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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 08:34

Article mis en ligne une première fois le 07/03/2017

 

LE TRAVAIL EST-IL UNE MARCHANDISE ?

 

Des amis, pas tous, me reprochent gentiment la longueur et quelquefois l’obscurité (1) de mes exposés.

Ils ont sans doute raison.

Je vais en faire ici un court, donc limité à un petit angle d’attaque, mais  essentiel.

 

Lorsqu’on se révolte en disant « le travail n’est pas une marchandise », on formule un vœu tout à fait légitime et juste.

Mais pour être exact il faudrait dire : « La force de travail est une marchandise, et nous voulons sortir de cette société capitaliste qui en a fait une marchandise, et qui menace de rendre le travail invivable, au-delà de tout ce que nous avons connu dans le passé, et par la même occasion menace aussi la production des biens nécessaires à la vie humaine ».

 

La société hyperlibérale et présidentialisée hyper-représentative convertit l’ensemble des activités en marchandise.

C’est l’hyper-marchandisation, la crise de la production et la crise de la démocratie.

 

La force de travail, dans toute sa dépense du corps donc aussi de la pensée, est une marchandise dans notre système social.

Sa vente sous ses formes anciennes et ses formes numérisées, à ceux qui possèdent le capital monopoliste mondialisé, de la petite entreprise jusqu’aux consortiums et konzerns industrialo-financiers, et en passant par les services publics en voie de privatisation généralisée, aggrave exponentiellement l’antagonisme entre vendeur (le salarié) et acheteur (Le possesseur du capital) de cette force de travail.

Le rapport de force est, jusqu’à nouvel ordre, tant que la conscience claire de cette domination ne se développe pas dans la population, du côté du capital qui possède l’offre d’emploi et domine les conditions d’échanges.

 

Certes, si le rapport est de même type pour une PME et pour un groupe financier monopoliste mondial vis-à-vis du salarié, il est clair que la PME est dominée par les groupes financiers monopolistes mondiaux qui leur imposent leurs conditions.

On se trouve aussi devant la contradiction entre les secteurs de main d’œuvre qui recoupent souvent les PME et les secteurs de numérisation globalisée, d’automatisation en grand de la production et de la gestion, qui recoupent souvent les groupes monopolistes mondialisés, les uns devant faire face à un coût du travail de mains d’œuvre plus élevé et la difficulté de modernisation, double handicap, et les autres un coût du capital constant (Machines, équipement sophistiqué, chaines automatisées etc.) plus élevé.

Actuellement le grand capital monopoliste mondialisé, numériquement informationnalisé, résout provisoirement ses contradictions en drainant les capitaux destinés aux services publics, en réduisant les résultats des sous-traitants, PME en particulier, en imposant des prix de monopole et en profitant de sa situation de domination dans tous les échanges, locaux et mondiaux, et dans les activités parasitaires spéculatives en énorme expansion. Cela se résume par le terme politique "Austérité"

 

Une réforme démocratique et radicale du crédit, de la création monétaire, et des organismes financiers d’investissement gérés démocratiquement (pôle public du local au mondial en passant par l’U.E. pour la France, gérés par les salariés, les élus, en coopération avec des organismes démocratiques de recherche et de gestion),  permettra de tenir compte des besoins de productions nécessaires dont le taux de profit jugé  aujourd’hui « insuffisant » dans la concurrence inter-monopoliste, induit l’abandon d’activité et détruit les emplois utiles pour la société et les salariés qui y exercent.

Il ne s’agit pas de casser les machines ni de suivre les « modernisations » des candidats Macron et consorts, ni ceux qui jouent aux vases communicants entre les divers secteurs de financement sans en accroître les moyens, mais de mettre les sciences et techniques et la gestion des échanges et du développement entre les mains des peuples et des institutions politiques et financières démocratiques pour un usage en fonction des besoins qu’ils expriment.

 

Pierrot, 7 mars 2017

 

(1) Il est toutefois plus facile d’apprendre ce qu’on sait que ce qu’on ne sait pas. Et qui écrit ou parle,  pense tout haut et s’éclaircit lui-même les idées.

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Ce schéma est inspiré librement des travaux du Professeur Yves Schwartz, adapté par moi-même au sujet traité dans "La Pensée Marx I, II, III, IV" (écrit de 2016-2017) en ligne sur ce blog.

Et "La métamorphose du travail 5"  écrit de 2007-2009, contribution Espaces Marx, est aussi en ligne sur ce blog.

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 08:33

l'HUMANITÉ nous parle....
 
....dans cette langue qui ne ment pas, la musique, partageons sa sincérité :
Bon, cette phrase tient plus de la poésie que du rationnel, mais....
La transformation sociale en a besoin aussi.
Cette "note" n'est pas inutile pour un rassemblement, pour s'attaquer à la finance et construire une société solidaire et coopérative, ici et dans le monde. Dans la nature.
Pierrot, le 21 mars 2017.

 

Deuxième mouvement, concerto N° 5

POUR Ecouter (8 mn 36)

CLIQUER sur ce lien :

https://www.youtube.com/watch?v=FcTs9s89quM

 

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 06:21

 

PRÉSIDENTIELLES ET LÉGISLATIVES

 

 

Photo : Samedi 19 mars 2017 : très bon accueil d'une candidate du PCF-Front de Gauche aux législatives (Instit. -Prof. d'école- dans le 8° arrt.), présente à La Madrague de Montredon .

 

 

 

INVITATION :

 

 

Réponse à ……,

Tu as tout a fait raison de voter selon ta conscience et tes sentiments.

Pour ma part, ce que j'écris ce n'est pas une consigne de vote, mais un essai de comprendre et d'expliquer les mouvements d'idées qui traversent la société et la campagne électorale.

Je pense que comprendre aidera à agir pour la suite des évènements. Prendre de l'avance pour répondre aux questions qui se posent c'est mieux que de suivre les évènements sans pouvoir les influencer dans le sens du progrès.

Ceci me permet de rester optimiste sur la suite et pour le rôle que le Parti (nous tous ses militants) pourra jouer en bien.

Samedi très bon accueil de la candidate suppléante du Parti aux législatives, présente à La Madrague.

Bises. Pierrot. 20/03/2017 05:39:04

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:44

Le néo-jacobinisme de Jean-Luc, au sens donné à ce terme par Michel Vovelle, qu’il soit politique ou littéraire est un anachronisme total dans le contexte du Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé, le capital mondialement financiarisé, l'intégration de la production et du marché européen et mondial, la FED, le FMI, la BCE, le G7, le G20 etc...

 

Il peut susciter un élan populaire relatif dans son évocation et son rappel d’un passé progressiste et glorieux.

 

Il ne peut en aucun cas résoudre la crise du capitalisme, de la société et ses conséquences néfastes sur notre vie quotidienne et son devenir, il ne peut répondre aux tâches du présent (1), qui sont l'usage différent et la transformation radicale et progressive des moyens de production et d'échange pour les mettre au service des besoins de l'humanité, du local au mondial, de la personne au collectif.

 

Le néo-jacobinisme peut même dévoyer et détourner un rassemblement possible vers des voies de garage si une politique de transformation du réel présent ne prend pas le relais de son romantisme impuissant.

 

Dans le contexte de la campagne présidentialiste, il peut même, à son corps défendant, flirter avec un néo-bonapartisme partagé à ce jour par la plupart des discours et orientations des candidats.

 

En ce sens, il peut même fleurer le ridicule si l’on ne se sent pas entrainé par sa générosité non opérationnelle, ce qui est mon cas.

 

J’ai vu des citoyen-n-es et des militant-e-s pleurer dans le meeting pour la VIème REPUBLIQUE. Je comprends leur émotion et l’espoir que suscite ce rassemblement.

 

Je crains que s’en tenir là nous emmène à l’avenir à pleurer de désespoir.

 

Mais nous n’en sommes pas là. Le mouvement revendicatif et politique ne se résume pas à ce moment.

 

Pierrot, dimanche 19 mars 2017

 

(1) "...Une renégociation des traités n’a aucune chance d’aboutir à l’horizon d’une législature. Nous proposons une autre méthode : obtenir dès aujourd’hui, dans le cadre juridique et technique existant, que l’argent de la BCE serve à des projets précis d’investissements favorables à l’emploi, à la création de valeur ajoutée dans les territoires, à la transition écologique. Cette proposition peut nourrir des objectifs de lutte décentralisées et convergentes. C’est le meilleur moyen de construire une majorité pour une refondation de l’UE avec d’autres traités. Denis Durand, 3 mars 2017...".

 

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 08:36

CETTE LETTRE A ETE ECRITE JUIN 2000 ET PUBLIEE SOUS FORME D'ARTICLE EN MARS 2017 POUR LA PAGE EN LANGUE D'OC "MESCLUM" DU JEUDI DU JOURNAL LA MARSEILLAISE CREEE EN 1985 par Glaudi BARSOTTI.

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 07:54

Article mis en ligne une première fois sur ce blog

le 6 mars 2017

 

Lettre à une amie.

 

 Voilà comment je ressens les choses au moment présent, dit d'une façon un peu rigide, mais la forme de "l'exposé" pourrait être plus chaleureuse, certes :

 

1) Dans la situation actuelle, et historiquement en France, un parti ne peut gouverner seul, jusqu’à nouvel ordre auquel je n’aspire pas.

