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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 10:00

Talon de ferL’art de la guerre

 

OTAN, offensive mondiale

 

Manlio Dinucci

 

Pas de vacances, mais un super travail d’été à l’OTAN. On prépare le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement qui, les 4 et 5 septembre à Newport au Pays de Galles, fixera les lignes de l’ « adaptation stratégique » en fonction anti-russe. Comme l’a déjà annoncé le général étasunien Philip Breedlove, Commandant suprême allié en Europe, cela « coûtera de l’argent, du temps et des efforts ». Les travaux ont déjà commencé.

    En Ukraine, pendant que l’OTAN intensifie l’entraînement des forces armées de Kiev, financées par Washington avec 33 millions de dollars, on est en train de réactiver trois aéroports militaires dans la région méridionale, utilisables par les chasseurs bombardiers de l’Alliance. En Pologne vient à peine de se tenir une manoeuvre de parachutistes étasuniens, polonais et estoniens, largués par des C-130J arrivés à la base allemande de Ramstein. En Hongrie, Roumanie, Bulgarie et Lituanie sont en cours diverses opérations militaires OTAN, avec des avions radar AWACs, chasseurs F-16 et navires de guerre en Mer Noire. En Géorgie, où s’est rendue une délégation de l’Assemblée parlementaire OTAN pour accélérer son entrée dans l’Alliance, les troupes revenues d’Afghanistan sont re-entraînées par des instructeurs étasuniens pour opérer dans le Caucase. En Azerbaïdjan, Tadjikistan et Arménie sont entraînées des forces choisies pour opérer sous commandement OTAN, dont le quartier général accueille déjà des officiers de ces pays. En Afghanistan l’OTAN est en train de reconvertir la guerre, en la transformant en une série d’ « opérations couvertes ». L’ « Organisation du Traité Nord-Atlantique », après s’être étendue à l’Europe orientale (jusqu’à l’intérieur de l’ex URSS) et à l’Asie centrale, pointe maintenant sur d’autres régions.

   Au Moyen-Orient l’OTAN, sans apparaître officiellement, conduit à travers des forces infiltrées une opération militaire couverte contre la Syrie et se prépare à d’autres opérations, comme le montre le déplacement à Izmir (Turquie) du Landcom, le commandement de toutes les forces terrestres de l’Alliance.

   En Afrique, après avoir démoli la Libye en 2011 par la guerre, l’OTAN a stipulé en mai dernier à Addis Abeba un accord qui potentialise l’assistance militaire fournie à l’Union africaine, notamment pour la formation et l’entraînement des brigades de l’African Standby Force, à qui elle fournit aussi « planification et transport aéronaval ». Elle a de ce fait une voix déterminante sur les décisions concernant où et comment les employer. Un autre de ses instruments est l’opération « anti-piraterie » Ocean Shield dans les eaux de l’Océan Indien et du Golfe d’Aden stratégiquement importants. A l’opération, conduite de concert avec le Commandement Africa des Etats-Unis, participent des navires de guerre italiens y compris avec la mission d’établir des relations avec les forces armées des pays riverains : dans ce but le contre-torpilleur lance-missiles Mimbelli a fait escale à Dar Es Salam en Tanzanie du 13 au 17 juillet. 

   En Amérique latine, l’OTAN a stipulé en 2013 un « Accord sur la sécurité » avec la Colombie qui, déjà engagée dans des programmes militaires de l’Alliance, peut en devenir rapidement un partenaire. Dans ce cadre le Commandement méridional USA effectue actuellement en Colombie une manœuvre de forces spéciales sud et nord-américaines, avec la participation de 700 commandos. 

   Dans le Pacifique est en cours la Rimpac 2014, la plus grande manoeuvre maritime du monde, en fonction anti-Chine et anti-Russie : y participent, sous commandement USA, 

25 000 militaires de 22 pays avec 55 navires et 200 avions de guerre. L’OTAN est présente avec les marines des USA, Canada, Grande-Bretagne, France, Hollande et Norvège, et avec l’Italie, l’Allemagne et le Danemark comme observateurs.

  L’ « Organisation du Traité Nord-Atlantique » s’est étendue au Pacifique.

 

Edition de mardi 29 juillet 2014 de il manifesto

(Lien introuvable ce matin, 29 juillet)

 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


 

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 06:14

Article déjà publié sur ce blog le 01/06/2014 


Cahiers du Communisme 1966

C.C.1980

La construction de l’alliance,

Pierre Duharcourt.

(extraits)

 

Le problème de l’alliance … ne se pose pas en termes métaphysiques. L’alliance

 est quelque chose qui se construit, un processus qui doit se développer dans les luttes… C’est un combat difficile, dont on se saurait se contenter d’expliquer les difficultés par l’insuffisance du travail du Parti. Car, même s’il y a des retards ou des insuffisances, c’est du fait d’obstacles réels à la construction de l’alliance.

La sous-estimation par les intellectuels ou leur réticence devant le contenu de classe du changement nécessaire sont des données de fait. Elles tiennent…à la situation particulière des couches intellectuelles elles-mêmes très diverses, par rapport au procès de production et dans le jeu des rapports sociaux. La spécificité des intellectuels se traduit par des représentations et des attitudes particulières. Elle a un fondement objectif qu’il serait illusoire de nier.

 

Il est nécessaire à la fois d’éclairer la convergence des intérêts fondamentaux de la classe ouvrière et des couches intellectuelles, et de situer les contradictions secondaires qui les opposent afin de mieux les surmonter et de travailler à les dépasser. Il ne suffit pas de procéder  à une photographie instantanée de ces contradictions ; il faut les analyser dans leur développement. La construction de l’alliance ne peut se comprendre et se forger que dans le mouvement….La crise développe les inégalités, les tensions et les réflexes de crainte, en même temps qu’elle favorise les convergences des différentes catégories de travailleurs, tout en frappant plus brutalement encore les ouvriers et les couches les plus défavorisées, en montrant que l’issue à la crise pour tous passe par la lutte prioritaire pour la réduction des inégalités et pour l’obtention par la classe ouvrière du rôle qui lui revient, qu’on pourra amener les intellectuels dans leur masse à prendre part au combat contre le grand capital et pour la transformation socialiste et autogestionnaire de la société….

….Monteux a montré que la crise de l’Université pouvait aviver les oppositions catégorielles, encourager l’enfoncement des universitaires dans leurs problèmes, favoriser les réflexes corporatistes, les penchants technocratiques, l’attachement à des hiérarchies dépassées…

 

…Mais il ne suffit pas de mettre en évidence les obstacles à l’union, ni même de théoriser  la possibilité de les surmonter. La construction de l’alliance exige de mener l’action…Le 23° Congrès a proposé  -sur la base de l’expérience passée-  une vision renouvelée de l’avancée au socialisme. Il a précisé la liaison entre les pratiques de sommet et l’union dans l’action à la base. Il a éclairé la dialectique entre les acquis arrachés par la lutte quotidienne et la transformation permise par les changements réalisés au niveau de l’ensemble de la société. Il appelé chacun d’entre nous à être un agent actif de la lutte. L’avenir se construit dans l’action dès maintenant ; c’est aujourd’hui qu’il faut commencer le processus d’avancée démocratique au socialisme, en développant les luttes  immédiates et en capitalisant leurs acquis. Cette question de l’avancée pas à pas, par la lutte quotidienne et son inscription dans une perspective révolutionnaire, est au centre de la deuxième partie de la résolution…

 

…La démarche du pas à pas dans l’action à la base n’est pas acceptée d’amblée par les intellectuels, y compris communistes…

 

Pierre Duharcourt, 1980, au CN du PCF sur les intellectuels, la culture et la révolution, a été membre du Conseil Economique et social et Co-secrétaire général de la FSU

 

Note du blog : peut-on replacer cette réflexion au niveau de la lutte dans une situation de mondialisation informationnalisée des forces productives ? Les obstacles qui ont empêché hier d’avancer plus avant et qui ont même fait reculer dans des domaines importants, sont-ils insurmontables aujourd’hui ? La transformation n’est pas une perspective Nevsky, mais les bases « matérielles » des forces productives se sont élargies pour le permettre. La question est de s’instruire pour être capable de le faire, d’en développer la conscience des moyens et des possibilités, à commencer par la question de la production, du travail et de son organisation cohérente pour la personne dans une cohérence générale de l’activité humaine. La "surpopulation salariale" inhérente à l'organisation du travail dans le système capitaliste, et le fait qu'elle entraîne la formation "d'élites de la qualification" d'une part, et la déqualification relative généralisée du travail d'autre part, c'est à dire une organisation toujours plus inégalitaire de l'accès au travail et de la qualification dans le travail, accroit les phénomènes décrits par pierre Duharcourt. C'est une raison supplémentaire de mettre en avant la question de l'alliance et des conditions de sa réalisation. P.A.

