle-même.

Cette rencontre sur le processus en avancées et en reculs des droits nouveaux dans l’entreprise, reculs que les transformations-régressions du code du travail illustrent  fortement aujourd’hui, ne peut faire l’économie du débat et de l’engagement.

Pour cela économie et ergologie ont besoin de se fortifier dans leur champ propre, champ qui est pour l’une et l’autre un champ multidisciplinaire, malgré des apparences contradictoires. Mais n’est-ce pas aujourd’hui plus que jamais, la problématiques de tous les champs de savoir et leur interpénétration et la résistance à leur interpénétration favorisée par la parcellisation et le division -de classe- à outrance du travail, parcellisation entretenue dans la confrontation dominants/dominés, favorisée aussi par la convergence de l’organisation du travail, de la recherche, et du développement dans le taylorisme de plus en plus voilé mais de plus en plus prégnant, volontairement.

Pierre Assante, 29 septembre 2017

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 17:04

COMBATTRE ET DEPASSER LA DOMINATION DE CLASSE

Par Denis Durand, dans Cause Commune N°1 Septembre-Octobre 2017.

Mettre en œuvre un projet économique et politique, c’est à dire des procédures concrètement disponibles en les inscrivant dans une cohérence globale qui leur donne un sens politique.

La domination de classe trouve aujour­d’hui une de ses incarnations dans la figure du trader cynique et cupide, bien identifiée dans la culture populaire. On a pu aussi la reconnaître dans l’accession à la magistrature suprême, en France, d’un ancien banquier d’affaires dont le programme et l’action traduisent sans fard la doctrine et les intérêts du capital financier.

Une domination financière

Plus scientifiquement, on a pu montrer qu’une douzaine de grandes banques contrôlent les marchés financiers et, à travers eux, l’économie planétaire (François Morin, L’hydre mondiale, l’oligopole bancaire, Lux, Montréal, 2015).

Cette domination s’est faite brutale et visible lorsqu’elle a consisté, pour le Fond monétaire international (FMI), à imposer des « plans d’ajustement structurel » aux pays en développement ou à bafouer, avec la Banque centrale européenne (BCE), la volonté du peuple grec exprimée par voie de référendum. Elle se manifeste tout autant dans les critères d’austérité budgétaire en vigueur dans la zone euro. Et, de façon plus diffuse mais tout aussi politique, dans les normes de rentabilité qui s’imposent aux gestions d’entreprises, petites et grandes, et jusque dans la gestion des services publics. Sa force est précisément d’imprégner profondément la vie sociale en inspirant, à chaque instant, une multitude de décisions en fonction d’un critère fondamental : la rentabilité (profit rapporté au capital initialement avancé pour l’obtenir).

Il y a là une spécificité du capitalisme : les rapports de domination économique et d’exploitation y sont des rapports d’argent. La subordination des travailleurs salariés à leur employeur capitaliste, instaurée par un contrat de travail, a pour contrepartie le versement d’une somme en argent, le salaire. De la même façon, le capital n’existe que s’il peut prendre la forme d’une accumulation d’argent. Jouir de la propriété des moyens de production, c’est avoir la faculté de décider à quoi sera consacré l’argent apporté par les actionnaires, emprunté auprès des banques et des marchés financiers ou mis en réserve à partir de profits précédemment accumulés.

C’est ce qui explique pourquoi le développement du capitalisme a nécessité celui d’un système monétaire et financier, dont l’objet est de faire fonctionner comme capital la monnaie qui circule dans la société. Les marchés financiers le font en offrant à un capital précédemment accumulé la possibilité d’être placé en titres de propriété (actions ou autres parts de sociétés) ou en titres de créances (obligations mais aussi tous les types d’instruments conçus par la créativité sans limite des juristes d’affaires). Les banques font plus. Leurs opérations de crédit créent ex nihilo l’argent qui circule dans l’économie. Cet argent peut constituer l’avance des fonds nécessaires au lancement d’un processus de production. Il peut aussi servir à tout autre chose, par exemple à des placements financiers.

« Le capital n’existe que s’il peut prendre la forme d’une accumulation d’argent. »

C’est pourquoi les banques occupent une position stratégique dans le maintien de la domination du capital. Le « pouvoir de dire oui » à une demande de crédit, et surtout le pouvoir de décider à qui on dit oui et à qui on dit non, est un pouvoir politique.