Il faut donc trouver des alliances.

Les alliances ne peuvent se faire qu’avec d’autres, c'est-à-dire avec des humains et des groupements humains qui ont d’autres façons de voir plus ou moins différentes de soi-même.

Ils sont souvent regroupés dans des partis qui sont plus ou moins l’expression de groupes sociaux et qui se déterminent plus ou moins par rapport à la lutte de classe, c'est-à-dire par rapport à l’opposition capital/travail, par exemple sur le coût du travail.

 

2) A partir du moment où l’on admet la nécessité d’alliances, il est plus facile de constituer une majorité entre communistes et socialistes qui auraient rompu plus ou moins avec le social libéralisme (Echec de Valls). Je ne parle pas des directions de parti, mais d’abord d’un mouvement populaire regroupant ces « sensibilités », dans lequel les directions de parti peuvent jouer un rôle bien sûr.

La gauche de la gauche et son "rejet des compromis" (c'est quoi les compromis, et quels compromis ?), c’est la division promise ad vitam aeternam.

La partie des socialistes, aujourd’hui derrière Hamon (et Montebourg ?...etc.) qui ont rejeté le bilan social libéral sous l’effet de la crise et de la protestation populaire, celle mobilisée et celle « silencieuse » c’est avec elle en ce moment que peut se constituer un rassemblement, plus large que "la gauche de la gauche", contre la menace de droite et ses projets mortifères et pour un autre politique.

 

3) Il me semble évident que le point faible des projets de gauche c’est l’économie, c’est la capacité de gérer le pays, l’Europe, pour sortir de la crise et entrer dans une nouvelle phase de développement sans laquelle aucun gouvernement ne tiendra. La population ne supporte plus l’échec et ses conséquences au quotidien.

 

4) La candidature communiste présentée dès l’entrée en campagne il y a quelques mois aurait eu l’avantage de pouvoir a) exprimer nos points de vue sur les solutions de sortie de crise b) de faire pression sur les autres projets de gauche pour que le contenu économique de sortie de crise évolue c) de pouvoir se retirer pour une candidature commune de gauche à partir du moment où le projet commun de gauche aurait évolué dans le bon sens et que les libéraux purs et durs du PS auraient été éliminés.

 

5) A la place de cela, on a une candidature Mélenchon qui bloque tout accord et une visibilité insuffisante de nos solutions économiques qui me paraissent pourtant indispensables

 

6) Enfin avec le temps long les choses évolueront, j’espère.

 

7) je suis bien d’accord a)que les solutions partent du peuple b) que la rigueur morale, tolérante mais avec des principes n’est pas suffisante mais est nécessaire

 

8) Raisonner rationnellement n’empêche pas les sentiments. J’ajoute ça pour que tu ne penses pas qu’avec ce raisonnement j’ai bouclé ce que je ressens.

Bises.

Pierrot, 05/03/2017

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 09:16

INTELLECTUEL COLLECTIF ET PRODUCTEUR COLLECTIF.

De la Renaissance du XVI° à notre futur du XXI°.

 

Le XVIème siècle et le XXIème siècle ont quelque chose de commun : une immense révolution scientifique et technique et son rapport avec les transformations des moyens de production, les transformations accélérées et explosives du monde.

Peut-on dire aussi qu’ils sont chacun à leur moment particulier l’initiation d’un nouveau mode de production et d’échange à naître ?

 

LA RENAISSANCE ! : Erasme, Galilée, Kepler, Rabelais, More, Paré…, liste arbitraire et réduite d’une extraordinaire éclosion de pensée foisonnante, opposée, diverse et convergente à la fois.

 

Ne peut-on dire que notre siècle peut nous donner ou commence à nous donner déjà une telle éclosion ? Certes, une éclosion moins personnalisée, moins élitiste, plus intime mais massive, car le « monde de la pensée » c’est enrichi de la masse de ceux qui ont accédé à la parole, aux connaissances, qui en font une expression moins personnelle, plus collective, tout en s’appuyant sur l’affirmation d’individualités en masse moins médiatisées et moins isolées, ce qui semble contradictoire. Mais cette contradiction est le moteur du mouvement nouveau de la pensée en tant qu’humanité. Moteur et moyens que le "bigdata", le réseau mondialisé (1) d'une humanité dominée, instrument actuel du capital, donne contradictoirement à la propre contestation et à la destruction-transformation d’un système social obsolète.

 

Pour faire un autre parallelle, 

 

L’élitisme médiatique actuel existe bien aussi, mais c’est le contraire d’une éclosion en santé d’une renaissance.

 

En même temps, la distance de l’avancée et l’approfondissement des savoirs sur la nature et sur nous-mêmes entre le commun des mortels et ceux qui se sont spécialisés dans la poursuite de ces savoirs et de leur mise en pratique, cette distance s’accroit exponentiellement ce qui pose le problème de mettre en harmonie les capacités de l’humanité avec sa partie la plus avancée, sous peine de constituer un rapport élitiste rapidement invivable et inviable.

 

Sur le rapport que peut avoir un humain avec la connaissance et l’expérience élargie du quotidien au mondial à court et long terme, dans leurs interactions et leur unité, voici une citation qui peut nous ouvrir les yeux sur une démarche initiant la libération de la pensée des pesanteurs idéologiques dominantes :

 

« … Depuis Galilée (2), l’homme a sans cesse enrichi sa connaissance de la nature, il a suivi la trace des relations naturelles et a fini par les utiliser pour des combinaisons techniques… Chez Galilée, nous avons deux démarches méthodiques : la décomposition en éléments rendant possible l’expérience, le dissecare naturam permettant de découvrir les éléments les plus simples du mouvement grâce auxquels on pourra déterminer les processus du mouvement. Galilée appelle cette première méthode, qui consiste à diviser, à disséquer, à démonter, à décomposer la réalité, la méthode résolutive : elle « partage et résout ». La deuxième opération, celle qui recourt à l’expérience, a reçu le nom de méthode compositive. Cela veut dire : partant des éléments de mouvement les plus simples, on doit parvenir par la représentation mathématique des phénomènes aux résultats que l’expérience quotidienne nous a montrés ; on obtient en procédant ainsi une expérience à composante scientifique, la seule qui mérite vraiment le nom d’expérience… »

Je vous laisse lire la suite dans le bel ouvrage d’Ernst BLOCH, « La philosophie de la renaissance ».

 

Renaissance du XVIème siècle et le XXIème siècle ont sans doute des points communs, mais une opposition antagonique : l’une est la naissance du capitalisme, l’autre sa fin. Ceci dit, une transformation en santé a besoin de connaissances, d’expérience et d’inventivité et de création, comme la Renaissance en a eu besoin.

 

Les bouleversements que nous connaissons aujourd'hui ne demandent-ils pas une régulation démocratique collective, du local au mondial, pour rendre vivables et viables les effets de ces transformations sur la santé de l’humanité ? La croissance humaine réclame des changements en qualité et pas seulement en quantité, initiés à partir du réel du moment, en mouvement.

En particulier dans l’organisation du travail, de la production des biens « matériels et moraux » nécessaires à notre vie, des moyens et institutions d’échange, monétaires et financiers basés sur l’accumulation du capital, gravement malades et obsolètes.

 

Pierrot, 17 mars 2017

 

(1) Autre parallèle intéressante concernant la révolution de l’information grâce à l’imprimerie alors, et aujourd’hui la numérisation informationnelle: Erasme, par exemple, un intellectuel de la Renaissance, partageant les événements de son temps, qui inspiraient souvent ses écrits, « L’éloge de la folie » entre autre, a été un européen de fait, se déplaçant et séjournant dans divers pays d’Europe et a vécu en osmose avec l’imprimerie. Dans son séjour à Bâle, il y vivait quasiment physiquement dedans.

 

(2) Galileo Galilei, celui de "E pur si muove", "et pourtant elle tourne" cette Terre sur elle-même (et non le Soleil autour de la Terre), ce qu'avait voulu lui faire renier l'Eglise et le Pape de son temps au risque de sa vie et de la poursuite de ses recherches. La recherche fondamentale, nous usons chaque jour de ses applications dans notre vie quotidienne. La science cherche au-delà des apparences et de la superficie des choses et des idées empiriques.

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 16:22

La pétition "Rassemblement à gauche: urgence - Pour une candidature commune à l'élection présidentielle et un pacte de majorité" fait événement. Avec ses initiateurs, nous avons décidé de nous joindre aux autres appels unitaires pour des initiatives communes. Des décisions d'action ont été prises (voir le communiqué ci-dessous). Dans un premier temps, nous invitons ensemble, demain vendredi 17 mars à 10h30, à un rassemblement devant le Conseil Constitutionnel et à une conférence de presse qui aura lieu à 11h.

Bonjour,

J'invite bien sur toutes celles et ceux qui le peuvent à y participer, à amplifier la signature de la pétition https://www.change.org/p/pr%C3%A9sidentielle-l-urgence-d-un-rassemblement-%C3%A0-gauche?recruiter=692603207&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=share_email_responsive, à poursuivre l'action unitaire, avec notre apport si utile.