 

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 08:14

JAURESLettre à M....,

 

En pièce jointe le discours intégral de JAURES à Albi, en complément de la belle vidéo du PCF "Jaurès, réveille-toi, ils sont devenus fous !" 

 

Mais avant d'y accéder, je te propose cette réflexion d'aujourd'hui :

 

"Nous avons trop russifié le mouvement ouvrier international" : voilà ce que disait Lénine à la fin de sa vie, ainsi que des textes essentiels sur la gestion et l’économie (NEP, réorganisation de l’Inspection Ouvrière et Paysanne etc.). Ce n'avait pas été un choix mais la conséquence de la répression séculaire des mouvements populaires puis du monde du travail (1830, 1848, Communes de Paris, colonialisme etc.), et enfin de l'immense massacre international de la guerre de 1914 déclenchée par le partage du marché mondial et des colonies pour les capitalismes nationaux (Le capitalisme porte la guerre comme l'orage porte la nuée, disait JAURES). La militarisation du mouvement ouvrier est une des conséquences de la répression de classe par la bourgeoisie triomphante. Et ce n’est pas fini !

 

JAURES est un exemple génial de rassemblement des forces de progrès sur la base des conditions et cultures nationales et locales. C'est ce mouvement qu'a coupé la guerre de 1914, et que n'ont pu entièrement "rattraper" les mouvements qui ont suivi (Front populaire, expérience de la libération), entre autre parce que les répressions ont massacré les avant-gardes ouvrières formées théoriquement et les expériences de masse qu'elles contenaient.

 

Je me rappelle avoir glissé, dans des débats, dans les mains de camarades responsables nationaux ces considérations sur JAURES il y a plus e 10 ans.

 

Il ne faut pas oublier non plus la répression des partis ouvriers allemands, en avance dans leur organisation dès la fin du XIX° siècle, raison de leur massacres y compris par la social démocratie 1918.

 

Il y a quelque chose dans la politique nationale, européenne et mondiale des communistes qui se construit aujourd'hui, dans les "retrouvailles" avec JAURES.

Dans ce mouvement positif, une remarque importante : autant Jaurès a été un "modèle" de rassemblement, même s'il a échoué" en 1914, autant la faiblesse de Jaurès comme du mouvement ouvrier a été son insuffisance dans la connaissance et l'action partant de l'économie politique, qui est quand même la question première de l'humanité, celle de ses subsistances...

Cette faiblesse demeure, il ne faudrait pas que la "retrouvaille" d'avec JAURES contienne cette faiblesse paralysante car elle contient l'impuissance à une transformation concrète, réelle. Impuissance que contient, parallèlement le « indignez-vous » nécessaire mais insuffisant.

Il ne s'agit pas de donner clef en main des solutions économiques, mais de faire des questions économiques un débat populaire pour l'action et la réussite du mouvement ici et ailleurs, dans le monde, ce que tente de faire avancer en tâtonnant avec succès la COMECO (Commission économique nationale) du PCF.

 

Lorsque depuis plus de 3 décennies au moins, l'activisme a souvent remplacé l'éducation, la sociologie a totalement supplanté l'économie politique au lieu de s'y allier, dans ce qu'on appelait le mouvement ouvrier, il ne peut en résulter relativement qu’une bonne dose de bancal et de superficiel.

 

Ceci dit dans le mouvement de la société, l'humain étant toujours incertain, on peut se placer, moralement et pratiquement quand même plus près des uns que des autres, sans réflexe "religieux", ce que nous sommes nombreux à faire sans doute, malgré et avec nos différences et nos façons d'être singulières ?

Sans oublier dans nos difficultés de rôle mortifère de ceux qui détiennent les moyens techniques, politiques, militaires et institutionnels du savoir et ...de l'embauche qui est notre condition de vie et de survie matérielle...en particulier pour les jeunes en activité salariée ou sans.

 

Peut-on être optimisme malgré tout, à la Gramsci ? Je crois que oui.

 

Pierre Assante, 23 juillet 2014

 

P.S. Mes annotations sur le discours sont de 2003. Ce merveilleux discours est celui d'un homme issu d'un  milieu social qui lui a permis d'acquérir les moyens de s'exprimer, et qui s'est battu pour les mettre au service des travailleurs et de tous les exploitées et exploités, une parole populaire et savante. Ils s'agit que cette parole devienne possible pour tous pour que l'humanité fasse un bond en avant. La bataille qu'a mené Jaurès allait dans ce sens, contre la subalternité. Vous trouverez d'autres articles anciens sur JAURES dans ce blog.


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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 08:03

Lettre de Pierre Laurent à Bernard Cazeneuve2014-07-19-043.jpg

Voici la lettre qu'a adressé Pierre Laurent au Ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve

 

"Monsieur le Ministre,

L'intervention militaire israélienne à Gaza suscite une vague d'indignation en France et dans de nombreux pays. Partout dans le monde, des rassemblements et des marches citoyennes sont organisés pour dénoncer la violence de cette opération, réclamer un cessez-le-feu et soutenir une issue politique, pacifiste et juste à ce conflit.

En France, plusieurs dizaines de manifestations de solidarité au peuple palestinien se sont déroulées sur l'ensemble du territoire. Dans la quasi totalité des cas, ces marches ont eu lieu dans un climat pacifique, sans aucun incident. A Paris, des heurts ont opposés les forces de police à une minorité de groupes extrémistes. L'interdiction du rassemblement parisien par la Préfecture de police, décision unique dans le monde, a largement contribué à attiser les tensions et à encourager les comportements inacceptables de quelques individus isolés.

Le « collectif pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens » auquel participe le Parti communiste français appelle à une nouvelle manifestation de solidarité ce mercredi 23 juillet. Dans ce contexte, il est indispensable que l'ensemble des acteurs œuvre au bon déroulement de cette marche. Le Parti communiste français mettra pour sa part ses équipes d'accueil sécurité au service de l'encadrement de la manifestation. Celles-ci ne sauraient cependant en aucun cas remplir les missions fondamentales des forces de police. Il est, en effet, de votre seule compétence et de votre devoir, Monsieur le Ministre, de mobiliser l'ensemble des moyens disponibles pour garantir la sécurité de ce rassemblement et assurer ainsi le droit fondamental de manifester. C'est une des fonctions régaliennes de l’État.

Par ailleurs, il serait sage, que les représentants politiques notamment parmi les plus hauts responsables du gouvernement, n'attisent pas les tensions par des déclarations hâtives et caricaturales à l'encontre des manifestants. Les désaccords de fond sur la situation ne peuvent en effet justifier les amalgames et autre raccourcis qui ne font qu'entretenir un climat délétère. Il en va de l'intérêt de tous.

Recevez, Monsieur le Ministre, l'expression de mes salutations distinguées.

Pierre Laurent, 21 juillet 2014


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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 12:05

MARX CRITIQUE 1859

 

Extrait de "Fragment de la version primitive de la Critique de l’économie politique", Karl Marx. Cet extrait n'est pas du tout un résumé de ce qu'est le capitalisme, mais une "phase" du moment de l'échange dans le mode de production et d'échange capitaliste, des  conditions dans lesquelles ce mode de production et d'échange a pu naître. En bas de page, lien sur les textes intégraux de ce volume, que chacun peut se procurer sur internet et sur le site universitaire qui les met en ligne :


