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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 09:18

2014 01 28 002 Si l’on faisait d’une période de 9 ans une photo comme un éclair de flash dans le temps long, et que l’on rapproche arbitrairement, très grossièrement, mais pas illogiquement le score du FN (25%) de 2014 soit ≈ 10% des inscrits et celui du "non" de 2005 (55%) soit ≈ 39 % des inscrits, la différence donnerait, toujours grossièrement, sans tenir compte du mouvement d’opinion de ces 9 ans, 29% pour un "non" « positif » à l’Europe, c'est-à-dire un "non" constructif. Mais on peut aussi penser que le "non" FNiste se soit développé depuis sous l’effet des conséquences de la crise systémique du capital et d’une perception superficielle, sans analyse économique conséquente, ce qui confirmerait les possibilités de progrès du "non" constructif, de classe, des travailleurs conscients ; si tant est qu’il soit conquis par des luttes conséquentes, un espace de réalisation pratique de l’Europe en tant qu’espace pertinent dans une mondialisation s’échappant progressivement de la construction libérale de la « concurrence libre et non faussée ». Cette espace peut être ouvert en détournant progressivement la circulation du capital, productive de plus-value, vers la production en santé, en fonction des besoins humain, en santé.

Pierre Assante, 28 mai 2014

 

Européennes de 2014


 

Nombre

% Inscrits

   % Votants

Inscrits

46 555 253

 

 

Abstentions

26 802 113

57,57

 

Votants

19 753 140

42,43

 

Blancs

548 554

1,18

2,78

Nuls

248 950

0,53

1,26

Exprimés

18 955 636

40,72

95,96

 

Nuances de listes (Par Min. Inter.)

 

Voix

 

% Exprimés

 

Sièges

Listes Extrême gauche

303 561

1,60

0

Listes Front de Gauche, GUE au Parlement EU. (+1 siège, voir ci-dessous DVG)

1 200 389

6,33

3 (+1)

Listes Union de la Gauche

2 649 202

13,98

13

Listes Divers gauche (GUE, soutenu par le Front de Gauche)

602 384

3,18

1

Listes Europe-Ecologie-Les Verts

1 695 914

8,95

6

Listes Divers

831 767

4,39

0

Listes Union du Centre

1 883 051

9,93

7

Listes Union pour un Mouvement Populaire

3 942 766

20,80

20

Listes Divers droite

1 133 919

5,98

0

Listes Front National

4 711 339

24,85

24

Listes Extrême droite

1 344

0,01

0

 

Référendum de 2005

                                                                                                                                            Nombre                 % inscrits                                 

 

                                    Inscrits                                                                                     41 789 202                       100,00%   

 

                                    Abstention                                                                              12 800 902                       30,63%     

 

                                    Votants                                                                                    28 988 300                       69,37%     

Nombre

% votants

  Blancs ou nuls

730 522

2,52%

  Exprimés

28 257 778

97,48%

 

Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe ?

Voix

% exprimés

  OUI

12 808 270

45,33%

  NON

 

15 449 508

54,67%

 

 

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 00:51

FRALIB-2014-04-12-014.jpgFralib. Le pot de thé fait plier le pot de fer

Le démarrage de la SCOP pourrait être imminent, un accord important ayant été conclu hier, sous la pression des salariés avec le groupe Unilever. Trois années de combat qui ont fini par payer.

 

Trois années de luttes et d’orages, de déception, de découragement parfois, mais aussi de grande détermination. Trois années, depuis l’abandon par la société Fralib et le groupe Unilever de  cet outil de travail performant qu’est la société de production de thé et de tisanes aromatisées du Gémenos, aux alentours de Marseille.

Trois années qui se sont soldées hier par un accord de toute première importance conclu à Rueil Malmaison, dans la banlieue parisienne entre les dirigeants du groupe et les salariés CGT. Ces derniers s’étaient toujours juré d’obtenir de la multinationale de l’agro-alimentaire qu’elle assume toutes ses responsabilités après sa décision de fermer l’entreprise et qu’elle consente enfin, après les multiples rebondissements devant les tribunaux, à s’asseoir autour d’une table de négociations. C’est depuis hier chose faite et les porteurs de projet d’une coopérative de production peuvent s’enorgueillir d’avoir arraché une très grande partie de ce qu’ils réclamaient depuis des mois pour pouvoir remettre les machines en marche et assurer leur propre production.

 

Ce qu’a lâché Unilever

Il n’ y aurait donc plus d’obstacle au plan de relance de l’activité des salariés, la multinationale ayant consenti « un soutien financier au démarrage et au développement de leur plan alternatif », grâce à une série de «  mesures contribuant au développement commercial » de la SCOP. Ce que les salariés n’avaient cessé de réclamer depuis les premières heures de la conception de leur projet. L’in de leurs chevaux de bataille était aussi de faire accepter par Unilever la cession de la marque Eléphant. A l’heure où nous écrivons ces lignes, ce n’est pas une chose acquise, les négociations s’étant poursuivies tard dans la soirée.  Mais cependant, ils ont obtenu de la multinationale, « la recherche de débouchés de production, la construction d’une marque, le renforcement de l’appareil commercial et administratif, ainsi qu’une étude de marché et une contribution conséquente au fonds de roulement ». Cela ressemble comme deux gouttes d’eau à ces volumes de production que les salariés voulaient arracher à Unilever. Mais l’accord va encore plus loin et prévoit « la remise en état, au développement et à la diversification de l’outil de travail ».

Si les engagements sont tenus par Unilever, et on peut compter sur les salariés pour qu’ils le soient,  les thés et tisanes naturels de la SCOP T.I seront bientôt sur le marché. Chapeau !

La Marseillaise, le 27 mai 2014

 

Repères

28 février 2013, le troisième « plan de sauvegarde de l’emploi » façon Unilever est rejeté par la cour d’appel du tribunal d’Aix-en-Provence. Contraignant ainsi la direction de Fralib à revoir totalement sa copie sous peine d’astreintes journalières. Une victoire de plus pour les salariés.

70 salariés en lutte, prévoit cet accord, bénéficieront en outre d’une « prime substantielle de préjudice venant s’ajouter aux indemnités légales ». Pas vraiment un luxe quand on sait que nombre d’entre eux n’ont perçu aucune compensation depuis plus d’un an.

1336 jours et nuits de lutte et d’occupation des locaux. Avec tout ce que cela représente de sacrifices, notamment à l’encontre de leurs familles. Mais là encore, la solidarité a joué à fond. Tant celle de leurs proches que celle de leur organisation syndicale et des salariés d’autres entreprises.

 

La SCOP oui ! Mais pas pour produire n’importe comment !

Dès les premiers jalons de leur projet de coopérative posés, les salariés de Gémenos n’ont eu de cesse de réfléchir à ce qu’ils feraient de leur outil de production. A chaque visite organisée pour les  nombreuses personnalités politiques qui se sont pressées aux portes de l’entreprise, ils n’ont pas manqué de souligner combien la qualité des produits issus des chaînes n’avait cessé de se détériorer au fil des années. L’utilisation systématique d’arômes chimiques ayant fini par dénaturer complètement les parfums des thés et tisanes. Il s’agissait donc de repenser tout à la fois la manière de produire mais aussi les conditions d’approvisionnement en matières premières. Cela a fait l’objet de nombreuses prises de contacts, tant avec des producteurs locaux qu’étrangers.

Au Vietnam, les représentants des salariés noueront des liens solides avec des agriculteurs en recherche de partenaires désireux d’instaurer des liens commerciaux autres que les traditionnels marchés de dupes coutumiers des grandes firmes internationales. Ce qu’en d’autres termes, on appelle un commerce équitable.

En France, ils partiront à la rencontre de petits producteurs de plantes aromatiques, désireux de mettre l’amour de leur métier au service de « fabricants » respectueux de la qualité de leur travail. Cela s’illustrera par une remise en route des machines, notamment le temps d’une petite production de tilleul pour la fête de l’Humanité. Histoire de dire qu’il n’y a pas que la seule lutte pour l’emploi qui importe aux salariés de l’entreprise.  Mais aussi l’amour du travail bien fait tout au long de la chaîne de production et le respect des consommateurs.