Fraternellement,

Nicolas Marchand

Voici le communiqué commun qui a été rendu public hier:

CONFÉRENCE DE PRESSE le 17 mars 2017 devant le Conseil Constitutionnel, 11H00, place du Palais Royal, En présence de représentants et de personnalité de mouvements citoyens, du monde syndical, associatif, politique, intellectuel et de la culture

L’URGENCE DU RASSEMBLEMENT DES GAUCHES SOCIALES ET ÉCOLOGIQUES : nouvelles initiatives

 Le Mouvement pour l’Unité se renforce. La jonction des différents appels s’est opérée avec force depuis le 14 mars devant l’urgence de la situation.

Aujourd’hui, les candidats placés en tête du premier tour par les sondages prônent la destruction des emplois publics, des services publics, de la Sécurité sociale, du code du travail et ne prennent pas en compte l’impératif de la transition écologique. Tous veulent que l'argent de l’État, des collectivités territoriales, des entreprises et des banques continue d'alimenter la bourse, les grandes fortunes, la spéculation.

Or c’est cette politique qui a été rejetée élections après élections.

 Les candidats de ces gauches ont désormais une responsabilité historique : s’unir !

 Rien n’est joué. C’est encore possible. Les convergences existent. Un socle commun peut être élaboré à partir de leur programme respectif. Cela permettrait d'engager une politique alternative à gauche sur le social, la démocratie, l’Europe, l’écologie, contre le monde de la finance, pour une utilisation de l'argent permettant de produire mieux et autrement les richesses et de les répartir justement. Cela permettrait aussi de lutter effectivement contre le racisme, le rejet de l'autre, la xénophobie. Mais aussi répondre à la profonde crise démocratique par un processus constituant pour aller vers une 6 ème République

Jamais les convergences et les attentes n’ont été aussi fortes dans la jeunesse, le syndicalisme, les mouvements citoyens, chez les intellectuels et le monde de la culture.

L'annonce d'un rapprochement créerait une dynamique politique dans le pays et ainsi permettrait à une candidature de gauche d'être au deuxième tour pour gagner ensuite.

Unir sur un projet, tel est l’objectif. Nous refusons la spoliation des débats par les affaires, les petites phrases et les postures.

Nous appelons à une semaine d’action et de débats du 27 au 31 mars pour renforcer le mouvement unitaire et les convergences engagés, notamment à un débat citoyen à Paris.

Signé : Appel des cent, appel-pétition « 1maispas3 », appel-pétition « vousattendezquoi », appel-pétition «rassemblementàgauche : urgence », des syndicalistes, des féministes, des membres de collectifs citoyens (Les Jours Heureux, Utopia, Roosevelt), et de forces politiques (EELV, Ensemble !, Nouvelle Donne, PCF, PS, République et socialisme).

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 10:43

Certes, depuis le 3 mars, des événements se sont déroulés.

Il est cependant important de connaître le débat qui a eu lieu et qui continue, évidemment.

Dans ce débat, cette intervention, parmi d’autres, bien sûr, qui me paraissent importantes.

Instructives à posteriori aussi.

 

Denis Durand –

intervention au Conseil national du PCF du 3 mars 2017

 

Chaque jour met en évidence le danger de laisser le sort de notre peuple entre les mains de l’héritière du fascisme français ou dans celles des porteurs d’une politique de droite au service des marchés financiers, qu’elle ait le visage réactionnaire de Fillon ou le visage libéral de Macron. Cela renforce l’aspiration à une unité de candidature à gauche pour l’élection présidentielle mais le comportement irresponsable des principaux protagonistes y mêle d’un sentiment d’impuissance.

Nous n’avons pas le droit d’entretenir cette impuissance en prenant pour acquis l’état de division à la veille de l’élection présidentielle.

Ne sous-estimons pas la responsabilité du PCF dans ces circonstances. Malgré tous les handicaps résultant de l’histoire contemporaine et de nos propres choix stratégiques, nous sommes la seule force organisée sur laquelle peuvent s’appuyer les ouvriers, les employés, les chômeurs, les citoyens qui ne se résignent pas à la division. À ce stade, nous devons résister à deux tentations.

La première serait de vouloir sauver à tout prix le soldat Mélenchon, quelle que soit l’évolution des circonstances. C’est-à-dire se contenter de déclarations et d’appels à l’unité sans gestes concrets à l’appui de cette démarche.  Notre appel de la semaine dernière a été très bien accueilli sur le moment mais nous ne pouvons pas nous en tenir là, il faut décider aujourd’hui un acte marquant. Il faut suspendre notre soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon (ou à tout autre candidat) jusqu’à ce que les voies d’une unité à gauche aient été trouvées. Parce que tout n’est pas encore perdu pour l’élection présidentielle, car Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ne sont ni l’un ni l’autre en situation d’ignorer l’écho que notre prise de position a dans l’opinion. Et parce que c’est tout autant l’enjeu de notre crédibilité dans les législatives qui suivront immédiatement : les électeurs ne traiteront pas de la même façon ceux qui auront fait semblant d’appeler à l’unité et ceux qui agiront pour la construire, en liaison avec les luttes populaires.

La seconde tentation serait, au nom du rassemblement, d’occulter l’apport des propositions du PCF dans le débat pour un pacte majoritaire de gouvernement à gauche. Tout le monde souligne que les différentes forces de gauche formulent des objectifs sociaux et écologiques largement convergents. Mais s’il s’agit réellement de gagner l’élection présidentielle et les élections législatives, il faut avoir conscience des conditions dans lesquelles une telle expérience s’engagerait : un rapport de forces politique défavorable puisque la gauche serait en tout état de cause minoritaire au premier tour. Et un déchaînement hostile des forces du capital et des marchés financiers. La question des moyens politiques, économiques et financiers d’une politique d’augmentation des salaires, de développement de l’emploi et des services publics, de suppression des émissions de gaz à effet de serre, doit donc être débattue parce que les programmes actuels des deux candidats – qui reflètent en réalité une inspiration social-démocrate commune – ne font pas le poids, et les électeurs le savent.

Prenons en particulier la question européenne, dont Jean-Luc Mélenchon a pris prétexte pour affirmer que ses positions sont inconciliables avec celles de Benoît Hamon. De fait, ni les conceptions du premier (sortie de l’euro, voire de l’UE en cas d’échec des discussions avec l’Allemagne), ni celles du second (parlement de la zone euro, moratoire sur le pacte de stabilité, mutualisation des dettes publiques, tentative de faire évoluer le statut de la BCE…) ne sont réalistes parce qu’elles posent en préalable une renégociation des traités dont chacun sait qu’elle n’a aucune chance d’aboutir à l’horizon d’une législature. Nous proposons une autre méthode : obtenir dès aujourd’hui, dans le cadre juridique et technique existant, que l’argent de la BCE serve à des projets précis d’investissements favorables à l’emploi, à la création de valeur ajoutée dans les territoires, à la transition écologique. Cette proposition peut nourrir des objectifs de lutte décentralisées et convergentes. C’est le meilleur moyen de construire une majorité pour une refondation de l’UE avec d’autres traités. Elle converge avec les propositions de forces très diverses en France et en Europe, de Nicolas Hulot à Yanis Varoufakis, comme le montre notre note sur un Fonds de développement européen pour les services publics disponible sur le site d’Économie et politique (http://www.economie-politique.org/92873).

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VOIR la pétition :

Rassemblement à gauche : urgence !

Pour une candidature commune à l’élection présidentielle
et un pacte de majorité
sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/03/rassemblement-a-gauche-urgence-pour-une-candidature-commune-a-l-election-presidentielle-et-un-pacte-de-majorite.html

 

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 11:47

Article déjà publié une première fois sur ce blog le Vendredi 10 mars 2017.

Dans le prolongement de l’appel PCF – sortons de l’immobilisme, la pétition Pour une candidature commune à l’élection présidentielle et un pacte de majorité vient d’être lancée. On peut la signer sur change.org à l’adresse suivante :

ici

https://www.change.org/p/pr%C3%A9sidentielle-l-urgence-d-un-rassemblement-%C3%A0-gauche?recruiter=692603207&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=share_email_responsive

 

… et appeler largement à la signer.

En voici le texte et les premiers signataires :

.

Rassemblement à gauche : urgence !

Pour une candidature commune à l’élection présidentielle
et un pacte de majorité

L'élection présidentielle approche dans une situation très préoccupante, lourde de dangers. Le FN est en tête dans les sondages et E. Macron semble pouvoir se substituer à F. Fillon pour qualifier la ligne ultra-libérale et austéritaire pour le 2d tour.

Cela relance le défi de la construction d’un rassemblement de la gauche pour battre la droite et l’extrême-droite, rompre avec le social-libéralisme et sortir de l’austérité avec une candidature commune à la présidentielle, un contrat de majorité pour les législatives, avec un pluralisme des candidatures et une dynamique de luttes populaires.

La responsabilité des candidats et des forces de gauche est engagée.

Jean-Luc Mélenchon somme Benoît Hamon de se rallier à lui tandis que Benoît Hamon paraît se contenter de miser sur un « vote utile » sans bouger sur le contenu de son programme. Continuer ainsi, c’est courir à la catastrophe d’un deuxième tour entre la droite et l’extrême-droite, alors que des éléments nouveaux permettraient de la conjurer. Qui est prêt à en porter la responsabilité ?