 « …Le travail et la propriété du résultat de son propre travail se présentent donc comme la condition fondamentale, sans laquelle ne pourrait avoir lieu l'appropriation secondaire par le moyen de la circulation. La propriété fondée sur le travail personnel constitue donc, dans le cadre de la circulation, la base de l'appropriation du travail d'autrui. En réalité, quand on étudie de près le procès de circulation, il faut supposer que les échangistes s'y présentent comme propriétaires de valeurs d'échange, c'est-à-dire de quantités de temps de travail matérialisées en valeurs d'usage. Quant à la manière dont ils sont devenus propriétaires de ces marchandises, c'est là un procès qui se déroule derrière le dos de la circulation simple et qui s'est éteint avant qu'elle ne commence. La propriété privée est la condition préalable de la circulation, mais le procès d'appropriation lui-même ne se montre pas, n'apparaît pas dans le cadre de la circulation ; au contraire, il lui est supposé antérieur. Dans la circulation proprement dite, dans le procès d'échange tel qu'il se manifeste à la surface de la société bourgeoise, chacun ne donne qu'autant qu'il prend, et ne prend qu'autant qu'il donne. Mais, pour accomplir l'une ou l'autre de ces opérations, il faut qu'il possède. Les procédés qui l’ont mis en situation de posséder ne constituent aucune des phases de la circulation proprement dite. C'est seulement en tant que propriétaires privés de valeur d'échange - que ce soit sous forme de marchandise ou d'argent - que les individus sont les agents du procès de circulation. La manière dont ils sont devenus propriétaires privés, c'est-à-dire dont ils se sont appropriés du travail matérialisé, est une opération, qui ne semble pas ressortir du tout à l'étude de la circulation simple. Cependant, d'autre part, la marchandise est la condition préalable de la circulation. Et comme, de son point de vue, on ne peut acquérir de marchandises d'autrui, donc du travail d'autrui qu'en aliénant le sien propre, le procès d'appropriation de la mar­chandise, antérieur à la circulation, apparaît nécessairement de son point de vue comme une appropriation réalisée grâce au travail. En tant que valeur d'échange, la marchandise n'est rien d'autre que travail matérialisé ; or, du point de vue de la circulation, qui n'est elle-même que le mouvement de la valeur d'échange, le travail matérialisé d'autrui ne pouvant être acquis que par échange d'un équivalent, la marchandise ne peut être en fait autre chose que la matérialisation de son propre travail ; et celui-ci étant, en fait, le procès d'appropriation réel de produits de la nature, il apparaît également comme titre de propriété juridique. La circulation montre simplement comment cette appropriation immédiate transforme, par le truchement d'une opération sociale, la propriété de son travail propre en propriété de travail social…. »

 

« …Cette diversité naturelle des individus et de leurs besoins constitue le motif de leur intégration sociale en tant qu'échangistes. Dans l'échange, ils s'affrontent d'abord  en tant que personnes se reconnaissant réciproquement propriétaires, et dont la volonté pénètre les marchandises : pour eux, l'appropriation réciproque, résultat d'une aliénation réciproque, n'a lieu qu'en vertu de leur volonté commune, donc essentiellement par l'intermédiaire du contrat… »

 

Fragment de la version primitive de la Critique de l’économie politique, Karl Marx.

 

 

http://classiques.uqac.ca/classiques/Marx_karl/contribution_critique_eco_pol/contribution_critique.html

 

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 08:38

Article déjà publié sur ce blog le premier juin 2014

 

MASSIANI.jpg

Yvan 

LIRE la totalité du texte

ici

 

C.C.1980

 

(Extrait du recueil des textes du CN du PCF, 1980)

 

 

http://pierreassante.fr/dossier/MASSIANI_YVAN_1980_C.N._du__Pcf.pdf

 

   MASSIANI2  

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 08:33

GAZA PACIFISTES ISRAELLIENS HUMA 17.07.14

 

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 11:59

2012 02 25

Ken Loach, "Jimmy’s Hall", la lutte de classe, le cerveau, la conscience, la matière du cerveau, la matière « en général », son mouvement et l’intuition….

« Ils ne veulent pas participer, ils veulent dominer… ».

 

Voilà une drôle de salade, de mesclum, dans mon titre ci-dessus. Voyons s’il peut y avoir une logique, une dialectique dans ce « rassemblement de marges » de la réflexion multiple et plurielle en si peu d’espace écrit :

 

Pour défendre son dancing culturel, une petite communauté progressiste solidaire du mouvement populaire et ouvrier local et mondial, politiquement et culturellement, tente d’établir un dialogue avec une partie des éléments de la réaction de la bourgeoisie des propriétaires terriens et de l’église irlandaise.

Cette bourgeoisie irlandaise vient d’obtenir une indépendance relative -en affaire du moins, en marge du capitalisme dominant- et veut la renforcer dans une alliance-compromis avec l’Etat ex-colonisateur britannique et sa classe dominante contre la paysannerie pauvre et la classe ouvrière irlandaise qui a payé le prix fort dans la guerre d’indépendance, à l’appel et sous la direction de cette même bourgeoisie qui la réprime.

A noter dans cette situation historique, le retard de développement économique du colonisé *, de ses forces productives face à celle du capitalisme anglais, premier développé et encore un moment le plus puissant dans le monde, et les conditions séculaires de son développement,

 

Ceci pour en venir à une magnifique réponse et moment fort du scénario de Paul Laverty et de la réalisation de Ken Loach, que la mère, vieille paysanne, discrète mais  décidément engagée profère, sortant de son silence ménager : « Ils ne veulent pas participer, ils veulent dominer… ».

Ce film n’est pas considéré comme un grand film, comme souvent tout sujet qui aborde clairement la lutte de classe. Ce que l’on peut « reprocher » à ce film, c’est d’être un film et rien qu’un film, comme tout film…

 

Dans aucun moment historique de la conscience humaine, cette conscience ne peut refléter parfaitement ni la totalité du réel, ni une partie du réel.

Plus, dans une société de classe, non seulement la diversité des perceptions intervient sur la diversité des reflets, mais l’idéologie de classe dualiste, qui en fait partie, influe sur cette diversité et la clive.

Mais ce clivage ne passe pas par une frontière totalement rigide, étanche, mais « poreuse » et « d’épaisseur » variable.

 

Un cerveau est une part de la nature et de la société humaine dans la nature, qui reflète la réalité historique, mais est aussi une part de la totalité de l’univers connu et inconnu, perceptible et non perceptible à nos sens et nos instruments-prothèses de la perception.

 

Le cerveau contient les propriétés de la nature.

L’intuition est comme la conscience historique, mais elle est aussi sans doute l’intermédiaire naturel et social, dans son unité entre ces propriétés de la matière et du cerveau, et cette conscience partielle qui s’enrichit, de la connaissance de la réalité sur le temps court, le temps long, le temps-espace-matière dans son déroulement.

 

Je crois que l’art peut être l’expression de cette intuition.

 

Pierre Assante, 13 juillet 2014

 

 

* Y compris et malgré les marques et pesanteurs magnifiques de la préhistoire « irlandaise » fort caractéristique de la longue traversée de l’agriculture venue du croissant fertile en passant par la vallée du Danube. 

 

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 07:16

Ken Loach, "Jimmy’s Hall", la lutte de classe, 

« Ils ne veulent pas participer, ils veulent dominer… ».

 

Pour défendre son dancing culturel, une petite communauté progressiste solidaire du mouvement populaire et ouvrier local et mondial, politiquement et culturellement, tente d’établir un dialogue avec une partie des éléments de la réaction de la bourgeoisie des propriétaires terriens et de l’église irlandaise.

 

Cette bourgeoisie irlandaise vient d’obtenir une indépendance relative -en affaire du moins, en marge du capitalisme dominant- et veut la renforcer dans une alliance-compromis avec l’Etat ex-colonisateur britannique et sa classe dominante contre la paysannerie pauvre et la classe ouvrière irlandaise qui a payé le prix fort dans la guerre d’indépendance, à l’appel et sous la direction de cette même bourgeoisie qui la réprime.

 

A noter dans cette situation historique, le retard de développement économique du colonisé *, de ses forces productives face à celle du capitalisme anglais, premier développé et encore un moment le plus puissant dans le monde, et les conditions séculaires de son développement,

 

Ceci pour en venir à une magnifique réponse et moment fort du scénario de Paul Laverty et de la réalisation de Ken Loach, que la mère, vieille paysanne, discrète mais  décidément engagée profère, sortant de son silence ménager : « Ils ne veulent pas participer, ils veulent dominer… ».

 

Ce film n’est pas considéré comme un grand film, comme souvent tout sujet qui aborde clairement la lutte de classe. Ce que l’on peut « reprocher » à ce film, c’est d’être un film et rien qu’un film, comme tout film…

 

Dans aucun moment historique de la conscience humaine, cette conscience ne peut refléter parfaitement ni la totalité du réel, ni une partie du réel.

 

Plus, dans une société de classe, non seulement la diversité des perceptions intervient sur la diversité des reflets, mais l’idéologie de classe dualiste, qui en fait partie, influe sur cette diversité et la clive.

 

Mais ce clivage ne passe pas par une frontière totalement rigide, étanche, mais « poreuse et « d’épaisseur » variable.

 

Pierre Assante, 13 juillet 2014

 

* Y compris et malgré les marques et pesanteurs magnifiques de la préhistoire « irlandaise » fort caractéristique de la longue traversée de l’agriculture venue du croissant fertile en passant par la vallée du Danube. 

 

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 07:10

Recherches internationale 46 1965la matière « en général », le mouvement cérébral, le reflet imparfait et l’intuition….