 

La Marseillaise, le 27 mai 2014

 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 08:30

VERGIAT-photo.jpgCommuniqué de Marie-Christine Vergiat, tête de liste du Front de gauche, réélue députée européenne dans le Sud-Est


Au regard des résultats à cette heure, portant sur la quasi totalité des résultats, de nombreux médias annonçant mon élection, je remercie les électrices et les électeurs qui ont donné leurs suffrages à la liste du Front de gauche que j’ai eu l’honneur de conduire.

Les résultats dans le Sud-Est sont à l’image de ce qui se passe au plan national.

Les partis qui ont gouverné depuis dix ans sont désavoués.

Ceux qui dirigent l’Europe comme la majorité qui exerce le pouvoir en France sont sanctionnés pour avoir imposé l’austérité et mis en place une Europe qui sacrifie les peuples.

Ces partis payent non seulement une campagne qui a évacué les véritables enjeux du scrutin mais aussi leur obstination à construire une Europe qui n’incarne ni justice sociale ni progrès démocratique.

Je constate que l’UMP est la force qui perd le plus de députés et qu’elle ne peut se féliciter de quoi que ce soit.

Le Front national avec un discours simpliste, nostalgique, appelant au repli national est le grand vainqueur de ce scrutin. Je le regrette sincèrement car si je comprends la colère des électrices et des électeurs, je réaffirme que l’extrême droite n’apporte aucune solution et continuerai mon combat contre leur vision rétrograde.

Cependant à la lecture de ces résultats, il faut s’inquiéter de la faiblesse des résultats des forces de gauche. Il y a urgence à reconstruire des perspectives à gauche, comme on su le faire mes amis de Syriza en Grèce.

Au Parlement européen, les forces de la gauche antilibérale seront renforcées. Je continuerai d’y porter la voix de celles et de ceux qui veulent rompre avec l’austérité, avec l’Europe forteresse, avec la désespérance et la compétition de tous contre tous. Je continuerai d’y faire valoir les valeurs essentielles qu’incarne notre slogan : l’humain d’abord.

 

Marie-Christine Vergiat

Députée européenne

 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 08:10

Tableau de l'échangeEUROPE : réflexion secondaire pouvant devenir première …..???

 

Il Y A dans l’EUROPE d’aujourd’hui et de ses Nations (et depuis la deuxième moitié du XX°) quelque chose comme de l’Italie post-renaissance et de ses Etats.

 

Le processus des échanges commerciaux, scientifiques et techniques dans l’Italie des XV° et XVI°, dans le cadre de sa situation historico-géographique de la renaissance, a conféré aux divers Etats italiens une puissance économique, politique, créatrice de premier plan. La confiscation de cette puissance par les grandes familles régnantes a isolé le développement de ces Etats et induit leur décadence face à la montée de l’organisation nationale des bourgeoisies anglaises, françaises… ???

 

Quel rapprochement hasardeux peut-on faire entre la Toscane et les Etats pontificaux POST-renaissantesques d’hier dans l’Italie, et l’Allemagne et la France d’aujourd’hui dans l’Europe, vis-à-vis du processus économique, politique et culturel de l’ensemble mondial …???

 

Quelle relation un peu « globalisante » pourrait-on trouver dans les relations européo-méditerranéennes dans les prémices de l’an 1000 à la renaissance et ses suites … ???

 

Je m’en tiens à ces formulations lapidaires qui tout en cachant, au profit d’une vision d’ensemble certes réductrice,  l’immensité de la réalité de cette renaissance et de ses suites, pose quand même un élément fondamental : la situation d’un ensemble politico-géographique donné, son processus et les interventions politiques dans le processus de développement général du monde.

 

Ceci par rapport par exemple aux grands ensembles d’aujourd’hui dont les rapports USA-Chine illustrent la complexité et aussi la simplicité dans cet autre rapport qu’est l’intervention des peuples dans les processus de développement ou leur étouffement, hier et aujourd’hui par la répression armée et aujourd’hui aussi et principalement par l’étouffement médiatique de leur activité, de leur existence.

 

Il faut quand même noter le travail d’une décennie en Europe de la part des "Partis du travail" (communistes et démocratiques) appelons-les comme ça, pour constituer une coordination, le Parti de la Gauche Européenne, PGE et GUE, qui a permis qu’il y ait encore une expression active contre cet étouffement dominant.

 

Deux lectures m’ont habité ces jours-ci, au-delà de la lecture pressante du quotidien : Duby et son analyse du Moyen Age, l’Epilogue des Poètes d’Aragon….Ce genre de choses devrait être présent pour ne pas s’isoler dans du strict immédiat. Qui veut partager partage.

 

 

Pierre Assante, lundi 26 mai 2014

 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 06:00

Article publié une première fois  le 15 mai 2014

 

 RECUEIL_TEMPS_ET_TRAVAIL.jpg

 

 

RECUEIL. temps et travail. L'abord philosophique à travers l'économie en dernière instance : ici

 

 

 

http://pierreassante.fr/dossier/

Copie_provisoire_A5_de_RECUEIL_

p.assante_avril_temps_et_travail.pdf

 

 

 

 

 

depliant-exterieur

 

 

2 interventions philosophiques

de ces Q.A. Temps et travail :

 

Tant de temps, 13 mai, 9h15 Linda BRAHIM ici

Le temps dans tous ses états, 13 mai, 9h45 Akima DOMINE ici


 

 

 

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 07:04

EUROPE.jpgAnne MESLIAND, troisième sur la liste conduite par Marie-Christine VERGIAT, la conseillère régionale du FRONT de GAUCHE est chef de file des communistes dans la circonscription Sud Est.

Le Front de gauche en France, c'est aussi la présence du Parti de la Gauche Européenne (PGE) DANS LES NATIONS D'EUROPE, dont TSIPRAS le grec résistant avec le peuple grec à la "TROIKA" (FMI, BCE, Commission UE) sera candidat du groupe GUE-GVN à la présidence du parlement européen, contre la finance, vraiment, à la différence des alliances droite-gauche qui règnent aujourd'hui en Europe, qui votent toutes les orientations de la finance, du capital, y compris de la part du PS français.

 

Lire l'entretien avec Anne Mesliand :

ici

      Publié dans "La Marseillse" du 21 mai 2014

 

Additif : Infographie, l'Humanité 23 mai 2014

 

EUROPE institutions 0002

EUROPE-institutions_0001.jpg

http://pierreassante.fr/dossier/MESLIAND.pdf

 


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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 07:27
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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 06:56

 

 

Sur ce lien :

ici

 

 

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 05:32

weilDans le grand débat confusionnel organisé, un petit rappel, parmi d'autres, qui devrait, peut-être, replacer les interrogations dans un contexte plutôt qu'en l'air, hors sol, dispersées :

La domination, ça s'apprend.

La solidarité ça s'apprend.

 

La violence ou la douceur, d'indifférence ou l'écoute, ça s'apprend.

 

La curiosité ça s'apprend.

 

 

N'est-ce pas la société, de la collectivité à l'individu,  et les rapports sociaux qu'elle sous-tend qui nous transmettent des valeurs en santé ou malades ?

 

Plutôt qu’une vision éternelle des rapports sociaux, ne peut-on les voir en mouvement et quels actes humains agissent sur leur transformation ?

 

Pierre Assante, 18 mai 2014

 

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 11:33

P1030988

 

Rapport de force :

 

 

                               domination

rapport / (sur)      ___________

 

                              conviction

 

 

 

J’ai été élevé à la conviction et non au rapport de force.

 

C'est-à-dire que progressivement, le développement du besoin différé, sans étouffer le besoin, a permis de transformer la nature seconde, celle de la conviction, en nature première, de la parole et du savoir en processus, et de faire grandir les besoins.

 

Le rapport domination/conviction peut ainsi se développer au détriment du premier terme.

La domination personnelle s’affaiblit à quasiment disparaître, la domination par les autres provoque le plus grand refus possible.

 

Evidemment il n’y pas de modèle d’humain ni d’éducation. Il y a des diversités.

 

Mais je crois que la croissance actuelle du  rapport domination/conviction au profit cette fois du premier terme n’est pas de nature à développer l’activité humaine individuelle et celle de son espèce en santé.

 

« Moins mais mieux » reste la bataille première contre la prison-rapidité de l’échange du capital.

 

Développer la qualité de l’échange humain, par exemple en privilégiant la qualité des transports physiques, entre autres, vers les autres, sur la quantité, c'est-à-dire privilégier la qualité de la croissance des échanges, partant des possibilités des forces productives au moment des choix, dans leur état historique en processus, en santé.