Devant les réticences des deux candidats à s’unir, il est urgent de travailler à la convergence des propositions. C’est possible et c’est le moyen de concrétiser le rassemblement !

Travaillons à converger sur un pacte majoritaire avec le souci d’une cohérence associant des objectifs sociaux audacieux à la conquête de pouvoirs pour les salariés et les citoyens sur l’utilisation de l’argent. On conjuguera ainsi, au lieu de les opposer, réalisme, efficacité et radicalité.

Nous avons la conviction qu'il est possible de converger sur quelques grands axes dont le contenu doit être débattu :

1. Emploi, travail, salaires : Il s’agit de la préoccupation majeure de la population française. Face au défi de la révolution numérique, il faut conquérir des moyens financiers (à travers le crédit et la fiscalité) et des pouvoirs sur ceux-ci pour sécuriser l’emploi et la formation ainsi que le revenu, et créer les conditions d'une véritable égalité femmes-hommes. Ce n’est plus le marché ni le patronat qui doivent décider des trajectoires professionnelles de chacune et de chacun, de nos vies. Augmenter les salaires, retraites et minima sociaux, réduire le temps de travail, redonner sens au travail, devraient faire partie des objectifs communs. On irait ainsi vers l'éradication progressive du chômage et de la pauvreté.

2. Protection sociale : son avenir exige une forme de refondation, à la fois à travers de nouveaux modes de financement qui responsabilisent les entreprises (avec modulation des cotisations selon le volume et la qualité de l’emploi) et qui fasse contribuer la finance. Ce n’est pas le « coût du travail » qu’il faut baisser, c’est le « coût du capital » (intérêts, dividendes, etc.), pour consacrer beaucoup plus de moyens au développement de toutes les capacités humaines. C'est indispensable pour revenir à la gratuité des soins à 100 % comme à la retraite à 60 ans.

3. Services publics : leur relance est nécessaire pour répondre aux besoins populaires sur tous les territoires (éducation, santé, recherche, écologie, culture, justice, logement, énergie, …). Elle soutiendrait aussi la demande, aujourd’hui si insuffisante, tout en développant l’efficacité de la production nationale (l’offre). Il faut rompre avec l’austérité budgétaire, mettre en cause le verrou européen actuel. Il faut repenser les missions des services publics à partir de leurs finalités spécifiques, donner une priorité aux valeurs humanistes, et à leur démocratisation profonde avec leurs usagers.

4. Écologie : la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation des ressources naturelles avec, dans une transition énergétique pour remplacer les énergies carbonées, un mix associant développement des énergies renouvelables et encadrement de celui du nucléaire, sous contrôle public et social. Elle va de pair avec l’essor de tous les services publics et le soutien à un mode de développement et de production alternatif fondé sur l'économie de moyens matériels, la promotion de nouveaux emplois et de nouvelles qualifications, avec de nouveaux financements maîtrisés par les populations et leurs élu.e.s.

5. Argent : la dictature des marchés financiers et des grandes banques privées sur l’utilisation de l’argent doit être combattue de façon conséquente. Pour cela, il faut un pôle public bancaire démocratique, pour pratiquer un crédit incitatif à l'essor de l'emploi, des qualifications, et de la recherche. Il y a besoin de pouvoirs pour les salariés et les habitants afin de changer l’utilisation de l’argent des entreprises, contre la spéculation financière et l’évasion fiscale et pour soutenir un développement efficace et écologique de l’activité et d’un emploi de qualité. Le CICE doit être supprimé et une réforme fiscale de progrès entreprise.

6. Europe : Le Pacte de stabilité est une stupidité. Les centaines de milliards d’euros créés par la BCE doivent servir à une expansion nouvelle de tous les services publics, avec les emplois et les investissements nécessaires. Cela permettrait d’aborder tout autrement les enjeux européens, pour construire avec les autres peuples les rapports de force nécessaires à des mesures immédiates de progrès. Il faut viser une refondation progressiste de l’Union européenne, une transformation progressive du monde, avec de tout autres traités que le CETA ou le TAFTA.

7. Démocratie : une VIème République est nécessaire, sociale et démocratique, rompant avec le présidentialisme et ressourçant la démocratie représentative : pouvoirs décisionnels nouveaux des salariés dans les entreprises et les administrations, et des citoyens sur le territoire. Il faut aussi inciter au renouvellement des élus et représentants politiques.

8. Egalité et Justice : Une égalité réelle pour toutes et tous, émancipée des origines assignées, univoques et prétendument apparentes, de toute différenciation injuste liée à l’âge, au genre, à la catégorie sociale, doit être instaurée et affirmée en donnant les mêmes droits à chacun.e, dans une égale dignité de participation et d’intervention. La politique des boucs émissaires, des relégations territoriales, de l’incitation au racisme et de la stigmatisation masque les vrais problèmes et les entretient. Cela appelle tout à la fois un effort culturel, un effort démocratique, une justice réaffirmée, une autre police et un nouvel âge des services publics.

Rien n’est joué. Il est urgent et encore possible de construire des bases solides au rassemblement nécessaire pour battre la droite et l’extrême-droite.

Une candidature commune à gauche est possible et indispensable.

 

Cet appel ouvert rassemble des militants et responsables politiques du PCF et de différents partis de gauche, des personnalités intellectuelles, des syndicalistes, des militants associatifs et des personnalités de la société civile.

 

42 Premiers signataires :

Gérard ASCHIERI Alain BEITONE Amar BELLAL Thibaut  BIZE Alain BOLLA FrédéricBOCCARA Paul BOCCARA Gaby CHARROUX André CHASSAIGNE

Ulf CLERWALL Gilles COHEN-TANNOUDJI Mahama COMPAORE Raphaël DEBÛ

Yves DIMICOLI Marc DOLEZ Denis DURAND Jean-Marc DURAND Serge GUICHARD

Valérie GONCALVES Roland GORI Aurélien GUILLOT François JACQUART Jacky HENIN

Sylvestre HUET Brahim JLALJI Pascal JOLY Marie-Jo KOTLICKI Pierre LACAZE

Cédric LATTUADA Didier LE RESTE Cécile LEFEVRE Gérard MATTERA

Nicolas MARCHAND Catherine MILLS Yannick MONNET François MORIN Alain PAGANO

Christian PIQUET Sébastien PRAT Frédéric RAUCH Dominique VIDAL Bora YILMAZ

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 11:39

 

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"IL SOLE NON SI MUOVE". Un Nouveau CD

du Groupe RASSEGNA.

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Bruno ALLARY : Refuser les cloisonnements qui "réduisent l'infini au binaire".

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POUR ESPACER

LE TEMPS

Article paru sur "ZIBELINE" N° 105 du 11 mars

2017

 

 

 

LIRE sur ce lien (Ouvrir le lien puis cliquer sur l'image pour l'agrandir)

ici

http://pierreassante.fr/dossier/RASSEGNA_ZIBELINE.jpg

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La vidéo de la remise du COUP DE COEUR

de l'Académie Charles CROS

pour IL SOLE NON SI MUOVE:

https://www.facebook.com/CieRassegna/

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 14:57

 

Je reprends cet article, comme toutes les années, pour le 8 MARS.

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"...C’est dans le rapport à l’égard de la femme, proie et servante de la volupté collective, que s’exprime l’infinie dégradation dans laquelle se trouve L’homme vis-à-vis de lui-même (voir note 1) ….

.

….Le rapport immédiat, naturel, nécessaire, de l’homme à l’homme se confond avec le rapport de l’homme à la femme (voir note 1)…

.

….Dans ce rapport apparaît donc de façon sensible, comme un fait concret, à quel point l’essence humaine est devenue naturelle pour l’homme, à quel point la nature est devenue l’essence humaine de l’homme….

.

….En partant de ce rapport, on peut donc juger du niveau culturel de l’homme…..

…..Le rapport de l’homme à la femme est le rapport le plus naturel de l’homme à l’homme…..

.

…..Dans ce rapport, apparaît aussi dans quelle mesure le besoin de l’homme est devenu un besoin humain, donc dans quelle mesure l’autre homme en tant que tel est devenu un besoin pour l’homme, dans quelle mesure l’homme dans son existence la plus individuelle est devenu en même temps un être social…."

.

Karl Marx. 1844.

.

(1) dans ces extraits taillés dans les Manuscrits de 1844, le terme "homme" est employé selon les cas soit au sens d'homme (générique) = l'être humain, soit au sens homme en tant qu'homme masculin en général, car comme chacun sait un seul mot existe pour les deux sens et même les trois quand il s'agit d'un individu particulier...

Dans le terme homme "générique" en ce qui concerne notre espèce humaine, il s'agit non du sexe de l'individu mais de l'être humain, le genre humain, donc l'homme générique, homme et femme.

A vous de saisir le sens dans chaque cas.

La notion de genre est utilisée aujourd'hui dans le sens du sexe féminin ou masculin. C'est un retournement de la contradiction sociale à dépasser qu'est le sexisme. C'est l'autre bout de la même contradiction à résoudre par l'égalité des sexes. Mais le terme "genre" n'a pas ce sens particulier sauf si on le lui donne.