 

Dans aucun moment historique de la conscience humaine, cette conscience ne peut refléter parfaitement ni la totalité du réel, ni une partie du réel *.

 

Un cerveau est une part de la nature et de la société humaine dans la nature, qui reflète la réalité historique, mais est aussi une part de la totalité de l’univers connu et inconnu, perceptible et non perceptible à nos sens et nos instruments-prothèses de la perception.

 

Le cerveau en tant que part de la nature contient les propriétés de la nature.

 

L’intuition est comme la conscience historique, mais elle est aussi sans doute l’intermédiaire naturel et social, dans son unité entre ces propriétés de la matière et du cerveau, et cette conscience partielle qui s’enrichit, de la connaissance de la réalité sur le temps court, le temps long, le temps-espace-matière dans son déroulement.

 

Je crois que l'art peut être l'expression de cette intuition.

 

Pierre Assante, 13 juillet 2014

 

Plus, dans une société de classe, non seulement la diversité des perceptions intervient sur la diversité des reflets, mais l’idéologie de classe dualiste, qui en fait partie, influe sur cette diversité et la clive. Ce clivage ne passe pas par une frontière totalement rigide, étanche, mais « poreuse et « d’épaisseur » variable.

 

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 13:43

LUKACS2Trois éléments de l'activité humaine fonctionnant en unité président à la reproduction de l'individu et de la société.

Faisant librement référence aux concepts du Professeur Yves Schwartz d'espace tripolaire de l'activité, je propose de décomposer arbitrairement mais dialectiquement l'activité de reproduction élargie de l'espèce humaine en ces trois pôles :

- La détermination du besoin simple et complexe dans son unité

- La détermination des moyens et outils de sa satisfaction

- La détermination des fonctions psychique et sociales en unité en tant qu'outil premier de cette reproduction.

De fait, si la problématique apparait à nos yeux dans cet ordre, c'est dans l'ordre inverse, qu'il faut s'en saisir. En effet, c'est par les normes antécédentes et dans l'accumulation précédente que débute la poursuite du processus, partant du besoin simple et complexe, sa manifestation, le désir qui l'accompagne.

C'est donc par l'analyse que fait Georges LUKACS de l'ontologie de l'être social et de l'idéel dans l'économie (1971) que je propose de commencer la réflexion (citation ci-dessous, et lecture à poursuivre dans l'ouvrage publié par les Editions DELGA, voir la couverture ci-jointe).

Zapper sur les conditions de réalisation de l'activité c'est rendre stérile toute entreprise politique, syndicale, scientifique, économique. Certes, on peut, à travers l'activité dite "pratique", faire, comme Monsieur Jourdain, de la "théorie" sans le savoir. Mais en le sachant on va sans doute plus loin et l'on aperçoit plus facilement les impasses.

Or, en matière d'impasse, notre moment historique, notre organisation sociale n'en est pas avare...

Pierre Assante 11.07.2014


LUKACS L ideel dansl l economie

LUKACS L ideel dansl l economie2

canique, tandis que celui des superstructures, de l'idéologie, était l'unique registre où apparaissaient les forces motrices idéelles, souvent pensées en termes psychologiques. C'est chez Plekhanov qu'on peut l'observer le plus nettement. Ce dualisme méthodologique est le plus souvent prédominant chez lui, indépendamment du fait que le rapport entre base et superstructure soit traité mécaniquement ou par le recours à quelques éléments dialectiques... 

 

.....Georges LUKACS, Ontologie de l'être social, l'idéologie, l'aliénation,

chapitre "l'idéel dans l'économie"1971ED. delga 2012.

 

 

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 11:26

GAZA.jpegRassemblement de solidarité avec la Palestine

 

Après le communiqué de F. Hollande, la tension monte sérieusement. Les images qui arrivent de Gaza (et que l'on ne nous montre pas sur nos bonnes télévisions qui ne disent que la vérité) sont terrifiantes ! 9 enfants ont été tués, une famille entière exterminée ! Ce n'est pas d'une trêve dont le peuple palestinien a besoin mais d'un solution à l'occupation, la fin du blocus immoral et illégal, la destruction du mur (la décision de la Cour Internationale de Justice a eu 10 ans hier et le mur est toujours là !), la création d'un état palestinien, le retour des réfugiés !

 
Angle Canebière/Cours Belsunce
Marseille

Samedi 12 juillet à 16h

Des dizaines de bombardements chaque nuit depuis des semaines sur la population civile terrorisée, prisonnière d'un blocus illégal imposé par ceux qui bombardent la Bande de Gaza. Des dizaines de morts, des centaines de blessés !

Ce soir, 8 juillet, 21h49 16 morts, 106 blessés victimes des frappes chirurgicales de l'armée israélienne ! 

Encore et encore !  L’aviation israélienne a mené soixante raids sur plusieurs régions dans la Bande de Gaza, ce mardi 8 juillet 2014 ! Quelle horreur !

[Plus de 170 morts à Gaza,  pas de cessez-le-feu en vue, 14 juillet 07 h (N.d.Blog)]

Les raids ont touché plusieurs maisons, écoles, usines, centres, bâtiments et terrains agricoles dans toutes les villes de la Bande de Gaza

Cinq maisons ont été détruites suite à ces bombardements aveugles

Nous assistons à une vraie scène de guerre à Gaza : bombes, missiles, morts, blessés, destruction massive et horreur

Et ça continue ! 

C’est le début de l’offensive militaire israélienne contre notre population civile
La bande de Gaza de nouveau bombardée par l’aviation israélienne
Les agressions israéliennes contre les civils de Gaza se poursuivent
Devant le silence complice de cette communauté internationale officielle impuissante.
Le gouvernement israélien poursuit sa politique criminelle en bombardant la bande de Gaza, une région sous blocus israélien inhumain depuis plus de 7 ans.
Jusqu’à quand ?

Il est où le monde qui se dit libre ?
Ils sont où les médias qui se disent objectifs ?
Jusqu’à quand cette injustice ?
Mais notre population est confiante !
Ils ont oublié que notre population est déterminée !

Gaza la vie défie les avions de l’occupation !
La lutte continue !
Nous nous lâchons rien!

 

Amitiés de Gaza sous les bombes
Mais Gaza la dignité, Gaza la résistante, et Gaza la vie !
ZIAD MEDHOUK

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 09:16

2014-07-10-006.jpg2014-07-10-008.jpg 

Sur les murs et les maisons... 2014-07-10-004.jpg

 

2014-07-10-005.jpg on fait la fête

 

et on lutte pour vivre mieux 2014-07-10-007.jpg

 

 

 

 

 

 

2014 07 10 010

 

2014 07 10 003   2014 07 10 011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qui n'est pas au courant

?

 

 

 

 

 

 

 

 

et le soleil se lève

 

 

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 06:42
weil2Sur le terme pluriel "TOTALITARISMES"...

 

Lapidairement :

Je crois qu'il faut mettre dans le paysage des totalitarismes et de leurs néo-naissances cet immense tuerie de 14-18 qui dans le partage capitaliste du monde, fait précipiter les peuples et les classes ouvrières européennes en train de s'organiser, les uns contre les autres au profit du capitalisme le plus puissant, nord-américain vierge de l'histoire et des pesanteurs historiques qui handicapent le capitalisme européen.

Le fascisme italien c'est un capitalisme encore majoritairement agricole qui réagit contre l'expérience ouvrière née de la montée industrielle en France révolutionnaire bourgeoise, par exemple, et ainsi s'en prémunit, et le nazisme de la répression du plus grand parti ouvrier et de son unification historiquement précoce mais mutilée par l'ignorance économique dans sa structure, dans ses cadres.

Le bolchevisme n'est pas un choix initial, mais la conséquence d'une causalité, et le stalinisme est le bonapartisme (moins les guerres de conquête napoléoniennes) de toute révolution qui se refroidit.

Il y a quand même dans le nazisme une déclaration suivie des faits de domination d'un peuple sur les autres en passant par l'éradication des vieilles cultures, idéologie propre à la bourgeoisie qui concentre sa pensée sur la nouvelle religion : le profit. A noter que la Bible elle-même, l'Ancien Testament est la revendication d'un peuple élu !...

Il y a, même dans le stalinisme, une déclaration suivie des faits de progrès social basé sur le développement et la paix de la nation avec ses voisins (Alexandre Nevsky), et les crimes sont escortés paradoxalement d'un effort de création du peuple dans ce sens (la bataille de Stalingrad contre Hitler est l'immense victoire d'une extraordinaire décentralisation industrielle et de gestion, mais stoppée par Staline et ses meurtres sitôt acquise et la guerre gagnée). Le XX° congrès du PCUS, incertain, de déstalinisation n'atteint que partiellement ses objectifs, mais la compétition militaire du capital contre ces objectifs et l'effet technologique de cette compétition sur le développement n'y est pas pour rien.