 

Certes cette modification qualitative du rapport de force ne supprime sans doute pas les injustices, mais doit les réduire, il me semble....

 

Je dis et je libère..., mais...

Utopie au sens "strict" ou utopie "opérationnelle" ?

  

Pierre Assante, 17 mai 2014

 

Note : Sur la domination de classe, évidemment en lien avec la domination d'ordre, d'origine "animale", pas dépassée mais transformée, dont le substrat ne peut être supprimé sauf suppression du corps...et de l'humanité aujourd'hui encore en "préhistoire", voir les nombreux articles de ce blog. En particulier dans les articles "économie et politique", "travail et politique", "travail et philosophie".

 

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 06:51

Aimé Assante 1L’humain, ses douleurs communes et ses douleurs personnelles

 

Les hommes ne parviennent pas à soulager leurs douleurs communes, peut-être parce que cela ne leur donne pas l’espoir de soulager leur douleur personnelle.

 

Pourtant il leur est, à toutes, tous,  relativement facile de comprendre comment les soulager. Et, grossièrement ils le comprennent. Mais ils ne le font pas plus que cela, soit qu’ils     ne veuillent pas faire l’effort de comprendre ce comment plus avant, soit qu’ils ne parviennent pas à une action commune pour mettre en œuvre leur compréhension et pour soulager.

 

Soit parce que les espaces de bonheurs leur font oublier les espaces de douleurs et les plongent dans une attente ou comprendre est aussi douloureux qu’attendre.

 

L’horizon et la motivation ne sont pas en concordance, en cohérence.

 

La domination masculine y est pour beaucoup et l’échange marchand à son paroxysme d’échange du capital, sang de la circulation mutilée des produits du travail, ne fait que renforcer chez hommes et femmes, la domination et sa centralisation.

 

Quand s’ouvrent des espaces de résolutions, ce n’est qu’un horizon de petits pas qui se présente, et c’est comme si seuls les grands pas, à l’image des croyances religieuses, leur importaient.

 

Il y a pourtant tant d’espace-s pour une vie humaine digne de cet épithète, c'est-à-dire répondant au besoin essentiel de penser développé par l’homme, à travers la satisfaction de ses besoins originaux, animaux, élémentaires par le travail générateur de pensée, puis à travers la satisfaction des besoins et du travail développés, complexifiés, sublimés.

 

La centralisation de la domination la rend à la fois immense et puissante, écrasante et destructrice de cohérence du processus humain, mais aussi fragile en tant que domination, porteuse de dissolution sociale.

 

Trouver le point où glisser un grain de sable dans la mécanique ne suffit pas. Il ne s’agit pas de détruire un édifice dans lequel nous vivons qui nous tombera sur la tête, il s’agit de le reconstruire à partir de ce qu’il est, de sa complexité et des structures saines qui le font tenir en vie.

 

Pour cela : « premièrement s’instruire, deuxièmement s’instruire, troisièmement s’instruire ».

Devenir les ingénieurs de la transformation sociale. S’instruire dans et pour l’espace micro et l’espace macro. En premier lieu là où les hommes produisent, matériellement au sens premier, ce qui est nécessaire à leur vie d’humain, pour produire l’humain.

 

L’homme est une auto-création. Quand un système confisque la création, il confisque l’humain et menace son processus.

 

Pierre Assante, 17 mai 2014

 

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 21:20

IMG

 

cliquer

ici

 

http://pierreassante.fr/dossier/EURO_D.DURAND.pdf

 

(Extrait de la lettre du RAPSE N° 117)

 

 

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 08:11

EPITRE AUX CITOYENS

...C'est le risque que prennent nos gestionnaires actuel du capital, en refusant, s’opposant et interdisant, de fait sinon de droit, le débat sur toute autre forme de gestion micro et macro de l’humanité que la leur...

 

Les choix de gestion et les capacités de gestion déterminent les possibilités de répondre aux besoins vitaux de l’espèce et de l’individu dans l’espèce.

 

Deux éléments dans lesquels la gestion s’exerce aujourd’hui : l’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus) et la globalisation mondiale. Même si, bien sûr ces éléments s’exercent dans la diversité des lieux et des situations.

 

L'état des techniques humaines et de la culture humaine en général permet ce type de gestion.

 

C'est l'état actuel de la longue histoire de la gestion humaine, du clan à la cité, de la cité à la nation, de la nation à l’internationalisation, du communisme primitif de la tribu aux institutions mondiales de la monnaie, du commerce, de la guerre.

 

Que la gestion soit despotique ou démocratique, il faut un consensus relatif, une acceptation relative même de la gouvernance despotique, faute de gouvernement du peuple,  pour qu’elle s’exerce.

 

Il n’y a pas de vie humaine possible sans gestion et pas de gestion humaine sans une relation entre les actes humains et leurs représentations symboliques, et le consensus en mouvement sur ces actes et représentations symboliques collectives, acceptées. Tout cela fonctionne en échafaudage en équilibre plus ou moins stable, plus ou moins menacé dans toute la relativité nécessaire d'une stabilité en mouvement. Processus ou écroulement ?

 

La dissolution d’un consensus relatif, qui se manifeste dans une désaffection relative mais importante des citoyens du monde de l’intervention politique ou au contraire de la demande de retour au passé sous forme d’un populisme de plus en plus antihumaniste, de plus en plus replié sur une vision étroite de l’intérêt général, est une grande menace pour la civilisation humaine, pour son processus en santé.

 

Faute d’une capacité de gestion populaire, c’est la fuite centrifuge d’une relative mise en commun des soucis collectifs répondant aux besoins individuels dans le collectif qui se manifeste.

 

Imaginez que s’écroule le consensus sur la question de la gestion et que chacun crée un propre mode de gestion se voulant sans lien social, il est évident qu’il ne s’agira plus seulement d’un écroulement de la gestion, mais de la construction millénaire et plus de l’ensemble des règles de vie en évolution qui permettent à l’humanité d’avoir une cohérence sans laquelle il n’y a ni production ni distribution, ni échange possible, dans ce que les échanges contiennent à la fois, en unité, de biens matériels et de culture humaine dans ces biens matériels, dans toutes leurs manifestations de conscience, dans toutes leurs formes "matérielles et morales".

 

Cet écroulement, c’est le risque que prennent nos gestionnaires actuel du capital, en refusant, s’opposant et interdisant de fait sinon de droit le débat sur toute autre forme de gestion micro et macro de l’humanité que la leur. A nous d'y remédier.

 

Pierre Assante. 15 mai 2014 

 

P.S. Pour connaître une proposition de gestion qui me semble d’une grande pertinence et d’une grande portée voir  http://www.economie-politique.org/54280

 

Espace Tripolaire schéma

 

 

 

 

Illustration, Tableau du Professeur Yves Schwartz, tiré de "l'activité en dialogues 2", Octarès.

 

 

 

 

 

 

 

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 14:13

2012 02 25

Article déjà publié le 5 mai 2014

 

 

L’aveu

 

J’avoue

 

J’avoue que tout ce que j’écris est vraiment casse-croûte

 

J’avoue que je voudrais le monde tel qu’il n’est pas

 

J’avoue que la force est immense

avec laquelle le monde va dans une direction que je ne voudrais pas

 

J’avoue que face à cette force mes cris de fourmi

ne sont pas même ridicules mais indifférents

J’avoue que la direction dans laquelle

va le monde

ne m’importe pas trop pour moi

 

J’avoue que la direction dans laquelle va le monde m’importe beaucoup

pour les humains

 

J’avoue que tous les jeux que j’ai eus avec les humains

enfants surtout

sont teintés de tristesse

 

J’avoue que je mets de la tristesse dans les jeux

 

J’avoue que le monde dans lequel je suis tombé

à ma naissance

n’est pas si absurde mais insoutenable

 

J’avoue que je fais partie de l’insoutenable

légèreté de l’être

 

J’avoue que je ne tente pas de participer

à l’insoutenable légèreté de l’être

 

J’avoue que plus ma conscience grandit plus

l’insoutenable légèreté de l’être m’absorbe

et je me débats sans force 

 

Pierre Assante, 29 avril 2014

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 07:20

Article publié une première fois dans ce blog le Mercredi 7 mai 2014


Programme du Colloque "Questions d'actualité" Master 2 d'Ergologie, Institut d'Ergologie de l'Université d'Aix-Marseille.

depliant-exterieurdepliant-interieur.jpg

 

Voir aussi un des thèmes proposés : ici

  « TEMPS ET TRAVAIL ». "questions d'actualité, (Q.A.)" d'étudiant-e-s du Département d'Ergologie de l'Université d'Aix en Provence. 