Au départ, dans mon essai sur la "Division sexiste du travail", P.A., 2004, en ligne dans ce blog, j'ai précisé quand il s'agit du genre humain en général ou des hommes masculins en général. A vous de trier les 2 sens dans ces extraits.

Je ne saurais trop vous conseiller la lecture complète des manuscrits (ils existent en livre de poche ainsi qu'aux Editions Sociales) ou au moins la partie dont sont tirés ces citations.

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Et un vieil essai sur la division sexiste du travail ici

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 07:47

8 MARS. DOMINATIONS, LIBÉRATION, RELIGIONS, LUTTES DE CLASSE, SOLIDARITÉS.

 

Les grands mouvements d’idées sont liés aux sauts de transformations des moyens de production et d'échange. Ce qui ne veut pas dire que les sauts de transformations des moyens de production en sont l’unique cause. Il y a toujours de multiples causes qui réagissent les unes sur les autres, en unité.

 

Le christianisme, comme le socratisme qui le précède et bien d’autres mouvements de plus ou moins grande ampleur est une réaction à une domination de classe et à la religion qui est l’interprète d’une domination de classe.

 

Le christianisme originel ce n’est pas la religion instituée, c’est un "protestantisme avant l'heure" répondant à la religion de son temps et de son lieu. Puis le catholicisme reconstitue une religion dominante.

 

L’Islam est à son origine aussi un protestantisme par rapport à la domination du catholicisme en perte de vitesse et en institue une nouvelle à sa place. Il est aussi le mouvement d’échange mondial en progrès à travers les routes d’intérieur passant par le moyen orient.

 

La religion, c’est le contraire du mouvement de libération que peut être le christianisme ou un autre mouvement de lutte de classe. la Guerre des Paysans allemands de La Réforme en témoigne.

 

Le capitalisme est enfant d'une révolution scientifique et technique, de ses moyens de production, d'échange, de communication et du protestantisme qui en est une expression idéologique. Le tout formant "La Renaissance" occidentale. La Contre-Réforme s'est adapté à cette révolution.

 

La lutte de classe, celle du salariat pour une démocratie du producteur au profit de toute la société, ce n’est pas la haine et la division, c’est la solidarité.

 

La lutte pour la vie c’est à la fois celle de l’individu et celle du groupe auquel il appartient, son espèce entre autre, et la lutte pour la vie c’est la solidarité avec toute la vie, les interactions sociales et naturelles que la vie contient. Et ce qui dans la lutte de l’individu semble la lutte pour l’individu isolé en tant que tel n’est qu’une apparence. Les relations restent toujours solidaires entre l’individu, son groupe, la vie en général et la nature en général.

 

La plus forte relation individuelle pour l’humanité dans sa relation générale avec son espèce et avec la nature est la relation nourricielle fusionnelle mère enfant,  même si c’est un autre individu ou un autre groupe qui l’assure. Elle se retrouve dans la relation sexuelle de reproduction et sa sublimation dans la relation et le sentiment amoureux.

 

La protestation « à gauche » sans solutions à la fois scientifiques et généreuses de gestion humaine et de dépassement de la crise économique et de civilisation, qui se manifeste dans cette période électorale, c’est ce que les communistes ont eu de plus erroné sans ce qu’ils ont de meilleur. C’est la négation et non le dépassement des antagonismes.

 

La première domination « de classe » c’est celle de la première division du travail dans le groupe humain tribal, et l’exploitation des conditions de travail par rapport aux fonctions naturelles handicapantes non dépassées par les progrès non encore atteints de l’organisation sociale qui le permettrait : la première domination c’est la domination masculine.

 

Cette première domination se perpétue dans les nouvelles dominations de classe, celle du capitalisme à son paroxysme, le C.M.M.N.I., le Capitalisme Monopoliste Mondialisé, Numériquement Informationnalisé, la financiarisation de tous les échanges, de toutes les activités. La suppression, le dépassement des dominations de classe et de la domination masculine vont de pair, l’une ne va pas sans l’autre.

 

Pierrot, 8 mars 2017

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 11:57

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Publié ici une première fois

le 4 mars 2017

 

1) COÛT DU TRAVAIL. VALEUR DE LA FORCE DE TRAVAIL.

2) CONDITIONS NÉCESSAIRES DE L’ACTIVITÉ

 

LIRE SUR CE LIEN : ici

http://pierreassante.fr/dossier/

DEBAT_COUT_DU_TRAVAIL_

ET_PROGRAMMES_ELECTORAUX.pdf

 

 

EXTRAIT

 

....La mesure de la valeur par le temps de travail se rigidifiera et en même temps se dissoudra au fur et à mesure que le surproduit par tête de producteur devient infiniment supérieur à ses besoins élémentaires et qu’il permet le développement des activités libérées de la vante-achat de la force de travail, c’est à dire dans l’agrandissement de l’activité libre par rapport au temps de production des biens grâce au développement exponentiel et qualitatif des technologies. Le communisme c’est l’abaissement maximum du temps de travail, pas de l’activité libre...

...Ce qui a permis la croissance actuelle de l’usage du crédit, c’est la croissance du surproduit, la transformation de la monnaie en capital, puis le détachement du capital de la valeur des marchandises créées. Mais cette croissance se heurte de plus en plus à la crise et le rendement du capital qui rembourse de moins en moins le crédit, relativement à son besoin commun de leur reproduction élargie. D’équivalent, marchandise d’échange, la masse de surproduit a permis de créer une distance entre la valeur des marchandises et la valeur des moyens de circulation. La non parité avec une marchandise qu’était l’or jusqu’après la guerre de 1939-45, a révolutionné l’usage du crédit, suite de Bretton Woods, le FMI actuel, l’organisation du commerce mondial, le G7, 8, 20, la FED et la BCE, la financiarisation, le système financier d’aujourd’hui (3)....

...Chacun sait que la croissance n’est pas que question de volume, mais aussi de qualité. Ce que contient de processus de qualité la croissance de l’enfant se poursuit chez l’adulte dans l’accumulation de l’expérience et de ses transmissions sociales à double sens, et l’élévation des résultats liés à cette croissance se « mesure » à la qualité de la croissance et vice-versa...

... La connaissance des conditions nécessaires qui permettent que se développe l’activité humaine et le travail libéré de l’exploitation fait partie de la résolution des contradictions handicapant et bloquant à terme le développement humain, au même titre que le dépassement du capitalisme, l’un n’allant pas sans l’autre....

... Connaissance des conditions nécessaires qui permettent que se développe l’activité humaine et dépassement du capitalisme, c’est un même mouvement ...

... "L'accompagnement social" de la crise, à quoi prétend le social-libéralisme par le déplacement des postes budgétaires selon un principe de "vases communiquant" au cours duquel les moyens financiers s'évaporent vers le capital, et sans création des ressources nécessaires pour le travail, qu'il soit avoué ou qu'il cache sa nature, c'est encore et toujours de l'austérité.....

...LIRE LA SUITE SUR CE LIEN : ici

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 10:57

Angélique SCHALLER : « Combat. Partant du principe que sans reconquête du pouvoir sur la finance, toute perspective de changement politique comme social se transformera en vœu pieux… »

 

DOSSIER, La Marseillaise, Angélique SCHALLER

 

Pour ouvrir, 2 liens sous la photo:

http://pierreassante.fr/dossier/finance_A_4_03_2017.pdf

http://pierreassante.fr/dossier/finance_B_4_03_2017.pdf

 

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 17:46

Avec le groupe RASSEGNA et Bruno ALLARY

 

Cliquer sur l'image pour écouter

(attendre quelques secondes l'ouverture si besoin)

 

Avec Rassegna

http://pierreassante.fr/dossier/16_une_grande_race.wav

 

(  "Ce que j'aime", 19 poèmes, dépôt légal 7 octobre 1969 :  ici  )

 

*******

Ce poème :

une grande race sans nom

 

une grande race sans nom/ inscrite au flanc des vents qui passent/ mon ami mon ami au fond/ tirant les blocs qui se défont/ ride les eaux à la surface/ froides sans cesse elles s’en vont/ cachant de leur pli les crevasses/ à peine nées déjà s’effacent/ l’écume éperdue et les traces/ que fait l’effleur des tourbillons/ mais les oiseaux de haute taille/ que la mer longuement poursuit/ survolent en criant les failles/ où le doigt des algues bataille/ à crever au-dessus de lui/ un miroir de larges entailles/ tandis que la plaie se détruit/ vague après vague au loin les pluies/ l’eau des marécages et les puits/ dans la forêt cachent leurs entrailles/ un jour viendra la race vive/ mon ami mon ami viendra/ ayant repoussé le gravât/ hors des lames des entrelacs/ où le monde étonné dérive/ sa voix volant arrive arrive/ qui s’étend dans le contrebas/ approche en oscillant la rive/ et crie de vivre vivre vivre/ au vent rauque qu’elle combat

*

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 02:12
Dans le quotidien L'HUMANITE, 5, 6 et 7 février 2016 (2)

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TRES BREVE INTRODUCTION partiale A L’ERGOLOGIE

Moins mais mieux

Au fond l’ergologie consiste à poser la qualité de l’activité humaine.