Il faut des générations de lutte et de mûrissement pour sortir d'un tel bilan, sortie non automatique, non garantie, mais à tenter et possible tant qu'il en reste une force de résistance vers un nouveau développement.

Ceci dit ne représente aucune excuse, mais résume sans doute arbitrairement, mais certainement pas d’une façon totalement  erronée, un contexte.

Pierre Assante, 10 juillet 2014

P.S. En ce qui concerne les crimes, en général, faut-il considérer les massacres coloniaux ou les 150.000 ( Au « départ » ) civils d'Hiroshima et Nagasaki etc., comme des exploits guerriers ou des crimes de guerre ? Il s'agit dans ce domaine, « d’un bord et de l’autre » de millions d'humains aussi, assassinés, avec en fond les intérêts de marchés dominants ...

 

 

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 04:37

BERLINGUERPROCESSUS D'HUMANISATION

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On peut illustrer ceci par ces formules, qui ne parlent évidemment qu’à ceux qui les connaissent, et donc demandent un développement.

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Je résume :

-

1) Ce sont les conditions matérielles de vie qui déterminent les mentalités (Marx).

-

2) Ce qui est au départ une obligation, demande un effort très contraignant, et s’oppose à notre nature première de satisfaction immédiate, devient nature seconde au profit des « avantages » que procurent ces efforts qui d’efforts se transforment en besoins premiers, et en satisfaction quand ils sont mis en œuvre, liens à la fois  "matériels et psychologique" entre satisfaction des besoins « primaires » et des « besoins complexes, développés ». (Simone Weil).

-

Ces deux éléments d’humanisation permanente, de l’économie et de la conscience, sont inséparables, « fonctionnent » en unité de mouvement à la fois fusionné et diversifié et si l’on considère l’histoire humaine, je crois qu’ils ont fonctionné ainsi. « La barbarie a évolué », les droits de l’homme et du citoyen de la bourgeoisie c’est quand même un progrès dont on profite ici et maintenant (jusqu’à quand ici), certes démenti à des périodes de guerre monstrueuse, « inédite » comme le XX° siècle en a été capable, mais qui fonctionne relativement dans une « vie courante avancée », même dans l’état du monde en convulsions morales et guerrières d’une violence aussi inédite,  sur le plan général.

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Quand à la finance, si l’on résume et image  par ce mot le mode d’échange en capital, son développement rapide en peu de siècles, malgré ses prémices millénaires, montrent des limites et ces limites sont bien celles qu’il impose aux transformations possibles des conditions matérielle de vie ? Dépasser de mode de production et d’échange c’est donc faire sauter un obstacle aux transformations du mode de vie, mais certes en aucun cas éliminer la dualité d’une espèce qui est à la fois un ensemble et des composantes de l’ensemble, individu et groupe d’individus,  l’espèce humaine de même.

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De plus il s'agit jourd'hui d'une espèce humaine "mondialisée informationnellement", preuve en sont les places financières mondiales, entre autre et…l’existence de ce blog….

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Pierre Assante, 2 juin 2014

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Illustration, l'UNITA' :  publiée lors de la disparition physique d'Enrico Berlinguer. son œuvre se perpétuant, comme tant d'autres, des plus célèbres comme des plus discrètes, dans le processus humain...

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 12:13

SARDINADE-2014-06-28-037.jpgSARDINADE-2014-06-28-040.jpg

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 07:37

2013 10 01 002-copie-1Article écrit le 10 décembre 2008 et publié à la même époque décembre 2008 sur alternativeforge, et une première fois sur ce blog le 17/12/2011.

 

Le 10 décembre 2008, alors que la presse dominante, et même une bonne partie du syndicalisme ne parlait encore que de "crise financière", ce qui cachait la réalité d'une suraccumulation croissante du capital dès les années 1970 et son accélération particulière de 2008, et par la même occasion, sa crise, je me suis permis cet article mis en ligne sur PCF13 (décembre 2008).

Il a fallu attendre juin 2009 pour que cette même grande presse commence un peu à parler de crise de la production...

Avec la recession aux portes de cette crise, il devient difficile à ces mêmes médias de ne pas parler de crise de production. mais elle le fait toujours comme si le système capitaliste n'en était pas la cause en dernière instance et comme s'il s'agissait d'une fatalité sans remède.

 P.A., 17 décembre 2011

 

P.S. du 29 juin 2014. La question se repose telle quelle à ce jour,  juin 2014. 

 

" Selon les économistes de la Banque des Règlements Internationaux, les risques d’une crise financière sont aujourd’hui 30 % plus élevés qu’à la veille de la crise des subprimes. Les dernières décisions de la B.C.E. reflètent cette angoisse qui étreint les dirigeants de la finance mondiale. Elles témoignent de l’actualité de nos propositions précises pour une autre sélectivité de la politique monétaire.. C’est sous cet angle que nous devrions considérer les batailles industrielles ou la campagne sur le coût du capital qui sont d’ailleurs étroitement liées entre elles. Il s’agit de mener la lutte pour une alternative radicale incarnée dans des objectifs concrets..." indique Denis Durand le 14 juin 2014..." 

   

LIRE L'ARTICLE DE DECEMBRE 2008 CI-DESSOUS

 

La crise de la répartition, c'est la crise

de la production et de son mode,

CRISE DE LA PRODUCTION !

ET RIEN D'AUTRE.

L'apparence des choses est trompeuse.

Et nous sommes trompés par nos sens.

Pour deux raisons.

Une raison naturelle : les conséquences, dans le mouvement qui se présente à notre observation, sont plus évidentes que les causes.

Les causes sont « lointaines », ce sont les conséquences qui sont immédiatement apparentes à notre vue, à nos sens, à nos sentiments ;

Une raison sociale : résoudre nos besoins quotidiens passe par l'échange. Cet échange est déterminé par la marchandise. Et la marchandise par l'argent.

La substitution du besoin et du désir par la quantité de valeur inverse les rapports sociaux et l'inversion des rapports sociaux entraîne l'inversion de la représentation que nous nous faisons de la réalité.

Pour le militant, c'est à dire celui qui recherche les solutions à la question sociale, cela fait des partis une pépinière de petits Proudhon et de petits Lassalle, non de synthèse mais « d'erreur composée ».

Un exemple « mécaniste », une métaphore, pour donner une idée de l'inversion des causes et des effets : un moteur est « mort ». Il est usé.

La cause est l'USURE. NON ! La cause est le mouvement de chaque instant qui a entraîné l'usure. L'usure qui est une réalité apparaît comme une cause alors qu'elle est un effet, une conséquence du mouvement. C'est dans le mouvement, son observation, son étude, que l'on peut dominer la question de l'usure et à quel moment on peut encore « réparer » et à quel moment « remplacer ».

Mais une société ne se répare ni se remplace comme un moteur. Elle est une construction continue parce qu'elle est une « construction BIOLOGIQUE » et une « construction pensante ». C'est-à-dire que l'humain s'auto-crée et s'auto-transforme.

Fig.4La crise n'est pas « financière ». C'est une crise de la PRODUCTION. Nous inversons causes et effets en croyant le contraire. Les « lois d'usure du capital » sont contenues dans « Le Capital » de Marx qui a pu observer dans des conditions meilleures que nous ces lois. Conditions meilleures pour plusieurs raisons : proximité de leur formation, « virginité » de l'observation. « L'état de besoin » des théoriciens dominants les rend soumis au capital. Ils sont de plus au même titre que chaque humain soumis à cette « inversion des sens ».

La représentation de la société à partir du mouvement de Contraintes etc...consommation coupé de la production est significative. Cette inversion s'étend à tous les domaines. La représentation des institutions prend le pas sur celui de la production. Dans les esprits, ce n'est plus la production qui détermine les institutions mais le contraire. Tout est imaginé comme si toutes les activités humaines étaient indépendantes de la production, comme si elles étaient des fonctions indépendantes de la fonction générale de production. Comme si production de symbole était indépendante de production dite « matérielle », comme si la production de symboles n'était pas une fonction de la fonction générale de production. Et le dogmatisme de la production qui a marqué le mouvement ouvrier n'est que le reflet inversé de cette même dichotomie.

La « métamorphose » du parti, sa « mutation » est du même ordre. Elle tente de répondre au dogmatisme par un retour à l'inversion commune, dominante.