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 07:10

Article déjà republié le 07/05/2014 sur ce blog


BOCCARA FREDERIC 2011 03 28 012

Mardi 13 mai 2014 à 19 h à 21 h

au local du Journal  "La Marseillaise".

19 Cours Honoré d'Estienne d'Orves
13001 MARSEILLE

Université Populaire et Républicaine

Que faire face à l’€uro ?

Avec l’économiste Frédéric BoccaraÉ

 

(Voir en fin d'article l'ouvrage, bon de commande de : Frédéric Boccara, Denis Durand, Yves Dimicoli viennent de publier un livre consacré aux questions européennes. "Une autre Europe" Contre l'austérité. Pour le progrès social en coopération. Un autre Euro 140 p., 10 euros)

 

Maître de conférence associé à l’université de Paris XIII, membre du Conseil National du PCF, Frédéric Boccara présentera une analyse de la crise de la zone euro et des propositions de riposte. Pour lui, il faut « une autre Europe, une autre construction européenne, et d’autres politiques nationales à partir d’éléments immédiats, communs, d’avenir, précis, accessibles aux luttes et aux citoyens, porteurs de sens, permettant de réorienter et refonder l’Euro au service du social et du développement solidaire ». Cela passe notamment par la création d’un Fonds européen de développement social et écologique solidaire finançant le développement des services publics, de l’emploi, ainsi que la transition écologique. Frédéric Boccara considère en particulier que « nous n’avons pas d’autre choix que d’être solidaires en Europe. Ce qui ne s’oppose pas à nos combats nationaux et bien au contraire peut les renforcer ».
Un débat suivra son intervention.

 

Frédéric Boccara, Denis Durand, Yves Dimicoli viennent de publier un livre consacré aux questions européennes.
Une autre Europe - Contre l’austérité et pour le progrès social en coopération - Un autre Euro (140 p., 10 euros)

 

Bon de commande de ce livre :

http://pierreassante.fr/dossier/Une_autre_Europe_F.Boccara_Y.Dimicoli_D.Durand.pdf


 

1) http://www.economie-politique.org/emvideo/modal/50329/425/350/field_video/vimeo/85069278

 2) http://www.economie-politique.org/emvideo/modal/50329/425/350/field_video/vimeo/85094371

 3)  http://www.economie-politique.org/emvideo/modal/50329/425/350/field_video/vimeo/85131045


 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 07:09

 

Progressistes n°4 avril-mai-juinvous trouverez en lien ci-dessous (ou en cliquant sur l'image) le dernier numéro de Progressistes (n°4 avril-mai-juin)
Il porte sur l'"Europe et les coopérations", mais vous y retrouverez aussi toutes les autres rubriques habituelles.
Si vous trouvez le contenu de cette revue intéressant, vous pouvez contribuer à la faire connaître en diffusant sur vos listes et mettant ce numéro en ligne sur vos blogs ou sites.
Le téléchargement est libre et gratuit, mais vous pouvez aussi recevoir des exemplaires papier par la poste (voir en dans la revue en P4, tarifs et procédure)

 

 

http://pierreassante.fr/dossier/Progressistes_n4_avril_mai_juin.pdf

 

 

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 13:37

TEMPS-REGIONS-ATOSS.jpgCITATION. 1923.

 

…Les choses vont si mal dans……, pour ne pas dire qu'elles sont détestables, qu'il nous faut d'abord réfléchir sérieusement à la façon de combattre ses défauts ; ces derniers ne l'oublions pas, remontent au passé, lequel, il est vrai, a été bouleversé, mais n'est pas encore aboli ; il ne s'agit pas d'un stade culturel révolu depuis longtemps. Se pose ici la question précisément de la culture, parce que dans cet ordre de choses, il ne faut tenir pour réalisé que ce qui  est entré dans la vie culturelle, dans les mœurs, dans les coutumes. Or, chez nous, ce qu'il y a de bon dans notre organisation sociale est saisi à la hâte, on ne peut moins médité, compris, senti, vérifié, éprouvé, confirmé par l'expérience, consolidé, etc. 

 

Il est temps de devenir raisonnable. Il faut se pénétrer d'une méfiance salutaire envers un élan inconsidéré, envers toute espèce de vantardise, etc. ; il faut songer à vérifier les dispositions que nous proclamons à chaque heure, que nous prenons à chaque minute et dont nous démontrons ensuite à chaque seconde la faiblesse, le caractère inconsistant et inintelligible. Le plus nuisible, ici, ce serait la précipitation. Le plus nuisible serait de croire que le peu que nous savons suffit, ou encore que nous possédons un nombre plus ou moins considérable d'éléments pour édifier un appareil vraiment neuf, et qui mérite véritablement le nom d'appareil socialiste....

 

…Quels éléments possédons‑nous pour créer cet appareil ? Deux seulement. En premier lieu, les ouvriers exaltés par la lutte pour le socialisme. Ils ne sont pas suffisamment instruits. Ils voudraient bien nous donner un appareil meilleur. Mais ils ne savent pas comment s'y prendre. Ils ne peuvent pas le faire. Ils ne sont pas assez formés, ils n'ont pas le niveau de culture requis. Or, pour ce faire, il faut justement avoir de la culture. Ici, l'on ne peut s'en tirer par un coup d'audace ou un assaut, avec de l'énergie ou du cran, ou, en général, par une des meilleures qualités humaines, quelle qu'elle soit. En second lieu, nous possédons des éléments de connaissance, d'instruction, d'enseignement…Et il ne faut pas oublier que nous sommes encore trop enclins à vouloir suppléer à ce savoir (ou à nous imaginer que l'on peut y suppléer) par le zèle, la précipitation, etc….

 

….nous devons à tout prix nous assigner la tâche que voici : premièrement, nous instruire ; deuxièmement, nous instruire encore ; troisièmement, nous instruire toujours. Ensuite, avoir soin que le savoir ne reste pas chez nous lettre morte ou une phrase à la mode (ce qui, avouons‑le, nous arrive bien souvent) ; que le savoir pénètre vraiment dans l'esprit, devienne partie intégrante de notre vie, pleinement et effectivement. Bref, il nous faut exiger autre chose que ce qu'exige la bourgeoisie de l'Europe occidentale, savoir ce qu'il est digne et convenable d'exiger pour un pays qui se propose de devenir un pays socialiste….

 

Vladimir Oulianov, "Moins mais mieux", 1923.


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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 19:01

DUBY.jpgEUROPE

 

Il y a une vingtaine d’années, sur la page « MESCLUM » en Òc de « La Marseillaise », je posais la question : quelles sont les sources de l’opéra de Mozart « DON JUAN, DON GIOVANNI » ? Un thème Espagnol, latin (Don Juan), la pièce de théâtre française, langue à l'origine latino-germanique (Molière), le livret italien, latin (Lorenzo da Ponte) et la musique viennoise, autrichienne, germanique (Mozart), LE TOUT constituant l'opéra...

 

Il n'y a pas de volonté de mettre en avant une culture, une langue élues dans ce choix, cet exemple, comme certains pourraient le penser.

 

De nombreux exemples peuvent illustrer la réalité d’une culture européenne séculaire, à travers diverses périodes de l’histoire. Une culture constituée est une culture issue d’un mouvement réel des relations humaines et des rapports sociaux, à travers les millénaires, et dont le mouvement se poursuit tant que vivent les hommes, les êtres humains.

 

Dans un précédent article, j’essayais de montrer en quoi la constitution de marchés sur des aires territoriales constituées à des moments de l’histoire, avait été la base de la constitution des nations, créations modernes.

 

J’essayais aussi de montrer en quoi la nation avait un double caractère du fait de sa « double nature », celle des deux classes sociales fondamentales, celle qui achète la force de travail * et celle qui la vend.

La classe sociale qui vend sa force de travail constitue un élément fondamental du marché, puisqu’elle lui permet de produire. On ne peut s’en passer, et sa propre culture de classe, consciente ou pas, plus ou moins pervertie par ses acheteurs ou pas, est indispensable à sa qualité de productrice des biens nécessaires à la vie.