Frapper les banques

Ce qui précède conduit à un choix tout aussi stratégique : si l’on veut mettre fin aux dominations de classe, s’attaquer au comportement des banques est un terrain de lutte crucial. Priver les marchés financiers de la liquidité apportée par les crédits bancaires, ce serait les asphyxier et les rendre inoffensifs. Bien plus, mobiliser la création monétaire des banques et des banques centrales pour favoriser les projets répondant à des critères précis en matière économique, sociale et environnementale, serait l’impulsion qui manque aujourd’hui au développement et à la sécurisation de l’emploi qualifié et à la création des richesses nécessaires pour répondre aux défis de la crise sociale, écologique, politique et morale......

..........Suite  de l'article : ici

http://www.causecommune-larevue.fr/combattre_et_depasser_la_domination_de_classe

 

CAUSE COMMUNE N°1 septembre-octobre 2017

http://www.causecommune-larevue.fr/?utm_campaign=20170928_cc2&utm_medium=email&utm_source=pcf

 

*Essai sur LA PENSEE MARX : ici

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 05:27

COLLOQUE INTERNATIONAL ERGOLOGIE 2017

 

Penser et réaliser la transformation du travail L’apport de la démarche ergologique et de l’œuvre d’Yves Schwartz

 

L’approche ergologique, son histoire et ses questions, intéressent a priori toutes celles et ceux qui explorent à leur façon les méandres de la vie humaine, et quiconque veut réfléchir à sa propre activité et à celle des autres,reconsidérer les manières de faire et d'agir, ouvrir de nouvelles perspectives dans les façons de travailler, d'agir et de vivre

 

12.13 octobre 2017 CNAM amphi Paul-Painlevé 292, rue Saint-Martin -75003 Paris

14 octobre 2017 Bourse du travail salle Eugène Hénaff 29, boulevard du Temple-75003 Paris

 

LE PROGRAMME SUR CE LIEN :

ici

Ou en cliquant sur l'image

 

https://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/3710/files/2017/09/Colloque-Egrologie-2017-programme-Web.pdf

 

__________________________________________________________________________

 

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 18:23

 

Au sujet de la CONSULTATION préparatoire au congrès des communistes :


 

On peut trouver bien de choses intéressantes  dans les discours de Pierre Laurent à la fête de l’Huma 2017, mais la référence qu’il fait au Capital de Marx, est une supercherie qui voile les choix politiques et économiques de la direction du Parti. 

 

Je n’ai pas de goût pour les sondages ni pour les QCM, je préfère le débat entre personnes humaines, du local au national, pour ce qui est d’un parti national, en attendant de le faire au niveau européen et mondial. Idem pour le débat dans le lieu premier d’exercice de la production matérielle stricte, comme au sens large, des biens nécessaires à la vie humaine, dans l’entité de production, de travail, d’échange des marchandises et des services en tant que marchandises.

 

Nous n’avons  pas eu droit, comme aujourd’hui au QCM avant la prise de position de Pierre Laurent sur le choix Mélenchon avant le vote interne. Cela a un sens dans ce qui habite les concepts et les décisions de direction. Le vote de l’assemblée des responsables locaux a vite été « corrigé », sans qu’il soit dit un mot aux adhérents-électeurs sur les différences entre les deux programmes des deux choix proposés, si ce n’est par une commission qui ne possède pas les moyens matériels généraux du Parti. Il ne s’agit pas de faire exploser le parti dans un affrontement idéologique, il s’agit de réponses aux besoins humains en en faisant du Parti un outil opérationnel, dans l’alliance du « courant chaud » et du « courant froid » des expressions de ce qu’on appelait le socialisme scientifique et le communisme.

 

Le débat est une chose qui doit se préparer et l’étude du capital et du Capital fait partie de cette préparation.

La société de facilité intellectuelle qui permet à la fin aux dominants de se réserver la réflexion, la décision  et l’intervention sur le réel, se reflète dans l’abandon de longue date par le Parti de l’effort d’étude et d’analyses de ce type et des nouvelles  analyses  sur la mondialisation capitaliste numérisée.

 

Cela ne se rattrape pas par une consultation telle qu’elle est organisée, mais par un débat vivant sur des propositions de transformation sociale, de mesures concrètes en particulier pour résoudre la crise économique qui entraîne, en rapports réciproques, dialectiques, l’ensemble des activités humaines dans sa suite.