Je ne vais pas ré-écrire ici « l'introduction à la critique de l'économie politique » de 1857 et encore moins « Le Capital ». Je veux simplement décrire l'état de confusion du mouvement du salariat, du mouvement des producteurs stricto sensu et du mouvement populaire en général. Tout peut naître de cet état de confusion. Mais cet état de confusion n'est pas sans danger évidemment, d'autant plus que les moyens d'auto-destruction de l'humanité sont devenus terrifiants tant sur le plan de l'organisation sociale que sur ses capacités de destruction physique.

Evidemment, il y a un rapport dialectique entre toutes les fonctions de la société, toutes les activités. Mais la reproduction élargie de l'humanité ne peut se faire que par la fonction globale de production , la production dite « matérielle » étant à la fois « au centre » et « à la périphérie » , le « témoin » et le « moteur » . La « fonction symbolique » est dans la « fonction de production d'objets ».

La hiérarchie entre « le symbolisme » et le « matériel » est une fonction elle-même. Elle découle de la division sociale du travail elle-même sous-tendue par l'accumulation privée des richesses, par la propriété privée des moyens de production.

Baisse tendancielle du taux de profit.Capital.L3.T1.ChXIIILe mode de production et d'échange est un mouvement. Il est l'existence même de la société humaine. Il ne peut subir ni de métamorphose ni de mutation génétique. Pas plus que les éléments qui le composent, partis compris.

Chaque élément est en rapport dialectique avec les autres, chaque « fonction » avec les autres, entre elles, et toutes avec la « fonction » globale. Cette présentation des fonctions elles-mêmes est une abstraction nécessaire à la pédagogie mais en tant qu'abstraction, une simple vue de l'esprit ne représentant pas une réalité autre que cette représentation. Elle est utile et fait partie de la « production symbolique » indispensable à la « production matérielle ».

Il y a quelque chose non d'inhumain (l'inhumain étant dans l'humain) mais d'indécent chez les nantis de la production symbolique.

Résoudre la question de la répartition des richesses, c'est d'abord résoudre la crise de la production. J'ai tenté d'expliquer, avec et après d'autres, en quoi consiste cette crise dans « Métamorphose du travail 5». Il y a dans le « cri » lancé sur la répartition des richesses, l'ignorance de la création des richesses, des lois qui de moteur du développement des forces productives ont fait du capitalisme un frein au développement des forces productives , tant en quantité qu'en qualité .

La confusion entretenue soit dans la sous-estimation de la classe ouvrière dans le salariat soit dans sa sur-estimation est du même ordre. Il n'y a pas uniformité dans le salariat, pas plus que dans toute chose, et toute chose de la vie humaine. Il y a une fonction globale et des fonctions sans existence indépendante. Toutes dépendent l'une de l'autre, sont l'une dans l'autre. Mais une chose est tangible si on veut bien la toucher, c'est le rôle de la marchandise en tant qu'objet fabriqué, en tant que valeur d'échange marchande en système capitaliste.

Contourner cette réalité, c'est s'allier objectivement au capital, renoncer au mouvement qui abolit l'état actuel des choses du système capitaliste. C'est reconstituer sans cesse le programme de Gotha qui a paralysé le mouvement du prolétariat, même si le prolétariat a trouvé des chemins indépendamment de ce programme. C'est être des Lassalle et des Proudhon, faire des erreurs composées impuissantes et non des synthèses opérationnelles.

Libérer le travail. Rendre une cohérence à l'activité de la personne en la libérant non des nécessités mais des contraintes sociales de classe par une cohérence globale de l'activité humaine, dans sa multiplicité et sa diversité -diversité multiple-. Abolir le salariat et la domination sexiste, les divisions sociales du travail. Abolir la mesure quantitative de l'échange au profit du besoin. Repérer les « finalités en mouvement ». Humaniser la nature, naturaliser l'humain. Libérer le mouvement de prise de conscience de la nature sur elle-même qu'est l'humanité.

Les droits de l'homme, ce n'est pas seulement le type de rapports qu’on a avec les autres ou que l’on aimerait que les autres aient avec soi. Les droits de l'homme c'est la capacité d'agir librement ensemble, de contribuer librement à l'activité humaine. Avoir ce droit c'est avoir tous les autres, droit un et indivisible. Idéal démocratique d'une révolution bourgeoise qui s'est brisé sur la propriété en niant l'usage. L'usage élargi à la richesse pour tous. Le mouvement ouvrier a élargi relativement cette possibilité en rétablissant partiellement des droits indépendamment des inégalités naturelles comme la maladie, avec la sécurité sociale, par exemple.

Dans d'autres domaines aussi. Mais aucune de ces avancées n'est allée jusqu'à la démocratie du travail, celle qui rejette la domination du « que produire et comment produire », domination liée à la propriété privée et au salariat.

La démocratie est liée non seulement aux institutions, mais au travail et à la production, et le mode de production détermine le type d'institution. Si le domaine d'activité est privé, aux mains d'intérêts privés, la démocratie ne peut être que tronquée, limitée, sujette à reculs à tout instant. Dans chaque recul il y a aggravation de la crise de la production.

La démocratie est née de la Cité, la mondialisation méditerranéenne, l'artisanat. L'artisanat est une forme supérieure d'alliance du cerveau et de la main. Le mode de production athénien antique a porté une classe marchande dominante avec des alliés historiques. La révolution française de même. Dans les deux, les travailleurs des techniques artisanales jouent un rôle-clef. Dans les deux le lien entre le travail, la démocratie, les techniques de production est évident. Dans la révolution française, la fédération nationale des cités va donner à la prise de pouvoir révolutionnaire un marché national.

Le rôle des techniques informationnelles, qui n'élimine pas les autres mais les domine, la dissolution relative des marchés nationaux au profit d'une féodalité industrialo-financière mondialisée, la transformation du salariat qui en découle, doivent donner des formes nouvelles aux droits de l'homme, les rapprochant de droits véritablement universels, celui de la démocratie de la production, le communisme qui ne sera toutefois qu'une finitude en mouvement illimité.

Une réflexion pour une nouvelle organisation du travail, une cohérence entre la personne et l'activité globale de production, et l'activité globale de production doit passer par une réflexion sur l'artisanat. Il ne s'agit pas de nier l'industrialisation et sa forme informatisée mais de lui donner une qualité nouvelle dans ce rapport entre l'homme et la nature, l'artisanat étant un « modèle » instructif.

 

Pierre Assante, Le 10 décembre 2008.

 

Citation : « …..Pour illustrer ce mouvement dialectique : acte créateur---œuvre créée, nous avons pris précédemment un fragment de la longue histoire d’une des plus belles œuvres humaines : la cité. Nous avons constaté la différence fondamentale (datant de la fondation et du fondement) entre polis [cité grecque] et urbs [cité latine]. Dans cette période, le dire et le faire, ne se séparaient pas encore. Nommer et désigner le naissant pour qu’il crût [grandisse] était un acte. La solennisation religieuse et les rites de fondation n’étaient pas des mises en scène, mais des manières d’accepter les risques de la situation crée, de s’engager à maintenir l’œuvre nouvelle, à éterniser et à s’éterniser en elle. Le sacré avant de s’institutionnaliser, bien avant de devenir attitude et comédie, et de justifier l’appropriation privative par les maîtres de l’œuvre  commune au peuple entier, accompagnait la fondation. Le fondateur, le fondement, le fondé, se discernaient mal. Remontons encore vers les sources ; essayons de mieux saisir à la fois l’unité originelle et les scissions qui s’opérèrent au sein de cette unité. Scissions à la fois génératrices d’histoire, produites par une histoire, épisodes de la production de l’homme par lui-même à partir de la nature, à la fois aliénantes et fécondes….. »

Henri Lefebvre (extrait de métaphilosophie)

 

Cet article a été publié sur alternativeforge le  10 décembre 2008.