 

Au titre d’élément fondamental du marché elle a conquis ici et là par les luttes de meilleures conditions de vente de sa force de travail, mais à ce jour dépend encore d’un marché. Marché national qui s’est relativement mais fortement dissous dans le marché mondial, la mondialisation informationnalisé, ses avancées dans le développement des forces productrices, sa crise systémique dans la suraccumulation-dévalorisation du capital, sang de l’échange micro et macro.

 

L’U.E. constitue pour la classe vendant sa force de travail, une aire suffisamment large et suffisamment organisée pour que son poids ait des possibilités d’influer dans les choix du monde, de la mondialisation capitaliste, pour la transformer, et sortir l’échange humain du carcan du profit immédiat qui voile les possibilités de visions téléologiques des mouvements du développement.

 

HISTOIRE D'OCCITANIECeci n'est pas en contradiction, n'est pas incompatible avec la lutte de celle ou celui qui veut "vivre et travailler au pays", comme celle ou celui qui veut "voir du pays", luttes dont il faut construire politiquement la complémentarité. De même pour Nation et Europe. Et pour toute entité, de l'individu à la commune, de la région à la collectivité territoriale à la Nation à l'Europe, au Monde. C'est cela que veut dire "micro et macro".

 

Ce voile du profit peut conduire à tout instant à mener le véhicule de l’humanité contre le mur. Lever le voile ne donne pas la garantie d’échapper à tout accident, mais de voir la route, l’imaginer, rectifier par l’expérience de chaque moment et à long terme les erreurs de parcours.

 

Un des voiles du moment, c’est l’illusion qu’un budget d’Etat national, ou de l’UE se gère comme un budget familial. C’est une façon de nous faire croire que l’austérité est inévitable.

J’ai essayé aussi de montrer en quoi ce symbole, cette convention commune de la valeur de la monnaie papier ou numérique par rapport a une réelle, concrète quantité de temps de travail, peut être utilisée en santé pour orienter des choix d’investissement producteur en détournant une partie de plus en plus grande du capital du circuit du « profit pour le profit »

 

Cela s’appelle aussi une autre utilisation du crédit, une utilisation politique et démocratique du crédit par des organismes démocratiques du crédit, dans le cadre d’une « démocratie du producteur », dépassant et fusionnant avec celle de la seule « démocratie de l’habitant ».

 

Pierre Assante, vendredi 9 mai 2014

 

Note *  La visibilité des acheteurs de la force de travail est bouleversée du fait que la concentration du capital et de la maîtrise de sa circulation sont dominées par la cinquantaine de groupes internationaux ramifiés de qui dépendent essentiellement tous les « sous-échanges » de capital. La visibilité de la puissance de ces groupes est inversement proportionnelle à leur capacité de camouflage relative mais réelle puisque jusqu’à ce jour l’alliance des classes ouvrières du monde avec les « couches moyennes » du monde reste dépendante de la domination idéologico-militaire de ces groupes. L’histoire de la constitution des nations sur la base d’une concordance avec la constitution de marchés nationaux est donc dépassée. La crise de la nation est liée à la crise du capitalisme et sa mondialisation et l’on ne peut remonter le temps ni un processus. Par contre on peut transformer un processus à partir de ce qu’il est devenu et de ses éléments internes qu’on peut développer dans un sens ou un autre…Ce qui ne veut pas dire que les nations, leur réalité, leur poids historique et idéologique à travers lequel agir aient disparu, au contraire. 

 

L’illustration est celle de ce beau livre de DUBY, qui montre la réalité d’une Europe du Moyen Age, institutionnellement et culturellement, avant les nations.

 

 

Lien ci-dessous, Bon de commande de

"Une autre Europe"

Contre l'austérité

Pour le progrès social en coopération

Un autre Euro

http://pierreassante.fr/dossier/

Une_autre_Europe_F.Boccara_Y.Dimicoli_D.Durand.pdf

 

 

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 00:22

SAM 0472INSTITUT D’ERGOLOGIE,  UNIVERSITE AIX MARSEILLE.

29, avenue Robert-Schuman 
13621 Aix-en-Provence cedex 1

SEMINAIRE PUBLIC 2014

RAPPEL, 3È SÉANCE DU 16/05.2014

 

Matin, 9h00 -12h

Intervention de Christian Martinez Perez, Maître de conférence de Sociologie à l’Université de Reims : « Les connaissances professionnelles comme modalité de reconnaissance, discussion sur la contribution des apprentissages professionnels à la socialisation et à la régulation des groupes professionnels ouvriers »

Cette intervention cherche à rendre compte, à partir de recherches empiriques sur les ouvriers, de la manière dont les savoirs et les apprentissages durant le travail structurent la socialisation professionnelle. A travers l'analyse de la dimension cognitive de l'activité, on parvient à rendre compte de la construction d'une capacité, partagée par le collectif de travail, à appréhender l'environnement et l'activité, à le rendre collectivement intelligible (conceptualisation de l'activité) et dicible (jeux de langage professionnels). Cette capacité partagée d'intellection de l'expérience professionnelle permet alors de saisir certaines dimensions des processus de cohésion du groupe, d'intromission des novices, ainsi que les logiques sous-tendant la reproduction et l'individuation des pratiques."

 Après-midi, 14h-17h

Yves Schwartz : retour sur quelques concepts ergologiques.

Salle 3.0.11

 

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 13:08

JAURESEUROPE ET NATIONS. En ces temps où des idées nationalistes d'extrême droite prennent ici et là en France et dans le Monde le dessus sur les idées socialistes originelles, écoutons JAURES.

 

Mais d’abord, cette réflexion, QUI JE PENSE, n'est pas en contradiction mais en harmonie, avec les propos de Jaurès :

 

Certes, la construction Européenne n’était pas à l’ordre du jour en 1898. Ceux qui l’ont « mise en œuvre », réalisée un temps, l’ont fait dans le sens nationaliste et de conquête, loin des idées ouvrières de progrès, du salariat, des peuples : Napoléon et Hitler entre autres, derrière leurs bourgeoisies et marchés nationaux et coloniaux. Ces idées ne sont pas absentes aujourd’hui de la compétition entre marchés. S’emparer des marchés est encore un principe du capital, sauf que les places sont prises, très prises, et que cela constitue une menace car les différentes "composantes" du capital sont  prêtes à se les "repartager",  les accaparer par tous les moyens.

 

Comment faire prévaloir la coopération ?La conscience de la nécessité du rassemblement, des convergences, de la mise en œuvre commune des progrès humains peut grandir.

 

Aujourd’hui, entre autres batailles, il s’agit de voter pour une autre Europe, une coopération entre les peuples, les nations, pour une autre aire de coopération à la dimension du monde, à la dimension des autres puissances économiques, et d’élire des représentants qui exprimeront de rejet de cette Europe du capital.

 

J’entends dire « ces institutions européennes vont à l’encontre des travailleurs, des populations, de la diversité de nos cultures et de nos acquis sociaux »*. C’est bien pour cela qu’il nous faut une autre expression de l’Europe, autre expression qui doit grandir grâce à l’action populaire, si tant est que nous voulions sortir des politiques d’austérité… !

 

Les listes pour les élections européennes sont constituées par régions en France.

 

Vous pouvez aussi vous informer sur le rassemblement qui se constitue en Europe sur le site du Parti de la Gauche Européenne : http://www.european-left.org/fr , en France, http://frontdegauche-europe.fr/ sous le rassemblement des partis constituant le Front de Gauche (P.C.F., P.G., G.U., Ensembles, PCOF, République et Socialisme     etc...).