Toute crise, y compris la question climatique, exige des moyens et se référer réellement au Capital de Marx, ce serait se référer aux lois de l’échange des marchandises dans notre système, ses limites, ses blocages et les solutions possible au déblocage, celui de la suraccumulation du capital, entre autre.

 

J’ai en tête les débats du Congrès de 1982 sur l’économie, et quelques interventions ouvrières et intellectuelles laissées lettres mortes, et l’échec de 1983-84 du gouvernement et du programme commun, échec qui n’a pas été sans conséquence sur l’ensemble de la marche du Monde.

 

Pierre Assante, Manosque, le 23 septembre 2017

 

 

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 17:56

 

SCHEMA DE RECHERCHE CONCEPTUELLE

AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT QUE NOUS APPELONS JUSTEMENT MATERIEL ET QUI EST LE DEVELOPPEMENT TOUT COURT  DANS  SES MOUVEMENTS PHYSIQUES ET PSYCHIQUES.

Je crois qu’aucun schéma ne peut représenter l’unité d’un système, encore moins un « système de systèmes » que nous imaginons à partir de nos observations partielles, ses différentes « structures » et les mouvements qui constituent le système.

Pourtant les schémas sont nécessaires. Il n’est dans les capacités humaines que d’observer des « fragments » du mouvement.

Un organe d’un système, d’un corps animal ou social ou chimique et les trois à la fois dans la constitution globale de l’infinité universelle, n’est qu’une apparence de fragment, un point choisi du mouvement  qui n’est pas fragmentable.

Le fait même de séparer théoriquement un fragment de mouvement du mouvement global est une vision erronée de l’unité de la matière et de son mouvement.

L’unité des contraires hégélienne est un concept juste et opérationnel reflétant le réel mais reste, dans le développement théorique concret, une vision encore assez éloignée  de l’unité systémique réelle. Contradictoirement, c’est ça l’important encore aujourd’hui pour notre compréhension pratique. Il en sera peut-être différemment demain, ce qui serait un progrès qualitatif de l’humanité. Nous verrons, et les générations futures verront bien. L’espoir existentiel c’est cela aussi.

Le communisme est un communisme esthétisant et non éthique et esthétique,  s’il n’est pas le reflet du rassemblement à venir de l’unité du système global. La dichotomie philosophique et la dichotomie politique vont de pair dans le trivial de la politique qui en fait une politique politicienne. Une politique de programme transformateur et de rassemblement sur un programme transformateur est tributaire d’une philosophie unificatrice ou pas.

Le reflet de la matière qui nous  parvient, nous ne pourrions pas l’utiliser  opérationnellement pour la transformation de cette matière à notre usage, dans son unité, pour sa vie et son développement, non en mouvement particulier, mais constitutif de l’ensemble que nous co-constituons, et sans cette dichotomie que nous effectuons, à notre niveau de développement.

L’usage de soi par soi et l’usage de soi par les autres n’est que le reflet, dans le domaine du travail, de la dichotomie opérationnelle que nous faisons dans le cadre d’une société de classe. La contradiction fructueuse entre l’individu et son espèce, la personne et sa société,  n’est fructueuse que parce qu’elle tend à dépasser la société de classe -comme autrefois la société tribale- qui contient à la fois ses limites et le dépassement possible de ses limites. Un état présent n’est pas un état futur possible mais le contient, en ce sens il n’est pas de transformation en santé sans lutte, sans actions contraires.

Nous n’avons même pas le vocabulaire pour exprimer la matière, son mouvement, son unité, pas plus que le grecs antiques n’avaient un mot abstrait équivalent à « travail » pour exprimer les éléments constitutifs du travail concret, et si nous avons mieux aujourd’hui, nous n’avons guère mieux.

Lorsque Marx qualifie l’homme, l’humanité, de conscience de la nature sur elle-même, il ne fait que donner une formule éloquente, nécessaire et vraie à cette unité.

Pierrot, lundi 25 septembre 2017

 

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 09:11

 

TEMPS PERDU

PRODUCTION, ECHANGE, les militants d'entreprise et la transformation sociale en santé

 

Sans préjuger des positions actuelles de ce militant, que je relis 35 ans après, positions actuelles que je ne connais pas, je constate le retard pris et le temps perdu à rattraper dans les conditions actuelles du Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé Globalement Financiarisé et sa crise.