  

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 07:30

Haïku P 2 - Copie-copie-1

 

 

LIRE quelques Haïkaï de Roger Frosini sur ce lien :

http://pierreassante.fr/

dossier/Haiku_P2_Copie.jpg

 

LIRE l'introduction aux haïkaï par Roger Frosini sur ce lien :

http://pierreassante.fr/

dossier/HAIKU_Introduction.jpg

 

 

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 07:00

 

rassegna 03

 

Et un peu de MUSIQUE et POESIE avec RASSEGNA :

 

http://www.youtube.com/watch?v=Uho78_RzLGw

 

 *****

 

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 17:07
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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 18:02

 

à Mahmoud DARWICH



 ● D’abordDARWICH.jpg

                 de bien loin

   vint la musique

   qui marcha en avant

 

● Puis avec la langue arrive

   la philosophie

                         et la science

                                            mêlées

 

● Enfin la poésie achevée de l’instant

                                                            en mouvement

   unifia la marche

 

● Mais musique va

                               toujours en avant

 

● Arafat

             Darwich

   racines et fleurs d’amandier

                                                 esprit d’un peuple

  dans l’océan de l’histoirenéolithique

 

● Héritier

               de la première

                                       agriculture

   de la cité et d’une drôle monnaie d’échange

   et ses progrès-erreurs de l’humanité

 

   Héritier

               dans la nuit des temps

   de la migration des hommes

                                                 de l’Afrique

   dans le monde

 

● Et dans la nuit d’aujourd’hui héritier

                                                  de la guerre de l’énergie-pétrole

   en dollars


● Héritier d’un processus

                                           à poursuivre

   par un retour aux origines

                                               générales

                                               inversées

arafat

   du travail et de la sueur créatrice

 

● Créatrice d’échange

   créatrice de pensée

   créatrice de désir

                                de besoins

                                                 sublimés

 ici, Arafat

DARWICH-copie-1.jpg

    pour toute l’humanité


 

● S'il ne se créait plus là

   rien ne se créerait nulle part

 

    Pierre Assante. 27 juin 2014

 Et là, Darwich

 

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 17:15

INGRAO INDIGNARSI.. Cette information nous arrive via l'Italie d'un journaliste de qualité, Alexander Damiano RICCI. Nous la transmettons tel quel sans savoir comment situer ces événements dans une certaine confusion actuelle, du moins apparente, semble-t-il.

 

Il s'agit bien sûr d'avoir d'autres informations venant des forces organisées du GUE et des partis qui le constituent, espérant et agissant pour que la question de la production, du travail, du salariat et de la classe ouvrière, de la transformation sociale, de la démocratie élargie aux travailleurs-producteurs, qui reprend de l'ampleur dans certaines formations politiques européennes, prenne le dessus sur l'événementiel et éventuellement les ambitions individuelles.

 

Par exemple, question : quelle est la position de l’Izquierda Unida et du PCE sur cette candidature espagnole, quelle est la position par exemple du PCF dont le rôle dans la constitution du PGE a été important, même si le PGE, nécessaire et  utile,  ne constitue pas une force encore suffisamment cohérente pour atteindre le maximum d'efficacité dans la défense des peuples et des salariés contre les politiques financières des institutions nationales et européennes actuelles.

 

Quelle signification dans les luttes sociales et politiques qui s’amplifient peut-on donner à cette succession d’événements, petits et grands, qui vont se multiplier aussi… 

 

P.A. 28 juin 2014, A suivre....

 

Message reçu : Inoltriamo Interessante intervista al leader di Podemos, uscita sul settimanale Left, molto utile per la riflessione in casa nostra.

 

LIRE (4Mo)

ici

 

http://pierreassante.fr/dossier/Intervista_pablo_Iglesias_Turrion_Podemos_Left.pdf

 

L'illustration, le livre d'Ingrao, "Indignarsi non basta".

 

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 10:36

TRAITE-SECRET.140626.02.jpgVoilà la révélation d’une préparation secrète d’un projet de traité terrifiant pour les services publics ici et dans le monde entier.

Nous sous-estimons quelquefois l’importance des services publics dans notre vie quotidienne et l’on ne réagit pas assez pour leur défense et leur développement.

 

Faut-il s’indigner de ce traité ?

Evidemment oui, mais cela ne suffit pas.

 

Les fondateurs du mouvement des salariés, des ouvriers, tel Karl Marx qui a écrit « Le Capital » a mis en avant l’étude et l’action économique. Ce n’est pas pour rien, car d’elle dépend la réalisation de nos projets, les moyens de notre vie.

 

Cet ouvrage « Le Capital », est aussi traversé par la philosophie, ou plutôt comme dit Henri Lefebvre, une "métaphilosophie" qui nous permet de voir d’un peu plus haut notre condition humaine et lier cette vision à l’économie et la vie quotidienne.

 

Hier, la révélation de ce traité par l’HUMA nous fournit des moyens pour lutter. A nous de les utiliser personnellement et collectivement. De même que l’entretien d’aujourd’hui de Thierry Lepaon, secrétaire de la CGT, dans le même journal, qui n’est ni Tribun, ni Dieu, ni Sauveur Suprême, mais militant au service des travailleurs et de la population. Et on s’en remercie mutuellement

 

Pierre Assante, 26 juin 2014


Extrait du dossier de 3 pages de l'HUMA du 25 juin 2014 :

      TRAITE-SECRET.140626.01.jpg

 

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 04:19

Article publié une première fois sur ce blog le 18/06/2014 


IMGDenis DURAND – 14 juin 2014

 

Selon les économistes de la Banque des Règlements internationaux, les risques d’une crise financière sont aujourd’hui 30 % plus élevés qu’à la veille de la crise des subprimes. Les dernières décisions de la BCEreflètent cette angoisse qui étreint les dirigeants de la finance mondiale. Elles témoignent de l’actualité de nos propositions précises pour une autre sélectivité de la politique monétaire. Mais elles n’empêcheront pas la prochaine crise. On mesurera alors les dégâts politiques quand on se souvient qu’aujourd’hui déjà la variabilité géographique des scores électoraux du Front national est très peu corrélée à la présence d’immigrés sur le territoire mais étroitement corrélée au taux de chômage. On mesurera aussi à quel point les fondements mêmes du capitalisme sont en cause.

C’est sous cet angle que nous devrions considérer les batailles industrielles ou la campagne sur le coût du capital qui sont d’ailleurs étroitement liées entre elles. Il s’agit de mener la lutte pour une alternative radicale incarnée dans des objectifs concrets : accéder à des informations précises sur le financement des entreprises, mobiliser les crédits bancaires pour financer des projets industriels voulus par les salariés, en réalisant des investissements identifiés par la population pour sécuriser l’emploi et la formation, développer de nouveaux services publics : écoles, hôpitaux, logement, transports… Il ne s’agit donc pas seulement de changer la répartition des richesses. Il ne s’agit pas non plus de mener une propagande générale pour préparer, demain, l’avènement d’un bon gouvernement qui résoudrait les problèmes par délégation.

Bien sûr, ces conceptions ne sont pas celles de JL Mélenchon mais c’est normal. La dynamique du Front de gauche devrait précisément reposer sur le rassemblement de forces différentes, dès lors que ces différences sont tranquillement assumées dans un débat ouvert, avec les citoyens.

Or le Front de gauche souffre aujourd’hui du même mal qui avait conduit les comités antilibéraux à la catastrophe après la grande victoire au référendum de 2005. Croyant à tort que l’unité du mouvement supposait l’effacement de ses propres idées, le Parti communiste a laissé le Front de gauche se ranger derrière une stratégie perdante. La campagne a porté uniquement sur le refus de l’Europe actuelle et non sur l’alternative. Les électeurs ont été persuadés à tort, par exemple, que le Front de gauche est pour la sortie de l’euro alors que les Français rejettent massivement cette fausse solution. Plus grave, ils n’ont rien su des propositions précises figurant dans le programme du Front de gauche et du PGE pour mobiliser la puissance de la BCE au service de l’emploi, de la formation, de la recherche – alors pourtant qu’à l’échelle européenne Alexis Tsipras s’est appuyé avec succès sur ces propositions.

Bref, en suivant Jean-Luc Mélenchon, le Front de gauche a tourné le dos aux millions d’ouvriers, d’employés, de techniciens, de cadres, d’intellectuels qui devraient constituer son électorat. Et, assez logiquement, ces électeurs se sont détournés du Front de gauche au moment du vote.

 

Il est temps de sortir vraiment des ornières dans lesquelles nous ne cessons de retomber depuis vingt ans, malgré toutes les bonnes résolutions et malgré les résolutions de congrès. Regarder en face la gravité de nos difficultés, oui. Les invoquer pour théoriser sans cesse notre impuissance, non. Cessons de considérer que nos idées sont un handicap. Le projet est à construire tous les jours dans les luttes avec les citoyens. Mais il n’est pas à construire à partir de zéro. La cohérence de nos idées se nourrit d’une prise en compte critique du mouvement des idées contemporaines, dans la tradition marxiste, et elle s’incarne dans des propositions précises dont chaque développement de la crise confirme la pertinence. Donc d’accord avec des campagnes dans la durée sur des axes bien identifiés pour les installer ans le débat politique national. Mais cela suppose un changement de notre comportement dans le Front de gauche et de notre comportement en général. La réponse à l’interpellation de JF Tealdi sur l’organisation du PCF dans l’entreprise et aux propositions de Frédéric Boccara sera une indication très significative de notre capacité collective à mettre les actes en accord avec les intentions pour engager pratiquement le combat immédiat sur des éléments concrets de notre projet.