 

Mais écoutons JAURES :

« … Mais si le socialisme et la patrie sont aujourd’hui, en fait,  inséparables, il est clair que dans le système des idées socialistes, la patrie n’est pas un absolu. Elle n’est pas le but ; elle n’est pas la fin suprême. Elle est un moyen de liberté et de justice. Le but, c’est l’affranchissement de tous les individus humains. Le but, c’est l’individu. Lorsque des échauffés ou des charlatans crient : « La patrie au-dessus de tout », nous sommes d’accord avec eux s’ils veulent dire qu’elle doit être au-dessus de toutes les convenances particulières, de toutes nos paresses, de tous nos égoïsmes. Mais s’ils veulent dire qu’elle est au-dessus de tout droit humain, de la personne humaine, nous disons : Non. Non, elle n’est pas au-dessus de la discussion Elle n’est pas au-dessus de la conscience. Elle n’est pas au-dessus de l’homme. Le jour où elle se tournerait contre les droits de l’homme, contre la dignité et la liberté de l’être humain, elle perdrait ses titres. Ceux qui veulent faire d’elle, je ne sais quelle monstrueuse idole qui a droit au sacrifice même de l’innocent, travaillent à la perdre. S’ils triomphaient, la conscience humaine se séparerait de la patrie pour se séparer d’eux, et la patrie tomberait au passé comme une meurtrière superstition. Elle est et ne reste légitime que dans la mesure où elle garantit le droit individuel. Le jour où un seul être humain trouverait, hors de l’idée de la patrie, des garanties supérieures pour son droit, pour la liberté, pour son développement, ce jour-là l’idée de patrie serait morte. Elle serait plus qu’une forme de réaction. Et c’est sauver la patrie que de la tenir dans la dépendance de la justice… »

Jean JAURES, 1898.

 

Pierre Assante, 4 mai 2014.


*Lénine en 1908, dans le P.O.S.D.R., ne considérait pas comme une trahison, au contraire, que de se battre dans le cadre de la DOUMA tsariste (entre autres formes de batailles), pourtant loin d'être représentative du peuple. Serions-nous moins ouverts aux luttes démocratiques en 2014 ? (NDLR)

 

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 06:41

2012 01 15 001

Certes, la bombe atomique plane au-dessus de nos têtes. Certes le CO2 menace de griller la planète etc. etc. etc...

Mais un autre danger nous menace, celui de la crise de la retransmission des savoirs de plus en plus réservés à une élite...

Les savoirs sont un bien et un besoin pour chaque être humain, pour toute la société humaine, sans distinction hiérarchique.

Je vous laisse imaginer une société qui ne peut plus répondre à ses besoins par perte de ses savoirs. Bon nombre de civilisations ont connu le problème, et sont entrées en décadence ou ont disparu, rapidement. Révisons l'histoire...

La crise du capitalisme ne date pas de 2008 ! La crise de transmission des savoirs qui accompagne la crise du capitalisme, donc crise de développement général des savoirs, (entre autres des savoirs professionnels !), est largement entamée.

Sans doute la longue crise du capitalisme entre dans la crise de transmission des savoirs, à l’instar de la crise des subprimes de 2008, en tant que partie visible de l’iceberg, et ses suites à long terme dont la recherche du profit maximum immédiat est la cause première en tant que loi du capital, les autres en découlant généralement.

Copie de BIBLIOToute chose de la société subissant les mêmes lois, les partis, organisations dites de transformation sociale et de défense sociale sont dans le même bain, c'est-à-dire subissent depuis longtemps une crise de retransmission des savoirs, politiques et syndicaux entre autres. La course contre le temps de la crise et du capital ne peut être gagnée sans poser les fondations d’une résistance constructive forte : les savoirs de la lutte pour leur propre développement.

Sans faire de l'ergologie le centre de tout, mais un outil, les questions qu'elle pose sur l'expérience et la connaissance du travail ne peuvent être contournées quand il est question de retransmission des savoirs et de sa crise. Pour toute la société et pour un parti de transformation sociale entre autre.

Les pays émergents l'ont peut-être mieux compris que nous, qui font une place grandissante à l'ergologie, qu'ils l'appellent par son nom ou autrement (voir l’article "l’ergologie et Marx" en cliquant ici). Il en est de même de l'économie politique qui répond "en dernière instance" à la question de la production des biens nécessaires à la vie humaine.

Pierre Assante, 30 avril 2014

 

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 10:17

Goblot...imaginer que nous faisons partie de notre environnement, et que notre conscience fait partie du mouvement de la matière, c’est un peu plus complexe…


1) Une réalité abstraite, un sens qu’il n’a pas,  qui est donné à un objet,

C'est tout à fait religieux

 

Lukács disait : peu sont ceux qui parviennent jeunes, comme Marx, à une maturité. Je peux donc le dire moi-même à plus forte raison, tranquillement.

 

La conscience de l’existence que la matière qui nous entoure existe indépendamment de notre conscience, est un stade de la maturité qui peut s’acquérir relativement rapidement dans l’existence. Nos efforts pour survivre, vivre et se développer, travailler et produire en tant que personne dans la société nous y poussent, quelle que soit notre culture acquise dans l’enfance.

 

Par contre imaginer cette réalité, imaginer que nous faisons partie de notre environnement, et que notre conscience fait partie du mouvement de la matière, c’est un peu plus complexe…

 

…C’est un peu plus complexe, d’autant que notre rapport à la société dont nous faisons partie nous renvoie une image de miroir faite de pensées apparemment isolées, et « dichotomisées » de la matière de la société et de la matière de notre corps, et d’autant que la pensée, nous avons du mal à la concevoir comme de la matière en mouvement, car les rapports sociaux nous ramènent toujours à des jugements de valeur que nous détachons de la matérialité de notre être social issu du travail, son développement, sa complexification technique et morale.

 

Marx le décrit très bien dans le début du troisième manuscrit de 1844 écrit en France, traitant au début de la propriété.

 

Son vocabulaire philosophique, hérité de la philosophique de son temps est le plus précis qu’il puisse être, malgré ses imperfections, y compris aujourd’hui.

 

Marx n’abandonne pas cet effort de conscience, et de « négation de la négation » (contestation dépassée dans et par la pratique) de la  vision de l’inversion du monde dans notre conscience, à travers nos rapports sociaux tels qu’ils sont encore, aggravés par la généralisation de l’effet de l’échange « A-M-A’ »* sur la conscience, tout en nous rapprochant d’un mouvement de rejet de cette vision inversée de la réalité.

 

Sa description d’une transformation d’une réalité concrète en réalité abstraite de la conscience et son inversion, il la fait dans la description de la marchandise, au chapitre du Capital sur le  « fétichisme de la marchandise ».

 

Il la fera aussi ailleurs. Je me sers seulement dans un dialogue socratique possible avec un lecteur, de ces deux textes où s’illumine dans la conscience du jeune Marx ce qui va lui permettre d’imaginer des possibles humains, rationnels tout en étant de la plus haute spiritualité en tant que conscience de notre univers, des possibles de l’humanité non encore à maturité eux-mêmes, même si la conscience de Marx est à maturité pour une utopie opérationnelle représentant ces possibles dans le futur.

 

La distance entre la représentation de Marx et la nôtre, sur un plan collectif, malgré nos immenses progrès scientifiques et techniques qui peuvent nous faire pénétrer plus avant dans la matière micro et macro, pourrait être une raison de pessimisme de notre part…ou un immense optimisme sur les possibles humains en tant que conscience en mouvement de la nature sur elle-même, vivante dans notre propre vie, non seulement en tant qu’utopie opérationnelle, mais aussi en tant que réalité vivante de notre conscience ici et maintenant, dont le futur héritera en tant qu’objet pratique, même lorsque notre conscience individuelle n’existera plus en tant que telle.

 

"Z" diraient les grecs….. « Il est vivant », résurrection sans mythe ni religion.

Si notre inversion dans notre conscience de la réalité et la fétichisation des objets, c'est-à-dire une réalité abstraite, un sens** qu’il n’a pas qui est donné à un objet, est tout à fait religieux, la conscience de la nature sur elle-même en tant qu’objet, donc en tant que mouvement, n’a rien de religieux.

 

Pierre Assante, 26 avril 2014

 

* (Argent-Marchandise-Argent plus)

 

** Un sens, même opérationnel dans nos rapports d’échange avec nos semblables.

 

2) Richesse de propriété et richesse d’usage

 

Le christianisme primitif a eu l’intuition de l’aliénation par la propriété, mais n’a pas su distinguer la propriété de l’usage. Les sciences économiques réclamant une vision en aller-retour du mode d’échange en induisant une conscience ne pouvaient encore être développées. Mais la conscience en était naissante. De fait en condamnant l’une il a mis l’autre dans le même sac, jetant le bébé avec l’eau sale du bain. Ce n’est pas la richesse qui aliène l’humain, c’est la propriété.

 

Les communismes de pénurie des révolutions inachevées parce qu’issues de forces historiques productives de pénurie et-ou de guerre ont induit des bonapartismes et-ou des dictatures sanglantes découlant de bonapartismes post-révolutionnaires conduisant à la renaissance de la propriété et des castes privilégiées dominantes, et l’extinction des prémices de la richesse d’usage, en commençant pas la créativité humaine qui lui permet de se développer.