Je ne préjuge pas non plus des positions que va prendre le prochain congrès du Pcf. Être attentif et agir en conséquence est la préoccupation de toujours de chacun, pour agir sainement.

Les divagations politiques, collectives et individuelles peuvent, avec l'expérience conduire, avec le temps,  paradoxalement, à des solutions opérationnelles. 

VOICI Une belle intervention éclairante d’ouvrier (1) lors du 24ème congrès du PCF, février 1982, sous le gouvernement de gauche à majorité socialiste et participation communiste, avant la rupture due au tournant vers la politique d'austérité et une inexpérience des transformations du monde en cours  dès cette époque :

UN COMPORTEMENT NOUVEAU DES COMMUNISTES EN PREMIER LIEU A L’ENTREPRISE

POUR LIRE CLIQUER SUR L'IMAGE  (2,31 Mo)

OU  ICI

http://pierreassante.fr/dossier/24eme_congres_P.227.pdf

 

(1) J'ai connu d'autres interventions de ce type, en diverses instances ou débats publics, hélas perdues, par exemple de la part d'ouvriers communistes des Moteurs Baudouin,   à Marseille, usine de pointe, à la même période.

 

 

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 07:32

Publié une première fois sur ce blog le 26/08/2017

 

DÉPASSER L’ÉTAT ACTUEL (2)

La « phase » Macron ne peut en rien enrayer la marche à la régression que contient la crise générale du capital.

 

Marx a analysé les contradictions  du système capitaliste, ses immenses capacités et ses limites.

Le capitalisme c’est les humains qui vivent dans ce système et leurs activités.

 

La crise traverse le capitalisme depuis ses origines. Elle s’approfondit en France, en Europe et dans le monde. Elle demande à dépasser l’état actuel de l’organisation sociale, de créer par la volonté  et l’intelligence humaine un système nouveau répondant à l’état de développement de la société.

 

Il ne s’agit pas de « demander au peuple ce qu’il veut ». Les populations du monde aspirent à voir grandir en qualité, en quantité, en justice et en égalité, non en uniformité, les moyens de vivre et se développer de l’individu dans la société, de l’être social au long de son parcours de vie, sa satisfaction d’être et sa conscience qui cohabitent dans son destin.

 

La direction du PCF hésite gravement à mettre au cœur de son action la crise et les solutions à son dépassement dans des transformations sociales radicales et progressives initiant un mode d’échange échappant à l’accumulation du capital pour l’accumulation du capital et ayant comme moteur les besoins humains, leur croissance quantitative et qualitative. Ce faisant, elle désarme le mouvement populaire, crée des limites dangereuses au développement de protestation et d’action des victimes de la crise dans le système qui la provoque.

Plutôt que de demander à tout un chacun ce qu’il veut et sait déjà, il s’agit de proposer des solutions pour que se réalise ce que tout un chacun sait et veut déjà.

 

Depuis Marx, la connaissance et l’expérience du capital et de son processus mondialisé, financiarisé se sont approfondies ; de même en ce qui concerne les conditions du développement de l’activité de la personne humaine dans la société, sa dépendance du système social, du travail producteur des biens nécessaires à la vie humaine ; de même la recherche économique théorique et pratique des solutions au dépassement de cet état et les transitions possibles de ce dépassement par la transformation radicale et progressive du système financier, du système bancaire, du crédit, de la création monétaire, de l’organisation du travail en sécurisant l’emploi et la formation.

 

Le PCF peut jouer un rôle essentiel dans le développement des savoirs populaires et savants unis nécessaire aux transformations politiques pouvant porter les solutions à la transformation en santé de l’organisation sociale. Lui donner, lui rendre les moyens de ce rôle est la tâche des tâches du présent.

Pour ce qui est de la France dans l’Europe et  dans le Monde, la nouvelle « phase » libérale mondiale ne peut en rien enrayer la marche à la régression que contient la crise générale du capital et ses conséquences sur l’immensité et la diversité des activités humaines auxquelles un système, partant des besoins humains et du développement des forces productives, les hommes, leurs techniques et leur conscience, rendra la santé.