Problème majeur dans un temps où la question de la rentabilité du capital nous entraine dans une course effrénée à une quantité relativement indifférente à la qualité.

Plutôt qu’ergologie, la pluridisciplinarité au service de l’expérience et la connaissance du travail tendant à fournir des outils pour la qualité de l’activité, j’aurai moi tendance à l’appeler pensée Schwartz, puisque les concepts essentiels tirés de l’observation du travail nous les devons massivement à Yves Schwartz et au département d’ergologie de l’université d’Aix-Marseille qu’il a créé et dirigé pendant plus de deux décennies.

Ces concepts sont, selon moi, des outils constituant le miroir en aller retour de l’observation de l’activité développant la conscience de ses contenus afin qu’ils évoluent en spirales, selon l’image de Marx.

Un certain Lénine, usant des concepts de la pensée Marx les plus avancés sur le processus d’humanisation et sur le processus de la société humaine, ce qui est une même chose, malgré l’autonomie relative des divers champs d’activité humaine, a contribué à une construction susceptible de dépasser les contradictions de la société de son temps et les effets négatifs de ces contradictions.

De la construction d’organisations rassemblant des individus pour un objectif de transformation sociale à la prise de pouvoir pour cette transformation sociale, les « étapes » ont apporté chaque fois l’expérience des difficultés à surmonter, des retours à effectuer pour mieux avancer.

Ces expériences ont été nécessaires, ce qui ne veut pas dire qu’erreurs et crimes contre l’humanité soient des expériences incontournables ! Il n’y a pas de parcours humain échappant au pas à pas, à la continuité et aux sauts dans la continuité.

Au-delà de la prise de pouvoir, les dernières analyses de Lénine (parmi lesquelle « Moins mais mieux ») vont à la question de la qualité de la construction, de la transformation, de l’activité humaine. Le bilan qu’il établit est clair sur ce point, et nous pouvons en tirer des conclusions diverses pour tenter de mener à bien d’autres saines expériences.

Il n’y a aucune transformation sociale saine, positive qui ne pose comme base, quel contenu de l’activité humaine, quelle qualité à donner au « que, quoi, comment produire » les biens « matériels et moraux » nécessaires à la vie humaine.

L’ergologie pose la question de la cohérence du geste producteur de la personne et la cohérence du geste producteur collectif, de l’entité locale d’entité productive actuelle à dépasser à celle des entités plus larges constituées et à la société humaine mondialisée, informationnalisée.

Alors quels sont ces concepts ergologiques ? Il n’est question ici que d’en énumérer quelques uns, sans rien développer, laissant au lecteur la curiosité de les connaître par lui-même en puisant dans la littérature ergologique et dans les activités de ce champ de recherche.

Corps-soi. Forces d’appel et de rappel. Inconfort intellectuel. Normes et débats de normes. Dé-Normalisation Re-normalisation. Double anticipation. Activité tripolaire, pôles de la gestion de la politéïa, du marché à dépasser en l’état. Dramatique d’usage de soi par soi et d’usage de soi par les autres. Le travail concret « dans » le travail abstrait. Taylorisme à double effet. Productif et improductif. Concepts d’horizon. etc.….

Pour aller plus loin, Lire

« Expérience et connaissance du travail », Yves Schwartz, Editions sociales. « Le paradigme ergologique, un métier de philosophe », Yves Schwartz, Octarès. « L’activité en dialogue1 et 2 », collectif, Octarès. Les textes publiés par le département d’ergologie de l’Université d’Aix en Provence et celui d’Yves Schwartz sur la Fondation Gabriel Péri sur « les réserves d’alternatives »(1) réserves d’alternative concernant l’activité humaine (et ses conditions d’existence), dont nous avons bien besoin pour dépasser la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital décrite par Paul Baccara et la Commission Economique du PCF (ainsi que la mise en œuvre des remèdes proposés possibles) qui paralyse de plus en plus le processus humain .

Critique marxiste de l’économie politique et critique marxiste de l’organisation « extérieure » de l’activité humaine macro-meso-micro vont le pair, de même que la question du pouvoir politique, du pouvoir économique et de l’organisation du travail, relativement autonomes mais intriqués, je le pense.

Tout ceci dit n’engageant que moi-même.

Pierre Assante, 20 janvier 2016

(1) http://www.gabrielperi.fr/assets/files/doc/Yves%20Schwartz.docx

(2) Mes remerciements à L'Humanité pour la publication de cet article.

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Sur l'HUMA :

http://www.humanite.fr/moins-mais-mieux-breve-introduction-lergologie-598115

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ET, Accéder, en cliquant ici ou sur le lien ci-dessous à :

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 08:23

LE DEBAT S’ACCELERE : COUT DU TRAVAIL, VALEUR DE LA FORCE DE TRAVAIL ET PROGRAMMES ELECTORAUX. COMPTABILITE OU ECONOMIE POLITIQUE ? REUSSIR OU S'ENFONCER DANS LA CRISE ?

 

Le coût du travail et la valeur de la force de travail, sont liés. L’ignorer c’est commettre une grave erreur de jugement, à mon sens (1).

 

Est nécessaire la critique des programmes qui confondent économie et comptabilité et qui de ce fait ne procèdent qu’à des transferts d’un chapitre comptable à un autre en prétendant faire du social ou affirmant résoudre les contradictions issues de la « révolution du travail », au lieu de créer les conditions d’un développement de quantitatif et qualitatif de la production « matérielle et morale » nécessaire à la vie humaine, le développement des sciences et des techniques nécessaires à cette production et le développement de la conscience de la nature sur elle-même que constituent les êtres humains en avançant.

 

Le slogan "en marche" est bien usurpé. Au travailleurs et à la population de le reprendre à leur compte, pour leurs propres besoins et non ceux du système financier monopoliste mondialisé et de sa guerre de concurrence pour le profit maximum immédiat.

 

"L'accompagnement social" de la crise, à quoi prétend le social-libéralisme par le déplacement des postes budgétaires selon un principe de "vases communiquant" au cours duquel les moyens financiers s'évaporent vers le capital, et sans création des ressources nécessaires pour le travail, qu'il soit avoué ou qu'il cache sa nature, c'est encore et toujours de l'austérité. C'est encore et toujours la baisse du coût du travail sous diverses formes. Et l'on sait les effets négatifs de l'austérité,  de la baisse du coût du travail sur la vie quotidienne des gens (hormis "les 1%"), sur l'aggravation de la crise économique et sociale et la crise des moyens de production, ce qui va de pair.

 

Pierrot, 2 mars 2017

 

Note

(1) La force de travail c'est l'ensemble des facultés physiques et intellectuelles du corps humain d'un travailleur dont la dépense permet une production et dont la valeur va être mesurée en temps de travail équivalent à celui de production des marchandises qu'il consomme et qui déterminent leur valeur par la mesure du temps (TTMSN, temps de travail moyen social nécessaire).

Il y a égalité ou tendance à l'égalité entre valeur de la force de travail et valeur des marchandises consommées. Tendance, parce d'autres éléments vont influer sur cette loi qui vont modifier la valeur de la force de travail et valeur des marchandises consommées et modifier aussi les prix. Les mêmes éléments et d'autres éléments agissent sur les prix qui vont différer fortement autour de la valeur, dans notre société mondialisée et divisée, bien qu'ils découlent de la valeur. Compliqué ? Mais ce n'est pas important de sauter ça et d'y revenir pus tard.

Ces éléments d’analyse sont nécessaires à la compréhension et aux solutions par rapport au coût travail. La question du coût du travail n’est pas la même pour une PME de main d’œuvre et pour un groupe monopoliste international  dans une unité automatisée pour laquelle le coût du travail ne peut représenter que quelques "pourcent". Par contre un groupe monopoliste international  et un groupe financier mondial va avoir à compenser le coût du capital constant, de ses machines. Aussi, dans la concurrence intermonopoliste, il n’y a pas de « petites économies ». Par contre le coût de course à la plus-value extra tirée de mise en place de la production numérisée pousse à des ententes de monopoles pour l’économiser, et surtout au drainage de capitaux dans tous les domaines de l’activité humaine, pour renflouer la baisse tendancielle du taux de profit qu’entraîne le gonflement du capital constant. Pourtant, la reproductibilité des outils numériques, et leur perfectionnement graduel permettrait un partage économisant le capital dans une société basée sur un autre type d’échange que l’échange Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A’). Il y a à la fois course à la compétitivité par la numérisation et frein à la numérisation qui entre en conflit avec le mode de production capitaliste. Les groupes monopolistes mondiaux recourent au  « mixte » de l’investissement dans l’industrie de main d’œuvre dans les zones de bas coût du travail et de l’investissement de haute productivité dans les zones et les entités industrielles numérisées. A quoi s’ajoute l’activité parasite de spéculation sur la marge énormément croissante du surtravail permise par la révolution scientifique et technique et la masse de capitaux qui s’en suit qui le permettent. D’autant qu’il est même possible de spéculer sur les valeurs non encore créées qui sont en attente de retour sur investissement. La désindexation de la monnaie d’échange sur l’or permet la création monétaire ex-nihilo, elle est la suite « naturelle » de la crise du capital et ses remèdes provisoires, crise induite dès son origine par ses propres lois. Drôle de risque lorsque la suraccumulation-dévalorisation des capitaux qui n’arrivent plus à se réinvestir limite les retours d’investissement et donc menace la crise progressive depuis les années 1970 de devenir écroulement du système. Nous vivons les prémices de cet écroulement si nous ne transformons pas le mode d’échange et ne révolutionnons pas les outils d’échange.