 

La constitution d’une richesse d’usage ne peut courir sur la lancée telle quelle d’une richesse de propriété, mais procéder d’une renaissance partant des besoins insatisfaits par la richesse de propriété. Bien sûr, dans l’époque moderne qui est la nôtre, la richesse de propriété tient au mode d’échange A-M-A’, et de son paroxysme d’échange basé sur la propriété, voilée ou éclatante, les deux à la fois.

 

C’est bien de ces besoins insatisfaits qui se manifestent par des désirs et des insatisfactions matérielles et morales que s’exprime la crise du capitalisme mondialisé, informationnalisé.

 

Pour que le capitalisme s’exprime dans sa transformation-dépassement, la question de la propriété doit revenir en conscience dans la bataille de la transformation. Les succès de la classe ouvrière dénuée de propriété ont induit une propriété ouvrière dans les sociétés dites occidentales développées.

 

La question de l’usage par exemple à travers le salaire différé, ou la fiscalité alimentant les services publics n’a pas suffi, a été insuffisant,  et de plus est remis en question par la réponse du capitaliste à sa crise de baisse tendancielle du taux de profit et son renflouage provisoire dans le drainage des capitaux vers la propriété des moyens de production et d’échange privé ( entre autre, l’échange spéculatif en explosion).

 

Les nomenclatures des pays du « socialisme réel » et leur décadence manifestée dans l’effondrement soviétique après son recul dans la compétition économique internationale entre « les deux camps » sont une des illustrations de la contradiction richesse de propriété/richesse d’usage.

 

Dans l’émergence des nouvelles puissances économiques, les besoins insatisfaits vont poser les problèmes de cette contradiction, et les résoudront peut-être, il y a de fortes chances, je l’intuis* partant des réalités connues de leur développement contradictoire. Un mode de production possède ses infrastructures (moyens de production « physiques » et leur organisation…) et ses superstructures (moyens de production « moraux », éducation, justice, culture et leur organisation…) qui ne vivent pas séparées mais en unité-osmose, qui existent en un même mouvement. On comprend bien dans leur énoncé ici mis entre parenthèses, parenthèses qui les séparent analytiquement et artificiellement, qu’ils sont un même mouvement.

 

Mais se pose les mêmes possibilités dans le « vieux monde développé », le mien. L’extraordinaire développement  qui se manifeste dans l’automatisation poussée industrielle, industrieuse, des gestes, et les progrès des savoirs sur l’humain lui-même qu’elle développe ne peut pas ne pas entrer en contradiction avec le mode de production et sa contradiction seconde devenant première de richesse de propriété/richesse d’usage.

 

Certes pas d’automatisme dans le développement humain de l’automation** et de la science et des techniques en général, mais des possibles à comprendre, à mettre « en conscience », et sur lesquels agir.

 

Pierre Assante, 27 avril 2014

 

* Allez, une petite invention verbale, empruntée à l'italien, « intuire » et une "définition" : percevoir par intuition partant de l’accumulation inconsciente et consciente…

** D'autant que le profit capitaliste ne peut se passer d'industrie de main d'oeuvre qu'il intègre mondialement à l'industrie d'automatisation, mais dans les limites des lois-tendance du système et de la crise systémique qui empêche de généraliser l'automatisation industrielle. La seule chance pour l'humanité de "retrouver ses gestes", et ceci en harmonie avec les grandes techniques de production,  c'est la richesse d'usage.

 

3) Séparation et fusion de l’être social.

 

Que dit Marx ? : « L’homme (générique, au sens de l’espèce humaine) est la conscience de la nature sur elle-même ».

 

Comment comprendre cela ?

Une être humaine*, un être humain, est une unité, 1 au sens mathématique de la conscience de l’humanité, en tant qu’être social.

 

On peut supposer que cette unité (1 en tant que nombre d’individus) est une unité de conscience de la nature sur elle-même sous une des formes d’organisation de la matière qu’est l’espèce humaine, les autres formes possibles d’organisations pensantes de la nature ne nous étant pas connues à ce jour.

 

La naissance d’un être humain constitue en quelque sorte une séparation d’une conscience générale en mouvement se constituant en individu de l’espèce. On peut considérer que la fécondation humaine et la grossesse humaine, cette fusion maternelle d’une unité de matière pensante et de ses besoins, contient et prépare déjà la séparation dite « paternelle » mais en fait la séparation sociale à laquelle participent les mères qui va être le moteur-expérience du progrès commun de l’humanité dans son unité.

 

Certes, dans l’unité fœtus-mère, c’est la mère qui pense, mais toute cette matière organisée mère-enfant possède des propriétés de développement de la pensée, de la conscience de la nature sur elle-même. Ceci dit, c’est la mère et la femme, être social dans son ontologie et dans la phylogénèse, mère ou pas, qui pense et qui choisit.

 

Pour en revenir à ce nombre 1 pensant, cet individu constituant une unité de l’espèce pensante, la question de la fusion-séparation-fusion et le questionnement sur ma mort sont du même ordre, à des degrés différents de conscience individuelle-sociale.

 

La mort est en quelque sorte la réalisation de la fusion sociale, ce qui ne veut pas dire que cette fusion sociale aspire au suicide, mais qu’elle se réalise dans l’unité de temps long et court qui nous est perceptible, et dont les générations, vues non comme une succession mathématique, mais comme une complexité d’infinité de rapports, d’actions en interaction, nous donnent témoignage.

 

Quel type de conscience générale de la nature cela peut-il nous révéler, ou nous donner à imaginer, à hypothiser, à intuire ? Il n’y a pas loin entre athée matérialiste non mécaniste et croyant non dogmatique sciencisé et conscientisé lorsque l’un et l’autre s’approchent  du mouvement de la conscience en tant que mouvement de la matière et humanité en tant que conscience de la nature sur elle-même en mouvement parcélisée dans l’individu, de la naissance à la mort et de la mort à la naissance, mouvements de la vie ; conscience existant autonomement mais dépendante et élément du mouvement de la matière dont elle fait partie, et qui individuellement meurt en tant que telle alors que  le mouvement de la matière existe et persiste indépendamment de son existence. Drôle de contradiction entre réalisme du "croyant" et  spiritualité de l’athée "matérialiste du mouvement du  devenir" lorsqu’ils ne sont dogmatiques ni l’un ni l’autre… !

 

Peut-être ce genre de réflexion tend-il à tomber de la science dans la superstition ? Oui, s’il n’est pas accompagné de la volonté de transformer le monde en santé, comme le disent de concert et les marxistes et les ergologues, souvent les mêmes. Non si les déadhérences conceptuelles ne pratiquent pas la déadhérences des besoins matériels humain, des besoins humains tout court en santé, avec ou sans épithètes.

 

Pierre Assante, 27 avril 2014

 

* Remarque, la présence de Jenny Von Westphalen avec Marx, qui se sont épousés en 1843, est immense dans les Manuscrits de 1844 de Marx.

 

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 10:01

l'activité en dialogues 0001Mis en ligne une première fois sur ce blog le 02/09/2013 

 

Quelques pages de "L'Activité en Dialogues 2" Octarès 2009, Dialogue Berdadette Venner-Yves Schwartz, Partie "Dialogue2. Débats de normes, 'monde des valeurs'. Réserves d'alternatives et formes d'engagement pour un 'monde commun' " :

ici

 

YS- Il est temps maintenant de conclure cet entretien et d'essayer de donner un contenu à une expression qui revient souvent dans nos échanges qui est celle de "réserves d'alternatives".

Répétons-le : si nous ne sentions pas, pour notre propre vivre en santé, une obligation de contribuer à la transformation de nos milieux d'activité, mais aussi à une autre prise de nos vies sur les milieux, et peut-être une autre prise du monde des valeurs sur nos milieux de vie, je pense que nous n'aurions pas développé ensemble cette démarche collective appellée aujourd'hui ergologie. Par conséquent la question des changements reste au coeur de toute notre réflexion et nous l'avons plusieurs fois exprimé en parlant de "réserves d'alternatives". Au terme de ce dialogue donc, comment donner une ébauche de contenu à cette expression...