 

Des forces sociales existent pour mettre en œuvre la transformation du système. Ce sont en premier lieu les êtres humains, leurs savoirs et leurs outils qui agissent au cœur de la production, la « production moderne » mondialisée et numérisée et les résidus plus ou moins massifs mais résistants de la « production ancienne » contenant l’expérience des gestes producteurs et de la révolution dont le PCF avec sa politique organique de rassemblement a été un interprète historique dans le passé.

 

Il peut assurer le relais entre les deux périodes historiques, ce que ne sont pas en mesure de faire aujourd’hui les nouvelles formations protestataires « anti-capitalistes » en processus de maturation ou non vers l’unité du courant froid et du courant chaud du communisme : le principe espérance et la conscience scientifique de transformation du monde.

 

Pierre Assante, 26 août 2017.

 

Essai sur LA PENSEE MARX : ici

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 07:06

 

NE PLUS RECULER L’ECHEANCE DES SOLUTIONS

AUX CATASTROPHES ANNONCEES.

 

Sans une organisation de la société humaine,  l’activité nécessaire à sa survie s’écroule.

La destruction de l’organisation de la société dans le Moyen Orient par l’intervention des intérêts capitalistes n’en est qu’un petit aperçu local.

L’équilibre ça n’existe pas. L’équilibre  n’est qu’un mouvement, qui maintient sur pied la société. C’est ce qu’on constate en bicyclette…Il ne s’agit donc pas de détruire l’organisation sociale mais de la transformer en santé.

L’analyse marxiste est un instrument essentiel de connaissance de la société capitaliste pour la transformer. Pierre Laurent l’a rappelé dans la fête de l’humanité devant les militants et personnalités. Mais il ne suffit pas de faire une référence au marxisme, il faut mettre en pratique jusqu’à l’économie l’analyse marxiste et son mouvement, ce qu’a fait Marx en partant de la philo, en passant par l’anthropologie et en arrivant à la rédaction du Capital à l’usage du mouvement démocratique et ouvrier organisé. Pendant que certains acteurs de la Commune de Paris faisaient des discours romantiques qui occupaient l’espace du débat général, Marx soulignait l’importance de prendre pouvoir sur la banque centralisée à Paris pour se donner les moyens des réformes et transformations nécessaires dans tous les domaines, travail, éducation, paix.

Faute d’aller jusqu’au bout de la réflexion  (liée à l’action et l’expérience de l’action) sur les conditions d’une transformation sociale, d’un processus  de dépassement du capitalisme, beaucoup de camarades, y compris de ceux qui se sont prononcés pour le choix 2, considèrent la Commission Economique du PCF et ses travaux, ses efforts pour les partager dans le parti, les organisations, et la population, comme un supplément d’âme ou une chapelle intérieure au parti voulant plus de place pour soi.

Le rassemblement et l’unité ne se feront que sur un projet transformateur mis en expérimentation, en rectifications, en avancées, loin des envolées protestataires, celle de Mélenchon et les nôtres mêmes. Plus la crise s’avancera, plus cette exigence se manifestera. C’est donc de la volonté et de l’intelligence humaine que dépend la sortie de la crise.

L’état de survie de la planète, les conditions biologiques et économiques en dernière instance n’a pas été la préoccupation du capital en particulier durant les décennies qui ont suivi l’après guerre et malgré les possibilités que la libération du nazisme avaient offertes, dans le développement du programme du Conseil National de la Résistance, où les communistes ont joué un grand rôle, par exemple. Au contraire ce programme a été d’abord freiné et aujourd’hui mis en démolition.

Il s’agit au contraire d’aller au-delà  de ce programme et non de le détruire, par exemple en complétant la Sécurité Sociale actuelle par une Sécurité d’Emploi et de Formation. Il s’agit d’en donner les moyens à la société par l’usage sain et progressiste des valeurs produites en transformant le système bancaire et financier, en usant différemment de la création monétaire, du crédit, dans les institutions du local au mondial, en France et en Europe, avec l’intervention du mouvement populaire, ses capacités et sa diversité pour ce faire. La transformation sociale en santé, c’est le mouvement populaire lui-même, il n’y a pas l’un d’un côté et l’autre de l’autre, c’est la même chose.

Le congrès du PCF, le débat qui le précède ne peut pas faire l’impasse sur ces questions en tournant sur le bilan apparent sans aller au fond des causes de la crise de la société, des partis et du parti, sous peine de reculer l’échéance des solutions aux catastrophes annoncées.