 

VOIR AUSSI :

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/03/cout-du-travail.valeur-de-la-force-de-travail.conditions-necessaires-de-l-activite-suite.html

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 22:45

Dans l'Humanité des 4, 5 et 6 mars, cliquer sur cette image

.

"....L’humanité a constaté, dans tout processus de ce cosmos observable par elle même, que son propre processus humain procède par continuité et par sauts, par sauts dans la continuité.

Elle a constaté qu’un processus est constitué d’innombrables processus relativement autonomes formant le mouvement général.

La puissance centralisée économique, financière et politique du capital monopoliste mondialisé, informationnalisé est telle que la continuité du processus a été forcée et les sauts freinés, ce qui suppose et induit des sauts non graduels mais des convulsions révolutionnaires sévères dont on ne connaît pas l’aboutissement.

Cependant pour qui veut agir en santé pour une société en santé, il nous faut nous saisir des hypothèses les plus opérationnelles pour un changement le plus heureux..."................

.

..............Suite en ligne sur l'Humanité des 4, 5 et 6 mars avec ce lien : ICI

http://www.humanite.

fr/une-reconstruction-simpose-

sur-une-autre-base-601025

.

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 07:41

Pierre IVORRA

L’archaïsme du Front National

 

Des 144 propositions de Marine Le Pen présentée à Lyon, émane une odeur nauséabonde, ça pue le racisme, la xénophobie, l’esprit de réaction. Cette pestilence intellectuelle est l’expression d’une volonté des dirigeants du Front National de ruiner toute possibilité de progrès, d’annihiler toute velléité de transformer positivement le monde actuel. Ne peut-on d’ailleurs considérer qu’un responsable politique se disqualifie s’il ne donne pas de réponse au grand défi auquel l’humanité est actuellement confrontée : la formidable révolution informationnelle qui est en passe de bouleverser notre monde ?

 

Pour que cette révolution technologique inédite serve au bien être, qu’elle permette de nouvelles avancées sociales, sanitaires, démocratiques, écologiques, plutôt qu’à enrichir une poignée d’actionnaires et de groupes, il ne faut écarter personne sous des prétextes ethniques, religieux ou sociaux. Tout au contraire, pour que les hommes puissent bénéficier des possibilités qu’elle offre et qui sont considérables, dont on est loin encore d’imaginer toute la portée, il faut permettre au plus grand nombre, sans aucune exclusive, d’accéder au savoir, à la culture, à la maîtrise de ces nouvelles technologies. Plutôt que d’ubériser les travailleurs, de les flexibiliser, de les elkomriser, il faut qu’ils puissent œuvrer dans la sécurité du lendemain, sans craindre le chômage, le licenciement, la perte de salaire, la maladie ou le rejet.

 

On mesure aujourd’hui les effets désastreux du numerus clausus imposé à l’entrée des facultés de médecine il y a quelques décennies, avec l’idée que cela permettrait de freiner la montée des dépenses de santé. Cette sélection à outrance fait qu’aujourd’hui la France manque de médecins, au point que dans nombre d’hôpitaux les services d’urgence ne peuvent fonctionner que grâce à la présence de médecins étrangers.

 

La marche en avant de cette révolution informationnelle suppose que d’énormes moyens humains, matériels et financiers soient mobilisés en faveur de la recherche. Et pour en amortir le coût, il faut coopérer, échanger, partager entre entreprises, régions, entre pays et continents c’est-à-dire faire tout  ce que le Front National demande aux Français de refuser. Enfin, il faut que les peuples aient un réel pouvoir de décision, à l’entreprise, sur l’utilisation de l’argent, et au niveau politique autrement que par l’intermédiaire de référendums. Il faut en finir avec le patronat de droit divin que, pour sa part, le Front National révère. Oui, au final, c’est le capital que le Front National veut sauver, pas la France et les Français !

 

Pierre IVORRA.

La chronique économique. 22 février 2017. L'Humanité

 

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 07:57

BEETHOVEN

 

Sa musique, comme personne avant lui il me semble, est un discours essentiel, un dialogue avec lui-même et les autres, constitué phrase musicale après phrase musicale, repris et répété, modulé, varié, approfondi.

 

Une suite d’impressions, comme chez Debussy, (en caricaturant son style musical) peut-il constituer un discours ? Sans doute aussi.

 

Mais le discours esthétique libre (non esthétisant qui est une rigidification de l'esthétique) répond à un besoin social dans un moment particulier de la société, un besoin non mécanique évidemment, dans une unité énigmatique, psychique, des perceptions, des systèmes de concepts mouvants, des intuitions, dans l'immensité diverse des rapports sociaux et leurs résultantes.

 

On connaît le moment de la société de Beethoven, ses sentiments pour la révolution française, sa volonté d'intellectuel indépendant du pouvoir, la colère et la tendresse qui l'animent.

 

La reprise du discours beethovenien par la puissance et la douceur de Schubert et ses variations existentielles poursuivies me bouleverse, et par l’angoisse de Schuman me terrorise solidairement.

 

L’enthousiasme douloureux et irrité de Ravel et plus encore de Chostakovitch nous parle d’une transition bouleversée et convulsive.

 

Il y a encore à dire sans fin avec la musique et les musiciens, la peinture, la sculpture, la photo, le cinéma, la poésie, la littérature, la chanson... tout mouvement d’expression en reflet d’où naissent des concepts actifs dans les systèmes de concepts plus généraux…et leurs moments passés, présents et futurs.

J'avais envie, dans ce moment, de dire cela.....

 

Limiter la culture à la création artistique c'est déraciner la plante de son sol nourricier, la satisfaction des besoins humains simples et complexes, en complexification permanente, et l'activité qui le permet, le travail simple et complexe, en complexification permanente.

 

Séparer le travail de la création artistique, c'est l'autre bout de la même dichotomie. Le taylorisme, "style de travail" usant d'une prescription élaborée en dehors de la communauté de l'homme producteur, par la "communauté" des prescripteurs du profit capitaliste,  est caractéristique de cette dichotomie et de l'appauvrissement de l'activité humaine dans la recherche du profit immédiat, de l'accumulation du capital par ses possesseurs.

 

Dans un monde où domine l'idéologie de l'échange Argent-Marchandise-Argent plus pour lui-même, coupé des besoins et de leurs développements, la création artistique ne peut que souffrir d'un appauvrissement relatif ou absolu conjoint à celui de la création au travail, à l'activité générale, que ce soit par conservatisme et refus du nouveau où par du nouveau déraciné, ce qui est la même chose : deux formes de conservatisme.

 

Pierrot, 23 février 2017

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 07:32

 

Cet article a été mis en ligne sur ce blog la première fois le 14/02/2017 à 16:17

Les signataires sont à la fin du texte

 

(adresser les signatures à choixclair@gmail.com )

 

Appel 

 PCF : SORTONS DE L'IMMOBILISME

 

En choisissant de ne pas présenter de candidat(e) issu(e) de ses rangs à l’élection présidentielle, le PCF a, dans le même temps, décidé par une résolution adoptée à 94% « de continuer d’agir jusqu’au bout pour parvenir à une telle candidature commune et empêcher la victoire de la droite et de l’extrême droite. » Les communistes ont mandaté « la direction nationale et le secrétaire national du PCF pour poursuivre ces efforts… », et ont décidé que le choix « de s’engager sans attendre autour d’une candidature » (en l’occurrence celle de JL.Mélenchon) « [n’était] pas le terme de [leurs] efforts de rassemblement. »

Deux événements politiques considérables, le discrédit de la candidature Fillon et, surtout, le résultat de la primaire socialiste avec la défaite de Valls et le succès de Benoît Hamon, créent une situation tout à fait nouvelle.  Cela relance le défi et la possibilité d’un rassemblement de la gauche et des écologistes pour battre la droite et l’extrême-droite, rompre avec le social-libéralisme et sortir de l’austérité avec une candidature commune à la présidentielle, un contrat majoritaire pour les législatives et une dynamique de luttes populaires.

Lâcher l'exigence d'une candidature commune pour la présidentielle rendrait impossible un succès de la gauche pour cette échéance et donc peu crédible l'idée de majorité de gauche pour les législatives.

Ne pas relever ce défi serait prendre la responsabilité de laisser la voie libre à la droite et à  l'extrême-droite. Face à une situation aussi lourde de conséquences, l'immobilisme n'est plus de mise.

Il faut sortir du blocage actuel à gauche et cesser d'opposer réalisme, efficacité et radicalité, de privilégier les éléments de division au détriment des possibilités de convergence.

Le Parti Communiste peut beaucoup y aider : il avance en effet des propositions précises fortes d'une cohérence associant l’énoncé d’objectifs sociaux audacieux à la conquête de pouvoirs par les salariés et les citoyens sur l’utilisation de l’argent des entreprises, des banques, de l’État et même de l’Union européenne.