 

...Suite sur ce lien :

http://pierreass ante.fr/dossier/SCHWARTZ_VENNER_A.E.D._OCTARES_2009.pdf

 

Et présentation de l'éditeur :

http://www.octares.com/boutique_fiche.asp?IdProd=161

 

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 10:08

Publié sur ce blog une première fois le 03/05/2013 



paradigme SchwartzL’Ergologie et Marx

 

La recherche scientifique pluridisciplinaire, fondamentale et appliquée, sur le travail, aboutit à un point central : l’usage de soi par soi et l’usage de soi par les autres. C'est-à-dire le point central de l’ergologie. Et pour notre temps, une vision sur le taylorisme et ses remèdes, son dépassement en santé, sur la hiérarchie sociale idem.

 

L’ergologie ne se contente pas d’hypothèses sur la réalité du travail. Elle observe dans le détail et dans son ensemble l’activité pour en tirer des concepts opérationnels dans la « conduite » du travail par soi et par les autres, socialement et personnellement, ce qu’on ne peut séparer.

 

Pour l’analyse philosophique, anthropologique, économique, pluridisciplinaire de même, partant du mouvement de pensée et de conscience développée par Karl Marx et de nombreux autres, sur la base des avancées de son temps, et de la poursuite du processus humain jusqu’à aujourd’hui, on pourrait non pas superposer, mais rapprocher le concept d’usage de soi de celui de rapports sociaux.

 

Le militant syndical ou et politique engagé auprès du salariat ne sont pas comme Monsieur Jourdain. Ils ne font pas de l’ergologie sans le savoir, même s’ils emploient un vocabulaire non ergologique. Car il ne s’agit pas seulement pour lui de découvrir avec les salariés en quoi consiste le travail sur un plan micro (l’atelier etc.) et macro (la multinationale, l’aire de production élargie). Il s’agit de transformer le rapport social afin de transformer le travail, ce qui est quasiment la même chose, une « tautologie dirait le savant ».

 

L’ergologie n’est pas étrangère à la lutte ouvrière telle qu’elle s’est présentée par le passé et qu’elle se présente aujourd’hui. Il n’est pas question, disant cela, de nier l’apport propre de l’ergologie, de la science, et particulièrement des concepts développés par le Professeur Yves Schwartz sur l’activité et le travail et la conscience du travail. Il s’agit de comprendre et savoir à quel point une certaine démarche ergologique « avant l’heure » a imbibé jusqu’à aujourd’hui l’action ouvrière consciente, sans laquelle les concepts ergologiques et les groupes « salariés-chercheurs-gestionnaires » du travail qui les utilisent dans une démarche commune, n’auraient pu voir le jour.

 

D’autant que les groupes « salariés-chercheurs-gestionnaires » du travail (autrement désignés par GRT, Groupe de Rencontre du Travail) qui se développent ne peuvent faire abstraction de ce rapprochement « usage de soi dans le concept ergologique et rapports sociaux dans le concept marxiste ».

 

Et qu’ils se heurtent non pas au sens d’une impossibilité de leur acte ergologique, managérial, « purs », propres, mais à la même la difficulté qui est la contradiction première et commune entre le syndicalisme et expertise de l’échange dans la société marchande et de droit : la dispute, physique et morale, sur la part de la richesse produite, c'est-à-dire, sur le taux de plus value. Et in fine sur son dépassement social.

 

Qui pourrait nier qu’il n’y a pas là sur la question de la plus value une question fondamentale touchant à l’usage de soi ? Et mettant en mouvement tout acte de pensée sur la question du travail et de sa dénormalisation-renormalisation ?

 

Ceci pose la question d’un autre regard sur la critique marxiste de l’économie politique qui aille au-delà d’une vision économiciste prêtée à Marx et au marxistes et, je l’avoue dans laquelle les marxistes, en chemin et en action peuvent tomber eux-mêmes et sont tombés, mais n’ont pas sombré, quoiqu’on en dise….

 

L’ergologue, comme le syndicaliste ou le politique se heurtent à une question essentielle, c’est celle de cette lutte dominée par la question de la plus value, c'est-à-dire par l’échange dominé par le capital. Pas l’argent tout court mais sa « métamorphose » en capital, comme toute marchandise, y compris la force du travail.

 

Car il n’est pas question d’aborder la question en dehors de la réalité de la vie quotidienne et à long terme dans le travail, telle qu’elle se présente qu’on le veuille ou non. Les péripéties de cette vie quotidienne et au long court dans l’échange capitaliste, ce sont elles qui déterminent le comportement du salariat et son approche de la transformation du travail, et en conséquence l’approche ergologique de la « gestion du travail », entravée pour l’ergologue comme pour le militant et le salarié, par le besoin immédiat de réponse à tout besoin immédiat en général.

 

Il n’est pas question de dédouaner le mouvement ouvrier des insuffisances qui lui font traiter « le problème » immédiat au détriment d’une vision à long terme de la gestion du travail à partir de l’usage de soi. Il est question de combattre l’opposition intellectuelle entre ergologie et économie, faisant de l’une une question « micro » et de l’autre une question « macro »

 

Les évènements actuels concernant l’emploi, la production, le travail confirment d’une façon « lumineuse », si l’on peut dire, le lien entre ergologie et économie et le schéma général des dispositifs dynamiques à trois pôles, lequel devrait non définitivement, rien n’est jamais acquis, rendre caduque la querelle de famille entre expertise du travail et critique de l’économie politique.

 

Les mêmes rapprochements évidents ont lieu à l’intérieur de l’économie (« keynésiens » et « marxistes »), en attendant de liquider les oppositions « contre nature » entre syndicalistes et politiques « gestionnaires » et « transformateurs ».

 

Bien sur il faut toujours du temps au temps. Mais ce qui est déterminant est la disparition des marges de manœuvre à l’intérieur d’une activité « en l’état » et donc le besoin de développer une transformation, et une prospective de transformation à partir de la multiplication du mouvement et bifurcations de la « structure dissipative » de l’acte et de la conscience de l’acte.

 

Nous en revenons de nouveau à la question de l’opposition intellectuelle et pratique entre continuité et saut, état des choses, négation et négation de la négation, non automatisme et causalité.

 

Maintenant, comme dans toute période où s’estompe opposition entre particulier et général, le danger est l’hégémonie du général succédant à celle du particulier dans la pensée dominante. D’où le non automatisme que cette contradiction illustre.

 

« …D’où l’idée de cahier des charges, qui laisse ouvert toutes sortes de possibles, de possibles élargis, à l’adresse des forces sociales engagées, elles, dans des projets, des stratégies, des luttes déterminées. Tout est à faire : ce paradoxe d’une conviction scientifiquement argumentable qu’il n’y a pas de science de ce que nous construisons jour après jour ne simplifie pas les choses. Mais c’est ainsi que l’histoire advient. L’important est de le savoir dès lors que nous tentons de nous gouverner nous-mêmes….Dire cela n’est point se bercer d’illusions sur la force des antagonismes, des ambitions, pouvoirs qui continuent et continueront à cliver les horizons de similitude. La question du « pouvoir » est sinueuse, complexe et suppose diverses trajectoires d’approche. Mais lorsque l’on a séjourné quelque temps dans ce que l’on a appelé des dispositifs à trois pôles, on ne pose plus comme avant la question du pouvoir…. »

Manifeste pour un ergo-engagement, Yves Schwartz, 2005 (*)

 

Reste l’hypothèse pessimiste. L’humanité, en dépassant le clan restreint, ne s’est pas dégagée d’un clan mondialisé et en passant au clan mondialisé ne s’est pas dégagé du rôle de chef de clan, a perdu la conceptualisation créatrice autonome du clan sans avoir reconstitué le même niveau créateur autonome dans la mondialisation-généralisation.

 

En conséquence de quoi, l’humanité est-elle capable de modifier le lourd mouvement général qui est l’orientation de ses 7 milliards d’individus dans leur mode d’échange du capital généralisé ? Est-elle capable d’un changement de direction raisonné, conscient ? Non d’une téléologie globale de son avenir, mais une téléologie du geste à accomplir pour modifier le mouvement général de sa masse, tel un navire devant éviter un écueil en prévoyant de dévier le mouvement de sa masse ?

 

Pierre Assante, jeudi 2 mai 2013


(*) http://pierre.assante.over-blog.com/article-le-manifeste-un-texte-ecrit-par-yves-schwartz-en-2005-a-la-demande-de-l-ort-117510512.html

 

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