Pierre Assante, 19 septembre 2017

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 22:38

 

INTERVENTION au Conseil national du 14 septembre 2017.

Et la Commission économique du PCF à la Fête de l'HUMA

 

Il y a un risque que beaucoup de communistes considèrent qu’avec la préparation du congrès nous ne soyons en train de rééditer un scénario analogue à ceux que nous avons connus dans un passé récent, et que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Pour éviter cela, il faudrait tenir compte de ce qui s’est fortement dit au conseil national d’Angers. Il faut que le congrès ait la possibilité de répondre à la question : faut-il un parti communiste français révolutionnaire, et quel est le sens d’une telle ambition dans la France, l’Europe et le monde de notre temps ? Le questionnaire dans son état actuel peut donner l’impression qu’il ne s’agirait que d’amender le document La France en commun alors que l’enjeu est bien plus vaste.

Faire comme si cette question ne se posait pas serait ignorer le paysage politique dans lequel nous agissons. Faire comme si nous n’avions pas les moyens d’y répondre serait tout aussi erroné. Personnellement, je pense que le rôle irremplaçable d’un parti communiste est d’aborder toutes les questions que se posent nos concitoyens sous l’angle des tâches à accomplir pour dépasser le capitalisme jusqu’à son abolition et à la construction d’une nouvelle civilisation. Sous cet angle, nous avons des choses à dire sur les enjeux politiques, sociaux, économiques, écologiques, technologiques du monde contemporain, des choses que nous ne disons pas aujourd’hui.

Par exemple, répondre avec détermination à cette question nous permettrait de dialoguer sans complexe, sans ressentiment et sans agressivité avec les forces – comme Mélenchon, par exemple – qui ne proposent ni de mettre en cause le pouvoir patronal dans l’entreprise, ni de dépasser le marché du travail, ni de prendre le pouvoir sur l’argent, bref qui agissent pour aménager le capitalisme et non pour le dépasser. Donc, ni indifférence, ni ralliement. Mais capacité d’initiative, sans attendre que d’autres en prennent.

Sur cette ambition, nous pouvons rassembler une très large majorité des communistes, au-delà des divergences sur telle ou telle question. Et intéresser bien au-delà.

Et sur cette base, nous pouvons nous rassembler, au-delà des vicissitudes du passé, sur des réponses communes aux questions qui en découlent : quel bilan contradictoire des années écoulées, quelle orientation politique ? quelle stratégie électorale, d’action et de bataille d’idées ? Quelle conception du Parti et du rôle de sa direction ?

Une telle conception politique est possible : pour s’en convaincre, il suffit de mettre en regard la grande précision des propositions radicales, figurant dans la proposition de loi de sécurité de l’emploi et de la formation, que nous avons mises en avant dans l’appel « pour un autre agenda pour l’emploi et le code du travail » adopté à la suite de notre réunion de jeudi dernier au CESE, et l’étonnante diversité des signatures en soutien del cet appel que nous avons recueillies. Mais si la fête de L’Humanité se veut à la disposition de toutes les forces engagées dans la riposte à la politique de Macron et pour une alternative, au nom de quoi cet appel est-il exclu des débats de l’Agora de L’Humanité ?

Pour rassembler, il faut exister. Sur ce sujet, nous existons, qu’attendons-nous pour rassembler ?

Denis Durand

Conseil national du 14 septembre 2017

*

Commission économique du PCF à la Fête de l'HUMA

Merci aux camarades de la commission économique qui ont brillamment assuré la tenue des deux stands d'Economie et politique au cours d'une fête de L'Humanité qui a connu une grande affluence, et aux nombreux visiteurs que nous y avons accueillis.

Et merci aux camarades du Lot-et-Garonne pour leur chaleureuse hospitalité !

On peut encore contribuer au financement à l'adresse suivante :
https://www.leetchi.com/c/stand-ecopo-a-la-fete

Les différents débats organisés sous l'égide de la revue, sur les alternatives aux ordonnances XXL, sur les enjeux nationaux et européens de la politique Macron, sur le financement des collectivités territoriales, ont donné lieu à des échanges de grande qualité, très encourageants pour les prochaines batailles sociales et politiques.
Bien sûr, gagner le besoin d'alternative politique portant sur les contenus reste un combat ! Il reste trop souvent refoulé mais la fête de l'Humanité a mis en évidence combien il correspond à une attente du corps militant.