 

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 06:44

Recherches internationale 46 1965Article déjà publié le 26 février 2014 dans

"4 ARTICLES. L’être social, l’europe, le travail".

 

L’être social supérieur, individuel et collectif, se constitue.

 

 Dès la naissance la personne humaine est confrontée à la recherche de la résolution de ses besoins.

Le développement de son cerveau, sur la base de sa constitution biologique s’effectue à travers le contact social et la résolution de ses besoins qu’elle y trouve.

L’être social se constitue.

 

De la « mise en synergie » des perceptions à la constitution de concepts, de systèmes de concepts, de la dénormalisation-renormalisation de systèmes de concepts, le mouvement cérébral en aller-retour entre le besoin de l’individu et celui de la société humaine se « réorganise » en accumulation en « spirale » et en « strates ».

Chaque strate précédente n’est pas une strate archéologique morte. Elle est réorganisée dans une transformation qualitative qui en se complexifiant simplifie les relations entre les données et leurs interactions.

Les données nouvelles s’intègrent et se « condensent » avec les données anciennes et leurs relation s’assouplit. La synthétisation s’intègre à l’accumulation.

 

Dans ce processus individuel du processus collectif social, plus la dépossession du geste et du produit du geste dans l’usage de soi par l’autre et contraint s’installe, plus l’aliénation prend une puissance dominatrice, moins l’issue à cette domination trouve place dans la synthétisation intégrée à l’accumulation.

Le phénomène de domination est d’autant plus présent et « naturel » dans la recherche de la résolution des besoins de et par la personne que l’usage de soi par d’autres devient abstrait, c'est-à-dire qu’il n’apparaît pas lié à l’action d’un individu sur un autre et-ou sur un groupe humain.

 

La réalité de l’inégalité en possession de valeur marchande, aussi paroxysmique qu’elle soit devenue n’est pas perçue massivement comme division en classe avec la même force que dans la relation patron-ouvrier du XIX° et XX° siècle.

La notion de bourgeoisie et de classe ouvrière, de détenteurs de capitaux et de salariat est plus vague. Pourtant les « mécanismes » de la production et d’échange en capital qui régule (de plus en plus mal) la demande sociale sont bien les mêmes.

 

Même si la masse du surproduit, dans la révolution scientifique et technique, modifie en quantité les éléments et les rapports entre les éléments constitutifs de la circulation « Argent-Marchandise-Argent+ » du capital, l’organisation qualitative du système capitaliste conserve ses bases en tant que mode de production.

Même si les « 100 familles » grandes capitaliste française de 1936 ont fait place aux 50 grands méga-possesseurs mondiaux de capital, et à plus fortes raison, la notion de bourgeoisie et de classe ouvrière, malgré sa transformation sociologique quantitative et qualitative, garde pourtant son opérationnalité.

A condition de ne pas être caricaturée, ce qui conduit à rechercher les solutions d’aujourd’hui dans une intervention sur des conditions passées,  cette notion est opérationnelle et mobilisatrice.

 

Cependant aujourd’hui comme hier, la question de la transformation sociale pour répondre aux besoins de la personne dans la société est l’intervention politique dans la circulation du capital pour la détourner vers les besoins sociaux jusqu’à en faire une transformation qualitative du capital, un dépassement qualitatif (destruction-continuité, aufhebung), c’est à dire autre chose que du capital, non plus du capital, mais une convention sociale opérationnelle de représentation de la valeur d’usage en vue de son échange.

 

La gestion de l’échange capitaliste, les gestionnaires de l’échange capitaliste, dans la production comme dans la spéculation sont une chose. Les détenteurs des capitaux, et en particulier les méga-détenteurs de capitaux et de leur usage en sont une autre.

Leur existence peut se superposer, se recouper à la manière des ensembles, des sous ensemble, des inclusions, intersections, mais les fonctions sont des catégories diverses, séparées, même dans l’unité de leur mouvement.

 

La maitrise politique, sociale du crédit peut être un outil essentiel dans le détournement de la circulation des capitaux vers les besoins sociaux de production et de service. Il n’est pas le seul. Les outils se constituent à partir de la prise de conscience des besoins sociaux et des manques sociaux.

Leur forme se construits à partir des manques sociaux et des besoins que révèlent ces manques qui apparaissent les plus évidents à la conscience.

 

L’usage du temps que la question et le besoin du « temps libre » révèle devient l’apparence  première de l’usage de soi contraint par le « détenteur global du capital global ». De même pour l’usage du temps par soi « libre », dans l’interaction-unité de l’usage du temps réel et perçu, concret et abstrait.

En même temps, plus l’usage de soi par l’autre devient pesant, moins l’horizon de la libération de ce poids est visible.

L’usage des produits du travail, les gestes de production des valeurs d’usage, le temps prescrit et le temps réel, l’aspiration à la possession personnelle du temps,  prennent des contours fantomatiques.

La sécurité immobile de la vie et la vie de routard, pour caricaturer, deviennent les deux bouts liés de la contradiction-antagonisme vécue dans l’usage de soi par le capital. La représentation de la liberté prend des formes rigides.

 

…« C’est là qu’a commencé notre recherche, puisque, comme l’ont montré nos analyses, aucune aliénation, si déterminée qu’elle soit par l’économie, ne peut jamais se développer selon son caractère propre, et par conséquent ne peut être surmontée, en théorie et en pratique, de manière juste et efficace sans la médiation de formes idéologiques. Cette impossibilité de se passer de la médiation idéologique ne signifie pourtant pas qu’on serait en droit, sous un rapport quelconque, de considérer l’aliénation comme un phénomène purement idéologique ; quand s’impose cette apparence, elle provient dans tous les cas d’une ignorance des fondements économiques objectifs de ces phénomènes, dont le déroulement semble idéologique. Nous rappellerons ici, à titre d’introduction, la définition marxienne de l’idéologie, qui voit en elle l’instrument social permettant livrer conformément à l’intérêt des hommes les conflits sociaux nés de l’évolution économique contradictoire »…

Ainsi s’exprimait Georges Lukacs lorsque l’échec du stalinisme arrivait au bout de ses effets.

Les régressions massives de la pensée Marx, dans la répression contre révolutionnaire et son corollaire le stalinisme, la réponse tayloriste puis keynésienne à la crise du capitalisme et les « passage intermédiaires-provisoire dans une philosophie quelquefois intéressante mais d’illusoire troisième voie, et son retour relatif dans la crise, donne sans doute raison à cette analyse de Lukacs.

 

Et la poursuite de la résolution des besoins de notre naissance à notre être social accompli historiquement pourrait se réaliser, et cette solitude humaine de l’individu dans l’espèce croissante et prégnante se résoudre relativement et socialement dans l’interaction d’une cohérence entre la personne et la société dans l’effort commun de la résolution de ces besoins : le besoin de l’acte et du savoir commun étant en voie de devenir en conscience, subjectivement et non seulement objectivement le besoin premier, transcendant le besoin biologique qui est a sa base constante. En quelque sorte la fusion maternelle et la fusion amoureuse dans la synthèse conceptuelle cérébrale. Une « deuxième nature » prenant la première place.

 

La valeur de la force de travail n’est pas une donnée biologique mais historique. C’est une valeur, une mesure marchande, mais c’est aussi dans « l’état actuel des choses » sur elle que joue la lutte pour le % de la part de plus-value confisquée à l’homme producteur, lutte pour l’augmentation de sa part pour le mieux vivre et pour le temps de vivre. Poser la question du « coût du travail » en fonction de la « compétitivité » comme résolution aux problèmes économiques  est une réponse idéologique aux besoins du capital et non à ceux du développement humain.

 

Si l'aspiration à une cohérence progressiste de la société humaine sans l'organisation "séparée" de syndicats, partis etc. est légitime, on peut aussi penser qu'une telle cohérence passe aujourd'hui par l'existence de syndicats, partis, et-mais leur extinction progressive dans le futur, qui n'est pas apparemment à notre portée ici et maintenant, mais qui se prépare par une volonté téléologique allant en ce sens. Pas en "esprit", mais en liaison avec la création des conditions matérielles d'un tel "objectif". C'est toute la question de la construction d'une société sans classe que pose cette aspiration parmi toutes celles touchant à la production au sens le plus large, la production de la vie humaine.

       

 Pierre Assante, 5 février 2014

 

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