Il est encore temps de prendre une initiative marquante. Pour cela le PCF doit sortir de l'attentisme.

Nous demandons que Pierre Laurent et le Comité Exécutif National réunissent d'urgence le Conseil national du PCF. Celui-ci pourrait décider d'appeler à une rencontre des candidats et des forces politiques de la gauche anti-austérité, et lancer une pétition nationale unitaire pour que soit construite, autour de quelques grands axes, une plate-forme commune pour lutter contre les marchés financiers et répondre aux attentes populaires. Cela concernerait particulièrement l'emploi, le travail, les salaires, l'écologie, la protection sociale et les services publics, la démocratie, l'entreprise, les banques et l'Europe.

 

Les 1272 premiers signataires (pour signer adresser vos messages à :  choixclair@gmail.com) :

VOIR LES SIGNATAIRES   ici

http://pierreassante.fr/dossier/SIGNATURES_DE_L_APPEL_PCF_SORTONS_DE_L_IMMOBILISME.pdf

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 07:05

Au printemps de quoi rêvais-tu

Vieux monde clos comme une orange

Il faut que quelque chose change

Et l'on croise des inconnus

Riant aux anges

Jean Ferrat

 

« GRILLE DE LECTURE » pour la compréhension

de la politique, d’hier et d’aujourd’hui.

Lutte de classe et capital financier

 

Plus la masse de ceux qui vendent leur force de travail dans le monde grandit, moins l'organisation de l’exploitation devient apparente.

Bien sur il y a un « empilement hiérarchique » des acheteurs de la force de travail et en haut de cette hiérarchie il y a le capital financier, concentration « féodale mondiale » dans le CMMNI, le Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé.

La multitude et la diversité des entités, des groupes humains correspondant à la multitude et la diversité des activités humaines se situent consciemment ou inconsciemment en fonction de leur place, mouvante et aux frontières poreuses, par rapport à la vente et l’achat de la force de travail.

Pour une raison simple c’est dans le type d’organisation capitaliste de l’échange, la production, la consommation, c’est à travers cette vente achat de la force de travail que tout être humain peut subsister, même pour qui tente de se rendre, relativement, plus ou moins, à la marge.

La politique ne peut se lire qu’à travers cette « grille de lecture » qu’est la lutte de classe, son mouvement, ses déplacements en fonction des mouvements des activités humaines dans le mouvement de vente et d’achat de la force de travail, et les groupes humains constitués, leur construction, leur développement, de leur naissance à leur mort, c'est-à-dire leur transformation.

Se situer dans cette lutte de classe n’est pas facile quand le monde est constitué globalement de la vente et l’achat de la force de travail et que dans la hiérarchie de cette vente-achat le capital financier n’a  d’apparence qu’à travers des événements complexes qui manifestent les effets de sa présence.

Il y a la chose, il y a les mots représentant la chose et son mouvement. Le capital financier en tant que mot et en tant que chose, c’est à lui que nous avons à faire chaque jour dans la résolution de nos problèmes quotidiens. Pourtant ce n’est pas lui qui nous apparaît sous les yeux, mais des effets qui nous cachent leur origine, d’où ce par quoi débute cette réflexion : plus la masse de ceux qui vendent leur force de travail dans le monde grandit, moins l’organisation de l'exploitation devient apparente.

Ainsi, le chemin qui mène de la lutte des classes face à un patron visible, tangible à la lutte de classe pour la maitrise et la transformation révolutionnaire du capital financier, c’est un déplacement de la lutte de classe, une forme moderne, d’aujourd’hui, donc réelle, objective et efficace de transformation en santé d'une société en crise finale du système d’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent Plus).

 

Ce déplacement de la lutte de classe à été caractérisé par des économistes communistes, ceux de la ComEco (Commission Economique du PCF) entre autre, et c’est cette lucidité qui fait de la ComEco dans le PCF un des éléments  créateurs essentiels de sortie de crise et de transformation de la société.

Les résistances à une vision et une action moderne de la lutte de classe est issue, contradictoirement, de la tradition de lutte de classe. Le mort saisit le vif mais le vif résiste à son tour, ce qui ouvre les possibilités de transformation, et la poursuite du processus humain en qualité nouvelle, qualité de production et de conscience, unies dans un même mouvement puisque l’une est issue de l’autre, dialectiquement.

 

René Merle, historien et écrivain, sur son blog http://merlerene.canalblog.com/ reprend, dans de nombreux articles dont ceux intitulés "Une république mort-née" sur l’histoire de la révolution de 1848 et des répressions bourgeoises contre la classe ouvrière dans cet évènement auquel on ne fait souvent référence qu’en tant que progrès de la démocratie en oubliant cela… : la répression bourgeoise. Dans sa série d'articles, on voit bien ce qu'est la guerre de la bourgeoisie contre la classe ouvrière. Aujourd’hui les formes en sont différentes, mais leur base est la même

C'est intéressant de savoir ce que cette guerre est devenue, quelles formes elle a prises.

II y a les moments ponctuels de cette guerre

Il y a ensuite les guerres mondiales où se mêlent luttes des bourgeoisies entre elles et liquidation des résistances ouvrières.

Il y a aussi les retours de flamme de la classe ouvrière à l'issue de ces aventures bourgeoises destructrices de ses propres forces du moment.

Et puis il y a les conséquences des victoires revendicatives ouvrières dans le comportement ouvrier, dans les périodes d'élévation de la productivité qui permet de passer de la plus value absolue à la plus value relative dans les pays riches néo colonisateurs

Et puis il y a l'aboutissement de ces périodes dans la monumentale crise structurelle de suraccumulation du capital et la modification de toutes les donnes, les difficultés d'adaptation à ces nouvelles donnes de la classe ouvrière dans le monde et de toute la population qui en subit les conséquences en général.

En quoi peut consister la masse critique du conflit, dans tous les sens possibles, de vie et de mort ?

 

Dans ce moment précis, aujourd’hui, historique de courte durée, la campagne des présidentielles voit s’exprimer « la gauche », « la droite » et « le ni gauche ni droite », expression de la lutte de classe et d’une collaboration de classe. Ce n'est pas nouveau, mais ça prend un contenu nouveau dans la crise systèmique du capital. La collaboration de classe, dans la "phase longue" capitaliste du processus de la société ne peut être qu’un "gel" progressif lent ou rapide du mouvement de la société.

La multitude des imbrications de l’activité humaine font que les frontières des « classements » dans cette grille abstraite de lecture de la réalité, mais représentant une réalité qu’on appelle lutte des classes sociales, et la mouvance des frontières qui rapproche ou éloigne la société d’un mouvement en santé et d’un mouvement tout court, cela complique encore plus la lecture des positions politiques et des groupes sociaux dont elles émanent à l’origine et dans leur développement, leur croissance, leur mort, leur transformation.

 

Mais ne pas oublier cette grille de lecture, c’est se permettre d’utiliser un outil qui évite le plus possible la confusion psychique dans laquelle le capital financier, la puissance de ses outils scientifiques et techniques nous plongent, dans la recherche de notre subsistance quotidienne.

Confusion dans laquelle le capital financier, au-delà de ses décisions concernant l’obtention du profit immédiat maximum, se trouve lui-même, car il en a besoin pour maintenir en mouvement son système de circulation, sa vie menacée par ses propres lois de « fonctionnement ».

Il y a un « squelette » qui maintient un corps social debout, qui permet qu’il ne s’affaisse pas en tas sur le sol, c’est la production des biens « matériels et moraux » nécessaires à la vie humaine, les biens « moraux » reposant dès l’origine sur les bien « matériels », mais constituant une unité, même dans le cas de leur développement inégal, qui est une loi de l'équilibre-déséquilibre qui permet le mouvement.

Mais un squelette n’est pas une chose immobile, il se meut avec tout le corps, les muscles, les nerfs, le cerveau. Il naît, il grandit, il meurt et se transmet aux nouvelles générations qui vont organiser  la production sur l’accumulation passée de la production, différemment, et en transformations qualitatives dans la continuité.

L’image, la métaphore du squelette, comme toute les métaphores comporte bien des inexactitudes, prenons-la pour ce qu’elle est. Mais usons de la grille abstraite de représentation de la réalité qu’est la lutte de classe qui nous conduira à l’abolition des classes sociales et à un niveau supérieur d’organisation sociale et de conscience de la nature sur elle-même que constitue la société humaine

 

Pierrot, 23 février 2017

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 09:55

"........Alors qu'il est beaucoup question de l'unité de la gauche, le point clef pour avancer vers cette unité, c'est si on avance sur la question de l'argent. En désignant le capital financier comme ennemi, c'est aussi une façon de conjurer le péril de l'extrême droite, qui, derrière l'immigré s'en prend aux salariés, aux dépenses sociales. Le Pen, Fillon, Macron c'est pas touche au capital......" Frédéric Boccara, dans CommunisteS, supplément à l'Humanité du 22 février 2017

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 19:08

ADRESSE du Parti Communiste Français au peuple de FRANCE

 

 

POUR LE CHANGEMENT

UN PACTE POUR UNE NOUVELLE

MAJORITE A GAUCHE

 

LIRE L'ADRESSE ici

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L'AFFICHE ici

 

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