Il répond aussi à une attente dans le débat public, comme en témoigne la réussite de la rencontre du 7 septembre au CESE et l'appel "Contre les ordonnances Macron, Un autre agenda pour l'emploi et le code du travail !" qui en est résulté. De nombreuses personnalités continuent de le signer, on peut en faire autant ici.

 

Fraternellement. Denis Durand, 18 septembre 2017

 

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 10:58

 

Feuilletez

ECONOMIE & POLITIQUE

N° 756-757 JUILLET-AOUT.

DOSSIER REVOLUTION.

En cliquant sur l'image

ou ici

http://riouclaire.fr/ECOPO/756-757/mobile/index.html

 

VOIR AUSSI SUR CE BLOG

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 10:00

 

 

Pierre Laurent – 16 septembre 2017 Rencontre avec le mouvement associatif, syndical, politique et le monde de la culture. 16 septembre 2017, Fête de l’Humanité.

2 EXTRAITS par le blogueur (le lien sur l'intervention complète après les extraits):

"...  A partir de ces éléments, je veux vous dire deux de mes convictions :

- La première est que, malgré l'écran de fumée dressé par Macron sur le « ni droite, ni gauche », une majorité potentielle existe dans notre peuple pour un rassemblement de politiques réellement à gauche, rompant avec les politiques d'austérité.

Elle existe dans le peuple, chez ceux qui se sont abstenus, chez les 7 millions d’électrices et d’électeurs qui ont voté Mélenchon, chez celles et ceux qui ont voté Benoît Hamon, dont je salue également la présence, et même, pour une part parmi celles et ceux qui ont voté Macron au premier tour.

Elle existe chez de nombreux élus locaux sidérés par la cure d'austérité imposée aux collectivités 

Elle existe dans la population, qui recherche une issue progressiste à de nombreux défis contemporains, sociaux, écologiques, démocratiques, et à qui nous avons la responsabilité de proposer une perspective crédible et mobilisatrice.

Toutes ces forces, qui sont considérables, ne seront efficaces et ne pourront faire majorité que si elles s’additionnent, si des espaces de dialogue sont crées entre elles partout : la fête de l'Humanité est un de ces espaces.

Chacune a des champs d'action qui lui sont propres, chacune a son agenda, chacune est amenée à prendre ses propres initiatives et le Parti communiste le fera. Cela est légitime.

Mais nous avons toutes et tous à créer les conditions pour que chaque initiative ressemble le plus largement et s'appuie sur la diversité qui existe dans le camp progressiste.

Créer les conditions pour qu'aucune ne clive ou n'instaure des fossés mais, au contraire, des passerelles, des espaces réellement communs.

C'est ce que veut le Parti communiste.

C'est ainsi que je conçois son rôle et son utilité.

Notre disponibilité est entière......

 

.....Ce système n'est pas neuf, c'est vrai.

On vient de fêter les 150 ans de l’ouvrage qui en a le mieux démonté les mécanismes et prédit son évolution : « le Capital » de Karl Marx.

Ce système capitaliste, dès ses débuts, portait en lui de terribles malédictions : celles de l’injustice et des inégalités, de l’exploitation et de l’aliénation des travailleurs, des saccages de la nature, des violences et des guerres.

Tous ces malheurs, la société capitaliste, les «porte en elle, comme une nuée dormante porte l'orage » disait Jaurès.

Mais si le capitalisme était dès le départ cette société d’injustice, de violence et de guerre, il portait en même temps un progrès de développement de la civilisation « fantastique », comme le disait Karl Marx, pour les pays concernés.

Aujourd’hui mondialisé, ayant poussé à bout toutes ses logiques, il a fait son temps.

Aujourd’hui, je l’affirme, sa mission progressiste s’est épuisée..."

 

POUR LE TOUT, Cliquer ici

http://www.pcf.fr/101876

 

*Essai sur LA PENSEE MARX : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

*Site de la Revue Economie et Politique : http://www.economie-politique.org/

*Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 11:52

UNE NOUVELLE REVOLUTION POUR DEPASSER LE MARCHE

Signataires : Frédéric Boccara, Gisèle Cailloux, Sylvian Chicote, Yves Dimicoli, Denis Durand, Jean-Marc Durand, Sylviane Lejeune, Anne Lafaurie, Nicolas Marchand, Catherine Mills, Alain Morin, Roland Perrier, Frédéric Rauch, Alain Tournebise, membres de la commission économique du PCF et membres du comité de rédaction d’Économie et Politique.

Les ordonnances dessinent un Code du travail encore plus dur pour les salariés : précarisation accrue, dumping social, renforcement du pouvoir patronal. Tout pour baisser le coût du travail, jusqu’aux multinationales exonérées de toute responsabilité, puisqu’on exclut leurs profits à l’étranger de l’évaluation de leur situation économique ! Trois réformes complémentaires sont dans les tuyaux : suppression des cotisations sociales, durcissement de l’indemnisation du chômage, mainmise du patronat sur toutes les dépenses de formation professionnelle. Elles dessinent une cohérence : fragiliser les salariés et les indépendants pour sauvegarder les profits. Le marché avant tout, au service du capital et de sa rentabilité ! Que les salariés ne s’avisent pas d’intervenir sur leur travail, sur les décisions de production, d’investissement, le financement. Vous avez dit liberté ? Pourtant s’exprime comme jamais, dans le monde du travail et au-delà, l’exigence d’intervenir sur les gestions et sur le bilan des aides aux entreprises : les positions syndicales, de la CGC à la CGT, voire FO et même à la CFDT, en témoignent.

La mobilisation est possible. Nos concitoyens sentent que les ordonnances ne vont pas améliorer l’emploi – tout au plus verra-t-on de plus en plus d’emplois « mités » par la précarité et le chômage partiel.

L’énormité des profits du CAC 40, des dividendes versés et des liquidités fournies à très bon marché par les banques aux grandes entreprises – mais pas aux PME-TPE –, confirme l’urgence d’utiliser autrement cet argent : pour développer l’emploi, les salaires, la formation, pour les services publics et pour de nouvelles productions écologiques et sociales… Ceci alors que le grand capital continue à détruire les capacités, à délocaliser, à spéculer, et qu’une nouvelle crise financière menace.

Aveuglés par leurs théories antimarxistes, nos néolibéraux ne voient le travail que comme une marchandise, un coût. Pas comme une puissance créatrice à développer. Ils confondent la personne du travailleur et la « force de travail », qui est sa réduction à une marchandise. L’efficacité, pour eux, c’est de payer moins cher cette marchandise. Mais, avec la révolution informationnelle, il faut des travailleurs créatifs, inventifs, plus libres. Des sujets majeurs, et non des objets sur un marché. Ce nouveau monde pousse à une nouvelle révolution : dépasser le marché du travail pour aller vers une sécurité d’emploi et de formation.

C’est toute l’actualité de la proposition de loi corédigée avec le mouvement social et déposée par André Chassaigne. Elle dessine un nouveau droit à la formation et à des mobilités maîtrisées dans la sécurité entre emploi et formation, avec un revenu sécurisé au lieu d’une allocation chômage rabougrie, et une vraie réduction du temps de travail. D’autres parlent de sécurité sociale professionnelle. Cela demande de s’attaquer au coût du capital et à ses pouvoirs. Cela demande aussi de sortir de l’austérité avec une impulsion de la demande, notamment pour les services publics, en France et en Europe.

Faire connaître cette alternative renforce la lutte : on est d’autant mieux contre un projet qu’on voit ce qu’on pourrait faire à la place.

Le pouvoir est inquiet de la réussite de la manifestation du 12 septembre. Chaque mesure, ou presque, correspond à ce dont le mouvement contre la loi El Khomri avait obtenu le retrait. C’est la preuve que les manifestations ont des effets ! Elles en auront d’autant plus qu’elles iront de pair avec une lutte politique du PCF, rassembleuse, pluraliste, et des idées communistes audacieuses sortant des sentiers battus.

L’Humanité, 14 septembre 2017

Liste des débats de la fête de l'Huma où la revue Economie & politique est impliquée:http://pierre.assante.over-blog.com/2017/09/debats-de-la-fete-de-l-huma-ou-la-revue-economie-politique-est-impliquee.html

 

L'article est extrait d'un dossier de 8 pages au total publié du Lundi 11 au Jeudi 14.9.2017 "De quel travail avons-nous besoin ?" : https://www.humanite.fr/de-quel-travail-avons-nous-besoin-4-641992

*Site de la Revue Economie et Politique : http://www.economie-politique.org/

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